Addiction quand tu nous tiens (21/09/2026)

Capture d'écran 2025-02-06 094233.pngComment s'évader de soi-même, de ses habitudes et de ses turpitudes par l'imagination pour exister dans le monde réel et sortir des addictions?

La semaine dernière je parlais des visionnaires qui influencent par la pub ou la propagande plus qu'ils ne sauvent.

L'addiction est une action d'ajouter des éléments de même nature, fait de s'ajouter les uns aux autres produit un effet par l'addition de petites causes en ajoutant à un élément personnel qui en modifie la composition et le caractère.

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Préambule

Capture d'écran 2026-07-23 081914.pngCamille Charvet était invité à la radio pour expliquer ce qu'est les addictions dans son livre "Les assoiffés".

« L’addiction m’est apparue non seulement comme un trouble, mais aussi comme un miroir. Un miroir de la souffrance psychique, bien sûr, mais aussi de notre époque, de ses injonctions, de ses dénis, de ses failles collectives. Elle est, peut-être, son symptôme le plus sincère. La personnalité addict, excessive, toujours trop, assoiffée et insatiable, nous parle de nous tous ».

Interviews de Camille Charvet :

ARTE 28' podcast
Tendances premières à la RTBF  : 

Extrait: podcastpodcast.

Je reprends ce qu'elle disait en le prenant à mon compte en y ajoutant quelques idées :

Selon le point de vue scientifique, on sait que l’addiction se passe dans le cerveau, notamment dans le circuit de la récompense, une zone qui est taillée pour la survie. Le principe de base : "Si ça me fait très plaisir, il faut que je me motive pour y retourner. Au contraire, si c’est un danger, il ne faut pas que je retourne. Les personnes qui vont consommer de façon récréative vont justement s’arrêter quand ils vont sentir que ça fait mal alors que les autres non. L’addiction est partout. Elle touche les adolescents, les cadres surmenés, les retraités, les artistes, les sans-abri. Si ce n’est pas vous, c’est votre sœur, votre oncle, votre ami. Chacun connaît quelqu’un".

Souvent, la motivation de l'interdit à y retourner est tellement puissante que ça met un petit peu de côté tout l’aspect négatif. Le système neuronal est comme capturé par le produit de l’addiction et devient la motivation principale. 

C'est peu le dialogue de sourds avec le masochiste qui demande "fais-moi, mal" et le sadique qui répond "Non".

L’addiction soulage parfois une douleur physique mais aussi psychique

Derrière le mot 'addiction', on trouve les drogues mais aussi l’alcool, les médicaments, les écrans, le sexe, le jeu, la nourriture, les paris sportifs et même le sport de l'extrême parfois pour dépasser ses capacités. "On ne parle pas de consommation récréative, mais de vraiment quelque chose qui est là avec une fonction qui induit de la souffrance. Les patients qui souffrent d’addiction, sont loin d’être des gens bêtes. S’ils font ça, c'est pour guérir un manque".
Dans le cas des opiacés, la psychiatre qui travaille en institution mais aussi en cabinet privé, voit beaucoup de patients addicts à ces antidouleurs. "Ils décrivent que lors de la première prise, ils avaient la nausée. Ils ont vomi parce que ce sont des produits qui donnent énormément de nausées. Pourtant, ils y sont retournés parce que c’est venu répondre à quelque chose dès la première prise". Tous les médicaments vont tenter de guérir un patient quitte à devenir des palliatifs, des analgésiques pour contrer une douleur insoutenable avec des opiacés et des corticoïdes que l'on peut utiliser en fin de vie.

Il y a donc à se questionner quant à la fonction que remplit un produit addictif. "Chez eux, ça peut être de soulager la douleur physique. Parfois, il a pour fonction de soulager une douleur psychique, pour apporter un réconfort, jusqu'au moment où on ne peut plus s'en passer, cela devient une habitude et une maladie. ".

De façon générale, l’addiction s’installe souvent dans une forme de déni.  "Les patients arrivent malheureusement souvent à un moment où les choses sont déjà assez avancées. Si l’addiction s’installe, c’est justement souvent pour masquer quelque chose et ne pas l'avoir vu à temps".

Cette maladie touche bien d’autres choses que le cerveau. Il est indispensable de prendre en compte les paramètres psychologiques, biographiques et sociologiques pour comprendre ce qui se passe dans l’addiction. "Nous sommes aussi des êtres qui avons une biographie, un environnement, une histoire. Tout ça va entrer en communication permanente avec ce qui se passe dans la biologie avec un risque majoré d’aller vers certains types de produits et de s’y accrocher à vouloir vivre des sensations puissantes et intenses.".
Toutes les maladies psychiatriques, comme la dépression, comme le trouble bipolaire, comme la schizophrénie, comme le TDAH, sont aussi des facteurs de risque assez importants d’addiction.

Dans les centres d’addictologie, 75% des patients sont des hommes

Capture d'écran 2026-09-19 100146.png"Auparavant, cela paraissait moins choquant que des hommes transgressent, passent à l’acte, soient violents à cause de l'alcool et à se fournir en drogues illégales et se rendent dans des lieux dangereux, donnant aux hommes une plus grande accessibilité. Les femmes expriment des symptômes liés à une façon d’inhiber leur vie pulsionnelle. Mais avec l’évolution sociale, on voit que les femmes ont de plus en plus justement des symptômes de l’ordre du passage à l’acte et de la transgression. Au départ, beaucoup plus de femmes ne viennent pas nécessairement consulter pour la question de l’addiction. Parfois, il faut beaucoup de temps pour découvrir cela. Le regard social et le poids de la honte sur les femmes sont bien plus forts que sur les hommes. Donc, elles ont tendance à se cacher bien plus longtemps".

Que faire en tant que membre de la famille ?

Camille Chavet voit beaucoup de familles arriver en catastrophe à l’hôpital dans lequel elle travaille, ne sachant souvent pas quoi faire. L’important est de déculpabiliser les familles et de se protéger soi-même parce que l’idée n’est pas que tout le monde souffre car "l’addiction est une maladie dans laquelle il y a de la culpabilité à tous les étages, celle de la personne, mais bien souvent aussi dans l’entourage".

Ce qui fait du bien aux patients, "c’est évidemment qu’on ne les juge pas, que l’on continue d’être là et de leur tendre la main, même dans les moments difficiles, de dire je sais qu’il y a un problème, mais je suis là".

Son conseil pour les familles sera de se faire aider, "daller dans des groupes de parole, voire d’aller se faire suivre parce que l’idée c’est que tout le monde ne soit pas emporté".

Construire une société qui trouve l’apaisement sans addiction

"Les Assoiffés" du livre de Camille Chavet fait référence au premier des plaisirs lorsque l’on est un bébé. "On se remplit de lait et on a tout le bonheur du monde à ce moment-là".
Pour la psychiatre, même si l’on n’est pas addict, ce besoin de se remplir tout de suite de quelque chose qui nous offrira tout ce dont on a besoin reflète la façon dont on vit actuellement dans notre société. "On est ultra-stimulé en permanence. Paradoxalement, cela va susciter plutôt un plus grand sentiment de vide dès que la stimulation s’arrête".

Les drogues ont été largement banalisées dans leur usage. La coke associée auparavant à une forme de jet-set s’est généralisée à tous les milieux. De nouveaux produits vont séduire d’autres catégories de la population. "Les jeunes vont consommer des nouveaux produits que leurs parents ne connaissent pas, parce que ça leur paraît aussi plus cool".

Même s’il existe aujourd’hui une forme de déstigmatisation, le questionnement collectif semble absent. "Comment construire une société qui permette peut-être de trouver des apaisements, de trouver des zones où on n’a pas besoin de produits soit pour se doper, soit s’apaiser ? Je crois que c’est là que l’on pourrait faire mieux" analyse Camille Chavet.

L'addiction peut être causée par plusieurs facteurs, qu'ils soient biologiques, psychologiques, environnementaux et sociaux. 

1. Certaines activités déclenchent une libération de dopamine, rendant leur répétition compulsive et dépendante.

Capture d'écran 2026-09-19 095847.png2. Certaines personnes sont plus vulnérables aux addictions.

3. L’environnement joue un rôle clé dans le développement des addictions 

Tout ce qui stimule excessivement le système de récompense du cerveau peut donc devenir addictif surtout si des facteurs de vulnérabilité sont présents. Les industries du numérique, du jeu et de la consommation exploitent souvent ces mécanismes pour rendre leurs produits attirants et difficilement "délaissables".


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Réflexions du Miroir

L'époque dans laquelle nous vivons actuellement a fait ressortir toutes les addictions.

Je ne bois que de l'eau (ou presque),  je ne fume pas. Pas de drogues. Mais j'ai une addiction pour l'humour. Comme dit Luc "L'humour est une intelligence qui ne peut être artificielle"

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Capture d'écran 2025-02-07 075959.pngTout ce qui fait plaisir, calme l'anxiété. Son mal-être peut créer une addiction avec des drogues médicinales et donc légales ou illicites qui sans contrôle deviennent des situations de non-retour avec l'accoutumance.

Prendre des drogues licites ou illicites, c'est dépasser un seuil de tolérance.

 Certaines addictions créent des pertes dans son existence personnelle en devenant des obsessions, des dépendances à une substance ou à une activité, avec des conséquences néfastes de la personne affectée. Faire appel aux croyances sont aussi des références qui peuvent avoir une influence trompeuse et restrictive dans les réalités du monde vivant.  L'addiction peut être favorisée par des facteurs environnementaux ou liés à l’individu.

Capture d'écran 2026-09-18 164826.pngLe Vif  parle de l'alcool  avec le titre "Zéro alcool, zéro regret". Je pourrais le transformer de manière plus général "Zéro addiction, Zéro problème".

Ne pas commencer d'addiction permet de se sentir plus libre tout azimut. La sobriété après l'expérience pour reprendre le contrôle, c'est presque toujours trop tard et se retrouver à faire des récidives tout en promettant le contraire à la ligue AAA. Que ce soit l'alcool, le tabac 

Toutes les répétitions d'actions par habitude deviennent souvent des addictions et causent des dégâts, influencent l'humeur et les perceptions des réalités.

Dans une réunion de familles et d'amis, c'est difficile de refuser un verre et certains ont besoin de boire pour pouvoir rire.

Sans prosélytisme, tout ce qui devient automatique et répétitif est sujet à addiction et crée une dépendance.       

Sans s'en rendre compte, on peut être addict de sa voiture comme je l'avais décrit au sujet d'une dame dans "Les fans et leurs idoles addictives". 

Capture d'écran 2026-09-22 084302.pngIl est normal d'utiliser sa voiture lors de déplacements lointains. Il est normal de prendre sa voiture quand on est chargé de colis importants.

Mais, quand on prend souvent la voiture pour aller plus rapidement à un endroit de manière automatique sans réfléchir, cela peut devenir une addiction.

Bourvil chantait "La Tactique du Gendarme" avec le principe "à pied, à cheval ou en voiture" en 1959. "A bicyclette" chantait-il en 1968. Pourquoi vouloir rattraper le temps ?

Il y a 35 ans, l'horloge commençait à parler pour donner le temps qu'il est. C'était mieux à avant sans dire le temps qu'il fait, mais elle a été supprimée en 2022
podcast

Ces derniers temps, le prix des carburants augmente. Il s'agit de changer de comportement vis-à-vis de l'utilisation de la voiture.

Capture d'écran 2026-09-19 100353.pngAu niveau existentiel du monde du vivant, les humains n'ont pas toujours une évolution à la hauteur des promesses et les envies augmentent devant la gamme grandissante de produits à consommer..

Une critique parodique personnelle permet d'élaguer les vraies et les fausses vérités pour retrouver les réalités naturelles. 

Meta a été condamné à payer 15 milliards de dollars pour compenser l'addiction des jeunes sur les réseaux sociaux avec une limite de deux heures d'utilisation du Smartphone et de les éteindre la nuit et à l'école.

Pas de réseaux sociaux avant 13 ans selon le Kids Act.

C'est quand même plus agréable de se parler entre quatre yeux en face à un écran que par l'intermédiaire d'un ordinateur.Capture d'écran 2026-09-19 100240.png

Avant l'IA, les moteurs de recherches me suffisaient.

L'histoire des Smartphones remonte à plus de 20 ans. Le software, les logiciels, n'ont pas mis longtemps pour apporter les fonctions nécessaires pour les utiliser et pour les rendre indispensables à la vie moderne aux enfants mais aussi aux parents grâce à ses gadgets en véritable usine à gaz. Personnellement, je ne me suis jamais habitué au Smartphone et à son système Android. Pour travailler et écrire, j'ai besoin d'un clavier, d'une souris et d'un grand écran. Tout me parait plus simple. Pas question d'utiliser mes pouces... Le convertisseur de voix en texte me parait une solution future plus judicieuse.

Mais, bien sûr, je suis d'une ancienne génération d'utilisateurs du numérique. 

Peut-on encore dire non à l'IA ?

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Weekend du Patrimoine à BruxellesCapture d'écran 2026-09-19 094506.png

Rappel : Juillet 2025 : "Les transports urbains souterrains"

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Allusion

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