Expo de Créons (19/04/2026)

Capture d'écran 2026-04-18 092927.pngAu Parvis de Saint-Gilles, l’exposition de l’artiste belge Créons détourne une ancienne banque en cabane en carton pour une expérience surprenante et régressive.

À première vue, difficile de faire moins sexy qu’une ancienne agence bancaire. Pourtant, c’est précisément là que le street artiste bruxellois Créons a décidé d’installer sa nouvelle exposition. Résultat ? Une cabane géante en carton posée en plein cœur de Saint-Gilles.

Présentation : podcast

J'ai été voir l'expo ce samedi matin.

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Du béton au refuge
Pour cette cinquième exposition, l’artiste investit un lieu prêté par la commune, avec une règle simple : ne rien modifier à la structure existante. Loin de la considérer comme une contrainte, Créons y a plutôt trouvé un terrain de jeu. Murs, plafonds, volumes… l’artiste a fait disparaître l’espace derrière du carton, effaçant complètement les codes de la banque pour laisser place à un univers totalement différent.

Un choix qui n’a rien d’un hasard. Le carton, c’est le matériau des cabanes improvisées, des constructions d’enfants et des refuges bricolés dans le salon ou au fond du jardin. Ici, ce matériau devient langage.

L’ancienne banque se transforme ainsi en abri imaginaire. Une sorte de cachette à échelle d’adulte où l’on retrouve ce mélange d’insouciance et de créativité instinctive. L’artiste a d’ailleurs puisé directement dans son rapport à l’enfance et à ses propres enfants pour construire cette scénographie. Pas de nostalgie figée pour autant, c’est vivant, immersif. On ne se contente pas de regarder l’exposition, on la traverse.

Le crayon, un symbole dans la ville
Sur ces surfaces de carton viennent se poser plus de trois ans de travail. Y cohabitent peintures, paysages colorés, scènes du quotidien ou encore compositions oniriques… Et partout, son personnage devenu signature : le crayon. Créons, lui, reste fidèle à sa ligne : l’anonymat. Depuis près de vingt ans, ses crayons apparaissent sur les murs de la ville, sans jamais que son visage ne prenne le dessus. L’idée est claire : ce qui compte, ce n’est pas l’artiste, mais ce qu’il raconte. Et ça fonctionne. Son personnage est presque devenu un repère visuel dans la ville.

S’accorder une pause
Au fond, cette expo agit comme une pause. « Une sorte de sortie de secours », pour citer l’artiste lui-même. Un endroit où l’on met entre parenthèses l’agitation du monde pendant quelques minutes. Pas de grandes discours, ni de démonstrations, juste une proposition simple : ralentir, regarder, retrouver une forme de jeu.

 

Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir l'expo

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Allusion

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