Statistiques, au doigt et à l'œil (16/02/2012)

0.PNGLes statistiques ne sont pas toujours à la hauteur des espérances. Les statistiques de fréquentations d'un site peuvent donner quelques indices. Si on y faisait appel à l'occasion du septième anniversaire de ce blog, n'est-ce pas aussi une occasion pour risquer quelques conclusions sur ces années et peut-être, arriver à une étude sociologique de ce qu'on peut trouver dans la blogosphère. Comme pour tous les sondages, "compiler" et "consolider" des chiffres par des statistiques pourrait faire transpirer quand ils sont mauvais ou combler de bonheur quand ils sont bons.
N
ous sommes en février, rien de spécial à l'horizon, sinon le froid qui gèle les os et postposent les promenades. Pas de congés. Un bon moment pour se questionner et analyser si la confiance des lecteurs est toujours présente. De s'interroger sur les intentions objectives ou partisanes de ceux-ci?

0.PNGPas question de présenter des statistiques, pour présenter son ego à la galerie. Nous sommes ensemble pour sourire et parfois rigoler ensemble de notre époque, pas pour des clap, clap... Laissons cela à d'autres.

La septième anniversaire des "Réflexions du Miroir" me vaut bien une messe de réflexions sans obole à espérer en fin de session.

Cet article est le 440ème depuis la sortie du premier billet en mars 2005 avec quatre eBooks dans lesquels on laisse toujours quelques traces de soi.

Un peu trop tôt pour souffler les bougies?

Non, car, un article ne commence pas sa vie au moment de sa parution. Il se butine. Se concubine. Se débine avant de passer sous les rétines.

Tellement de sujets ont défilé que je m'en étonne moi-même. "Sept ans", un nombre premier de plus. Sept ans, c'est voir passer un cycle qui passe une certaine l'euphorie dans l'espérance à une morosité portée par une crise qui ne trouve pas sa sortie.

Il y a eu l'anniversaire à la première année sur la scène du blog pendant lequel j'expliquais, en gros, la "technique". Un  autre article remettait le couvert de manière plus efficace, plus "hard". 

Sous l’administration de "hautetfort" dont fait partie ce blog, quelques statistiques d'utilisations sont disponibles. Le nombre de visiteurs en général, de visiteurs uniques, de pages lues par heure, par jour et par mois. Le pourcentage des articles les plus lus...

Il suffit, ensuite, d'en construire un graphique.

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Rien de fulgurant, pourtant. Des hauts et des bas, par jours entre 400 et 500 soi-disant lectures. Ne nous leurrons pas, les résultats ne permettent pas d'aller plus loin. Pas plus, le gadget qui identifie Explorer, Firefox ou un autre explorer, n'intéresse que ceux qui ... y sont intéressés.

Ces chiffres me semblaient un peu optimistes, dès le début. Trop fixés dans le temps, alors qu'ils auraient dû refléter l'actualité et l'attrait bien naturel de la nouveauté. Ce qui voulait dire qu'il y avait un moteur de recherche greffé sur l'adresse du site sans en donner le réel usage.

Des questions légitimes à se poser. Des réponses peu déterminantes.

Dernièrement, autre ressource, je tentais l'utilisation de "Google Analytics".

Un peu de codes à insérer dans la page est nécessaire. Cela ne fonctionne pas tout de suite. Un peu de patience et cela finit par marcher. Consultées, jour après jour, les courbes et fait nouveau, les pays "participants" entraient dans la liste des "touches" et se greffaient dans les statistiques.

Je dis "touches" et pas "lectures". Personne ne peut dire ce que représente la réelle fréquentation d'une page et si sa lecture avait été superficielle, lue en diagonale, longitudinale ou, plutôt, suivait une erreur d'aiguillage.

Pour les archives, un rapport pouvait être créé automatiquement à terme échu.

Un indice, le temps moyen consacré à la lecture d'une page. Un peu plus d'une minute en moyenne... Serait-ce des lecteurs "Lucky Luck" qui tirent plus vite que leur ombre? Non, cette référence temps ne veut rien dire. Rester sur une page, pendant une heure et ce sera le même tarif maximal prévu. 

Albert Camus écrivait en 1953 dans ses Cahiers" Je demande une seule chose, et je le demande humblement, bien que je sache qu'elle est exorbitante : être lu avec attention".

Non, ce sont ici des stats ce qui veut dire une moyenne sinon n'importe quel rédacteur en arriverait à se demander s'il n'a pas été idiot d'avoir passer autant de temps à l'écriture d'un billet face à des Lucky Luck de la lecture.

Une vue générale du tableau de bord

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Géographiques par pays et par villes:

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En arriverait-on au fantasme d'être le maître du monde pour moins que cela...

Waw, 80 pays qui ont fait au moins une "touche" sur ce blog. Comment ne pas être satisfait avec ce genre de stats?

Par flux de visiteurs, par vagues, sans tsunami:

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Alors, il y a les fameux mots clés. Les clés de l'espoir ou du désespoir du lecteur... Google donne des résultats de recherches aux utilisateurs sans qu'ils aient osé le demander.

Des mots qui sont utilisés lors de la pêche aux informations, permettent de se forger une idée de ce que les gens recherchent.

Le mot "humour" revient souvent. C'est la doctrine si pas le médicament de la maison "enfoirée". J'en suis, donc, fort aise. Ensuite, il y a les événements ponctuels qui se retrouvent dans ces mots clés ou qui suivent les liens directs avec l'actualité.

Plus surprenant, c'est de voir réapparaitre de très vieux articles ressortir de l'oubli et se déconnecter de l'actualité. Un goût pour la nostalgie m'a poussé à les relire.

Dernièrement, une nouvelle version de ces analyses Google Analytics est arrivée. Toujours, en version bêta, mais celle-ci a l'avantage de permettre de se pencher en temps réel sur la question et non plus à terme échu. Les pays et les villes d'où partent les recherches apparaissent.

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Plus surprenant, les lecteurs qui se glissent à partir de ces pays et de leurs villes, ne parlent pas normalement la langue de Molière. Les traducteurs automatiques seraient-ils suffisamment compréhensibles pour concourir à cette ouverture sur le monde? De découvrir, ce qui intéresse à l'autre bout du monde est encore plus intéressant.

Je me suis prêté au jeu. J'ai commencé à voyager et me suis informé de ce qui se disait sur les villes mentionnées qui, pour moi, étaient restées jusque là, inconnues. J'avais, ainsi, gagné ma part de bénéfices. 

Quant aux commentaires qu'un article suscite, cela n'est pas censé en donner plus. Cela semblait pourtant un souci majeur pour un rédacteur qui se posait la question "Mais où sont passés les commentateurs?". Le problème, il ne voyait pas le grain de sable qu'il avait lui-même dans l'œil en ne répondant pas lui-même aux questions posées. Un peu d'humilité, que diable.

De toutes manières, les commentateurs sont libres de suivre leur propre voie ou de faire dévier le billet qu'ils commentent, quitte à devenir des trolls de la plus belle eau vive. Alors pourquoi s'inquiéter?

0.PNGUn commentaire déjanté, j'aime. Un autre qui ajoute des compléments d'informations, j'adore.

Très intéressants pour le rédacteur et ses lecteurs. Des articles en parallèles que je découvre, ajoutent ces "plus" nécessaires pour compléter un sujet et entrent dans les commentaires par mes propres soins.

Quant aux trolleurs, c'est au rédacteur de déjouer le piège du "trolleybus", de resserrer les rangs et faire regagner la case de départ en douceur en cas de déviance majeure.

Seule, la censure est contre-productive. "Tout ce qui n'est pas interdit, est permis", dit Fréderic Taddei et il a raison. L'alterité et les contradicteurs doivent rester les bienvenus. Aller à la rencontre de son autre pour y percer son imagination et travailler ensemble sur les failles du système démocratique.

L'interactivité qu'offre Internet, c'est aussi savoir accepter de se tromper pour ne pas avoir tout vu et tout analyser.

Seul les paroles et leur formulation sont importantes pour éviter une censure malheureuse. Si les mots peuvent guérir au chevet d'un psy, ils peuvent aussi tuer.

Pas de risques, écrire un billet, c'est en premier destiné à son propre auteur pour l'enthousiasmer ou le rebuter.

 0.PNGLe cas récent de Claude Guéant est caractéristique. Le choix du mot "civilisation" cassait son message. La correction aurait été de remplacer le mot "civilisation" par celui de "régime" et, ainsi, éviter un choc de civilisations.

 La semaine dernière, Caroline Fourest était réduite au silence à l'ULB. Inacceptable, pas d'autre mot. L'université a le libre examen comme base de formation. La démocratie en prenait subitement un coup. Le moyen d'en parler qui recherchait la polémique vindicative, n'était pas le style le plus adéquat. Mais, passons...

Sur Réflexions du Miroir, pas de commentaires censurés. Quelques tentatives d'introduire des commentaires qui n'avaient d'autres buts que d'apporter de la publicité commerciale. Un pseudo comme "Comment maigrir en douceur" suivi du lien vers un site qui serait censé de vous faire perdre des kilos. Là, oui, je me suis permis de rebaptiser le pseudo en "Jean Legros" et de supprimer le lien. Cela a suffit pour faire changer de crèmerie ces amateurs de bonnes soupes, après quelques tentatives. "Faut toujours pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages", comme le disait un vieux film.

0.PNGLe vivre-ensemble, de plus en plus compliqué? Bonne question.

Dans un forum sur Internet, ce n'est pas différent des écarts d'idéologies qui poussent au rigorisme et à l'intégrisme. Des modérateurs se veulent les ambassadeurs intermédiaires. Ils se sont infiltrés pour calmer ces ardeurs vindicatives et parfois dépassent leur prérogatives et fonctions. Il est à espérer qu'ils ne se mettent pas à fermer trop de robinets sous peine de tôt ou tard, couper tout le débit et le profit de la concertation.

Rédacteur, modérateur, pendant un an sur Agoravox.fr, je connais ce que peut comprendre un travail qui se voudrait honnête. Je ne m'y contente plus, désormais, que du rôle de commentateur. Tout passe, tout lasse, tout casse.

Jusqu'où aller trop loin et accepter ce qui est fulminé?

Pour la théorie, la détente, les formes facilitent pour faire passer un message. Discuter se fait en laissant les chapeaux haut de forme au vestiaire.

En pratique, la hargne se consomme et consume ceux qui s'y adonnent un peu trop sans réfléchir sur ce qu'est une base de réflexions et son aboutissement. Compulsif, épidermique, le message prend une tournure de propagande déguisée.

Pas de doute, fréquenter un forum de discussion, sous les fils de la Toile, aguerrit.

On y apprend à connaître les notes, les accords et la musique dodécaphonique. Ce n'est plus tout à fait le "premier qui dit la vérité, doit être exécuté", mais " le dernier qui a parlé, a raison de toutes façons". 0.jpg

Je continuerai des sorties sur d'autres forums pour tester la température extérieure qui reste une opération instructive pour ne pas rester en vase clos.

Que constate-t-on sur ceux-ci?

Une volonté d'exprimer son ressenti pour exister dans l'actualité. Des expériences personnelles deviennent des sujets d'articles, parfois des romans fleuves ou encore, finir comme thrillers pour appâter la galerie.

Pas de problème car une certaine lassitude s'est emparée du bon peuple, endormi perdu derrière la masse des textes à lire en perpétuelle augmentation.

0.PNGEssayez, vous verrez. Écrivez sur votre blog que, mal dans votre peau, vous voulez en finir avec la vie et vous verrez qu'il y aura peu de monde pour vous demander des explications, pour tenter de vous porter secours en vous donnant envie de changer d'avis. Beaucoup, par contre, seront là pour vous proposer la dernière histoire de Cendrillon ou de Belphégor dont ils ont le secret.

Le mal-être, trop commun pour émouvoir, ne fait plus recette. Le "suicidé" doit faire semblant et prendre des gants pour le dire avec le style de "Je suis perdu, ne m'aidez pas" tout en gardant le "privilège" d'être moinssé ou plussé plus souvent que d'être commenté. Le travail en vase clos s'est installé.

Ailleurs, je lisais un commentaire qui disait "Merci de ce billet pédagogique. Je vais tenter de le traduire pour mon blog, si vous le voulez bien.". Tout de suite accepté à condition de ne pas oublier de mentionner l'origine de cette 7ème merveille du monde.

Gagné. C'est moins avoir à réfléchir pour l'un et une occasion d'être diffusé à bon compte pour l'autre. Une solution win-win en quelques sortes. C'est ainsi que se propage l'info unique et intransigeante.

"Moins on a de culture, plus on l'étend", me souffle, mon copain avec humour. En verve, il poursuivait sur sa lancée par "moins on a de raisons, plus on gueule pour se faire entendre".

Non, ce jour-là, il en avait dans le tibia, mon copain. J'espère qu'il ne me demandera pas trop de droits d'auteur pour en avoir fait état. :-)

Non, propager les idées, traduites ou non, est bien. Les annalyser en annexe, les confronter à d'autres est encore mieux, un plus aussi bien pour les deux interlocuteurs de l'échange d'information.

Une constatation générale, les articles et les commentaires sur Agoravox, comme forum citoyen, expriment, de plus en plus, le mal-être généralisé actuel.0.jpg

Nous sommes en plein dans "La construction du surhomme" comme l'a écrit récemment, Michel Onfray. L'histoire du Grand Homme et de son aspiration à la Vie Sublime dans ce siècle. Tous s'expriment et peu entendent et écoutent les autres. L'interactivité égalitaire a été oubliée. C'est devenu l'ancien café de commerce mais sans café dans lequel on vend mais on n'achète rien même si c'est gratuit. Dans ce livre, Onfray citait Jean-Marie Guyau, dopé au stoïcisme à la philosophie vitaliste comme machine de guerre contre la morale kantienne avec des relents de républicanisme, d'hygiénisme, de racialisme, de natalisme comme le serait un Nietzsche français, sans atteindre l'original. Le dernier chapitre, "Apprendre à mieux s'eJouir", je l'écrirai, pour la circonstance, avec un petit "e" suivi d'une majuscule pour l'associer à la Toile.

Théorie de lire ce constat du surhomme et ce qu'il en est fait, qui se traduit par un certain défaitisme? Une envie d'exprimer pour l'un et le peu de ressort de l'autre à la réception? Paradoxal? Peut-être pas. Nous sommes à l'ère de l'image et plus à celle du texte.

Pour finir, je ne vais pas vous faire l'injure de vous apprendre comment ces statistiques sont générées et que c'est via un bon référencement que les moteurs de recherches sortiront  les premiers de classes dans une liste en réponse aux requêtes des internautes. La technique et les algorithmes sont d'ailleurs plus complexes qu'on pourrait le croire. 

Améliorer le positionnement est crucial pour être lu dans le dur monde de la Toile. Il y en a de deux sortes de référencement, les "payants commerciaux" et les "naturels". Les "commerciaux" sont hors concours, ils ont payé et donc occupent la prépondérance. Les "naturels" se cherchent un voie via des mots clés bien choisis, par une popularité qui se veut bien choisie avec des poussettes dans un dos virtuel. Plus le nombre de visites d'un site, mieux il augmentera par la suite. Le référencement d'un tiers, le "netlinking", avec des hyperliens qui pointent sur le beau blog externe qui ne dit que la vérité toute nue et bien crue, ajoute une couche aux références.

Les professionnels du référencement ne cherchent pas trop la réponse à la confusion entre morale et droit et visent à "tromper" les moteurs de recherche.

Les lois en la matière sont floues. Donc pas de quartier. Se limiter en fonction de l'usage pour respecter une concurrence loyale serait sage, mais tant que ce ne n'est pas clairement dit...

0.jpgSonder, sonder encore, il en restera peut-être quelque chose.

Tout à fait entre nous, les statistiques ne m'ont jamais influencé outre mesure. Je ne verrais pas jouer à ce genre de biais artificiel.

Comme conclusion à ce septième anniversaire, comme j'aime le faire, je sortirai du chemin des référencements, du thermomètre des statistiques, des blogs, des billets par le seul "humour".

"Ce n'est plus l'ire mais le rire qui tue". Le rire est l'arme fatale à utiliser comme tombeur de l'esprit trop sérieux. 

Je ne pouvais trouver mieux que celui du café serré qui parlait de "désamour", le jour de la Saint Valentin. "Le désamour, ce sentiment terrible  et douloureux qui arrive lentement ou tout d'un coup et par lequel celui qui a longtemps aimé, n'aime plus", comme disait Thomas Gunzig et qui me réconcilierait avec les contradicteurs les plus virulents.

0.PNGLe lendemain, Thomas remettait cela en se surfant sur une vague plus osée encore, en allant chercher les philosophes grecs à la rescousse. Avoir un père cosmologue, professeur de relativité générale qui s'intéressait au vide cosmique, auteur de la théorie du bootstrap, est un gage de pas mal d'originalités potentielles.

Vive Démocrite. Il avait tout compris ce philosophe avec l'humour comme incitant, même s'il n'aurait plus toute sa superbe, aujourd'hui.

Oui, l'humour tue, comme le reste, mais au moins on aurait une belle histoire à raconter "après" avec les zygomatiques, bien proéminents. 

0.PNGCe billet était, plutôt, un "thé fort bien trempé" du matin. Le café serré, je le garde toujours pour le dessert.

Comme en parlent les sphères autorisées, je n'utiliserai  pas la vulgarité du mot "papier".

Sinon, dans le cas où je serais encore là dans quatre ans, au prochain anniversaire en nombre premier,  les statistiques en 3D devenues ringardes, et qui sait, je les exigerais, peut-être, en 4D.

Des statistiques en fromages en 4D, dont on sentirait jusqu'à l'odeur et avec les couleurs psychédéliques du temps qu'il fait.

Entre temps, à vous de tirer vos propres conclusions de cette stratégie, de cette "tragédie" que sont les chiffres et les "statistiques".

Parler toujours de "Statistiquement vôtre", oui, mais, ce sera vraiment au doigt et à l’œil.

 

L'enfoiré,

 

Citations:

 

Si, pour changer, on torturait un peu la fable de La Fontaine "La Mouche du coche" que j'appelerai:

"Le Moche et les Mouches"

Dans un blog montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés aux critiques, exposé,
De bonnes mouches extrayaient le moins moche.
Mouches jeunes, vieilles, toutes étaient tendus.
Sur un article, tous suaient, soufflaient, pendus.
Un Moche survient et chacun d'eux s'approche;
Il prétend les animer par étonnements;
Pique l'une, éveille l'autre, pense à tout moment
Que comme bon patron, ferait tourner la machine,
S'assied au bureau avec l'idée sous le nez;
Aussitôt aguichés, les sous-mouches s'agglutinent,
Il voit celles-ci, penseuses se rassurer,
Il s'en attribue uniquement la gloire;
Va, vient, l'air empressé; il semble que ce soit
Une guerre, une bataille, à gagner en tout endroit
Secouer hiérarchie, pour hâter la victoire.
Comme un Moche, il a ce commun besoin
Mais se plaint qu'il agit seul par tous ses soins;
Qu'aucune aide des mouchettes ne le tire d'affaire.
Les sous-mouches lisaient leurs abécédaires;
En prenant trop peu de temps! Un Lecteur pleurait;
C'était pourtant bien d'une chanson qu'il s'agissait !
Le Moche retourne chanter à leurs oreilles,
Et fait, orgueilleux, cent sottises pareilles.
Sur la photo, depuis, il arrive en haut.
Respirons maintenant, dit-il aussitôt:
J'ai tant fait pour vous, écrivains. Oubliez la haine.
Mes chers Lecteurs, payez-moi de ma peine.
Pour que d'autres Moches, faisant les empressés,
Frais, émoulus, ne s'introduisent dans nos affaires:
Poussés par on ne sait quoi et faire les nécessaires,
Donner une image importune qui soit mouchée. 

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