Les extrasystoles de la Bourse (12/09/2015)

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Lundi noir pour les Bourses? La Chine ne suit plus.

A quoi sert la Bourse?

Une expo "TreeTop Asset management" s'est ouverte à l'ancienne Bourse de Bruxelles dans le but de l'expliquer.

"Behind the numbers: discover the stock exchange world".

Il y est dit que "le plus grand risque en Bourse est d'y aller seul".

.Followjack... ou plutôt "Follow Jack"

Une voix répond:podcast

Celle de Jacques Berghmans qui essaye de convaincre de l’utilité de la Bourse.

"La Bourse est un rouage essentiel de notre système économique. Quand une entreprise veut investir pour se développer, elle peut puiser dans ses réserves ou emprunter à une banque ou encore vendre une partie de son capital, une fraction du capital que l'on appelle 'action'". 

Merci pour cet éclairage. Un peu court tout de même.  
 
De la Bourse et de l'économie, combien de fois n'en ai-je pas déjà parlé?

Cinq à dix fois, certainement....

0.jpgPréciser ce qu'elle est, nommer ses risques, éclairer la spéculation comme un mal ou un bien nécessaire en ont fait partie...

La première fois, ce fut comment "Spéculer en paix".

Une paix avec sa conscience, s’entend.

Surprenant que Paul Jorion était invité sur La3 dans au "Noms de Dieu" pour parler d’économie.  Le proverbe allemand "Dieu règne au ciel et l’argent sur la Terre" commençait l’interview.

Rationaliste, Paul Jorion disait que : "nous avons été jeté sur Terre par des lois physiques et chimiques avec des particules qui s'attirent ou se repoussent pour créer la vie. L'économie est une science empirique au 18ème siècle qui est devenu un dogme du veau d'or. La guerre numérique est en place et a lieu entre les États Unis et le Chine. Snowden aurait la stature d'un Nelson Mandela. L'homme est une espèce envahissante et opportuniste qui détruit son environnement".

Ses conclusions ont été :
  • La spéculation qui a été interdite jusqu'en 1885, a permis la destruction de notre planète en supplantant l'économie. Sans elle, l'économie est viable.
  • Une constitution courte pour l'économie à déterminer avec des principes clairs.
  • L'amour et la beauté apporteraient ce qui manque pour que cela marche.
"L'économie quelle que soit son importance générale, ne peut prétendre étouffer les autres valeurs, la vie étant le plus grand de tous les biens et devant être protégé jusqu'aux limites les plus extrêmes(1956)"  était une excellente conclusion.
 
0.jpgOui, l'argent est le nerf de la guerre, mais il n'est que l'outil et pas un but en soi, dans le cas d’une bonne compréhension de son utilité,  il peut devenir le sang de la vie.
 
Comprendre l'économie, c'est l'enfance de l'art pour un bon père de famille qui gère ses avoirs en fonction de ses entrées et ses sorties d’argent et qui réalise ses buts avec ce qu'il a à disposition dans son ménage sans avoir recours à des artifices de dettes qu’il ne pourra assumer.
 
La comprendre est par contre bien plus difficile dès qu'on élargit le cadre de ses tentatives non éclairées pour arriver à croire au Père Noël et que celui-ci ajoute quelques gadgets bien complexes.

Là, il faut manifestement plus de connaissances encore et cela devient un métier que l’on retrouve dans le milieu de la Bourse. 

A chaque fois, quand la Bourse se plante, comme des poules effarouchées, ceux qui s’y intéressent, appellent à leur secours, les économistes habituels pour l'expliquer.

C'est bizarre, c'est alors que, comme s'ils le sentaient, ces philosophes et Nobel de l'économie sortent leur nouveau bouquin pour expliquer l'inexplicable légèreté de l’âme avec des arguments et des lois du marché dont ils ont les secrets.

L'anthropologie économique dont se targue Paul Jorion, est une autre manière d'aborder le sujet qui remonte aux sources du problème.

Si les lois du marché sont impénétrables comme celles du Seigneur, j'écrirais pour l'occasion "Saigneur" car ces lois sont très humaines et non pas gérées par une main totalement invisible.
Incompréhensible? Mais, non, c'est comme un élastique ou un yoyo que l'on tire et que l'on détend ensuite.... comme une respiration naturelle.
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Le journaliste chinois, Wang Xialou, a même avoué avoir causé le chaos sur les marchés boursiers: "journaliste du magazine Caijing, il a été mis en détention après la récente tempête boursière chinoise, pour diffusion de fausses nouvelles sur les titres et les marchés à terme, selon l'agence officielle Chine nouvelle. Mais, le magazine Caijing a, dans un communiqué posté sur son site internet, affirmé qu'il "défendait le droit des journalistes à faire leur devoir conformément à la loi".

C'est évident, un journaliste doit faire vendre un journal et pas s'occuper des actions en Bourse. Ce qui est vraisemblable, doit être relaté.

Bien sûr cela fait du buzz et quand cela devient une réalité, cela devient providentiel.
Il ne faut pas oublier que la presse est muselée en Chine. Un voile épais occulte les intentions du gouvernement du parti unique. L’économie chinoise y est manipulée et au bout des fils se trouvent les marionnettes qui réagissent. 
L'indice: il était intenable pour la Chine de tenir un rythme de croissance comme elle le faisait depuis des années puisque celle-ci dépend des exportations et que ceux qui importent, voient moins leurs productions avec envie.
Il est dit que le mois d'août a été le pire depuis 2012 pour le marché des actions.Une moyenne de 5,7% de pertes, accentuées dans les cycliques comme la chimie, les ressources naturelles et les banques.
Redresser la barre au même niveau que jadis, même avec l'intelligence du singe de l'astrologie chinoise, comme le disait Bruno Coppens podcast, c'est loin d'être garanti sur facture.

J'avais parlé du rêve chinois qui était né en 2008.

Ce rêve s'est étiolé, dissipé sous forme de cauchemar pour ceux qui n’ont rien compris à  la manœuvre.
Les prémisses remontent plus haut dans le temps au moment où la Chine allait devoir devenir une vitrine de ses réussites devant le monde aux JO de Pékin.

Elle avait mis le paquet et le turbo pour arriver à ce rang.

Depuis, recul presque généralisé.  La cata?

Chen Guangcheng interrogé pour son livre "L'avocat aux pieds nus", disait "La Chine, une bombe à retardement. Dans le moindre pays occidental, un gouvernement avec un tel bilan ne survivrait pas deux minutes". 

A toutes actions ne correspond-il pas une ou plusieurs réactions dans le sens inverse qui se traduisent par des transactions en baisse ou en hausse?
Avec un peu d'humour, nous avions un poulpe qui prédisait l'avenir. Depuis, il est mort de vieillesse sans aucune interaction avec les manuels de mathématiques.

En fait, les Chinois, s'ils ont découvert la poudre pour les feux d'artifices, ne l'ont pas extrapolé pour en faire l’usage que les occidentaux avaient repris à leur compte.
Les dettes ont pourtant tout permis... Cela permet de penser, d'évoluer, de croître... Enfin, si tout le monde joue le jeu.
 
Puis, c'est "Le ralentissement économique se confirme... partout".

Comment en serait-il autrement puisque c’est une réaction en chaîne typiquement humaine?

Or, l'argent et les moyens se restreignent en ce moment.

"Croissance nulle et expansion... le crash approche,.."

"Il n'y a pas assez d'argent pour financer la COP21... Notre dernière chance contre le 'chaos climatique'".

Les "bodybuildés" vont résister un peu plus longtemps mais sans plus l'armada des appareils chaînés de consolidation de l'ensemble.

Le cerveau ne s'est pas posé la question de savoir si cela avait un sens de garder une telle forme et si le moteur cardiaque n'allait pas s'épuiser.

Le dégonflement des beaux muscles est progressif mais il est irréversible s'il n'est plus soutenu par des exercices dont il avait pris l'habitude.

Oui, tout cela peut faire partie du futur : la baudruche, le corps sans vie, sans punch... Les bulles musculaires ont explosé.

La question lancinante revient : "Comment faire plus avec moins?" avec la question subsidiaire "Comment produire et gagner un salaire, quand plus personne ne veut payer pour le construire?".
Dans les banques, cela semble être très occupé d'après ma dernière visite.
Les rendez-vous se suivent et se ressemblent.

- Bonjour, Monsieur, cela va? Mieux que la Bourse, j'espère? 

Dans le même temps, on apprend qu’"un résident britannique sur 65 est désormais millionnaire".

Quelques Grecs fortunés y ont aussi trouvé le refuge londonien à leur mesure.

Quand la couverture devient trop petite et étroite, on la retire sur ses propres petits petons.

Il y a quelques baffes qui doivent se perdre en chemin de-ci de-là au dessus de ce nid de coucous.

Expliquons l'affaire "Bourse" d'une autre manière, plus compréhensible pour le commun des mortels par des analogies et des métaphores.
Pourquoi pas une allégorie?
Rien d'humain la Bourse avec la main invisible, est-il dit et redit..

Si elle est invisible, elle se rapproche très  souvent la main... dans la poche.

Si on ne l'apparente pas à l'humain, elle est encore plus éloignée de ce qu'on appelle "numérique".

Le numérique lui ne se trompe pas et sait très bien calculer avec des résultats authentifiés et se fixer des gardes fous. Mais de cela, qui en demande. Trop régulée, la Bourse ne serait plus la Bourse mais un bon placement de père  de famille et cela n’intéressé pas les professionnels de la manipulation d’argent.

Pour "numériser" la Bourse, la première chose que l'on fait, c'est de prendre notes des cours des actions pour en faire des graphiques à posteriori en essayant de les extrapoler dans le futur. Avec un peu plus de clairvoyance qui ne sont pas à la portée du boursicoteur, il faudrait tabler sur d’autres indices comme "Prise Earning ratio (PE) Qui n’est pas la panacée non plus puisqu’il n’est validé que pour les années antérieures. 

Des bouquins qui parlent de la Bourse pour essayer d'y gagner plus que de normal, je dois en avoir quelques uns. Tous les mêmes: des graphiques y sont pour l’expliquer surtout quand l'inexplicable explique le passé.

Alors, pour parfaire, on invente des moyennes, des tendances, des graphiques "xo", pour faire des diagnostiques , ... que sais-je encore. On en ferait presque des martingales à bas prix comme pourraient faire partie des délits  d’initiés. 
Le problème, c'est que la Bourse et l'économie fluctue plus avec des affaires de cœur, que de cerveau et de raison.
Il faut que cela rapporte et vite.
Je m'explique.

Entrer en Bourse comme au casino, c'est ça le problème.

Le but initial de la Bourse est de soutenir les entreprises qui apporteraient un meilleur avenir à notre société humaine pas pour la détruire. Or, la Bourse a inventé cet antagonisme pour s’enrichir elle-même .

Pour (sur)vivre, elle se crée des extrasystoles: "un trouble du rythme cardiaque correspondant à une contraction prématurée d’une des cavités du cœur que la physiopathologie tente d'expliquer si pas de guérir.

Cette contraction cardiaque est cyclique et normale. Elle provient d'une dépolarisation membranaire due à une inversion de la polarité électrique de la membrane cellulaire. Elle pilote le rythme cardiaque au travers d'un nœud sinusal par un groupe de cellules situées sur la partie haute de l'oreillette droite. Ensuite, cette dépolarisation se propage à l'ensemble du cœur et entraîne une contraction des cellules musculaires. Lorsque les cellules ne sont plus stimulables, une période réfractaire s'installe. Trop en avance, la contraction générée n'est pas efficace et la cavité est alors peu remplie rendant le débit cardiaque presque nul. Débit visible sur l'électrocardiogramme mais invisible directement sur les courbes de pression ou par palpation du pouls.
L'extrasystole est suivie par une courte pause, par un repos compensateur donnant un remplissage cardiaque amélioré et une contraction plus efficace, ressentie lors des palpitations qui ne sont plus des extrasystoles".

Un langage de médecine qui si on l’oublie montre une analogie entre le système sanguin et la Bourse0.jpg.
Comment est créé le sang?
Par la moelle osseuse qui le régénère par 'hématopoièse à partir des cellules souches tandis que le plasma est un don généreux des protéines. Tout se passe en interne sans aucune interaction avec l'extérieur.
A l'argent, il faut donc une mise de départ et des incitants pour le faire fructifier par du doping, une dette protéinée externe.
Le cerveau, gros consommateur de sang, n'est là que comme acteur subsidiaire bien qu’il devrait rester primordial dans ce cas pour dire qu'il en a reçu assez pour assurer sa subsistance.
Nous pensons dominer notre cerveau devrait réguler toute cette production, mais c'est une illusion. Les perceptions qui entraînent ses décisions, ne sont pas fiables sans conscience. Conscience qui devrait agir en arrière-plan.
 Dans  le jargon économique, on parlerait de processus de déflation généralisé qui crée beaucoup moins d'affaires et de croissances.
Quand la Bourse ne s'inquiète pas trop lors de sa respiration "normale". Celle-ci ne fait tourner la "machine" et elle est externe du cœur ou du corps du système.
Elle va se droguer par des effets d'annonces comme le ferait la levure.
Elle ne prévoit rien comme raisonnements de précaution qui pourrait survenir quand la montée dépasse le récipient qui la contient.
Quand cela déborde, cela ne devient gênant pour le consommateur boursier que quand il y a un accident de parcours: inflation ou récession.
Mandebrot avait utilisé une partie de sa vie pour étudier les phénomènes de masses qui désorientent toutes les prévisions imaginables qui bouleversent les habitudes.

Avec de la patience et du repos pour repartir... C'est tout ce que le "médecin" de la Bourse pourrait conseiller .

2.jpgLes conseilleurs ne sont pas les payeurs. S'ils en savaient plus, ils le garderaient pour eux !

Donc, la Bourse vit plus avec des lois de fonctionnements plus humaines qu'on ne le croit avec des maladies coronaires.

Avant, le cœur était une sorte de Bourse du sang.

Qu'est-ce qui a changé?

La vitesse de la virtualité d'Internet qui a pris la fonction de cœur d'un réseau mondial.

Un sang qui véhiculé, n'amasserait peut-être pas mousse s'il n'était pas vicié et qu'il ne troublerait l'environnement par où il passait.

Tout gonfle trop vite à notre époque de grande vitesse et les caillots résiduels sont plus nombreux à la source qui véhiculés à l'arrivée ne le sont pas moins.
Tout démarre sur un air de deux airs qui répète en permanence, "en Bourse, j'ai gagné plus du double en un jour par rapport à ce que je gagne en un mois",. On entend rarement parler des pertes.

Les Chinois s'y sont laissés prendre à ce jeu. Ils ont même emprunté pour entrer en Bourse et gagner de l'argent facile... Une sorte de doping pour jouer.

Le cœur commence à palpiter trop vite et trop fort. Il consomme trop de sang avant de le redistribuer et de le partager dans l'organisme.

Le sang n'a de valeur que quand il arrive à destination pour apporter la force aux muscles au travers des artères et au cerveau qui consomme beaucoup plus qu'on le croit. Quand il est fatigué, le cerveau prend son profit et s'endort pour se régénérer. Les neurones qui l'entretiennent, transitent pas des synapses et se régénèrent en permanence, mais avec un nombre en réduction avec l'âge.

Quand le sang stagne, le risque augmente. Tout comme en Bourse.

Une fois remplis d'impuretés, les poumons doivent l'expirer au plus vite,  le rejeter dans l'atmosphère en espérant que l'air à inspirer soit plus pur à la prochaine inspiration. Les junkbonds sont les corps impurs en Bourse.

En manque d'air, les poumons se bouchent et suffoquent. 

- Inspirez à fond et dites 33", demande le médecin économiste.

Non, ne croyez pas qu’il essaye d’aller voir votre larynx.  C’est soit pour vous donner le dernier cours d’une action ou qu’il vous en donne le rendement fictif.

La situation est surtout préoccupante quand il y a un manque d'air, plus assez de fonds qui circulent avec l'obligation de continuer à  vivre. 

L'argent est le nerf de la guerre comme le sang peut l'être pour la santé du corps et du cerveau.

Se refaire une santé s'impose toujours à celui qui a peu pratiqué l'apnée.

En cas de malaise, la situation est peut-être grave mais pas nécessairement désespérée quand il y a une ambulance et les secours appropriés.

Si elle est désespérée et que ces secours tardent à arriver, ce n'est plus du tout grave, la syncope et l'encéphalogramme plat suivent.

La dernière tentative, l'injection dans le cœur et quelques électro-chocs.

Il y a peut-être un AVC dans le cerveau à l'origine, se demande-t-on

En Bourse, ces lettres veulent dire autre chose "Absence de Volonté de Comprendre" comment cela marche.

Le malheur, si le cœur n'est qu'une pompe, quand il est malade, il entraîne tout le reste du corps dans une chute de tensions. 

Ce n'est pas plus la médecine chinoise qui résoudra le problème.

On lit "Le krach de Shanghai annonce d’autres déconvenues".

0.jpgAprès les Bourses asiatiques, les places européennes ont plongé et la situation s’est bien sûr aggravée. Bien entendu.

La première ou deuxième économie du globe qui se met à frémir sous les extrasystoles donnent des sueurs froides au reste du monde qui a l’habitude de se déshabiller quand le climat se réchauffe et se réchauffer dans le cas contraire.

On appelle cela dans le jargon économique une "stagnation séculaire", alors que ce n'est qu'une baisse irréversible de croissance tendancielle.

Une tendance à la baisse de croissance irréversible, c'est exactement ce qui se passe dans le corps d'un individu. 

Si on pense croître ad vitam pendant l'enfance ou l'adolescence, une fois "adulte", le corps reste statu quo et il s'arrange avec ce qu'il est, non ? 

Le cœur et les nouveaux miracles de sa chirurgie était  le sujet principal du dernier S&V. Le cœur, un organe fragile et fort à  la fois avec ses battements cadencés comme une horloge de haute précision capable de propulser le sang et d’assurer en continu sa circulation en tout point de notre corps. Il est régi  par sa propre loi du "tout ou rien" en se contractant de son propre chef, d’un bloc ou pas du tout. Mais il est connecté à un deuxième centre vital: le cerveau qui lui reste le siège de nos émotions. 

0.jpgPlus que les émotions,  c’est la maladie qui vient rappeler la vulnérabilité  du cœur.

Oui, l'instruction du consommateur devient plus importante, mais de cette consommation, ce qui en sort,  c’est ce qu'on en fait, qui reste primordial.

En Bourse, on dit souvent que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.

La croissance monte bien moins haut que les arbres qui ont parfois des siècles d'existence alors qu'ici on se situe dans le domaine des secondes avec Internet.

Vivre sans croissance puisque nous connaissons une finitude au monde, comme pour l'être humain, ce ne serait plus une anormalité.

Alors, il faut "choser"

C'est d'ailleurs ce qui se passe en dehors de la Bourse aux actions où le besoin de profits plus substantiels comme levier aux bons projets pour appâter le client potentiel que les intérêts apportés à un prêt obligataire.

La véritable croissance, c'est par de réelles innovations significatives qui donnent de l'adrénaline au 'système', qui permettent de s'élever socialement et pas pour rester cloisonné dans le paradoxe de l'abondance de Easterlin.

Qui est-ce qui sort gagnant de l'épisode?

Celui qui règle les problèmes de santé du cœur, c'est le médecin qui ici devient économiste, courtier, banquier, parfois psy, avocat qui proposent tous des idées de sagesse.

"La médecine, la putain qui pratique avec son maquereau, la pharmacie", comme je le lisais récemment.

4.jpgLe psy aussi veille au grain pour faire oublier avec du baume au cœur par anxiolytiques et l'avocat qui défend en justice, tente de ne pas terminer trop vite son affaire à l'amiable car il touche à  la prestation. Grâce à des jurisprudences antérieures et à des dossiers qui s’amoncellent sur bureau pour la plus petite affaire, il s'assure ainsi son propre avenir. L'informatisation de la justice a toujours trouvé des objecteurs de conscience.
 
Opportuniste, la Bourse?

Bien sûr, qu'elle l'est, mais elle se cache derrière les chiffres...

Avec ses rythmes syncopées du cœur, elle en profite toujours par son pourcentage de courtage (ainsi que l’État avec sa taxe boursière).

Elle est gagnante que les transactions soient au bénéfice ou à la perte du client.

Elle ne gagne pas sa vie si personne n'investit en elle.

Donc, il faut des hauts et des bas et créer des maladies cardiovasculaires.

Pas d'accident vasculaire cérébral définitif, non. Pas d'infarctus prolongé, bien sûr... On ne veut pas tuer un client ni un prospect.

Rien que du temporaire.

On va insérer un support artériel suite à une angioplastie, un "stent" ou deux pour que le sang circule à nouveau et ce sera réglé.

Plus il y a d'affaires, plus il y a de malades et d'adultes toujours en période de croissance, mieux c'est...

Oui, la Bourse a dès lors des maladies qui ressemblent à des extrasystoles.

En économie, les ombudsman sont peut être considérés comme des philosophes.

J'entendais récemment que, dans les hôpitaux, on répartissait les malades en phases finales pour qu'ils ne meurent pas tous dans la même semaine.

En Bourse, c'est pareil.

Il faut effrayer personne.

Les vrais objecteurs de croissance eux se cachent dans l'ombre.
Ils savent que pour tenir la santé, il y a des palliatifs hormonaux qui boucanent.
Les inquiétudes sur la santé économique chinoise sont basées sur du séculaire qui dans leur cas, est une sorte de dragon-serpent qui se mord la queue.

L'histoire de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, cela ne vous rappelle rien? Elle s'engraisse et puis explose à la fin.

On appelle cela une bulle crevée dans le jargon économique.

On parle de conjonction de plusieurs facteurs? La croissance chinoise n’est plus que de 5 % actuellement. Avec la transition économique que le pays est en train de vivre, le maintient d’une forte croissance est un enjeu de stabilité socio-économique. Ensuite, il y a une grande frilosité des investisseurs étrangers par rapport aux pays émergents. Et finalement, on constate également que le rebond de l’économie américaine n’est pas aussi bon qu’il était prévu.  ».
Revenons une dernière  fois au cœur et aux recherches scientifiques qui le concernent. 
Le cœur artificiel de demain ne battra peut-être plus la mesure dans une respiration alternée.
Dépasser la nature avec un cœur qui pulsera en continu avec une mini-turbine, qui sera petite, légère, simple et durable, est une voie nouvelle alternative,  disent Bud Frazier et Billy Cohn
Une longue phase de développements pour sauter les obstacles a déjà commencé. 
Le courant en continu dans la Bourse est, lui, encore à imaginer.
Quant à réparer le cœur du système boursier sans l’ouvrir avec un stent biodégradable,  là il vaut mieux oublier cette voie. Il y aurait trop de rejets de l'organisme et il faudrait remonter aux cellules souches des patrons. 
 
Est-ce inquiétant pour les investisseurs européens avec la question subsidiaire "et pour la Belgique"?

Qui sera plus petit, léger,  simple et doubler. Les investisseurs ne doivent pas changer leur politique d’investissement s'ils aiment le risque et savent se retourner. Ces fluctuations ne doivent pas les faire paniquer. Ce qu'on oublie c'est que la Bourse rapporte de l’argent sur le long terme. 

Du coup, le lendemain à l’ouverture, après avoir très lourdement chuté la veille, redoutant l’impact du ralentissement économique chinois sur la croissance mondiale.

Le Belge n’est pas un grand détenteur d’actions.

Ceux-ci ont davantage d’argent sur les comptes d’épargne, sur les comptes bancaires qu’en actions cotées. Celui qui en détient a fatalement assisté à une chute de son cours. Il faudra voir à l’avenir comment ces titres vont évoluer. Le fond du problème reste l’état réel de l’économie chinoise : le ralentissement va-t-il durer et empirer ?

"Est-ce le moment d’investir en Bourse ?"

Chacun procède à des investissements selon ses moyens et s’il est prêt ou non à prendre des risques qui payent plus, en principe que sans risques. Il est difficile de prévoir si le rebond constaté sera durable ou si nous allons vers un scénario noir. C’est à chacun de juger la part de risque qu’il est prêt à prendre.

Un risque de récession ?

Les producteurs de matières premières pourraient entrer en récession.

En Europe, nous menons une stratégie de sortie de crise basée sur la relance des exportations. Nous sommes extrêmement sensibles à cela, nous risquerions donc de recevoir la monnaie de notre pièce. L’économie mondiale n’est pas capable de vendre tout ce que l’on peut produire.

C’est un problème de modèle économique.

En Chine, on attend un rééquilibrage de la croissance, une économie moins basée sur les exportations mais davantage sur la consommation intérieure. C’est un processus qui ne peut se changer du jour au lendemain puisque tout est réglé par l’État tout puissant.

En attendant, la Chine veut rester en course en bombant le torse en montant sa force militaire dans un spectacle grandiose pour fêter la victoire contre le Japon. 

Le Japon et les bitcoins... Faut pas rêver...

Une histoire qu'il serait bon de lire à partir du livre Jake Adelstein "J'ai vendu mon âme en bitcoins" podcast avant de se lancer dans "l'aventure bitcoins".
Je vous l'avais bien dit: la Bourse et l'économie sont des affaires de cœur, des affaires d’hommes qui n'ont rien à voir avec l'arithmétique qui dit que 1+1=2.

Paul Jorion qui connaît ce qu’est l’intelligence artificielle aurait pu rectifier ce qu’est et que l’on appelle la main invisible. Il aurait pu vous dire que les programmes qui gèrent la Bourse sont très mal conçus, qu’ils auraient dû beaucoup mieux gérer les mouvements de panique humains, que des "workflows" bien orchestrés répondraient à ces situations désordonnées et les canaliser. 

Puis on apprend vendredi que Paul est licencié de la VUB où il enseignait.

Un 11 septembre à petite échelle. 

Paul a une formation d’anthropologue et pas d'économiste alors qu’il donnait un cours d’économie aux étudiants de la VUB. Dans le monde économique, mêler les deux disciplines ne fait pas le poids quand on n’a que des références d’avoir compris les risques des subprimes avant d’autres et quand on ne donne qu’un système D pour répondre à la crise. Se trouver à cheval sur deux selles de cheval, cela reste casse-gueule surtout quand le monde de l’efficacité dont j’ai fait partie, n’en à rien à cirer.

Il s’explique mieux que je pourrais le faire sur son blog et dans ce billet de l’Echo.

De la propagande, c'est probable.

Ce n’est évidemment pas une question invoquée de connaissance de la langue anglaise qui est à mettre en avant.

Le blog de Paul, je le suis presque depuis ses débuts. Je ne suis pas toujours d’accord avec lui, mais c’est son côté anthropologue qui m’intéressait chez lui.  

Les chiffres et les bilans, j’en ai eu mon compte dans ma vie active.

Le numérique est encore à l’orée  du bois.

Cette science des chiffres a encore beaucoup plus d’arcanes à développer dans notre modernité humaine. Gageons qu’elle inventera des workflows efficaces et surtout bien pensés prévoyant les catastrophes mieux qu’ils ne le font aujourd’hui.

- Escartefigue,  tu ne vas pas hésiter jusqu’à  demain. As-tu du cœur ou du chiffre dans tes bourses?

SupplémentNicolas Vadot fait rire dans les colonnes du Vif et de l'Echo.

Je reprends très souvent ses caricatures pour agrémenter et seconder mes billets.

0.jpgDébut septembre, il venait de sortir son livre "Sept ans de bonheur" qui reprenait ses caricatures depuis 2008 lors de son entrée au journal économique l’Écho à la veille de la crise polymorphe dans laquelle nous ne sommes pas encore sorti. Un festin pour caricaturiste de talent qui reste, candide, en dehors de l'expertise de l'économie.

A la base, considéré trop péjoratif pour titrer "Sept ans de malheur". Le "crowdfunding", le financement participatif dans lequel j'avais misé une petite partie.

Il était mis à l'honneur dans un dernier Vif pour en parler.

0.jpgIl se disait "Dessinateur politique et pas humoriste".

Je veux dire aux gens: attention, ça peut mal tourner", ajoutait-il en pensant à ses collègues caricaturistes morts en janvier à Paris. 

Le rapport de l'humain avec l'argent et... la Bourse est, je viens de le prouver, très proche comme s'il y avait une espèce de solidarité entre les deux.

Une "passion morbide" d'après Erich Fromm.

"Le problème avec le capitalisme c'est quand le profit n'est plus une conséquence, mais un but premier", concluait-il.

De cela, je ne peux que confirmer.

Flash back sur la Bourse d’antan: 

Nathan Rotshshild multiplia sa fortune dans le textile par vingt en une nuit, à la bataille de Waterloo, en accomplissant un coup de Bourse. Informé de de la défaite napoléonienne avant les autorités gr-ace à son propre réseau, il a vendu toutes ses actions "English Consul". Imaginant une victoire française, les investisseurs anglais font de même. Chute des actions anglaises jusqu'à 5 cents. Il les rachètent pour une bouchée de pain. Wellington victorieux, ces mêmes actions grimpent à une valeur jamais atteinte. 

La Bourse au cinéma

Aujourd'hui, c'est devenu...:

 

L'enfoiré,

 

Citations:

 

0.jpgMise à jour 23 septembre 2015: Une extrasystole dans l'industrie de l'automobile VW ou une impureté dans le sang?

 

Mise à jour 14 octobre 2015: Le nouveau Prix Nobel de l'Economie est connu accordé à un spécialiste de la consommation et de la pauvreté.podcast

La question posée "à partir de quand l'argent ne fait plus le bonheur?"

Mise à jour 23 décembre 2015: La banque islamique du développement:podcast

Mise à jour 5 janvier 2016:podcastNouvelle extrasystole:podcast

Mise à jour 16 janvier 2016: "La Bourse a la gueule de bois" dit Paul Jorion. Je ne sais pas si c'est une question de gueule, et pas de cœur. Elle mérite une visite chez le spécialiste qui donnerait le diagnostique suivant:

"Les signesLes extrasystoles peuvent ne pas être ressenties par le patient et c'est souvent une découverte d'électrocardiogramme. Parfois elles provoquent des palpitations , des impressions d'arrêt du cœur, des douleurs sous les seins. A l'auscultation les extrasystoles sont entendues. Elles ne sont pas toujours perçues au pouls. Si elles se répètent souvent, si elles surviennent en salves ou si elles sont accentuées par les efforts, elles peuvent devenir dangereuses. Sur l'électrocardiogramme, les extrasystoles ventriculaires sont typiques: le complexe QRS est déformé et large.

Causes et facteurs de risqueLes extrasystoles sur cœur sain sont sporadiques. Elles surviennent au repos, s'effacent à l'effort. Le tracé de base de l'électrocardiogramme est normal. Elles se voient chez les sujets neurotoniques, lors d'émotions, chez certains patients porteurs de maladies digestives, endocriniennes , métaboliques. Les extrasystoles sur cœur malade se voient dans toutes les cardiopathies. 

Traitement: Les extrasystoles sporadiques sur cœur sain ne nécessitent pas de traitement.
Les extrasystoles fréquentes et gênantes sont traitées par la suppression du café, du thé, de l'alcool, des excitants et par les tranquillisants". 

 

La conférence de Davos va s'ouvrir avec la 4ème révolution industrielle.

Les problèmes sont nombreux:

Mise à jour 20/1/2016: Une nouvelle chute des Bourses vu par Gert Noelspodcast 

Mise à jour 2/9/2016: Ce qui rapporte encore

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