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14/08/2005

Spéculons en paix

La Bourse a ses hauts et ses bas. Autant savoir détecter les changements de tendance. Parlons-nous de Bourse ou de nous même, d'ailleurs?

1.jpgLes taux d'intérêts de nos bons vieux carnets de dépôts ne font que baisser.
Pour les épargnants, l'envie de sortir de l'habitude devient de plus en plus pressante. La tentation est grande de se lancer sur les chemins prometteurs de la Bourse.
La sécurité est dans la balance, autant le savoir dès le début.
Les hauts rendements potentiels sont aux antipodes de cette sécurité.
Ils constituent ce que l'on appelle la prime de risque.
C'est donc le moment de se rappeler les fondements de cette 'vieille Dame' qu'est la Bourse, le baromètre de notre économie.


Quand nous investissons et faisons l’achat d’actions par son intermédiaire, nous entrons dans la participation du succès d’une entreprise par du cash dont nous partageons avec confiance, les idées, la stratégie et les réalisations suites à ses procédures.
Nous participerons dans les bénéfices ou les pertes engrangées par nos ‘poulains’ et cela apportera confirmation à notre bon ou mauvais choix.

Voilà le principe de base, mais en est-il pratiquement ainsi ?
La plupart des actionnaires ne cherchent plus vraiment à savoir ce qui se cache derrière leurs transactions. Le plus souvent, un conseil d’achat ou de vente par un ami boursicoteur ou par une banque, et voilà, l’argent change de main sans aucune forme de procès. 

Ils n'en désirent pas plus à cet argent, qu'il rapporte, vite et bien. Pas le temps, d'essayer d'en apprendre plus. Au spécialistes, les mains pleines.

Ce sont ce qu'on appelle des "traders". Des gens qui achètent le matin et vendent le soir et ce sont des prédateurs.
Les fondements de la Bourse et les bases de son existence, c’est d’apporter le soutien financier à une entreprise. L’argent ainsi mis à disposition de ces sociétés leur permettra des investissements futurs pour accélérer leur développement.
Mais, se préoccupe-t-on, se renseigne-t-on de l’activité de ces sociétés pour lesquelles nous sommes prêts à offrir nos économies ?
La réponse, les habitués la connaissent et se la réservent.

Les actions nous en achetons, nous en vendons sans en comprendre, ni même vouloir en chercher les tenants et aboutissants. Ça rapporte, point. Enfin c’est ce que disent les spéculateurs avertis, c’est le but. Ceux-ci ne vous raconteront bien sûr que les bons coups qu’ils ont réalisés en bourse. Les pertes, elles, seront tenues subrepticement sous silence. C’est bizarre comme ceux-ci cherchent des appuis, des ‘collègues’ spéculateurs à ce niveau !  Pourtant les conseilleurs ne seront jamais les payeurs. Ne l’oublions pas.

En Belgique, un des flops les plus retentissants fut celui de "Lernaut & Hauspie" (la chanson qui en raconte le dépit Het Lied) qui se termina par la faillite. Il monopolisa les investissements de beaucoup de belges pendant de plusieurs années.  Un avenir radieux s'ouvrait à cette société plein de promesses. Le Prince Philippe y fut invité et son discours enflamma bien des esprits. Bill Gates, lui-même, lors d'un de ses déplacements engagea Microsoft pour un million de dollars. Mais le bluff cachait l'escroquerie. L'action dévissa. Ce fut le moment choisi par certains d'en acheter de nouvelles et d'investir ses dernières économies. Le crash fut le point final, la clé fut mise sous le paillasson et l'histoire resta dans les mémoires dégoutées pendant au moins une génération.

Il est aussi bon à rappeler que les organismes qui s’occupent de nos économies et qui nous conseillent comme les brokers, les traders, les banques ont tout intérêt à nous sortir d’un immobilisme des transactions boursières que nous, attentistes, serions tentés de prendre.
Que ce soit à l’achat ou à la vente, que nous gagnions ou perdions, ces intermédiaires récolteront un courtage au passage de 2% minimum. L’Etat, lui, pendant longtemps, prenait sa part de gâteau, mais il a été récemment rappelé à l’ordre par les règles européennes et doit rembourser les sommes perçues sur les taxes de Bourse. Merci, l’Europe…

Les fonds de pensions qui brassent par dizaines de millions les actions n’ont pas plus de scrupules. Faire du rendement coûte que coûte, viser une croissance à 2 chiffres est leur but unique. Ce sont eux qui font chavirer les bateaux les mieux construit. Dès, que le bateau chavire, on change de crèmerie dans ce milieux de la haute finance. Tous les travailleurs participe par cet intermédiaire, sans même le vouloir, à la Bourse qui est souvent honnie. Une partie du salaire passe par cette moulinette pour lui donner une chance de garder un pouvoir d'achat dans un futur plus ou moins lointain. Donc, tous des spéculateurs, comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir.

L’informatique et Internet ont permis de devenir des ‘semi-professionnels’ de cet excitant jeu de Monopoly. Spéculer est devenu un jeu.
Dans la même journée, certains fanatiques ne se privent pas d’acheter et de vendre des actions de ces dites sociétés (le trading) dont ils n’ont pas eu le temps matériel de s’informer de la teneur des activités. Plus le temps de regarder les fondamentaux d'une entreprise.
Plus besoin de passer par des brokers pour les opérations, quelques clicks bien avisés suffisent. Les clubs privés de Bourse qui s’appuient sur beaucoup de considérations réfléchies n’ont plus la cote.
Après la transaction, suivre l’évolution demeure une préoccupation fébrile de tous les instants. Les prix fluctuent en fonction des opérations ou des résultats de nos chères sociétés. Souvent, l’influence des gourous de la bourse fait bouger la balance d’une manière désordonnée et pas très compréhensive en première analyse. Si le délit d’initié est puni par les lois partout dans le monde, on a parfois de la peine à trouver une réponse à la simple question du ‘Pourquoi’ de certaines fluctuations non répercutées par des annonces de presse.

Vu le nombre de transactions journalières, la Bourse n’est pas influençable par un seul individu. C'est évident.
Un spéculateur, seul, même en brassant des milliers d’actions, est sur la vague, il ne l’influencera jamais complètement sans s'accompagner de rumeurs.

Une OPA (Offre Publique d'Achat) d'une société sur une autre y parvient cependant.
Récemment, une fausse rumeur d'OPA parfaitement punissable légalement qui aurait été lancée par Pepsi Co sur Danone avait fait monté l'action de cette dernière de 25 % pour retomber ensuite dès que l'affaire s'est dégonflée après une intervention qui arriva d'en haut. Récemment, en Belgique, Electrabel, fournisseur dans le secteur sensible de l'énergie et déjà à 50% dans les mains de Suez, s'est vu également pourchassée pour le reste des actions en faisant ressortir l'argument sommeillant de l'Entreprise à but européen. Dans ce cas précis, la réaction gouvernementale belge a été jusqu'ici assez molle malgré une implication notoire. La période des vacances n'a-t-elle pas été bien choisie, comme certains n'ont pas manqué de l'affirmer?  Affaire à suivre.

Rien n'est moins apprécié par la Bourse que le manque de vision, de clarté et d'incertitude sur le futur.
Un virement d'état d’esprit, un changement de conjecture, eux aussi, peuvent très vite faire basculer la Bourse d’une manière irréfléchie et désordonnée d’un état euphorique à la catastrophe par un seul jeu de dominos. Wall Street impose souvent sa loi au reste du monde de la Bourse et de la finance. Ne dit-on pas que si New York tousse, c'est le reste du monde qui s'enrhume.

Les matières premières n’échappent pas à la cotation des marchés de Wall Street qui impose indépendamment aux producteurs un prix fixé par les spéculateurs de tout poil. Le pétrole a subi récemment et subit encore une remontée artificielle de son prix dans un seul jeu de yoyo infernal sans pouvoir en chercher la raison fondamentale dans une pénurie quelconque, mais dans un esprit de spéculation pure. Le riz est sujet à des fluctuations de prix, mais reste dans des limites acceptables. Beaucoup de pays d'Afrique ont été incité, par l'OMC, à cesser leurs productions locales, plus coûteuses, aux bénéfices de riz en provenance de Thaïlande, des Philippines et de pays aux prix plus compétitifs.
Dans le même marché, juste après le pétrole, vient le café qui lui aussi n’est pas coté à sa juste valeur et est maintenu artificiellement à un niveau qui équivaut à la moitié du prix coûtant du producteur mexicain par les ‘bons soins’ de Wall Street. Un marché éthique de la vente de café est pourtant né et s’est appelé « commerce équitable ». Ce café y est vendu à un prix un peu plus élevé que celui que l’on trouve affiché par les grandes marques mais, cette fois, rétribuant mieux le producteur en sautant pas mal d’intermédiaires qui n’auraient pas manqué de prendre leur pourcentage au passage. Bien que marginal, ce commerce parallèle commence à faire parler de lui.
France 2 en parlait ce 12 mai lors d’un « Envoyé Spécial ».

Revenons à ce qui fixe les prix de nos actions: les résultats des sociétés. Ceux-ci sont parfois précédés par ce que l'on appelle "profit warning" annonçant des résultats en dessous des prévisions. Une annonce du management révélant la prise de décision drastique de réductions des charges par une restructuration de l’entreprise et les licenciements collectifs à la clé. Surprenant, mais ce nettoyage fait souvent rebondir la valeur de l’action d’une manière que j’appellerais pudiquement d’inconvenante.
De l’autre côté, l’action d’une société annonçant en période de haute conjoncture, des bénéfices importants ne donnent pas nécessairement les résultats escomptés après les déclarations des sociétés de Bourse. La raison est à trouver simplement dans la moue des gourous qui eux avaient espéré un "return" encore plus important.
Certaines sociétés, encore, malgré de plantureux bénéfices décident de prendre les devants et, à l’aide de l’argent engrangé par ces résultats, licencient prématurément une partie de personnel pour se renforcer encore plus vis-à-vis de la concurrence ou dans l’espoir de racheter ou de fusionner avec un concurrent considéré comme gêneur. N'est-ce pas faire preuve de clairvoyance que de penser à restructurer en période de haute conjoncture? Le travailleur qui désire garder son emploi en arrive à espérer que sa société n'aille pas 'trop' bien de peur qu'elle ait des budgets disponibles alloués à une restructuration. Un comble !

Outre Atlantique, par soucis de clarté, les sociétés doivent établir des rapports trimestriels sur leurs résultats pour donner une idée de leur situation  par rapport aux prédictions faites la période précédente. La courte vue a prise le pas sur les objectifs essentiels qui eux ne devraient pas être limités dans un laps de temps si court. La stratégie d'une société ne se met pas en place en l'espace d'un trimestre mais devrait être jugée sur un long terme. Chercher à l'expliquer par l'exposition de chiffres partiaux n'est certes pas concluant. Les ordinateurs d'aujourd'hui sont parfaitement capable d'assumer ce travail par semaine ou quotidiennement.  La Bourse en sera-t-elle plus rassurante pour autant?

L’éthique, dans tout cela, vous avez compris, ce n’est pas vraiment la « tasse de thé ».

Certains boursicoteurs ont cru que les périodes de hautes conjonctures allaient perdurer et ont bu la tasse d’abord au cours du crack en 1929, du fameux 'Lundi noir' du 19 octobre 1987 et après la bulle spéculative des années 2000 que l’on a appelées années 'dotcom'.

Les « Junk bonds » et les sociétés dont la valeur grimpait d’une manière exagérée pendant ces années de folie « Internet » semblaient dans l'engouement de l’époque ne jamais s’arrêter. Pourtant, un dicton boursier dit que les arbres n’arrivent jamais au ciel. Un retour de flamme, une prise de conscience subite, amplifiée par les échos de la presse, des médias et les programmes informatiques réagissant automatiquement aux soubresauts de la Bourse d’une manière plus lissée que précédemment, se sont néanmoins bel et bien produits.

La Bourse fait, après ce genre de période, des dégâts d’une ampleur incontrôlée et désordonnée, faisant partir en fumée des milliards de dollars parmi les pauvres petits épargnants qui eux aussi ont pu s'imaginer pouvoir se constituer une retraite plus solide. Les nombreux suicides de 1929 parmi les grands argentiers de l’époque qui avaient tout perdu dans la chute, ne se sont pas reproduits heureusement. Les gestionnaires de fortunes sont aussi la proie de faillites retentissantes. Les outils informatiques, programmes et ordinateurs puissants apportent les graphiques nécessaires à la compréhension des progrès ou des déconfitures des sociétés.

Ces graphiques existent de plusieurs formes. Courbes en graphiques avec progressions arithmétiques, logarithmiques, avec moyennes, en tendances, en progressions conditionnées comme les courbes XO. Comme fondamentaux, comme indicateurs, il y a les ratios PE (Pricing Earning Ratio), mais ils sont toujours des indices du passé.

Mais, généralement et malheureusement, l’analyse de ces graphiques n’explique que les situations passées avec certitude. Les extrapolations futures, malgré toutes les analyses les plus fines, restent aléatoires et n’apportent pas du tout la boule de cristal espérée qui permettrait de se retirer à temps fortune faite. Cela se saurait. Les gourous de la Bourse ne continueraient certes pas à nous conseiller, croyez-moi. Ils se seraient, depuis bien longtemps, retirés au soleil dans les paradis dont tout le monde rêve.

Pour l'anecdote, je me rappelle ce Monsieur 'Donjeneveuxplusmerappelerlenom" qui inventa une martingale boursière (ou plutôt en verlan "gale de Martin") qu'il a surnommé "Moneytron". Cette invention lui a permis de faire fortune pas nécessairement par les effets de cette trouvaille mais par les gens crédules qui ont été attirés par l'appât du gain facile, mais qui se sont, tout comme son inventeur, ensuite cassés les dents.

Dans ce brouillard de la vie économique, tout est bon pour apporter la moindre éclaircie qui apporterait un éclairage sur le chemin de nos 'chers' placements: indices de toutes sortes, Dow Jones, Nasdaq, ... reprenant une représentativité de l'économie qui l'abrite, indice de confiance des consommateurs, des commandes de biens durables, de l'immobilité qui donneraient la tendance des achats futurs de la masse des consommateurs, la "bonne parole" d'Allan à la FED dont tous les mots sont analysés, décortiqués à l'affût d'une vision plus claire de l'évolution conjoncturelle ou structurelle de l'économie. Wall Street mène la danse. 
Du jeu orchestré par une multitude d’acteurs et d'artifices, voilà ce que la Bourse nous offre.

Rappelons brièvement par un survol rapide, les différentes « parties » que vous pouvez « jouer » (Boursicoteurs, sautez ce chapitre).
D’abord, il faut rappeler que le prix d’achat ou de vente d’actions résulte d’un subtil équilibre qui se forme entre l’offre et la demande d’un titre de société.
Le petit boursicoteur ne s’intéresse en général qu’au « marché du comptant » établi en fin de chaque jour ouvrable et dont l'évolution des cours est limitée de 5 à 10 %, ce qui est, en définitive, plus facile à suivre et moins risqué.
Les professionnels ou les nouveaux internautes boursicoteurs se greffent plus sur le marché à terme qui fluctue en permanence pendant la durée d'ouverture de la Bourse. Dans ce marché, les cours ne sont pas limités. La livraison des titres se fera en fin de quinzaine au moment de leur payement. Ce qui revient à dire, que si les agents de change ont été chanceux et ont bien misé, ils vont encaisser le bénéfice de l'opération alors qu'ils n’auront peut-être pas encore eu à débourser le moindre Euro. Le scénario inversé se produit d’ailleurs aussi en vendant des titres qu'ils ne possèdent pas mais qu'ils devront acheter en fin de cette même quinzaine. Marché plus spéculatif donc. America speculation for ever. Acheter une action en Bourse est équivalent d'une part d'actif comptable et réel d'une entreprise. Un produit dérivé est un papier avec un actif potentiel sous-jacent réglé à un moment choisi dans le futur.  

Le rendement d'un titre se retrouve, une fois les frais et courtage déduits, dans le bénéfice (ou la perte) correspondant à la plus (ou la moins) value du titre et sous forme de coupon payé une fois par an.
Le marché des « options », beaucoup plus spéculatif encore par son effet de levier, apporte un système de contrat sur une période de plusieurs mois avant d’avoir à opérer les transactions. Elles apportent un droit parcellaire d’achat (« option-call ») ou de vente (« option-put ») d’actions par l’intermédiaire de primes, donc moins cher que la valeur intrinsèque des actions elles-mêmes. Ces primes évolueront de concert avec l’action qu’elles représentent jusqu’à l'échéance, ce qui au pire, pourrait leur faire atteindre la valeur zéro si alors l'action sous-jacente est inférieure au prix de l'exercice.
Vu la complexité et le suivi requis par ces transactions boursières, il existe un substitut par la proposition aux épargnants de fonds d’actions diverses qui amortissent les effets dévastateurs apportant un lisage sur plusieurs d’entre elles choisies en connaissance de cause. Par le bief des options, il est non seulement loisible de miser gagnant en accompagnant le succès d'une entreprise mais aussi en désirant son échec.
Pour le petit épargnant n'ayant que peu de temps à y consacrer, passer la main à des professionnels de la bourse pour la gestion de nos biens s'est très vite imposé pour assurer le suivi et diminuer les risques. SICAV, Fonds communs de placements, Fonds de fonds, Branche 21 ou 23 de type assurance, sectorisée par zone géographiques, par activités, en devises sont venus meubler les possibilités des investisseurs. L'embarras du choix, donc.

Nous sommes donc bien loin de l’idée fondatrice de la Bourse aux actions que je vous ai énoncé au début de cet article. Voilà tout  l'art de la Bourse!

Plus récemment, certains sursauts apparaissent et de nouvelles actions dites ‘éthiques’ voient le jour. Des règles de respect de critères socialement responsables les classent dans des compartiments particuliers. 
Elles restent encore marginales et doivent faire leur preuve.
A côté de cela, dans le monde arabe, des émetteurs d’obligations islamiques sont apparues également dans le même esprit d’exception mais qui se tournent cette fois vers des formules respectant les préceptes du Coran. Elles sont en charge de promouvoir le développement économique et social de la communauté musulmane en refusant d’investir dans les fonds reliés au tabac, à l’alcool et au jeu. Ce marché est en plein essor et l’an dernier le volume global d’émissions obligataires islamiques totalisait près de 7 milliards de dollars.
Jusqu'ici, ce marché fait acte de présence, sans plus, sur celui que nous reconnaissons comme plus « traditionnel ».

Est-ce un esprit de renouveau responsable qui souffle sur la Bourse, un éveil à la chose importante?

Voilà tout le problème !

Une fois mordu par ce jeu, il faudra vous habituer à ne jamais en être content car, avoir acheté vos précieux titres et les retrouver le lendemain encore moins chers ou, après leur vente, les voir toujours prendre de l'ascension. Ça va râler dans les chaumières !  Mais, une règle à respecter par dessus tout : diversifier, diversifier encore vos chers placements.

Une fois la Bourse rendue plus éthique, les actionnaires plus conscients, nous pourrons peut-être spéculer en paix les yeux mi-clos.

Mais en fait, entourer la bourse, n'est-ce pas n'avoir ni queue ni tête?

Si la bourse vous fait "ch...", vous avez raison, il vaut mieux avoir la bourse par devant que par l'arrière !

Je ne résiste pas au plaisir de vous rappeler la pub d'une grande banque belge:

"Comment fait-on des enfants?
Quand un fond de placement rencontre une belle branche 21. Et que ça clique entre eux. Ils sont obnubilés par les opérations du Nikkei. Et la transaction évolue en low, medium, high, low, medium, high. Pour en arriver à un bon return on investment".


Une autre Pub récente de L'Echo qui relaie l'année de la bière:

"Écoutes, c'est simple, investir c'est comme une bonne bière, au début tu laisses couler, ensuite tu arrêtes le liquide, tu attends, et tu prends ton bénéfice. Si tu n'as pas compris...".

 

L'enfoiré,

 

Citations :

  • "En bourse il faut acheter la rumeur et vendre la nouvelle", anonyme
  • "Les Bourses ne traduisent pas l'état des économies, mais la psychologie des investisseurs.", Françoise Giroud.
  • "Il y a deux cas dans lesquels un homme ne devrait pas spéculer en Bourse : quand il n'en a pas les moyens et quand il en a.", Mark Twain



L'Echo faisait paraître 6 vendredis de suite, six articles avec pour titre général : "A quel moment faut-il acheter ou vendre une action?".

Voici, les  : 1er, 2ème, 3ème, 4ème, 5ème, 6ème, 7ème

Ils seront un bon complément à mon entrée en matière. 

Images, j'en mise une, j'en récupère deux...

Mise à jour 04 juin 2009: "Etes-vous un investisseur intelligent?" Qu'en penserait Benjamin Graham, le père de l'analyse financière. Avec la crise actuelle, il ne serait pas très à l'aise, s'il vivait encore. Entre 1929 et 1932, son fonds de placement avait perdu 70% de sa valeur. Il est resté investi, optimiste. Se méfier de l'euphorie et conserver les actions "value". L'investissement, tout un art...

Commentaires

ISR (Investissement Socialement Responsable) en perte de vitesse.
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_ecomatin?id=6271633&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 15/06/2011

Vous boursicotez? Lisez cette conclusion d'un chercheur pour optimiser vos gains

Si l’on en croit Todd Feldman de l’université d’Etat de San Francisco, il n’est pas toujours très judicieux de boursicoter, et se contenter d’investir dans un panier de valeurs qui composent un indice sans modifier la composition de son portefeuille peut être bien plus rentable.
Au cours de son étude « The Most Destructive Behavioral Bias », Feldman a décortiqué les performances de l’indice boursier américain S&P500 qu’il a comparé avec les performances moyennes des investisseurs américains en actions. Il conclut que les gains de ceux-ci se montent à 1,9%, alors que le rendement du S&P500 a été de 8,4% sur la période, surperformant de façon importante les portefeuilles des investisseurs, y compris ceux des professionnels. Pire, sur une période de 5 ans, l’indice S&P500 a surperformé de 68,6% les gros fonds communs de placement gérés de façon active.
Feldman explique que la plus grosse erreur des investisseurs provient de ce qu’ils appliquent des prévisions de long terme sur l’instant présent, un comportement appelé « anchoring » (ancrage mental). Par exemple, ils peuvent se bloquer mentalement sur le prix d’achat d’un titre pour baser leurs décisions futures, alors même que ce comportement peut ne plus être pertinent compte tenu des évolutions du marché.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=vous-boursicotez-lisez-cette-conclusion-dun-chercheur-pour-optimiser-vos-gains&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 07/07/2012

Ces robots qui investissent mieux que l'homme

Les fonds quantitatifs (ou "quant") font leur grand retour. Ces fonds - dont la composition est définie sur base de modèles mathématiques - ont retrouvé des couleurs. Mais est-ce vraiment une bonne idée de confier vos économies à un ordinateur ?
Dans les années 2000, les fonds d’investissement gérés par un ordinateur (et non plus par un être humain) ont poussé comme des champignons. Mais la crise financière de 2008 les a envoyés au tapis. Malgré leur modèle mathématique, de nombreux fonds " quant " n’étaient pas armés pour faire face à cette crise que personne n’attendait. Plus encore, ils sont montrés du doigt parce qu’à cause de leurs modèles – souvent identiques – ils ont même accentué la crise financière.
Fonds
Les mathématiques ont malgré tout encore leur place dans l’univers des fonds. Divers fonds spéculatifs les utilisent encore. Les investisseurs particuliers ont également accès – quoiqu’en nombre limité – à des fonds dont l’objectif est de faire mieux que le marché grâce à des modèles mathématiques. Ces fonds ont, ces dernières années, effectivement fait mieux que la moyenne. Dans la catégorie "actions internationales", trois fonds " quant " se classent parmi les dix meilleurs sur une période de cinq ans.
Pourquoi choisir un fonds "quant"?
Les principales raisons qui justifient le choix d’un fonds "quant", c’est qu’ils sont par nature exempts d’émotions, un avantage déterminant pour un bon investisseur. En investissant de manière systématique et cohérente dans des actions dont la valorisation est la plus faible, la croissance des résultats la plus forte, ainsi que sur base d’autres critères quantitatifs, on écarte toute forme d’émotion. Deuxième avantage: ces fonds peuvent très rapidement opérer leur sélection dans un vaste paysage. "Pour une équipe d’investissement traditionnelle, il est impossible de passer en revue des centaines, voire des milliers d’entreprises (et leurs dizaines de milliers de produits) de manière détaillée, et de les évaluer. Sans parler des mises à jour permanentes des informations sur leurs concurrents", explique Werner Smets, gestionnaire de Vector Navigator. Geert Huyghe de KBC Asset Management confirme: "Dans cette ‘Race against the machine’, une équipe traditionnelle a de fortes chances de perdre la partie."
Les fonds "quant" sont-ils toujours les meilleurs de la classe?
Les fonds " quant " ne font pas systématiquement mieux que les autres. Tout dépend du modèle sous-jacent. Qui peut varier fortement d’un fonds à l’autre. Pendant la crise financière de 2008, de nombreux fonds quantitatif se sont effondrés. On leur reproche surtout de se baser sur les résultats du passé, ce qui pose la question de savoir si leur modèle est armé pour faire face à des situations imprévisibles, comme les crises à répétition de ces dernières années. On ne peut jamais en être certain à 100%. Il est donc important de se limiter aux fonds dont le modèle a fait ses preuves contre vents et marées.
Vector Navigator, un fonds qui aligne des bons résultats depuis 15 ans, a fait à peine moins bien que la moyenne des fonds d’actions en 2008. "A posteriori, j’estime que cette unique mauvaise année fut une bénédiction pour notre méthodologie. Elle nous a obligés à revoir fondamentalement notre fonctionnement et à rehausser la qualité de nos processus d’investissement", explique Smets.
Car il va sans dire que les actions qui font partie d’un fonds "quant" ne se comportent pas mieux que la moyenne par le simple fait qu’elles ont été sélectionnées par un ordinateur. En treize ans, Aphilion Q2 Equities – un des meilleurs fonds sur 10 ans- a, depuis son lancement en 2001, battu l’indice de référence à dix reprises. Mais le gestionnaire souligne que les bons résultats s’expliquent en majeure partie par la cohérence de la politique d’investissement. "Parmi toutes les actions que nous achetons et vendons, le rendement est plus élevé que l’indice dans 56% des cas. En fait c’est la loi des grands nombres qui assure la régularité de cette surperformance ", explique Xavier Boussemaere.
Quels sont les investissements privilégiés par les fonds "quant"?
Ceux qui souhaitent investir dans un fonds "quant" doivent être conscients de leurs limites. Ces fonds se retrouvent surtout dans les grandes catégories d’investissements, comme les actions internationales diversifiées, européennes ou américaines. Au sein de cette vaste catégorie, les fonds " quant " laissent parfois certaines actions ou secteurs de côté. " Les secteurs les moins présents sont ceux qui présentent un niveau élevé d’imprévisibilité. C’est par exemple le cas des biotechnologies, où l’approbation ou le rejet d’un médicament peut avoir un impact important sur l’action, ou dans les secteurs où l’ingérence du gouvernement peut jouer un rôle", poursuit Xavier Boussemaere.
Par ailleurs, la qualité et la quantité d’informations sont également des facteurs cruciaux. Pour Vector Navigator, la liquidité des actions est un élément crucial. " Notre modèle mathématique ne reprend ‘que’ 2.700 entreprises. Malgré tout, d’un point de vue technique, le modèle pourrait traiter le double d’actions, mais nous pensons qu’au-delà de cette limite, vous pourriez vous casser les dents sur deux points : la fiabilité des chiffres et la liquidité ", explique Smets. Une des conséquences directes, c’est que les jeunes entreprises sont systématiquement rejetées par les fonds " quant ". "Nous n’investissons que dans les actions qui ont un historique d’au moins cinq ans. Les actions comme LinkedIn, Alibaba ou Ontex ne sont pour l’instant pas prises en considération ", explique Xavier Boussemaere.
Ces fonds sont-ils moins chers?
Avec des coûts annuels oscillant entre 1,8 et 2,1%, ces fonds ne sont pas moins chers que la moyenne des fonds d’actions. Attention : ces coûts sont intégrés dans les résultats. Par ailleurs, tant Aphilion que Vector facturent des commissions de performance, qui ne sont dues que si le fonds réussit à afficher un rendement supérieur à celui de l’indice de référence ou au taux d’intérêt sans risque.

http://www.lecho.be/les_marches/fonds/Ces_robots_qui_investissent_mieux_que_l_homme.9614792-3463.art

Écrit par : L'enfoiré | 25/03/2015

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