12/08/2009

La méchanceté, tout un art

Le Magazine Littéraire de cet été avait un dossier très complet sur l'Art de la méchanceté. En littérature, c'est par un échange de mots parfois "verts" avec une certaine méchanceté que l'on remplace par un coup de poing bien placé dans un monde plus physique. Mais, alors comment exerce-t-elle son art, cette méchanceté et quelle est son histoire?

La méchanceté, tout un art.jpgQuelques chapitres de ce dossier devraient nous éclairer sur les épisodes d'une mise en condition pour exercer l'Art de la méchanceté.

Un forum n'est pas exempt de ce genre d'exercice. "Parlons peu mais parlons bien" disait, une rédactrice de l'un d'eux qui entamait le sujet avec des yeux féminins, en s'adressant aux "collègues" rédacteurs de cette enceinte virtuelle. Le souci d'annihiler l'agressivité était le maître mot de son article poussé par les inquiétudes de notre époque qui rencontre la concurrence, les barrières et qui empêchent de respirer convenablement, disait-elle. Déshumaniser les relations humaines semblait son plus grand reproche. Pourtant le malin plaisir de refroidir les instincts, les plus humanistes, de nuire son prochain, se cachait derrière quelques répliques qui suivirent. Alors, cette fois, appelons un chat, un chat. Le mot "méchanceté" n'avait même pas été effleuré dans l'article. Étudions-en les arcanes dans le passé et dans notre présent.

Il y a les critiques littéraires officiels, ceux qui sont là pour orienter les lecteurs, pour donner une leçon, violente à la base ou non vers l'auteur du texte. Ce filtre peut prendre le mauvais chemin et faire dévier l'initiateur de l'œuvre littéraire pour mauvaise compréhension des buts. L'amour de la réplique poivrée vient comme maître-atout. L'œuvre écrite manque d'aisances dans le droit de réponse et d'interactivité. Alors, l'auteur s'en retrouvera parfois groggy, mais c'est la règle du jeu.

L'interactivité devrait, pourtant, avoir une place prépondérante. Dans les forums virtuels de la Toile, ce n'est pas le cas. Certains auteurs se payent un maximum d'interventions sous forme de trolls sans consistance, haineuses, partisanes, entrecoupés, heureusement, de passages plus intéressants. La propagande n'est pas exempte des forums et mérite des alertes avec réactions bien musclées. Placer son désaccord, sans précisions, n'a pas la moindre efficacité, ça c'est sûr. Mais l'anonymat a permis de descendre le niveau et la valeur proactive des interventions.

"Pimenter" pour faire mouche avec le moins de mots possible est pratiqué depuis la plus haute Antiquité. Des hiéroglyphes prouvent que les anciens Égyptiens osaient critiquer leur Pharaon par leurs petites faiblesses.

Tout le monde se rappelle du panache de la tirade du nez de Cyrano de Bergerac. De l'humour grinçant, mais de l'humour vrai et bien construit. Pas de méchanceté bête. Une réplique, sans faux fuyant, vaut tous les discours de la Terre. Tout le monde n'est pas à mène de faire usage des bons mots bien salés et poivrés. Il faut de l'expertise et de la connaissance du sujet pour enrayer toute contre attaque. Prévoir l'imprévisible. La rixe oratoire n'en sera que plus belle que si les pouvoirs ne sont pas plus forts d'un côté que de l'autre de la barrière. A armes égales, cela devient un arc et une flèche. Une flèche et un arc. Rapports de forces égaux sans disgrâce politique. De la belle ouvrage. La diplomatie viendra par après.

Le pouvoir, le côté racial, cela casse tout et s'interpose pour tomber dans l'idiotie. La subtilité est ailleurs et se cache derrière les ambiguïtés de haut vol. Pas de deuxième essais ou alors de la même veine. Les plus beaux succès viennent d'ailleurs suite à une réaction au conformisme et à la bêtise. Énoncé d'une traite presque magique et par surprise avec une technique mortifère sans intention de la donnée. Citations avec le moins de mots possible. Nous en verrons quelques "goals" de la sorte en fin d'article. Art du mal par la persuasion de l'absurde de situation, révélé au vol d'une phrase. Si l'interlocuteur a l'intelligence d'en rire, c'est gagné par ricochet. "Les cris désespérés sont les chants les plus beaux", disait Musset. Les spectateurs se régalerons de l'échange.

Les paroles dans le réel des rencontres physiques ne permettent pas cette répartie. La rapidité et la surprise des réactions à données fait plus partie du hasard.

Dans l'écrit, le temps et la surprise sont d'un autre ordre. La répartie devient un sport dans le recueillement d'une feuille blanche, d'un texte écrit préalable ou par l'intermédiaire d'un écran. Là, c'est du recul, du calcul, de la recherche qui est nécessaire. Le jeu d'échec commence. Le premier qui avance son pion, ne sera pas forcément celui qui fera le "Mat". Le fou n'est pas celui que l'on croit. Pas de limite de temps. Des coups à l'avance pour le bien de la partie. L'expérience de ce "jeu" peut se donner une chance par la pratique de l'humour sans verser dans la rixe et la colère.

Ce qui est désolant, c'est que sous le couvert de pseudos, la méchanceté gratuite a souvent tendance à exploser. La vie actuelle est plus agressive, pourquoi pas leurs reflets. Le pseudo, faussement incognito, donne de l'assurance à l'auteur "disgracieux" ou "irrespectueux". Plus besoin d'être original et humoristique sans étiquette. Les réponses deviennent partielles et partiales. On élimine les points qui dérangent. Le jeu de ping-pong est sans allant. C'est un combat entre un mouton et un moutonné à qui perd gagne. La victoire à la Pyrrhus finale, dégoûtera son vainqueur. Dès lors, si on n'a pas atteint le fond, on commence très vite à en sentir les odeurs.

Chacun a sa technique de réponse aux invectives. Fabriquer sa réplique est affaire de doigté et de persuasion qui se veut un correspondant à la hauteur. Pas de secret, pas d'adaptation d'une situation sur une autre. Du coup par coup. Pas d'ego transposable vers un autre. Seulement des règles de respect de règles implicites du "jeu" mais qui ferait patiner l'originalité. L'art de la méchanceté se joue comme la vie. Rien n'est gratuit. La faille, chez l'autre, se découvre parfois après des recherches. Sans mentir ou pervertir la réalité.

"Le poids des mots face aux idées", écrivais-je un jour pour exprimer les différences de cultures.

Anne Roumanoff caracolait, avec humour, "Dire du mal de soi aux autres, c'est idiot. C'est leur donner des idées qu'ils n'auraient pas forcément eues tout seul".

La presse n'est pas plus tendre et ici, il s'agit de BD et de Tintin.

Il est vrai que c'est surtout "A cash city" qu'il ne faut pas avoir de faux espoirs.

En remontant le temps, même sans Internet, des querelles ont été épiques et parfois dans des luttes plus meurtrières moralement que physique.

Le magazine littéraire parlait de Catulle et de son émule Martial qui faisaient les délices de la polémique insidieuse et crue, par l'intermédiaire des épigramme. La politique s'introduit, alors, avec le danger de la posture, sans réel argumentaire, dans un rapport de forces au bras de fer, y était-il précisé.

Le venin se retrouve avec Pierre Aretin, redouté pour ses "pasquinades" dans la forme de la médisance.

Pour Léon Bloy, que tout irritait, la critique passait par à l'autodestruction. Il s'en était fait une raison d'être par la pureté et par sa solitude.

Saint-Simon avec ses Mémoires ne s'inquiétait plus de savoir s'il était méchant ou charitable, pouvait être considéré comme le roi des piques.

"La méchanceté croît avec le progrès des idées", disait Rousseau avec une philosophie toute particulière aux gens de lettres qu'il considérait comme les êtres les plus vils qui soient. Lucidité d'égoïsme de l'amour-propre tout en récusant cette vision manichéenne et en admettant ne pas s'aimer eux-mêmes chez ses contemporains, chacals savants.

Le 19ème siècle voit naître dans les salons où l'on cause, le pire et le meilleur des jeux de mots. La haine littéraire contre la médiocrité y pousse du grotesque à la farce. La pièce d'"Hernani" d'Hugo marque, par le scandale, l'apogée des batailles entre romantiques et néoclassiques.

La fantaisie de la méchanceté a toujours évolué dans le temps en fonction de la notion que l'on avait accolée au "mal". Celui-ci progresse à pas feutrés. Il est banalisé ou au contraire rehausser d'emphase en fonction du point de réception de l'attaque. Longue tradition de la méchanceté pour dire tout haut ce que le monde n'ose dire que tout bas.

20090227Vacances.jpgAujourd'hui, dans notre époque qui demande d'aller toujours plus vite, la caricature remplace, souvent, une longue tirade par l'image flash. Humour acerbe, sarcasmes qui feront mouche du premier coup d'œil ou se perdra lamentablement. Méchanceté ou critique constructive? Parti pris, non objectif, si le même regard critique n'était pas donné avec la même virulence de part et d'autres des barrières. On adore ou on déteste ce genre d'approche, pas de demi mesure, si le recul nécessaire n'est pas entrepris. La méchanceté commence, seulement, avec la bassesse, nulle, non productive et subjective.

Pour le spectacle, il y a les amuseurs publiques, imitateurs et autres qui apporteront cet humour grinçant en pointant des personnages politiques ou de la vie publique. Michel Drucker était "cuisiné" samedi dernier dans l'émission "L'habit ne fait pas Lemoine" et constatait que la période Age tendre et Tête de bois était repoussée dans des tournées nostalgiques. Le dixième des réflexions, lancées aujourd'hui, il y a vingt ans auraient fait l'exclusion et le renvoi sur le champ. Mais il est resté le "gentil" de la bande des présentateurs. Les jeunes ne l'apprécient en général plus car il n'est pas assez vindicatif. Pour durer, il est obligé de laisser la place à ceux dont c'est le métier du génie de la "méchanceté" humoristique tel qu'Anne Roumanoff ou Canteloup. Laurent Ruquier, lui, même avec des clashs, s'assure les rires de son parterre d'invités intéressés par sa cause et par la rigolade.

A la télé, les "Guignols de l'Info" ont encore de beaux jours avec en arrière plan "Le canard enchaîné".

La littérature, elle, se doit de jouer dans la subtilité et l'enthousiasme de la bonne parole. La société policée, sous le couvert de l'éducation jésuitique est (mal)heureusement en perte de vitesse. La vie a été et est un combat, une joute perpétuel. La perfidie de salon du XIX ème siècle, la cruauté des apartés, le théâtre de Molière, de Shakespeare se sont transformés en théâtre de Boulevard. Les arbitres, les modérateurs, c'est le public lui-même qui s'en charge.

La méchanceté a-t-elle progressé avec notre époque? Pas vraiment. L'histoire montre le contraire. Le 18ème siècle de Rousseau a probablement été bien pire. "Tout cela eût été moins facile à faire dans tout autre siècle. Mais celui-ci est particulièrement un siècle haineux et malveillant par caractère", avouait-il. Notre époque s'est seulement gadgétisée. Elle s'est donnée des outils neufs pour se répandre à toutes les classes de la population dans les pays dits démocratiques. Et cette extension fait la différence. Dans le milieu du travail, le jeu de la chaise musicale a créé le chacun pour soi avec le matérialisme en toile de fond. Dans les tensions, le psychisme verse naturellement dans les conflits verbaux avec la vengeance et le vitriol comme encre "sympathique". L'amour et la haine ne sont-ils pas les meilleurs complices? Vigny à la question d'un littérateur qui remarquait cette animosité de langage avec ses alteregos, répondait "Que voulez-vos: nos nous aimons!".

20090305Fillon.jpgLa méchanceté fait, aussi, partie de la "peopleisation" des personnages que d'être rappelé en permanence comme "The man you love to hate" en écho à un slogan hollywoodien. Il s'agit d'être à tout prix. Tout, sauf l'anonymat, pour les hommes politiques.

Rappel: "le méchant, c'est toujours l'autre".

Henri Bergson dans un discours enflammé présentait la vie moderne comme une ouverture à la diversité des opinions par l'intermédiaire de la politesse, de la générosité, voire de la charité.

L'agacement peut venir du coup par l'idéologie du sympa. Béatitude tout aussi peu productrice de progrès, même si cette pensée est aimée de la population quand on voit les entrées pour le film des Chtis. Alors, ce sera dénoncer les erreurs et la bêtise pour, simplement, ne pas se faire "chier". La panoplie des actions possible est à la hauteur des ambitions: impertinence, irrespect, provocation, blasphème... mais dans les bonnes formes.La méchanceté, tout un art Obama.jpg

Bourreaux ou victimes. Réceptionnaires d'un message bon ou mauvais, organisez vos duels. Soyez présents, détendus, c'est la modernité qui le veut. Soyez original. Privilégiez les faits incontestables avec les sources de vos dires sous le manteau. Soyez actifs, voir radioactifs. Jouez aux figures de style, à l'allégorie, par exemple, mais pas nécessairement à l'« allez gorille ». Pas confondre non plus entre calembours et "calles au bourg".

Au travail, bons "tortionnaires" de forum dans le respect, la responsabilité et l'humour...

"Une jolie fleur dans une peau de vache, Une jolie vache déguisée en fleur", chantait Brassens.

Cette méchanceté-là, toute relative, deviendra, peut-être, une relation de type "win-win" pour l'écrivain, le lecteur et pour le spectateur. Sans polémique... enfin, presque.


L'Enfoiré,

Sur Agoravox, ce sont les durs des durs.


Citations:

  • "Je préfère le méchant à l'imbécile, parce que l'imbécile ne se repose jamais", Alexandre Dumas

  • "Quelques-uns meurent trop tôt. Beaucoup meurent trop tard. Très peu meurent à temps", Friedrisch Nietzsche

  • "Le singe est un animal trop débonnaire pour que l'homme puisse en descendre", Friedrisch Nietzsche

  • "L'ennui chez l'homme célèbre, c'est qu'il se prend pour ce qu'il est devenu, non pour ce qu'il est resté", Georges Perros

  • "Si on ne voyait que les gens qu'on estime, on ne verrait personne", Crébillon fils

  • "Les Français ont horreur des inégalités, mais ils adorent les privilèges. Souvent, "inégalité", c'est le nom que tu donnes aux privilèges des autres", Anne Roumanoff


18/02/2008

Tout pour rien ou rien pour tout

2cca00470d9f7ecce8944d3e8e03c429.jpgL'antagonisme entre le virtuel et concret est de plus en plus troublant. Internet fait penser que tout peut s'acquérir sans bourse déliée. La réalité dans les magasins va dans l'autre sens. Où est la faille? Le prix des choses et celui des hommes ne seraient-ils plus en équilibre? Entre rêve et réalité?

 

- Tu vas quand même pas payer pour cela? Tu as vu, c'est gratuit ou presque sur Internet: logiciels freeware, tickets d'avion, le magazine de la télé et j'en passe. T'es fou d'acheter cela dans le commerce.

La Toile fait subir ce revirement à la pensée et à l'action réactive sans réflexion. Dans le même temps, on assiste à une augmentation du coût de la vie pour les denrées de base. L'indispensable concret devenu cher, le futile virtuel tendant vers la gratuité. (Le FOSDEM 08 23-24 février)

On vous le dit, pourquoi payer pour ce que vous obtenez gratuitement avec la cerise sur le gâteau en plus?

La pub passe désormais par l'intermédiaire du "gratuit". Google et Yahoo pompent toutes les informations sur nous consommateurs et nos petites "défaillances". Juteuse, cette information au vu des résultats de ce genre d'entreprise. L'information personnelle passerait donc au premier plan?

c91d8deb08d604717ea1356848c5abd6.jpgLes eBay de toutes sortes, ont aussi effacé quelques dollars ou euros de l'addition au passage par une vente-troc organisée au niveau biens ou plus vicieux  et esclavagiste en mettant aux enchères l'heure non plus vers le haut mais vers le bas ("Haro sur jobdumping.de").

Les droits d'auteur (DADVSI) ont été aussi mis à l'index. L'intelligence et les droits de pensée ne se monnaient plus. Mais qui paierait en définitive pour la mise sous tutelle ? ("Le Copyright remis en question: lettre au Ministère de la Culture". "Appel aux créateurs et aux artistes ...")19b03c324a8014a94f25906b51e1cc93.jpg

Dans les airs, on parle de  "low-cost" de l'aviation.(L' UE réagit très violemment aux prix des compagnies low-cost). Ce n'est pas la Cour de Justice européenne qui précise des indemnités en cas de retard des vols, une obligation d'informer le passager, le remboursement en cas d'annulation qui changeront la donne. Le cauchemar pourrait venir par le manque de sécurité. Les mises en consigne pour le contrôle et la maintenance coûtent encore très cher. 5470a3d321afed8c5e91dbc8cf866e59.jpgUn modèle économique basé uniquement sur la compression des coûts de production, est il viable? Retour de manivelle aussi par la consommation inconsidérée du kérosène, toujours pas remplaçable.

Minimiser le prix de revient n'est pas dénué d'effets secondaires.

"Vivez moins cher en 2007" disait "Plus Magazine" fin décembre 2006.

Alors, les jeunes ont choisi, suivis par les moins jeunes: "On veut tout à la vitesse d'Internet et sans plus bourse déliée" avec moteur intégré publicitaire. La vie privée n'a qu'à bien se tenir.

Il est vrai que cette nouvelle tendance ne vient pas du ciel. Elle est arrivée avec la dévalorisation voulue par des hommes et par le travail des sociétés, par la Société. "The System".

458064841.jpgDéclin et abîme inéluctable en bout de course? Où est la contrepartie? Qui paie tout cela, cette fausse gratuité ? La pub ne peut pas tout.

Il faut le chercher à l'étage du dessous. Dans le concret, il en va tout autrement. Le consommateur s'est vu contraint de rechercher une issue sur une marche encore plus basse. La classe moyenne n'est plus moyenne. Elle a aussi raté une marche dans la manoeuvre. Et cela est beaucoup plus grave car c'est elle qui assumait l'achat de cette production dans sa grande majorité.

Le pouvoir d'achat a perdu 2%  au minimum et ne suit pas l'index. Des contrats à tous les niveaux deviennent des peaux de chagrin enveloppant des bénéfices non négligeables. Mais pas partout.

Dans les multi-nationales, c71400b46c095460ca90adcaa2206872.jpgl'ouverture des marchés sans frontières, sans aucune retenue et sans filets. Baisser ses prix ou mourir pour les petites sociétés. Marche ou crève dans le bas de l'échelle du côté "consommateur".

Le travail a été dévalorisé. Pour compenser et survivre, certains tentent même de compenser et de condamner à travailler plus. On oublie par là même que le temps de plein emploi est obsolète et que beaucoup de machines ont remplacé des tâches de plus en plus sophistiquées. Le low-cost tout azimut doit oublier du même coup le prix de la qualité et la motivation de créer.

Les matières premières, elles, tenues dans un étau appelé "Wall Street", pendant de très longues années, par les pays consommateurs aux dépends des pays producteurs, se réveillent et prennent, comme il se devait, un jour, leur envol.

57f71ef62fb8f3f7f3315fd81d75e8ec.jpgLes Belges craignent pour leurs portefeuilles. Problème de plus en plus commun dans notre "occidentalité". On ne cherche pas à savoitr d'où cela est  venu, où on l'on va mais, alors, on y va ! L'indice en Belgique a augmenté en 2 ans de 5% dans l'ensemble des produits et, jusqu'à 7%, pour les produits alimentaires et l'énergie. Heureusement, l'index bien que lissé reflétera bientôt une partie de la hausse. La Belgique est passé en 12ème rang en deux ans en Europe (d'après une étude GfK) dans le classement du pouvoir d'achat. La Suisse, occupant la 1ère place, la France, la 9ème. Énergie, loyer et nourriture étant le tiercé de tête.

"Le pouvoir d'achat continue de résister à la hausse des prix", titrait l'Écho à la Saint Valentin. La Banque Nationale belge appelait, du même coup, à la modération pour préserver l'indexation automatique et éviter la spirale négative prix-salaires-prix. Mais jusqu'à quand et avec quel parachute? Le consommateur pour prendre un peu d'avance sur les augmentations commencent à stocker les denrées qui ne sont pas trop périssables. Il devient le stockiste du magasin et fait artificiellement augmenter les ventes.

La pérennité des produits n'est plus assurée. Tout évolue à la vitesse de la lumière, tout s'étiole et devient obsolète déjà à la sortie du magasin. Les fournisseurs s'en rendent compte de l'intérêt et nous vendent de l'immédiat, du consommable aux jours comptés. Le conjoncturel n'atteint plus jamais le stade de structurel. L'OMC a orchestré les échanges internationaux. Ces sociétés internationales harmonisent leurs activités à cheval sur une multitudes de pays en garant leurs bénéfices dans les pays qui donneront le plus de sécurités et de rendements au niveau fiscal. Les petite sociétés locales triment en haïssant cette concurrence des plus fort. Elles s'adaptent, elles bradent, elles soldent. Elles cherchent le juste prix, les coupables de cette envolée des prix et elles répercutent chez leurs clients "de passage" en espérant en conserver quelques fidèles.

Si les GSM ont baissé de prix, les communications téléphoniques sont en pleine croissance. Les carottes n'auraient seules pas suivi l'inflation. Le pain subirait une augmentation non justifiée par le prix du blé, ni de l'énergie, ni par la saison. Une entente, seule, sur les prix serait donc à l'origine de l'augmentation. Le prix des produits saisonniers est souvent calculé en extrapolant à partir de la récolte de l'année précédente ou en anticipant d'une augmentation. Offre et demande toujours en équilibre dans de telles conditions? Baisser les prix de l'énergie? Peut-être, dans le durable, mais pas dans le fossile.

730f73d7de1a427d49abda8c9ecd8026.jpgL'extinction de la classe moyenne n'assumera plus le produit du travail, très bientôt. Dans une économie telle que la nôtre, l'argent est fait pour rouler. Arrêter le pouvoir d'achat, c'est ralentir de fait la production dans une civilisation productiviste.

La presse propose de petits conseils amusants par leur innocence à cette perte de pouvoir d'achat  : acheter en vrac, productions maison, supprimer gaspillage, rassembler ce qui est normalement dissocié. Le "do it yourself" avec les meubles Ikea, le Brico n'est pas à la portée de tout le monde.  

Continuer à trouver l'amélioration du niveau de vie par une augmentation du travail? Il faudrait se demander, comme il est fait pour l'habitat au citoyen responsable, par où, il y a des "pertes de chaleur". Les caisses, comme annoncé partout, seraient vides. Les cadeaux ne seraient plus à l'ordre du jour et cela malgré les promesse électorales. Supprimer la pub? Travailler plus pour gagner plus? Faire plus avec moins? Schizophrénie, en plus. Quel est le but? On ne comprend plus. Des débats entre gauche et droite n'éclaircissent pas plus l'horizon. De la poudre de perlimpimpin quotidienne ne change rien.

La diminution du nombre d'heure de travail semblait la solution pour entamer un siècle suivant, le 21ème rugissant? Les machines ont depuis longtemps supprimé les travaux répétitifs et qui demandaient une trop grande quantité de personnel. Il faut l'assumer. Les compensations où traînent-t-elles? Le besoin de produire par le travail est bien présent, mais mal ajusté. L'efficacité ne vient pas de la quantité mais de la qualité. Travailler mieux, sinon, ce serait se jeter l'opprobe après avoir imaginé les machines pour améliorer la qualité du travail.

Et si l'heure de travail était revalorisée, au contraire? Mais à quel prix?

Plus besoin, tout est gratuit, répondrait une voix jeune, en écho. Il y a manifestement de la friture sur la ligne...

Tout ne passe pas par l'intermédiaire d'Internet.

Les réponses à mes craintes du "tout gratuit" se trouveraient, donc, ailleurs. Dans une à une de ces lignes, des textes comme si, tout à coup, elles m'apportaient le démenti à mes idées préconçues que chaque minute engagée devrait être payée au juste prix.Alors, on réfléchit. Certains sont provocateurs, révolutionnaires ou innovateurs.

"Abolir le travail, pour en finir avec le chômage et autres tracas" pour ne citer que ce très bon article bien documenté. Les affres du productivisme qui devraient être corrigés, selon l'article, par "certaines de ces technologies dites de pointe et pourtant vieilles comme le monde, comme les énergies renouvelables, les réseaux d’échanges de savoirs, les réseaux de troc sur la Toile et en dehors. L’allocation universelle -en attendant ou en précipitant la fin du capitalisme- est une autre piste provisoire à étudier prudemment. Dématérialiser l'argent...activités axées sur l’éducation, le bien-être et la santé, les services publics et concrets à la collectivité, la créativité et les arts... consommer moins pour travailler moins"

Pensées suicidaires ou rêves utopiques? C'est du moins ce que je pensais en arrivant avec le poids de l'habitude et des conventions culturelles.

Bien que je pressente toujours certaines failles au nouveau "Système" évoqué par ce nouveau courant d'air "frais", je dois avouer que cela ne se goupillerait pas trop mal mais, dans des conditions très précises, drastiques même. Pourquoi consommer le trop plein de ce qu'on ne peut plus se permettre de consommer? Une grève de la consommation au bout du chemin? Peut-être pas.

Il s'agirait d'un changement de société dans sa globalité et à multiples facettes.

  1. Une spécialisation accordée de commun accord par les pays et aux pays. Chercher et choisir son créneau d'activité et laisser les autres dans le leur. La concurrence ne ferait plus chuter les prix dans ce cas. C'est un peu ce qui se passe dans les faits, mais après de terrible coup de semonces. Les PC, l'électronique, sont déjà dans les mains de qui de droit. Les autres ont déjà bien compris. L'organisation est en place pour aboutir avec le maximum d'efficacité. Qu'il existe des créneaux demandant une spécialisation plus poussée, n'est pas un problème et pourrait se faire ailleurs. Si par contre les tâches dépassent le cadre d'un pays par leur ampleur comme pour l'espace, unir les forces en dehors de toutes perspective de concurrence serait bien plus nécessaire et adéquate. Une collaboration plutôt qu'une compétition. Un échange d'actions au sommet plutôt qu'un rachat. N'est-ce pas un pis aller pourrait-on rétorquer? La concurrence a ses limites mais aussi ses incitents à la découverte.

  2. La motivation, le besoin d'entreprendre, on ne les chercherait plus dans le travail mais en soi. Ce serait nouveau. Ce "moi", il faudrait le découvrir avec le maximum de précision. Si l'homme a inventé le travail, on ne le réserve normalement pas aux bébés, quoiqu'on attende de moins en moins de temps pour lui donner les informations nécessaires. Donc, il est si pas remplaçable, amendable dans sa conception. Où chercher la motivation? Trouver une occupation motivante en dehors d'un travail imposer, tout le monde n'en a pas nécessairement les compétences et la volonté. Il faut orienter. Désoeuvrer une population est la pire des situations. Être en vacances tous les instants de la vie, n'est plus des vacances. Il faut meubler son temps pour rester vivant. Ne rien faire, ce n'est pas conserver la santé. N'en déplaise à Henri Salvador. Tout est question de personnalité. Génération d'assistés? Peut-être pas, mais demandant une "terrible" remise en question, pour le moins. Plus question de vivre en vase clos.

  3. Une éducation motivante et perpétuelle dans des domaines inattendus et pas nécessairement rémunérés. Un hobby. Pourquoi pas? Tout reste à faire de ce côté. Mais on travaille dans l'autre sens.

  4. Le plein emploi, lui, est devenu une chimère qu'il faut ajuster perpétuellement dans la flexibilité en fonction des besoins de par et d'autres des acteurs transactionnels. Flexibilité qui nécessiterait le moins de déplacements physiques.

  5. Les programmes des candidats qui se sont présentés aux élections françaises, pour attirer les votes, contenaient des arguments qui laissaient croire qu'il était possible de consommer soit sans bourse délier, soit par une production avec toujours plus d'efforts. Les robots arriveront, très probablement, à le faire complètement. La cyberscience s'y intéresse. Mais, ce n'est pas encore pour demain.

  6. Une autarcie dans la production de ses besoins essentiels immédiats mais dans une vision solidaire du monde. On ne parlera plus de "trouver un nouveau modèle français" pour contrer le capitalisme américain, mais plutôt un modèle européen, voir mondial.

  7. L'infrastructure générale, le mode d'emploi de la carrière partielle ou totale, au bureau ou ailleurs est à réétudier de fond en comble. Tout devient simple et complexe à la fois dans la réalisation. Il s'agit, plutôt, d'une véritable révolution. Faudra-t-il engendrer des enfants qui dès la naissance seront affublés d'actions en bourse, capitalistes avec le biberon dans la bouche? Sera-ce comme actuellement, les uns qui n'arriveront pas à écouler leur précieux avoirs faute de temps et les autres qui ne pourront trouver le petit "plus" qui fait seulement vivre ou mourir ?Plus tard, rien d'anormal, comme seules études obligatoires recevoir des cours de gestions de fortune pour la survie. Gestionner sera aussi travailler.

  8. Le chômage qui joue le rôle d'assistance sans retard à l'allumage et sans perte de vue.

Il n'y aurait donc plus qu'à attendre. Serons-nous sauvés pour autant et à temps? Est-ce vraiment les réponses du berger à la bergère avec le panier vide?

La nature a ses lois que les réalités connaissent très bien.

Les travailleurs occidentaux sont relativement protégés par des lois sociales efficaces et des conditions de travail contrôlées ont dû subir des dé-localisations. Mais, là où les choses se corsent, c'est dans la manière où cela se produit désormais. Tous les abus sont permis. Le mot "éthique", on ne cherche pas trop à le traduire dans certaines langues asiatiques.

Ce sera un choix de société à la clé. Le low-cost et le high-cost ne font pas partie de la solidarité entre les hommes. Autant s'en souvenir.

Reste-t-il encore une chance de trouver des investissements dans le progrès réel des produits sans ce procédé qui dévalorise biens et personnes et sans externalisation de l'esclavage d'une autre époque pour les hommes?

Vendre, oui, travailler pour produire, ce qui sera utilisé à bon escient avec un travail de base qui rapporte à son auteur et un peu moins à ses commanditaires, intermédiaires et distributeurs finaux. La marque ne compterait plus seule en "background".

Sans changement de mentalité, le "tout pour rien" prendrait le chemin de la glissade vers le "rien pour tout". C'est sûr.

Pendant ce temps, la pub nous rappelle qu'il faut devenir "millionnaire" et "scandaleusement riche" pour vivre et se sentir à l'aise dans sa peau et pouvoir payer le luxe qui n'a pas du tout quitté la scène des offres.

Monde à deux vitesses? Le fossé, imperceptiblement, s'est creusé un peu plus dans cette dichotomie infernale.

Alors, encore un peu plus de recul s'impose dans le réel, le pur et dur. Si l'argent n'avait plus de valeur, voyons ce qui se passe chez les gens pour qui c'est le cas et qui n'ont plus à se préoccuper des affaires bassement matérialistes.

Avec les derniers rebondissements du réchauffement climatique, renaissent des élans de sagesse. La consommation des vêtements dans nos pays représente 8 kilos de vêtements qui passent à la trappe tous les ans pour suivre nos envies de rester "in". L'achat de 12 kilos de vêtement dans la même période constituait un débours de quelques 1600 euros. Acheter dans la durée et pour cela accepter de payer un peu plus dans l'ancien "Système". “Il faut être très riche pour acheter du bon marché”, concluait dernièrement un vendeur à la grande surface. Avait-il tout compris et était-ce un renégat, une taupe?

Les philosophes s'interrogent aussi sur cette gratuité. Francine Markovits, professeur de philosophie à Nanterre, dans son livre "C'est gratuit", concluait pourtant qu'on n'a jamais rien pour rien. La dépendance est au bout du chemin du "pas de pognon". Offrir à un tribus qui signifie devoir rendre un peu plus pour l'"heureux" élu et ainsi de suite. La charité dans le rapport homme à homme est souvent une satisfaction narcissique.

L'école gratuite, personne ne le remet plus en question. Il y a la solidarité qui joue pour assurer. Gratuit, ce ne l'est d'ailleurs pas totalement. Les fournitures, vacances scolaires, cantine le prouvent (en 2007, 100 euros par enfant). On voudrait même, dès lors, pousser le bouchon plus loin. Investissement supplémentaire pour la jeunesse de demain, disent certains. Aberration économique, pour d'autres. Un rapport prix performance est la seule réponse. Offrir du pouvoir d'achat à ceux qui en ont le plus besoin pour conserver la liberté, est la solution préconnisée. La gratuité serait un pis aller.

ab0efa417498c069bf6f4f90045bf9f4.jpgL'argent, "mal nécessaire" ou "outil" à utiliser avec la plus grande précaution?

Devra-t-on reprendre le bâton de pèlerin devant ce dilemme ayant des relents de cacophonie et s'évader dans "Un monde Ailleurs" que chante Jean-Louis Aubert?

Je dois dire que je me plaisais bien dans celui-ci. J'en avais pris les habitudes en plaisirs et en réflexions. Celles-ci m'ont épuisé. Il restera à compter vos points et vos réactions.

J'en frémis d'avance.

 

L'Enfoiré,

Les réactions du Panda ne sont pas rien...

Citations :

 

  • "Toute humanité veut vivre, mais elle ne veut pas payer le prix et ce prix est le prix de la mort.", Antonin Artaud

  • "Le seul prix qui intéresse vraiment un écrivain, c'est le prix du livre", Guy Bedos

  • "La rareté fait le prix des choses.", Pétrone

  • "Il en est de la valeur des hommes comme celle des diamants, qui a une certaine mesure de grosseur, de pureté, de perfection, ont un prix fixe et marqué, mais qui, par-delà cette mesure, restent sans prix, et ne trouvent point d'acheteurs.", Chamfort

  • "On se souvient de la qualité bien plus longtemps que du prix.", Gucci

  • "La gratuité pousse les gens à surconsommer, c'est-à-dire à agir à l'encontre de toute logique", Etienne de Callatay

  • "Aujourd'hui, les gens connaissent le prix de tout et la valeur de rien", Oscar Wilde

01/10/2007

Agoravox Suite

Défendre Agoravox, c'est défendre nos libertés. 

 

Cet article, qu'est-il venu faire dans cette galère?

Agoravox n'est pas HautEtFort qui prend mon temps depuis près de trois ans.  Le site citoyen Agoravox reçoit aussi mes "visites" sous forme de commentaire et d'article depuis deux ans. Il prenait beaucoup de mon temps aussi à la modération d'articles d'autres rédacteurs. Une saine remise en question était seulement nécessaire quand les exceptions, les extras en désaccord avec le manque de respect vis-à-vis de chacun, rédacteurs ou commentateurs, devenait insoutenable. Trouver une solution s'imposait et surtout pas par l'intermédiaire d'une fuite de ce qu'on a aimé. Si vous ne vous sentez pas concerné par cette action passez vite à l'article suivant.

Ce qui va suivre est un article en cosignature de multiples rédacteurs de cet "ailleurs". (Entre autre Gasty, Le Chat, Le Panda, l'Enfoiré, etc.). Il y avait de la franche rigolade. Ce n'était point une attaque contre Agoravox, mais, un seul désir d'amélioration et de corrections.

L'imagination, comme le droit d’expression était libre. Exprimez ce que ces rédacteurs avaient sur le cœur, avec humour, courtoisie, et respect étaient du parcours.

Nous l'avons proposer à la modération respectant ainsi « la ligne éditoriale ». Cela ne s'était jamais fait à ce jour. Nous pensions que si la modération existait avec de l’humour réellement nous aurions un article d'anthologie.

C'était notre liberté d'expression que l'on faisait taire tout du moins certains.

Toutes les suggestions correctes et humoristiques étaient les bienvenues. Sommes-nous parvenus à nos fins? Questions avec ou sans réponses?

Nous continuions à semer afin de récolter les fruits de la transparence !

Il ne fallait pas oublier que dans toute armée il faut un chef, nous l'acceptions normal…

Toute armée a un chef, mais sans soldats il n'y a pas d'armée.

La meilleure façon d’agir démocratiquement c’était de refuser la démagogie.

La transparence et une plus grande cohésion parmi les rédacteurs, le rejet de commentaires totalement insupportable.

L'humour, oui, le commentaire ferrugineux, non. (Dixit Bourvil)

La base d'Agora vox, c'était nous tous sans exception qui l'avons construite.

Nous nous devions de la défendre.

Nous avons seulement été les « ouvreurs de notre futur » de véritables bâtisseurs et non des ensevelisseurs.

Agoravox est ce qu'il est et notre plaisir était de communiquer le message que nous voulions voir véhiculer, dans la correction de tout.

Cet article fait suite aux commentaires de "Le vertige du monde selon Facebook". 

47b93f59f027fd284bdbdd9db8bb0358.jpgNous le publions même si nous devons nous battre pour que vous puissiez vous exprimer « Voltaire, Le Vrai ».

 

 

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Les affaires du Sports ou des Conjonctures…

Il était une fois, puis non ce n’est pas vrai, nous sommes des Pieds Nickelés presque ficelés dans une fausse armature. C’est à l’arbitre botté tout comme nous de nous compter et de voir si les filets sont ou ne sont pas percés. De plus il faut vérifier si le terrain, les joueurs portent la tenue réglementaire.

Dans une autre ville de la botte de l’Europe, un match devait se dérouler entre les bleus et les blancs, la pluie survint le match n’eu pas lieu et tous les élèves devant rendre leur copie le « jeudi » eurent 20/20 il n’y en eût que quelques uns qui décrirent la partie-match, « Ils » furent traités de « menteurs » et de fauteurs de troubles et punis de paraître à l’entrainement même cela dura des siècles. Jusqu’à la prescription….

Oui, on sait fut un temps il y eu le piège pour les « 3 petits nègres » d’Agata Christie, cela fit un tabac à la vente plus important que tous les ouvrages sur les présidentielles, y compris celles de 2007, ce n’est pas peu dire, on ne connaît pas même le nombre d’ouvrages vendus.

Personne c’est une règle absolu ne peu contester les décisions de l’Arbitre sous peine d’exclusion temporaire, voire définitive. Or certains jouant pour la première fois ne connaissaient pas les « règles du jeu » et ne sachant point que la modération suprême pouvait l’emporter sur les pages noircies et certains se demandèrent pourquoi, elle, lui, et pas moi ?

Non vous ne saurez rien sur le chauve, le mont Pelé ainsi commençait une chanson qui alla jusqu’au Vatican et valu presque l’excommunication de frère Pierre pas le pété de la cafetière mais celui du Perret.

Tout cela ne vaut pas un clair de lune à Maubeuge, une visite à Rome, une balade en gondole à Venise, une cabane au Canada, les lacs des moustiques de Fos-sur mer et le dictionnaire des villes serait trop petit pour comprendre les comptes de plus et moins, à ce tantôt.

Durant ce temps le manekenpis s’en donnait à cœur joie à Bruxelles, « pipi sans arrêt » vu que 8 jours avant il dégusta un Saint-nectaire, dont Louis XIV lui conféra son Soleil, comme certains devinrent maîtres des Arts dans les séries interdites aux moins de 18 ans, comme certaines cités à d’autres, car il n’y a pas de lumières et on y voit rien sur les livres. Comment vont écrire les « participants »

Plus personne ou presque ne se trouvait sur le terrain, l’arbitre avait décidé de regarder une ancienne série de l’O.R.T.F. : « l’homme invisible » dans une bambouseraie, mais il y avait tellement de chats qu’il sorti tout égratigné et dû se réfugier chez des lutins en marquant le silence durant un temps infini.

Il avait dû voir juste, puisqu’il ne devait rendre de comptes à personne, alors seul le fait de se voir prit par la patrouille le fit jouer la 7éme compagnie : « Pardon Chef, j’ai glissé » Oui mais le plus beau c’est qu’il entraina avec lui les billets pour la rentrée de la 1ere de la pièce De La Grande ARTE…Donnée au Muséum de Rome via Bruxelles…

Voilà un menu que l’on ne peut manger que dans Rolls-Royce, et ne tentez pas de lui refiler une autre étrangère il a des gardes du corps, qui s’y connaissent en marque de bagnoles, il y a autant de soupapes que de pistons, que celui qui a dit cela soit banni à vie de mon Empire. « Je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux, avec qui je veux et surtout comme je le peux répondit l’écho »

L’histoire des Pieds nickelés prend une autre tournure, vu que Tintin, et les enfoirés plus les Chats de mémère surgirent, je vous parle pas des plaintes de gouttières…De façons Furtives….Roméo et Juliette se rendirent à la noce des Trolls….Dans La Taverne, hôla Tavernier…à boire du Belge, mais sans Chianti…

Voilà le type de l’idée du Panda à chacun sa m…ho pardon ! je voulais écrire d’y mettre sa note de tarte ou de tartre…les conduites sont bouchées et le destop n’agit plus….

Le Panda

 

 

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Un dimanche comme les autres, enfin presque...

Il y a bien longtemps, dans le grand village de Romantica, une grande contestation se préparait dans les l'arènes de Fassebocus.

Lucius Varenus était au microphonus depuis un certain temps et vociféraient les avantages des promotors de l'arène. L'entrée était gratis, mais il fallait des sesterces pour alimenter les caisses. Spectators, vociferors, commentators, moderators étaient là dans les gradins. Les coussins n'allaient pas servir que pour faciliter les fessus.

Tout à coup, l'imperator Revempli apparu. Majestueux, il coupa Lucius et commença à vanter les talents des nouvelles armes que Articulus allait présenter aux yeux ébahis de l'assemblée.

Surpris, car il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas pris la parole, les spectators se mirent à lancer des plaintes, des propositions d'améliorations fonctionnelles. Le philosophe Pietrus eut une série de propositions partiellement applaudies par le tribun Revempli. Les Detritus Wagonnus étaient là et comme d'habitude se devaient de faire acte de présence ou d'abscence en parlant pour ne rien dire.

Dans ces conditions Zenus ne put difficilement calmer le jeu. Furtifus n'était pourtant pas en reste.

Enfin, le glatiator Articulus entra sur le sable de l'arène et fut surpris que personne n'était près à voir sa prestation.

Les Chatus, toutes griffes dehors, s'y mirent pour corser l'ambiance du côté humour. Critiques, parfois suppliques continuaient plus acerbes l'une que l'autre.

Le Pandacus sautillait d'impatience. Le bigophonus grésillait encore dans ses oreilles.

Le bon peuple des spectators ne comprenait plus ce qu'ils étaient venus faire dans cette arènes ou plutôt cette galère.

Dans son coin, le moderator Enfoirus Mulefritus se rappelait les tablettes qu'il avait envoyées à l'imperator pour le prévenir que la révolte grondait.

L'Imperator Revempli soutint, mordicus, que son combat était bon. Il se retira très vite de l'arène Fassusbocus. Furieux. Car il n'avait pu faire jouer avec son pouce vers le ciel ou vers le sable de l'arène. Allait-il compter les points avec son personnus orditus?

Il avait une idée géniale en tête et la semaine prochaine, il la communiquerait (dixit lui-même).

Son idée: repeindre les murs de l'arène (en rose? Il ne savait encore) et affiner le sable de l'arène. Celui-ci était vraiment trop dur, lorsque les gladiators tombait sur le sol.

Il fallait qu'ils durent ces gladiators. Les sesterces en dépendaient.

Ils se retrouvèrent à la sortie du grand stadus chez La Tavernus du coin en rêvant d'une Romantica un peu plus romantique et plus collaboratice.

In vinus veritas, pensaient-ils tous.

L'Enfoiré

 

 

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Dagobert Rovelli

D’un domaine privé, l’Empereur réserva à ses sujets un espace public. Les sujets vinrent en très grands nombres. Tous les sujets furent admis. Les sujets parlementèrent, débattirent de tout et de rien, jusqu’à se rompre les mâchoires supérieures et inférieures. Un observateur leur dit même qu’ils ressemblaient à des animaux de basse-cour. La chose fut prise avec humour car l’humour était aussi admis dans l’espace public. Le Roi contempla son œuvre. Cela le servit fort bien puisque ces papotages anodins lui servirent de baromètre pour mesurer le pouls de la population.

Le Roi comprit également que ses sujets formaient deux groupes : les forts en thèmes et ceux qui se contentaient de dodeliner… pour un oui pour un non. Mais un jour, le roi sentit un malaise. Sa quiétude le quittait parce qu’il sentait bien, d’un flegme digne de la Vieille Albion, que l’espace public ne suffisait plus. Les forts en thèmes discutaient de désaffection à l’égard du lieu public. Les sujets dodelinant de la tête – sans coup férir – approuvaient. Quelques dissidences marquaient faiblement le rythme des conversations. Ces dissidences procédaient plus du scepticisme que de la remise en question brutale. Bref, les sujets de l’espace public revendiquaient. Ils ne se contentaient plus d’un bavardage sans conséquences. La revendication s’installait.

Le Roi fit grand cas de cette tendance jugée inappropriée à son encontre. Discuter selon les règles, cela va. Discuter en haussant le ton et en utilisant occasionnellement quelques mots qui créent des maux, cela va aussi. Mais glisser insidieusement dans ces conversations et badineries des contestations et des revendications, rien n’allait plus. Comment les sujets pouvaient-ils être aussi ingrats à son endroit, lui, le roi, si généreux de son espace public au sein de son domaine privé ? Sans chercher les causes du malaise de ses sujets, le Roi feignit une première attaque : l’indifférence.

Le Roi dont le nez ne reniflait que l’air des nuages pour éviter celui du crottin ignora donc ses sujets. Pour en évaluer les effets. Et effets il y eut. Les sujets – par grand mal et grand peine – quittèrent un à un l’espace public pour préférer la rue. Les sujets se retrouvaient ainsi libérés des astreintes royales. Un matin, après quelques jours d’indifférence, le Roi vint se promener dans l’espace public. Fier de sa stratégie. Le choc fut brutal. Plus un chaton, plus un chat, plus un enfoiré, plus un panda, la Cour avait déserté. Holà mes gens ! Qu’est-ce ce silence ? Plus de murmures, plus de gloussements, plus de petits cris étouffés en rythme avec les débats, plus rien. Un silence mortuaire. L’espace public venait de mourir.

Le Roi ne s’en remit jamais. Lui et son domaine disparurent dans le souvenir des sujets pour traverser le désert de l’oubli et de l’indifférence. Le Roi subissait ce qu’il a indifféremment fait subir à ses sujets. Triste sort, mes amis.

Pierre R.

 

 

 

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Le monde d’internet.

Au premier coup de sifflet, un matou qui s’était endormi sur le bord de la touche s’écria en sursaut« J’ai rêvé d’un monde meilleur ».

Stupéfait, les autres matous se regardèrent. Plus en retrait sur une estrade dominant la partie, des visages crispés en un rictus définitivement souriant (greffes managériales ayant réussi) s’agitèrent de soubresauts à l’évocation d’un monde meilleur, un monde meilleur que le leur, quelques rictus se perdirent en des expressions désabusés.

·         Un monde d’internet ouvert sur l’échange, le partage, un monde d’idées à décoiffer les chauves-souris. 

·         Un monde ou tous les joueurs pourraient s’Azertyr, et que même les Qwerty trouveraient leurs places dans un jeu convenable.

Car l’enjeu du jeu au travers de l’envers des forums était de taille. Les vétérans avaient construit le terrain. On leur avait offert l’emplacement, le projet devait être un lieu d’échange ou tous pourraient s’exprimer, participer, se donner et de se dire en final « comme c’est si bon d’être ensemble». Mais si c’est bon, c’est cybion et cy c’est bion, c’est qui donc !

La partie ne faisait que commencer, il fallait une stratégie d’équipe. Cabau Rottweili avait été désigné pour emmener l’équipe vers la victoire du citoyen face à l’hégémonie cathodique des pouvoirs précédent et succédant. Devant l’enthousiasme, nous ne pouvions perdre. Cabau Rottweili en bonne place sur l’estrade assistait au coup d’envoi de la cinquième partie.

Perdre était impossible puisque nous avions tout à gagner. Au second coup de sifflet, le matou mal réveillé haussa ses poils, sorti ses griffes et se dit :

Suis-je une entité intelligente et logique, car je crains être dans le domaine référencé du floue, suis-je vraiment net ou internet? (les matous sont très philosophe parfois)

Je ne comprends pas ! Je joue le jeu et à la fin de chaque partie, je ne sais rien ! Est-ce donc pareil pour les équipes de rugbyman?..........

Retour au jeu !

Les Qwerty prennent 20 articles d’avances, un sale coup. Le gland bleu est entré sur le terrain, il enchaine à la suite toutes les galeries de France et de Mondial. Il se faufile à travers les touches du clavier, il se confond entre azerty et qwerty tellement son vocable est enwbygu.

La réplique ne se fait pas attendre, les Azerty font entrer BZH, toutes les kermesses et Fest-noz du terroir bigouden sont répertoriés en quelques jours. C’est du haut débit, Azerty reprend l‘avantage mais le gland bleu s’acharne et insulte jusque dans les tribunes, c’est un scandale, l’arbitre ne siffle pas.

Des missives sont jetées dans le jeu. Des procès atterrissent aux pieds de quelques joueurs sans que la partie soit interrompue.

Le coup de sifflet suivant, marque la fin de la première mi temps. Matou décide de narrer aux autres participant son inquiétude. Quel ne fut pas son étonnement ! D’un seul éclat de voix nous serions tous d’accord sur bien des points, nous ne pouvons accepter qu’en fin de partie personne ne sache combien nous firent… fissent..fissussent. A l’unanimité nous allons réclamussez…réclamussassez…réclamonssez la transparuce...transparence.

 Oui ? Répondit Cabau Rottweili ! Que voulez-vous savoir ? Qui a gagné quoi?

CR -Et bien ! Répondit-il, je trouve qu'il y a quelque chose qui rend humble, dans la peinture des concepts heideggériens et les lectures métaphysiques transformées en canon de lecture contemporain sans autre raison de défigurer le plus de monde ou la couleur maladroite s’entremêlent pour aboutir à un tissu spongieux d’abstractions qui n’apprennent strictement RIEN au balourd.

Trolls-????????

Mais si vous pouviez être plus précis !!! Par exemple, les recettes, on pourrait en discuter et voter pour savoir et connaitre le désirata de chaque joueurs afin qu’ils s’expriment sur ses intentions d’utiliser cette manne miraculeuse produite par l’ensemble  des participants!

Ne serait-ce qu’en reprenant l’actualité ou les articles de certains, qui nous renseignent suffisamment sur les aides et actions humanitaires à entreprendre.

CR -Hein ?....euh ! Oui .

Je suis parfaitement d’accord avec vous?...mon outil essentiel d’AgentWebRanking me permet de connaître automatiquement la visibilité de chacun de vos articles et je tiens à vous faire savoir dès à présent que j’appuierais toutes les demandes qui me seront soumises. C’est de mon devoir et je m’y appliquerais, soyez en sûr !

Fin de la première mi temps.

Y aura-t-il une seconde mi temps ? Tout dépendra évidement des intentions généreuses ou bien cupide des responsables du jeu.

Gasty

 

 

 

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Entre chats

Angoravox laissait un espace d’expression aux greffiers de tous poils , il est vrai , et la pelote de laine avec laquelle ils jouaient grossissait et commençait à rapporter beaucoup de croquettes à certains mistigris.

Angoravox était une œuvre collective , et selon la volonté talonettée du président néolibéral d’alors , il fût bon

Qu’une partie des croquettes fût consacrée à intéresser les matous qui eussent ainsi mis de plus cœur à l’ouvrage dans la confection de la pelote . Loin d’être translucide , car l’eau rêve au lit des profits , cy bion que beaucoup de félins s’interrogèrent sur les buts et le devenir d’Angoravox qui leur apparût de plus en plus opaque et de plus en plus incompréhensibles les critères qualificatifs de la confection pelotienne et que n’étaient point sanctionnés les coups de griffe assassins des artistochats ,bigoudinchats ,islamochats et créationistochats qui se multipliaient sous les yeux outragés des minettes .

Combien de croquettes ? pourquoi refusait t on à Raminagrobis ce qu’on refusait à Gros Minet ? Pourquoi certains jouaient plus que d’autres avec la pelote ?Pourquoi l’artistochat To-lose venait tricoter tous les jours ses miteux chandails ,portant chaque jour un masque de minette? pourquoi laissait on jouer certains avec des ficelles trop longues , trop courtes , ou pas du dernier catalogue de chez phil Dard ? Les superviseurs de la pelote acceptaient ou refusaient tout ou n’importe quoi en dépit du bon sens ! y avait il encore une logique dans tout cela ? certains matous avaient l’air d’être beaucoup mieux informés que d’autres ! au dessus de la mêlée , un fat cat était plus préoccupé des face de boucs que d’éclairer les matous désorientés par la non réponse sur la répartition des croquettes.

La révolte grondait et dans les gouttières , on entendait la nuit le groulement des matous en colère ! ah chat ira , chat ira , chat ira …..

Il fallait agir sans tarder , car les matous aimaient bien cette boule de laine autour de laquelle ils avaient fait connaissance , qu’on leur avait décrit comme l’instrument d’un cinquième pouvoir des chats citoyens , mais certains étaient déjà partis jouer ailleurs ,car beaucoup de fils de la pelote commençaient à s’emmêler et nos greffiers étaient sûrs de retomber de toutes façons sur leurs pattes ,comme tout bon matou sait le faire …..

Le Chat

 

 

 

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Allons voir ailleurs si nous y sommes…

Il était une fois… un monde traversé d’autoroutes, de routes secondaires, de chemins parallèles, telle une immense toile d’araignée, avec une multitude d’intersections, de connexions, de réseaux, autant de fils déployés sur la grande toile du Net, autant d’informations se propulsant à la vitesse de la lumière, autant de sources venant de tous horizons, alimentant ainsi une collaboration étroite entre la machine et l’humain, et faisant la nique aux diktats politiques et aux moralisateurs en tout genre à la solde de quelques gros bonnets des media.

Le grand manitou-sorcier du non moins grand univers citoyen se délectait de voir chats, souris, enfoirés, et autres insectes flegmatiques et furtifs, rédacteurs, modérateurs, lecteurs, apostropheurs, agitateurs, et autres participants, se débattre dans la toile de son immense royaume et apporter contributions quotidiennes à la bonne marche de ses affaires. Du bon, du très bon parfois, du mauvais et du très mauvais souvent, animaient le siège de cette cour incertaine où tout grand manitou se doit d’avoir ses fous pour l’amuser.

Ce pape de l’info, pionnier de l’identification et de la validation des sources d’information dites pertinentes, et père d’une nuée de journalistes citoyens, ne tenait pas vraiment à ce que ses bons petits soldats hybrides viennent lui soumettre quelques idées judicieuses, et encore moins qu’ils viennent lui réclamer quelques comptes. A quel titre pouvaient-ils espérer de la transparence ces valeureux petits gaillards ? Pour une prime de fin d’année, un petit espoir de voir quelques piécettes sonnantes et trébuchantes rebondir dans leurs poches ? Que nenni : juste pour se voir à la « Une » décroissante d’une vitrine étincelante et croire que cela vaut tout l’or du monde. A quel titre pouvaient-ils espérer une vague gratitude, ces desperados de la plume…

« Citoyenneté, mes amis », clamait le grand manitou, et cela suffisait à leur faire reprendre le rythme ronronnant du petit clapotis sur le clavier. « Bientôt » promettait le grand sorcier, et en bon père de famille, par une petite accolade par ci, par un petit clin d’œil par là, renvoyait inévitablement ses petites troupes au tissage de sa splendide toile. Aux plus réfractaires, il susurrait : « Et si vous alliez voir ailleurs… ! » en oubliant le principe même du cinquième pouvoir qui est avant tout d’être au service de la vérité.

Mais voilà : comme dans toute histoire, les mots ne suffisent pas toujours à apaiser les sentiments ambigus qu’une position encore plus ambiguë finit par exacerber, les promesses vaines et le manque de clarté laissent la place à certains serpents à plume, et comme dans bien des histoires, le grand manitou-sorcier, faute d’avoir entendu la rumeur sage, faute d’avoir judicieusement observé le monde au travers de sa boule de cristal, faute d’avoir compris qu’une tempête dans un verre d’eau est souvent source de naufrage, se trouve toujours pris au dépourvu quand la vague l’emporte loin de son royaume…

La morale de cette histoire : lorsque qu’une personne vous dit d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, peut-être faut-il écouter son conseil !

 

 Frankie

 

 

 

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Une petite recette de cuisine bien comme il faut

 

Etape 1: Acheter une dinde d'environs 5 kg pour 6 personnes et une bouteille de whisky,  du sel,  du poivre,  de l'huile d'olive, des bardes de lard.

Etape 2: La barder de lard, la ficeler,  la saler,  la poivrer et ajouter un filet d'huile d'olive.

Etape 3: Faire prechauffer le four thermostat 7 pendant dix minutes.

Etape 4: Se verser un verre de whisky pendant ce temps la.

Etape 5: Mettre la dinde au four dans un plat a cuisson.

Etape 6: Se verser ensuite 2 verres de whisky et les boire.

Etape 7: Mettre le therpostat a 8 apres 20 binute pour la saisir.

Etape 8: Se bercer 3 berres de whisky.

Etape 9: Apres une debi beurre, fourrer l'ouvrir et surveiller la buisson de la pinde.

Etape 10: Brendre la vouteille de biscuit  et s'enfiler une bonne rasade derriere la bravate - non - la cravate.

Etape 11: Apres une demi heure  de blus,  tituber  jusqu'au bour.
Oubrir la putain de borte du bour et reburner - non - revourner - non - recourner - non - enfin,  mettre  la  guinde  dans  l'autre sens.

Etape 12: Se pruler la main avec la putain de borte du bour en la refermant - bordel de merde.

Etape 13: Essayer de s'asseoir sur une putain de chaise et se re-verdir 5 ou 6 whisky de verres ou le gontraire, je sais blus.

Etape 14: Buire - non - luire - non - cuire - non - ah  ben  si - cuire la bringue bandant 4 heures.

Etape 15: Et hop, 5 berres de plus. Ca fait du bien par ou que ca passe.

Etape 15: R'tirer le four de la dinde.

Etape 16: Se rebercer une bonne goulee de whisky.

Etape 16: Essayer de sortir le bour  de la saloperie de pinde  de nouveau parce que ca a rate la bremiere fois.

Etape 17: Rabasser la dinde  qui est tombee bar terre.  L'ettuyer avec  une salete  de chiffon et la foutre  sur un blat, ou sur un clat, ou sur une assiette. Enfin, on s'en fout...

Etape 18: Se peter la gueule a cause du gras sur le barrelage, ou le carrelage, de la buisine et essayer de se relever.

Etape 19: Decider que l'on est  aussi bien par terre  et binir la mouteille de rhisky.

Etape 20: Ramper jusqu'au lit, dorbir toute la nuit.

Etape 21: Manger la dinde  froide  avec une bonne mayonnaise,  le lendemain matin et nettoyer le bordel  que tu as mis dans la cuisine la veille, pendant le reste de la journee.

 

Finael

 

 

 

Et puis un petit dernier pour la route, incontestablement dans l'actualité:

Spécial Toussaint, les saints méconnus


Dans un mois environ, c’est la toussaint. Les fleuristes vont booster leur chiffre d’affaire avec la vente de ces choux fleurs de cimetière que sont les chrysanthèmes, car nombreux sont encore les français allant chaque année honorer leurs chers disparus. Mais, la Toussaint, c’est la fête de tous les saints, même les plus anonymes,
Ceux dont on ne parle pas au catéchisme, qui n’ont pas droit à un jour particulier dans le calendrier ;
Lorsque vous vous promenez dans les campagnes , qui n’a jamais songé en voyant le nom de certains petits patelins , que vraiment au temps jadis , les saints portaient des prénoms à coucher dehors , par ex Saint Folquin (62) , Saint Aygulf (83) , Saint Gingolph (74) , Saint Ouen (93) etc etc etc …
Je vous dis pas la honte que se taperaient nos mioches à l’école affublés de pareils sobriquets ! Mais voulant leur rendre hommage , aidé par le bigot Renaud et l’abbé Cassine , voici quelques uns de ces saints et saintes méconnus qui seront fêtés dans l’anonymat du premier novembre , avec souvent une fin tragique comme bien des élus . Beaucoup n’ont pas l’aura du célèbre Saint Glinglin , qui mourut d’ennui à attendre le retour du Christ ,ni la notoriété de la chaste Sainte Nitouche , mais apporteront au lecteur un peu d’hilarité au milieu de la grisaille de l’actualité . Voici pour vous dans l’ordre alphabétique :


Sainte Axe : Patronne de l’orientation ; elle mettait tout le monde dans le droit chemin
Saint Biose : il fait des merveilles dans l’œcuménisme, ne voulant vexer personne
Saint Bol : moine dominicain, connu pour sa coiffure, la célèbre coupe au Bol
Saint Cérité : personne ne put douter de sa foi
Saint Crone : il fut toujours ponctuel à la messe, jamais à l’avance, jamais en retard
Saint Cope : tellement euphorique dans la foi qu’il s’évanouissait à chaque prière
Saint Dic : fut liquidé après avoir fait faillite
Saint Dical : Patron des manifs, mourut en martyr foudroyé par une bombe lacrymo
Saint Drome : fit de nombreuses conversions. On dit Drome adhère !
Sainte Etique : fut convertie par Saint Thétiseur en Extasie . Fut la première à atteindre le paradis artificiel
Saint Gland : un vrai chêne, avait beaucoup de répartie dans ses prêches
Saint Glé : simple d’esprit , fut désigné propriétaire du royaume des cieux
Saint Gleton : patron de la solitude ; mourut seul et abandonné de tous
Saint Gulier : se fit remarquer en s’opposant au plurielles
Sainte Hure : vécut en parfaite ascète et combattit l’hérésie des matérialistes , patronne des ermites . On dit
faire Sainte Hure
Sainte Igrafie : mourut irradie lors d’une exploration intérieure
Saint Paty : fit ami-ami avec tout le monde, même avec ce diable de Mike Jagger ( Saint Paty for the devil )
Saint Plicité : découvrit la sagesse en se prenant pas la tête
Saint Phonic : fini chef d’orchestre de la musique céleste
Sainte Ralinge : finit suspendue à une patère
Saint Thétiseur : patron des disc-jockeys .mourut les tympans éclatés en voulant évangéliser trop près des baffles
Saint Thol : le champion des onctions divines . Fit du bien là où ça faisait mal
Sainte Tillante : éclaira les païens de sa lumière divine , s’est éteinte quand on appuya sur l’interrupteur
Saint Turon : un vrai martyr , fini clouté puis bouclé
San Chemise et San pantalon : patrons des stripteaseurs, vécurent en Espagne dans le dénuement et le dénudement
Après avoir écrit ces paroles impies, je finirai sûrement en enfer, en tant que chat on a l’habitude et
Je terminerai cette vie ici en martyr, mort de rire !


Le Chat: Rédacteur de l'humour 
 

Les suites de l' "affaire" sur Agoravox

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J'ai hésité, ajouter cette image à mon article suivant "La séduction n'est qu'un jeu", mais il me semble qu'elle représentait mieux celle que j'ai appelé "Detritus Wagonus".

10:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : blog

05/07/2007

Ecritures et images parallèles

Free a annoncé les premières télévisions libres. Nous y sommes. Après l'esprit démocratique révélé par des mots et l'écriture dans les blogs, nous voilà à la renaissance démocratique par l'intermédiaire des images et de la vidéo de particuliers. Rien oublié au passage?

 

Un article d'Agoravox 'TV perso de Free, la télévision vous regarde" m'avait fait réagir en sens divers. Les télévisions officielles souvent décriées par leur manque de consistance ou leur parti pris ont jusqu'ici été à la base de l'information. L'idée de Free est bien entendu de laisser parler par l'image les spectateurs habituels de l'autre côté de l'écran. Idée louable et qui va être appréciée par la plupart des jeunes qui en veulent et qui sont près à monter leur présence effective.

Le SVM de juillet en parlait avec le maximum de détails. Du côté technique, de l'archivage, tout est désormais possible. Les prix de l'accès et de réalisation de "show" privés sont à la hauteur des ambitions. Pas de problème.

Le côté fonctionnel est plus sujet à question.

9df1b987d07400e1407f91452ad64c50.jpgRevenons à ce qui s'est passé pour l'écriture des blogs. Tout était lancé en "free" mode, sans bourse déliée. La pub allait combler les trous et le manque à gagner.

Et ça à marché, plein tube. Un blog par seconde sort toujours de la toile publique.

Les invites de ses fournisseurs d'accès étaient claires: laisser apparaître toutes les idées, toutes les images qui avaient toujours été imaginées sans jamais oser le demander. Il n'y a qu'à s'inscrire. Les annonces provocatrices même ne pouvaient qu'attiser le feu interne de tout citoyen qui se respecte.

Alors, parlons sérieux. Les images de "bobonne à la plage" des débuts, ça intéressait qui? Et, la petite pensée, vite fait, bien fait en quelques mots qui plane dans un esprit ombrageux? Ce sera lu par les copains que l'on espère nombreux. Ils le feront d'ailleurs dès le début, ils laisseront même un commentaire bien banal, en somme: "excellent". Mais après?

La vie de tous les jours est ce qu'elle est. Préoccupante, agressive, et ne laisse que peu de temps à l'interlocuteur le mieux préparé à l'ouverture plurielle. Dans le meilleur des cas, on veut bien lire mais alors, en plus, exprimer un commentaire de contestation pour entamer une conversation virtuelle. Il ne faut pas rêver, ce n'est pas la tasse de thé.  Le soir, le journal officiel reprendra son job d'information traditionnelle même s'il est en perte de vitesse d'après certains echos.

Alors, chez le citoyen, on s'organise. On se centralise. On se réuni sur un site plus contrôlé, plus censuré, n'auront de cesse de conclure les frustrés de liberté sans limites.

Retour à la case départ du contrôle?

Le risque existe bel et bien. C'est sûr. Tout est une question de s'assurer d'un maximum de pluralisme de l'équipe en charge du contrôle. La modération n'est pas une censure. Je connais, ça passionne et ça prend aussi du temps, beaucoup de temps. Est-ce une manière de mettre l'"église au milieu du village"? Mais, faut-il une église dans le village? Non, certainement. Seulement, un aiguillage et un peu d'ordre qui se veuvent pluraliste, oui.

Les réactions et commentaires sont plus nombreux quand les articles sont concentrés. C'est un fait. Alors, on daigne lire un peu plus, quant à commenter, on se mouille un peu plus. C'est vrai.

L'esprit "journal" n'est pas mort. Qu'il soit sous forme de papier ou électronique style "internet". L'intérêt est évident pour les deux bords, rédacteurs ou lecteurs. Les articles se sont mûris et modérateur, il y a souvent des articles que j'aurais aimer avoir pu écrire moi-même.

Dans cet environnement, tout est-il pour le mieux dans le meilleur des mondes? Non.

Les bons commentaires sont mélangés à beaucoup de "fioritures en désynchro" et aucun système pour éliminer le trop plein ne pourra l'éviter malgré les essais drastiques. Quand c'est bon, je dirais même que certains commentaires dépassent en consistance certains articles eux-mêmes. Les journalistes se sont sentis attaqués dans leur profession avec cet afflu d'informations en parallèle. Ces nouveaux acteurs ont bien essayer de mettre une couche dure sous forme de renom en "cinquième pouvoir" pour confirmer leur présence, leur existence. La censure, insensiblement, peut exister aussi si l'on n'y prend garde surtout à des moments "stratégiques" comme nous en avons connus récemment. La transparence des processus est affaire d'objectivité. Dans ce domaine aussi, à l'extrème, un plus un ne fait pas nécessairement la somme arithmétique et perd de ce fait une partie d'impartialité. Catastrophe? Des hommes et pas de machines à bord.  Autant savoir. C'est tout. 

Il faut montrer les dents et afficher une détermination sans failles pour se faire respecter. pour cela, avoir son franc parlé, le faire ressentir et le défendre. Rien n'est plus vrai. Et cela doit le rester. mais, il y a un "mais".

Il ne faut pas être dupe. Rester humble. Pas de connaissances en journalisme. Pas d'études en se sens. pas de budget en support. Fermeture du premier rideau. 

Alors, où va nous mener les images en plus? Une image, une caricature pouvait déjà remplacer un texte de plusieurs pages. On bénit l'idée.

YouTube et d'autres, première étape. Passer la tête à la télé perso, deuxième. Chouette. 

Celui qui fait des photos pour un article sur le net, entendra certainement, un jour, la question "Est-ce que j'étais bien sur la photo?". Amusant, ce besoin de notoriété!

Tribunes libres, la télé avec caméscope après la radio avec micro. On va se mobiliser. Car, on se modernise même dans le libre.

Une question de média technique? Les budgets de réalisations ont fondus. Pas de problème, donc. Question de moyens fonctionnels? Avoir quelque chose à dire, à montrer qui intéressera tout le monde n'est pas une question de gratuité. Mais où seront les filets de protection, même si on oublie le direct dans l'aventure?

Quelques pépites, certainement, passeront mais après combien d'heures de vision perdues?

69015c28790a0855309a104960a0f587.jpgLes blogs avaient généré quelques excès tout à tour sanctionné en justice ou relaxés pour manque de consistance juridique.

Prendre des responsabilités à bon escient n'est pas si simple et nécessite également des connaissances qui dépassent ce "fameux citoyen lambda". Des spécialistes vont sortir du lots. Des semi-professionnels. Des professionnels cachés.

Nouveau laboratoire pour un futur en construction. L'audience, l'audimat pour la télé officielle, restera les champions de la qualité. Le chalenge est lancé.

On n’arrête pas le progrès. Les adaptations vont suivre chez les dits "anciens" et plus tard pour les "nouveaux". Usure de pouvoir? Un peu. Retour de flammes? Aussi. 

C'est dur de parler contre ses propres convictions. Je devais m'y attelé objectivement.

A vos marques ou à vos manques "Télé Libres".

 

L'enfoiré,

 

Sur Agoravox, des écritures imagées librement commmentées  

 


Citations:

 

  • "Il y a des gens qui parlent de tout et de rien. Une chose m'ennuie chez eux: ils parlent beaucoup de rien et peu de tout", Philippe Geluck
  • « La vie a beaucoup plus d'imagination que nous. », François Truffaut

  • « Ce n'est pas parce que c'est un succès qu'un film est bon et ce n'est pas parce qu'un film est bon que c'est un succès. », William Goldman

  • « Si je fais un film et qu'il marche aux Etats-Unis, je sais que je vais être plus riche, mais s'il marche en France et particulièrement à Paris, je sais que j'ai fait un bon film... », Hugh Grant

  • « Un film, c'est toujours une tentative, jamais une finalité. », François Ozon

 

31/01/2007

DémocraNet

La démocratie va t'elle encore subsister et fonctionner sans la technologie? Internet est devenu l'entonnoir de la pensée.

Le journal "Le Soir" en parlait dans un article du 29 janvier de cette volonté, de cette obligation de passer par Internet pour diffuser l'info sur les présidentielles françaises. Le titre : "La bataille de l'internet pour les présidentielles". Vidéo compromettantes, rumeurs, sites officiels, blogs de tous bords étaient cités pour mettre en avant le jeu politique sur toile de fond incontournable.

Francis Balle, professeur de sciences politiques à l'université Paris II et spécialiste des médias s'étonnait presque en disant :

   "C'est la première fois, qu'Internet joue un rôle important dans une campagne présidentielle française".


Dans le passe, le tambour qui se baladait dans les villages annonçait les grands événements, la radio, la télé, la publicité a pris le pas et a fait office de propagateur de la "bonne parole" par tous les canaux imaginables.

2004 a déjà été le théâtre d'une première joute virtuelle avec la campagne autour des élections de deuxième tour de G.W. Bush. 

Aujourd'hui, il faut faire plus fort, plus actuel, plus scientifique, plus ciblé. Si les candidats se font connaitre, ils espèrent aussi que le sillon creusé par eux, fournisseurs, se poursuive par l'intermédiaire de ses clients, les fans, les opposants et les indécis. Ces derniers, par cet intermédiaire, pourront se forger à coup de pilon une idée plus précise.

Tous les candidats du « grand show » ont leur site propre. C'est un "must". On y met tout ce qu'on a sur le cœur mais avec le temps de la réflexion en sus. Les tête-à-tête débats sont risqués. La tranquillité de son sofa est bien moins aléatoire.

De cette manière, les idées arrivent avant tous dangers sur la table des négociations. Les objections sont connues par avance et peuvent se préparer avant l'étalage des "produits".

Les blogs apportent la bataille de l'opinion mais surtout l'orientation de la culture "citoyenne". Le populisme n'est pas exempt de la marche en avant. Pour le citoyen, les blogs sont également une source primaire d'information pour suivre un tant soit peu les bons et mauvais points des « artistes ». Consommer de l'information à bon compte est à la mode. Le haut débit a favorisé un mouvement qui prenait jour dès les élections de 2002. La cerise sur le gâteau est maintenant la vidéo avec allocutions intégrées. You Tube, Daily Motion et ... le gite de quelques élucubrations personnelles, Agoravox. Les coups bas et coups de gueule sont du parcours. Fragile s'abstenir. Zorro est arrivé car les signatures se font aussi en « Z » sous des couverts masqués.

En tant que rédacteur-lecteur et surtout par ma fonction acceptée de modérateur sur le site d'Agoravox, le "Journal citoyen", tel qu'il se définit, je n'ai pas manqué de remarqué le nombre des articles qui tournent autour des élections françaises dont la croissance en croissance exponentielle. Tout y passe. On va presque tout savoir sur ce que l'un utilise comme dentifrice pour obtenir le sourire le plus blanc ou ce que l'autre a comme rouge à lèvre pour refléter la couleur du parti. L'exagération ne fait pas nécessairement dans le caricatural.    

Par définition, ma modération ne s'intègre pas dans ce débat trop spécifique. On parle de choses que l'on connait et on n'aime que ce que l'on connait bien.

En commentaire de certains des articles de ce site ou sur leur forum lui-même, j'avais signalé cet excès vu d'un acteur-lecteur qui aurait eu la mauvaise idée de sortir des frontières de l'hexagone. Agoravox a dépassé les frontières de France. Des rédacteurs et lecteurs s'y retrouvent en rangs serrés de tous les pays francophones.

Non seulement Agoravox poussait le flux vers le haut de la barre à la une du journal mais, en plus, s'est lancé dans des analyses dites volontairement "objectives" dans la présentation des candidats.

Mes commentaires ont apparemment passé sur la bosse de l'indifférence bleu-blanc-rouge. Il y a bien un rédacteur qui propose une déviation de tous ces articles sous un chapeau unique mais qui laissera très probablement peu d'excitation dans l'esprit des décideurs.

Il écrivait en forum :

« En tant que lecteur d'Agoravox, je dois avouer une certaine lassitude devant le nombre d'articles sur la présidentielle. Cela représente parfois près d'un quart de l’article d'une édition et la majorité tient plus du commentaire ou de la tribune libre que de vrais articles (les 19/01 5 articles, le 18 4 sur 25 dont la une, le 17 6 sur 28, dont la une). Je pense donc qu'il est du ressort des modérateurs d'être sélectifs en ne 'laissant pas passer' que 2 à 3 articles sur le sujet par jour. Une rubrique spécifique pourrait être créée pour accueillir tous ces articles mais seuls les 2 ou 3 évoqués seraient mis en avant dans l'édition du jour

Fin de citation et fin du monologue. Car...

En super forme, les articles "Face cachée des présidentiable en sauce wiki", "Les chiffres qui s'emballent" (tiens, eux aussi), "Les sirènes vidéo", "Les citoyens filment l'actualité" font ressortir par définition que le citoyen français fait bien partie du cinquième pouvoir. Prélude à une grande messe à Paris de tous les rédacteurs et lecteurs désirant en savoir plus au sujet de ce pouvoir moderne avant les élections.

Hors, comment rester impartial? Comment être juge et parti?

Cette question posée est restée sans réponse. A mon avis, c'est impossible.

Un arbitre au football est un homme qui vient d'office de l'extérieur. Il connait les règles du jeu mais n'a aucune subjectivité inhérente à son état volontaire d'impartialité.

Qu'on ne vienne pas dire ce que je n'ai pas dit. Il faut en discuter, ferme, de la politique. Mais, il faut mettre une étiquette sur le bouquin ou la page internet. Se targuer d'impartialité est un leurre.

Dans un commentaire à un article susmentionné, j'avais même osé lancer la boutade volontairement ostentatoire pour faire réagir : "Les Français attendent-ils le Messie?".

Rien en retour. Le petit belge est vraiment un enfoiré qui ne connait pas nos affaires intérieures. On ne va pas perdre son temps à lui expliquer.

De notre côté de la frontière, nous aurons, je vous le signale qu'en juin, nous aurons aussi des élections qui, quoique non présidentielles, seront tout aussi importantes. Donc, il ne faut pas nous là faire, la chanson de l'innocence.

L'année passée, j'avais écrit un article sur mon site qui s'intitulait «Internet, reste net». A l'époque, je parlais des dangers devant cette meilleure et pire activité humaine du savoir. Je ne citais pas de point sur la politique et la démocratie, ce n'était, simplement, pas dans l'air du temps. Il n'en reste pas moins que le danger est bien réel dans ce domaine de citoyenneté. La représentation de reconnaissance de ce 5ème pouvoir en est une preuve.

La segosarkozite aigue est donc la nouvelle maladie. Vivement l'antidote.

L'excommunication est peut-être le remède, mais, l'Enfoiré, n'est-il pas un citoyen comme un autre?

Non, dans ce domaine là, peut-être plus qu'ailleurs, le problème d'Internet c'est, comme le faisait remarquer Anne Romanoff :

«On ne sait pas ce qu'on y recherche, mais on trouve ce qu'on ne cherche pas»

car "L'enfer est toujours pavé de bonnes intentions".

 

Encore une fois, Paul Herman, journaliste à la RTBF, signait ce billet bien à propos:

En ce jour du mardi 30 janvier 2007, on a l'impression, comment dire, d'être diminué. En voyant Michel Daerden présenter ses vœux devant deux mille personnes sur la scène du Forum à Liège, ou en entendant l'imitateur Gérald Dahan piéger Ségolène Royal en contrefaisant la voix du Premier ministre québecois, on a le sentiment de rapetisser. C'est sans doute que l'on touche là à ce que l'on imagine être ce qui nous reste de citoyenneté, à cette façon dont nous pensons pouvoir être relié au politique, à ce qui fait que nous vivons ensemble, à la manière dont nous vivons ensemble, aux raisons que nous avons de vivre ensemble. C'est tellement compliqué de faire du politique aujourd'hui et c'est tellement difficile, aussi, de l'être. Alors, maintenant que la politique est devenue un spectacle, mais un mauvais spectacle, on a l'impression que quelqu'un qu'on avait pas vu vous a dérobé un morceau de votre bulletin de vote. Et qu'a-t-il bien voulu dire, Michel Daerden, en sortant de scène, comme quoi il se rendait compte aujourd'hui que c'était un vrai métier ? De quel métier parlait-il ? De celui de bateleur de foire ou de celui d'élu du peuple ? Et, ce Gérald Dahan qui distille sur les radios privées des extraits de son imposture en précisant toutefois que l'intégrale sera audible uniquement dans son prochain spectacle qui sera évidemment bientôt à l'affiche ? Avant, les rois avaient leurs fous, aujourd'hui ce sont les bouffons qui font de la politique et pensez bien qu'ils savent exactement de quel côté leur tartine est beurrée. Quand un comique pèse sur la politique, qu'un ministre participe à un show, que les rôles s'inversent et que les postures permutent, on est moins sûr que jamais de son statut de citoyen. Surtout que l'on sait bien que la critique en cette matière est parfaitement inopérante. On peut tout dire de Michel Daerden aujourd'hui, du moment que l'on prononce précisément ces mots : Michel Daerden. Et si l'on peut snober Gérald Dahan, il reste compliqué d'aller contre les rieurs qui sont, comme on le sait, le plus grand parti de France. Pourtant, l'on se dit que les enjeux sont plus grands que les hommes qui prétendent y répondre. On s'amuse peut-être sur les scènes du Forum de Liège ou du Gymnase à Paris. Il y a d'autres humoristes qui siègent à Paris, ces jours-ci, pour rappeler au monde politique que la planète les convoque à ses urgences. Ah, le niveau baisse et la mer monte. Il va bien falloir un jour qu'on se décide à prendre les choses du bon côté de la marée.

 

L'Enfoiré,

 

Comment être mieux que dans le sein des seins Agoravox pour y avoir les commentaires.

17/11/2006

Moderato cantabile

Anniversaires à petites doses, pourrais-je dire. Plus d’un an et demi sur mon site propre, près d’un an chez Agoravox en tant que rédacteur et près de trois mois, modérateur. Un petit flashback s’impose.

 

Le moment de réflexion s’impose en effet en arrière plan et avec le recul du temps. La minute de silence interrompue (bizarre de parler comme ça pour moi), je me la devais.

Beaucoup m’ont demandé qu’est-ce qui avait motivé cette "folie" épistolaire et parfois "guerrière" qui prend beaucoup de mon temps.

- "Donnes- nous un peu d’articles plus "soft". Un peu plus de "mou" dans la fréquence. Soit moins engagé" disaient certains de mes collègues.

Ma réponse a toujours été la même :

- "Je suis engagé. Je le sens comme tel, mais, je ne peux être court. Tu n’as pas lu entre les lignes et détecté l’humour que je veux y mettre en filigrane".

Les "Réflexions du Miroir", titre que j’ai choisi n’est pas une marque déposée. C’est quelque chose que l’on a en soi pendant un bon morceau de sa vie, près à l’emploi. Je n’aurais jamais revendiqué une telle manière de penser plus jeune.

Cela germait déjà depuis un moment, inconsciemment. Dans ce statut, une étincelle perso avec la vie, complétée par une "truelle" comme outil ad hoc qui se présente. La suite vient de soi et cela s’embrase très vite.

Mon pseudo "L’Enfoiré", je l’ai choisi en mon âme et conscience. Beaucoup de commentateurs se sentaient même gênés de donner une opinion à un type qui se dit "Enfoiré". Comique, ce quiproquo.

Entrainer l’ensemble des troupes de "mots" avant celles des commentateurs agressifs ou non. J’aime.

Désoler pour ceux que mes pistes de réflexions n’ont pas plu. J’aime "charcuter" avec humour les idées toutes faites.

Peu de commentaires, en somme, à domicile, sur mon site jeune. On aime bien à la rigueur lire les articles gratis, mais de là à prendre la plume par clavier interposé...

Du côté fréquentation, pas trop à se plaindre. Le compteur, généreusement offert par le distributeur, tourne et indique une moyenne de 100 à 200 "accrochages". Les différences sont parfois notables et étranges d’un jour à l’autre. On se demande si on a déconné quelque part, un jour, pour constater le thermomètre reprendre l’ascension le lendemain.

Innocent, j’ai osé lancer un "Survey", demander l’appréciation des lecteurs pour en avoir le fin mot. Sans beaucoup de découvertes au bout.

Alors en fin 2005, place à la "Grande Ecole d’Agoravox" après un petit coucou sous forme d’email du distributeur.

Ici, pas de soucis à avoir du côté commentaires. On se trouve tout de suite plongé dans l’arène de la critique à poil redressé en général. Les spectateurs-lecteurs vocifèrent de partout avec parfois des extrapolations très "particulières".

Les "troll et bus" sont du parcours et il vaut mieux se tenir à la barre offerte généralement dans ce moyen de transport.

Plus d’un rédacteur a déjà eu l’envie de baisser les bras dès l’entrée en croyant s’être trompé de "crèmerie".

Les lecteurs se plaignent néanmoins de la valeur intrinsèque (toujours gratuite) des parties qui se jouent.

Depuis près d’un trimestre, j’ai décidé de passer le tain du miroir.

"Modérateur", "moderato cantabile", car prendre ce drapeau-là, c’est aussi du sport qui passe au bleu de l’insouciance des autres qui continuent la litanie par l’habitude de l’ignorance.

Une bonne trentaine d’articles à se farcir tous les jours et cela en prenant une certaine responsabilité pour être consistant. Ne pas tout prendre si l’on ne sait pas de quoi ou de qui, on parle. Dès à présent, je compte plus de 1000 articles "trashés" dans mon gmail.

Je dois dire haut et fort, qu’il y a de bon, de très bons articles qui défilent devant mes yeux surpris de la richesse des idées qui transitent par mon jugement candide, le .plus souvent

Donner son "ok" sur l’un, refuser l’autre bien écrit pourtant, avec amour, mais qui n’aura été que le nième d’une série par malchance. Cela fait mal pour le fournisseur mais aussi pour le juge de ces "Cinq dernières minutes".

Après les mécontentements, on se questionne. Pourquoi, certains articles ne passent pas la rampe des applaudissements ? Trop subversifs ? Trop peu documentés ?

Ils ne sont pas des journalistes, .ces bougres de Rédacteurs Ils écrivent avec leurs tripes. Sans le budget de la presse officielle. 

Voilà bien le reproche le plus grave que j’ai à l’encontre de la manière de travailler d’Agoravox et de ses règles de conduite édictées dans sa politique éditoriale.

La volonté de faire comme si, c’était un journal. 

"Article pas récent ou pas en rapport avec l'actualité". 

Obéir à cette injonction ne sera, de toute façon, qu'en définitive une sorte de copie, qu’un ersatz, un remake de la presse.

Si je veux avoir des infos de l’actualité, j’achète un journal. Un euro, et hop, le voyage dans les horreurs de notre monde est servi à domicile et en couleurs.

Ce qui fait la différence, la chiquenaude de plus, c’est l’interprétation des gens qui prendraient le temps d’analyser, de comparer les écrits de toutes origines, avec le temps du recul. L’actualité crue, je n’ai rien à y changer. Elle existe malgré moi. C’est le rôle du journaliste d’aller la chercher, là où elle est, avec le budget de Vandam KH.

Le journal citoyen, c’est autre chose. Il faut du temps pour la sortir avec le recul de la réflexion. Un article se relit de multiples fois. On sait quand il commence à germer dans l’esprit. On ne sait jamais quand il sera terminé. Pour peu qu’il le soit un jour.

Pour moi, un article vit. Il occupe mes pensées. La plupart des articles sur mon site sont écrit depuis longtemps avant la parution et, en plus, il n’est pas rare qu’ils soient corrigés, par après, avec de nouvelles ajoutes. J'aime approcher une vue à 360° d'un problème sans devoir y retourner dans des articles différents. Je les ai tous sous le chapeau près à se voir corrigés, adaptés.

Je suis un "buvard" de l’info avec couche de protection et de correction intégré.

Normal, qu’ils deviennent lourds, trop longs, trop en dé-synchro, pour cette antenne,

C’est autre chose, ça creuse un peu plus, ça pioche tout azimut, ça n’a plus rien à voir avec le journalisme médiatisé.

La voie Agoravox  est là, à mes yeux, il faut dévier un peu sous peine de mourir de sa belle mort sous les palmiers des sirènes médiatiques habituelles.

"Article exprimant une opinion personnelle". Encore une règle qui envoie vers les oubliettes. Etre citoyen, n'est-ce pas être soi et exprimer sa vision des choses qui nous entourent? Donner son interprétation des événements avec un peu de subjectivité, n'est-ce pas apporter un ticket d'entrée vers la confrontation avec d'autres? 

Là où je serai d'accord est la volonté d'Agoravox c'est de respecter l'article avec un caractère inédit. Ce caractère vêtu de l'original ne sera qu'une manière d'exprimer une fois de plus son "moi".  

Voilà, ce qui d’après mon expérience, humble serviteur de cette longueur d’onde avait à dire d’Agoravox que j’ai aimé très vite malgré tout. Je l’ai dit dans les forums. Pas de réactions.

Je ne sais si je passerai le "mur" de la modération avant qu’il devienne celui des lamentations. Je ne jouerai pas le jeu de Modérateur, cette fois .de toutes manières.

Je sens que je fais du journalisme à l'envers. L'actualité n'est pas mon principal souci. Elle en constitue les ingrédients et sera le détonateur pour une parution. 

Une fois de plus, je suis en plein domaine "perso" sans aucun moyen de documenter quoique ce soit.

Je serai tout de même un peu dans l’actualité car on cherche à améliorer l’environnement et notre "blogs party" .en général

A vos marques et à vos réflexions, lecteurs d’élucubrations orchestrées.

Sur le théâtre en question, il était normal de me retrouver et d'y trouver des commentaires.

 

Ce 28 novembre, il n'y avait qu'à demander voiià la solution.

 

L’Enfoiré,

 

 

Citations:

 

 

  • "Une idée n'a qu'une expression. C'est cette expression là que le génie trouve.", Victor Hugo
  • "L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre.", Elisée Reclus
  • " Si ce n'est pas expressément interdit, c'est permis.", Luis César Menotti
  • "La qualité de l'expression verbale est d'être claire sans être banale.", Aristote
  • "Les gens exigent la liberté d'expression pour compenser la liberté de pensée qu'ils préfèrent éviter.", Sören Kierkegaard

07/08/2006

Zéro en artithmétique

C'est la cote qu'il faut attribuer au bas du bulletin. Le comptage dans l'échange de prisonniers et/ou otages ne vaut pas mieux.  

 

La raison du plus fort a toujours eu ses propres lois qui n'ont plus rien à voir avec les sciences exactes.

Déjà à l'école, le pion qui recevait la boulette de papier dans la nuque n'avait de suite que par la punition collective de toute la classe.i

Pendant les nombreuses guerres et, en particulier, celle de 40-45, la résistance logique à l'occupant du territoire et qui se terminait par la mort d'un des occupants se résumait par la condamnation à mort de dizaines de victimes innocentes.   

Même la loi du Talion est dépassée dans ces moments de folles actions-réactions. On assiste plutôt à une inflation dans les mauvais coups et une escalade très vite mal maîtrisée.

Pendant la guerre dite froide, Berlin et son Check Point Charlie ont servis à une multitude d'échange d'espions de part et d'autre du Rideau de Fer. Echange qui souvent n'ont été sollicités que pour restreindre au plus vite le passage d'informations de bord à bord. Quand l'information est hors de prix et que les récupérer est un "must", l'équité dans le nombre d'entrant et de sortants n'a jamais été d'une importance capitale. Le quantitatif a vraiment une importance nulle vis-à-vis d'une probable qualité. Le commun des mortels ne fait vraiment pas le poids.

Les événements troublés qui ont transités et le font encore par le recours au terrorisme et à la prise d'otage prouvent que le poids de l'homme et sa valeur marchande varie très fort en fonction de points qui n'ont plus aucune commune mesure avec le potentiel réel en tant qu'homme.

Nous sommes dans un monde dit plus civilisé, plus formé intellectuellement, enrobé d'équités théoriques. Nous avons même un ministère qui s'intéresse à faire respecter l'égalité des chances.

Dans une guerre froide ou chaude, pourtant, pas question de devoir justifier les dérogations. Tout tient dans le mot "guerre". Le reste n'a plus d'importance. La bestialité latente rejaillit de plus belle sans remord.

Le nouveau combat de David contre Goliath reprend ses droits d'inégalité sous le soleil dur de la belligérance. Quand David arrive à montrer ses dents. Goliath se fâche et n'hésite pas à mettre le paquet sans dentelles. Se voir imposer d'autres règles que les siennes n'a jamais été les bienvenues dans l'environnement de Goliath.

Les potaches en arithmétique élémentaire ont encore de beaux jours devant eux.

Le conflit actuel Israël-Liban est né de ce genre d'iniquité. L'Israël pressé d'en découdre avec son ennemi de toujours presse l'accélérateur, trop content de son bon droit appuyé par le grand frère. La cours des Grands ne veut pas s'en laisser compter et trouve toujours des moments privilégiés pour se donner bonne conscience.

Jimmy Carter, ancien président des Etats-Unis, a donné son opinion en contre-pieds de celle de ses successeurs dans son article "Au Proche Orient, il faut en finir avec les remèdes palliatifs".

Il y répète les nombreuses négociations entre gens très peu mathématiciens qui, en 1985, ont mis en œuvre des échanges de 1150 Arabes contre 3 Israéliens, de 123 Libanais contre les dépouilles de 2 soldats Israéliens, en 1996, et de 433 Palestiniens contre un homme d'affaire accompagné de 3 corps de soldats Israéliens, en 2004. 

Avant cette dernière guerre, Goliath se sentant  tout à coup en force proposait d'échanger un prisonnier Israélien avec 95 femmes et 313 enfants parmi les 10.000 Arabes détenus dans les prisons Israéliennes.

Le rejet et la riposte n'ont pas fait grand cas de dégâts "collatéraux". La surenchère était prévisible et nous voici cette fois en pleine guerre chaude dans laquelle, une nouvelle fois, on a perdu l'habitude de compter.

Se défendre contre des attaques incessantes, Israël en a le droit, nul ne le conteste, même pas ceux qui ont l'habitude de contester toutes les interprétations Etatsuniennes. Nous nous retrouvons cette fois encore dans une manière d'agir qui sans prononcer son nom, apporte la terreur parmi une population parfois bien loin des problèmes politiques. Comme pour sa forme pure et dure, elle agit en aveugle et en irresponsable en ne touchant pas les bonnes cibles. Ceux qui sont éprouvés ont depuis longtemps signé pour le cesser le feux immédiat et définitif. La paix, ils en ont soif.

Mais, comme on dit, "c'est de bonne guerre".

"Profonds regrets" et "enquêtes immédiates réclamées" pour éradiquer les erreurs commises ne changent rien au désespoir. Quand le chiffre "1" correspond étrangement à "0", tout est possible.      

Et, oui, il est urgent comme le président le disait que le conflit cesse et que les explosions dues aux bombardements ne retentissent plus de part et d'autres de la frontière. Et oui, quand les belligérants ne voient plus le bout du tunnel de la violence de peur de perdre la face, il s'agit d'appeler des intermédiaires pacificateurs. Parce que comme toujours, elle se terminera cette guerre comme les autres.

Quant à moi, l'Enfoiré, idiot, je veux la paix pour tout le monde sans distinction avec les mêmes chances de succès. Les extrapolations arithmétiques ou comptables n'auraient pas cours dans ce monde-là et les axiomes ne seraient que des notions très obsolètes et les démonstrations par l'absurde ne feraient plus rire personne.

 

L'enfoiré,

 

Sur Agoravox, d'autres commentaires  

 

Citations: 

 

  • "Tant que sur la terre il restera un homme pour chanter, il nous sera encore permis d'espérer ", Gabriel Celaya
  • "La paix à n'importe quel prix, ce n'est plus la paix", Eve Curie 
  • "Aucune paix n'est éternelle. Mais toute la journée qui prolonge la paix est une bénédiction acquise", Kaj Munk
  • "Pour faire la paix, il faut être deux : soi-même et le voisin d'en face.", Aristide Briand
  • "Il faut des négociations et un travail collectif pour trouver l'équilibre réaliste des intérêts sur lequel seulement peut se fonder une paix solide.", Mikhaïl Gorbatchev

 

16/03/2006

Mal au Blog au travers du Miroir

Je me devais de répondre aux commentaires et appréciations que j'avais demandés dans "Mal au Blog".

Merci à tous ceux qui ont pris le temps de me lire et de me donner leur avis par leurs commentaires. Allais-je répondre via le même canal des commentaires? Un nouveau billet me semblait plus approprié.
Le but de la demande de choisir le "Best of l'enfoiré" était d’orienter les textes futurs vers certains groupes d’idées préférés en fonction de ceux qui ont déjà pris place dans « Réflexions du Miroir ». Cela n’apporterait rien de véritablement "transcendant", seulement quelques indices. Je me veux tout à fait éclectique dans mes articles donc je vais à l’encontre de cette volonté de rechercher « le plus lu » ou le blog dont on « retient le mieux l’idée ».
Le pluralisme d’idées est un « must » dans notre temps où l’on veut catégoriser les gens ou les « confiner », comme on dit plus récemment pour les oiseaux, dans une discipline ou un travail bien précis. En recherchant ce "meilleur de", je me rends compte que je me contredisais totalement avec le texte que j’ai écrit «
Veux-tu être mon idole ?». Fabien, que je remercie tout particulièrement, comme d'autres, n’a pas fait le choix entre la « pomme et l’éléphant rose ». Choisir c’est toujours rejeter les autres aux « oubliettes ». Je suis donc tombé dans mon propre piège, dans les manies habituelles, je ne le ferai donc plus.

Contrairement à la fine bouche que je montrais dans ce blog concernant « les commentaires qui n’étaient pas une raison ‘sine qua non’ », je considère qu’ils apportent toujours une preuve qu’on « ne s’est pas trompé complètement » dans ce que l’on écrit et que l’on ne le fait pas tout à fait pour rien. « Plus c’est inutile, plus c’est beau », oui, mais…Précédemment, à la suite de la volonté de changement d'employeur d'un collègue, il m'a semblé rassurant d'avoir reçu un courriel de sa part me demandant de changer son adresse dans ma liste de distribution. Cela prouvait qu'imperceptiblement, il y avait une audience bien active.

Je sens que vous allez me renvoyer l'ascenseur et me demander quels sont les articles qui me plaisent le plus parmi ceux que j'ai eu le plaisir de composer. Je répondrai qu'en effet, j'ai aussi des préférés, mes "tartes à la crème" avec la cerise au dessus du gâteau. Les articles philosophiques, intimistes ont certes une place d'honneur chez moi (je me suis beaucoup amusé en écrivant "Ronfle en douceur, mon amour"). Ce sont ceux qui bizarrement n'ont pas souvent la cote ou n'attirent pas les foules de prime abord.

Comme le disait Fabien dans son commentaire, certains  de mes textes peuvent paraître "abscons". C'est précisément ma ligne de conduite: être à côté des "pompes" de la généralité des idées reçues et desservies habituellement. Pas de provocation ostentatoire, mais un esprit de simple contrepoids. Je commence aussi à comprendre vraiment la remarque des auteurs d'œuvre de créations qui poussent toujours leur dernière œuvre en avant comme leur préféré. C'est un sentiment que partage pleinement.

medium_Mal_au_blog_au_travers_du_miroir_35.jpgC’est un peu la recherche d’ouvertures et d’audiences que j’ai recherchée en acceptant de devenir « rédacteur » sur Agoravox. Une peu pompeux ce titre de «rédacteur», à mon avis. La volonté d’améliorer la présentation de ce site, les processus du travail de fond avec le concours des participants rédacteurs sont tout à fait observés. L'avantage principal: les discussions y sont fertiles. Cependant les articles y sont parfois un peu trop cantonnés dans des règles, que j’accepte, mais qui ne laissent pas le champ libre à des extrapolations ou des sujets plus intimistes. Ce site de blogs qui se présente comme média citoyens, accorde la publication en passant au travers du jugement (des mailles d'un filet, diront certains) de « modérateurs » qui se veulent objectifs mais qui sont, eux aussi, liés à des règles strictes édictées par la « loi Agoravox» parfois un peu trop rigide. Mais, une liberté contrôlée n’est pas toujours un mal dans la "jungle" internet. Cette manière de donner la parole est pourtant très productrice de très bons articles et qui sortent du lot. Cette « richesse » d’idées est recherchée et c’est donc naturel qu’Agoravox est parfois victime de son succès. Les articles se bousculent pour se retrouver sur la "home page" et y rester suffisamment longtemps pour ne pas tomber dans l’oubli de lecteurs potentiels qui n’auront peut-être même pas eu l’occasion d’avoir pu apprendre l’existence d’un article ne fut-ce qu’un jour. L’audience est là, c’est le principal. Les commentaires, non « protégés » y frisent parfois, eux, la limite de l’acceptable. Les articles concernant les fameuses caricatures de Mahomet ont été du nombre des extrémités inacceptables. A sa suite, un forum animé a été organisé entre rédacteurs pour tenter de trouver une solution à ce fatras d’idées partisanes et toutes faites qui n’apportent rien au "schmilblick". Comment laisser la liberté de répondre objectivement et ne pas tomber dans le racisme et les extrémistes. Les commentaires sont trop nombreux pour subir un contrôle. Qui doit décider le moment du "stop ou encore"?

Comme vous avez pu le lire dans « Mal au blog », ma manière de "travailler" est bien souvent différente des bloggeurs qui veulent sortir « leur papier» et coller à l'actualité le plus rapidement possible sans y apporter le recul du temps. Mes articles se construisent au fur et à mesure. Les idées d’un moment s’ajoutent à celles d’un autre, en fonction du tempérament de l’instant et des informations qui tombent pour confirmer ou infirmer mes idées peut-être préconçues au départ. Aucune urgence. Comme je le disais je ne serai jamais journaliste même si le procédé de recherche d'information se ressemble, le budget en moins. C'est d'après moi une des chances de se dissocier de la presse officielle qui ne peut se permettre de sortir de cette actualité sous peine de paraître réchauffée ou mal ajustée dans le temps. Une des règles d'Agoravox est de s'y conformer. Ok. Quand je serai dans la note, je transférerai mais je resterai néanmoins sur le site, que vous lisez actuellement, de mes débuts et qui me donnent le champ libre et mon « moi ».

En général, mes sources d'information et d'inspirations se retrouvent dans la presse et les médias. La RTBF a souvent été mon mentor, je l'ai remerciée et lui ai demandé l'autorisation de publier parfois un billet ou une interview dans son entièreté en gardant les sources bien explicites. Copier n'est pas accepté nécessairement sans y apporter ma touche personnelle. J'ai mes préférés parmi les journalistes et tout comme eux, je ne peux inventer une actualité qui n'existe pas. L’actualité reste le fil rouge, sans plus. Cela veut dire que les sujets d’articles se préparent longtemps à l'avance et se bousculent au portillon pour paraître enfin. Je peux vous avouer qu’il y en a plus en avant qu’en arrière. Cela sans compter ceux qui m'apparaîtront dans le futur. Il est même parfois difficile de choisir celui qui est le plus mûr à la publication. L’ordre de parution a déjà été de multiples fois bouleversé. Qu'à cela ne tiennent. Ils sont planifiés semaine après semaine et sortiront l'un après l'autre automatiquement, tel quel, si aucun changement n'y est apporté. Quel pouvoir sur la vie de faire paraître ses textes automatiquement même à titre posthume, si besoin ! N'ayez crainte, je compte, malgré tout et encore longtemps, vous "arroser" de textes bien longs et bien pensés.

Comme je le laissais sous entendre, certains articles de HautEtFort (de la "concurrence" dirais-je avec un sourire en coin) ressortent du lot. Les lire est un plaisir pour moi. Y apporter mon soutien et mes commentaires ne l'est pas moins. Ils apportent souvent un appui, une impression que l'on n'est plus seul dans le même combat.
Je peux déjà vous découvrir un coin du voile. Les articles qui auront place à leur tour auront pour sujet : la réflexion philosophique, la santé, l'histoire sous un angle que vous n'aurez même pas imaginé, les loisirs et ses "outils", le monde des affaires et son organisation particulière qui mène parfois à des inattendus, la science, la politique, la justice, la nature, l'école, les travers, le shopping, le tourisme et le voyage, la presse, l'Europe, un petit nouveau dans le domaine de la fiction... et l'actualité. Tout cela avec l'humour en fond de teint.

L'inspiration est une conscience qui vient d'ailleurs, disait quelqu'un. Créer, c'est rassembler, par hasard interposé, l'imagination et la raison sans que l'un étouffe l'autre. Ensuite, le tri final et oser. 

Voilà donc ce nouveau blog-ci qui s'achève, je devrai une nouvelle fois l'intercaler parmi les autres. Ma moyenne fixée d'un article par semaine va encore en prendre un coup.
N'ayez crainte, je n'irai pas, à la suite de cet article, m’adonner à commenter mes propres commentaires, quoique...

Comme le chantait Jacques Brel: "Au suivant".


L’enfoiré,

 

Citations:

 

  • "Suivez toujours le souffle de votre esprit intérieur", Olivier Lockert
  • "Penser, aimer ! Puis agir suivant sa pensée et suivant son amour. Toute la vie est là.", Jean-Charles Harvey
  • "Au silence qui suivit, je conclus qu'il avait fait une plaisanterie", Richard Brinsley Sheridan
  • "La seule façon d'être suivi, c'est de courir plus vite que les autres.", Francis Picabia

 

 

03/03/2006

Le mal au BLOG

Aujourd'hui, nous allumons la première bougie de "Réflexions du Miroir" après l'épisode du premier Blog « Nous sommes tous responsables ». Voici le 53 ème article qu'il vous a fallu mettre sous les yeux de votre critique.
Une aventure, il y a de cela.
Je m’apprêtais à titrer ce blog  ‘
Mal d’écrire’, mais cela a déjà été très bien dit et écrit.
Ceux-ci me paraissaient plus à propos:
 
« Le mal du Blog » d’abord, car je ne compte plus les heures d’insomnies passées à réfléchir, le temps à composer et recomposer ces textes anodins, à rechercher la formule la plus adaptée. Tant qu'elle n'est pas couchée sur le papier, rien n'est prêt, tout est à retravailler. La différence est mince entre le moins bon et le bon.

« Le mal au bloc » ('au bloc'='mis au rencart') ensuite, car écrire ce genre de billet est une réelle thérapie dans les moments de remise en question à la suite de la révélation de "certaines" restructurations au niveau du boulot. La clé du service sous le paillasson, une fois annoncée, la morosité s’installe très vite, le manque de motivation, le quotidien qui ne fait plus que parler de l’« événement futur » sont des choses qui ne se digèrent pas facilement. Ceux qui y sont passés ne me contrediront pas. La technique du journal par l’intermédiaire de Blogs se présentait et la médication était à ma porte. "Nous sommes tous responsables" mettait, dès le départ, tous les acteurs en scène et le "spectacle" pouvait commencer. 
Le fait d’être occupé par autre chose en écrivant est, à plus d’un titre, un moyen efficace et intéressant d'oublier l'"événement" si vous en avez le courage et le temps. Savoir qu’il y a autre chose qui peut exister et motiver. Les moments creux, tout à coup, n’existent plus. Les « Réflexions du Miroir » agissent.
Sans être pompeux, je dirais que c'est peut-être une école de la vie: apprendre à regarder plus que de seulement voir, à écouter plutôt que d'entendre ce qui se produit ou se dit autour de soi. Sortir de l'inconscience des événements qui existent et se déroulent sous ses fenêtres, s'ouvrir ensuite à la réflexion et passer enfin à leur rédaction en rassemblant toutes les idées sans urgence aucune.
Les outils de ce processus? Avant tout, ne jamais oublier son petit carnet de notes (comme un porte-feuilles, en somme), l'emmener partout. Et quand je dis partout, j'entends: sur sa table de nuit, lors de promenades à vélo ou de jogging. 'La tête et les jambes', parfois l'une prenant le pas sur les autres. Si d'aventure, vous rencontrez sur votre chemin un joggeur avec un carnet à la main, allez voir la photo ci contre. Cela pourrait être l'auteur des lignes que vous avez sous les yeux. L'inspiration ne vient pas d'office devant une feuille blanche et oublier les idées qui arrivent à n’importe quel moment serait sacrilège. Ce petit carnet est vraiment indispensable pour y écrire la moindre pensée. L'assembler aux autres puis s'inquiéter de ce qui se dit déjà ailleurs sur le sujet du moment, comparer et compléter si nécessaire. Une fois dans la boîte, la recherche de citations rappelle que des prédécesseurs ont eu maille à partir avec les mêmes idées et les mêmes problèmes. Le choix des images pour finir, images qui vont donner une note humoristique à l'ensemble.
Les amis et collègues pris par le jeu apportent le complément et d’autres idées qu’il faut élaguer ou filtrer.
Une fois enregistré, relire et relire encore.

Je crois que c'est le moment de lancer les remerciements. Je commencerai par mon traitement de texte qui me corrigera les plus "grosses fôtes". Ensuite, passer la main pour la correction orthographique ou au tribunal judicieux de certains qui en « candides » avisés me font retourner à la case départ… Des fautes d'orthographes, j'en ai fait des tonnes. L'orthographe n'a jamais été pour moi une amie fidèle. Que de fois, j'ai lu mes textes, en ai changé les mots qui me semblaient moins judicieux, retravaillé les phrases et ces fameuses "fôtes" m'échappaient encore et encore. Qu’ils en soient tous remerciés par ce billet.
Ne pas uniquement entendre par la suite: «  c’est très bien, continue » mais parfois, « je n’ai rien compris » est une objectivation qu’il faut avoir le courage d’assumer pour retravailler le texte. L'étape suivante est simplement de laisser décanter pendant des jours, des semaines ou même des mois si possible. Beaucoup de textes intemporels ont été écrit en avance et sont prêts à se compléter progressivement, à être remanié ou réactualisé parfois de fond en comble. L'actualité et ses événements ponctuels sont les seules raisons d'une précipitation pour la parution.
Enfin, le moment de cette dernière arrive et un petit stress l’accompagne.
Le lendemain, les statistiques reflèteront l’intérêt des lecteurs et étonneront parfois dans un sens ou dans l'autre.

En résumé, je m’aperçois qu’écrire ces fameux Blogs n’est pas une activité tellement différente de celle qui correspond à la création de programmes informatiques qui a occupé une partie de ma vie professionnelle. Planifier, analyser, organiser, écrire et tester.

Ma méthode d’écriture (s'il y a une méthode sans être pompeux), comme je le disais dans l’ « A propos » est un scrabble d’idées. L'actualité ne constitue qu'une source d'informations, pas une raison essentielle de parution d'un article. Ma préférence va plutôt vers le cumul d'idées et d'événements avec le recul. Plusieurs mois de gestion sont parfois nécessaires avant de décider d'aller à l'édition. L’étape initiale, réunir ses propres idées indépendamment de celles des autres. En faire le plan et le bilan. Appliquer le titre accrocheur, déjà connu depuis longtemps, ou en déphasage et la fin qui laissera l’idée générale. Très important, 'le titre'. Sans lui, je ne commence même pas l'écriture du texte. Au milieu, les faits résumés, les idées d'ailleurs sur le sujet, continuer par des idées plus personnelles.

Supposons que vous ayez à écrire un texte sur votre chat. Qu'allez-vous choisir comme titre? "Mon chat" ? Alors, là, vous avez tout faux. Je vous proposerais plutôt : "Ce mignon qui occupe tout mon temps". A la lecture de votre texte, certains se mettront à saliver, pressés de lire vos péripéties avec votre dernier rancard. Ca marche comme ça, aujourd'hui. Et, oui, il y aura peut-être de la déception pour la suite pour le lecteur. Mais, le client est déjà dans le 'magasin', il y aura à jouer votre rôle de 'vendeur'. A vous donc d'alimenter vos pensées et réflexions de bons textes. Cela fera oublier une espérance ratée.

Une fin honorable, qui ne se termine pas en queue de poisson, est une recherche à ne pas sous-estimer.
Le reste se complète par l’écoute plus attentive et plus critique des événements et à l'affut des paroles de gens avisés. La RTBF, radio ou télé, par l'intermédiaire d'interviews rondement menés, me fournissent des ingrédients bien utiles au développement de mes textes.  Pour conclure, l'"inoxydable" Internet qui ajoute une foule d'articles en relation, les images humoristiques (l'autorisation des auteurs a été demandée) et les citations qui les complèteront par une note agréable de déjà vu en finale.
Voilà toute la recette, tout le 'faux' secret de fabrication qui se résume par la composition, le travail de tout texte un tant soit peu structuré.

Le reproche majeur qu'il m'est fait concerne la longueur de mes articles. Dans notre monde, où chaque seconde compte, les résumés et les "digests" ont la cote. En les lisant, on a l'impression de tout savoir après quelques lignes de texte. Rétro, je ne fonctionne pas ainsi. Il faudra changer de scribe.

Certains me demandent combien de temps il m’a fallu pour écrire ces billets.
Comme pour le "fut du le canon" qui devait se refroidir de
Fernand Raynaud, je répondrai « un certain temps », mais un temps tellement enrichissant et motivant que je peux le conseiller à quiconque.
Une obsession consentie n’en est vraiment plus une.

Etre lu, ensuite, est un 'plus', bien sûr, recevoir des commentaires pour entamer une discussion, le 'nec plus ultra', mais ce ne sont pas des raisons 'sine qua non'. C'est du freeware, donc, on ne prend pas tous les freewares, on les choisit par la renommée. Seulement mettre de l’ordre dans sa tête en l'écrivant est déjà une raison en soi et une passion qui ne va pas me quitter de si tôt. Créer un catalogue de référence d'idées d'un espace temps, à relire et à compléter plus tard, si nécessaire, pour ne pas oublier. A qui cela servirait sans une recherche d'évolution?

Les Blogs, paraît-il, sortent dans le monde, au rythme d'un par seconde. Même s'ils n'ont pour la plupart d'autres buts que de montrer des images, des photos d'ados (je ne suis pas ici pour dénigrer), ils démontrent l'intérêt de ce nouveau mode de pensée citoyenne. Pour la plupart, un peu de reconnaissance pour se retrouver entre copains mais pas trop, voilà les clés.
Les journalistes de la presse, qui se sentent parfois à tort concurrencés devant cette nouvelle invasion d'informations, affirment que cette "folie" des Blogs donne un sentiment d'exister à des "écrivains en herbe". Je répondrai simplement, qu'avant ces Blogs, je me pinçais tous les matins devant mon miroir pour me le prouver. Je ne suis pas journaliste et ne le serai jamais. Réagir à chaud à l'événement n'est pas ma tasse de thé même s'il est parfois nécessaire d'y recourir. Un journaliste professionnel a des obligations que je ne m'imposerais pas. Je l'ai d'ailleurs écrit dans "Concurrence bloguée?". Le côté "gratuit" de cette entreprise me plaisait également beaucoup. Pour une fois, ne pas être contrecarré par quelqu'un qui aura à payer son travail, donne une liberté de bon aloi. C'est fou, ce qu'on apprend sur soi en écrivant.

Etudiant, mes dissertations étaient jugées comme nulles. J'espère que si mon professeur de français est encore de ce monde, il me pardonnera un peu. Les textes imposés n’ont jamais été mon fort. Faire un papier sur un sujet qui ne me botte pas, que je ne sens pas, a peu de chance de réussir.

Engagé, moi ? Certes. Cela entre d'ailleurs dans les statuts que je me suis fixés dans l'"A propos", mais principalement, de rester à l'écoute de mon temps. Etre citoyen, c'est faire de la politique. Faire de la politique, c'est courir le risque de se tromper. Ne pas en faire, c'est se tromper à coup sûr.
Problème de notre temps, le "mondialisme" répond au besoin de "solidarité planétaire" par son interdépendance et par un réseau d'interactions dont la densité est telle que l'économie dans son ensemble ne peut plus fonctionner sans cette dépendance. Cela a-t-il été voulu de cette manière? Personne ne peut même dire aujourd'hui si cette mondialisation représente un avantage global réel. Délocalisation par transfert d'activités de nations développées vers celles où les salaires sont les plus bas augmente le chômage de ce côté et une sorte d'esclavage moderne de l'autre. La perte pour la majorité se retrouve en définitive dans les mains de financiers bien minoritaires.

Certains m'ont reproché de pousser un peu trop sur le bouchon du "ras-le-bol". Si c'est votre sentiment, détrompez-vous. Vous n'avez pas lu entre les lignes de mes textes. Les événements de l'actualité sont ce qu'ils sont et ce que les médias nous en font part, c'est-à-dire une récolte d'informations bien parcimonieuse et tendancieuse dans leur choix de l'extraordinaire. Le côté positif par la transcription des choses qui vont bien n'intéresse personne, voilà le côté partial des médias qui doivent suivre l'audimat.

D'autres ont été jusqu'à me conseiller de commencer à écrire une fiction, en me donnant même le thème "Les temps modernes mode Zola", et que j'avais un "quelque chose" qui pourrait aider. Je répondrais humblement et simplement "peut-être" si le temps m'est accordé car cela demande beaucoup de réflexion au préalable. Les Blogs m'attiraient par leur côté simple et direct d'émettre une opinion. Un livre est une entreprise demandant un suivi très structuré avec scénario, plan de travail et, surtout, une histoire.
De toute manière, un blog bien conçu équivaut à une sorte de TVA résumé par un "Travail Volontaire Acharné". 
Prendre son pied en prenant la plume à la main, quelle aventure !



L'enfoiré,

 

Alors, à la semaine prochaine.

 

PS: Oserais-je ? Oui... Pourrais-je vous faire travailler un peu ?
Actuellement, 'Réflexions du Miroir" tourne avec une moyenne de quelques 140 visites par jour, aussi, je trouve intéressant de chercher le "Best of l'Enfoiré". Pour rappel, la table des matières pourra aider.
Pourriez-vous me faire parvenir en commentaire à ce Blog-ci le sujet qui vous a le plus intéressé parmi ceux qui ont paru jusqu'ici. A la question du nom, mettez-y votre prénom. Votre adresse email ne m'intéresse pas, choisissez n'importe quelle adresse.

Merci d'avance.
 

Citations :  

  • "Les événements de la vie apparaissent dans un kaléidoscope et il faut tourner la molette lentement et de multiple fois pour déceler les véritables images cachées", L'enfoiré
  • "Il y a des écrivains qui ne parlent que de leur difficulté, de leur douleur. Si j'écris c'est parce que j'ai envie d'écrire", Hubert Nyssen
  • "S'écrire c'est toujours pour essayer de s'échanger des bouts de moments vécus trop seuls", Jacques Serena
  • "Il faut écrire pour soi, avant tout, c'est la seule chance de faire beau", Gustave Flaubert
  • "Ecrire, c'est une façon de parler sans être interrompu", Jules Renard
  • "Il ya des gens qui parlent de tout et de rien. Une chose m'ennuie chez eux: ils parlent beaucoup de rien et peu de tout", Philippe Geluck
  • "Le jour de son anniversaire, on a un an de plus. Ca veut dire que ce jour-là, on vieillit 365 fois plus que les autres jours. C'est une chance que ça n'arrive qu'une fois par an", Philippe Geluck

 

 

 

 Des images BLOGantes

25/02/2006

Internet reste net

Le "www dot com" est entré dans nos moeurs et a bouleversé l'homme d'aujourd'hui dans ses habitudes mais il devra tenir les épaules hors de l'eau s'il veut garder son "aura" de prestige et de confiance. 

 

« Quiconque a essayé un jour d’entrer dans Internet sait qu’il ne faudrait pas parler d’ « autoroutes » de l’information mais plutôt de labyrinthes », disait Jacques Attali.



Ce vecteur d'information qui a obtenu un retentissement aussi important que la naissance de l’imprimerie par Gutenberg, nous éblouit et nous désoriente à la fois.

« On ne sait pas ce qu’on y cherche, mais on trouve ce qu’on ne cherche pas », déclarait Anne Roumanoff avec beaucoup d’humour mais tant de clairvoyance.



Révolution industrielle et politique, Internet a pris le chemin de tous les foyers. Nous sommes passés de la galaxie Gutenberg à celle du virtuel. Il passe les frontières des pays où la liberté d’expression n’est pas de mise offrant par là même une ouverture vers le monde entier aux populations réprimées par les régimes qui ne peuvent plus interdire un flux d’idées dans les deux sens.

Son histoire ne date pas d’hier. Dès 1962, en pleine guerre froide, l'US Air Force demande à un petit groupe de chercheurs de créer un réseau de communications militaires capable de résister à une attaque nucléaire. Le concept de ce réseau reposait sur un système décentralisé, permettant au réseau de fonctionner malgré la destruction d'une ou plusieurs machines. En 1964, Paul Baran met au point un réseau hybride d’architecture étoilée. 5 ans plus tard, Arpanet relie 4 universités. 1972 voit l’avènement du courrier électronique. Mais, c’est en 1991 que le fameux World Wide Web (www), développé par Tim Berners-Lee, envahit le monde aidé par son système d’hypertexte (hyperlien). En 1994, Al Gore introduit la notion d' "autoroute de l'information".

« Internet c’est avoir toute la sagesse et toute la bassesse du monde au bout des doigts », écrivait Benoît Gagnon

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Par l’intermédiaire d’Internet, outil magique, ses utilisateurs peuvent rechercher les produits de consommation qu’ils veulent acquérir à des prix défiant la concurrence des circuits classiques, payer leurs factures, consulter leurs comptes bancaires, choisir et payer leurs séjours de vacances, rechercher un emploi, s’informer sur tous les sujets les plus inimaginables, dialoguer par email par "chat" interposé, donner leurs impressions par l’intermédiaire de BLOGs tels celui-ci et leurs propres visions du monde. La fréquentation d'Internet par les internautes ne fait que progresser d'année en année surtout depuis les possibilités d'accès plus rapides par ADSL ou par le câble.

En est-il pourtant partout de même? Les régimes forts n'apprécient pas vraiment cet élan de liberté et ne laissent pas, à leurs habitants, la vision de ce qui se passe ailleurs de gaieté de coeur. Dans d'autres pays, le problème est plus structurel et c'est un manque d'infrastructure qui ne laissera pas le champ libre à leurs autochtones au savoir universel.     

La connaissance du monde est à la portée des internautes avec des facilités de recherche incomparables et dans un temps de réponse surprenant. En sept ans à peine, la société Google, fondée par deux jeunes informaticiens (Larry Page et Sergey Brin) lançait son moteur de recherche incontournable, que l'on confond presque avec Internet lui-même tellement il est intégré à son utilisation pour l'homme en quête de savoir et cela à portée de quelques clics de souris. Dix milliards de pages sont ainsi indexées à la portée du commun des mortels dans le confort de son fauteuil. L'ambition se concentre sur la recherche d'information tout azimut à tel point que l'on ne voit plus où la société veut en venir, avare d'information sur elle-même en ne rendant public que ce qu'elle veut quand elle le veut. Mais, pas plus de publicité sur cette société qui va de la fascination à l'inquiétude bien décrite dans l'article tellement les extensions dans tous les domaines ont été nombreuses. Les services sont gratuits mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit de www.google.com (c'est-à-dire commercial). Au sujet des extentions possibles des services gratuits, les organismes de la protection des consommateurs font retentir la sonnette d'alarme par le risque d'atteinte à la vie privée. Google ne manque évidemment pas de s'en défendre, mais la "boîte" est ouverte. 

La société Yahoo concurrente s'intéresse également et apporte son moteur de recherche, son email et bien d'autres outils à portée de portail.

Si vous n'êtes pas encore rassasié ou voulez ajouter votre grain de sel à la connaissance, Wikipedia ouvre une connaissance encyclopédique qui n'aura que la limite du Savoir car, cette fois, c'est une oeuvre commune avec la participation de vous et de moi qui apporteront l'expertise nécessaire. L'information sera ensuite contrôlée par des gens triés sur le volet. La langue de l'utilisateur n'est vraiment plus un véritable problème dans ce monde-là.

Outil de liberté par excellence, de communication parmi les hommes ne subissant aucun contrôle, aucune censure d’aucune sorte, on voit aussi dans le même temps apparaitre des dérives dans son prolongement libertaire. Tout comme les autres médias, il emphase certains événements (la catastrophe du Tsunami) et laisse dans l'ombre d'autres moins clinquants, moins accrocheurs et moins rémunérateurs pour les généreux donateurs (la famine dans le monde par exemple). Comme je le disais dans la réponse à un commentaire, l'école a son rôle à jouer pour éclairer ses élèves et les obliger à ne pas prendre tout pour argent comptant mais bien de confronter les informations avec d'autres.


Internet accélère la concurrence et la compétition dans la société de marché. Le commerce qui n’a pas pris le tournant au bon moment s’est vu rapidement supplanté et beaucoup de jobs sont allés à la trappe dans ce contexte là.

J'ai lu qu'une étude de Microsoft a révélé qu'en Europe, Internet est devenu la première source d'information avant la télévision et les journaux, mais aussi que chaque Belge y perdrait 32 heures de son temps par an dans des recherches infructueuses.  A méditer, donc.

Dans le commerce pharmaceutique et de la drogue, internet annihile toutes les réglementations des pays qu’il dessert. Tout s'achète via internet même des ovules ou du sperme et si l'on n'y prend garde des organes.
Ce sont les dangers majeurs: attaquer notre santé en permettant au commun des mortels de devenir son propre médecin. Quelle serait la tête du gosse qui aurait été acheté par un bon de commande passé par le virtuel?

Internet sans contrôle, quel sera le site qui donnera l’information objective, contrôlée qui pourra servir de référence pour chacun d’entre nous? Comment séparer (je dirais déceler) le bon grain de l’ivraie?

Internet ne peut pas devenir un substitut de nos institutions, de nos connaissances rigoureuses enseignées.

Certains opportunistes ont déjà choisi cette filière de communication pour assouvir leur besoin de faire de l’argent. (Rappelons « Haro sur jobdumping.de »).

Récemment, on a pu ressentir que l'utilisation d'internet pouvait générer un nouveau danger, bien plus important encore en véhiculant la violence. L'affaire des caricatures que des journalistes du Danemark avaient eu la "malheureuse" idée de publier, a généré un tollé guerrier. Avec l'aide d'internet, de forums, de blogs, de mails, rien n'a échappé pour faire éclater un esprit de haine de part et d'autre. Un monde s'est dressé contre l'autre dans une perte complète de rationalité. La manipulation a été totale jusqu'à apporter des idées fausses pour attiser les esprits les plus échauffés. Après la brique envoyée, avec ce grand splash médiatique, dans le jardin de l'un, la réplique en provenance de l'autre camp ou peut-être du même n'a pas manqué de se produire. Des images construites de toutes pièces ont été lancées anonymement par des esprits bien "intentionnés" montrant un très jeune enfant iranien qui, après un vol d'un pain, aurait été puni de sévices innommables par l'écrasement d'un bras par un camion par les autorités de son pays. Les manifestations de dégoût n'ont évidemment pas manqué d'arriver en masse par la même voie anonyme. Il a fallu un démenti et des preuves flagrantes pour rassurer. Penser qu'internet dit la vérité dans tous les cas, c'est s'assurer une guerre qui n'aurait plus rien à voir avec les jeux les plus guerriers que l'on anime avec joystick.  De nouvelles photos des exactions à la prison d'Abou Grahib envoyées sur internet ont mis encore plus d'huile sur le feu. En provenance d'Australie cette fois, innocentes? Difficile à croire dans cette période troublée.     

Hugues Le Paige a eu son mot à dire et qui fait réfléchir à ce sujet le 22 septembre en radio sous le titre de "Internet, libertés et lois du marché":

Ce n'est pas la première fois qu'une multinationale collabore à la politique répressive d'un régime autoritaire ou anti-démocratique. L'histoire du siècle passé fourmille d'exemples où les raisons économiques ont pris le pas sur les Droits de l'Homme et les libertés fondamentales. Mais cette fois la contradiction constitue une sorte de cas d'école. Les opérateurs d'Internet se veulent les champions de la communication. Les plus importants d'entre eux ne sont pas loin de s'affirmer comme les chantres d'une nouvelle ère de liberté. Et voilà que le géant américain -il s'agit de Yahoo - est pris sur le fait. C'est 'Reporters sans frontières' qui a dévoilé l'affaire. Yahoo a joué, en quelque sorte, les espions pour le compte des autorités chinoises. Un journaliste chinois avait envoyé par courrier électronique à un ami à l'étranger un document officiel interdisant à la presse de faire allusion à l'anniversaire des massacres de Tien Amen en 1989. Yahoo a tout simplement fourni les informations concernant ce courrier et du même coup livré l'identité de ce journaliste à la police chinoise. Le journaliste a été condamné à dix ans de prison pour divulgation de secret d'état. « Nous nous devons de respecter les lois en vigueur en Chine » ont indiqué sans plus de scrupules les plus hauts responsables de Yahoo qui venaient, par ailleurs, d'acquérir pour un milliard de dollars 35% du principal portail de commerce électronique chinois. Mais Yahoo n'est pas seule en cause dans ce type de relations. Un autre chevalier de la liberté de communiquer est sur la sellette. En juin dernier Microsoft a lancé un nouveau portail en Chine avec un service permettant de créer des blogs, ces journaux personnels. L'entreprise de Bill Gates a mis au banc du vocabulaire de son portail version Chine quelques mots particulièrement subversifs. L'utilisation par les internautes chinois des vocables de « démocratie, liberté ou manifestation » provoque l'apparition d'un message d'erreur indiquant qu'il s'agit de langage interdit que l'on est prié d'effacer. Le gouvernement chinois peut décidemment compter sur des collaborateurs zélés du côté des multinationales de l'Internet.   
Les statistiques de fréquentation et de la lecture des pages qui constituent ce réseau nous informent que la pornographie occupe une place non négligeable.
Si l’accès en était réservé aux adultes, le mal ne serait pas très grand, mais les enfants ont la même (mal)chance de rencontrer ce genre de site dans leur surf et eux ne sont pas immunisés. Quand à la pédophilie, quoique pourchassée par pas mal de polices dans le monde, elle passe allègrement les barrières pour tomber dans la vue des gens intéressés.


Le 16 novembre s'ouvrait le Sommet Mondial de l'Information où le sort d'Internet allait occuper une place importante dans les discussions. Fausse note, dès le départ, cette conférence, décidée par L'ONU, a été organisée à Tunis. La Tunisie est connue comme un pays où la liberté de parole est loin d'être effective.     

Deux anomalies dans l'esprit libertaire d'Internet :

  • savoir que le réseau utilise les serveurs aboutissant aux Etats-Unis qui pourrait décider pour raison politique de couper tous les accès à un pays: toutes adresses se terminant par .fr ou par .be par exemple. 
  • savoir qu'il existe un système d'écoute généralisé appelé système "Echelon"  qui existe pour surveiller d'une manière automatique toutes les communications transitant par Internet.

Internet a aussi sa part d'interdit à côté de tout ce que l'on vient de voir. Il existe un Web 'arnaque' comme le phishing, illégal. Grâce au P2P,  technologie théoriquement très intéressante en reliant les ordinateurs entre eux, mais qui, juridiquement, avec les téléchargements de films et de musiques sont interdits pour raison commerciale de copyright.

Un Internet caché  existe aussi beaucoup plus glauque à consonnance raciste, négationniste, pédophile, appelant au meurtre. Les Etats-Unis, laxistes ou trop libertaires, sont principalement à l'origine de ces dérives et les pays n'ont que peu de moyens pour empêcher la prolifération par des articles de loi contrôlant les FAI et leur diffusion. 

Un Internet futur, le Web 2.0, est en train de se développer. Il sera plus coloré, plus interactif, moins figé et demandera de réinventer la navigation. (voir www.protopage.com pour exemple).  

Des services que l'on retrouve dans les softwares payants aujourd'hui se verront également bientôt accessibles "online" via Internet. Celui-ci fait également peur aux entreprises de téléphonie traditionelle qui se voient concurrencées par les connections via son canal gratuit.  

Défier l'espace par cet organe d'échanges et communications avec les habitants de la terre entière, habitants dont on aurait ignoré l'existence sans cette innovation, est le progrès majeur malgré les aspects négatifs. 

Faut-il donc rejeter le bébé avec l’eau du bain ? Je ne crois pas. Les avantages sont trop importants pour les rejeter. Notre culture, notre connaissance, notre éducation apprise d’une manière scolaire et traditionnelle devraient permettre d’apporter l’esprit critique nécessaire et suffisant. La liberté mène le bateau, on ne va commencer à lui mettre un cadenas sur le visage.

 


L'enfoiré

Mise à jour 14/2/2008: Safer Internet Day s'interroge. 


Images bien nettes

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