18/02/2008

Tout pour rien ou rien pour tout

2cca00470d9f7ecce8944d3e8e03c429.jpgL'antagonisme entre le virtuel et concret est de plus en plus troublant. Internet fait penser que tout peut s'acquérir sans bourse déliée. La réalité dans les magasins va dans l'autre sens. Où est la faille? Le prix des choses et celui des hommes ne seraient-ils plus en équilibre? Entre rêve et réalité?

 

- Tu vas quand même pas payer pour cela? Tu as vu, c'est gratuit ou presque sur Internet: logiciels freeware, tickets d'avion, le magazine de la télé et j'en passe. T'es fou d'acheter cela dans le commerce.

La Toile fait subir ce revirement à la pensée et à l'action réactive sans réflexion. Dans le même temps, on assiste à une augmentation du coût de la vie pour les denrées de base. L'indispensable concret devenu cher, le futile virtuel tendant vers la gratuité. (Le FOSDEM 08 23-24 février)

On vous le dit, pourquoi payer pour ce que vous obtenez gratuitement avec la cerise sur le gâteau en plus?

La pub passe désormais par l'intermédiaire du "gratuit". Google et Yahoo pompent toutes les informations sur nous consommateurs et nos petites "défaillances". Juteuse, cette information au vu des résultats de ce genre d'entreprise. L'information personnelle passerait donc au premier plan?

c91d8deb08d604717ea1356848c5abd6.jpgLes eBay de toutes sortes, ont aussi effacé quelques dollars ou euros de l'addition au passage par une vente-troc organisée au niveau biens ou plus vicieux  et esclavagiste en mettant aux enchères l'heure non plus vers le haut mais vers le bas ("Haro sur jobdumping.de").

Les droits d'auteur (DADVSI) ont été aussi mis à l'index. L'intelligence et les droits de pensée ne se monnaient plus. Mais qui paierait en définitive pour la mise sous tutelle ? ("Le Copyright remis en question: lettre au Ministère de la Culture". "Appel aux créateurs et aux artistes ...")19b03c324a8014a94f25906b51e1cc93.jpg

Dans les airs, on parle de  "low-cost" de l'aviation.(L' UE réagit très violemment aux prix des compagnies low-cost). Ce n'est pas la Cour de Justice européenne qui précise des indemnités en cas de retard des vols, une obligation d'informer le passager, le remboursement en cas d'annulation qui changeront la donne. Le cauchemar pourrait venir par le manque de sécurité. Les mises en consigne pour le contrôle et la maintenance coûtent encore très cher. 5470a3d321afed8c5e91dbc8cf866e59.jpgUn modèle économique basé uniquement sur la compression des coûts de production, est il viable? Retour de manivelle aussi par la consommation inconsidérée du kérosène, toujours pas remplaçable.

Minimiser le prix de revient n'est pas dénué d'effets secondaires.

"Vivez moins cher en 2007" disait "Plus Magazine" fin décembre 2006.

Alors, les jeunes ont choisi, suivis par les moins jeunes: "On veut tout à la vitesse d'Internet et sans plus bourse déliée" avec moteur intégré publicitaire. La vie privée n'a qu'à bien se tenir.

Il est vrai que cette nouvelle tendance ne vient pas du ciel. Elle est arrivée avec la dévalorisation voulue par des hommes et par le travail des sociétés, par la Société. "The System".

Déclin et abîme inéluctable en bout de course? Où est la contrepartie? Qui paie tout cela, cette fausse gratuité ? La pub ne peut pas tout.

Il faut le chercher à l'étage du dessous. Dans le concret, il en va tout autrement. Le consommateur s'est vu contraint de rechercher une issue sur une marche encore plus basse. La classe moyenne n'est plus moyenne. Elle a aussi raté une marche dans la manoeuvre. Et cela est beaucoup plus grave car c'est elle qui assumait l'achat de cette production dans sa grande majorité.

458064841.jpgLe pouvoir d'achat a perdu 2%  au minimum et ne suit pas l'index. Des contrats à tous les niveaux deviennent des peaux de chagrin enveloppant des bénéfices non négligeables. Mais pas partout.

Dans les multi-nationales, c71400b46c095460ca90adcaa2206872.jpgl'ouverture des marchés sans frontières, sans aucune retenue et sans filets. Baisser ses prix ou mourir pour les petites sociétés. Marche ou crève dans le bas de l'échelle du côté "consommateur".

Le travail a été dévalorisé. Pour compenser et survivre, certains tentent même de compenser et de condamner à travailler plus. On oublie par là même que le temps de plein emploi est obsolète et que beaucoup de machines ont remplacé des tâches de plus en plus sophistiquées. Le low-cost tout azimut doit oublier du même coup le prix de la qualité et la motivation de créer.

Les matières premières, elles, tenues dans un étau appelé "Wall Street", pendant de très longues années, par les pays consommateurs aux dépends des pays producteurs, se réveillent et prennent, comme il se devait, un jour, leur envol.

57f71ef62fb8f3f7f3315fd81d75e8ec.jpgLes Belges craignent pour leurs portefeuilles. Problème de plus en plus commun dans notre "occidentalité". On ne cherche pas à savoitr d'où cela est  venu, où on l'on va mais, alors, on y va ! L'indice en Belgique a augmenté en 2 ans de 5% dans l'ensemble des produits et, jusqu'à 7%, pour les produits alimentaires et l'énergie. Heureusement, l'index bien que lissé reflétera bientôt une partie de la hausse. La Belgique est passé en 12ème rang en deux ans en Europe (d'après une étude GfK) dans le classement du pouvoir d'achat. La Suisse, occupant la 1ère place, la France, la 9ème. Énergie, loyer et nourriture étant le tiercé de tête.

"Le pouvoir d'achat continue de résister à la hausse des prix", titrait l'Écho à la Saint Valentin. La Banque Nationale belge appelait, du même coup, à la modération pour préserver l'indexation automatique et éviter la spirale négative prix-salaires-prix. Mais jusqu'à quand et avec quel parachute? Le consommateur pour prendre un peu d'avance sur les augmentations commencent à stocker les denrées qui ne sont pas trop périssables. Il devient le stockiste du magasin et fait artificiellement augmenter les ventes.

La pérennité des produits n'est plus assurée. Tout évolue à la vitesse de la lumière, tout s'étiole et devient obsolète déjà à la sortie du magasin. Les fournisseurs s'en rendent compte de l'intérêt et nous vendent de l'immédiat, du consommable aux jours comptés. Le conjoncturel n'atteint plus jamais le stade de structurel. L'OMC a orchestré les échanges internationaux. Ces sociétés internationales harmonisent leurs activités à cheval sur une multitudes de pays en garant leurs bénéfices dans les pays qui donneront le plus de sécurités et de rendements au niveau fiscal. Les petite sociétés locales triment en haïssant cette concurrence des plus fort. Elles s'adaptent, elles bradent, elles soldent. Elles cherchent le juste prix, les coupables de cette envolée des prix et elles répercutent chez leurs clients "de passage" en espérant en conserver quelques fidèles.

Si les GSM ont baissé de prix, les communications téléphoniques sont en pleine croissance. Les carottes n'auraient seules pas suivi l'inflation. Le pain subirait une augmentation non justifiée par le prix du blé, ni de l'énergie, ni par la saison. Une entente, seule, sur les prix serait donc à l'origine de l'augmentation. Le prix des produits saisonniers est souvent calculé en extrapolant à partir de la récolte de l'année précédente ou en anticipant d'une augmentation. Offre et demande toujours en équilibre dans de telles conditions? Baisser les prix de l'énergie? Peut-être, dans le durable, mais pas dans le fossile.

730f73d7de1a427d49abda8c9ecd8026.jpgL'extinction de la classe moyenne n'assumera plus le produit du travail, très bientôt. Dans une économie telle que la nôtre, l'argent est fait pour rouler. Arrêter le pouvoir d'achat, c'est ralentir de fait la production dans une civilisation productiviste.

La presse propose de petits conseils amusants par leur innocence à cette perte de pouvoir d'achat  : acheter en vrac, productions maison, supprimer gaspillage, rassembler ce qui est normalement dissocié. Le "do it yourself" avec les meubles Ikea, le Brico n'est pas à la portée de tout le monde.  

Continuer à trouver l'amélioration du niveau de vie par une augmentation du travail? Il faudrait se demander, comme il est fait pour l'habitat au citoyen responsable, par où, il y a des "pertes de chaleur". Les caisses, comme annoncé partout, seraient vides. Les cadeaux ne seraient plus à l'ordre du jour et cela malgré les promesse électorales. Supprimer la pub? Travailler plus pour gagner plus? Faire plus avec moins? Schizophrénie, en plus. Quel est le but? On ne comprend plus. Des débats entre gauche et droite n'éclaircissent pas plus l'horizon. De la poudre de perlimpimpin quotidienne ne change rien.

La diminution du nombre d'heure de travail semblait la solution pour entamer un siècle suivant, le 21ème rugissant? Les machines ont depuis longtemps supprimé les travaux répétitifs et qui demandaient une trop grande quantité de personnel. Il faut l'assumer. Les compensations où traînent-t-elles? Le besoin de produire par le travail est bien présent, mais mal ajusté. L'efficacité ne vient pas de la quantité mais de la qualité. Travailler mieux, sinon, ce serait se jeter l'opprobe après avoir imaginé les machines pour améliorer la qualité du travail.

Et si l'heure de travail était revalorisée, au contraire? Mais à quel prix?

Plus besoin, tout est gratuit, répondrait une voix jeune, en écho. Il y a manifestement de la friture sur la ligne...

Tout ne passe pas par l'intermédiaire d'Internet.

Les réponses à mes craintes du "tout gratuit" se trouveraient, donc, ailleurs. Dans une à une de ces lignes, des textes comme si, tout à coup, elles m'apportaient le démenti à mes idées préconçues que chaque minute engagée devrait être payée au juste prix.Alors, on réfléchit. Certains sont provocateurs, révolutionnaires ou innovateurs.

"Abolir le travail, pour en finir avec le chômage et autres tracas" pour ne citer que ce très bon article bien documenté. Les affres du productivisme qui devraient être corrigés, selon l'article, par "certaines de ces technologies dites de pointe et pourtant vieilles comme le monde, comme les énergies renouvelables, les réseaux d’échanges de savoirs, les réseaux de troc sur la Toile et en dehors. L’allocation universelle -en attendant ou en précipitant la fin du capitalisme- est une autre piste provisoire à étudier prudemment. Dématérialiser l'argent...activités axées sur l’éducation, le bien-être et la santé, les services publics et concrets à la collectivité, la créativité et les arts... consommer moins pour travailler moins"

Pensées suicidaires ou rêves utopiques? C'est du moins ce que je pensais en arrivant avec le poids de l'habitude et des conventions culturelles.

Bien que je pressente toujours certaines failles au nouveau "Système" évoqué par ce nouveau courant d'air "frais", je dois avouer que cela ne se goupillerait pas trop mal mais, dans des conditions très précises, drastiques même. Pourquoi consommer le trop plein de ce qu'on ne peut plus se permettre de consommer? Une grève de la consommation au bout du chemin? Peut-être pas.

Il s'agirait d'un changement de société dans sa globalité et à multiples facettes.

  1. Une spécialisation accordée de commun accord par les pays et aux pays. Chercher et choisir son créneau d'activité et laisser les autres dans le leur. La concurrence ne ferait plus chuter les prix dans ce cas. C'est un peu ce qui se passe dans les faits, mais après de terrible coup de semonces. Les PC, l'électronique, sont déjà dans les mains de qui de droit. Les autres ont déjà bien compris. L'organisation est en place pour aboutir avec le maximum d'efficacité. Qu'il existe des créneaux demandant une spécialisation plus poussée, n'est pas un problème et pourrait se faire ailleurs. Si par contre les tâches dépassent le cadre d'un pays par leur ampleur comme pour l'espace, unir les forces en dehors de toutes perspective de concurrence serait bien plus nécessaire et adéquate. Une collaboration plutôt qu'une compétition. Un échange d'actions au sommet plutôt qu'un rachat. N'est-ce pas un pis aller pourrait-on rétorquer? La concurrence a ses limites mais aussi ses incitents à la découverte.

  2. La motivation, le besoin d'entreprendre, on ne les chercherait plus dans le travail mais en soi. Ce serait nouveau. Ce "moi", il faudrait le découvrir avec le maximum de précision. Si l'homme a inventé le travail, on ne le réserve normalement pas aux bébés, quoiqu'on attende de moins en moins de temps pour lui donner les informations nécessaires. Donc, il est si pas remplaçable, amendable sans sa conception. Où chercher la motivation? Trouver une occupation motivante en dehors d'un travail imposer, tout le monde n'en a pas nécessairement les compétences et la volonté. Il faut orienter. Désoeuvrer une population est la pire des situations. Être en vacances tous les instants de la vie, n'est plus des vacances. Il faut meubler son temps pour rester vivant. Ne rien faire, ce n'est pas conserver la santé. N'en déplaise à Henri Salvador. Tout est question de personnalité. Génération d'assistés? Peut-être pas, mais demandant une "terrible" remise en question, pour le moins. Plus question de vivre en vase clos.

  3. Une éducation motivante et perpétuelle dans des domaines inattendus et pas nécessairement rémunérés. Un hobby. Pourquoi pas? Tout reste à faire de ce côté. Mais on travaille dans l'autre sens.

  4. Le plein emploi, lui, est devenu une chimère qu'il faut ajuster perpétuellement dans la flexibilité en fonction des besoins de par et d'autres des acteurs transactionnels. Flexibilité qui nécessiterait le moins de déplacements physiques.

  5. Les programmes des candidats qui se sont présentés aux élections françaises, pour attirer les votes, contenaient des arguments qui laissaient croire qu'il était possible de consommer soit sans bourse délier, soit par une production avec toujours plus d'efforts. Les robots arriveront, très probablement, à le faire complètement. La cyberscience s'y intéresse. Mais, ce n'est pas encore pour demain.

  6. Une autarcie dans la production de ses besoins essentiels immédiats mais dans une vision solidaire du monde. On ne parlera plus de "trouver un nouveau modèle français" pour contrer le capitalisme américain, mais plutôt un modèle européen, voir mondial.

  7. L'infrastructure générale, le mode d'emploi de la carrière partielle ou totale, au bureau ou ailleurs est à réétudier de fond en comble. Tout devient simple et complexe à la fois dans la réalisation. Il s'agit, plutôt, d'une véritable révolution. Faudra-t-il engendrer des enfants qui dès la naissance seront affublés d'actions en bourse, capitalistes avec le biberon dans la bouche? Sera-ce comme actuellement, les uns qui n'arriveront pas à écouler leur précieux avoirs faute de temps et les autres qui ne pourront trouver le petit "plus" qui fait seulement vivre ou mourir ?Plus tard, rien d'anormal, comme seules études obligatoires recevoir des cours de gestions de fortune pour la survie. Gestionner sera aussi travailler.

  8. Le chômage qui joue le rôle d'assistance sans retard à l'allumage et sans perte de vue.

Il n'y aurait donc plus qu'à attendre. Serons-nous sauvés pour autant et à temps? Est-ce vraiment les réponses du berger à la bergère avec le panier vide?

La nature a ses lois que les réalités connaissent très bien.

Les travailleurs occidentaux sont relativement protégés par des lois sociales efficaces et des conditions de travail contrôlées ont dû subir des dé-localisations. Mais, là où les choses se corsent, c'est dans la manière où cela se produit désormais. Tous les abus sont permis. Le mot "éthique", on ne cherche pas trop à le traduire dans certaines langues asiatiques.

Ce sera un choix de société à la clé. Le low-cost et le high-cost ne font pas partie de la solidarité entre les hommes. Autant s'en souvenir.

Reste-t-il encore une chance de trouver des investissements dans le progrès réel des produits sans ce procédé qui dévalorise biens et personnes et sans externalisation de l'esclavage d'une autre époque pour les hommes?

Vendre, oui, travailler pour produire, ce qui sera utilisé à bon escient avec un travail de base qui rapporte à son auteur et un peu moins à ses commanditaires, intermédiaires et distributeurs finaux. La marque ne compterait plus seule en "background".

Sans changement de mentalité, le "tout pour rien" prendrait le chemin de la glissade vers le "rien pour tout". C'est sûr.

Pendant ce temps, la pub nous rappelle qu'il faut devenir "millionnaire" et "scandaleusement riche" pour vivre et se sentir à l'aise dans sa peau et pouvoir payer le luxe qui n'a pas du tout quitté la scène des offres.

Monde à deux vitesses? Le fossé, imperceptiblement, s'est creusé un peu plus dans cette dichotomie infernale.

Alors, encore un peu plus de recul s'impose dans le réel, le pur et dur. Si l'argent n'avait plus de valeur, voyons ce qui se passe chez les gens pour qui c'est le cas et qui n'ont plus à se préoccuper des affaires bassement matérialistes.

Avec les derniers rebondissements du réchauffement climatique, renaissent des élans de sagesse. La consommation des vêtements dans nos pays représente 8 kilos de vêtements qui passent à la trappe tous les ans pour suivre nos envies de rester "in". L'achat de 12 kilos de vêtement dans la même période constituait un débours de quelques 1600 euros. Acheter dans la durée et pour cela accepter de payer un peu plus dans l'ancien "Système". “Il faut être très riche pour acheter du bon marché”, concluait dernièrement un vendeur à la grande surface. Avait-il tout compris et était-ce un renégat, une taupe?

Les philosophes s'interrogent aussi sur cette gratuité. Francine Markovits, professeur de philosophie à Nanterre, dans son livre "C'est gratuit", concluait pourtant qu'on n'a jamais rien pour rien. La dépendance est au bout du chemin du "pas de pognon". Offrir à un tribus qui signifie devoir rendre un peu plus pour l'"heureux" élu et ainsi de suite. La charité dans le rapport homme à homme est souvent une satisfaction narcissique.

L'école gratuite, personne ne le remet plus en question. Il y a la solidarité qui joue pour assurer. Gratuit, ce ne l'est d'ailleurs pas totalement. Les fournitures, vacances scolaires, cantine le prouvent (en 2007, 100 euros par enfant). On voudrait même, dès lors, pousser le bouchon plus loin. Investissement supplémentaire pour la jeunesse de demain, disent certains. Aberration économique, pour d'autres. Un rapport prix performance est la seule réponse. Offrir du pouvoir d'achat à ceux qui en ont le plus besoin pour conserver la liberté, est la solution préconnisée. La gratuité serait un pis aller.

ab0efa417498c069bf6f4f90045bf9f4.jpgL'argent, "mal nécessaire" ou "outil" à utiliser avec la plus grande précaution?

Devra-t-on reprendre le bâton de pèlerin devant ce dilemme ayant des relents de cacophonie et s'évader dans "Un monde Ailleurs" que chante Jean-Louis Aubert?

Je dois dire que je me plaisais bien dans celui-ci. J'en avais pris les habitudes en plaisirs et en réflexions. Celles-ci m'ont épuisé. Il restera à compter vos points et vos réactions.

J'en frémis d'avance.

 

L'Enfoiré,

Les réactions du Panda ne sont pas rien...

Citations :

 

  • "Toute humanité veut vivre, mais elle ne veut pas payer le prix et ce prix est le prix de la mort.", Antonin Artaud

  • "Le seul prix qui intéresse vraiment un écrivain, c'est le prix du livre", Guy Bedos

  • "La rareté fait le prix des choses.", Pétrone

  • "Il en est de la valeur des hommes comme celle des diamants, qui a une certaine mesure de grosseur, de pureté, de perfection, ont un prix fixe et marqué, mais qui, par-delà cette mesure, restent sans prix, et ne trouvent point d'acheteurs.", Chamfort

  • "On se souvient de la qualité bien plus longtemps que du prix.", Gucci

  • "La gratuité pousse les gens à surconsommer, c'est-à-dire à agir à l'encontre de toute logique", Etienne de Callatay

  • "Aujourd'hui, les gens connaissent le prix de tout et la valeur de rien", Oscar Wilde

01/10/2007

Agoravox Suite

Défendre Agoravox, c'est défendre nos libertés. 

 

Cet article, qu'est-il venu faire dans cette galère?

Agoravox n'est pas HautEtFort qui prend mon temps depuis près de trois ans.  Le site citoyen Agoravox reçoit aussi mes "visites" sous forme de commentaire et d'article depuis deux ans. Il prenait beaucoup de mon temps aussi à la modération d'articles d'autres rédacteurs. Une saine remise en question était seulement nécessaire quand les exceptions, les extras en désaccord avec le manque de respect vis-à-vis de chacun, rédacteurs ou commentateurs, devenait insoutenable. Trouver une solution s'imposait et surtout pas par l'intermédiaire d'une fuite de ce qu'on a aimé. Si vous ne vous sentez pas concerné par cette action passez vite à l'article suivant.

Ce qui va suivre est un article en cosignature de multiples rédacteurs de cet "ailleurs". (Entre autre Gasty, Le Chat, Le Panda, l'Enfoiré, etc.). Il y avait de la franche rigolade. Ce n'était point une attaque contre Agoravox, mais, un seul désir d'amélioration et de corrections.

L'imagination, comme le droit d’expression était libre. Exprimez ce que ces rédacteurs avaient sur le cœur, avec humour, courtoisie, et respect étaient du parcours.

Nous l'avons proposer à la modération respectant ainsi « la ligne éditoriale ». Cela ne s'était jamais fait à ce jour. Nous pensions que si la modération existait avec de l’humour réellement nous aurions un article d'anthologie.

C'était notre liberté d'expression que l'on faisait taire tout du moins certains.

Toutes les suggestions correctes et humoristiques étaient les bienvenues. Sommes-nous parvenus à nos fins? Questions avec ou sans réponses?

Nous continuions à semer afin de récolter les fruits de la transparence !

Il ne fallait pas oublier que dans toute armée il faut un chef, nous l'acceptions normal…

Toute armée a un chef, mais sans soldats il n'y a pas d'armée.

La meilleure façon d’agir démocratiquement c’était de refuser la démagogie.

La transparence et une plus grande cohésion parmi les rédacteurs, le rejet de commentaires totalement insupportable.

L'humour, oui, le commentaire ferrugineux, non. (Dixit Bourvil)

La base d'Agora vox, c'était nous tous sans exception qui l'avons construite.

Nous nous devions de la défendre.

Nous avons seulement été les « ouvreurs de notre futur » de véritables bâtisseurs et non des ensevelisseurs.

Agoravox est ce qu'il est et notre plaisir était de communiquer le message que nous voulions voir véhiculer, dans la correction de tout.

Cet article fait suite aux commentaires de "Le vertige du monde selon Facebook". 

47b93f59f027fd284bdbdd9db8bb0358.jpgNous le publions même si nous devons nous battre pour que vous puissiez vous exprimer « Voltaire, Le Vrai ».

 

 

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Les affaires du Sports ou des Conjonctures…

Il était une fois, puis non ce n’est pas vrai, nous sommes des Pieds Nickelés presque ficelés dans une fausse armature. C’est à l’arbitre botté tout comme nous de nous compter et de voir si les filets sont ou ne sont pas percés. De plus il faut vérifier si le terrain, les joueurs portent la tenue réglementaire.

Dans une autre ville de la botte de l’Europe, un match devait se dérouler entre les bleus et les blancs, la pluie survint le match n’eu pas lieu et tous les élèves devant rendre leur copie le « jeudi » eurent 20/20 il n’y en eût que quelques uns qui décrirent la partie-match, « Ils » furent traités de « menteurs » et de fauteurs de troubles et punis de paraître à l’entrainement même cela dura des siècles. Jusqu’à la prescription….

Oui, on sait fut un temps il y eu le piège pour les « 3 petits nègres » d’Agata Christie, cela fit un tabac à la vente plus important que tous les ouvrages sur les présidentielles, y compris celles de 2007, ce n’est pas peu dire, on ne connaît pas même le nombre d’ouvrages vendus.

Personne c’est une règle absolu ne peu contester les décisions de l’Arbitre sous peine d’exclusion temporaire, voire définitive. Or certains jouant pour la première fois ne connaissaient pas les « règles du jeu » et ne sachant point que la modération suprême pouvait l’emporter sur les pages noircies et certains se demandèrent pourquoi, elle, lui, et pas moi ?

Non vous ne saurez rien sur le chauve, le mont Pelé ainsi commençait une chanson qui alla jusqu’au Vatican et valu presque l’excommunication de frère Pierre pas le pété de la cafetière mais celui du Perret.

Tout cela ne vaut pas un clair de lune à Maubeuge, une visite à Rome, une balade en gondole à Venise, une cabane au Canada, les lacs des moustiques de Fos-sur mer et le dictionnaire des villes serait trop petit pour comprendre les comptes de plus et moins, à ce tantôt.

Durant ce temps le manekenpis s’en donnait à cœur joie à Bruxelles, « pipi sans arrêt » vu que 8 jours avant il dégusta un Saint-nectaire, dont Louis XIV lui conféra son Soleil, comme certains devinrent maîtres des Arts dans les séries interdites aux moins de 18 ans, comme certaines cités à d’autres, car il n’y a pas de lumières et on y voit rien sur les livres. Comment vont écrire les « participants »

Plus personne ou presque ne se trouvait sur le terrain, l’arbitre avait décidé de regarder une ancienne série de l’O.R.T.F. : « l’homme invisible » dans une bambouseraie, mais il y avait tellement de chats qu’il sorti tout égratigné et dû se réfugier chez des lutins en marquant le silence durant un temps infini.

Il avait dû voir juste, puisqu’il ne devait rendre de comptes à personne, alors seul le fait de se voir prit par la patrouille le fit jouer la 7éme compagnie : « Pardon Chef, j’ai glissé » Oui mais le plus beau c’est qu’il entraina avec lui les billets pour la rentrée de la 1ere de la pièce De La Grande ARTE…Donnée au Muséum de Rome via Bruxelles…

Voilà un menu que l’on ne peut manger que dans Rolls-Royce, et ne tentez pas de lui refiler une autre étrangère il a des gardes du corps, qui s’y connaissent en marque de bagnoles, il y a autant de soupapes que de pistons, que celui qui a dit cela soit banni à vie de mon Empire. « Je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux, avec qui je veux et surtout comme je le peux répondit l’écho »

L’histoire des Pieds nickelés prend une autre tournure, vu que Tintin, et les enfoirés plus les Chats de mémère surgirent, je vous parle pas des plaintes de gouttières…De façons Furtives….Roméo et Juliette se rendirent à la noce des Trolls….Dans La Taverne, hôla Tavernier…à boire du Belge, mais sans Chianti…

Voilà le type de l’idée du Panda à chacun sa m…ho pardon ! je voulais écrire d’y mettre sa note de tarte ou de tartre…les conduites sont bouchées et le destop n’agit plus….

Le Panda

 

 

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Un dimanche comme les autres, enfin presque...

Il y a bien longtemps, dans le grand village de Romantica, une grande contestation se préparait dans les l'arènes de Fassebocus.

Lucius Varenus était au microphonus depuis un certain temps et vociféraient les avantages des promotors de l'arène. L'entrée était gratis, mais il fallait des sesterces pour alimenter les caisses. Spectators, vociferors, commentators, moderators étaient là dans les gradins. Les coussins n'allaient pas servir que pour faciliter les fessus.

Tout à coup, l'imperator Revempli apparu. Majestueux, il coupa Lucius et commença à vanter les talents des nouvelles armes que Articulus allait présenter aux yeux ébahis de l'assemblée.

Surpris, car il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas pris la parole, les spectators se mirent à lancer des plaintes, des propositions d'améliorations fonctionnelles. Le philosophe Pietrus eut une série de propositions partiellement applaudies par le tribun Revempli. Les Detritus Wagonnus étaient là et comme d'habitude se devaient de faire acte de présence ou d'abscence en parlant pour ne rien dire.

Dans ces conditions Zenus ne put difficilement calmer le jeu. Furtifus n'était pourtant pas en reste.

Enfin, le glatiator Articulus entra sur le sable de l'arène et fut surpris que personne n'était près à voir sa prestation.

Les Chatus, toutes griffes dehors, s'y mirent pour corser l'ambiance du côté humour. Critiques, parfois suppliques continuaient plus acerbes l'une que l'autre.

Le Pandacus sautillait d'impatience. Le bigophonus grésillait encore dans ses oreilles.

Le bon peuple des spectators ne comprenait plus ce qu'ils étaient venus faire dans cette arènes ou plutôt cette galère.

Dans son coin, le moderator Enfoirus Mulefritus se rappelait les tablettes qu'il avait envoyées à l'imperator pour le prévenir que la révolte grondait.

L'Imperator Revempli soutint, mordicus, que son combat était bon. Il se retira très vite de l'arène Fassusbocus. Furieux. Car il n'avait pu faire jouer avec son pouce vers le ciel ou vers le sable de l'arène. Allait-il compter les points avec son personnus orditus?

Il avait une idée géniale en tête et la semaine prochaine, il la communiquerait (dixit lui-même).

Son idée: repeindre les murs de l'arène (en rose? Il ne savait encore) et affiner le sable de l'arène. Celui-ci était vraiment trop dur, lorsque les gladiators tombait sur le sol.

Il fallait qu'ils durent ces gladiators. Les sesterces en dépendaient.

Ils se retrouvèrent à la sortie du grand stadus chez La Tavernus du coin en rêvant d'une Romantica un peu plus romantique et plus collaboratice.

In vinus veritas, pensaient-ils tous.

L'Enfoiré

 

 

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Dagobert Rovelli

D’un domaine privé, l’Empereur réserva à ses sujets un espace public. Les sujets vinrent en très grands nombres. Tous les sujets furent admis. Les sujets parlementèrent, débattirent de tout et de rien, jusqu’à se rompre les mâchoires supérieures et inférieures. Un observateur leur dit même qu’ils ressemblaient à des animaux de basse-cour. La chose fut prise avec humour car l’humour était aussi admis dans l’espace public. Le Roi contempla son œuvre. Cela le servit fort bien puisque ces papotages anodins lui servirent de baromètre pour mesurer le pouls de la population.

Le Roi comprit également que ses sujets formaient deux groupes : les forts en thèmes et ceux qui se contentaient de dodeliner… pour un oui pour un non. Mais un jour, le roi sentit un malaise. Sa quiétude le quittait parce qu’il sentait bien, d’un flegme digne de la Vieille Albion, que l’espace public ne suffisait plus. Les forts en thèmes discutaient de désaffection à l’égard du lieu public. Les sujets dodelinant de la tête – sans coup férir – approuvaient. Quelques dissidences marquaient faiblement le rythme des conversations. Ces dissidences procédaient plus du scepticisme que de la remise en question brutale. Bref, les sujets de l’espace public revendiquaient. Ils ne se contentaient plus d’un bavardage sans conséquences. La revendication s’installait.

Le Roi fit grand cas de cette tendance jugée inappropriée à son encontre. Discuter selon les règles, cela va. Discuter en haussant le ton et en utilisant occasionnellement quelques mots qui créent des maux, cela va aussi. Mais glisser insidieusement dans ces conversations et badineries des contestations et des revendications, rien n’allait plus. Comment les sujets pouvaient-ils être aussi ingrats à son endroit, lui, le roi, si généreux de son espace public au sein de son domaine privé ? Sans chercher les causes du malaise de ses sujets, le Roi feignit une première attaque : l’indifférence.

Le Roi dont le nez ne reniflait que l’air des nuages pour éviter celui du crottin ignora donc ses sujets. Pour en évaluer les effets. Et effets il y eut. Les sujets – par grand mal et grand peine – quittèrent un à un l’espace public pour préférer la rue. Les sujets se retrouvaient ainsi libérés des astreintes royales. Un matin, après quelques jours d’indifférence, le Roi vint se promener dans l’espace public. Fier de sa stratégie. Le choc fut brutal. Plus un chaton, plus un chat, plus un enfoiré, plus un panda, la Cour avait déserté. Holà mes gens ! Qu’est-ce ce silence ? Plus de murmures, plus de gloussements, plus de petits cris étouffés en rythme avec les débats, plus rien. Un silence mortuaire. L’espace public venait de mourir.

Le Roi ne s’en remit jamais. Lui et son domaine disparurent dans le souvenir des sujets pour traverser le désert de l’oubli et de l’indifférence. Le Roi subissait ce qu’il a indifféremment fait subir à ses sujets. Triste sort, mes amis.

Pierre R.

 

 

 

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Le monde d’internet.

Au premier coup de sifflet, un matou qui s’était endormi sur le bord de la touche s’écria en sursaut« J’ai rêvé d’un monde meilleur ».

Stupéfait, les autres matous se regardèrent. Plus en retrait sur une estrade dominant la partie, des visages crispés en un rictus définitivement souriant (greffes managériales ayant réussi) s’agitèrent de soubresauts à l’évocation d’un monde meilleur, un monde meilleur que le leur, quelques rictus se perdirent en des expressions désabusés.

·         Un monde d’internet ouvert sur l’échange, le partage, un monde d’idées à décoiffer les chauves-souris. 

·         Un monde ou tous les joueurs pourraient s’Azertyr, et que même les Qwerty trouveraient leurs places dans un jeu convenable.

Car l’enjeu du jeu au travers de l’envers des forums était de taille. Les vétérans avaient construit le terrain. On leur avait offert l’emplacement, le projet devait être un lieu d’échange ou tous pourraient s’exprimer, participer, se donner et de se dire en final « comme c’est si bon d’être ensemble». Mais si c’est bon, c’est cybion et cy c’est bion, c’est qui donc !

La partie ne faisait que commencer, il fallait une stratégie d’équipe. Cabau Rottweili avait été désigné pour emmener l’équipe vers la victoire du citoyen face à l’hégémonie cathodique des pouvoirs précédent et succédant. Devant l’enthousiasme, nous ne pouvions perdre. Cabau Rottweili en bonne place sur l’estrade assistait au coup d’envoi de la cinquième partie.

Perdre était impossible puisque nous avions tout à gagner. Au second coup de sifflet, le matou mal réveillé haussa ses poils, sorti ses griffes et se dit :

Suis-je une entité intelligente et logique, car je crains être dans le domaine référencé du floue, suis-je vraiment net ou internet? (les matous sont très philosophe parfois)

Je ne comprends pas ! Je joue le jeu et à la fin de chaque partie, je ne sais rien ! Est-ce donc pareil pour les équipes de rugbyman?..........

Retour au jeu !

Les Qwerty prennent 20 articles d’avances, un sale coup. Le gland bleu est entré sur le terrain, il enchaine à la suite toutes les galeries de France et de Mondial. Il se faufile à travers les touches du clavier, il se confond entre azerty et qwerty tellement son vocable est enwbygu.

La réplique ne se fait pas attendre, les Azerty font entrer BZH, toutes les kermesses et Fest-noz du terroir bigouden sont répertoriés en quelques jours. C’est du haut débit, Azerty reprend l‘avantage mais le gland bleu s’acharne et insulte jusque dans les tribunes, c’est un scandale, l’arbitre ne siffle pas.

Des missives sont jetées dans le jeu. Des procès atterrissent aux pieds de quelques joueurs sans que la partie soit interrompue.

Le coup de sifflet suivant, marque la fin de la première mi temps. Matou décide de narrer aux autres participant son inquiétude. Quel ne fut pas son étonnement ! D’un seul éclat de voix nous serions tous d’accord sur bien des points, nous ne pouvons accepter qu’en fin de partie personne ne sache combien nous firent… fissent..fissussent. A l’unanimité nous allons réclamussez…réclamussassez…réclamonssez la transparuce...transparence.

 Oui ? Répondit Cabau Rottweili ! Que voulez-vous savoir ? Qui a gagné quoi?

CR -Et bien ! Répondit-il, je trouve qu'il y a quelque chose qui rend humble, dans la peinture des concepts heideggériens et les lectures métaphysiques transformées en canon de lecture contemporain sans autre raison de défigurer le plus de monde ou la couleur maladroite s’entremêlent pour aboutir à un tissu spongieux d’abstractions qui n’apprennent strictement RIEN au balourd.

Trolls-????????

Mais si vous pouviez être plus précis !!! Par exemple, les recettes, on pourrait en discuter et voter pour savoir et connaitre le désirata de chaque joueurs afin qu’ils s’expriment sur ses intentions d’utiliser cette manne miraculeuse produite par l’ensemble  des participants!

Ne serait-ce qu’en reprenant l’actualité ou les articles de certains, qui nous renseignent suffisamment sur les aides et actions humanitaires à entreprendre.

CR -Hein ?....euh ! Oui .

Je suis parfaitement d’accord avec vous?...mon outil essentiel d’AgentWebRanking me permet de connaître automatiquement la visibilité de chacun de vos articles et je tiens à vous faire savoir dès à présent que j’appuierais toutes les demandes qui me seront soumises. C’est de mon devoir et je m’y appliquerais, soyez en sûr !

Fin de la première mi temps.

Y aura-t-il une seconde mi temps ? Tout dépendra évidement des intentions généreuses ou bien cupide des responsables du jeu.

Gasty

 

 

 

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Entre chats

Angoravox laissait un espace d’expression aux greffiers de tous poils , il est vrai , et la pelote de laine avec laquelle ils jouaient grossissait et commençait à rapporter beaucoup de croquettes à certains mistigris.

Angoravox était une œuvre collective , et selon la volonté talonettée du président néolibéral d’alors , il fût bon

Qu’une partie des croquettes fût consacrée à intéresser les matous qui eussent ainsi mis de plus cœur à l’ouvrage dans la confection de la pelote . Loin d’être translucide , car l’eau rêve au lit des profits , cy bion que beaucoup de félins s’interrogèrent sur les buts et le devenir d’Angoravox qui leur apparût de plus en plus opaque et de plus en plus incompréhensibles les critères qualificatifs de la confection pelotienne et que n’étaient point sanctionnés les coups de griffe assassins des artistochats ,bigoudinchats ,islamochats et créationistochats qui se multipliaient sous les yeux outragés des minettes .

Combien de croquettes ? pourquoi refusait t on à Raminagrobis ce qu’on refusait à Gros Minet ? Pourquoi certains jouaient plus que d’autres avec la pelote ?Pourquoi l’artistochat To-lose venait tricoter tous les jours ses miteux chandails ,portant chaque jour un masque de minette? pourquoi laissait on jouer certains avec des ficelles trop longues , trop courtes , ou pas du dernier catalogue de chez phil Dard ? Les superviseurs de la pelote acceptaient ou refusaient tout ou n’importe quoi en dépit du bon sens ! y avait il encore une logique dans tout cela ? certains matous avaient l’air d’être beaucoup mieux informés que d’autres ! au dessus de la mêlée , un fat cat était plus préoccupé des face de boucs que d’éclairer les matous désorientés par la non réponse sur la répartition des croquettes.

La révolte grondait et dans les gouttières , on entendait la nuit le groulement des matous en colère ! ah chat ira , chat ira , chat ira …..

Il fallait agir sans tarder , car les matous aimaient bien cette boule de laine autour de laquelle ils avaient fait connaissance , qu’on leur avait décrit comme l’instrument d’un cinquième pouvoir des chats citoyens , mais certains étaient déjà partis jouer ailleurs ,car beaucoup de fils de la pelote commençaient à s’emmêler et nos greffiers étaient sûrs de retomber de toutes façons sur leurs pattes ,comme tout bon matou sait le faire …..

Le Chat

 

 

 

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Allons voir ailleurs si nous y sommes…

Il était une fois… un monde traversé d’autoroutes, de routes secondaires, de chemins parallèles, telle une immense toile d’araignée, avec une multitude d’intersections, de connexions, de réseaux, autant de fils déployés sur la grande toile du Net, autant d’informations se propulsant à la vitesse de la lumière, autant de sources venant de tous horizons, alimentant ainsi une collaboration étroite entre la machine et l’humain, et faisant la nique aux diktats politiques et aux moralisateurs en tout genre à la solde de quelques gros bonnets des media.

Le grand manitou-sorcier du non moins grand univers citoyen se délectait de voir chats, souris, enfoirés, et autres insectes flegmatiques et furtifs, rédacteurs, modérateurs, lecteurs, apostropheurs, agitateurs, et autres participants, se débattre dans la toile de son immense royaume et apporter contributions quotidiennes à la bonne marche de ses affaires. Du bon, du très bon parfois, du mauvais et du très mauvais souvent, animaient le siège de cette cour incertaine où tout grand manitou se doit d’avoir ses fous pour l’amuser.

Ce pape de l’info, pionnier de l’identification et de la validation des sources d’information dites pertinentes, et père d’une nuée de journalistes citoyens, ne tenait pas vraiment à ce que ses bons petits soldats hybrides viennent lui soumettre quelques idées judicieuses, et encore moins qu’ils viennent lui réclamer quelques comptes. A quel titre pouvaient-ils espérer de la transparence ces valeureux petits gaillards ? Pour une prime de fin d’année, un petit espoir de voir quelques piécettes sonnantes et trébuchantes rebondir dans leurs poches ? Que nenni : juste pour se voir à la « Une » décroissante d’une vitrine étincelante et croire que cela vaut tout l’or du monde. A quel titre pouvaient-ils espérer une vague gratitude, ces desperados de la plume…

« Citoyenneté, mes amis », clamait le grand manitou, et cela suffisait à leur faire reprendre le rythme ronronnant du petit clapotis sur le clavier. « Bientôt » promettait le grand sorcier, et en bon père de famille, par une petite accolade par ci, par un petit clin d’œil par là, renvoyait inévitablement ses petites troupes au tissage de sa splendide toile. Aux plus réfractaires, il susurrait : « Et si vous alliez voir ailleurs… ! » en oubliant le principe même du cinquième pouvoir qui est avant tout d’être au service de la vérité.

Mais voilà : comme dans toute histoire, les mots ne suffisent pas toujours à apaiser les sentiments ambigus qu’une position encore plus ambiguë finit par exacerber, les promesses vaines et le manque de clarté laissent la place à certains serpents à plume, et comme dans bien des histoires, le grand manitou-sorcier, faute d’avoir entendu la rumeur sage, faute d’avoir judicieusement observé le monde au travers de sa boule de cristal, faute d’avoir compris qu’une tempête dans un verre d’eau est souvent source de naufrage, se trouve toujours pris au dépourvu quand la vague l’emporte loin de son royaume…

La morale de cette histoire : lorsque qu’une personne vous dit d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, peut-être faut-il écouter son conseil !

 

 Frankie

 

 

 

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Une petite recette de cuisine bien comme il faut

 

Etape 1: Acheter une dinde d'environs 5 kg pour 6 personnes et une bouteille de whisky,  du sel,  du poivre,  de l'huile d'olive, des bardes de lard.

Etape 2: La barder de lard, la ficeler,  la saler,  la poivrer et ajouter un filet d'huile d'olive.

Etape 3: Faire prechauffer le four thermostat 7 pendant dix minutes.

Etape 4: Se verser un verre de whisky pendant ce temps la.

Etape 5: Mettre la dinde au four dans un plat a cuisson.

Etape 6: Se verser ensuite 2 verres de whisky et les boire.

Etape 7: Mettre le therpostat a 8 apres 20 binute pour la saisir.

Etape 8: Se bercer 3 berres de whisky.

Etape 9: Apres une debi beurre, fourrer l'ouvrir et surveiller la buisson de la pinde.

Etape 10: Brendre la vouteille de biscuit  et s'enfiler une bonne rasade derriere la bravate - non - la cravate.

Etape 11: Apres une demi heure  de blus,  tituber  jusqu'au bour.
Oubrir la putain de borte du bour et reburner - non - revourner - non - recourner - non - enfin,  mettre  la  guinde  dans  l'autre sens.

Etape 12: Se pruler la main avec la putain de borte du bour en la refermant - bordel de merde.

Etape 13: Essayer de s'asseoir sur une putain de chaise et se re-verdir 5 ou 6 whisky de verres ou le gontraire, je sais blus.

Etape 14: Buire - non - luire - non - cuire - non - ah  ben  si - cuire la bringue bandant 4 heures.

Etape 15: Et hop, 5 berres de plus. Ca fait du bien par ou que ca passe.

Etape 15: R'tirer le four de la dinde.

Etape 16: Se rebercer une bonne goulee de whisky.

Etape 16: Essayer de sortir le bour  de la saloperie de pinde  de nouveau parce que ca a rate la bremiere fois.

Etape 17: Rabasser la dinde  qui est tombee bar terre.  L'ettuyer avec  une salete  de chiffon et la foutre  sur un blat, ou sur un clat, ou sur une assiette. Enfin, on s'en fout...

Etape 18: Se peter la gueule a cause du gras sur le barrelage, ou le carrelage, de la buisine et essayer de se relever.

Etape 19: Decider que l'on est  aussi bien par terre  et binir la mouteille de rhisky.

Etape 20: Ramper jusqu'au lit, dorbir toute la nuit.

Etape 21: Manger la dinde  froide  avec une bonne mayonnaise,  le lendemain matin et nettoyer le bordel  que tu as mis dans la cuisine la veille, pendant le reste de la journee.

 

Finael

 

 

 

Et puis un petit dernier pour la route, incontestablement dans l'actualité:

Spécial Toussaint, les saints méconnus


Dans un mois environ, c’est la toussaint. Les fleuristes vont booster leur chiffre d’affaire avec la vente de ces choux fleurs de cimetière que sont les chrysanthèmes, car nombreux sont encore les français allant chaque année honorer leurs chers disparus. Mais, la Toussaint, c’est la fête de tous les saints, même les plus anonymes,
Ceux dont on ne parle pas au catéchisme, qui n’ont pas droit à un jour particulier dans le calendrier ;
Lorsque vous vous promenez dans les campagnes , qui n’a jamais songé en voyant le nom de certains petits patelins , que vraiment au temps jadis , les saints portaient des prénoms à coucher dehors , par ex Saint Folquin (62) , Saint Aygulf (83) , Saint Gingolph (74) , Saint Ouen (93) etc etc etc …
Je vous dis pas la honte que se taperaient nos mioches à l’école affublés de pareils sobriquets ! Mais voulant leur rendre hommage , aidé par le bigot Renaud et l’abbé Cassine , voici quelques uns de ces saints et saintes méconnus qui seront fêtés dans l’anonymat du premier novembre , avec souvent une fin tragique comme bien des élus . Beaucoup n’ont pas l’aura du célèbre Saint Glinglin , qui mourut d’ennui à attendre le retour du Christ ,ni la notoriété de la chaste Sainte Nitouche , mais apporteront au lecteur un peu d’hilarité au milieu de la grisaille de l’actualité . Voici pour vous dans l’ordre alphabétique :


Sainte Axe : Patronne de l’orientation ; elle mettait tout le monde dans le droit chemin
Saint Biose : il fait des merveilles dans l’œcuménisme, ne voulant vexer personne
Saint Bol : moine dominicain, connu pour sa coiffure, la célèbre coupe au Bol
Saint Cérité : personne ne put douter de sa foi
Saint Crone : il fut toujours ponctuel à la messe, jamais à l’avance, jamais en retard
Saint Cope : tellement euphorique dans la foi qu’il s’évanouissait à chaque prière
Saint Dic : fut liquidé après avoir fait faillite
Saint Dical : Patron des manifs, mourut en martyr foudroyé par une bombe lacrymo
Saint Drome : fit de nombreuses conversions. On dit Drome adhère !
Sainte Etique : fut convertie par Saint Thétiseur en Extasie . Fut la première à atteindre le paradis artificiel
Saint Gland : un vrai chêne, avait beaucoup de répartie dans ses prêches
Saint Glé : simple d’esprit , fut désigné propriétaire du royaume des cieux
Saint Gleton : patron de la solitude ; mourut seul et abandonné de tous
Saint Gulier : se fit remarquer en s’opposant au plurielles
Sainte Hure : vécut en parfaite ascète et combattit l’hérésie des matérialistes , patronne des ermites . On dit
faire Sainte Hure
Sainte Igrafie : mourut irradie lors d’une exploration intérieure
Saint Paty : fit ami-ami avec tout le monde, même avec ce diable de Mike Jagger ( Saint Paty for the devil )
Saint Plicité : découvrit la sagesse en se prenant pas la tête
Saint Phonic : fini chef d’orchestre de la musique céleste
Sainte Ralinge : finit suspendue à une patère
Saint Thétiseur : patron des disc-jockeys .mourut les tympans éclatés en voulant évangéliser trop près des baffles
Saint Thol : le champion des onctions divines . Fit du bien là où ça faisait mal
Sainte Tillante : éclaira les païens de sa lumière divine , s’est éteinte quand on appuya sur l’interrupteur
Saint Turon : un vrai martyr , fini clouté puis bouclé
San Chemise et San pantalon : patrons des stripteaseurs, vécurent en Espagne dans le dénuement et le dénudement
Après avoir écrit ces paroles impies, je finirai sûrement en enfer, en tant que chat on a l’habitude et
Je terminerai cette vie ici en martyr, mort de rire !


Le Chat: Rédacteur de l'humour 
 

Les suites de l' "affaire" sur Agoravox

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J'ai hésité, ajouter cette image à mon article suivant "La séduction n'est qu'un jeu", mais il me semble qu'elle représentait mieux celle que j'ai appelé "Detritus Wagonus".

10:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : Blog

05/07/2007

Ecritures et images parallèles

Free a annoncé les premières télévisions libres. Nous y sommes. Après l'esprit démocratique révélé par des mots et l'écriture dans les blogs, nous voilà à la renaissance démocratique par l'intermédiaire des images et de la vidéo de particuliers. Rien oublié au passage?

 

Un article d'Agoravox 'TV perso de Free, la télévision vous regarde" m'avait fait réagir en sens divers. Les télévisions officielles souvent décriées par leur manque de consistance ou leur parti pris ont jusqu'ici été à la base de l'information. L'idée de Free est bien entendu de laisser parler par l'image les spectateurs habituels de l'autre côté de l'écran. Idée louable et qui va être appréciée par la plupart des jeunes qui en veulent et qui sont près à monter leur présence effective.

Le SVM de juillet en parlait avec le maximum de détails. Du côté technique, de l'archivage, tout est désormais possible. Les prix de l'accès et de réalisation de "show" privés sont à la hauteur des ambitions. Pas de problème.

Le côté fonctionnel est plus sujet à question.

9df1b987d07400e1407f91452ad64c50.jpgRevenons à ce qui s'est passé pour l'écriture des blogs. Tout était lancé en "free" mode, sans bourse déliée. La pub allait combler les trous et le manque à gagner.

Et ça à marché, plein tube. Un blog par seconde sort toujours de la toile publique.

Les invites de ses fournisseurs d'accès étaient claires: laisser apparaître toutes les idées, toutes les images qui avaient toujours été imaginées sans jamais oser le demander. Il n'y a qu'à s'inscrire. Les annonces provocatrices même ne pouvaient qu'attiser le feu interne de tout citoyen qui se respecte.

Alors, parlons sérieux. Les images de "bobonne à la plage" des débuts, ça intéressait qui? Et, la petite pensée, vite fait, bien fait en quelques mots qui plane dans un esprit ombrageux? Ce sera lu par les copains que l'on espère nombreux. Ils le feront d'ailleurs dès le début, ils laisseront même un commentaire bien banal, en somme: "excellent". Mais après?

La vie de tous les jours est ce qu'elle est. Préoccupante, agressive, et ne laisse que peu de temps à l'interlocuteur le mieux préparé à l'ouverture plurielle. Dans le meilleur des cas, on veut bien lire mais alors, en plus, exprimer un commentaire de contestation pour entamer une conversation virtuelle. Il ne faut pas rêver, ce n'est pas la tasse de thé.  Le soir, le journa