Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/02/2017

2017, première année du monde selon Trump

0.jpgJean-Christophe Buisson avait écrit un livre illustré "1917, l'année qui a changé le monde"

1917 ou 2017, l'année qui a changé le monde?

1917 a été une année décisive dans le déroulement de la Première Guerre mondiale mais aussi dans l'histoire du monde, et pas seulement d'un point de vue géopolitique ou militaire avec ses grandes batailles (Chemin des Dames, Caporetto) ou ses grands événements (échecs des pourparlers de paix lancés par l'Autriche-Hongrie et le pape, effondrement de la Russie, basculement de la Grèce dans le camp allié, premières mutineries et grèves des tranchées…).

Dans tous les domaines, y compris scientifiques, culturels, intellectuels ou sociaux, cette année, comparable à 1789 ou 1815 par son ampleur, marque un bouleversement durable dont les conséquences se font encore ressentir de nos jours.

1917, c'est d'abord l'année des deux révolutions en Russie, donnant naissance au premier État communiste et à un mouvement politique mondial qui hantera tout le XXe siècle, drainant dans son sillage des dizaines de millions de victimes.
Pour la première fois, les Américains interviennent militairement en Europe, loin de leur territoire. Ce ne sera pas la dernière… Leur motivation morale (Wilson) deviendra un leitmotiv jusqu'à nos jours pour justifier leurs interventions sur toute la planète. 1917, l'année de la déclaration Balfour, qui promet aux Juifs la création d'un État sur les décombres de l'empire ottoman avec des conséquences sur l'équilibre de la région qui se poursuivent toujours ; la déclaration de Corfou, prévoyant la création (artificielle) d'une Yougoslavie, future épine sanglante dans l'histoire de l'Europe jusqu'à une date récente ; l'apparition de la notion de « guerre totale » dont les régimes fasciste, nazi et communiste développeront le concept jusque dans l'industrialisation des massacres; le vote de l'Espionnage Act aux États-Unis, toujours en vigueur; la naissance du mouvement artistique dada et l'apparition pour la première fois du terme de surréalisme, qui bouleversera l'histoire des arts au XXe siècle. La découverte des films de Charlie Chaplin, l'exposition où Duchamp présente son urinoir « Fountain », acte de naissance de l'art conceptuel, les premiers Ballets russes qui révolutionnent l'histoire de la danse, la création de la Coupe de France de football, l'invention de l'heure d'été pour réaliser des économies d'énergie en France, le premier décollage d'un avion sur un navire en marche, la formation du ministère charnière de Clemenceau, l'épopée de Lawrence d'Arabie, les morts de Buffalo Bill, Léon Bloy, Edgar Degas ou Durkheim, la naissance de Danielle Darrieux toujours vivante, les apparitions de la Vierge à Fatima, les exploits aériens de Guynemer et Richthofen, la création du service de cinéma aux armées, les premier films de vampires et de super héros au cinéma, Marcel Proust qui termine le premier volume de 'A la recherche du temps perdu', etc. 

1917 a bouleversé l'histoire du monde en creusant la tombe de l'Europe en partant de l'occident. Des personnalités politiques et culturelles comme Hitler, Mussolini, Staline, De Gaulle, Churchill, Roosevelt, Ho Chi Minh, Hemingway, Céline, Jünger, Drieu La Rochelle, Aragon, Picasso, Freud, Marie Curie, Proust, Mussolini, Gandhi, Mao, Chaplin, Goering, Tito, Churchill, Einstein, Roosevelt...

Auguste Rodin mourrait cette année charnière en laissant son Penseur continuer sa route dans un monde révolutionnaire dans lesquels le concept artistique est parmi les plus fébriles et imaginatifs.

Lire la suite

31/12/2016

Les coups de Jarnac de 2016

"L'expression « coup de Jarnac » désigne un coup violent, habile et imprévu. Il a pris une connotation de coup déloyal ou pernicieux. A l'origine, il s’agissait d’un coup à l’arrière du genou ou de la cuisse par Guy Chabot de Jarnac, lors d'un duel judiciaire en 1547 .".

0.jpgCe sont ces coups que laisseront l'année 2016. Des rétrospectives de cette année, tous les médias en ont fait. Presque tous unanimes, pour dénoncer une année de merde caractérisée par l'accélération de l'histoire et par le rassemblement des événements négatifs.

On ne va pas trop jouer aux "futurologues en goguette" à se poser la question "A quoi faut-il s'attendre en 2017?". Le passé s'estompe plus vite que son ombre mais rien ne vient par hasard. Les historiens décriront peut-être l'histoire de 2016 en la complétant d'idées pour l'adoucir. Honni soit qui mal y pense... Rétrospective de 2016... et pourquoi pas une rétro style "Réflexions du Miroir"?

Lire la suite

24/12/2016

J'ai honte

3.jpgNous sommes au réveillon de Noël. Il y a quelques années, j'écrivais à cette occasion "Une fin en soi', "Les Rois Mages en eMage", "La solitude, ça n'existe pas", "Le Père Noël n'en a rien à cirer".

Tout y était dit et je ne vais pas y ajouter une nouvelle couche.

Noël est une fête de famille pendant laquelle la trêve des confiseurs commence dans une période généralement passée au repos. 

Je vais y ajouter trois voies parallèles: l'amitié, l'économie de la contribution et la polémique. 

Pas de clichés. Seulement des chansons pour adoucir parce qu'on dit que la musique adoucit les mœurs.

Ce sera peut-être une manière plus originale de souhaiter "Bonnes fêtes de Noël". 

Lire la suite

19/11/2016

Comment le Web oriente vos votes

0.jpgJe n'ai pas caché qu'en février déjà, j'avais l'intuition que Donald Trump allait, au moins, atteindre le dernier round des élections américaine. Il l'a gagné, cette présidence des States. 

Comment était-ce possible?

Le titre du Vif Express de la semaine dernière n'était pas équivoque sur le sujet: le Web a influencé les élections américaines.

C'est vrai mais incomplet. 

Lire la suite

09/11/2016

L'AmerExit

En février, j'écrivais "Trump-moi ça" en pensant déjà à lui comme candidat qui arriverait à la finale de ces élections. Je revenait sur ces élections dans un sujet différent dans "Dites-le avec des fleurs" pour tenter d'expliquer le choix des femmes.

Je répondais dans un autre article récent: "Il y a deux Amérique bien distinctes : 

  • celle des côtes souvent démocrates et futuristes qui sont en relation directe avec les pays qui bordent le Pacifique et l’Atlantique, qui font partie de l’élite et qui sortent des grandes écoles pour se retrouver parmi les Nobel.
  • celle du centre souvent républicains et passéistes qui sont plus à considérer comme « cow-boys ».
 Michael Moore a misé de dépit sur Trump. 
 La logique est celle du dollars et de la colère qui sévit en Amérique de ne plus être le pays le plus fort de la planète.
 « Proud to be Amercan and if it’s not the case how to recover it once more when it’s lost ».
 Les Américains ont comme une mission évangélique d’être le régulateur du monde. 

Lire la suite

06/02/2016

Trump-moi ça

La campagne des élections d'un président américain est lancée pour neuf mois. Le républicain Donald Trump et la démocrate Hillary Clinton étaient en tête des sondages pour les caucus de l'Iowa.

0.jpgSera-ce "Yes, we will do it" après "Yes, we can"?

Les élections américaines, la tarte à la crème des médias américains qui se répand par allergie dans le monde...

Se mettre au diapason dans "l'affaire yankee" de l'année, cela demande pourtant quelques réflexions et de se poser quelques questions.

Si vous étiez américain et que vous aviez l'envie de devenir président, que feriez-vous?

Lire la suite

09/01/2016

Les armes, c'est presque sérieux

Je me souviens d'un de mes vieil article de 2007 "Aux armes ou aux larmes citoyens". Il parlait des Etats Unis du temps de G.W.Bush. Avec le sujet de l'Arabie Saoudite, les armes reviennent brûlantes dans les bras de l'Europe et de la Belgique. 

arme

Cette semaine, on a beaucoup parlé des armes dans l'actualité.

Obama lançait un baroud d'honneur de fin de mandat, comme une sorte de va-tout, à essayer de relancer une législation plus restrictive dans le commerce des armes. Pas une régulation de la vente d'armes mais un simple "background check" de l'état psychiatrique des détenteurs. Aux Etats Unis, on dénombre 350.000 victimes des armes à feu. 

Lire la suite

05/04/2015

Discussion imaginaire entre "Faustérités"

Un Québécois avait inventé le mot "faustérité". Le site "Contrepoints" avait deux articles qui m'ont inspiré celui-ci. Le premier parlait de la "Fausterité et l'austérité" et le second de la "Belgique avec le gouvernement Michel, c'est l'enfer fiscal". Réunis dans leur intégralité, cela donne cette discussion pascale.

0.jpgLe 1er avril 2014, j'écrivais "Zo dom & Go more" au sujet de pré-élections poissonneuses.

Pas de poisson d'avril cette année ou alors avec du recul à l'allumage avec l'aide de "Cinquante nuances d'aigris" comme livre de chevet actuel.

Dans la presse, des poissons, il y en a eu comme d'habitude.

Jusqu'où aller trop loin avec le rire?

 

Lire la suite

23/11/2014

Les puissants redessinent le monde

Le G20 a fermé ses portes dimanche dernier... et la démocratie dans tout cela? 

0.jpg

Aujourd'hui, il y a 87 démocraties dans le monde et ce nombre augmente.

En 2011, on lisait "La Hongrie flirte avec l'autocratie". "Les socialistes responsables pour les crimes communistes".

Là, on se trouvait vraiment entre Buda et Peste.

Pourtant, ceux qui jouissent de cette démocratie, ne se sentent pas en faire partie comme j'ai pu le lire tellement de fois sur les forums français.

Lire la suite

13/07/2014

Les études supérieurs? Impayables

Le prix des études supérieures est devenu impayable aux Etats-Unis. "J'espère avoir tout remboursé quand mes enfants entreront en fac", disait une ancienne étudiante américaine en journalisme

0.jpg

Le mois de juin a été pour la plupart des étudiants, un mois de bloc et de stress à l'étude des tonnes de pages à étudier. 

Plus on monte haut dans la hiérarchie des études, plus cela coûte en temps, en efforts et en argent pour en sortir avec un diplôme en poche.

Un article de journal nous apprenait qu'une montagne de dettes attendait les jeunes à la sortie de l'Université aux Etats-Unis.

Une ex-étudiante y avait constaté qu'elle avait dû doubler le prix du minerval pour ses études en journalisme et qu'elle n'était pas seule dans le même cas.

Lire la suite

03/11/2013

L'information des nuages

L'affaire Snowden révélatrice de l'espionnage a effrayé les chefs d'Etat, les entreprises et le citoyens.  L’œil de Washington... Les entreprises ont tout ou partie de leur système informatique sur le "cloud". Nuages dont les le propriétaires sont les géants de l'internet américain. Le "cloud computing" donnait tellement d'avantages, de facilités d'emploi occultant quelques défauts à la cuirasse. Les nuages voyagent. Ils amènent la pluie. Où va-t-elle tomber pour humidifier les sols et les esprits?

0.jpg"L'espionnage américain, une menace pour les entreprises". 

Dans le désert de l'Utah, quatre gigantesques entrepôts dans les montagnes de Wassatch, l'Utah Data Center de la NSA à Bluffdale est, lui, ultra-sécurisés. Photos interdites même de loin. Ouverture en octobre. Mission: dupliquer les data du net. No more comment. Même le Président semble innocent des agissements qui se déroulent sur le territoire en réponse aux questions offusquées des chefs d’États européens.

Lire la suite

15/11/2012

Il y a de l'eau ferrugineuse dans le gaz

L'énergie, la phobie à la crème pâtissière! Le pétrole le sujet de conversation préféré avec l'embout du tuyau de la pompe en main et qui donne de l'urticaire au portefeuille! Le monstre du Loch Ness, par excellence.

0.jpg

Pour remettre les pendules à l'heure, le 11 janvier dernier, la RTBF avait remis le couvert sur la table avec l'interview de Pierre Terzian, qui était interrogé au sujet du pétrole

Il disait que la barrière des 100 euros pour le plein d'essence, n'était pas loin. Près de deux euros, le litre de super. Aujourd'hui, on apprenait qu'il remontait à 86,35$ tandis que le plan Marshal wallon avait du plomb dans l'aile.

Un véritable yo-yo, ce prix du pétrole.

Lire la suite

07/11/2012

The best is yet to come

"Four more years for Obama, the 44th président of Unided States of America". L'écart n'avait jamais été aussi faible entre le challenger, Mitt Romney et Barack Obama. Pour certains, les jeux étaient déjà faits. Duel idéologique, mais aussi religieux. Le candidat challenger à la présidence des USA, était devenu la coqueluche des Mormons. Pourtant, cette religion était moins intéressée à la politique qu'aux affaires.  

0.jpg

"What we think, or what we know, or what we believe is, in the end, of little consequence. The only consequence is what we do.". Des paroles de John Ruskin. On ne peut plus vrai.

En dehors des USA, difficile de comprendre les élections présidentielles américaines et les Américains eux-mêmes. Le processus électoral en indirect avec les Grands Électeurs de chaque État qui ne fait pas remporter l'élection à la majorité tous les votes de la population. Ce qui mène, comme en 2000, GW Bush contre Al Gore alors que en direct ce dernier aurait gagné.

Les "Swing States" comme l'Ohio qui a toujours plébiscité le vainqueur, l'ont fait une nouvelle fois. 

Les États-Unis se disent laïcs, pourtant il est quasiment impossible d'être élu sans faire preuve d'une religiosité ostentatoire comme preuve de moralité. Un non-croyant, un athée, n'a aucune chance. 

0.jpg

Instrumentaliser sa foi est un "must". La religiosité décomplexée d'Obama ne l'a pas empêché de prêter serment la main sur la Bible. La devise des Pères fondateurs "E pluribus unum" avait été abandonné pour "In God we trust". Le président est devenu une sorte de pasteur en chef de la nation.

La liste des religions qui tournent autour du Christ est longue: "Religion civile", "Born again", "Baptiste", "Evangélique", "Pentecotiste"...  Ces élections de 2012 sont les premières à ne pas être WASP (White, Anglo-Saxonne, Protestante). Jerry Falwell a été le fondateur de Moral Majority, comme baptiste télévangéliste. Les médias, la télé et Internet sont les outils de base de la propagande. Noam Chomsky ne fait que le constater et de le contester. Le pasteur Terry Jones en a fait une croisade personnelle contre l'Islam en diabolisant Obama.

0.jpg

L'agressivité dans les débats surtout du côté républicain se retrouvait sur les réseaux sociaux. Une campagne qui durait depuis plus d'un an, arriva à tel point que plusieurs Américains en avaient marre de ne plus entendre que ces deux noms qui s'infiltraient dans tous les médias presque comme des intrus. Rien n'a été épargné pour driller leurs idoles. L'addition de la campagne est la plus salée de l'histoire avec ses six milliards de dollars. Mitt Romney disait qu'il arrêterait la politique s'il n'est pas élu. Ce serait des émeutes si Romney était élu. Rien n'a été épargné aux électeurs américains.

0.jpg

Le Tea Party avait pris l'opposition avec, en plus, le mauvais goût. Le racisme a repris du poil de la bête. Plus de la moitié des Américains reste racistes. La coalition ne pouvait plus fonctionner. Deux philosophies incompatibles, deux églises antagonistes, deux visages du même dieu, une situation qui ne pouvait que se terminer dans un bain d'incompréhensions. 

Dans le ring, il y avait "l'ancien", le protestant, Obama, de l'Eglise Unie du Christ et le challenger, Mitt Romney, de l'Eglise des Saints des Derniers Jours (le LDS).1.jpg

Ce fut une attente jusqu'aux derniers jours, jusqu'à la dernière minute en quelques sortes...

Le sénateur, Mitt Romney, de 2002 n'avait plus rien à voir avec celui du challenger président, de 2012. Une girouette, un caméléon non idéologue, comme on le disait. Ancien sénateur du Massachusetts, il avait complètement laissé tomber ses électeurs démocrates de cette époque révolue en tant que sénateur.

Encore une fois de plus, le pragmatisme, pur jus à l'américaine qui ressortait avec Dieu comme leader, comme ressort pour rebondir. 

Être américain, c'est aussi cela, avoir une différence idéologique avec le reste du monde. Aller dans un sens, faire faillite et puis recommencer dans l'autre. Une guerre de religions entre un idéal un peu plus social avec le soutien de l'État ou celui du gagnant pour lequel, le business et l'économie se résout de lui même,  en "do it yourself".

Dieu "America" ne l'a peut-être pas voulu ainsi, même s'il devait avoir tout prévu pour ceux qui mormonent sous les étoiles du drapeau américain. "L'Amérique, présidence pragmatique", écrivais-je en 2008, juste avant les élections d'Obama. C'était encore plus vrai, cette fois.

Sur le plan éthique, l'Église d'Obama se caractérisait par une tradition d'ouverture aux problématiques socio-politiques.

Qui a perdu dans la bataille, l'argent qui a été dépensé pour cette campagne. L'argent comme seul véhicule de la pensée.

Alors, qui a véritablement gagné avec Obama?

0.jpg

Les Américains les plus pauvres, bien sûr. 

L’enthousiasme était trop grand en 2008. Les Américains attendaient un Messie. 

Obama avait déçu, c'était évident. Voter par défaut pour Obama? Peut-être.

Au lieu de se lancer dans la bataille avec les votes positifs dès le départ, il a eu du retard à l'allumage, dû à un manque d'expérience et il s'était fait distancer avant de réagir. A mi-mandat, il était déjà dépassé par sa droite au Congrès. "Faux rêves et vraies réalités". 

Mais ce n'est pas tout. Le monde aussi. Lui, qui à part Israël aurait voté pour Romney.

Pour finir, la moitié de l'humanité, les femmes. Les revendications féminines de l'éthique "care" (dans le sens "To care about"), la bienveillance envers autrui qui dépassait l'idée de "soins", et qui avait été émises pas Carol Gilligan. Pour les mères, les guerres armées ont pris beaucoup de jeunes hommes américains. Elles ont trop vu leurs fils revenir les pieds devants.

Les questions qu'elle devaient se poser: "Suis-je une femme du passé ou du futur ? Mon corps ne finira-t-il jamais par m'appartenir? Marre que l'on s'occupe de ma sexualité". Ce sont probablement elles qui ont fait la différence entre les deux candidats. La multitude d'enfants comme prèchaient les mormons, il fallait l'assumer financièrement. 

Pour l'humour: Les mormons ne veulent plus entendre parler de la polygamie. Bon. Très bien.

0.jpg

C'est alors qu'un jour, je suis tombé sur cette pub: "My fantasy is having two men at once. One cooking, one clearing"? 
La femme, ne va-t-elle pas, elle aussi, avoir un rêve de polyandrie?
Toujours d'accord avec leurs hommes, ces femmes? Nenni.

0.jpgLes moitiés des Présidents, les First Ladies, en présence, l'ancienne ou la candidate, sont très différentes. 

Vénérer la mère patrie américaine à la suite d'une inspiration divine bien mâle, c'est bien beau pour les derniers jours. Mais en attendant? 

Elles voulaient participer à la vie extérieure et porter, de plus en plus, la culotte.

La guerre aux femmes est-elle déclarée? Le sexe dominant de demain pourrait bien être celui de la femme. Les "Desperate housewives" sont passés par là.

Écoutez celle-ci. Elle n'a rien d'une américaine, mais quand il s'agit d'érection, elle en connaît un 'bout'. C'est comme à la pétanque, la femme moderne, si elle pointe, un jour, elle finit toujours par tirer sur ce qui dépasse... 

Entre élection et érection, il n'y a qu'une lettre qui change, non?

 

0.jpg

Les "États-Unis. Le nouveau temps des Mormons". 

En 1950, il y avait un million de Mormons dans le monde.

Aujourd'hui, 14 millions dans le monde, 6 millions aux États-Unis avec une forte concentration en Utah sous la supervision du QG à Salt-Lake City. Un Temple Square de 25 étages comme équivalent de la "Basilique Saint Pierre". Pour chanter en choeur dans des concerts célèbres, le Tabernacle. Une salle de conférence qui permet d'accueillir 21.000 invités avec le laisser-passer ad hoc mormon. On ne badine pas en dénigrant l'esprit de famille toujours en "background". 

0.jpg

L'Amérique est religieuse sous tellement de formes. Ici, c'est sous la gestion de 139 temples administrés en 30.000 congrégations avec 55.000 missionnaires dans 179 pays. 60% de la population de Salt Lake City est mormone. Il faut le dire qu'un Américain sur trois continue à éprouver quelques doutes. Mais, on mormone, persiste et signe.

A la tête des mormons, un président prophète, laïque, de 85 ans, Thomas Manson, ancien PDG des éditions avec 2 adjoints et ce que l'on peut appeler 12 apôtres parmi lesquels des ingénieurs, des avocats qui seront là pour appuyer le message divin, Père et Mère Céleste de la planète Kolob. 

A l'origine, en 1824, Joseph Smith qui reçut la visite de l'ange Moroni qui en 1840, tombait sous l'une des balles d'un dissident après avoir posé sa candidature à la Maison Blanche. 

0.jpg

En 1847, Brigham Young, deuxième président, fondait la religion mormone avec le martyr du précédent. 

Les mormons ont un lien très privilégié avec l'argent. Le matérialisme n'est pas une tare.  

En son sein, un patrimoine secret mais que l'on estime à 20 milliards de dollars.

En juin, Romney est venu pour lever des fonds dans l'hôtel Grand America. En échange, d'un dîner "gourmet" et d'un chèque substantiel, les mormons BCBG ont pu écouter sa bonne parole qui dénonçait l'immoralité de la dette publique américaine qu'Obama n'avait pu résorber en quatre ans. L'économie, on a ça dans le sang chez les mormons.  

0.jpgLa fortune de Romney est estimée à 200 millions de dollars. 

Comme preuve de ses capacités, il avait sauvé les Jeux Olympiques de 2002 prisonnière de la corruption. Un bilan de 50 millions de dollars de bénéfice suite à son expérience du porte à porte alors que Ann, son épouse, était atteinte de sclérose en plaques. "Efficacity, business, first of all". En 2008, première tentative lors du caucus républicain. 35 millions de dollars n'avaient pas suffi pour contrer le candidat républicains, McCain. En 2012, c'est 186 millions qui ont été mis dans la balance. L'économie n'est pas la championne qui favorise l'emploi, faut-il encore le rappeler.

0.jpg

A la source du nerf de la guerre, des bouquins à vendre comme le "Livre Mormon" dont la première publication remonte 1830 et une dîme prélevée par une contribution de 10% du salaire des membres.

Las Vegas y a quelques fondateurs mormons, ce qui veut dire que le jeu ne soit pas interdit.

Prestige et réussite sont au programme de béatifications avec fierté et une liturgie identitaire combattante avec la Foi en croisade.

Le "paquet bonux", l'avènement et la résurrection du Christ pour bientôt dans une prairie du Missouri ou dans l'Illinois à Nauvoo.

Pas question de boire de l'alcool, du café ou du thé, ni fumer tabac, drogue. 

0.jpgPas de boogie boogie avant les prières du soir. Abstinence avant mariage. Contre le mariage gay. L'IVG "prohibited". Aborder l'acceptation de l'avortement, mais uniquement dans la cas de l'inceste ou pour épargner la mère.  

"Demeure chaste et pur", comme leitmotiv. Les parangons de vertu sont prêt à se dépasser dans une compétition de la bienveillance mais, seulement, à certaines conditions.

Avec Romney, on se retrouve dans une religion à l'américaine, sans barbe et sans voiles, BCBG sous tous rapports. Une Amérique conquérante qui ne s'inquiète du reste du monde qu'au niveau économique.

Des étudiants de Brigham Young University limitent leurs loisirs au bowling ou aux bondieuseries sur BYUTV.

Les futurs policemen, les agents de la CIA trouvent des recrues pour mater les opposants à la doctrine. La chaîne d'hôtel Marriott appartient à l'église et le mormon, Kevin Rollins, fut CEO de Dell Computer jusqu'en 2007.

A bord, c'est un fait, on n'aime ni les marginaux, ni les perdants, ni les décadents. Le principal adversaire de Nixon avait été le gouverneur du Michigan, du père de 

0.jpg

Mitt, George W Romney. Ce dernier avait déjà posé sa candidature à la présidence en 1968, après avoir fait fortune dans l'automobile à Detroit avec la petite Rambler.

Dire que la Foi mormone déplace les montagnes était naturel pour 70% d'habitants de l'Utah. Pas de dogmatisme mais de l'évangélisme.  Dieu a créé la Terre, mais on hésite à dire si c'est une suite à la création ou par l'évolution. 

0.jpg

Pas question d'être ultra-conservateur. Le mormon est pragmatique et pas conservateur. Et il acceptera votre choix, puisque c'est son intérêt de le faire. La polygamie reste une idéologique seulement historique mais vivace dans le but de multiplier les forces vives du culte. Le divorce est une histoire réglée et entendue. L'exemple de la famille unie. Enfin, unie, entendons-nous, le taux de divorces, de suicides serait même plus élevé dans l'Etat que dans le reste du pays. De 1982 à 1986, Mitt Romney était ordonné évêque dans le Massachusetts pour avoir prouvé sa spiritualité et sa morale avec la mission de ressouder les couples et s'opposer à la monoparentalité, surtout pour les femmes. Le baptême des mormons existe, mais pas avant l'âge de 8 ans. Il faut atteindre l'âge de raison. 

En Belgique, il y a 6000 Mormons répartis en 17 paroisses. 

Aux derniers jours, ce n'est pas l'apocalypse, ce sera, seulement, une promenade de santé, pendant laquelle on fera du yoga et du sport pour entretenir la forme.

On y chante en choeur. On se protège aussi. L'église veille à la qualité des sujets traités qu'un média pourrait diffuser. Pas question d'ouvrir trop de vannes.  

L'Évangile est même transmis aux morts dans le monde des esprits avec le libre arbitre des vivants. Après la mort à titre posthume. La famille s'en chargera. Le culte de la famille ne s'embarrasse pas de ce passage de vie à trépas. 

0.jpgFou de généalogie au Temple. Des recherches généalogiques sont là pour découvrir les noms et les dates de naissance des ancêtres afin que les ordonnances salvatrices pour toutes les générations se rappellent de toutes les étapes accomplies.

"Mais tout cela va au-delà de la Foi. Pour l'éthique, pour la morale, nous nous referons aussi à des principes qui transcendent la croyance mormone. Nous n'en avons pas le monopole", dit le patron de la cause.

Pas de damnations, non plus. L'époque  de la prohibition de l'alcool ne fait plus partie de la modernité et il faut bien décompter les jours avant de rejoindre l'éternité en famille lors des derniers.

Accroître la curiosité autour des croyances de la religion mormone par prosélytisme pour que cela rapporte plus financièrement à l'Eglise, voilà le programme de l'Eglise que Romney se devait d'accomplir.

 

 

And now, what else?

0.jpg"Il était une fois en Amériquerepassait sur nos écrans de télé.

"Born in the USA" rechantait Bruce Springfields sur les ondes radios.

Sandy avait prouvé que "Big Apple", rongée par la mer, reste fragile. Que le tout virtuel des communications pouvait sauter encore plus vite. 

Sandy est-elle bénéfique pour l'économie? Une question qui vient à l'esprit américain, peut-être.

En tous cas, New-York sèche efface ses plaies, retrouve petit à petit l'électricité dans sa partie la plus au sud tandis que Broadway a déjà repris ses habitudes de lumières et de trafics. La patinoire sur glace est à nouveau accessible pour le plaisir, pour faire oublier les dégâts.  

Wall Street, fermé, sous eaux et ce fut le monde qui devenait attentiste pendant deux jours... une éternité dans le monde du numérique. Les jours précédant les élections, ce fut une prudence de Sioux dans le monde de la Bourse. 

Fragilité de l'économie face à la nature? Coup de revers d'une des deux versions d'un même dieu?

0.jpg
Que serait-il advenu de l'Europe sous Romney? Avait-elle eu raison d'avoir peur de lui? Une question qui demande une boule de cristal avec les images du passé à l'appui.

Si à 19 ans, Mitt Romney avait été envoyé comme missionnaire mormon en France, s'il y avait appris à connaitre le pays et la langue, par le porte à porte dans un pays de vins, c'était normal que de son séjour, il ne gardait qu'une image d'un pays plus archaïque que révolutionnaire.

Partisan de la guerre du Vietnam comme son père, bien entouré par amour, formé dans une ambiance de richesses, ce ne fut sur le tard que  la prestigieuse université de Harvard lui donna son ticket d'entrée dans l'économie et le droit. Comme une sorte de Bernard Tapie à l'américaine, il créa la société "Staples Inc", et  fit progresser de 88% par an, "Bain Capital".  Créer des emplois nouveaux dans ses entreprises successives, n'était pas sa préoccupation essentielle. Mais, tout cela lui donnait une impression d'être sauveur de l'Amérique avec la béatification de son dieu.

0.jpg

Son but intime était de  laver l'affront de l'échec de son père face à Nixon. Rester discret sur l'histoire de sa famille trop liée à la polygamie.

Ron Paul, son co-listier, était à son extrême droite comme représentant du Tea Party.

Obama est considéré dans le reste du monde comme un citoyen du monde, multi-culturel, mi-noir, mi-blanc, comme président des compromis, qui connait les problèmes de New-York pour y avoir vécu comme modérateur à la lisière des deux mondes, riche et pauvre.0.jpg

La fracture sociale, c'est ce qui déterminera en interne son résultat futur, sa politique extérieure au Moyen-Orient, ensuite,  avec une nouvelle période de quatre ans. 

Le choix de Romney, c'était une impression d'aller de Charybde en Scylla pour l'Europe. Romney était considéré comme une bombe atomique pour la politique étrangère, une nouvelle édition de Bush avec la Chine comme seul partenaire commercial indispensable, alors que la "vieille Europe", il ne la comprendra jamais.0.jpg

C'est dans le futur qu'il faudra compter les points et les réalisations en escomptant les "per diems" et, ensuite, "imagine it done" comme on me l'avait susurré comme slogan à une certaine époque.

Le Royaume de Dieu restera toujours impénétrable aux "autres". Le problème, son Royaume ne s'étendait pas à la Terre entière dans l'esprit américain.

Alors, que dire, sinon:

God bless the world.

 

L'enfoiré,

  


Citations:


  • « C'est la politique qui a créé cette distinction entre secte et religion », Anne Morelli
  • « L’argent est la religion du sage. », Euripide
  • « Notre gouvernement n'a de sens que s'il repose sur une foi profonde. Peu importe laquelle », Eisenhower
  • «  Les pauvres ont-ils une 'mentalité' qui explique leur situation? », Charles Murray

 

Le rêve américain vit-il encore?

KIOSQUE

Les croyances des Mormons

Qu'offre le statut de Président?

"Amérique: ces étranges républicains".

 

0.jpg

Mise à jour 28 décembre 2012: Obama n'a plus que 4 jours pour trouver le compromis du mur budgétaire

 

 

 

 

 

 

0.jpg

 

0.jpgMise à jour du 3 juillet 2013: Les républicains s'organisent déjà.

On cherche un nouveau porte-drapeau. "Marco Rubio, le jeune Sénateur de Floride de 42 ans, est le Barack Obama des Républicains sans le poids intellectuel de deux diplômes de l'Ivy League et d'un professeur de droit", disent-ils.

Les élections de 2016 et 2020 sont déjà dans le collimateur.

Charisme et longueur de temps, font plus que rage pour remplacer le démocrate... Reagan est toujours resté le président le plus aimé par les Américains. 

Rubio, fils d'émigré cubain, marque un point dans la communauté hispanique grandissante. Il est le premier à s'exprimer en anglais et en espagnol dans ses discours.

Le Tea Party n'a seulement pas apprécié l'amnistie des émigrés vivant clandestinement aux Etats-Unis et qui a été signé par le Sénat.  

0.jpg

Et un an après...

Un nouveau shutdown. Un relèvement de la dette ou la fermeture des services.

 

04 novembre 2014: nouveau midterm. Les Américains votent ce mardi. Ils doivent élire leurs représentants et renouveler un tiers des sénateurs.  Ces élections tirent leur nom du fait qu’elles interviennent à la moitié du mandat de 4 ans du président des États-Unis. 
podcast

0.jpg

0.jpg

13 avril 2015: C'est reparti, les jeux sont rouverts pour 2016. 


Hillary se représente.

The best is still yet to come?

 

 

7 octobre 2016: Les huit années d'Obama


Alors, on se rappelle de cette caricature>>>0.jpg

18/10/2012

Prix Nobel de la paix ou de la guerre?

Le prix Nobel de la Paix 2012, attribué à la l'Union Européenne, a étonné plus d'un. Retrouvons d'autres Prix Nobel, pour s'apercevoir que ce n'est pas un cas unique et comprendre ce qui motive l'attribution d'un tel prix.

"La paix désigne habituellement un état de calme ou de tranquillité comme une absence de perturbation, d'agitation ou de conflit. Elle est parfois considérée comme un idéal social et politique.", dit Wikipedia.

Lire la suite

16/08/2012

Eurek@ Google

Le Science et Vie de juillet avait sa page de garde avec un titre provocateur: "GOOGLE, le nouvel Einstein" et un sous-titre "Et si la science se passait du génie humain?". Mais à qui profite ce nouvel Einstein?

0.jpg

L'avant-propos de ce S&V posait la question: "Peut-on tout demander à son moteur de recherches?"

Avant de répondre, je me poserais les questions suivantes: "qu'est-ce qu'il y a dans le moteur et de quel genre de recherche s'agit-il?".

La réponse du magazine fut: "Si Google existait du temps d'Archimède, la recherche initiée sur la poussée d'Archimède serait simplement mise en parallèle avec une pub sur la balnéothérapie. Archimède, lui, à son époque, aurait répondu avec la loi qu'il aurait inventée en sortant de son bain avec une phrase presque mythique de 'Tout corps plongé dans un fluide subit une poussée verticale dirigée de bas en haut et opposée au poids du volume de fluide déplacé'".

Lire la suite

16/06/2012

Le monétarisme vaudou

On vient de voir que les chiffres font un malheur dans le monde du numérique. Pour vivre en société, il faut apprendre à compter avec l'économie en arrière plan de tous ce qui constitue une vie d'échanges entre les hommes. L'expansion de la base monétaire sans précédent depuis ces dernières années inquiète. Tout n'est plus qu'argent. Appeler un vaudou, un exorciste pour vaincre ce veau d'or ou plus simplement, vaincre le monétarisme en redonnant les pouvoirs de créer l'argent à ceux qui en ont les droits pour le bien de tous. C'est toute la question.

0.jpg

Le monétarisme pousse à penser que l'État est nuisible comme intermédiaire suivant le courant de l'économiste Milton Friedman. Le message est de laisser faire le marché puisque l'inflation et le chômage vont de pair temporairement. 

En Europe, en deux mois, la BCE a injecté 500 milliards d'euros sous forme de LTRO. Après la Grèce, elle devra agrandir la note avec la facture de l'Espagne. Le weekend dernier la note globale s'élevait entre une fourchette de 40 et 100 milliards d'euros.

Lire la suite

27/05/2012

Entracte et anecdotes

Qu'entend-on, chez nous, durant l'entracte : "Chocolats glacés. Pralines glacées. Esquimaux.". Rien de nécessairement bon pour la santé, mais cela temporise le stress que le film avait des tendances à souscrire. Aujourd'hui à Bruxelles, je crois que, vu la température, ce sera même en dehors des salles de cinéma. Pourquoi, je vous parle de ceci? Parce qu'il n'y pas eu un film mais, il y a eu un stress et une pugnacité dans les commentaires à la suite du dernier article "Le rêve américain vit-il encore?". Chaque bord se réfugiant derrière ses propres visions, de ses propres convictions et de ce que peut ou ne peut pas être ou faire un monde. Alors, il faut sortir des clichés et même extraire les vérités. Rien ne vaut les anecdotes pour y arriver et peut être sortir les diversions par une digression...

0.jpgQuand j'ai écrit l'article qui précède sur les États-Unis, connaissant ceux qui ont l'habitude de venir lire ou commenter les articles, je savais qu'ils allaient bondir sur l'os à ronger.

Sujet passionnel s'il en est. Donc tout était programmé, le sujet et la date de la parution comme on va le voir ici, plus loin.

Je me suis armé de beaucoup de précautions, ai regardé quelques vidéos très explicites, ai questionné ceux qui ont connu dans une autre vie le passage de l'autre côté de l'Atlantique. Il n'y a pas qu'un océan qui nous sépare, il y a aussi le côté "image", "snapshot" si pas "préjugé", de "on dit".

Lire la suite

24/05/2012

Le rêve américain vit-il encore?

Le Hors-Série de "Le Point", avec l'aide de "Institut des Amériques" se proposait de mettre les pendules à l'heure au sujet de l'appréciation de l'American dream. De séparer les faits des mythes. Tout en suivant, le fil du magazine, quelques constatations parallèles viendront l'émailler. 

0.jpgLes élections françaises sont derrière nous.

Aux suivantes...

Ce seront les prochaines élections présidentielles américaines qui vont progressivement monopoliser les médias puisque l'adversaire républicain d'Obama, Mitt Romney est connu.

Le G8 du weekend dernier a acté les réactions à la crise de la dette au niveau mondiale. Ce sera "retrouver la croissance avant de pouvoir espérer réparer les erreurs du passé par l'austérité", un pied sur l'accélérateur et un autre sur le frein.

Lire la suite

05/05/2012

Montréal, la francophone

Je connais Pierre Chantelois depuis six ans en tant que blogueur de textes. Depuis sa création, je consulte son blog orienté photos "Les beautés de Montréal". La Belgique, mon pays, s'y est insérée. Des photos échangées, un peu de poésie. Récemment, une sorte de compétition amicale sur le thème de nos automnes respectifs. Aller plus loin. Sortir des seuls clichés. L'inviter à dire ce qu'il pense de sa ville, y ajouter un texte plus personnel, plus intime. Voici la vision de sa ville, Montréal, qu'il m'a offerte.. Je vous confie à lui dans ce voyage et en fin, une surprise.

Mon ami Guy – lorsqu’il m’a demandé de présenter dans ses pages une vision personnelle de Montréal – a fait preuve d’une grande cruauté à mon égard. C’est un doux reproche que je lui adresse. Mais diantre comment parle-t-on de la ville qu’on habite depuis plus de soixante-cinq ans. Je viens de vous faire une première confidence, vous l’aurez remarqué. Sous quel angle devrais-je aborder cette périlleuse mission? Montréal n’est pas Bruxelles. Montréal est une ville résolument moderne, nord-américaine, sans architecture particulière, avec ses quartiers anciens, ses quartiers modernes et ses quartiers de grande pauvreté. Montréal est toutefois une ville de destination prisée par les touristes. Pour aucune majeure. Elle est située au Québec, pays francophone dans une mer nord-américaine. Au Québec, nous nous identifions d’abord en tant que québécois avant d’être canadien. Montréal est la ville avec une majorité francophone et une minorité anglophone. Elle est le pôle économique du Québec, la ville de Québec étant la capitale. Au Québec, nous avons deux réseaux d’éducation importants : les commissions scolaires francophone et anglophone. Nous avons deux réseaux de santé francophone et anglophone. Le Québec a fait l’objet de deux référendums pour solliciter la population si elle désire ou non son indépendance et son détachement du Canada. À deux reprises, la population a manifesté, avec des majorités variables, son rejet de cette option d’indépendance. Et le débat se poursuit toujours. Voilà campée en quelques mots la ville dans laquelle j’habite, le pays pour lequel je souhaite depuis cinquante ans son indépendance.

Lire la suite

26/04/2012

Le culte du monopole?

Curieux ce titre. Je l'avais lu dans un journal. Plus curieux, encore, de parler de Microsoft, de Apple et de les rapprocher des élections présidentielles françaises. J'avais décidé de ne pas consacrer un billet à ces élections trop discutées à m'en donner une indigestion. Un tour pour éliminer les "plus petits". Un second pour récupérer leurs électeurs et leurs fans. Entre les deux, transmettre la meilleure image rassembleuse quitte à se rétracter ensuite. Soigner la réputation, mais elle est vite ternie, si rien ne la supporte.

0.jpg

Si ce n'est pas l'homme qui prend l'entreprise, l'homme sans son image, sans quelques artifices pour l'appuyer dans sa tâche, ne créerait pas l'entreprise.

Le mensuel "Ordinateur individuel" (N°245) avait interrogé Bernard Vergnes, ancien PDG de Microsoft France, sur ce qu'il pensait de Bill Gates à l'occasion de ses 30 ans dans la société. 

Lire la suite