Au pied du mur américain (29/10/2020)

0.PNGLes élections américaines, ont déjà commencé par correspondance. Trump est allé voter samedi dernier en Floride. L'élection proprement dite aura lieu le 3 novembre. Le dépouillement des résultats et l'acceptation des résultats si ceux-ci sont serrés, risquent de prolonger la période. Parmi les Américains, la polarisation n'a jamais été aussi forte depuis que le plus controversé, Donald Trump est devenu président.

...

Réflexions du Miroir

J'ai relu tout ce que j'avais écrit à ce sujet et je ne suis pas étonné de la tournure que prennent les élections. Bien que ce qui se passe aux Etats Unis finit toujours par transpirer chez nous, il y a plus qu'un océan qui nous sépare des Etats Unis.

1.PNG.jpgEn 2012, la question posée "Le rêve américain vit-il encore?" est encore plus épineuse aujourd'hui. Les Etats Unis partagent son étendue entre de grandes mégapoles et des étendues désertiques, rurales pendant des centaines de kilomètres.
Début 2016, "Trump-moi-ça" suivait l'évolution des élections et j'avais pronostiqué des circonstances adéquates pour qu'un homme tel que Trump monte sur le podium des finalistes alors que la plupart des journalistes n'y croyaient pas. La présence d'un noir président, en la personne d'Obama, était loin d'avoir été acceptée par tous les Américains.
A la fin de l'année, "L'AmerExit" était programmée quand il fut élu et déjà, sa manière d'agir avait été caricaturée.
Début 2017, ce fut la fin de sa première année de présidence et les conséquences n'avaient rien de surprenantes.
E
n août, il était judicieux de se rappeler des "Far West dreams" qui avaient vraiment fait rêver les Européens et qui avaient pris l'habitude de voir des films américains.
Début 2019, le deuxième mandat et de nouvelles élections se préparaient et sans la pandémie du Covid-19, être réélu aurait été probablement une formalité pour Trump au vu de ses résultats financiers par son protectionnisme à courte vue. Le parti démocrate avait des difficultés pour trouver un représentant suffisamment charismatique pour lui faire obstacle. Il n'y avait qu'un objectif "détrôner Trump", ce fut Joe Biden qui sortit vainqueur à la suite de péripéties et de gesticulations parfois inimaginables.
0.PNGDans le clan républicain, quelques collaborateurs républicains de Trump, dégoûtés par lui, avaient retourné leur veste ou avaient été virés par lui-même. Pour Trump, pas de demi-mesures, on est complètement avec lui parmi les gagnants ou contre lui considérés comme faibles qu'il faut éliminer.
Donc, les cartes étaient sur table. Il n'y avait pas de "mystère Donald Trump". Ce qu'il annonçait pendant sa campagne, il l'a tenté de le faire et cela a plu à une grande partie des électeurs républicains.

Le poids au niveau Grands Electeurs des Swing states fera le reste ce 3 novembrepodcast.
Chacun des cinquante États élit un nombre de « grands électeurs » égal au nombre de ses représentants et sénateurs déterminés en fonction du nombre d'habitants. Sur un total de 538 (100 au titre du Sénat, 435 au titre de la Chambre des représentants, 3 pour le district fédéral de Columbia), l'obtention de 270 d'entre eux permet d'élire un président. Ce qui veut dire que 25% de la population détient le pouvoir d'élire un président. Rien à voir donc avec le nombre de voix citoyennes pêchées dans les urnes.
Oui, il s'agit d'une mascarade de démocratie dans ces élections américaines. 

0.PNG.jpgLe slogan patriotique de Trump "Make America great again" a plu et a été presque déterminant pour être aimé par la classe la plus défavorisée et moins instruite de la population appelée parfois "somewhere" s'opposant à la classe des "anywhere" qui détient les pouvoirs par la force du savoir appris et de l'argent.
Parmi les "somewhere", on retrouve des républicains purs et durs, des déçus du système Obama qui ne sont pas parvenus à réaliser leurs rêves avec lui alors que l'évolution a été trop rapide et trop difficile à suivre sans les diplômes nécessaires pour la suivre. A leur décharge, il est vrai que les études supérieures créent des Nobel à la pelle, mais sont aussi affreusement chères. Les déçus du système espèrent ralentir, avoir plus de chance sous le contrôle de personnalités fortes et populiste à des postes qu'ils n'obtiendront pas. Les guerres sont souvent créées à la suite de ce genre d'espérance comme l'explique Josef Schovanech dans sa bulle

podcast.
0.PNGSi avec un esprit français, l'empire financier d'un candidat aurait pu générer un dégoût en sa personne, en Amérique, c'est tout le contraire. On y admire le dollar comme un véritable dieu dont l'exemple est à suivre. C'est une démocratie du dollar et de la corruption.
Stratège du deal commercial et des méthodes de la téléréalité, Trump a bien compris que pour être élu, il devait lancer une lutte à mort contre le système de libre-échange et contre les élites dont il a lui-même fait partie et profité avant sa présidence. Son populisme pour plaire impliquait le rétablissement des frontières et la baisse des impôts qu'il a donné comme promesses. C'est l'image de la réussite qu'il a donné, mais qui ne se reflète pas dans son bilan, plus que mitigé à l'intérieur du pays même s'il est plus visible à l'extérieurpodcast. 0.PNGLes gagnants de son administration n'ont pas été du côté du peuple mais des grandes sociétés qui se sont enrichies. L'Amérique étant évangéliste a tout naturellement adoré ce chef qui décide seul, en quasi dieu sur Terre dans ce qu'on appelle l'état profond rural américain.
Quatre ans de disruptions, d'affaires d'interventionnisme ont été aimés par l'opiniâtreté de ses promesses jusqu'auboutistes de son général en chef. Antagoniste viscéral des actions de Obama, il a tenté de tout inverser. Populiste comme il n'est pas possible d'être plus, il n'a aucune notion de ce qu'est la "real politic" qui doit parfois s'opposer à la masse de la population dans la géopolitique.
Mike Pence comme vice-président était un bon choix comme apôtre du rêve reaganien puisque l'évangile occupe l'esprit de deux tiers de citoyens américains qui réduisent les principes de solidarité au niveau d'un cercle familial avec un Amen en fin de prêche.

Parmi les anti-Trump, il y a les scientifiquespodcast et les artistespodcast.
Trump aime les dirigeants qui lui ressemblent. Ses alliés se retrouvent au Brésil, en Inde, en évidemment en Israël.
Avec la Russie, les liens existent mais sont plus cachés.
Poutine a reçu une formation du secret au KGB en ne développant pas ses plans et sa stratégie à la presse et en ne jouant pas l'art de gouverner par tweets et des déclarations tapageuses comme Trump.
La Corée du Nord, d'abord présentée comme l'ennemi à abattre, devient dans une esbrouffe presque une alliée après un nouveau deal.
Il s'agit de se battre plus fortement, cette fois, pour ses convictions par l'engagement politique au niveau fédéral pour effacer la peur de vivre avec la devise "Proud to be american"..
Dans un pays fédéral immense comme les Etats Unis où l'Alaska pourrait introduire deux France entière et le Texas une autre France, tout devrait se jouer et se balancer entre plus ou moins d'Etat, plus ou moins de libertarisme, plus de conservatisme avec à la religion comme guide ou plus de progressisme par les nouvelles technologies, plus de pauvreté ou moins de richesses, plus d'écologie ou plus de pétrole.
La violence des armes appelle plus de violence grâce au 2ème amendement qui en protège l'accès.0.PNG

En résumé, bienvenu dans le monde du phénomène TRUMP qui donne une image fausse de rendre heureux, beau, jeune et riche... en surface.

Se demander si la défaite de Trump est-elle possible, n'est pas innocentpodcastpodcast?.
Tellement d'épisodes démontrent comment Trump est parvenu à sa position en trompant tout le monde.
Il ne l'a pas fait tout seul, bien sûr. Chaque participant y a trouvé sa part du gâteau. Trump a eu de fidèles lieutenants et des abus de confiance, comme Felix Sater, Michael Cohen, Sam Kislin, Steve Bannon, William Barr, Poutine et d'autres encore pour le seconder dans ses affaires souterraines.
Son histoire est aussi pavée d'échecs retentissants comme à Atlantic City, mais ils ont été mystérieusement renfloués dans l'immobilier par "Bayrock group" en échange de la marque "Trump" alors que les espions russes fixaient des ancrages dans les milieux stratégiques américains que le FBI avait détecté.
L'Amérique a toujours été paradoxale, retardataire dans certains domaines et en progrès sur d'autres plans technologiques.
Elle est au pied du mur en espérant qu'elle n'est pas acculée avec le dos au mur...

Les 50 nuances de Grecs apporteraient-elles un peu de philosophie? 

0.PNG

...

Dans les médias

5.PNGPlusieurs émissions télé, radio et Internet, se sont léguées à tenter d'expliquer cet esprit américain particulier.
Sur Internet, "Les USA dans tous leurs Etats" 1. Une grande année pour de grands rêves, 2. Le calme avant la tempête, 3. Au bord de la guerre civile, 4. Le test ultime,5. L'heure du choix..
Mardi, sur ARTE, le Thema "Quel président pour l'Amérique?" et sur la .5, "Trump face au FBI".
Mercredi, à la RTBF, "#Investigation" s'intéresse au "Monde selon Trump":podcastpodcastpodcastpodcastpodcast

...

Dans les livres.

Essayons d'en énumérer quelques-uns. 

0.PNG"Le Mensonge au pouvoir" de Antoine de Tarlé.
"Le Prédateur des femmes" de Barry Levine et Monique El-Faizi.

0.PNG

"Amérique années Trump" de Jaime Cartillier. 

Qui connait en principe le mieux un homme? Son épouse, Mélania Trump, cet obscur objet du pouvoir ou simple femme-objet ? Comédienne jouant à la perfection sur la scène du pouvoir un rôle de composition ou icône de l’Amérique conservatrice, à travers ses admiratrices et les supportrices de Donald Trump de son enfance en Slovénie aux ors de la Maison-Blanche en First Lady, un couple dans une situation "win-win" avec elle apportant la grâce, un contrepoids à tout ce qui est anormal chez son mari dans une vie de fortune partagée?.
Et puis, quand c'est affaire de famille, il y a sa nièce qui jette un brûlot incendiaire dans son livre "Trop et jamais assez" qui explique "Comment ma famille a créé l'homme le plus dangereux du monde"

1.PNG.jpg

2.PNG.jpg

 

3.PNG.jpg

0.PNGDans son entourage plus ou moins immédiat.
"Steve Bannon. L'homme qui voulait le chaos". Il a été son éminence grise souterraine avant d'être viré par lui, peut-être parce qu'il était trop visible à ses côtés. L'homme qui voulait le chaos, avec le rêve de l'Apocalypse d'après Frainetta Venner dans une crise violente "The Fourth turnings" et qui clivait le monde dans une "War room" avant une renaissance par l'utilisation du populisme.

Puis par ceux qui l'ont quitté pour se retourner contre lui.

0.PNG"The Room Where it Happened" par son ancien conseiller va-t-en-guerre "John Bolton". 

Devenus ses ennemis farouches : Robert Müler, James Comey... les agences FBI, CIA, NSA...

0.PNGDu côté Biden, les livres à son sujet apparaissent.
"Joe Biden" pourrait le faire chuter de Anita Hill.
"Une histoire américaine" de Jean-Bernard Cadier.

"Joe Biden" de Sonia Dridi qui s'en expliquait à un journalistepodcast.
"Joe Biden" et "Le 3ème mandat de Obama" de Jean-Eric Branaa.
Comme le disait Obama en 2016, il aurait pu être réélu dans un 3ème mandat comme ce fut le cas pour Franklin Delano Roosevelt en 1936, 1940 et 1944 mais Joe Biden devrait suivre la même voie. 0.PNGLe 22ème amendement de la constitution limite la présidence à deux mandats de 4 ans.
Les Etats Unis ont encore une démocratie et une constitution forte, bien huilée avec la liberté poussée à son paroxysme mais tout cela reste fragile et pourrait régresser avec Trump qui n'aurait plus de contraintes pendant un deuxième mandat alors qu'en ne bénéficiant plus de la protection de son statut pourrait se retrouver en justice pour trahison.

J'ai ressorti un vieil article "Troublé par la personnalité" qui décrit très bien le côté psychopathe, paranoïaque, narcissique, impulsif et sans empathie de Donald Trump.
Barak Obama supporte évidemment son ancien colistier...

 

0.PNG

0.PNG

0.PNG

...

Dans les journaux

L'Obs tentait de percer le secret Biden-Harris

2.PNG

3.PNG

4.PNG

5.PNG

0.PNG

 

0.PNG

Comment décrit-on Joe Biden en général?

Ce podcast est assez clair: podcast

Joe Biden, le plus âgé des présidents s'il était élu après 50 ans dans la politique américaine, est analysé sans charisme, gaffeur, endormi, pas l'âme providentielle, empathique, résilient, optimiste... président de la transformation.
C'est sa famille et ses enfants qui peuvent faire tache et être utilisés pour le détruire: Harper playboy aux frasques, Beau le fils modèle, James, Frank, Valérie le roc, Ashley la discrète.
L'équipe qu'il forme avec sa colistière, pas vraiment une équipe de rêve, mais un tandem ambitieux qui porte l'espoir à ceux qui veulent empêcher Trump de démolir la démocratie.
0.PNGDe toutes manières, Joe Biden devra prendre quelques actions avec la gauche américaine. Gauche qu'il ne faut pas confondre avec la gauche européenne. Et ce n'est déjà pas si mal...   

0.PNGDeux visions du monde s'opposent. Le monde entier en dépend. Peu importe qui, des deux gagnera les élections, elles pourront se terminer par une mini-guerre civile ou une nouvelle guerre de sécession comme l'histoire américaine a déjà connu et qui a duré quatre ans en 1861, le temps d'un mandat présidentiel. Désormais, le combat se retrouve sur un autre plan bien plus réduit appelé Covid-xx. Là aussi, une remise à zéro de l'économie s'impose avec des idées neuves. Dans tous les deux cas, ce sera un "vieux" qui arrivera au pouvoir. 

Une des chansons américaine actuelle au top du hit parade, "I'm A Mess" me semble la plus adéquate à la situation. 

Allusion,

 

1.PNG

2.PNG

...

0.PNG2/11/2020: Trump ou Biden, quel impact sur le monde?

podcastpodcast
4/11/2020: Quelle transition?

podcastpodcast
14/12/2020: Retour en 1876 avec la même situation qu'aujourd'hui au sujet des élections: 
podcast0.PNG

06/1/2021: Insurrection à Washington au Capitole
podcastpodcast

8/1/2021: et après..podcast

12/1/2021: Trump et la pressepodcast

Trump et les réseaux sociauxpodcastpodcast

19/1/2021: Situation à la veille de l'investiture de Joe Bidenpodcast

1.PNG


0.PNG


 2.PNG

 

C'est donc, les derniers jours de Trump et le retour seul à la maison...

0.PNG

20/1/2021:

0.PNG

0.PNG

0.PNG

0.PNG23/3/2021: Première visite à Bruxelles de Anthony Blinken  secrétaire d'État des États-Unis depuis le , sous la présidence de Joe Bidenpodcast

2 mai 2021: Discours de Biden et implications
podcast

18/7/2021: La psychologie de Donald Trump
podcast

| Lien permanent | Commentaires (29) |  Imprimer