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05/08/2017

Far West dreams

0.JPGTout au long de cet été, mes souvenirs de voyages, je les ferai renaître en me laissant guider par les documentaires "Invitation au voyage" de ARTE qui suivent, eux, peintres et écrivains.

Pour commencer, un grand classique:  l'Ouest américain.

C'est cela et tant d'autres choses.


3.JPGEn 1959, Connaissance du Monde présentait "Incroyable Amérique" de Marcel Isy-Schwart dont j'ai encore le livre avec son autographe.

J'avais douze ans et ce voyage faisait rêver n'importe quel enfant de mon âge. Il avait alors connu le vertige du néophyte.

La couverture montre un cimetière de tramways.

Les photos sont toutes en noir et blanc à part la couverture.

1.JPGLe premier chapitre de son livre "A la conquête du Far West" est assez troublant quand on le compare avec juin 1993 pendant lequel j'ai eu l'occasion d'en faire la connaissance.

L'Ouest américain était toujours en ébullition entre passé et hyper-futur puisque souvent, c'est lui qui crée le futur de l'Amérique et du monde. 

Pas question, comme Zizi (surnom pour les intimes), de conduire à bord de son "carrosse" sans changement de vitesses, j'avais choisi un tour organisé en car pendant 10 jours.

 

Du 29 mai au 11 juin 1993...Au programme, 4500 kms de routes, de bas en haut du Far West, de Los Angeles à San Francisco en passant par la Californie, l'Arizona, le Nevada, l'Utah par le centre et le retour par la côte Pacifique.

Sur la route des trucks qui rappelle le premier film de Spielberg, "Duel" qui a été tourné en Californie.


L'avantage d'un voyage en car, organisé avec un guide à bord, c'est qu'on ne rate rien de ce qu'il "faut" voir.

Je dis "faut" parce que le cinéma nous en a tant montré des images virtuelles et que tous les endroits sont susceptibles de faire ressortir des mythes de la boîte à souvenirs des films américains, stockés par les répétitions dans un coin der notre cerveau.

Reconnaître le croisement sur la route où James Dean s'est tué en voiture, où tel film a été tourné, j'en passe et des meilleurs, fait partie des découvertes "importantes" lors d'un tel tour au Far West.

Le guide attitré aime cette histoire qui même farfelue ou futile peut-être utile aux oreilles d'un touriste. Je me souviens même de son nom: Roger Courtois et du chauffeur noir, Roberto.

Il y avait bien un roulement des places dans le car qui ne permet pas toujours de pouvoir réagir au moment le plus opportun. Mais bon...

Le désavantage de ce mode de voyage, tout est minuté, programmé...

Un arrêt supplémentaire n'est pas permis, ni l'élargissement du temps d'une visite.

... "Time is money". 3.JPG

En plus, les 9 heures de décalage horaire avec nos pays d'ouest européen, il faut s'y adapter physiquement et en plus pour communiquer, il faudra appeler en pleine nuit en Europe.

Mon voyage, en deux étapes avec une escale à Atlanta et l'arrivée à Los Angeles, en milieu de journée, après un nombre d'heures incalculables avec la fatigue en supplément.

L.A. (à prononcé L E), pour les intimes. est survolé pendant un temps considérable tellement la ville est étendue.

Une mégalopole constituée de 88 quartiers juxtaposés qui s'étendent à perte vue mais dont la population ne se coudoit pas vraiment de quartier en quartier.

Une multi-ville construite toute à l'horizontale à l'exception de Down Town que l'on aperçoit dans le lointain.

Une multi-ville riche, énergique, créative, bouillonnante et inégalitaire puisque sur les 18 millions d'habitants, 3 millions vivent sous le seuil de pauvreté.

Le passage à la douane demande une attention soutenue pour répondre à une matrone noire à Atlanta, examinatrice de votre personne jusque dans vos moindres recoins.

Un examen de ce que vous êtes bien conscient que vous êtes entré dans un nouveau monde dans la Cité des Anges.

Voir la Cité des Anges peut très bien se faire par l'intermédiaire

du peintre David Hockney .

 

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L'Art deco à L.A.

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Mais ce serait rater tellement d'autres choses...

Hollywood, Santa Monica... planent toujours aux dessus des souvenirs.

Venice, la Venise américiane

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Sunset Boulevard, le Fame avenue avec les mains des artistes célèbres qui ont fait mouler leur main dans le ciment, une montée sur Hollywood et Beverly Hill pour apercevoir leur propriété derrière des murs verdoyants.

"Universal studio" pour se rendre compte des techniques de constructions de films, des catastrophes sous le "Flash Flood" ou du Earthquate qui reconstitue une tremblement de terre avec 8 sur l'échelle de Richter.

"Back to the future", "ET", "World of Cinemagic", "Psychose", une représentation théatrale de "Wild Wide West"....

L.A. aussi une ville menacée par les incendies en été qui montre que tout reste fragile.

Départ le lendemain matin après avoir embarqué les bagages.

Après la Californie, départ plein Est vers l'Arizona, où l'on rencontre les champs d'éoliennes, le cimetière des avions, Palm Springs, la route des diligences, un cimetière des avions (...et pas de tramways), une 'armée' en ligne d'éoliennes...

L'Arizona, Montezuma Casle, Sedona...

avec Max Ernst 

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Puis, ...Oak River, le Grand Canyon avec ses points de vue Sunrise et Sunset qu'il faut voir au levé du soleil très tôt le matin.

Place au Nevada...

Le barrage sur le lac Powell, Bryce Canyon, Zion Park,

une vallée des Géants qui mérite son nom

et qui me fait penser aux Américains

avec l'expression "Colosses aux pieds d'argile" ...

... mais Edward Abbey l'a admire bouche bée

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Las Vegas qu'il faut voir de nuit avec le Golden Nagget, le Mirage, le Caesar Palace comme repères, les shows d'eaux et de lumières, des chapelles dans lesquelles on se marie aussi vite que l'on divorce sous le charme d'un sosie d'Elvis Presley.

Des hôtels qui dénombrent des milliers de chambres, toutes harnachées de machines à sous.

Dans les salles de jeux où les photos ne sont pas autorisées de peur que l'on mémorise les vices du jeu ...

Il parait qu'il y a 2% de visiteurs qui ne jouent pas le moindre dollar... j'en ai fait partie.

San Francisco, la ville que je préfère, enfin, la ville la plus européenne des États-Unis.

Ce n'est pas pour rien que je situe mon thriller de fiction

 ... avec Armistead Maupin

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Puis la redescente en longeant les côtes du Pacifique et

le retour en Californie en passant par la Silicon Valley.

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Puis, il y a les anecdotes dont j'ai déjà parlé dans "Entractes et anecdotes" dont je rappelle certaines:

0.jpgUne question comment passer de 42°C sous un soleil de plomb et se retrouver en dessous de 0°C et avoir de la neige? Réponse, quitter Phoenix, où l'on mange du crotale au clair de lune et monter à Sequoia Park. Tout a été prévu même les parkas jaunes qui partirons au plus offrant. Les "rangers" vérifient si les chaînes du car sont bien présentes pour enrober les pneumatiques.

Se lever à 05:00 pour voir le lever de soleil sur le Grand Canyon, rien de mieux. Oui, d'accord, mais vaut mieux ne pas souffrir de vertige. Quant à survoler le Canyon en hélicoptère, mieux vaut ne pas avoir déjeuner avant. Le survol du Gran Canyon en hélicoptère. Premier essai pour moi avec le vertige qui grignote l'entre-jambes. L'hélico est très différent de l'avion. Au dessus du Canyon, les vents sont forts et les trous d'air ne sont pas rares.

Manger du serpent dans le désert, pourquoi pas? Il n'y a pas que les serpents qui piquent. Faire gaffe où on met les pieds pour ne pas se retrouver plein d'épines dans les chaussures ou pire dans la peau. Elles traversent tout, ces putains de "Jumping Chollas". Les "Josuah trees" sont très bien dans le décor comme chandeliers.

Faire un pari et s'y tenir. Visiter les machines à sous et ne pas y dépenser un dollar. Voilà qui est plus difficile à faire qu'à dire pour la plupart des gens. Mais je ne suis pas joueur et je n'allais pas commencé à le devenir à Las Vegas.

Comment ne pas parler de Walt Disney? Il est le rêve américain personnifié dans la splendeur du rêve. Le rêve à l'état natif dans le carton pâte qui oublie les réalités de la vie dans ses parcs.

0.JPGLes Américains sont et restent des enfants qui ont grandi pour devenir parfois des géants et souvent des terriens nanifiés qui ne connaissent que leur pays. 

"America first" ne date pas d'aujourd'hui.

La malbouffe est proverbiale à part dans les restaurants dans lesquels ce sont des chefs étrangers qui cuisinent.0.JPG

Zizi écrivait dans son livre "Quant à nos hamburgers, boulettes de viandes hachées, on nous les a servis recouverts de lait caillé avec, dessus, une tranche d'abricot en conserve piquée d'un clou de girofle. Finalement, nous avons demandé 'deux œufs sur-prise' en insistant bassement pour qu'on nous les fasse cuire... sans surprise".

La grande bouffe est ailleurs. Elle est convertie en dollars.

Personnellement, je me souviens des cannettes de café qui étaient déposées sur toutes les tables comme un cadeau du ciel au moment de la commande.

Tout est historique aux États-Unis qui n'ont qu'une courte histoire et donc tout est important. Tout peut être incroyable en Amérique, aujourd'hui encore.

L'élection de Trump à la présidence en a surpris beaucoup d'Européens.

Tout y est presque possible...

En mars 2012, "Le Point" avait publié un Hors-série  "Faits & mythes"' avec le titre "Le rêve américain. Pourquoi vit-il encore?".

J'en avais parlé dans cet article...

Aujourd'hui avec Donald Trump à la barre, pour les Haïtiens américains qui émigrent, c'est plutôt le rêve canadien.

Si Dieu créa l'Amérique, puisqu'on dit "God bless America" avant de commencer un projet,  il a dû la parfaire au Far West.

La réponse d'aujourd'hui, c'est peut-être encore en Californie dans la Silicon Valley qu'il faut la trouver.

D'autres occasions plus stratégiques se sont produites et si cela ne vaut pas le détour, rien n'empêche de les inscrire dans les souvenirs avec leurs ratés et leurs réussites.

Mon voyage de 1993 a eu des oublis dont le Parc du Yosemite et la "Death Valley" que vous retrouverez parmi d'autres points sous ce lien.

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Je reviens à Zizi qui n'est plus de ce monde depuis 2012.

<<<<---Il commençait son livre par une question "Pourquoi suis-je allé aux États-Unis?", alors que le titre était "Redécouvrir l'Amérique"?

C'est peut-être un rêve latent...

... ou comme il l'écrivait "...avec le recul du temps, quelque difficulté à nous faire une idée juste et une opinion équitable".

 

Une dernière anecdote très personnelle, celle-là?

Comme il était de coutume, quand on s'inscrit pour faire un voyage en prenant des vacances, il est assez normal d'être questionné par ma mère.

Ce fut le cas dans une certaine excitation inhabituelle. 0.jpg

Les informations requises et répondues ont été plus précises que d'habitude sans restrictions.

Le jour de départ, qui était dans le hall d’accueil?

Ma mère.... Elle avait été réserver une place pour le même voyage à la même agence.

La surprise fut diversement appréciée.

Les années suivantes, les réponses aux questions de ma mère sur le sujet "vacances" sont restées plus vagues.

Comme ce fut son dernier grand voyage sur cette Terre, avec le recul du temps, on peut déduire que ce fut une séance Win-Win de la "Dernière séance"...

 


 

Quelques photos extraites de 600 dias sous ce click

 





 

Eriofne,

 

Mise à jour 17 août 2017: Naissance Hollywood il y a 100 ans
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