06/02/2026
Le paradoxe d'Abilene
La semaine dernière, la plume de Thomas Gunzig avait trouvé la cause des désaccords dans la formation du gouvernement bruxellois qui n'est toujours pas en place, 600 jours après les élections à cause du Paradoxe d'Abilene.
Abilene est une ville au Texas.
Une anecdote devient une fable à la base d'un sophisme collectif dans lequel un groupe de personnes décide collectivement d'une ligne de conduite qui va à l'encontre des préférences des membres du groupe, en croyant pourtant s'y être aligné. En 1974, le sociologue Jerry B. Harvey (1935-2015) illustre la difficulté d’un groupe à prendre une décision et gérer collectivement un accord.
Résultat : Une décision sans objection dans le groupe dont les membres croient à tort que les préférences vont dans le même sens de celles du groupe. Le résultat final est non souhaité parce que la ligne de conduite n'aurait pas été la même en tant qu'individu. Les individus sont incapables de percevoir et d'exprimer les opinions et les préférences des autres, pour gérer un accord ou un désaccord. Rupture des contacts.
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Fable de Jerry B. Harvey
La fable est le fruit d’une expérience du sociologue Jerry B. Harvey qu'il a lui-même vécue puis conceptualisée. Tout commence dans sa maison texane. Trois générations de la famille sont réunies et s’ennuient à mourir. Beau-père, il propose un déjeuner à Abilène, à 100 kms. Tout le monde acquiesce. Le trajet vire rapidement au cauchemar. La voiture est vieille et non climatisée. Arrivée à destination, ils trouvent un restaurant. La nourriture y est onéreuse et décevante. Un fiasco total. Une dispute éclate. Le beau-père n’avait pas envie d’y aller. Il pensait faire plaisir aux autres. Toute la famille se rend compte que personne n’était partant à l’origine et déçu à l'arrivée.
« Le groupe se met d’accord sur quelque chose qui, en finale, est l’inverse de ce que chacun croit personnellement »,
Conférence du Dr Harvey sur ce paradoxe d'Abilene est plus longue
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La prise de décision dynamique du groupe (clic) :
Les causes du ratage des décisions:
- Conformité sociale
- Manque de sécurité psychologique
- Absence d'approbation
- Pression du temps
- Influence des experts
- Les convictions inexistantes
Ses conséquences :
- Fausse harmonie
- Décisions inefficaces
- Frustration d'équipe
- Immobilisme
Les solutions pour améliorer
- Leader s'exprimant en dernier
- Collecte d’idées écrites avant réunions
- Valorisation des opinions divergentes
- Encouragement à l'expression individuelle
- Diminuer les complexités
Mais il peut y avoir des surprises positives
Dans "Le désert de nous-mêmes", je mettais en lumière quelques points évènementiels en préalable pour qu'une réunion fonctionne.
Oser dire tout haut ce que chacun pense tout bas. Aimer débattre pour exposer ses idées. Chacun sa partition dans la tête ou sur papier dans une cacophonie autorisée, sans chercher à influencer l'autre. Avoir l'ouverture d'esprit du mécréant. Prendre ses propres critères de vérification et de jugement sans transparence pour départager le vrai du faux
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Rester responsable de ses dires, de ses discours, de ses échecs potentiels et parfois de ses réussites. Briser les certitudes par des controverses pour ne pas se faire bouffer par elles en comparant les pensées. Déterminer la conductance et la résistance d'individu à individu. Avoir confiance en soi et la transmettre à d'autres avec la résistance de la dérision et, mieux encore, de l'autodérision.
Dans ce billet, j'avais fait un parallèle de structures entre une startup et une multinationale dans lesquelles, j'avais successivement travaillé.
Il faut meubler. Faire acte de présence même sans recevoir de jetons de présence.
"La vraie raison est que la nature a horreur du vide" disait Aristote.
Apprendre à accepter une autre vision, un autre avis ou au contraire, convaincre de son bien fondé d'une action à prendre, est loin d'être chose aisée de maintenir en équilibre, philosophie, psychologie, physique et psychique.
Pas par l'utilisation exclusive du Smartphone
Pasquale Nardone parlait des tests sur les senior qui vivent très bien en gardant le physique bien en forme
Quelques citations s'imposent ci-après :
- "L'observation scientifique est toujours une observation polémique" écrit Gaston Bachelard. Il confirme ou infirme une thèse antérieure en démontrant et en transcendant l'immédiat par la reconstruction du réel après celle des schémas.
- "Notre référence inaugurale à la laïcité, conçu non comme une fade asepsie de la pensée, mais comme l'espace polémique où s'organise le libre déploiement de contradictions soumises à l'arbitrage rationnel. Elle n'a rien d'une concession opportuniste faite au pluralisme d'apparat dont se targue la démocratie bourgeoise, d'ailleurs de plus en plus rabougrie, quand elle n'est pas déjà en voie de fascisation ici ou là" dit Georges Gastaud
- "À l'ère du multimédia, nous assistons au triomphe de l'émotion. Polémiques, faits divers, images-choc, voyeurisme, micro-trottoir, téléréalité. Le pouvoir médiatique s'impose en faisant vibrer la sensibilité au rythme haletant de stimulations sonores et visuelles qui produisent une véritable addiction collective aux émotions. Le pouvoir politique joue sur les mêmes ressorts. S'il est vrai que l'émotion est le cheval de Troie de la manipulation, cette débauche d'excitations sensorielles soulève des enjeux éthiques majeurs. Quand nos émotions sont dévoyées, ce sont nos jugements de valeur qui se trouvent pervertis", dit, Pierre Le Coz
- "Avec la dérive actuelle des médias, leur inflation, le matraquage non-stop, la surinformation, l'absence de régulation, les manipulations de toutes sortes, les polémiques pour les polémiques, l'information s'est transformée aussi en une sorte de poison lent, tant elle est devenue incontrôlable et contradictoire. Un médicament capable de rendre dépendant, stressé et, au bout du compte, malade.", dit Patrick Lemoine
Pas nécessairement...
Il y a les anti-compromis et les pro-compromis
Dans ce billet, un test d'évaluation départage le pragmatique, le grand seigneur et l'intègre en donnant des conseils dans chacun des trois cas.
La paix n'est-il que le complément de la guerre comme le "Guerre et paix" de Léon Tolstoï en fonction de l'endroit où un des membres d'un groupe se trouve, de son âge et de son éducation ?
Fougueux, le jeune est sans expérience et le senior, reste impassible à cause de son trop plein d'expériences de la vie.
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Bart De Wever, 1er ministre du gouvernement fédéral Arizona
Le 3 février, c'était le premier anniversaire du gouvernement de Bart De Wever. Les Belges de gauche et de droite ont été très étonnés de sa mutation en vingt ans de nationaliste à fédéral.
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Le lendemain, un débat QR était organisé avec tous le partis présents.
Ont été débattu, entre gauche et droite, les décisions du gouvernement
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Il y a des gagnants et des perdants dans toutes confrontations.
Amusant de rappeler qu'à Davos, Bart de Wever et le roi ont rencontré Donald Trump.
De commun accord, motus et bouches cousues à la sortie de la réunion. Personne n'a enregistré ce qui s'est dit entre eux. Chacun est resté probablement sur ses positions dans cette rencontre au sommet.
Y avait-il vraiment des décisions à prendre vu la différence de niveau entre le pragmatisme de Bart et celui de "deal maker" de Donald qui considère qu'il est toujours "the winner" et les autres, des "the looser" ? Il n'y a rien à négocier.
Donald Trump se croit Ubu Roi jusqu'à se ridiculiser. Il dirige selon ses humeurs. Il achète et revend des territoires comme des objets. Il emploie la force pour se maintenir au pouvoir en comptant sur la police ICE et l'armée. A cause de son régime, la banalisation du racisme est devenue courante en suivant la liberté d'expression de la Constitution.
Pauvre Amérique qui a perdu ses valeurs avec une démocratie à l'agonie.
Ce 7 février, La trois présente Documerica, avec un autoportrait d'un nation au bord de la l'abîme.
Invité à la Nuit de la Bière, organisée par les Brasseurs belges, Bart Bart De Wever avait dit :
"Je me suis laissé aller. Je viens de réaliser que j’avais laissé mes documents sur la bière chez Trump. Il est donc possible que le président américain trouve bientôt, dans sa mallette, entre ses briefings quotidiens de sécurité, une analyse du secteur de la bière belge. Si Trump pense que « bière » est un mot-code pour le Groenland, je risque de me réveiller demain dans une cellule. Il a dit à Springfield que les immigrés mangeaient des chiens et des chats. Il a qualifié Bruxelles de repaire de rats, et nous accuse de ne pas avoir intégré les musulmans. Chez nous, des rats, personne n’en a mangé, non ,".
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Réflexions du Miroir
Depuis la retraite en 2006, j'ai jeté le gant. Plus de management, plus de responsabilités à partager avec une équipe. Chaque membre à l'époque est retourné dans ses pénates. Les contacts usés ont été coupés.
Ce Paradoxe d'Abilene m'a rappelé les cours de management que j'avais reçus à l'époque.
Des jeux de rôles avec des conflits d'autorité et des décisions à prendre au programme.
J'ai regretté que ces cours n'étaient pas donnés à tous, managers comme subalternes.
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Teineigo: langage poli utilisé dans des situations informelles.
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Sonkeigo: langage du respect, utilisé pour montrer du respect envers l'interlocuteur.
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Kenjōgo: langage de la modestie, utilisé pour s'abaisser par rapport à l'interlocuteur.
Les réseaux sociaux conviennent au Japon, dominés par des plateformes comme LINE, Twitter et Instagram, reflétant des tendances culturelles uniques et une adoption technologique croissante qui veut éviter tout contact physique.
Au sujet de mon management, entre le marteau et l'enclume, j'ai sélectionné quelques billets dans la catégorie "Monde des affaires".
- L'happycratie: le bonheur jusqu'à la nausée
- Si tu déclines, clive et ça ira... enfin, peut-être
- Une semaine en nuances vert de gris
- Le paradigme du partage
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Le paradoxe d'Abilene adapté à mon couple
- Et si on allait dîner au nouveau restaurant, ai-je proposé.
- Ça paraît une bonne idée. J'espère que tu en as envie, a répondu mon épouse.
- Bien sûr que j’en ai envie. Ça fait longtemps que nous ne sommes pas allés au restaurant.
Au départ, une animosité dans la voiture se faisait déjà sentir.
Au retour...
- C'était une super idée, hein ?
- Ah, bon ? Le menu n'était pas bon. Le cadre était en dessous de tout. Dans ces conditions, j'aurais préféré manger à la maison mais j'ai accepté pour te faire plaisir.
- Moi aussi. Je pensais ne pas t'obliger à faire la cuisine. Nous avons décidé ensemble d'y aller, alors que nous aurions donc préféré rester tranquillement à la maison. On ne l'a pas reconnu quand il était encore temps de décider avant d'entrer au restaurant.
Dans la balance, ce fut un match nul. (+1-1=0)
Le ratage de ce dîner dont j'ai parlé n'a ni eu d'impacts à long terme. Une heure après, c'était oublié. Dans une semaine, 14 février, la Saint-Valentin, on va remettre ça.
En mai 2022, j'écrivais "Noces d'or de la complémentarité"
En octobre 2024, "Le Yin et le Yang" avec un dialogue entre deux perceptions de vie différentes restées incomprises.
Mon épouse est mon Ministre de l'Intérieur et moi, son Ministre des Affaires étrangères. Pour gérer un ménage, chacun a besoin l'un de l'autre sans trop d'interférences. On vérifie le statut des accords après coup dans des discussions pour accorder les violons des points de vue. On s'est rencontré en 1970 dans un dancing.
Aujourd'hui, les membres d'un futur couple se rencontrent sur les réseaux sociaux. Les festivals ont tué les boîtes de nuit.
Quand on lance une idée dont on ne connaît généralement pas toutes les implications secrètes. Il vaut parfois mieux la garder pour soi et attendre l'idée de l'autre. Plus question d'être coach de quoi que ce soit.
Sinon, il faut toujours être prêt à répondre et parfois faire des rétropédalages comme l'avait fait un cactus
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Thomas Gunzig lui, répond qu'il en avait marre de l'ambiance et des polémiques. Désormais, il réagit en fonction du cœur et de sa passion plutôt que du cerveau
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Le lendemain, le Dard du Bourdon joue au masochiste qui rencontre le sadique qui refuserait de lui faire mal
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Le dernier livre de Thomas Gunzig date de 2023 "Le dernier rivage avec Rocky" qui entre parfaitement dans le sentiment de sortir des tourments actuels du monde en famille sur une île .
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Culture en prime
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L'amour entre le Yin et le Yang
que je pratique depuis près de 54 ans,
Comment ça fonctionne ?
Le yin apaise et le yang embrasse.
L’un accueille l’ombre, l’autre cherche la lumière.
Ils ne s’annulent pas : ils se complètent, se poursuivent, se choisissent.
S’aimer, pour eux, c’est danser à l’équilibre, chacun gardant sa nature, mais trouvant son sens dans l’autre.
Enfin, c'est pour que tu m'aimes encore, évidemment
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Les films de la semaine
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Croire en soi
Tout cela pour dire qu'il y a tellement de manières d'être paradoxal et de répondre aux événements.
Mais comme nouveau magazine "Psychologies", il faut commencer par croire en soi.
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Cérémonie d'ouverture de JO d'hiver à Milan
Le thème de l'harmonie.
La musique de Verdi, Puccini et Rossini...
Avant de commencer, les sportifs doivent accepter les règles de bonne conduite et d'équité.
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Hommage à la réalisatrice de orthogaffe
Hommage à l'épouse de Bernard qui lui manque terriblement depuis quelques mois.
. J'en avait parlé la semaine dernière mais je n'avais vu la longue vidéo de Bernard jusqu'à la fin. "À ma grande surprise, j’ai pu mettre sur youtube la version lourde" m'écrivait-il.
Toutes les formes de l'écriture et de l'orthographe y étaient rassemblées.
Je me devais d'ajouter un nouvel hommage par le fond des idées paradoxales de ce billet. Fond qu'il faut aussi défendre dans une réunion sans même les transcrire sur des notes.
Ecrit en 2005, "Le poids des mots face aux idées constitué de fonds dans les réunions est même plus importants que la forme que l'on leur donne. A l'époque, je signais encore mes billets "L'enfoiré en service"...
Le côté paradoxal est, cette fois de mon côté. J'avoue, je n'ai pas adhéré à toutes ces règles. Nous sommes entourés de règles parfois absconses.
Cela mériterait de nouveaux sketches avec le titre "Réuniogaffes".
A l'époque, je l'appelais la maladie de meetingite.
Allusion
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16/2/2026 : J'ai demandé à Nicolas Vadot ce qu'il pensait des dessins générés par l'IA. Sa réponse était nuancée dans la temps.
- J’avais beaucoup plus peur de l’IA il y a un an qu’aujourd’hui, concernant mon métier de dessinateur politique: l’IA n’a pas de personnalité, pas d’âme, pas d’humour, pas de sens politique, car elle ne pense pas.
Si j’étais illustrateur (déjà remplacés, notamment dans Le Vif) ou caricaturiste de portrait (comme dans l’article), oui, je serais très inquiet.
Mais pour les dessinateurs de presse attitrés dont on attend la signature, bref les dinosaures dans mon genre (ou comme Marec, cité dans l’article), pour l’instant, je dis bien pour l’instant, pas de souci à se faire.
Encore une fois, tout reposera sur l’intention, la personnalité et l’imperfection: bref, l’inverse de l’IA.
Mon avis sur la question ? Je l’ai dessiné il y a quelques mois.
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Commentaires
Principaux renseignements
Une vidéo controversée montrant les Obamas comme des singes a suscité une large indignation à l’égard de Donald Trump.
La Maison Blanche a supprimé la publication après que les réactions bipartites aient mis en évidence son caractère raciste.
Cet incident s’inscrit dans l’historique des propos racistes de Trump et soulève des questions sur la surveillance de ses activités sur les réseaux sociaux.
Donald Trump a été largement critiqué pour avoir publié sur son compte de réseau social, Truth Social, une vidéo représentant l’ancien président Barack Obama et Michelle Obama sous les traits de singes. Bien que Trump ait condamné ces images, il a refusé de s’excuser, affirmant qu’il n’avait pas regardé la vidéo dans son intégralité avant de la publier.
La Maison Blanche a d’abord défendu la vidéo, la qualifiant de « mème Internet », mais l’a ensuite supprimée après une condamnation bipartisane croissante. Cette rétractation rare met en évidence la controverse entourant la publication, qui amplifiait les fausses allégations de fraude électorale lors des élections de 2020 et comprenait un clip modifié numériquement superposant des images de singes sur les visages des Obama.
Cet incident n’est pas isolé. Ce n’est pas la première fois que Donald Trump utilise une rhétorique raciste, notamment en affirmant depuis longtemps à tort qu’Obama n’était pas né aux États-Unis.
Indignation également chez les républicains
La vidéo a suscité de vives critiques de la part des démocrates et de certains républicains, qui ont appelé Trump à présenter ses excuses et à supprimer le message. Le sénateur républicain Tim Scott, un allié noir de Trump, a exprimé sa consternation, qualifiant la vidéo de « chose la plus raciste » qu’il ait vue de la part de la Maison Blanche. D’autres ont contacté la Maison Blanche en privé à propos de la vidéo, et un allié de Trump a suggéré de licencier le membre du personnel responsable.
Questions de surveillance
Cette controverse soulève également des questions sur les protocoles entourant la présence de Trump sur les réseaux sociaux, qui peuvent avoir des répercussions politiques et économiques importantes. Bien que Trump ait critiqué Joe Biden pour son manque de contrôle sur les mémorandums présidentiels, cet incident montre la nécessité d’un contrôle plus strict du contenu publié sur ses plateformes.
Les défenseurs des droits civiques estiment que la rhétorique de Trump devient de plus en plus enhardie, normalisée et politiquement acceptable. Ils préviennent que les électeurs se souviendront de cet incident lorsqu’ils voteront. (at)
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/controverse-%C3%A9norme-trump-partage-une-vid%C3%A9o-dans-laquelle-les-obama-sont-repr%C3%A9sent%C3%A9s-comme-des-singes/ar-AA1VU79q?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=69883f95ee4c4e9e8e0c3fcadb76ab87&ei=13
Écrit par : Allusion | 08/02/2026
Répondre à ce commentaireLe marché des cryptomonnaies traverse une zone de turbulences majeure. Le Bitcoin a enregistré une chute vertigineuse de 44 % par rapport à son sommet atteint en octobre 2025, où il frisait les 126 000 dollars. Ce recul massif a entraîné la devise numérique sous la barre symbolique des 70 000 dollars au début du mois de février, effaçant ainsi l’intégralité du rebond post-électoral qui avait été alimenté par la victoire de Donald Trump.
Lors de certaines séances de négociation particulièrement tendues, le cours est même brièvement passé sous le seuil des 67 000 dollars. Il s’agit de son niveau le plus bas depuis environ quinze mois, une situation qui nous ramène à la période précédant la réélection de Donald Trump en 2024. Cette correction brutale vient annihiler la quasi-totalité des gains accumulés durant la période d’euphorie qui avait suivi les élections.
Les analystes soulignent que l’ampleur de cette baisse reflète non seulement une aversion systématique au risque, mais aussi la profonde volatilité structurelle inhérente aux actifs numériques. Le sentiment du marché a basculé rapidement, influencé par les données macroéconomiques et les tensions financières mondiales, confirmant les avertissements de longue date sur la vulnérabilité de cet actif aux changements soudains d’humeur des investisseurs.
La fin du mythe de l’or numérique ?
Cette séquence boursière a mis à mal la réputation du Bitcoin en tant qu’« or numérique ». Alors que les valeurs refuges traditionnelles comme l’or physique ont bondi, attirant les investisseurs en quête de sécurité dans un marché turbulent, la cryptomonnaie a évolué dans la direction opposée. Cette divergence de performance remet sérieusement en question la thèse selon laquelle le Bitcoin pourrait servir de protection fiable en temps de crise.
Le Bitcoin a subi une pression vendeuse soutenue, exacerbée par des liquidations en cascade et une baisse notable de l’intérêt spéculatif. Michael Burry, observateur chevronné des marchés célèbre pour avoir prédit la crise financière de 2008, a partagé son pessimisme sur son Substack. Il a écrit qu’il estime qu’il n’y a « aucune raison organique pour que le Bitcoin ralentisse ou arrête sa descente », mettant en lumière le scepticisme de certains grands investisseurs quant à la résilience de l’actif face à la peur systémique.
Les analystes notent que cette chute coïncide avec une vente massive plus générale des actifs à risque. Le contraste est saisissant : tandis que le métal jaune conservait la confiance relative des investisseurs, la cryptomonnaie la plus célèbre du monde peinait à trouver un plancher, rappelant à tous les acteurs du marché la volatilité persistante qui caractérise ce secteur.
Les mécanismes financiers d’une chute annoncée
Les économistes et les stratèges de marché avertissent que la structure même du marché du Bitcoin tend à amplifier ces mouvements violents. La baisse actuelle s’est produite en parallèle d’une pression sur les valeurs technologiques, d’inquiétudes concernant la politique de la Réserve fédérale et d’une incertitude géopolitique croissante. Ces facteurs ont poussé les investisseurs institutionnels et individuels à fuir le risque.
Un stratège d’une grande société d’investissement a récemment souligné une mécanique implacable : les flux de capitaux se dirigent vers les valeurs refuges classiques dès que les indicateurs de peur grimpent. Cela rend le Bitcoin vulnérable à des ventes massives, bien plus importantes que celles observées sur les actions ou les matières premières conventionnelles. De plus, la faible liquidité et l’effet de levier important, souvent utilisé dans le trading de cryptomonnaies, exacerbent les fluctuations.
Concrètement, cela signifie qu’une fois que le sentiment devient négatif, le cours peut s’effondrer rapidement sans rencontrer de résistance significative. Le marché doit alors chercher de nouveaux niveaux de soutien, souvent bien plus bas, avant de pouvoir se stabiliser. C’est cette combinaison de facteurs techniques et macroéconomiques qui explique la rapidité de la correction actuelle.
L’effet Trump : des promesses politiques face à la réalité du marché
Ce recul drastique a effacé une grande partie de ce que l’on avait baptisé le « rallye Trump ». Au début de son mandat, le président avait pourtant opéré un virage à 180 degrés, passant du scepticisme à un soutien actif. Dans le cadre d’une initiative exécutive au début de l’année 2025, Donald Trump a signé un décret établissant une réserve stratégique de bitcoins et un stock d’actifs numériques américains, visant à conserver les cryptomonnaies saisies comme des actifs de réserve fédéraux à long terme.
La Maison-Blanche, via une fiche d’information, avait souligné que cette politique visait à positionner les États-Unis comme un leader mondial dans la stratégie des actifs numériques. Donald Trump avait même fixé un objectif public très ambitieux lors d’un sommet sur les actifs numériques, déclarant : « Ensemble, nous ferons des États-Unis la superpuissance incontestée du Bitcoin et la capitale mondiale de la cryptomonnaie. »
Malgré ces annonces et des appels à des cadres réglementaires plus clairs ainsi qu’à la dissolution de certaines unités d’application de la loi pour encourager la participation institutionnelle, les marchés n’ont pas maintenu leur reprise. Les critiques soulignent aujourd’hui les limites du soutien politique face aux forces fondamentales du marché : l’enthousiasme présidentiel ne suffit pas toujours à compenser une réévaluation globale du risque par les investisseurs.
L’avenir immédiat : entre opportunité et prudence
Alors que le Bitcoin navigue près de son prix le plus bas depuis plus d’un an, les investisseurs se divisent sur la marche à suivre. D’un côté, certains stratèges estiment que les niveaux actuels pourraient représenter une opportunité d’achat pour ceux qui jugent l’actif sous-évalué par rapport aux tendances d’adoption à long terme. Cependant, ils insistent sur le fait que la clarté réglementaire et un retour à la stabilité macroéconomique seront indispensables pour amorcer un rebond durable.
De l’autre côté, la prudence reste de mise. De nombreux analystes avertissent que sans catalyseurs clairs pour restaurer la confiance, le cours pourrait continuer à stagner, voire tester de nouveaux niveaux de soutien si la nervosité des marchés persiste. Les indicateurs de volatilité demeurent élevés, incitant à la vigilance.
La situation actuelle illustre parfaitement la complexité du Bitcoin, qui est à la fois un sujet de discours politique et un instrument financier hautement spéculatif. La juxtaposition entre les politiques favorables de l’administration Trump et cette chute spectaculaire des prix rappelle pourquoi la volatilité reste, pour l’instant, au cœur de l’histoire de cet actif numérique.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/le-bitcoin-chute-de-44-l-effet-trump-en-cause/ar-AA1W3q4r?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=698b2686ae244fe0aaf481a30f7f566b&ei=11
Écrit par : Allusion | 10/02/2026
Répondre à ce commentaireLe 4 février 2026, le rapport officiel sur l’emploi américain pour le mois de janvier est tombé comme un couperet : seulement 22 000 postes créés, alors que les analystes en attendaient près du double. Un chiffre si catastrophique qu’il a laissé les économistes de CNN et de Wall Street sans voix, certains allant jusqu’à parler de « choc » ou de « sidération ». Pourtant, à la Maison Blanche, on minimise, on relativise, on accuse même les statistiques d’être « manipulées ». Donald Trump, lui, a une méthode bien à lui pour gérer les mauvaises nouvelles : il limoge les responsables. En août 2025, il avait déjà renvoyé la directrice du Bureau des statistiques du travail après la publication de chiffres jugés « inacceptables ». Cette fois, c’est tout le système de collecte des données qui est remis en cause, avec des protocoles « révisés » pour éviter les « fuites » – ou plutôt, pour éviter que la vérité ne s’échappe.
Il y a quelque chose de profondément malsain à voir un président traiter les chiffres comme on traite des adversaires politiques : on les conteste, on les discrédite, on les fait disparaître. Trump ne gouverne pas avec des faits, il gouverne avec des tweets, des intuitions, des colères. Et quand la réalité ne colle pas à son récit, il change la réalité. Ou du moins, il essaie. Parce que les chiffres, eux, sont têtus. Ils résistent. Ils disent ce qu’ils ont à dire, même quand on les malmène, même quand on les cache, même quand on les traîne dans la boue. Et ce qu’ils disent aujourd’hui, c’est que le marché du travail américain est en train de s’effondrer. Pas lentement, pas discrètement : brutalement. Avec des conséquences qui vont bien au-delà des statistiques. Des familles qui peinent à joindre les deux bouts, des entreprises qui licencient, une économie qui tousse. Mais à la Maison Blanche, on préfère parler de « complot », de « manipulation », de « fake news ». Comme si le fait de nier la crise pouvait la faire disparaître. Comme si le fait de renvoyer ceux qui mesurent le désastre pouvait l’effacer. Sauf que non. La crise est là. Et elle est bien plus profonde qu’un simple mauvais chiffre.
Section 2 : L’année 2025 – la pire depuis 2003, et 2026 s’annonce encore plus sombre
Quand les promesses de « plein emploi » se heurtent à la réalité
Les chiffres sont sans appel : en 2025, les États-Unis n’ont créé en moyenne que 49 000 emplois par mois, contre 168 000 en 2024. La pire performance depuis 2003, hors période de récession. Pire encore, les révisions des mois précédents ont révélé que les créations d’emplois de mai et juin avaient été surévaluées de près de 30 %. Résultat : le taux de chômage, officiellement à 4,4 % en décembre, cache une réalité bien plus inquiétante. Le chômage de longue durée explose, les emplois à temps partiel subi se multiplient, et les secteurs traditionnellement porteurs – comme la distribution ou l’industrie – détruisent des postes par milliers. Les économistes s’accordent sur un diagnostic : le marché du travail est « fragile », « anémique », « en perte de vitesse ». Pourtant, à la Fed, on temporise. On parle de baisses de taux « graduelles », on évoque un « ajustement nécessaire ». Comme si on pouvait soigner une hémorragie avec un pansement.
On nous avait promis le « plein emploi », la « renaissance industrielle », le « retour de la prospérité ». À la place, on a droit à des chiffres qui s’effondrent, des usines qui ferment, des familles qui sombrent. Et le pire, c’est que personne ne semble capable d’arrêter l’hémorragie. La Fed tergiverse, le Congrès s’enlise dans des querelles partisanes, et Trump, lui, préfère s’en prendre aux messagers plutôt qu’aux causes du désastre. Il renvoie les statisticiens, il accuse les médias, il dénonce les « élites ». Tout, plutôt que de reconnaître l’évidence : sa politique économique est un échec. Un échec qui se paie en emplois perdus, en salaires en baisse, en rêves brisés. Et pendant ce temps, Wall Street bat des records, les actionnaires s’enrichissent, et les milliardaires célèbrent leur « résilience ». Résilience ? Non. Cynisme. Parce que quand on regarde de près, on voit bien que cette économie ne fonctionne plus que pour une infime minorité. Pour les autres, c’est la débâcle. Une débâcle qu’on leur demande de subir en silence.
Section 3 : Le secteur de la santé – le seul qui résiste, et encore
Quand l’économie ne tient plus qu’à un fil
Dans ce paysage désolant, un seul secteur tire son épingle du jeu : la santé. Porté par le vieillissement de la population, il a créé la majorité des emplois en 2025. Sans lui, l’année aurait été marquée par une destruction nette de postes. Mais même ce secteur montre des signes de faiblesse. Les hôpitaux publics, sous-financés, peinent à recruter. Les salaires stagnent. Et les conditions de travail se dégradent, poussant de nombreux soignants à quitter la profession. Les autres secteurs, eux, sont en chute libre. La distribution, traditionnellement dynamique en période de fêtes, a détruit des emplois en décembre. L’industrie, pilier de la rhétorique trumpiste, licencie à tour de bras. Même le secteur tech, pourtant dopé par l’IA, montre des signes d’essoufflement. Bref, l’économie américaine ne tient plus qu’à un fil – et ce fil, c’est la santé. Un fil qui, lui aussi, commence à se distendre.
La symphonie des éclairs
Voilà donc où nous en sommes : une économie qui ne survit que grâce aux malades, aux vieillards, à ceux qui ont besoin de soins. Comme si le seul moteur de croissance qui nous restait, c’était la souffrance. C’est à la fois tragique et révélateur. Tragique, parce que ça montre à quel point le modèle est à bout de souffle. Révélateur, parce que ça dit tout de nos priorités. On préfère soigner que prévenir, on préfère guérir que protéger, on préfère exploiter que construire. Et pendant ce temps, les usines se vident, les magasins ferment, les rues se désertifient. On nous parle de « reprise », de « rebond », de « lumière au bout du tunnel ». Mais quand on regarde autour de soi, on ne voit que des ombres. Des ombres qui s’allongent, qui enveloppent les villes, qui étouffent les espoirs. Et le plus terrifiant, c’est que personne ne semble avoir de plan. Personne, sauf peut-être ceux qui profitent du chaos pour s’enrichir encore un peu plus.
Section 4 : La Fed dans l’impasse – entre l’inflation et le chômage, un choix impossible
Quand la banque centrale devient otage de la politique
La Réserve fédérale est prise entre deux feux. D’un côté, une inflation qui reste têtue, portée par la hausse des prix de l’énergie et des loyers. De l’autre, un marché du travail qui s’effondre, avec un chômage en hausse et des créations d’emplois au point mort. Les analystes s’attendent à des baisses de taux en 2026, mais personne ne sait quand, ni à quel rythme. Certains, comme Gregory Daco d’EY, prévoient un taux de chômage à 4,8 % d’ici l’été, avec des embauches « anémiques ». D’autres, plus optimistes, misent sur un rebond grâce aux baisses de taux. Mais même eux reconnaissent que le risque de récession n’a jamais été aussi élevé. Pendant ce temps, Trump multiplie les pressions sur la Fed, exigeant des taux plus bas pour « relancer l’économie ». Comme si le problème était les taux, et non pas des années de politique économique erratique, de guerres commerciales, de délocalisations massives.
La Fed est devenue le bouc émissaire idéal. Trop haute, elle étouffe la croissance. Trop basse, elle alimente l’inflation. Dans les deux cas, c’est elle qui trinque. Mais le vrai problème, ce n’est pas la Fed. C’est une économie qui tourne à vide, qui ne crée plus de richesse, qui ne redistribue plus rien. Une économie où les profits vont aux actionnaires, où les pertes sont socialisées, où les risques sont portés par les plus fragiles. Trump le sait bien, lui qui a passé sa présidence à saboter les garde-fous, à affaiblir les régulations, à favoriser les plus riches. Et maintenant qu’il voit les conséquences de ses choix, il exige que la Fed répare les pots cassés. Comme si on pouvait guérir un cancer avec un pansement. Comme si on pouvait effacer des années de mauvaises décisions avec un petit coup de taux d’intérêt. La vérité, c’est que l’Amérique est malade. Gravement malade. Et les remèdes qu’on lui propose ne sont que des placebos. Des placebos qui coûtent cher, qui prennent du temps, et qui, au final, ne changent rien à l’essentiel : cette économie est à l’agonie.
Section 5 : Les licenciements en hausse – le signe d’une économie qui se contracte
Quand les entreprises préfèrent licencier que recruter
Les chiffres du cabinet Challenger, Gray & Christmas sont formels : le nombre de licenciements a bondi en janvier 2026, atteignant des niveaux inédits depuis 2020. Les grandes entreprises tech, comme Estée Lauder, annoncent des plans sociaux massifs, malgré des bénéfices records. Les PME, elles, ferment boutique. Même les géants de la distribution, traditionnellement résilients, réduisent leurs effectifs. Résultat : le nombre de nouvelles inscriptions au chômage a atteint 231 000 en une seule semaine, un pic depuis décembre 2025. Les économistes parlent d’un « cercle vicieux » : moins d’embauches signifie moins de consommation, ce qui pousse les entreprises à licencier encore plus. Et ainsi de suite. Pendant ce temps, Trump continue de vanter les mérites de sa politique, parlant de « succès » et de « records ». Mais les records, aujourd’hui, ce sont ceux des licenciements, des faillites, des dettes.
Il y a quelque chose de profondément hypocrite à voir un président célébrer une économie qui ne fonctionne plus que pour une infime minorité. Qui licencie à tour de bras, qui précarise les travailleurs, qui transforme les emplois stables en contrats précaires. Qui, en somme, sacrifie des millions de vies sur l’autel du profit. Parce que c’est bien de ça qu’il s’agit : un sacrifice. Un sacrifice consenti, assumé, revendiqué. Au nom de la « compétitivité », de la « flexibilité », de la « modernité ». Des mots creux, des concepts vides, qui ne veulent rien dire pour ceux qui se retrouvent du jour au lendemain sans emploi, sans revenus, sans espoir. On nous parle de « nécessaire adaptation », de « transition », de « nouvelle économie ». Mais quand on regarde les faits, on voit surtout une économie qui broie les gens. Qui les utilise, qui les jette, qui les oublie. Et ça, ce n’est pas de l’adaptation. C’est de la barbarie.
Section 6 : Wall Street en décalage – quand la Bourse ignore la réalité
Les marchés financiers dans leur bulle
Pendant que l’économie réelle s’effondre, Wall Street bat des records. Le S&P 500 et le Dow Jones ont atteint des sommets historiques en janvier, portés par les espoirs de baisses de taux et par les bénéfices des géants tech. Les investisseurs, eux, semblent se moquer des mauvais chiffres de l’emploi. Pour eux, une Fed qui baisse ses taux, c’est une bonne nouvelle, même si c’est parce que l’économie va mal. Résultat : les actions montent, les dividendes pleuvent, et les milliardaires s’enrichissent. Pendant ce temps, dans la vraie vie, les gens serrent la ceinture. Les inégalités n’ont jamais été aussi criantes. Les 1 % les plus riches possèdent désormais plus de richesse que les 90 % les plus pauvres. Et Trump, lui, continue de vanter une « économie forte », une « reprise vigoureuse ». Comme si la santé d’un pays se mesurait à l’aune du Dow Jones.
C’est le grand décalage de notre époque. D’un côté, une Bourse qui s’envole, des actionnaires qui jubilent, des PDG qui empilent les bonus. De l’autre, des rues qui se vident, des usines qui ferment, des familles qui s’endettent. Deux Amériques, qui ne se croisent plus, qui ne se comprennent plus, qui ne vivent plus dans le même monde. Et au milieu, un président qui joue les équilibristes, qui parle aux uns comme aux autres, qui promet tout à tout le monde. Sauf qu’on ne peut pas avoir à la fois une Bourse record et une économie en ruine. On ne peut pas avoir à la fois des milliardaires qui s’enrichissent et des travailleurs qui s’appauvrissent. À un moment, il faut choisir. Soit on sauve l’économie réelle, soit on laisse Wall Street faire main basse sur tout. Mais on ne peut pas faire les deux. Et aujourd’hui, le choix est fait. Il est fait depuis longtemps. Et ceux qui en paient le prix, ce ne sont pas ceux qui spéculent en Bourse. Ce sont ceux qui triment, qui suent, qui se lèvent tôt. Ceux qui, chaque mois, doivent choisir entre payer leur loyer et nourrir leurs enfants. Ceux-là, on ne les voit pas à la télé. On ne les entend pas dans les discours. Ils sont les grands absents de cette économie en carton-pâte. Et pourtant, ce sont eux, la vraie Amérique.
Section 7 : Les manipulations statistiques – quand les chiffres deviennent une arme politique
Trump et l’art de biaiser les données
Depuis son retour à la Maison Blanche, Trump a fait des statistiques un champ de bataille. En août 2025, il a limogé la directrice du Bureau des statistiques du travail après la publication de chiffres jugés « trop mauvais ». En janvier 2026, il a « par inadvertance » laissé fuir des données sur l’emploi avant leur publication officielle, avant de promettre de « revoir les protocoles ». Traduction : on va contrôler l’information. Et quand on ne peut pas la contrôler, on la discrédite. Les économistes indépendants, eux, s’inquiètent. Ils parlent de « manque de transparence », de « pression politique », de « risque de manipulation ». Certains, comme Heather Long d’EY, n’hésitent pas à parler de « crise de confiance » dans les données officielles. Parce que quand un président traite les statistiques comme des ennemis, comment croire encore aux chiffres ?
On est entré dans une ère où les faits ne comptent plus. Où les chiffres sont des opinions, où la vérité est négociable, où la réalité se plie aux désirs du pouvoir. Trump a compris une chose : dans un monde où tout est relatif, où tout se conteste, on peut dire n’importe quoi. On peut nier l’évidence, on peut inverser les causes et les conséquences, on peut transformer un échec en succès. Et les gens, perdus dans le flot d’informations contradictoires, finissent par ne plus savoir quoi croire. Alors ils croient ce qui les arrange. Ou ce qu’on leur dit de croire. C’est comme ça qu’on fabrique du consentement. Pas en convainquant, mais en brouillant les pistes. En semant le doute. En discréditant ceux qui disent la vérité. Et quand on y parvient, on a gagné. Parce qu’un peuple qui ne croit plus en rien est un peuple qu’on peut manipuler à l’envi. Un peuple qu’on peut mener où on veut. Même au bord du précipice.
Section 8 : Les conséquences sociales – quand le chômage devient une bombe à retardement
La précarité, nouveau visage de l’Amérique
Derrière les chiffres, il y a des vies. Des vies brisées, des familles éclatées, des espoirs anéantis. Le chômage de longue durée explose, touchant surtout les minorités et les jeunes. Les banques alimentaires voient affluer de nouveaux bénéficiaires, des gens qui n’avaient jamais eu besoin d’aide avant. Les expulsions se multiplient, les dettes s’accumulent, les désespoirs grandissent. Les économistes parlent de « bombes sociales », de « risques d’émeutes », de « montée des extrêmes ». Parce que quand les gens n’ont plus rien à perdre, ils sont prêts à tout. Même à suivre ceux qui leur promettent des solutions simples, des boucs émissaires, des ennemis à abattre. Trump le sait. Il a bâti sa carrière là-dessus. Et aujourd’hui, il surf sur cette colère, sur cette peur, sur ce désespoir. Comme un pyromane qui attise le feu pour mieux se poser en pompier.
Je me demande parfois à quel point il faut que les choses empirent pour que les gens se réveillent. À quel point il faut que la souffrance soit visible, que la misère soit criante, que le désespoir soit palpable pour qu’enfin, on agisse. Parce que aujourd’hui, on est encore dans le déni. On se dit que « ça va passer », que « c’est temporaire », que « ça pourrait être pire ». Comme si le fait de reconnaître la gravité de la situation pouvait l’aggraver. Comme si le fait de nommer les choses pouvait les rendre plus réelles. Pourtant, elles sont déjà réelles. Elles sont déjà là. Dans les files d’attente des soupes populaires, dans les regards des enfants qui ne comprennent pas pourquoi leurs parents pleurent, dans le silence des usines désertes. Et si on ne fait rien, si on continue à fermer les yeux, alors oui, ça va empirer. Ça va empirer jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Jusqu’à ce que la colère explose. Jusqu’à ce que la violence devienne la seule issue. Et ça, ce ne sera la faute de personne. Sauf de ceux qui, aujourd’hui, préfèrent regarder ailleurs.
Section 9 : Et maintenant ? – les scénarios pour 2026
Entre récession, stagnation et illusion
Les économistes sont unanimes : 2026 s’annonce difficile. Très difficile. Certains prévoient une récession, avec un chômage dépassant les 5 %. D’autres misent sur une stagnation prolongée, avec une croissance atone et des tensions sociales croissantes. Quelques optimistes espèrent encore un rebond, porté par les baisses de taux et une éventuelle relance des dépenses publiques. Mais même eux reconnaissent que les marges de manœuvre sont étroites. La Fed a peu de munitions, le Congrès est paralysé, et Trump, lui, semble plus préoccupé par sa réélection que par l’économie. Dans ce contexte, un seul scénario semble certain : celui d’une Amérique plus divisée, plus inégale, plus fragile. Une Amérique où les rêves de prospérité partagée ne sont plus que des souvenirs. Et où le seul horizon, c’est la survie.
On nous avait promis le retour de la grandeur. On nous avait promis des emplois, de la croissance, de la fierté retrouvée. À la place, on a droit à un pays qui se délite, une économie qui s’effondre, une société qui se fracture. Et le plus terrifiant, c’est que personne ne semble capable d’inverser la tendance. Ni la Fed, ni le Congrès, ni la Maison Blanche. Alors on avance, les yeux fermés, vers un futur qui ressemble de plus en plus à un cauchemar. Un futur où le travail est une denrée rare, où la sécurité est un luxe, où l’espoir est une naïveté. Mais je refuse de croire que c’est une fatalité. Je refuse de croire qu’on ne peut rien faire. Parce que tant qu’il reste des gens pour dire non, tant qu’il reste des voix pour dénoncer l’injustice, tant qu’il reste des consciences pour refuser l’inacceptable, alors il reste une chance. Une chance de se battre. Une chance de résister. Une chance de construire autre chose. Et cette chance, c’est à nous de la saisir. Maintenant.
Conclusion : L’Amérique au bord du gouffre – et le monde avec elle
Un choix qui nous concerne tous
Les chiffres de l’emploi sous Trump ne sont pas qu’une affaire américaine. Ils sont le symptôme d’un modèle économique à bout de souffle, d’un capitalisme qui ne sait plus créer que des bulles et des inégalités. Ils sont le signe d’un monde où la finance a pris le pas sur l’économie réelle, où les actionnaires comptent plus que les travailleurs, où le court terme écrase l’avenir. Et si l’Amérique s’effondre, le reste du monde ne sera pas épargné. Parce que quand la première économie de la planète tousse, c’est toute la planète qui attrape un rhume. Alors oui, c’est un problème américain. Mais c’est aussi un problème européen, asiatique, africain. Un problème humain. Et la seule question qui vaut, c’est : que fait-on ? On regarde, impuissants, le navire couler ? Ou on essaie, ensemble, de le sauver ?
Je ne sais pas ce que sera demain. Je ne sais pas si les Américains se réveilleront à temps, si les dirigeants comprendront l’urgence, si le monde trouvera la force de réagir. Mais une chose est sûre : on ne peut plus se permettre d’attendre. On ne peut plus se permettre de tergiverser. Parce que chaque jour de retard, c’est un peu plus de misère, un peu plus de colère, un peu plus de chaos. Et un jour, ce chaos nous engloutira tous. Alors oui, c’est effrayant. Oui, c’est décourageant. Mais c’est aussi une chance. La chance de réaliser que rien n’est jamais écrit d’avance. Que l’histoire ne se répète que si on la laisse faire. Que le futur, on peut encore le choisir. À condition d’ouvrir les yeux. À condition de se battre. À condition de refuser, ensemble, de sombrer.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/chronique-les-chiffres-de-l-emploi-sous-trump-quand-la-r%C3%A9alit%C3%A9-d%C3%A9passe-la-fiction-et-sid%C3%A8re-les-experts/ar-AA1W61HE?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=698c322b4d3244dcbf48dfb845ba1ad7&ei=12
Écrit par : Allusion | 11/02/2026
Répondre à ce commentairePrincipaux renseignements
Les Américains s’interrogent de plus en plus sur la capacité du président Trump à donner la priorité aux préoccupations les plus urgentes du pays.
Une majorité d’Américains craignent que les politiques de Trump aient un impact négatif sur le pays, tandis que sa cote de popularité a baissé dans tous les principaux groupes démographiques.
Malgré un soutien en baisse, le discours sur l’état de l’Union de Trump lui offre l’occasion de rallier sa base et de répondre aux inquiétudes économiques généralisées.
Le discours sur l’état de l’Union du président Donald Trump intervient dans un contexte de scepticisme croissant de l’opinion publique quant à ses priorités et à l’efficacité des politiques qu’il propose. Un récent sondage CNN réalisé par SSRS révèle que les Américains se demandent de plus en plus si Trump répond aux préoccupations les plus urgentes du pays.
La cote de popularité de Trump parmi les indépendants politiques a chuté à un niveau record dans les sondages CNN, s’établissant à seulement 32 pour cent. Une majorité significative, 68 pour cent, estime qu’il n’a pas donné la priorité aux questions clés du pays de manière efficace. En outre, 61 pour cent des Américains craignent que les politiques de Trump ne conduisent le pays dans la mauvaise direction.
Ce sondage dresse un tableau difficile pour le président alors qu’il se prépare à s’adresser au Congrès. Depuis son discours de l’année dernière, sa cote de popularité a baissé dans tous les principaux groupes démographiques. Si les républicains, les conservateurs et les Américains blancs sans diplôme universitaire continuent d’avoir une opinion largement positive de Trump, d’autres groupes démographiques ont montré une baisse plus marquée de leur soutien.
Une occasion de rallier des soutiens
Le discours sur l’état de l’Union de Trump attire généralement un public plus réceptif, composé principalement de ses partisans. Cela lui offre l’occasion de rallier sa base, dont le soutien s’est affaibli au cours de l’année écoulée. Il est à noter que le taux d’approbation élevé parmi les républicains est tombé pour la première fois sous la barre des 50 pour cent depuis le début de son mandat, s’établissant à 49 pour cent.
Le sondage souligne également le souhait des Américains de voir Trump aborder les préoccupations économiques dans son discours. Une nette majorité, 57 pour cent, cite l’économie et le coût de la vie comme leur priorité absolue, loin devant toute autre question. Ce sentiment est partagé par tous les partis, les démocrates, les indépendants et les républicains exprimant tous une forte préférence pour les questions économiques.
Stagnation de la cote de popularité
La cote de popularité globale de Trump reste stagnante, sous la barre des 40 pour cent, s’établissant actuellement à 36 pour cent, contre 63 pour cent d’opinions défavorables. Si ceux qui approuvent modérément sa performance sont plus enclins à critiquer ses priorités que ses politiques, la tendance générale montre que le public est de plus en plus insatisfait de son leadership.
Il est intéressant de noter que le sondage révèle des divisions générationnelles au sein du parti républicain. Les républicains plus âgés approuvent davantage la performance de Trump que leurs homologues plus jeunes. Les jeunes républicains sont également plus enclins à penser que les politiques de Trump auront un impact négatif sur le pays et qu’il n’a pas accordé la priorité adéquate aux questions cruciales.
Malgré ces différences, il existe un thème fédérateur parmi les républicains de tous âges : plus de 60 pour cent d’entre eux estiment que Trump devrait donner la priorité aux questions économiques dans son discours. Cela souligne la préoccupation généralisée concernant l’économie et le désir de solutions concrètes de la part du président.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/un-sondage-r%C3%A9v%C3%A8le-un-scepticisme-croissant-%C3%A0-l-%C3%A9gard-des-priorit%C3%A9s-de-trump-%C3%A0-l-approche-du-discours-sur-l-%C3%A9tat-de-l-union/ar-AA1WUBv6?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=699c80438c644f8da53c6799147e852f&ei=12
Écrit par : Allusion | 23/02/2026
C’est une allocution qui restera dans les annales, du moins par sa longueur inédite. Mardi soir, à Washington, Donald Trump a tenu le crachoir pendant exactement 1 h 47 min 46 s devant la Chambre des représentants. Il s’agit du plus long discours sur l’état de l’Union prononcé depuis 1964. Plus impopulaire que jamais à la tête des États-Unis, le président a profité de cette tribune pour tenter de défendre le bilan de sa première année de retour au pouvoir.
Dès l’ouverture de cette séance marathon, le ton était donné. « Notre nation est de retour », a lancé le président américain. Durant près de deux heures, il a alterné entre réalité et fiction pour énumérer les succès de son administration, tant sur le plan de la politique intérieure que sur celui de l’économie. Ce discours, très attendu, marquait le premier anniversaire de son mandat présidentiel actuel.
L’exercice s’est toutefois heurté au scepticisme de certains observateurs. Luc Laliberté, expert en politique américaine, a analysé la prestation d’un président qu’il juge batailleur et hargneux, sans grande surprise sur la forme. Il commente ainsi la stratégie présidentielle : « Il prétend avoir tout amélioré en un an, alors que la réalité est bien différente. La popularité du président est en baisse et je ne crois pas que ce discours puisse le faire remonter dans les sondages ».
Entre campagne électorale et règlement de comptes
Sur le fond, Donald Trump a repris ses thèmes de prédilection avec la fougue d’un candidat en campagne. Il a affirmé avoir hérité d’une nation en chute libre, laissée par l’administration précédente, et s’est vanté d’avoir redressé la barre, citant notamment la création d’emploi et la lutte à l’inflation. Fidèle à ses habitudes, il n’a pas manqué d’écorcher au passage ses cibles favorites, ciblant directement les immigrants et les politiciens de gauche.
Pour Guillaume Lavoie, analyste politique à la chaire Raoul-Dandurand, le spectacle offert mardi soir relevait « du classique Trump ! », une performance calibrée pour s’adresser avant tout à sa base électorale. L’analyste précise sa pensée en soulignant l’aisance du président dans la confrontation : « Le président est à son naturel lorsqu’il tombe en mode “speech de campagne” et qu’il s’attaque sans retenue aux démocrates et autres adversaires ».
Ce retour aux sources rhétoriques intervient alors que le républicain de 79 ans, habitué à exercer le pouvoir avec peu de contrepoids depuis son retour à la Maison-Blanche, fait face à des obstacles grandissants depuis quelques mois. Il tente ainsi de reprendre la main narrative face aux critiques qui s’accumulent.
Hockey, bingo et patriotisme exacerbé
Le président a également joué la carte du patriotisme et du spectacle pour galvaniser son auditoire. Il a invité sur place l’équipe américaine de hockey, fraîchement médaillée d’or aux jeux Olympiques de Milan-Cortina « contre la formidable équipe canadienne ». Saisissant cette occasion, il a exhorté la population à s’autoriser à être gagnante dans tous les secteurs. Il a par ailleurs multiplié les références au 250e anniversaire de son pays, qui sera célébré le 4 juillet prochain.
Cette mise en scène avait été préparée en amont sur les réseaux sociaux. Avant même que le président ne prenne la parole, la Maison-Blanche avait publié une carte de bingo au ton irrévérencieux. Ce document vantait les accomplissements du président tout en se moquant de plusieurs de ses « adversaires ». Un détail n’est pas passé inaperçu : une case de ce bingo était dédiée au Canada, qualifié de « devenu le 51e État américain » suite à la victoire des États-Unis au hockey.
Cette communication décomplexée illustre la volonté de l’administration de marquer les esprits, quitte à froisser les alliés ou à briser les codes diplomatiques habituels. L’objectif reste de saturer l’espace médiatique et de renforcer le sentiment de fierté nationale auprès de ses partisans.
Tensions institutionnelles et absence de projets
Malgré l’ambiance survoltée, le contenu politique du discours a laissé certains spécialistes sur leur faim. Le politologue Rafaël Jacob note un manque de vision prospective dans cette allocution inscrite dans la Constitution. « En principe, c’est une occasion pour le président d’annoncer à la nation les grands projets à venir. Presque rien de ce côté, il a essentiellement fait son bilan », analyse-t-il.
L’expert s’est également attristé du ton acrimonieux des échanges, qui a atteint son paroxysme lors d’une volée d’insultes échangées à pleine voix entre le président et des élus démocrates. Cette agressivité rompt avec la « tradition de respect » qui prévaut habituellement dans cette chambre. Cette tension est palpable jusque dans les relations avec le pouvoir judiciaire.
En effet, Donald Trump se heurte à la Cour suprême. La semaine dernière, la haute juridiction a bloqué son plan de tarifs douaniers. Si certains juges du plus haut tribunal ayant rejeté la mesure assistaient à la séance au Capitole, on notait toutefois la présence de chaises vides, signe silencieux mais éloquent des frictions institutionnelles en cours.
L’incident Al Green et la polémique raciale
La soirée a également été marquée par un incident visuel fort, révélateur du climat délétère. Un élu démocrate noir a brandi une pancarte affichant le message : « Les Noirs ne sont pas des singes ». Ce geste de protestation faisait suite à une image raciste des Obama, créée par intelligence artificielle, que le président avait partagée en ligne.
L’élu démocrate du Texas, Al Green, se trouvait juste en face de Donald Trump lorsqu’il a déployé cette pancarte. Son action a provoqué une réaction immédiate : il a été escorté hors du Congrès par la sécurité. Pendant son évacuation, des cris de « USA, USA, USA ! » retentissaient dans l’hémicycle, scandés par les partisans du président.
Cet épisode illustre la fracture profonde qui traverse la classe politique américaine. Entre les provocations présidentielles sur les réseaux sociaux et les réactions indignées au cœur même du Congrès, le discours sur l’état de l’Union a confirmé que la présidence Trump reste placée sous le signe de la confrontation permanente.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/%C3%A9tat-de-l-union-trump-bat-un-record-de-dur%C3%A9e-dans-une-ambiance-%C3%A9lectrique/ar-AA1X2RzZ?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=699f20671bbf4b7d9a96d98dce6d422b&ei=12
Écrit par : Allusion | 25/02/2026
Des millions de pages, des milliers de noms
En février 2026, le département de la Justice américain a libéré plus de trois millions de documents liés à Jeffrey Epstein. Trois millions de pages qui tracent, avec une précision chirurgicale, les contours d’un réseau d’influence s’étendant de Londres à Moscou, de Paris à Canberra. Trois millions de preuves que les élites mondiales ont marché, dîné, négocié avec un homme condamné pour trafic sexuel de mineures. Trois millions de raisons de se demander : qui, parmi ceux qui ont serré la main d’Epstein, a vraiment regardé ses victimes dans les yeux ?
En Europe, les démissions pleuvent. Au Royaume-Uni, le Premier ministre Keir Starmer a perdu deux de ses plus proches collaborateurs, son directeur de la communication et son chef de cabinet, après la révélation des liens de Peter Mandelson avec Epstein. En Norvège, la princesse héritière a exprimé des « regrets » publics. En France, au Conseil de l’Europe, des figures historiques comme Thorbjørn Jagland sont sous enquête. Et pourtant, aux États-Unis, le silence est assourdissant. Elon Musk, Steve Bannon, Donald Trump — leurs noms apparaissent dans les dossiers, mais leurs carrières, elles, restent intactes.
Il y a quelque chose de profondément malsain dans cette asymétrie. L’Europe, continent des droits de l’homme, s’effondre sous le poids de la honte. L’Amérique, terre de la « justice pour tous », tourne la page. Comme si la moralité était une monnaie d’échange, comme si la dignité des victimes valait moins que la stabilité des régimes.
L’impunité, ce privilège bien gardé
Les documents montrent que Jeffrey Epstein a cultivé des relations avec des personnalités russes, dont des diplômés de l’Académie des services de sécurité fédéraux, et qu’il a tenté à plusieurs reprises d’obtenir une rencontre avec Vladimir Poutine. Des emails révèlent que Steve Bannon, figure majeure de l’administration Trump, briefait Epstein sur ses rencontres avec des politiciens européens. Des noms, des dates, des lieux — tout est là, noir sur blanc. Mais aux États-Unis, personne ne démissionne. Personne n’est poursuivi. Personne ne s’excuse vraiment.
Pourquoi cette différence de traitement ? Pourquoi l’Europe, qui se targue de sa rigueur éthique, voit-elle ses gouvernements vaciller, tandis que l’Amérique, championne autoproclamée de la transparence, enterre l’affaire sous des montagnes de procédures ?
Section 2 : Les dossiers qui accusent, les hommes qui restent
Le cas Mandelson : quand l’ambassadeur devient un fardeau
Peter Mandelson, ancien commissaire européen et ministre britannique, a été nommé ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis en février 2025. Un an plus tard, il est contraint à la démission après que les dossiers Epstein ont révélé l’étendue de ses échanges avec le financier. Un email de 2014 montre qu’Epstein organisait des réunions téléphoniques avec d’anciens Premiers ministres, comme l’Australien Kevin Rudd. Mandelson n’est pas un cas isolé : en Norvège, en France, en Allemagne, des figures politiques ou économiques sont éclaboussées. Certaines démissionnent. D’autres, comme le PDG du Forum économique mondial, Borge Brende, expriment des « regrets » tardifs.
Mais aux États-Unis, les mêmes noms resurgissent, sans conséquence. Elon Musk, dont les échanges avec Epstein sont documentés, continue de façonner l’avenir technologique du monde. Steve Bannon, dont les briefings à Epstein sur les politiques européennes sont consignés, reste une figure influente de l’extrême droite américaine. Et Donald Trump, dont la proximité avec Epstein est connue depuis des décennies, se contente de hausser les épaules : « Je n’ai rien à me reprocher. »
À quel moment avons-nous décidé que certains étaient au-dessus des règles ? À quel moment avons-nous accepté que la puissance efface les crimes ? Les victimes d’Epstein, elles, n’ont pas cette chance. Leurs vies, brisées à jamais, ne bénéficient d’aucun « regret » ni d’aucune immunité.
La Russie dans l’ombre : Epstein, Poutine et les services secrets
Les documents révèlent que des officiels russes, formés par le FSB, entretenaient des liens avec Epstein. Le financier a même tenté d’organiser une rencontre avec Poutine. Ces révélations devraient faire trembler les chancelleries. Pourtant, à Washington, on préfère parler d’autre chose. Comme si l’implication de la Russie dans ce réseau n’était qu’un détail, une anecdote de plus dans le grand roman de la géopolitique.
En Europe, on démissionne. En Amérique, on minimise. Et pourtant, les faits sont les mêmes : des élites qui ont fermé les yeux, des institutions qui ont failli, des victimes qui attendent toujours justice.
Section 3 : La honte européenne, le cynisme américain
Starmer, la princesse héritière de Norvège, et les autres : la chute des symboles
Keir Starmer, Premier ministre britannique, a dû s’excuser publiquement auprès des victimes d’Epstein. En Norvège, la princesse héritière Mette-Marit a exprimé sa « honte ». En France, des enquêtes sont ouvertes. L’Europe, malgré ses défauts, assume — partiellement — ses responsabilités. Aux États-Unis, on passe à autre chose. Comme si la moralité était une question de latitude, comme si l’éthique avait des frontières.
Les dossiers Epstein sont un miroir tendu aux démocraties. Ce qu’ils reflètent n’est pas joli : un continent, l’Europe, qui tente de se racheter une conscience, et un autre, l’Amérique, qui refuse de regarder son reflet.
La justice ne devrait pas être une question de géographie. Elle ne devrait pas dépendre du poids politique de ceux qu’elle vise. Pourtant, en 2026, c’est exactement ce qu’elle est devenue.
Les victimes, ces grandes oubliées
Dans ce scandale, les victimes sont reléguées au rang de figurantes. Leurs témoignages, leurs souffrances, leurs vies brisées ne pèsent pas lourd face aux carrières des puissants. Combien de fois faudra-t-il répéter leurs noms pour qu’on les entende ? Combien de dossiers faudra-t-il publier pour qu’on les voie ?
Les élites européennes, au moins, ont le mérite de trembler. Les élites américaines, elles, restent de marbre. Comme si la honte était une émotion réservée aux petits.
Section 4 : Le réseau Epstein, une machine à broyer les consciences
Comment on en arrive là : l’anatomie d’un système
Epstein n’a pas agi seul. Il a été porté par un système qui récompense l’impunité, qui protège les siens, qui ferme les yeux quand il le faut. Ses complices ne sont pas seulement ceux qui ont abusé. Ce sont aussi ceux qui ont détourné le regard.
Les dossiers montrent comment des banquiers, des avocats, des politiciens, des médias, ont permis à Epstein de continuer ses agissements pendant des années. Certains par cupidité, d’autres par lâcheté, la plupart par indifférence.
Nous sommes tous complices, à un degré ou à un autre. Chaque fois que nous détournons les yeux, chaque fois que nous préférons le confort de l’ignorance à l’inconfort de la vérité, nous devenons les maillons de cette chaîne.
L’argent, ce passe-droit universel
Epstein avait de l’argent. Beaucoup d’argent. Et dans un monde où l’argent achète tout — le silence, l’impunité, la respectabilité —, il était intouchable. Jusqu’à ce que les dossiers parlent. Mais même aujourd’hui, alors que les preuves s’accumulent, certains restent intouchables.
L’argent ne devrait pas pouvoir acheter la dignité. Pourtant, c’est exactement ce qu’il a fait.
Section 5 : La question qui hante : et si c’était votre fille ?
L’empathie, cette denrée rare
Imaginez. Votre fille a 14 ans. Elle est brillante, pleine de vie, pleine de rêves. Un jour, elle croise la route d’un homme comme Epstein. Et plus rien n’est comme avant.
Maintenant, regardez les élites qui ont fréquenté Epstein. Ceux qui ont ri avec lui, dîné avec lui, fait des affaires avec lui. Pouvez-vous vraiment croire qu’ils ignoraient ?
La vraie question n’est pas « saviez-vous ? ». C’est « et si c’était la vôtre ? ».
Le prix du silence
Le silence a un prix. Pour les victimes, c’est une vie brisée. Pour les complices, c’est une carrière préservée. Pour la société, c’est un peu de son âme qui se perd.
En Europe, on commence à payer ce prix. En Amérique, on fait semblant de ne pas voir l’addition.
Section 6 : L’Amérique, ce géant aux pieds d’argile
Pourquoi les États-Unis refusent de regarder la vérité en face
Les États-Unis se présentent comme le champion de la justice, le défenseur des opprimés. Pourtant, face au scandale Epstein, ils ferment les yeux. Pourquoi ? Parce que les noms impliqués sont trop puissants, trop connectés, trop utiles.
La justice américaine a libéré les dossiers. Mais elle refuse d’agir. Comme si publier les preuves suffisait. Comme si la vérité, à elle seule, pouvait réparer les torts.
La justice ne se résume pas à des dossiers publiés. Elle se mesure aux actes. Et sur ce plan, l’Amérique est en faillite.
Le deux poids, deux mesures
En Europe, on démissionne. En Amérique, on tweete. En Europe, on s’excuse. En Amérique, on nie. En Europe, on assume. En Amérique, on fuit.
Ce deux poids, deux mesures, c’est le symptôme d’un système malade. Un système où la loi ne s’applique qu’aux petits, où la morale est une variable d’ajustement.
Section 7 : Le rôle des médias : complices ou lanceurs d’alerte ?
Quand la presse devient un rouage du système
Les médias ont joué un rôle clé dans la révélation du scandale Epstein. Mais ils ont aussi, parfois, contribué à l’étouffer. Combien d’articles ont été enterrés ? Combien de témoignages ignorés ?
En Europe, la presse a forcé les démissions. Aux États-Unis, elle se contente souvent de relayer les communiqués.
Un journalisme digne de ce nom ne se contente pas de rapporter les faits. Il les confronte au pouvoir. Il exige des comptes. Il refuse de se taire.
L’information, cette arme à double tranchant
Les dossiers Epstein sont une mine d’informations. Mais à quoi servent-ils si personne n’agit ? À quoi sert la vérité si elle ne change rien ?
Les médias européens ont poussé leurs gouvernements à agir. Les médias américains, trop souvent, se contentent de spectateur.
Section 8 : Les leçons d’un scandale sans fin
Ce que le scandale Epstein nous apprend sur le pouvoir
Le scandale Epstein est une leçon. Une leçon sur le pouvoir, sur l’impunité, sur la lâcheté des élites. Il nous montre que personne n’est à l’abri — sauf ceux qui sont assez puissants pour l’être.
Il nous montre aussi que la justice n’est pas un droit, mais un privilège. Un privilège réservé à ceux qui peuvent se le payer.
Si nous voulons vivre dans une société juste, nous devons exiger plus. Nous devons refuser l’impunité. Nous devons dire, haut et fort, que personne n’est au-dessus des lois.
L’espoir, malgré tout
Malgré tout, il y a de l’espoir. En Europe, des têtes tombent. Des excuses sont présentées. Des enquêtes sont ouvertes. C’est un début.
Mais pour que cela suffise, il faudra que l’Amérique suive. Il faudra que les puissants, où qu’ils soient, comprennent qu’ils ne sont pas intouchables.
Section 9 : Le moment de vérité
2026 : l’année où tout a basculé ?
2026 pourrait être l’année où tout change. L’année où les élites comprennent que leur impunité a une limite. L’année où les victimes, enfin, sont entendues.
Mais pour cela, il faudra plus que des dossiers. Il faudra du courage. Il faudra que ceux qui ont le pouvoir osent l’utiliser — non pour se protéger, mais pour protéger les autres.
Le vrai test d’une démocratie, ce n’est pas sa capacité à publier la vérité. C’est sa capacité à agir en conséquence.
Le choix qui nous reste
Nous avons le choix. Nous pouvons continuer à fermer les yeux, à accepter l’inacceptable, à laisser les puissants faire la loi.
Ou nous pouvons exiger mieux. Nous pouvons dire : assez. Assez de silences. Assez de complicités. Assez d’impunité.
Section 10 : Et maintenant ?
Ce que nous pouvons faire, chacun à notre niveau
Nous ne sommes pas tous des juges, des politiciens, des journalistes. Mais nous sommes tous des citoyens. Et en tant que citoyens, nous avons un pouvoir : celui de refuser.
Refuser de voter pour ceux qui ferment les yeux. Refuser d’acheter les produits de ceux qui exploitent. Refuser de rester silencieux.
Le changement commence par un refus. Le refus de l’injustice. Le refus de l’impunité. Le refus de l’indifférence.
Le devoir de mémoire
Nous avons un devoir : celui de nous souvenir. De nous souvenir des victimes. De nous souvenir des complices. De nous souvenir que la justice n’est pas une option, mais une nécessité.
Les dossiers Epstein ne doivent pas finir dans les archives. Ils doivent rester une blessure ouverte, un rappel constant de ce qui arrive quand le pouvoir n’a plus de limites.
Conclusion : La justice n’est pas une question de géographie
L’Europe a tremblé. Et l’Amérique ?
L’Europe a montré que même les plus puissants peuvent tomber. À l’Amérique de montrer qu’elle est capable de la même rigueur.
Sinon, le message sera clair : il y a deux poids, deux mesures. Une justice pour les petits, une impunité pour les grands.
La justice ne devrait pas avoir de frontières. Elle ne devrait pas dépendre du poids politique de ceux qu’elle vise. Elle devrait être la même pour tous — parce que la dignité humaine, elle, n’a pas de prix.
Le dernier mot aux victimes
Les victimes d’Epstein méritent mieux que des excuses. Elles méritent justice. Elles méritent que ceux qui les ont trahies paient pour leurs crimes.
Tant que ce ne sera pas le cas, le scandale Epstein ne sera pas terminé. Il sera juste en pause.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Cet éditorial dénonce l’asymétrie dans le traitement du scandale Epstein entre l’Europe et les États-Unis. Il plaide pour une justice universelle, où les puissants ne sont pas au-dessus des lois.
Méthodologie et sources
Analyse des documents publiés par le département de la Justice américain en février 2026, ainsi que des réactions politiques et médiatiques en Europe et aux États-Unis.
Nature de l’analyse
Opinion argumentée, basée sur des faits vérifiés et des sources primaires.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/%C3%A9ditorial-l-europe-tombe-l-am%C3%A9rique-regarde-le-scandale-epstein-ou-l-art-de-l-impunit%C3%A9-s%C3%A9lective/ar-AA1W9WZV?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=48e8ea54e78c4e4c9a399748120851dd&ei=20
Écrit par : Allusion | 12/02/2026
Répondre à ce commentaireCette année, à l'occasion de cette nouvelle conférence, Vance a réaffirmé que les alliés européens de l'Amérique avaient fait bien plus de concessions aux États-Unis concernant le Groenland qu'ils ne voulaient bien l'admettre.
« Nous avons assurément obtenu bien plus que ce que nous avions initialement prévu », a déclaré Vance lors d'une interview dans l'émission de Megyn Kelly.
Il a ajouté que le nouvel accord-cadre sur le Groenland, proposé initialement par le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, en janvier à Davos, accorde aux États-Unis « bien plus », sans toutefois préciser de quoi il s'agit.
« Le Danemark ment s'il prétend n'avoir fait aucun compromis ni aucune concession », a-t-il poursuivi.
« C’est tellement drôle parce que les Européens sont si amicaux en privé, si prêts à faire beaucoup de concessions, et puis publiquement ils nous attaquent », a-t-il déclaré dans l’émission.
« Je suis désolé, mais tout cela est faux », a déclaré Vance, ajoutant : « L'idée qu'ils n'aient fait aucune concession aux États-Unis est fausse. »
C’est cet accord-cadre confidentiel qui a persuadé le président américain Donald Trump de renoncer à s’emparer de l’île arctique du Groenland fin janvier.
Au cours des mois précédant le Forum économique de Davos, Trump avait clairement indiqué qu'il estimait que la défense du Groenland par l'Amérique face à la menace perçue de la Chine et de la Russie était soumise à la question de la propriété.
Trump a même affirmé : « On ne peut pas défendre un bail. Qui diable voudrait défendre un contrat de licence ou un bail ? », rapporte le Guardian.
Le président américain ayant renoncé à exiger la propriété à tout prix, Vance met désormais en avant les concessions faites, comme s'il insistait sur la victoire.
« Redéfinissons un peu les règles et disons que si les États-Unis protègent le système de défense antimissile mondial – principalement le nôtre, mais dont d'autres bénéficient également – nous devrions en tirer un certain avantage », a déclaré Vance.
Selon la BBC, Trump a indiqué qu'une partie de l'accord-cadre consisterait en un meilleur accès aux ressources minérales du Groenland.
Mais l'idée, avancée précédemment, que la propriété soit une condition préalable à la défense a sans doute sonné l'alarme pour les Européens, qui semblent las de se protéger des attaques de l'administration Trump.
Ces déclarations incluent l'affirmation selon laquelle les troupes de l'OTAN combattant aux côtés des États-Unis en Afghanistan n'étaient pas en première ligne, ce qui a « dégoûté » les alliés de l'OTAN, selon Politico.
Plus récemment, la présence d'agents fédéraux américains de l'immigration pour assurer la sécurité des Jeux olympiques d'hiver de Milan a suscité une vague de huées à l'encontre de Vance lors de la cérémonie d'ouverture et d'autres événements.
Comme l'a déclaré un haut responsable européen à Politico : « Le message, le manque de respect pour l'Europe, a été envoyé… Mais ils ne semblent pas pouvoir s'empêcher de le répéter sans cesse. »
Un autre haut responsable européen a déclaré qu'un « changement de mentalité » s'était opéré parmi les dirigeants et les hommes politiques européens. « Nous sommes en pleine lutte de pouvoir », a-t-il affirmé.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/vance-affirme-que-l-europe-a-conc%C3%A9d%C3%A9-bien-plus-sur-le-groenland-qu-elle-ne-l-admet/ss-AA1WhuNb?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=698f0d0b80e041a4a78bdde49d5acb2e&ei=14#image=1
Écrit par : Allusion | 13/02/2026
Répondre à ce commentaireLa position du gouvernement fédéral américain vis-à-vis de la vaccination semble avoir franchi une nouvelle étape significative. Dans une démarche qualifiée de très inhabituelle, la Food and Drug Administration (FDA) a purement et simplement refusé d’examiner le dossier du vaccin expérimental contre la grippe à ARNm de Moderna, pourtant jugé prometteur par le laboratoire. Cette décision marque un arrêt brutal dans le processus d’approbation potentiel de ce nouveau traitement saisonnier.
L’information a été rendue publique par Moderna le mardi soir, via la publication en ligne de la lettre de rejet reçue. Le document, signé par le haut responsable Vinay Prasad, indique que les données de l’essai de phase III fournies par l’entreprise n’incluaient pas un groupe témoin adéquat pour la comparaison. Cette justification technique survient alors que Moderna affirme avoir respecté toutes les recommandations préalablement convenues avec l’agence.
Selon des informations rapportées par Stat News, qui cite trois fonctionnaires anonymes de la FDA, Vinay Prasad aurait pris la décision de rejeter la demande de Moderna de manière unilatérale. En agissant ainsi, il serait passé outre les objections des scientifiques de la FDA eux-mêmes. Il semblerait qu’en temps normal, l’agence aurait au moins pris la peine d’examiner le vaccin de Moderna en vue d’une approbation.
Une controverse scientifique et méthodologique
La réponse de Moderna ne s’est pas fait attendre. Stéphane Bancel, le PDG de l’entreprise, a déclaré dans un communiqué que la décision de la FDA, « qui n’a identifié aucun problème de sécurité ou d’efficacité avec notre produit, ne fait pas avancer notre objectif commun de renforcer le leadership de l’Amérique dans le développement de médicaments innovants ». Le laboratoire soutient qu’à aucun moment avant ce rejet, la FDA n’avait signalé son insatisfaction quant à la qualité des données fournies.
Une nouvelle ère de l’hybride
Au cœur du désaccord se trouve la question des groupes de contrôle. Dans sa lettre envoyée la semaine dernière, Vinay Prasad affirme que les groupes utilisés par Moderna ne « reflétaient pas la meilleure norme de soins disponible ». Cependant, la lettre ne définit pas ce que devrait être cette norme de soins. Dans sa réponse publiée aujourd’hui, Moderna a précisé que le Centre d’évaluation et de recherche sur les produits biologiques (CBER) avait pourtant donné sa bénédiction au protocole d’étude proposé pour son plus grand essai de phase III sur le mRNA-1010 en 2024.
L’agence avait recommandé à Moderna d’inclure un groupe de comparaison composé d’adultes de plus de 65 ans recevant un vaccin contre la grippe à haute dose. L’entreprise indique avoir mené des essais de phase III distincts et plus petits, dont l’un incluait une telle comparaison, et avoir présenté ces données dans sa soumission à la FDA l’année dernière. Ces éléments faisaient partie du dossier global rejeté par Vinay Prasad.
Les données cliniques du candidat vaccin
Le vaccin saisonnier autonome contre la grippe de Moderna, portant le nom de code mRNA-1010, avait fait l’objet d’une publication de données de phase III en mars dernier. Ces recherches ont impliqué collectivement près de 10 000 participants. Les résultats suggéraient que le vaccin était, au minimum, aussi sûr et efficace qu’un vaccin antigrippal standard pour les adultes de moins de 65 ans, ainsi qu’un vaccin à dose plus élevée utilisé pour les adultes de plus de 65 ans.
L’analyse des niveaux d’anticorps indiquait même que le mRNA-1010 pourrait avoir fourni aux patients une protection moyenne supérieure à celle des vaccins antigrippaux typiques produits à base d’œufs. Les auteurs de l’étude avaient également identifié « aucune préoccupation de sécurité ». Ces résultats laissaient présager une évaluation favorable avant l’intervention de la direction de la FDA.
Malgré ces indicateurs positifs, le processus est désormais à l’arrêt aux États-Unis. Cette situation contraste avec l’international, puisque le vaccin mRNA-1010 de l’entreprise est actuellement en cours d’évaluation pour approbation dans d’autres pays, notamment au Canada et au sein de l’Union européenne. Moderna a indiqué avoir demandé une réunion avec le CBER pour mieux comprendre la décision de l’agence.
Un contexte politique hostile à l’ARN messager
Ce rejet de la FDA s’inscrit dans un climat de nouvelle animosité gouvernementale envers la technologie de l’ARNm. Ce changement de cap a débuté avec la seconde administration Trump et la nomination de Robert F. Kennedy Jr. à la tête du Département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis (HHS). En août dernier, le HHS a par exemple annoncé le retrait de près de 500 millions de dollars de financement destinés à la recherche et au développement de vaccins à ARNm.
Pour justifier cette coupe budgétaire, Robert F. Kennedy Jr. a émis des déclarations trompeuses sur les vaccins à ARNm, affirmant qu’ils n’avaient pas réussi à fournir une protection efficace contre les infections des voies respiratoires supérieures comme la grippe et le covid-19. Il est important de noter que, bien que n’étant pas hautement efficaces contre la maladie elle-même, les vaccins contre le covid-19 ont sauvé des millions de vies pendant la pandémie.
L’hostilité affichée par les nouvelles instances dirigeantes semble influencer directement les décisions réglementaires. Le dossier Moderna devient ainsi le dernier exemple en date illustrant la difficulté pour les entreprises pharmaceutiques de naviguer dans ce nouvel environnement réglementaire américain.
Le rôle controversé de Vinay Prasad
Vinay Prasad, nommé à la tête du CBER en mai dernier, est une figure centrale de ce dossier. Son parcours récent est mouvementé : il a été licencié plus tard en juillet, possiblement en raison de la pression exercée par des voix de droite telles que Laura Loomer, pour être réembauché moins de deux semaines plus tard. Il a, de manière similaire à sa hiérarchie, jeté le doute sur l’efficacité et la sécurité des vaccins covid à ARNm.
En novembre dernier, Vinay Prasad a déclaré aux membres du personnel de la FDA que ces vaccins avaient tué au moins 10 enfants aux États-Unis, citant une analyse non publiée de la FDA. Ces données n’ont pas encore été rendues publiques. Cependant, une note interne présumée, qui a fuité peu après, a indiqué que les scientifiques de la FDA avaient trouvé moins de décès liés aux vaccins que ce que Prasad affirmait, le chiffre pouvant être aussi bas que zéro.
Prasad et d’autres responsables ont également déclaré que la FDA exigerait désormais des preuves plus rigoureuses pour approuver les vaccins à l’avenir. Si l’idée semble défendable en théorie, de nombreux experts soutiennent qu’en pratique, cela pourrait exiger des essais contrôlés par placebo pour des maladies qui disposent déjà de vaccins existants. De tels essais seraient considérés comme contraires à l’éthique, car ils exposeraient sciemment certains volontaires à des maladies évitables.
Conséquences pour l’avenir vaccinal
Les répercussions de cette surveillance accrue se font déjà sentir sur les stratégies des laboratoires. Probablement en conséquence de ce climat, Moderna a retardé sa demande pour un vaccin combiné grippe/covid à ARNm qui avait montré des promesses l’année dernière, citant la nécessité de recueillir davantage de données.
Cette saga illustre potentiellement que tenter de jouer selon les règles actuelles de la FDA pourrait devenir une bataille perdue d’avance pour les fabricants de vaccins utilisant cette technologie. L’exigence de nouveaux standards, couplée à un scepticisme affiché par la direction politique et administrative, redessine complètement le paysage de l’approbation des médicaments aux États-Unis.
Alors que l’Europe et le Canada poursuivent leurs évaluations, l’isolement de la position américaine soulève des questions sur l’accès futur des citoyens américains aux innovations médicales dans le domaine vaccinal.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/moderna-pr%C3%A9sente-un-vaccin-arnm-prometteur-contre-la-grippe-mais-la-fda-de-trump-refuse-de-s-y-associer/ar-AA1WcRvq?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=698efe5beff84a5992d62b85913b667e&ei=25
Écrit par : Allusion | 13/02/2026
Répondre à ce commentaireSur Facebook et Insta, difficile d’y échapper. Depuis quelques semaines, les internautes partagent massivement des images générées par ChatGPT qui les transforment en caricatures sur leur lieu de travail. La ministre flamande de la Mobilité Annick De Ridder (N-VA) s’est prêtée au jeu, tout comme des animateurs de radio et d’autres célébrités. Pour élaborer ces dessins, ChatGPT s’appuie sur l’historique de vos interactions passées. Il suffit de formuler le prompt : «Fais une caricature de moi et de mon travail en te fondant sur tout ce que tu sais de moi.» En quelques secondes apparaît alors un dessin qui vaut son pesant de likes et de «lol».
https://daardaar.be/rubriques/societe/images-generees-par-ia-des-caricatures-qui-ne-font-pas-rire-tout-le-monde/
Écrit par : Allusion | 16/02/2026
Répondre à ce commentaireC’est une projection qui fait grand bruit sur les réseaux sociaux et dans les cercles d’observateurs politiques. Un créateur de contenu sur YouTube, opérant la chaîne « Election Time », a utilisé les capacités de calcul de Grok pour modéliser l’issue de l’élection présidentielle américaine de 2028. Grok est le robot d’intelligence artificielle développé par Elon Musk, couramment utilisé sur sa plateforme sociale X (anciennement Twitter).
Cette analyse ne se contente pas de désigner un vainqueur. La vidéo publiée en ligne offre une ventilation minutieuse, détaillant les résultats État par État, les projections des primaires et les cotes des marchés de paris. L’objectif de cette démarche technologique est de déterminer non seulement qui s’installera dans le Bureau ovale, mais aussi l’ampleur précise de son triomphe électoral à travers le pays.
Alors que le paysage politique américain est en perpétuelle mutation, cette utilisation de l’intelligence artificielle offre un aperçu fascinant des scénarios possibles, basés sur des données massives et des tendances actuelles. L’exercice tente de répondre à la question que tout le monde se pose : à quoi ressemblera l’Amérique politique dans quatre ans ?
L’obstacle constitutionnel et les forces en présence
Donald Trump a longtemps laissé entendre qu’il pourrait tenter de briguer un troisième mandat. Cependant, la loi américaine est formelle sur ce point. Comme le souligne le National Constitution Center, le 22e amendement de la Constitution des États-Unis pose une barrière infranchissable. Le texte stipule précisément : « Nul ne pourra être élu à la présidence plus de deux fois, et nul ayant occupé la présidence ou agi en tant que président pendant plus de deux ans d’un mandat pour lequel une autre personne a été élue président ne pourra être élu à la présidence plus d’une fois. »
Puisque Donald Trump ne pourra légalement pas participer au scrutin de 2028, l’IA a dû sélectionner d’autres protagonistes. Pour les besoins de la simulation Grok, la chaîne YouTube a soumis une liste de candidats potentiels souvent cités par CNN. Du côté démocrate, les noms incluent Kamala Harris, Gavin Newsom, Pete Buttigieg, Alexandria Ocasio-Cortez, Josh Shapiro, JB Pritzker, Cory Booker et Tim Walz.
Dans le camp républicain, les personnalités testées sont tout aussi nombreuses. Outre le vice-président actuel JD Vance, la liste comprenait Donald Trump Jr., Marco Rubio, Ron DeSantis, Robert Kennedy Jr., Nikki Haley, Ted Cruz et Vivek Ramaswamy. C’est à partir de ce vivier de personnalités politiques que l’intelligence artificielle a construit son scénario de duel final.
Les favoris désignés par les sondages et les cotes
President Joe Biden greets Vice President Kamala Harris in the West Wing of the White House, Monday, March 14, 2022, before entering the White House Situation Room for a National Security Briefing. (Official White House Photo by Adam Schultz)
President Joe Biden greets Vice President Kamala Harris in the West Wing of the White House, Monday, March 14, 2022, before entering the White House Situation Room for a National Security Briefing. (Official White House Photo by Adam Schultz)
Pour affiner sa prédiction, l’analyse s’est appuyée sur des données chiffrées précises datant du 12 février. Selon les premiers sondages des primaires démocrates partagés à cette date, Kamala Harris menait la course avec 32 % des voix de l’électorat démocrate. Elle était suivie de près par Gavin Newsom, crédité de 23,8 %. Au moment de la publication de la vidéo, les probabilités que Kamala Harris fasse campagne pour être à nouveau la candidate démocrate s’élevaient à 56 %.
L’examen du camp républicain révèle une hiérarchie plus tranchée. Le vice-président JD Vance apparaît comme le favori incontesté. Toujours à la date du 12 février, il recueillait 49,2 % des intentions de vote dans les sondages, laissant Donald Trump Jr. loin derrière à la seconde place avec 19,5 %.
Ces tendances sont corroborées par les marchés de prédiction. La plateforme d’échange et de prévision Kalshi estime qu’il y a 46 % de chances que JD Vance décroche l’investiture républicaine. C’est donc fort logiquement que Grok a retenu l’affiche suivante pour son élection virtuelle : Kamala Harris contre JD Vance.
La carte électorale : les bastions de chaque candidat
Selon les calculs de l’intelligence artificielle, la géographie électorale de 2028 conserverait des lignes de fracture bien connues. Pour JD Vance, les États considérés comme « solides » incluent une large partie du centre et du sud du pays. La liste comprend l’Utah, l’Idaho, le Montana, le Wyoming, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, le Nebraska (à l’exception de son deuxième district), le Kansas, l’Oklahoma, le Missouri, l’Arkansas, la Louisiane, le Mississippi, l’Alabama, le Tennessee, le Kentucky, la Virginie-Occidentale, l’Indiana, la Caroline du Sud et l’Ohio.
De son côté, Kamala Harris conserverait ses bastions traditionnels. Ses États solides ressembleraient à ceux de sa campagne de 2024, englobant la Californie, l’État de Washington, Hawaï, le Vermont, le Massachusetts, le Connecticut, le Delaware, le Maryland, le district de Columbia ainsi que le premier district du Maine.
Une nuance importante apparaît cependant dans cette projection comparativement à 2024 : le Delaware et le Connecticut sont spécifiquement prédits comme étant des États solides pour la candidate démocrate lors de cette future échéance, consolidant ainsi sa base sur la côte Est.
Le verdict final de l’IA et le contexte politique actuel
Le résultat final de la simulation est sans appel. Les prévisions du robot Grok attribuent 326 grands électeurs à JD Vance contre 212 pour Kamala Harris. Si cette projection se réalisait, les États-Unis connaîtraient quatre années supplémentaires de gouvernance républicaine. JD Vance ferait même mieux que son mentor : il est prédit qu’il remporterait 14 sièges de plus que Donald Trump en 2024, en gagnant tous les États remportés par ce dernier, auxquels s’ajouteraient le Minnesota et le New Hampshire.
Cette prédiction intervient pourtant dans un contexte difficile pour le parti au pouvoir. Au moment de la rédaction de cet article, un sondage Economist/YouGov indique que 55 % des Américains estiment que Donald Trump fait du mauvais travail en tant que président. Les mêmes sondeurs ont constaté que 60 % de la population pense que le pays est sur la mauvaise voie.
Bien que Donald Trump ait accordé peu de temps au pessimisme des instituts de sondage, ces chiffres suggèrent que les Républicains pourraient faire face à une bataille difficile pour se maintenir au pouvoir, malgré l’optimisme affiché par l’intelligence artificielle d’Elon Musk.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/l-ia-d-elon-musk-pr%C3%A9dit-d%C3%A9j%C3%A0-le-vainqueur-de-la-pr%C3%A9sidentielle-am%C3%A9ricaine-de-2028/ar-AA1WAvcG?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=6995b7f8955a4d2fb5afce83a2fe7481&cvpid=44bc2aacec624a6fd2501feba424e38c&ei=9
Écrit par : Allusion | 18/02/2026
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