05/07/2008

Quel est le prix des plombs ?

shocking-en-chine.jpgNotre magazine de télé voulait avoir un titre choc :  « La Flandre pète les plombs ». Et si on se posait la question de leur prix à ces fameux plombs ?

Vous devriez savoir si vous n’êtes pas trop éloignés de nos frontières belges, que le 15 juillet devrait donner lieux à une remise en question épineuse, s’il en est,  pour la Belgique. Les politiques flamands y ont vu un "milestone", un point d'attaque, mais les francophones résistent. Alors, au sommet, on y croit, on fait l'autiste et on se découvre réaliste ou on pavoise. On a même des idées. On s'impatiente dans la galerie. On fait son cirque.   20080509bhv-cirque.jpg

Consulter les intéressés, on n'y penserait pas. J’ai déjà parlé de manière répétée et humoristique de BHV dans « Shocking », sans appuyer très fort les tenants et aboutissants. Je vais rectifier le tir.

Vous n’êtes pas sans savoir qu’après les élections, il y a eu une période, disons de « flottement » très longue à la recherche d'un gouvernement, que l’on a eu l’humour de situer dans le « pays de l’orange bleue ». Les élections qui devaient générer un gouvernement à la proportionnelle, avaient enfanté une bien bonne « histoire belge ». Alors, c’était « je t’aime, moi non plus », suivi « tu veux ou tu veux pas ». On n’en pas fait une maladie comme dans la chanson, mais les carottes commençaient à bouillir dans la marmite. Un gouvernement de transition qui ne correspondait plus aux vœux des électeurs, était pis en place au soulagement de tous. Le premier ministre précédent, Guy Verhofstadt allait rempiler, ne fut-ce que pour apporter la première bouée de secours et pour céder la main à une date fixée en mars à un autre gouvernement de coalition nationale. Dès lors, une période de probation reçu le premier ministre, Yves Leterme I, appelé "Monsieur 800.000 voies" démarra. Ce n’était pas, manifestement, Gilbert Bécaud, Monsieur 100.000 Volts. quel-est-le-prix-du-plombletermeberlin.jpgIl y a eu les « Joyeuses entrées » dans beaucoup de pays, oui. Paris, Berlin, Amsterdam... Mais à bord, cela sentait le roussi. Des groupes devaient, en parallèle, étudier les problèmes communautaires et apporter leur rapport salvateur.  quel-est-le-prix-des-plomb-leterme-chanteur.jpgL'octopus était né. Celui-ci est vite passé à l'heptapusquel-est-le-prix-des-plomb-heptapus.jpg

Les enjeux sont de circonstances : un « Stop ou encore », pourrait-on dire.

Les distorsions de pensées entre le Nord, flamand, et le Sud accompagné du Centre, francophones dans leurs majorités se remettaient sur la table des négociations par petites secousses sismiques. Les Wallons veulent toujours plus de Belgique.

Pendant ce temps-là, les nuages s’amoncelaient. L'économie internationale a ses raisons que la raison n'attend pas. Le pouvoir d’achat prenait des allures de bobsleigh, le prix pétrole prenait le chemin inverse.

Alors, le lancinant problèmes ressurgissait comme le monstre du Loch Ness : BHV, la version flamande, de la scission de Bruxelles, Halle et Vilvorde.

Version wallonne et bruxelloise, un élargissement de la capitale Bruxelles pour sortir de l’enclave du territoire de la Flandres dans laquelle la capitale s’était laissée enfermée.

Le ring était dressé autour de « la » ville, capitale de l’Europe. Les embouteillages, les collisions, les non-lieux allaient se poursuivre dans les interstices des besoins de la bonne cause.

La Flandres est de plus en plus obsédée par le problème du territoire et de la langue. La normalité trouve, désormais, sa place dans les extrêmes. Tracasseries, mesquineries et délations font partie du paysage politique et ont pris le pas sur les fondements d’une bonne politique autoritaire mais réaliste.

Bruxelles est déjà plus importante en étendue, que les frontières sur une carte ne le laisseraient comprendre. Les communes dites à facilités ne désemplissent pas d’habitants qui n’ont pas la couleur locale flamande. Alors, il y a du repli en soi, identitaire de la Flandres. Avoir une langue plus flamande, qu’un hollandais ne le parle fait imaginer que le pape n’aurait qu’à aller se rhabiller.

Certaines de ces communes ont voté pour l’autre camp, ils ne reçoivent pas leur mandat de l’administration flamande dont ils dépendraient. Les bourgmestres-Maires devront attendre le bon vouloir de qui de droit et oublier les desiderata électoraux de la population.

Overijse est une ville qui se veut la première pour embrayer et proposer de pénaliser les affiches commerciales qui prôneraient fièrement et ne seraient pas rédigés dans la langue unique flamande. On n’accepterait donc plus les euros allemands, autrichiens et… Moi, je le dis tout de suite, j’accepte tout. Le rappel à l’ordre du Conseil de l’Europe n’a qu’à aller râler ailleurs. La Charte d’autonomie locale, on s’en tape.

Je rappelle qu’il y a quand même 40% de francophone sur le territoire de certaines communes à facilités.

Comparons ce qui se passe avec une autre partie du monde qui parle Néerlandais : les Pays-Bas.

quel-est-le-prix-des-plomb-hollandais.jpgL’anglais est devenu la langue véhiculaire, depuis belle lurette, dans les entreprises et souvent dans la rue.

« Hier moet je nederlands spreken » est-il répété en Flandres. Nederlands of vlaams ?

"Onze stad, waar Vlamingen thuis zijn" ("Notre ville, où les Flamands sont à la maison")

Bruxellois, je me débrouille en néerlandais, j’ai appris, très motivé, ayant eu un chef hollandais, j'ai même pris un accent hollandais du plus bel effet. En entreprise, c'est une chose mais de là à pouvoir me défendre en justice, à aller chercher tous les outils dont j’aurais besoins dans le commerce, à comprendre la finesse des documents administratifs, il y a de la marge. Ma langue maternelle, c’est le français et comprendre avec le plus d'acuité "stratégique" nécessite autre chose que des approximations.

L’intrégration sociale, prétexte pour le "Wooncode" qui exige patte blanche dans la connaissance de la langue pour pouvoir habiter en Flandres, le "Taalloket" qui désorganise la vie de tous les jours dans les espaces publiques… faudrait pas pousser. Alors, on réagit, on outsource , c'est de l'"autocode".

La circulaire Peeters qui oblige les citoyens à demander ses papiers en français à chaque interpellation. A la poubelle.

Alors, avoir les deux langues nationales comme bagages, cela aurait été sage, mais il y a, malheureusement, 20 ans de cela. L'école aurait pu avoir les armes de l'enseignement pour y arriver dans une vie en commun bien comprise. Nous en sommes, aujourd’hui, avec des problèmes au niveau européen sur le râble. Mondiaux, même en y regardant de plus près. Une langue internationale, véhicule de la connaissance n’a jamais été fixée, définitivement, autrement que par la pratique. Le financier, le social sont tous deux à prendre en considération. La communication est tout aussi importante. 

Dernière illumination, un couloir entre Bruxelles et la Wallonnie ? Pourquoi pas un aqueduc romain, ce serait plus pratique (même s'il y a risque) et attirerait des touristes devant le chef d'oeuvre antique de nos institutions. A cette époque, on disait aussi "Divide et impera". Bruxelles, n'est pas Gaza. Il faudra autre chose qu'un couloir. On parle aussi anglais dans ces communes du sud de Bruxelles.

Et si on répondait à cette circulaire: "Je la voudrais bien en anglais, cette circulaire". La chasse aux sorcières, le Mac Chartisme sont dans les livres d’histoire, plus sur la place publique. Le pragmatisme est seul à bord dans une mondialisation des objectifs.

Les avions de Zaventem qui survolent Bruxelles, indépendamment du fait qu'elle est la région la plus peuplée des environs, fait imaginer un scénario catastrophe. Le problème du bruit, on a déjà connu cela au Panama, en 1989, du temps de Manuel Noriega, l'anti-américain. Là, il s’agissait aussi de faire le plus de bruit avec des sirènes pour faire sortir les indésirables de leurs tanières.

Manifestement, le radicalisme paye son homme politique. Et on veut gagner toujours plus. La population suit parfois à la trace sans comprendre les tenants et les aboutissants.

Sur le premier plateau de la discussion et des négociations, il y a BHV, d'accord. L'autre plateau de la balance, c'est l’élargissement de la région bruxelloise. Une provocation ? Non, une situation de fait, réaliste.

Ce n’est pas un cliché: les flamands sont majoritaires en Belgique. Absolument.

Je n’ose pas penser que ce serait dans la conneries. Les plombs, ça fait mal quand ça sautent. La matière première, elle, le "plomb" a vu son prix grimper de 100%, ces derniers mois. La crise coûte cher. Dans le détail, c'est encore plus vrai: "L'été de tous les dangers" quel-est-le-prix-des-plomb.pdf

On passe du pouvoir d'achat qui s'effritequel-est-le-prix-des-plombs.jpg (même les soldes, chouchoux des Belges, piétinentquel-est-le-prix-des-plomb-soldes.jpg), 5,8% d'inflation le mois dernier, 4,8% de moyenne, bien au dessus de la moyenne européenne à un nombre de faillites qui explose, à une ambiance qui fait penser 4/5 des Belges que les choses vont aller plus mal encore, le fait de se loger qui fait trembler sur ses bases, du chômage qui reprend le chemin de la hausse, des banques qui ferment leurs portes au crédit qui rime avec les taux en hausse, quel-est-le-prix-des-plombscrise-patron.jpgdes chefs d'entreprises qui font grise mine, face à la croissance en berne... d'une stagflation au bout du tunnel.

Trop "is te veel" et pas en rapport aux autres urgences. On a plus besoin de se tenir la main que de se réfugier dans la singularité. Réformer, oui, mais pas nécessairement ce qu'on croit. Le problème du réchauffement climatique n'est pas vraiment passé le cap des bonnes intentions. Les solutions existent pourtant. 20080516-energie-verte-bourse.jpg

Je ne suis pas ici pour remettre de l'huile sur le feu, seulement, pour préconiser une simple logique sur les priorités.

Alors, la scission de BHV au frigo? Oui, tout de suite. quel-est-le-prix-du-plombr-bhv.jpg

Attendons que l'on voit plus clair pour revenir à ce problème identitaire.

Bruxelles ne vaudrait-il pas un messe, comme Paris? Non, peut-être....

Au fait, pourquoi Bruxelles? Cet os à moelle de la Belgique.... 

Je l'ai dit dans un ancien article que j'avais appelé "Air de Bruxelles et Brusselairs"

Pour garder cela, aussi, cliquer ici pour le voir.

 

L’enfoiré,

Le Panda, même à Bruxelles, c'est à voir

 

 

Citations:

  • « Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité. L'utopie partagée, c'est le ressort de l'Histoire. », Elder Camara
  • « J'avance dans l'hiver à force de printemps. », Charles Joseph de Ligne (Almanach de Bruxelles)
  • « C'est dans le feu que le fer se trempe et devient acier. C'est dans la douleur que l'homme trouve la révélation de sa force. », Henri Conscience

03/07/2008

Une B.A. avec résultats à la clé?

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2 Juillet 2008 : Le plus beau chant et symbole pour la Liberté.

 

 

Cette fois, ça y est:  

 

Ingrid est libérée.

 

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Bravo à tous ceux qui ont participé à l'opération, bravo à tout ceux qui ont soutenu pendant 6 ans et demi, l'espoir.

 

Il n'y a que du bonheur.

 

 

Oui, les B.A. ont des résultats à la clé. Une preuve de plus.

 

 

Commités de soutien, citoyens du monde, la lutte continue.

 

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4-4-2008 

Une nouvelle fois, une tentative de libération en provenance d'Europe va se mettre à la recherche d'Ingrid. Bonne idée et bonne action, vous direz-vous. Mais pour qui? Dans le cadre de "Hostage rescue".   

La France, l’Espagne et la Suisse ont envoyés une mission humanitaire en Colombie pour tenter de libérer Ingrid BETANCOURT, otage des FARC depuis un jour de malchance du 23 février 2002 !! La situation est devenue intenable pour cette emblème franco-colombienne de la lutte démocratique en Colombie. Encore faut-il prendre les meilleurs initiatives. Ce n'est pas la dernière intervention armée envoyée par Uribe qui aura mis à l'aise les FARC en mettant au tapis un chef.  Les FARC et ils l'ont démontré ne libèrent leurs otages qu'en échange, en "donnant-donnant", des leurs, guérilleros, maintenus dans les prisons officielles d'Uribe. L'asile politique offert aux rebelles, ne changea probablement rien. Le Falcon est donc là. Prêt à décoller. Le fil est fragile et tout ne tient qu'à lui.  

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais je me suis souvent demandé: "Vraiment, devait-elle prendre de tels risques? Pourquoi s'est-elle exposée ainsi dans un pays connu pour ses enlèvements et ses otages. Qui joue avec le feu...". Autre question : "Pourquoi avoir attendu si longtemps pour chercher à libérer cet otage avec les autres?" Alors, j'ai cherché. J'ai lu ce qui en était dit.  Le livre "Ingrid" de Sergio Coronadom'a aidé dans ma tâche de compréhension. Ingrid, elle a aussi écrit sa autobiographie: "La rage au coeur". "Flash back":

Ingrid Bethancourt s'est inscrite aux élections présidentielles de Colombie qui auront lieu le 7 août 2002. La Colombie s'empêtre dans la violence et la corruption. Elle veut changer cette situation. Elle veut que son parti "Verde Oxigeno" fasse sortir par les élections le pays de ce marasme par une révolution tranquille. Alors, elle doit défier ses opposants. Uribe est sur les listes en candidat libre. Des attaques vont se succéder. Un certain d'Artagnan la nomme "héroïne de papier".

Un jour de juin 2001, à la sortie d'une émission radiophonique, elle rencontre son adversaire Uribe. Exaltée, elle demande le débat. Chose que son opposant ne se sent pas à mène de supporter. Il l'ignore. Il refuse se sentant peut-être déjà dépassé par la fougue de cette femme.

Il veut résoudre le problème de la Colombie par la manière forte, autoritaire et militaire.

Alors, en réponse, elle l'affronte en lui rappelant les milices d'autodéfense des "Convivir" qui protège les grands propriétaires terriens en toile de fond. Dispute sous le regard amusé de Hugo Chavez et des journalistes présents. Chavez prend ses distances par rapport à ses interlocuteurs. Il connaît Uribe.

Plus grave, le support de la presse n'y est pas. Les sondages ne sont pas rassurants. L'argent manque et les partisans s'étiolent un à un. Il faut, dès lors, se mouiller et aller au devant des gens. Dans un pays moins dangereux et démocratique, ce genre de mise en avant est naturel. Là-bas, c'est un jeu de passe-passe. "Ça passe ou ça casse", pourrait-on dire. Avec une effigie comme celle d'Ingrid, on se retrouve prisonnier, otage d'on ne sait qui, ni pourquoi.   

Le jour de son enlèvement, elle se rend, donc, à San Vincente de Caguan pour être solidaire du maire élu et qui appartient à son parti. Depuis lors, c'est l'attente pour les familles. Sa soeur, très secouée, déclare dès le départ "Ingrid, merci d'exister". Hugo Chaveza pu ouvrir, récemment, le dialogue car, il connaît Uribe et a pris ses distances, par rapport à lui, ouvertement. Il peut, lui, volontaire, refaire la même démarche qui a réussi une première fois. Les pays européens sont bien loin d'apporter "la" solution en dehors de la logistique. La soeur d'Ingrid demande à Sarkozyde saisir l'offre de Chavez. 

La mission de dernière chance est arrivée en Colombie. Alors, il y a question: Depuis quand une mission humanitaire est-elle chargée de libérer des otages ? On voit mal comment une  mission  composée d’un médecin et d’un diplomate réussirait là où tout le monde a échoué pendant 6 ans !

A moins d’y adjoindre notre célèbre commando spécialiste de l'ex-filtration de personne en zone de combat.

Autrement dit, les 6 membres de l’"Arche de Zoé", fraîchement libérés de prison par la grâce du Président tchadien Idriss Deby, auraient pu être du nombre dans un autre temps. Ce petit "travail" aurait l’avantage de leur permettre de commencer à rembourser leur dette auprès de l’état qui ne manquera pas d’avancer les 6,3 Millions d’Euros qu’ils doivent verser à la Justice Tchadienne pour dédommager les familles des 103 enfants qu’ils ont tenté d’enlever.

Mais au fait, que sont devenus les enfants ? Sont-ils toujours à l’orphelinat en attente de confirmation des liens de parentés de leurs familles déclarées ? Qui va toucher cet argent en définitive ? Les pseudo familles ou le gouvernement d’Idriss DEBY ?

Il serait bienvenu de partager cette somme entre les parents des 103 enfants, soit 61 165 €,  et de la déposer sur un compte au bénéfice de chacun de ces mômes jusqu'à leur majorité. Cela correspond environ à 4 ans de SMIC Français ! Le salaire moyen au TCHAD doit être moins important. Cela leur ferait un bon pécule et les aiderait à survivre une dizaine d’années au moins.

L’argent du contribuable, dans ces conditions, aurait ainsi servi à réaliser une bonne action !

Parallèle de situations? Histoires de convictions. Histoires de mauvaises appréciations d'un phénomène d'un autre espace temps.

Alors, bonne chance, Madame, parce que simplement "Vous le valez, vraiment bien, et vous avez assez souffert".

Vous nous manquez. Les gens avec convictions sont bien trop peu nombreux dans le monde.

 

L'Enfoiré,

01/07/2008

Corrections à l'amiable

Le 19 janvier 2007, on lisait dans la presse (Le Soir) que la Californie voulait interdire la fessée aux enfants de moins de trois ans. Dans un dossier, le Nouvel Obs 2277 de la semaine dernière reprenait le flambeau du thème de la gifle et se posait la question de "l'autorité jusqu'où". Corriger, n'est ce pas aimer, en somme ?

L'État de Californie va examiner une proposition de loi qui propose de transformer en délit, avec prison à la clé, le fait de donner la fessée à de jeunes enfants. Le texte, préparé par une députée de la région de San Francisco, la démocrate Sally Lieber, voulait punir les parents qui donneraient la fessée aux enfants de moins de trois ans. Les parents deviendraient passibles des tribunaux et risqueraient un an de prison ou 1.000 dollars d'amende. "Je pense qu'il est plutôt difficile de faire admettre qu'il faut battre un enfant de trois ans ou moins", argumentait Mme Lieber, qui souhaitait introduire la proposition devant l'assemblée. Le texte risque de provoquer des débats entre les pros de la protection de l'enfance à tout prix et les "contres" tenants d'une politique plus réaliste. "Où s'arrêtera-t-on?", avait demandé le député républicain Chuck DeVore parmi les contres. "Quand allons-nous devoir voter une loi qui rendra obligatoire pour chaque parent de lire un livre à son enfant pendant 30 minutes minimum chaque soir? Nous sommes sur la même pente", avait-il affirmé.

Le gouverneur Arnold Schwarzenegger s'était souvenu avoir été "frappé à tout propos" lors de son enfance et n'avoir pas trouvé cela injuste. Difficile de renoncer à la violence qui avait fait partie de presque toute sa carrière et sa filmographie. Il disait comprendre que l'on souhaite "se débarrasser du comportement physique brutal de certains parents" tout en affirmant que lui et sa femme Maria Shriver n'avaient jamais battu leurs quatre enfants.

Que faut-il en retenir de cet état d'esprit toujours avantgardiste californien?

Jusqu'à trois ans, il n'est pas possible de penser arriver à ses fins dans la compréhension d'un enfant de ce que l'adulte estime comme naturel comme comportement . Donc, rien de plus que la normalité. A cet âge, ce serait traumatiser sa progéniture et laisser des traces indélébiles dans l'esprit en formation. Un enfant-bébé ne voit pas le mal dans ses actions encore limitées d'ailleurs. Il serait tout à fait inutile de lui forcer une réflexion dont il ne voit pas les raisons intimes par la force. L'adulte, encore dans la joie de la "nouveauté", ne pourrait ainsi briser l'instinct de protection de sa succession naturelle et imposer ses intimes "convictions". Mais, une législation pour orchestrer tout cela est vraiment le coup de l'éléphant dans un magasin de porcelaines. Est-ce le rejeton de cet âge qui irait se plaindre de son statut de victime à l'autorité? La raison, encore une fois, est une affaire de la noblesse ou non de la personnalité. Les droits de l'enfant doivent être respectés.

Plus âgé, la vraie éducation commence pour l'adulte en préparation. Là, on ne joue pas dans la même cours. La compréhension pourrait se "faire aider" par des moyens plus physiques sans verser dans les excès injustifiables.

La fessée est de plus en plus poussée dans le domaine de l'inadmissible. Et pourtant, croire que tout le monde comprend de manière innée la force du dialogue posé, "en adulte", est un leurre. corrections-a-lamiable-allocations-familiales.jpg

Chez les animaux, c'est clair, la correction existe. Le petit chat qui ne veut pas suivre, se verra remettre dans le droit chemin de manière ferme à coup de pattes et avec une prise en "bouche" très efficace.

En Europe aussi, il est question d'introduire dans les lois, des articles qui pénaliseraient les atteintes physiques aux enfants. En 1979, la Suède votait même une loi interdisant tout châtiment corporel avec seulement 30% d'avis dans ce sens aux yeux de la population.

corrections-a-lamiable-violences-au-pouvoir.jpgTrop souvent, les plis sont pris et la crainte de l'enfant n'y étant plus, l'éducation ne se fera plus dans les règles de l'art. Le laxisme et l'air du temps qui veut pousser les adultes plus longtemps au travail pour espérer de conserver un pouvoir d'achat, ajouteront les touches pour correspondre à la nouvelle norme.

Ne serait-ce plus judicieux d'imposer la fessée aux adultes de 7 à 77 ans, période bien déterminée par Hergé pour élargir la période de vie des lecteurs de Tintin dans une "histoire belge"?

Tout dernièrement, en Belgique, un drame familial poussait la mère d'un jeune drogué qui la harassait, a tué son fils. Moment d'exaspération, de colère. Tous les voisins étaient aussi au courant des disputes. Alors, n'y a-t-il pas eu une erreur d'appréciation au départ? La fessée n'était-elle pas devenue un peu trop virtuelle, derrière un écran d'ordinateur? Une affaire récente, entre un enseignant et un élève, réveillait la France entière sur la question de l'éducation et de son traitement dans la pratique.

En 1974, Pinoteau sortait son film "La gifle" avec le fort en bras de l'époque Lino Ventura. Plus d'une génération après où en est-on ? Une dossier sur la question du Nouvel Obs remettait le couvert à la table des négociations. La "Nostalgie du martinet" était mis en concurrence avec des théories comme "l'effet papillon".

Alors rebobinons le temps. Quand l'enfant n'était pas roi. Sans aller jusqu'aux châtiments corporels, il était clair que l'éducation était plus musclée et le respect des parents et des enseignants étaient bien plus affirmés.

corrections-a-lamiable-en-avoir-ou-pas.jpgRévolution culturelle, on n'en est plus là. Révolution de gourous qui se veulent partisans adversaires? Il faut néanmoins remarquer que le monde des adultes d'aujourd'hui est de moins en moins avares de "gifles". Elles sont plus verbales d'accord, mais les dégâts psychologiques n'en sont pas moins catastrophiques. Le service militaire des jeunes n'existe plus. Les enfants récalcitrants aux USA sont envoyés par leurs parents dans des écoles qui cassent la personnalité, style "GI". C'est aller un peu loin. Pourtant, certains jeunes en mal de reconnaissance et de repères se lancent eux-mêmes dans la carrière militaire, pas seulement pour raison de sécurité d'emploi, mais en recherche de repères qu'ils n'auraient pas ressentis dans leur enfance.

En Europe, les adeptes de Françoise Dolto avec la "Cause des enfants" et les psys s'interrogent sur la technique d'éducation à adopter au coup par coup de bévues et d'échecs. Mai 68 est passé par là: "Interdire d'interdire" dans une rupture de plus en plus nette entre parents et enfants. Ceux-ci n'ont pas de dettes envers leurs aînés. Exact. Mais quand on est responsable de sa progéniture, il y a de la marge et des limites à respecter à la bienséance coupable. A toutes époques de la vie correspond une distribution adaptée de bons et de mauvais points. Le libéral Sarkosy ajoutait une touche de plus en voulant même dépister de manière précoce (en dessous de 3 ans) la délinquance. Pour quoi en faire? Pour mettre en maison de redressement? Suivez mon regard, vous trouverez facilement où chercher.

Des groupes "Lève la main contre la fessée" ou "Ni claque ni fessée" préconisent l'abolissement de la fessée ou de la claque. Mais, il est aussi clair qu'aller dans ce sens tête baissée ne correspond pas à la réalité de la vie. Avec l'expérience, on peut d'ailleurs remarquer que les générations précédentes ont mieux tenus le coup contre l'adversité que les plus récentes. Dans les années 60, encore, il n'était pas rare de se faire pincer autrement que moralement. Je peux en témoigner.

Cette fois, les médicaments sembleraient remplacer les gifles pour les enfants, les déprimes pour les adultes qui n'auront pas pu accepter la remontrance?

Pendant ce temps, les enseignant craquent. Ils pètent les plombs. Quand on ramasse, réunis, tous les laxismes des ayants droits, il y a peut-être de quoi.

Et si, un jour, on apprenait dans les programmes des écoles à être vraiment "parent"? Il n'y a pas que le sexe qui importe dans l'éducation sexuelle. Plus de dictateurs, plus de "crème à reluire". Seulement des responsables à la sortie.

Alors gifle ou pas gifle pour les "têtes à claques" ?

La vie est une perpétuelle éducation dans un subtil mélange entre carottes et coups de bâtons.

Ce matin, à la radio, la Ministre Catherine Fonck, chargée de l'aide à la jeunesse et de l'enfance, répondait à la question de l'utilisation des puces électroniques chez les jeunes. Elle répondait en finale de l'interview: "l'éducation, c'est d'abord et avant tout, dans le relationnel".

Je crois que je ne pouvais trouver meilleure fin. Il ne faut jamais se chercher les puces même si c'est un réflexe.

Çà  pique, ces mouchards de puces!

 

L'enfoiré,

Vais-je avoir une gifle du Panda?

Citations:

  • "Il est des enfants qu'on ne peut espérer corriger sans leur administrer de temps à autre la fessée. Certains adultes conservent le naturel de ces enfants", Marie-Antoinette Grégoire-Coupale

  • "On est correct qu'en corrigeant", Joseph Joubert

  • "Prendre le taureau par les cornes est plus correct que de tirer le diable par la queue, mais plus fatigant que de sucer un esquimau.", Jose Artur

25/06/2008

Ne m'appelez plus jamais, "France"

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Un article du Nouvel Obs a attiré mon attention et approfondit mes convictions dans la France actuelle. 

Attention, je vais être excommunié. Je Vous le dit d'avance, si vous n'avez, Français, pas le courage de lire ce qui va suivre ou n'aimez pas la critique, passez votre chemin.

Un article du Nouvel Obs 2276 a donné aux Français une vision multiple, vue de l'étranger, de ses voisins européens.

Cela vaut parfois le détour d'écouter ce que pense de Vous et de nous, les Européens. Il est sûr que chacun a à se reprocher des tares qui proviennent de son passé ou de sa manière de penser, ce ne sera que partie remise mais, de la critique, nous avons tous à y gagner.

Pays par pays en voilà des points sur la table des discussions:

L'Anglais Julien Barnes, pour lui, c'est plutôt changez pas de main. Le "French paradise" des Frogs a encore du bon. L'instabilité psychologique, un peu maso français, c'est pas mal. On commence vraiment à se ressembler. La Tour Eifel, et si on se l'échangeait avec le Tower Bridge? On le fait savoir d'ailleurs après le vote Irlandais. Ceux-ci, des idiots, je vous dit.

Le Hollandais Fouad Laroui cherche toujours comment se dit "chauvin" en néerlandais. Et ne comprend rien à la politique française. Freiner l'immigration, il a dû s'y faire récemment. La communauté turque ou marocaine doit s'imposer dans un consensus national.

L'Allemand Volker Schlöndorff voit dans la France une image du passé. Nombrilistes et contents d'eux mêmes, les Français avec une langue supérieure, arrogante dans les Hautes Écoles qui veut faire la loi. La culture française est devenue d'arrière-garde et ne représente plus 1,7% du marché. Oui, "S" apporte du changement. Mais... pas très curieux de ce qui se passe ailleurs. Et puis, les "belles manières face au sérieux".. ça fait pas vraiment le poids.

Le Belge Philippe Dutilleul se posait cette question: "Pourquoi je ne serais jamais français?" Il parlait du complexe de supériorité qui mènerait à la cinquième roue du carrosse. Les réformes libérale "S" ne semblent pas lui botter. On manifeste ferme pour PPDA, non pas le vôtre. Lille, peut-être, c'est socialiste. Et puis notre "Bye bye Belgium" à la mode française aurait eu du plomb dans l'aile dès la première étincelle. S'il y a un pays qui dans ses fondements, n'aime pas l'Europe, et il l'a prouvé dans son "non", il y avait trois ans, c'est bien la France. Récemment, un article qui se voulait le défenseur de l'hymne national n'en ajoutait qu'une autre couche à ce beau patriotisme. Notre premier ministre en a perdu la tête en chantant la Marseillaise comme hymne national à la suite d'une question très partisane d'un journaliste.

L'Italien, Marco Bellocchio Un sentiment d'arrogance transformé en surprise vu la déprime et pourtant la réalité de havre de tranquillité. Moins de clientelisme. Chez nous, c'est la peur de tout qui a proné dans les élections. Vous avez plus de ressources que nous. Ce n'est pas Berlusconi à bord, même si cela ressemble. Vous affrontez les problèmes, nous les posons avec la compromission "comedianti". Nous sommes reconnaissant d'avoir une première dame italienne.

L'Espagnol Jorge Semprum était plus expectatif et exprimait "Ce que j'attends de votre président" alors qu'il est seul derrière un gouvernement social-démocrate. Pour la prochaine présidence de l'Union Européenne, il a l'espoir que la France ne sera pas suivit d'une stratégie de sécurité qui irait dans un protectionnisme et une politique d'immigration contraire à l'esprit de l'entreprise européenne eu égard à l'évolution démographique. Ce serait un changement de paradigme culturel. "Liberté, égalité, fraternité?" Pour l'Espagne avant-gardiste, l'Hexagone semble piétiner.

Le Polonais Tadeusz Mazowiecki trouvait Sarko sous pression avec des projets ambitieux mais toujours sans anticipation et avec seulement des déclarations distribuées avec un goût du déjà vu et entendu, ailleurs. Alors, le vieux stéréotype du "plombier polonais"... Quand on sait que les Polonais sont aussi redemandés à bord et que quelques milliers seulement s'étaient aventurés dans l'Hexagone !

La Danoise Marie-Louise Knuppert remarquait que la France sacrifiait sa jeunesse. Le chômage des jeunes à 22%. Un modèle social lourdingue par sa bureaucratie et ses ambiguïtés. Notre taux de syndicalisation de 80% comparé au 8% français d'adhérents n'est pas étranger à notre chômage de 1,8%.

Un sondage donnait des estimations assez peu réjouissantes non plus. La présidence de l'Union française serait une "bonne nouvelle" pour 19% des co-équipiers européens, une "mauvaise" pour 16%. Un sous-marin coulé dans le combat naval? 50% d'arrogants, 31% de peu "travailleurs", 44% d'imaginatifs, 43% d'accueillants... on ne peut pas vraiment faire cocorico.

ne-mappelez-plus-jamais-francenepal-imigration.jpgChacun a sa vision en fonction de son côté plus "rétro", de son gouvernement et de sa manière d'être propre. Rencontre de Charybde et de Scylla, dans un sens ou dans un autre. La baguette sous le bras et le béret sur la tête, image d'Epinal ou réalité plus voilée?

Il suffit de gratter un peu pour y répondre.

On ne pense qu'à ses Droits de l'Homme, sans en chercher une charte annexe dans les Devoirs de l'Homme imaginée à la Française.

On aime le "F" sur la bagnole et, en sus, il y a le droit du sol et l'appartenance au département, avec les deux chiffres significatifs qu'on ne veut surtout pas abandonner. Pas de doute, cela fleure trop bon, l'air du pays.

Le titre que j'ai choisi pour cet article n'en est qu'une autre preuve, avec la chanson de Sardou. Aurait-il la volonté d'en avoir une version plus actuelle, plus actuelle?

Le Français se dit européen. En apparence, seulement. On parle de refus pour raison de manque de social et de n'avoir compris que des règles de la finance dans la constitution. Je tiens à rappeler que c'est Sarko qui a imposé sa manière de construire le nouveau mini traité. C'est comme du Canada Dry. Çà n'est pas de l'alcool mais cela en a gardé le goût. ne-mappelez-plus-jamais-francesarko-en-israel.jpg

Ah, oui, j'oubliais, on n'est plus tout à fait d'accord avec lui et on râle après un an de présidence. Cela se fait entendre d'ailleurs sur tous les tons de la fanfaronnade.

Je me souviens qu'en vacances, l'année dernière, on chantait pourtant le cocorico politique. On se congratulait en se félicitant de son choix politique. On allait voir la vie en bleu. Après l'avoir vu en rose. Enfin, on avait la couleur "top" du changement. Vive les réformes ! Cela arrange tout le monde puisque plus de 50% de la population votante allait dans cette direction.

On aime se faire entendre à une autre échelle, c'est ça la manière nouvelle de vouloir l'Europe à la Française. Depuis, on ratisse large. On est partout.

L'Angleterre voulait, avec Madame Thatcher, son argent en retour "I want my money back". Les Français, c'est plutôt : "je veux me retrouver comme avant dans une Europe française" sans traduction en anglais dans le texte ou une langue internationale qui ne serait pas sienne.

On veut bien regarder du sport à la télé, si et seulement si, l'équipe nationale est toujours à bord. Les médias précèdent d'ailleurs le mouvement de repli. Nous on négocie avec humour.ne-mappelez-plus-jamais-francenegociations.jpg

La Francophonie, c'est chasse gardée française: "On a payer pour et TV5Monde est à nous". Pas touche...

Nous, Belges, n'avons pas de référendum possible, mais le vote est "full démocratic". Il est obligatoire et les revêches devront passer à la caisse. 

On m'a dit sur une autre antenne avec une âme bien tendance dans un commentaire très "pro": "mais, tu aimes tout de même passer tes vacances chez nous". Ma réponse a été de circonstance: "Tu ne m'en voudras pas trop, tout de même, si je passe au dessus de ton espace aérien, pour aller un peu plus loin?".

Alors, cette fois, passons vraiment à la vitesse supérieure de la critique et commençons par ce qui se dit de manière tendancieuse, entre amis d'autres horizons, il est vrai, mais en voulant garder l'église au milieu du village avec l'humour en porte bagage.

Un autre qui dit : "Sais-tu comment faire du pognon? Simple, tu achètes un Français au prix coûtant et tu le revends au prix qu'il croit valoir".

Les bonnes blagues destinées aux belges à la "Coluche", nous avons supporté pas mal, sans broncher, car on a même apprécié, de ce côté. On en a même ri de bons coeur pour accompagner les zygomatiques dans cette même exploration de l'incommensurable vérité et de l'auto-dérision. Notre petitesse n'a d'égal que notre humilité. Les frites (les "Frensh fries" comme disent les américains) et les moules, on aime. Comme les chicons, l'américain (steak tartare) frites aussi, les couques (les brioches), les pistolets (petits pains) et les pains français (vos baguettes) pour le matin. Je vais d'ailleurs, si vous êtes en mal d'idées. Mes écrits en sont pleins de mes caricaturistes préférés Kroll et Rif qui valent leur pesant de rigolades. ne-mappelez-plus-jamais-franceflamand-au-secours.jpg

De ce côté, on n'entend pas trop, "Tu connais pas Monsieur de ...., dis? Je vais te le faire connaître absolument". Sous entendu: "T'es un con ou quoi?" Des références, on s'en fout tant qu'elles ne seront d'aucune aide pratique. Pragm