16/05/2013

N'épargnez plus, spéculez ou consommez

Tout à tour, deux nouvelles: "Détourner les Belges de leur carnet" et "Supprimer les paiements en cash porterait un coup sévère à l'économie souterraine".

Le Belge aime faire des économies pour se donner une chance d'avoir un petit plus dans le futur. Il a deux voies pour le faire la brique et le compte d'épargne s'il veut se mettre à l'abri des déconvenues. La sécurité a un prix qui vaut de l'or. Qui oserait le contester? L'Etat? Il devrait s'en rappeler.

L'argent papier n'a plus la cote. La carte bancaire ou de crédit est tellement pratique. Souvent devenue gratuite, elle ne l'est pas pour le commerçant qui doit payer un léger pourcentage sur les transactions. De plus, on oublie ainsi de compter les frais avant de recevoir l'addition en fin de mois. 

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La taxe sur les livrets d'épargnes:

Koen Geens, le Ministre des Finances, vient de lancer une idée de réactiver l'épargne, surprenante, quand on se souvient des raisons historiques pour lesquelles elle a été voulue.

Un "non" catégorique du Fédéral

Devant le tollé général qu'il a généré, Koen Geens dément le projet sans le rejeter.

Les comptes en banques déborderaient avec 240 milliards d'euros. Un pactole... 

A l'origine, en 1962, la première tranche d'intérêt de 1.500 FB de taxe sur les intérêts était exonérée d'impôt.

L'idée était de stimuler l'épargne et ainsi encourager l'achat de biens de consommation par des investissement productifs avec effet retard.

Le précompte mobilier effrayait déjà les contribuables et une baisse de l''épargne s'en est suivie. En 1966, pour limiter cette baisse, la limite était portée à 4.000 FB.

Les banques étaient alors plus proche de l'Etat avec la CGER.0.jpg

Les livrets d'épargnes sont déjà taxés, mais à partir de la somme d'intérêts qui dépassent 1.880 euros d'intérêts par an.  

Aujourd'hui, il est donc question de supprimer l'avantage fiscal dès le premier euro d'intérêt.

Sur 10.000 euros d'investissement avec le pourcentage de 1%, jusqu'à récemment, cela ne ferait plus 100 euros d'intérêt mais 85 euros, mais comme ce pourcnetage est tombé à 0,55%; il ne reste que 46,75 euros. 

Une émission de radio sur Vivacité lançait un débat parmi les auditeurs. Les réactions étaient très "hard": "c'est une méthode de mafia".

La confiance devrait-elle, aujourd'hui, avoir une nième vie? Une entreprise n'a pas seulement le devoir de produire, mais aussi de vendre sa production pour être rentable et faire du bénéfice et ainsi payer ses collaborateurs et ses créanciers.

Dans une époque de récession, passe encore, mais dans une période de stagflation, cela craint vraiment.

Les placements, sous toutes les formes qui sont proposés, ne sont pas garantis par l'Etat. Les risques augmentent en virant des obligations aux actions, sans jamais être nuls.

A quel pourcentage sont récompensés les comptes d'épargnes?

Une peau de chagrin. Aucun incitant tangible pour attirer les investissements.

La baisse du rendement n'avait en rien changé les habitudes des épargnants belges.  L'épargnant avait dû seulement s'organiser autrement pour complémenter leurs retraites futures ou advenues.

La semaine dernière, les taux chutaient à nouveau, au niveau de 0,5% pour soutenir la croissance. On imagine déjà qu'ils tombent en dessous de 0%. Cela équivaudrait alors à payer pour prêter son argent. 

0.jpgL'argent des comptes dormirait en n'entrant pas dans l'économie?

Faux, lançait un auditeur, banquier, l'argent est recyclé dans l'économie par l'intermédiaire des banques. Les banques doivent seulement garder en caisse un back-up suffisant fixé par la loi. L'argent est de moins en moins liquide et de plus en plus virtuel sous forme de dettes.

Taxer le livret d'épargne pour pousser les gens à investir.

Quels sont les mieux placés pour le faire?

Les banques avec leurs ordinateurs, leurs consoles avec les situations de chaque investissement qui défilent dans une vision globale?

Ce serait donc le boulot des banques d'investir dans le circuit financier.

Un idée géniale ou un fiasco en préparation de taxer les livrets d'épargne?

Il faut dépenser ou investir ou ... sortir l'argent des banques et aller le renvoyer dans un autre pays plus favorable dans un placement dit "plus intelligent", disait un auditeur...

Exactement, l'inverse du but à atteindre.  

Si on a une politique sociale, il faut en avoir les moyens pour pouvoir l'exercer.

L'argent en compte reste disponible. Bloqué sous forme d'obligations ou d'actions, n'est absolument pas pour garantir l'économie du particulier. Pendant la crise, les comptes étaient garantis à raison de 100.000 euros. La confiance a, ainsi, été, temporairement,  soutenue.

La bulle spéculative a été évitée grâce à la sécurité comme alibi. 

Il y a déjà des lunes, le Fond Monory De Clerck avait été lancé pour les investisseurs dans le but d'effacer les problèmes de l'Epargne-Pension qui prenait l'eau. Les cotisants investisseurs en ont profité car la conjoncture était haussière lors de son lancement.

La différence avec la proposition d'investissement d'aujourd'hui, c'est que l'investisseur n'avait, alors, pas un fusil dans le dos. Il n'était pas encore "pigeon". Il pouvait décider de ne pas y souscrire, de prendre un chemin de traverse et choisir le moment le plus opportun. De plus, la Bourse avait encore bonne presse, malgré ses quelques soubresauts. Pour finir, il faut se rappeler qu'il existait des incitants comme les titres AFV avec précompte réduit, des exonérations sur les droits de succession, des réductions IPP pour attirer le "client".

Est-ce encore le cas? Pas vraiment, ou peu sensibles.

La question est, depuis, "Les Bourses sont elles sous-évaluées ou sur-évaluées?".

Très probablement sur-évaluées à voir les cours qui grimpent. Les PE atteignent des sommets.0.jpg

L'écart entre la vie du citoyen de la rue et la vie de la Bourse ne fait que s'accroître. 

Dans l'opération "taxe sur l'épargne", seraient visés le Livret vert, le Livret B...

En échange, ce qui est proposé, des Emprunts populaires, des Emprunts d'Etat, des actions de sociétés cotées en Belgique...

L’exonération du compte d’épargne est menacée par la Cour européenne de justice.

On devait s'en douter, qu'il y avait une idée qui venait du cortex européen. Geens n'a fait que sauter sur l'occasion pour dire que ce problème se trouvait ne se trouvait plus à son niveau.

En 2010, déjà, le département de la justice de l'UE, intimait la Belgique de se mettre en ordre et de respecter la libre circulation des capitaux au travers de l'Europe.

Il fallait donc penser à étendre le régime des avantages fiscaux à tous les capitaux même étrangers ou supprimer ces avantages. 

0.jpgCela faisait un certain temps que l'on incitait le particulier à investir et à prendre le large dans le domaine du risque.

J'en parlais dans "La spéculation sur le banc des accusés".

Les ISR, les "Investissements  Socialement Responsables" y étaient mentionnés.

Un beau geste, en somme, comme si on investissait dans le Télévie. On oublie que même le Télévie a subi quelques soucis dans le passé avec des détournements d'argent. 

Accrochez-vous à la lecture de la publication de BNP au sujet de l'ISR comme préambule:

"Investir utile au travers des ISR. Concilier l'engagement citoyen et les performances financières. Donner un sens aux investissements en sélectionnant les entreprises et les projets qui ont fait le choix de la durabilité, les mieux adaptés à l'environnement économique de demain. La pauvreté, l'inégalité, l'exclusion, la pollution, le changement climatique, la disparition des ressources naturelles sont autant d'enjeux majeurs sur lesquels l'investisseur a le pouvoir d'agir. Investir est une responsabilité et un formidable moyen de répondre à ces grands défis et d'orienter le modèle de société de l'avenir en choisissant d'utiliser le patrimoine pour développer un monde plus responsable, plus équitable et plus durable.".

- Mais, c'est bien sûr, dirait l'Inspecteur Bourrel dans les Cinq dernières minutes de son enquête. Où, faut-il signer devrait être sa réponse...

Relisez mon billet dont je faisais mention ci-dessus, vous avez manqué quelque chose qui pourrait être l'essentiel.

Geler votre argent et vous êtes devenu incivique...

Faux... Entre 2007 et 2012, si les montants déposés sur les livrets d'épargne ont atteint 87 milliards d'euros, ils ont été crédités pour 19,6 milliards aux entreprises, aux hypothèques pour 43,9 milliards et aux prêts du pouvoir public à raison de 24 milliards.

Les livrets d'éparnge dédicacés, les bons de caisse, les comptes à terme à 2,2% même précomptés privilégiés à 15%, seraient bloqués pour un minimum de 5 ans et n'allègeraient pas les comptes.


3.jpgSupprimer les payements cash

Il parait que 16,4% du PIB échappe au pouvoir public à cause de la monnaie sonnante et trébuchante.

L'Europe veut supprimer les centimes.

On avait déjà allégé avec des billets en papier.

Le nouveau billet de cinq euros vient d'être lancé. On avait seulement oublié de vérifier que les lecteurs automatiques de billets allaient pouvoir accepter sa nouvelle mouture.

Une histoire belge de plus...

L'argent papier est inodore, insipide, mais il est surtout trop palpable.

Dès 2014, tous les titres papier, dématérialisés les pauvres, devraient sortir des coffres et portés en comptes-titres dans une banque... En 2015, il y aurait une amende à la clé pour les récalcitrants.

Depuis, on remplace le prix de la location du coffre par celui de la maintenance du compte-titres.

L'argent, sous toutes ses formes palpables, emmerde tout le monde. Cela coûte pour faire de la monnaie pièces ou billets, cela coûte pour l'écouler, cela coûte en temps pour le compter devant la caissière du magasin qui s'impatiente.

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La carte de crédit est tellement pratique et, de plus, on ne paye qu'une fois à la fin du mois.

L'argent est virtuel, vous vous souvenez, encore.

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes du virtuel. 

Bien réel, sans traces, il trompe trop l'adversaire-récolteur.

L'utilisateur, lui, aimerait avoir son mot à dire dans ce qu'il fait de son pognon.  

Le billet de 500 euros à retirer de la circulation? Évidemment, cela prend moins de place dans une mallette.

On pense à tout. Surtout à la facilité du consommateur.

Pierre qui roule n'amasse pas assez de mousse. 

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Quant à l'enfer, lui, il est toujours pavé de très bonnes intentions...

Prenez les bonnes décisions, un encart spécial de mon journal du jour qui m'a tenu au courant de ce que je viens de raconter... parmi les pages qui suivent des titres comme "Les collaborateurs se sentent bien et bénéficient d'une protection optimale", "Valoriser les informations","Innovation sur tous les fronts", "L'information idéale et la décision parfaite n'existent pas".

Le journal voulait probablement se racheter ou racheter l'Etat....  

Spéculons en paix, un très ou trop vieux billet, celui-là...

Le côté social est mis en brèche. Partout, on racle les fonds de tiroirs.

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Les "pigeons" qui ont investi dans le durable, poussés par l'Etat, sont devenus de vils spéculateurs. Quand ils pensaient faire oeuvre utile écologique et retrouver les fruits de leurs investissements dans le remboursement des certificats verts, ils se sont sentis leurrés et ont lancé l'action "Ne touchez pas à nos certificats verts".

Alors, si on disait, "Ne touchez pas à nos certificats arc-en-ciel".  

Relancer la consommation, la croissance et l'économie pour restaurer le confiance, demande une approche plus fine, plus ciblée, mieux maitrisée.

On en parlait encore une fois avec Roland Gillet, ce matin.

Une fable de Jean-Pierre Claris de Florian peut-être...

Sous le dôme d'un bois épais, un Lynx aiguisait ses dents au pied d'un arbre, en attendant sa proie.

Il aperçut une Taupe à demi enterrée sous une taupinière qu'elle venait d'élever.

Hélas ! pauvre créature, dit le Lynx, combien je te plains. Jupiter a été bien cruel en te privant de la lumière du jour qui réjouit tous les êtres. Tu ne dois exister qu'à demi, et ce serait, je pense, un service à te rendre que de te débarrasser d'une vie aussi triste.

- Je vous remercie de votre bonté, répliqua la Taupe; mais je pense que j'ai assez d'activité pour suffire à mon état et à mes besoins. Quant au reste, je suis entièrement satisfaite des facultés que Jupiter m'a départies, et je crois qu'il nous dispense à chacun ses dons selon les besoins de notre condition. Je n'ai pas, il est vrai, votre vue perçante; mais j'ai des oreilles qui me servent tout aussi bien, et dans ce moment, par exemple, un bruit que j'entends derrière vous m'avertit de fuir l'approche du danger.

Et en disant cela, elle rentra dans son trou, tandis qu'un dard, lancé par la main d'un chasseur, vint frapper juste au cœur le Lynx à la vue subtile.

- Nous devrions tirer parti des talents que nous possédons, au lieu de nous occuper à déprécier ceux qui sont accordés aux autres

 

L'enfoiré,


Citations:

  • « Trois choses sont absolument nécessaires : premièrement de l'argent, secondement de l'argent, troisièmement de l'argent. », Jean-Jacques Trivulce 
  • « La mauvaise monnaie chasse la bonne. », Nicolas Oresme
  • « Il faut mépriser l'argent, surtout la petite monnaie. », François Cavanna 

04/04/2013

Que reste-t-il de Karl Marx?

Le 17 mars dernier, Kiosque (min 43:38-52:40) se posait la question dans "C'était, il y a 130 ans", lorsque  le 14 mars 1883, mourrait Karl Marx. Sa pensée a influencé l'histoire du 20ème siècle. Son oeuvre fait-elle encore parler de lui? Une confrontation avec un journaliste russe, un italien, une polonaise, une africaine et un argentin montraient seulement des similitudes. Parlons-en...

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Les philosophes ne font souvent qu'interpréter le monde par plusieurs voies. Énoncer ce qui ne va pas et puis passer la main. 

Karl Marx voulait transformer le monde par le communisme.

Marx était, tout à la fois, admiratif et adversaire du capitalisme.

Si, d'après lui, l'esclavagisme a fait place au féodalisme, le féodalisme a été remplacé avantageusement par le capitalisme. Il n'est pas loin de faire l'éloge de la mondialisation comme on le lit dans "Le manifeste du communisme".

A son époque, Marx voyait le régime capitaliste déjà à l'agonie alors que la mondialisation que nous connaissons, n'était pas encore dans les limbes.

Pour édicter ses théories, il entretenait une relation d'amour-haine ont été deux mentors, économistes, philosophes, Friedrich Hegel et David Ricardo.

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Marx rejetait  la dialectique du concept des idées et de leurs évolution pour expliquer l'histoire du monde comme le préconisait, Hegel.

Au matérialisme historique du capitalisme, il faisait correspondre le mode de production matérialiste qui domine la vie sociale, politique et intellectuel, en développant la contradiction qui existait entre les relations des différentes classes sociales. L'anatomie de la société civile dessinait un lien direct avec le travail de production. Les profits de la classe possédante, étaient, d'après lui, réalisés par les seules "plus-value", qui provenaient des excès de la force du travail considérée comme un équivalent d'une marchandise.

"Le travail est un acte qui se passe entre l'homme et la matière. Le travailleur doit être maître de sa production.", écrivait-il.

Ce qu'il appelait "capital constant", était le coût moyen de production tandis que  le "capital variable" représentait le coût des salaires. La trop longue longueur de la journée de travail lui suffisait comme cheval de bataille principal contre l'évolution du capitalisme.

De son oeuvre maîtresse, "Le Capital", seul le premier volume paru, de son vivant, en 1867. Les deux suivants ont été achevés et publiés par Hegel.

1.jpgLes paroles de Marx visait le capitalisme: "Du fait, que l'aristocratie financière dictait les lois, dirigeait la gestion de l'État, disposait de tous les pouvoirs publics constitués, dominait l'opinion publique dans les faits et par la presse, se reproduisaient dans toutes les sphères, depuis la cour jusqu'au café borgne, la même prostitution, la même tromperie éhontée, la même soif de s'enrichir, non point par la production, mais par l'escamotage de la richesse d'autrui".

L'affaire était ainsi entendue. L'adversaire était pointé.

Aujourd'hui, cette vision déterministe et positiviste est remise  en question, si pas à l'index, car après un siècle et demi, le capitalisme a encore plus engraissé et les inégalités se sont creusées.

Le travail n'est plus considéré comme la manière la plus efficace et la plus sûre de gagner sa vie vu que la production échappe de plus en plus aux travailleurs et qu'en plus, le travail se raréfie, supplanté par des machines et les robots. Même en grimpant sur les premières marches de la hiérarchie ne permet plus de contrôler les moindres décisions et leur suivi dans leur ensemble.

Dans quelques années, il sera naturel de partager sa subsistance. Subsistance qu'il faudra remettre en question au cours de cycles concentriques en avançant en âge. 

En quelques mots, le travail ne permet plus tout. Travailler plus n'apporte pas plus d'assurance d'efficacité au résultat.

Les crises sont devenues les symptômes de la mauvaise santé, de la déchéance du système capitaliste.

La phrase "La crise est le capitalisme", est taguée sur les murs des villes.

L'absence chronique de débouchés, les conditions d'équilibre entre consommation et investissement perturbée pas la décentralisation des décisions, ont fait réagir les gouvernements. Ils tendent à faire baisser les rémunérations exorbitantes dans les services publique, là où ils ont une action possible. L'inconscience des traders fous, l'indécences des parachutes dorés et des émoluments qui frisent l'absurde, les paradis fiscaux sont en voies de rectification. 

Dans le même temps, l'accroissement des dépenses à la mécanisation augmentent. Le ralentissement des affaires et l'augmentation du chômage, sont pointées comme les prémisses de la déchéance du capitalisme que Marx disait inéluctable.

2.jpgEn 1936, ses idées ont imprégné celles du socialisme, que le communisme considérait comme un ennemi, comme "la volaille qu'il fallait plumer". Toutes philosophies confondues dans un même paradigme à deux têtes.

Au marxisme, Lenine y aurait ajouté la dictature du prolétariat, alors que celle-ci existait déjà dans les écrits de Marx. Le marxisme-léninisme devenait le régime d'État pour Staline, Mao, Pol Pot, Castro et d'autres.

Collectivisme contre productivisme, pourrait-on dire, mais qui se rejoignent dans la finalité.

Le productivisme a creusé l'écart entre les plus riches et les plus pauvres.

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Le collectivisme a tenté de renverser, par la force, les velléités trop indépendantistes ou trop libertaires.

Tous en arrivent à être mené par des régimes autoritaires qui éradiquent tout libéralisme, toute idée libertaire si pas de la liberté, elle-même.

Il s'agit de "communier avec le communisme" comme si c'était l'envie de tous et récupérer, au passage, les âmes déchues du capitalisme par l'intermédiaire de meneurs de troupes visant, en définitive, leur propre avantage...

Le communisme, rappelons-le, désigne, dans son sens théorique initial, l'idéal d'une société sans classes avec une organisation sociale sans État, où la propriété privée serait abolie. Il a été, le plus souvent, instrumentalisé avec l'aide d'un esprit révolutionnaire sous un État fort portés par des discours fleuve pour haranguer les foules, mais qui se terminent par l'élimination, d'une manière ou une autre, de tous les opposants à la doctrine.  

Le "séisme capitalistique" d'octobre 2008 a été une bonne occasion à ne pas manquer pour faire ressusciter Karl Marx.

Lucien Sève écrivait alors "Ceux qui, voici vingt ans, avaient enterré Marx avec le socialisme soviétique en sont pour leur frais. La crise financière, économique et sociale confirma l'extraordinaire actualité de sa pensée. A condition de la débarrasser de clichés obsolètes"Il démissionnait du PCF à l’issue des régionales d'avril 2010, dénonçant ce qu'il voyait comme un "raidissement dans la pratique démocratique" d’un parti qui "n’a pas réussi à se transformer".

0.jpgEnsuite, ce furent les mouvements des Indignés qui désignaient d'autres coupables, les banques.

Devant Wall Street, il y eut des calicot avec "Marx avait raison".

Les pays BRICS, elles, veulent créer une nouvelle banque qui ressemblerait au FMI au sommet de Durban dans un nouvel ordre mondial en commun.

L'économique, toujours l'économique gouverne le monde d'une façon ou d'une autre.

La mondialisation n'a qu'à bien se tenir. Point, à la ligne.

S'il y a des ressemblances avec la doctrine communautaire de Marx, les différences d'époque rendent toute transposition directe aléatoire.

Dans les populations en Occident, l'idée de vivre ensemble, d'être solidaire semble un leitmotiv que l'on retrouve dans beaucoup de chansons de variété avec les mots génériques de "ensemble", de "solidarité" que l'on scande dans des moments de rassemblements politiques ou lors de sermons religieux, mais qui s'essoufflent à la première occasion dans les réalités de la vie.

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Le nouveau Pape François, dit le "Pape des pauvres", sera-t-il à la hauteur comme agent de ce renversement de conscience pour éradiquer toute corruption comme un Monsieur Propre dans une tornade blanche?

Éluder l'impôt solidaire est devenu un sport quand il dépasse un seuil critique.

Amusant l'idée de voir le catholicisme se rapprocher ainsi du marxisme.  

Tellement d'interprétations des écrits de Marx restent possibles.

Ces interprétations semblent, parfois, tellement contradictoires que Marx pourrait être considéré comme de retour dans quelques pays, par seulement certains aspects de sa pensée, disait le journaliste russe, présent sur le plateau de Kiosque.

0.jpgLa Russie garde précieusement, une statue de Marx à Moscou, face au théâtre Bolshoi comme il en existe beaucoup dans le monde. Il faut distinguer Marx et Marxisme, disait-il, encore, sur le plateau de TV5Monde. Dire que le communisme de Marx, "essayé" à l'Est, a radicalement échoué après 1991, ne serait pas tout à fait honnête. Marx ne peut évidemment pas être tenu pour responsable de ce qu'on a fait de sa doctrine. Plus on s'éloigne dans le temps et de Marx, plus on s'éloigne de ses écrits. Mais on ne parvient pas à l'enterrer complètement même avec ses contradictions.  


1.jpgEn Pologne, là où le communisme vivait pendant l'époque glorieuse de l'URSS, il n'y aurait plus aucune nostalgie du marxisme d'après la journaliste polonaise. La phrase de Marx "La religion, l'opium du peuple" est même enterrée puisque la Pologne avait envoyé son pape Jean-Paul II à Rome.

En Afrique, le mot "marxisme" aurait disparu du vocabulaire Subsiste le côté 'analyse' des relations sociales exacerbées par la crise du capitalisme.

L'Italie a eu longtemps un parti communiste très florissant dans les années 70 et 80, mais a, ensuite, choisi la voie de la Sociale-Démocratie.

Le PCF en France n'est plus que l'ombre de lui-même en comparant avec la situation d'après-guerre. Georges Marchais a été celui qui a incarné le parti à bout de bras. Le parti a dû perdre sa connotation stalinienne après la parution du livre "L'archipel du Goulag" de Soljenitsin. Depuis, le parti recherche en permanence son nième souffle. Le sketch récent des Chevaliers du Fiel est assez explicite au sujet des affiches d'Arlette Laguillier. C'est le Front de Gauche, avec Mélanchon, qui a repris le flambeau, en plus dur, en reprenant certaines principes du marxisme. 

Dans les pays d'Amérique latine, 'on retrouve quelques principes marxistes qui perdurent au travers de gouvernements de Chavez, de Castro qui se considèrent comme les piliers du communismes. Tous deux, ennemis jurés de l'américanisme considéré comme Satan, comme il se doit.

La propriété privé a été acceptée, sans détour, dans les nouveaux pays communistes d'Amérique du Sud alors que son interdiction est dans les fondement de la doctrine initiale. 

4.jpgLe Laos a pris le nom de République démocratique populaire lao comme la Chine, n'en a plus que le nom mais plus les convictions communistes.

Les Républiques populaires sont des régimes communismes (dits parfois de «démocratie populaire») qui en font usage, mais n'en ont pas l'exclusivité. Plus aucun pays, même considéré comme doctrinaire du communisme, ne l'est plus vraiment.

Dans les pays de l'ancienne URSS, une nostalgie appelée "ostalgie" subsiste, après les virages à droite qui ont suivi.

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Certains économistes ont voulu rectifier les erreurs du capitalisme, en "moralisant" le capital. Un mot d'ordre qui mériterait le prix de l'humour noir.

Marx n'était pas dupe sur ce point.

Dans la préface du Capital, il écrivit "Je ne peins aucunement en rose le personnage du capitaliste. Le développement de la société en tant que formation économique est compris comme un processus d'histoire naturelle, ne saurait rendre l'individu responsable de rapports dont il demeure socialement un produit". 

Le soucis "éthique", "moralisateur" est-il une enseigne publicitaire?

Jusqu'où ira cette tendance? Probablement, jamais jusqu'à l'os à moelle de la charpente. 

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Celui qui se targue de "réguler le capitalisme" ne peut être qu'un charlatan politique. Réguler demande beaucoup plus qu'une intervention étatique.

En tenant pour axiome que si l'Etat lui-même joue dans les mêmes eaux que le capitalisme et qu'il ne s'auto-régule à la base, aucun espoir n'est possible.0.jpg

Actuellement, les pays sont sur la même vague à rechercher, dans les fonds de tiroirs, le moindre milliards pour balancer les budgets.

Pour suivre Marx, il faudrait engager le dépassement du capitalisme vers une autre organisation sociale où les humains auraient des formes neuves d'association et contrôleraient ensemble leur puissance sociale.   

Dernièrement, en Belgique, est venu l'idée de créer une nouvelle banque: la NewB.

Une banque axée sur une gestion responsable et éthique des dépôts et des crédits tout en privilégiant l'Etat belge.

En deux jours, 13.000 coopérateurs avaient versé 20 euros comme une obole de participation.

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Un chat organisé montrait un certain engouement, si pas enthousiaste, des internautes pour l'opération. Un nouveau cri citoyen...

« La différence avec une autre banque est que ce sont les clients comme propriétaires qui décideront et vérifieront si les équipes appliquent leurs consignes. C'est l'AG des coopérateurs qui décidera des secteurs à financer, ensuite le management fera rapport de l'exécution de ces directives et sera contrôlé par un comité éthique élu par l'AG; enfin, tout le portefeuille de crédit sera public. Une offre de tous les services comme le compte courant, le crédit... mais comme une coopérative. Tous les clients capitalistes détenant des actions et qui investiront en local avec des capitaux qui resteront locaux... Une voix par coopérateur dans une démocratie économique. ».

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A la question de savoir quelles étaient les formations des dirigeants, il fut répondu "Les profils des collaborateurs ont varié au fil des mois et des missions. Il y a des économistes, des financiers pour les questions liés au plan financier, des représentants des organisations pour les questions liés aux besoins sociaux et à la gouvernance, des informaticiens et des administratifs".

Rien d'anomal ni de totalement différent à ce qui se passe dans une banque traditionnelle si ce n'est cette idée de coopération.

"Comment être viable?" était la question subsidiaire face aux autres banques déjà en place. Qu'arrivera-t-il quand il faudra augmenter, de manière drastique, le capital pour ajouter à la cotisation d'entrée? Ces clients devenus propriétaires deviendraient de fait des actionnaires coopérants. N'exigeront-ils pas, tôt ou tard, des comptes de résultats positifs, des dividendes, des retours sur investissements, une plus-value? 

Alors, est-ce une banque utopique qui aurait des envies de faire ressusciter les principes de Marx?

Un autre rebelle est ce qu'on appele le "bitcoun".

Un système qui cherche à éviter les banques par un système de monnaie parallèle qui transite par Internet. Spéculation oblige. Au dernières nouvelles, il est monté à 238 dollars parmi 11 millions d'utilisateurs avant de chuter de 50%. Quant à la transparence, faut pas rêver...

Dans tous les mouvements de foule, il y aura toujours ceux qui retirent leur épingle du jeu. Qu'on appelle cela une élite oligarchique n'empêche pas que des gens mieux formés à la vie économique existent et qui laisseront une "larme" aux laissés pour compte dans un néo-darwinisme notoire. 

0.jpgSans beaucoup gratter la grande Toile, si le mot communisme n'apparaît plus que rarement en tant que tel, certains principes gauchisants se retrouvent dès la première dérive d'un fil de discussion qui tourne autour de l'argent, honni par ceux qui n'en ont pas, protégé par les autres. Normal, dirait-on.

Serait-ce ce que dit cet article la métamorphose du capitalisme?

Dans la conclusion, on y trouvait ce qu'aurait dit le sophiste Thrasymaque« la justice naturelle est ce qui est le plus avantageux au plus fort; et le plus fort est celui qui ne se trompe pas dans la compréhension de ce qui lui est avantageux. Le but de tous les hommes, ce qui rend vraiment heureux, c'est de mettre la puissance aux services des passions et des intérêts de celui qui la possède. L'injustice est sage et vertueuse. ».

On ne change pas l'homme pour l'introduire dans un moule à l'identique. Vouloir une autre société pour plus qu'une partie de population serait une meurtrière utopie. 

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L'homme, s'il est anthropomorphe et même grégaire, est un animal qui n'aime pas vivre en meute. S'il aime se retrouver en groupes restreints, en dehors de grands meetings politiques, c'est par le partage d'intérêts communs comme règle de vie qu'il vit le mieux. Calculateur à ses heures, il le tient par ses gènes, aimant la rêverie de vacances de l'esprit et quelques utilisations de son temps réservé au travail. Cela veut dire qu'il ne  faut pas le pousser dans ses derniers retranchements.

L'individu, dans une société de propriétaires privés, n'aime pas se faire dicter une concurrence qui ne serait pas "libre" et serait donc, de fait, "faussée". Perdre ce qu'il a emmagasiné par son travail en dehors de sa famille proche, est considéré comme "injuste". La débandade s'installe dès qu'il y a excès de ponctions, à la recherche d'une échappatoire.

Dans les entreprises, on trouve quelques sursauts qui s'opposent à la recherche du profit unique.

0.jpgD'après une étude récente de Ernst & Young, en période difficile, les entreprises performantes ne cherchent pas à uniquement générer du profit pour leurs actionnaires, mais se concentrent sur la création de valeur pour toutes les parties prenantes dans un nouveau paradigme économique durable où la 'stakeholder' (corporatif) value' remplace la 'shareholder value'. 

Le succès serait assuré par trois concepts "Mean" (ciblé), "Lean" (maigre) et "Clean" (durable). Des théories que l'on voudrait voir passer dans la pratique et sortir de principes théoriques. 

Ce ne serait plus le travail dans la communion mais la réflexion par le partage.

L'expérience de Pavlov prouve qu'il faudrait même remonter plus haut et se rapprocher des gènes pour changer les concepts sociaux. En conclusion de son expérience, reflétée sur l'homme, celui-ci serait attiré par telle chose et un autre par telle autre. Rien que par des stimuli, il salivera, inconditionnellement,  sans même se rappeler qu'il existe cet autre chose.

Les rites privilégient toujours la compétition dès le niveau scolaire qui encense les premiers de classe, et qui tombent, ainsi, dans le travers du joug du "diviser pour mieux régner" en protégeant la tête par une foule de grades hiérarchisés.

Être programmé, mentalement, à la séparation des biens et des jouissances pour récompenser les bons services dans un concept de "Bien" et de "Mal", prête à réflexion.

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Tout régime a des effets secondaires qui ne sont pas inscrits sur la posologie de leur boîte de Pandore.

Essayer de l'ouvrir et ce sera se retrouver avec des contents et des mécontents.

Jean Ferrat a vécu un recul vis-à-vis de ses convictions communistes en chantant "La jungle ou le zoo".

Rien de nouveau sous le soleil. Une faillite dans l'aboutissement de l'homo oeconomicus, consommé par le libéralisme théorique et de l'éthique de l'individu concurrentiel près à devenir "tueur" dans la liquidation des solidarités sociales jusqu'à l'extinction de l'espèce humaine car l'un dépend de l'autre.

Lev Vygotski poussait l'autre porte du marxisme par la notion du développement intellectuel de l'enfant comme une fonction des groupes humains plutôt que comme un processus individuel.

Le travail n'y avait plus sa place. Serait-on plus proche d'une version 2.0 du communisme?

0.jpgLa conjoncture est à la radicalisation. Même François Hollande,  en baisse dans les sondages, s'en est aperçu comme socialiste convaincu lors de son dernier interview.

Avec un peu d'humour, la solution se pourrait être dans un marc de café. 

Il y était parlé des deux Corée qui se font face en fourbissant leurs armes à défendre chacune une autre idéologie dans un bluff éternel et de l'affaire de mensonge de Cahuzac.

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Les secrets des Offshore-Leaks sont exposés mondialement, lisait-on dans la presse. Même la famille royale d'Espagne se retrouvait dans l'oeil du cyclone par la corruption.

C'est peut-être ainsi que l'on peut déterminer ce qu'est une démocratie. L'affaire Cahuzac et celle d'Espagne, en Corée du Nord ne serait jamais arrivée sur la scène publique.

L'anarchie ne serait-il pas l'effet secondaire d'une volonté de partage dans sa globalité vu le nombre infini de convictions politiques différentes, de corruptions déguisées? 2.jpg

Serait-on occupé à scinder le monde en régions, divisé par des convictions plutôt qu'à les rapprocher? Ce serait comme une nouvelle dérive de continents avec sur l'un d'eux, l'idéologie capitaliste et, sur l'autre, celle du communisme.

Le communisme a pu donner l'espoir d'une société juste. Le triomphe de capitaliste sautille de branche en branche sans être sûr d'atteindre la suivante.

Marx, tu suis toujours? 


L'enfoiré,


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Remarque: ce billet, je le dédie à Nabum avec qui j'étais assez opposé lors de son son article "Laisser pisser le chameau". Quand on lit l'aventure de Sébastien (ci-contre), il y a des questions à se poser.


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  • « Chaque communiste doit assimiler cette vérité : le pouvoir est au bout du fusil. », Mao Tsé-Toung
  • « Pourquoi je suis communiste ? C’est bien simple : je possède un milliard et je veux le garder. », Pablo Picasso
  • « Un capitalisme sans banqueroute est comme un christianisme sans enfer », Frank Borman 

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14/02/2013

Travailler en 2020

Le Vif "Guide des carrières" parlait des défis qui vont nous tenir éveillés dès maintenant pour chercher du boulot dans une relation entre employeurs et employés. Et si on élevait le débat au cran de dessus?

1.jpgSale temps pour l'emploi dans beaucoup de domaines.

Il y a la crise, d'abord et les technologies qui permettent de rationaliser à qui mieux peut.

La dernière crise, en date, enfin, plutôt une continuation avec un peu plus d'éclat, ING qui annonce la suppression de 10% de ses effectifs après Belfius. Cure d'amaigrissement alors que tout semble "under control" au niveau des résultats.

Alors, c'est le stress qui revient insidieux.1.jpg

Une enquête récente de la RTBF et de Solidaris avait démontré que quatre travailleurs sur cinq étaient stressés au travail, que trois d'entre eux poussaient ce stress jusqu'à la souffrance et sept travailleurs sur dix ne voyaient pas l'avenir sous de meilleurs auspices. Le stress est une maladie de société. 

1.jpgC'est clair, il n'existe pas de bons stress. Or, les travailleurs accumulent le stress, que ce soit par surcroit de travail, du burn-out ou, parfois le contraire, par le mobbing pour des raisons plus secrètesLa crise économique, les restructurations, les fermetures d'entreprises, la marchandisation de la société et la concurrence entre collègues, rendent l'environnement social calamiteux.

Pascal Chabot a analysé cette situation dans "Global burn-out".

Je parle de collègues mais pas nécessairement entre ceux qui sont au sommet des hiérarchies, là où on s'échange les cartes de visite avec la mention "au cas où".

La compétition contre ou avec la coopération de chacun.

Le monde du travail est devenu moins humain, plus numérique.

Tout cela en arrive à une hausse de l’absentéisme de longue durée due à l’augmentation des troubles psychologiques, qu’ils soient liés ou non au travail. Le report progressif de l’âge de la pension des femmes de 60 à 65 ans. Le nombre de personnes au travail s'il a augmenté, il a entraîné la hausse du nombre de personnes susceptibles de subir une incapacité de travail.

1.jpgEn Belgique, en 2011, c'était près de 300.000 personnes en absence prolongée du travail en plus, en un an. Nombre toujours en augmentation par rapport à 2010. 

Dans de telles conditions, préparer sa pension, bien plus lointaine fait penser au monstre du Loch Ness ou à une épargne à fonds perdus.

Ralentir le rythme, penser en profiter, faire quelque chose que l'on n'aime, qui pourrait penser à y arriver et avoir l'impression que le travail pourrait être un hobby, semble le rêve.

Les indépendants peuvent mieux se préparer et gérer le stress en décidant de l'utilisation de leur temps. 

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Les salariés sont tenus à l'écart des stratégies de l'entreprise avec une hiérarchie comme porte-parole et qui joue des coudes pour grimper aux échelons supérieurs au risque de mener la vie de plus en plus dure aux subalternes.

Le travailleur arrive à s'adapter au stress mais ce n'est que l'accumulation des mauvais coups du sort qui crée la névrose.

Les restructurations entraînent la réduction des coûts et donc de personnel tandis que le travail reste le même ou s'accroit.

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Quand ce n'est pas pire quand elles ferment leurs portes en licenciant leur personnel. 

Le système est grippé et se doit de changer.

La psychologie est intéressante pour étudier la prévention. La qualité de vie au travail, mixée au mieux avec la vie familiale, arrive en tête des revendications bien avant les rémunérations. La reconnaissance, la motivation arrivent dans les premiers impératifs.

Le fait de savoir à qui se référer en cas de problèmes et ne pas avoir une nébuleuse de management dont les échelons sont un miroir aux alouettes, peuvent répondre aux difficultés de la communication verticale. 

1.jpgTout le monde s'inquiète et pas uniquement les jeunes. Pour la première fois, il y aura davantage de départs que d'arrivées sur le marché de l'emploi. En cause, le vieillissement de la population.  Devant, une situation qui se déglingue les "anciens" poussent un ouf de soulagement en quittant la vie active alors que l'envie de continuer pourrait correspondre avec l'allongement de carrières souhaité par les gouvernements.0.jpg

Pour les jeunes, une guerre des talents est une période intermédiaire, à la recherche à corps perdu, d'un travail motivant et qui reste avoir du sens.

Le partage du travail entre jeunes et vieux ne tient pas vraiment ses promesses. Les travailleurs âgés optent parfois pour le mi-temps et pensent épauler les jeunes qui entrent dans l'entreprise dans un plan "Tandem". Cela peut marcher dans certaines grandes boîtes mais est voué à l'échec dans les PME dans lesquelles il faut du durable et pas de demi-mesures. Trop lourd à gérer. Inadéquation entre l'offre et la demande d'emploi. Souhait des travailleurs âgés de lever le pied avec le plus de célérité possible. Sans oublier, aussi la volonté ou l'obligation de certains seniors de continuer un temps plein. 

Alors, on essaie de comprendre en regardant ce que la boule de cristal va pouvoir dégager.

Que va-t-il se passer en 2020 pour le travail?

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Envoyer tout planter comme l'a fait Antoine pour parcourir le monde, écrire des livres, beaucoup le rêvent mais ne passent pas à la réalisation? 

Le travailleur gagnerait s'il avait plus d'influence sur ses conditions de travail mis dans la même balance en plus du salaire.

Il y a des moyens plus classiques. Les bonus liés aux résultats, les avantages en nature et extra-légaux, les indemnités de frais, les primes à l'innovation, les participations aux bénéfices, les cotisations à un régime de pension sectoriel...

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Devenir manager avec un titre ronflant, est devenu une obsession.

Il cache pourtant une peau de chagrins cloisonnée dans des tubes de la connaissance. Les "Ministres sans porte-feuille" sur un siège éjectable, dès que le travail de nettoyage a été effectué. La confiance y a perdu des plumes.

Diriger, c'est avoir d'autres impératifs que de seulement exécuter.

Faire du sur-mesure, plutôt que du tout-fait.

Le Question à la Une du 13 février parlait de Ryanair, du "low-cost à quel prix" et des risques inhérents au genre de travail qui vient s'y ajouter. Une compagnie d'aviation que l'on adore détester... Voyager à bas prix attire les clients comme l'aimant tout en le faisant sombrer par l'arrière-train de l'aimant. L'histoire de la Sabena vaut-elle une messe

1.jpgL'évolution du travail a surtout été accéléré par les nouvelles technologies qui cannibalisent de multiples fonctions via le Web. 

"L'open source", une solution?

Cela veut dire plus question de jobs, mais de missions ponctuelles, volontairement prises en charge par les passionnés avec la compétence nécessaire. La mobilité, un grand principe d'ouverture évident avec la technologie pour se relier au monde?

Hommes d'affaires devenus de nouveaux nomades avec des meetings entre une plage exotique et un meeting au bout du monde...

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Pour d'autres préconiser de travailler à partir de la maison dans un "Home sweet work". Le mot d'ordre est "moins de déplacements, d'absentéisme et de postes de travail.

En allant dans cette direction, il est clair que le travail avec un Contrat à Durée Indéterminé, le CDI, sera de l'histoire ancienne. Plusieurs patrons signeront des contrats temporaires en même temps avec le travailleur dans un flexwork. 

Prestataire de services, "tous à un dollar?"... tous actionnaires et administrateurs, serait un changement complet de philosophie. Lancer sa propre "affaire", c'est trouver le chaînon manquant. Ce serait, parfois aussi, devenir fournisseur, sous-traitant, de plusieurs entreprises et avoir plusieurs clients sous contrats... et, en définitive, plusieurs enployeurs avec leurs exigences.

Quand on a "Le bluzz du philosophe et du scientologue", il s'agit de donner l'accès à quelques métiers dit "d'avenir". La formation pointue dans ces métiers ne veut pas dire que les portes de l'emploi soient grandes ouvertes.

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Le modèle allemand, une référence? Absolument pas.

De toutes manières, si vous payez avec des cacahuètes, attendez-vous à être entourés de singes.

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Tout semblerait y être bon pour donner un emploi chez la Chancelière Angela. Voilà que l'agence de l'emploi y proposait récemment un job de prostituée. Proxénète l'Etat Allemand?

Qui se rappelle encore du jobdumping.de qui s'y était exercé?

Non, faut, surtout pas, prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages.

Meubler le temps, d'accord, mais pas à n'importe quel prix. Ce genre de job peut être agréable pour certaines, mais faut pas espérer le généraliser.

Il faut y ajouter le plus d'agréments possibles et rémunérer à la petite semaine en passant en inversant une rémunération adéquate, réelle en récompense aux résultats qui avaient été budgétisés au départ et actés en fin de parcours.

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Le nivellement par le bas aura alors, enfin vécu.

Les machines ont repris le travail de hier. Les robots ont pris la relève dans les tâches répétitives. Ok. C'est à dire que la rétrocession devra suivre un jour,  prendre le dessus, arriver dans une bonne répartition et pas uniquement détournée vers le sommet.  

La fuite des cerveaux ne va pas se réduire pour autant, mais on aura essayé.

Non, les salaires en augmentations, n'étaient pas la dernière histoire drôle. En plus, il s'harmoniseront avec des conditions d'avantages en nature, de cadres agréables. 

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Des idées, des innovations, des solutions sont les seules valeurs qui resteront après avoir dénoncer les erreurs. 

Le piège du travail mis en relation avec ce qu'il rapporte. 

"Le travail éloigne de nous l'ennui, le vice et le besoin", disait Voltaire. 

Pour les Allemands, il rendrait libre.

Le travail, c'est la santé, dirait l'autre, avec humour. 

Tout dépend de savoir à qui rapporte ce travail. 

  

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Le magazine Références analysait  si "Demain votre prochain patron sera-t-il chinois?".

La reprise d'entreprises en faillites par les groupes chinois le ferait penser.

Sont-ils les "vampires du milieu" ou les "coopérants au milieu"? 

Cela dépend. Il est certain que les cultures asiatiques ne sont pas dérivées du même moule que dans les pays occidentaux.

N'empêche que les investissements chinois s'élèvent en millions à UK=2531, France=3724, GDL=7082, Allemagne=2401, Pays-Bas=655, Suède=1531 en Belgique=141.

En 2011, en Belgique, les investissements s'élevaient à 36 millions de dollars pour un total de 141, soit 0,57% des investissements étrangers de la Chine.1.jpg

Louvain La Neuve était désignée pour devenir une nouvelle "Silicon Valley" en logistique et services chinois.

Apprendre le mandarin n'est d'après le magazine pas la priorité pour booster sa carrière. L'anglais reste la langue de base pour les Chinois en exportation et qui s'installent en Belgique. 

0.jpgDébusquer les tentatives d'escroquerie dans tous les domaines dont celui de l'emploi deviendra un sport national ou international. Dans la liste, on parle de hameçonnage bancaire, du shoulder surfing, du ransomware, de contrefaçons, de fraudes à l'assurance-vie, d'appels téléphoniques frauduleux, d'échantillons gratuits mais à crédit. C'est dire que les obstacles et les pièges seront nombreux et qu'il y a du pain sur la planche à la recherche des fuites potentiels. 

Ce serait dommage de suer pour le gagner ce putain de fric, si ce serait le perdre ensuite par manque de connaissances des processus de fraudes et autres fioritures, encore plus cachées.

1.jpgLes jeunes se sont adpatés à la nouvelle situation. Si les jeunes d'avant aimaient et étaient fiers de parler de leur entreprise avec son enseigne comme porte drapeau, ce n'est plus que plus rarement le cas. A notre époque du bon marché, il n'est plus que la publicité qui n'est plus gratuite.  

Le numérique a, tout de suite, intéressé les sommets de la hiérarchie. Il finira par en descendre les marches une à une.

Il ne faudra plus s'y limiter et ne plus croire qu'il sera tellement différemment payé dans certains pays. La Chine, l'usine du monde, l'Inde ont plus d'or que de plomb dans l'aile.

2.jpgMais en attendant, il y a les petits malins qui ont compris la technique de leur patron et qui sous-traitent leur propre travail.  Un Américain de Verizon, BCBG, avec une réputation au top mais qui, en sous-main, salaire payé rubis sur ongle, sous-traitait son travail, à bas-prix, à Shenyang. Il y a des techniques que l'on peut faire à son compte mais pas sous celui d'un autre, comme intermédiaire. Malin et con, puisqu'il faisait cela sur le mail de l'employeur.   

0.jpgOccuper le temps des gens deviendra la préoccupation des années 2020 et suivantes.

Les horaires de travail risquent de se décaler tout azimut en part-time, en période de jachère, de pauses carrière dans une liberté chérie qui nous tient. Des résultats comme incitants sous la forme du donnant-donnant. 

La vie active se fera en plusieurs couches, divisée en différentes voies et interprétations mélangées de connaissances scolaires réactualisées tout au long de la vie active, non plus scolaires mais enrobées d'expériences sur le terrain, aussi bien manuelles qu'intellectuelles. 

La solidarité dans une solide-hilarité, quoi...

Non, la technicité n'est plus seule. Le "knoledge management" doit aller bien plus loin. Il lui faut apprendre à organiser le savoir de ses collaborateurs directs ou indirects. De canaliser les préférences et accepter les contradictions dues aux convictions. En quittant le privé pour rejoindre le public, les masques s'installent. Un CV ne dit pas tout. C'est pouvoir gérer l'ignorance entre ce que le subalterne veut et peut apprendre pour ne pas atteindre le point de non-retour de l'incompétence de Peter.   

Dernièrement, on parlait de Yves Delacolette.

Son parcours est intéressant.

Leader étudiant à l'UCL.

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De nombreuses années, à la tête du Crédit Lyonnais, repris par la Deutsche Bank en Belgique. 

A 50 ans, il décidait une pause carrière et entreprenait un périple à bord d'un bateau. Revenu, il fondait sa société FINOVATE

Il entrait, ensuite, comme conseiller dans le pool de la Ministre Laurette Onkelinx chez qui, il resta pendant un an.

Il se catégorise comme libéral de gauche. Porteurs de projets non-marchands. Partisan de la régulation du marché.

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Sans langue de bois, il lançait dans un article ses dix vérités.

Il dénonce les salaires démesurés dans la finance, la faiblesse des régulateurs belges et le manque de vrai sens de l'engagement.

Les politiciens sont devenus, pour lui, de nouveaux managers de sociétés cotées en Bourse qui privilégient le court-terme avec le populisme électoraliste qui pollue les débats.

Casser le système du livret d'épargne, diversifier ses placements  font partie de son credo.

Selon lui, Philip Dierckx s'il avait été en Angleterre aurait été banni à vie du métier de banquier, alors qu'il est le numéro deux de BNP-Paribas et numéro un de Fibelfin. Dexia aurait dû être démantelé en banque de dépôts et d'appui aux finances des pouvoirs publics avant que la chute ne se produise. Belfius vendue à ING ou KBC serait, dès lors, la suite normale. Manque de professionnalisme et d'indépendance d'esprit.

Récemment, Delacolette devenait le secrétaire général de l'entreprise de spectacle de Franco Dragon dans laquelle il chercha à aider à investir les 1,5 milliards d'euros en installant des théâtres permanents en Chine et en Indonésie.  

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Ici, intervient l'histoire de Franco Dragone et du Cirque du soleil.

Grâce à Dragone, on fabrique des vêtements par ici, pour les vendre en Chine.

L'affaire du fisc, une péripétie...

Il orchestrera bien les cérémonies d’ouverture et de clôture de la Coupe du Monde de football organisée au Brésil l’an prochain. Par contre, à Mons?

2.jpgUn clou dans le pneu de Montebourg de la part du berger, Maurice Taylor, patron de Titan, qui dit fuire la France. Il parle de Goodyear qui aurait sauvé des emplois à Amien pendant 4 ans. Les syndicats et le parlement n'auraient fait que parler, mais que rien n'aurait été fait pour contrer les Chinois qui livrent des pneus en France. Chacun sa vision d'un même problème.
Le gouvernement chinois, de manière cachée, subsidie, d'après lui, toutes les entreprises grâce à une monnaie sous-évaluée, des prêts à bon marché et des mesures incitatives. Il a fait jasé en France, bien sûr. Il a créé le buzz. Mais un buzz peut-il créer un électochoc salutaire? 
 

1.jpgL'époque des self-made men a pris une pause car les sociétés bien en place se croient à l'abri derrière les diplômes de ses employés. Cette époque pourrait revenir pour contrecarrer les idées reçues. Les employés deviendraient plus des collaborateurs que des empoyés.

L'inadéquation des études scolaires avec les fonctions demandées dans le monde du travail n'est pas un leurre.

La maxime "Que le meilleur gagne" risque d'être encore plus vraie dans le futur.

La curiosité est indispensable pour faire la différence.

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Les données, le "Big data", jouent un rôle qui frise l'indigestion. Etre un "data scientist" va devenir un débouché essentiel.  

ARTE proposait un documentaire sur "Bruxelles Business" avec lobbies. Il y était dit que que quand on met tous les atouts se son côté on y arrive. Il s'agit de trouver le bon contact, les autres ne font que graviter autour d'un "club". La stratégie des lobbies est de, toujours plus, "ouvrir le marché". La technique "marteler les messages jusqu'à ce qu'ils entrent". Sans régulation des activistes, on sait où cela peut mener. Lobsterbies..., mais LobbyPlag veille.  

Dans ce cas, la lutte est repoussée au niveau européen. 

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La transparence financière y reste la bête noire.

Secteur public contre privé avec l'un contrebalançant l'autre. 

Trop de fonctionnaires? Un cliché, comme un autre. La recherche de la rentabilité du secteur public n'est pas son but. Il se doit d'être, au mieux, break-even. Ce ne serait déjà pas si mal.

Même les professions d'avenir qu'apportait l'informatique sont touchées.  Les informaticiens et les techniciens auront leurs prérogatives, mais l'un comme l'autre se verront attaqués dans les PME par le "cloud computing" et les externalisations à tout craint.

En espérant un peu de solidarité entre travailleurs, dirigeants et clients, pour ceux qui n'aurons pas la chance d'être parmi les élus.

1.jpgLe sens des "affairs" passerait-il uniquement par le marché de l'adultère alors qu'il y a une Saint-Valentin avec un café bien sucré pour dialoguer avec un Premier et qui se terminerait par "Aimez-vous les autres"?

Maintenant, si, en plus, vous voulez une "promenade à cheval" pour confirmer votre sens des affaires...

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Le travail moderne 3.0 en sept points:

1. La guerre pour le talent fait toujours rage dans les métiers structurellement en pénurie.

2. Les formations et professions techniques vont voir leur valeur exploser.

3. La crise touche surtout les hommes peu qualifiés.

 4. Le climat va se durcir dans les entreprises. Plus de paternalisme...

5. Le Big Data est le Saint-Graal des managers des ressources humaines performantes.

6. Oublier le Nouveau Monde du Travail, tout le monde revient au bureau

7. Les travailleurs seront suivis à la trace par les systèmes "back and trace"

 

 

L'enfoiré,

 

Citations:

 

  • « Au travail, le travail pense pour nous. », Michel Chaillou
  • « Les rêves donnent du travail. », Paulo Coelho
  • « Travail bien réparti ne tue pas. », Proverbe français 

 

25/01/2013

Cyberdépendants, réveillez-vous

Troisième volet d'articles qui tournent autour du Web: l'addiction à Internet. On en parle sous plusieurs formes, sous plusieurs angles, mais tous avec un certain dépit, une certaine pitié pour celui qui est tombé dans la potion magique de la virtualité qui frise l'esclavagisme.

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De personne en personne, Google additionne nos facultés cognitives rendant l'intelligence humaine esclave de l'intelligence artificielle. Ok.

Des entreprises humaines sont cannibalisées par le web. Ok.

Le Journal de France2 du 19 janvier en parlait avec un titre  "Accros de la console". "De la console", ce vocable me rappelle les tableaux de commandes des gros ordinateurs avant qu'on parle de "console de jeux". 

Il y a vingt ans sortaient les jeux de rôle du style "World of Warcraft". Les MMORPGs ne touchent pourtant que douze millions de personnes de par le monde.

0.jpgAu sujet des consoles de jeu, il faut signaler qu'Atari, la légende du jeu vidéo, est actuellement sur le point de s'éteindre. A l'agonie sur le marché des consoles. De plus en plus, ce dernier se recentre sur le mobile. Tout change, tout évolue. Le 30 septembre, la trésorerie d'Atari France, s'élevait à 6,3 millions d'euros, tansis que les dettes s'élevaient à 17,4 millions. La success-story avait commencé avec Pong en 1972.  Elle se faisait en partenariat avec Commodore. Est-ce dire que c'est une mode? Qu'à un Pong doit correspondre, un jour, le Ping?

Cela voudrait, peut-être, aussi dire que l'homme s'est fait entubé en prenant son pied avec ses petits doigts qui gigotaient sur les commandes à distance...

Pas question de cracher dans la "bonne soupe". Internet, c'est cool... Peut-être un peu trop, comme on va le voir.

Non, c'est vrai, on peut même tirer une foule d'avantages d'Internet. On pourrait dénommer cela de "valeur ajoutée" sans la taxe, tant que ce n'est pas la valeur qui est vendue à trop bon marché et qui remplace le tout.

La qualité, elle, ne se marie pas aussi facilement, avec l'amateurisme et la gratuité. De quoi se plaindrait-on puisque c'est gratuit?

Le Web, un outil du moment avec la raison en plus, sine qua non. 

Avec le bouchon poussé trop loin, cela devient de l'addiction comme conclusion logique.

Être addict aux jeux vidéos, aux jeux du hasard, aux réseaux sociaux, au cybersexe... ce serait oublié que d'autres voies plus culturelles, plus naturelles existent.

Au sujet du sexe, il y en a déjà qui se posent la question de savoir si "à 23 ans, la pornographie ne l'avait pas complètement bousillé".

Être gourmand ou drogué, ce n'est pas la même chose.

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On peut aimer le chocolat, le déguster à petites doses répétées ou en séquences rapprochées dans le temps, sans avoir une crise de foie, à condition que cela ne devienne pas un réflexe conditionné qui frise "l'aphrodisiaque volontaire".

Les effets secondaires comme des conflits de générations ou des disputes dans les couples sont du parcours.

En effet, les addicts du clavier sur l'écran des nuits blanches là où on fait son cinéma, n'est plus toujours destiné à leur vedette de la maison

Si les vidéos de sexe ont hanté les fantasmes de beaucoup de mâles, dès le départ de l'utilisation d'Internet, il y a bien trois décennies, elles sont, désormais, talonées par l'utilisation des réseaux sociaux parce que ceux-ci touchent plus de monde.

Hommes et femmes, petits et grands, jeunes et vieux, sans distinction se retrouvent rivés devant un écran parfois plus longtemps qu'il ne faudrait.

Les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter sont devenus des réseaux de l’impulsivité et ont supplanté les forums et les blogs en degré de lecture. Moins à réfléchir, peut-être.  

Le moins d'effort est la base dans le naturel du réel et surtout dans l'irréel de la virtualité.

Le tout, c'est de garder le contrôle sur son temps et son espace. Avoir un agenda qui ne soit pas, à tout bout de champ, rempli des mêmes préoccupations qui tournent en boucle.

Le 26 novembre 2012, un documentaire "Play again" disait: "Dans 10 ans, la plupart des Occidentaux passeront plus de temps dans le monde virtuel que dans la nature. Les nouvelles technologies ont largement amélioré nos conditions de vie. L'information est à présent directement disponible d'un simple clic. Nous avons des amis dans toutes les parties du monde. 

Mais qu'est-ce que nous ratons quand nous sommes « vissés » à nos écrans ? Et comment cela affecte-t-il le bien-être de nos enfants, notre société et l'avenir de la planète ?

Ce documentaire suit 6 ados qui, comme tout jeune Américain moyen, passent entre 5 et 15h par jour devant des écrans. Ils sont emmenés dans un « camp de désintoxication » en pleine nature, sans électricité, sans GSM, sans réalité virtuelle..."

Les buts avoués par les jeunes est simple mais faussé dans la réalité. Ils citent d'y trouver des gens sympas dans un petit monde dans lequel ils maîtrisent tout ce qui s'y passe avec leur propre stratégie, d'y être à l'aise en discutant avec qui ils veulent jouer, de ne pas s'ennuyer et de vouloir ressembler à ces super-soldats des vidéos, ne se retrouvent que dans un faux univers comme "Second life". 

"Tuer n'est pas jouer" rappelait un James Bond. 

Et le net n'est pas toujours ce que l'on croit: un havre de paix. Les coups fourrés ne sont pas rares.

Le monde des adultes redoutent l'insécurité des rues, construite dans le monde extérieur qu'ils voient de plus en plus dangereux. Alors, ils envoient leurs enfants dans leur chambre avec le PC comme compagnon.

Si vivre 90% de son temps à l'intérieur rassure, ce n'est pas gagné pour autant. Le stress du jeu finira par détruire les rêves dans une perte de confiance en soi s'ils n'y prennent garde.

Internet est devenu un tremplin vers l'extérieur, mais ne ce n'est pas nécessairement vers des sommets.

Ce que pourraient apporter Internet et les blogs de positif, c'est de se retrouver comme citoyen du monde, à la pêche aux idées, pour les comprendre, les analyser et en tirer une philosophie personnelle.    

Internet est devenu une arme pour dissidents, mais il forme aussi des individus surveillés, solitaires, idiots et délinquants malgré ce que dit Michel SerresNon, Twitter, Facebook, les forums et les blogs, ne feront pas advenir plus de démocratie dans le monde. Celui-ci reste assez clos. 

Les "luddites" refusent de se soumettre au joug de la révolution industrielle, mais se retrouvent sur les réseaux sociaux comme un panoptique numérique qui une fois, infiltré, relaient tout autant la peur dans le public.

On y retrouve, ainsi, tout et n'importe quoi.

Internet peut faire de nous des abrutis sans prévenir.

Les hyperliens d'Internet ont, souvent, fait naître uniquement la sérendipité, l'art de trouver ce qu'on ne cherche pas et jamais, bizarrement, ce qui est contraire à ses propres convictions. Trop fou, ce qu'on pourrait apprendre de ses opposants?

Le Web 2.0 fait perdre une part de vérité, de paternité et de valeurs comme le dit Andrew Keen.

S'exprimer reste un plus s'il cherche encore la compréhension de ce qu'est l'écriture et connaît la bonne manière de se faire entendre. Sans cela, cela devient une idéologie technocratique.

Mark Granovetter dit que les réseaux sociaux force les liens faibles et que quelqu'un avec peu d'amis proches, mais avec un grand cercle de relations occasionnelles, aurait plus de chance de réussir. Internet rétrécit le monde, il peut apporter une entraide communautaire dans une consolation sociale tout en risquant, néanmoins, une insécurité cognitive.

Est-ce que l'on communique mieux avec tous ces outils de la communication? Vaste question avec de multiples réponses.

Sherry Turkle dans son livre "Alone together" le conteste. L'extraction du monde, c'est le privé qui se perd et la propagande gratuite qui s'installe.

Un risque ou une déviance de la cybernétique et des accros qu'on peut trouver dans la virtualité ou ailleurs.

 

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Que dire ensuite?

Que les entreprises ne sont pas moins addictes à Internet?

Elles le sont par essence, par obligation. Si elles n'y passent pas, elles en mourraient. Il suffit d'avoir une coupure des télécommunications pour envoyer une société au chômage technique pour une durée indéterminée.

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On peut même y rechercher le degré de "stupidité fonctionnelle" d'une entreprise.

Comme il est dit sous le lien qui précède: "Cette stupidité se manifeste d’abord par l’incapacité à prendre du recul, et la tendance à se baser sur de mauvaises hypothèses et de mauvaises procédures de travail, entre autres."

Que la police utilise les réseaux sociaux? Qui en douterait encore?

Que Twitter vient d'être saisi par la justice française concernant les tweets antisémites. (*) Pourquoi en serait-il autrement?

High-Tech parle de 2014 comme l'année du meurtre via Internet?

Il y a eu ce suicide récent et encore inexpliqué de Aaron Swartz, mais, sans arriver à l'extrémité des "tueurs en série" et du cybercrime, cela prouve que ce n'est pas qu'une vue de l'esprit.

Peut-être faudra-t-il garder le mot "cool" en mémoire pour d'autres occasions. Ce mot de "cool", tellement galvaudé, qu'il a perdu sa signification à tous les étages.

Je ne suis ni un fana du jeu, ni un utilisateur actif des réseaux sociaux, mais je prend beaucoup de temps à composer des articles pour les mettre bout à bout.

0.jpgBillets, souvent écrits par bribes, sur le terrain des investigations et pas devant l'écran noir ou la page blanche. Plus tard, Google restera une aide efficace pour puiser les idées toujours émises quelque part ailleurs et pour les assembler.

Plutôt amuseur qu'abuseur, avec le respect de ne pas tomber dans la propagande ni devenir le bonimenteur mais plutôt avoir une tendance marquée ou une envie irrésistible à remonter les courants par trop populistes, racoleurs de lecteursQue la fréquentation des forums de discussions endurcit, nul ne le contesterait. Avec un pseudo comme le mien, on reste toujours en ligne de mire et une obligation de le respecter. 

Écrire par et pour le plaisir et puis, oublier en pensant déjà au suivant avec quelques flashs d'idées d'ici et de là. Un billet par semaine et puis basta. Pas question d'aller plus loin, d'alimenter d'autres par la pub comme je le remarque sur d'autres antennes. Pas payer à la pièce. La période d'activité du "mercenaire économique" est passée. Dans la phase post-opératoire, il faut ménager sa monture et son moteur.

Ce qui veut dire pas de lavage de cerveau et pas besoin de se faire mousser, quand on voit le prix de la mousse.

Les idéaux ont trop d'effets secondaires sans garder le rire en bandoulière pour faire tourner de concert les consciences si elles ne le désirent pas.

0.jpgCe sera implique la séparation des idées des autres, avant les  siennes propres de manière distincte. La publication, c'est attendre la contestation si nécessaire et trouver un compromis, s'il en existe. 

La dichotomie du monde, comme aimait G.W.Bush entre deux empires, celui du bien ou du mal ne recherchait pas les nuances ni à prendre les chemins de traverse. Dans ce cas, on écrase l'autre sans aucune autre forme de procès.

Dernièrement, je disais qu'il vallait parfois mieux fermer les commentaires qui suivent un billet. Les réponses qui ont suivies, idem. Pourquoi? Parce que la polémique virtuelle ne vaut rien. Pas la moindre tune si elle ne s'accompagne pas d'humour.

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Il y a longtemps, je me souviens d'un jeune rédacteur qui dès le premier article se sentait tomber dans la cour des miracles où tous les coups étaient permis et que j'ai soutenu.

Pour ne pas avoir de déceptions avec ses billets que l'on a paufiné jusqu'à la virgule, il faudra  considérer son blog comme un journal personnel et pas nécessairement comme un outil de relations inter-culturelles en choisissant, sans risques, un cercle d'amis de conceptions similaires. Google+ a tenté de parer à toutes les éventualités, bide compris.

Avec le temps, les lecteurs se passent le mot et se diront qu'il y a, peut-être, quelque chose à conserver et à utiliser pour eux-mêmes. De là, à croire que des commentaires intéressants vont tomber dans l'escuelle, cela m'amuserait...

Tant que de nouveaux viendront, il y aura une chance de trouver des "perles blanches ou noires" qui espèrent être originales, que l'on garde l'ivresse et la motivation.

Et, parfois, ce sera être étonné des réactions et des polémiques que cela engendrera. Les sensibilités sont tellement multiples qu'il faut les prendre avec du doigté.

0.jpgCelle de cette photo du soldat à tête de mort.

Celle de la caricature de Kroll qui présente le Gille de Binche de manière originale>>>

Comme Kroll le disait, on frise l'intégrisme des gens, qui offusqués ne comprennent pas l'invention et l'originalité.1.jpg

Serait-ce dénoncer et dénoncer encore, sans chercher de solutions drastiques? Peut-être, en restera-t-il quelque chose de positif, comme c'est revenu à la mode. Alors que la montre en or, elle, sera passée sous le nez.

Thomas le rappelait avec un humour de citoyen, dans un billet qui n'en était pas un d'après son préambule

Billet que Laurence Bibot remettait au goût du jour, le lendemain de manière subtile en reprenant comme référence le retour de Florence Cassez. Non, Laurence, dans ce cas, ce n'est pas le mandarin mais l'hindi, en question.

Si elle a vécu sept ans avec la peur au ventre tous les jours, ce furent aussi sept ans à tergiverser, à supputer, à combler des trous, chez nous de ce côté de l'Atlantique.

Sept ans enfin que je suis entré sur des forums différents à analyser ce qui s'y disait parfois avec un humour sarcastique.

0.jpgL'actualité nous démontre que l'affaire Mittal était assez pourrie dès le départ. Une demi-surprise, disait Philippe Delaunois.

C'était presque programmé.

Ce serait oublier ce qu'est "la symphonie indienne" et, impuissant, la voir s'exportée quand, pour un riche Indien, ambitieux, qui a compris que le beurre se fabrique à l'étranger.

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 "Nul n'est prophète en son pays", disait quelqu'un. Expérience du terrain, faite, il est prêt à refaire ses valises en s'écartant de ses réseaux spécifiques, bien loin des réseaux occidentaux dans lesquels on s'étripe.

Il a été derrière un écran, peut-être, mais ce fut, à étudier, ensemble et solidaire, des stratégies d'envahissements dans le monde après avoir soigneusement enregistré les données, tout ce qu'il avait apprendre là où il a installé son dévolu temporairement.

0.jpgUne sorte d'espionnage industriel à grande échelle et en plus en étant demandé pour le faire.  

Si vous n'êtes pas convaincu, allez lire ce qu'on en dit de la cyberdépendance.

Quelle serait ma conclusion si ce n'est que la tête et les jambes restent mon leitmotiv?   

Pourquoi ne pas parodier la conclusion de la fable la "Cigale et de la fourmide La Fontaine?

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Elle pourrait devenir pour l'occasion "Vous surfiez, vous jouiez. J'en suis fort aise. Et bien! vivez maintenant, la vraie vie, pure et dure".


L'enfoiré,


0.jpg(*)Mise à jour du 25 janvier 2013: La guerre de la réputation.

Un débat à l'ENA sur la réputation et la crédibilité qui étaient étroitement liés a eu lieu avec Najat Valand-Belkasem. Des mots guerriers y ont été prononcés. 

Dans l'entreprise, le Web est devenu le théâtre d'une guerre économique.

Etre convainquant pour avoir une chance de pouvoir contrattaquer sur les réseaux sociaux.

Les médias traditionnels, vu les réductions de personnels, travaillent dans l'urgence avec des informations qu'ils n'ont pas toujour sle temps de vérifier.

Les médias sociaux, par contre, amplifient les phénomènes sous forme de buzz ou, en manque, créent eux mêmes, les informations sous forme de rumeurs ou de sous-entendus.

Bataille perdue parce que Internet n'en a cure des frontières.

La calomnie qui s'y déroule a beaucoup de visages qui dépendent de la culture d'où elle est issue. 

La complexité est de la comprendre et espérer l'anticiper.

En Belgique, 53,6% de la population considère comme crédibles les informations des entreprises avec une pointe pour les PME

Les experts, les universitaires et les cientifiques atteignent 91,9%.

Le problème, c'est qu'il y a des pseudos-experts qui s'infiltrent sur la Toile. Le sport de la détection commence. 

 

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  • « A quoi sert Internet. A part à aller sur Internet... », Jacob Berger
  • « Sur Internet, on peut écouter la radio tout en payant le téléphone. », Anne Roumanoff 
  • « L’anonymat que permet la communication sur Internet ne serait-il pas un aphrodisiaque ? », Walter Goodman
  • « Si, en effet, Internet a beaucoup à offrir à qui sait ce qu’il cherche, le même Internet est tout aussi capable de compléter l’abrutissement de ceux et celles qui y naviguent sans boussole. », Laurent Laplante
  • « C'est un effet pervers, la démocratie au niveau d'Etats-nations en compétition les uns avec les autres sur le marché mondial  », Philippe Van Parijs 

29/11/2012

Les pages jaunâtres

L'eCommerce s'intensifie mais améliore-t-il les liens entre fournisseurs et clients? La pub s'en charge sous diverses formes comme les 'Pages Jaunes' devenues les 'Pages d'Or'Ce 29 septembre, l'enquête "Toute ma vie sur Internet" d"Envoyé spécial", rappelle que des "data miners" traquent sans relâche les informations offertes par les consommateurs. Infos, détournées par des virtuoses du net.

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"RegardezCeQueVousRatez.be", la publicité pour inciter à consulter les Pages d'or, "visitées 5,5 millions de fois par mois pour trouver une information d'achat pertinente", comme il y est dit.

Ces pages d'informations, payées par les fournisseurs de produits et de services ne sont nullement vérifiées en fonction de leur qualité, mais sont là avec la volonté d'être exhaustives. Les commerçants participants s'y présentent sous le meilleur jour.

Avant Internet, ces pages de publicités étaient imprimées dans un catalogue des fournisseurs appelé "Pages Jaunes". On n'est pas loin de chercher à l'éliminer. Enterré, aussi, le CD qui permettait une première approche informatisée de la recherche d'un fournisseur.

Une autre voie, les pubs par la distribution toutes-boîtes, mais elles sont chères, non écologiques, pas assez efficaces et de plus en plus refusées par les consommateurs. 

Les spams, les conseils gratuits via les emails, sont encore une autre voie. Les anti-spams fleurissent mais peinent à les repérer. Si les mailings se gonflent d'astuces pour les éjecter, ils sont dépassés en efficacité par ceux qui diffusent leurs "bonnes nouvelles" sous le couvert d'adresses multiples.

Ne jamais répondre aux questions contenant des informations personnelles par email, est devenu une obligation pour ne pas tomber dans le piège de pirates de données. Internet demande des ruses de Sioux de ce côté.   

Cibler les consommateurs pour obtenir le maximum d'impact et combler les désirs de prospects potentiels par des informations commerciales, c'est les séduire comme dans un jeu où on stimule le consommateur plutôt que de le solliciter à l'aveuglette.

Internet est devenu la cerise extraite du gâteau.

"C'est la plus terrible machine à espionner jamais inventée", estimait Julian Assange de Wikileaks.

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Siphonner les informations anodines des pourvoyeur par l'intermédiaire de Facebook, Google, Twitter...  et des cookies pour bénéficier des bienfaits sociaux qu'ils offrent, est devenu bien plus efficace et lucratif. "Facebook veut croiser les données des utilisateurs pour 'améliorer la qualité des publicités".

« Les commentaires que nous recevons de votre part nous sont très précieux, mais le mécanisme de vote a créé un système qui privilégie la quantité de commentaires par rapport à la qualité de ces commentaires », ont expliqué les concepteurs de Facebook dans un communiqué.

L'idée que tout est vendu avec l'idée de "gratuité" fait des miracles. Et, tout le monde semble y trouver son compte. 

Les canulars naissent suite aux peurs qu'ils pourraient donner

Tout est, en effet, en place pour pouvoir jouer le rôle d'un acteur de cinéma, condamné à ce rôle de "sale gueule".

entrepriseLes prospects-clients jouent le jeu des producteurs, devenus les intermédiaires, les ambassadeurs des marques par leur support de choix, alors qu'elles n'en tireraient pas suffisamment parti.

L'influence quantitative et non pas qualitative est assurée par des boutons du type "J'aime" qu'offre Facebook, quitte à en devenir contre-productive dans son rôle du partage des informations.

Presser de tels boutons pour exprimer une opinion sans devoir la justifier, c'est le pied (et pas, la tête) ! Pas de suivi. Pas de plainte du service rendu. 

C'est cela le nouveau "travail" de prospection et de marketing. Les informations traditionnelles transmises via le bouche à oreille ne sont plus nécessaires. 

Des analyses comparatives existent mais sont rarement gratuites. Des organismes comme "Test achat" en Belgique, "Le magazine du consommateur" en France, offrent ce service mais ces informations sont payantes via abonnements.

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En Belgique, la publicité comparative entre les produits a été acceptée en 1999. Elle doit suivre des règles très strictes, édictées par une concurrence voulues "loyale". Elle ne peut être ni trompeuse, ni mensongère, ni dénigrante et doit suivre un cadre légal avec des critères objectifs et suivre les prix en respectant la concurrence avec les caractéristiques des produits du marché.

Ceci est possible à l'intérieur d'un pays. Internet dépasse allègrement les frontières et ne s’inquiètent  pas trop des réglementations nationales.

Les produits peuvent être évalués et comparés, les  services, c'est loin d'être le cas en citant des noms de fournisseurs de ces services.

L'eReputation s'est organisée dans les mêmes réseaux sociaux. Une série de mauvais avis peut signer l'arrêt de mort d'une entreprise. Quand c'est justifié par des arguments et des preuves, pas de problèmes. Les dérives qui passent par la fraude et les faux "bons ou mauvais commentaires" existent aussi via des avis positifs introduits par les sociétés elles-mêmes ou des avis négatifs destinés à nuire aux concurrents. Mensonges, excès, diffamations, injures dénigrantes en font partie.

Procédés tous condamnables avec des amendes qui peuvent aller jusqu'à 60.000 euros. L'article 99.11° interdit les fausses promotions. L'article 91.22°, les faux consommateurs. L'article 97, la publicité mensongère. 

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Dans le domaine du voyage, il est de commune mesure de chercher un avis pour une destination ou un hôtel sur un lieu de vacances. L'impartialité peut très bien se transformer en publicité bonne ou mauvaise via le droit de réponses et d'appréciation.

L'authenticité des messages demande plus que de vagues vérifications.

Certifier les avis par l'intermédiaire des IP, emails dans le processus d'introduction vérifiés par retour de courrier, une étape qui coûte cher. 

TripAdviser, "premier site de voyage du monde" filiale d'Expedia, avec 70 millions de visites par mois, en fait une devise de laisser parler ses clients satisfaits ou mécontents comme "Monsieur et Madame tout le monde". 

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C'est devenu une véritable industrialisation des avis. Le nombre faible ou important de commentaires influence aussi.

Rédiger des commentaires bidon sur commandes, un article récent du Vif-Express avait pour titre "Faux avis, faux amis, vraies tromperies".

"Que ce soit, pour acheter une tondeuse ou s'abonner à un profil Twitter, l'internaute aime suivre l'avis de ses coreligionnaires. Certaines sociétés spécialisées en ont fait un marché noir très lucratif".

Devant le dilemme du choix, ce sont les autres consommateurs qui prennent force de décision finale pour 70% des consommateurs addicts à l'orientation de concert.

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L'auteur de polars, R.J.Ellory avait, pour devise, "On n'est jamais si bien jugé que par soi-même" et assurait la promotion de ses livres via une fausse diversité d'opinions en prenant des pseudos multiples sur Amazon. Pratique qui fut décelée et révélée par Jérémy Duns sur Twitter suite à des artifices, des répétitions qui avaient éveillé les soupçons. 

La confiance ébranlée et la consommation de ses "conseils avisés" a, récemment, chuté en France selon Testntrust.

Les tops du commerce en ligne sont après le choix d'un hôtel, les chaussures, les spectacles, les films, les restaurants...

Les avantages reconnus par tous les consommateurs sont les prix, la disponibilité, les livraisons à domicile, le choix et la rapidité.  

Etablir des classements chez les fournisseurs de main d'oeuvre, une opération de longue haleine car plus difficile à réaliser. Plus coûteuse aussi en temps et en argent dans le cas d'un mauvais choix.

Tester les services d'un homme de métier, c'est payer de soi-même ou par l'expérience de quelqu'un d'autre fourni par le bouche à oreille. C'est parfois, malgré tous les conseils, remarquer qu'on s'est, en définitive, trompé de fournisseurs de services.

La règle de base est "ne pas choisir le plus cher, ni le moins cher" et garder en tête la fourchette respectable de ce que l'on est prêt à mettre sur la table. Une recherche minutieuse, parfois longue et toujours incomplète et aléatoire, quand le temps manque pour répondre à une réparation urgente. 

entrepriseLe "Home, sweet home" n'est pas toujours aussi "sweet" et il faut le préserver au sommet de sa forme.

Le bricolage avec le matériel efficace dans la transformation de soi en "tonton-la-bricole" l'espace de quelques heures vient à l'esprit. De l'expérience, accepter de partager le temps avec d'autres obligations familiales ou professionnelles s'imposent alors.

Mais c'est aussi rechercher sur Internet dans les Pages d'Or que cela peut se passer.

Pour les petits métiers, visiblement, ce n'est pas aussi simple de trouver la fée du logis. Tout dépend souvent de l'ampleur du travail. Les professionnels ne se dérangent pas pour des vétilles et des rafistolages. Il y a le travail au noir, toujours tentant. Plus officialisé, les travailleurs payés par l'intermédiaire de tickets prestations prépayées.

Pour les travaux plus importants, le Pages d'Or rayonnent en rubriques spécialisées pour satisfaire les consommateurs, les plus exigeants. Alors, on y va à la recherche de "la" perle salvatrice dans cette bible virtuelleSuspense assuré.entreprise

La profusion des étiquettes, les plus accrocheuses, rassurent presque et si ce n'était qu'elles mettent un peu de trouble dans l'esprit en se renvoyant l'ascenseur entre petites et plus grandes entreprises, rivalisant d'originalité ou simplement, plus grandes et stéréotypées.

Demander des offres... C'est pas gagné d'avance...  Un premier coup de fil. Un second. Un autre encore. Cela fait très professionnel d'avoir au moins trois offres.

Au téléphone, des voix chaleureuses, bien drillées répondent aimablement pour conforter votre choix.

Les offres arrivent, un peu plus tard... enfin, dans le meilleur des cas. La dernière tarde un peu. Il faudra l'oublier.

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Choisir l'une d'elles après des calculs astucieux.

Le thriller commence. 

Rendez-vous dans un créneau horaire, dans une fourchette étroite de temps ajustée aux timings fournisseur et client. Faire place nette pour faciliter le travail pour  attendre ces "experts". Puis attendre.

entreprise

Tant que le travail n'est pas fini, pas question d'intervenir dans trop de détails. 

Tôt dans l'après-midi, l'excitation  des débuts de matinée ne sont souvent plus là. Le client ressent que, pour les ouvriers, la fin de la journée approche à grands pas.

Pour couper court, le travail est terminé dans un délai un "rien" dépassé par rapport au planning.

La réception des travaux et la constatation que tout "semble" aller bien avant la facture à payer.

Les vices de formes c'est pour après. Rappeler la charmante hôtesse qui n'a plus les mêmes expressions enjouées que la première fois et se préparer au pire. Ecrire pour exprimer son mécontentement en se référant à la garantie comme une obligation de temps perdus. 

Mais, en attendant, c'est le retour à la case départ sur ce jeu de l'oie dans un cycle infernal...

Histoire caricaturale, cliché? Pas vraiment.

entreprise

Une émission radio, "C'est vous qui le dites" prenait, un jour, en charge les plaintes des clients envers leurs fournisseurs. Un coup de fil à l'entrepreneur et, tout à coup, les problèmes se résolvaient dans l'heure pour les jours qui suivaient.

Eva, l'opératrice virtuelle du helpdesk de Belgacom, a eu fort à faire avec M. Leduc, pas content des services de la société et qui s'en est plaint sur Facebook jusqu'à faire du buzz en proposant une compensation d'un an d'abonnement gratuit aux services de Belgacom. 

La génération "Y" s'indigne avec les mêmes outils des réseaux sociaux mais c'est aussi prendre quelques risques d'y consacrer beaucoup de temps et d'échouer. 

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Alors, on se questionne sur la qualité de ces "nuages" dans lesquels Internet plane. 

Y a-t-il une volonté de perfection, quelque part? On se rappelait des ISO 9000, des "quality first", des "zero defects" d'une certaine époque. 

Chacun semblait y gagner. L'un par la renommée sur la place publique. L'autre par la jouissance du travail accompli. 

La crise a adapté les règles.

Nous sommes, aujourd'hui, au jour où on parle de la pauvreté. Dès lors, on ne vend plus un produit ou un service pour sa qualité, on les vend grâce à son prix avec le travail de racolage de la pub.  

De plus, l'introduction de sous-traitants dans la filière, amortit les prix et les responsabilités de chacun des acteurs. Si Internet avait ajouté la couche de "relative protections" entre ceux-ci, leur recherche via les prix le plus bas, entraîne irrémédiablement des dérapages. 

La relation "prix-performance" dépend de facteurs inconnus du client potentiel.

"La gratuité des contenus internet pourra-t-elle perdurer éternellement?", lisais-je dernièrement. Une question presque innocente, aujourd'hui... et pourtant... 

L'eCommerce est venu s'insérer comme un outil d'informations citoyennes, un outil de persuasion et parfois de dissuasion.

Mardi, la radio en parlait de ce eCommerce qui ne faisait que croître. En Belgique, les fêtes de fin d'année seraient là pour booster le commerce en ligne pour rattraper un retard vis-à-vis de pays voisins. (216 millions d'euros, soit 15% des ventes totales annuelles). Le commerce en ligne afficherait 40% de croissance. Dans les exemples mentionnés, le 3ème en micro-commerce en ligne posait même question: un blogueur, même intéressé, ferait-il un bon intermédiaire en écrivant un article promotionnel pour éviter la pub traditionnelle?

entrepriseLa santé est aussi dans la course. Les cyberpharmaciens, eux, fourbissent leurs armes pour vendre en ligne les médicaments qui ne seraient pas liés à une prescription médicale.

Alors, on lit innocemment que "La protection des consommateurs se renforce dans le eCommerce" pour un cas particulier d'un achat dans un pays étranger, en perdant de vue, les racines du "mal".

entreprise

Il n'est pas dans mes intentions de faire le procès d'Internet qui  aurait comme acte d'accusation plus de points positifs que négatifs, en apprence du moins. Le plus négatif est, surtout, du côté des emplois perdus par son entremise, emplois, qui sont allés à la poubelle de l'histoire de la virtualité. Si l'informatique a été de la partie en un demi siècle, Internet peut avoir rélaisé les mêmes "dégâts" en bien moins d'années.

Internet a pu progresser par les avantages qu'il apportait et qui effaçaient, judicieusement et juteusement, les inconvénients.

Que ce soit TV connectée, enrichie, TV over the top ("TOT"), il s'agit d'arracher le plus de paire d'yeux qui monopoliseraient les canaux traditionnels de la TV linéaire qui imposait trop une grille de programme. Sans Internet, il deviendra impossible de comprendre toutes les évolutions d'une émission.

La question devient: "Où mettre de la pub avec le maximum d'efficacité?"

Si Internet trouble et/ou trompe ses interlocuteurs, sous influence d'une publicité mensongère, là, commencera vraiment le grand chambardement du virtuel en marche arrière. La gratuité d'Internet aura vécu et les Pages d'Or, écornées, pourront être qualifiées de "jaunâtres".entreprise

"Le mois de décembre, crucial pour l'histoire d'Internet" avec le regard de contrôle de ITU (International Telegraph Union) avec des idées comme:

  • Personne ne possède Internet.
  • Internet n'est pas transparent.
  • Internet, un système trop ouvert, trop pragmatique, trop démocrate, trop "bottom-up gouvernance". 

Au début de "Réflexions du Miroir", j'avais écrit "Internet reste net". C'est encore plus nécessaire, aujourd'hui, pour contrer les envies de fermer les robinets de l'Information, avec un "I" majuscule.

Internet est passé au travers de trop de nuages de l'illusion, qu'il faut espérer qu'il ne devienne, exclusivement, un autre miroir, celui aux alouettes.

 

L'enfoiré,

 

entrepriseCitations:

 

  • "Dans le commerce, plus le prix est modique, plus l'étiquette est grande.", Tristan Maya

  • "Lorsqu'un commerçant affirme que le client est roi, méfions-nous de la guillotine.", Robert Sabatier
  • "Il est rare qu’un nuage prenne la forme d’un nuage", Ylipe

 

26/10/2012

Vieillir en douce

Rien ne va plus, cette semaine, en Belgique. On entend des mots comme Surcapacité - Restructuration - Protectionnisme - Licenciements - (pré)Retraites - (pré)Pensions. Les (pré)vieux se "ternissent" en douceur et profondeur. "Dans mon jeune temps", des paroles de vieux qu'on commence à prononcer ou à chanter...

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Ford, Duferco, Photo Hall, Coca Cola, des pertes d'emplois à la pelle, cette semaine. La guerre économique n'utilise pas d'armes mais elle fait autant de dégâts sociaux.

Mais qui est ce fou qui a retiré le bouchon de la baignoire pour laisser filer l'eau avec les bébés qui surnageaient vaille que vaille à la surface?0.jpg

Est-ce pour fêter la fête du mouton et de son sacrifice?

Gaia dénonçait les conditions d'abattage des animaux.

Il n'y a pas d'organismes qui auraient le même souci pour les hommes? "Hécatombe", un autre sacrifice religieux de cent boeufs...

Dans quelques jours, c'est la Toussaint. Je ne sais pourquoi, j'avais titré ces retraits de la vie de "Points morts" en 2007 et 2009.

0.jpg"La vie est mal faite. Jeune et, donc, en pleine forme, on devrait pouvoir disposer de moyens financiers suffisants pour jouir de la vie. Plus vieux, il faudrait conserver la forme et pouvoir continuer à travailler", des paroles d'un de mes chefs, il y a bien longtemps et qui me sont restées en mémoires.

Il avait raison, même si je n'avais pas saisi toute la finesse du raisonnement, dès le départ. 

"Mourir cela n'est rien, mourir, la belle affaire. Mais vieillir", chantait Jacques Brel qui en connaissait un bout au sujet des "Vieux". 

Que dire encore de ce mot "vieillir"?

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En prenant la pyramide des âges, il y a des craintes à avoir.

Oui, c'est vrai, pour traduire l'image, c'est se rendre compte qu'après le lundi et le mardi, le calendrier ajoute aussi, M, J, V. Pour tout le monde d'ailleurs.

Si, c'est, comme il est dit dans cet article que dès la quarantaine, l'homme a sa première crise existentielle et se met à faire des bilans de sa vie, là, on est mal parti.

  • "On devient vieux quand on ne sait plus ce qu'est être jeune", répondait l'optimiste de service.
  • "Quand on regarde l'autre sexe et qu'on ne sait plus pourquoi", se gloussait le comique au parloir.
  • "Quand on retourne en enfance sans le vouloir", pleurait le pessimiste dans le couloir du home pour vieillards.
  • "Quand on répète plusieurs fois la même chose et qu'on ne se souvient plus de la première fois", se rappelait in extremis l'Alzheimer qui, jusque là, l'ignorait.
  • "Quand on regarde, à la télé, la 'Roue de la fortune' qui n'arrête pas de tourner sur le nouvel écran plat en 3D mais qu'on a oublié de changer de lunettes", se dit le rêveur en pleine distraction.

Vendredi dernier, un dossier "Family Business 2.0" paraissait dans un quotidien.

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Le titre, "L'ADN de l'entreprise familiale". Puis d'autres titres...

"Peu d'enthousiasme au sein de la génération montante". Pas à dire, ça commençait mal, me disais-je.

Dans la même fournée: "La succession c'est la question numéro 1 mais la logique économique prime sur les intérêts familiaux". "Progresser même en temps de crise". "La structure optimale du holding", "Le fisc et le patrimoine familial"...

Là, cela se corsait vraiment. Si on lâche, tout de suite, les gros mots, où allait-on?

0.jpgMême 'Asterix au Service de sa Majesté' qui sort bientôt sur nos écrans, au vu du box office, c'est aussi en petite forme avec sa potion magique.

Mais, la "potion magique" arrivait en fin du dossier. Pour le trouver, il s'agissait de télécharger une application gratuite via le code QR.

Avec un tel acronyme qui rappelle un autre SPQR, du temps des Romains, on devait être sauvé, Non?...

Michel Drucker, hypocondriaque, alors que 70 coups ont sonné à l'horloge, après près de 50 ans de carrière à la télé, veut continuer jusqu'à ce que mort s'en suive à recevoir sur son divan rouge, jeunes et vieux, saltimbanques, artistes et politiques. Avec une bonne mémoire, il se rappelle même de 500 émissions mythiques de la télé française dans une bible qui ne dit pas son nom. Une époque où rien n'existait, ni portable, ni PC, ni écran plat. "Comment un jeune peut-il, aujourd'hui, imaginer cela?", écrit-il dans sa préface. 

Dimanche dernier, il "osait" repasser la vie d'un mort. Celle de Henri Salvador, qui chantait "Le travail c'est la santé" en 1965 et qui avait travaillé, pourtant, toute sa vie. Le revoir à l'âge de 90 ans, dans une émission enregistrée un an avant sa mort, survenue la veille de la Saint Valentin 2008, une émission pendant laquelle on retrouvait son rire qui explosait à chaque instant en mode semi-automatique, tout un symbole de dérision sur la vie.

Prémonition? Salvador chantait "La vie, c'est la vie", une chanson qui finissait par les mots "La vie il faut se la vivre jusqu'à en crever". 

Évidemment, cela n'a rien à voir avec un travail à l'usine. 

Tout le monde a sa voie et sa voix et doit les céder au suivant dans la course relais de la vie et raccrocher avant que la vie ne le fasse raccrocher de force! 

Qu'au moins, cela se passe au mieux possible sans tomber dans le "Syndrome d'Erostrate".0.jpg

Difficile pour certains de raccrocher. Moins pour d'autres. Question de chance et de préparation. 

En Belgique, plusieurs bourgmestres, "crocodiles", se sont vus remisés à la case "prison" du Jeu de Monopoly, après les élections communales.

Avec le baroud d'honneur, toujours composé d'un petit cadeau de départ, du verre de l'amitié ou de l'inimitié avec des grincements de dents et quelques comptes à solder...

Que ce soit en politique ou ailleurs, des plus jeunes attendent au portillon du train et il ne faut pas leur voler "la" chance de monter en marche. 

Au suivant, chantait encore, le Grand Jacques.

0.jpgC'est la même issue pour chacun dans la douceur ou l'amertume.

Vieillir en douce ce sont "Les petis ruisseaux"...

C'est apprendre à lever le pied jusqu'à la pension, à la retraite de Russie, tout en imaginant qu'il pourrait y avoir des surprises en bout de course.  

Beaucoup se feront une joie de cultiver leur jardin, de se retrouver devant la télé en famille, de retrouver les petits-enfants, à se perdre et dire "J'ai oublié de vivre" comme ce sacré Johnny, lui qui ne dit pas tout sur sa façon de concevoir la vie simplement interprète d'un de ses paroliers.

Ce qui est vrai, c'est que ces "vieux" écoutent plus souvent radio "Nostalgie" qu'à leur tour, comme je l'écrivais lors d'un anniversaire récent.

Il y a aussi la justice naturelle, fatale, l'arrivée à la gare de fin de parcours avec la sanction "perpète". Une maladie, un accident qui se terminent mal. La médecine n'est pas une science exacte et les magiciens n'ont pas encore "le" philtre de jouvence.

Puis, il y a ceux qui étonnent, qui partent avant l'heure pour le grand voyage de non-retour, en n’atteignant même pas la retraite. La minute de silence et les souvenirs pour un temps des autres. 

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Dernièrement, parmi les célébrités, ce furent les perles qui avaient perdu leur support.

Silvia Kristel, qui en 1974, avait pris le rôle d'Emmanuelle en divers épisodes chauds, érotiques comme Jaeckin, son réalisateur, comme spécialiste, le racontait. L'érotisme est passé à la trappe de la pornographie.

"A la casse", lançais-je avant de partir de la vie active. J'exprimais ce besoin de transmettre un flambeau, au mieux, entre générations dans cette grande course relais de la vie.

Madre de Dios, les vieux, cela coûte vraiment de plus en plus cher...

Rien de changé? Si.

Les "poubelles de l'histoire" (désolé pour ce mot) se sont remplies plus rapidement et on ne sait plus où les déverser parce qu'il y a moins de places disponibles ailleurs que dans des homes qui font fortune. 

0.jpg"De pilier en pilier", un article pour comprendre comment se préparer à la retraite et ne pas trop dépendre de la seule pension ou des "suivants".

Car, le papy-boom est là, il est même dépassé par le baby-boom... 

En 2011, +5% de retraités, de pensionnés salariés, en plus. En cinq ans, la grimpette de retraités s'est accrue de 23,8%. Maudite médecine qui ne fait qu'une partie du boulot.

Dès lors, aux retraités, j'intimais, il y a déjà longtemps, l'envie aux "Papy, de continuer de boomer".

Soutenir la génération suivante comme la situation est devenue plus dure pour elle. Je parlais des papy-boomers qui avaient épargné pendant leur vie et qui ne comptaient pas trop sur le baby-boomers.1.jpg

J'écrivais dans un billet de "Les Réflexions du Miroir auraient pu s'appeler "Itinéraire d'un enfant gâté" avec des séquences comme celle-cicelle-là ou encore celle-là, découvrir ce qu'on n'aurait pu faire quand l'heure de la retraite a sonné et quand on dispose, de ce fait, de plus autant de temps pour tenter d'être témoin de son temps ou du suivant.".

Avant, cela n'a pas été le cas et les mauvais coups volaient bas dans un "service pompier" qui doit réagir dans un temps minimum mais sans mettre une véritable rustine.

0.jpgMardi dernier, j'assistais à une présentation destinée à rappeler la situation mondiale et l'art de bien organiser son patrimoine et sa succession en fonction de la "nouvelle mesure fiscale anti-abus". Le but, ne pas subir une ponction trop forte du côté de chez Swann, comme pourrait le chanter Dave avec plus de recul.

L'âge moyen des présents aux environs de 60 ans.

Peu de questions après la première partie. Un manque de temps pour les questions pour celle qui parlait de la succession et des derniers tours de vis du fisc. Je m’apprêtais à poser la question humoristique "Et Albert Frère, comment a-t-il réglé sa succession?".

Mais le quota des questions était déjà écoulé, trop vite dépassé.

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Quant au temps, lui-même, quelque part, devrait-on ou non s'en moquer?

La physique de la Magie du cosmos, nous apprend que tout est faux, que tout est déjà dans la boîte du temps, comme le serait un fleuve figé par la glace.

Ne riez pas. Le passé, le présent et le futur existeraient déjà sans distinction, en suivant la théorie de la relativité d'Einstein..

Une théorie qui dit, en plus, qu'on vieillit moins vite quand on reste en mouvement.

Cela donne des idées ou je batifolle? 

0.jpgS'il faut bien que jeunesse se passe, pourquoi n'en serait-il pas de même avec la pseudo-jeunesse des plus âgés avec l'expérience en plus?

Obsolète, tout cela? Jeunes, ne misez pas trop vite sur la charrette sans y ajouter les boeufs.

Alors, oui, il y a les "has-been", ce qui survient quand la société rejette dans les cordes ses anciens héros.

Ils deviennent, parfois, des rebelles quand tout patine sur place et que le schmilblick n'avance plus et devient un schmilblock. 

"Quand survient la dépendance", écrivait l'un d'eux.

"Nous sommes tous des réactionnaires" à baigner dans son bain, disait l'autre.

Fin mai, un "Questions à la une" nous emmenait à la rencontre de ces retraités ou pré-retraités en deux épisodes que je vais remettre en étapes chronologiquement. 

1. Tous au boulot jusque 70 ans ?

Résumé: "C'est plus que probable, nous travaillerons bientôt tous jusqu'à 70 ans. Financièrement, notre système de pensions est en effet complètement déstabilisé par le vieillissement de la population (En 2050, la moyenne d'âge sera de 90 ans pour les hommes et de 95 pour les femmes). Le sauvetage est donc urgent ! 

La solution? L'allongement des carrières. Une idée qui passe très mal chez nous, et qui a déjà occasionné grèves et blocage du pays. Les autorités ont alors choisi de faire passer la réforme pas à pas. Méthode plus efficace puisque sans opposition, il est déjà plus difficile de quitter le marché de l'emploi pour la pension ou la préretraite. Ce n'est pourtant qu'un début !"

0.jpgA revoir cela, c'est comme si on était à des années lumière.

Le vieillissement de trop de population en une fois et l'impossibilité de trouver les fonds pour assurer la retraite de ses aînés, le trop plein de production, ce serait donc cela qui a changé par rapport aux générations précédentes.

Le relais n'est plus assuré.  

Travailler jusqu'à 70 ans, certains, toujours en forme et avec des tâches intellectuelles, le désireraient à un rythme plus doux, ils ne le pourraient pas dans le privé, non prévu. 

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Allonger les carrières, chez les indépendants, c'est déjà le cas. Le nombre des indépendants de plus de 65 ans a augmenté de 10% ces cinq dernières années. 7,6% des indépendants sont dans le cas.

En cause, la maigre retraite et une ponction trop faible pendant la vie active n'apportant qu'une pension moyenne de retraité de moins de 500 euros alors que chez les salariés et les fonctionnaires la moyenne s'élève à 787 euros de pension. Que nous réserverait l'avenir ?

Un voyage étonnant vers un futur où tout serait mis en place pour que les seniors puissent continuer à travailler et dans lequel ceux qui n'auraient pas de carrière complète seraient remis au boulot par des agences spécialisées?

Spécialisées pour faire vieillir? Quel projet ambitieux...

Le retraité se repose sur des piliers. Ces piliers vacillent aussi à tel point que chacun a l'impression de les soutenir, du mieux qu'il peut. 

0.jpgLes pensions complémentaires du 2ème pilier, les assurances-vie seraient en danger, vu la faiblesse des taux d'intérêts et les turbulences sur les marchés. Elles font peur aux assureurs qui affirment ne plus pouvoir honorer les rendements garantis des contrats qu'ils ont signés avec leurs souscripteurs. De plus les frais de gestion peuvent grignoter jusqu'à 5% de cette assurance groupe. "Restons groupier", qu'ils disaient...

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La situation serait même alarmante pour les démographes qui ressassent le défi posé par l'arrivée prochaine à la retraite des baby-boomers.

Produire plus de richesses avec des bras et des cerveaux, c'est vite dit encore faut-il y ajouter un peu d'infrastructure. Sans progrès, rester en panne de croissance, ce serait la catastrophe. L'emploi que les jeunes postulaient à la suite de leurs études, ne trouve plus l'assurance de trouver un débouché valable et leur chômage prend des proportions inquiétantes en échange...

Un drame de sacrifiés... Pas de doute là-dessus. 

Les "petits" métiers rencontrent restructurations, délocalisations, faillites frauduleuses, offshore, d’où pertes d’emploi et le chômage. Le goût de se battre s'étiole.

En fin de compte, les dommages sociaux inhérents au système condamnent les couples à travailler ensemble à en devenir carriéristes sans successeurs.

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«En Allemagne, la femme est toujours en train de courir. Une entreprise évite d'engager une jeune femme car elle risque de faire un enfant. Ici, c'est quand même autrement facile.», répond-on en Allemagne.

Oui, mais, s'il faut des travailleurs actifs, il faut surtout qu'ils aient un salaire décent pour assurer "cet après" sinon ce n'est que partie remise.

La solidarité se perd. C'est évident. Tout est fait pour que cela se passe de cette façon quand il n'y a pas de place pour tout le monde.

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Nationalismes, régionalismes font perdre la montre en or comme le faisait comprendre Marc de Vos après le nouveau coup de Ford-Genk.  Nous n'étions encore qu'à la première phase en cette semaine. Les vagues de destruction d'emplois se sont succédé à un rythme accéléré ensuite. On aimerait trouver le mot "fin" au bout de la phrase.

0.jpgThomas avec son humour qui le caractérise, lançait sa pierre dans l'eau.

Il a peut-être raison, le fonctionnel ne suffit plus pour plaire au consommateur, il faut être sexy pour plaire.

La société de consommation pousse à consommer. Consommer, oui, mais pas n'importe quoi et n'importe quand. Sinon, on s'empiffre et on grossit inmanquablement.

Certains petits malins ont déjà compris comment profiter des aides (allocations familiales, bourses d’étude, etc.) … sans préparer de futurs travailleurs actifs.

Les années entre deux générations diminuent. Les enfants constatent que leurs parents ne s’occupent plus de leurs grands-parents, les parents, de leurs enfants. 

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C'est chacun pour soi qui règne... tant qu'il est encore temps.

-Aide-moi? Aide-toi et le ciel t'aidera !

- Et ta soeur, elle bat le beurre?

Je n'ai pu résister au comique de situation de cette annonce qui disait "Les seniories, ultime 'place to be' pour les assureurs" bien que le sujet de l'article touchait l'immobilier. Que l'idée, elle est bonne. Si on les y envoyait aussi ... 

 

2. La retraite est-elle plus belle au soleil ?

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"La misère serait moins pénible au soleil", Charles Aznavour le chantait dans sa chanson "Emmenez-moi".  

40.000 belges se font verser leur pension à l'étranger. C'est à dire 50% de plus qu'il y a 10 ans. Ils sont en effet chaque année plus nombreux à quitter la grisaille pour aller vivre sous les palmiers. 

Mais qu'est ce qui fait partir ces retraités? Si le souvenir de l'odeur du sable chaud reste la première motivation des pensionnés, le coût de la vie est de plus en plus souvent cité comme explication par les candidats à l'exode.

La retraite à l'étranger n'est donc plus l'apanage des pensionnés fortunés car quand on a une petite pension, il fait bon vivre dans un de ces pays où la vie est moins chère que dans les pays du Nord.

1.jpgLa crise en Espagne, fait penser à acheter sa maison à bas prix. 
Moins cher, les mots à la mode. 

Pourtant, il y en a qui en reviennent. Avaient-ils trop couru dans un escalier pour partir et se devaient de revenir en catastrophe? Un bobo qui, là-bas, ne trouve pas de réponse?

Courir, marcher, cela se mérite, cela se construit.

Aujourd'hui, il y a six ans, jour pour jour, juste avant la "grande crise", ce fut ma propre sortie de la vie active. 

Je concoctais pour l'occasion, une pièce en quatre actes que j'avais appelé "Rock around the clock". 

0.jpgUn souvenir pour moi et pour ceux qui y étaient. Un petit extrait de la vidéo qui m'a fait sourire après coup car je n'avais aucune expérience dans ce genre d’exercice: C'est ici 

 

Mais, comme tout finit par une chanson ou une parodie, je prendrai celle de Jeanne Mas, "En rouge et noir",  que je vous demanderai de revoir et de réécouter la vidéo avec attention.


Une chanson qui date de 1986, 26 ans depuis lors, et cela semble toujours en pleine actualité.

Je suis sûr que certains comprendrons ce choix.

"Une arrière saison" comme le chante Sheila que l'on regarde dans le rétroviseur.

J'espère seulement que le changement d'heure du week-end n'emportera pas (semi-)jeunes et (demi-)vieux dans le blues hivernal et sonnera la fin de la récréation.

 

L'enfoiré,

 

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Citations:

  • « Si vous voulez vivre longtemps, vivez vieux. », Erik Satie 
  • « On est toujours le jeune d'un vieux et le vieux d'un jeune. », Alexandre Carlson
  • « Plus vieux est le bouc, plus dure est sa corne. », Proverbe belge

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Mise à jour du 6 novembreTestament.be organisait une exposition qui a fait le plein "de vieux" au Beaux Art de Bruxelles. Le but: recueillir les legs et donations au profit d'une bonne cause. Des ONG de toutes sortes étaient présentes. Jacques Mercier, l'ancien journaliste de la RTBF prettait sa voix (son blog).

J'y suis allé. J'ai tout vu. Convaincu pas encore? A revoir...

Heureusement, fin novembre, il reste bientôt le salon Zenith, le salon pour les "p'tits vieux" BCBG. 


0.jpgMise à jour 24 novembre
Jogging au Salon du Zénith. Une dizaine de kms avant d'y arriver. Puis, l'entrée de deux sales, où déambulent le 3ème et le 4ème âge. Tout est fait pour attirer et pour créer l'envie de voyages, de se sentir mieux dans sa peau, d'avoir envie de vivre et à consommer.

11/10/2012

La spéculation sur le banc des accusés?

Ces dernières années, nous connaissons des crises à répétitions. Enfin, crises? Peut-être, vaudrait-il mieux parler de suites logiques à une situation qui ne pouvait que se dégrader vu la tournure que la spéculation avait prise. Commençons par les médias qui aiment en rappeler les raisons. Ensuite, allons plus loin. 

0.jpgLe 4 septembre, sur ARTE, ce fut "Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde".

Le 2 octobre, encore sur ARTE, "La Grande pompe à phynance", suivi de "Le bal des vautours".0.jpg

Le 8 octobre, sur France3, le débat "Le monde d'après avait pour question: "Les banques nous ruinent-elles?" et en présence, les "pours" et les "contres" du système bancaire. L'invité d'honneur était Jean-Claude Trichet qui a connu toute la tourmente de près vu sa position de président de la BCE.

On en arriverait, naturellement, à penser à l'extrêmité inverse, exprimée par l'article et l'idée: "Pour un monde sans profit". Il y a bien sûr le secteur non-marchandmais ce serait mal connaître la psychologie des hommes que de penser que tout devrait passer par là.

Il est vrai que tout ce qui tourne autour de la Bourse, de l'argent en général, n'a plus bonne presse. Nombreux sont ceux qui maudissent la crise financière et le monde bancaire. 

0.jpgL'émission "Gagner des millions" reste une des préférées à la télé. Étrange... Il sera intéressant de suivre L'Audimat après la diffusion du remake de "Dallas". 

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Depuis le 13 juin 2012, soit vingt ans après la fin de la première session, la chaîne câblée américaine TNT a lancé la suite de la série Dallas qui remet en scène JR, Bobby et Sue Ellen ainsi que la nouvelle génération de la famille Ewing. En France, la nouvelle série devrait être diffusée à l'automne 2012 sur TF1.

Ce 23 novembre 2012: Larry Hagman n'est plus, alors que la RTBF présente la nouvelle série. 

Ce serait, aussi, faire preuve d'un certain populisme que d'aller ajouter un article à la longue liste d'articles médiatiques qui pointent du doigt ce qui s'est passé.

Sans verser dans du "peopolisme", non plus, je vais tenter de prendre le contre-poids de l'"Affaire". "Il faut faire preuve de résilience et d'originalité, que diable", répondrait le psy très collet monté.

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Ne comptez pas que je ne vienne jouer au conseilleur, non plus. Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs. 

0.jpgCe sera plutôt aller à contre-courant avec humour, même si j'ai déjà joué à la parodie dans des articles comme "Futur du Capitali$me" ou ce que j'avais appelé le Spéculte.

Il est amusant de relire ce qui était écrit à l'époque et de constater que rien n'a vraiment changé fondamentalement sur certains points malgré les années qui se sont écoulées.

En 2005, avant l'hécatombe de crises, j'écrivais "Spéculons en paix".

J'y rappelais quelques principes de base, en donnant les aléas et l'utilité de la Bourse: "Quand nous investissons et faisons l’achat d’actions par son intermédiaire, nous entrons dans la participation du succès d’une entreprise dont nous partageons avec confiance, les idées, la stratégie et les réalisations suites à ses procédures.".

Que de belles paroles angéliques !

0.jpgDéjà, on apercevait-on poindre quelques erreurs de conceptions: "La plupart des actionnaires ne cherchent plus vraiment à savoir ce qui se cache derrière leurs transactions. Le plus souvent, un conseil d’achat ou de vente par un ami boursicoteur ou par une banque, où, l’argent change de main sans aucune forme de procès. On n'en désire pas plus à cet argent, qu'il rapporte, vite et bien. Pas le temps, d'essayer d'en apprendre plus. Au spécialistes, les mains pleines. Aux innocents, les vides.".

Imaginons que vous deviez créer de l'argent avec de l'argent des autres sans trop vous fatiguer.

Rien de plus simple, en somme. Ce serait:0.jpg

  • Ouvrir une banque comme un casino opaque avec des secrets impénétrables.

  • Réserver à ses collaborateurs une culture religieuse d'entreprise.

  • Trouver des gogos en masses comme l'avait fait Madoff , l'oracle maudit avec sa pyramide Ponzi.

  • Engager des matheux arrogants. 
  • Spéculer en utilisant les faiblesses de clients privés en noyant les poissons avec des HedgesFunds, des Junk Bonds et espérer, ainsi, des profits miracles.
  • Passer la ligne jaune sans jamais recevoir de carte rouge.

  • Faire payer les faillites aux autres.

  • .....

Conserver d'anciens collaborateurs dans tous les plus hauts postes de management des organisations mondiales.

0.jpgLes crises ont tout changé. Tout les chats échaudés, blancs ou noirs, craignent, désormais, l'eau froide.

Vous ne vous souvenez peut-être pas du film "La Banquière", du "Sucre". On se croirait à des années lumières. Nous étions, en effet, dans les années 80, la période que Reagan-Thatcher voulait installer de manière durable.

Aujourd'hui, c'est plutôt "Wall Street", "Margin Call", "Trader", "Les initiés", "Krash"... jusqu'au documentaire de Michael Moore "Capitalisme, a love story" qui font recettes.

Depuis, certains s'inquiètent de la situation et lancent des rappels à l'utilité de la Bourse et comment s'en prémunir contre ses vices hérités d'un système financier devenu véreux. L'expérience boursière ne s'apprend pas sur les bancs de l'école et elle le devrait être un cours dont les rudiments seraient enseignés comme pour la gymnastique ou l'éducation sexuelle. 

Les banques ont réagi aussi. Elles ne prêtent pl0.jpgus qu'aux riches après avoir poussé à la consommation des dettes à qui le pensait sans même le demander. Surréalisme à la belge avec Fortis?

0.jpgL'utilité de la Bourse? La Bourse est un moyen de soutenir une entreprise. Elle apporte des liquidités aux entreprises et répartit les risques dans le public, qui lui, aussi, en récolte en récolte quelques fruits, et ainsi maintenir un équilibre entre les différents acteurs de l'entrepreprise. Risques qu'un entrepreneur avait commencé avec ses propres déniers, faut-il le rappeler.

Des articles sortent et disent "Il faut sauver la Bourse", "Perdra-t-on encore longtemps de l'argent sur les comptes d'épargnes", ce qui est encore plus vrai en période de stagflation. Les pubs pour les banques n'ont jamais été aussi belles pour reconstruire leur image.

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Promouvoir la Bourse est devenu une obligation pour relancer l'économie et sortir de la crise de confiance qui s'est installée.

Alors, on cherche le client et les remèdes.

Les investissements socialement responsables (ISR).

Les taux d'intérêts touchent le fond. Pourtant les comptes d'épargnes sont plein?

Il ne s'agit plus dans la pensée des investisseurs lambda, de faire de l'argent sans se soucier de la manière comme c'était le cas à l'époque, il y sept ans d'ici. Les choses auraient-elles évolué? Fini d'être les dindons de la farce?

0.jpgBeaucoup de retraités recherchaient un complément à leur pension dans les intérêts sans oser bouger à leur capital.

Avoir épargné pendant une vie et espérer de récupérer l'usufruit de leur épargne pour ne pas dépendre de la génération suivante et pour lui réserver une succession. Génération suivante, qui, il faut le dire, est un peu en panne, perdue et sans ressources. Altruisme confondu avec bien être personnel, en quelques sortes.

Les papy-boomers voient, cette fois, leur capital fondre sur les comptes en banque pris entre les "deux feux de l'amour", pourrait-on dire. 

Du coup, les comptes d'épargnes explosent. Contradictoire? Non, réaction suite à un attentisme régi par la frilosité quand on ne peut plus "se refaire".

Spéculer sur le futur se produit dans tous les plans des activités humaines.

Spéculer commence avec l'espoir que la saison suivante sera bonne ou mauvaise pour acheter à meilleur prix en prévisions d'une hausse de prix. Des règles éthiques de bonne gestion. Ce qui se poursuit au niveau de la haute finance qui devrait être contrôlée par des organismes indépendants, qui serait non juge et parti, comme le seraient les Agences de notations.0.jpg

Acheter et vendre avec du profit, encaisser des plus-values n'est pas le problème.

Le problème vient des excès, des dérives, du détournement des objectifs, en jouant à qui perd, gagne, en s'assurant par exemple sur des pertes et en gagnant quand cela s'écroule comme l'ont fait les CDS au niveau supérieur.

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78.000 milliards de dollars transitent quotidiennement dans le monde par des transactions de tous types. Elles ne sont pas toutes véreuses, heureusement et la transparence ne leur est pas indifférente.

Il est à espérer que les investisseurs se préoccupent plus de la destination de leur argent. Ils ne veulent pas (ou plus) qu'il serve à spéculer sur les prix des aliments. Ils veulent investir responsable en respectant l'environnement et les droits sociaux dans le "durable", "l'éthique", le "solidaire". Ce dernier qualificatif nécessiterait bien plus qu'un coup de ballais en Bourse, mais n'anticipons pas. Scander le mot "solidarité" fait bien comme slogan dans les campagnes électorales, mais dans les réalités de la Bourse... Laissons-la vivre sa vie à cette "solidarité" et voyons les résultats, après coup.

En 2011, la chute des investissements a été sensiblement de 15%.

En Belgique, dans le même temps, quinze milliards d'euros ont transité par la voie des ISR, les "Investissements Socialement Responsables". Sensés avoir une gestion saine qui tient compte du social, de l'environnement comme 0.jpgdans des Forums Ethibel...

La rentabilité n'en serait pas différente des produits financiers classiques pour avoir une chance pérenne.

Choisir des critères d'exclusion, avoir des exigences précises dans le choix de ses placements et garder une rentabilité, serait le pied.

Une plus-value sociale dans des sites étudiés pour comme par exemple financite.be, un moteur de recherches comme beama.be. Là, on frise la bénédicité.

Les banques vont-elles se ruer sur ces outils modernes pour conseiller leurs clients?

Faut pas rêver... Il faudra, aussi, définir les limites des ISR et ce qui est dans le "lot" ou non.0.jpg

Une proposition de loi serait sur la table en Commission des Finances.

Le Réseau des Financements Alternatifs (RFA) s'inquiète du manque de diligence à déterminer par un article de loi, comment définir un fond ISR.

Pour une fois, la Commission a fait référence à l'ISR, dit François Passant d'Eurosif avec le "Key Information Document" (KID).

Les petits épargnants feront-ils le poids face aux institutionnels, avec ceux qui sont derrière leurs écrans d'ordinateurs?

0.jpgPeu d'offres éthiques sur le marché belge.

Seules trois banques en proposeraient (Trodos, BNP et VDK).

La demande existe mais aucun organisme indépendant n'existe pour vérifier l'éthique de ses offres.

Les comptes ISR s'élevaient à un peu plus de 1 milliard d'euros, soit 0,5% de l'en cours des 218 milliards.

Une hausse nette de 152% a été enregistrée en 2008.

Comble de malheur, les fonds éthiques sont aussi en crise.

0.jpgLes fonds ISR ont été en baisse de 15,6%, alors que la baisse s'élèvait à 14% pour l'ensemble des fonds. Ils ont perdu un tiers de leur valeur quand ils étaient gérés de manière patrimoniale privées.

2011 fut une mauvaise année en général.

Le nombre de fonds ISR a fondu. L'offre est devenue déficitaire. Dexia a disparu et a fermé cinq fonds ISR.

La qualité des fonds est en cause. La liste noire progresse par manque de transparence.

"Trodos Sustainable Pioneer Fund" est celui qui est le mieux coté à 60/100, alors que la moyenne est 6,4/100.

0.jpgC'est pourquoi les pistes pour développer des placements ISR dépendent aussi des initiatives des pouvoirs publiques.

Existant depuis les années 80, les ISR avaient bien progressé jusqu'en 2009 pour atteindre 4,1 % des placements.

En 2010, ils avaient commencé à stagner avant de chuter, en 2011, de 15% et tomber à 3,4%.

0.jpgObliger les banques à en créer par voie législative serait quelque chose à envisager.

L'esprit d'entreprise n'est pas mieux évalué en France à la bonne mesure d'après les sondages. C'est plutôt l'inverse qui se passe.

Alors, il y a des riches qui entraînent les moins riches dans leur sillage et d'autres qui ne font qu'y passer en meublant leurs fantasmes.

En Belgique, le fait qu'il n'y a pas de taxes sur les plus-values, a fait qu'ils ont eu des envies voyageuses pour s'installer en Belgique.  Les riches se rebellent.

Tandis que chez les particuliers, il y a, donc, des fortunes qui sommeillent en attendant mieux.

0.jpgSi les fonds qui privilégient les armes, des bombes au phosphore sont déjà interdites, il y aurait aussi d'autres fonds qui ne sont pas profitables à la société qui fonctionnent avec la spéculation des matières premières alimentaires et qui seraient aussi à mettre dans le collimateur de la justice "sociale".

Les métaux rares, le pétrole pourraient aussi voir, un jour, la spéculation mise à l'index.

Quatre alternatives proposées: les actions de rendement, l'immobilier, l'or et les obligations d'entreprises.

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Ramener la confiance dans la Bourse et redynamiser le consommateur aux risques, est une entreprise de longue haleine.

Responsabiliser les investisseurs est aussi la riposte à la crise qui suit la sauvegarde à court terme et les mesures de régulations à moyen terme.

Changer le climat négatif qui culpabilise les personnes qui investissent, est tout autant, une simple raisonnement du bon sens.

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L'argent est maudit, surtout quand on n'en a pas.

Sur le point des salaires, ce n'est pas à l'embouchure qu'il faut les revendiquer, mais à la source.

Les dettes que les gens ont contractées, ne sont que des suites logiques de la stagnation des salaires.

Car, 'le monde ne se limite pas aux prix des actions à la Bourse, il y a aussi les prix sur les listes de courses des ménagères'.

0.jpgIl ne s'agit pas d'influencer et de relancer sa propre vision du futur, mais de l'adapter aux nouvelles normes. Remonter les bretelles quand le pantalon pendouille. L'austérité, rien que le mot indispose.

Quand on pense au succès des Fonds Monory-De Clercq pour l'épargne-pension, c'est dire que l'engouement se fabrique à coups d'avantages fiscaux et d'incitations judicieuses. "On n'attire pas les mouches avec du vinaigre. Par contre, on peut attraper des aigreurs à l'estomac", disait Philippe Geluck.

0.jpgIl n'y a rien qui dérange plus en Bourse que l'immobilisme et l'opacité du futur.

La différence entre un placement en Bourse et un autre placement, c'est qu'il faut surveiller son évolution, que son rendement n'est pas garanti et  que l'échéance est inconnue.

Si on considère que les investisseurs n'ont pas été le problème des crises, ils peuvent être les acteurs des changements nécessaires pour y remédier.

0.jpgC'est, un peu, le message du livre, ouvrage collectif, "Crise financière et modèles bancaires", véhiculé par le "Réseau financements alternatifs". Les pouvoirs publics ont mené aussi à déréguler. Est préconnisé d'aller au delà du ratio des fonds propres, limités à 7% prévu par Bâle III et ainsi limiter l'effet de levier.

Dernièrement, on apprenait que la Bourse de Bruxelles, le Bel20, était en tête dans le peloton boursier avec 13,4% alors que la moyenne mondiale se limitait à 12%.

Une relation de cause à effet?

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Avec le Livret Vert ou B, on espèrerait ne plus cauchemarder, mais cela c'est, peut-être, Farcebourse avec les pourcentages en dessous de l'inflation...

L'excès inverse, c'est espérer décrocher le gros lot avec des pourcentages qui dépassent les normes du marché, du temps et de l'endroit.

L'Etat rêve de récupérer et de mobiliser l'épargne des Belges. Quand on se rappelle la flambée inespérée des achats des Emprunts d'Etat belges de fin 2011... Il suffit toujours de solliciter quelques cordes sensibles.

L'Etat n'est pas la seule, d'ailleurs.

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Quand on entend que les comptes d'épargnes belges croupissent avec 229 milliards d'euros, cela suscite les convoitises. Les banques Internet viennent à la rescousse. La poste avec son nouveau surnom BPost fait de même.

0.jpgFortuneo, Rabobank essayaient de casser les barrières. Sur Internet, après NIBC, voici le hollandais Mon@You qui fait son entrée en Belgique, en offrant un rendement global de 2,65% (prime de fidélité comprise). De plus, il n'y a pas que les actions.

Le programme d'émissions d'obligations gouvernementales est, après l'Autriche, le plus avancé dans la zone euro avec près de 35 milliards d'euros, cette année, bien que les taux à dix ans sont tombés à 2,42%.

Mais, je ne suis pas ici pour faire de la pub, ni conseiller des organismes financiers.  

Il paraît que le risque pimente l'existence, que la fortune sourit aux audacieux. Mais savoir prendre des risques sans tenter le diable, n'est pas toujours facile.

La Bourse est un domaine dans lequel on ne s'embarque jamais sans biscuits.

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Pour boucler le tout, je me devais de rappeler que les fonds islamiques se tournent vers des formules respectant les préceptes du Coran pour promouvoir le développement économique et social de la communauté musulmane. Ce marché était en plein essor en 2004 mais faisait alors seulement acte de présence, sur celui que nous reconnaissons comme plus «traditionnel», car, ici, on parle d'un autre monde avec d'autres coutumes parfois plus solidaires sans être nécessairement qualifiées de ISR.

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"Ce qui compte en finance islamique, c'est la finalité de l'investissement, l'habillage est secondaire. Même si les montages financiers sont très différents (du fait, notamment que tout intérêt est interdit), le résultat économique est souvent le même que dans le finance conventionnelle", avouait M. Boulif.

Tout n'y est donc pas plus rose. Les sanctions financières des Occidentaux ont, en fait aidé, le régime iranien à mater la classe moyenne par une hyperinflation en Iran.

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Frainer la spéculation et le trading par les taxes comme récemment la taxe Tobin qui renait de ses cendres?  

En général, les taxes découragent les particuliers, pas les spéculateurs. En Belgique, la TOB, la Taxe sur les Opérations Boursières, est une histoire ancienne (remontée à 0,25% cetter année). 

Aujourd'hui, la compétition dépasse les coopérations dans tellement de domaines en suivant la logique néo-darwiniste que croire que le profit, le besoin d'accumuler n'existe plus, serait mal comprendre. Ce ne serait pas uniquement pour soi, mais pour seulement subsister face aux concurrents intérieurs et, même, extérieurs comme l'est devenue la Chine qui a pris la relève dans ce néo-libéralisme.

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"Slalomer dans le champ de mines des marchés émergents" cela se fait avec un milliards d'euros par semaine jusqu'à donner un risque de surchauffe avec un PER qui dépasse les 20ème échelon et des risques politiques. 

Je n'irai pas jusqu'à lancer un coup de gueule ironique comme l'avait fait un des Cafés serrés de Thomas de mardi même en verlan.

"Rien ne peut continuer à rester durer", comme on dit chez nous.

Confiance rime avec transparence. Réconcilier la finance avec l'économie réelle, reste une affaire à long terme.

L'"Homo-economicus" est loin d'avoir pris ses quartiers d'hivers mais il est devenu, seulement, très "divers", très circonspect, presque très studieux et, aux dernières nouvelles, il tente le respect.

Puis, se rappeler de cette chanson qui disait tout.

 

L'enfoiré,

 

Citations:

 

  • 0.jpg"Jadis ce sont les basketteurs à qui on demandait de tracer des envolées de l'économie. Ensuite, les êtres de petite taille ont pu s'en charger. Aujourd'hui, les égoutiers sont prêts", Philippe Geluck

  • "L'argent est pareil au fumier, il ne sert à rien s'il n'est pas répandu", Francis Bacon

  • "Les comptes annuels sont comme un bikini: ce qu'ils montrent est intéressant, mais l'essentiel est ce qu'il cache", Burton Malkiel

     

 

0.jpgMise à jour 24 novembre 2012: Un fond vautour:  Le Fond spéculatif NMI Capital, l'un des créanciers de l'Argentine, a fait saisir saisir et bloquer certains comptes belges de l'Ambassade d'Argentine. C'est en justice au niveau de la Cour d'Appel. Un juge américain vient de condamner l'Argentine de verser 1,33 

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milliards de dollars à des fonds.

Le capital à risque? Oui. En connaissance de cause. En sachant à qui profite le "crime" ou la "BA". Seule les investissements des entreprises peuvent relancer l'économie. Le capital a risque offre plus de sécurité que le financement par la dette, car l'entreprise n'est pas obligée de rembourser à un moment donné, ni de payer des dividendes si elle n'engrange pas de bénéfices. Alors pousser les entreprises à s'endetter d'avantage...

Mise à jour  08 janvier 2013:

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Projets sérieux ou humoristique, faut choisir.

Il faut revenir aux années de 1996-97 pour retrouver une période aussi propice à la Bourse. Le moment de rappeler que les arbres ne montent jamais jusqu'où ciel. 0.jpg0.jpg

 

 

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20/09/2012

Le vague à l'âme des mégaprojets en informatique

"Le fait d'intituler "Projet informatique" à des mégaprojets destinés à transformer un métier est déjà en soi, un symptôme de la mauvaise gestion qui entraîne l'échec de telles initiatives", disait le professeur de l'IT, Georges Ataya.

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J'avais déjà parlé des problèmes de code des programmes informatiques qui donnaient la nausée. Ici, Georges Ataya, professeur de l'IT remonte le problème plus haut dans la chaîne de développement.

Ce qui est sur la sellette, cette fois, c'est la totalité du processus de développement d'un projet trop important que pour être limité à un seul projet même "mégastore".

Datanews mettait déjà en garde en avril dernier de la possibilité d'arriver à un fiasco pour un projet eHR (Human Ressource électonique).

Cette fois encore c'est l'Inspection des Finances qui confirme. On relance ou non, eHR?

Le SPF Fedic n'aurait pas demandé suffisamment à la partie "SPF Personnel et Organisation". Solliciter tous les utilisateurs de la base jusqu'au sommet avant d'écrire la moindre ligne de code.

Analyse des besoins réels et imaginer un concept généralisé et fonctionnel devrait prendre le plus de temps dans la totalité d'un projet.

Limiter cette analyse à sa seul entreprise, en sortir la conjonction des besoins dans un mégaprojet c'est dépasser de loin un problème informatique. Sur réalité du terrain, c'est d'ailleurs rarement le cas, perdu derrière tellement de tentacules de sociétés et de sous-ensembles. Estimer le coût global d'une telle entreprise est seulement devenu une chimère.

SPF Justice, que l'on pourrait appelé eJustice, avait déjà eu du plomb dans l'aile dès son départ. Échecs successifs, d'ailleurs. Projet repris comme une course relais mais dont on ne voit pas la ligne d'arrivée.On se rappelle de Madame Onkelinkx alors Ministre de la Justice qui a mis un point final au projet Phenix avec un procès en Justice sans programmes informatiques, et céder le bâton de coursier de relais, en 2007,  à un autre groupe privé qui n'a pas fait mieux. D'après Datanews, le projet serait même empoussièré avec des coupables des deux côtés. Cinq projets avaient été mis en chantier vu que le budget de la Justice était en forte hausse. Projets dont les noms Cheops, Prisma et d'autres sous-projets... Il s'agit d'un consortium de projets dans lequel chacun a ses prérogatives, ses plate-formes personnels ce qui augmente l'overhead pour s'assurer de la compatibilité entre elles. La sous-traitance en offshore n'y est pas absente, ce qui allonge le temps au niveau des contacts et des cultures.   

Depuis fin 2001, date de la première signature, rien n'a encore vu le jour. Echéance du deuxième contrat est pronostiquée en 2014, c'est à dire sept ans de plus avant, qui sait de redéfinir un nouveau délai. Ce qui pourrait prouver que la complexité n'était pas un vain mot. En cause différents paramètres entrent en jeu:  politiques, décideurs qui ne sont la que pendant un terme court, le défilé des ministres en charge, leur changement d'optique et de desiderata, l'évolution du temps, des besoins et des potentiels matériels.

Le secteur public est, peut-être, plus transparent en étalant, au grand jour, les problèmes que le secteur privé, quand la justification des décisions de rupture de contrat s'impose pour des raisons électorales.

En cas d'échec, les dirigeants d'entreprises ont l'habitude de montrer du doigt la partie informatique d'un projet, alors que celle-ci, logiquement, ne devrait être que le maillon déterminant du développement général. Les gestionnaires du projet ne font que répondre à un cahier des charges au mieux de leurs possibilités et parfois en essayant de rattraper un retard. 

Le coût, la qualité, les délais demandés sont des points qui sont traités lors de la prospection de candidatures. Les projets sont alors encore dans les limbes. On pense savoir ce que l'on veut obtenir mais il faut y mettre des notes à la partition. Qui établit les devis de la commande? Qui en fixe les limites? Qui décide de l'acceptation d'un candidat plutôt qu'un autre au moment des choix? Les benchmarks, l'expérience, le prototype, s'ils ont eu parfois la chance d'exister, mais ont-ils été suffisamment concluants?

Des réponses aux questions qui restent très vagues. 

Les décideurs ont des impératifs différents à remplir. Les vendeurs d'un projet sont-ils à mène d'établir un temps théorique nécessaire pour un développement qui n'a pas encore de précédents? Les coûts et les décisions sont pris du côté "client" et évidemment estimés au plus juste prix, c'est-à-dire à une niveau qui tient la corde. S'en suit, un rattrapage par le secteur de l'informatique pour corriger l'estimation trop parcellaire, au départ, simplement pour rester dans la course et obtenir le contrat des premiers.

Dans l'estimation, le prix du hardware, en chute libre, fausse souvent le poids global du prix du software dans l'estimation globale d'un projet informatique, alors qu'ils se sont dissociés depuis longtemps. 

D'après les statistiques, il y a seulement 32% de chance pour qu'un projet arrive à temps avec une réussite finale.

Un projet sur vingt quatre est complètement raté et à recommencer à zéro, "from scratch", comme on dit dans le milieu.

Changer un métier représente un changement organisationnel plus que complexe, presque un modèle de société différent à intégrer dans des habitudes ancestrales, un modèle stratégique qui changent l'architecture d'un département et de son entourage, qui modifie les méthodes de travail avec des fonctions relativement inédites, difficiles à digérer par les "users".

Cela implique la présence de ceux-ci, dès le début, au premier chef puisque c'est eux-même qui vont devoir chevaucher la "nouvelle cavalerie". Entendre après l'implémentation d'un projet "c'était mieux avant" est une preuve que les utilisateurs n'ont pas été questionnés et que le fonctionnel n'a pas fait son travail de recherche des responsables.

Le reste, l'informatique, elle-même, n'est qu'un maillon faible, de cuisine intérieur, d'exécutant, bien moins important.  

Alors, il y a les grosses "usines à gaz", celles qui sont étudiées pour et habilitées à répondre aux désiderata géneraux et qu'il faudra adapter aux besoins spécifiques. Je ne vais pas citer de noms, ils sont connus.

Il y a les systèmes rigides, les "frigides", qui ne permettent pas de customisation ou peu. Dans ce cas, la clé n'est pas fournie. Les autres systèmes, maléables à souhait s'écartent de la version standard, originale. Cet écart, salutaire au début, nécessitera une réinstallation complète à chaque nouvelle version ou release, que le software standard ne comprend pas. Réinstallation qui nécessitera une recherche de compatibilités.

Parmi eux, d'un côté les CRM (Customer Relational Management) et les ERP (Enterprise ressource Planning), de l'autre.

Packages "généraux" et "généreux", s'il en est.

"Généraux" parce qu'il sont appelés à être utilisés tels quels dans leurs généralités sans frais supplémentaires. "Généreux" parce que, dans le cas contraire, le coût de la mise à niveau n'est pas compris dans la localisation, coût qu'il faudra assumer et répercuter pour garder une chance de rester supporté par le fournisseur en cas de déraillements majeurs.

Le syndrome du mégaprojet restera une plaie toujours ouverte pendant toute la durée de l'exploitation puisque ce n'est plus du "clé sur porte". De plus, quand le doigt est mis dans l'engrenage, difficile de changer de système, de plate-forme par la suite.

Dès le départ, un calcul de risques de tous les étages, fait par un gestionnaire de ceux-ci, doit prendre une place essentielle dans un projet de cette envergure.

Il n'est pas rare qu'il y ait des points cachés ou plus politiques derrière toutes décisions. L'aspect protection de l'emploi qui entre en jeu n'est pas illusoire. Restructurer n'importe quel système sous-entend des diminutions de personnels, d'où cette résistance vis-à-vis d'un processus informatique qui est quelque part, un fossoyeur de travailleurs. Qu'on ne disent pas que l'informatique n'a pas contribué à réduire les personnels dans son histoire. Ce serait faux, même s'il a créé d'autres jobs avec plus de parcimonie.

Lors de l'installation, le nouveau système est vendu avec ses avantages, ses améliorations, qu'ils travailleront mieux et plus vite, alors qu'en fait, il s'agit d'une vente forcée. Cela tente aussi de faire oublier que son étude préliminaire se passe en parallèle avec la maintenance de l'ancien avec la même cadence. Certains se complaisent dans un système parce qu'il s'y trouvent bien et ont peur de tous les changements même en mieux. On ne fait toujours bien que ce qu'on connaît bien. 

Évitons le mot corruption qui ferait mauvais genre, ici. 

Les risques peuvent être structurels, passagers, ponctuels entraînant un développement inadéquat ou obsolète bien avant l'implémentation. Le temps très long entre la signature d'un contrat et l'implémentation va vite trouver des développements concurrents sur son chemin et rendre obsolètes les siens.

Le bon chef de projet peut être comparé avec un chef de chantier. Le grutier est capable de creuser une tranchée au milimètre près avec de bons plans. Mais il n'est qu'un maillon. Les erreurs, les ratés se retrouvent dans les effets collatéraux qui feront sauter une canalisation, que l'on retrouve par analogie dans les bugs informatiques. Ce "project manager" fait aussi ce qu'il peut avec les collaborateurs qu'il est loin d'avoir choisi lui-même.0.jpg

D'après l'auteur de l'article initial, l'optimisme exagéré, l'absence de gestionnaire de risques se partagent les fleurs ou les pots. Les responsabilités des deux, elles, sont partagés.

C'est peut-être, aussi, oublier que les intérêts ne sont pas les mêmes au sommet et à la base. Au sommet, les dirigeants se sentent forcés de lancer la "sauce" le plus rapidement possible, comme un bulldozer, pour résister et contrer la concurrence. Alors, parfois les projets dérapent en porte-à-faux pris par le temps et sont mort-nés.

Chiffrer le prix de ceux-ci est difficile, mais Gartner a évalué les fiascos de tels genres de mégaprojets à plusieurs centaines de milliards de dollars dans le monde.

Vous avez dit "fiasco"?

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Avril 2013: Les développeurs belges d'applications ne courent pas que pour le plaisir. Les hackatons rassemblent les developpeurs à certaines occasions. 200 déveoppeurs se réunissaient dans un superhachaton pendant 18 heures d'affilé.

Ces développeurs et designers, des "devigners" connaissent, lors de ces marathons, toutes les couleurs d'une applic...

En Belgique, on compte 35.000 professionnels et 50.000 non-professionnels ou étudiants. Sur des plateformes aussi différentes que Windows8, IOS ou Android sous Java.

Définir le cahier des charges, les différentes petites fonctions à rassembler bien avant de s'intéresser à l'inrterface utilisateur. On passerait ainsi de 4-5 mois à quelques semaines de développement. La facture s'élève de 600 à 1500 euros par jour pour ce genre de 'magicien" du bit. 

 

L'enfoiré,


Citations:

 

  • « Une petite impatience ruine un grand projet.  », Confucius 
  • « Le chemin est long du projet à la chose. », Molière
  • « Mon projet préféré ? C'est le prochain. » Frank Lloyd Wright 

06/09/2012

Etes-vous auto-immune ou polythéiste?

C'est la rentrée. On aurait pu croire que ces deux mois de vacances passés auraient été une trêve de l'information. Il n'en fut rien.  Les polémiques ont été de la partie. Année électorale oblige, chaque parti est occupé à fourbir ses armes. Détecter les populismes est loin d'être aisé. Rester informé est nécessaire mais cela nécessite d'être encore plus vigilant vu l'abondance des informations. Alors, entre croire à tout ou être imperméable, il y a une marge que l'on pourrait franchir...

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Ce matin-là, un copain me disait à la lecture de "Eurek@ Google": "Intéressant, ton article et surtout ça m'épargne l'achat du S&V. De temps en temps, il traînait un Reader's Digest chez mes parents. De la lecture facile, pour passer le temps, l'impression d'apprendre quelque chose, de devenir plus intelligent sans peine, de savoir des choses que les autres ne savent pas. Ça occupe les neurones, mais ne les fait pas travailler. Toute la différence entre le sportif et le gars qui regarde le sport à la TV".

Incontestable.

Au même moment, il me parlait d'un problème de l'immunologie en médecine. Immunologie que l'on peut diminuer, mais pas augmenter. Aucun rapport, me direz-vous.

Pour le citoyen, c'est consommer de l'information à toutes les sources, bonnes à prendre et, souvent, à laisser.

Les idéologies se construisent suite à des impulsions et à des informations reçues par des "gens qui nous veulent du bien pour les appuyer". 

Les informations, ce n'est vraiment pas ça qui manque dans notre monde relié par les médias. Les consommateurs ont beaucoup à faire avec le tri de ce trop-plein en prenant en compte  l'insoutenable légèreté de l'âme ou de seulement l'être.

C'était donc la rentrée. Pour commencer la semaine, une nouvelle rubrique avait attiré mon attention à la radio de Matin Première. Une séquence appelée "Fact-checking". Cela existe aux États-Unis depuis une dizaine d'années. Chez nous, c'était dans l'air depuis le mois de mai. Principalement dirigée à l'encontre des politiques et pour les empêcher de dire n'importe quoi pour appuyer leurs thèses. Une preuve de plus  que personne n'a plus les moyens de vérifier les statistiques "arrangées" que le citoyen doit accepter comme telles.

Qu'on se le dise, les informations ne coulent pas de source. Elles ne s'inventent pas même si on pourrait le croire.

Il n'y a pas que les politiques qu'il faudrait remettre à leur place. Il y a aussi leurs subalternes, leurs subordonnés et les "croyants" que j'appelerais "polythésistes".

Déjà, les médias officiels recourent souvent à leurs propres filières, déjà "prémachée" par des agences de presse. 

Des informations malaxées, comparées, avec des conclusions pour résumer les informations élaguées seraient les bienvenues, s'il n'y avait jamais de messages subliminaux cachés derrière l'information donnée.

Arrivée chez le consommateur-citoyen, l'information n'a pas fini son cheminement caillouteux. Ceux-ci les font circuler à leur tour avec un intérêt personnel qui brise tout autant la confiance. 

Ils suivent le même circuit que les futurologues en goguette.0.jpg

N'avez-vous jamais remarqué qu'ils ont une seule vérité? La leur. 

Parmi eux, aussi, des suiveurs qui le font avec toute la foi de l'innocence, mais de là à être plus catholiques que le Pape, il y aussi une marge...

Leur "prestige" se compte via leur nombre des clients qui, à leur tour, croient bien faire en leur âme et conscience en répercutant les affaires lancées par les antécédents. Pour le client, une fois ferré, l'information vérolée ou non, ne crée dès lors, pas ou plus trop de soucis. Se forment des clans avec de chaque côté, une devise "je sais rien mais je dirai tout". Alors, la polémique se met en branle. "Pol et Mieke" oserais-je dire avec la consonance du terroir pour détendre l'atmosphère. On va y découvrir la confirmation de ses propres pensées. Mais, c'est vrai, une vérité peut en cacher une autre tout aussi stratégique.   

"Impostures intellectuelles" écrivaient Alain Sokal et Jean Bricmont d'une manière plus générale.

A cette allure, il faut quelques personnes qui remettent les compteurs à zéro. En général, on les appelle les "non croyants".

0.jpgActuellement, un livre émousse les idées reçues en Allemagne. Titre "La Marraine". Sujet: Angela Merkel. Auteur: Gertrüd Höhler, une ancienne conseillère d'Helmut Kohl qui s'était vue regardée de haut par Schoeder et qui dit que sa "plus grande chance, c'est d'avoir toujours été sous-estimée". Merkel, la femme considérée comme la plus puissante selon Forbes, ancienne chercheuse de l'Académie des Sciences de RDA, est pour Höhler, une personne dévorée par l'ambition marquée pendant 35 ans derrière le rideau de ferQualifiée de "gamine", de "cheffe de meutes", de "pilote d'essais dans le parc d'attraction de la CDU", selon Höhler, elle voudrait restaurer la dictature par la destruction de la démocratie.  Un pavé dans la mare ou, au minimum, un pamphlet sanglant, ce livre.

Aujourd'hui, le chimiste, Antoine Lavoisier dirait de l'information qu'elle peut tout créer, tout déplacer et tout transformer dans le domaine de l'interprétation.

En dégressif, il y a les profiteurs, les passionnés, les réactifs, les curieux et les passifs. L'intérêt se calcule en Beaufort sur une échelle des vents d'influences diverses. Comme pour un marin, il s'agira d'utiliser ces vents pour pousser le bateau dans la direction choisie sans jamais chercher à s'y opposer de front pour ne pas créer de tempête dans les esprits et se voir accuser de clown à la barre.0.jpg Les passifs indécis sont heureusement nombreux et ne se font pas arnaquer au premier discours.

Lors des élections, ils resteront indécis jusqu'à la dernière minute. Même le charisme de l'orateur dans l'immédiateté de paroles, trop bien étudiées à l'avance, recevra un degré d'écoute très variable.

Tout reste bon pour entraîner les foules. Le populisme est de rigueur sans en dire le nom à haute voix que pour le dénoncer chez l'adversaire. 

A l'écrit, sur les forums de discussions, on y laisse plus de traces. On peut comparer promesses avec réalisations. Analyser, "assimiler" de manière plus "studieuse", mieux "confronter" avec des réalités vécues en fonction de paramètres très personnels. Le temps, la péremption des infos effacent parfois trop vite ce contrôle après coup. 

Entre les deux, les confidences, les secrets, les radios "corridor" refilés de bouche à oreille, entre autorisés, avec le "délit d'initié" à la clé, vont confirmer un soupçon préalable. Et ça marche, même pour les infos fausses.

A la question "Pouvez-vous garder un secret", "60% des gens confesseraient qu'ils ne peuvent s’empêcher de partager avec un tiers les secrets de leurs meilleurs amis." est-il répondu. Le savoir est une force utilisable dans l'intermède et la rumeur peut, dès lors, se mettre en marche.

Tout tient dans le jeu entre deux parties où il y a le détenteur d'une information qu'il veut faire passer gratuitement et celui qui devrait en profiter à son tour, prêt à la répéter sans même le demander.

Mais, évidemment, tout va bien, on ne veut que le "bien" du citoyen... Voyons! Qui oserait penser le contraire?

Comme on devait s'y attendre, même là, les allergies de toutes sortes peuvent croître au milieu d'un tel fatras d'informations, de résultats et de spectacles.

L'immunité en médecine, rappelons-le, diminue sans jamais augmenter. Parvenir à résister aux "organismes pathogènes" de tous ordres devient un jeu d'équilibriste.

0.jpgL'homme est, avant tout, un "animal sensible et influençable", réactif à la moindre poussée de fièvre et elles sont d'origines multiples. Il a ses préférés et ses détestés. Seule sa raison peut encore le réhabiliter en dernière extrémité, sinon il se laisserait aller à toutes les distractions qui se présentent.

Souvent, à force de voir certains se faire "descendre" en flamme par les commentaires, une sorte de syndrome de Stockholm se produit.

Alors, si on faisait un pas de recul, si on faisait une pause.

Si on cherchait à devenir auto-immunisé vis-à-vis de notre entourage, de ses ambitions et de sa force de frappe

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Récemment, l'affaire Michèle Martin n'en a été qu'une preuve de plus que "l'émotion a malmené la raison" et que la population était prête à prendre les armes. Un déni de justice ou de compréhension du problème posé? Affaire récupérée, comme il se doit, par les politiques. L'avocat Bruno Dayez avait, heureusement, essayé de remettre les pendules à l'heure. Que lui conseiller à Michèle Martin pour indemniser les victimes sinon d'écrire un bouquin à gros tirage?

0.jpgL'affaire des fissures dans deux centrales nucléaires en Belgique, des autres épisodes épiques. Épisodes à répétition qui y trouveraient une raison du "bien-fondé" surtout pour celui qui en est étranger. Mais, parait-il, il y a même des fables. C'est évident, le nucléaire comme il existe aujourd'hui, ne peut continuer de la sorte et doit trouver une autre issue qui peut être sous une autre forme plus sécurisée. Qui oserait dire le contraire vu le grand âge de nos centrales? Mais il ne faut pas mélanger. Il y a nucléaire et nucléaire...

Je me limiterai à ces seuls exemples, car en période de crises, cela devient une véritable crise de foie et de Foi.

La nouvelle du jour, le parti écolo veut imposer un Livret Vert à toutes les banques avec un intérêt de 2,5%.

Je parlais de Foi. J'oubliais qu'il y a, heureusement, celui que l'on appelle le guide suprême, Dieu et qui exercerait ses bons offices au-dessus de nos têtes.

N'oublions pas, c'est un Dieu constitué de trois Paroles, deux Prophètes et d'un Messie car, là-haut, aussi, il y a de la concurrence. Si on ne se dispute plus sur le mont Olympe, c'est sur le Mont des Oliviers que l'on se crêpe le chignon et du haut des minarets, qu'on se chatouille la barbichette en criant qu'Il est toujours plus grand que tous ses concurrents. On ne cherche pas à savoir qui "IL" est, mais on sait qu'il "assure" ou même "rassure". Il est payé pour, non?

Des messagers qui prétendent détenir chacun la vérité absolue en vendant la parole divine au plus offrant.

0.jpgQuand cela ne va pas trop bien sur le plancher des vaches, on assiste à une recrudescence de l'idée de Dieu comme un sauveur de la dernière chance. Les médias de la presse écrite ne font pas défaut dans une nouvelle sorte de populisme de bon aloi dans l'air du temps. 

On remonte "Aux origines de Dieu", en "mono" ou en "poly"-théistes dit les Cahiers de S&V.

Ensuite, ce fut "Dieu, 10 raisons d'y croire" au menu avec, bizarrement, un article "Haro sur les journalistes" en pousse-café.

Alors accrochez-vous, car cela va "swinguer" à les lire, ces 10 raisons.

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D'abord, s'il y a une horloge, c'est qu'il y a un horloger, était-il écrit. Donc, ne jetez pas le réveil parce qu'il vous réveille et vous fout les boules mais c'est l'horloger qu'il faut incriminer.

J'aurais dû m'en douter...

Si Aristote voyait l'interaction entre les hommes dans un monde fini, Jésus, lui, se voulait plus circonspect en porte-parole du créateur, comme centralisateur dans un monde fini peut-être mais sans oublier les hiérarchies préétablies.

Un athée dirait que c'est un créateur de tout et de rien, sans plan bien défini, ni précis et soutenu par une "mécanique" douteuse. Un créateur de crises mais qui en aurait oublié d'inventer les antidotes pour en sortir.  

L'époque des Lumières, contrairement à ce qu'on pourrait penser, n'a pas plus apporté de lumières éclairantes.

Continuons à sourire en se promenant parmi ces "dix raisons".

Le "big-bang" comme point de départ comme cheval de bataille. On se demande si ce n'est pas plutôt un cheval de Troie.

Darwin avait pourtant dit que cela ne servirait à rien de remonter à la source du fleuve si on ne connaît pas l'évolution pour arriver à son embouchure. Descendre du buisson de la vie est bien plus facile que d'y remonter.

Dans le style "boutade", il y a la "particule de Dieu"lancée par Léon Lederman. La Science s'est engouffrée à pieds joints dans cet imaginaire suite à une intuition, pour combler un trou dans les calculs de la physique. Le Boson de Higgs, de Robert Brout et de François Englert, vient d'être découvert. Devenue une véritable "idole", cette particule, mais qui, tout de suite, a été minimisée par la pensée qu'une autre "particule" encore plus cachée, plus originelle encore. On n'en aura jamais assez de chercher la petite bête qui grimpe. 

0.jpgLe "God-Bang" a repris du service. Le Big-Bounce, reste moins connu. Ce big-là n'en aurait jamais fini de respirer dans une suite de cycles expansifs ou concentriques, sans début ni fin. Le chanoine Georges Lemaitre semblait le confirmer, d'ailleurs, en parlant d'un commencement, mais pas de création. Nuance...

Sauvé par le gong? Pas encore. 

Tant que la réflexion reste fertile, rien de perdu et tous les espoirs restent permis à l'homme d'esprit féru de philosophies à réseaux multiples.

Frédéric Lenoir parlait d'évolution des vertus avec l'empathie comme remède réconciliateur. L'éthique, les valeurs, les vertus en reprendraient du galon par cette entremise. Les valeurs, les lois des hommes sont là comme guides pour une vie en communauté, considérée comme la meilleure possible pour éviter les conflits idéologiques.

Alors, ce serait le juste contre l'injuste, le diable, ce mal personnifié, dans une dichotomie numérique, gauche-droite, qui n'a rien à voir avec le monde analogique du vivant, bien plus complexe et plus échelonné. En dehors de la sphère humaniste, cela risquerait de rester sans valeur.

Le bonobo, je le vois d'ici, doit en rire de toutes ses belles dents blanches. 

Mais, 0.jpgquand Dieu dit la bonne parole, l'homme se tait et se doit de passer le message de la bonne bouche à la bonne oreille.

Une autre preuve loufoque et qui faisait planer. Tout le monde ne peut pas se tromper en même temps, puisque même l'incroyant parle de Dieu, après tant d'années, c'est donc une preuve de dire qu'il devrait y avoir quelque chose de vrai dans le processus de croyance. 

Un château de cartes se construit sous l'ombre d'une Tour de Babel inachevée, grâce au seul instinct grégaire des hommes et du partage d'informations. 

Michel Onfray, avec son "Traité d'athéologie", dont la lecture a déplu parce que, sous le couvert des on-dits, il disait que les Évangiles avaient été écrits bien plus tard, en dehors du terrain des opérations, elles-mêmes. Mais comme il écrit mal, comment lui donner sa confiance... 

Un raisonnement par l'absurde et un miracle qui serait d'y croire? 

Démontrer que Dieu n'existe pas, ne serait compris que par l'athée. Ce n'est pas une raison pour en arriver à l'autre extrême dans ce film dont le propos est tantôt sarcastique, voire carrément drôle, tant les deux protagonistes se livrent à un combat puéril, tantôt sordide et tragique.

Paul Claudel, athée convaincu, à Noël mangeait plus que d'habitude en n'y associant rien d'autre et en profitant de tous les jours de congés annexés. Car on veut les garder ces jours-là.

La Foi n'a pas de besoin de se justifier, est-il dit. Pas de problème avec ce concept.

Elle déplace les montagnes et elle s'en contente. Ok.

Le Cardinal Martini qui vient de mourir, disait tout de même "l'église à 200 ans de retard".

Et s'il en était de même avec toutes les croyances vivantes ou mortes? 

L'immunité ne fait que décroitre et n'augmente jamais même en dehors du côté physiologique. Bombardé de partout, il faudra plus qu'un parapluie aux utilisateurs des messages d'informations et des "bonnes paroles".

Une lecture plus fine des méthodes utilisées, apporterait-elle la bouée de sauvetage? 

Lire entre les lignes d'un message en n'omettant pas tout ce qu'il entraîne de contraintes et d'"overheads" comme on dirait dans la langue de Shakespeare, pour éviter guerres et conflits? Pas si simple.

Un enfant qui vivrait sa jeunesse sans attaches avec le monde extérieur recommencerait, peut-être, par le paganisme, puisqu'il n'a pas encore reçu le "beau message" qui, en finale, se résume à "Faites ce que je dis et pas ce que je fais". Cet enfant sauvage complèterait ses doutes par du fétichisme, du vaudouisme comme réponse à tout ce qu'il ne comprend pas sans capote immunitaire suffisante.

Une rencontre avec des dieux imaginaires et pas un Einstein, un soir, au coin du feu qui, lui, aurait l'intelligence d'apporter du concret pour justifier ses thèses. 

Je lisais récemment les réponses du sociologue, Michel Maffesoli, lors d'un interview. Son prochain livre aura pour titre "Homo eroticus". "Il n'y a pas de pensée comme d'amour que lorsqu'il y a risque", disait-il d'emblée. Non consensuel, il dénonçait ceux qui ne pense que le "droit" avec le politiquement correct comme porte-drapeau. Pour lui, la "modernité" se voit au travers d'une cécité collective, dans un conformisme et un esprit tribal autour d'un goût partagé. Une  peur de subjectivité confrontée face à une obligation d'objectivité dans une normopathie qui finit par être un processus de rétraction. Cette époque vitaliste est, pour lui, omniprésente dans la musique, le sport, la culture, la religion, excluant les réalités du terrain plus économiques que sociales. L'humeur se cache derrière des paravents de solidarité et de générosité qui une fois mis à jour ne sont que des leurres et du buzz. Le "Je pense donc je suis" de Descartes se voit dans l'individualisme affublé d'un sobriquet "Et je m'éclate avec". L'individu est devenu une personne morale, une entité avec une valeur fonctionnelle, une ressource avec son potentiel, cataloguée, cadastrée par une seule imitation des autres dans un design plus cyclique que réellement postmoderne. (discussions)

Cet été, il y a eu, en surplus, l'"entracte" des JO. Sans impacts immédiats, ils constituaient une trêve idéale. Avec les spectacles à l'ouverture et à la fermeture, comme agents liants, on pouvait combler les envies, les rêves et les "sensations fortes" par des évènements exceptionnels. Le jeu, dit "opium du peuple", met le citoyen dans une sorte d'extase dans un monde parallèle du presque impossible qu'il ne connaît pas dans son quotidien.  

Divertir les foules, c'est par là que tout a commencé pour diriger les autres dans toutes les histoires du monde.0.jpg

Au début du 20ème siècle, Pierre de Coubertin avait fait revivre les JO antiques comme JO modernes. Génial. Olympiques ou paralympiques, même.

La radio y a apporté le son et le cinéma, l'image.  

La télévision reprendra quelques spectateurs au cinéma, avant d'être elle-même "enfilée" dans la Toile d'Internet. Alors, si on commençait à regarder à deux fois à se laisser avoir par toutes les informations qui surgissent d'on ne sait où. Une trève des balivernes, en somme. Moderato cantabile...

Au temps de l'Angleterre victorienne, il y a eu la "belle" histoire appelée "Oliver Twist". Oliver découvre un monde cruel où seules comptent la ruse et la force. Orphelin, survie au milieu de compagnons d'infortune, mal nourri, exploité, il endurait tout, jusqu'au jour où une provocation d'un apprenti le pousse à se battre et à s'enfuir. 

Depuis, à lire certains, on se demande si on ne revit pas ces moments du passé anglais. Les populations virtualisées perdent, quelques fois, le nord, mais restent instrumentalisées comme le seraient des larbins avec des objectifs définis par d'autres, en contestant sans chercher de solutions définitives, optimales et satisfaisantes pour tout le monde.

Il y a, parait-il, 4 milliards de monothéistes dans le monde. A y réfléchir, ne serait-ce pas plutôt 7 milliards de polythéistes, influençables, à la recherche d'idoles, impliqués dans des "affaires" dont ils ne voient que le sommet de l'iceberg à la recherche d'une immunité qui ne sera jamais autre chose que passagère et décroissante?

Oublier de croire en soi, oublier de définir ses propres objectifs de ce qu'on veut réaliser dans ce "jeu de quilles", c'est toujours arriver à un crash personnel.

Pour sortir de l'info qui casse le moral, il n'y a plus que l'humour, chaud ou glacial, pour percer le mur de l'opinion publique.

La transgression, la provocation s'opposeraient ainsi à toutes les musiques dites religieuses, y compris celle de Bach.

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Rester dubitatif, sceptique en tout pour ne pas avoir de déception, c'est aussi une raison de la longueur de mes billets  qui  sans parti pris, évoqueront toutes les opinions en ligne pour compter les points après coup.

Tout est dans tout et inversement, ma devise.

S'occuper des TIC, s'en acquitter, je m'en occupe, en cherchant le vaccin et ainsi, en devenir auto-immune.

Le retour de vacances de Thomas Gunzig lui donnait l'occasion de faire l'inventaire des évènements avec son humour caustique, à la mode de "Pol et Mieke" ou "polémique". Un sketch qui lui a valu un commentaire amusant de fraicheur "Souvent je ris et j'aime le café serré de Thomas Gunzig mais franchement aujourd'hui il a dépassé les bornes, il y a des choses dont on ne rit pas".

Il faut savoir, cher Thomas, qu'on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui.

Hors, à la radio, comme sur Internet, on rencontre n'importe qui. Des gens qui vous veulent du bien avec la solidarité sans faille en bandoulière. Mais, le "papa de ma couille" du sketch a reconnu, depuis, son erreur. Affaire comprise et classée.

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Le lendemain, toujours à la radio, Thomas parlait de la "chance" qu'on avait de pouvoir aller voter, d'être, pour l'occasion, considéré comme important, l'espace d'un matin, dans l'isoloir avec le crayon magique, mécanique ou électronique à la main pour sanctionner ou pour soutenir un candidat ou un parti.

Sur Internet, heureusement, ce "n'importe qui" va pouvoir "plusser" ou "moinsser" un billet ou ses commentaires, en cliquant sans avoir à se justifier pour suivre la masse avec la seule envie de se "payer" la tête de celui qui osait exprimer une idée (pas) suffisamment dans le vent à ses yeux. Cool. On a rien inventé, Néron faisait cela avec son pouce. Les autres sur le sable de l'arène criaient "Auē Caesar, moritūrī tē salūtant!"

En extrapolant, avec l'humour en plus, la genèse pourrait se jouer ainsi. 

Encore une fois, en riant ou en votant, on peut s'extraire, à loisir, de l'affabulation des autres et parfois de la sienne avec l'autodérision tant qu'elle existe. Une fois sorti de l'isoloir, on retrouve les mêmes leaders qui imposent une autre ligne de conduite. Et dire que je me posais la question, il y a longtemps, s'il y avait un Monk en nous!!!

Oh, toi information, qu'est-ce que tu ne parviendras pas à nous faire faire quand tu sors de ta boîte à musique?

Mais, putain, qu'est-ce qu'on s'amuse avec les Voix célestes du Peuple sur l'Agora...

 

L'enfoiré, 


0.jpgMise à jour du 24 septembre:

Aritlce qui vient naturellement à l'esprit après les suites du film américain et des caricatures de Charlie Hebdo.1.jpg

Trois quart de la planète glissent sur la pente de l'intolérance religieuse.

Un graphique sorti suite à la situation de 2009 avec en abscisse le Gouvernement Restriction Index et en ordonné le Social Hostility Index montre bien que les extrémismes ont pris du poil de la bête. Comme 75% de la population mondiale en est touché (pays les plus peuplés). 63% des pays ont renforcé la politique de discrimination et 25% l'ont assouplie. Le Nigéria, le Yemen, le Pakistan, l'Iran, les territoires palestiniens, l'Egypte, la Turquie et la Russie entrent dans la catégorie.  

 

Citations:

  • "Faut pas croire: en comptant tous les dieux, demi-dieux, quarts de dieux, etc., il y a déjà eu 62 millions de dieux depuis les débuts de l'humanité. Alors, les mecs qui pensent que le leur est le seul bon. Ça craint un max!", Coluche
  • "Dieu a créé l’homme à son image. Ensuite, l’homme a évolué. Dieu, lui, on ne sait pas"…Philippe Geluck
  • "Je suis tout prêt à croire en Dieu. Mais je pense que Dieu n’est pas tout-à-fait prêt à croire en moi.", Philippe Geluck
  • "Je représente à moi seul 0,000000033 million d'amis", Philippe Geluck

16/08/2012

Eurek@ Google

Le Science et Vie de juillet avait sa page de garde avec un titre provocateur: "GOOGLE, le nouvel Einstein" et un sous-titre "Et si la science se passait du génie humain?". Mais à qui profite ce nouvel Einstein?

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L'avant-propos de ce S&V posait la question: "Peut-on tout demander à son moteur de recherches?"

Avant de répondre, je me poserais les questions suivantes: "qu'est-ce qu'il y a dans le moteur et de quel genre de recherche s'agit-il?".

La réponse du magazine fut: "Si Google existait du temps d'Archimède, la recherche initiée sur la poussée d'Archimède serait simplement mise en parallèle avec une pub sur la balnéothérapie. Archimède, lui, à son époque, aurait répondu avec la loi qu'il aurait inventée en sortant de son bain avec une phrase presque mythique de 'Tout corps plongé dans un fluide subit une poussée verticale dirigée de bas en haut et opposée au poids du volume de fluide déplacé'".

La pub, il ne connaissait pas, le "pauvre" Archimède!

L'histoire ne dit rien de ce qui a suivi et de qui a ramassé l'eau du bain public après avoir lancé son Eureka... et, de plus, personne n'en aurait rien su, si la loi n'avait été édictée, écrite avec conviction et passée, ensuite, de bouche à oreille jusqu'à notre époque. 

Newton fit une autre découverte fortuite, ressortie par la force de gravité exercée sur une pomme Un hasard ou une réflexion plus structurée qui conclut que la Terre attire la pomme avec une intensité inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare. Le carré de la distance demandait déjà plus qu'une déduction.

C'est, peut-être cela, le vrai "miracle" de Google de faire de la pub de l'information. Mais quelle information? 

Aujourd'hui, on s'y référence et on se fait connaître via des moteurs de recherches. Attention pas de turbines en vue, tout est sous contrôle, caché derrière des réseaux complexes et des logiciels secrets qui arrivent comme la "septième merveille du monde" sur l'écran des ordinateurs des utilisateurs en moins de temps qu'il faut pour le dire.

Dès lors, au bord de son clavier, ces utilisateurs croient tout savoir, comme maitres du monde de l'information. Ils ne cherchent plus, ils ne déduisent plus beaucoup, ils se racrochent aux sources entre elles, récupérées, uniquement, par l'association de un ou plusieurs mots clés, organisée par un seul fournisseur et sortie du chapeau des millions de réponses.

Informations filtrées, vraies ou fausses, tendancieuses ou informatives, mais malaxées dans un même melting pot. On ne sait pas...

Presque trop merveilleux pour ne pas cacher quelques tares dans le processus. Des algorithmes logiques de Google sont là pour explorer les informations que d'autres ont installées sur le net. Le véritable génie de la science se limiterait, ainsi, dans un "big data" qui connaît tout et qui répond à tout.

Multidisciplinaire, généraliste et expert, ce Google!

L'informaticien chevronné, un peu équilibré, dirait "Shit in, shit out".

Connaitre la discipline, la méthodologie pour collationner ses "billes" en sortie, serait plus que nécessaire. Et là, on tombe dans le secret de fabrication le plus total.

Il fut un temps où il y avait même une équipe de "moteurs de recherches" qui puisait les infos à tous les râteliers disponibles. Preuve que l'on ne faisait pas totalement confiance à un seul fournisseur de moteurs de recherches. Les métamoteurs" allaient piocher chez tous les candidats moteurs de recherces. Petits logiciels gratuits, proposés en interfaces, ils rassemblaient les "grands", les "pros du pot", avec les bonnes intentions de chacun d'entre eux rassemblées.

Gênant pour ces "gros". Il ne fallait pas que d'autres encaissent ce qu'ils avaient construit patiemment, à payer ou à se faire payer par des artifices publicitaires. Ces empêcheurs de tourner en rond ont progressivement disparu ou ne sont plus proposés.

Internet, c'est gratuit et s'est payant en même temps, en arrière plan.

C'est alors que je suis tombé sur un article qui m'a projeté le cul entre deux chaises. Enfin, "deux", c'est une façon de parler. Plutôt entre des continents du savoir. 

Les "chaises", elles, étaient bien plus nombreuses. Chercher ce mot "chaise" et vous verrez que vous allez recevoir, en retour, pas moins de 80 millions de résultats. Même si elles peuvent être belles, les chaises, cela fait vraiment beaucoup de pattes que l'on reçoit sous le poids de celui qui s'y repose.

Chronologiquement, j'avais lu l'article qui suit avant d'acheter le S&V. "En publicité, internet absorbe un euro sur cinq en Europe".

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Ensuite: "La moitié de la pub en ligne en Europe enrichit les Américains."

Voilà le dessous des cartes...

"Les investissements américains ont augmenté de 14,5% avec 20,9 milliards d'euros en 2011. Google se taille la part du lion, avec Amazon, eBay, Facebook, Flickr. La Belgique, c'est 365 millions de pub avec Google, presque 'only'.", ajoutait-on dans l'article.

Pour expliquer, l'article risquait: "Problème d'économie d'échelle manquante? L'Europe ne serait-elle plus qu'une économie de consommation et pas de production.".

Là, cette question m'obsède. On mange, on ingurgite même, parfois, mais on ne sait plus quoi, comment a été préparée la "pitance" de l'esprit puisqu'on n'a personne au fourneau dans ce resto du coeur. La pitance est produite par tous dans le monde, en toutes les langues, mais avec les bénéfices qui atterrissent toujours chez le même chef étoilé.

Le S&V, une fois acheté, j'ai continué à lire ce qu'il en disait de Google. Là, on y semble même plongé jusqu'au coup dans l'emphase dithyrambique et on se livre sans contestation, du moins au début, dans une déclaration d'amour avec un brin de raisons.

"Des logiciels qui, depuis, quelques années, sont auréolés d'un nombre croissant de découvertes en se parant de vertus scientifiques telles que d'aucuns voient en lui la meilleure chance qu'ait la science de défricher de nouveaux territoires.".

Apparemment, les patates sont cuites pour l'homme.  Tout peut marcher sans lui.

Et, on embraie... "Le génie d'Einstein est relayé par des algorithmes qui analysent, triturent des océans de données. Les machines qui font les découvertes, là où les expériences, les théories ou les géniales intuitions semblent ne plus suffire pour aller plus loin".

0.jpgQuand j'ai écrit "Trop complexe, le monde du numérique?", je ne pensais pas si bien dire. On est là, mais, seulement, pour exécuter un rôle de figuration dans une représentation avec des "jouets", made in USA, qui dirait ironiquement "Tout est dit. Passe ton chemin et ne perd pas le mien à te donner des idées subversives, puisque on te donne toutes les réponses à tes questions".

-Ne fais pas faire la fine bouche, l'enfoiré. Tu fais semblant de ne pas utiliser. Te rends-tu compte du temps que tu gagnes?.

-Oui, cela prenait du temps, avant Google... Oui, cela coûtait beaucoup d'efforts et d'argent, ces recherches, mais, comme cela faisait du bien aux neurones. Aujourd'hui, on a oublié ce que c'était de "chercher". Buvard de l'info, je rassemble les informations comme le ferait Google, mais j'élague au fur et à mesure avec un esprit critique que n'a aucun moteur de recherche.

Google est arrivé comme le ferait Zorro, avec un grand chapeau, un grand lasso, masqué, et il signe son oeuvre d'un grand "G". Pour y arriver, il a sorti la grosse artillerie, à la vitesse de la lumière informatique à partir de 20 pétaoctects de données, traitées chaque jour, ce qui représente 20 fois le volume total des données stockées par la Bibliothèque nationale de France et il se fait  le champion des liens entre eux. Il donnerait presque des résultats aux questions sans même qu'on les lui demande, mais simplement après les avoir imaginées comme vraies. De ce magma de données, nous en recevrions la chaleur infuse au travers de serveurs d'un réseau de serveurs dont on n'a pas l'obligation d'en connaître les tenants et les aboutissants.

C'est le pied, mais les pieds de la chaise comme on vient de le voir! On parle, dès lors, en pétas bits (10exp 15) après l'avoir fait le ménage des mégas, des gigas et des téras. Quelle famille, d'"-as" à tout faire!!!

Le patron de Google va plus loin encore. Il parle déjà de 5 octas soit 5000 pétas pour se permettre de manipuler 30 millards de documents chaque mois sur Facebook, 140 millions de messages quotidiens sur Twitter ou 20 millions de SMS échangés par minute.

La NSA passe le mur du "son" et parle de yottas (10 exp 24), soit le contenu de mille milliards de disques durs actuels alors que les pauvres humains parlent toujours de iotas.0.jpg

Pour quoi faire cette armada? Question à ne pas poser, surtout.

L'info, c'est l'info. Elle informe. On ne va pas commencer à tergiverser, à dénigrer et à faire le malin...

0.jpgLa presse a dû s'accomoder aux nouvelles technologies et trouver un language commun à tel point qu'ils ne peuvent plus se passer l'un de l'autre.

Le rebelle se demande si ce ne serait pas uniquement pour vendre du produit non fini pour faire plaisir au seul marketing.  

En fait, nous sommes dans un rêve, dans un déluge d'informations dans lequel on est censé retrouver ses jeunes... On appelle cela travailler dans les nuages, dans le "cloud computing" avec Google qui y ajoute quelques doses "imagées"pour appuyer le texte parfois dépassé. 

Regarder les big data au travers du kaléidoscope ou du périscope comme espion.

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On se retrouve les pieds sur Terre a un moment inattendu, photographié dans la rue, dans un endroit où on n'avait aucune raison de se trouver et qu'on devra pouvoir expliquer à qui de droit. Là, ce n'est parfois plus du rêve mais du cauchemar.

Dans le monde réel, le miroir du virtuel reste la victoire du virtuel et on arrive à les confondre.

De Wikipedia, je disais "Wiki je t'aime, Wikipédia je t'adore". Une encyclopédie citoyenne, sans laquelle, Google serait un concentrateur de bits avec un moteur qui tournerait en mal d'amour, sans plus. Sur cette plate-forme du know-how, on met à jour en permanence et les citoyens gèrent ce que Google ne fait pas. La "bête" n'est même pas capable de donner la pertinence de ce quelle fournit si ce n'est avec une arrière pensée financière. Mais, parait-il, pour rester le plus près du citoyen, Google va même puiser les mots clés au travers de Facebook et de ses "fidèles citoyens".

Elle le fait avec une granularité sans précédent et une mémoire d'éléphant. On peut y zoomer et y dézoomer. « On ne sait pas ce qu’on y cherche, mais on trouve ce qu’on ne cherche pas », déclarait Anne Roumanoff avec humour.

Il y a l'info, ce qu'on en fait ou parvient à en faire. Il ne faut pas croire que travailler sur Internet avec les outils à disposition réduisent de manière drastique le temps de présence derrière l'écran. Parfois, elle pourrait l'accentuer quand le lecteur joue le jeu de la recherche "imbriquée" en s'écartant du sujet recherché au départ. Le chercheur s'éparpille en cherchant la "petite bête".

Passer de l'échelle microscopique à celle du macroscopique comme le rêvait Pierre-Simon de Laplace pour transiter du passé au présent et ainsi prévoir l'évolution du monde, n'est pas une  mince affaire. Une phrase lancée lors d'un meeting de promotion par le co-fondateur de Google, fait rêver: "Seul un logiciel comme Google peut le faire".

Qui sait, un jour, à Stockholm, un serveur représentant de tous les autres, recevra le Prix Nobel en place des savants devenus obsolètes et dira d'une voix mécanique:

- I'm proud to be here representing all of us, as a server for you all.

Le syndrome de Stockholm, quoi. On y aimerait ce qu'on a haï précédemment.

Un étudiant viendrait, un jour, à l'examen avec son robot et son moteur de recherches pour décrocher son diplôme.

Si les astronomes n'ont plus besoin de téléscopes puisqu'ils consultent Google et que cette façon de faire va s'accélérer parce que les données vont se générer l'une par l'autre presque en vase clos, il y a du souci à se faire ou au moins ou au moins, des questions à se poser. Si vous ne vous souvenez pas du fiasco dans le domaine financier qui s'est produit en laissant tourner en "stand alone", le "Système économique"...

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L'espionnage, les droits d'auteur, les brevets, l'anonymat, fini de signer même F.L., comme l'article, sans laisser de traces, ni d'adresse. Un pseudo, des initiales se retrouvent. On n'oublie plus rien, une fois, sur un serveur, hors ce serait étonnant que les informations soient mise à jour en temps voulus. N'oublions pas que les informations les plus stratégiques se trouvent cachées derrière des mots de passe avec accès véritablement payants.

"Cette mécanique imparable tire en fait sa force d'une approche qui se rit du contenu avec comme seuls paramètres, les proximités entre donnéesLa Science ne risque-t-elle pas de se réduire à la mise en relief de multiples corrélations sans que ces résultats ne soient intégrés grâce à un modèle dans un discours qui fasse sens?" concluait Claude-Henri Mélédo. "Un retour en force de l'empirisme comme démarche expérimentale", continuait Jean Veronis.

Le désordre du monde, l'originel et le créé ne sont pas liés par des lois uniques ni des algorithmes surtout s'ils se ressemblent en aveugle. Les équations, leur intégration demande déjà plus qu'une vérification s'il y a une solution ou non. On est parti d'un déluge, on y retourne très souvent mais via d'autres artifices.

J'aurais pu terminer mon article ici mais cela aurait été malhonnête et incomplet car il y avait des exemples de réussites et des projets qui y gravitent avec succès et qui se trouvaient dans l'article.

  • Dans les troubles du cerveau par des pistes de guérison en dessinant une carte de proximité statistiques et un générateur semi-automatique d'hypothèses (projet brainSCANr)
  • Dans le couvert végétal par le fait d'avoir traqué les déforestations (projet PlanetarySkin)
  • Par l'observation spatiale en direct et le classement des informations (projet LSST)
  • Les micro-organismes dévoilé par leur évolution  et la découverte de la diversité des communautés microbiennes(projet GOS)
  • L'apprentissage du langage par le contexte des mots et de leur redondance (projet Deb Roy)
  • Les substances chimiques mélangées qui viennent à bout de la maladie  (projet BSrC)
  • Le cancer du foie découvert par l'étude de l'ADN et finir par dévoiler 4 gènes (pojet ICGC)
  • Les épidémies apparues en temps réel pendant le tremblement de Terre d'Haïti (projet Healthmap)
  • Les équations physiques qui naissent toutes seules et qui donnent des lois (projet Eureqa)

Alors, remplacer le génie humain? La question principale du dossier?

Non, modifier son rythme brutal de recherche et de trouvailles. L'accélérer en lui donnant un effet de levier comme un outil peut le faire, là, d'accord.

0.jpgQuant à croiser les données à l'aveugle?

Peut-on dire, à coup sûr, qu'ensuite, les infos croisées donneraient des résultats et de là, jaillirait la lumière sans réflexions? L'intuition, les déductions ne sont pas encore incorporées dans le processus de recherches.

Mais cela viendra, peut-être. Nous sommes à la version 2.0. Les suivantes se feront aider par des questions plus pertinentes pour affiner les recherches. Les millions de réponses plus judicieuses, plus utiles, élaguées et  réduites  au strict nécessaire est un des buts à atteindre, mais non atteint jusqu'ici.

Google Earth, autre miracle, avait même servi pour essayer de retrouver Steve Fosset, tombé avec son avion, perdu on ne savait où. C'est sur le terrain, suite au hasard, qu'un passant l'y a retrouvé.

A l'ère des déluges de l'information, il ne s'agit pas d'oublier que trop d'infos nuit et tue parfois l'info.

Qu'éliminer tout ce qui est publicitaire permettrait déjà de réduire considérablement ce fatras de données et diminuerait le temps de recherche. Contraire à la politique de la maison "G".

Google vient de payer une amende de 22,5 millions de dollars à la FTC pour solder le compte de la confidentialité et de la surveillance de ses utilisateurs. Pour se permettre la publicité ciblée, les cookies, ce n'est pas cher payer face aux milliards de bénéfices.  

Le "cloud computing", avec 100 milliards de dollars de potentiels historiques et 8,8 milliards de bénéfices, prévus en 2012, ne sont pas dans les nuages.

Que des moyens automatiques encore bien plus sophistiqués seront nécessaires pour élaguer les données nuisibles, brutes et  les rendre plus "nettes".

Je suis un utilisateur comme les autres et ce que Google fait, je l'avoue, il le fait relativement bien. Ce que Microsoft apportait avec un logiciel "Encarta", Google le fait avec la gratuité en plus.

Mais, comme Microsoft, Google est devenu envahissant et d'autres cherchent, déjà, un "Petit guide de survie sans Google".

Puis est arrivé le S&V du mois suivant qui disait "Le spectre ne répond plus". Les mobiles qui exploitent les bandes passantes de radiofréquences, spectres hertziens arrivent à saturation avec des débits entre 1,8mB et 42 Mb en 3G. La 4G arrive en France après les USA, la Corée, le Japon et l'Allemagne, avec ses grands moyens entre 800Mhz et 2,6 Ghz. Les télécoms satellitaires se bousculent et doivent prendre leurs distances pour ne pas être brouillées. On imagine des solutions comme partager les bandes, monter en fréquence, multiplier les antennes, multiplier les signaux...  mais toutes ont toutes des problèmes. C'est peut-être de là que viendra le coup de Jarnac pour tout ce qui touche aux communications par les ondes.

Le nombre des neurones d'un cerveau s'élève à 100 milliards, sans compter les synapses. Atrophiés car non utilisés, ils en deviendraient négligeables.

Google resterait avec un potentiel énorme mais utilisé avec un faible pourcentage et qui souffrirait de dirigisme lié à la publicité.

Certains pensent leur ajouter des Google-Glass0.jpg

On se surprend à lire qu'avec les lunettes interactives apprendre une langue étrangère ne sera bientôt plus nécessaire, que San Francisco au travers des lunettes, change-t-il la vie de ceux qui voient la ville de près, hors des nuages?

"Amazing", le mot décidément à la mode, le plus utilisé aux States dans ce genre de conférences de presse. Un mot qui quelque part, manque à un esprit européen trop cartésien moins embrumé par les contraintes d'épater avant de réaliser.

Au sommet, il y a une lutte sans merci qui se déroule en coulisse. 

La CE pourrait élargir son enquête contre Google?

"La Commission lui reproche notamment de mettre en avant dans ses liens ses propres moteurs de recherche verticale, au détriment des autres moteurs de recherche spécialisés, par exemple dans les voyages. Elle s’inquiète aussi de la manière dont Google copie du contenu de moteurs de recherche verticale concurrents et les utilise dans ses propres offres, et lui reproche d’imposer des clauses d’exclusivité à ses partenaires publicitaires.".

0.jpgTiens, un nouveau monopole. J'ai déjà entendu cela quelque part mais avec un autre acteur: Microsoft. 

Dans cette lutte, Microsoft et son monopole vacillerait-elle sur les mêmes bases face à Google? Quand le gâteau devient plus petit, le moindre levier s'impose.

On vient d'apprendre qu'après 8 ans de silence de côté de Hotmail, Microsoft est irrité par Google et donne un coup de jeune à sa messagerie avec OUTLOOK, son nouveau nom mais qui existait depuis des lunes mais dans la "rangée professionnelle".

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Plus qu'un lifting, est-il dit.

Avec 324 millions d'utilisateurs, c'est à dire 36% du marché des courriers électronique, MS voit GMAIL qui annonce 450 millions, qui se fait aider par le système econologique Android.

Outlook.com nouveau va contenir Skype, la possibilité de partage d'image, la gestion de fichiers et d'autres gadgets.

Et, pourquoi pas intégrer toute la concurrence? Facebook, Twitter, Viber... On n'invente plus rien. On intègre ses concurrents.

Attention, tout de même, quand on se rappelle les risques de piratage de ces systèmes annexes, cela devra s'accommoder pour ne pas les ramasser au passage les puces des autres. 

Google, réveille-toi. Cool. Il y a encore des hommes qui se cachent derrière la toile. Reste curieux de tout.

Le hasard fait parfois aussi bien les choses. L'émission de "Tout s'explique", de la semaine dernière, arrivait avec la même conclusion. L'observation, le goût du risque allait mener Jenner à l'invention du vaccin, de la variolisation et de l'inoculation. 

Le point commun entre le post-it, le velcro, la pénicilline, le laser, le popsicle ou la télévision, ce sont des "inventions avec le fruit du hasard" (les auteurs étant respectivement, Spencer Silver, Georges de Mestral, Alexandre Fleming, Alfred Kastler, Frank Epperson, Philo Farnworth). Pour couronner le tout, il y a aussi les fausses manipulations à la base, suivies d'un éclair de génie, de l'oeuf de Colomb, qui surgissent comme cela l'a été pour le frisbee (W.F.Morrison), le stéthoscope (René Laennec) ou les Bêtises de Cambrai (Despinoy).  

C'est dire que le savoir, sous forme de données, n'est pas tout. Il faut l'extrapoler, le tester et pouvoir lire entre les lignes d'une constatation ou d'un rapport. Assimiler plutôt qu'étudier en aveugle sans brûler les étapes.

Rendre les besoins synchro avec les désirs de développements. Le marché évolue de plus en plus vite, d'accord, mais inventer est souvent une partie d'échec dans laquelle les pièces se mettraient à bouger, qui sans interventions, aboutissent à l'inertie des joueurs.

0.jpgLe grand secret marketing de Apple, l'autre géant, serait-il comme le dit cet article: "Nous ne dépensons aucun dollar sur la publicité".

Apple s'émancipe de Google en tuant YouTube sur son iPhone qui tournera en iOS6, sans dire par quoi il serait remplacé.

Aujourd'hui, dans une jungle d'informations, il faut investir, publier pour exister et pour faire parler la Science, parfois, à perte, avant de décrocher un brevet, bien avant que la preuve de son adéquation ne devienne incontestable.

Parfois, il faut aussi se séparer de ses collaborateurs.

Aux dernières nouvelles, 4000 emplois à la trappe, dont deux tiers en dehors des Etats-Unis, chez Motorola, firme rachetée, il y a juste un an, par Google.

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Happy birthday, Motorola...

Bizarre de lire, le même jour, l'annonce qui dit que Google continue de payer ses salariés pendant 10 ans après leur décès encore faut-il entrer dans la firme et y rester salarié.

On se bat par tous les moyens pour éliminer la concurrence.

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Il y a cinquante ans, personne n'aurait parlé de Science avec cette déviance. Prise par le temps, elle veut garder son sérieux, une responsabilité qu'elle ne semble plus devoir assumer dans l'à peu près et s'étonne ensuite que la jeunesse s'en écarte.

Certains parlent de Science, avec un nouveau mot le "scientisme", à cause du fait qu'elle prend des allures commerciales, tout en faussement, s'opposer aux religions et en devenant une nouvelle.

La Science, le savoir aiment que l'on parle d'eux, voyez-vous et le faire avec le maximum de noms en communs, pas toujours compréhensibles ou seulement par les initiés.0.jpg

"Le prix que vous allez payer? Il dépend de vos données de navigation".

Alors, si, en 2015, vous commandez une pizza, ne vous étonnez pas que cela devienne ceci, je vous aurai prévenu. 

 

L'enfoiré, 

 

Thema de ARTE sur Le livre selon Google

Les droits d'auteurs en jeu. La question du domaine public arrive même dans l'esprit de le rendre payant.

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Citations:

  • « Le gain de la recherche, c’est la recherche elle-même. », Saint Grégoire de Nysse
  • « Si Google ne trouve pas la réponse à une question, c'est que la question est mal posée», Anonyme
  • « Qui recherche la lune, ne voit pas les étoiles. », Proverbe français
  • « L'écran remplace l'immersion par le picorage, l'exprience spirituelle par la quête utilitaire », Régis Debray
  • « Pour que Microsoft gagne des parts de marché, il faut que les autres en perdent", Anan Srinivasan

26/04/2012

Le culte du monopole?

Curieux ce titre. Je l'avais lu dans un journal. Plus curieux, encore, de parler de Microsoft, de Apple et de les rapprocher des élections présidentielles françaises. J'avais décidé de ne pas consacrer un billet à ces élections trop discutées à m'en donner une indigestion. Un tour pour éliminer les "plus petits". Un second pour récupérer leurs électeurs et leurs fans. Entre les deux, transmettre la meilleure image rassembleuse quitte à se rétracter ensuite. Soigner la réputation, mais elle est vite ternie, si rien ne la supporte.

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Si ce n'est pas l'homme qui prend l'entreprise, l'homme sans son image, sans quelques artifices pour l'appuyer dans sa tâche, ne créerait pas l'entreprise.

Le mensuel "Ordinateur individuel" (N°245) avait interrogé Bernard Vergnes, ancien PDG de Microsoft France, sur ce qu'il pensait de Bill Gates à l'occasion de ses 30 ans dans la société. 

Le 2 janvier 1982, il rencontrait Bill Gates et Steve Balmer, à Seattle. Rien à voir avec la situation actuelle.

Ce qui l'avait marqué, c'était la générosité de Bill Gates, son écoute, son langage clair. Revenu en France, une bonne collaboration commençait.

Une anecdote qui va le concrétiser: "En 1984, Bernard Vergnes apprend au cours d'un cocktail qu'un magazine a décidé de distribuer pour la première fois en France, dans son prochain numéro, une version bridée d'un logiciel. Comme aux États-Unis, c'est Lotus 123 qui semble avoir été choisi, Bernard Vergnes réussit à convaincre l'éditeur du journal de distribuer Multiplan de Microsoft. Autrement dit, fournir en quatre jours 20.000 copies du logiciel bridé. Au prix de nombreuses cernes, le contrat est rempli. Lors de la parution du magazine, les plus grands média se font largement l'écho de l'événement, participant à l'ascension de Microsoft France, devenue dans ces années la première filiale européenne, à égalité avec l'Allemagne.".

C'est en 1975 que Bill Gates fondait avec Paul Allen le société Micro-Soft avec le but de commercialiser le langage Basic auprès de MITS sur l'Altaïr 8800.

Dénommé "prophète du PC", Bill a compris que l'ordinateur allait entrer dans les foyers et quitter les seuls grandes salles d'ordinateurs avec air conditionné et faux plancher pour se retrouver chez les particuliers.

En 1981, son grand coup, fut d'acheter les droits d'un "Disk Operating System" qu'il appelle MSDOS et avec le concours d'IBM s'installe dans la cour des grands de l'informatique.

En 1985,  Windows 1.0 sort avec des idées qui existaient déjà chez Apple. Cette version sera un échec. Les versions suivantes vont s'améliorer, mais aussi s'alourdir.

Dès 1995, la société est surnommée "Micro$oft". La société ne déchaine plus les passions, pointé comme porte-drapeau de l'anti-américanisme, attaquée pour raison de monopole et dénigrée sur les forums citoyens. Erreurs stratégiques que de sous-estimer Internet à ses débuts et dans ses prolongements.

A ce sujet, à l'origine, c'est Netscape exerçait son emprise sur Internet. Microsoft, via Internet Explorer détrône, très vite, Netscape grâce à son potentiel financier construit partiellement par les licences OEM qui permettaient de vendre des systèmes informatique complet avec tous les outils Microsoft déjà installés.

Dès 1998, des procès pour monopole entre producteurs vont se succéder, poursuivis par la Communauté Européenne, tout cela, sans vraiment égratigner MS.

Accusé de freiner l'innovation par cette hégémonie, MS était forcé de dissocier Windows Media de Windows. Même morcelé, il en restera toujours quelque chose, mais là, n'était pas le problème.0.jpg

En 2004, Steve Balmer, son successeur à la tête de Microsoft depuis 2000, constate que Bill Gates était la personne la plus spammée dans le monde avec 4 millions d'emails par jour. Pour lui, Linux est un cancer qui contamine la propriété intellectuelle dès qu'il la touche avec les caractéristiques du communisme. Dire cela quand tout ce qui est propriétaire est dénigré... Avec Balmer, changement complet. On ne fait pas dans la dentelle. Plusieurs vidéos le montrent en train de bondir sur scène. Est-ce par charisme?

Microsoft ne précède plus mais reste en ligne et, parfois, passe au stade de bon suiveur toujours avec 90.000 employés dans le monde, 70 milliards de dollars de chiffre d'affaires et un bénéfice de 23 milliards.  Cela permet encore de se retourner, de danser et de sautiller.

0.jpgLes gourous de l'informatique ne postulent plus uniquement chez Microsoft mais chez Google, Apple ou Facebook. Ils se partagent les "têtes pensantes" à coups de propositions plus alléchantes les unes que les autres avec le même problème de monopole en commun.

Apple est poursuivi par les autorités antitrust américaines, pour entente illicite avec cinq éditeurs sur le prix des livres électroniques. Une procédure qui risque surtout de favoriser le concurrent Amazon, qui détient déjà 60% du marché du livre électronique.
Google est poursuivi par les gendarmes de la concurrence européens et américains, pour sa position dominante sur le marché de la publicité liée à des recherches en ligne.
Microsoft a défrayé la chronique aux États-Unis et surtout en Europe, à la fin des années 90. Ce qui s’est terminé par l’obligation, pour l’entreprise, de revoir complètement son modèle économique.

Le droit européen de la concurrence est pratiquement né avec la construction européenne. Le Shermann Antitrust Act, législation antitrust américaine, est beaucoup plus ancien. En 1890, ce fut le premier jalon du droit "moderne" de la concurrence, dirigé contre le "trust" pétrolier Standard Oil. Au début des années 1980, il démantela le groupe de télécommunications AT&T (reconstitué 20 ans plus tard). En 1997, c’est par une transaction que Microsoft a mis fin à ses déboires avec l’antitrust américain.
Ne pas empêcher la constitution des monopoles sauf quand ils deviennent trop gigantesques... (Source)

Quel point commun y a-t-il entre Microsoft, Apple et Google? Vous me direz, en voilà une question: ils sont tous actifs dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Et je vous dirai: excellente réponse… mais il y a autre chose. Ils ont tous fait, ou font encore, l’objet de poursuites de la part des autorités de la concurrence, des deux côtés de l’Atlantique.
 

Ainsi, Apple est poursuivi par les autorités antitrust américaines, pour entente illicite avec cinq éditeurs sur le prix des livres électroniques. Une procédure qui, font remarquer les inconditionnels de la marque à la pomme, risque surtout de favoriser le concurrent Amazon, qui détient déjà 60% du marché du livre électronique.

De son côté, Google est poursuivi par les gendarmes de la concurrence européens et américains, pour sa position dominante sur le marché de la publicité liée à des recherches en ligne, une position qu’il utiliserait pour contrer illégalement ses concurrents et les nouveaux venus sur le marché.

Et bien sûr, on se souvient du cas de Microsoft qui a défrayé la chronique aux Etats-Unis mais surtout en Europe à la fin des années 90, et qui s’est terminé par l’obligation, pour l’entreprise, de revoir complètement son modèle économique. Car la lutte contre les monopoles n’est pas une problématique nouvelle.

Le droit européen de la concurrence est pratiquement né avec la construction européenne, mais la législation antitrust américaine est beaucoup plus ancienne. C’est le Shermann Antitrust Act, destiné à réfréner les comportements anticoncurrentiels des entreprises qui a été, en 1890, le premier jalon du droit " moderne " de la concurrence. L’application de cette loi, dirigée à l’époque contre le " trust " pétrolier Standard Oil, conduisit notamment, au début des années 1980, au démantèlement du groupe de télécommunications AT&T (qui fut quasi reconstitué 20 ans plus tard, mais ceci est une autre histoire). En 1997, c’est par une transaction que Microsoft a mis fin à ses déboires avec l’antitrust américain.

La législation américaine a ceci de particulier qu’elle n’empêche pas la constitution des monopoles. Ce serait d’ailleurs peu compatible avec la liberté d’entreprendre. Ce n’est qu’une fois le monopole constitué que la loi antitrust entre en action. D’où le sentiment que cette loi ne cible que les " gros poissons " pour défendre les " pauvres petits "...

Et donc, sur base d’un tel raisonnement, un géant comme Facebook pourrait bien être le prochain groupe dans le collimateur des autorités de la concurrence. On prend les paris ?

Loin d'être le seul dans le domaine des TIC, il prouve qu'étudiant raté à Harvard, il y a moyen de creuser son sillon avec succès.

En 2005, Bill Gates n'est plus au sommet de la société. Cela ne l'a pas empêché d'être anobli, cette année-là, par Elisabeth II au grade de Chevalier de l'ordre de l'Empire britannique.

Du privé au public, il "gâte" désormais le monde via sa Fondation ou du moins, en déversant son trop-plein. Une bonne image, il tente d'en donner dans le domaine de la philanthropie avec un fond de dotation de 36,3 milliards de dollars.

Il a promis 363 millions de dollars sur cinq ans pour aider à acheter des médicaments et financer la recherche sur 10 maladies tropicales rares. Le dernier sommet de Davos, ce furent 750 millions de dollars alloués à un fond des Nations Unies pour lutter contre la tuberculose, le sida et la malaria.

Son jet privé ne fait pas oublier que sa fortune s'élève à 48 milliards d'euros, il en destine 90% à des dons. Ce qui lui laisserait tout de même 500 millions avec le titre de "milliardaire du peuple".

Il dit avoir des goûts simples qui se limiteraient à l'achat de DVD, de livres et de hamburgers à emporter avec des canettes de soda allégés. Le capitalisme, pour lui, a ses défauts tout en étant une réussite phénoménale en citant les deux Corée comme antagonistes majeurs.

De son passé dans le monde des riches, son présent sert à changer le monde des pauvres de demain, en signant des chèques.

D'après lui, sa Fondation, créée avec son épouse, Melinda,  ne leur survivra pas.

Il est d’avis que donner son argent à ses trois enfants n’est pas une bonne idée. "Ni eux-même, ni la société n’en profiteraient" a-t-il expliqué au journal The Sun. Sa postérité n'est ainsi pas assurée de son avenir.

Le 23 février dernier, il disait "Nous devons réfléchir très sérieusement sur la manière de profiter de la révolution numérique pour parvenir à des innovations y compris dans l'élevage. Pour lutter contre la faim dans le monde en renforçant la production chez les éleveurs à l'aide de systèmes satellitaires, de la technologie vidéo et de la sélection des semences ".

Voudrait-il faire une nouvelle carrière dans l'agriculture, l'agronomie et, qui sait, les OGM? La révolution "culturelle" du numérique est derrière lui. Le voici comme "gentleman farmer" ou comme "globe-trotter".

Alors, son avis sur son "concurrent", Steve Jobs.0.jpg

"Steve Jobs était un génie absolu, dont la contribution à mon domaine d'activité est incalculable. La genèse de Macintosh, fut une période de concurrence avec plus d'employés de MS sur le projet que Apple. L'admiration est née avec le Mac, les iPhones et iPads.".

Steve Jobs disait de lui "Bill Gates était sans imagination comme un suiveur qui aurait l'esprit plus large s'il avait essayé le LSD ou fait un séjour dans un ashram". 

Bill Gates dit lui avoir écrit, avant sa mort, pour lui dire qu'il devait être très fier de sa vie et de sa société. Lettre que Steve a gardé à son chevet, d'après son épouse. Il n'était pas question de faire la paix puisqu'il n'y a jamais de guerre entre eux.

La maison de Steve Jobs est devenue un lieu de pèlerinage. Amen.

En mai prochain, commence le tournage du film « Jobs » de Joshua Michael Stern, avec Ashton Kutcher dans le rôle de Steve Jobs.

Chez Apple, le nouvel iPad Version 5 est sorti. Un commentateur, trop éclairé écrivait: "Pour quand la cannonisation de Steve Jobs? Et puis la machine à faire du fric d’Apple devient exagérée car lancer un iPhone 4s pour  ensuite lancer quelques mois plus tard  le 5, ça sent au kilomètre carré…un seul but: faire de la technologie une vache à lait inépuisable . Et le même système avec l’ iPad…Je vois déjà l’ iPad 17 et l’iPhone 28!.. Exploitation de l’idiotie humaine".

Apple est devenue la société la plus cotée du monde. Microsoft a baissé dans la courbe ascendante de la gloire.

0.jpgLe nouveau CEO d'Apple, Tim Cook a été jugé meilleur dirigeant par ses employés que son illustre prédécesseur Steve Jobs, selon un sondage du blog Glassdoor qui a établi le top 25 annuel des meilleurs CEO pour 2012. Le site a posé une seule question à plus de 280.000 employés : « Approuvez-vous la manière dont votre CEO gère la société ? ». Tim Cook a obtenu 97% d’approbation alors que Steve Jobs n’avait obtenu que 95% lorsque la même question avait été posée en mars 2011.

Quant au charisme devant les prospects et les clients? Wait and see.

L'industrie américaine se repose sur un matelas de 1240 milliards de dollars dont 97 sont réservés à Apple, bientôt 100.

Comme l'action dépasse les 600 dollars, il s'agit de la diviser. La société se promet de gâter plus les actionnaires avec ses dividendes.

Dans son livre, « Inside Apple: How America's Most Admired - And Secretive - Company Really Works », Adam Lashinsky de Fortune a évoqué les règles qui ont permis l’énorme succès d’Apple:

1/ Affectez vos meilleurs employés sur les projets les plus importants.

2/ Soignez les moindres détails

3/ Concentrez-vous sur l'essentiel

4/ Désignez des individus responsables

5/ Seulement quelques personnes se soucient du compte de résultats

Tout est là. Tout est dit.

Préférer les chiffres aux émotions, n'est pas nécessairement une tare si cela profite à beaucoup plus de monde après avoir désigné les personnes les plus abilitées pour y parvenir: "The right man and the right place".

Alors, culte du monopole, des différences entre Microsoft ou Apple ?

Plus de similitudes que de différences entre Bill Gates et Steve Jobs.0.jpg

Tous deux ont utilisé les idées de leur expert personnel comme une égérie. Jobs n'était pas plus l'expert en informatique que Bill Gates. Ce furent Steve Wozniak pour Apple et Paul Allen pour Microsoft. Ce dernier a livré la face cachée de Bill Gates dans un livre qui écorne son image de généreux donateur pour en donner une image d'amoureux de dollars. Tous deux visionnaires. Tous deux échappés soit à la suite d'une maladie ou d'un accident et continuer en se lançant dans d'autres entreprises plus personnelles.

Bill Gates a été entarté à Bruxelles. Pas Steve Jobs, peut-être, à cause d'une meilleure image, une meilleur réputation et un meilleur marketing qui se traduisaient par un véritable culte du public.

0.jpgTous deux ne sont, en somme, que des intégrateurs d'idées techniques et de solutions. « C’était de l’opportunisme mercenaire, ni plus ni moins. », comme dit Allen de Bill Gates, qualificatif qui se justifie peut-être plus à Steve Jobs.

Pas de "Prix Gates" à attendre comme il existe le "Prix Nobel". Sorti de l'entreprise, il est passé à une autre étape, celle de la philanthropie.

Quant à un "Prix Jobs", il n'en est même pas question.

La fin des poursuites antitrust? Ce qui inquiète les Etats, c'est le gigantisme de ces sociétés. Après IBM, Microsoft, Google, Facebook...

L'histoire de l'informatique a toujours été en avance sur l'économie et la politique. Que ce soit via une "Grande Trappe" ou une "Grande Gaufre", cela se déguste avec délectation avec des images, des gagnants, des perdants et des challengers qui se succèdent ou qui attendent leur tour avec plus ou moins de patience.0.jpg

Le 8 avril dernier, Idek Tramielski, dit Jack Tramiel, le concepteur du Commodore64 (C64), qui reste la machine la plus vendue dans le monde avec 22 millions d'exemplaires vendus, mourait à l'âge de 83 ans. Son C64 était sorti en 1982.  En 1984, le CA s'élevait à un milliards de dollars. Une guerre des prix et le C64 sera vendu à 199 dollars. Si les ventes explosaient, les profits fondaient rapidement et Commodore décidait de se séparer de son dirigeant comme ce fut le cas de Steve Jobs en son temps chez Apple.

L'histoire se répète. Les idées s'envolent, les résultats aussi, avant de s'effondrer face un challenger plus finaud encore. Alors il faut créer un culte, une religion pour espérer garder ses fidèles dans le temps.

0.jpgLa campagne pour les élections françaises est-elle différente? Elle n'a jamais été autant figée, autour de la haîne des riches monopolisée par l'argent comme un repoussoir. L'usure du pouvoir ou l'usure, tout court, tout y était, toujours plus rapide que par le passé pour suivre le rythme numérisé. La dichotomie droite et gauche flotte, s'étiole dans des demi-mesures ou se radicalise sans le dire.

Le Front de Gauche de Melanchon a exalté avant de faire peur avec sa guillotine comme étendard pour finir par se dégonfler. On ne rejoue pas le passé avec les mêmes artifices de calcul. Les révolutions sont devenues des évolutions constantes. Aujourd'hui, on ne fait plus de saignées, on met des onguents et des crèmes sur les plaies. Et... on vit plus longtemps.

L'extrême-droite de Marine Le Pen, pour monter dans les sondages, a dû descendre d'un cran la seule rhétorique anti-parasite de son père pour devenir plus acceptable tout en gardant certains thèmes connus en arrière-plan.0.jpg

Quant à Sarkozy, c'est le président qui a  le plus poussé son image en avant mais sans répondre aux espoirs de la majorité, de ses administrés avec des casseroles tirées au pieds, qu'il doit recréer son image positive au sommet de l'iceberg. Le charisme n'est pas tout. Un climat pourri sur la présidentielle entre les deux tours fait désordre. Le culte de la personnalité est à son zénit. Il y a des moments où on se méfierait d'être français avec son billet à introduire dans l'urne.

L'argent, tout le monde le sait, n'est pas le fléau, ni le problème. Il n'est qu'un moteur. Ce qui en est fait, devrait rester la préoccupation majeure.  

Dans notre culture de compétition, plus on discrédite, plus on a de soutiens. Que ne ferait-on pas pour brûler l'indifférence, sur l'autel des Grands Hommes? Si l'image est primordiale, autant y laisser sa plus belle, intacte, dans un dictionnaire ou pour être plus moderne, sous l'appréciation du peuple par l'intermédiaire de Wikipedia. 

Les bons CEO ne font pas nécessairement de bons dirigeants de leur pays. Un pays ne se gère pas comme une entreprise. Le CEO a le devoir de réduire les coûts et de réaliser des bénéfices. Le président doit incarner, pour son pays, la force, la stratégie dans son ensemble.

0.jpgMais ici, il s'agit d'images que l'on donne et pas de leurs réalisations effectives. Cela n'empêche, ce serait amusant d'attribuer un des noms de CEO de l'informatique à chacun des hommes politiques de cette campagne ou vice versa et d'imaginer ce qui se passerait.

Les hommes politiques des états démocratiques évoqueraient leurs difficultés à réunir les opinions de leur parti et les votes de leurs concitoyens. 

En Belgique, ce serait peut-être de la dichotomie, adoucie par les habitudes et les faux semblants.

Laurence Bibot l'avait fait comprendre avec l'humour et un accent du "Suuud". Bert Kruysmans y répondait, ensuite, en plus "hard", avec celui du grand "Nooorrrd".

Alors, se limiter aux "monopoles" de droite ou de gauche, entre nord et sud, d'une Window à tous les iXXX de l'informatique, c'est comme devenir presbyte avec trop de lettres majuscules par temps d'orage... Quant au monopole de la richesse, c'est un leurre qui n'est plus jamais à l'heure. L'immobilisme et l'insécurité ont plombé les espoirs.

Si un jour, Bill Gates devait retrouver Steve Jobs et d'autres fondateurs disparus, leurs souvenirs reviendraient et cela pourrait bien ressembler à cela.

Vraiment, si monopoles il y a, ils n'existent jamais longtemps. Par contre, des cultes, eux, persistent et signent pendant plusieurs générations.

Encore heureux que l'humour, lui, n'a jamais eu de monopole.

 

L'enfoiré,


0.jpgMise à jour 11 octobre 2012: MS va prendre exemple sur les stratégies d'Apple et Google.0.jpg

Steve Blamer est à la croisée des chemins. L'heure des changements a sonné. Le logiciel ne fait plus la pluie et le beau temps. La vente de matériel et des services en ligne vient en supplément. Une intégration du logiciel, du software avec le matériel, le hardware, avait commencé avec la Xbox, la tablette Microsoft Surface. Un certain retard est à combler dans ce domaine. Balmer est sous pression. Ses émoluments ont été rabotés de 682.500 $ à 620.000 $. Les ventes étaient en recul de 3%. Vivement Windows8.

 

Citations:0.jpg

  • « Je considère la concurrence légitime, à condition qu’il y ait quelque chose en face. », Steve Ballmer
  • « Le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu’ils sont infaillibles.  », Bill Gates 
  • « L'innovation, c'est une situation qu'on choisit parce qu'on a une passion brûlante pour quelque chose.  », Steve Jobs
  • « Si j’étais très très très riche, je distribuerais mon argent jusqu'à ne plus être que très riche. Très riche, ça me suffit. », Philippe Geluck

 

Quel point commun y a-t-il entre Microsoft, Apple et Google? Vous me direz, en voilà une question: ils sont tous actifs dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Et je vous dirai: excellente réponse… mais il y a autre chose. Ils ont tous fait, ou font encore, l’objet de poursuites de la part des autorités de la concurrence, des deux côtés de l’Atlantique.
 

Ainsi, Apple est poursuivi par les autorités antitrust américaines, pour entente illicite avec cinq éditeurs sur le prix des livres électroniques. Une procédure qui, font remarquer les inconditionnels de la marque à la pomme, risque surtout de favoriser le concurrent Amazon, qui détient déjà 60% du marché du livre électronique.

De son côté, Google est poursuivi par les gendarmes de la concurrence européens et américains, pour sa position dominante sur le marché de la publicité liée à des recherches en ligne, une position qu’il utiliserait pour contrer illégalement ses concurrents et les nouveaux venus sur le marché.

Et bien sûr, on se souvient du cas de Microsoft qui a défrayé la chronique aux Etats-Unis mais surtout en Europe à la fin des années 90, et qui s’est terminé par l’obligation, pour l’entreprise, de revoir complètement son modèle économique. Car la lutte contre les monopoles n’est pas une problématique nouvelle.

Le droit européen de la concurrence est pratiquement né avec la construction européenne, mais la législation antitrust américaine est beaucoup plus ancienne. C’est le Shermann Antitrust Act, destiné à réfréner les comportements anticoncurrentiels des entreprises qui a été, en 1890, le premier jalon du droit " moderne " de la concurrence. L’application de cette loi, dirigée à l’époque contre le " trust " pétrolier Standard Oil, conduisit notamment, au début des années 1980, au démantèlement du groupe de télécommunications AT&T (qui fut quasi reconstitué 20 ans plus tard, mais ceci est une autre histoire). En 1997, c’est par une transaction que Microsoft a mis fin à ses déboires avec l’antitrust américain.

La législation américaine a ceci de particulier qu’elle n’empêche pas la constitution des monopoles. Ce serait d’ailleurs peu compatible avec la liberté d’entreprendre. Ce n’est qu’une fois le monopole constitué que la loi antitrust entre en action. D’où le sentiment que cette loi ne cible que les " gros poissons " pour défendre les " pauvres petits "...

Et donc, sur base d’un tel raisonnement, un géant comme Facebook pourrait bien être le prochain groupe dans le collimateur des autorités de la concurrence. On prend les par

01/03/2012

Nanotechnologie : la révolution invisible

ARTE avait récemment diffusé trois émissions qui parlaient des nanotechnologies. Technologies encore jeunes, à peine 30 ans, elles pourraient révolutionner profondément notre environnement dans un avenir proche.

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Résumé de ARTE: Pour une planète plus verte
Aujourd’hui, les premières applications commencent à sortir des laboratoires : cristaux nanométriques permettant aux capteurs solaires d’occuper une place centrale dans notre production d’énergie, réduction des émissions polluantes qui empoisonnent l’air de nos villes par l’ajout de molécules à nos carburants, nanoparticules capables d’éliminer les polluants qui contaminent nos réserves d’eau potable…
Mais ces particules dont on connaît encore mal le "comportement" ne présentent-elles aucun danger ? Comment s’assurer qu'elles ne s'ajouteront au lourd héritage écologique laissé aux générations futures ?

Sur le plan écologique.  les propriétés qui s’expriment à l’échelle du millionième de mètre n’en finissent pas d’émerveiller les scientifiques. Initiées il y a une trentaine d’années, des recherches ont fait l’objet de gigantesques investissements dans les pays industrialisés. Les nanotechnologies ont ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire des technologies : celui d’une miniaturisation qui confine à l’invisible. Nous n’en sommes pas nécessairement conscients, mais certains matériaux aux propriétés inimaginables, il y a encore quelques années ou des objets familiers dotés de fonctions inédites ont déjà fait leur entrée dans nos vies.

0.jpgMais ces particules dont on connaît encore mal le "comportement" ne présentent-elles aucun danger? Comment s’assurer qu'elles ne s'ajouteront au lourd héritage écologique laissé aux générations futures?

Des ordinateurs toujours plus petits et plus puissants ainsi que la prolifération de minuscules dispositifs électroniques communiquant en réseau pour commencer. Pour certains, ces évolutions technologiques devraient simplifier notre quotidien et rendre le monde plus sûr, plus efficace et plus confortable. Mais la vitesse à laquelle ces dispositifs s’insèrent dans nos sociétés et les modèlent suscite des inquiétudes.

0.jpgOn apprenait en début de semaine que des chercheurs de Sydney parvenaient à fixer un transistor sur un seul atome de phosphore.  Un processeur de la taille d'un ongle pourrait développer la puissance d'un supercalculateur. L'informatique quantique pourrait être en marche après une refonte complète des interfaces.

La loi de Moore pourrait, ainsi, être balayée.

A la clé, un marché de plusieurs milliers de milliards de dollars dans l'informatique mais aussi dans la médecine et l'agroalimentaire.

A l'échelle de l'atome, du millionième de millimètre (10 exposant -9 mètres), le but des nanotechnologies est de modifier la matière, atome par atome, pour construire des assemblages nouveaux avec des propriétés inimaginables at ainsi devenir plus résistants que l'acier, plus conducteurs... plus...

0.jpgDans le nano-monde, la matière ne réagit plus de la même façon. Les forces et les réactions y sont amplifiées.

Sous une tension de surface, les liquides prennent une forme de gelée puisque la gravité y est moindre et plus plane.

Sous de telles faibles masses, la force de Van der Waals supplante la force de gravité et agit sous les lois de la mécanique quantique ( Werner Heisenberg). En mouvement par l'agitation thermique, les atomes prennent des vitesses de l'ordre de 400 mètres par seconde.0.jpg

L'effet tunnel, bizarrerie quantique, fait qu'une particule, face à un obstacle, peut très bien se trouver,  dans le même temps, en deçà ou au delà de ce mur. 

Cette bizarrerie existait depuis toujours dans la nature pour développer la vie et assurer la survie des êtres vivants. Les couleurs des plumes de paon, la feuille de lotus qui ne se mouille pas, le gecko qui se déplace au plafond, la solidité de la toile d'araignée sont des exemples à base de nano-particules. 

Les Égyptiens du Vème siècle AC utilisaient déjà des propriétés de l'or colloïdale pour la coloration des céramiques et des vitraux.

0.jpgRemonter dans l'histoire des nanotechnologies et se limiter à l'essentiel, c'est sauter quelques étapes de l’étude de la matière et se retrouver en 1981, lors de l'utilisation du microscope à effet tunnel  par Heinrich Roher et Gerd Binnig. Ce fut un peu par hasard, lors d'une observation, d'ailleurs. La pointe de Tungsten de leur microscope émettait un faible courant en suivant la surface avait entrainé des atomes dans le "scanning" de la matière.

En 1985, Harold Kroto remarque qu'avec un laser, le graphite se reconstruit en atome de Carbone: les fullerènes, sous forme sphérique (C60 circulaire).

En 1989, Donald Eigler et Ehrard Schweizer réussissent à écrire les lettres d'IBM avec 35 atomes de xénon déplacés un à un. Un interrupteur de la taille d'un atome sera l'exploit suivant.

En 1993, ce sont les débuts des nano-tubes de carbone de l'épaisseur d'un atome par Sumio Iijima et Donald Bethune. La nanoélectonique s'inscrira cinq ans plus tard dans l'histoire avec l'équipe de Sander Tans.

En 2004, les graphènes sont découverts par André Geim.

En 2005, les nano-voitures moléculaires se mettent en branle dans des cages de carbone.

Le problème crucial, c'est de sortir du laboratoire, de la recherche fondamentale et passer à la chaîne de montage pour produire tout cela dans un temps raisonnable au niveau industriel. Techniques de fabrication en perpétuelle évoltution, coûts de fabrications élevés... beaucoup d'obstacles en perspective.

3.jpgArriver comme l'ADN à le faire par l'auto-assemblage est la partie la plus ingénieuse. Manipuler l'ADN, lui-même, là on touche à une question d'éthique.

L'industrie utilise discrètement ce qui est déjà disponible pour les articles de sport, les vêtements antibactériens, les cosmétiques, les peintures, les écrans OLED, les dentifrices, les vitres autonettoyantes, les crèmes solaires parmi plus de 400 produits. 

Des nano-tubes à la chaîne, 100 fois plus résistants que l'acier, meilleurs conducteurs que le cuivre sont créés en Belgique chez Nanocyl et les prix baissent au kilo aux environs de 80 euros. La production s'élevait déjà à 20 tonnes en 2010. 

L’électronique a ouvert la voie. La taille des transistors est passé de 12 micromètres en 1970 à 20 nanomètres aujourd’hui. Le silicium prend de l'âge. Le graphène pourrait prendre la relève et bouleverser toute la production des ordinateurs, avec à son actif, 50 à 500 fois plus de mobilité de ses électrons que le silicium. En 2004, André Geim et Konstantin Novoselov mettaient au point un prototype des premiers transistors au graphène qui seront installés sur une même puce.

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L'informatique avec l'aide des spintroniques, en imaginant d'organiser des ordinateurs comme le serait le cerveau en réseaux neuroniques, c'est imaginer pouvoir mettre à disposition toute la connaissance du monde en parallèle à des vitesses insoupçonnées.  

"Il est temps de créer des systèmes fondés sur la science quantique qui porteront le calcul par des ordinateurs vers une nouvelle frontière", a lancé Matthias Steffen, responsable scientifique de l'équipe de recherche à IBM.

Contrairement à la physique classique où les notions d'onde et de particule sont séparées, dans l'univers quantique, elles deviennent deux facettes d'un même phénomène, une propriété qui, théoriquement, peut démultiplier les capacités des ordinateurs en super-multifonctionnels. Les chiffres binaires (0 ou 1) dans le monde quantique, appelés "qubit", peuvent, en plus, posséder les deux valeurs en même temps dans une structure dite de  "superposition".

Cela permet de traiter plusieurs millions de calculs simultanément, sans délais, sans trous et remplacerait en quelques heures quasiment toute la puissance de calcul actuellement disponible dans le monde.

Si un qubit avait une durée de vie de seulement quelques milliardièmes de seconde, tri-dimensionnel, à partir de circuits faits de matériaux nanométriques, conduisant l'électricité sans résistance et refroidis près du zéro absolu. augmente la stabilité jusqu'aux 100 microsecondes, bien suffisants pour répondre à la demande.

Les chercheurs pensent généralement qu'il faudra de dix à quinze ans avant de résoudre les problèmes de banques de données d'informations non-structurées à utiliser dans des tâches mathématiques extrêmement complexes.

La médecine, elle, pourrait utiliser des nano-capsules pour transférer des médicaments au cœur des cellules malades.

0.jpgDu béton de nouvelle génération aux vitrages isolants donne des idées de croissances et pourrait révolutionner jusqu'à la forme des batîments.

De l'énergie vraiment verte pourrait être produite avec des panneaux solaires plus performants via les nanotechnologies. L'environement serait préservé par le traitement des eaux usées et de l'air, par les pièges à CO2 (poudre de téréphtalate de chrome).

La défense est intéressée par les robots autonomes, les blindage renforcés, le repérage et la reconnaissance des individus ou, au contraire, privilégier son invisibilité par son camouflage.

Bien d'autres secteurs pourraient y trouver des avantages indéniables dans le futur. Les "nanotechnos" sont encore très jeunes, à peine trente ans et, déjà, elle excite toutes les convoitises.

Les budgets de la R&D grimpent et vont exploser. Les États-Unis ne sont plus les seuls. La Chine y investit massivement.

Qui dit avantages, doit immédiatement imaginer qu'il y a un revers à la médaille. Quand la Science rattrape la science fiction au risque de la dépasser, il y a des questions à se poser.

Le parallèle avec l'invention des ordinateurs et de l'informatiques est troublant. Si l'informatique a bouleversé notre vie de tous les jours tout en l'améliorant en apportant des leviers à l'accélération et à l'amélioration du travail, elle a aussi dissimuler des pertes d'emplois alors que les bénéfices n'ont pas été rétrocédées au monde du travail.

Les risques pour la santé, l'environnement, les libertés individuelles ne sont pas nuls. La planète plus verte présentée au début de l'article peut en devenir verdâtre.

Pour la santé, ce sont les nano-particules insolubles, ultrafines, de la poussière de silice, du TiO2 qui peuvent poser des problèmes de toxicité. Ni logo, ni label sur les produits qui en contiennent fait craindre à un maquillage des risques.

Pour l'environnement, c'est le potentiel d'interaction avec les écosystèmes entiers, avec la biodiversité, les résidus qui doivent inqiuiéter.

Des nano-espions envahiraient notre quotidien? Ce qui est invisible est une source de doutes, d'inquiétudes voire d'angoisses sous l'éfigie de Big Brother. L'histoire des puces RFID ont déjà un problème semblable mais leur installation reste, heureusement, au niveau d'un acte volontaire.

En d'autres mots, ce qui est petit n'est pas forcément "gentil".

Le livre de Michael Crichton "La proie" n'est qu'une fiction mais...

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ARTE imaginait le monde dans 40 ans Extrait 1Extrait 2 et deux extraits du meilleur des mondes

Ces épisodes qui se situe en 2040, examinent les avancées des nanotechnologies sur le plan écologique. Dans ce domaine, les propriétés qui s’expriment à l’échelle du millionième de mètre n’en finissent pas d’émerveiller les scientifiques. Initiées il y a une trentaine d’années, des recherches ont fait l’objet de gigantesques investissements dans les pays industrialisés. 0.jpg

Penser dès lors au meilleur des mondes ou verser dans les fantasmes que la science fiction adore? (Débats entre scientifiques et écologistes).

Ce qui est sûr c'est que l'avenir passera par les nanotechnologies et que les professions qui vont tourner autour d'elles seront nombreuses.

C'est se rappeler qu'avec les progrès, c'est toujours au moment où tout semble devenir possible que tout devient subitement plus dangereux.


Le début de « La chanson de l’année 2040 »

Parodie tirée de "Je ne suis pas bien portant"

Depuis que j'suis nanotechnologique

J'ai une foule de pressentiments

Car pour mes spintroniques

C'est pas tous les jours très marrant

Mais attendez que j'vous explique

Tout ce qui cause mon tourment :

J'ai l'carbone qui cartonne

Il rend le PC surexcité

Et le Graphène qui s'démène

Quand le fullerène se dégaine

L'quantique chante un cantique

Ma crème solaire prend de grands airs

Si le béton fait des bonds

Les puces me les sucent,

En tunnels sous mon Rimmel

Font des buses qui m'abusent

Et des tubes en apericubes.

L‘nano au rayon écolo

Le scanner prend ses nerfs

L'nanomonde qui me sonde

Avec des robots sous le capot

La mémoire sans l'espoir

Les options en option

Rend le futur pas bien sûr

Avec des brevets comme décrets

 Et l'boulot plus toujours très gros

 --

 Ah mon Dieu qu'c'est palpitant

Ces technologies et se sentir patraque

  Ah mon Dieu qu'c'est stressant

La sociologie qui penserait à l'arnaque.


Je vous laisse continuer les autres couplets, mais il n'y aura pas le moindre atome à gagner, ni à déplacer...

 

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L'enfoiré,

 

Sources: Hors Série de Science & Vie 253 (décembre 2010) et autres

Vidéo 1,  Vidéo 2,  Vidéo 3,  Vidéo 4, Vidéo 5, Vidéo 6


Citations:

 

  • « Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité. », Albert Einstein
  • « Dans le passé la technologie a été un bienfait pour l'homme, maintenant elle devient un danger. Même en tant de paix elle commence à détruire la terre. », Edward Bond
  • « Notre imprudence aveugle se joindra à notre puissance technologique pour produire des effets dévastateurs. », Michael Crichton

 

Mise à jour septembre 2012: Le S&V du mois remet le couvert avec la construction de nano-machines. Des outils qui coupent, déplacent, écrasent pour scupter la matière au niveau de l'atome. A la température de l'hélium liquide de -269°C
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23/02/2012

Toutes griffes dehors

Une petite escapade dans le monde du luxe pour remarquer que, là aussi, pour créer le rêve, il faut s'armer de beaucoup de gros moyens financiers.

0.jpgBizarre de parler de luxe dans notre époque de crises multiples?
D'en parler, était-ce aller à contre courant de l'ambiance morose actuelle?

Le marché mondial du luxe progresse de 6% par an et des entreprises comme Hermès, Richemont ou LVMH enregistrent de belles performances boursières. 

Si l'industrie du luxe se porte toujours bien et se taille une belle place, elle doit aussi s'adapter.

Le "luxe, un peu moins français", lisais-je. Il l'est un peu moins pour tous les pays qui en font commerce. Les affaires et les marchés, dans ce domaine comme dans les autres, doivent sortir leurs griffes. Parler de griffes dans ce cas, c'est aussi parler de son point de départ et de sa niche.

Parler de luxe, c'est parler de produits de haute qualité et de savoir-faire élevés, à marchés très ciblés et de faible diffusion comme certains segments de la mode, maroquinerie, joaillerie, lunetterie, parfum, orfèvrerie, vins et spiritueux...
Vu sous ce dernier angle, on augmente, tout à coup, l'intérêt d'un Français. Le vin à table n'a plus de prix. 0.jpgBien sûr, mais il vous prouvera qu'il ne peut se contenter d'une piquette avec un bon repas. "In vino, carré d'as", un souvenir toujours bien présent. Là, le terroir français se rapproche aussi du tiroir, car le vin n'est-il pas un des seuls biens qui bonifient avec l'âge quand les autres déprécient dans le même temps? 

- Non, L'enfoiré. Le vin est un don de Dieu.

- Oui, mais que tu dégustes, tout de suite, sans plus avoir rien d'autre à te mettre dans la vue, si ce n'est l'étiquette de la bouteille. 

Un Suisse ne s'avisera pas d'acheter une montre à vil prix quand il en a les moyens. Une montre japonaise? Quelle horreur ! Une Breit, une Piageterie, une Vache bien ronde, par contre...

Non, le Suisse n'achète pas une montre, il investit.

Le photographe achète un Leica, pas nécessairement pour photographier, mais pour vanter ses qualités.

Les courbes sont rentrantes, bien sûr, mais deux types de commerces fonctionnent toujours: le haut et le bas de gamme.

Le marché de luxe a sa clientèle propre et ne l'a pas perdue.  

Être "riche à la super" a une source qui se produit souvent en mondialisant les fruits de sa production. Certaines personnes dépensent en un jour, ce que le commun des mortels dépense en un mois, voire un an, indépendamment du pays où cela se passe d'ailleurs.

Cela dit, voyons ce que dit Wiki "Le luxe (lat. luxus) est le mode de vie consistant à pratiquer des dépenses somptuaires et superflues, dans le but de s'entourer d'un raffinement fastueux ou par pur goût de l'ostentation, par opposition aux facteurs ne relevant que de la stricte nécessité. Par extension, le luxe désigne également tous les éléments et pratiques permettant de parvenir à ce niveau de vie. Cet aspect d'inutilité est si marquant qu'il est à la base de l'expression péjorative «C'est du luxe!» qui condamne un investissement déraisonnable.".

Inutilité? Cela reste à voir. Le somptueux château de Versailles et son luxe sont toujours visités, que je sache.

Le "Bourgeois gentilhomme" a encore beaucoup d'émules et beaucoup de profiteurs qui tourneront autour de leurs bottes. Remettre cette pièce célèbre au goût du jour n'est pas d'une énorme difficulté.

"Un produit de luxe représente avant tout un label de qualité. Le luxe favorise la créativité et l'innovation technique : l'acheteur sait par avance qu'il a été produit grâce à un savoir-faire au sommet de "l'état de l'art" d'une profession et est donc prêt à payer la rareté d'un tel produit.".

Voilà qui réhabilite le mot "luxe" dans son contexte.

0.jpgOn ne séduit pas les "Digital Native" (les DN) comme on le ferait avec les Bobos. Le luxe n'est pas initialement leur tasse de thé. Ils se fringuent avec des jeans, se sustentent avec un hamburger au ketchup. Ce sont des "early adapters", en avance d'une guerre et d'une tendance. Ils se rendent aux magasins après avoir été fouiller sur Internet, s'il n'y avait pas meilleur marché derrière un eBay.

Il faut donc investir sur le web, pour attirer ce nouveau regard. Le DN est exposé à trop de messages de la pub. S'il a une certaine sensibilité aux marques qui renvoie à un héritage, la "griffe" doit être en relation directe avec le plaisir immédiat qu'il apporte. Un peu de bling-bling, oui, mais à meilleur marché. Il est méfiant vis-à-vis des discours trop classiques et refuse d'être manipulé. Donc, passer par YouTube en montrant des séquences du types métaphores, des allégories ludiques n'est pas un luxe. Si cela crée le buzz, c'est gagné.

Le potentiel persiste et signe. Le jeune DN est loin d'être sur les genoux avec l'aide des parents ou de grand-parents, mais ce potentiel est obligé d'agrandir son champ d'investigation, de s'organiser.

Le Concordia, le navire géant du "luxe accessible au plus grand nombre", s'échouait récemment. Après cette catastrophe, la fréquentation de ces bateaux géants diminuera-t-elle? Rien n'est moins sûr. Mourir, cela n'est rien, mais vieillir, chantait Brel et il faut que jeunesse se passe au mieux, avant.

Il naviguait sur les mers du globe avec tout le faste préfacé par la publicité. Où commence le luxe pour s'arrêter au grand luxe? Cette notion varie dans le temps et dans l'espace. Il y a cinquante ans, voyager en avion était un luxe. Aujourd'hui, c'est plutôt la transhumance des moutons "mini-prix" que l'on dépucellera à bord de l'avion dès qu'il voudra passer à la vitesse supérieure. Une croisière en mer ne l'est pas plus "riche". Tout se démocratise. A ce niveau, tout bascule et  tous se bousculent derrière cette barrière entre luxe et non-luxe.

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Le rêve est toujours bien plus fort que la mémoire d'un sinistre. Rien n'est apparemment perdu pour le luxe.

Conceptions opposées en fonction de l'endroit où il sévit. Amusant qu'il soit considéré comme un signe extérieure de richesse taxable de ce côté de l'Atlantique, alors qu'aux États-Unis, on en fait l'étalage comme une preuve de réussite.

Tout semble aller bien dans le haut de gamme d'après les chiffres d'affaire de ceux qui en font commerce.

Mais comme le disait, avec humour, un vieux film "C'est dur pour tout le monde".

On apprenait que Hermès International avait achevé 2011 sur un chiffre d'affaires de 2,8 Milliards d'Euros, en croissance de 18,3% par rapport à 2010, à taux de changes courants comme constants. En Bourse, la marque pèse 24 milliards et est présente dans 50 pays. Parfums et foulards complètent la panoplie des sacs de luxe.

0.jpgDes sacs en croco peuvent atteindre des prix de 4000 à 6000 euros de base et jusqu'à 40.000 euros pour les plus rares, même servis dans des écrins plutôt que des boîtes, cela fait cher, l'écrin avec un "H" en effigie. Du coup, c'est chez les commissaires priseurs qu'ils arrivent à récolter la somme astronomique de 54.000 euros pour un sac. Oeuvre d'art? Pour une dame, ce mot, cette lettre "H" est magique même si la ratio "prix/performance" est légèrement surfait avec les deux pieds sur terre de l'homme qui l'accompagne. En somme, c'est l'histoire qui prend de la valeur comme pour une œuvre picturale, mais qui n'attend pas la mort du peintre.  

Pourtant, il y a eu une "Saga Hermes", d'après une  enquête récente  de "Coûte que coûte" d'Anne Sophi d'RTL-TVI. Il y a 180 ans naissait une société de fabrication de selles pour chevaux. Elle s'est transformée dans ce que l'on sait mais est restée une entreprise familiale avec des héritiers qui détenaient majoritairement les actions. Les héritiers se serraient les coudes quand leur entreprise était en danger. Depuis un an, ce serait le cas.  Si aujourd'hui, le marché d'Hermès s'est largement diversifié, il en va de même pour les héritiers qui se sont multipliés. En période de crise, ces héritiers plus nombreux ont commencé à penser réaliser leurs bénéfices.  La mise en Bourse de la société l'a fragilisée, l'a déverrouillée au point que les héritiers, après avoir vendu leurs parts, risquaient de perdre leur pouvoir.

L'empire, le Groupe LVMH, dirigé par Bernard Arnaud, se présente en premier sur les rangs après avoir racheté 17% des parts. Les actions bradées, en 2008, ont permis de réaliser des coups de poker, des coups de maître... Pas vraiment une OPA, mais une attaque ressentie comme "hostile" par les héritiers de Hermès. Attaque, dites "pacifique", qui ne voulait pas effacer la direction existante. Un subterfuge pour verrouiller Hermes est trouvé pour conserver le patrimoine dans la famille par l'intermédiaire d'une autre société aux règles encore plus strictes pour vingt ans. 0.jpg

Se sentir faire partie d'un autre monde ne se fait jamais dans la distance du temps.

Le livre "Les dynasties du luxe" raconte ces épopées. L'histoire de ces créateurs, de la naissance des marques à leurs années de gloire, en passant par leurs drames et leur accès au marché mondial des affaires, semés d'embûches et de guerres sans merci où triomphèrent le paraître et les signes extérieurs de succès et de richesses.

Pas plus de cadeaux dans le monde du luxe que dans un autre monde. C'est manger ou être mangé. Alors autant ajouter un peu plus de poivre dans le plat. Partie remise. Impair et passe.

A toutes les échelles, convaincre que le prix n'a pas d'importance, est une stratégie de base: quand on aime, on ne compte plus.

Bien sûr, les extras du particulier se rappellent au citoyen lambda, que certains jours on se met sur "son 21" et qu'on doit tout oublier pour exister dans la société.

C'est vrai qu'on ne conjugue par le mot "luxe" de la même façon au féminin qu'au masculin.

0.jpgIl s'est réfugié parfois derrière les vitrines des antiquaires. Il a de nouveaux commanditaires qui s'ajoutent dans l'ombre.

Le luxe doit, désormais, se mondialiser, se doit d'avoir des projets d'expansion, garder des centres d'intérêts bien distincts mais aussi garder le respect des identités spécifiques aux pays dans lesquels les produits sont vendus. Le luxe ne se limite plus à un pays et il se base sur une renommée mondiale. Des paramètres dont il faut tenir compte pour ne pas disparaitre avant l'heure.

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On n'échange pas une culture par une autre dans le monde du luxe.

La voiture "Nano", fabriquée en Inde et classée en low-cost, est écrasée par JLR (Jaguar Land Rover). Les voitures de luxe profitent plus que le low-cost.

La filiale JLR de la firme indienne a fait bondir les bénéfices du groupe indien Tata Motor de 40,5% et le CA de 45%, tandis que la Nano a fait baisser la croissance de ses bénéfices de 58%. La Nano ne séduit plus et la planification des ventes ont été revué de 100.000 à 70.000.

Ferrari a fait un pont d'or en 2011.

Le luxe est associé à la rareté, à l'artisanat, aux petites séries, comme le disait cet article du 27 janvier dernier.

Sonia Rykiel dont parlait l'article, est prête à céder 80% de son capital à "Fung Brands Limited", une entreprise, une fondation chinoise comme le chausseur de luxe drômois, Robert Clergerie, l'avait fait en passant sous le même parapluie financier.

0.jpgL'histoire de la Maison Delvaux avait commencé en 1829. En septembre 2011, Fung Brands était devenu son partenaire.

Ce maroquinier de luxe belge était cédé par la famille Schwennicke, propriétaire depuis 1933. Christian Salez restait pourtant aux commandes opérationnelles comme CEO.0.jpg

Les capitaux à investir dans R&D sont énormes dans le domaine du luxe. La famille Fung est fondatrice du groupe Li & Fung dans la distribution et est localisée à Hong Kong.

Pourquoi pas de Chinois à la tête puisque ce sont des capitaux chinois?

Le professeur Mixin Pei donne des quelques raisons: "Le rôle de la Chine dans l'économie mondiale se limite à des fonctions de traitement et d'assemblage à court et moyen terme. Un manque de talent ou à la sortie des universités, le peu de connaissances en anthropologie, en sociologie, en relations internationales, en littérature comparative et en histoire".

Tant qu'investisseurs et créateurs ne se marchent pas sur les pieds, pourquoi pas?

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Christian Lacroix, après avoir créé des merveilles dans la haute couture, a vendu son entreprise à "Falic Fashion Group".

En 2008, c'est la maison de haute couture britannique Hardy Annies, fournisseur de la cour qui faisait faillite et qui a été racheté.

Le chocolatier Marcolini a fait une tentative de rapprochement avec une entreprise chinoise, mais cela a capoté et il est redevenu belge, jusqu'à la prochaine fois.

Rester toutes griffes dehors, c'est, aussi, résister à la copie. La griffe doit rester infalsifiable ou protégée par des brevets pays par pays et pour un temps fixé, sous peine de mourir et tomber dans le domaine publique.

0.jpgPour en revenir à Sonia Rykiel, son but est de garder un nom, une marque et un levier pour doubler le chiffre d'affaire qui s'élevait en 2011 à 90 millions d'euros,  trop court pour répondre aux potentiels disponibles. Des investissements entre 10 et 30 millions d'euros à la base sont prévus.

Le but avoué général est de développer de nouveaux marchés, là, où il y a des chances de trouver de nouveaux acheteurs quand la crise a réduit leur nombre localement. Se limiter au seul marché local devient une erreur stratégique. Cela ne veut pas dire qu'il faille se faire envahir et remplacer les gestionnaires locaux. Ces derniers connaissent les habitudes, la culture de départ.0.jpg

Partenaires industriels à long terme plutôt que des investisseurs en "private equity". Des investisseurs avec des projets industriels qui feront vivre ou revivre les rêves.

Une autre preuve que le luxe n'est pas au rancard et surtout pas avec deux nouveaux milliards de consommateurs potentiels qui viennent s'ajouter aux précédents. L'industrie du luxe ne connaît pas vraiment la crise avec ses 1.200 milliards d'euros, mais ce sont les pays émergents qui montent parmi les consommateurs.

La Chine ne s'intéresse plus uniquement au bas de gamme mais s'infiltre dans les marchés du luxe par ses investissements. 

Le numéro "un" italien des yachts, Ferretti est passé sous pavillon chinois, SHIG (Shandong Heavy Industry Group) Weichaï avec un bon prix et un chèque de 374 millions d'euros.

0.jpgLe monde est devenu un village et pas uniquement à partir de l'occident. Le tourisme de luxe s'est mondialisé, matérialisé par des chaînes d'hôtel.

Les restaurants étoilés, haut de gamme, comme "Comme chez soi" obligent de réserver une table des mois à l'avance.

La chaîne "Hard Rock Café" dirigée par des fonds séminoles vont s'installer sur la Grande Place de Bruxelles et entrer en compétition avec le Cygne.0.jpg

"Très chère originalité" par le design, l'imagination, le style sont des sources d'inspiration qui ne font pas nécessairement dans le luxe immédiatement, mais qui s'alignent dans l'éventualité.  Tout est question de temps, de confiance à la découverte de génies.

Actuellement, si l'Occident détient plus de la moitié des parts du marché du luxe, ce sont les pays émergents qui, à près de 75% des achats, contribuent le plus à la croissance du secteur (la Chine avec 56% de la croissance totale).

A côté des géants LVMH, Richemont, PPR et Swatch, Prada, Burberry, Rolex avec la famille Wilsdorf, Chanel se disputent le marché. 

Était-ce tellement étrange de parler du luxe au lendemain du Mardi gras, de Carnavals? On fait bombance dans cette période courte et on oublie tout, même le prix des choses.

La Belgique est une terre de carnavals, qui ne passeraient pas subitement, au pluriel, à "carne-à-veaux". Pour se payer cette fête, pour échanger entre riches et pauvres derrière des masques, on épargne toute l'année comme partout même si on a le luxe qu'on peut et pas toujours qu'on veut.

La moralité de l'histoire pour les vendeurs et les acheteurs du luxe pourrait être de:0.jpg

  • Convertir le tallent du secteur du luxe avec ses entreprises  en succès par l'originalité.

  • Mondialiser.

  • Fuir la Bourse

  • Garder les coups de cœur et rejeter les coups de sang.

  • Ne pas casser les rêves, les flashes de l'envie...

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Et, comme on parlait des hôtels, gardez-y, au moins, le luxe de l'humour comme le montre cette vidéo...

Cela ne va pas plaire à tout le monde. L’Humour est aussi un luxe. Pas pour tout le monde, mais, s'ils veulent qu’on visite les luxes un à un comme on visite une belle boîte sans rien dedans de mémorable, c'est perdu d'avance.

Si, maintenant, des photos "luxueuses" et pas chères vous intéressent, il suffira de cliquer....


L'enfoiré,

 

 

0.jpgCitations:

  • « Le luxe de demain sera la lenteur dans le silence. », Anonyme

  • « Le rêve, c'est le luxe de la pensée. », Jules Renard

  • « Mon plus grand luxe est de n’avoir à me justifier auprès de personne. », Karl Lagerfeld

 

 

 

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Mise à jour 27/9/2012: Lacoste et le crocodile Entre le père Michel Lacoste et Sophie Lacoste-Dournel revendiquent les rênes de l'entreprise. La famille en détient 65%. Maus avec la filiale Devailoy est l'arbitre. Jusqu'à nouvel ordre, c'est la fille qui gagne la place. En 2013, ce sera les 80 ans de crocodiles. 


09/02/2012

Timeline et généalogie en ligne

Faudrait-il essayer de réinventer la roue pour faire plaisir à ses fans? Il n'y a pas qu'en politique que le populisme existe.

0.jpgPlus d'un an que le film de l'histoire de Facebook et de Zuckerberg, est sorti.

Facebook enclenche la plus grosse entrée en Bourse de la net-économie.

Le but: lever 5 milliards de dollars même si le groupe n'a pas prévu d'utilisation particulière de cette manne.

D'avoir voulu introduire son IPO en Bourse a obligé Facebook de remplir les formulaires correspondants  à la "Securities and Exchange Commission" et, ainsi, de dévoiler ses points forts et ses points faibles.

Alors les analystes se demandent s'il faut investir dans Facebook.

Que se cache-t-il derrière cette virtualité dans laquelle baigne Facebook? 9 chiffres à couper le souffle et d'autres points qui pourraient faire suffoquer.

Un chiffre d'affaire de 3,7 milliards de dollars, un résultat opérationnel de 1,95 milliards et un bénéfice distribuable de 668 millions. Ça baigne, donc...

Un potentiel incroyable mais beaucoup d'embûches tout aussi potentielles...

L'amitié comme nerf de la guerre, terrible invention! En substance, les amis de mes amis, même virtuels, sont aussi mes amis. 0.jpg

Les risques sont loin d'être virtuels.

1er risque: Le mobile: Le principal talon d'Achille de FB c'est d'être trop dépendants de facteurs externes et qui, en plus, sont souvent conjoncturels. La publicité est la source de revenus de Facebook avec quelques abonnements "Like" qui permettent à ceux qui paient de suivre de manière plus orientée.

2ème risque: La gestion des données : Avec des problèmes de vie privée et les attaques potentielles par le phishing.  

3ème risque: La concurrence: L'armada de Google d'abord avec les vidéos Youtube. "Plus moyen de cacher vos émotions: les publicitaires lisent directement vos pensées dans votre cerveau". Avoir obligé Google d'augmenter ses salaires pour empêcher la fuite des cerveaux vers FB, n'est pas une mince affaire.

Puis, en tant que réseau social, se positionner entre Okut en Amérique du Sud, Odnoklassniky en Russie et Weibo, Baidu, ... Duban, Kaixia001 pour la Chine où Facebook ne passe pas reste un une gène majeure. Les séductions chinoises seraient justifiées en honneur de l'année du dragon. LinkedLn et Twitter restent, eux, les liens pour les professionnels. Donc, moins de risques.

Mais, Sheryl Sandberg, la n°2 de Facebook est une transfuge de Google. Elle connaît donc la musique.

0.jpgQuotidienne d'Agora donnait son opinion: "Fascinant... Il est rare qu'une introduction en Bourse déclenche une telle crise d'hystérie. Celle-ci est alimentée par des chiffres qui font rêver : sur les 3200 employés de Facebook, un millier environ deviendrait millionnaire. Le fondateur du réseau social, Mark Zuckerberg, qui possède 28% des parts de l'entreprise, devrait bientôt peser 20 milliards de dollars. L'IPO de ce réseau social deviendrait si elle est acceptée, la quatrième introduction en Bourse américaine la plus importante de tous les temps, après celles de Visa, General Motors et AT&T.D'après les informations du Wall Street Journal, la valorisation de Facebook devrait se chiffrer entre 75 et 100 milliards de dollars, ce qui mettrait le réseau au même niveau que le géant du fast-food McDonald's. Facebook annonce 845 millions d'utilisateurs. Ce qui signifie que chacun d'eux a rapporté 4,37 $ de chiffre d'affaires et 1,18 $ de bénéfice. Par contre, si on prend en compte la valorisation espérée (100 milliards), chaque utilisateur "vaut" 118,34 $. Facebook afficherait donc un PER de 100. Les grandes ambitions : augmentation du nombre d'utilisateurs et faire exploser les revenus de partenariats ou publicitaires. Google fonctionne aussi bien sur ce modèle publicitaire... Sauf que les attentes ne sont pas les mêmes. Un utilisateur du moteur de recherche de Google est à la recherche d'une information ou d'un site dans une démarche active qui le poussera à accorder plus d'attention aux publicités et liens proposés par Google. L'utilisateur de Facebook, lui, cherche à être en relation avec sa famille et ses amis, partager liens, commentaires, activités avec eux et non pas forcément cliquer sur le lien qui vous promet deux tailles de pantalon en moins. La sphère de la vie privée est-elle compatible avec la publicité? Monnayer les données personnelles fournies volontairement par ses utilisateurs est une solution qui risque de se heurter à quelques problèmes légaux et de protection de la vie privée. La bulle Internet 'dot.com' a laissé des traces. Les introductions en Bourse de sociétés Internet étaient 48 en 2011 contre 304 en 1999. Facebook a mis du temps à s'introduire en Bourse. L'attente est énorme et le cours d'introduction risque d'être surévalué. Que produit Facebook ? Pas grand chose.".0.jpg

Tout est dit. Sortons de la Bourse et de ces chiffres. Ce qui fait vivre un site, ce sont ses mises-à-jour et ses nouveaux projets.

En préambule, à ce sujet, il était question de réinventer la roue. Attention pas la roue bien ronde, mais de celle du temps que Facebook voudrait, cette fois, présenter à la vue du monde.

Aux dernières nouvelles, Timeline est le petit nouveau. Un journal ou une généalogie?

Avant, il y avait la recherche par la généalogie des ancêtres. Il existait des outils pour se faire aider.

Fallait-il aller plus loin et utiliser ce qui existe déjà pour l'étaler au grand jour en remontant dans le temps par les photos déjà à l'abri de son mur? 

Remonter l'histoire de ses ancêtres demeure une entreprise bien plus studieuse et fastidieuse. Aller à la mairie ou à la commune, demander des actes de mariage, de naissance, de décès. Timeline qui arrive, veut-il répondre à ce "nouveau" besoin.

"Sélectionnez vos publications, vos photos et autres instants les plus mémorables pour les mettre en avant. Votre histoire a un début, un passé et un présent" est-il dit sur le site de Facebook.

0.jpgHier, on faisait appel à des logiciels comme MyHeritage qui se présentait en ces mots:

My heritage : logiciel gratuit pour faire votre arbre généalogique

My Heritage est le logiciel parfait pour vous aider à retrouver les liens tissés entre tous les membres de votre famille.
Dès l'accueil,vous êtes invité à entrer quelques infos succinctes sur vous et vos parents. Une fois que vous avez fourni ces informations et enregistré votre adresse de courrier électronique , afin de vous créer un compte gratuit, une ébauche d'arbre apparaît. 
Une fois votre arbre affiché, l'enrichir est un jeu d'enfants. A cet endroit, vous pourrez mentionner des données plus précises, les événements marquants de sa vie.
My Heritage compare votre généalogie à celles des très nombreux autres utilisateurs. Et dès qu'une correspondance éventuelle est trouvée entre votre arbre et un autre, le site vous prévient et vous permet de rentrer en contact avec son auteur.

A première vue, l'idée de conserver son histoire n'est pas très neuve.

Timeline sera-t-il de la même profondeur, aura-t-il le même design?

Cette fois, avec Timeline, nous ne sommes plus au sommet de l'iceberg de l'individualité, mais au fond des océans à la recherche de petits et de gros poissons.

Vos actualités

Sélectionnez vos publications, vos photos et autres instants les plus mémorables pour les mettre en avant. Votre histoire a un début, un passé et un présent.

Que dire des sociétés qui se disent encore: "et si on interdisait Facebook de l'entreprise" parce qu'il pourrait nuire à la productivité?0.jpg

Intranet, inventé pour palier cette explosion de "nuisances", n'efface pas le besoin d'en sortir et d'entrer sur la grande Toile. Supprimer Internet et puis, pourquoi pas, le téléphone.

Jacques Folon répond qu'il faudrait, au contraire, rendre le "système" plus efficace.   L'e-réputation, l'e-éducation en prendrait un coup.

Les échanges d'informations, les communications prennent de plus en plus de temps et pas uniquement au niveau professionnel.

0.jpgTimeline intéressera quel type d'utilisateurs? Certains se sont déjà aventurés et ont aimé le design, d'autres demandent de revenir à la version précédente.

Le 7 août 2008, le journal l'Écho se posait la question "A quand une réelle mémoire virtuelle?". On y parlait de MyLifeBits, une base de données au modèle de portails internet actuels qui servirait de palliatif aux oublis de notre mémoire. Gordon Bell, pionnier de l'informatique de chez Microsoft, y enregistrait et numérisait tous les détails de sa vie par tous les moyens existants. 160 GigaBytes actuellement de "lifelogging". Démentiel, peut-être. Mais, une "vie en boîte" pourrait aussi servir de point de départ à une autre pour éviter les mêmes erreurs. Cette manière de se "sauver" serait d'après lui, dans 20 ans, monnaie courante. Qu'adviendrait-il, si on intégrait toutes ces bases de données d'individus par des liens en commun? Un nouveau monde plus structuré, peut-être, mais moins libre aussi. Les informations que l'on trouve sur internet, constituent une source inépuisable toujours en évolution, toujours à la recherche de la valeur ajoutée. Il est cependant à rappeler qu'il est aussi tentant de se perdre dans des copier-coller très difficiles à détecter. Plus grave encore, cette information peut être falsifiée ou tendancieuse.

0.jpgNous y sommes. C'est parti... Il y en a qui testent déjà.

En pratique, le cahier des charges de Timeline est clair: "Il permettra de prévisualiser votre journal pendant 7 jours avant qu’il ne devienne visible par les autres utilisateurs. De choisir ce qui sera mis en valeur en  incluant quelques-unes des meilleures photos et actualités. De masquer ou de mettre en valeur ce qui est voulu et d'y ajouter tout ce qu’il manque. De contrôler qui voit les activités et les informations à partager avec des personnes avec qui on partage une activité. De changer d’avis et de modifier qui voit les activités, les supprimer ou simplement ne pas les afficher dans votre journal."

Créateur de malwares à vos marques! Une aubaine de plus pour les pirates, qui, eux, récupéraient déjà les révélations personnelles offertes sur Facebook. Il y avait déjà les like-jacking. Ce petit outil qui se glissait derrière la fonction "J'aime" et qui, détourné, élargissait le trafic de manière exponentielle pour récolter les revenus publicitaires au site hébergeur.

Il faudra maintenant élaguer, comprendre ce qui est stratégiquement utilisable par d'autres. Faire le tri et puis peut-être, protéger ses infos si ce n'est pas fait.

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Pour l'utilisateur de Facebook, se rappeler que la meilleure façon de protéger ses informations, c'est de ne pas les donner.

Détruire son blog est relativement facile. Tout ce qui extérieur l'est moins. Une nouvelle niche est née, "nettoyeurs du Web" comme agence spécialisée. Un forfait de protection, veille et intervention qui peut atteindre 1500 euros par mois comme produweb pour l'e-reputation et "se faire oublier". Un marché qui pourrait atteindre 3,1 milliards de dollars à l'échelle mondiale en 2013. La Commissaire, Viviane Reding, a renvoyé le projet en Commission à l'Europe.

0.jpgPour Facebook, se rappeler qu'être le premier est une force mais le rester est un challenge, car les amis en Bourse, c'est pas demain la veille...

Être et rester sur la vague de ce que les gens veulent ou pensent vouloir, voilà tout le problème que ce soit "Made in USA" ou "Made in China".

Le premier invente le grand jeu et l'autre le perfectionne à sa mode. Au milieu, il y a l'utilisateur, le consommateur qui veille.

Il y a bien longtemps, dans un film mythique, il était demandé "Vous affez du "à l'ail?"".

C'est encore plus vrai aujourd'hui.


L'enfoiré,


Citations:0.jpg

  • «La généalogie est une science rigoureusement inexacte, à cause des bâtards. », Léo Campion
  • « Généalogiste : quelqu'un qui remonte la lignée de vos ancêtres aussi loin que vous pouvez le payer. », Tom Mayer
  • « Il faut 20 ans pour bâtir une réputation et 5 minutes pour la détruire", Warren Buffet

 

C'est parti à 35$ l'action, Zuckerberg a sonné la cloche à WallStreet... 

Puis...cela a coincé: cela a monté... et puis dégringolé...

0.jpgMise à jour 17 aout 2012: "Les actionnaires de Facebook ne quittent pas (tous) le navire.
Depuis l’IPO, l’action FB a perdu 50% de sa valeur.
Le directeur financier de FB, Peter Thiel, a déjà vendu 16,8 millions d’actions depuis l’entrée en Bourse. 9 autres millions sont passés de classe B (non vendables sur le marché) à la classe A. 0.jpg
Les salariés de FB doivent attendre le 14 novembre pour vendre les leurs.
D’autres investisseurs n’ont plus de raison de vendre à perte actuellement et attendent mieux et des jours meilleurs.

0.jpgMise à jour de 26 septembre 2012: le vrai-faux bug. Les messages qui sont remontés à la surface, par l'intermédiaire de Timeline, sortant du domaine privé à celui du public. Rumeur? 


0.jpg

Mise à jour janvier 2013:1.jpg 







1.jpg Facebook est contraint de se réinventer, une nouvelle fois. "News feed", la nouvelle formule pour renouveler la page d’accueil avec plus de pertinence. Le logarithme EdegeRank de l'année passée doit être revu pour renforcer le taux de participation, d'engagement, en baisse pour 34% d'Américains. Corriger la lassitude des jeunes de mons de 30 ans qui ont l'impression de perdre leur temps et d’utiliser un outil ringard.  GraphSearch n'était qu'une autre étape. Les microblogs Tumblr, Twitter, Snapchat grappillent des parts du marché de la pub. Des photos qui s'autodétruisent, non pas chez Facebook...

02/02/2012

Kodak, une société qui a raté son tournant?

Parler de sociétés qui ont raté le tournant du progrès, cela arrive plus souvent qu'on le pense.  Cela se produit par beaucoup de détours, de stratégies boiteuses. C'est aussi une concurrence débridée, des prix demandés, une souplesse perdue, une situation mal évaluée, une erreur de "Fusion ou de scission"... Quand il s'agit d'une marque comme Kodak que l'on associe avec le produit en oubliant le mot exact qui s'y cache, là, on passe à la vitesse supérieure.

0.jpgLa photographie en analogique, le cinéma 8mm ont été des passions pour moi. La photographie l'est encore d'ailleurs.

L'histoire de la photo et du passage au "numérique", une histoire de "petit oiseau de sortie".

A l'époque, il était déjà question du cas malheureux de Polaroid et de la photo au développement instantanée toujours sur papier qui était en difficulté. La société Polaroïd s'est restructurée depuis. Relancée dans la bataille en juin 2009 avec le "Polaroïd Two" qui "parle", désormais, en 5Mpix, minimum.

En 2004, c'était le moment où le producteur de pellicules photographiques, Ilford, était sur la sellette. Cette société anglaise fut scindée et une partie passait d'abord sous le drapeau suisse avant de se retrouver sous celui du japonnais "Oji Paper Co. Ltd".

"Fujifilm" avait senti le vent du boulet dès 1988, en sortant le 1er appareil numérique avec carte mémoire DS-1P et lançait FinePix.

Les pellicules en rouleaux de 24x36, c'est fini ou presque.

0.jpg

Ce 19 janvier, Kodak déposait son bilan. Là, c'est un coup de grisou dans la mine aux pépites. Si pour les premiers ordinateurs, on avait l'habitude de dire "machine IBM", pour la photo, on parlait d'un "Kodak".

Sous la protection du "Chapter 11" de la loi américaine sur les faillites, il était précisé que "Les filiales du groupes situées hors des États-Unis ne seraient pas concernées par cette mesure".

Le logo de la société devient vraiment, avec son "K", une transfiguration de l'événement avec une flèche qui semble percer un mur.

Dès 2003, 13 usines, 130 laboratoires et 47.000 postes allaient dans la trappe de l'histoire?

La couleur jaune pour Kodak, le vert pour Fuji, le noir pour Ilford se reconnaissaient sans lire la boîte du film.

Là, vraiment, plus que pour Polaroïd, il y a des questions à se poser.

Kodak entrait déjà dans la liste des candidats au suicide programmé et des restructurations de personnel ne change rien à l'affaire.

Kodak est né en 1890. La société a dû en connaître des remises en question, mais conjoncturelles en analogique et non structurelles.

Elle n'avait pas saisi, à temps, l'enjeu de l'imagerie numérique et le passage à Internet. Un plongeon vertigineux s'en est suivi.

Dans le Dow Jones, cela a faisait 70 ans que Kodak fut présente. Au plus haut, l'action Kodak avait plafonné à 70$. Elle était dernièrement inférieure au dollar. Elle n'est peut-être pas la seule dans le cas en temps de crise, mais comme indice de la déchéance, on ne peut trouver mieux. 

La société a été incapable de se réinventer. Elle a capitalisé sur ses acquits et ses brevets.

Elle avait une position enviable dans le cinéma jusqu'en 2008. Même au cinéma, la pellicule s'est numérisée. Pas de détérriorisation de la pellicule, moins de place nécessaire, en numérisé, ce qui fait toute la différence.

Alors, il serait intéressant de chercher les raisons qui ont fait que Kodak a raté le coche et que le souffle du vent l'a emporté.

Le site de Kodak dit en préambule "En 1888, avec son slogan "You press the button, we do the rest" (Vous appuyez sur le bouton, nous nous chargeons du reste), George Eastman met le premier appareil photo simple d'utilisation entre les mains des consommateurs. Par cette initiative, il rend un procédé auparavant encombrant et difficile à utiliser simple et accessible à tous. Depuis cette époque, Eastman Kodak Company n'a jamais cessé d'innover en offrant une multitude de nouveaux produits et procédés destinés à rendre la photographie plus simple, plus pratique et plus agréable. Aujourd'hui d'ailleurs, Kodak n'est plus seulement connue pour la photographie, mais aussi pour l'exploitation des images dans une multitude d'applications de loisir, commerciales, de divertissement ou encore scientifiques. L'utilisation d'une technologie associant images et informations est en effet de plus en plus présente dans ces secteurs et permet de changer radicalement la manière dont les gens et les entreprises communiquent. Dans le même esprit qu'Eastman, qui avait pour objectif de rendre la photographie « aussi pratique que le stylo », Kodak continue d'explorer les multiples façons dont les images interviennent dans notre vie quotidienne. La société Kodak se classe parmi les plus grandes multinationales et jouit d'une reconnaissance de marque quasi universelle.".

Vers les années 1930, Eastman fut atteint d'une maladie de la colonne vertébrale qui menaçait de le rendre handicapé à vie. Ne pouvant supporter cette idée, il se suicida en 1932 en se tirant une balle dans le cœur, laissant derrière lui un message écrit: « Mon travail est accompli. Pourquoi attendre? ».

Il est mort, une deuxième fois.

0.jpgIntéressant de lire la suite de l'histoire de Kofak, pavée de très bonnes intentions. Huit Oscars, cela devait se savourer à sa juste valeur.

Et c'est vrai, cela aurait pu continuer avec la taille de l'Instamatic. Les compacts existent toujours mais en numérique avec le surnom de APN, pour les intimes. Comble du comble, le premier APN, c'était Kodak qui le sortait en 0,35 Mpix.

Alors quoi, la direction avait trop bu et s'était vraiment endormie?

Sur leur site, la chronologie continue jusque en ... 1999.

Entre 2000 et 2011, un des deux liens donne une réponse très peu orthodoxe : "Server Error in '/ek' Application. The resource cannot be found.".

L'autre, plus à gauche sur l'écran, est présent mais la chronologie s'arrête dans le temps à juillet 2008 avec la dernière innovation "Kodak introduit des produits haute définition comme la caméra vidéo de poche KODAK Zi6, pour une réalisation et un partage de vidéos facilités, et le lecteur HD cinéma KODAK, pour la visualisation d'images et de vidéos sur téléviseur HD.".0.jpg

Là, cela sent vraiment le sapin cuit. Si on ne met pas à jour son site de sa chronologie, c'est qu'il vaut mieux ne plus rien en dire sur Internet.

Voyons les tabs "Innovation" et "Leadind the way", traduit de l'anglais, cela donne:

Image Partagée: Certains de nos moments les plus émotionnels sont capturés dans les images. La technologie numérique ne l'a pas changé, mais il nous a donné des façons plus rapides et plus faciles de partager nos images avec les gens qui importent le plus. Les scientifiques de Kodak ont travaillé des façons de rendre plus facile de capturer, classifier et partager des images à travers le temps et l'espace.

Image Imprimée: Les images imprimées nous entourent à chaque moment, en passant souvent inobservées. En plus des livres, les magazines et les journaux, là, sont imprimés les images sur les produits que nous achetons, les annonces que nous voyons, les vêtements que nous portons, le courrier que nous recevons et des centaines d'autres endroits. La révolution numérique ouvre la porte à une gamme entière de nouvelles possibilités d'imprimerie et Kodak est en tête.

Mouvement de l'Image: Les films ont défini l'amusement pour les générations. Les technologies inventées pour les professionnels de film sont de plus en plus accessibles à chacun; le fait de capturer et le fait de partager l'image bougeante deviennent une partie importante de l'expérience humaine, des films de multimillion de dollars aux vidéos de famille prises avec un appareil de photo de vidéo de grandeur de poche.".

Donc, le numérique était bien dans les plans et les projets stratégiques mais il n'a pas su aboutir ou poursuivre sa route.

Alors, la faillite, à qui la faute? Le client, très certainement. Il a toujours raison. C'est lui qui impose sa loi par l'usure des systèmes alors que le marketing le pousse dans le dos avec des produits à en perdre le souffle.

0.jpgRecherchons sur Internet, ce qu'en pense les gens et les professionnels de cette lutte entre analogique et numérique. 

Au Québec, on trouve la nostalgie de la pellicule de Jean-François Villeneuve: « Les films Kodak, c'étaient les souvenirs, les albums photo pour la plupart des gens, mais aussi notre cheval de bataille, pour les professionnels. Travaillant maintenant en numérique, le médium analogique me manque. Des fois, la bibite me repogne, celle de développer en chambre noire, comme avant. Un processus que j'associe au plaisir, celui d'assister à la naissance de l'image après de nombreuses manipulations en chambre noire. La magie à découvrir la photo, avec les odeurs du laboratoire et toute l'attente qui vient avec le médium. Le marché professionnel n'y retournera pas, mais il y a encore un petit marché pour artistes et pour les gens qui prennent des photos pour le plaisir. Dans le cinéma indépendant, ça fait longtemps qu'on ne touche plus à la pellicule, surtout pour des contraintes de prix ».

Voilà tout est dit ou presque dans ces mots:  plaisir, passion, nostalgie et prix pour assumer l'ensemble.

Prendre une photo en numérique ne coûte rien à part l'amortissement de l'appareil. On effacel'image qui ne correspond pas au résultat désiré. On améliore le cliché en quelques clics avec un logiciel sur l'ordi et on envoit le tout à partir de la même source ou par l'intermédiaire de son GSM, vers tous les amis.

La seule remarque, on espère seulement que les logiciels de lecture resteront compatibles entre eux, que le RAW converti ne perdent pas trop de définition quand il passe en JPG.

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais j'ai encore beaucoup de travail pour convertir toutes les diapositives en Kodakchrome avant qu'elles ne prennent l'humidité et se fassent bouffer par les champignons. Les photos dans les albums, on continuera à les voir sans y bouger si le temps ne les délave pas trop avant qu'elles ne soient scannées.0.jpg

Lors de cette histoire d'oiseau de sortie, j'espérais encore pouvoir photographier en hybride et je gardais mon bel appareil CANON analogique perfectionné, bien au chaud, pour les cas où. Aujourd'hui, il est à la cave.

Trouver des pellicules vierges est devenu difficile. J'attends peut-être qu'il prenne de la valeur par son côté rétro ou pour l'envoyer dans un musée de la photographie. Invendable, sinon pour la beauté du geste.

Le matériel de laboratoire avec l'agrandisseur, les bassins, les cuves, a déjà été vendu pour une bouchée de pain à une jeune étudiante en photographie.

Un retour aux sources, dirait-on.

0.jpgLe système Ektaflex, le nec plus ultra pour l'époque, puisqu'il éliminait tous les problèmes de température à maintenir, de temps à compter avec précision, grâce au produit unique et la machine qui telle une essoreuse convertissait le négatif en positif, qui faisait oublier la période où il fallait près d'une demi-heure pour tirer une photo couleur pour s'apercevoir qu'elle était ratée en sortant de la cuve.

Ce procédé n'avait qu'un défaut majeur: son prix.  Les utilisateurs se sont questionnés, paniqués de ne plus trouver les ingrédients nécessaires.

Mais cela ne dit pas encore pourquoi le virage ne s'est pas produit chez Kodak.

Ce n'est pas uniquement un problème de sociétés liées à la photographie.

Il y a l'âge de la société, les manies, les meetings internes qui perdurent à n'en plus finir, les différents niveaux de management qui n'ont plus de stratégie commune ou plus osée. Quand le point critique est dépassé et que la souplesse nécessaire à la reconversion n'y est plus, il faut apprendre à s'effacer.

La "rupture numérique" n'est pas une péripétie. Elle n'a pas encore convaincu tout le monde. Le numérique a cassé les anciens rythmes du progrès pour en créer de nouveaux avec des processus évolutifs plus rapides.

En 2010, la firme Cokin avait une année difficile. Plutôt difficile de placer des filtres Cokin sur le petit appareil que l'on transporte partout qui fournit des photos de des qualités équivalente aux Reflex et qui fait entrer l'objectif dans sa boîte comme le petit oiseau de la pendule à coucou...

Le point positif, on n'a jamais fait autant de photographies que depuis l’avènement du numérique. On ne mitraille pas nécessairement pour changer d'angle de vue, mais pour trouver le meilleur sourire du portrait de sa chère et tendre devant le monument visité. Les souvenirs, cette fois n’ont réellement plus de prix.

Est-ce de bonnes photos? Bonne question. Je vous remercie de l'avoir posée. Sujet épineux, suggestif que l'appréciation de ce qu'est une bonne photo. Même celle-là a évolué. Il suffit de prendre un vieux livre de vulgarisation de Montiel pour s'en convaincre ou non.

Si vous n'avez pas encore été voir cela en virtuel sur Facebook, je vous conseille cela vaut le détour.

En 1867, c'était le début de la photo couleur. Charles Cros déposait à l'Académie des sciences de Paris un pli cacheté sur la "solution du problème des la photographie des couleurs" à l'origine du procédé de trichromie.

Puis j'ai pris le bouquin "L'histoire mondiale de la photographie en couleurs" de Roger Bellone. Il date de 1981, exactement l'année de sortie du premier Mavica.

Il est écrit dans l'avertissement de ce livre "On peut estimer à près de 20 milliards de clichés couleurs la consommation annuelle des photographes amateurs et professionnels du monde entier. Boulimie d'images dont le marché représente un chiffre d'affaires supérieur à celui de Boeing, Douglas, Lockheed, Rockwell, Dassault et Aérospacial réunis. De ce que l'utilisateur dépense pour la photographie, on aurait pu fabriquer un millier d'Airbus et trois cents Concorde. Dans l'univers de l'image, les hommes ignorent tout à son sujet.... Le profane découvrira les mutations qui se traduisent par des prototypes aux concepts inattendus, dont il sera peut-être l'utilisateur avant la fin du siècle".

Amusant, après coup, de relire ce genre de prose. Un business et une société énormes, oui, mais avec des pieds d'argile et avec une arrête dans le dos.

Je n'ai pas vraiment les chiffres actuels. J'ai seulement trouvé "la revanche du papier".

Connait-on mieux la technique de prise de vue en pixels? Non, on presse le déclencheur, seulement plus souvent, sans bruit. Le mot "bruit", lui, est passé sur l'image prise dans l'obscurité et qui s'appelait du "grain". Le grain qui est aussi un moyen de donner du style proche des peintres néo-impressionnistes. Un livre d'images "Mieux photographier" par Kodak, datant de 1982, parle de 100 techniques créatives, a pris place dans ma bibliothèque et ne semble pas avoir perdu de son efficacité.

Les logiciels permettent plus de solutions pour corriger après la prise de vue qu'à l'époque. Augmenter la saturation des couleurs comme le fait un filtre polarisant. Passer de la couleur au noir et blanc ou au sépia. Corriger les fameux yeux rouges trop gourmands en lumière. La photographie ne constitue plus une preuve en justice, tellement une photo peut être manipulée sans laisser de traces.

0.jpgQuant à l'avenir de la photo, je vais allez voir le "Chasseur d'Image", lui qui a occupé tellement de place pendant des années dans mes archives. C'est fou comme les dossiers sont toujours les mêmes. On n'a, semble-t-il, pas encore tout compris.

Le dernier parle de "Bien photographier l'hiver".

Les conseils n'ont pas changé. C'est toujours le choix de l'objectif qui est là pour accentuer la profondeur de champ, la brume qui reste à "décontraster" (comme disait, avec humour, feu Garcimore), l'augmentation du contraste et de la saturation à renforcer, par contre, pour les paysages, la sur-exposition à la neige, le flash même au soleil... et j'en passe et des meilleurs. Le froid qui fait bailler les piles aux corneilles. Le piqué de la photo est toujours à l'honneur. Le jaune s'incruste toujours dans le soir quand la luminosité fait défaut, mais, cette fois, on dépasse, sans plus le savoir, les 1600 ISO, sans plus s'en appercevoir. Si les rayures des pellicules ont disparu, elles ont été remplacées par des poussières à cause des objectifs interchangeables du reflex qui a pris un "D" dans sa nomenclature. Les programmes se retrouvent désormais au moment de faire clic et à la maison sous le contrôle de logiciels magiciens maison. Les appareils, eux, n'ont pas vraiment changé de têtes. Toujours la concurrence entre le réflex qui il faut bien le dire ne s'est pas senti plus léger avec l'arrivée du numérique et le petit que l'on met dans la poche. Dans le même magazine hivernal, un dossier en parle en les comparant sur leurs résultats pour finir par dire, qu'ils sont tous deux complémentaires.

A l'ouest, rien de nouveau, quoi. C'est toujours le sujet photographique qui fera la différence et la valeur de celui qui ne regarde plus uniquement dans l'occulaire. La technique fera ce qu'elle peut. Elle n'inventera rien.

Alors, voyons l'hiver avec des photos personnelles...et avec un compact numérique.

Plus spécifique à la Belgique, la société Agfa-Gevaert a subi le même problème que Kodak dans la grand domaine de la photo, mais elle a su faire un retournement de situation en changeant d'orientation dans l'imagerie. Ce qui ne l'a pas fait voir plus d'étoiles avec les pixels dans la Bourse.

Plusieurs sociétés dans le monde ont senti le souffle du boulet envoyé par le progrès et pas uniquement dans le domaine photographique.

Il suffit de piquer une tête sur les cours de Bourse pour avoir des indices en dehors de la seule impression que donne la crise. Des sociétés, moins connues, cachent leurs misères. Non, je ne vous en dirai pas plus, mais suivez mon regard...

Être performant ne suffit plus, c'est clair. Il faut plus pour que le photographe ou le consommateur s'esbaudisse. L'utilisateur, le client mène le bal avec un choix étendu, encore plus large, sur la Toile que dans le magasin du coin.

Erreurs techniques ou stratégiques? Oublier ce qu'est Internet et la rupture du numérique, peut être bien plus que de gagner un concours de bonne conduite ou un bonus à la petite semaine. Facebook qui veut entrer en Bourse et a fait son IPO, pour lever 5 milliards de $, même en période de crise, cela ne dit rien ?

0.jpgNokia, avec ses Smartphones, avait un problème de conception et d’extension possible et des problèmes internes. Une alliance avec Microsoft pourra-t-elle faire changer cette société d'optique? "Optique", voilà que cela me reprend. Un come-back avec le Lumia 800 avec l'interface Windows Phone?

HP en a fait baver beaucoup avec ses PC comme titan des ordis. Mauvaise appréciation, il s'offre des pépites qui sentent un peu plus le roussi.

"Le progrès a encore des progrès à faire", disait Philippe Meyer, mais c'est Franz Kafka que je choisis "«Croire au progrès ne signifie pas qu’un progrès ait déjà eu lieu.». La raison kafkaïenne a encore beaucoup d'avenir.

La photographie serait à la veille d'une nouvelle révolution en 2012? La jeune entreprise Lytro lance un appreil qui permet la mise au point alors que la photo est déjà prise sur ordinateur. La mise au point lors de la photo a toujours été reglée par un compromis sur le réglage de la profondeur de champ. L'objet principal de la photo, net et le flou pour le reste. L'oeil n'agit-il pas de la même manière? Oui, mais l'oeil n'est pas parfait, ni universel. Ce petit appareil de 11x4 cms enregistre toute la lumière dans un cadrage donné et permet après coup de choisir la mise au point. Le docteur Ren Ng parle de génération 3.0. Au détriment de la résolution, disent certains. Encore un nouveau compromis en perspective?

Alors, bientôt, Kodak2 en Gpix, c'est pour quand?

Sortez vos appareils à bits, l'hiver arrive. Sujet génial...

 

L'enfoiré,0.jpg


Mise à jour 29/3/2012: Duferco et la sidérurgie, même situation.


Citations:

  • « La photographie ? Une lâcheté devant le souvenir. », Didier Le Pêcheur
  • « Le plus difficile dans la photographie est de rester simple. », Anne Geddes
  • « Il ne peut y avoir de progrès véritable qu'intérieur. Le progrès matériel est un néant. », Julien Green

26/01/2012

Très chère austérité

Parfois, voire souvent, les économies se redressent après une réduction drastiques des déficits. Oui, mais encore.. quels sont ces déficits et d'où viennent-ils? En augmentant les bénéfices ou en diminuant les pertes. Mais c'est bien sûr. Mais encore....

0.jpgJe parlais de courbes rentrantes dans l'article précédent.

J'ai laissé la courbe rentrante la plus "subtile" pour cette fois: le niveau de vie en occident en berne.

On va à gauche, on va à droite, mais dans un tunnel, il faut toujours finir par aller tout droit vers une lumière qu'on aperçoit tout au fond. En économie, c'est la même chose.

Là, on parle de réduire les déficits quand ils se sont creusés au point de se retrouver sur la chape. On ne peut avoir et avoir eu avec le même "argent" (mot à utilisé entre guillemets). Il faut créer du neuf. Imaginer. Inventer. Consolider ses inventions.

Un peu de sémantique sur les mots utilisés s'impose.

Wiki dit du mot déficit (issu du latin : deficit, «il manque») est au sens primitif "le mot qui dans les inventaires est mentionné en regard des articles manquants" . À partir du 18ème siècle, il prend le sens financier d'un déséquilibre entre recettes et dépenses. Puis, par extension, le terme est repris dans le langage courant pour désigner l'insuffisance, le manque. En l'appliquant au domaine de la politique, on parle de "déficit démocratique".

En effet, tout finit par retourner à la politique.

Quant à la finance, cela se passe par deux techniques complémentaires ou préférentielles: réduire les coûts, les pertes et augmenter les rentrées pour engranger du bénéfice et pouvoir aller de l'avant dans un nouveau cycle. Premier axiome de l'économie.

Dans ce but, il y a la croissance, le statu quo et la décroissance. Qui n'est en fait qu'un thermomètre. Mais un thermomètre avec quelle base? Celsius, Fahrenheit, Kelvin? Où est le zéro? Il faut mettre un terme au mètre quand le mètre ne mesure plus rien. C'est une question qui me retourne à la science et à l'histoire.

- La croissance est-elle soluble dans l'austérité? 0.jpg

- Soluble? Tout dépend, s'il y a du vent (=des projets, des idées), si la mer (=l'inflation) n'est pas trop forte, quoique... Il faut comprendre comment cela marche, dit quelqu'un. Mais je vais vous le dire, dirait-il avec un roulement des épaules. L'argent n'est pas là où il faudrait. Il faudrait remettre les compteurs à zéro. Et il vous répondrait, peut-être, "je n'ai pas compris votre question"...

- L'austérité va-t-elle permettre le retour à la croissance et le chemin vers la prospérité et dans combien de temps?

- Un certain temps, comme le fût du canon pour se refroidir (sourires). Tout dépend de l'épaisseur du couvercle du canon qui retient le boulet, probablement.

- Et de l'énergie de la poudre, aussi, peut-être? (rires) Rappelons la sémantique, elle qui est importante pour ce qui va suivre.

La croissance économique désigne la variation positive de la production de biens et de services dans une économie sur une période donnée.

La prospérité est une période de croissance économique où la bonne qualité de vie de l'ensemble de la population de la région géographique est qualifiée de prospère. Elle est le résultat d'un faible taux de chômage, d'une économie florissante, d'une stabilité politique, d'une qualité de soins de santé disponible et d'une appréciation générale des individus de leur condition.

- Il est dit que beaucoup de pays d’Europe ont choisi de prendre des mesures d’austérité pour résoudre la crise. Mais la baisse de la demande consécutive à ces politiques ne risque-t-elle pas de produire une récession d’ampleur internationale ?

Rappel: La récession est un phénomène de ralentissement du rythme de la croissance économique. Lors d'une récession, la croissance devient inférieure à la croissance potentielle et l'écart de production augmente; le phénomène inverse est une expansion. La dépression est la chute importante et durable de l'activité.

- A l'austérité, les États-Unis ont préféré, jusqu'ici, la version inverse celle de la planche à billets. L'augmentation des disponibilités. Préfèreraient-ils plomber une peu plus le déficit que de ralentir la consommation?

- C’est aussi le dilemme que se posait Robert J. Shiller, professeur d’économie à l’Université de Yale, dans Project Syndicate. Je le cite:

"Il rappelle qu’un économiste d’Harvard, Alberto Alesina a récemment apporté des preuves qui tendraient à infirmer cette crainte, et qui indiqueraient que dans certains cas, les économies connaissent un regain de croissance après une réduction drastique du déficit. Parfois, le programme d’austérité redonne assez de confiance pour relancer l’économie.0.jpg

Des experts du FMI, Jaime Guajardo, Daniel Leigh, et Andrea Pescatori, ont récemment étudié les plans d’austérité de 17 pays sur les 30 dernières années. Mais au lieu d’étudier uniquement les évolutions des déficits, ils se sont attachés à rapprocher les décisions des gouvernements en sélectionnant uniquement celles qui étaient de véritables mesures d’austérité (réductions des dépenses publiques ou augmentations de impôts) destinées à avoir des effets de long-terme, et se sont basés sur les indications chiffrées que ces gouvernements avaient fournies. Leur conclusion, c’est que les politiques d’austérité aboutissaient à une baisse des dépenses de consommation, et affaiblissaient l’économie. Cependant, Valerie Ramey, une économiste de l’université de Californie à San Diego, leur oppose cette possibilité que ce qui semble être une conséquence puisse être en fait la cause, et que les gouvernements pourraient lancer des politiques d’austérité parce qu’ils jugent que la situation économique est en train de se dégrader, ce qui va compliquer le financement ultérieur des dépenses de l’Etat. A ce moment-là, pour l’observateur inexpérimenté, il pourrait sembler que les mesures d’austérité ont engendré une crise économique. Le problème de toutes ces analyses économiques, c’est qu’on ne peut pas constituer différents groupes de tests pour isoler et mesurer des effets sur la dette nationale, comme les médecins peuvent le faire lorsqu’ils testent de nouveaux traitements. Pour Shiller, il faut donc abandonner la théorie et se référer aux expériences empiriques, à l’histoire. Et ce que Guajardo et ses collègues ont montré, c’est qu’historiquement, les réformes qui visaient à réduire les dépenses de l’Etat et à augmenter les impôts ont été suivies par des ralentissements économiques. De ce point de vue, « les politiques ne peuvent pas se permettre d’attendre des décennies pour que les économistes trouvent une réponse définitive, qui pourrait bien ne jamais venir. Mais, à en juger par les indications que nous avons, les programmes d’austérité en Europe et ailleurs apparaissent susceptibles d’apporter des résultats décevants », conclut-il.

-Que conclure, d'ailleurs, si ce n'est par ce qui est observé de visu dans la vie de tous les jours.

0.jpgDans l'histoire, il y a la "Fable des abeilles" de Bernard Mandeville qui montrerait que l'austérité est une vertu dangereuse et que cela ne date pas d'hier.

Wikipedia dit encore que la Fable des abeilles, qu'elle développe avec un talent satirique la thèse de l’utilité sociale de l'égoïsme. Il avance que toutes les lois sociales résultent de la volonté égoïste des faibles de se soutenir mutuellement en se protégeant des plus forts.

Son premier extrait, la "Ruche prospère" fait l'éloge
de la monarchie parlementaire comme condition politique de la prospérité de la ruche, l'apologie du luxe pour l'élite comme moteur de l'économie, le thème des dissonances (les vices) nécessaires qui concourent à l'harmonie de l'ensemble.

Dans le second extrait, on voit se mettre en place, à contrario, les conditions du déclin de la prospérité : croyant redevenir vertueux les habitants de la ruche veulent rétablir l'honnêteté dans le commerce.

Dans le troisième extrait, nous assistons au déclin du système, lui-même.

Tirer la leçon serait:

  • que la réalité et l'expérience nous administrent...
  • que le vice est aussi nécessaire à l’État, que la faim l'est pour le faire manger...
  • que les passions ne sont ni bonnes ou mauvaises....
  • que le bien et le mal sont relatifs...
  • que l'important est d'orienter ces forces, ressorts de nos comportements, pour le mieux-être de tous.

(la fable est disponible après cet article)0.jpg

- Thèses semi-libérales ou semi-sociales entre causes et effets?

- Tout se mêle pour la mettre à exécution le programme de cette austérité à l'européenne. Cette semaine, le Vif L'Express avait un dossier complet qui donnait "Nos astuces pour vaincre la crise". La semaine suivante "Auto. Comment réduire la facture". Réduire la consommation du pétrole, d'accord, mais....

- En dehors de la période de crise que nous vivons, qui parlerait de tout cela?

- Personne. C'est un peu cela le problème général. La crise impacte tout le monde mais pas de la même manière.

La radio RTBF parlait de l'austérité en disant que c'était un cercle vicieux.  Elle réservait des émissions sur le sujet tout au long des deux premiers jours de la semaine. On commençait par analyser comment la population réagit à la crise et à l'austérité.

0.jpgEn bas, où on a déjà cherché tous les moyens pour payer moins.

Au milieu, une crainte de ne plus pouvoir assumer dans le futur et une baisse ou une substitution de consommation et l'inquiétude devient générale.

Le taux d'épargne va encore augmenter cette année à plus de 17%. Le Belge est 18% plus riche qu'il y a dix ans. Il n'ose plus dépenser... le "pauvre".

En haut, thésauriser, épargner un peu plus et réduire d'autant la consommation.

On place l'argent avec seulement un peu plus de prudence qu'avant, ou alors ce sont les comptes qui prennent de l'embonpoint.

La parité entre dollar et euro au désavantage de ce dernier a ajouté une couche supplémentaire à l'augmentation des prix du pétrole, payé en dollars.

- L'austérité dans la pratique, cela passerait par le logement, l'énergie, les assurances, les vêtements, l’alimentation,...

- Par tellement de choses. Dans le budget des ménages, certaines dépenses ont, en quelques années, changé d'importance. La nourriture a été dégradée à la quatrième place dans l'échelle des valeurs, tandis que tout ce qui tourne aux communications, voyages se retrouvent en deuxième. Si elle est choisie moins, ce n'est pas nécessairement moins bon de manière nutritive, disent les organismes de contrôle, mais....

0.jpg- Tout s’enchaîne merveilleusement bien, semble-t-il pour consommer malin en fonction de cette réorganisation.

- En effet. On devient plus regardant sur les achats en général tout en comparant les prix via Internet. S'ajoute les reports des achats à toujours plus tard en attente de promotions, les achats groupés (via wikipower par ex), la chasse aux gaspillages et, miraculeusement, les magasins suivent leurs prospects à la trace. Ils ne vendent plus en petites quantités. Comment les promotions sont réalisées n'intéressent pas les consommateurs. On achète en commun.

- Ce qui est petit devient gentil dans l'espace logement.

- Au besoin, on vit en commun, on partage la même chambre dans un kot qui devient, de fait, un petit logement à haut rendement. On va bientôt partager le même lit et ce qu'on y fera ensemble... enfin, c'est déjà mieux que de faire la guerre (sourire)

- Epargner les déplacements, aussi?

- Sur la route, on roule moins cher, on partage la bagnole grâce au covoiturage. C'est covoiturage.be , carpol.be , carzoo.be , djengo.net... qui prennent le relais de taxistop.be et kidpooling.be qui ne parviennent, peut être plus, à suivre. Achetez des voitures mais laissez-les au garage. Voilà le mot d'ordre.

0.jpg

- L'alimentation, on mange moins cher?

- On l'achète en commun pour obtenir de meilleurs prix du distributeurs via un accord tacite avec un intermédiaire. Vous ne connaissez pas les sites de d'achats groupés et qui cassent les prix comme "groupon"? Qu'est-ce que vous mangez, ce soir? Ben, la même chose que vous....

- Les soins médicaux?

- On diminue le nombre des visites chez le médecin, chez le dentiste, bien entendu.

- Et la culture dans tout ça?

- Elle ne passe plus que par le gratuit. La connexion Internet est payé et prêt à se faire engluer dans les messages publicitaires. Les CD, les journaux sont de plus en plus aux abonnés absents. La propagande s'infiltre par les mêmes canaux. Vous vous y perdrez à chercher la vérité.

Megaupload est un empire très rentable (175 millions de $ depuis 2005...) mais reste assez nébuleux dans la voie de la piraterie. Mégaupload a été classé dans les hors la loi aux États-Unis. Pourquoi? Est-ce à cause du fait qu'ils voulaient devenir le nouvel iTunes?  Parce que la dîme n'était pas passée dans les caisses de l'État mais dans la poche de ceux qui faisaient intelligemment payer par la pub et par les contrats pris par les citoyens? Qui sait. Mais rien n'est gratuit en ce bas monde, même si cela peut le paraitre.

0.jpgSarkozy applaudissait. Je ne vais pas vous faire l'affront de vous demander pourquoi.

Nellie Kroos s'étranglait, outrée. Plus difficile à comprendre? Peut-être était-elle dans le lot des pirates qui construisaient leurs bibliothèques de musiques à bon marché.

Anonymous attaquait en bloquant ce qui pouvait l'être. 

En définitive, Anonymous supporterait-il les faibles ou les puissants? Ce n'est plus tout à fait clair.

- Et, avec l'argent quand il en reste?

- Même, là. On cherche le dernier picaillon. Les coffres-forts se sont vidés (30.400 rien qu'en décembre) à cause de la nouvelle taxe de conversion des titres au porteur. L'argent et les titres dématérialisés sont désormais ailleurs sur des comptes bancaires.0.jpg

- Il n'y a manifestement plus de petites économies, le processus est enclenché partout.

- Peut-être, Mais le remède de cheval donne un résultat qui se voit dans les grandes surfaces. Bien moins de monde aux caisses, personne à la charcuterie où d'habitude, il y a des files. Des trous dans les rayons. Ils ne se réapprovisionnent plus à la même allure de croisière. Tiens, j'ai connu ailleurs à une autre époque pendant laquelle on payait avec des tickets de rationnement....
Cela se ressent aussi chez les travailleurs. On est un peu plus court dans la réponse aux questions des clients. On perd l'habitude et c'est long une journée sans clients.

- On se retrouverait, en finale, dans un climat de fin du monde?

- La récession, c'est ça. Ce n'est pas encore la dépression quand on ne dépense plus rien, quand tout s'arrête, mais cela y ressemble.
0.jpgL’Etat passe aussi, aux économies. On fait nettoyer les fenêtres des bâtiments par des vitriers spécialisés, à l'extérieur. Mais, à l'intérieur, il est de bon ton de le faire soi-même.
Les plus riches se doivent de montrer l'exemple, non?

- Face à la crise, les cadeaux futiles deviennent utiles mais, bien loin du week-end gastronomique ou du massage relaxant dans une ambiance chic et feutrée...

- Il y a les ©Crisebox, ces coffrets cadeaux qui donnent un petit coup de pouce au quotidien difficile aux plus modestes.

Il y a le bénévolat qui vient au secours de notre austérité chronique. Quand il n'y pas plus rien à perdre ou à gagner, une bonne action ou un moyen d'utiliser son propre temps utilement est toujours bienvenu. Une occasion de communiquer sa gêne?

En recevoir ou pas? Tout est dans cette question.0.jpg

- Et les économistes quand ils sont questionnés du comment y remédier et recréer de la consommation que proposent-ils?

-Les réponses sont subtiles du côté des optimistes:

  • "Annoncer une hausse de la TVA pour que les gens se précipitent pour consommer" (Etienne de Callataÿ)
  • "Donner des consignes aux fonctionnaires pour faire avancer les dossiers d'investissements" (Y. Vanden Cloot)
  • Le pessimiste, Paul de Grauwe, qui dit que "On ne peut rien faire dans un contexte politique pervers".

- La sarkosienne "travailler plus pour gagner plus" (sourires)?

- Une connerie de plus si on n'y prend garde. Le travail forcé n'est plus un travail, c'est de l'esclavage

- La route de l'austérité, une route sans fin, sans avenir?

- Quelle route? Plus possible, on est à l'arrêt. Il y a des nids de poules sur les routes. Plus de motivations. Plus rien ne bouge qu'ensemble. On attend que l'autre bouge. La quantité a remplacé la qualité. Elle nivelle par le bas. L'âge du hard discount dans lequel on élimine tous les concurrents, les récalcitrants qui continuent à penser que la qualité a encore une valeur.

0.jpg-Le citoyen semble avoir gardé les moyens de communiquer par l'habitude.

- Sauvé in extrémis comme les amis de mes amis sont tous devenus des amis sur Facebook. Quand la ligne ADSL est coupée, il y a encore le GSM, le Smartphone pour s'informer de comment font les autres pour s'en sortir à condition que la télé qui est dans le package tiennent encore l'image en mouvement. C'est tellement "smart". En résumé, mixe-t-on tout dans la même soupe?

- En plus, cette soupe est observée de haut. Voilà que le FMI, en la personne de Christine Lagarde, s'adresse à la zone euro pour dire "Modérez vos plans de rigueur".

Le FMI à la zone euro: 'modérez vos plans de rigueur'

Serait-ce une réédition de l'arroseur arosé? D'où sommes-nous partis pour en arriver là?

- Il y a le départ, la corde la plus sensible. Celui des crises de 2008-11 avec des gains faciles comme le film "Margin Call" le dénonce. Etrange qu'il n'y ait pas eu une série de films produits en Amérique sur le sujet, plus tôt.

- Dans "Nous sommes tous responsables", il y avait une phrase qui disait: "Ne sentez-vous pas que la corde va se casser?". Est-ce cela qui fait le complément?

- Oui, bien sûr. Une autre corde, aussi, flanchait: "la compétition tout azimut entre les partenaires européens sans vision commune. Ce qui mène au chacun pour soi, au donnant-donnant sinon rien. "I want my money back" disait Margareth. La solidarité n'était qu'apparente. Peut-être qu'arrivé à avoir tout dans le pot commun, allons-nous changer d'optique, après que les cordes, une fois détendues, rétrécies et puis cassées, ce sera le moment de créer d'autres cordes.

- Que pensez-vous de la règle d'or?

- Cela dépend du nombre de caras de l'or.

0.jpg

- Espérons que l'on remonte jusqu'au  niveau des responsabilités. En Allemagne?

- Peut-être. En attendant, faites vos jeux, rien ne va plus. Impair passe et manque. Quand à vos vœux, jusqu'à nouvel ordre, on n'en a plus rien cirer. Par ici, ils ont choisi pour nous. C'est, désormais, l'option par défaut, se serrer la ceinture jusqu'au point final. "Rigueur", un mot qui fait peur. Lisez l'édito d'Anne Blampain en fin de notre conversation. Elle parle de l'Europe et de la Grèce. Remplacer le mot "Grèce" par n'importe quel autre pays et vous comprendrez jusqu'où aller trop loin. Mais, les 'cigafours" fourbissent leurs armes.

Sur le Pacte de Stabilité Budgétaire (tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le nouveau traité... Traduction de l'article du Corporate Europe Observatory, «Automatic austerity».

0.jpg"Histoire d'éviter la moindre idée de gauche dans cette Europe de droite et extrême droite, on légifère des textes qui rendent une politique de gauche impossible  (aux usa ça s'est fait par de la propagande pour incultes dans les domaines politique, historique, sociologique....En Europe on est obligés de la jouer autrement par le biais de la législation, on n'est pas encore assez incultes pour faire autrement. ajoutait  Sun Tsu

Elle est vraiment très chère cette austérité. Elle sert juste un peu trop fort aux entournures.


L'enfoiré,



,

  Citations:

  • « L'austérité vise par certaines mesures à avancer l'âge de la mort. », Georges Marchais
  • « L'austérité n'est acceptable qu'étayée par l'ambition. », Madeleine Ferron

 -----------------------------------Annexes--------------------------------------------------

La fable des abeilles0.jpg

LA RUCHE PROSPÈRE
Une vaste ruche bien fournie d'abeilles,
Qui vivait dans le confort et le luxe,
Et qui pourtant était aussi illustre pour ses armes et ses lois,
Que pour ses grands essaims tôt venus,
Etait aux yeux de tous la mère la plus féconde
Des sciences et de l'industrie.
Jamais abeilles ne furent mieux gouvernées,
Plus inconstantes, ou moins satisfaites.
Elles n'étaient pas asservies à la tyrannie
Ni conduites par la versatile démocratie,
Mais par des rois, qui ne pouvaient mal faire, car
Leur pouvoir était limité par des lois.
[...]
On se pressait en foule dans la ruche féconde,
Mais ces foules faisaient sa prospérité.
Des millions en effet s'appliquaient à subvenir
Mutuellement à leurs convoitises et à leurs vanités,
Tandis que d'autres millions étaient occupés
A détruire leur ouvrage.
Ils approvisionnaient la moitié de l'univers,
Mais avaient plus de travail qu'ils n'avaient d'ouvriers.
Quelques-uns avec de grands fonds et très peu de peines,
Trouvaient facilement des affaires fort profitables,
Et d'autres étaient condamnés à la faux et à la bêche,
Et à tous ces métiers pénibles et laborieux,
Ou jour après jour s'échinent volontairement des misérables,
Epuisant leur force et leur santé pour avoir de quoi manger.
Tandis que d'autres s'adonnaient à des carrières


0.jpgLes grandes figures du monde moderne
Où on met rarement ses enfants en apprentissage,
Où il ne faut pas d'autres fonds que de l'effronterie,
Et où on peut s'établir sans un sou,
Comme aigrefin, pique-assiette, proxénète, joueur,
Voleur à la tire, faux-monnayeur, charlatan, devin,
Et tous ceux qui, ennemis
Du simple travail, se débrouillent
Pour détourner à leur profit le labeur
De leur prochain, brave homme sans défiance.
On appelait ceux-là des coquins, mais au nom près
Les gens graves et industrieux étaient tout pareils ;
Dans tous les métiers et toutes les conditions il y avait de la fourberie,
Nul Etat n'était dénué d'imposture.
[...]
C'est ainsi que, chaque partie étant pleine de vice,
Le tout était cependant un paradis.
Cajolées dans la paix, et craintes dans la guerre,
Objets de l'estime des étrangers,
Prodigues de leur richesse et de leur vie,
Leur force était égale à toutes les autres ruches.
Voilà quels étaient les bonheurs de cet Etat ;
Leurs crimes conspiraient à leur grandeur,
Et la vertu, à qui la politique
Avait enseigné mille ruses habiles,
Nouait, grâce à leur heureuse influence,
Amitié avec le vice. Et toujours depuis lors
Les plus grandes canailles de toute la multitude
Ont contribué au bien commun.
Voici quel était l'art de l'état, qui savait conserver
Un tout dont chaque partie se plaignait.
C'est ce qui, comme l'harmonie en musique,
Faisait dans l'ensemble s'accorder les dissonances.
Des parties diamétralement opposées
Se prêtent assistance mutuelle, comme par dépit,
Et la tempérance et la sobriété
Servent la gourmandise et l'ivrognerie.
La source de tous les maux, la cupidité,
Ce vice méchant, funeste, réprouvé,
Était asservi à la prodigalité,
Ce noble péché, tandis que le luxe
Donnait du travail à un million de pauvre gens,
Et l'odieux orgueil à un million d'autres.
L'envie elle-même, et la vanité,
Étaient serviteurs de l'application industrieuse ;
Leur folie favorite, l'inconstance
Dans les mets, les meubles et le vêtement,
Ce vice bizarre et ridicule, devenait
Le moteur même du commerce.

 

NOUS VOULONS DE L’HONNÊTETÉ
Il ne se commettait pas la moindre erreur,
La moindre entorse au bien public,
Que tous ces pendards ne s'écrient effrontément :
"Grands dieux ! Si seulement nous avions de l'honnêteté! "
Mercure souriait de cette impudence,
Et d'autres trouvaient absurde
D'invectiver sans cesse contre ce qu'ils aimaient tant.
Mais Jupiter transport. d'indignation,
Finit par jurer dans sa colère " Qu'il débarrasserait
Cette ruche braillarde de la malhonnêteté ".
C'est ce qu'il fit. A l'instant même celle-ci disparaît
Et l’honnêteté emplit leur cœur
Là elle leur montre, tel l'arbre de la connaissance,
Des crimes qu'ils ont honte d'apercevoir,
Et que désormais en silence ils avouent
En rougissant de leur laideur,
Comme des enfants qui voudraient bien cacher leurs fautes,
Mais qui par la couleur de leurs joues découvrent leurs pensées,
S'imaginant, quand on les regarde,
Qu'on voit tout ce qu'ils ont fait.

 

LE DÉCLIN0.jpg
Mais, ô dieux ! Quelle consternation,
Quel immense et soudain changement !
En une demie-heure, dans toute la nation,
Le prix de la viande baissa d'un sou par livre.
L'hypocrisie a jeté le masque
Depuis le grand homme d’État jusqu'au rustre
[-]
Regardez maintenant cette ruche glorieuse, et voyez
Comment l'honnêteté et le commerce s'accordent.
La splendeur en a disparu, elle dépérit à toute allure,
Et prend un tout autre visage.
Car ce n'est pas seulement qu'ils sont partis,
Ceux qui chaque année dépensaient de vastes sommes,
Mais les multitudes qui vivaient d'eux
Ont été jour après jour forcées d'en faire autant.
[-]
A mesure que l'orgueil et le luxe décroissent,
Graduellement ils quittent aussi les mers.
Ce ne sont plus les négociants, mais les compagnies
Qui suppriment des manufactures entières.
Les arts et le savoir-faire sont négligés.
Le contentement, ruine de l'industrie,
Les remplit d'admiration pour l'abondance de biens tout simples
Sans en chercher ou en désirer davantage.
Il reste si peu de monde dans la vaste ruche,
Qu'ils ne peuvent en défendre la centième partie
Contre les assauts de leurs nombreux ennemis.
Ils leur résistent vaillamment,
Puis enfin trouvent une retraite bien défendue,
Et là se font tuer ou tiennent bon.
Il n'y a pas de mercenaire dans leur armée,
Ils se battent bravement pour défendre leur bien ;
Leur courage et leur intégrité
Furent enfin couronnés par la victoire.
Ils triomphèrent non sans pertes,
Car des milliers d'insectes avaient été tués.
Endurcis par les fatigues et les épreuves,
Le confort même leur parut un vice,
Ce qui fit tant de bien . leur sobriété
Que, pour éviter les excès,
Ils se jetèrent dans le creux d'un arbre,
Pourvus de ces biens : le contentement et l'honnêteté.

0.jpgMORALE
Cessez donc de vous plaindre : seuls les fous veulent
Rendre honnête une grande ruche.
Jouir des commodités du monde,
Etre illustres à la guerre, mais vivre dans le confort
Sans de grands vices, c'est une vaine
Utopie, installée dans la cervelle.
Il faut qu'existent la malhonnêteté, le luxe et l'orgueil,
Si nous voulons en retirer le fruit.
La faim est une affreuse incommodité, assurément,
Mais y a-t-il sans elle digestion ou bonne santé ?
Est-ce que le vin ne nous est pas donné
Par la vilaine vigne, sèche et tordue ?
Quand on la laissait pousser sans s'occuper d'elle,
Elle étouffait les autres plantes et s'emportait en bois ;
Mais elle nous a prodigué son noble fruit,
Dès que ses sarments ont été attachés et taillés.
Ainsi on constate que le vice est bénéfique,
Quand il est émondé et restreint par la justice ;
Oui, si un peuple veut être grand,
Le vice est aussi nécessaire à l’État,
Que la faim l'est pour le faire manger.
La vertu seule ne peut faire vivre les nations
Dans la magnificence ; ceux qui veulent revoir
Un âge d'or, doivent être aussi disposés
A se nourrir de glands, qu'à vivre honnêtes.


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Edito européen d'Anne Blanpain du 26 janvier

Un appel aux Grecs ce matin? 0.jpg

Bon les Grecs, il est temps de vous secouer un peu. C'est vrai, quoi, on vous demande depuis 2 ans de faire un petit effort, de ne plus toucher de pension, de réduire votre salaire, de payer des impôts, de perdre votre boulot, de payer plus cher tout ce que vous achetez et tous ces bons conseils, vous n'êtes même pas fichus de les appliquer correctement. Vous traînez, vous discutaillez. On vous demande de négocier avec les banques une diminution de votre gigantesque dette et vous n'êtes pas capables de négocier correctement un bon taux d'intérêt. Bien sûr, on aurait pu la jouer plus finement; ne pas donner un tel pouvoir aux créanciers privés en claironnant partout que sans cet accord avec eux, il n'y aurait plus d'aide européenne. Bien sûr, on aurait pû vous aider un peu en ne vous menaçant pas des pires représailles si vous osiez commencer à imaginer un début de défaut de payement. Pour le dire clairement, pas question que votre premier ministre dise "Ecoutez ça ne va plus, je vais rembourser à mon rythme et comme je peux". Pas question parce que dans la zone euro, Monsieur, on rembourse ses dettes. Donc vous devez négocier avec un secteur privé qui sait que vous ne pouvez pas claquer la porte sous peine de ne plus avoir d'aide européenne et vous ne pouvez pas les envoyer balader parce qu'on vous a demandé de rester poli avec eux quoi qu'il arrive. Et s'il fallait encore un signe que vous vous complaisez dans la crise, vous refusez de privatiser, de vendre vos bijoux de famille. Bien sûr vendre maintenant sous la pression des entreprises qui ne sont pas en très bon état, c'est mal vendre, c'est vendre à perte mais tant pis, vous devez en tirer 50 milliards d'euros. Et ce n'est pas une excuse de dire que peut être ça n'intéresse pas grand'monde, des entreprises installées dans un pays dont l'économie ne tourne plus, dont les citoyens ne peuvent plus consommer. Ca fait du bien aux Européens de vous envoyer ce genre de phrases à la figure, ça défoule mais franchement les européens ils semblent ne plus y croire vraiment. Les coups de bâton tout seuls, ça ne marche pas. Les Grecs n'ont jamais vraiment collecté l'impôt, c'est scandaleux, idiot, suicidaire, d'accord mais changer le système prend du temps et imposer des citoyens qui ont perdu 40% de leur salaire, ne risque pas de rapporter grand-chose dans les caisses de l'état grec. Tout le monde a de bonnes idées pour sortir la Grèce de l'ornière, faire payer les banques, non les citoyens, non les riches, l'armée, l'église, les Grecs de l'étranger, la Chine, la Russie, tout le monde ensemble. Mais rien ne marche. Et si la Grèce est celle dont on parle le plus, le Portugal est sur la même pente que la Grèce. Lundi prochain, les dirigeants européens vont nous parler de croissance et d'emploi, on leur souhaite d'être aussi tenaces et fermes que lorsqu'ils nous parlent d'austérité et de rigueur.0.jpg

 

0.jpgMise à jour 4/6/2012 Le caricaturiste Vadot cherchait à afficher le nom du suivant sur un des arbres pris par la tempête. Après Chypre... la Slovénie.

La Slovénie, l'ex-bon élève qui manie l'euro depuis 5 ans. Maladie chronique diagnostiquée comme pour les autres par un secteur bancaire déficitaire, non performant qui a besoin d'une recapitalisation, par une fièvre immobilière et qui aurait besoin d'une cure d'austérité.

De l'autre côté de l'Atlantique, Barak Obama aimerait bien pour des raisons électorales réduire le déficit à 5,5% du PIB. Le FMI lui suggère d'au contraire de se contenter d'un déficit de 6,25%. Changement d'optique et de perspectives. 

 

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Mise à jour 03/09/2012:

 

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12/01/2012

Fusion ou scission dans la gestion humaine

Pourquoi se marier et ensuite s'apercevoir qu'il vaudrait mieux divorcer? La réponse est presque bancale au niveau d'une famille. Au niveau politique d'un État, d'une entreprise commerciale, ce n'est pas aussi clair. Il y a l'histoire des empires (1) (2), mais, aujourd'hui, au niveau de la gestion publique et privée, qu'en est-il?

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La vie en famille est préconisée par les religions et par les États. Normal, si ce n'était pas nécessairement plus rentable financièrement pour ses membres.

D'où, de plus en plus de concubinages. Vivre ensemble sans cumul des revenus des époux. Meilleur fiscalement parlant, moins coûteux en cas de divorce. L'église chrétienne, malgré son opposition, ne peut contrer cette tendance. Les lois de la charria et le mariage résistent par la criminalisation de l'adultère.

Pour des raisons spécifiques, chaque entité tente l'expérience de vivre ensemble dans un même environnement, jusqu'à arriver à un point "critique".

Fusionner pour un État, c'est se donner plus d'espace, répondre à une augmentation de sa population, étendre sa culture, son pouvoir et augmenter ainsi son influence. Une histoire de David contre Goliath.

Pour une société privée, le but est plus financier. Augmenter les bénéfices, lisser les pertes, étendre son pouvoir de vendre sa production et ne pas se faire manger par un compétiteur éventuel. Pour y arriver, c'est supprimer les redondances de postes, rationaliser les coûts par l'économie d'échelle.  Le film Mille milliards de dollars est l'exemple type de cette manière de raisonner.

Dans les faits, chaque entité arrive-t-elle à ses fins?0.jpg

L'histoire n'explique pas tout. Les politiques utilisent les anniversaires comme preuve de leur bonne foi. Le récent 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne D'Arc n'est qu'un exemple de la survivance d'un patriotisme. Pourtant les temps changent et on oublie de les réajuster en fonction des conjonctures. Pas confondre, la France d'alors, n'était pas celle d'aujourd'hui.

Au sommet des entreprises privées, c'est la fusion qui est généralement préconisée. Fusionner différentes cultures nécessite du temps pour passer le cap de la compréhension globale.

Travailler en équipe, avoir des collègues qui doivent collaborer dans le même but, n'est souvent qu'une apparence surtout quand les antécédents ont été longs et que les habitudes en "séparés" se sont incrustées dans les mémoires. 

De plus, les "nouveaux associés" sont souvent des "anciens compétiteurs". 

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On importe d'autres "cultures" sans préparation pour accommoder la nouvelle structure.

A y regarder de plus près, c'est plutôt le travail en "stand alone" qui est inculqué depuis l'école. On ne passe pas son examen de passage en équipe. C'est la compétition tout azimut qui s'est installée au travers de soi et mène "naturellement" au chacun pour soi. La solidarité n'est qu'apparente et poussée par les intermédiaires du management qui eux voient un avantage financier personnel dans l'opération de fusion.

Personne n'est le clone d'un autre. Le haut degré de complexité a poussé à créer des experts en tout. Encore faut-il que cela soit complémentaire.

Le pluralisme d'idées, une richesse mais aussi un "grand défi" qui ne trouvera son échappatoire qu'avec l'effort de chacun.

Dans les entreprises commerciales, deux fois sur trois, réunir deux entreprises par fusion ou par acquisition reste un faux tremplin et révèlent, après coup, des échecs retentissants ou sans valeur ajoutée.

0.jpgL'envie de créer de nouveaux produits, de toucher de nouveaux marchés n'est pas toujours couronné par un succès. Différences de stratégie, de management, de philosophie d'entreprise sont à la base de ces échecs. Les OPA deviennent ainsi non productrices pour les actionnaires alors que ce sont eux qui le préconisaient. Depuis 1996, deux OPA sur trois échouent à satisfaire les actionnaires, d'après Bloomberg. Malgré trois acquisitions d'envergure, l'action Pfizer a perdu plus de 50% de sa valeur entre 1999 et 2009. La crise n'explique pas tout quand les mammouths explosent à cause de l'embompoint.  

La dépréciation d'actifs se retrouve dans cette stratégie de l'échec. 

L'économie d'échelle par la fusion pour diminuer les frais communs ne répond donc pas à tout.

De plus, certains niveaux deviennent du "melting pot" difficilement contrôlable.

La chute des grandes banques a changé l'optique générale. Les petites banques se sont mises sur les rangs pour effrayer les investisseurs sur les risques du gigantisme des principales banques.

Dexia voulait toujours grandir pour être à la taille où les prédateurs n'auraient plus les moyens d'attaquer. Le malheur, la prédation est venue par l'intérieur et Dexia s'est effondrée. Des actionnariats opposés, puis une sorte de principe de Peter adapté au niveau société, s'en est suivi. La commission d'enquête Dexia n'en finit pas de découvrir des manquements qui ont mené à l'implosion du groupe. En plus, les responsabilités sont effacées comme des poupées russes de fautes dans lesquelles aucun dirigeant ne se reconnaît.0.jpg Depuis, on a revendu en catastrophe quelques bijoux de famille. Deux pays, mais une culture similaire, un apparentement des noms, le Crédit Local de France et le Crédit communal de Belgique de détail, les mariées étaient belles. Le business était différent mais les transferts de liquidités restaient mono-parental mais, tout cela, on voulait l'ignorer car il y avait en échange le rachat de Petrofina par Total. Curieux comme association d'idées.

Exemples de sociétés qui arrivaient à leur point de critique de rupture avec la finance.0.jpg

Si Solvay a racheté récemment le groupe chimique Rhodia, c'est de manière amicale et estimée par tous comme un bon "Deal" à l'avantage des deux nouveaux partenaires complémentaires. Solvay avait, de plus, gardé un actionnariat familial, solide et avait, ainsi, plus de chance de garder son autonomie. Solvay va tenter de travailler avec Air Liquide pour produire du gaz fluoré.

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On peut citer aussi le cas de fusion ratée pour Alcatel-Lucent.

En 2007, la fusion Thomson Reuters avait coûté 8,7 milliards de livres. Des cultures d'entreprises différentes ont mis en échec, la fusion. La sécurité financière apportée par l'un et l'autre n'avait pas, n'a pas suffi à sécuriser l'ensemble. L'esprit entrepreneurial de Reuters, avec des décisions rapides, était confronté avec une volonté d'analyse lente et trop prudente rendant caduc le dynamisme global. La plate-forme Eikon avec un potentiel de 400.000 clients avait été un atout, vite transformé en talon d’Achille avec seulement 8000 clients.

Dans l'informatique, les fusions ont été aussi très nombreuses. La technologie était très chère pour l'assumer à trop petite échelle.

Digital, Compaq, HP sont les poupées russes qui se sont mangées de l'intérieur.0.jpg

La fusion de Burroughs et de Sperry n'est qu'un exemple parmi d'autres, que je connais mieux par l'intérieur. Lier les deux bouts à force de slogans pour créer une ambiance de "One Unisys" ne verra son aboutissement que quand plus aucun ancien ne pourra dire qu'il était "ex-xxx" ou ex-yyy"... enfin, si on arrive au bout du tunnel.  

L'informatique est actuellement sur un petit nuage.

Il se dit dans les milieux concernés "Pourquoi posséder logiciels et matériels alors que plusieurs entreprises utilisent la même configuration? Autant partager et repartir les coûts!".

0.jpgNormal et raisonnement de seule logique. A part, qu'on oublie qu'on est entré dans un moule très rigide et que si les télécommunications ne fonctionnent pas, le ciel disparaît derrière de véritables nuages opaques.

Aux dernières nouvelles, c'est le domaine de la distribution qui doit restreindre sa voilure.

Delhaize est-elle dans un virage après celui de Carrefour?0.jpg

L'histoire de Nokia est, elle, à cheval entre commercial et affaire d'État finlandais. C'est l'État finlandais, tout entier, qui en reçoit les retours de flammes. Ces derniers temps, la société s'était endormie sur ses lauriers, après avoir conquis un quasi monopole dans la téléphonie mobile. Entreprise "mammouth", elle se retrouvait avec un pied d'argile.

0.jpgCarrefour, fusion infructueuse avec Promodès, expansion débridée, instabilité managériale, déclin de l'hypermarché, en dix ans l'action a bu la tasse.

Au Salon de Las Vegas, Nokia ne parle plus de guerre commerciale mais de guerre des écho-systèmes et veut reconquérir le marché des téléphones portables à coup de nouveautés prestigieuses. Une stratégie plus souple, plus adaptée aux marchés modernes ne s'évertuent plus à mélanger les pommes et les poires. C'est un bien, peut-être...

En 2009, un mariage dans le secteur automobile était envisagé entre FIAT et PSA après celui de FIAT et Chrysler et une tentative avortée avec OPEL. Le partenariat semble devenir la manière de se sortir de l'ambiance de la fusion pure et dure.

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L'Inde s'immisce dans la culture informatique de l'occident en espérant que la différence de cultures et de fuseaux horaires ne sont qu'une bagatelle.

Un autre phénomène se présente chez ces "mammouths": la gestion informatique. Malgré la puissance accrue des machines, les machines ne peuvent plus suivre dans les temps impartis pour consolider tous ces ensembles de données hétéroclites. Descendre dans l'arbre comptable des différents départements, par produits, par services, par subdivisions fines, et ce sont les informations qui prennent des allures de monstruosités en nombre d'enregistrements à maintenir à trimbaler de système en système. La consolidation des données ne donne pas la solution car il faut pouvoir redescendre aux sources de l'infrastructure pour garder une vision de ce qui coûte et rapporte pour prendre les bonnes décisions de stratégie.0.jpg

"Un bon cru 2011, avant un net recul", était-il dit en Belgique.

En 2011, 28 milliards d'euros en jeu dans les fusions. Ce furent les banques, contraintes par l'Europe, la chimie-pharmacie et les matériaux qui arrivent en tête.

C'est 159% en plus de 2010, mais c'est bien loin de 2008, qui avait atteint les 120,3 milliards. Inbev et Fortis avaient fait le plus gros de la manoeuvre de fusion à cette époque.

0.jpgLes "Bourses" sont une bonne entrée en matière dans le mode "fusion.

Le but, réduire le prix des transactions et refondre les systèmes informatiques dans la foulée. 

En 2000, les Bourses de Bruxelles, de Paris et d'Amsterdam fusionnaient pour former EURONEXT.

En 2006, la tentative de la Deutsche Börse de fusionner avec EURONEXT échouait par l'arrêt de la Communauté Européenne qui y voyait un monopole sur le marché des dérivés.

En 2007, EURONEXT et la Bourse de New-York fusionnait en NYSE.

En 2010, la Bourse de Toronto fusionnait avec la London Stock Exchange.0.jpg

La Bourse de Hong-Kong et la Bovespa du Brésil talonnaient la Deutsche Börse.

En janvier 2012, nouvel essai de fusion entre NYSE-Euronext et la Deutsche Börse. Mariage refusé par la CE en personne par Joaquin Almunia. L'ère des méga-fusions internationales est révolue, place aux rachats plus ciblés. La CE aurait trop écouté ses propres concurrents.

Le futur des Bourses du monde sera limité à 4 ou 5 Bourses mondiales, entourées par des satellites plus spécialisés.

Dans les grandes entreprises privées, le "middle management" des hiérarchies sert plutôt de porte-paroles du sommet.

Les PME ne peuvent se permettre ce genre d'organisation et sont souvent plus réactives aux événements.

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Le rachat massif d'actions propres des entreprises encore un indice très significatif qui pourrait faire penser au rapatriement de ce qui a été dispersé dans le public.

L'année passée, 1,03 milliards d'euros ont été rachetés dans les entreprises belges. Rien que pour AGEAS et GDF, le rachat s'élevait à 427 millions. Pour Omega Pharma, ce n'est pas moins que 11,3% du capital qui en faisait les frais.

Les buts sont multiples: constitution d'une réserve pour alimenter les plans de stock-options, la déprime des marchés d'actions qui rend les rachats plus abordables, l'amélioration des "returns on investment" pour les actionnaires, la réduction de la dilution du nombre d'actions par la destruction des titres, le fait qu'il n'y a pas de dividendes à verser pour les actions propres et constituer, peut-être, un trésor de guerre pour financer les opérations d'acquisition.

Il y avait un an la question d'un "new deal entre privé et public" se posait. Voilà que cela se confirme avec les "dollars pas toujours verts des multinationales": "Dans la course à la présidentielle américaine, plusieurs multinationales belges mettent la main à la poche pour influencer l'issue finale de la campagne, en faveur des républicains.". 0.jpg

La politique dans le domaine public, c'est surtout diviser pour placer le plus de postes dans la direction d'un pays.
La Belgique compte près de 11 millions d'habitants, elle a 246 ministres (43 pour Bruxelles, 89 députes, 3 secrétaires d'états). 

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A ajouter à cela 10 gouverneurs et leurs suites, les maires, les élus communaux. Une duplication des partis entre nord et sud. Pour comparer, New York... 20 habitants, 1 maire et 50 élus communaux..!!

Les mandats politiques publics, parfois, très différents sont parfois cumulés dans les mains de mêmes mandataires. Pas nécessairement pour raison d'efficacité ou de diminution des coûts, mais plus banalement pour additionner les jetons de présences dans les réunions. 

Les frontières existent bel et bien. Linguistiques et financières. L'idée de "nation", de "nationalisme" a pris des allures de croisières comme contre pouvoir. Plus, c'est petit, plus c'est devenu "gentil" et contrôlable, doivent-ils penser. Il s'agit plus ici de placer ses propres billes en nombre dans la gestion. Alors, pour juger, il y a des oracles qui nous gouvernent. "Les pouvoirs publics ont donné en fermage des pans entiers de leur pouvoir de régulation aux agences de notation". Celles-ci en deviennent plus puissantes que les Etats.

0.jpgL'extrême-droite pense, souvent, régionaliser, sous-régionaliser, cantonner, en espérant se placer au plus près des convictions des gens et plus en relation avec leur culture propre, avec le droit sur le sol qui a vu naître ses contemporains, ses concitoyens et ainsi rester plus en communion avec l'enseignement local. Les élections des candidats se font, alors, avec plus d'engouement puisque les élus sont plus proches, mieux connus.

La langue s'attache aux gens comme une colle indélébile et invisible dans une envie de reconnaissance identitaire. Tout est aussi en place dans l'environnement pour séparer: les idéologies, le pouvoir d'achat, les religions, les symboles...

Tout divise pour empêcher les contacts plutôt que de les multiplier. La Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, le Soudan sont des pays qui n'existent plus en tant que tel.0.jpg

On a pu croire qu'Internet allait ouvrir les frontières en permettant de se connaître mieux de par le monde. Si quelques uns ont fait le pas dans cette virtualité, masqués ou non derrière des pseudonymes, c'est pour exprimer des idées qui même subversives, se cantonnent dans l'espace local, des idéologies, au minimum, compatibles entre elles.

Les entreprises devenues des multinationales ne s'inquiètent plus des frontières étatiques et en profitent pour établir une concurrence entre les États pour les obliger à accepter des pratiques de fiscalité avantageuses comme les "intérêts notionnels" en échange d'emplois.

Basé uniquement sur le modèle financier, la mondialisation a ainsi raté son but de solidarité.

0.jpgAu départ, l'Europe peut être considérée comme un fédération par consentement mutuel qui trouvait sa raison d'être dans la volonté d'assurer la paix au lendemain de la guerre. Construite pour suivre des raisons géographiques mais qui ne suivaient pas les règles économiques. Un société commerciale progresse de proche en proche et jamais en tenant compte de la géographie. Tester de greffer une entité est plus facile que de le faire en bloc et de là vient l'erreur principale de jugement dans le but de l'efficacité rendue artificiellement globale. Association temporaire ou définitives?

Aujourd'hui, on se demande si vouloir l'Europe était seulement un rêve, une chimère ?

Ceux qui n'y sont pas espèrent y entrer, ceux qui en font partie espèrent en sortir.

Ce n'est pas l'euro seul qui pouvait fédérer les pays membres. Il fallait aller plus loin. Analyser les buts de chaque entité. Trouver des intérêts en commun.0.jpg

La situation de l'Angleterre,  euro-sceptique, pose question. Première constatation, les Agences de notations ne les ont pas dégradé. Analyse:

1. Cameron aurait pris la bonne décision en faisant un pied de nez à Sarkozy. Nous devons faire davantage pour remettre sur pied notre économie, disait le premier ministre britannique dans ses vœux du Nouvel An. N'est-il pas un peu trop isolé? Comment pourra-t-il agir seul pour redresser l'économie du pays? Avec les Jeux Olympiques et le Jubilé d'Élizabeth? Hum...

Réponse: Cela pourrait l'être si l'Angleterre était encore comme la Chine, un pays qui monte. Les JO de 2008 ont permis à la Chine de placer ses pions comme une vitrine de ses capacités. L'Angleterre n'est plus ce qu'elle était même avec le Commonwealth comme carte de visite.

2. "Nos politiques n'arrêtent pas de nous dire que s'ils n'ont pas respecté notre vote "NON" au traité Européen, s'ils nous ont imposé une Europe technocratique et corrompue sans aucun fondement philosophique au moins sur "l'idéal européen", c'était pour notre bien. Sauf que l'Angleterre nous prouve tout le contraire.0.jpg
Surtout qu'elle prouve que contrairement à ce qui nous est dit, l'Europe ne nous rend pas "plus" attractifs, solvables, compétitifs.
Il fallait attendre de voir si malgré que l'Angleterre ne soit pas dans la monnaie unique "protectrice", elle resterait solvable.
L'Angleterre va mieux "aux yeux des marchés" que les pays ayant pour monnaie l'euro.
Mieux encore, les Anglais sont maîtres de leur monnaie et de la planche à billets par la création monétaire et de bons du trésor. Là, où les gens de la monnaie unique n'ont plus aucune liberté monétaire, législative voire politique.
0.jpgAvec la Grèce ruinée et mise sous curatelle d'un côté, l'Angleterre de l'autre, tout prouve que les arguments de "préservation" de la zone euro sont juste des histoires à revisiter en permanence.
Les marchés labellisent l'Europe comme "produit de con" .
Tous les arguments de défense de leur idée antidémocratique européenne s'avèrent faux un par un, sans parler de ce qui est sanitaire ou des norme CE."

Réponse: En fait, l'Europe met surtout des bâtons dans les roues des pays souverains parce qu'elle oblige à se greffer dans un moule libéral et oblige à supprimer ce qui serait trop social. Est-ce du populisme de le constater?0.jpg

L'Europe recale le budget belge. "Aux yeux de la commission, la Belgique souffre de plusieurs handicaps, une dette énorme que la crise bancaire et économique n'a pas arrangé, une absence de vraies réformes structurelles ces dernières années, et une situation politique qui ne facilite pas les décisions d'urgence au cas où ça tournerait mal. La Belgique a choisi de ne pas aller au conflit avec la commission, elle a un peu rouspété pour la forme mais elle est rentrée dans le rang", dit Anne Blanpain. S'interroger déjà sur le budget 2012 de la Belgique, oui, mais après l'indexation automatique des salaires qui devait être revue pour ne pas faire tache dans le concert des Nations, cela faisait beaucoup. Mais qui a raison dans la pratique de l'indexation? La majorité ou la particularité?

L'euro a longtemps été considéré comme une monnaie d'échange qui rivaliserait avec le dollar. Il l'a dépassé au passage. 

0.jpgActuellement, perte de confiance, l'euro dégringole de son pied d'estale. Bon pour les exportations à condition que les clients principaux soient extérieurs à l'Europe.

La crise de la dette publique comme le serait une baignoire?

Guy Verhofstadt reste un fervent défenseur de l'idée européenne. "Il faut plus d'Europe que moins", dit-il. Comme mandataire à l'Europe, ceci explique cela.

Pour ses mandataires, l'Europe est considéré comme un havre de paix, une échappatoire de fin de carrière, face aux brouilles nationales que doivent endurer les dirigeants dans leur pays d'origine et qui doivent trouver les véritables solutions sur le terrain sans planer.

Le ministre Magnette ose dire ce qui se dit tout bas et c'est considéré comme du populisme. On veut du politiquement correct.

Il est clair que les pays d'Europe ne sont pas sur un pied d'égalité pour décider de prendre une position totalement commune vis-à-vis de l'Europe.

La France n'est pas la Belgique. Bruxelles, au milieu du jeu de quilles de la Belgique, ne peut réagir de la même façon qu'une des autres régions du pays. Elle doit nager entre deux eaux, s'habituer à la brasse, au crawl et parfois à la nage papillon.

L'article "Mirages chinois: les pièges de l'énormité" montrait bien les limites d'un processus rendu impossible à gérer sans une obligation de conserver une certaine dictature d'opinion. Mais l'Europe n'est pas la Chine. Elle a combattu pour obtenir plus de démocratie.

L'Europe a des difficultés parce qu'elle ne trouve pas les moyens d'unifier la fiscalité, la stratégie et la politique entre ses membres.

Fusionner est possible, mais une comparaison suivi d'un consensus s'impose, avant de passer à la fusion effective et définitive et que le multiculturalisme ne frise pas l'antagonisme.

Puis il y a l'Union Soviétique qui, une fois disloqué, pour certains reste une erreur historique. "Celui qui veut restaurer l'URSS n'a pas de tête, celui qui ne le regrette pas n'a pas de coeur", d'après une phrase de Poutine.

Sur Internet, il y a le Facebook en mode Google+ qui ségrégationne en cercles d'influence plutôt que de fusionner

Autre volet: je lisais dans le Vif-Express "Nous sommes responsables vis-à-vis de nos enfants, qu'ils s'appellent Mohammed ou André. Laisser filer le patrimoine vers le monde entier, il ne restera plus rien.".

Les pratiques linguistiques, les affiliations religieuses, la richesse des particuliers font que la démographie est une science qui sent le soufre. La poussée migratoire frôle, dans ce cas, le racisme de part et d'autre. Il ne faut pas confondre racisme et différence de culture, même si cela semble aller souvent ensemble. L'immigration nécessite une infrastructure d’accueil, de potentiels à tous les niveaux en vases communicants.

"L'islamisme radical menace la Belgique" et "Mickey et Minnie ne font plus rire", lit-on dans Le Soir. Une série d'indices qui incite à la réflexion pour savoir jusqu'où aller trop loin sans devoir se retrouver "cocu" dans un mariage forcé ou arrangé. Dans ce cas, il s'agit vraiment de l'intégrisme pur et dur. Une imposition et une invasion.

Certains parlent des Etats unis d'Europe, quant est-il avec les États-Unis, eux-mêmes?

0.jpgChristopher Caldwell, dans "Une révolution sous nos yeux" dressait un tableau synoptique qui a affecté l'Europe : l'immigration de masse et l'implantation de l'islam. Selon lui, la France se rapprocherait le plus des États-Unis par sa conception de l'intégration dans un pays. Aux 19ème siècle, l'intégration des immigrés aux USA s'est faite avec l'abandon du lien avec le pays natal et en gardant une proximité de la culture entre les migrants et le pays d’accueil. Une nouvelle vie commençait. L'immigration était souhaitée et supporté par le pragmatisme de l'économie et parce qu'elle exerçait une pression à la baisse sur les salaires. Il existe une taxe fédérale, et des taxes locales tout en laissant l'autonomie aux états qui constituent le pays. La liberté de religion est totale jusqu'à aboutir au prosélytisme. Le financement se fait par des dons accordés aux confessions religieuses. 0.jpg

En Europe, ce n'est pas le cas, ce sont tous les citoyens qui apportent leur obole via leurs taxes. La France au 19ème siècle était plutôt une théocratie. La société laïque s'est vue en opposition de plus en plus vu le radicalisme qui se crée dans les autres convictions. L'immigration est ressentie comme une obligation morale.

Il est vrai que les liens inter-membres, inter-ethniques se produisent au travers de concurrences, de défenses et de fusions à l'arraché, non concertées, sans "prendre la température" des populations concernées. Heureusement, le système démocratique n'est pas à tendance majoritaire, ce qui permet de ne pas trop changer les lois propres, mais cela pourrait changer. La monoculture d'origine étrangère s'est déjà produite dans certaines villes au nord de l'Angleterre.

En France, le néo-parti du FN a pris ce terrain fertile de la résistance face à cette appréciation de la situation même si cela cache des instincts bien moins reluisants. L'Europe a vu l'extrême-droite s'installer dans ces grincements de dents.

"Too big to fail" contre "Too small to be efficient"?

Paradoxal tout cela? La réponse est dans le dialogue, pas dans l'imposition d'une situation. Le partage d'idée est profitable pas la cacophonie.

0.jpgAnne-Marie Slaughter faisait le bilan de la gestion de Barack Obama sous un angle parallèle. Les défis sont bien là, mais sa conclusion était plus optimiste.

Obama ne serait-il pas devenu un Gorbatchev à l'Américaine? Quelqu'un qui récolte des succès à l’étranger et moins à l'intérieur?

Des collaborateurs comme George Mitchell, Richard Holbrooke, Dennis Ross et récemment William Daley ne sont plus là pour le soutenir.

Obama a sorti les US de leur position de "maitre du monde" pour la remplacer en renvoyant les "droits et des responsabilités" à chacun dans le monde. Le G8 était converti en G20. L'approche diplomatique à l'ancienne, forte et républicaine, mise en sourdine.0.jpg

Démocrate, Anne-Marie Slaugther voit Obama en avance sur son temps, à la norme du monde entier.

Ce point de vue se trouvera, tout naturellement, dans les critiques des Républicains lors des prochaines élections de 2012: rendre la suprématie perdue à l'Amérique.

Conclusions:

L'homme a un naturel grégaire. Il aime vivre en société plus ou moins structurée se distinguant de la foule, dans des rassemblements spontanés et sporadiques qui se produisent sous l'effet de stimuli environnementaux (dixit Wikipedia). La plupart des découvertes scientifiques se contruisent en équipes structurées.

Mais l'homme a, en plus, créé l'argent.

Dans ce domaine précis, il n'y pas de petites économies. Mais il y aura toujours des petites et des grandes échelles même dans l'économie. Seulement, la culture des gens n'est pas un fait passager. Elle suit une évolution longue et logique.

Tout dépendra de trouver les dirigeants qui pourront déterminer le point critique entre fusion ou fission.

Sans même parler de fission ou de fusion nucléaire, la vie en commun restera loin d'être un long fleuve tranquille.

Entre "Divide ut imperes" et "Fusionner pour ne pas se faire écraser". Un dilemme de tous les jours. Rester souple et léger... 

Quant à la roue à aubes, si elle tourne trop vite, il faut toujours pouvoir la freiner sinon elle finit toujours par s'emballer et à exploser.

 

0.jpgL'enfoiré, 


Mise à jour 11 octobre 2012: Malgré la crise, l'UE est prête à poursuivre son extension géographie.

Bientôt 30 et plus. la Turquie et le Montenegro sont déjaà sur les listes. Peut mieux faire, est-il dans le domaine du droit, dit la CE. Puis, il y a la Macedoine, Serbie, le Kosovo, l'Albanie, la Bosnie-Herzegovine...

Va-t-on par l'Europe recréer la Yougoslavie?

Citations:

  • « Les sentiments sont des métaux. Il importe d'en connaître la densité. Il importe également d'en connaître la température de fusion. », Francis Dannemark
  • « Nous sommes six milliards de bipèdes à tenir miraculeusement debout sur de fragiles petits pieds, en équilibre sur une boule de magma en fusion. Un véritable numéro de cirque ! », Professeur Choron 

16 février 2013:

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24/11/2011

Histoire des grands empires économiques (2)

Après la maîtrise du commerce, le génie de l'innovation et la passion de construire, voici la stratégie de la conquête et à la création d'un ordre mondial. L'économiste spécialiste de l'histoire globale, Philippe Norel, constate que le déclin des empires reposant sur la conquête, est toujours programmé. Seul le commerce et les partages des cultures, des biens permettent de faire durer plus longtemps.

 1.jpg4. Stratégie de la conquête

Gonfler le budget de l'armée, occuper d'autres pays, les piller et les taxer jusqu'à ce que la conquête passe au déclin inéluctable.

De -509 AC à 476 PC: Rome Vaincre, soumettre, intégrer et exploiter les autres peuples.

La romanisation, comme une sorte d'américanisation. Chasser les Étrusques. Lancer des campagnes militaires à Carthage, en Gaule et en Égypte.  Cinq siècles de règne. Règne d'un empire sur 70 millions d'hommes dans un marché commun avant l'heure, avec l'imposition d'une langue, d'une monnaie, d'une religion, d'une culture, d'un mode de vie et d'un droit romain grâce à une armée de conscrits, organisée en 30 légions de 5000 hommes. La Pax Romana menée par des empereurs et des dictateurs, maintenus grâce à un peuple qui mange à sa faim et qui applaudit aux jeux du cirque coordonné au travers d'un réseau routier moderne. Septime Severe atteint l'apogée de l'empire romain. Le déficit grandissant de la balance commerciale, la vie à crédit qui repose sur la seule conquête, l'absence d'esprit d'entreprise et la rentabilité décroissante, en dessinent le déclin.


De 1204 à 1368: Empire Mongol 30 millions de kilomètres carrés, un record qui reste à battre.

L'histoire de Gengis Khan n'est qu'une chronologie d'assauts de grandes cités. Sur 30 millions de km2, il s'installe grâce à des rivalités tribales permanentes. La légèreté de l'armée, la logistique minimale, accélèrent les déplacements. La stratégie passe par la propagande de la terreur qui augmente la peur des adversaires. La compétence, le libre échange, le cosmopolitisme, la coexistence religieuse et le partage du savoir l'apaisent. Karakorum rompt avec le nomadisme. Les marchandises au travers de la route de la soie, se croisent porcelaines, épices, fer, pierres précieuses, fourrures et crée un "Pax mongolica".  Seule la Grande Peste a bousculé le tout en supprimant les liens commerciaux entre l'Occident et l'Orient.

 

De 1299 à 1922: Empire Ottoman. Trois siècles d'expansion militaire et commercial, et trois de nonchalant déclin

Depuis Osman Ier, 36 sultans se succèdent. L'expansion militaire, commerciale déclinent. Constantinople, rebaptisée Istambul par Mehmet II devient la Sublime Porte qui désigne l'empire qui la contient. Une force de frappe de 100.000 cavaliers, 50.000 janissaires et 380 galères permettent de conquérir la Serbie, l'Albanie, la Crimée, l'Anatolie, l’Égypte, la Syrie. Après le traité de Karlowitz, la menace turque s'évanouit. Économiquement, les taxes remplissent les caisses. La soie est importée d'Iran et exportée en Europe par les marchands sur des routes entrecoupées par des caravansérails. La réunification du monde islamique se poursuit, mais le commerce extérieure est déficitaire face aux dépenses militaires croissantes. En 1585, la monnaie "akçe", rongée par l'inflation est dévaluée. En 1914, l'alliance malheureuse avec l'Allemagne. Les vainqueurs se partagent les décombres. Affront qui ne sera effacé qu'avec Mustapha Kemal et la naissance de la République turque.       


De 1492 à 1627: Portugal et Espagne. De l'ivresse de la découverte à l'asservissement des colonies

L'Amérique découverte par Christophe Colomb, c'est par la conquête qu'elle se poursuit en prédation économique par l'Espagne. Commencée par Cortès, en 3 ans, la conquête soumet l'empire des Aztèques. La soumission se poursuit avec Pizzaro sur l'empire des Incas, aidée par les différences militaires, les épidémies et la prise en otage du chef Atahualpa. Le traité de Saragosse ne laisse que les Philippines à l'Espagne. En 1627, c'est la banqueroute. Au Portugal, Henri le Navigateur  envoie des bateaux vers l'Afrique, les Açores, le Cap Vert. Vasco de Gama vers le Cap de Bonne Espérance et le Brésil. Création de comptoirs commerciaux. Vers 1500, Manuel Ier est arrivé à l'apogée. Il dépense sans compter pour la beauté de Lisbonne. L'importation d'or et d'argent crée une forte inflation et met à mal les ateliers locaux en concurrence avec la métropole. L'emprunt des monarques auprès d'usuriers italiens et allemands ne parvient plus à compenser les pertes par des obligations d’État à faibles rendements. Des pirates anglais, français et hollandais gênent le trafic des bateaux espagnols et portugais. Le management des colonies s'avère plus difficile que prévu. Les filons faciles s'épuisent malgré le travail des Incas corvéables à merci. La bataille d'Alcacer et Quibu affaiblit d'autant le Portugal. Les indépendantistes, José San Martin et Simon Bolivar, remportent des victoires et mettent un point final à l'empire ibérique.

 

De 1867 à 1945: Le Japon. Pourquoi son rêve d'empire colonial a mal tourné

En 660 AC., la déesse solaire Amaterasu n'a pas eu de descendant comme 1er empereur. En 1854, le commandant américain Matthew Perry met fin à l'isolement du Japon en forçant le shogunat de la famille Tokugawa à commercer dans les ports. En 1867, le shogun passe le pouvoir à l’Empereur Mutsuhito dit "Meiji". La féodalité est abolie. Les Samuraïs sont intégrés dans l'armée. La démocratie et le système éducatif s'installent. En 1883, la privatisation des industries commence. Les entrepreneurs jouissent des mêmes statuts que celui des seigneurs. Les Japonais partent dans le monde pour "copier" le meilleur des technologies. Les méthodes de vente à base de propagandes et de publicités permettent aux Zaibatsus de s'introduire en Bourse. Mitsui, Sumitomo, Mitsubishi et Yasuda financent les partis politiques. L'exportation du quart de la production se construit avant le nationalisme. En 1894, l'invasion de Corée, de Formose est contestée d'où amertumes et frustrations. Attaque gagnante de l'armée du tsar. Le "péril jaune" nait de l'éclatement de l'esprit démocratique. L'hostilité des autres blocs d’influence s'installe. L'embargo sur le pétrole et les métaux en découle. En 1940, au faite de sa puissance, 2.600ème anniversaire de l'Empire japonais.  L'erreur stratégique de s'allier à l'Allemagne et l'Italie en guerre va casser l'expansion. Après 1945, le baladeur d'Akio Morita de la société Sony incarne le renouveau nippon. Le Japon devenait ainsi la 2ème puissance économique. Les JO de 1964 servent de vitrine commerciale. Entre 1970 et 1980, le Japon faisait trembler le monde économiquement. Ce qu'il n'avait pas réalisé par la force et le militaire, le Japon s'est attelé pour y arriver économiquement, par touches successives, par la copie ou l’espionnage. Son marché est tourné vers l'exportation mais contrairement à la Chine, son marché ne se détourne pas de l'intérieur. Mais, le marché reste relativement fermé aux étrangers. Seul l'exportation avec de gros investissements permettent de garder cette position jusqu'aux années 1990. La récession commence à l'arrivée de concurrents, travaillant à plus bas prix. Les hauts salaires devaient se justifier par un retour sur investissement. L'époque d'une carrière complète dans une seule entreprise japonaise est révolue. Le travail consiste à respecter la hiérarchie coûte que coûte, jusqu'au stress et au suicide. De 1970 à 1989, le Nikey grimpe à 39.700 avant de s'écrouler à 9.600 lorsque la bulle explose. Les dettes publiques qui grimpent à des hauteurs inégalées, des politiciens qui se succèdent à la tête des gouvernements à un rythme trépidant font entrer le Japon en récession. Les marchés et les agences de notations ne se grattent pourtant pas à la décote du yen. La réputation des Yacusa qui garde l'honneur des derniers Samouraïs, le permet. 

 

5. La création d'un ordre mondial

Après l'ère des empires coloniaux , celle des hyper-puissances.

De 1776 à aujourd'hui: Les États-Unis. Hyper-puissance depuis plus d'un siècle

Chargé d'un mission divine, les États-Unis dessinent le visage du monde à leur image. Les produits américains envahissent l'Europe et obligent le monde à parler leur langue. Les budgets militaires élevés permettent des inventions qui se retrouvent ensuite dans le civil (GPS, Internet...). Le droit à la propriété encourage les investissements. La démocratie parlementaire stabilise les contrats, un statut social plus élevé, assuré pour le gagnant grâce à l'argent, le pluralisme, les essais et les risques acceptées qui frisent le machiavélisme... Anglais au départ, les États-Unis rachètent, en 1803, la Louisiane la Californie et l'Alaska. Cet expansionnisme se sont les Amérindiens qui en font les frais. Le Sud agricole, le libre-échangiste, esclavagiste, fait envie au Nord industriel. Sous un prétexte d'abolition de l'esclavage des noirs, le Nord entre en guerre après que le Sud fait Sécession. Guerre qui fait 97.000 victimes. Le système bancaire est là pour financer cette guerre, l'automatisation pour l’industrie, la mécanisation pour l'agriculture. Ensuite, cette armada de moyens ne parvient plus à utiliser la main d’œuvre abondante. Vers 1900, le PNB par habitant dépasse celui de la Grande Bretagne. Les noms de Rockefeller, Getty, Guggenhem, Vanderbilt, Morgan, Astor... concentrent à l'horizontal et à la vertical, les résultats par un capitalisme débridé qui mène à la révolte des agriculteurs et des ouvriers.  En 1886, c'est la création du syndicat AFL. Protectionnistes,  isolationnistes, les villes poussent et se hérissent en gratte-ciel. L'électroménager, les voitures poussent à la consommation de masse vu les distances. Il faut aller plus vite et mieux pour acquérir la richesse et le progrès. L'euphorie se fête à la Bourse. Le surendettement et la surproduction se poursuivent jusqu'au krach de 1929. La Grande Dépression, le chômage ne trouvent une issue que grâce à Franklin Delano Roosvelt et son New deal. La 2ème guerre mondiale relance l'économie et assure un nouveau leadership mondial dans un néo-impérialisme. Le Plan Marshall donne à l'Europe les moyens d'acheter les produits Made in USA. La tutelle financière et militaire, les accords de Bretton Woods allie l'or étalon au dollar, scellant la suprématie. Le Japon devient le concurrent économique. L'ennemi communiste, l'URSS nargue au niveau politique, jusqu'à l'effondrement de 1991. Le guerre contre le terrorisme permet un nouvel épisode de s'en-va-t'en-guerre comme gendarme du monde pour protéger des intérêts pétroliers et autres. La montée de l'endettement accroît les difficultés dans des bulles à répétition. Amérique, faux rêves et vraies réalités?  

     

De 1917 à 1991: L'URSS. Expérience qui a provoqué un désastre économique et humain.

En 1547, on parle de Ivan le Terrible. En 1721, Pierre le Grand prend sa suite dans cette initiative de grandeur. La Révolution d'octobre 1917 fonde l'URSS avec la doctrine de Lenine. Staline l'utilise pour en faire un empire politico-économique. Un appareil productif peu performant, oligarchique et corrompu s'installent. Avec les paysans analphabètes, Lenine veut créer une nationalisation. L’Armée Rouge s'oppose aux nostalgiques Russes blancs. De la Tcheka au KGB, il reste le goulag pour les mécontents avec les terres confisquées. La "Nouvelle Politique Économique" (NEP) devient le collectivisme dans des kolkhozes et des sovkhozes. L'industrie lourde est privilégiée avec l'esprit du sacrifice et purge l'esprit d'ambition. La 2ème guerre mondial, URSS victorieuse va récupérer les pays satellites. La guerre froide avec le reste du monde occidental commence. Les essais nucléaires, la course à l'espace pendant les années de plomb de Brejnev, Andropov et Tchernenko consolident la stagnation dans les domaines. Gorbatchev lance la perestroïka et la glasnost. Les mafieux s'emparent des ressources. L'explosion à Tchernobyl et c'est l'URSS qui se dissout. En 1991, elle devient la CEI avec Eltsine et son néo-libéralisme. En 1998, la finance explose. La guerre en Tchétchénie rappelle celle d'Afghanistan. Poutine restaure le pouvoir central et la production économique.

 

De 1978 à aujourd'hui: La Chine. Fantastique retour de l'Empire du Milieu

A partir du collectivisme de Mao qui provoque famine et morts de millions de victimes. Deng Xiaoping change radicalement les priorités en industrie, éducation, agriculture et armée. C'est la réhabilitation de l'argent. Entre planification et libéralisme, l'économie socialiste de marché s'installe avec des zones économiques spéciales comme des usines ultramodernes, des sweatshops, une exploitation d'ex-paysans qui favorise le développement urbain sauvage. La libéralisation du commerce par l'OMC, un yuan sous-évalué, permettent des taux de croissance toujours plus grand de l'ordre de 10% par an et de devenir le premier exportateur avec 40% du PIB. Les problèmes de santé, d'éducation et des retraites, les risques naturels sont les problèmes endémiques et sont contrôlés par le communisme despotique du parti unique subsiste à la tête de l’État. La démocratie n'est pas considérée comme un élément important. La hausse des salaires devient le remède aux mécontentements. Les investissements à l'étranger sous forme de rachat ou de partenariat parfois ressentis comme une agression restent en attente de contreparties. Depuis 2010, la Chine passe d'atelier, d'usine du monde, à banquier et bientôt maitre du monde comme 2ème puissance économique.

 

Conclusions et réflexions0.jpg

Un magazine économique avec son nom générique "Capital" a, naturellement, une ambition de garder des liens privilégiés avec la doctrine capitaliste et libérale. Remonter dans l'histoire est un bon départ pour comprendre l'idéologie qui amène au capitalisme.

L'histoire du passé est écrite, une cassure a eu lieu en 2008 et le futur ne sera jamais plus totalement comme avant. Tous les empires, économiques ou non, se développent, arrivent à une apogée avant de prendre un virage et disparaitre ou se fonder dans une autre doctrine. La longueur du processus est dépendante de l'intérêt qu'en tire les populations comme interlocuteurs-acteurs.

Les marchands considéré comme le problème? La question est "A quel moment, le marchand n'est plus devenu le vendeur de ce qu'il produit pour le déléguer à des professionnels et des financiers qui n'ont plus que des intérêts à court terme? Ce qui a généré une série d'intermédiaires avant d'arriver au consommateur

Inéluctable, quand tout se complexifie? Déconnecté du consommateur, la production et la vente deviennent des affaires de spécialistes qui ne se reconnaissent plus dans des buts communs, ce qui mène à produire plus que l'on ne peut vendre et consommer. Une foule d'artifices à base de publicités sa sont installés pour pousser artificiellement à la consommation et à fausser les besoins réels.

Chercher une morale dans le capitalisme n'a aucun sens. Adam Smith, comme prophète du capitalisme, disait "laisser agir selon son intérêt bien compris. L'addition des égoïsmes débouchera normalement sur la richesse générale".

Les tombolas qui attirent les acheteurs par le goût du risque et du lucre qui font monter les enchères à des points toujours plus élevés, le prouvent. (Cette vidéo du lotto le raconte de manière charmante). Mais ce sont toujours les populations qui décident d'adhérer à une doctrine sans y être forcé.

0.jpgLa Grande Bretagne a démarré le processus de spéculation. Wall Street l'a accéléré par le jeu des conversions des monnaies flottantes. Depuis François 1er jusqu'en 1885, la spéculation était interdite, en France.

"Obama veut être le Président qui s'est attaqué aux riches". Dans la vision d'un Américain, certainement, pour qui le socialisme reste dans l'opposition, comme ce fut le cas pour le communisme, à l'époque du MacCarthysme. Les Tea Parties, une poussée de libertarianisme prouvent que ce n'est pas prêt de changer.

On parle d'un nouvel ordre mondial quand la première version de l'ordre n'a pas abouti à des solutions drastiques. Le PIB ne fait pas dans la dentelle et ne regarde que les résultats sur la performance, en oubliant le passage au Bonheur Intérieur Brut jamais vraiment pris en compte, même après le rapport de Stiglitz. Rapport établit via des graphiques par entité, alors que tous les éléments d'une entité ont une vision différente de ce que peut être la vérité.0.jpg

Pour Mike Mayo, "L'heure du vrai capitalisme n'a pas encore sonné". Son capitalisme à lui, c'est engranger des bénéfices avec probité, publier des chiffres corrects, les banques devraient pouvoir faire faillite, espère un peu plus de lenteur, monotone en diminuant la croissance.

Le Marianne n°760 lançait "Oui, un capitalisme, à usage humain, est possible". Même des thuriféraires du capitalisme se mettent à douter de leur modèle devenu fou tandis que les opposants se sentent orphelins d'alternatives radicales, crédibles. Les repentis du système, les élites apparatchiks qui, ayant baigné dans la bonne soupe, réfléchissent avant de sombrer dans la marmite générale. Il y a aussi les "spécialistes" qui ne sont pas avares de leurs conseils, de leurs avertissement (Roubini) et de leurs piqures. Les agences de notations vivent très bien de leurs "bons ou mauvais" avertissements en influençant les marchés.

L'Europe a des problèmes avec les agences de notations. Éliminer la concurrence des obligations des pays européens pour les élever au niveau de l'Europe, elle-même et c'en sera fini. Les pays n'auront plus qu'un interlocuteur pour prêter ou emprunter et les agences de notations devront chercher ailleurs de nouvelles victimes.

Baisser les dépenses publiques, moins de fonctionnaires, que sont les policiers, le personnel des hôpitaux, les administratifs. Baisser les salaires privés et compter moins d'employés. Et...  rester riches, mais moins nombreux.

Comment sauver ce qui reste, se demandent-ils, dans une certaine panique?

Différentes idées, émises en vrac par des économistes, expert-comptables, journalistes, anthropologues, philosophes...

-Lancer un protectionnisme vertueux - Favoriser les investissements industriels. -Rétablir la mention d'origine des produits et son prix unique sorti d'usine. -Nationaliser la dette publique. -Supprimer l'évasion fiscale des multinationales. -Interdire les ventes à terme. -Imaginer un capitalisme coopératif. -Instaure un profit maximal. -Acheter moins et louer plus. -Imaginer un capitalisme coopératif...

0.jpgLes Bourses, elles, continuent à couler.

En payant une petite participation aux frais, des organismes comme Moneyweek y répondront dans la confidence mais en ne prenant aucun risque personnel.   

La mondialisation sauvage a permis de temporiser ce que les syndicats imposaient et cassaient les compromis avec les salariés. Les profits stagnent et s'éloignent d'autant des investissements de demain et des emplois d'après-demain. Les "dividende bingo" ont fait croire aux rendements réels alors, qu'ils n'étaient que virtuels ou purement fictifs sans correspondre aux rendements réels.

"Ce n'est pas la croissance qui réduit l'inégalité en remettant à plus tard les revendications redistributives", disait Attali. Créer une constitution pour l'économie pour obtenir un capitalisme raisonnable comme dans les années 60 avec la concurrence d'un autre système dit "social", c'est éviter l'effondrement du système dans un modèle abouti tel que celui de la Chine.0.jpg

La Grèce entraine l'Europe dans ses propres problèmes. L’Europe dans une jeu de dominos, la planète entière. Alors, c'est "Sauver Willy" quand Willy, ce n'est pas un orque, mais nous?

Tout est dit et tout reste à faire. Les populations et les dirigeants ne s'y retrouvent pas dans les programmes économiques. Ils cherchent des solutions. Réinventer le monde alors qu'il tourne de moins en moins rond et espère redescendre de la gigantesque pyramide Ponzi auquel le capitalisme a mené, avec un empire mondial dans lequel un réseau articulé autour de centres névralgiques qui ne se sentent plus et qui tirent, chacun, la couverture à eux.

0.jpgÉvolutions ou révolution? Une lettre de différence entre les deux mots mais qui ne fait pas souvent la différence majeure dans le long terme. Stephan Hessel disait en substance, "ce ne sont pas les révolutions mais les convictions qui font gagner. L'indignation n'est qu'un moment qui dure le temps de se rendre compte de ce qui indigne pour obtenir une politique plus forte.".

Roger Garaudy dans son Anti-Américanisme primaire va encore plus loin et bouscule les idées reçues en allant du Marxisme à l'Islam, de l'antisionisme au négationnisme ce qui revient, en finale, à se tirer une balle dans son propre pied en utilisant les mêmes arguments que ses antagonistes.

Le G1000 récent en Belgique, faisait appel aux citoyens lambda. Une prémisse à un G7Millards puisqu'on vient d'atteindre ce chiffre fatidique? 0.jpg

Quand j'ai lu "Retour au niveau avant crise?" et sur la même page le titre de "Paroles de banquier", je ne sais pourquoi cela me faisait bondir. Ce serait non seulement remonter aux calendes grecques, bien avant le berceau des problèmes mais, aussi, ce serait chercher à perdre une chance à faire évoluer les choses. On ne remarque qu'il y a un problème à résoudre que quand il y a une crise et qu'il y a le feu. Dans l'article, il y était dit que la clientèle des banques privées est devenue plus exigeante à cause des bénéfices en chute libre. A ce tarif-là, les rêves se terminent toujours pas des cauchemars.

Si l'évolution cherche, peut-être, à ce que le meilleur gagne, on a aussi remarqué qu'elle fortifie les "moins nantis" pour qu'il reste des moyens de veiller "au grain" dans un arbitrage et assurer, ainsi, la diversité.

Je laisserai, encore une fois, le dernier mot à Stefan Hessel, celui qui a fait un tabac avec son "Indignez-vous": "Je n'ai pas de moteur, j'ai seulement eu la chance de me souvenir avec mes 94 ans, de ce qui allait mal avant et qui va mieux maintenant. Lors d'une discussion avec Edgar Morin, il disait qu'il était improbable que le monde aille vers un mieux mais il admettait que l'on a vu l'improbable surgir tout le temps dans l'histoire et qu'ainsi, le monde continuait à tourner. Les individus, quand ils s'en vont, gardent la trace qu'ils laissent derrière eux".

 

L'enfoiré,

 

Je vous ai habitué à beaucoup de caricatures humoristiques de Kroll. Je le remercie encore pour me le permettre. Son nouveau recueil de caricatures "Quand est-ce qu'on mange?" est sorti. C'est en couleurs et c'est presque en 3D avec la compréhension du monde par l'humour.

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Selon Kenneth Rogof, qui se posait la question si le capitalisme peut être durable, disait quye le capitalisme pourrait très bien réapparaitre sous une autre forme de capitalisme. Rien d'insurmontable. Il suffit de trouver un équilibre entre égalité et efficacité.

 





Citations:

  • "La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire.", Gaston Bachelard
  • "Une des phases nécessaires de toute conquête, grande ou petite, c'est que les conquérants se querellent entre eux pour la possession et le partage des biens des vaincus.", Augustin Thierry
  • "Les conquêtes sont aisées à faire, parce qu'on les fait avec toutes ses forces ; elles sont difficiles à conserver, parce qu'on ne les défend qu'avec une partie de ses forces.", Montesquieu

10/11/2011

Histoire des grands empires économiques (1)

L'été dernier, le magazine économique Capital sortait un hors-série sur l'histoire de quelques grands empires économiques en donnant les étapes de leur création, de leur apogée, de leur déclin et parfois de leur disparition. La création d'une telle entité se crée grâce à la maîtrise du commerce, s'affine par le génie de l'innovation ou se perpétue par la passion de construire, dans ce premier volet. 

1.jpgL'historien Philippe Norel, auteur de "L'Histoire économique globale", déclare en préambule que "La domination de l'occident a été surestimé". Son site reflète la vision globale de l'histoire du monde.   

"Du début de l'Antiquité, à la naissance du capitalisme, presque tous les progrès économiques et scientifiques ont vu le jour dans les empires orientaux et asiatiques. L'Occident a seulement pris le relais... L’Occident occupe une place prépondérante jusqu'au quatre derniers siècles de l'Empire Romains et ne reprend un rôle que lors de la Renaissance et une place de dominant, à la révolution industrielle. Cela représente huit siècles sur vingt avec une proportion qui diminue encore quand on élargit la période. L’Empire du Milieu s'attire tous les lauriers dans la majeure partie. Les progrès techniques, attribués à certains européens, ont une paternité plus ancienne. L'imprimerie par caractères mobiles, partis de Chine, a transité par la Russie, avant d'avoir été réinventée par Guttenberg. Perfectionnistes, les Européens y ont ajouté, en plus, la rentabilité en valorisant les inventions des autres. Les interactions entre les civilisations, entre les cultures, les ouvertures par l'intermédiaire du commerce et de l'économie apportent plus de pérennité aux Empires. Mais, plus un Empire s'étend, plus il coûte cher, moins il est contrôlable et rentable. Les Empires qui ne reposent que sur la conquête militaire, ont leur déclin programmé. Marshall Hodgson, William McNeil, Fernand Braudel sont cités pour expliquer ce phénomène avec la perspective du "world history".


1. La maitrise du commerce.

Cela avait commencé par des échanges, il y a 5000 ans. Les protagonistes du commerce et des marchés sont les prémisses de ce que sera le capitalisme dans son aboutissement que l'on connait aujourd'hui. Celui-ci se retrouve déjà inclus dans le processus d'enrichissement des marchands.

De -3900 à -1600 AC: La Mésopotamie. Prospérité qui repose sur l'import-export.

Entre le Tigre et l'Euphrate, la Mésopotamie peut être considéré comme fondatrice d'un capitalisme précoce puisque des joint-ventures en faisaient partie. La ville Uruk organisait le commerce entre les cités-États alors qu'elle ne constituait qu'un agrégat d'un millier d'hommes. Extension durant la dynastie Ur. Une diaspora de marchands sumériens exportait en caravanes avec céréales, produits agricoles transformés et revenaient avec du bois, du cuivre, des roches, des pierres précieuses. La civilisation sumérienne est conquise par l'akkadien, Sargon. Deux siècle de domination, avant le retour des Sumérien. Hammurabi réunifie l'empire à Babylone. Il perfectionne le "système" avec des inventions organisationnelles, telles que l'utilisation de fonctionnaires, de banquiers, des tribunaux, une économie qu'on appellerait libérale décentralisée. La prospérité est recherchée dans des échanges en majorité locaux et tournés vers l'artisanat. Les profits restent une opportunité et pas une obligation. 

De 1100 à 1550: Les cités-états européennes, Venise, Gènes, Bruges, Lubeck, Londres et Lisbonne prospèrent grâce à un vaste marché commun non enfermé derrière des murailles.

Les villes grossissent et dépassent vite les 100.000 habitants avec des comptoirs jusqu'en Asie. La route des épices et de la soie se trace. Venise est aussi riche que la France entière. Les Flandres deviennent un grand pôle drapier. Le capitalisme financier s’organise et oublie le troc. Banques de dépôt et de change à Gênes et à Venise. Assurance contre les risques en mer, comptabilité, lettres de change et chèques. Usure est condamnée par l'Eglise. En finale, les cités-Etats cèdent la place aux nations.

De 1579 à 1700: La Hollande. Paradis du libre-échange a créé les premières multinationales sous le contrôle de bourgeois d'affaires.

La moitié de la population se regroupe en ville. L'omniprésence de l'eau donne l'expérience de la navigation. Une éthique protestante, libérale veut supprimer les taxes sur les marchandises et les remplacer par des impôts. Les Provinces Unies s'appuient sur des mairies à forte rentabilité. La spéculation s'organise. La dynamique de la mondialisation est initié. La Compagnie des Indes et la Bourse d'Amsterdam vont éliminer les concurrents portugais. La concurrence de la Hollande avec la France et l'Angleterre, les lourds investissements à l'étranger, la transformation en rentière avec les richesses accumulées à l'étranger, apportent le déclin des Provinces-Unies. 


2. Le génie de l'innovation 

L'extension des connaissances monopolise les grands esprits scientifiques.

De -800 à -30 AC: La Grèce. Berceau de la démocratie et sources des connaissances. 

Les philosophies de Platon, Ptolémée, Sophocle, Archimède, Hérodote. Les sciences d'Hippocrate, Pythagore, Aristote, Aristophane. La politique, comme Thucydide et Socrate. Tous apportent une harmonie du Cosmos. L'art de la guerre intéresse avec la passion de la Terre. Alexandre Le Grand étend son empire jusqu'à l'Indus. Les exportations de laine, d'armes et de céramiques utilisent la puissance de la flotte grecque pour régner sur la Méditerranée. L'aspiration de devenir rentière par l'économie et la politique a permis les prémisses d'une démocratie. Les mythes rejoignent les sciences dans une oligarchie.

De 581 à 1279: La Chine du Moyen-Âge. Âge d'or pour l'économie, la science et les arts.

La dynastie Tang a lancé la Chine sur la voie de la prospérité. La dynastie de Sui et celle de Song vont confirmer le progrès. La capitale Chang'an, anciennement Daxngcheng) devient le pôle d'attraction de cette transformation par son urbanisme raffiné qui surclasse, en tout, celui de l'Europe de l'époque. Routes et canaux pour les communications qui arrivent au bout de la route de la soie, les achat de thé, payé par des lettres de crédit. La professionnalisation de la bureaucratie, le développement social supérieur, la production de fer, les machines inventées dans le secteur du textile, la réduction de la main mise par l’État, la monétarisation de l'économie concourent au développement et à la création du capitalisme. Le seul problème, les inventions n'aboutissent pas toujours. La boussole et la poudre à canon ne sont utilisés que localement. La peste, les assaut des Mongols mettront le holà à cette avancée. La Chine va ainsi s'endormir pendant près de 700 ans. Malgré ses atouts pour concurrencer la Grande-Bretagne, la Chine a été canalisée. Pas de miracles industriels possibles sans sortir de ses frontières. Hong-Kong faisait l'exception à cheval entre le monde oriental et occidental.   

De 632 à 1258: L'empire arabe Quand le monde musulman montrait le chemin à l'Occident.0.jpg

La  mort de Mahomet marque le début de la conquête économique avec l’Islam rayonne. Les Omeyyades, les Abbbasides, les Amoravides, les Fatimides se partagent des parties de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, soudés par une seule langue et une seule religion. La métallurgie, les métaux précieux, le textile, le verre, la céramique apportent le soutien logistique. Le problème de l'eau est résolu par les Norias, les barrages et les canaux. Les marchands sont les rois du commerce avec des lettres de change et leur monnaie, les dinars, mais ce sera sans prêts avec intérêts interdits par le Cora. Les chiffres arabes existaient déjà en Inde, mais l'invention du zéro complète la numération décimale. L'algèbre, les équations jusqu'au 2ème degré, l'astrolabe permettent de se positionner par rapport à la Mecque. La médecine et la philosophie apportent le raffinement à la pensée. Ibn al-Haytham peut être considéré comme le Newton de l'Orient dans le domaine de l'optique. L'opposition entre l'Irak et l'Iran reste constructive. Les Mongols détruisent la puissance politique arabe. L'intransigeance religieuse sape le moral de la croissance scientifique. L'Iran, l'ancienne Perse, devient le maître à danser de ce Proche Orient.

De 1700 à 1914: La Grande Bretagne. Creuset de la technologie industrielle.

0.jpgJames Watt et sa machine à vapeur. Richard Arkwright et sa filature. Thomas Jeffrson, Benjamin Franklin, Matthew Boulton, Joseph Pristley, Erasmus Darwin ont bouleversé l'organisation économique et sociale. Politique de brevets qui arrive dans le domaine public. Textile, sidérurgie et transport, puisque le charbon abonde en sous-sol, font que la main d’œuvre se centralise dans les villes. Le train de George Stephenson permet de sortir des campagnes. 50% des souscripteurs du succès du train proviennent de l'épargne des commerçants.Le travail devient une tâche répétitive, à la chaîne, dans des temps modernes, "harmonisés" par les machines. Les conditions de travail, deviennent déplorables, à la recherche du prix minimum. La Reine Victoria se retrouve à la tête du plus vaste empire colonial dans Commonwealth  (1/4 de la population mondiale) avec Londres comme capitale. L'accès aux matières premières, à l'énergie, les marchés coloniaux contribuent à un âge d'or. La progression devient exponentielle jusqu'à ce que la bulle explose dans le krach de 1846. Vers 1890, grâce à des progrès techniques plus rapides et une stratégie identique, les USA volent la vedette de leader industriel à la Grande-Bretagne. La lampe à incandescence, inventée en 1879 par Thomas Edison et l'électricité permettent aux Etats-Unis de se hisser au top du 20ème siècle. Le train, supplanté par d'autres moyens de locomotion, ne réalise plus le seul lien entre les cultures d'entreprises malgré ou grâce à une complexité grandissante. Après la guerre de 1945, l'avance américaine s'affermit grâce à une industrie intacte, une armée et un système financier vigoureux.  

 

3. La passion de construire.

Technologies frustes et croissance nulle, mais dirigeants tout-puissants sont à la base de monuments pour magnifier leur grandeur dans la pierre.

De -3000 à -30 AC: L'Égypte Une économie figée, routinière mais prospère.

Pharaon est Dieu sur Terre avec une fenêtre sur cour du clergé, des notables et des scribes en castes sociales. Hiérarchie et centralisation. Autorité et traditions. Concept de la croissance est inconnu. Même s'ils ont dompté le Nil, les Egyptiens sont moins développés dans le commerce. Le tissage du lin contre importation de bois. Main d’œuvre gratuite et libre pour la construction de merveilles mais cela reste à fonds perdus. La conquête romaine y mettra fin.

De 300 à 1532: Les Précolombiens. Archaïsme flamboyant.

Ni roue, ni animaux de traits, ni outils en métal. Mayas, Olmèques, Toltèques, Azteques, Incas construisent des temples et des palais. Maïs, tomates, oignons, patates, piments entrent dans l'alimentation. Sciences et arts, les codex en glyphes, l'almanach pour le contrôle du temps à l'aide de nombres en base 20 (vingisémal). Tenochtitlan comme capitale. Cortes mettra un premier terme. Pizarro, un deuxième chez les Incas.   

De 802 à 1431: Les Khmers. Bâtisseurs de cités préindustrielles.

Anghor. Temples, canaux, bassins qui maitrisent l'hydraulique pour le riz. Pas de société civile. Seuls les artisans majeurs sont libres. Un million d'habitants. Opposés aux Champa, les Thaïs détruisent la ville d'Anghor. 

De 1526 à 1857: Les MogholUne grande puissance éprise de raffinement.

0.jpgBâbur envahit Kaboul avec son artillerie. Empire indien est agraire. Les richesses en bijoux, le Mausolée de Taj Mahal et autres monuments prestigieux sont créés par une main d’œuvre bon marché. Pas de flotte navale, ils laissent les étrangers possèder les ports et contrôler le commerce. Les castes empêchent la mobilité sociale. Pas de classe moyenne. La décadence est accélérée par la conquête britannique.  


De 1643 à 1715: La France de Louis XIV. Grand siècle de rayonnement européen.

Le Roi Soleil compte 54 ans de pouvoir dans un régime absolu de droit divin. "S'agrandir est la plus digne et la plus agréable occupation des souverains". Une armée menée par Condé et Turenne supporté par le génie de Vauban et une politique de Le Tellier et Louvois. Une diplomatie efficace, officielle ou officieuse, mêlée de corruptions. Une langue utilisée comme vecteur du savoir et de la culture propagée par Molière, Racine, Corneille, Boileau, La Fontaine, La Rochefoucauld, Perrault, Bossuet, Pascal, Poussin... Les constructions par Le Nôtre, Le Vau, Le Brun, Mansart. L'intendance des finances de Fouquet, dispendieuse, opposée à la rigidité de Colbert. L'obligation de conquêtes par la guerre pour payer la dette militaire qui en période de conflit, dépasse 75% du budget. Les ouvriers embauchés sous la contrainte et le monopole étatique, basé sur la taxation. Freiner les importations et accroître les exportations comme stratégie économique. Empire colonial avec des comptoirs en Inde, au Madagascar, en Louisiane, au Canada et dans les Antilles. Culture du ver à soie, du lin, du chanvre et du bois. Le protectionnisme, le centralisme, l'interventionnisme et le dirigisme ne permettent pas de libéralisme.


Commentaires et événements.

- Les "Enfants d'Abraham" organisait une confrontation intéressante entre religieux de trois confessions  et économistes. La question: "L'argent gouverne-t-il le monde?"  Les religieux, en présence, n'étaient pas dupes envers les banques et les indignés. Le pouvoir temporel ou spirituel a toujours trouvé des relations très intimes avec le pouvoir et l'argent. Pourquoi en serait-il autrement en temps de crises? Comme le disait le journaliste, Jean-Marc Sylvestre: "Le capitalisme a toujours servi à optimiser les facteurs  de production. Ce sont les acteurs qui doivent être moraux pas le système. Seuls des contre-pouvoirs efficaces seront habilités à les contrôler ". A la question posée par le rabbin, «Que faudrait-il mettre à la place ? », répondre par «Le royaume de Dieu!», ne correspond pas à la solution. Les solutions ne sont pas à chercher, du côté des religions, une responsabilisation, même si certains de leurs principes de vie sont à emprunter dans la pratique. "Ce n'est pas leur boulot", achevait le dialogue. Une autre réunion expliquait mieux en ne pas mélangeant pas les menus.

- Demain, 11 novembre, à Bruxelles, aura lieu la première réunion du G1000, basé sur la conviction que les citoyens ont quelque chose à dire sur le fonctionnement de la société, même entre deux élections. Une goutte d'eau dans un immense océan de 7 milliards d'individus? La réforme du capitalisme et de l'économie dépasserait le cadre d'un pays trop dépendant de l'extérieur de ses frontières et ne sont apparememnt pas dans les sujets. Des tentatives identiques ont existés au Canada, au Danemark (Danish Board of Technology). La parole aux citoyens.

Renseignements pris au Québec, les conclusions, livrées ci-après, sont moins dithyrambiques: "Lorsque le Parti québécois est arrivé au pouvoir, en 1976, il a entrepris une série d'études pour mener à terme cette réforme. Velléités de réformer le scrutin électoral par la proportionnelle mixte (élus et nommés) au Canada. Manque de volonté ou fléchissement des intérêts pour la question, la réforme a été reléguée aux oubliettes. Les Conservateurs à Ottawa avaient également promis une telle réforme. Une fois au pouvoir, ils ont miraculeusement oublié cette promesse électorale. L'homme est ainsi fait. Lorsqu'il est dans l'opposition, il se promet de réformer. Lorsqu'il est au pouvoir, il oublie de réformer. Etre au pouvoir, c'est goûté à la corruption de l'être et des idéaux. La Belgique est une démocratie représentative depuis sa constitution en 1830. Ce qui montre les limites d'un tel système électoral. Quel que soit l'option politique qui nous gouverne, David Van Reybrouck constatait avec une certaine lucidité que les élections ne permettent plus la constitution d'un gouvernement, mais font paradoxalement obstacle à une gestion politique valable. Et l'article six du manifeste du G1000 stipule bien que: La démocratie s’est corrompue en une dictature des élections. La lecture de ce manifeste est révélatrice du malaise qui secoue le monde, divisé entre les possesseurs de la richesse mondiale (la minorité) et les laissés pour compte (la grande majorité). Je voudrais bien être aussi optimiste que le G1000 lorsque ses organisateurs écrivent dans le manifeste: Si des citoyens lambda sont en mesure de décider d’une vie humaine, ils sont en état de se faire une opinion nuancée et mûrement réfléchie sur certains aspects cruciaux de l’avenir d’une société. Cela est contraire aux théories des masses et au caractère amorphe des grandes minorités qui se laissent gouverner et dicter leur vie face à leur impuissance de changer l'état des choses. Restons optimistes. La Belgique encore une fois montrera peut-être la voie.". Le 11/11/2011 à 11:11:11 tout est possible. :-)

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- Pour donner un peu d'entrain à l'histoire, toujours un peu fastidieuse, passons à la révision caricaturale, parfois amusante, de ces dix dernières années.

Le quotidien L'Echo, l'hebdomadaire le Vif-L'Express font appel au caricaturiste, Nicolas Vadot, de nationalité franco-britanico-australienne. Il apporte de splendides dessins, faits de couleurs et de finesses qui dépassent le seuil de la caricature. Approche différente des problèmes de notre temps qui mérite le détour et qu'il rassemble dans son livre "Onde de choc: 150 dessins sur une décennie agitée". Les années 2000-2011 créent chez lui des couleurs toutes particulières.

Une exposition lui est consacrée, en partage avec Marec. Il me semblait intéressant de laisser, à Vadot, le soin de dessiner sa vision du monde. Je vous y invite en cliquant sur une de ses images -------------->

Dans deux semaines, la suite de l'histoire des grands empires économiques qui ont cru à la stratégie de la conquête et sont arrivés à penser à la création d'un ordre mondial avant un nouvel ordre mondial, car tout est éternel recommencement en cycles.

 

L'enfoiré,

 

Citations:   

  • "L'économie est fille de la sagesse et d'une raison éclairée : elle sait se refuser le superflu, pour se ménager le nécessaire.", Jean-Baptiste Say
  • "L'économie ne se change pas par décret.", Michel Rocard
  • "Il y a deux types de problèmes dans la vie : les problèmes politiques sont insolubles et les problèmes économiques sont incompréhensibles.", Alec Douglas-Home

 

14/10/2011

Avec la Sabena, vous y seriez déjà

Dix ans depuis la faillite de la compagnie aérienne belge, SABENA. La "Société Autonyme Belge d'Exploitation de la Navigation Aérienne", la S.A.B.E.N.A., a une histoire qui l'explique et compte aussi tellement d'anecdotes.  

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Un article résume bien l'histoire de la Sabena et introduit l'exposition "Le progrès venait du ciel".

"Toute ma vie, j'ai rêvé d'être une hôtesse de l'air, de voir le bas d'en haut, d'avoir des talons hauts, d'avoir les fesses en l'air", chantait Dutronc.

Aujourd'hui, on les appelle "cabin crew member".

Partir en voyage quand tout est à inventer.

S'adaptant à la multiplication des voyages en train ou en paquebot, des malletiers vont se développer, comme Delvaux en Belgique (1829) ou Vuitton en France (1854).

Le transport aérien va imposer de nouvelles contraintes. Chaque kilo avait son importance : les valises en tôle cannelée de duralumin ont la cote dès 1921.

En 1950, la Sabena offre à ses passagers longs-courriers une valisette équipée d'une tirette.

Le fabricant américain Samsonite lance un jeu de valises rigides en 1958. Cela fait fureur et déclasse les malles rigides.

C'est au début des années 1990 que l'homme d'affaires ou le touriste qui voyagent léger adoptent le modèle de la valise trolley actuelle avec poignée télescopique.

Le lien entre l'aviation et la mode décolle dès les années 50 : il faut aussi voyager léger (donc pas de bijoux), mais chic. Grace Kelly lance la tendance de la voyageuse sexy : le fly fashionably.0.jpg

Hier, à la grande époque de la Sabena, sapées par Anna David Marber, Louis Féraud ou Olivier Strelli, les hôtesses de l'air faisaient rêver toutes les petites filles (et les petits garçons mais pour d'autres raisons). C'est la «Mademoiselle Sabena», sourire de rigueur, uniforme uniformisant de maîtresse de maison qu'on introduit à bord de la très prestigieuse compagnie d'aviation belge. Collection d'été et d'hiver, personnel navigant et au sol, tout devait tendre à la perfection, que ce soit pour claquer des talons dans le grand hall d'attente de l'aéroport de Zaventem créé pour l'Expo 58, architecture moderniste Brunfaut de béton et de verre, ou trottiner entre les rangs de passagers, plateau de coupes de champagne à la main.

Cette revue de mode – des premiers uniformes d'inspiration militaire dès 1947 à l'uniforme gris et turquoise créé par Olivier Strelli en 1999 – est le point fort de l'exposition «Le progrès venait du ciel». Une «Histoire de la Sabena», une expo de mémoire collective, chargée d'émotions, dix ans après le prononcé de faillite de la compagnie.

0.jpgLa revue d'uniformes traduit l'évolution des mentalités, concernant le rôle du personnel navigant, liée à l'évolution de l'aménagement intérieur des avions, leurs prouesses techniques. Quand un kilo, c'était un kilo, les premiers sièges pour passagers, en 1925, étaient en osier! Depuis sa fondation en 1923, la Sabena a toujours été un modèle de style et de modernité. Accueil et confort étaient les mots d'ordre : « Il fallait vaincre à la fois la concurrence du bateau, explique Marguerite Coppens, commissaire de l'exposition, et la peur de l'avion. Aussi la compagnie a tout de suite prêté beaucoup d'attention aux enfants, petits cadeaux et traitements de faveur. Parallèlement au développement des vols vers le Congo, il fallait attirer la clientèle des jeunes couples s'expatriant avec enfants. ».

Accessible à tous, férus d'aviation, clients des airs ou simples curieux, l'exposition est construite selon trois grands axes : le vêtement d'après l'importante collection du musée, la technique de l'hélice au jet, le fonds d'affiches frôlant le chromo de la curatelle complété par des prêts de collectionneurs. La nostalgie envers cet héritage national ne peut qu'y être omniprésente…

Parallèlement, le rôle de pionnier de la Sabena est particulièrement mis en évidence.0.jpg

«L'histoire de la Sabena accompagne celle de la Belgique, de sa fondation à sa disparition vécue par tous comme une tragédie », assure Michel Draguet, directeur général ad interim. Le vol inaugural de la Sabena a lieu le jour même de la fondation, le 23 mai 1923. Un De Havilland-DH-9 décolle d'Evere pour Lympne, en Grande-Bretagne. Il ramènera leurs journaux favoris aux touristes anglais qui se pressent à Ostende ! La liaison pour le Congo décolle le 12 février 1925. La Sabena et le Congo vont planer en chœur, suivant les hauts et les bas des relations diplomatiques entre les deux pays. 

Pour des centaines de milliers d'Africains, la Sabena représentera pendant des années le monde tout entier de l'aviation. Pour les Belges en mission, les avions blanc et bleu, c'était déjà un bout de pays…

«Avec la Sabena, vous y seriez déjà» : le slogan a piqué du nez en novembre 2001. Cette exposition remonte le temps avec élégance, à coups de sujets aussi curieux qu'intéressants, jusqu'aux dernières sophistications et l'évolution du transport aérien : low-cost, agrocarburant ou énergie solaire."

0.jpgRemontons le temps avec le livre "Des origines en 1923 à la faillite de 2001"

A sa lecture, il apparait que tout avait pourtant bien commencé pour la Sabena à sa création en 1923 en précurseur d'autres compagnies européennes. Seulement la KLM apparut 4 ans auparavant. Sabena mi-privée, mi-publique avec un capital de six millions de FB de l'époque (150.000 euros sans inflation) pour une durée de 30 ans.  Une flotte d'avions qui, d'ailleurs, avaient peu de différences entre la version civile et la militaire. Vols de prestige comme représentations de la Belgique dans le monde mais très vite déficitaire dans son exploitation.

Jusqu'en 1990, la Sabena ressemblait à une entreprise d’État, ce qui permettait d'effacer l'ardoise des chiffres dans le rouge et d'échapper, ainsi, à la logique du marché.   

Mal chronique qui grèvait la société, suite à de lourds investissements, de la crise pétrolière, des services publiques réguliers, avec des vols rentables, là où il y avait un quasi monopole et d'autres qui accusaient des pertes à coup sûr. Avion rempli ou vide, tout atterrissage coûte beaucoup d'argent. La concurrences des vols à plus bas prix, par les charters, d'abord et les low-cost ensuite, vont accentuer les problèmes financiers.

Nous étions à l'époque avec le dogme de "l'économie d'échelle".

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L'idée de fusionner avec une autre compagnie étrangère est venue normalement. Première tentative avec KLM. Vu les différences de dimensions des deux, cela équivalait faire avaler la SABENA par la KLM.

La SwissAir avait une taille similaire avec la Sabena. Avec la SwissAir, tout devait aller mieux, comme le meilleur collaborateur possible, d'après le patron du groupe, Pierre Godefroid.

Même combat pour les deux compagnies? Non, pas vraiment. Plutôt, un concurrent à éliminer pour la SwissAir. La Sabena a été cannibalisée dans l'opération avec la faillite au bout du chemin.
Godefroid devait déchanter et crier à la forfaiture après l'échec qui se préparait: "La responsabilité en incombe tout d'abord aux membres belges du conseil d'administration, parmi lesquels je compte des amis, qui depuis 1996 ont abandonné le pouvoir aux représentants minoritaires du Groupe Swissair, grâce à quoi ces derniers ont librement et abusivement imposé leur diktat. Plusieurs d'entre eux ont essayé de se justifier en disant qu'ils ont agi sur instruction de l'autorité politique qui n'avait d'autre ambition que de se «débarrasser» de la Sabena en la «refilant» à Swissair. Ce faisant, les administrateurs belges ont vu, entendu, discuté et approuvé des choses qui les ont rendus tacitement complices d'abus de pouvoir et d'abus de confiance commis au détriment de la Sabena par le pouvoir en place: Swissair. Le renouvellement de la flotte  (34 nouveaux appareils commandés par la SwissAir), cause majeure du drame actuel, en est un sinistre exemple. En restant en place, ils ont couvert un certain nombre de forfaits et d'erreurs, qui ont mené la Sabena à la ruine. Le personnel n'y est pour rien."

0.jpgLa Libre Belgique écrivait la veille de la faillite: Sabena, une faillite sans précédent: Ce mardi 6 novembre sera écrite la page la plus sombre de l'histoire de la Sabena, une compagnie qui depuis plusieurs décennies aura véhiculé l'image de la Belgique aux quatre coins de la planète. Les administrateurs de la compagnie belge n'auront en effet pas d'autre choix que de prononcer l'arrêt de mort de la Sabena via un aveu de faillite. Logique: le plan de relance qui devait être présenté le 8 novembre aux créanciers ne permet pas d'assurer la continuité des activités de la Sabena, une compagnie qui croule sous les dettes et qui fait littéralement fuir des investisseurs, traumatisés par la crise que traverse l'industrie du transport aérien depuis les attentats du 11 septembre.

La faillite de la Sabena fait peur. BIAC, gestionnaire de Bruxelles-National, a demandé un renforcement des forces de police aux alentours de Zaventem, craignant visiblement des débordements après l'officialisation du dépôt de bilan. Durant les dernières heures, la tension est en effet montée d'un cran au sein du personnel. Certains débrayages ont eu lieu, notamment au sein du service catering. Quant aux syndicats, ils estiment être tenus à l'écart des discussions relatives au volet social de la faillite. Les syndicats craignent, par ailleurs, de ne pas disposer du temps nécessaire pour négocier un plan social digne de ce nom.

Sauver ce qui peut l'être pour plus de 13000 personnes qui resteraient sur la touche, sans compter les emplois indirects. Un séisme social sans précédent dans toute l'histoire économique belge. Le dernier espoir repose donc dans la volonté de recréer au départ de la DAT une nouvelle compagnie aérienne belge, dont la taille sera moitié moindre de celle de l'actuelle Sabena... La piste "Virgin Express" continue d'être approfondie. La Commission européenne examinerait à la loupe d'éventuels transferts d'actifs de la Sabena vers sa filiale régionale DAT, cœur du futur dispositif. Objectif: vérifier qu'une telle opération ne fausse pas le jeu normal de la concurrence. Il sera, par ailleurs, difficile pour l'Etat belge de faire avaler à la Commission européenne l'injection dans cette DAT+ d'une partie des 125 millions d'euros (soit 5 milliards de BEF) versés récemment dans le cadre du crédit de sauvetage. Le crédit de soudure avait été accordé à des conditions particulièrement strictes. Consacrer une partie de ce crédit de sauvetage à la relance d'une nouvelle compagnie aérienne s'assimilerait à une aide d’État déguisée par le transfert de la somme vers la DAT...".

Le 7 novembre 2001, la faillite était prononcée.0.jpg

SN Air Holding a repris la compagnie aérienne belge existante DAT (Delta Air Transport S.A).  

Le 15 février 2002, la dénomination SN Brussels Airlines avait repris le flambeau de la Sabena "expurgée". Novembre 2006, nouveau mariage avec Virgin pour former "Brussels Airlines".

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Cette fois, c'est la société éphémère, DAT, qui a succédé à la Sabena, qui est mise en cause.

Suite à la plainte contre X lancée en 2004 par SAirGroup, le 30 septembre dernier, on entendait "Aucune faillite n'aurait été prononcée si certains points n'avaient été tenu au silence pour le tribunal du commerce de l'époque"


Deux points restaient en suspend:

  • Une série de slots pour Heathrow cédé gratuitement à la DAT, alors que la British Air Ways était prette a ouvrir sa bourse pour les acquérir.
  • Un crédit pont de 125 millions d'euros octroyés par le gouvernement et transféré à la DAT tenu sous silence.

Le temps presse. La prescription des dix ans approche même si ce n'est plus que pour ramasser les miettes.

0.jpgPour le personnel, cette affaire rouvrait la plaie. Le traumatisme était toujours présent.

Beaucoup d'anciens stewards, hôtesses, avec leur matricule accroché à leur nom, se sont retrouvés dans ce qu'ils appelaient, leur famille. La rage s'est usée avec le temps pour faire place à une nostalgie ressentie à la vue du sigle de la Sabena, et le rappel du dernier vol qui avait touché le tarmac de l'aéroport de Zaventem, du suicide d'un pilote, peut-être, aussi... 

Même si les hôtesses de cabine se rappelaient des inconvénients de la profession, - elles ne pouvaient se marier et ne pouvaient espérer de faire carrière au dessus d'un âge, toujours en pleine force -, elles en rêvaient encore, prêtes à reprendre le travail, le lendemain, si c'était possible.

Leur vie a basculé mais le cœur des hôtesses était toujours la haut, comme concluait le journaliste relatant l'événement.   

Fin 2009, "Decennis horribilis" disait Giovanni Bisignani, le patron de l'IATA. Des catastrophes pas seulement financières. Voler dans le ciel reste non dénué de risques. Pour la Sabena, il avait été à déplorer le seul vol 548 du 15 février 1961.   

SN Brussels Airlines accuse une perte record de 70 millions d'euros pour 2011.
Filiale de Lufthansa, elle ne prendra pas l'option de rachat global de l'entreprise.
Les causes invoquées sont:0.jpg
-Le prix du fuel qui est passé de 800 à 1100 dollars la tonne.
(Sont consommés 430.000 tonnes par an.)
-Les subsides déguisés accordés aux compagnies low-cost et pas aux autres compagnies
-Révision des droits de trafic à Dakar
-Conflit en Côte d'Ivoire
Pourtant la hausse du nombre de passagers s'élève à 10% comme le chiffre d'affaire.
Les 3300 collaborateurs dont 1500 pour les avions pourraient subir une restructuration d'après les dires.

1.jpgL'exposition "Le progrès venait du ciel" rappelle l'histoire de la Compagnie:

Voler reste une aventure risquée. Avant l’avion, il n'y avait que le train et le bateau. Les débuts de l’aviation relèvent de l’aventure. Les premiers sièges étaient des fauteuils de jardin en rotin qui évoluèrent rapidement pour assurer sécurité et confort. Mais loin de se décourager, des initiatives audacieuses sont prises, comme la création d’un réseau intérieur au Congo dès 1921-1922. Le premier au monde! 

Des progrès techniques majeurs firent passer l’avion de l’hélice au jet vers le Concorde dont la Sabena avait bel et bien commandé des exemplaires avant de se raviser. Des coupes de moteurs, des maquettes, des films retracent l’histoire de ces avancées spectaculaires.

Le métier d’hôtesse de l’air fit rêver des générations, à travers les uniformes. S'y intègre l’évolution de la femme au travail comme emblème du combat pour l’égalité. Grâce à un ensemble de compétences dont l’équipage n’est que la partie visible, le personnel de maintenance était particulièrement qualifié, les compagnies du monde entier recourraient à la Sabena pour l’entretien de leurs appareils. 

Entreprise commerciale orchestrée par des campagnes publicitaires dont le choix des slogans, des affiches est révélateur de l’évolution des mentalités.

La Sabena ne fut pas la seule compagnie belge. D’autres compagnies charters, filiales ou rivales (TEA, Sobelair, ...) , ont partagé les airs et les déboires de la Sabena pour disparaitre à leur tour.

Se promener dans l'exposition, parmi les visiteurs, c'est revivre tout cela.

Anecdotes en annexe à la vue des affiches et des uniformes et des avions.

Que de fois, n'ai-je pas chanté "Dimanche, à Orly" en allant prendre l'avion à la Sabena. Les paroles me sont toujours en mémoire comme d'autres chansons de Bécaud.

Mon baptême de l'air date de 1961, à bord de DC6, en direction de la Corse. Les DC6, 7, 10, les Boeing 707,727,747,737, Airbus vont se succéder d'année en année. 

0.jpgLe slogan de la Sabena, je me souviens l'avoir utilisé après avoir été un peu chahuter à bord d'un avion d'une autre compagnie d'aviation espagnole. Le voyage ne s'était pas déroulés sous les meilleurs auspices. Un diner, à bord, avait terminé sa course dans le petit sachet réservé, suite à des trous d'air à répétition. De plus jeunes, dans la cabine, criaient, joyeux, "Encore". Un mot qui a dû accélérer mon envie de me décharger. A cette époque, il faut se le rappeler, les avions à hélices ne permettaient pas de voler à une altitude suffisante pour éviter les nuages.

On restait, dès lors, souvent, pendant la totalité du vol dans ceux-ci et cela balançait pas mal si l'avion ne trouvait pas le moyen de se faufiler dans un trou au travers des nuages. Le slogan que j'avais trouvé alors, "Avec Sabena vous y seriez déjà. Avec Spantax, vous n'y seriez peut-être pas là". Ce n'était pas gentil, vu avec le recul. Cette compagnie n'existe plus que de manière virtuelle.

Parmi les visiteurs de l'exposition, comme commentaires, on entend que les hôtesses étaient aux petits soins avec le voyageur aérien, que les repas à bord n'avaient pas encore un goût "amalgame" de voyage en voyage, qu'il n'y avait pas d'inquisition avant le départ à l'aéroport, que le seul stress était réservé aux nombreux voyageurs qui se payaient leur baptême de l'air. Et, ceux-ci étaient nombreux à cette époque.

Aujourd'hui, tout a résolument bien changé. Les voyages de masse en avion, ne font plus réellement ni peur, ni rêver. On prend l'avion presque qu'avec autant de cérémonial que lors d'un voyage en train.  Même le ticket du vol n'en a plus l'air et se transforme en un email imprimé chez soi. 

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Question finale de l'expo: "Comment se déplacera-t-on demain dans l’ère après-pétrole qui s’annonce?"  

Je dirais, plutôt, après-demain. Le Solar Impulse, les dirigeables, les supersoniques qui relieront les points les plus éloignés de la Terre en moins de temps qui faut pour le raconter?

En 2030, les villes du monde seront reliées, par des vaisseaux spatiaux.

On demande à voir en se rappelant du bide que la futurologie peut nous servir.  

Plus pragmatique, le voyageur d'aujourd'hui, espère plus, que dans le prochain avion, l'avertissement "Fasten seat belt" ne soit là que pour une raison de confort au sens propre et que le coût du voyage ne donne pas l'obligation de se serrer la ceinture, au sens figuré. Que l'avion soit construit avec le même métal que les boîtes noires, par exemple, puisque celles-là, au moins, restent intacts en cas de crash.  

2.jpgFaut pas rêver?

Mais si. Le patron de Boeing vient de le dire "Le rêve est maintenant réalité".

Le 26 août, son Boeing 787, le fameux long-courrier "Dreamliner", a reçu sa certification  après sept années de cauchemar, sept reports de livraison, trois ans de retard sur le calendrier initial et quelques milliards de dollars de surcoûts. "Dreamliner", un paquebot de rêve. On ne pourrait trouver mieux...

Quinze ans que Boeing n'avait pas lancé de nouvel avion sur le marché. Vu les commandes, faudra augmenter la cadence à dix avions par mois. L'usine de Charleston où la main d’œuvre est moins chère et moins combative qu'Everett, a démarré en juillet. Les syndicats de la N.L.R.B. y voient une délocalisation.    

Décidément, même sans la Sabena, nous y sommes déjà aux réalités qui dépassent, de plus en plus vite, le naturel dans le "cloud computing".  

Une histoire d'hotesse de l'air ne serait pas mal pour terminer celle-ci et d'y ajouter un peu d'humour.0.jpg

C'est une hôtesse de l'air blonde qui revient de son travail. Ses copines lui demandent :

- Alors, t'étais où ?
- Pas très loin. En Suisse.
- Ah ! Et comment étaient les Helvètes ?
- Euh..

Helvètes quel drôle de mot ! La blonde se demande ce que signifie le mot et regarde dans le dico : "Helvètes : habitants de la Suisse.".
Un mois plus tard, elle rentre chez elle et ses copines lui demandent :

- Alors, cette fois, t'étais où ?
- En Grèce. C'était superbe !
- Et comment étaient les Hellènes ?
- Euh…

Encore un mot bizarre ! Elle regarde dans le dico : "Hellènes : habitants de la Grèce.
Un mois plus tard, elle rentre chez elle et ses copines lui demandent :

- Alors, cette fois, t'étais où ?
- En Espagne. C'était merveilleux !
- Et comment étaient les Ibères ?
- Euh…

Encore un mot bizarre ! Elle regarde dans le dico : "Ibères : habitants de l'Espagne.
Un mois plus tard, à son retour, ses copines lui demandent :

- C'était bien ton voyage ?
- Génial, j'étais en Egypte !
- Ouah ! Et comment étaient les pyramides ?
- Oh ! Ne m'en parlez pas ! Tous des Pharaons !


Les photos de l'exposition, c'est ici 


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Mise à jour 21 mars 2012: SN Brussels ne va pas bien. Allons-nous revivre l'histoire de la Sabena? En cause, la concurrence "déloyale" avec les low-costs comme Ryanair

 

0.jpgMise à jour 22 juin 2012: C'est Air France qui va mal et licencie 10% des effectifs, 5000 personens

 

 

 

 

Mise à jour 27 septembre 2012: Coup de grisou ou rumeur  chez Brussels Airlines: un remède de cheval.0.jpg

 

Citations:   

  • "Avec l'avion, nous avons appris la ligne droite.",  Antoine de Saint-Exupéry
  • "Les voyageurs sont toujours des découvreurs, particulièrement ceux qui voyagent en avion. Dans le ciel on ne trouve pas de panneaux indicateurs signalant les passages précédents.", Anne Morrow Lindberg
  • "Tout le monde sait qu'un atterrissage réussi est celui auquel vous survivez. Mais peu savent qu'un bon atterrissage est celui où vous pouvez réutiliser l'avion", Anonyme
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Les compagnies low-cost réinvente la géographie européenne en vendant des tickets pour des destinations connues, alors qu'elles envoient leurs passagers à plus de cent kilomètres.

Paris, c'est Vatry (120 kms), Munich-Memmingen(112), Oslo-Torp (115), Londres-Ha0.jpghn (97), Barcelon-Gerone (94)... 0.jpg
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L'anti-Ryanair existe aussi. Emirate Airlines vient d'ouvrir une partie de l'aéroport à Dubaï de 528.000 m2 est réservée pour l'A380.

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122 destinations dans 72 pays avec 163 appareils. Seul le luxe et la qualité du service sont là pour prouver que l'option "low-cost" n'est pas seule rentable. Seul les longs-couriers sont préconisés. 1.jpg