Les profils STEM (11/10/2019)

0.JPGEn 2018, paraissait l'article "La demande pour les profils STEM reste forte en Belgique", alors que le nombre d’offres d’emploi dans les Sciences, la Technologie, l'Ingénierie et les Mathématiques (STEM) avait diminué de 18 % en Belgique.

L’Écho du weekend 28 septembre dernier le répétait dans un autre "Les entreprises pleurent pour des profils "technologiques". Cela faisait des gens sans emploi et des emplois sans personne.

Les profils de STEM sont toujours demandés en une sorte de circuit fermé. Les nouvelles technologies accélèrent les découvertes des sciences et les maths aident pour encadrer les nouvelles technologies tout en étant chacune complémentaire.

Mais ce sont les nouvelles technologies qui se sont intégrées parfois immiscées dans tous les processus et disciplines de notre actualité.

"Je tiens impossible de connaître les parties, sans connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître les parties", disait Blaise Pascal.

Ce blog contient déjà beaucoup de sujets qui touchent de près ou de loin aux nouvelles technologies et au monde des affaires.

La semaine prochaine, c'est à nouveau la "semaine numérique".

Une nouvelle occasion pour remettre une nouvelle couche ou pour certains, remuer le couteau dans la plaie.

Mardi dernier, l'entreprise EASI était nommée "entreprise de l'année", pour ses spécialisations dans les logiciels comptables et pour son actionnariat participatif comme style de management avec le partage progressif du pouvoir.

Une "success-story" qui dure depuis 20 ans.

Invité à parler du management de sa société de 250 personnes, Salvatore CURABA, 0.JPG patron atypique de EASI et ancien footballeur et entraîneur, a repris le club de foot de La Louvière et espère voir son club champion de Belgique en cédant sa place et en considérant qu'il avait jouer assez ce rôle et qu'il devait revenir à ses anciennes amours.

Selon lui, les clés du succès seraient les valeurs, l'organisation, la capacité à faire des efforts, le partage et le bonheur.

Cela veut surtout dire qu'il faut de l'audace, de la bravoure, de l'intégrité, de la persévérance, de la résilience et que, peut-être avec un certain humour, on pourrait penser que le métier d'informaticien peut mener à tout à condition de pouvoir en sortir un jour.

Un autre métier à risque selon "Le Trends" avec la question "Peut-on gérer un club de foot comme une entreprise?"...

Dans les années 70, j'ai fait partie d'une petite société d'informatique que l'on n'appelait pas encore "startup", qui s'occupait de créer du software de système comme raison d'être et d'application pour raison financière.

Là aussi, il était plus question de prendre les décisions entre tous ses membres.

J'y suis resté 6 ans, tout en gardant le contact, plus qu'un contact, puisque j'ai continué à développer de petites parties de projets, en continuant ma formation en software de système. Ce n'est qu'en 2017, que cette société a cessé ses activités.

Les problèmes d'une petite société en informatique à l'époque, c'est que premièrement, il n'y a pas souvent de backups de ses membres prévus (pas de connexion internet à l'époque) et qu'elle vit souvent avec des affaires qui se présentent en dents de scie, dans des creux qu'il faut combler en attendant un nouveau contrat important et des périodes d'euphories pendant lesquelles il faut engager de nouveaux collaborateurs dans la précipitation.

Beaucoup de choses ont changé depuis ma période pionnière pendant laquelle le temps des grandes machines se partageait souvent en heures creuses, souvent de nuit.

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9.JPGEn 2017, le livre "homo informix" de Luc de Brabandere dit d'une manière plus nuancée que pour devenir plus créatif et parvenir à LA bonne idée, il ne suffit pas de simplement penser en dehors des cadres. Le vrai défi consiste à construire de nouveaux cadres de vie et devenir plus créatif pour parvenir à imposer LA bonne idée, dans de nouveaux cadres englobant la plupart des membres de l'organisation et parvenir à réaliser des sauts imaginatifs suffisants pour s'assurer un succès à long terme.

Les idées nouvelles ne savent pas en tirer tout le potentiel en elles pour retrouver la pleine puissance de la pensée créative avec de nouveaux modèles mentaux dont nous avons besoin.

Cela nécessite de douter de tout, de réexaminer le monde en se posant les bonnes questions, d'apprendre comment créer des idées nouvelles, en les évaluant, les hiérarchisant et en sélectionnant celles qui sont porteuses de succès, en favorisant un processus créatif, pratique et durable pour mieux se préparer à l'avenir.

A quelques mois près, Luc de Brabandere a mon âge et donc quelques points de carrières se rejoignent au niveau créativité comme moteur et un humanisme numérique.

Arrivé en piste, au petit déjeuner juste après les tabulatrices avec des panneaux de fils pour les programmer et les premiers apéritifs qu'offrent les ordinateurs à cartes perforées en style IBM360 sur lesquels tous les programmes étaient testés avec des compilateurs et des "dumps" de toute la mémoire qui sortaient sur papier en accordéon, guidé par les petits trous du bord jusqu'à l'instruction qui faisait crasher le nouveau "jouet" programmé pendant les tests.

Alors, commençait l'analyse du code foireux en hexadécimal ou en octal.

Emuler un IBM360 sur une petite machine de quelques KB avec des instructions ultra courtes qui obligent d'entamer une boucle pour comparer des suites de caractères ou de les transférer, a été un épisode très particulier de la petite société startup des débuts. 

Le nombre d'étapes qui suivirent, ont été innombrables pour arriver aux smartphones d'aujourd'hui.  

Dans l'avant-propos de son livre, il parle de trois mariages entre mathématique, informatique et logique et un enterrement pour le mode d'emploi inadapté résultant.

Il continue par l'histoire des trois piliers et termine par faire réfléchir au futur.

Claude Shannon a été pour lui, le père de l'informatique.

Le rêve de Gottfried Leibniz de fusionner logique et informatique a été irréalisable.

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Les mots parfois exotiques du jargon informatique prouve que le numérique n'apporte pas une solution pour penser moins, mais au contraire, une occasion pour penser plus, que la majorité des questions techniques ne sont pas techniques et qu'il n'y a pas d'objectivité globale dans un algorithme, mais qu'elle dépend de qui la conçoit.

Un algorithme truffé de bifurcations va au-delà des mathématiques et de la logique et influence même notre façon de penser en calquant le profil de l'utilisateur pour correspondre au plus près à une idéologie sous-jacente.

Même si gouverner, c'est préparer et tester les éventualités, jusqu'aux impondérables, on n'arrivera jamais à prédire l'avenir qu'avec le calcul des probabilités qui n'assure jamais une réussite totale.

"Aristote imaginait les règles de la logique en disséquant des grenouilles. Archimède découvrait certaines lois de l'hydraulique avec le bras de levier. Descartes inventait les axes x et y pour dessiner les mathématiques et expliquait les mouvements du système solaire par la présence de tourbillons. On ne voulait pas distinguer science et philosophie tant leur combat était commun par l'exigence de rigueur, par la lutte contre les croyances et les superstitions, la mise à l'écart des prophètes et des gourous dans un tradition de méfiance vis-à-vis des traditions".

Depuis, la science s'est dissociée de la philosophie.

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Luc de Brabandere comme moi considérons que nous avons eu de la chance d'être parmi les pionniers de ce qu'on appelait alors "informatique".

Je ne vais pas comme un contemporain de mon âge (comme Michel Sardou, par exemple), avoir une nostalgie à dire détester cette époque-ci en pensant que c'était mieux avant.

C'est toujours mieux avant quand on voit les années qui passent trop vite.

Mais, il est vrai que comme je le disais plus haut, tout a changé entre cette époque des pionniers de l'informatique et l'actuelle.

L'informatique pionnière était un train avec une locomotive énorme qui sortait de la gare de banlieue à très petite vitesse.

Aujourd'hui, ce train s'est effilé en TGV sur des rails parallèles, plus étroits avec des outils disparates.

Au début, tout était à développer "from scratch" comme on disait dans le jargon.

Pas besoin de s'inquiéter de ce qui existait et se passait à l'extérieur de ce qu'on développait.

Le développement applicatif a complètement évolué, du tout au tout, en construisant des "lieux numériques" par l'intermédiaire, le plus souvent, de squelettes de bases de données préformatés auxquels il ne reste plus qu'à charger des données de la société qui l'utilise en observant ses contraintes parfois très rigides comme SAP ou Oracle en se réfugiant dans le "cloud".

Ce ne sont plus seulement les langages informatiques qui s'imposent dans le travail de l'informaticien, mais sa connaissance du secteur numérique complet pour développer du "nouveau" dans un jeu de Lego.

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Les hommes et leurs jobs

"Les développements technologiques changent radicalement la façon de travailler et de vivre. En raison de la numérisation croissante et de la reprise économique, de plus en plus d'organisations veulent du personnel techniquement formé", dit un des chapitres de l'Echo.

Ceux qui n'ont pas suivi cette (r)évolution se retrouvent parmi les déçus qui haïssent cette époque.

Le gap, entre les deux rives constituées de part et d'autre par les employeurs et les chercheurs d'emplois résiderait dans l'inadéquation entre l'offre et la demande.

Le manque de qualifications est cité comme première raison de ce qui ne colle pas dans le marché du travail.

Le coût salarial élevé en Belgique est cité comme second. La troisième, une couche de flexibilité qui ferait défaut.

J'ajouterais qu'il faut toujours un état d'esprit particulier pour l'innovation informatique qui comprend dynamisme et une certaine "fainéantise initiale" à en faire plus au départ pour en faire moins par la suite à la suite de beaucoup de réflexions.

"Comment sortir par le haut de la guerre des talents?"

Le travail à faible valeur ajoutée et la chute des prix des outils ont entraîné un tassement, voire une stagnation, même dans les prix de la main d’œuvre qualifiée.

Dans la semaine, je lisais que "concilier travail et famille est particulièrement difficile pour les plus diplômés".

Les hauts tarifs des têtes pensantes se cachent désormais dans les grandes entreprises américaines du secteur ou derrière quelques startups qui ont évolué dans les STEM sans se laisser entraîner par le confort.

Pour compenser la pénurie, les entreprises engagent pendant le temps d'un projet, des informaticiens en provenance de Bangalore où l'on forme vaille que vaille, des milliers d'informaticiens par an dans une symphonie indienne qui a compris tout l'intérêt de travailler en réseaux de connivence.

L'expérience pour découvrir les failles du système numérique s'acquiert en analysant réussites et échecs, en comprenant les concepts généraux plutôt que de penser se lancer à corps perdu dans la programmation sans avoir une vue globale de ce que ces changements impliquent dans la vie de tous les jours.

Aujourd'hui, il faut cesser de voir le codage comme un métier mais comme une compétence basée sur le raisonnement mathématique et logique pour stimuler la créativité et pour rendre le métier encore rentable.

Le codage pourrait très bien être introduit dès l'école primaire comme un additif aux jeux.

Comme toujours, il y a des inventeurs, des vendeurs de leurs créations et des utilisateurs.

S'ils se côtoient, ils ne se mélangent pas sur des voies parallèles.

Ceux qui se disent "experts" dans un domaine étroit doivent rester vigilants pour qu'ils ne sombrent pas dans l'oubli un jour prochain avec leur expertise car tous systèmes et applications en place ont un degré de vie très court.

Les bons concepteurs du futur ne s'arrêtent pas en chemin et prévoient les bouleversements inévitables des nouveautés.

Les concepts sont liés à un esprit très cartésien à partager la logique avec le goût des sciences et des mathématiques détectés par des attitudes de rationalisation, de pragmatisme, de rigueur, de recherche d'efficacité et du moindre effort pour obtenir un maximum d'impact en évitant tout travail inutile que les anglophones appellent "overhead" parce que non rationalisé avant de passer à l'exécution.

Rien à voir avec le travail répétitif souvent analogique et automatiquement recherché dans le passé ou via sa seule expérience.

L'informatique est devenue seulement un outil de création englobé dans le numérique parmi une foule d'autres.

Chaque discipline a une fonction particulière dans la chaîne du traitement des affaires humaines.

L'anonymisation du business est devenue un mythe mensonger comme s'il s'agissait du monstre du Loch Ness que tout le monde recherche et que personne ne trouve. 

En un mot, c'est la connaissance parfaite du marché, des possibilités des outils mis en œuvre et des hommes disponibles qui permet de limiter les erreurs d'évaluation des projets.

Le CEO demande souvent au manager du service informatique, combien de temps il faudra pour arriver au bout d'un projet.

Bien que parfois justifiée, il n'aime pas se voir répondre "c'est comme pour le fût du canon pour se refroidir ... un certain temps".

La réponse est soit donnée en fonction d'une expérience préliminaire dans le même secteur, soit évasive du style "vogel pick", soit encore surévaluée pour éviter les surprises.

Dernièrement, il était question de formation des réfugiés par l'apprentissage du codage et des langages de programmation (podcast:podcast).

Dimanche dernier, le sujet faisait partie de la séquence hebdomadaire du futur au JT de dimanche dernier vu au féminin (podcast:podcast).

Ada Lovelace,  Grace Hopper et Margaret Hamilton, citées dans le podcast, trois femmes qui ont pris leur pied en informatique en pouvant contrer tous les hommes par leur intelligence agissant en "multiprogrammation" en "random" alors que les hommes le font plus souvent séquentiellement.

Il est vrai qu'à l'époque pionnière, les femmes étaient extrêmement rares dans les profils STEM. Quand j'ai commencé en Informatique, 1% de femmes.

Est-ce le fait qu'il fallait travaillé souvent de nuit puisque les potentiels de test des programmes, se produisaient à des heures de nuit? 

Dans le court terme, il faut apprendre à coder, peut-être, mais un apprentissage à décoder, à casser les codes à découper en phases de logique pour encadrer les différentes entités déjà écrites séparément.

Il faut parfois coder et parfois décoder les besoins pour les comprendre et saisir de nouveaux buts, parfois cachés, à atteindre.

Avant de coder, il faut souvent remettre en question la situation programmée pour se rendre compte qu'elle n'a peut-être plus les mêmes relations de bons voisinages avec l'actualité.

Le feuillet entier est consacré aux data avec le titre "Les entreprises nous voient en data" avec le sous-titr "les data décideront-elles de notre avenir?".

Je dirais que dans la reconnaissance des ressources disponibles, les data et les forces du travail arrivent à égalité dans la balance pour entraîner la décision de résoudre un nouveau problème qui se pose dans une société ou ne pas le faire. Il existe même des algorithmes intelligents pour aider et orienter le choix du moment pour démarrer un projet et évaluer les avantages ou risques d'une procédure ou d'une autre qui peuvent en résulter pour arriver à ses fins.

Des bases de données existent pour recouper les training et expériences qu'un membre ou un groupe du personnel est capable ou non d'entreprendre dans un temps donné, tout comme Facebook le fait en regroupant des (faux)-amis par leurs affinités et les clics "J'aime".

En Belgique, pour analyser un projet, il est cité SoPRISM qui fait du profiling via les réseaux sociaux, Collibra qui rend les données plus intelligentes, i-Care qui évite les pannes, Ammobi qui joue au big brother de la vente au détail et Riaktr, qui utilise les opérateurs télécoms.

Dans une équipe, certains seront mieux adaptés à inventer les solutions par eux-mêmes et pour d'autres, il faudra donner des directives précises. 

Je dirais donc, oui, pour les data mais pas vraiment pour les programmes et encore moins pour les hommes si la direction ne les connaît que du bout des ongles et des chocs orageux de personnalités au moment le moins opportun.

C'est encore plus grave, quand on n'a pas le temps nécessaire pour changer le logiciel adhoc, alors peut-être vaudra-t-il mieux adapter les données pour qu'elles entrent dans le cadre du logiciel existant dont les résultats ne correspondent pas vraiment au but recherché.

Le squelette est une structure naturelle comme charpente du corps de l'homme.

Si un os de la colonne vertébrale touche un autre et produit un court-circuit, cela va faire aussi mal en numérique.

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Les data, les problèmes et leurs résolutions

Avant de coder, il faut analyser les liens qui existent entre les différentes données, tables ou fichiers d'une base de données.

Tout doit être à sa place avec des liens parfois ténus, parfois essentiels pour que l'ensemble tienne la route ensemble.

Une base de données peut aller loin ou échouer très vite parce que le software a évolué qui a tellement d'avantage qu'il faudra l'utiliser et construire des interfaces pour y transférer les données anciennes.

La construction des informations en arbre est capable de contenir les informations complètes d'une entreprise, d'une multinationale, d'un pays et même de toutes les activités du monde entier dont on doit rattacher les éléments par des clés simples ou multiples pour constituer des liens comme liaisons entre ses entités et se membres qui non structurés seraient perdus pour toutes les recherches qui suivraient.

C'est dire que le risque existe de ne pas avoir tout prévu au travers de ces liens "judicieux", que les infos se retrouvent orphelines sans liens de parenté vers le haut et vers le bas pour consolider l'ensemble.

Le "big data" est en grande partie un "big bubble" et un puits de connaissance qui ne servirait à rien s'il n'était pas raffiné sur la qualité et l'exactitude de l'information, suivrait la loi du "Garbage In, Garbage Out".   

L'information des données donne le pouvoir aux algorithmes dont le potentiel non uniformisé se base sur le modèle ajusté et particularisé "one by one" appelé "fitbit". 

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L'ère du numérique

Dans le même journal, un éditorial disait "Profit et impact. Capitalim. Time to reset. Business must make a profit but should serve a purpose" qui parle de vrai pragmatisme libéral et d'activités bénéfiques impactant la planète, l'être humain et le porte-monnaie.

"L'économie n'est pas là pour nous dicter sa loi" y disait Jacques Crahay, surtout quand elle tyrannise et déraille en sortant de ses limites imparties.

A la base, pas de surprise, pourtant. Le numérique fait partie intégrante de l'idéologie capitaliste, dans laquelle les compétences, les appétences et les affinités sont essentielles pour avoir une chance de bien "performer" comme disent les Américains.

Le film "Le stratège" présente un nouveau directeur général de l’équipe de baseball qui utilise une approche statistique dite "sabermétrique", dans le but de fonder un groupe compétitif malgré un budget restreint pour mettre le plus de chance de son côté.


Un peu comme je l'écrivais dans le billet "Tout cela au nom de Darwin".

La croissance est seulement un indicateur de bonne ou de mauvaise santé générale d'un pays comme d'un être humain en mal d'enthousiasme qui fait aussi partie du capital humain qu'il faut surveiller sous peine de ne plus travailler avec le plaisir.

Dernièrement, pour inciter à la lecture du livre de Dan Brown "Origine", je disais:

- Il y avait du suspense, de la structure, une intrigue en béton, de la complexité en plus de l'aventure, du mystère et du voyage, cités par le critique de la vidéo.

- Ça, c'est bien toi : structuré, complexe, béton... tu es incroyable ! Quand vas-tu baisser la garde ?

- On ne baisse jamais sa garde dans le numérique. Toutes les histoires ont un début et une fin qu'on appelle les données de l'histoire. C'est entre ces deux limites, que l'on construit la compréhension et la résolution d'un problème, que l'on construit sa trame et que l'on peut espérer trouver une solution après quelques hésitations au moment de faire le bilan qui pousse parfois l'envie de d'effacer et de recommencer. Savoir ce dont on dispose de données ou non, rassure ses choix de politique par la logique pour bétonner le tout sinon, c'est de la bouillie informe que l'on peut rencontrer dans certains livres et histoires racontées de ci de là par manque de réflexions.

- Tout n’est pas la conséquence de réflexions. Si c’était le cas, on ne prendrait aucun risque et la vie serait bien morne. Tout analyser et tout mesurer s’appelle la raison, l’ennui, la résignation, le renoncement.

- Je dirais que c'est le contraire mais, comme toujours, il faut avant tout aimer ce qu'on fait. Les risques, on les aime dans le métier. Le cerveau fonctionne même en dormant tout comme le cœur. Pourquoi ne pas l'utiliser à bon escient? Je parlais d'un premier épisode de vie dans une petite société d'informatique. Il y en a un autre dans une multinationale américaine avec quinze ans de management et là, plus rien n'est pareil. Le film "Miss Sloane" présenté dimanche dernier sur .2  raconte une histoire qui ne fait pas dans les sentiments dans le business qui y ressemble. "Elle boit pas, elle drague pas, mais elle cause, calcule et lobbyse" pour détrôner ses opposants masculins. On ne lâche rien dans ce "sport" où il est question de "surprendre et ne jamais être surpris à son tour" de tuer l'autre pour ne pas mourir soi-même dans un sorte d'heptathlon sportif de la pensée.

Ce genre d'entreprise ne baigne évidemment ni dans le partage du pouvoir ni dans la sensiblerie d'Amélie Nothomb qui s'imagine Jésus comme dans son dernier livre "Soif"  et qui, à tort ou à raison, est l'ennemie jurée de tout ce qui tourne autour du numérique alors que cette discipline est devenue un "must" auquel on n'échappe pas en tant qu'utilisateur d'aujourd'hui selon la formule "dans un monde qui change".


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Conclusions multiples

Les profils STEM font tous partie du département de recherche, à la recherche de comment simplifier ce qui est complexe par nature de la vie et de son abstraction.

Le film "Un homme d'exception" adapté du livre "Un cerveau d'exception", dresse la biographie du mathématicien John Forbes Nash Jr. qui a obtenu la gloire pour son travail.

Obnubilé par les chiffres et les formules il en était devenu schizophrène.

Ce n'est donc pas une réussite complète.


1.JPGL'école donne une base de lancement vers un horizon infini, mais c'est à chacun de tenter de l'atteindre avec les meilleurs atouts.

Les diplômes de fin d'études ont une importance à apporter une carte de visite présentée avec le CV mais ce sont surtout les extrapolations personnelles qui feront la différence.

En vingt ans, d'après Agoria, le nombre de diplômés comme ingénieurs n'a fait que stagner, il en faudrait beaucoup plus par an pour "aller dans l'action" sur un modèle partagé, décentralisé de la formation professionnelle.

Pour inciter les jeunes dans cette direction et clamer ceux qui disent que le numérique est un destructeur d'emplois, Agoria annonce que cela créerait 3,7 nouveaux postes pour chaque emploi perdu. 

J'écrivais en 2008, dans la conclusion de "La Grande Gaufre": "Informaticiens, utilisateurs, à vos « starting blocs », donc, ou plus simplement, à vos blogs, il en restera toujours bien assez. Sera-ce un départ pour une nouvelle guerre de l'information menée sur Internet? Au niveau mondial, 30% de la recherche se tourne vers les sciences de l'information. L'Europe n'a atteint qu'un pourcentage de 18% et devra, tôt ou tard, résorber son retard. Vive la gaufre dorée qui croustille sous la dent, aux cases analogiques ou numériques.Je ne lancerai pas le mot "FIN" comme de coutume. Je ne ferai que compter les points et observer les dix années qui suivent. La robotique, la domotique sont les utilisateurs privilégiés de l'informatique".

Un informaticien, comme pour tous les autres jobs, ne sera jamais payé qu'en fonction de ce qu'il écrira de son propre cru en dépassant intelligemment les limites fixées par contrat.

Il y a les compétences apprises sur le tas et par l'expérience qu'il faut vivifier et mettre à jour en permanence.

En sortant du cours, peut-être faudra-t-il de faire penser à cet informaticien que le cours qu'il vient de recevoir, est seulement une base et qu'il est peut-être déjà obsolète en entrant dans le cycle de son utilisation.

Les STEM sont des branches avec différents dilemmes qui demandent aussi bien une urgence après son écolage pour être appliqué et une patience pour être compris dans sa finalité de ce qu'est l'ère du numérique qui est en perpétuelle évolution exponentielle.

Il faut aimer les défis qui n'ont jamais de fin, rester critique et créatif dans une bataille pour sortir le meilleur des données.

La gestion des ressources humaines est essentiellement une affaire de relations entre personnes souvent très complexes et pleines de facteurs imprévisibles pour espérer favoriser une collaboration étroite en donnant-donnant, avec solutions "win-win".

C'est un peu le même problème avec une base de données à laquelle il faut ajouter une foule de paramètres qui atteignent un tel point de complexité qu'un programme et dont on ne pourrait pas apporter "une" solution unique.

Cette ère du numérique a pourtant commencé, il y a déjà longtemps, parfois insidieusement.

On écrivait déjà des outils pour faciliter le travail des comptables, des techniciens, des mathématiciens et dans l'ensemble cela finissait par tourner convenablement.

La complexité s'est ajoutée exponentiellement à la simplicité relative des processus du début.

Dans le métier du numérique, dès qu'un système est en place, de nouvelles méthodes technologiques arrivent et tout est à recommencer en espérant que l'expérience positive engrangée lors de la version -1 n'a pas été oubliée.

Le dilemme continue entre solutions conservatrices et progressistes.

Toujours été progressiste, je me suis attelé à conserver ce qui était utile et profitable dans le passé et qui aurait été oublié dans les nouveaux processus.

Les sociétés qui se targuent de faire partie d'un monde qui change (lien humoristique), devraient se rappeler que tout n'est pas à mettre la poubelle.

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La situation dans le monde économique

L'OCDE dit que l’avenir de l’économie mondiale s’annonce de plus en plus sombre

Les tensions au niveau mondial et l’incertitude pèsent sur la demande, les investissements et la productivité.

Le moteur de la croissance à l’Ouest est pratiquement à l’arrêt.

Ce serait même la fin structurelle de la croissance économique.

Les trois causes de cette situation sont:

1. la démographie, moins de demandes pour les produits et les soins de santé augmentent sans cesse.

2. Le ralentissement de la productivité des économies émergentes et la révolution technologique

3. Un changement social dans le comportement des millennials qui ont l'appétit féroce et de leur mode de consommation.

Jeudi dernier, le 28' se posait la question du "comment relancer la croissance" alors que la récession menace une nouvelle fois podcastpodcast.

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Les investissements dans l'avenir doivent s’accompagner d’une politique monétaire qui soutient les réformes budgétaires structurelles pour stimuler la croissance économique à long terme et limiter les bulles improductives d’actifs.
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Hors, le goût du risque s'étiole en période de crise structurelle.

0.JPGInjecter de l'argent dans les circuits de consommations finit sa course dans les dépôts bancaires sans impact dans les affaires rentables avec un minimum de croissance raisonnable de 2% pour ne fut ce que compenser la vétusté des produits d'après le calcul de la dépréciation, amène dans la japonisation de l'Europe "« Kicking the can down the road ».

Internet est une suite logique à l'informatique quand au Traitement de l'Information s'est ajouté les Communications dans la bagarre des TICs, avec le smartphone dans les mains.

Les risques et les menaces sous-jacents de son utilisation ne se sont pas fait attendrepodcast.

Dans les années pionnières de l'informatique, c'était IBM qui avait une avance considérable sur ses compétiteurs. Ce n'est plus le cas...

Facebook a conquis le monde par la voie virtuelle et a subi quelques revers, suite au vol des données personnelles.

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Une catastrophe serait-elle annoncée?

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Nicolas Vadot propose de ne pas perdre son temps sur Facebook, de fermer son écran et se (re)mettre à la lecture

Alors, vient la question: Que lire?

Entre le 16 et le 20 octobre, la Fureur de lire s'installe en Wallonie et à Bruxelles.

Qui remportera le Goncourt pour en principe ne pas y perdre aussi son temps?, se demande Benoit Forgeard.

Question qui ne manque pas de piquant avec le numérique en arrière-plan.

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Les liens et obligations du numérique avec l'écologie

A ces liens viennent s'ajouter d'autres problèmes liés à l'ère du numérique.


Après le petit livre rouge, le bleu néo-libéral a pris la relève et aujourd'hui, c'est une version verte qui surprend les habitués.

« Comment développer des voitures autonomes si l’on ne dispose pas de l’infrastructure physique et numérique pour collecter des données ? Comment réduire les émissions de carbone si vous êtes dépendant du charbon pour l’énergie ? Cette transition énergétique nécessite des investissements dans les infrastructures et les ressources humaines motivantes et responsables. »

Fin 2008, j'avais déjà imaginé de trouver un lien complémentaire entre économie et écologie dans "L'éconologie, rêve ou réalité?".

Onze ans après, peut-être faudra-t-il faire le lien entre écologie et numérique.

"Les climatosceptiques et les climato-fatalistes de la collapsologie qui sont tous deux aussi négatifs et il faut changer de modèle", dit Nicolas Hulot, en recevant le prix Honoris Causa, ce jeudi. (podcast: podcast

0.JPG"L’intelligence artificielle est notre nouvel allié. Les ordinateurs se sont rapidement révélés plus forts que les humains dans les jeux de société grâce à leur puissance de calcul et leur capacité à conserver dans leur mémoire vive, immédiatement accessible, une plus grande quantité d’information que nous n’en sommes capables. [..] L’Intelligence Artificielle nous force à l’humilité qui nous est maintenant indispensable car nous allons devoir faire confiance pour notre salut à ce que vont découvrir et nous faire connaître ces machines « de niveau surhumain » que notre génie nous a permis d’inventer et qui « ne sont plus contraintes par les limites de la connaissance humaine", explique Paul Jorion dans cet article auquel je souscris.

Faire plus avec moins, c'est exactement la nouvelle version d'un même but environnemental et économique.

Ce vendredi, le prix Nobel de la Paix a été attribué à Abiy Ammed pour la réalisation de la paix après 20 ans de guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée et pour son programme d'ouverture démocratique à l'économie contrôlée par l’État alors que la jeune Greta Thunberg était favorite pour sa lutte contre les changements climatiques.

La lutte pour la paix se suivent et parfois se complètent ou se dissocient de manières très surprenantes  (podcast)

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Une manière pour mettre tout le monde d'accord

0.JPGJe terminerai en parlant du livre de Elisa Brune et Paul Qwest "Nos vies comme événement. Ce que l'art et la science transforment en nous".

Il explicite un peu cette séparation entre les deux pratiques humaines, l'art et les techniques qui permettent de se créer un destin dans les deux voies différentes pour finir par se recouper.

"Grâce à près de soixante-six découvertes et traits de génie, souvent méconnus, se dessinent ici des horizons nouveaux. La forme même du livre est celle de la pensée en archipel à l’œuvre dans l’espace contemporain interconnecté. Le fond de l’ouvrage, lui, offre au lecteur des outils de réflexion et d’action sans précédent pour un monde sans précédent lui aussi".

Considérer nos vies comme un suite d'événements, c’est s’offrir la faculté de revoir profondément et de ré-envisager aussi nos relations avec nous-même, avec les autres et avec le monde par la neurogenèse.

Des chapitres expliquent comment se désencombrer en démystifiant, en larguant le superflu et en exprimant l'essentiel, à s'équiper souvent par l'inattendu, à s'ouvrir au présent et aux formes par l'art, à multiplier les horizons  en naviguant dans le complexe et à tisser à partir de la multitude.

S'il y a un seul réel, il y a autant de réalités que d'être humains.

Tout fluctue, dérive et se transforme au fil d'expériences les plus significatives.

Le prologue du livre donne une foule de termes et de citations les concernant dont je donne ci-dessous ceux qui me paraissent les plus explicites: curieux, oser, déranger, plaisir, délire, extension, pivot, concret, distrait, collaboration, principe, dialogue, perspective, puzzle, pourquoi, focalisation, réveil émergence, support, interrupteur.

Être paradoxal sans conviction avec susceptibilité particulière est normal et à partager avec une certaine intelligence de réflexion.

Sans aléas, sans hasards et sans risques, il n'y aurait plus de suspense et cela passerait à la rigidité de la destinée.

Une vision du futur serait-il alors "L'art transgénique et l'intelligence artificielle"?

Si on savait déjà dire qu'est-ce qu'une intelligence humaine et la comprendre, on pourrait déjà mieux discerner ce que serait l'intelligence artificielle. Aujourd'hui, c'est un leurre qui ne fait que reproduire la version humaine de la pensée...

Nos sentiments et nos maux ne pourront jamais être toujours parfaitement traduits par des mots, comment en serait-il autrement par une machine sans faire des approximations, des syllogismes ou même des amalgames analogiques.

Aujourd'hui, retraité depuis 13 ans, je tricote avec des mots, j'analysote, je mesurote, je vélote, je joguote, comment pourrais-je vraiment, trouver l’ennui, la résignation et le renoncement. 

Comme je l'écrivais au début, "Le métier d'informaticien peut mener à tout à condition de pouvoir en sortir un jour".

"Avec un tube d'aspirine, on va au bout du monde. On ne se couche que pour mourir", disait Jacques Chirac.

Mais parfois, au tube d'aspirine, il faut y ajouter un peu d'humour qui, sans lui, ferait du monde, un enfer.

Alors, à musée vous et amusée moi.

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Eriofne,

 

0.JPGC0.JPGe samedi matin, à bord de ma bicyclette, je me trouvais devant les Musées royaux des Beaux-Arts, à l'occasion de l'ouverture de l'exposition "Dali & Magritte" et ai pris ces deux photos qui complètent très bien l'idée de ce billet.

 

 

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