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22/08/2007

Symphonie indienne

L'Inde est la deuxième nation la plus peuplée du monde avec plus d'un milliard d'habitants. Véritable mosaïque mélangée entre cultures et religieux. Depuis le 15 août 1947, indépendance et démocratie. Chez nous, depuis quelques temps, dans plusieurs sociétés commerciales, l'outsourcing l'offshore, des mots qui n'ont plus de secrets. Ils existent dans les activités des TIC (Technologies de l'Information et des Communication). De l'autre côté, sur place, comment s'en sort-on?

entrepriseARTE programmait son "Thema", ce 12 août sur ce thème à l'occasion du 60ème anniversaire de l'indépendance de l'Inde.

L'immense marché potentiel indien affiche 9% de croissance par an et il est le seul avec sa main d'oeuvre qualifiée qui puisse faire contrepoids à la Chine.


L'Inde est le premier exportateur au monde de services d'aide à la programmation informatique et d'experts en pharmacologie et en biotechnologie.

Huitième importateur de produits belges.

Les pierres précieuses, par exemple, représentaient en 2004, 85% des exportations belges. Les textiles indiens suivent le chemin inverse.

Un million de diplômés par an souvent en provenance des universités de type "américain".

Les sociétés d'informatique ont montré le chemin de cette importation de travail en provenance de l'Inde.

Les banques, la distribution et beaucoup d'autres secteurs de l'économie ont suivit en délocalisant leurs activités annexes, en ouvrant une filiale dans le Sud initialement rural ou en recrutant des ingénieurs locaux pour les importer ensuite en Europe et palier une soi-disant pénurie d'informaticiens.

Pénurie surtout d'ingénieurs bon marchés. 

L'Inde est constituée de 28 États avec une vingtaine de langues officielles.

Hindouistes, musulmans, sikhs, jaïns, chrétiens se partagent le domaine du culte.

La capitale du Karnataka, Bangalore, temple de l'informatique continue de manière exponentielle son Big Bang comme plus gros fournisseur de main d'oeuvre qualifiée dans la haute technologie mais dont les campagnes restent malgré tout sous-développées.

Mais, l'Inde n'est pas Bangalore. Il vaudrait mieux utilisé l'ancienne dénomination: "Les Indes", au pluriel. 

L'Inde tisse sa toile sur toute la planète.

Les agriculteurs ont aussi des griefs et des desiderata et eux sont bien plus nombreux. 

Seuls freins à l'expansion de l'Inde, son opposition chronique avec le Pakistan, le pouvoir des autocrates, une administration corrompue et le système des castes toujours bien ancré au sein de la société indienne.

Un tiers de la population vit avec un dollar par jour et on compte 40% d'illettrés.

C'est un fait. Mais l'Inde s'intègre, rachète des sociétés européennes et américaines si elle ne s'accorde pas facilement avec ses concurrents directs la Chine et le Pakistan.

Les normalisations bilatérales de 2003 ne sont que des exemples de recherche de dialogues.

En 2030, elle aura probablement dépassé la Chine en population.

Pour les États-Unis, elle reste le partenaire potentiel dans la gestion de l'ordre global. L'océan Indien et les relations avec l'Iran sont un peu les chasses gardées de l'Inde.

entrepriseRevenons dans le secteur informatique privilégié.

De ce côté, Jacques Dutronc devrait chanter une version du genre "un million d'informaticiens indiens et moi, et moi, et moi?"

La situation évolue très rapidement.

Les rotations et les chaises musicales ont aussi démarré en Inde.

Un nettoyage à 50% du personnel dans l'année n'est pas rare désormais.

Comme partout, on joue des coudes. Une fois qualifié, avec l'expérience requise, l'ingénieur indien a des envies bien naturelles de changer d'air et de partir chercher fortune en fondant sa propre société.

L'Europe, d'abord, souvent par Londres, en premier, puisque l'anglais est la langue secondaire.

Les États-Unis pour conclure et installer son aura de manière définitive comme base de lancement finale à sa propre société, avec l'aide du réseau des compatriotes restés au pays.

Des projets à longs termes sont les plus prisés. Des possibilités d'être envoyé parfaire les formations dans les pays européens est aussi une manière de garder le sourire.

Mais, sortons de cette vision pour faire le saut dans l'autre environnement.

Un article de l'Echo attirait mon attention en 2006.

Sous une série d'articles avec pour titre générique "Ces Belges qui travaillent à l'étranger", il s'agissait, cette fois, d'un ingénieur, Daniel Mertens, envoyé par Tractebel du Groupe Suez, qui avait dû revoir sa conception de ce que pouvait être mener un projet, seul, dans l'aventure du management avec à son bord 150 ingénieurs indiens.

Son expérience m'a paru intéressante pour apporter quelques idées annexes et des impressions vues par l'autre bout et par mon expérience.

Notre ingénieur belge, lui aussi bardé de diplômes et surtout d'expériences acquises sous toutes les latitudes racontait son histoire "Au pays des maharadjas".

Il n'en était pas à son coup d'essais, trente ans d'aventures de par le monde, avouait-il.

Donc, les histoires du terroir et de folklore, il connaissait. Les projets qui se construisaient autour des chantiers gaziers avaient toujours été sa passion et de son métier toujours entouré de gens de couleurs et de coutumes diverses.

entrepriseLe Congo, Singapour et cette fois, New Delhi se succédaient dans ses pérégrinations et ses découvertes de petit belge aventureux, comme une réédition d'un Tintin moderne.

Marié lors de son passage à Singapour, il s'était fait aider, alors, par son épouse d'origine de Singapour, pour son initiation et son intégration.

Cette fois, c'était sans tuteur ou tutrice qu'il devait se caser et trouver sa niche agréable.

Six mois avaient été nécessaires pour s'adapter et trouver des marques dans ce pays haut en couleurs mais aussi aux coutumes ancestrales très parallèles aux nôtres.

Un logement à trouver, tout d'abord, mais pas n'importe lequel.

L'Inde, c'est le pays des castes.

Il ne s'agissait pas, même si le temps le permettait, d'établir ses pénates à la belle étoile même s'il faisait chaud.

Il fallait positionner son niveau au "juste prix" et l'habitation devait resté un luxe adapté à la fonction.

L'étape suivante, c'était équiper cette maison.

Là, les choses se corsaient vraiment. Les produits "Made in India" trouvés de ci de là, n'avaient pas la solidité, escomptée à ses yeux, et reflétée par les étiquettes quand celles-ci existaient.

Il fallait avoir des adresses fournies par le bouche à oreille pour arriver, enfin, à trouver son environnement immédiat à la hauteur de ses ambitions et ses habitudes européennes de confort.

Dans un pays où on manque un peu de tout, les bricolages des artisans faisaient offices de « nec plus ultra ».

Se mettre au diapason était décidément une opération de haute voltige et il fallait ajuster ses ambitions en conséquence.

Le temps passait et il fallait bien entreprendre la partie de ce pourquoi il était là.

Donner des délais, établir un planning ne semblaient plus avoir la même rigueur habituellement exigée par les grands pontes des pays dits plus conformes aux normes.

Un calendrier, on connaissait mais c'était plutôt décoratif sur le mur.

Déléguer une tâche à quelqu'un n'était pas non plus une affaire d'accord entre deux personnes.

Beaucoup de deuxièmes couteaux intermédiaires étaient de la partie et les responsabilités étaient partagées sur plusieurs étages.

La cascade d'ordres allait devoir se déverser de proche en proche, de haut en bas et remonter en douceur une fois le travail effectué.

Faire le casting de son bras droit était primordial pour effectuer les vérifications intermédiaires.

Sans cette étape, les dates butoirs n'auraient qu'une raison d'être que pour établir le nombre de jours de retard.

Ce qui ne n'était évidemment pas du goût des procédures liées au secteur gazier et à la maison mère occidentale.

Alors, quant à l'horaire, il valait mieux parler d'autre chose.

Le sacro-saint weekend ne se retrouvait pas dans la charte du travail et il fallait être disponible de 9h à 21h, weekend compris, pour être sûr de faire progresser au mieux le projet.

Si le téléphone sonnait pour questionner le chef, il fallait décrocher le cornet en oubliant sa vie privée.

Cette obligation était effective par l'interne et l'externe avec les fournisseurs commerciaux.

Dans le même temps, ou en contre partie, les fêtes religieuses ou plus prosaïquement de mariages étaient nombreuses et devaient être respectées à la lettre même s'il s'agissait de 2 ou 3 jours.

Ce chef délégué sur place, venu d'un autre ailleurs, en arrivait vite à se demander s'il était payé en fonction des heures prestées.

A l'étage du dessous, on ne discutait pas un ordre venu d'en haut même pas pour donner un avis contraire justifié par une expérience de terrain.

On ne disait pas "non" par politesse et par pure déférence à son interlocuteur gradé.

On disait "oui", même si le message transmis n'avait pas été parfaitement compris.

Le savoir devait être respecté. Le chef avait ses raisons et on s'adressait à lui comme à la "bonne parole".

Le bras-droit désigné avait ses prérogatives et occupait heureusement sa place d'interface dans les tâches d'intendance.

N'étant pas indien et donc sans castes, il fallait jouer les arbitres ou de paratonnerre à force de persuasions et de bonnes volontés.

Déléguer toujours les tâches qui n'avaient pas d'importances valorisantes et seulement, ces dernières, restaient le "must" réservé sous peine de perdre une place dans l'esprit hiérarchique.

L'oublier, c'était générer l'étonnement et la grogne larvée.

L'Indien voulait bien faire son travail, c'était visible.

Mais, avec le problème de culture, allait-il comprendre toujours la finalité ou se lancer dans une interprétation de ce qu'il croyait avoir compris?

Le pardon de l'"erreur d'appréciation" du chef étranger devait ensuite être accordé de bonne grâce avec le sourire qui effaçait les pires bévues.

Le chef, lui, avait le devoir de comprendre ses troupes pour les fidéliser.

La mentalité d'un autre monde ne s'apprendrait pas comme une science?

L'histoire ne dit pas si l'étude de l'hindi était au programme dans son travail de parachèvement du transfert d'information par la suite.

Mais s'adapter à ce genre de situation n'était-ce pas une expérience de plus à faire valoir aussi, pour plus tard, de retour sous des cieux plus pluvieux?

Si ça coince, il sera toujours possible de se reconvertir par après, de ressortir sa baguette et de mener le grand orchestre.

Une symphonie est toujours construite avec un allegro moderato, un andante con moto.

Espérons seulement que l'allegro con fueco finale ne prenne des allures de cacophonie surréaliste.

Et, cela, ici ou ailleurs.

Ce ne sont qu'une série de constatations et d'expériences qui devraient se retrouver dans le manuel du parfait voyageur avec la mention "Autant savoir".

Le voyageur qui souhaite la réussite de ce grand pays peut se préparer à une amère déception lors de sa visite en milieu rural.

Tirer parti de cette population-là n'est pas toujours à l'ordre du jour.

Ce témoignage datait de l'année passée. Les choses changent très vite.

Alors, en attendant, il mangeait probablement du riz très épicé et il buvait du thé en silence et religieusement.

Tout est toujours une question d'habitude.

Son retour était prévu en 2007.

Aura-t-on la suite et fin de l'histoire ?

Son rêve, il l'a dit, était de retrouver les journaux à heure et à temps, un pique-nique sur la terrasse en famille, hors de l'air conditionné, faire ses emplettes au supermarché et, pour finir, bien belge, une bière, le chocolat et le "moules et frites", mais, pas ensemble, évidemment. Il faut bien cela pour se faire une nouvelle santé.

Quant à l'histoire, elle peut être complètement différente en fonction de la caste dans laquelle se trouvera votre interlocuteur indien.

Dur, dur, la vie de cornac...


 

L'enfoiré,

 

Même article sur Agoravox avec des commentaires

entreprise

Autre article sur le sujet  "Le nouveau géant émergent".

 

Mise à jour 28 décembre 2012: Ratan Tata quitte le navire indien.

 


entrepriseCitations :

  • "Le Moyen Age est un monde merveilleux, c'est notre western, et en cela il répond à la demande croissante d'évasion et d'exotisme de nos contemporains.", Georges Duby

  • " La cloche dit : Prière ! Et l'enclume : Travail !", Victor Hugo

  • "L'Inde a ceci d'extraordinaire qu'elle est l'un des rares pays au monde où des gens vivent ensemble en relative harmonie alors que plusieurs siècles les séparent", Pr G.Metha

  • "L'Inde est l'endroit idéal pour apprendre à concevoir et à produire des investissements limités", Carlos Ghosn (Renault)

  • "Contrairement à la Chine, en Inde, l'initiative revient aux entrepreneurs", Anand G. Mahindra (Logan)

     

     

Pour terminer pourquoi pas une petite réflexion blague pleine d'intimité en provenance de Bangalore en anglais? Je n'ai pas la version hindi.

DADDY! HOW WAS I BORN?" Junior asks his dad, His dad, who is a software engineer sighs and replies, "Ah, my son, I guess one day you would have to find out anyway!"
"Well, I saw your Mom and I first got together in a chat room on MSN. Then I set up a date via e-mail with your mom and we met at a cyber-cafe. We sneaked into a secluded room, where your mother agreed to a download from my hard drive. As soon as I was ready to upload, we discovered that neither one of us had used a firewall, but it was too late to hit the delete button."

"Six weeks later your mom sent me an instant message saying that her operating system was showing signs of unauthorized program activity from a self extracting file which had implanted in her BIOS. Then nine months later a little Pop-Up appeared and said:
You've Got Male'!"

 

Commentaires

Il est un peu longuet votre article. Difficile d'arriver au bout quand on a le courage de continuer après la dixième ligne.

Écrit par : François | 24/08/2007

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François,

L'Inde est un grand pays. Beaucoup de choses à dire. Question fond? Ok?

Écrit par : L'enfoiré | 24/08/2007

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"...agreed to a download from my hard drive"... Une "déclaration post-romantique" du troisième millénaire qui m'a beaucoup fait rire...

Citation: "Le troisième millénaire n'est qu'un concept romantique et commercial dont le temps se fiche éperdument."
[Monique Proulx

Écrit par : quinquajailair | 26/08/2007

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"Indian palace"
Le film à voir

Écrit par : L'enfoiré | 27/03/2012

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Europalia sur l'Inde à Bruxlles.
Le cycle de réincarnation, la tradition, Karma, Bollywood

Écrit par : L'enfoiré | 08/10/2013

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25 faits étonnants sur l’Inde

La Chine n’a pas été l’économie qui a connu la croissance la plus rapide au monde depuis quelques années maintenant, car l’Inde a fait des progrès constants et substantiels. Par ailleurs, les habitants des deux pays représentent ensemble environ un tiers de la population mondiale. Dans ce domaine aussi, l’Inde talonne la Chine. Pas étonnant que nous ayons pu recueillir 25 faits fascinants sur l’Inde.

1. Le PIB de l’Inde a doublé en dix ans
À l’ombre de la Chine, l’économie indienne s’est considérablement développée au cours des dix dernières années. « La Chine ressemble à un lièvre et l’Inde à une tortue, mais en réalité, la croissance s’accélère en Inde », a commenté l’économiste américain Nouriel Roubini il y a quelques années. L’homme qui avait prédit la crise financière avait également raison à propos de l’Inde. Le produit intérieur brut (PIB) a plus que doublé au cours de la dernière décennie. Tout comme en Chine. Le PIB de l’Inde s’élevait à 1 200 milliards de dollars en 2009, en 2018 il a attteint 2 700 milliards de dollars.

2. Un quart des personnes les plus pauvres du monde vivent en Inde
Ce qui contraste de façon frappante avec cette croissance économique spectaculaire est le fait que près d’un habitant sur quatre parmi les plus pauvres du monde vit en Inde. Selon la Banque mondiale, dans le monde, plus de 736 millions de personnes vivent avec moins de 1,90 dollar par jour. La moitié d’entre elles vivent dans cinq pays seulement. Et nous c’est en Inde que résident 24 % d’entre elles. Le Nigeria (12 %), le Congo (7 %), l’Éthiopie (4 %) et le Bangladesh (3 %) sont également les principaux contributeurs à la pauvreté.
La bonne nouvelle est que l’on constate une nette amélioration dans le cas de l’Inde. Il y a quelques années, le pays comptait encore 42 % des habitants les plus pauvres du monde. Et sur la base du rythme de croissance de l’économie indienne, la Banque mondiale prévoit que l’extrême pauvreté pourrait bien avoir disparu d’ici 2030. Les prévisions concernant le Bangladesh sont également plutôt optimistes. Au Nigeria, au Congo et en Ethiopie, les choses sont complètement différentes.

3. Les prix des logements ont plus que doublé en peu de temps
Les plus grandes villes indiennes se sont également placées sur la carte du monde. En particulier à Delhi et à Mumbai, où les prix de l’immobilier ont plus que doublé en peu de temps. Pour beaucoup de résidents, cependant, le rêve de posséder une maison reste un rêve. Bien que la croissance du marché immobilier ait stagné ces derniers temps. On prédit même qu’elle devrait tomber au plus bas en 2019.

4. Bangalore est la Silicon Valley de l’Asie
Des gens de toutes les cultures marchent dans un centre commercial à Bangalore.
Bangalore est l’une des villes les plus remarquables du développement de l’Inde . C’est la capitale technologique du pays. Les bureaux y ont explosé en quelques années. Et cela est nécessaire, car de nombreux experts en informatique et expatriés se sont installés dans la ville. Aux États-Unis, le terme « Bangalored » a même été popularisé. Le terme s’applique à quelqu’un qui a été licencié d’une multinationale parce que le travail en question a été sous-traité à un bureau à Bangalore.

5. L’Inde est un marché important pour les entreprises américaines
Début juin 2019, le président américain Donald Trump a mis fin aux privilèges commerciaux dont jouissait l’Inde. Celles-ci étaient problématiques pour Trump, car l’Inde exporte beaucoup plus vers les États-Unis qu’elle n’en importe du pays.
En Inde, la décision a été reçue avec regret, mais les négociations avec les États-Unis ne seront pas arrêtées. Les États-Unis constituent bien sûr un marché important pour l’Inde, le plus important après la Chine. Et beaucoup d’entreprises américaines se sont également concentrées sur l’Inde ces dernières années. Amazon, Walmart, Google et Facebook y ont ​​massivement investi et externalisé des services.
L’Inde compte également 600 millions d’internautes. Seule la Chine en compte encore davantage. Ils sont également des clients importants pour Netflix, Uber et Disney, entre autres.

6. Seuls trois pays produisent plus de voitures que l’Inde
L’Inde est devenue l’un des plus grands constructeurs automobiles du monde. D’ici 2017, le pays aura produit 3,95 millions de voitures particulières. Seuls l’Allemagne, le Japon et la Chine en produiront encore plus. Le pays possède également plusieurs marques propres, telles que Tata Motors, qui a longtemps eu dans ses rangs la voiture la moins chère du monde.
Les marques étrangères qui font fabriquer certains de leurs modèles en Inde sont Audi, BMW, Mercedes, Renault, Nissan, Hyundai, Volkswagen, Toyota, et beaucoup d’autres. Ici aussi, les États-Unis sont le marché le plus important de l’Inde.

7. L’Inde est l’un des plus grands importateurs d’armes
Il y a quelques années, l’Inde était même le plus gros client en termes d’armes, mais en 2018, les importations ont chuté de 47 %. Cette baisse s’explique par un ralentissement de la production. Toutefois, l’Inde reste l’un des plus gros importateurs d’armes au monde après l’Arabie saoudite, l’Australie et la Chine.
La majorité de ces armes proviennent de Russie. Israël, les États-Unis et la France sont également des fournisseurs.

8. Seul un pays compte plus d’anglophones que l’Inde
Une statistique remarquable : seuls les États-Unis ont plus d’habitants anglophones que l’Inde. Seule une petite partie de la population indienne parle anglais, mais une population de 125 millions d’anglophones est bien sûr très importante à l’échelle mondiale.
Le Royaume-Uni, par exemple, ne compte pas autant d’habitants que l’Inde anglophone. Il y a 60 millions de Britanniques qui parlent anglais. Le Nigeria, la Chine et les Philippines se trouvent également derrière l’Inde en raison du nombre de locuteurs anglophones.

9. L’Inde produit environ la moitié des mangues de la planète
L’un des produits les plus importants de l’Inde est la mangue. Chaque année, le pays produit environ 18,7 millions de tonnes de ce fruit, ce qui représente environ 50 % de la production mondiale. Le pays utilise 934 000 hectares pour la culture des mangues. Le poids de toute une production annuelle est égal à celui d’environ 125 000 rorquals bleus.
D’autres pays sont loin derrière l’Inde. La Chine produit quelque 4,7 millions de tonnes de mangues et la Thaïlande occupe la troisième place avec 3,4 millions de tonnes. Le Mexique, l’Indonésie, le Pakistan, le Brésil, l’Égypte et le Bangladesh produisent également plus d’un million de tonnes de mangues par an.

10. Le pays est également le plus grand producteur de lait du monde
Aucun pays au monde ne produit autant de lait… si l’on examine la production de lait indépendamment des mammifères poroducteurs. En revanche, si l’on considère uniquement le lait de vache, les États-Unis ravissent sa première place à l’Inde.
Environ 80 % du lait provient d’agriculteurs qui ne sont pas actifs à grande échelle. Une grande quantité de lait est donc destinée à un usage personnel. En effet, l’Inde est également le plus gros consommateur de lait au monde, bien qu’elle exporte également principalement vers les pays voisins.

11. La ville la plus humide du monde se trouve en Inde
Dans la ville indienne de Cherrapunji, il tombe environ 12,2 mètres de pluie par an. À titre de comparaison, en Belgique, la moyenne annuelle selon l’IRM est de 0,92 mètre de précipitations. Cependant, l’emplacement de Cherrapunji est idéal pour les précipitations. La ville n’est pas loin de l’océan et il y a aussi des rivières et des lacs à proximité. La chaleur provoque l’évaporation de l’eau et la formation de nuages de précipitations. Comme Cherrapunji se trouve à 1 290 mètres au-dessus du niveau de la mer, les nuages doivent s’élever et la pluie tombe.
En une saison record, il y a même eu 22,9 mètres de précipitations. Ce qui rend cela encore plus remarquable, c’est le fait que l’endroit le plus humide du monde n’a parfois pas de pluie pendant des mois en hiver. Mais la mousson compense ce manque de pluie le restant de l’année. Petite remarque : selon des chiffres récents, la commmune de Mawsynram, située à proximité, est maintenant officiellement la championne de la pluie.

12. Nulle part ailleurs dans le monde on ne vend plus de billets de cinéma qu’en Inde
En Inde, les films sont encore très populaires dans les salles de cinéma. En 2018, par exemple, il s’y est vendu un peu moins de deux milliards de billets de cinéma. C’est environ 250 millions de plus qu’en Chine et 750 millions de plus qu’aux États-Unis. Pourtant, il y a une forte baisse, parce qu’il y a quelques années, on vendait encore plus de trois milliards de billets de cinéma en Inde chaque année.

13. L’habitant moyen de l’Inde a dix ans de moins que celui de la Chine
La moyenne d’âge de la population indienne est beaucoup plus basse qu’en Chine : 27,9 ans contre 37,4 ans. Cela fait même vingt ans de moins que l’âge du résident japonais moyen, qui est de 47,3 ans. À titre de comparaison : l’âge moyen en Belgique est d’environ 41,4 ans, et aux États-Unis, il est de 38,1 ans.

14. En Inde, des millions de filles ne sont jamais nées en raison de leur avortement
Récemment, il est apparu qu’au cours des dernières décennies, au moins 23 millions de filles n’étaient pas nées au plan mondial en raison d’un avortement sélectif. Selon l’état naturel des choses, environ 105 garçons naissent pour 100 filles. Une analyse montre que dans 12 pays cet équilibre normal est sérieusement perturbé par une surabondance de garçons.
L’avortement sélectif fondé sur le sexe est utilisé depuis des décennies dans certaines parties du monde. Ce sont des endroits où l’on valorise plus la progéniture masculine que féminine. L’Inde est en tête de liste avec la Chine. Selon les experts, il est crucial d’arrêter la pratique dans ces pays si l’on veut rétablir l’équilibre naturel dans le monde.

15. L’Inde vit une véritable révolution des toilettes
Au cours des dernières décennies, des dizaines de millions de toilettes ont été construites en Inde. C’était vraiment nécessaire, car il y a quelques années, des chiffres des Nations Unies montraient qu’on recensait davantage d’Indiens possédant un téléphone portable que d’habitants ayant accès à des toilettes décentes. À l’époque, environ 563 millions d’habitants avaient un téléphone portable, alors qu’à peine 366 millions pouvaient se soulager dans des toilettes dignes de ce nom.
Une campagne a été lancée en 2014 pour réduire le nombre de personnes qui devaient faire leurs besoins en plein air. Depuis lors, plus de 80 millions de toilettes ont été ajoutées. Parallèlement, selon le ministère de l’Eau potable et de l’Assainissement, environ 89 % de la population aurait accès à de telles toilettes, soit plus du double en cinq ans.

16. 54 satellites indiens circulent dans l’espace
Au début de l’année 2019, un peu moins de deux mille satellites gravitaient autour de notre planète. L’Inde est devenue un acteur important dans ce domaine, car selon le Forum économique mondial, le pays compte déjà 54 satellites dans l’espace. C’est autant que le Royaume-Uni. Bien entendu, l’Inde est loin de rivaliser avec les États-Unis (830 satellites), la Chine (280 satellites) ou la Russie (147 satellites).

17. Plus de 40 % des députés font l’objet de poursuites
L’Inde possède la plus grande démocratie au monde, mais le pays se distingue politiquement pour une autre raison. Par exemple, il apparaît que 43 % des parlementaires élus en 2019 ont obtenu leur siège malgré le fait qu’ils fassent l’objet de poursuites pour des infractions pénales. Et il ne s’agit pas toujours de faits mineurs ou de corruption, car un quart de ces cas concernent des viols, des meurtres ou des tentatives de meurtre.
La raison pour laquelle ils ont été élus tient néanmoins au surpeuplement du système juridique en Inde. Par exemple, les tribunaux doivent traiter environ 30 millions de cas, ce qui signifie qu’il faut parfois des décennies avant qu’une personne ne comparaisse devant un tribunal. Cependant, la loi stipule qu’un candidat ne peut renoncer à ses fonctions qu’en cas de condamnation. Donc, pour beaucoup de députés, cela ne s’est pas encore produit. Le problème signifie également que beaucoup d’Indiens moins fortunés sont en prison longtemps avant d’être réellement reconnus coupables ou acquittés.

18. C’est en Inde que l’on a joué pour la première fois aux échecs
Aujourd’hui, le cricket est le sport national de l’Inde, mais le pays a aussi été autrefoisle berceau des échecs. un jeu qui constituait la base des échecs modernes était déjà joué dans l’est de l’Inde actuelle. Après la conquête de la Perse, le monde musulman a appris à connaître le jeu, et il y a environ mille ans, il a gagné le sud de l’Europe.
Dans les siècles qui ont suivi, des ajustements et des développements ont été apportés en Europe dans la forme et les règles du jeu d’échecs pour aboutir à celui que nous connaissons aujourd’hui. En Inde, cependant, c’est toujours une activité populaire.

19. Le shampooing a également été inventé dans ce pays
Vous êtes-vous déjà demandé d’où vient exactement le mot shampooing ? Cela ne sonne pas vraiment germanique ou roman, car l’origine du mot est indienne. Bien sûr, les Indiens n’ont pas inventé notre shampooing actuel, mais ils utilisaient déjà un mélange d’herbes et d’extraits bénéfiques pour la peau et les cheveux.
Les colons européens ont appris à se laver les cheveux au quotidien et ont ramené cette expérience chez eux. C’est ainsi que le mot shampooing a été introduit dans le vocabulaire de l’anglais et celui d’autres langues.

20. Près d’un quart de la population mondiale est croyant d’une religion indienne
La religion est très importante en Inde et il n’est pas surprenant que compte tenu de l’énorme taille du pays, près du quart des croyants du monde aient adopté une religion indienne. L’hindouisme est la plus grande religion du pays et représente plus de 84 % des croyants. Les autres religions d’origine indienne sont le sikhisme, le bouddhisme et le jaïnisme.
Remarquablement, il n’y a plus beaucoup de bouddhistes en Inde, alors que cette religion compte encore près de 500 millions de croyants dans le monde. En outre, il y a maintenant plus d’adeptes de l’islam et du christianisme dans le pays. Pourtant, globamement, les religions indiennes rassemblent 1,6 milliard de croyants.

21. Le pays a donc la plus grande réunion de pèlerins du monde
Avec autant de croyants, il n’est pas surprenant que l’Inde ait le plus grand pèlerinage au monde. Le festival Kumbh Mela est le festival le plus important de l’hindouisme. Les hindous se rassembelnt pour laver leurs péchés dans l’une des rivières sacrées. À l’exception de quelques variantes plus petites, ce pèlerinage n’a lieu que tous les 12 ans dans l’une des quatre villes officielles. Il existe une version exceptionnellement grande tous les 144 ans.
Pour les croyants qui ont de la chance, ce dernier Kumbh Mela ne se présentera donc qu’une seule fois dans leur vie. La dernière édition remonte à 2013, donc la prochaine n’aura lieu qu’en 2157. Cependant, le record du plus grand rassemblement a été battu en janvier 2019, lorsque quelque 250 millions de pèlerins se sont rendus à Prayagrai.

22. L’Inde possède le plus grand nombre de bureaux de poste du monde
Même à l’époque des courriels, les bureaux de poste en Inde demeurent encore très nombreux. Selon les chiffres officiels de 2015, l’Inde comptait alors 161 193 bureaux de poste. C’est trois fois plus que le pays suivant dans le classement, et c’est bien sûr la Chine (53 646 bureaux de poste). L’Indonésie et la Russie comptent également plus de 40 000 bureaux de poste. Les États-Unis ferment le top 5 avec plus de 30 000 bureaux.

23. De nombreux ménages dépendent du kérosène
Le kérosène est un carburant essentiel pour de nombreux habitants de l’Inde. Une étude réalisée en 2011 a révélé que 43 % des ménages du pays utilisaient du kérosène pour l’éclairage. Il s’agit principalement d’habitants des zones rurales. En outre, 0,7 % des ménages utilisent encore du kérosène pour cuisiner. Les taxes sur le kérosène peuvent donc causer des problèmes majeurs en Inde.
C’est pourquoi le gouvernement indien subventionne le kérosène afin que le carburant puisse être vendu publiquement. Pourtant, ces subventions sont souvent débattues dans la politique énergétique du pays. L’Inde est responsable de 15 % de la consommation mondiale de kérosène.

24. L’Inde est le pays le plus végétarien au monde
Sous l’influence de certaines religions, de nombreux habitants de l’Inde sont végétariens. Au moins 38 % du pays ne mange pas de viande. Étant donné que le pays consomme beaucoup de lait, les produits laitiers sont autorisés. Seuls les œufs sont interdits. C’est surtout dans certains États côtiers, tels que le Bengale occidental et le Kerala, que l’on consomme beaucoup de viande.
Les autres pays qui comptent de nombreux végétariens sont Israël, Taiwan et l’Italie. Mais la part est limitée à environ 10 % de la population.

25. De nombreuses stars du monde ont des racines en Inde
Bien que l’Inde ait de nombreux habitants, la renommée des célébrités locales se limite souvent aux frontières nationales. Cependant, il existe également des stars au plan mondial ayant des racines en Inde. La plus connue est l’ancien chanteur de Queen, Freddy Mercury. Il a passé sa petite enfance en Inde, après quoi lui et sa famille ont déménagé à Londres.
L’acteur Ben Kingsley a grandi en Angleterre, mais son père était médecin et avait des racines en Inde. Geethali Norah Jones Shankar est née à New York, mais son nom de famille révèle que la chanteuse de jazz a aussi des liens familiaux avec l’Inde. Norah Jones est la fille du du célèbre joueur de sitar indien Ravi Shankar, qui a déménagé aux États-Unis.
Et bien sûr, Salman Rushdie est l’un des Indiens les plus célèbres. L’auteur a étudié en Angleterre, mais a grandi à Bombay. Il a également été marié pendant quelques années au mannequin indien Padma Lakshmi.

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Écrit par : L'enfoiré | 26/06/2019

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