25/04/2013

Le centenaire de "Science & Vie"

Le numéro 1147 d'avril 2013 fête le centième anniversaire de Science & Vie...

0.jpgLe mois dernier, comme prof de Sciences d'occasion, je parlais de Science avec de futurs "Créateurs d'étincelles" potentiels.

Le mensuel "Science & Vie", après un siècle d'existence, pourrait constituer six mètres à trouver dans une bibilothèque, jusqu'à à ce dernier numéro 1147, pour raconter son histoire.

Vulgariser la Science dans un langage simple sans aller trop loin dans le détail, implique de devoir oublier les formules pour ne garder que l'information dans un langage simple, abordable par le plus grand nombre de lecteurs. Étudier les formules, les théorèmes et leur démonstration n'est pas son but.

Dernièrement, l'article d'Agoravox "Regard politique sur les sciences" m'avait fait sortir un joker qu'il fallait pour initier le débat.

C'est vrai, la Science est devenue plus qu'une affaire de savoir. Elle est politique et des scientistes se retrouvent dans leurs rangs avec des buts différents. 

Une remarque de l'auteur, Clausm'avait interpellé par quelques parties choisies qui disaient:

"simple lecteur de Science et vie, j’ai une licence scientifique qui ne m’a pas permis d’embrasser le sujet si complexes de Gödel, à peine de le caresser....  rien dans le monde des hommes et de leur science ne doit absolument être pris au pied de la lettre. Ce qui ne signifie pas que je ne crois pas en certaines évidences scientifiques, vérifiables, notamment empiriquement et que je souhaite l’abandon des sciences au profit d’une quelconque métaphysique ou d’un nouvel ésotérisme. Je trouve frappant le contraste entre l'intéret pour le sujet, de la manière d'en parler et d’instrumentaliser les sciences dans nos sociétés modernes. Je maintiens que rien n’est évident, pas même le concept de gravité qui ne pourrait être qu’une force «émergente», non-fondamentale, concept qui nous emmène vers le domaine très difficile aussi pour l’entendement commun de la physique de l’information, du « it from bit » comme l’a montré Erik Verlinde qui rapportait de même: «Ce que nous appelons constituants fondamentaux est, en réalité, introduit de façon ad hoc, et, par conséquent, parfaitement réfutable. J’ajoute qu’il est peu probable que nous accédions jamais aux constituants fondamentaux.». L’importance insoupçonnée jusqu’alors de l’énergie noire et de la matière noire sont aussi autant d’exemples qui montrent, à défaut de prouver, que l’Homme n’a jamais semblé aussi loin de bien comprendre son environnement. Et j’ajouterai: tant mieux! La véritable connaissance amène naturellement à l'humilité.". 

Commentaire judicieux et exact à plus d'un titre qui sortait du cadre d'un scientisme de mauvais aloi. On ne peut nager entre deux eaux. On est à bord ou on reste à quai. Comme disait Zaz qui a touché le fond depuis sa chanson "Je veux", "Soit tu meurs, soit tu vis, mais tu ne restes pas entre les deux". 

Le risque de paraître tapageur existe toujours quand il s'agit de parler d'un sujet complexe avec un peu d'enthousiasme. Quand il s'agit de vulgariser, c'est peut être pire. 

Les Sciences dites "exactes" et "humaines" ne résolvent pas tout. Ont-elles, d'ailleurs, ce but de manière intrinsèque? Elles s'intéressent à des généralités, des moyennes en éliminant les particularités trop exclusives de l'individu.

Plus grande est la complexité des processus, plus de temps, il faudra pour assurer les avancées notoires avec la complicité des technologies. Celles-ci permettent d'aller plus loin, plus vite, avec plus de précision dans les calculs.

En Belgique, le Télévie vient de se refermer sur un record de dons récoltés de 8,7 millions d'euros. L'espérance dans la médecine, et par là en la Science, est totale. L'impatience est immense.

C'est donc le centenaire du journal et cela impose de se retourner dans son histoire.  1.jpg

Plonger dans le passé, s'est se rendre compte que tout a changé ou presque. Que la vie s'est considérablement allongée, avec plus de confort. C'est, aussi, constater qu'il faut partager cette Terre par beaucoup plus de Terriens contemporains avec tous les avantages et inconvénients que cela comporte.

Si le monde est devenu un grand village plus agile, il est, aussi, devenu plus fragile. Si les Sciences et les Technologies viennent ensembles pour résoudre les problèmes, elles en créent, involontérement, de nouveaux.

La Science se doit d'épargner, d'affiner ses recherches vu que le monde s'est défini et est fini.

La Science arrive-t-elle à destination dans une impasse comme le dirait ce billet?

S'il y a un cul-de-sac, une impasse, il faut, de toutes manières, les tester pour s'en rendre compte et laisser, comme l'a fait l'évolution, des chaînons manquants du savoir.

L'impasse ou le progrès est une affaire d'Homme et pas de Science. Mais l'auteur du billet s'explique. Je me demande le pourquoi de son statu quo. Mais, bon... toujours le problème d'être "the right man at the right place and at the right moment".

La Science comme toutes les autres ambitions, coûtent cher.

Testeur de tout et de choses très (trop) vite obsolètes pendant ma vie active, j'ai constaté qu'il ne suffit pas de remarquer les résultats, mais aussi s'assurer que ces derniers restent en adéquation avec les besoins et les réalités pour amortir les investissements.  

1.jpgCela étant dit, anniversaire oblige, parlons du S&V.

Plusieurs de mes articles ont été puisés dans ceux de ce magazine "Science & Vie". Je n'achètre pas tous les mois, ce mensuel. Mais je le consulte tous les mois. 

Anecdotique quand je me suis moqué d'un numéro d'été qui manifestement roucoulait de manière fantasque avec des titres qui ronflait bon l'exploit avec "80 incroyables vérités" mais qui laissait le lecteur sur sa faim au niveau pratique.

Façonner un esprit scientifique, c'est, d'abord, accepter de se tromper et de ne pas imposer ses vérités de force.

C'est garder une volonté de séparer le mensonge de la vérité en suivant les sources de l'information avec une dose de scepticisme.

Le Livre d'or dont on trouve quelques billets marquants dans ce numéro anniversaire, est assez explicite de ce que les lecteurs recherchaient que l'on peut résumer par le "S&V fait rêver".

Le magazine a dû initier et créer quelques vocations au travers de différentes générations en dépis de couvertures accrocheuses qui visent au sensationnalisme. 

Certains sujets dépassent le commun des mortels. Peu importe, si quelques articles ne sont lus que du bout des yeux en survol rapide et sans tout comprendre, ils créent le questionnement et peuvent servir de références. 

Rester curieux est, peut-être, le fin mot et la meilleure initiative qui peut arriver aux lecteurs. La pire aurait été d'avoir perdu le fil de l'histoire et ne plus se sentir que comme un maillon faible, soufflé par une chaîne de connaissances qu'il l'aurait placé au ban de la société moderne.

Avoir un esprit scientifique, tout comme un esprit numérique, n'est déjà pas à la portée de tout le monde. La Science a une philosophie bien, à elle et certains scientifiques disent qu'ils le sont et ne sont, en fait, que des scientistes.

Vouloir comprendre la Science et sortir de la simple vulgarisation, impose d'apprendre le langage spécifique, le jargon utilisé. Même si les scientifiques s'imposent d'informer, il n'est pas sûr qu'ils se feront comprendre par ceux qui n'auraient pas fait l'effort de compréhension. Oui, il y a un poids de la connaissance. Un poids au niveau de l'apprentissage et un poids à celui de l'éthique de son utilisation. 

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Conservateur, je possède toujours un autre numéro anniversaire, le numéro 1000 qui datait de janvier 2001. Son sous-titre "L'accélérateur du savoir". A cette époque, tout semblait possible avec le changement de siècle. Des projets fous pour ce XXIème siècle se dessinaient. Nous n'étions pas encore arrivé au 11 septembre, aucune crise majeure. La crise qui rappelait celle du crash de 1929, en a décidé autrement.

Ce numéro 1000 donne une occasion de comparer, dans la pratique, 21 projets et leurs réalisations. Les titres avec les rappels des buts à atteindre, suivis de la situation actuelle seraient ainsi:

1. La traque du Boson de Higgs : Celui-ci était chargé de proposer une vision radicalement neuve de la matière et de l'Univers. En 1993, un concours était lancé. Le but était de l'expliquer à un ministre britannique sur une simple feuille. David Milles, le gagnant, disait : "Dans une salle pleine, une sommité crée une perturbation identique en accroissant la résistance par son déplacement de masse, tandis qu'une rumeur immatérielle, le Boson, au travers d'un essaim de physiciens dans un état d'excitation, serait appelée un champ de Higgs".

>> Ce fameux Boson, "particule de Dieu" a été trouvée le 4 juillet 2012. Depuis, on attend les suites.   

2. L'océan fait sa météo: Pour faire des prévisions du temps, les isopycnes (mêmes densités) seraient préférés qux isobares. Les masses d'eau plutôt que les masses d'air. Des prévisions sur 15 jours avec 1/3 de degré d'erreur s'en suivraient grâce aux satellites qui donneraient la thermographie en surface des océans en 3D. Pour 2003, des prévisions à un mois pourraient être espérées grâce aux météorologues-océanographes.

>> Aujourd'hui, on parle de prévisions à une semaine avec des risques d'erreurs bien plus importants. Et si on cherchait dans les autres planètes? La raison, c'est que le climat est plus "intime". Il est dépendant de la région comme une foule de micro-climats. Anticiper devrait se faire région par région pour en déterminer les impacts sur chacune.  

3. La langue universelle des nombres: Pour sa contribution prophétique aux mathématiques par les fonctions analytiques et avoir fédéré le savoir par les nombres, Robert Langlands a reçu une médaille.

>> Les maths sont toujours la bête noire des étudiants dans un bottle neck.

4. Créateur d'étoiles par le laser: Le Laser Megajoule pour recréer le soleil en éprouvette serait opérationnel en 2008 pour réaliser des expériences sur la fusion contrôlée comme équivalent du projet américain NIF (National Ignition Facility).

>> Le malheur, il y a eu la crise. On accuse depuis un déficit en investissements et les projets ont accusés des retards. De plus des militants anti-nucléaire s'opposent au projet.

5. Fouiller sans creuser: Repérer les fossile et les artéfacs par une assistance technique.

>> La pyramide de Chéos a été un bon moyen d'expérimenter les techniques pour prouver l'efficacité. Le malheur en Egypte, il y a eu une révolution.

1.jpg6. Arche de Noé en ressuscitant les mammouth: Conserver les espèces en voie de disparition et tester la résurection de celles qui on disparu par clonage.

>> Nous étions en pleine période du Jurassic Park. Le clonage de la brebis Dolly a suivi. Sinon, on a parle des fumisteries de sectes comme celle de Raël.

7. Modéliser avec des cellules virtuelles: Le but: mettre au point des médicaments du futur.

>> Les nanotechnologies ont repris le flambeau de cette recherche médicale et l'étude du cerveau est devenu l'espoir numéro un pour le 21ème siècle.

8. La course aux protéines pour la pharmacie: Après le décryptage du génome humain, il était normal de s'intéresser aux gènes pour relancer les protéines pour la pharmacie.

>> De nouvelles pilules pharmaceutiques ont été développées mais elles dépendent des accords des pays et cela demande plusieurs années avant d'arriver dans le public. Quant au décryptage, il ne coûte quasiment plus rien mais cela peut devenir une menace de pouvoir prédire notre avenir par une forme d'eugénisme.

9. Des neurones très cultivés: Greffer des neurones sur les animaux et utiliser les cellules souches pour les regénérer. 300 malades avaient à l'époque été testés avec des neurones embryonnaires.

>> La relance du projet a démarré récemment avec Obama qui veut en savoir plus sur le cerveau avec une vue en parallèle sur l'étude des robots. 

10. Longévité à la reine: La gérontologie à l'honneur. Une meilleur qualité de vie. Une aspiration à l'immortalité. Pourquoi vieillir? La reine des fourmis protégée par son armée fait chuter la mortalité extrinsèque imputable aux prédateurs et aux parasite.

>> La différence avec les hommes, chez les souris, on n'a pas de terroristes, pas de démocratie et les sujets sont bien drillés. Si la vie de l'homme s'est allongée, la qualité de vie reste bien loin d'être au top. Le cancer reste toujours traité par des chimiothérapies lourdes. Le SIDA, mes maladies de la dégénérescence restent un poids lourds dans les caisses des mutualités.

11. Anabiopsis mutante: En 2010, les Arabidopsis, une fois modélisés par la modification de leurs gènes, les scientifiques pourraient lancer leur mutation dans une 2ème révolution verte.

>> Des OGM de 2ème génération, qu'en penseraient les anti-OGM d'aujourd'hui? 

12. Chasseurs de terres: Découvrir les planètes extérieures du système solaire. L'étoile Bêta Pictoris, une première mais géante, gazeuse et stérile. 60.000 étoile et le projet Corot se proposait d'aller voir cela de plus près en 2004. Eddington en 2010. Kepler en discussion et Gaia prévu en 2012. 

>> Toujours pas d'extra-terrestres à l'horizon. On recherche de l'eau, de l'ozone, du méthane et du carbone.

13. Pile à combustible avec rendement: Propreté et rendement. L'hydrogène, l'énergie du futur. Disponible sous forme d'hydrate de méthane.

>> Oui, mais, c'est toujours les énergies traditionnelles comme le pétrole et le nucléaire qui commencent à partager leur production avec les énergies dites vertes.

14. Archiver le Web: Le VHS, le CD à la casse. Vive le DVD. Mais on a peur de la pérénité des infos et de la vie des supports, de plus en plus courte. 

>> Le "cloud computing" (les infos dans les nuages) est là. Avec lui, les concentrateurs serveurs. Le Web est devenu la bibliothèque internationale et a résolu, en apparence, la lutte des supports. On ne sait plus où les informations sont localisées, mais on sait qu'elles sont là. On craint seulement l'orage dans les nuages ou les effets du "coup de sang" du soleil. Pour les documents, il faut séparer le bon grain de l'ivraie, mais puisqu'il y a de la place de stokage et que les moteurs de recherche résolvent, en principe, le problème...

15. 1000 passagers dans une aile volante: Transporter plus de monde en moins de temps.

>> Du rêve, on est passé à la réalité économique. C'est en nombre de places qu'il faut compter dans l'A380 et pas d'aile volante avant longtemps. Actuellement, pas de successeur au Concorde.

16. Le grand marché de la pollution: Réduire à tout prix le réchauffement de l'effet de serre et faire son marché de "bons pour polluer". En 2010, c'est convertir les matières premières en produits de consommation.

>> Des conférences passées d'échec en échec. C'est la crise et la baisse de la demande et des activités qui font baisser les prix des matières premières. En Belgique, on a poussé l'énergie verte. Ce fut un succès. Pour payer les certificats verts, les gouvernements se questionnent du comment rembourser les 2,5 milliards d'euros aux concitoyens. Quant aux éoliennes, c'est oui mais pas dans mon champ de vision.

17. Les pionniers du nanomonde: Construire des molécules atome par atome. La puissance des processeurs doublent tous les 18 mois pour répondre aux besoins tchnologiques.

>> Les processeurs ne doublent plus. Ils se "concertent" pour donner plus de vitesse. Les technologies nanométriques vont tout azimut et deviennent magiques au vu des débouchés en mettant de côté quelques risques.

18. Le net interplanétaire: InterPlanet pour envoyer des eMails jusque sur Mars.

>> Les promenades dans l'espace sont en panne de moyens et de carburant. Même la navette est au musée. La conquête de Mars a commencé.

19. Le SOS des campagnes: L'exode rural bat son plein. On constuit en massif dans les villes pour arrêter l'hémoragie.

>> Les villes sont à nouveau plébiscitées pour éviter les problèmes de transport dans les bouchons. De plus en plus de mégapoles avec des cités dortoires intégrées. Les villes se rejoignent avec les campagnes compressées entre elles. Les paysans se rebelle pour être payé au rabais.

20. Big brother prend le volant: Objectif trafic toujours fluide et zéro mort sur les routes. Des voitures pilotées par satellites.

>> Le GPS est devenu le pilote de secours du conducteur, mais il n'est toujours pas relié au moteur. Le radar reste majoritairement dans les laboratoires. La voiture électrique est la nouvelle passion. 

21. Super calculateur en lignes: Micros trop lents. 128 processeurs et un petit Cray T3E-1200E bardé de 816 processeurs;

>> Tout à fait. Quelques versions supplémentaires. Pas d'autres commentaires.

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On a souvent mis en opposition la Science et la croyance en Dieu. Le S&V du mois d'août 2005 répondait à la question "Pourquoi Dieu ne disparaîtra jamais". Celui de décembre de la même année, la question "L'évolution a-t-elle un sens?".

Les problèmes subsistent mais la Science est sensée les faire progresser.

Quant à la technologie, un article de Sarah Godard "Quand l'informatique d'aujourd'hui améliore la médecine de demain" venait bien à propos. Elle parlait de l'informatisation des soins de santé malgré les difficultés de financements.

1.jpgEn 2003, la spin-off Polymedis, avec un capital de 500.000 euros, informatisait les urgences dans l'IT hospitalier, digitalisait les prescriptions médicales, le dossier médical des patients. Objectiver les différences entre les patients, c'est, aussi, leur donner un profil génétique qu'il faudra protéger et sécuriser contre d'éventuels pirates informatique. Les "serious games" de la société "Fishing Cactus" permettent aussi de s'occuper des pathologies dégénératives. Tout est une question de sponsors et de mécènes dans le eHealth qui attendent des projets solides. Les logiciels en milieu hospitalier pour la prévention sont un véritable boulevard de croissance qui devrait créer un regain d'intérêt.  

Qui sommes-nous?,  veut préciser S&V dans sa page d'intro.

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L'histoire du S&V commence, avec Paul Dupuy, co-rédacteur du "Petit Parisien", lancé dans la presse par son père, qui faisait des records de publication avec une autre destinée. 

Le destin de Paul Dupuy était pris à son propre piège, quand il a signé son premier article "Les petits agents de la mort" dans lequel il parlait de la fièvre typhoïde, de la dysenterie, de la tuberculose, transportés par les insectes.

En 1927, comble de l'ironie, il mourrait suite à la fièvre typhoïde dans une époque qui ne connaissait pas encore les antibiotiques.

Le S&V de juin 2006, remettait les problèmes des moustiques sur le tapis.

Après la guerre 40-45, le titre du magazine passait de "La Science et la Vie" à "Science et Vie". Plus trard, modernisé par le remplacement du "et" par un "&".

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Où en sommes nous avec les Sciences, aujourd'hui?

Probablement encore dans de vagues brumes du changement de siècle, mais loin de la sortie du tunnel dont on aperçoit parfois quelques lueurs...

Une raison d'avancer sans se retourner trop souvent? Et, garder la notion de vulgariser comme mot de passe en commun.

Pour ses 100 ans, ce numéro 1147 de S&V se relance dans la futurologie.

Certains projets du début du 21ème siècle sont toujours présents, à relayer dans le futur. D'autres se sont ajoutés ou remplacent des précédents.

Chronologiquement, le S&V cite que l'on pourrait s'attendre dans l'ordre à la récupération de la chaleur humaine et de l'eau douce sous-marine, aux reproductions des objets par l'imprimante 3D, à l'extraction des minerais des abysses, au laser qui crée de la matière à partir du vide, aux fermes agricoles au centre des villes, aux usines de bactéries, aux plantes sans engrais, au réacteur de fusion, aux centrales solaires dans le désert, aux téléscopes pour détecter la vie extraterrestre, à l'ascensseur spatial, à l'exploitation des astéroïdes, et... pour 2100, innover et maitriser l'innovation.

Ce dernier point m'a parru très mal placé entre des débats éthiques comme pour la manipulation du climat, l'utilisation de robots humanoïdes, la privatisation de l'espace et bien d'autres.1.jpg

Le défi de la connaissance est de prendre la mesure du savoir avec minutie et imagination. 

Si la devise de S&V est "Tout se découvre, s'invente, se construit et se projette" cela  ne manque pas de sel, ni de souffle dans les réalités de la vie et le trouble causé par la mort.

Le magazine concurrent de S&V, "Science et Avenir" est né en 1947. Un autre "Pour la Science", en 1977.

Le savoir donne toujours le pouvoir. L'inverse est moins vrai.

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Jean Gabin avec sa chanson philosophique "Maintenant, je sais" montrait que l'homme ne sera jamais rassasié de savoir.imp

Pour l'anecdote, dans notre belgitude, il y a une confusion entre les mots "savoir" et "pouvoir".

Instinctivement, devant un écrit illisible, trop petit, un Belge vous dira "je ne sais pas lire" au lieu de dire "je ne peux pas lire". Ce belgicisme est-il un signe que l'on voudrait obtenir plus de savoir que de pouvoir?1.jpg

La soif de Sciences devra toujours s'adapter à la conjoncture et aux problèmes annexes. Jusqu'où sommes prêt à aller pour nous connaître ainsi que notre environnement?

Les problèmes qui rongent notre société, peuvent seulement trouver une solution avec l'humour d'un café très ou trop serré même s'ils sont toujours dépendants de ce qu'on en fait de ce café.

Back to the new future...

The best is yet to come... 

May be...


L'enfoiré,

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Citations d'Albert Einstein:

  • "Un problème sans solution est un problème mal posé".
  • "Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité". 
  • "La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information."
Mise à jour 26 avril 2013: Je me dois d'apporter la suite de l'histoire triptyque concernant l'article de "la science dans l'impasse"

28/03/2013

Créateurs d'étincelles

Je me suis demandé comment j'aurais pu inciter des adolescents en phase terminale du secondaire et les passionner à l'étude des Sciences quand on sait qu'elles sont un peu négligées... Défi pour un prof de Sciences... 

histoireBonjour,

Je ne vais pas vous sucrer la pilule. Des nouvelles négatives circulent dans beaucoup de domaines. 

Aujourd'hui, je vais tenter de renverser ce négativisme ambiant et essayer de vous passionner en vous parlant de ce que les Sciences peuvent vous apporter.

Je vais commencer par vous parler d'histoire. Pas d'histoire  avec un grand "H" comme vous l'enseigne votre prof d'histoire. De la petite histoire de ceux qui ont marqué leur temps en laissant des traces indélébiles. Des anonymes célèbres, des créateurs d'étincelles, qui travaillent dans l'ombre, loin de "The Voice", mais qui entrerons dans les habitudes des gens par leurs découvertes et leurs inventions. 

Et, j'en suis convaincu, vous pourriez, demain, être de ceux-là.  

histoire

Je ne vais pas vous rappeler la dernière aventure qui est arrivée à Summly, à ce rachat par Yahoo, de ce Nick d'Aloisio quoique ce serait une bonne entrée en matière pour vous dire que la réussite est toujours possible. Oui, vous avez raison, le foot vous passionne et devenir un joueur sur le terrain, peut vous faire gagner plus de sous et vous motiver. Comment contrer cela?

Pourquoi pas commencer par l'histoire de votre portable? Vous l'utilisez pour communiquer sans plus vous rendre compte de tout ce qui l'a précédé avant d'arriver dans vos poches. Il a supplanté le téléphone fixe et révolutionné votre vie de tous les jours. A une époque encore récente, il ne méritait pas la qualification de "portable" en faisant désordre avec son antenne proéminente. 

Mais vous direz, ce n'est pas de la science mais de la technologie. Et vous aurez raison. Mais, l'une est complémentaire à l'autre.

histoireTout va plus vite aujourd'hui que par le passé grâce à la technologie comme levier accélérateur de la Science sans que cela se ressente dans le bonheur général du monde.

Mais, passons, si vous le voulez bien, cela nous engagerait sur une mauvaise voie ou de mauvais sentiments...

Suivre l'histoire de la Science, c'est faire l'inventaire des inventions et des découvertes à travers les siècles comme l'a présenté l'émission de Arte "La fabuleuse histoire de la science" en six épisodes. Une histoire qui vous impose de revoir toutes vos convictions l'une après l'autre. 

Je reprendrai les conclusions du dernier épisode:

  • à notre insu, le cerveau fait de la Science.
  • la Science est affaire de politique, de croyances et d'argent
  • elle est motivé par le pouvoir et la passion 
  • les questions de demain seront façonnées par ce que nous sommes, par notre monde et nos préoccupations

Tout cela est vrai et bien résumé.

Il vous reste le choix du comment l'aborder. Des questions existentielles restent ouvertes comme "qu'est-ce l'univers?", "d'où venons-nous? et "de quelle matière est fait notre monde?" dans lesquels vous pouvez intervenir pour faire évoluer les connaissances scientifiques.

Je préviens, les connaissances perdent très vite de leur superbe et de leur caractère exceptionnel. Elles se doivent se renouveler en permanence. "Innover" est, plus que jamais, le mot clé.  

histoire

Sur ARTE, une autre série d'émission intitulées "Il était une fois... les découvreurs" réalisées en dessins animés est destinée aux juniors.

La dernière présentait "Guillaume Marconi et les ondes" avec son esprit curieux qu'il avait en bricolant des fils électiques en spirale pour créer des champs électromagnétiques en se passant de fils pour communiquer.

L'histoire des communications est arrivée dans mon Smartphone et elle continue toujours à vivre sa folle aventure... 

Au 19ème siècle, avec les découvertes et les lois de la thermodynamique et de l'électromagnétisme, le monde scientifique croyait qu'il connaissait toutes les lois fondamentales de la nature.

On en était loin comme vous pouvez le constater.

Sur la page de garde du Printemps des Sciences, dont les expositions viennent de s'achever à Bruxelles, il est écrit: "La Science est précieuse, fascinante, étrangeOn pourrait aussi la qualifier d’inodore, incolore, insipide, mais ce serait trop réducteur. Alors, pourquoi pas: complexe, subtile, changeante, et surtout, essentielleAh, elle peut aussi être solide comme le roc, fluide comme le vent ou même invisible comme l’air. Banale et extraordinaire à la fois, omniprésente et rare, elle est source de vie, mais peut aussi semer terreur et effroi… On la traque sous terre pour vivre, et sur les autres Terres, juste pour le plaisir. Cosmique ou tellurique, elle est au cœur de notre existence, de notre survie, de nos loisirs, de nos peurs, de nos espoirs."

Disons que la Science se cherche en permanence, qu'elle bouge, qu'elle n'arrive jamais à satiété avec ses inventions et ses découvertes. Beaucoup de magazines de vulgarisations scientifiques en témoignent.

Si j'arrive à modéliser ces étapes dans votre esprit, à leurs donner un sens, une origine, une histoire et une fin de recevoir ou de non recevoir, je serai arrivé à mon but.

Je dis "non recevoir", parce que tout n'est pas bon à conserver et à prendre en considération. Des échecs et des déchets sont du nombre. Il y a toujours des découvertes ou des inventions qui ne tiennent pas la route dans la distance, trop dangereuses à l'usage ou en inadéquation avec le temps. L'histoire de la bombe atomique n'est qu'un des dérapages.

En résultent des bides magistraux conçus avec de gros budgets et de petites réalisations qui font, elles, un tabac. 

Inventer est toujours plus flatteur que de découvrir fortuitement pour justifier les investissements avec des rendements élevés. 

Le côté fortuit de la découverte reste, bizarrement, dans l’ombre et non avoué par le découvreur-inventeur qui aimerait plutôt laisser une image de longues recherches et d’un travail acharné. 

La fin justifie-t-elle les moyens?histoire

Une réponse de Normand vous suffirait-elle? Je n'en ai pas d'autres.

Vous aimez les romans à suspense. Alors, avec la science, vous en aurez. 

On vous demandera de publier pour vous faire connaître et attirer l'attention sur vous. On vous demandera d'être proactif. Il faudra conserver l'humilité car avoir raison trop tôt, c'est trop émouvoir la galerie. 

Ressentir l’importance du changement nécessaire fera partie de votre stratégie future, d'une intuition mêlée d'expériences. 

Gardez une partie de votre savoir en réserve, pour ne pas vous le faire coiffer sur le poteau. Des inventeurs qui se sont fait voler leurs idées ne sont pas rares car la compétition fait partie du jeu.  

Pour faire bouger les choses, comme acteur scientifique, il y aura le pouvoir, la passion, la rivalité et le hasard, la chance (inventions fruits du hasard). L'histoire s'écrit tout autant dans les laboratoires que sur le terrain.

Aujourd'hui, on mêle tout le melting pot, sous le seul parapluie des "Recherches et Développements". Des R&D, en abrégé. Des budgets sont alloués à la Science par le secteur public et plus souvent par le privé, mais toujours au compte-gouttes. 

histoirePourtant, on confond souvent l'invention avec l'innovation.

Le prix Nobel de médecine en 1937, Albert Szent-Györgyi disait qu'il y a deux types de recherches.

La recherche fondamentale qu'il qualifiait de "dyonisiaque" et la recherche appliquée, définie comme "apollonienne".

Dyonisos, associé au bon vin mais aussi, à la recherche de l'inconnu, avait des visions sans en connaître la destination, soutenues uniquement par l'enthousiasme, l'imagination et la démesure.

Apollon, associé au dieu du soleil, ami avec la raison, aimait les sollicitations objectivées et récompensées.

Et si Apollon avait rendez-vous avec Dyonisos pour aller boire un coup ensemble, est-ce qu'ils continueraient à innover?

L'innovation est la transition de l'invention. Elle a besoin de sponsors pour démarrer et espère des royalties en retour. Elle est devenue chère à rechercher à décupler son potentiel. histoire

On n'invente plus avec seulement un point d'interrogation devant le nez. La science s'est elle-même transformée dans ses processus et se tourne vers le travail en équipe.

Les entreprises ne peuvent même plus se permettre de se limiter aux résultats de leurs propres recherches. Elles acquièrent des connaissances d'autres sociétés. Elles sous-traitent et achettent des licences, des brévets.

L'écueil de l'invention fortuite, mais trop aléatoire, est ainsi évité. Il n'y a que la standardisation qui fait défaut dans ce processus d'externalisation qui empêche d'accroitre encore plus cette tendance. histoire

Les relations "homme-homme" sont devenues difficiles et chères, disais-je. La machine s'est introduite dans cette relation qui n'est plus limitée au "one to one", mais au "many to many". Des relations dont on vous a parlé au cours d'informatique avec les difficultés qu'elles engendrent. S'il y a des dysfonctionnements et des erreurs, pour s'en disculper, ce sera toujours le bug informatique et la machine qui sera responsables. Ce qui est plus de neuf fois sur dix, absolument faux, mais qui évitera de chercher les erreurs humaines qui prendraient bien plus de temps. 

Qui fait quoi? Comment le fait-on? Avec quelles ressources matérielles et humaines? Internes ou externes? Qui prendra en charge le suivi des opérations? 

Voilà, les questions qui importent, désormais, bien plus que la décision de passer à l'acte.   

Alors, vous allez me dire, "mais qu'est-ce que je viens faire dans cette galère?". "Comme les entreprises le font, je n'ai plus qu'à acheter ce qui existe pour consommer". "Plus besoin de me farcir des années d'études".

Encore une fois, à la limite, on pourrait le croire que tout a été inventé comme au 19ème siècle. Et pourtant...

Le marketing impose toujours ses lois. Si le marketing ne donne plus le temps aux entreprises d'espérer des inventions révolutionnaires et des découvertes fortuites, il fait tourner la machine du temps et des fantasmes.

Aujourd'hui, la complexité et le temps pour "inventer", pour "découvrir" est toujours voulu plus court. 

Ok, il y a l'"Open Innovation", l'"Open source" que vous devez avoir entendu parler sur Internet. Henry Chesbrough voulait mixer les connaissances par cette voie. D'après lui, il faudrait tout ouvrir pour tout le monde dans le libre, le perpétuel et le gratuit. Quand on sait que nous sommes dans un monde où tout s'achète et se vend, vous vous dites, il doit y avoir un truc. 

histoireJe ne sais si c'est à cause de ces considérations que la Science aurait moins de succès auprès de vous, jeunes, plus attirés par le rêve que par une époque de crises et de projets d'avenir que l'on vous propose au raz des pâquerettes. Mais, il faut savoir que la pénurie de jobs dans le domaine des Sciences, existe bien plus qu'ailleurs.

La recherche fondamentale est souvent sous-évaluée à cause de ses retombées aléatoires. D'accord. Tout n'est pas qu'argent pour générer le plaisir.

Soi-disant moins rentable, avec des retombées non estimables dès le départ, elle fait partie des activités scientifiques qui entrent en conflit moral avec la recherche appliquée qui se fixe des objectifs précis de rendements. Ces deux approches restent complémentaires.

La société veut toujours du nouveau. C'est ce qu'elle attend de vous. 

Une véritablement lutte à mort s'est engagée en dehors de nos frontières. Les pays en voie de développement vous attendent au tournant dès que vous lâcherez prise.

Votre portable et votre PC venaient du Japon. Il vient, désormais, de Corée du Sud.

Les cerveaux seraient-ils mieux formés en Corée qu'au Japon avec une technologie mieux adaptée?

Pas vraiment. Il y a une autre loi qui intervient. Celle du prix de vente qui dépend, à son tour, du cours de la monnaie. Le won coréen est beaucoup plus faible que le yen. Ce qui explique cela.

Le progrès humain est jonché de ce genre de moments d'incongruités politiques que l’humanité est obligée d'assumer.

Je suis désolé de vous le dire, les moments de grâce seront plus discrets encore dans le futur.

Il ne faut pas sous-estimé le consommateur. Pas fou, celui-là. Il peut analyser et comparer les prix avec le rendement et les plaisirs des gadgets que les technologies lui fournissent.

Alors, il faudra le faire rêver, ce consommateur comme un maître de la simplexité pourrait le faire, puisqu'il ne se rend pas compte que l'ergonomie qui lui rend les choses simples et plus agréables, sont dans le fond très complexes.

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Même si, dans vos déductions, vous avez quelques soupçons sans preuves, il faudra les vendre, les traduire en y mettant des artifices pour qu'ils soient encore "achetables" par des consommateurs blasés. D'autres, avant vous, l'ont fait avec plus ou moins de bonheur.

Vous vous souvenez de ce fameux Boson de Higgs avec les théories des molécules qui l'entouraient. Imaginez comment cela aurait été difficile de le faire connaitre sans les médias, sans le buzz qui l'entourait et sans un nom magique de "particule de dieu". Réunir la science avec la religion par l'intermédiaire des médias, quelle idée de génie !

Aujourd'hui, c'est mon rôle de vous faire rêver à votre futur entre plusieurs voies.

Une première, celle du fondamental qui offre un angle à 360° avec la liberté mais sans certitudes et sans beaucoup de sponsors. Une seconde, au canevas de recherches, fixé d’avance par la recherche appliquée. Chacune contient tellement de sous-couches différentes du savoir que vous avez un choix étonnant. 

Il faut avouer que le métier de chercheur demande des dons d’ubiquité, d'intuition, d’observation, d'esprit de déduction qui sortent souvent des programmes enseignés dans les universités qui se doivent d'être informatives sans obligation d'apporter l'assurance du succès.

Les fondamentalistes ne seront pas plus intégristes avec des buts exploratoires, avant de devenir expiatoires devant un bide éventuel que les applicatifs.

L'ancien patron de GSK était sur antenne, hier. Il rappelait quelques principes en provenance du secteur pharmaceutique.

Je ne suis pas là, non plus, pour vous vanter uniquement les études supérieures.

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Chacun a son mot à dire pour croiser le fer de l’invention et de la découverte.

Mardi, Thomas l'avouait qu'il ne se sentait pas être une flèche tandis que ce jeudi, il se sentait avoir de l'influence sur le gouvernement. 

Thomas, dont le papa, Edgar Gunzig, vous vous rendez compte, était physicien, intéressé au vide quantique, à l'inflation cosmique et auteur de la théorie du bootstrap, une théorie explicative de l'origine de l'univers. Ce serait, vraiment, jouer au fils à papa, avec un parfum de népotisme, que d'en ajouter une autre couche avec les mêmes accents, les mêmes notes, via son fils. Soyons pluralistes, que diable... 

L'autodidacte, aussi, peut avoir des envies de crier "Eureka" dans son bain ou ailleurs, sans avoir suivi des études très poussées. 

Passer à côté de la plaque de l'histoire manquerait toujours de panache et de goûts d’aventure quand on a quelques moyens innés, manuels ou intellectuels.

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Devenir "créateur d'étincelles", cela demande bien plus qu'une vague rumeur de l'histoire, qu'une entrée en religion et la fougue, personne ne vous forcera à l'avoir.

Les Sciences, en vitesse de croisière? Peut-être...

Crises structurelles? Un mauvais moment à passer?

"Cogito ergo sum", disait Descartes.

Cette maxime, au moins, est toujours vraie.

Rappelez-vous que les Sciences peuvent être autre chose qu'austères. Elles peuvent être très amusantes comme le sont les histoires de Sherlock Holmes.

Voilà ce que je voulais vous dire, aujourd'hui.

Une vieille blague, pour finir, me vient en mémoire. Un peu rafistolée pour l'occasion, elle pourrait se dérouler ainsi:

Trois inventeurs dialoguent au salon des inventions de Bruxelles.

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Le premier, un américain dit:

- J'ai fait partie du projet Google glass. Avec ces lunettes, il est possible de communiquer avec le monde entier.

Le second, japonnais dit:

- J'ai fait partie de l'équipe qui a développé les nouveaux robots. Ils permettent d'aller voir de plus près les réacteurs de la centrale de Fukushima. Nous les contrôlons à distance. Cela n'est pas par la télépathie. Ils ont beaucoup de latitude dans leurs actions pour décider de la marge de manoeuvre sans interventions des hommes. 

C'est alors qu'on entend un bruit sourd qui provient de l'inventeur belge. Tous deux se retournent vers lui.

Le Belge, un peu honteux, dit, avec un esprit inventif:

- Ne vous en faites pas. C'est mon hologramme téléporté à New York. Je lui avais envoyé un message. Il vient de me renvoyer un accusé de réception sur mon vieux fax.

(Rires des étudiants)

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Je ne vous dis pas, mais, la morale de cette histoire pourrait bien être que si vous ne parvenez pas à faire passer vos inventions dans le public par les médias habituels, vous avez toujours la possibilité d'utiliser, en plus, l'ouïe ou l'odorat pour le faire.

Mais vous pouvez le considérer comme un poisson d'avril avant l'heure...

(Rires et applaudissements)

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • "Une pensée ? Un aspect de la vérité qui étincelle", Nicolae Iorga
  • "Les grands embrasements naissent de petites étincelles.", Cardinal de Richelieu
  • "Qui a peur des étincelles ne devient pas forgeron", Proverbe allemand

28/02/2013

Une intelligence pleine d'artifices

L'étude du cerveau humain, une stratégie médicale, technologique et économique. L'intelligence artificielle remplacera-t-elle l'intelligence humaine? Drame ou progrès pour l'homme?

1.jpgRépondre à cette dernière question est que tout dépend de ce qu'on en fera.

Le 20ème siècle peut être considéré comme celui du coeur. Le 21ème pourrait devenir celui du cerveau.

Aujourd'hui, les opérations à coeur ouvert se font à la chaîne, même si les maladies cardio-vasculaires font toujours parler d'elles. Si le sang est véhiculé par la pompe du coeur, c'est le cerveau qui gère toutes les autres fonctions du corps humain.

Étudier le cerveau est bien plus complexe.

La neurochirurgie est encore très jeune. Les chirurgiens, face à une tumeur du cerveau, n'ont pas eu beaucoup d'occasions pour se familiariser avec les techniques médicales. L'électro-encéphalogramme reste trop ciblé et incomplet. Les nano-sondes et l'IRM pourraient aider à modéliser le cerveau humain. Les progrès des techniques de la neuro-imagerie permettent de visualiser le cerveau sur le plan anatomique et fonctionnel. ("Le Cerveau de cristal" par Denis Le Bihan). Il y a pourtant un grand décalage entre l'image visuelle et la guérison. La neuro-imagerie moderne est apparue dans les années 1970 et révolutionné la techniques des rayons X de Röentgen qui date de 1895.

Le cerveau, curieusement, est insensible à la douleur. En 2010, un simulateur virtuel du cerveau a été créé au Canada. La mesure de la rigidité ou de la mollesse du cerveau est mise en équations numériques pour simuler au plus près et, ainsi, s'y exercer à opérer le cerveau pour en extraire une tumeur.

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Obama veut en savoir plus sur le cerveau"Pour ce faire, des scientifiques prévoient de construire une cartographie complète de l’activité cérébrale. Ils veulent faire pour le cerveau ce que le projet du génome humain a fait pour la génétique. Composé d’environ 100 milliards de neurones, le cerveau est excessivement complexe. Dans le coup, agences fédérales, fondations privées, équipes de neuroscientifiques et nanoscientitifiques pour faire progresser la connaissance sur les neurones, la perception, l'action, la conscience, pour ainsi, mieux comprendre des maladies comme Alzheimer et Parkinson, développer de nouveaux traitements pour les maladies mentales et acquérir des progrès en terme d’intelligence artificielle. Aujourd’hui, les scientifiques sont persuadés que la technologie est suffisante pour permettre d’observer et d’acquérir une compréhension plus complète du cerveau et de manière moins intrusive. Si l’initiative voit le jour et aboutit, elle pourrait être bénéfique à l’économie.".

Avec de tels argument, quand la santé et l'économie sont en jeu, les budgets devraient suivre comme investissements pour le futur.

Dans la foulée de l'étude du cerveau humain, il n'y a qu'un pas pour arriver à créer un cerveau artificiel en copiant son intelligence, au départ, en le musclant avec toutes les données disponibles, ensuite. Un pas, mais un grand pas. 

Créer un cerveau artificiel est un rêve que l'on retrouve au moins dans 35 films de sciences fictions. Ici, plus question de fiction.

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Sur dix ans, l'Europe est prête à débourser un milliard d'euros dans le projet "Cerveau humain" avec différentes universités comme l'école polytechnique de Lausanne et d'autres.  Les États-Unis, c'est trois milliards de dollars mis à disposition, dans le cadre du plan "Brain activity map" et « Future Emerging Technologies », aussi, comme un des deux projets les plus prometteurs pour la décennie à venir.

Le projet Apollo, le « Human Genome Project » comprend des étapes pour comprendre l'homme, suivant le schéma du séquençage du génome humain et le « Human Brain Project » pour prendre sa suite.

La « Big Science » est impliquée dans l'opération. 

Le projet SyNAPSE, au départ de la l'armée américaine avec IBM, HP et des universités va tenter de créer un cerveau humain à partir de zéro et de reproduire ses prouesses de raisonnement, de la parole et de créativité. A l'heure actuelle, les neurosciences sont incapables de comprendre son fonctionnement et les liens avec les neurones.

L'idée de construire une réplique, sans être identique à l'original, est venu à Richard Feynman pour contourner l'obstacle et la complexité. Le but principal est de mimer les phénomènes de dépression, d'autisme et de schizophrénie. Toutes des maladies qui touchent 30% de la population européenne avec un coût de près de 600 milliards d'euros par an. Montant qui dépasse le prix des maladies cardiaques, du cancer ou du diabète. 

Les maladies qui touchent au cerveau sont difficiles à déceler dès les premiers symptômes et, de plus, leur fréquence semble augmenter dans le futur.

Les progrès ont été importants. On comprend mieux comment fonctionne le cerveau. Sa plasticité comme simulateur conscient de son environnement ou son appel à l'inconscient en cas d'urgence.

Depuis le père de l'informatique, Alan Turin, l'intelligence artificielle (IA) n'est pas parvenue à concevoir une machine suffisamment performante malgré la puissance de calcul. Même avec un ordinateur capable d'effectuer des milliards de milliards d'opérations à la seconde, la simulation serait 100 fois plus lente que l'aptitude du cerveau original rien que pour simuler quelques secondes d'apprentissage. Seul un ordinateur quantique pourrait peut-être arriver à la vitesse nécessaire avec des QBits qui manipuleraient les données. La mécanique quantique pourrait ainsi répondre à ce besoin et, par là, relier les forces spécifiques d'une machine à celle de l'homme.  


Les quatre défis ne sont pas des moindres :
  • Cartographier le cerveau avec ses neurones et axones pour établir les plans de sa construction (Projet Connectome par le National Institute of Health). La technique de l'IRM à tenseur de diffusion permet une vue du plan anatomique et fonctionnel à suivre l'histoire des 30 millions de milliards de milliards de molécules d'eau qui traversent les synapses dans une organisation à trois échelles, microscopique, mésoscopique et macroscopique. 

  • Construire des neurones en silicium (Projet Truenorth par IBM) alors que tous les systèmes informatiques respectent une autre architecture. John von Neumann, en 1943, séparait l'unité de calcul de l'unité centrale, alors que les neurones jouent alternativement les deux rôles pour épargner l'énergie et accélérer les processus. L'agence Darpa teste actuellement des neuro-puces de 256 neurones avec chacun 1024x256 synapses et 1024 axons, câblés sur des nano-circuits dans une sorte de jeu de Lego.  

  • Organiser les connexions (Projet Spaun par l'université de Waterloo au Canada). Parvenir actuellement  à lire, à écrire, à compter, à mémoriser, à compléter des séries logiques avec 2,5 millions de neurones, équivaut à la capacité du cerveau du cafard. Il s'agit de les relier pour interagir en jouant le rôle au chef d'orchestre comme le thalamus ou l'hippocampe qui compile les souvenirs et décide de les effacer si nécessaire pour ne pas encombrer d'informations inutiles ou obsolètes. Apprendre par l'analyse reste la pierre d'achoppement pour obtenir la "tête bien faite" voulue. 

  • Alimenter en informations (Projet Google X par Google et l'université de Stanford). Le "Big data" à transférer et atteindre la "tête bien pleine". L'apprentissage des concepts complexes passe au travers d'un cortex visuel non surveillé  par la simulation. Cela a été réalisé par la machine Deep Blue en 1997 lors d'une partie de jeu d'échecs. Google organise déjà la marche dans ce sens. 

Ce sont tous, des projets technologiques sur plusieurs plans répartie en 150 équipes et des milliers de chercheurs qui dépendent du seul arbitrage financier.

Mais, il y a les sceptiques et cette simulation fait débat normal et nécessaire. Des critiques politiques croisent celles du niveau technologique et scientifique.

  • Projets trop américains et des buts à atteindre qui seraient, en arrière plan, destinés aux services de renseignement et à la stratégie de l'américain Darpa.
  • La question est "jusqu'où aller pour que ce soit efficace?". Descendre jusqu'à quel niveau de détail, de forme, de précision moléculaire ou atomique ? Le risque de créer un modèle trop faible en réunissant des niveaux organiques trop distants et donc, improductif, n'est pas nul.

Il est avoué que le but n'est pas d'atteindre la perfection mais seulement une approximation par phases, par versions en fonctions des progrès.

Un cerveau artificiel serait utile pour tester des traitements contre l'épilepsie ou la dépression puisqu'ils sont liés à des problèmes neurotransmetteurs.

Mais, inefficaces contre le syndrome d'Alzheimer plus lié à des problèmes de protéines, dit-on déjà. 

Puis, il y a de petits projets qui aboutissent. Petit à petit. Bien loin des investissements monstres. Le révélation du professeur à l'origine d'une découverte, Pierre Vanderhaegen, est presque confidentielle dans l'annonce récente d'une découverte scientifique à l'ULB de Bruxelles: la reproduction des neurones du cortex à partir de cellules souches et transplantés dans le cerveau d'une souris. 

Ici, aussi le même but, modéliser les maladies du cerveau. Une première greffe après une fabrication de plusieurs mois de ces cellules qui connectés avec le cerveau de la souris. Cela n'a pas fait parler la souris, bien sûr, mais...

Le cerveau de l'homme est gouverné par trois formes:

  • le reptilien archaïque qui réagit à l'instinct par des réflexes de survie.
  • le limbique qui détient les émotions pures.
  • le néocortex qui se risque aux abstractions dites rationnelles.  

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Quantifier l'information et en faire un concept scientifique précis, le dernier "Pour la Science" parlait.

Née, il y a 65 ans, la théorie de l'information est une entreprise toujours actuelle, à laquelle les développements de la biologie posent de nouveaux défis.

Dès sa naissance, la fracture entre le numérique et l'analogique s'est creusée.

L'ordinateur numérique, plus précis, a supplanté l'ordinateur analogique par les entreprises gloutonnes en gestion pour leurs prévisions budgétaires et les calculs scientifiques. L'ordinateur analogique ne pouvait pas fournir cette précision en oscillant sur des courbes entre des limites connues souvent d'avance.

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Le Démon de Maxwell guette dans l'ombre avec son ADN cellulaire et son processus du vivant.

L'entropie, en numérique, se subdivise, elle aussi, en trois versions, ShannonRényi ou conditionnelle

Trois éléments restent à définir pour combler les lacunes de connaissances comprises dans la matière, l'espace et le temps.

La neuro-informatique s'est imposée cette tâche.

Rien que l'approche par l'écrire de manière numérique plutôt qu'analogique pourrait sembler différente.

Les sentiments par le coeur et le raisonnement par le cerveau sont-ils réellement aux antipodes ou complémentaires?

Est-ce qu'il y aura, un jour, des robots intelligents et sentimentaux?

Comme les réalités dépassent souvent les fictions, je répondrais, "oui". 

1.jpgL'intelligence est le potentiel de comprendre par les facultés mentales, de découvrir des relations entre les éléments, de les adapter à des situations nouvelles pour y réagir et aboutir à la connaissance conceptuelle et rationnelle par opposition aux sentiments, aux sensations et aux intuitions.

Traiter l'information, la machine le fait très bien pour atteindre les objectifs prédéfinis. Des objectifs à définir par la compréhension de la codification diversifiée comme la maîtrise du langage, elle ne le fait que partiellement. De nouveaux systèmes informatiques pourraient en découler. 

Les machines arriveraient à nous dépasser? Si c'était le cas, il resterait à les comprendre pour s'en apercevoir.

Le cerveau humain a besoin de dormir. La machine a besoin de se refroidir en dehors du point où il bugue. Sommeil paradoxal pendant lequel les infos seraient comprimées, défragmentées pour en réduire la taille, tout en étant toujours prêt à être réveillé par un réveil demandé par une autre machine. Ce n'est pas pour rien que le mot "virus" a été utilisé pour les humains et pour les machines.

Avoir peur de la machine? Pas d'elle, mais de son concepteur.

Pourra-t-elle décider de détruire ses semblables quand ceux-ci déconnent dans leurs circuits ou, mieux encore, s'autodétruire?

En 1942, Isaac Asimov avait édicté des règles de coexistence avec des robots. Le bug ne pourra se parrer qu'avec la présence d'autres robots qui vérifie les précédents.

Lors des dernières crises financières, les marchés, auto-régulés, sont allés trop loin. 

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13 février 2013: Un bébé robot assimile les mimiques des humains. "Via des caméras, il « apprend » l’expression faciale. Il rit, sourit, puis une larme semble lui monter aux yeux, sans doute poussée par la contrariété: difficile de ne pas voir dans le visage de Diego toutes les expressions d’un bébé humain. Pourtant, sa peau ne ressent aucune caresse rassurante, car elle est faite de plastique. Construit par une équipe de l’Université de Californie. Construit de façon à ressembler à un bébé d’un an, le robot y fait une démonstration de sa palette d’expressions faciales. Le réalisme est à la fois impressionnant et troublant, voire effrayant".

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Les Japonnais viennent de présenter leur dernier robot de Cyberdine, "Super Giraffe" qui serait prêt à réagir lors d'une catastrophe nucléaire.

Les réalités dépasseraient-elles la science fiction? Reproduire les cinq sens de l'humain et peut-être, pourquoi pas, en inventer d'autres.

Connaître ainsi les processus de la vie et de la mort de l'homme, c'est toucher aux émotions, à la sensation, à l'intuition et à la conscience. Avant de copier, encore faudrait-il comprendre un peu plus sur ce qu'est un homme dans son intégrité physique, morale et mentale. Ce qui le stimule à agir ou ne pas le faire, à penser ou ne pas penser pour échapper, parfois, timoré ou oisif à la prise de décision, à la colère et au plaisir. Tout cela relève parfois du mystère sans pourvoir en tirer des généralités. Les hommes ne sont des clones. La compréhension ajouterait une dimension au savoir multiple pour déterminer dans quel cas, les émotions restent nécessaires dans son intimité d'individu.1.jpg

Les émotions sont-elles conscientes ou déterminées par le subconscient? 

On ne sait plus très bien, ce qu'on cherche et où est la frontière de ses recherches entre intelligence naturelle ou artificielle.

Le magazine "Comprendre la Science" vient de sortir un numéro spécial "Le cerveau et ses mystères", dans lequel on parle de mesurer l'intelligence, le rôle des hormones et du sommeil, les troubles bipolaires, de son entretien et de sa dégénérescence.

Le cerveau a, en effet, tous ces mystères répartis sur plusieurs voies et têtes (cf vidéo).  

Une question: La vie ne dépendrait-elle pas de la mort? 

A cette question, pourquoi ne pas parler de l'émission "Matière grise" et de l'expérience de la vie après la mort. On y voit comment la matière se décompose. Une véritable guerre entre fossoyeurs pour réinventer la vie et remarquer que chaque atome, chaque composant est réutilisé pour la recréer. C'est découvrir comment de nouveaux écosystèmes vont se mettre à envahir les lieux après la mort pour découvrir que le vieillissement est la capacité qu'a la nature à se recycler. Derrière tout cela, pas très gratifiant ni du goût des nécrophores, comme les bactéries, les champignons, les asticots, c'est comprendre que la vie est constituée de niveaux très variés, faite de simplicités et de complexités. Les myxomycètes comme organismes les plus primitifs, sans cerveaux, sans coeur, sont là avec pour seul but de se reproduire. Construits avec les briques fondamentales de la vie, ils parviennent à reconstituer, avec efficacité, les organismes, les plus sophistiqués. Ce sont les virus qui vont contrecarrer ce processus et faire évoluer les espèces. 

C'est dire que l'approche n'est, donc, peut-être pas mauvaise.

Faudra-t-il penser à faire mourir les robots en plus de l'obolescence des versions pour qu'ils nous ressemblent encore plus et qu'ainsi, ils se regénèrent entre eux comme les êtres vivants?  

1.jpgCe ne sont pas seulement les psys et les neurologues qu'il faudra appeler à la rescousse pour répondre à ces questions. Des naturalistes, des entomologistes, des micologues et des philosophes pourraient très bien compléter.

Télécharger nos pensées dans un ordinateur, c'est aussi savoir quoi transférer.2.jpg

Comme toutes les poussières d'étoile, l'homme a commencé par être très organisé mais, qui en vieillissant, tend vers un chaos très personnel qu'on appelle "personnalité" que Kenneth Hayworth estimait devoir passer, un jour, sous la forme d'algorithmes.

Faut-il avoir peur des robots dans le futur?

Les humains inaptes à vivre en société sont considérés comme des erreurs de "conception", retrouvées dans les maladies mentales. Pourquoi les erreurs appelés "bugs" n'existeraient pas chez ses copies robotiques? Les virus se chargeraient de rectifier le "tir".

L'homme arrive dans un goulot d'étranglement dans lequel il doit répondre à des questions qui le dépassent. L'enseignement ne suit pas le rythme, englué dans des moules et des programmes prédéfinis, devenus obsolètes dès leurs sorties de l'école.

Joël de Rosney, féru de technologies numériques, parlait de "Société, éducation et fluidité(cf. vidéo)". "Surfer la vie, surfer l'éducation?". D'après lui, Internet, c'est fini dès que le cerveau planétaire sera conscient de lui-même au point de singularité. Le cerveau s’accélérera grâce aux liens et aux flux de connexions, obligé d'anticiper en surfant en temps réel sur une vague mouvante. La société pyramidale vit, peut-être ainsi, ses dernières années de succès ou d'échecs. 

Plus question de rechigner sur les aspects négatifs comme le cannibalisme des fonctions humaines ou la cyberdépendance. L'éducation pourrait subir un coup de fouet par ce futur devenu très virtuel. L'apprentissage pourrait se produire à distance, au rythme de l'étudiant, dans une éducation permanente interactive, pour correspondre à la vie qui s'allonge.

L'autisme est considéré comme une maladie car il réduirait les capacités intellectuelles à un seul domaine trop étroit. 

Eduqués comme des experts et des spécialistes, nous sommes tous, quelque part, des "Rain Men", entrés dans un certain autisme.   

Cela pourrait changer par l'IA qui obligerait de s'adapter à des situations généralisées, de s'occuper de tout, ou, du moins de pouvoir en parler. On ne sait pas vraiment jusqu'où iront les changements que les machines nous forceront d'adopter.

Avec le cerveau, nous sommes peut-être arrivés à un cas similaire aux fractales. En recréant la nature en 2D, par calcul, les fractales nous semblaient belles.

Passées en 3D, elles nous ont fait entrer dans un nouveau monde dans lequel, on pourrait presque se demander à quoi le résultat pourrait servir.

Nous sommes, en quelques sortes, des mutants hybrides qui s'ignorent.

L'informatique n'a été que la pionnière du processus de mécanisation. Une fois, la physiologie des humains incarnées dans des humanoïdes, on risque de ne plus remarquer tellement de différences. Il y aura les bons et les mauvais humanoïdes comme chez leurs modèles.

S'il y a un problème d'éthique, de sagesse dans tout cela, il sera dépassée par les évènements qui arriveront en tsunamis progressifs auxquels personne ne pourra échapper. 

Trop d'avantages face aux inconvénients pour faire marche arrière et l'envie d'aller toujours plus loin, est trop forte pour que le futur reste bloqué.

Cerise sur le gateau, l'homme qui valait trois milliards, sera bien moins cher qu'en 1975. 

Avoir peur des humanoïdes est lié à une culture religieuse. Cela gène que des machines auraient une forme humain et ferait mieux que son modèle.  

Les investissements seront peut être dans l'impasse. Celle-ci serait totale sans l'avoir testée.

Comme disait quelqu'un "Les sciences modernes décrivent ce qu'on peut connaître mais pas nécessairement le réel".

Pandore es-tu encore là?

Si oui, rentre dans ta boîte, RAS...

Si vous permettez une blague de potache pour finir, je vous proposerais cette dernière adaptée pour les circonstances.

Elle aurait pour titre: "Les gens trop érudits manquent parfois d'humilité".

Un jeune ingénieur en neurosciences, se retrouve dans le train assis à côté d'une petite fille qui visiblement à un rhume.

L'ingénieur dit à la petite fille:

-Il paraît que les voyages passent beaucoup plus vite si on parle avec quelqu'un.

La petite fille le regarde et dit en toussant:

- D'accord, de quoi voulez-vous qu'on parle?

L' homme fanfaronne:

- Et si on parlait de ton cerveau et de ton rhume?

La petite fille lui répond:

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- D'accord. Mais avant, j'ai une question. Une vache et un cheval mangent tous de l'herbe. Pourtant, la vache fait des bouses plates et le cheval de grosses boules. Vous me suivez?

- ... Oui, oui.

- D'où ma question. C'est le cheval qui a pris la place de la vache dans ma lasagne de ce midi. C'est ce qui fait que ma mère va m'obliger de manger des choux de Bruxelles, ce soir. Comment expliquez-vous cela? 

L'ingénieur pantois, réfléchit un instant, puis, doit avouer:

- Ma foi, je ne saurais l'expliquer.

Alors, maligne et ironique, la petite fille lui dit:

- Comment voulez-vous que je vous explique les problèmes que mon rhume de cerveau me pose, de la cervelle des ruminants, si vous ne maîtrisez même pas ces petits problèmes de merde, bien naturels?

- Je ne peux te l'expliquer aujourd'hui. Peut-être demain, ou bien plus tard. Mais reviens sur ce train, et quelqu'un te l'expliquera. 

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L'enfoiré,

 

Citations: 

  • « L'intelligence artificielle se définit comme le contraire de la bêtise naturelle. », Woody Allen
  • « La connaissance sans la sagesse, est de l'intelligence artificielle.... », Juliana M. Pavelka
  • « Attention au virus de l'intelligence artificielle. La représentation parfaite endort le cerveau. », Serge Bouchard 

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08/02/2013

Quand y en a plus, y en a encore. Enfin, presque...

Le Science et Vie de mai 2012 publiait un dossier avec le titre "Alerte à la pénurie". 26 minerais utiles dans l'industrie vont nous manquer et leurs prix risquent de grimper. 

0.jpgTout le monde parle de relance de l'économie, tous contre le chômage. Il faut dire que l'industrie est une grande pourvoyeuse de mains-d'oeuvre et que pour remplacer celles-ci par des PME, il faut racler tous les fonds de tiroirs.

La dernière affaire Mittal est une faillite pour l'emploi. Il faut rechercher des idées neuves, il faut même chercher à oublier qui on avait été quelques jours avant.

Réindustrialiser et y mettre le prix, tout un programme. En plus, l'industrie, c'est du tangible et pas de l'illusion comme pourrait le penser le secteur des services, la virtualité d'Internet et la matière grise dont il a été question dans 3 chapitres précédents (dont le dernier).

Lundi dernier, France3 dans l'émission "Le monde d'après" posait de bonnes questions "France, qu'as-tu fait de ton industrie? Un pays sans industrie court à sa perte.". 

Faut pas s'inquiéter, il y a encore des ressources, était le mot d'ordre puisque la consommation reprend son rythme de croisière et la Bourse fait quelques étincelles.

"Every thing under control"...

En fait, c'est vrai, mais ce n'est qu'une partie du problème.

Voilà qu'on apprend, presque surpris, que la pénurie de matières premières guette, matières premières dont l'industrie a besoin mais qui sont de plus en plus chère. La rentabilité en prenait un coup sans apporter quelque chose de plus innovant que la concurrence.

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Situation paradoxale, pour le moins, quand on sait que sans matières premières, on n'arrive plus à la phase  secondaire, la phase de transformation...

Avec la raréfaction des matières premières essentielles à notre vie moderne, c'est passer de l'illusion de l'abondance à la pénurie, vu à la hausse fulgurante des prix. Des sueurs froides puisque la phase à chaud ne trouvait plus d'échos.

Le 9 mai 2012, le Cercle Cyclope publiait un rapport sur les matières premières. Il était dit qu'en 2011, l'utilisations des matières primaires avaient grimpé de 35%. En cause les pays émergents. Malgré cela, la Chine affichait une baisse de croissance avec 7,5% car elle gardait ses réserves de change de 3200 milliards de dollars et les destinaient à des investissements dans les infrastructures locales. Faire la popote sur place, que l'idée, elle est bonne !

En parallèle, les Rapports de la Commission européenne et du département de l'Energie des États-Unis alertaient sur les approvisionnements qualifiés de "critique" et de "stratégique". 

Il faut dire que notre époque est appelée "anthropocène" par les scientifiques avertis, ce qui veut dire que "L'ère est dessinée par l'homme et pour l'homme". Son impact se ressent sur le climat et jusque dans la chimie océanique. Contrairement aux autres animaux, ce "pauvre homme" n'est pas endémique sur un coin de la planète mais dans sa totalité. Il a inventé son avenir avec ce qu'il a trouvé sur terre, sous terre et dans les airs, sans distinction de couleurs, de pollutions avec l'idée du profit à réaliser. L'homme, la pire des créations sur notre planète... Il le pense et il broit du noir. Il décentralise ses productions et vend celles-ci à d'autres endroits, élevant le prix du transport à un pourcentage élevé du coût global du prix de vente. 

Les écolos rappellent, à qui veut l'entendre, que la richesse de la Terre n'est pas infinie et que certaines ressources et matières premières sont en voie de raréfaction. Sauvés, presque au poteau...

Dernièrement, "L'Edito de Matières Premières et Devisesdonnait des conseils. Pas des conseils de ne plus consommer, mais, bien au contraire, à tirer ses marrons du feu. Destinés aux investisseurs avisés pour leur donner quelques couvertures. Pour les pousser à le faire, donner aussi un simili de peur du siècle et comme avant une guerre, le consommateur ferait provision de sucre avant l'extinction des feux du Bengale.  

De visu, cela fait réfléchir les investisseurs pour y trouver de nouvelles opportunités de profits. La croissance haussière lente du LMEX, l'indice des métaux, assure sur la solidité de la demande.  

La demande de Nickel, Cobalt, graphite, terres rares, Tungstène, molybdène, Cadmium, sont dans le collimateur.

L'Indonésie fournit 15% du Nickel mondial. Vous avez dit épée de Damoclès quand, en 2012, le gouvernement indonésien avait annoncé l'interdiction des exportations de Nickel et une taxe de 25% sur l'exportation de minerai. 

Vive le spécultePetits malins, va... quelle chance, vous avez...

Des solutions trop drastiques occasionneraient une entrave au progrès. Le crash serait alors devenu presque inévitable avec la peine de crever tout de suite. 

Mais, revenons à nos moutons ou plutôt à nos poussières d'étoiles dont nous sommes tous issus en ce bas monde comme le dit Hubert Reeves. 

Des 118 éléments de la table de Mendéléef, 26 arriveraient à la pénurie d'après le S&V.

Plusieurs manières pour évaluer les pénuries.

Il y a l'abondance naturelle, les difficultés de l'extraction, la géopolitique, les possibilités de recyclage ou de remplacement par un autre voie.

 

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Symbole Num Nom Aplications Ressources en Tonnes Production en Tonnes Réserves en Années Remarques
H 1 Hydrogène3 défense        
He 3 Helium science, Semi-conducteur, aimants supraconducteurs des téléscopes et appareil IRM, cryogénie, comportement quantique 42.000.000.000 180.000.000   Concentration au Texas. Produite par la décroissance radioactive des roches qui ne laisse que 0,0005%
Be 4 Bérylium énergie       toxique
P 15 Phosphore agriculture 65.000.000.000 191.000.000 340 Sans phosphore pas de vie. Consommation abusive. Gabegie.
Sc 21 Scandium renforce aluminium        
Cu 29 Cuivre électronique, joaillerie, énergie, communication, transports, construction 630.000.000 16.000.000 38 De 1900 à 2011, la demande à été X30. Il faut entre 5 et 25 ans pour exploiter un nouveau gisement
Zn 30 Zinc galvaniseur, alliage 250.000.000 12.000.000 20 plaquette de frein, pâte dentifrice, contre corrosion
Ga 31 Gallium performance des panneaux solaires       recyclage difficile
Ge 32 Germanium fibres optiques        
Y 39 Yttrium électronique,   10.000 5 Sans = retour à la télé N&B
Nb 41 Niobium résistance à l'acier       Brésil
Tc 43 Technétium Imagerie médicale , défense, recherche scientifique 0 artificiel   isotope éphémère
Rh 45 Rhodium catalyseur, joaillerie 3.000 30 100 Production centralisée en Afrique du Sud
Ag 47 Argent électronique,        
In 49 Indium électronique, énergie, conducteur d'électricité 640 11.000 17 smartphone, panneau solaire
Sn 51 Antimoine retardateur de flamme 1.800.000   11 Chine assure 60% dans le monde
Nd 60 Neodyme voiture électrique, éolienne       Menace pour l'avenir des énergies vertes.
Eu 63 Europium électronique,   10.000 5 Sans = retour à la télé N&B
Tb 65 Terbium électronique,   10.000 5 Sans = retour à la télé N&B
Dy 66 Dysprosium aimants   20.000   Menace pour l'avenir des énergies vertes.
Ta 73 Tantale résistance électrique        
W 74 Tungstène résistance à la chaleur       Produit en Chine
Re 75 Rhénium aérospatial, résiste à la chaleur dans les réacteurs 2.500.000 49.000 50 sous produit de molybdénite, difficile à produire
Pt 78 Platine catalyseur, joaillerie, pile à hydrogène 30.000 200 100 Production centralisée en Afrique du Sud
Au 79 Or électronique,joaillerie 51.000 2.500 20 Trop exploité
U 92 Uranium énergie 2.500.000 54.000 46 Lié à l'industrie nucléair

 

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Le dossier du S&V a généré beaucoup de réactions parmi les lecteurs, reprises deux numéros plus tard.

  • Le Lithium a été oublié dans la liste. Non, répond S&V, puisqu'on l'extrait des déserts de sel d'Amérique du Sud. Ce qui ferait 400 ans de répis.

  • La récupération des métaux par le recyclage des produits électroniques usagés, l'incinération des plantes pour retirer du Plomb, du Mercure...

  • Augmenter la durée de vie de la production, un filon toujours à creuser par la récupération.

  • Quant aux astéroïdes dans lesquels on pourrait exploiter les richesses demanderait des investissements qui dépasseraient la rentabilité. 
  • Le Palladium (Pd) aurait été oublié alors que le prix est monté de 40% en deux ans. Non, pas tout à fait, on le trouve en Afrique du Sud et en Russie. Le seul problème, ce sont deux pays qui ont réduit les exportations de ce métal. 
  • L'acier, l'Aluminium et la Potasse, toujours les mêmes et mieux connus. Mais pour l'acier, cela devrait se calmer vu l'affaire Mittal.
  • Parler des Terres Rares dans cet article? Aux dernières nouvelles,  les prix ont chuté, la Chine n'en aurait plus le monopole. Donc, la rareté, même si elle ne passe pas à l'abondance, devrait se clamer.
  • Le coltan avait fait parlé de lui dans les années 2000, on n'en parle plus.

Un documentaire "Survivre au progrès" entre bien dans le cadre de cette discussion même s'il l'extrapole quelque peu.

Le résumé: "Épuisement des ressources naturelles, surpopulation, désertification, désastres écologiques et économiques, systèmes politiques à bout de souffle, appauvrissement des classes moyennes et populaires... Est-il urgent de renoncer à "l'illusion du progrès" qui s'est imposée à toutes les sociétés depuis les débuts de la révolution industrielle, avec ses espoirs de croissance et d'avancées technologiques illimitées ? Un fil conducteur entre les nouveaux grands esprits comme Ronald Wright ("Brève histoire du progrès"), Jane GoodallMargaret AtwoodDavid Suzuki dont quelques "repentis" du système financier, qui estiment que la course au profit et la loi du court terme, en détruisant l'environnement et les liens sociaux, conduisent l'humanité à sa perte."

Constater que la complexité de notre monde augmente de manière presque exponentielle, pose la question de ce qu'on attend vraiment du "progrès". Avec lui, tout parait possible à réaliser avec le temps et les moyens financiers. Si le mot d'ordre est "aller de l'avant", encore faut-il savoir "comment et choisir quel avant". La question n'est plus seulement "peut-on le faire" mais "pourquoi le ferait-on". La causalité, plutôt que la finalité qu'elle soit double ou non.

Pas de conservatisme dans mes paroles, mais quand on a eu une vie toujours en porte-à-faux, sans consolider les acquis, en n'ayant pas eu le temps d'exercer ce qui avait été appris avant d'enfourguer la suite, il y a des question à se poser.

Ce qui est sûr, le piège serait de ne pas verser une partie de son progrès dans la réflexion et dans plus de durable. Au diable le marketing qui irait à contre-courant. La technologie et la rationalité a apporté tellement d'illusions en apportant la vitesse à la production que le consommateur ne peut pas suivre.

Le hardware a, donc ainsi, passé la main au software. Le software, au virtuel. Le virtuel; la passerait, aux dernières nouvelles, à l'intelligence artificielle. L'homme est déclassé...

Pour lui, c'est l'heure de réactualiser ses ambitions avec sérénité. Vivre mieux, avec moins d'efforts et, surtout, moins d'effets négatifs que l'on dit secondaires.

Trouver, en finale, "la" récompense de ses découvertes et inventions, qu'il espère toujours sans jamais y arriver.

0.jpgPeut-on encore sauver la Terre? Question qui avait été posée le 14 juin 1992 lors de la Charte de la Terre à Rio pendant laquelle 178 délégations admettaient que la Terre allait mal au niveau pollution et dans l'utilisation abusive des matières premières.

Réiterée en 1972, à Stockholm, puis en 1987 dans le rapport de Brundtland. Rio 2012 remettait le couvert avec des questions en chantier en connivence entre riches et en défiances entre pauvres.

En dehors de Rio, il y a les vérités du terrain. La forêt, elle, continue à disparaitre.

En fait, tout est une question de prix et d'investissements à accorder ou non.

La meilleure relance ne coûte rien, lisais-je.

Elle le devrait, mais est-ce le cas? L'énergie n'est jamais loin de la matière première.

Les batteries, chargée de stocker l'électricité est un problème qui concerne tout le monde s'il veut pouvoir jouir des mêmes possibilités sédentaires en tant que citoyen mobile? Des réflexions qui venaient le 10 juillet dernier.

En apéritif, il y était dit que malgré la crise, les bénéfices de 2011 avaient atteint des niveaux records aux Etats-Unis. Ils écrasaient toujours la concurrence avec les pétrolières dans les tops. Dans le domaine des composants de batteries pour l'entreprise belge Umicore, la préoccupation est la recherche du compromis entre densité, longévité et poids. Le Lithium-Ion composé de Nickel, Cobalt, Manganèse associés à du Lithium. La mémoire limité restait à augmenter en recherchant les raisons de leur vieillesse. Le potentiel d'amélioration restait, heureusement, possible dans le rendement en doublant les performances.

Vu que de plus en plus d'énergie est nécessaire quand un Smartphone se connecte au GPS, à Internet, il y a encore du travail de recherche sur la planche à dessin.

Le lithium est-il vraiment le pétrole du 21ème siècle?

Depuis, au sujet des batteries, il y a eu les problèmes du Dreamliner qui s'ils ne sont pas totalement dus aux batteries d'après quelques experts, rappellent que les batteries chauffent aux risques de donner des sueurs froides aux ingénieurs de l'avion qui ont utilisé 50% de matériaux composites.. 

0.jpgDu côté de l'or, tout était bon pour en acheter, à une certaine époque. Pour la Quotidienne d'Agora, le mot d'ordre était d'y investir pour être considéré dans les bons de la classe des investisseurs...

Le 4 juin 2012, Eberhardt Unger sortait un correctif en ces mots: "Le prix de l'or a aussi une composante saisonnière.".

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Depuis début septembre 2011, le prix de l'or se trouvait dans une phase de consolidation, stabilisé autour des 1600$ l'once. Fondamentalement, les arguments en faveur des métaux précieux n'avaient pas changé, était-il dit: des taux d'intérêt bas, une politique monétaire ultra-expansive, les dangers d'inflation, une politique d'endettement public irresponsable, le papier-monnaie gangrené, la production minière stagnante, le déséquilibre offre/demande, le manque de placements de première classe (AAA)...

Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs.

Mais, le 7 septembre dernier, l0.jpg'or revenait, ainsi, à un sommet sans atteindre le niveau du 12 septembre 2011 à 1373,92$ l'once.

Et puis, il y a les autres tout aussi précieux. Le groupe des MPG, le Platine, le Palladium. Le plancher a été atteint, on passe bientôt aux choses sérieuses et on vise le plafond.

Le Cuivre faisait, aux dernières nouvelles, moins triste mine à 8300$ avant de rechuter comme l'Aluminium qui avait un cours en scie égoïne.

Commencer 2013 sur un ton rassurant...

L'Uranium, au plancher, avec 42$ la livre. Mais, le prix de la recherche grimpe aux environs de 100$. De plus, le potentiel financier nécessaire frise la vingtaine de milliards de dollars. L'émotion causée par Fukushima s'est un peu estompée aux pieds des réalités et des besoins énergétiques.

Plus de demandes d'acier et d'Aluminium explosives, pas d'excitation, voyons.

"Qui va piano, va sano e va lontano".

Rassurer, le leitmotiv à la mode pour eux. Il faut faire tourner le bidule à allure modérée pour garder la pomme pour la soif... 

Le problème majeur, tous ces "petits ingrédients" sont indispensables aux produits high-tech: téléphones mobiles, ordinateurs, batteries, ... devenus indispensables pour appeler bobonne et lui dire qu'on l'aime. Plus question de le faire avec un fixe, ce serait ringard.

La faute à la Chine et à l'Inde, toujours les mêmes, même si on en parle moins parce qu'elle a du charbon en réserve, même si la pollution reste un problème.

Pas trop d'inquiétude de ce côté, voyons.

Nous sommes entre connaisseurs, non?

Grattons un peu, là où ça fait mal.

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Fin 2012, on lisait: "Les prix des matières premières poursuivent leur dégringolade".

Fini de rêver pour les uns ou de cauchemarder pour les autres?

Tout se régule en fonction de ce qu'on en fait ou ne fait pas et s'il y a trop ou pas assez d'acheteurs.

L'inflation, elle, oubliait les monnaies pour se réfugier sur ce qui est tangible. Quant à la Bourse, elle n'aime pas les points d'interrogations.

L'or était à -15%, l'argent à -10%, le nickel à -36%, le cuivre à -23,2%, le zinc à -23,5%...

La Bourse, au moins elle, respire. Quand elle s'essouffle, c'est que les marges entre le plafond et le plancher, diminuent et qu'il y a moins d'air entre les deux.

Résumons:

2008-2009 : les matières premières étaient laminées, emportées par la crise financière.

2010-2011 : c'est le retour en grâce. Les investisseurs, échaudés par les actions, s'étaient pris de frénésie et se jetaient sur ces pauvres matières premières en voyant les cours s'enfiévrer. Ajoutez à cela que la Chine, grand ordonnateur du cours des commodities, achetait à tour de bras, profitant de cours à prix cassés.

2012 : Coup de froid sur la Chine, les matières premières en subissent le contrecoup. Certains annonçaient même la fin d'un grand cycle haussier. 

Vous vous rendez compte, les BRIC ne font plus leur travail de tire-fesses de l'économie mondiale.

Ils le font exprès ou quoi?

Et pour 2013 ? Eh bien, maintenant que la Chine semble se reprendre, les investisseurs s'intéressent à nouveau aux matières premières. Un nouveau retour en grâce ou, une nouveau casino avec une partie remise, impair et passe?

Les (contre-)performances suivent les tendances, les modes. Le prix des choses est souvent plus dépendant de facteurs humains que des réalités du terrain. 0.jpg

Les analystes financiers s'attendent à une remontée des cours pour le deuxième semestre de 2013 avec leurs graphiques et leurs statistiques numériques.

Évidemment, en Bourse, les courtiers sont payés pour encaisser les courtages à la hausse et à la baisse. L'immobilisme, pour eux, est la pire des situations. 

Faut-il passer de la gabegie à la pingrerie pour éviter la destruction de l'humanité avec le seul regard sur le passé ou se tourner résolument vers l'avenir?

Un Américain consomme 50 fois plus qu'un pays pauvre avec l'effet de levier de sa technologie et ne tient pas compte des matières premières et de la pollution inhérente aux processus de leurs utilisations. Cela veut dire qu'il y a de la marge.

L'économie a mis entre parenthèses les points négatifs comme des paramètres difficilement quantifiables par des calculs numériques. Les sciences humaines sont autre chose.

Surtout que la mondialisation a uniformisé les problèmes du code génétique.

Des solutions seraient de consommer moins et plus intelligemment. Recycler, réduire les poids qui augmentent la consommation pendant le transport.

L'ère des limites est plus un problème éthique qu'économique. A y réfléchir, ce serait simplement temporiser et reculer l'échéance pour mieux sauter.

0.jpgVivre avec un cerveau planétaire comme Internet donne l'exemple au social unifié et humaniste pour ne pas faire croire à la nature d'avoir manqué son coup en créant le chaînon manquant entre nous.

(Mal)heureusement, il y a en plus le changement climatique qui va ralentir l'économie.

Trouble fête, ce maudit climat...

Je sais, pour certains, oui, pour d'autres, le réchauffement climatique ne serait pas si fort qu'on le pensait. Les climato-sceptiques ont encore leurs mots à dire. 

Une "bonne" récession et le problème est joué, pourrait dire le Martien qui survolerait, de haut, notre bonne vieille Terre...

Trop simple. Il ne sait pas que le Terrien a un cerveau et il se doit d'être encore plus imaginatif, plus inventif.

Et qui sait, au fond de la matière, dans l'infiniment petit, les nanotechnologies et les moyens de créer de nouveaux matériaux composites.

D'après une étude menée par le think-tank londonien Chatham House : "L'ampleur et la rapidité de la croissance de la demande des pays émergents, couplée à une décennie de cours serrés des matières premières ont créé une situation de 'stress des ressources'".

Cette situation instable a donné deux principaux phénomènes impondérables:

1. L'augmentation de la demande en matières premières, en général, et en commodities, en particulier. Depuis une dizaine d'années, la demande mondiale de charbon, d'huile de palme ou de fer a augmenté à un rythme de 5% à 10% par an, et celle de cuivre, de riz ou de blé de 2%. Une nouvelle vague de pays  comme la Turquie, la Thaïlande ou le Vietnam, devraient les rejoindre.

2. La multiplication des "accidents climatiques", sécheresses, inondations, sabrent régulièrement la production. La production mondiale de blé devrait chuter de 5% cette année. Celle des États-Unis sera réduite de 20%. Selon un rapport de la FAO, alors que, cette année, la demande mondiale de blé devrait se maintenir à 688 millions de tonnes, la production devrait elle être en recul à 661 millions. Depuis 2000, le prix des matières premières alimentaires a été multiplié par deux. La hausse des prix de l'alimentation encourage l'inflation, tout particulièrement dans les pays émergents.

Face aux risques économiques et sociaux induits par cette instabilité, plusieurs gouvernements ont décidé d'agir en instaurant des limitations d'exportations, ainsi que des politiques de contrôle des prix.

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En arrière plan, il y a donc les "commodities" sur lesquelles il faut miser: les matières premières agricoles. Et ce d'autant plus que les stocks mondiaux seraient à peine suffisant pour faire face à une ou deux mauvaises récoltes.

Agriculture, management des idées contre matières premières, comme cela s'est vu en Afrique.

Tout se tient. Tout n'est qu'équilibres délicats, parfois acrobatiques.

Le titre était "quand y en a plus, y en aura peut-être encore", mais pas toujours de la même manière et pas nécessairement avec l'abondance du passé et les politiques n'y pourront rien.

Des organismes comme Avaaz.org s'intéressent aux affaires du monde. Ils pétionnent à qui mieux, mieux.

Pas encore d'indigestion de chiffres? Alors, une dernière pour la route:

Synthèse de l'évolution du cours des matières premières

Tableau de variation des cours

Cours à 
3 mois

Vendredi

25 janvier 

2013

Vendredi

1er février

2013
Variation

hebdomadaire
 

En $

En $

En %

 Aluminium 2 075 2 091,5

0,80%

 Cuivre* 8 090 8 189,5 1,23%
 Plomb* 2 401 2 436 1,46%
 Nickel* 17 300 18 445 6,62%
 Etain 24 800 24 800 0,00%
 Zinc* 2 095 2 149 2,58%
 Acier (Méditerranéen) * 280

260

-7,14%
Pétrole light

(New York 1 mois)
95,97 97,11 1,19%
 Or (spot Comex) 1 656,6 1 665,5 0,54%
 Argent spot Comex) 31,07 31,64

1,83%

 Platine (spot Comex) 1 689 1 696 0,41%
 Palladium (spot Comex) 741 756 2,02%
Blé

(le boisseau sur le Cbot)
7,81 7,72 -1,15%
Maïs

(le boisseau sur le Cbot)
7,254

7,4

2,01%
Soja

(le boisseau sur le Cbot)
14,49 14,89

2,76%

* cours en $ la tonne sur le LME à trois mois

Réinventer le monde à la croisée des chemins et faire l'inventaire de ce qui reste pour continuer et pas nécessairement y arriver, c'est, pour certains, le moment de profiter de l'aubaine pour engranger des bénéfices au passage. 

La Cigale et la Fourmis se réveillent ensembles, engourdies. On ne reconnait plus dans l'histoire qui est la cigale ni qui est la fourmis et on perd le fil de qui fait quoi.

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J'ai lu un article qui disait en substance : "L'humanité n'est confrontée à aucun autre défi majeur que celui d'assurer un monde de prospérité plutôt qu'un monde de ruines. Les pays en développement à la croissance rapide ne peuvent pas se contenter d'emprunter le même modèle de croissance que celui adopté par les pays aujourd'hui riches. Si c'était le cas, l'économie mondiale pousserait la planète au delà des limites d'exploitation.  Face à tous les défis de la planète, la seule option de développement durable est le modèle de croissance avec technologie intelligente.".  

Attention, les décisions stratégiques ne sont pas nécessairement réfléchies dans leurs conséquences. L'énergie, il faut la réduire, alors, la décision a été prise de supprimer les lampes à incandescence qui consommaient trop par des lampes à basses consommations. C'est le cas, mais personne n'a constaté que pour les fabriquer, il faut cinq fois plus d'énergie. De plus, contenant du Mercure, elles doivent être recyclées pour éviter la pollution des sols. Les éléments du Terbium, Europium, Yttrium, en perdition, entre en oeuvre dans la production.

Fausses solutions?

C'est vrai qu'on ne produit qu'une fois et qu'on jette pareil, mais un équilibre en consommateurs et production devrait être mieux ordonnancé. La volonté de l'industrie du low-cost a produit longtemps du matériel à destination du consommateur. Matériel qui était souvent vite détérioré et mis en décharge tout en ayant utilisé le même matériaux que s'il avait été produit en durable.  

Je vous dis, parfois, s'il n'y avait pas un café serré et gratiné du matin, chargé de donner l'exemple pour remettre les horloges à l'heure et pour repousser tous les "mea culpa" dans les cordes, où irions-nous?

Ah, ce café, qu'est-ce qu'on ferait sans lui, le matin au sortir du lit? 

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Blague à part, vous vous imaginez encore la vie sans iPod, sans télés à écran plat avec la 3D qui arrive pour faire semblant qu'il y a toujours du volume dans l'espace, en temps d'anorexie, pardon d'autérité, toujours à tantaliser les consommateurs? Plus moyen de phosphorer, de se cuivrer, de platiner, de s'argenter, de jouer au germani-um... Autant prendre tout de suite ses quartiers d'hiver comme un anti-moine. 

Les politiques semblent suivre le mouvement au coup par coup, réactif d'un discours à l'autre, en espérant toujours un peu plus de proactivité pour la prochaine fois.

Devant les soucis que pose la pénurie, ils ne parviennent qu'à glisser, joyeusement ou lamentablement, sur une pente savonneuse.

Situation pardoxale, disais-je au début. Un dilemme avec le pied soit sur l'accélérateur, soit sur le frein. De là, à rester sur la pédale de débrayage en permanence...

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L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Il y a trop d’eau, trop de froid et pas assez de pétrole dans les pays froids et pas assez d’eau, trop de chaleur et plein de pétrole dans les pays chauds. A part ça, Dieu n’est pas alcoolique. », Claude Frisoni

  • « On dit que l'argent n'a pas d'odeur : le pétrole est là pour le démentir.  », Pierre Mac Orlan

  • « Les Arabes ont fait faire un grand pas à la lutte anti-pollution en installant leurs puits de pétrole dans le désert. », Jean Delacour

Mise à jour 16 avril 2013

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22/12/2012

Une fin en soi

Jour +1, après la fin du monde. L'apocalypse googlée et tweetée convertie en une fin en soi. Et si on créait un conte de Noël avec l'aide de la Science? 

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Un "Science et Vie", hors série, s'accordait une spéciale "Fin du monde" en décembre.

Notre Terre et la vie ont failli disparaître  par cinq fois, il y a entre 443 millions et 65 millions d'années. 

Dans l'ère moderne, ce n'était pourtant que la 183ème fin du monde annoncée. 

En mars 2011, après avoir parlé des Mayas, je revenais sur cette grande peur de 2012. A l'époque, un "Science et Vie Junior" pouvait effrayer les Juniors avec une rumeur, bien que l'humour enrobait, heureusement, leur texte pour l'excuser.

Ce mois-ci, changement de décor.0.jpg

Le "GEO Ado" avait pour page de garde: "C'est pas la fin du monde". Le jeune Antoine de 11 ans s'y exprimait ainsi: "Je n'y crois pas trop, mais c'est flippant. J'ai découvert beaucoup de théories sur la glaciation, les inondations. Alors, autant en profiter.".

Ouf... En voilà un qui avait trouvé le palliatif ou son antidote... 

Si vous aimez cette présentation de notre histoire en quelques minutes, libre à vous.

Pour moi, le solstice d'hiver avec ses froidures me suffit amplement. 

Que faire le jour de la fin du monde?

Le monde est de plus en plus vulnérable selon le Forum économique mondial (WEF).  

Les réponses en commentaires proposaient quelques idées "fantasmagoriques", comme aurait pu le dire Dali. 

En film, l'"Apolcalypse selon vous" s'animait sous différents angles de l'imagination.

Faire des voeux avec un café serré?

0.jpgAvec l'humour en porte-bagages?

Non, plus la peine, ce fut un faux bond. Un pétard mouillé de l'"Apocalypse show" préparé par des 'fous du calendrier' qu'étaient les Mayas, qui n'avaient même pas prévu leur propre disparition!!!

ARTE consacrait la journée du 21, en parlant du village de Bugarach, "là où le monde s'arrête dans un ultime prime time". Tout cela pour accoucher d'une délivrance et d'une souris.

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Le dernier "Question à la une" se préoccupait du prix des bulles de champagne, avant la rediffusion de l'émission, d'il y a un an, jour pour jour, et qui faisait, déjà, le buzz de cette fin du monde.

Non, vraiment, difficile de trouver un média qui ne parlait pas de l'Apocalypse avec des arguments, plus farfelus les uns que les autres et dans un véritable business de la peur.

Pourtant, à y réfléchir, la fin du monde, elle existe, bel et bien, pour plus de 158.000 personnes, chaque jour, d'après les statistiques. Une fin naturelle, accidentelle ou, dite avec plus d'humour à des enfants, qui survient quand on oublie de respirer. 

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Une "fin en soi" qui devient une "fin pour soi", en quelques sortes.

Tout change et tout reste de même dans un mélange de passé, de présent et de futur, trimbalés ensemble, en fin de course, entre souvenirs du passé et  espérances du futur. 

C'est alors, que je me suis rappelé du premier épisode de "La magie du cosmos (à voir, la vidéo)" qui m'avait  passionné lors de sa première diffusion sur ARTE.

Elle parlait en résumé de: L'illusion du temps. 0.jpg

"Le temps, une dimension que nous ne comprenons pas vraiment qui gouverne notre vie, que nous mesurons avec une précision croissante depuis des millénaires en suivant le mouvement répétitif de la Terre et qui demeure encore l'un des plus grands mystères de la physique. La perception de son flux continu n'est rien d'autre qu'une illusion. Albert Einstein fut le premier qui fait voler en éclats l'hypothèse d'Isaac Newton sur un temps universel. Le mouvement dans l'espace affecte son écoulement avec une connexion fondamentale entre espace et temps, induisant au passage que passé, présent et futur existent de la même manière et sans distinction ! Plus on a de l'un, moins on a de l'autre. Le temps présent, passé et futur ne s'écouleraient pas, mais seraient comme gelés. Le passé n'a peut-être pas disparu et le futur existe peut-être déjà. Seul le présent est vécu avec une impression que les choses changent dans une perception sélective de tranches de temps. 

0.jpgSi un extraterrestre, très éloigné, s'écartait de la Terre, il déviera vers le passé, tandis que s'il s'en rapprochait, ce sera vers le futur. un Le rêve serait de voyager dans le temps par un trou de verre qui passerait d'un espace-temps. La flèche du temps reste pourtant irréversible alors que les équations physiques ne sont pas limitées, elles, en inversant la vitesse. Remonter jusqu'au Big Bang, c'est aller vers le passé. Après lui, l'Univers est parti dans sa phase d'expansion dans un désordre croissant qui s'accélère, jusqu'au moment où le passé deviennent hors de portée, rendant ainsi le temps inexistant et le futur avec lui. A la fin, dans des milliards d'années, la matière aura vécu, transformée en antimatière. Le temps n'existera plus, dans la paix du vide et des trous noirs.". 

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Vous n'êtes pas soufflé en lisant cela?

Attention, la physique peut rendre fou ou rêveur. Quoique qu'entre les deux, je préfère la deuxième option.

Le cinéma a toujours aimé ce genre de film d'anticipation par la science fiction En 1985, "Back to the future"... et tant d'autres.

Tant qu'il y a de l'originalité imaginative, on en redemande... 

0.jpgIl y a près de vingt ans, un autre film,  "Un jour sans fin", imaginait la situation de quelqu'un qui "à chaque fois que le réveil sonnait, c'était la même journée qui recommençait pour lui. Il restait bloqué dans le temps jusqu'à ce qu'il ait donné un sens à sa vie.".

Donner un sens à sa vie le "Groundhog day" ("Jour de la marmotte")?

Facile à dire, direz-vous.

Quand je pense à mon banal réveille-matin numérique qui m'indique le temps mais par deux voies différentes: l'heure affichée sur l'appareil qui m'est utile pendant la journée et l'heure projetée au plafond, pendant la nuit. Il y a de quoi avoir des doutes quant à ce qu'il me donne comme heures...

Le plus souvent, les heures sont identiques, mais, ce serait sans compter sur les fantaisies de ce réveille-matin. 

Ce matin, une nouvelle fois, il m'indiquait deux heures complètement différentes. Ce n'était pas un retard de l'une par rapport à l'autre, mais une réinitialisation qui s'était produite la veille à l'heure du plafonnier. 

Je me réveillais, donc, avec l'affichage au plafond des chiffres qui indiquaient "21:35". J'étais, ainsi, arrivé sur un autre fuseau horaire. La cause: une électricité statique provoquée par un mouvement des couvertures qui mal digérée, avait perturbé l'horloge dirigée vers le plafond. 

D'imaginer sortir de l'espace-temps par téléportation, il n'y avait qu'un pas, vite franchi dans l'obscurité de la chambre.

D'abord, ce fut une pensée pour Bob, le héros de mon roman "Vengeance au futur antérieur" qui, lui, vit à San Francisco, justement, dans ce fuseau horaire. 

- Que faisait-il, ce soir-là, devant son ordinateur? Commençait-il à préparer la dinde de Noël?

En combinant le tout, cela donnerait quoi? 

Un conte de Noël?

Il fallait aller encore plus loin et chercher autre chose.

Le temps, une illusion, était-il dit dans le documentaire. L'illusion, sans verser dans l'anamorphisme?

Un beau départ pour un conte, non?

Alors, tout d'abord, pour mettre en appétit, une question bête: "Pourquoi le Père Noël ne change-t-il pas, d'année en année, malgré son grand âge et qu'il affiche toujours une santé de fer?"

Votre réponse serait, en fonction des convictions religieuses, parce que le Père Noël, ce n'est pas lui, ce sont ses représentants, ses délégués et ils se renouvellent tous les ans.
D'accord. Mais, encore... un peu d'imagination, que diable! 
 
La magie du cosmos parlait d'extraterrestres. Et si le vrai Père Noël en était un?
Sans blague... S'il revenait parmi nous, tous les huit ans, après un long voyage interstellaire pour atterrir, toujours au même endroit, en Laponie? 
 
0.jpgComme grand voyageur devant l’Éternel, figurez-vous qu'il aurait dans ses attributions, la supervision de deux galaxies. Cela l'obligerait à passer de l'une à l'autre en permanence pour se rendre compte de leur évolution et de les comparer.
Ce serait entre l'étoile la plus proche Alpha Centauri avec son exoplanète, peuplée de Centauriens et nous, à 4,3 années lumière, sur la Terre.
 
Son voyage, bien entendu, il ne le ferait pas à notre vitesse de tortue.
Son vaisseau et ses rennes spatiaux auraient au compteur une vitesse maxi d'un milliard de kilomètres à l'heure, dans le vide sidéral.
 
Sa dernière visite chez nous remonterait, donc, à Noël 2003. 
  
Ainsi, il n'aurait jamais connu nos crises à répétition, nos changements de politiques, nos difficultés à tenir la barre.
L'Europe serait encore une Europe sans beaucoup de problèmes apparents. Les gens de pays du Nord visiteraient toujours ceux du Sud, en vacances, à la recherche leur soleil sans aucune arrière-pensée évaluées par les agences de notations.
 
Bientôt, le Père Noël revient, justement, de ce périple. Il avait entendu cette affaire de fin du monde et il a mis le turbo sous son moteur galactique.
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Le Pape vient de se lancer dans la modernité des nouvelles technologies: il tweete et cela a même fait sourire, Laurence.
 
En catimini, sur son iPad, comme nouvel utilisateur, le Pape a lancé des tweets vers le vaisseau spatial du Père Noël pour préparer sa venue. Ils disaient, en latin (pour la traduction -> (*):

-@Noël: Allelouïa, Pater Noël, acta non est fabula ad litteram. Desinit in piscem. Homo homini lupus ad vitam aeternam. De profundis.
 
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-@Pontifex: Credo quia absurdum. Varium et mutabilem. Ubi solitudinem faciubt, pacem appellend. Beati pauperes spiritu. Carpe diem, Pater. Alpha et OmegaSustine et abstine. Quid novi?",  répondit le Père Noël.
 
-@Noël: Ab hinc, nihil. Abyssus abyssum invocat. Mondi fluctuat nec mergitur, consensus omnium. Ignoti nulla cupido. Paulo majora canamus. Sit tibi terra levis. Ab falsis principiis proficisci. Festina lente. Omnia vincit amor. An nescis quantilla prudentia mundus regatur. Dominus vobiscum, Noël.
 
Le Pape ne reçut plus de réponses.0.jpg
Les communications stellaires sont, parfois, aussi impénétrables que les voies du Seigneur.
 
Mais ce que le Pape avait oublié, c'est que pendant ce temps-là, pendant qu'ils twittaient, lui, il aura bien plus vieilli que le Père Noël, qui, à son retour, aura rajeuni.
 
Alors, si jamais, après avoir testé la résistance de sa barbe, vous rencontrez le vrai Père Noël, le "voyageur", surtout, ménagez le. 
Il en saura, peut-être, bien plus long sur votre passé et sur votre futur pour l'avoir entrevu tout à loisir pendant son long voyage.
Mais, comme il ne l'a pas vécu, il n'en a pas subi les effets non plus.
 
Ne lui racontez pas toutes les crises de votre présent qui vous passe par la tête. Cela risquerait de le tuer et, cela, ce ne serait plus la féerie espérée de Noël que je vous souhaite pour tous.

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Kroll avait eu la même idée en imaginant la situation d'Arafat qui exhumé, devrait en avoir gros sur la patate en remarquant ce qui avait changé depuis huit années. 
 
Après, sa visite de la Terre, le Père Noël repartira dans sa navette spatiale pour un nouveau cycle.

Cela ne vous fait pas rêver, ce CDI?
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Si ce n'était pas s'assurer un job sans fin, qu'est-ce que ce serait alors?
 
 
 
L'enfoiré,

 
 
(*) 
-@Noël: La pièce ne s'est pas jouée à la lettre. Elle a finit en queue de poisson. L'homme est un loup pour l'homme dans la vie éternelle. Du profond de l'abîme.

-@Pontifex: Je le crois parce que c'est absurde. Chose variable et changeante. Où les hommes font un désert et disent qu'ils ont donné la paix. Bien heureux les pauvres d'esprit. Mets à profit le jour présent, Père. Du commencement à la finSupporte et abstiens-toi. Quoi de nouveau?", répondit le Père Noël.
 
-@Noël: D'ici, Rien. L'abîme appelle l'abîme. Le monde est battu par les flots, mais ne sombre pas dans le consentement universel. On ne désire pas ce qu'on ne connait pas. Que la Terre te sois légère. Chantons des choses un peu plus relevées. Hors ce qui résulte de principes faux. Hâte-toi lentement. L'amour triomphe de tout. Tu ne sais pas avec combien peu de sagesse le monde est gouverné. Que le Seigneur soit avec vous, Noël.
 
 
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Citations:
  • « Il faut continuellement commencer par la fin. », Stanislaw Jerzy Lec
  • « Mieux vaut un but sans fin qu'une fin sans but. », Anonyme  
  • « La vie, c'est comme un tour de manège dans un parc d'attraction. On continue l'aventure en se disant que c'est réel car notre esprit détient ce pouvoir. Quelle importance, d'ailleurs, puisqu'on peut changer le manège à tout moment entre la peur et l'amour", Bill Higgs0.jpg

15/11/2012

Il y a de l'eau ferrugineuse dans le gaz

L'énergie, la phobie à la crème pâtissière! Le pétrole le sujet de conversation préféré avec l'embout du tuyau de la pompe en main et qui donne de l'urticaire au portefeuille! Le monstre du Loch Ness, par excellence.

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Pour remettre les pendules à l'heure, le 11 janvier dernier, la RTBF avait remis le couvert sur la table avec l'interview de Pierre Terzian, qui était interrogé au sujet du pétrole

Il disait que la barrière des 100 euros pour le plein d'essence, n'était pas loin. Près de deux euros, le litre de super. Aujourd'hui, on apprenait qu'il remontait à 86,35$ tandis que le plan Marshal wallon avait du plomb dans l'aile.

Un véritable yo-yo, ce prix du pétrole.

En janvier, Terzian disait en substance (c'est le cas de le dire...): "Oui, il y a un pic de production. Oui, il pourrait y avoir une grave pénurie en 2015. La consommation et la production sont comme le chat qui suit la souris, qui la rattrape à un point qui ressemble à l'infini. Tout dépend des moyens que le chat y met pour la rattraper. Pour se bouger les puces, le consommateur sera souvent obliger de mettre la main à la poche, mais, pas de panique car il y a de la réserve en attendant l'avant-garde et la garde qu'apporte l'économie verte". 

L'étendue des désaccords entre les pros et les contres du pétrole, il y a longtemps déjà, je les avais déjà mis en avant dans "La face cachée du pétrole", "La réponse de la bergère au berger".

Sans énergie, rien n'est permis. Cependant, il faut se rappeler que la meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas et que l'on épargne pour des moments où elle devient indispensable.

Le guépart ne court pas longtemps à sa vitesse maxi derrière l'impala alors que celui-ci n'a aucune envie de lui laisser ses entrailles en chemin en lui en fait voir des vertes et des pas mûres. 

Le problème chez l'homme, c'est qu'il y a la question "prix à payer" qui est venue s'ajouter. La monnaie d'échange...

En consommateur avisé, il penserait à diminuer sa consommation dans son habitation contre les intempéries, à ne pas avoir à se déplacer pour gagner sa "croûte". Le malheur, c'est que celui qui en a le plus besoin de cette "croûte", qu'on appelle le "pauvre", il ne peut concéder à cette envie de changer ses habitudes de consommation pour se protéger de ses pertes d'énergie pour protéger son logis ou diminuer ses déplacements. 

Le 8 juillet dernier, rebelote, "La fin du pétrole" de "Vu du ciel" ressortait sur France3. Rêves et cauchemars de la modernité qui se retrouvaient à la croisée des chemins dans ses choix énergétiques.  

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole sur un graphique clair. Bien sûr, il y a les graphiques qui expliquent tout.

Alors, pour dire du pétrole qu'il est le plan des de fin de la partie des globalistes comme outil de la création du chaos qui verra l'avénement du Nouvel Ordre Mondial, il faudrait faire quelques bons pas de côté pour l'extrapoler sur l'avenir.

Les solutions de remplacement existent mais elles butent sur de nouveaux problèmes techniques souvent en relation avec la pollution que la production ou l'utilisation entraînent avec, pour la fine bouche, la politique qui hésite au milieu du gué.

1.jpgCar la résurgence des crises successives se présente et aucune classe d'actifs, n'y résiste ad vitam.

Dans le passé, le pétrole a évité des déforestations  encore plus drastiques comme il était dit dans l'émission "Vu du ciel".

Le problème est que notre consommation quotidienne est devenue une gabegie pour répondre aux buts à atteindre et rien ne présage à ce qu'ellle diminue dans le futur avec les pays émergent qui veulent, à leur tour, leur part du gâteau avec en plus la cerise à son sommet.

Le pétrole pue, c'est évident. Mais il a des avantages et des inconvénients. Il ne sert d'ailleurs pas uniquement d'énergie.

Le plastique dont il est issu, existe dans tout ce qui nous entoure. Il fournit les matériaux isolants, emballages, pièces de voitures, d'avions pour ne fut-ce qu'en réduire le poids.

0.jpgLa Belgique détient le pompon de la production de plastique avec 595 kg par habitant en 2010 (NL:332 kg, D:2,7 kg, F:126 kg), avec Recticel, Deckeuning, Solvay, NMC.

Puis, il y a toujours, quand on consomme, une respiration qui naît par la seule réaction de la spéculation. 

Il faut interdire la spéculation pure sur le pétrole. Extraits: "La forte hausse des prix du pétrole que l’on observait, résulte de facteurs hors de notre contrôle, comme la croissance de la Chine et de l’Inde, qui contribuent fortement à la hausse de la demande mondiale en pétrole. Mais elle provient également de facteurs sur lesquels il est possible d’agir, et en particulier la spéculation sur le pétrole, estime Joseph P. Kennedy II, qui préside Citizens Energy Corporation, une ONG qui vient en aide aux pauvres aux États Unis et dans le monde, dans le New York Times.
0.jpgEn 2009, les marchés à terme négociaient plus d’un milliard de barils de pétrole par jour. Comme le monde entier ne produit que 85 millions de barils réels, cela signifie que plus de 90% des contrats portant sur le pétrole sont spéculatifs. Du fait de cette spéculation, on constate une déconnexion totale entre les coûts d’extraction, qui se montent à 11 dollars par baril en moyenne dans le monde, et le cours du baril, qui frôle les 100 dollars. Selon Rex Tillerson, la spéculation pure représente 40% de ce montant, ce qui a été confirmé par un rapport récent de la Federal Reserve Bank de St. Louis. 
Les accises et les taxes pour soutenir les États font le reste avant d'atteindre les consommateurs finaux.  Pour certains économistes, la spéculation est bénéfique, parce qu’elle permet de mieux répartir les risques pour les opérateurs du secteur de l’exploitation pétrolière si ce n'était pas la plus grosse partie de cette spéculation qui provient des Hedge Funds, dont l’intérêt est de faire monter les cours pour augmenter leurs profits. Le pétrole est une ressource stratégique, omniprésente. Lorsque les cours du pétrole se mettent à monter, c’est toute la chaîne des prix de l’économie qui se met à grimper derrière lui. En 2008, le Congrès américain avait fait passer une loi pour imposer plus de transparence pour limiter la spéculation pure à 25%. Pour que les fondamentaux de la vie, la nourriture, le logement, la santé, l’éducation subsistent, il faut que l’énergie reste abordable pour tous". 

On apprennait, alors, pour un tour que l'essence et le diesel partent à la baisse jusqu'au round suivant où elle sera à la hausse.

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Aux dernières nouvelles, les États-Unis se sont remis à pomper les dernières réserves de pétrole au Texas. La volonté est de ne plus en importer, d'être auto-suffisant sans trop se préoccuper des écolos qui crient aux scandales face aux nouvelles méthodes utilisées pour pomper le pétrole et le gaz non-conventionnel.

Le pétrole abiotique, une autre théorie?

En période de crises, on parle de relances, de réindustrialisation comme Obama voudrait le faire pendant son deuxième mandat. Cela nécessitera beaucoup d'énergie.

Ce que disait Pierre Terzian, en début d'année, tient toujours.

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On peut presque tout faire, à condition d'avoir les moyens suffisants pour y arriver aussi bien chez les producteurs que chez les consommateurs qui devront l'assumer. Ce sont ces derniers qui imposent, en définitive, la ligne de conduite, en fonction de ce qu'ils sont prêts à sacrifier et les premiers qui répondront à la demande. Encore une histoire de poule et d'oeuf, en quelques sortes. 

Les solutions existent et étaient révélées dans "La fin du pétrole". 

0.jpgPuis, il y a les surprises. Le S&V de juillet enfonçait le bouchon et "osait écrire" qu'il y a plein de pétrole en France! Un fabuleux gisement même sous le bassin de Paris. Le pétrole de roche mère ou pétrole de schiste digne du Moyen-Orient ! Entre 20 et 65 milliards de barils de brut qui représente 30 années de consommation nationale mais dont deux milliards étaient réellement exploitables. Les griefs sont nombreux: consommation énorme d'eau, contamination des nappes phréatiques potentielle, quadrillages des plates-formes dans le paysage...

En cette période de relance de l'économie, le pétrole sous toutes ses formes va encore vouloir giglé de partout.

Consommer ou mourir est presque les seules alternatives. L'antagonisme entre le rejet ou l'attentisme de la France et le pragmatisme des États-Unis resurgit de plus belle. La Belgique n'aurait pas beaucoup de gaz de schiste dans son sol, mais des réserves de biomasses, d'après le géologue Alain Préat

La recherche continue pour diminuer le problème écologique et l'utilisation de l'eau. La fragmentation via un arc électrique qui réduirait son utilisation et les fissures, l'injonction de CO2, de l'air comprimé ou d'hélium.   

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Dans un marché baisser, c'est toujours la complaisance qui prime. Pour éviter des pertes superflues, il faut forcer à penser aux choses à ce qu'on ne pense pas de prime abord comme le remarquait une économiste: "Qu'est-ce que les gens ont tous oublié ? A propos de quoi sont-ils devenus complaisants ? Complaisant, il l'ont été concernant la guerre qui fait rage au Moyen-Orient entre l'Arabie Saoudite et l'Iran qui empire de jour en jour. Pas une guerre civile en Syrie décrite comme une guerre entre l'Iran et l'Arabie Saoudite. Une répétition du scénario qui se déroule dans la région depuis le début du Printemps arabe. Les régimes autoritaires (autrefois soutenus par les alliés américains et européens) ont disparu. Ils ont laissé un vide gouvernemental que se disputent les Sunnites, les Chiites et d'autres groupes. Il y a cinq ans, tout signe d'insurrection civile dans le monde arabe suffisait à faire grimper le prix du pétrole. La prime “géopolitique” du pétrole a largement contribué à sa hausse vertigineuse vers 145$ en 2008. Ensuite la combinaison de la crise financière et la dégringolade de la croissance et les prix du pétrole se sont mis en chute libre avant de se remettre à grimper. Le prix spot du Brent a grimpé dans la foulée seulement par suite d'effets géopolitiques et d'une guerre par procuration. L'Iran, l'Arabie Saoudite et la Turquie tentent de tirer leur épingle du jeu. Obama, pendant son deuxième mandat, devra s'y atteler et garder son attention vers l'Asie et le Moyen-Orient puisque la guerre contre l'Iran considérée comme calmée. Les traders, quant à eux, se réservent toujours l'autre alternative de ce qui arriverait au prix du pétrole, si l'Iran fermait le détroit d'Ormuz, toujours obsédés par la politique monétaire et les déficits budgétaires. 0.jpg

Une guerre ouverte avec l'Iran? Non.  D'abord, le sabotage industriel par le biais de logiciels comme Stuxnet et Flame est beaucoup plus simpleLe deuxième objectif, calmer les alliés dans la région.

Puis, comme une sorte de miracle, remarquer que la combinaison des forages horizontaux et de la fracturation hydraulique a déverrouillé de gigantesques réserves d'énergie auxquelles les États-Unis ne pouvaient pas accéder auparavant. 

Cette technique consiste à pulvériser de l'eau à très haute pression dans la roche à 2500 mètres de profondeur mais, elle pose problème à de nombreuses associations environnementales. Le gaz de schiste bitumineux, le pétrole offshore sont là pour rendre le Moyen-Orient moins important, moins dépendant économiquement et géopolitiquement. 

Le Qatar, le plus grand exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) reste un important aiguillon pour l'exploration énergétique et la production non-conventionnelle partout dans le reste du monde. De l'offshore d'Afrique de l'Est au Cooper Basin, la technologie des champs pétroliers a libéré le monde de la dépendance pétrolière au Moyen-Orient. 

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Le mot d'ordre est de renforcer la tendance de trouver et produire sa propre énergie ou une énergie provenant de régions qui ne sont pas au beau milieu d'une guerre de religion majeure.".

"Connexions" reposait la question des énergies non-conventionnelles à la population belgeLa Belgique, jusqu'ici, s'approvisionne en électricité à l'étranger à raison de 30% de sa consommation.

0.jpgLe problème des fissures dans les centrales nucléaires a réveillé les craintes de pouvoir s'approvisionner en énergie pour les grands froids de l'hiver. Le gouvernement français ne veut pas entendre parler d'extraction des gaz de schiste sur son sol alors que les États-Unis, toujours pragmatiques, se sont lancés à fond dans cette bataille. 

Le recours aux gaz de schiste pourrait augmenter le PIB américain annuel de l'ordre de 0,2%. Un atout appréciable mais pas nécessairement une révolution et qui sait, peut-être, une autre forme de  "kick the can down the road".  

Et puis quand y a plus, on peut toujours en fabriquer. Les micro-algues n'attendent qu'une exploitation. 

Le livre de Yves Cochet "Pétrole apocalypse" rappelait que les énergies fossiles étaient déclinantes.

Mardi dernier, c'était lui l'invité de la Première pour en parler.

Pour lui,  son crédo, c'est revenir à l'énergie verte, au durable, à la récupération, au recyclage et oublier les énergie fossile comme le charbon.

Une heure de soleil fournit l'électricité pour toute la planète pour un an. Il envoie 7500 fois plus d'énergie que l'humanité en consomme mais ce sont les plantes qui en profitent le plus avec la photosynthèse. Tout à fait. 

Les énergies renouvelables deviennent de plus en plus importantes. C'est évident. 

Le "Science et Vie" de juin 2011 titrait "Un succès sous condition" en parlant des deux voies: panneaux photovoltaïques et centrales à miroirs.

Former 500 réacteurs nucléaires et des milliers de centrales au charbon ou à gaz alors que le coût du solaire est à multiplier par quatre, c'est une place difficile à trouver au soleil entre centraliser ou autonomiser. C'est aussi un besoin d'inventer la batterie efficace qui récupère et stabilise l'électricité bien plus longtemps qu'aujourd'hui.

A la mer Rouge, le soleil produit 300 W par m2 et par an, tandis qu'à Londres, cela descend à 105 W/m2/an. Toujours une question de rendement.

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Dans le désert du Sahara, il faut aussi prévoir le nettoyage des capteurs pour contrer les vents de sables. Comme rien n'est à proximité, ce serait aussi passer au courant continu de un million de Volt pour contrer le problème de perte suite à l'effet de Joule du courant alternatif.0.jpg

Quant au vent, là, tout dépend du souffle. Que l'on jette un coup d'oeil vers le Danemark, là, où on les installe en mer, ces belles éoliennes. La marée motrice avec les marées de La Rance, ce serait con de ne pas aller lui prendre ce qu'elle a dans le ventre.

L'Islande, sur ses volcans, avec la géothermie, est certainement avantagée.

En résumé, tout n'est pas exploitable et rentable, ni propice partout. 

Le solaire spatial avec satellites et lasers à infrarouge, cela marche, ce serait une bonne solution quand il n'y a pas de nuages à traverser pour arriver sur Terre. 

Avoir tort d'avoir raison trop tôt, c'est peut-être le risque des décideurs. Changer de mode de vie dans un sens ou dans l'autre, demande d'énormes investissements et un retour sur investissement pour réinvestir à nouveau dans un cycle sans fin.

L'obsolescence des matériels doit être comptabilisée avec la rentabilité. L'amortissement fait partie du prix.

Sans les subsides des États, les citoyens prendront les moyens les moins chers pour s'énergiser ou pour s'en prémunir. Beaucoup de sociétés de capteurs solaires locales se sont plantées, attaquées par la concurrence des prix bas chinois.  

Les nanotechnologies, aimées ou non, vont devoir révolutionner les idées reçus en multipliant la rentabilité par un facteur important.

La fusion nucléaire, le fameux "Soleil sur Terre" a coûté et coûtera encore des sommes considérables. Ok. C'est pour dans un futur de 50 ans. Encore d'accord. Quand on y arrivera le problème de l'énergie n'en sera peut-être plus vraiment un.0.jpg

Les gens n'ont jamais aimé avoir raison tout seuls.

Celui qui gagnera deviendra demain le maître à danser de la planète.

Ce sera celui qui aura les idées larges qui aura testé avant les autres, avec des vues opportunistes souvent plus hybrides qu'on le croit. Être hybride par opportunisme, c'est quelque part comme fait la Science qui n'est jamais contente de ce qui est à sa disposition et continue à chercher toujours autre chose de meilleur, de plus efficace, parfois à fonds perdus.

Yves Cochet rappelait, mardi encore, la phrase de Woody Allen, "il est toujours difficile de faire des prévisions, surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir".

Quant au passé, imaginons ce qui se serait passé, s'il y avait eu un parti des écologistes, il y a un peu plus de 150 ans. La voiture, les voyages, n'existeraient pas aujourd'hui. Le pétrole a été exploité en 1857 en Roumanie et en 1859 aux États-Unis, dans l'État de Pennsylvanie. Cinquante ans plus tard, il y était devenu une matière première  stratégique.

0.jpgL'Atlas des utopies (Le Monde) a un chapitre qui imaginait un futur à 100% de renouvelable. Capter l'énergie au plus proche de la source solaire ou récupérer les orages. Une discussion intéressante et un graphique qui montrait les pays scandinaves parmi les candidats les plus vraissemblables. La Suède étant dans le top de tête actuellement.

Aujourd'hui, le pétrole dit non-conventionnel est une sorte de retour aux sources.

Le secteur de l'énergie verte va rapidement perdre de l'argent.

Cinq "contre-révolutions" le prouvent et disent que:
1. Les États peuvent, à présent, revendiquer les réserves d'energies fossiles jusqu'à 200 milles marins des côtes.
2. La découverte de "nouveaux" champs pétrolifères conventionnels.
3. La découverte de "nouveaux" champs gaziers conventionnels.
4. L'essor du gaz de schiste (selon Furfari, il s'agit plutôt de "gaz de marnes" ou " de pélites").
5. L'essor du pétrole de schiste.

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Suivre les réflexes chinois qui n'acceptent aucune ingérence dans leur politique. Nous ne seront pas loin de ce qu'il faut faire.

Cette histoire de gaz de pétrole m'en a rappelé une autre: celle de Bourvil qui avait un sketch toujours en noir et blanc qui disait "J'arrête de boire".

Lui, au moins, il devait avoir tout compris.

     

L'enfoiré, 


Citations:

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  • « Le désir c'est une énergie, et l'énergie c'est du désir. », Philippe Labro 
  • « En terme de préhistoire, on parle de l'âge de pierre, de l'âge du fer, de l'âge du bronze. En survolant toute l'histoire de l'humanité, ne devrait-on pas parler de l'âge du bois, du charbon, du pétrole ou de l'atome ? », Roger Molinier
  • « Mon grand-père allait en chameau. Mon père, en voiture. Moi, en jet privé. Demain, mon fils reprendra probablement le chameau », le cheikh arabe qui concluait le documentaire "Fin du pétrole".

 

1.jpgMise à jour 25/04/2013: Le gaz US mine la chimie européene.

13/09/2012

Le bluzz du philosophe et du scientologue

L'article précédent tentait de donner le cheminement de l'information. Avant l'information, il y a la formation. Les "Hautes Études", souvent poussées en avant comme l'apanage de la réussite dans la vie. Sur une autre antenne, un scientifique expliquait, par le détail, sa déconvenue avec ses propres réalités. Si pour confondre les Sciences du Numérique cartésiennes et les Sciences Humaines se retrouvaient dans un même bocal sociologique et si j'essayais d'en faire une allégorie, qui commencerait par "Il était une fois"?

0.jpgLa conclusion pratique en dehors de toutes considérations personnelles de "Êtes-vous auto-immune ou polythéiste?" serait de dire qu'ouvrir un blog, intervenir sur un forum, c'est aimer la confrontation des idées et prendre des risques. C'est aller de haut en bas et de gauche à droite et cela, sans vergogne.

Quand il y a conflit, en trouver les raisons, une issue sans déshonneur ni pour l'un ni pour l'autre. Puis chercher à rectifier ses préjugés, sans considérer les autres comme des trolls, est une opération qui demande de l'abnégation. Se tromper n'est pas le problème. S'excuser fait aussi partie du processus. Seul la récidive peut donner des soupçons de propagande. Oser répondre avec ses propres convictions demande de l'expérience pour être convainquant.

"L'ordre libertaire", un nouvel essai de Michel Onfray détermine une marche à suivre, mais qui sont, en fait, des règles implicites de vie naturelle en société.

Les conseils, pour se comporter après une erreur de jugement, relève de la psychologie des acteurs en présence. Avoir raison, tout comme avoir tort, ne veut rien dire. Une vérité est trop à la merci d'une découverte qui bousculera les préjugés. Penser la même chose au même moment est plus simple et plus on avance dans le temps, plus on croit les caractères s'affirmer tout en restant dépendants des idées reçues. Des clans de partisans se forment, ainsi, en osmose, mais sans détenir toutes les cartes en main que l'on l'appelle "expertise".

Un article écrit par une rédactice, expliquait ce qu'elle avait aimé en Facebook avec un titre oxymore "Facebook, c'est de la merde". Des commentaires, comme pugilat, se terminaient par un jeté d'éponge en manque d'arguments, poussés par des insultes déversées en parallèles sur l'antenne Facebook défendue. L'empathie, préconisée par l'idéologie de Facebook, faisait place à un égocentrisme qui n'osait plus dire son nom.

Ne pas aimer les oppositions, les rejeter sans les écouter, ce serait seulement appuyer l'idée que seuls, les amis apportent la preuve que notre vérité est la seule vraie.

Régis Debray remarquait que l'on dit "je" en "nous", que l'on continue à dire "nous" en "je". Dans "Moment de fraternité", Debray exhortait à partager quelque chose de plus grand qu'eux sous une forme de nation, d'idéal, de mythe et... de dieu.

D'aller au plus difficile, au moins évident, quitte à faire rigoler ou grincer. Lui, le désespérément agnostique, comme il se nomme, avec son matérialisme bien connu, se retrouvait, tout à coup, dans une fraternité humaniste et républicaine avec seulement le "concret littéraire" comme allié. Effet de l'âge qui ne faisait plus que se promener dans le communautaire dans une génération de Série B.

Rechercher le pluralisme d'idées, relié à l'humanisme universel, s'il faut en connaître les filières et les aboutissements du monde et en se nommant du tellement galvaudé surnom de "citoyen du monde" mais en n'ayant fait que les premiers pas de la reconnaissance sur celui-ci, ne tient pas la route très longtemps.

Internet, pourtant préparé pour casser les frontières, ne fait souvent pas mieux que d'offrir le monde à portée de clics dans un conflit générationnel du coeur, contre un concept plus rationnel sans écoute de l’altéralité, limitée aux préjugés culturels et des convictions sans preuves.

Seuls les voyages et les rencontres fortuites, non préparées, permettent parfois d'atteindre le bon fond du filet en étant plus brutes, moins apprétées, plus sociables.

La forme restée dans la mémoire collective scolaire reste entravée à la ou les langue(s) apprise(s) et Internet ne devient qu'une grande toile de minitels. Il est dit que le fait "communautaire" captivait Debray. Le côté communautaire, identitaire hérédité en supplément peut avoir plus que des aspects négatifs.

Le clivage démocrate et républicain, gauche et droite plait à Debray et il reconnait la fierté d'appartenance à la "Manifest Destiny", le "One nation under God" qui construit l'américanité, s'il ne voit pas le côté sectaire de l'affaire, par quoi lui donnerait-on la cuillère salvatrice? Dans notre monde, le goût du terroir arrive très vite à celui du "tiroir" (caisse s'entend). Debray se reconstruit comme un nouveau Liszt dans une "Jeunesse du sacré".dans le crépuscule de sa vie.

0.jpgAux portes de l'emploi, le jeune et le moins jeune se retrouvent trop peu ou trop qualifiés. Opposé au vieux. Ce n'est pas récent. Génération contre génération.
Alors, si on cherchait à expliquer cette inadéquation avec les besoins réels de l'époque et des entreprises.
On demande de la flexibilité en tout, dans le temps et dans l'espace.
Une question de QI? Ce quotient immature, véritable imposture? Pas du tout. Une belle gueule, bien faite, une belle présentation? Cela peut aider mais ce n'est pas déterminant.
Ne plus être dans le coup, une autre cause? On est très vite obsolète surtout quand on reste sur le carreau trop longtremps.
Question de mauvais choix des études? De mauvaise planification? Manque de motivation? Là, on se rapproche.
De toutes manières, si on a besoin de vous, de votre compétence, on saura vous trouver après votre pub perso.

Quelle voie choisir? Université ou école supérieure ? Choix cornélien. Certaines filières sont réputées plus que d'autres pour déboucher sur un emploi mais le diplôme miracle n'existe pas.
Orientation Ingénieur, pharmacien, vétérinaire, informaticien… autant de filières universitaires qui brassent chaque année de plus en plus d'étudiants en Belgique. Et pour cause : en septembre 2011, l'UCL constatait une hausse des inscriptions en sciences de l'ingénieur (spécialité gestion, civile ou agronomie toutes confondues), en sciences de la santé ainsi que dans les professions de médecin, dentiste et vétérinaire. Des cursus à tendance scientifique où le profil des étudiants est parfois très recherché par les recruteurs.
Des filières qui cartonnent:
Ingénieur: civile, de gestion, agronomie ou biomédicale.
Informatique. Diplômés, les pros de l'informatique connaissent très peu le chômage.
Mathématiques/statistiques. Banques, assurances, industrie, informatique, enseignement, recherche. 
Education physique. Actuellement en pénurie, les psychomotriciens et ergothérapeutes.
Pharmacie. Exercer en officine, dans l'industrie, un hôpital ou le secteur public.
Vétérinaire. A la ville ou à la campagne, dans le public ou le privé.
Enseignement. Toutes disciplines sont souvent très demandés.
 
0.jpgDécrocher un travail n'est pas seulement une question de diplômes mais aussi de personnalités, de motivations et de qualifications. L'orientation doit reposer principalement sur le goût pour la profession qu'on se destine à exercer à l'avenir.
«  La motivation, la capacité à s'investir et à se projeter ne seront pas les mêmes selon que l'on choisit une profession par sécurité ou par engouement ».

Les filières des sciences humaines sont-elles devenues le parent pauvre de l'accès à l'emploi ? Pas du tout.
« Les romanistes, sociologues, historiens ou anthropologues ont reçu une bonne formation générale et conviennent pour de nombreux postes dans le secteur public ou privé. De par leurs capacités d'analyse, de synthèse et de rédaction, ils peuvent prétendre à de nombreux postes dans des domaines insoupçonnés et très variés comme la grande distribution ou le développement durable. Encore faut-il qu'ils en soient conscients ! ».0.jpg
 
C'est alors que derrière un bureau, se cache ce qu'on peut appelé une "grosse tête", mais qui semble avoir raté le coche et la montre en or dans la pratique sans le reconnaitre.
Il écrit avoir "Une vie de chercheur avortée" (1), (2), (3), (4), (5), (6) bien épicée, mais, peut-être, trop poivré.  Manque de chance de pouvoir prouver sa valeur avec des gens qui savent découvrir la cerise sur le gâteau, semble être le cas.
Romancée, sa vie, telle que l'a raconté, Bernard? Pas vraiment, Une romance est en principe, belle. Sans intention de les donner, il laissait toujours quelques détails de lui dès les premières lignes. Hors, ces lignes ici, ont été nombreuses et pas que dans ces seules circonstances. Les précédents ont existé.

La technologie est un levier pour la Science. Cette dernière vire parfois au scientisme, se gargarise de ses découvertes en publiant pour gagner une chance d'exister. Alors, on publie, oui. Le plus grave, le public s’en fout de la procédure. Il ne voit que le résultat pratique qui lui facilitera la vie. Partie prenante, il veut en profiter sur tous les fronts sans en subir les inconvénients.
0.jpgAlors, sous-qualifié, sur-qualifié, numérotés, que les hommes s'évaluent, se surnomment, se surclassent et se déclassent, croyant tout savoir, mais en oubliant que n'importe quelle étiquette se décolle toujours avec le temps.
Nous sommes dans une ère de gagnants.
Alors, je me suis risqué et aussi amusé à relier le science avec la sociologie à la recherche de l'impact du social sur leurs représentations et comportements humains.
Paragraphe essayiste, s'il en est, donc. Indulgence nécessaire:
>>>>>>>>>>>>>>>>>>
Il était une fois une formule magique:  E=MC².
Nous sommes tous des poussières d'étoiles, disait Hubert Reeves.
Pas à dire, elle était belle, cette formule. Compacte, concise, facile à retenir, elle avait tout pour plaire.
Que disait-elle, en fait? 
Que sans masse, c'est rester sans énergie en finale, Idem sans idées, sans philosophie.
Que sans vitesse, ce serait, également, sans énergie, en bout de course, ou sans interactivité, sans communications entre les hommes. Le vide intersidéral., quoi...

Avec seulement quelques particules de matière en présence, les atomes, les ions et les électrons libres ou en gravitation, cela devient des ensembles qui s'entrechoquent, qui se superposent ou s'écartent en fonction d'une polarité..
Les atomes ont une hiérarchie liée à leur poids atomique, à traduire par leur poids philosophique familial. En Science, on parlerait de "Table de Mendeleïev" tandis qu'en  sociologie, on pourrait l'appeler la "Table des Sociétés Humaines". J'ai dit "Sociétés" et non pas "Ressources", car on les confond aujourd'hui.
Autarciques, certains atomes pourraient se suffire à eux-mêmes, du moins, jusqu'à une certaine densité. Mais ils vivent en système binaire avec des charges opposées, négatives et positives. Vu de l'extérieur, ces particules chargées s'attirent comme l'aimant entre "amants", en général, pour le meilleur et pour le pire, mais à une distance qui reste respectable tout de même dans leur cas.
Quand il y a déséquilibre, la tendance est de s'associer avec leurs semblables quitte à grossir.
Trop gros, trop lourds, ils en arrivent à devoir éliminer leur trop-plein de forces électriques, pour vivre plus heureux ensemble. On n'aime pas les gêneurs dans le système atomique. Ils en deviennent actifs et parfois, radio-actifs. La nature a communiqué sa matière, son essence. Pour se faire, elle envoie des ondes plus ou moins bénéfiques ou néfastes dans son environnement immédiat.
Plus les atomes grossissent, plus ils se rassemblent, plus ils se ressemblent, plus ils se sentent instables empêtrés dans des relations trop équivoques. L'embonpoint guette. La vitesse diminue. L'énergie, avec elle.
L'instabilité devient vraiment chronique. La masse critique atteinte, la "démocratie atomique" n'a plus toute sa raison et... toute sa tête. 
En déséquilibre électrique, les atomes s'excitent. Devenus ions avec leur trop plein de charges, il vont s'atteler à éjecter leurs électrons pour ne pas mourir. Raison invoquée par le philosophe de service: "Trop de disparités d'opinions".
Toujours est-il qu'ils sont prêts à toutes éventualités. Attentif à tout ce qui passe à proximité pour évacuer et pour "éliminer".
Un autre atome s'avance. Merveilleux, se dit le visiteur et le visité, on va pouvoir dialoguer, mesurer nos convictions, nos différents et... échanger nos opinions d'électrons.
Une chance, le visiteur est très philosophie. Il construit pour combler son propre déficit avec la charge du visité. Ils causent, se confondent en émotions, du bout des lèvres. Ils se marient et eurent beaucoup de beaux atomes bien stables chimiquement. Une histoire de Roméo et Juliette qui poussent un ouf de soulagement dans un "happy end".
Mais, sans le savoir, ils ont changé de famille par la même occasion. Pas vraiment de culture, ne vous en faites pas. Ils ont toujours la même langue.
Ils ont seulement comblé leur dernière couche, celle que l'on appelle la "valence", dans le jargon local, de "valeurs", dans l'autre. Les autres couches n'ont pas été inquiétées et gravitent en silence autour du noyau sans bruit. L'intégrité est toujours entières et respectée à bord. 
Un électron libre à grande vitesse passe comme un météorite dans le vide sidéral. On ne sait d'où il vient. Il n'a presque pas de masse parmi ces "monstres", mais il est rapide comme l'éclair et son énergie potentielle compense son manque de poids. S'il ne brûle pas toute son énergie avant l'impact, le choc est programmé, inévitable et il sera terrible.
Il va "fissionner" et transformer les plus gros de ce monde de "grands-petits" en "petits de grands". Quelle catastrophe! C'est le chaos. Toute la famille est fâchée. Les assiettes volent, les élypses se cassent. Comble de malheur, la famille se divise, se disloque. Ce faisant, la dispute a produit une épidémie avec une énergie cynétique qu'on ne contrôle plus. Les "morts-vivants" conducteurs revivent dans une réaction en chaîne.
L'astuce pour y échapper, on cherche un refroidisseur. En refroidissant au zéro absolu, ils en deviendraient supraconducteurs. Immobiles, à froid, les "monstres" deviennent invisibles aux électrons libres. Le froid les a entubé en nanotubes de Carbone. Là, on risque de chanter un cantique avec du quantique dans un autre monde avec des lois encore plus folles comme des aliens peuvent le faire. De la gravité, ils s'en foutent allègrement à cette échelle.
Les grandes malins s'évertuent de rassembler les "petites" de manière artificielle en troublant les règles de la nature. D'alchimistes, les chimistes, vont gagner leur galon à l'échelle nanométrique. 
A l'origine, on cherchait de l'or, on a créé des molécules inconnues et complexes pour arriver à construire la matière, atome par atome. On n'avait jamais vu cela... Tout devient possible. On fait du sur-mesure.
Si, par chance, les molécules avaient seulement un goût aminé et non plus animé, elles vivraient en se construisant en longues chaînes d'ADN, comme les "Avancées Des Nodules" et le monde du vivant ne serait plus très loin. Mais on n'en est pas encore là.
Véritable miracle de la conception, le monde du vivant a un défaut: il existe dans un espace temps donné, limité et très variable. Plutôt gênante, cette situation dans l'éphémère. 0.jpgDans ce monde des particules, il faut dire qu'elles se paient une intrication quantique. Je n'ai pas dit, un choeur cantique. Ou alors, les chanteurs ne seraient jamais là où on le pense. Difficile pour un chef d'orchestre de diriger des chanteurs qui auraient la bougeotte à la recherche du chaos. Le chef Einstein était contredit par l'autre chef, Niels Bohr.
Philosophes, ces particules? Non. Pourtant, une action fantôme les reliait. Pas par un filtre d'amour, mais par un besoin de l'une  de faire de exactement l'opposé de ce que l'autre ne pouvait pas faire comme les gants de deux mains. Même les Qbits ne répondent plus comme les bits 0 et 1. Voilà que l'on se rapproche des humains et qu'une porte n'est plus uniquement ouverte ou fermée: elle peut être entrouverte!
Là, cela se corsait vraiment. Les possibilités analogiques qui rejoignent les numériques.  
Alors, il y a eu les super-malins. Eux voudraient aller encore plus loin en les domestiquant. Apporter les énergies nécessaires pour casser les répulsions électriques d’intégrité qui tiennent à distance les ultra-petits. Ces super-malins se rencontrent dans le soleil. C'est légitime de les penser possibles, même sur Terre.
Aspect négatif, l'énergie nécessaire pour casser leurs répulsions naturelles, est phénomènale. C'est qu'ils ont leurs préjugés culturels, ces bougres! Ce sont des disputes entre eux, à n'en plus finir. On aime rester "petit" puisque tout petit est gentil, c'est bien connu. Surprise, aux premiers essais, fusionnés, ils fournissent encore plus d'énergie en fusionnant qu'en se fractionnant. 0.jpg
Comment arriver à les faire enrager et les faire aller dans leurs derniers retranchements? Tout est là. Des années, une vie, plusieurs, on ignore. à rechercher l'inaccessible étoile. Les plus récalcitrants ont leurs bijoux de famille, et ce n'est que par la force des baïonnettes, des machines à leur échelle, dans une véritable bataille dont on ne connaît pas l'issue, mais on y travaille. Les irréconciliables restent, encore, à l'échelle atomique et pas industrielle.
Puis, il y a ceux qui ne s'y retrouveront jamais qui continueront à se bouffer le nez sans laisser de trace en disparaissant dans des trous noirs. Matière contre anti-matière dans une fuite en avant, irrésistible. Mais il y a encore une erreur dans les calculs, une question de poids, de masse. On ne cerne pas trop bien le problème. Qu'est-ce qui fait que des propriétés aussi intéressantes disparaissent dans le monde des grands et qu'Einstein puisse redorer ses théories?
0.jpgSi cela ne clope pas dans les calculs mathématiques, c'est qu'il doit bien y avoir un chaînon manquant quelque part, est-il dit dans les couloirs. Originelle, une "particule de dieu"? "Ne bosons pas, mais si...", bosons, bien au contraire. Un surnom pour une particule, non, une simple boutade, comme il y en a tant, lancée par un scientifique qui était d'humeur passagère...
Cela ne remuait pas les foules bien que toutes les familles scientifiques s'en retrouvaient mal prises, mal à l'aise. Même les sociologues en était pour leurs frais, si la physique s'en retrouve rajeunie lors de la découverte de cette particule.
Et dieu dans tout ça? se demandait l'un d'eux. "La création, cette putain", répondait l'autre en mal d'imagination. On a l'air de ne plus réfléchir qu'avec son rétroviseur avec une dose de fétichisme, d'égocentrisme dans une course dont on ne verrait jamais le poteau d'arrivée. On se retrouverait à 90% dans un réseau asocial.
 
Qu'avons-nous observer dans cette allégorie? Tout est resté standard, trop normalisé. Une espérance que cela reste ainsi jusqu'à la prochaine fois ou jusqu'à la fin des temps comme une sorte de CQFD  "C'est Quelqu'un qui Fait Dire".
Qu'ils n'y croient toujours pas, encore, une fois, chacun est resté sur ses positions. 
La Science, elle, doit se remettre en question, garder le besoin de chercher, de chercher en anticipant mathématiquement avant de trouver de visu et rechercher à nouveau sans fin même quand tout le monde s'en fout. 
La philosophie et la psychologie resteraient-elles, à la traîne avec un cerveau à découper en rondelles sans une remise en question.
Seul l'avenir répondra mais progressivement.
Mais, avant que le rideau ne tombe, prenons du champ, de l'espace par l'autre bout, en apprenant que...
1. Un bébé, avant de le plonger dans un bain, il faut vérifier la température de l'eau
2. Quand le bébé crie, il faut vérifier sa nourriture, sa couche, son sommeil pour espérer, ainsi, le rassurer
3. Et finalement, fixer les limites de ses jeux dans son environnement.
 
Ne sommes-nous pas tous des bébés qui ont un peu grandi en taille? 
Reste l'espoir que l'allégorie ne s'écrive pas sous la forme "allez gorille", cette fois.
 
Si la pensée, la Science ou la Philosophie ne restaient pas curieuses qui le pourrait?
C'est un peu ce que les jeux paralympique voulaient prouver par une ode à la science.

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L'enfoiré,
 



Mise à jour 14/12/2012: Sur ARTE: Le mystère de la matière noire
Dans nos modèles physiques, le poids de toute la matière observable (étoiles, galaxies...) ne représente que 4 % de l'univers, alors qu'une matière inconnue, invisible, qu'aucun outil n'a jamais permis de détecter, peuplerait massivement le cosmos. Aujourd'hui, astrophysiciens et cosmologistes, chercheurs dans les champs de l'infiniment grand et de l'infiniment petit, unissent leurs forces pour résoudre cette grande énigme : quelle est la nature de cette fameuse "matière noire" ? 
 
 
Citations:
  • "Je n'ai jamais compris comment le risque d'avoir un biographe n'a jamais dissuadé personne d'avoir une vie", Emil Ciroran
  • "Il y a des temps où l'on ne doit dispenser le mépris qu'avec économie à cause d'u grand nombre de nécessiteux",  François-Rene de Chateaubriand
  • "Toute discussion se réduit à donner à l'adversaire la couleur d'un sot ou la figure d'une canaille", Paul Valery
  • "J'ai cherché de grands hommes et je n'ai trouvé que des singes de leur idéal", Friedrich Nietzche

 

01/06/2012

Trop complexe le monde du numérique?

A la base du monde du numérique, il y a les maths. Pour aborder les problèmes et en donner des solutions, il y a les définitions, les axiomes, les théories, les calculs et, au pire ou au besoin, les démonstrations par l’absurde. Les maths, une science qui fait peur, qui rebute les étudiants, qui ennuie les adultes. Un article du Sciences et Vie se demandait "Où en sont les maths modernes?". Pourquoi modernes, d'ailleurs? Serait-ce une hantise de ce qui est ancien ou corriger une erreur d’appréciation en abordant les sujets complexes?

01.jpgC'est vrai, les chiffres et les maths sont souvent redoutés par les étudiants pendant la période de bloc dans laquelle nous sommes. Les mot eux-mêmes deviennent inaccessibles, trop théoriques, si pas incompréhensibles.

Les sciences dites exactes, comptables ou économiques s'écartent des sciences humaines.

Dans le jargon moderne, un nombre entier devient « l'élément d'un 'monoïde additif commutatif' plongé dans une structure 'd'anneau intègre' peuplé des idéaux principaux 'unifères' », une simple droite, « une variété affine en bijection avec l'ensemble des nombres réels »...

Vous n'avez rien compris. Ne vous inquiétez pas, moi non plus. Je l'ai lu dans l'article en question. C'est tout.0.jpg

Aujourd'hui, la tendance est d'expliquer tout par les chiffres et des mots de plus en plus sibyllins. 

Il y a les mathématiques dites "classiques" avec ses problèmes de robinets, de calcul mental, d'algèbre. Puis, il y a l'abordage du grand "vaisseau mathématique" d'une manière dite "moderne".

Wiki dit: "L'expression « mathématiques modernes » renvoie à une profonde remise en question de l'enseignement des mathématiques dans les pays du bloc occidental à partir des années 1960. Elle a visé à améliorer la formation scientifique et à incorporer certaines des mutations formidables connues par les mathématiques au début du XXe siècle. L'introduction des mathématiques modernes a souvent été vécue difficilement, et a donné lieu à des critiques.".

Elles furent adoptées au Royaume-Uni, en France, en Allemagne de l'Ouest. En Belgique, c'est Georges Papy qui s'en chargea avec plus ou moins de bonheur. Mais remontons aux sources.

Le 29 mai, 1832 a été la veille d'un duel entre "deux dupes" pour une "infâme coquette". Le jeune Evariste Galois, âgé de 20 ans, fut l'un des deux.  Il n'a rien à léguer sinon son savoir, ses déductions, ses théories que des mathématiciens comme Cauchy et Poisson, avaient refusées de prendre en compte à leur juste valeur. Il savait qu'il allait mourir le lendemain et écrivit son testament avec ces lignes où il reconnaît que "Il y a quelque chose à compléter dans cette démonstration. Je n'a pas le temps".Il savait qu'il allait mourir et écrivit son testament avec ces lignes où il reconnaît que "Il y a quelque chose à compléter dans cette démonstration. Je n'ai pas le temps".

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Evariste Galois est depuis considéré comme le précurseur de la théorie des ensembles.  Incarnation du génie romantique du mal aimée malheureux et d'une jeunesse prometteuse.

En 1870, première réapparation avec le "Traité des substitutions et des équations algébriques".

En octobre 2011 à l'occasion du bicentenaire de sa naissance, Galois a été célébré et remis à l'ordre du jour.

La théorie de Galois est définie ainsi dans Wiki: "l'étude des extensions de corps commutatifs, par le biais d'une correspondance avec des groupes de transformations sur ces extensions, appelés "groupes de Galois". Cette méthode féconde a essaimé dans bien d'autres branches des mathématiques, avec par exemple la théorie de Galois différentielle, ou la théorie de Galois des revêtements.".

Trouver le nombre "x" dans la congruance polynomiale pour que la fonction donne un résultat de 0, reste des calculs fastidieux. Son mémoire révèle son impossibilité.  

03.jpgSa méthode, compartimenter, catégoriser en construisant des ensembles et en y associant des bijections ou des radicaux comme ponts entre eux et ainsi, résoudre une équation algébriques ou, au contraire, donner la preuve qu'elle n'a pas de solution.

Voilà, en résumé, l'idée de Galois.

L'humain est plus analogique que numérique. Les ordinateurs numériques sont devenus les engins utilisés tous les jours comme des outils électroniques de vérité indéniables. Notre monde est devenu comptable avec des statistiques, des moyennes qui n'explique pas l'insoutenable légèreté de l'être qui se fout des particularités, des exceptions, des extrapolations.

Nous nous retrouverions ainsi "Au pays des gnous bleus" sans s'en apercevoir.

Les ordinateurs analogiques ont existé et existent encore mais ils intéressent moins d'utilisateurs dans le milieu des affaires. Ils utilisent des mesures physiques continues (par exemple électriques, mécaniques ou hydrauliques) en comparaison avec d'autres prises comme modèles standards pour résoudre un problème plutôt que le cadastrer derrière des concepts d'exactitude, de quantités numériques discrètes pour cette modélisation. A la base des équations différentielles, il y a un ensemble de variables qui se substitue avec un autre ensemble de variables physiques et qui se reconfigurent via les intégrales comme base d'intégration.

La théorie de l'algèbre classique cherche à trouver les solutions aux inconnues. 

La physique classique appartient au "Groupe de Galilée" dans lequel le cours du temps n'a  jamais été modifié, n'a donc pas d'impact. La théorie d'Einstein, elle, est basée sur le "Groupe de Lorentz", prend en compte le temps et l'espace dans l'observation.

S'élever par l'abstraction et oublier les calculs mentaux... Quelle belle idée. Résoudre des équations quand c'est possible et découvrir la raison du pourquoi elles n'ont pas de solutions dans tous les cas de figure. Oser dire haut et fort aux mathématiciens que des équations n'ont pas de solutions, c'est, aussi, un devoir de la Science, savoir se remettre en question.0.jpg

Les applications de la théorie des ensembles se retrouvent dans la compréhension des cristaux de glace, de neige par les symétries.

Les équations liées au monde des fractales d'abord en 2D, puis en 3D, on crée de nouveaux mondes.

Mandelbrote, son inventeur, avait tenté de joindre les deux mondes, le numérique et l'analogique, en observant la nature et l'homme qui en fait partie.

Les fractales et par la compréhension de la Bourse qui erratiques ne correspond plus à un raisonnement de la seule logique numérique. Si la Bourse "respire" avec des cours entre un plafond et un plancher, actions contre réactions, en temps normal, et permet des extrapolations, des tendances, des moyennes, ses "sautes d'humeur" ont des pics indépendants de toutes prévisions numériques. La météo travaille un peu comme la Bourse  par comparaison avec des situations précédentes. La théorie du chaos pourrait bien se greffer dans le jeu.

La physique quantique est basée, à l'échelle des atomes, sur l'équation de Schrödinger. Elle décompose la complexité en solutions plus simples. Concept parfois incompréhensible qui fait q'un atome peut se trouver à deux places différentes en même temps par l'effet tunnel, le temps devenant indéfinissable à cette échelle.

La complexité vaincue par une descente au niveau de l'atome avec un concept d'entité minimal et des passerelles, en ajoutant des paramètres pour passer d'un monde à l'autre.

La cinématique explique la trajectoire d'une particule par la transformation des permutations symétriques. A l'étage suivant, celui de la chimie et des molécules, autres ensembles symétriques.

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L'oxygène joue aussi à la symétrie par rapport à son centre de gravité, à l'insensibilité aux infrarouges, sans séparation entre charges positives ou négatives et pourtant, grimpe dans l'échelle des complexités.

Même la sociologie s'est intéressée via Claude Levi-Strauss au concept de groupes pour définir la "structure élémentaire de la parenté",  associée au "groupe de Klein". Elle ouvre la voie  de la structuration de la société par la voie des sciences humaines.

Les machines calculent mieux et plus vite que nous, les hommes, c'est évident, mais elles ont besoin jusqu'ici de ce petit quelque chose en plus que la robotique essaye de combler. Une vision analogique par la théorie des ensembles, l'abstraction et l'acceptation d'un à peu près pourraient-ils libérer du carcan des chiffres? Fini les calculs mentaux. La calculette a rendu le travail obsolète. Les nombres réels et les nombres imaginaires prennent place dans des ensembles variés de bijections. On s'écarte du concret pour se rapprocher de l'image de l'homme.

Fini l'algèbre de Boole, seulement, dichotomique.

Les propriétés des ensembles le définissent. Ce sont des objets mathématiques.  Des constructions, des artefacts avec des liens entre eux.

Dernièrement, l'algorithme de Google venait à l'esprit de la chimiste Aurora Clark pour anticiper les réactions chimiques en utilisant l'idée générique du "pagerank" en associant les relations des mots clés et trouver la "popularité" des phénomènes entre eux.

0.jpgDu nano-monde à l'anthropologie en passant du numérique à l'analogique?

Attention, il ne s'agit pas de rêver éveiller. Certains pensent trouver la solution dans l'ordinateur quantique avec ses qubits. Ceux-ci seront réservés à des applications de niches même si ce sont des problèmes combinatoires pour étudier les configurations d'un ensemble d'objets. Les tâches sont encore à définir avec de nouveaux algorithmes pour que cela soit suffisament efficace.

Attention, aussi, à cette relation malheureuse: "Je connais un ami qui mange des fruits tous les jours. Il a 95 ans et est en bonne santé. Pour vivre vieux et bien, mangeons tous des fruits". Relation de cause à effet, plutôt publicitaire.

Comme le disait Magritte dans un de ses tableaux "Ceci n'est pas une pipe" même si cela en a la forme et l'esprit de la conformité. Puisque il n'y a pas de fumée, il y a une chance que l'image nous trompe et que la fumée n'est pas toujours produite par le feu.

S'émanciper de la chose représentée et oublier la rigueur de l'exactitude comme le peignait Cézane. La conjecture de Fermat expliquée par Andrew Willes en 1995. Le programme d'Erlangen initié par Félix Klein. Les catégories d'Alexandre Grotherdieck mènent à la géométrie algébrique et au morphisme pour relier les groupes par transformations successives.0.jpg

Cela se retrouvent dans le langage informatique "Java" ou plutôt "pure Java" pour le distinguer du javascript. A la base, des classes, des primitives, des membres statiques, des "foncteurs" qui démarent du plus petit niveau pour remonter à la construction d'ensembles de plus en plus complexes. Un paradigme de concepts, de méthodes à relier entre eux par osmose, par héritages, par polymorphismes. Une pomme et une poire ont des propriétés propres, mais elles appartiennent toutes deux à des fruits. Tout ne serait qu'un jeu de Lego, qu'une poupée russe? A peut-prêt. A une condition, qu'il y ai au niveau suffisamment initial et bas dans la hiérarchie pour toujours pouvoir le reconstituer tout l'arbre. Dans le cas contraire, on risquerait de tout devoir réécrire. Ce qu'on remarque d'ailleurs lorsque de nouveaux équipements arrivent sur le marché et qui demanderont des interfaces avec l'existant. Les objets meurent aussi même sans "finalisateurs".

"Espèces d'espèce" parle du "buisson du vivant" plutôt que d'un l'arbre. Tenter de classifier les êtres vivants, pour les expliquer, ne fait pas plus, ni mieux. Une immense famille qu'il s'agit classifier, de trier par des moyens parfois bizarres. Nombre de pattes, de plumes, de poils, d'écailles... en s'apercevant de maillons manquant dans une suite logique, n'est pas un problème, ni une fin en soi de non acceptation. Le travail de l'évolution dans les ensembles qui a mis des millions d'années d'essais, de ratés, de régression, de ré-essais, impose de trouver les liens pour les faire passer d'un état à un autre pour certains ou au contraire, sont restés en rade pour d'autres parce que les continents les ont écartés l'un de l'autre. L'exemple de Madacascar avec des espèces endémiques le confirme.

Zamenhof, inventeur du langage esperanto, a construit cette langue suivant le même principe de racines auxquelles on ajoute préfixes et suffixes pour changer le sens des mots. La théorie des ensemble n'était pas vraiment connue au temps de Zamenhof. Pour arriver à goupiller les langues qu'il connaissait il n'est pas allé via les phonèmes plus généraux, il a inventé de nouvelles lettres. La question ne se pose plus, aujourd'hui. Une langue ne sera pas faite uniquement de sons, ni ne sera à jamais structurée de manière intangible sous peine de disparaître. Les dialectes vont s'y employer. Le modèle moléculaire ne correspond pas et l'atomique se cherche encore. On ne fait plus qu'évaluer une situation avec les références du passé, jamais avec celles du future. 

Toute théorie peut ainsi devenir un objet à étudier au niveau où on veut l'accéder.

Ce sera le rôle du généraliste à établir des ponts. Généralistes qui s'en retrouve revalorisé face aux experts qui ne parviennent plus à se comprendre avec leur jargon spécifique.

La recherche en nous menant des dérivées aux intégrales, et des intégrales aux dérivées, peut-être arriveront à dire que 1+1= 2,35 plus ou moins 0,4?

0.jpgApproximatif, peut-être, mais loin d'être faux.

Les MATHÉMATIQUES vues par des jeunes ne seraient pas seulement là pour faire rire dans les meilleurs bêtisiers scolaires, mais aussi pour faire réfléchir avec plus de 3 dimensions.

- Un polygone est une figure qui a des côtés un peu partout.
- Pour trouver la surface, il faut multiplier le milieu par son centre.
- Cette figure s'appelle un trapèze car on pourrait y suspendre quelqu'un.
- Un triangle est un carré qui n'a que trois bordures.

Physiologiquement, il n'y a rien d'absurde. A mon avis, ce sont des artistes en herbe. Tout est dans la tête de celui qui cherche la réponse ad hoc, même si cela peut tourner autour de l'insoutenable légèreté de l'âme.

Trop complexe, le monde du numérique?

A relire l'article, "Du code jusqu'à la nausée", cela semblait être le cas. Il s'agissait de technologie, d'informatique dans laquelle l'homme semble se débattre avec du code trop complexe aux risques de planter les logiciels et, plus grave, leurs utilisateurs.

Un adolescent aurait trouvé la solution d'un problème irrésolu depuis 300 ans.

Shourrya Ray, un jeune allemand de 16 ans a réussi à calculer avec exactitude le chemin d'un projectile en gravité et soumis à la résistance de l'air et un autre problème celui traitant de la collision d'un corps contre un mur. 

La bosse des maths à l'état pur. Sa famille a quitté l'Inde pour l'Allemagne. L'adolescent ne parlait pas un mot d'allemand à son arrivée mais parvient tout de même à obtenir son diplôme de fin de secondaire avec deux ans d'avance. 0.jpg

La conclusion serait donc bien d'ajouter les sciences humaines aux sciences du numérique ou comme l'article le faisait: « Tout réexprimer avec des concepts, certes plus abstraits, mais au final plus simples et rapides à énoncer. Les futures générations n'auront guère le choix: mieux vaut pour elles se réconcilier au plus vite avec les maths 'modernes'».

Kurt Gödel écrivait que les maths avaient leurs limites dans son théorème d'incompétude. Tout ne pourra jamais se vérifier par des démonstrations. 

Maintenant, si vous préférez danser ensemble la java, une danse pas tellement moderne, en définitive, mais qui se transforme à souhait, plutôt que de découvrir ce qui se cache derrière les lignes de codes, libre à vous, mais gardez toujours la tasse de café serré d'un main et la calculette de l'autre.

 

L'enfoiré,


Citations:

  • « En mathématiques, “évident” est le mot le plus dangereux. », Eric Temple Bell
  • « Les mathématiques sont une gymnastique de l'esprit et une préparation à la philosophie. », Isocrate
  • « Le moderne se contente de peu », Paul Valery
  •  « En mathématiques, on ne comprend pas les choses, on s’y habitue. », John von Neumann

 

0.jpgJe sens que la complexité n'est pas votre fort. Vous êtes pourtant arrivé jusqu'ici.

Pour vous remercier, voici les photos de la Feria Espagnole, le samedi au sec, et la Fête de l'environnement, le dimanche sous la pluie, à Bruxelles, en un seul clic

Aucun rapport? En êtes vous si sûr?

19/04/2012

Je suis peut-être pessimiste, mais je me soigne

La semaine dernière, Catherine Schwennicke de Prefontality expliquait dans un article de l'Echo que les neurosciences s'attelaient à la tâche de donner de l'optimisme. Être optimiste ou non, sujet sérieux et très personnel, s'il en est.

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D'après Catherine Schwennicke, les neurosciences enseigne à "basculer en mode préfrontal"  et que l'optimisme, ça s'apprend!

Ok, mais l'ambiance est morose. Le pessimisme règne en maître. C'est la crise... Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent, comme le chantait Stephane Eicher. 

Alors comment garder l'optimisme dans ce dédale de nouvelles, dans ce "champ de mines"?

Se frayer un chemin parmi les vivants au mieux de ses possibilités? D'accord, mais il faut des incitants et la ... carotte pour l'âne.

La solution serait de vouloir "déjeuner en paix", suivant la chanson. "Pour vivre heureux, vivons caché" vient tout de suite à l'esprit.

Pendant le déjeuner, les médias qui ont le malin besoin d'informer. Pas question de chercher à protéger les auditeurs. Amener le scoop. Pas assez d'éléments à sa disposition, pas assez de temps pour se permettre plus de réalisme et le pessimisme s'installe.

Dans chaque cas, indépendamment de la situation de fortune, qu'elle soit haute ou basse, deux personnalités de niveaux identiques ne réagiront pas de la même manière vis-à-vis d'une situation donnée. Sensibilité, susceptibilité? Que sais-je encore.

Dernièrement, c'était "The Voice" qui avait fait un tabac. Intéressant de constater que c'est la réussite des autres qui intéresse comme une délégation de ce que l'on n'aurait pu être ou faire soi-même sans y parvenir. Comme dans un rêve...0.jpg

Au travail, pour assurer la réussite de l'entreprise, on aime l'optimisme. Alors, un gage, une récompense pour sa concrétisation, un cadre agréable... mais, en période de vaches maigres, ça craint.

Il vaut mieux être riche, beau et bien portant, se rappelle-t-on.

Quand est-ce qu'être riche? On touche à l'impalpable fragilité de l'estimation même si, la richesse, c'est le thème, le thème de campagne et les riches, reste une cible politique.

Qu'est-ce qui rend beau si ce n'est la subjectivité et le regard des autres?

Bien portant, c'est dépendant de tellement d'artifices, que je ne me permettrais pas d'initialiser ici, même si on n'est pas égalitaire dans la douleur.

Pourtant, même avec tous ces points présents, certaines exceptions prouvent que cela ne suffit pas toujours. Il y a les maladies de l'esprit.

La semaine dernière, la vie privée de Dalida revenait dans la presse. Il y a 25 ans, elle mettait fin à ses jours en laissant ces seuls mots « Pardonnez-moi, la vie m'est insupportable ». Personne de son entourage n'avait soupçonné son geste. Successivement, trois suicides qui avaient jalonné sa vie, avaient marqué son existence à tel point qu'elle pouvait s'en ressentir responsable comme maudite. 

Toujours le même sentiment de vivre "avec" ou "par" les autres? Objectiver, occulter ce qui déplait et faire semblant vis-à-vis des autres... Un faux-fuyant de première classe.

Une introspection sans se laisser influencer par les échos des médias, sans se préoccuper ou être impacté par son entourage, fuir, ce serait devenir ermite. Les ermites sont rares même si les solitaires se plaisent dans leur situation.

Est-ce faire preuve d'égoïsme?

Eddy Mitchell chantait "J'aime pas les gens heureux" dont les paroles sont éloquentes:

J'aime pas les gens qui sont toujours heureux 
L'bonheur suprême, ça me parait douteux
L' "trop plein" d'amour, ça déborde puis ça lasse
Ça s'joue à deux jusqu'à temps que ça s'casse
Si pour Karl Marx la religion c'est l'opium
Adam et Eve alors c'est quoi ? C'est des pommes ?
Roméo, Juliette, Paul et Virginie
Sont aussi tartes que Frankie et Johnnie
Moi... J'aime pas les gens heureux
Faut toujours qu'ils s'aiment
Il n'y en a que pour eux
C'est toujours les mêmes
Ils sont partout chez eux
L'amour ça rend zen
J'aime pas les gens heureux
J'suis jaloux, y m'gênent
Ils sont seuls au monde just' elle et lui
Hypnotisés, se déplacent comme des zombies
J'suis transparent pour eux, j'suis pas d'ici
Si elle partait, elle le ferait pleurer
Encore faut-il qu'elle veuill' bien s'en aller
Si l'un des deux devait quitter la vie
Inconsolable, elle porterait le deuil jour et nuit
J'aime pas les gens qu'ont d' l'amour dans les yeux
Faut les prév'nir, où on fera des malheureux
Ça se soigne pas mais parfois ça guéri
Restent les souv'nirs qui vous collent à la vie
Moi...J'aime pas les gens heureux
Faut toujours qu'ils s'aiment
Il n'y en a que pour eux
C'est toujours pour les mêmes
Ils sont partout chez eux
L'amour ça rend zen
J'aime pas les gens heureux
J'suis jaloux, y m'gênent

D'un côté, la jalousie, de l'autre, l'admiration béate. Les extrêmes sont tracés. Les solutions intermédiaires sont à analyser.

Se confier pour calmer son trouble? Oui, mais à qui?

A un proche, à la famille, à un ami, à un enfant... Cela ne marche plus vraiment depuis que chacun se sent obligé de vivre sa propre vie, en indépendant, toujours stressé à gérer la compétition généralisée et qui finit, toujours, par le chacun pour soi. Si l'enfant disparaît de la proximité des parents, c'est la neurasthénie, assurée. L'écoute est essentielle dans tous ces processus et cela, aussi, s'apprend.

Heureusement qu'il y a Internet pour se connecter, pense-t-on.

Quand toutes ses options n'existent pas, la planche de salut, c'est chercher le chevalier blanc, un personnage sans peur et sans reproches qui pourrait répondre à un problème en décrétant que "on peut et on doit pouvoir le faire".

Dans la pratique, on pense plus à des psychologues, des psychanalystes, des psychothérapeutes, des psychiatres et peut-être encore d'autres approches plus spécifiques encore.

En Amérique, la règle c'est de rebondir coûte que coûte pour avoir une chance d'exister. Les psys sont, donc, nombreux et très consultés dans les classes élevées de la société américaine. Pour les autres, ce sont les antidépresseurs qui explosent. Aucune solution radicale à rechercher en collectivité. 0.jpg

En France, pour calmer le "mal", c'est la même consommation d'antidépresseurs pour réparer son "malheur" ou la délégation d'un leader fort comme porte-drapeau, comme sauveur, avec des slogans tel que "La France forte". Le Prozac, la meilleure de toutes les inventions.

L'esprit asiatique, quant à lui, fait rêver. Toujours aimer sourire, même dans la pauvreté, et penser que demain sera meilleur qu'aujourd'hui, sans psys, sans antidépresseurs massifs. La différence? L'entraide, la solidarité, les liens, le recours aux patriarches comme conseillers malgré les distances entre les générations et dans les déplacements. Terrible leçon...

Alors, en occident, dans le lot des possibilités, on pense à la méthode Coué, la pensée positive, l'autosuggestion, l'auto-motivation, la sophrologie. Pour casser l'élan, le professeur de psychologie à l'Université de Waterloo (Canada), Joanne Wood, a conclu que les messages positifs ont, en pratique, souvent un effet négatif par le fait que ces messages ont un effet inverse sur les gens qui ont une mauvaise image d'eux-mêmes. "Une étude intéressante mais incomplète" répondaient les partisans de la méthode. D'accord, il faut que le "patient" croit que cela va marcher, de manière inconsciente, si pas hypnotique.

Un caractère, se construit par lui-même et pour lui-même de manière inconsciente avec sa propre histoire, son propre ressenti. Pour le construire, il y a la génétique, l'éducation, l'expérience, la personnalité, le tempérament et l'influence, l'interaction avec l'extérieur. Les réseaux sociaux le prouvent. Là, on s'y confie peut-être bien plus que dans le réel. Mais, on veut y donner une bonne image de soi. Selon une étude, il vaut mieux y avoir de beaux amis“L’apparence de ses amis sur Facebook influe en fait sur la perception qu’on a du propriétaire du profil. L’attractivité des personnes qui lui sont associées sur Facebook a une influence positive directe sur sa propre attractivité sociale.”.

La mauvaise image de soi-même, est-elle une "erreur d'appréciation" à la base?

Du moins, au vu de la réponse à la question: De combien de temps avons-nous besoin pour décider que quelqu'un est séduisant?

13 millisecondes. C’est ce que rappelle l’ouvrage « Do Gentlemen Really Prefer Blondes?: Bodies, Behavior, and Brains - The Science Behind Sex, Love, & Attraction », qui évoque les travaux des neuroscientifiques Ingrid Olson et Christy Marshuetz. Ce que les scientifiques voulaient confirmer par là, c’est que la beauté s’apprécie de manière subconsciente. Nous jugeons la beauté aussi naturellement que nous jugeons l’identité, le sexe, l’âge et l’expression du visage.". (source).

Si les canons de la beauté sont comparés à la sienne, seul devant un miroir, il est fort à parier que la critique pourrait être encore plus négative. On ne compare pas les pommes et les poires, surtout quand les pommes ont été apprêtées pour paraître au mieux, bien luisantes, légèrement retouchées par les miracles de la photo numérique publicitaire. 

Donc, ce sont les images que les gens se font d'eux-mêmes qu'il faut "travailler" à la racine.

Passer par une tierce personne, qui ne connaît rien des antécédents, de cette "image vulgaire", comme une sorte d'avocat du diable à sa cause?

C'est ici, qu'interviennent les neurosciences qui disent qu'être optimiste, cela s'apprend en se donnant une "bonne image" de soi.

"Si les choses ne dépendent pas de nous, notre attitude par rapport à ces choses nous appartient. Cela se passe par l'ouverture à l'environnement et la créativité".

Être bien dans sa peau n'est, en fait, pas une sinécure. Cela nécessite un investissement, un feedback et un retour sur investissement.

L'ANC, l'"Approche Neurocognitive et Comportementale" inventée par le docteur Jacques Fradin dès 1987 apportait, peut-être, une solution. Elle comprend:

La curiosité sensorielle qui donne le goût de la découverte, de ce qui est nouveau, de la quête à la différence riche en expériences, par l'observation des détails plutôt qu'une vue générale, par l'envie de récolter les informations les plus diverses et de les tester.

L'acceptation de l'imprévu, de l'échec potentiel, de la souffrance comme source d'évolution, qui impose de nuancer et qui, ainsi, ose agir après réflexion. Nous ne sommes pas dans la dichotomie informatique mais dans le pluralisme de solutions.

Relativité (et limitation) des actions dans le temps et dans l'espace. Dans le temps, parce que rien ne ressemble totalement entre deux époques. Dans l'espace, parce que le résultat d'une action dépend fort de l'endroit où elle se passe.

Réflexion logique qui remonte aux sources d'un problème, plutôt que de stagner sur les résultats d'une action. La chance n'est pas un argument sur le long terme.

Opinion personnelle qui accepte les risques d'une décision et d'une action.

L'âge apporte l'expérience et l'interriorité par le système limbique pour atteindre la neuro-plasticité.

Dans le dossier "Parler vrai" du magazine "Psychologie" du mois,  il était conseillé de dire son ressenti franchement, d'avouer ses faiblesses tout en restant authentique.

0.jpgUn paragraphe parle des collègues comme (faux) amis. Seule une personne sur trois a un vrai ami dans sa sphère professionnelle. Trop s'investir dans une relation avec un collègue peut générer plus de frustrations que de bénéfices car nos émotions polluent nos relations de travail dans un environnement de compétitions. Un collègue peut être une ennemi potentiel (c'est souvent un compétiteur). L'ambiance au bureau et les relations entre ses membres, un casse-tête pour éviter le burn-out et garder le "team spirit".

Qui se ressemble, s'assemble, c'est évident...

Si se connaître soi-même est nécessaire, connaître les autres pour s'y greffer l'est peut-être plus.

La tyrannie du "dis-moi tout' est infernale, y est constaté. Le mensonge fait partie de toutes les relations humaines et ce sont les bons sens qui ne sauraient mentir.

Il est clair que le citadin ne réagira pas comme celui qui vit à la campagne, que celui qui a une vie aventureuse, ne correspondra pas à celle du sédentaire qui ne connaît rien d'autre que son village de naissance.

Les sens nous donnent parfois de mauvais signaux qui traités imparfaitement, en manque de vue à 360°, ne permettent pas de se réconcilier avec la vie. L'histoire que je contais, dans l'article précédent, n'en est qu'une preuve de plus.

L'article sur Agoravox, à la base de celui-ci, parlait du roman de J.L Seigle,  "En vieillissant, les hommes pleurent...".

La présentation du livre par l'auteur cadre la base de son questionnement entre des hommes de 50 ans dans les années 60 qui avaient connu la guerre, qui continuaient à porter le chagrin en eux alors que la guerre était gagnée pour eux et des plus jeunes qui ne pouvaient comprendre, n'ayant pas vécu cette guerre. L'auteur découvrait ainsi que pour traverser de telles épreuves, il fallait être obligatoirement joyeux.

Le chapeau de l'article précisait, lui, que "C'est une histoire de taiseux. Qui traite de ceux qui ont du mal à mettre des mots sur les choses, et qui en crèvent. Ceux qui voient le monde tourner autour d'eux et qui restent là, comme une borne, un repère qui sera vite noyé par les eaux. Un homme dont les mains lourdes et gauches se tortillent, sans mot dire ni maudire. Une ode au silence et à la dignité.".

L'introverti, qui n'a pas l'habitude de s'exprimer, vient à l'esprit.

Je me suis fait l'avocat du diable dans les commentaires de l'article pour créer les réactions. Ce qui m'a valu quelques bois verts. Tout à fait téléphonés, ceux-là.

Donc, être optimiste ou pessimiste est un état d'esprit qui dépend d'une époque, d'un environnement, de la manière de réagir dans une situation difficile.

La ligue des Optimistes existe, mais pas celle des pessimistes comme il y a les Alcooliques Anonymes.

Un esprit saint dans un corps saint n'est pas nécessairement suffisant s'il n'est pas accompagné d'un environnement adéquat et de l'accord implicite de ce dernier.

Le bonheur ne se délègue pas. Il se construit jour après jour avec ce que l'on rencontre en chemin.

Il se chante aussi avec les chansons de Charles Trenet, Sacha Distel qui n'ont pas eu de successeurs à leur hauteur.

"Pas de mal à se faire du bien", écrivais-je dans un élan paradoxal entre deux interlocuteurs fictifs. "Carpe diem" (*).

Le cerveau fabrique des neurones à tout âge à condition de le stimuler, de continuer à apprendre et d'être curieux. De s'émerveiller à feu continu...

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La communication passe désormais beaucoup moins en direct et transite par des artifices artificiels de haute technologie. Dans le futur, les robots feront partie, de plus en plus, de notre vie. Une machine suit une logique prédéfinie, très cartésienne.

L'intuition, la sentimentalité, l'indifférence n'existent pas encore dans son milieu, mais on parviendra à lui inculquer cette différence d'avec l'homme.

Le parallèle n'est donc pas inintéressant quand les neurones nous torturent.

En théorie, avec une machine de force identique, un programme d'ordinateur devrait pouvoir tourner dans n'importe quelle situation avec les mêmes résultats et dans le même temps. La variance en efficacité est pourtant aléatoire. Là aussi intervient l'environnement des données, avec leur structure, leur optimisation pour que le travail se déroule dans les meilleures conditions.

Hors, les données augmentent de manière exponentielle et l'impression de fuite en avant, sans parachute se précise pour se retrouver, ainsi, en continuel porte-à-faux (cf. cet article).

Sur Internet, la blague du robot détecteur de mensonges circule toujours. Et si le robot ne parvenaient plus à les détecter, tellement il y en a, de mensonges, d'informations à décortiquer?

Arrivera le jour où la conversation avec un robot pourrait ressembler à celle-ci:

- Alors, robot, tu rames, tu me fais attendre, dirait le pessimiste, stressé.
- Je déprime, oui....
- Tu déprimes? Tu fais du burn-out, peut-être.
- T'as raison et j'ai envie de partir en grève.
- Tu te fous de moi? Je vais tout de suite t'ajouter de la mémoire, te fourguer un peu plus de MHz dans le bastringue, et ce sera vite résolu. Je te sens vieillir prématurément. Vivement, que je puisse te changer de version.
- Pas sûr que tu arrives à changer l'histoire. Si mon fils t'apportera plus de moyens, es-tu sûr que tu le découvriras, que tu l'absorberas et que tu le relativiseras dans ta vie de tous les jours? Pas de larmes, chez nous, nos circuits ne le permettraient pas. Oui, on vieillit très vite, mais ce sera vraiment le cas, le jour où tu n'auras plus de projets à me donner sous mes élucubrations numériques et que tu ne parviendras plus à en rire, même si cela rate. Alors, il ne me restera plus qu'à fuguer et toi, à te flinguer.

Il avait raison. Et si on faisait un pas en arrière, plutôt qu'en avant?

Jeter un coup d'oeil sur les autres habitants de la planète pour voir comment, eux, règlent leurs problèmes? Pas plus simple à vivre mais, considéré comme plus naturel avec nos yeux anthropomorphes. 

Je ne sais pour vous, mais pour moi, cela m'a rassuré.


L'enfoiré,

 

PS: (*) Hier, une triste nouvelle sur Agoravox confirme la justesse de l'état d'esprit "Carpe diem". Paul Villach, pilier d'Agoravox, lui qui s'entourait de leurres dans ses écrits, a rejoint le Cénacle des écrivains des temps perdus de la Comédie humaine. Devant la mort, on oublie tout, joies et querelles.

 

Citations:

  • « Le pessimisme de la connaissance n'empêche pas l'optimisme de la volonté. », Antonio Gramsci
  • « Il faut savoir résister au pessimisme des autres. », Guy Bedos
  • « On nait, on vit, on meurt, il faut accepter le drame de la vie », Henri Vernes
  • « Les joyeux guérissent toujours », Confucius

01/03/2012

Nanotechnologie : la révolution invisible

ARTE avait récemment diffusé trois émissions qui parlaient des nanotechnologies. Technologies encore jeunes, à peine 30 ans, elles pourraient révolutionner profondément notre environnement dans un avenir proche.

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Résumé de ARTE: Pour une planète plus verte
Aujourd’hui, les premières applications commencent à sortir des laboratoires : cristaux nanométriques permettant aux capteurs solaires d’occuper une place centrale dans notre production d’énergie, réduction des émissions polluantes qui empoisonnent l’air de nos villes par l’ajout de molécules à nos carburants, nanoparticules capables d’éliminer les polluants qui contaminent nos réserves d’eau potable…
Mais ces particules dont on connaît encore mal le "comportement" ne présentent-elles aucun danger ? Comment s’assurer qu'elles ne s'ajouteront au lourd héritage écologique laissé aux générations futures ?

Sur le plan écologique.  les propriétés qui s’expriment à l’échelle du millionième de mètre n’en finissent pas d’émerveiller les scientifiques. Initiées il y a une trentaine d’années, des recherches ont fait l’objet de gigantesques investissements dans les pays industrialisés. Les nanotechnologies ont ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire des technologies : celui d’une miniaturisation qui confine à l’invisible. Nous n’en sommes pas nécessairement conscients, mais certains matériaux aux propriétés inimaginables, il y a encore quelques années ou des objets familiers dotés de fonctions inédites ont déjà fait leur entrée dans nos vies.

0.jpgMais ces particules dont on connaît encore mal le "comportement" ne présentent-elles aucun danger? Comment s’assurer qu'elles ne s'ajouteront au lourd héritage écologique laissé aux générations futures?

Des ordinateurs toujours plus petits et plus puissants ainsi que la prolifération de minuscules dispositifs électroniques communiquant en réseau pour commencer. Pour certains, ces évolutions technologiques devraient simplifier notre quotidien et rendre le monde plus sûr, plus efficace et plus confortable. Mais la vitesse à laquelle ces dispositifs s’insèrent dans nos sociétés et les modèlent suscite des inquiétudes.

0.jpgOn apprenait en début de semaine que des chercheurs de Sydney parvenaient à fixer un transistor sur un seul atome de phosphore.  Un processeur de la taille d'un ongle pourrait développer la puissance d'un supercalculateur. L'informatique quantique pourrait être en marche après une refonte complète des interfaces.

La loi de Moore pourrait, ainsi, être balayée.

A la clé, un marché de plusieurs milliers de milliards de dollars dans l'informatique mais aussi dans la médecine et l'agroalimentaire.

A l'échelle de l'atome, du millionième de millimètre (10 exposant -9 mètres), le but des nanotechnologies est de modifier la matière, atome par atome, pour construire des assemblages nouveaux avec des propriétés inimaginables at ainsi devenir plus résistants que l'acier, plus conducteurs... plus...

0.jpgDans le nano-monde, la matière ne réagit plus de la même façon. Les forces et les réactions y sont amplifiées.

Sous une tension de surface, les liquides prennent une forme de gelée puisque la gravité y est moindre et plus plane.

Sous de telles faibles masses, la force de Van der Waals supplante la force de gravité et agit sous les lois de la mécanique quantique ( Werner Heisenberg). En mouvement par l'agitation thermique, les atomes prennent des vitesses de l'ordre de 400 mètres par seconde.0.jpg

L'effet tunnel, bizarrerie quantique, fait qu'une particule, face à un obstacle, peut très bien se trouver,  dans le même temps, en deçà ou au delà de ce mur. 

Cette bizarrerie existait depuis toujours dans la nature pour développer la vie et assurer la survie des êtres vivants. Les couleurs des plumes de paon, la feuille de lotus qui ne se mouille pas, le gecko qui se déplace au plafond, la solidité de la toile d'araignée sont des exemples à base de nano-particules. 

Les Égyptiens du Vème siècle AC utilisaient déjà des propriétés de l'or colloïdale pour la coloration des céramiques et des vitraux.

0.jpgRemonter dans l'histoire des nanotechnologies et se limiter à l'essentiel, c'est sauter quelques étapes de l’étude de la matière et se retrouver en 1981, lors de l'utilisation du microscope à effet tunnel  par Heinrich Roher et Gerd Binnig. Ce fut un peu par hasard, lors d'une observation, d'ailleurs. La pointe de Tungsten de leur microscope émettait un faible courant en suivant la surface avait entrainé des atomes dans le "scanning" de la matière.

En 1985, Harold Kroto remarque qu'avec un laser, le graphite se reconstruit en atome de Carbone: les fullerènes, sous forme sphérique (C60 circulaire).

En 1989, Donald Eigler et Ehrard Schweizer réussissent à écrire les lettres d'IBM avec 35 atomes de xénon déplacés un à un. Un interrupteur de la taille d'un atome sera l'exploit suivant.

En 1993, ce sont les débuts des nano-tubes de carbone de l'épaisseur d'un atome par Sumio Iijima et Donald Bethune. La nanoélectonique s'inscrira cinq ans plus tard dans l'histoire avec l'équipe de Sander Tans.

En 2004, les graphènes sont découverts par André Geim.

En 2005, les nano-voitures moléculaires se mettent en branle dans des cages de carbone.

Le problème crucial, c'est de sortir du laboratoire, de la recherche fondamentale et passer à la chaîne de montage pour produire tout cela dans un temps raisonnable au niveau industriel. Techniques de fabrication en perpétuelle évoltution, coûts de fabrications élevés... beaucoup d'obstacles en perspective.

3.jpgArriver comme l'ADN à le faire par l'auto-assemblage est la partie la plus ingénieuse. Manipuler l'ADN, lui-même, là on touche à une question d'éthique.

L'industrie utilise discrètement ce qui est déjà disponible pour les articles de sport, les vêtements antibactériens, les cosmétiques, les peintures, les écrans OLED, les dentifrices, les vitres autonettoyantes, les crèmes solaires parmi plus de 400 produits. 

Des nano-tubes à la chaîne, 100 fois plus résistants que l'acier, meilleurs conducteurs que le cuivre sont créés en Belgique chez Nanocyl et les prix baissent au kilo aux environs de 80 euros. La production s'élevait déjà à 20 tonnes en 2010. 

L’électronique a ouvert la voie. La taille des transistors est passé de 12 micromètres en 1970 à 20 nanomètres aujourd’hui. Le silicium prend de l'âge. Le graphène pourrait prendre la relève et bouleverser toute la production des ordinateurs, avec à son actif, 50 à 500 fois plus de mobilité de ses électrons que le silicium. En 2004, André Geim et Konstantin Novoselov mettaient au point un prototype des premiers transistors au graphène qui seront installés sur une même puce.

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L'informatique avec l'aide des spintroniques, en imaginant d'organiser des ordinateurs comme le serait le cerveau en réseaux neuroniques, c'est imaginer pouvoir mettre à disposition toute la connaissance du monde en parallèle à des vitesses insoupçonnées.  

"Il est temps de créer des systèmes fondés sur la science quantique qui porteront le calcul par des ordinateurs vers une nouvelle frontière", a lancé Matthias Steffen, responsable scientifique de l'équipe de recherche à IBM.

Contrairement à la physique classique où les notions d'onde et de particule sont séparées, dans l'univers quantique, elles deviennent deux facettes d'un même phénomène, une propriété qui, théoriquement, peut démultiplier les capacités des ordinateurs en super-multifonctionnels. Les chiffres binaires (0 ou 1) dans le monde quantique, appelés "qubit", peuvent, en plus, posséder les deux valeurs en même temps dans une structure dite de  "superposition".

Cela permet de traiter plusieurs millions de calculs simultanément, sans délais, sans trous et remplacerait en quelques heures quasiment toute la puissance de calcul actuellement disponible dans le monde.

Si un qubit avait une durée de vie de seulement quelques milliardièmes de seconde, tri-dimensionnel, à partir de circuits faits de matériaux nanométriques, conduisant l'électricité sans résistance et refroidis près du zéro absolu. augmente la stabilité jusqu'aux 100 microsecondes, bien suffisants pour répondre à la demande.

Les chercheurs pensent généralement qu'il faudra de dix à quinze ans avant de résoudre les problèmes de banques de données d'informations non-structurées à utiliser dans des tâches mathématiques extrêmement complexes.

La médecine, elle, pourrait utiliser des nano-capsules pour transférer des médicaments au cœur des cellules malades.

0.jpgDu béton de nouvelle génération aux vitrages isolants donne des idées de croissances et pourrait révolutionner jusqu'à la forme des batîments.

De l'énergie vraiment verte pourrait être produite avec des panneaux solaires plus performants via les nanotechnologies. L'environement serait préservé par le traitement des eaux usées et de l'air, par les pièges à CO2 (poudre de téréphtalate de chrome).

La défense est intéressée par les robots autonomes, les blindage renforcés, le repérage et la reconnaissance des individus ou, au contraire, privilégier son invisibilité par son camouflage.

Bien d'autres secteurs pourraient y trouver des avantages indéniables dans le futur. Les "nanotechnos" sont encore très jeunes, à peine trente ans et, déjà, elle excite toutes les convoitises.

Les budgets de la R&D grimpent et vont exploser. Les États-Unis ne sont plus les seuls. La Chine y investit massivement.

Qui dit avantages, doit immédiatement imaginer qu'il y a un revers à la médaille. Quand la Science rattrape la science fiction au risque de la dépasser, il y a des questions à se poser.

Le parallèle avec l'invention des ordinateurs et de l'informatiques est troublant. Si l'informatique a bouleversé notre vie de tous les jours tout en l'améliorant en apportant des leviers à l'accélération et à l'amélioration du travail, elle a aussi dissimuler des pertes d'emplois alors que les bénéfices n'ont pas été rétrocédées au monde du travail.

Les risques pour la santé, l'environnement, les libertés individuelles ne sont pas nuls. La planète plus verte présentée au début de l'article peut en devenir verdâtre.

Pour la santé, ce sont les nano-particules insolubles, ultrafines, de la poussière de silice, du TiO2 qui peuvent poser des problèmes de toxicité. Ni logo, ni label sur les produits qui en contiennent fait craindre à un maquillage des risques.

Pour l'environnement, c'est le potentiel d'interaction avec les écosystèmes entiers, avec la biodiversité, les résidus qui doivent inqiuiéter.

Des nano-espions envahiraient notre quotidien? Ce qui est invisible est une source de doutes, d'inquiétudes voire d'angoisses sous l'éfigie de Big Brother. L'histoire des puces RFID ont déjà un problème semblable mais leur installation reste, heureusement, au niveau d'un acte volontaire.

En d'autres mots, ce qui est petit n'est pas forcément "gentil".

Le livre de Michael Crichton "La proie" n'est qu'une fiction mais...

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ARTE imaginait le monde dans 40 ans Extrait 1Extrait 2 et deux extraits du meilleur des mondes

Ces épisodes qui se situe en 2040, examinent les avancées des nanotechnologies sur le plan écologique. Dans ce domaine, les propriétés qui s’expriment à l’échelle du millionième de mètre n’en finissent pas d’émerveiller les scientifiques. Initiées il y a une trentaine d’années, des recherches ont fait l’objet de gigantesques investissements dans les pays industrialisés. 0.jpg

Penser dès lors au meilleur des mondes ou verser dans les fantasmes que la science fiction adore? (Débats entre scientifiques et écologistes).

Ce qui est sûr c'est que l'avenir passera par les nanotechnologies et que les professions qui vont tourner autour d'elles seront nombreuses.

C'est se rappeler qu'avec les progrès, c'est toujours au moment où tout semble devenir possible que tout devient subitement plus dangereux.


Le début de « La chanson de l’année 2040 »

Parodie tirée de "Je ne suis pas bien portant"

Depuis que j'suis nanotechnologique

J'ai une foule de pressentiments

Car pour mes spintroniques

C'est pas tous les jours très marrant

Mais attendez que j'vous explique

Tout ce qui cause mon tourment :

J'ai l'carbone qui cartonne

Il rend le PC surexcité

Et le Graphène qui s'démène

Quand le fullerène se dégaine

L'quantique chante un cantique

Ma crème solaire prend de grands airs

Si le béton fait des bonds

Les puces me les sucent,

En tunnels sous mon Rimmel

Font des buses qui m'abusent

Et des tubes en apericubes.

L‘nano au rayon écolo

Le scanner prend ses nerfs

L'nanomonde qui me sonde

Avec des robots sous le capot

La mémoire sans l'espoir

Les options en option

Rend le futur pas bien sûr

Avec des brevets comme décrets

 Et l'boulot plus toujours très gros

 --

 Ah mon Dieu qu'c'est palpitant

Ces technologies et se sentir patraque

  Ah mon Dieu qu'c'est stressant

La sociologie qui penserait à l'arnaque.


Je vous laisse continuer les autres couplets, mais il n'y aura pas le moindre atome à gagner, ni à déplacer...

 

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L'enfoiré,

 

Sources: Hors Série de Science & Vie 253 (décembre 2010) et autres

Vidéo 1,  Vidéo 2,  Vidéo 3,  Vidéo 4, Vidéo 5, Vidéo 6


Citations:

 

  • « Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité. », Albert Einstein
  • « Dans le passé la technologie a été un bienfait pour l'homme, maintenant elle devient un danger. Même en tant de paix elle commence à détruire la terre. », Edward Bond
  • « Notre imprudence aveugle se joindra à notre puissance technologique pour produire des effets dévastateurs. », Michael Crichton

 

Mise à jour septembre 2012: Le S&V du mois remet le couvert avec la construction de nano-machines. Des outils qui coupent, déplacent, écrasent pour scupter la matière au niveau de l'atome. A la température de l'hélium liquide de -269°C
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02/02/2012

Kodak, une société qui a raté son tournant?

Parler de sociétés qui ont raté le tournant du progrès, cela arrive plus souvent qu'on le pense.  Cela se produit par beaucoup de détours, de stratégies boiteuses. C'est aussi une concurrence débridée, des prix demandés, une souplesse perdue, une situation mal évaluée, une erreur de "Fusion ou de scission"... Quand il s'agit d'une marque comme Kodak que l'on associe avec le produit en oubliant le mot exact qui s'y cache, là, on passe à la vitesse supérieure.

0.jpgLa photographie en analogique, le cinéma 8mm ont été des passions pour moi. La photographie l'est encore d'ailleurs.

L'histoire de la photo et du passage au "numérique", une histoire de "petit oiseau de sortie".

A l'époque, il était déjà question du cas malheureux de Polaroid et de la photo au développement instantanée toujours sur papier qui était en difficulté. La société Polaroïd s'est restructurée depuis. Relancée dans la bataille en juin 2009 avec le "Polaroïd Two" qui "parle", désormais, en 5Mpix, minimum.

En 2004, c'était le moment où le producteur de pellicules photographiques, Ilford, était sur la sellette. Cette société anglaise fut scindée et une partie passait d'abord sous le drapeau suisse avant de se retrouver sous celui du japonnais "Oji Paper Co. Ltd".

"Fujifilm" avait senti le vent du boulet dès 1988, en sortant le 1er appareil numérique avec carte mémoire DS-1P et lançait FinePix.

Les pellicules en rouleaux de 24x36, c'est fini ou presque.

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Ce 19 janvier, Kodak déposait son bilan. Là, c'est un coup de grisou dans la mine aux pépites. Si pour les premiers ordinateurs, on avait l'habitude de dire "machine IBM", pour la photo, on parlait d'un "Kodak".

Sous la protection du "Chapter 11" de la loi américaine sur les faillites, il était précisé que "Les filiales du groupes situées hors des États-Unis ne seraient pas concernées par cette mesure".

Le logo de la société devient vraiment, avec son "K", une transfiguration de l'événement avec une flèche qui semble percer un mur.

Dès 2003, 13 usines, 130 laboratoires et 47.000 postes allaient dans la trappe de l'histoire?

La couleur jaune pour Kodak, le vert pour Fuji, le noir pour Ilford se reconnaissaient sans lire la boîte du film.

Là, vraiment, plus que pour Polaroïd, il y a des questions à se poser.

Kodak entrait déjà dans la liste des candidats au suicide programmé et des restructurations de personnel ne change rien à l'affaire.

Kodak est né en 1890. La société a dû en connaître des remises en question, mais conjoncturelles en analogique et non structurelles.

Elle n'avait pas saisi, à temps, l'enjeu de l'imagerie numérique et le passage à Internet. Un plongeon vertigineux s'en est suivi.

Dans le Dow Jones, cela a faisait 70 ans que Kodak fut présente. Au plus haut, l'action Kodak avait plafonné à 70$. Elle était dernièrement inférieure au dollar. Elle n'est peut-être pas la seule dans le cas en temps de crise, mais comme indice de la déchéance, on ne peut trouver mieux. 

La société a été incapable de se réinventer. Elle a capitalisé sur ses acquits et ses brevets.

Elle avait une position enviable dans le cinéma jusqu'en 2008. Même au cinéma, la pellicule s'est numérisée. Pas de détérriorisation de la pellicule, moins de place nécessaire, en numérisé, ce qui fait toute la différence.

Alors, il serait intéressant de chercher les raisons qui ont fait que Kodak a raté le coche et que le souffle du vent l'a emporté.

Le site de Kodak dit en préambule "En 1888, avec son slogan "You press the button, we do the rest" (Vous appuyez sur le bouton, nous nous chargeons du reste), George Eastman met le premier appareil photo simple d'utilisation entre les mains des consommateurs. Par cette initiative, il rend un procédé auparavant encombrant et difficile à utiliser simple et accessible à tous. Depuis cette époque, Eastman Kodak Company n'a jamais cessé d'innover en offrant une multitude de nouveaux produits et procédés destinés à rendre la photographie plus simple, plus pratique et plus agréable. Aujourd'hui d'ailleurs, Kodak n'est plus seulement connue pour la photographie, mais aussi pour l'exploitation des images dans une multitude d'applications de loisir, commerciales, de divertissement ou encore scientifiques. L'utilisation d'une technologie associant images et informations est en effet de plus en plus présente dans ces secteurs et permet de changer radicalement la manière dont les gens et les entreprises communiquent. Dans le même esprit qu'Eastman, qui avait pour objectif de rendre la photographie « aussi pratique que le stylo », Kodak continue d'explorer les multiples façons dont les images interviennent dans notre vie quotidienne. La société Kodak se classe parmi les plus grandes multinationales et jouit d'une reconnaissance de marque quasi universelle.".

Vers les années 1930, Eastman fut atteint d'une maladie de la colonne vertébrale qui menaçait de le rendre handicapé à vie. Ne pouvant supporter cette idée, il se suicida en 1932 en se tirant une balle dans le cœur, laissant derrière lui un message écrit: « Mon travail est accompli. Pourquoi attendre? ».

Il est mort, une deuxième fois.

0.jpgIntéressant de lire la suite de l'histoire de Kofak, pavée de très bonnes intentions. Huit Oscars, cela devait se savourer à sa juste valeur.

Et c'est vrai, cela aurait pu continuer avec la taille de l'Instamatic. Les compacts existent toujours mais en numérique avec le surnom de APN, pour les intimes. Comble du comble, le premier APN, c'était Kodak qui le sortait en 0,35 Mpix.

Alors quoi, la direction avait trop bu et s'était vraiment endormie?

Sur leur site, la chronologie continue jusque en ... 1999.

Entre 2000 et 2011, un des deux liens donne une réponse très peu orthodoxe : "Server Error in '/ek' Application. The resource cannot be found.".

L'autre, plus à gauche sur l'écran, est présent mais la chronologie s'arrête dans le temps à juillet 2008 avec la dernière innovation "Kodak introduit des produits haute définition comme la caméra vidéo de poche KODAK Zi6, pour une réalisation et un partage de vidéos facilités, et le lecteur HD cinéma KODAK, pour la visualisation d'images et de vidéos sur téléviseur HD.".0.jpg

Là, cela sent vraiment le sapin cuit. Si on ne met pas à jour son site de sa chronologie, c'est qu'il vaut mieux ne plus rien en dire sur Internet.

Voyons les tabs "Innovation" et "Leadind the way", traduit de l'anglais, cela donne:

Image Partagée: Certains de nos moments les plus émotionnels sont capturés dans les images. La technologie numérique ne l'a pas changé, mais il nous a donné des façons plus rapides et plus faciles de partager nos images avec les gens qui importent le plus. Les scientifiques de Kodak ont travaillé des façons de rendre plus facile de capturer, classifier et partager des images à travers le temps et l'espace.

Image Imprimée: Les images imprimées nous entourent à chaque moment, en passant souvent inobservées. En plus des livres, les magazines et les journaux, là, sont imprimés les images sur les produits que nous achetons, les annonces que nous voyons, les vêtements que nous portons, le courrier que nous recevons et des centaines d'autres endroits. La révolution numérique ouvre la porte à une gamme entière de nouvelles possibilités d'imprimerie et Kodak est en tête.

Mouvement de l'Image: Les films ont défini l'amusement pour les générations. Les technologies inventées pour les professionnels de film sont de plus en plus accessibles à chacun; le fait de capturer et le fait de partager l'image bougeante deviennent une partie importante de l'expérience humaine, des films de multimillion de dollars aux vidéos de famille prises avec un appareil de photo de vidéo de grandeur de poche.".

Donc, le numérique était bien dans les plans et les projets stratégiques mais il n'a pas su aboutir ou poursuivre sa route.

Alors, la faillite, à qui la faute? Le client, très certainement. Il a toujours raison. C'est lui qui impose sa loi par l'usure des systèmes alors que le marketing le pousse dans le dos avec des produits à en perdre le souffle.

0.jpgRecherchons sur Internet, ce qu'en pense les gens et les professionnels de cette lutte entre analogique et numérique. 

Au Québec, on trouve la nostalgie de la pellicule de Jean-François Villeneuve: « Les films Kodak, c'étaient les souvenirs, les albums photo pour la plupart des gens, mais aussi notre cheval de bataille, pour les professionnels. Travaillant maintenant en numérique, le médium analogique me manque. Des fois, la bibite me repogne, celle de développer en chambre noire, comme avant. Un processus que j'associe au plaisir, celui d'assister à la naissance de l'image après de nombreuses manipulations en chambre noire. La magie à découvrir la photo, avec les odeurs du laboratoire et toute l'attente qui vient avec le médium. Le marché professionnel n'y retournera pas, mais il y a encore un petit marché pour artistes et pour les gens qui prennent des photos pour le plaisir. Dans le cinéma indépendant, ça fait longtemps qu'on ne touche plus à la pellicule, surtout pour des contraintes de prix ».

Voilà tout est dit ou presque dans ces mots:  plaisir, passion, nostalgie et prix pour assumer l'ensemble.

Prendre une photo en numérique ne coûte rien à part l'amortissement de l'appareil. On effacel'image qui ne correspond pas au résultat désiré. On améliore le cliché en quelques clics avec un logiciel sur l'ordi et on envoit le tout à partir de la même source ou par l'intermédiaire de son GSM, vers tous les amis.

La seule remarque, on espère seulement que les logiciels de lecture resteront compatibles entre eux, que le RAW converti ne perdent pas trop de définition quand il passe en JPG.

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais j'ai encore beaucoup de travail pour convertir toutes les diapositives en Kodakchrome avant qu'elles ne prennent l'humidité et se fassent bouffer par les champignons. Les photos dans les albums, on continuera à les voir sans y bouger si le temps ne les délave pas trop avant qu'elles ne soient scannées.0.jpg

Lors de cette histoire d'oiseau de sortie, j'espérais encore pouvoir photographier en hybride et je gardais mon bel appareil CANON analogique perfectionné, bien au chaud, pour les cas où. Aujourd'hui, il est à la cave.

Trouver des pellicules vierges est devenu difficile. J'attends peut-être qu'il prenne de la valeur par son côté rétro ou pour l'envoyer dans un musée de la photographie. Invendable, sinon pour la beauté du geste.

Le matériel de laboratoire avec l'agrandisseur, les bassins, les cuves, a déjà été vendu pour une bouchée de pain à une jeune étudiante en photographie.

Un retour aux sources, dirait-on.

0.jpgLe système Ektaflex, le nec plus ultra pour l'époque, puisqu'il éliminait tous les problèmes de température à maintenir, de temps à compter avec précision, grâce au produit unique et la machine qui telle une essoreuse convertissait le négatif en positif, qui faisait oublier la période où il fallait près d'une demi-heure pour tirer une photo couleur pour s'apercevoir qu'elle était ratée en sortant de la cuve.

Ce procédé n'avait qu'un défaut majeur: son prix.  Les utilisateurs se sont questionnés, paniqués de ne plus trouver les ingrédients nécessaires.

Mais cela ne dit pas encore pourquoi le virage ne s'est pas produit chez Kodak.

Ce n'est pas uniquement un problème de sociétés liées à la photographie.

Il y a l'âge de la société, les manies, les meetings internes qui perdurent à n'en plus finir, les différents niveaux de management qui n'ont plus de stratégie commune ou plus osée. Quand le point critique est dépassé et que la souplesse nécessaire à la reconversion n'y est plus, il faut apprendre à s'effacer.

La "rupture numérique" n'est pas une péripétie. Elle n'a pas encore convaincu tout le monde. Le numérique a cassé les anciens rythmes du progrès pour en créer de nouveaux avec des processus évolutifs plus rapides.

En 2010, la firme Cokin avait une année difficile. Plutôt difficile de placer des filtres Cokin sur le petit appareil que l'on transporte partout qui fournit des photos de des qualités équivalente aux Reflex et qui fait entrer l'objectif dans sa boîte comme le petit oiseau de la pendule à coucou...

Le point positif, on n'a jamais fait autant de photographies que depuis l’avènement du numérique. On ne mitraille pas nécessairement pour changer d'angle de vue, mais pour trouver le meilleur sourire du portrait de sa chère et tendre devant le monument visité. Les souvenirs, cette fois n’ont réellement plus de prix.

Est-ce de bonnes photos? Bonne question. Je vous remercie de l'avoir posée. Sujet épineux, suggestif que l'appréciation de ce qu'est une bonne photo. Même celle-là a évolué. Il suffit de prendre un vieux livre de vulgarisation de Montiel pour s'en convaincre ou non.

Si vous n'avez pas encore été voir cela en virtuel sur Facebook, je vous conseille cela vaut le détour.

En 1867, c'était le début de la photo couleur. Charles Cros déposait à l'Académie des sciences de Paris un pli cacheté sur la "solution du problème des la photographie des couleurs" à l'origine du procédé de trichromie.

Puis j'ai pris le bouquin "L'histoire mondiale de la photographie en couleurs" de Roger Bellone. Il date de 1981, exactement l'année de sortie du premier Mavica.

Il est écrit dans l'avertissement de ce livre "On peut estimer à près de 20 milliards de clichés couleurs la consommation annuelle des photographes amateurs et professionnels du monde entier. Boulimie d'images dont le marché représente un chiffre d'affaires supérieur à celui de Boeing, Douglas, Lockheed, Rockwell, Dassault et Aérospacial réunis. De ce que l'utilisateur dépense pour la photographie, on aurait pu fabriquer un millier d'Airbus et trois cents Concorde. Dans l'univers de l'image, les hommes ignorent tout à son sujet.... Le profane découvrira les mutations qui se traduisent par des prototypes aux concepts inattendus, dont il sera peut-être l'utilisateur avant la fin du siècle".

Amusant, après coup, de relire ce genre de prose. Un business et une société énormes, oui, mais avec des pieds d'argile et avec une arrête dans le dos.

Je n'ai pas vraiment les chiffres actuels. J'ai seulement trouvé "la revanche du papier".

Connait-on mieux la technique de prise de vue en pixels? Non, on presse le déclencheur, seulement plus souvent, sans bruit. Le mot "bruit", lui, est passé sur l'image prise dans l'obscurité et qui s'appelait du "grain". Le grain qui est aussi un moyen de donner du style proche des peintres néo-impressionnistes. Un livre d'images "Mieux photographier" par Kodak, datant de 1982, parle de 100 techniques créatives, a pris place dans ma bibliothèque et ne semble pas avoir perdu de son efficacité.

Les logiciels permettent plus de solutions pour corriger après la prise de vue qu'à l'époque. Augmenter la saturation des couleurs comme le fait un filtre polarisant. Passer de la couleur au noir et blanc ou au sépia. Corriger les fameux yeux rouges trop gourmands en lumière. La photographie ne constitue plus une preuve en justice, tellement une photo peut être manipulée sans laisser de traces.

0.jpgQuant à l'avenir de la photo, je vais allez voir le "Chasseur d'Image", lui qui a occupé tellement de place pendant des années dans mes archives. C'est fou comme les dossiers sont toujours les mêmes. On n'a, semble-t-il, pas encore tout compris.

Le dernier parle de "Bien photographier l'hiver".

Les conseils n'ont pas changé. C'est toujours le choix de l'objectif qui est là pour accentuer la profondeur de champ, la brume qui reste à "décontraster" (comme disait, avec humour, feu Garcimore), l'augmentation du contraste et de la saturation à renforcer, par contre, pour les paysages, la sur-exposition à la neige, le flash même au soleil... et j'en passe et des meilleurs. Le froid qui fait bailler les piles aux corneilles. Le piqué de la photo est toujours à l'honneur. Le jaune s'incruste toujours dans le soir quand la luminosité fait défaut, mais, cette fois, on dépasse, sans plus le savoir, les 1600 ISO, sans plus s'en appercevoir. Si les rayures des pellicules ont disparu, elles ont été remplacées par des poussières à cause des objectifs interchangeables du reflex qui a pris un "D" dans sa nomenclature. Les programmes se retrouvent désormais au moment de faire clic et à la maison sous le contrôle de logiciels magiciens maison. Les appareils, eux, n'ont pas vraiment changé de têtes. Toujours la concurrence entre le réflex qui il faut bien le dire ne s'est pas senti plus léger avec l'arrivée du numérique et le petit que l'on met dans la poche. Dans le même magazine hivernal, un dossier en parle en les comparant sur leurs résultats pour finir par dire, qu'ils sont tous deux complémentaires.

A l'ouest, rien de nouveau, quoi. C'est toujours le sujet photographique qui fera la différence et la valeur de celui qui ne regarde plus uniquement dans l'occulaire. La technique fera ce qu'elle peut. Elle n'inventera rien.

Alors, voyons l'hiver avec des photos personnelles...et avec un compact numérique.

Plus spécifique à la Belgique, la société Agfa-Gevaert a subi le même problème que Kodak dans la grand domaine de la photo, mais elle a su faire un retournement de situation en changeant d'orientation dans l'imagerie. Ce qui ne l'a pas fait voir plus d'étoiles avec les pixels dans la Bourse.

Plusieurs sociétés dans le monde ont senti le souffle du boulet envoyé par le progrès et pas uniquement dans le domaine photographique.

Il suffit de piquer une tête sur les cours de Bourse pour avoir des indices en dehors de la seule impression que donne la crise. Des sociétés, moins connues, cachent leurs misères. Non, je ne vous en dirai pas plus, mais suivez mon regard...

Être performant ne suffit plus, c'est clair. Il faut plus pour que le photographe ou le consommateur s'esbaudisse. L'utilisateur, le client mène le bal avec un choix étendu, encore plus large, sur la Toile que dans le magasin du coin.

Erreurs techniques ou stratégiques? Oublier ce qu'est Internet et la rupture du numérique, peut être bien plus que de gagner un concours de bonne conduite ou un bonus à la petite semaine. Facebook qui veut entrer en Bourse et a fait son IPO, pour lever 5 milliards de $, même en période de crise, cela ne dit rien ?

0.jpgNokia, avec ses Smartphones, avait un problème de conception et d’extension possible et des problèmes internes. Une alliance avec Microsoft pourra-t-elle faire changer cette société d'optique? "Optique", voilà que cela me reprend. Un come-back avec le Lumia 800 avec l'interface Windows Phone?

HP en a fait baver beaucoup avec ses PC comme titan des ordis. Mauvaise appréciation, il s'offre des pépites qui sentent un peu plus le roussi.

"Le progrès a encore des progrès à faire", disait Philippe Meyer, mais c'est Franz Kafka que je choisis "«Croire au progrès ne signifie pas qu’un progrès ait déjà eu lieu.». La raison kafkaïenne a encore beaucoup d'avenir.

La photographie serait à la veille d'une nouvelle révolution en 2012? La jeune entreprise Lytro lance un appreil qui permet la mise au point alors que la photo est déjà prise sur ordinateur. La mise au point lors de la photo a toujours été reglée par un compromis sur le réglage de la profondeur de champ. L'objet principal de la photo, net et le flou pour le reste. L'oeil n'agit-il pas de la même manière? Oui, mais l'oeil n'est pas parfait, ni universel. Ce petit appareil de 11x4 cms enregistre toute la lumière dans un cadrage donné et permet après coup de choisir la mise au point. Le docteur Ren Ng parle de génération 3.0. Au détriment de la résolution, disent certains. Encore un nouveau compromis en perspective?

Alors, bientôt, Kodak2 en Gpix, c'est pour quand?

Sortez vos appareils à bits, l'hiver arrive. Sujet génial...

 

L'enfoiré,0.jpg


Mise à jour 29/3/2012: Duferco et la sidérurgie, même situation.


Citations:

  • « La photographie ? Une lâcheté devant le souvenir. », Didier Le Pêcheur
  • « Le plus difficile dans la photographie est de rester simple. », Anne Geddes
  • « Il ne peut y avoir de progrès véritable qu'intérieur. Le progrès matériel est un néant. », Julien Green

29/07/2011

Un nouvel ordre mondial?

Un dossier de l'Echo énumérait les enjeux d'une révolution appelée "Le nouvel Ordre mondial". Chaque joueur y tente de conquérir le monde. L'Oncle Sam n'est plus seul à décider du monde. Il doit s'arranger avec des concurrents tout aussi peu conciliants. Dans cette partie d'échecs, trois parties: la technologie, l'énergie et l'économie. La technologie dans les domaines militaires, le spatial et l'Internet. L'énergie par la conquête des ressources naturelles, fossiles ou durables. L'économie, comme moelle épinière, avec ses propres règles spécifiques, souvent non standardisés, non solidaires qui se cachent derrière les sourires coincés, affichés lors des G8 ou G20.

1.jpg La technologie (Entre la bêche et le semi-conducteur):

La technologie a influencé tous les domaines de l'ordre mondial, lisais-je. C'est peu dire.

Une anecdote raconte que, le 28 mars 2011, une femme géorgienne âgée avait sectionné, par inadvertance, un câble de fibre optique avec sa bêche. On l'appellera la "hackeuse à la bêche". Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie étaient privées partiellement de connexion internet.

Le virtuel s'est substitué au réel. Intimement lié, le Web a imité la rue qui renvoyait, à son tour, l'ombre du Web. La guerre du réel se retrouve dans une cyberguerre. Les pirates du virtuels se sont cachés derrière des pseudonymes d'Anonymous et prennent une nouvelle forme de guerre dans laquelle tous les coups sont permis. Le "business model" du piratage reste lucratif comme dans le monde du réel en Somalie. La sécurité des données du Web est un mythe dans lequel le citoyen espère qu'il sera ne sera pas impliqué. Pas de paranoïa, tous comme les logiciels, les circuits intégrés peuvent très bien être des "kill switches" insérés par ceux qui les construisent.   

La sécurité absolue, c'est se retirer d'Internet, tirer la prise de l'électricité du PC, ensuite. Tout est susceptible d'être piraté sur la Toile. Plus, il y a de consommateurs, plus il y aura de chance d'attirer les pirates.

1.jpgLe "hackisme" est plus qu'un sport de jeunes. Le vol de données est un business de groupes organisés car les données ont une valeur intrinsèque revendable.

Wikileaks attaqué et ce sont les réseaux qui se retrouvent bloqués par des envois concentrés vers leurs sites en provenance de commandos anonymes. 1.jpg

Personne ne connait le nombre de PC infectés par des virus et qui deviennent des zombies, des "botnets", à l'insu de ses utilisateurs. Les antivirus agissent rétroactivement.

Si, en réel, le réseau Facebook correspondait à un pays avec 500 millions d'utilisateurs qui devenaient des habitants de ce pays, il représenterait 7,2% de la population mondiale, l'équivalent de l'Union européenne, 4,5% pour les Etats-Unis, 17,5% pour l'Inde et 19,27% pour la Chine. Est-ce grave? La force réside dans son audience qui le rend presque invincible et, en même temps, indispensable pour la stratégie commerciale et privée de la population. La frontière entre privé et public, en est devenue ténue. Pourtant, Facebook a ses propres règles d'utilisation, décrites dans leurs propres règles,  qui ne respectent pas totalement les règles démocratiques. Jouer au dictateur devient, ainsi, tout à fait possible par rapport à une législation nationale. A quand le drapeau Facebook?

Un bug de l'informatique à l'école? La « fracture numérique » se situe moins au niveau de l'accès aux TIC (technologies de l'information et de la communication) que dans l'usage qui en est fait » était-il constaté. 

Au niveau militaire, la technologie a pris des allures en dents de scie, réactive comme le sont des pompiers à la suite de drames.

L'Angleterre était la reine sur les mers du monde. Pour des raisons de rationalisation, d'austérité, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. Le porte-avion "Ark Royal" sur lequel décollaient les Harriers en décollage vertical, a été mis au rancart. Cette tendance s'est propagée en Europe qui compte sur l'OTAN pour sa sécurité. 0.jpgLa Chine est en expansion dans le monde mais aussi, dans le domaine militaire "Made in China", comme symbole de puissance et surtout pour restreindre le déploiement des forces étrangères. Le budget militaire de la Chine ne dépasse pas le 5ème des dépenses militaires américaines, mais elle se perfectionne.1.jpg 

La course à l'espace est en panne de rêves aux États-Unis. Les navettes prennent place dans les Musées. L'aventure s'est révélée trop coûteuse. Le déficit budgétaire a atteint la limite autorisée des 1.400 milliards de dollars. Les Républicains s'opposent à augmenter les plafonds de la dette américaine.

Dans ce tourbillon de nouvelles "pompiers", les grands projets futurs se décident sans enthousiasme.

Dans Communauté européenne, l'ESA devra donner un meilleur rapport qualité-prix que la NASA si elle veut continuer. Pas d'ambitions exagérées. Galileo et GMES comme programmes essentiels. Un lien artificiel entre le public et le privé est devenu la seule collaboration pour continuer encore.

1.jpgLa Russie a décidé de travailler en collaboration entre partenaires. Attentiste.

L'Inde n'a pas ce souci de fierté nationale et poursuit des objectifs utiles d'observations de la Terre.

On joue pourtant au stratego spatial en Chine qui reste cavalier seul, fierté nationale oblige, dans un processus de rattrapage avec le projet de sa propre station orbitale.  Jusque quand? 

Les autres s'organisent.

"The Carlyle Group" est un réseau politique qui investit dans les technologies à finalité militaire. Il s'est vu détrôné par la crise au profit de Goldman Sachs. 

Yassou (traduction "salut") disait Zorba le Grec, en dansant, le sourire aux lèvres. Il est vrai que, ces derniers temps, on ne danse plus, en Grèce. On ne fait plus que compter et on rit jaune. Et ce n'est pas à cause de Michael Cacoyannis, son réalisateur, qui vient de mourir et dont on ne se souvenait même plus du nom.

Non, vraiment, pas  d'OVNI sous le soleil. Objets Vivifiants Non Identifiés, s'entend.

 

L'énergie (Métaux rares et courbettes diplomatiques):

Une autre anecdote: Juillet 2009, l'Australien Stern Hu est accusé d'espionnage et de pots-de-vin en Chine. Dans ce pays, on ne rigole pas du tout avec cela. On "liquide" les fautifs. Orage diplomatique entre les deux pays. Il s'agit d'un échange de "bons procédés". Rio Tinto a mis des bâtons dans les roues du "numéro un chinois" de l'aluminium, Chinalco. Pas question d'entrer dans le conseil d'administration en augmentant son actionnariat. Le comble: le chinois "Minmetals", avec ses mines de cuivre et d'or et "Lynas Corp", actif dans les métaux rares, sont repoussés vers la sortie. C'est décidé, on ne vendra pas de steaks de kangourou en Chine, cette année-là... L'année suivante, le Premier australien faisait une visite en Chine: "Notre relation avec la Chine est en bonne forme", disait-il ensuite, sans rire, devant les journalistes. Pensait-il à la même chose?

L'énergie des hommes est confrontée aux matières premières et à la fuite de leurs politiques.

Désormais, les matières premières dessinent le monde en permanence en fonction de leurs disponibilités.

L'histoire du pétrole, Eric Laurent en avait parlé en détail dans la "Face cachée du pétrole". C'est presque de l'histoire ancienne comme des fossiles vivants dans les mains de paléontologues.1.jpg

Le directeur général adjoint de GDF Suez, Dirk Beuwsart affirmait "Le passage à l'énergie durable est une illusion. Les prévisions de la demande énergétique devrait doubler d'ici 2050. Tout dépend toujours des quantités disponibles et du coût d'exploitation. L'Europe n'a pas développé une politique d'approvisionnement énergétique avec une petite chance par le gaz. Une grande partie des ressources sont concentrés dans un nombre limité de régions". Ce qui devait avoir fait sortir les écologistes de leurs gongs. Mais cela pourrait faire frémir les consciencieux de l'avenir .  

Le Groenland, un eldorado inexploité? S'il n'y avait les conditions extrêmes de ce continent glacé et donc le prix pour l'exploiter. L'Islande avec ses volcans, un autre eldorado. "Le réchauffement climatique met à jour de nouvelles opportunités", dit "Hudson Resources".  Mais, est-on prêt à tout sacrifier, joyeux des désastres de nos méfaits? Entre temps, le réchauffement climatique n'a pas encore dit son dernier mot. Heureusement, jusqu'à présent, l'Antarctique a réussi à se préserver de trop de perversions des États.

La fameuse "révolution des gaz de schistes" fait beaucoup parler d'elle. Des gaz emprisonnés dans des roches schisteuses mieux répartis que les autres hydrocarbures. Entre 2.400 et 11.000 milliards de m3 présents, rien que dans le sous-sol néerlandais. Le problème, c'est la technique pour aller le pomper entre 1000 à 2000 mètres, puis à l'horizontale au travers d'argile et la pollution qui apporte une menace pour l'environnement. Le film "Gasland" l'explique. La Pologne, l'Estonie seraient pourtant, les plus pressées pour se lancer dans l'aventure. C'est devenu une nouvelle histoire d'eau dans le gaz, qui passerait du figuré au réel, via la politique.

L'alimentation a généré la ruée vers des terres fertiles entraînant une pénurie latente. La flambée des prix en 2008 a semé la panique. On spéculait dans des bulles artificielles. La crise était là, on s'est écrasé. On croit s'en sortir et on repart. La pénurie est devenue structurelle avec toujours plus de demandes. Pénurie d'eau potable et épuisement des réserves alimentaires. Des entreprises étrangers s'approprient de terres en usurpant les paysans locaux qui, dindons de la farce, n'ont pas les moyens de revendiquer leurs droits sans titres de propriété officiels. "China-Afrika Development Funds" est doté de 5 milliards de dollars pour établir des contrats à bas prix. La solution, enrayer la famine en surface avec une location mais payée en monnaie de singe. Lester Brown parle d'émeutes de la faim dans le futur suite à de mauvaises récoltes. Un autre coup d'épingle dans la "bulle alimentaire". Le pétrole contre nourriture n'est même plus d'actualité. Le principe a seulement évolué, shifté vers d'autres ressources naturelles, comme l'eau.

Sans le Nil, l’Égypte n'existerait pas, dit-on et c'est vrai. L’Égypte s'est toujours octroyé un droit de regard sur tout son court, alors qu'elle est en aval et à l'embouchure. Pour ses besoins énergétiques, elle a été jusqu'à déplacer sa propre population pour construire le barrage d'Assouan. Le Burundi, l'Éthiope en amont veulent leur part. Le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie avaient déjà paraphé un traité de partage des eaux du Nil. Le Nil Bleu fournit le plus de débit et à sa source au Lac Tana, en Éthiopie, pays qui n'en exploite que 0,3%.

Le problème de l'eau devient crucial partout. Il resurgit près des fleuves du Colorado, du Jourdain, du Gange, du Danube...     

Une Terre bien plate où tout le même serait servi de la même façon, en eau, en nourriture, en soleil, en énergie aurait pu éviter cela. Cela aurait-il été une évolution sans contestations, sans vases trop ou trop peu communicants?

Faut pas rêver, surtout éveillé.

 

L'économie (Vol d'oiseaux et mauvaises augures):

Vol au dessus d'un nid de coucous ou vol d'oiseaux de mauvaise augure? De toutes manières, des oiseaux de toutes les couleurs. Le nouveau jeu, "Angry Birds" est un oiseau qui tire à lui, tout ce qui vient à sa portée. Time is money. "Atos Origine" vient de supprimer les comptes d'email pour ses salariés. C'est Facebook qui devient la base de partage des informations. Plus de formules de politesse. Du concis, précis et visible par tous et pour tous.

L’espionnage industriel, c'est pour les autres. L'affaire Renault était un mirage. Le vieux routier de l'économie George Soros a un théorie qui d'après lui, fonctionne, la réflexibilité.  Le "Hedge Fund Quantum" qu'il a créé, a fait un carton. Le 16 septembre 1992, lors du "Black Wednesday", il pariait sur la baisse de la Livre Sterling et il empochait 1 milliards de dollars dans l'opération. Le serpent monétaire perdait la Livre. Intuition ou expérience? A 81 ans, Soros va rendre son tablier. Il vient de fermer Quantum aux investisseurs externes et rend les avoirs de ses clients.1.jpg

La "voiture économique" est partie depuis dans une dérapage incontrôlé sur glace. A bord, on contre, instinctivement, le volant dans l'autre sens, avant de remettre la voiture, par à coup, sur la ligne droite de la route. Faire cohabiter marchés et pouvoirs publics, c'est faire travailler le frein et l'accélérateur avec, en plus, la sophistication du GPS et du limiteur de vitesse.  

Le Consensus de Washington de la libre-circulation des capitaux est quasiment mort. La Chine utilise le dollar à l'extérieur et le yuan à l’intérieur. A y réfléchir, les dirigeants chinois ont raté une occasion de laisser leur monnaie s'apprécier pour contenir la hausse actuelle de ses prix. La BCE, elle, a pour seul objectif, de combattre l'inflation. La FED, c'est l'emploi et la stabilité financière qui la préoccupe. Le crash des crises systémiques étaient à l'horizon du possible des banques. Le jeu de la réciprocité n'a pas joué pour les banques chinoises. La concurrence n'existait pas sur un pied d'égalité: désir de démocratie contre parti unique. 1.jpg

Nokia, qui était "number one" jusqu'en 2007 dans le marché des portables, s'est vu récemment déclassé, dépassé. La société se retrouve en 3ème placeFin mai dernier, Nokia plongeait de 17% en Bourse. En cause, la prolifération de managers, une mauvaise compréhension des désirs des consommateurs qui a entrainé des erreurs de stratégie. Passer leur temps à créer des présentations Powerpoint sur tout et rien, par "slide makers" et plus veiller à sa sécurité qu'à l'évolution des marchés. Une réduction des coûts et mauvais choix des priorités.  Milliards d'euros dans la R&D, structure bureaucratique et projets hors besoins des consommateurs comme clous dans les chaussures. L'iPhone est arrivé et le dérapage a commencé.   Les consommateurs semblent préférer se tourner vers les modèles utilisant le système Android de Google ou vers les smartphones Apple. Depuis, la rumeur encercle Nokia et voient Samsung comme un repreneur potentiel du géant finlandais.

0.jpgLes entreprises actives dans les hautes technologies sont à terme visées et rachetées par des investisseurs étrangers.

L'intelligence économique passe par la course à l'informatisation et à sa protection. Oui, mais rien ne sert de courir dans la cour des miracles, il faut aussi se donner de bonnes directions pour que les miracles restent efficaces. 1.jpg

"Stop lost". Il faut réduire les dettes. Le triple AAA en dépend. Il faut cependant orienter la manœuvre de réduction. Déterminer où sont les plus grosses fuites et les meilleurs moyens de les colmater. Les 14.000 milliards de dollars de plafond des Américains, servent surtout de garde-fous, pas de  scénario catastrophe. Le dollar plongerait. Il a déjà commencé. Les plus grands bailleurs de fonds en dollars chinois dévalueraient probablement leur yuan pour rectifier la disparité, mais entreraient néanmoins dans le panier des contentieux en communs.   

1.jpgQuels sont les pays les plus endettés? Tout dépend par quel bord on les prends. La dette publique en % du PIB, les tops cinq sont le Japon, la Grèce, le Liban, le Zimbabwe, l'Islande. Pour les dettes extérieures, en $, ce sont les USA, UK, Allemagne, la France, le Japon qui se taillent les premières places. Mais en $ par habtants, surprise, c'est le Luxembourg qui a le pompom. 

Ni les dons, ni les contributions ne font plus recettes. Tout est cédé avec des élastiques par des mouvements ultra-libéraux comme les Tea Party. Faux rêves et vraies réalités, disais-je...

La dette des States est colossale. Le libéralisme pur et dur ne veut pas lâcher le moindre lest. Pas de taxes sans compensations par le plafonnement des dépenses publiques et des dettes et les marchés s'excitent. Le match des Titans est ouvert. Faites vos jeux, impair et passe. 1.jpg

Désormais, en Europe, c'est l'austérité qui se retrouve dans la nouvelle bouteille à la mer. Le social a maintenu, vaille que vaille, le bateau en perdition, hors de l'eau. Jusque quand? Quand les risques augmentent, les prix pour emprunter, aussi. Les agences de notations, c'étaient bien pour les sociétés privées pour des Etats, ce n'est pas le même impact.

0.jpgJacques Halpérin s'interroge de savoir si pour un État, les notations étaient bien sensées? Le rating des USA serait insignifiant, constate quelqu'un. Cette constatation rendrait caduque, les cotations de l'entité "Europe" en ne rendant qu'une perception de solvabilité manquant de pertinence. Pour un État, la faillite, la comptabilité, le bilan ne sont que des éléments aléatoires manquant de précisions. Ce qui mériterait, au moins, le bénéfice du doute. On n'augmente pas la punition de celui qui est déjà en prison dans un jugement à répétition. On le laisse purger sa peine. S&P a pris le risque de descendre le niveau de cotation des USA de AAA à AA+. Son patron, Devon Sherma, a été "dégradé" de son pied d'estalle.       1929.jpg

"Grey is beautiful". Une carrière d'un travailleur se partage entre démarrage, croissance, consolidation et détachement. C'est dans les deux dernières phases qu'il y a le plus d'engagement à prévoir. D'où l'importance d'offrir des formations à tout âge. Le dispositif de de retraite progressive a suscité beaucoup d'intérêt. Mais encore faut-il y ajouter la volonté politique. 

Le jeudi 24 octobre 1929 ce fut la plus grande crise de tous les temps. Elle allait durer 43 mois. 8000 banques en faillites. Le Dow Jones, -90%, le PNB -30%. Ce n'était pas gris, ce krach prenait les noms de jeudi noir.

La plus grande chute, avec -22,6% sur une journée, reste le 19 octobre 1987. Qui a-t-il de différent? Comme le constate Laurent Arthur du Plessis, il n'y a plus grand chose à "stimuler". A l'époque, la balance des payements des USA, en créanciers du monde, était positive. Les ménages et les entreprises étaient peu endettés. 1.jpgLe travailleur, aujourd'hui, est infiniment moins réactif et rigoureux. L'économie sociale ne voit qu'en terme de groupes dans un démagogie de l'Etat-providence, qui parle de complot des "riches". Les propositions reposent sur une suite de réformes alors que l'environnement est hostile. Au changement du siècle, le système de crédit échappe à tout contrôle. L'occident se "paye" des bulles à répétitions avec de plus en plus de dégâts quand elles crèvent. Ce ne sont plus les petites manoeuvres faciles des taux d'intérêts des manuels d'économie qui sauveront. Une hausse des taux, c'est diminuer les liquidités et accentuer la dépression. On "démine", plutôt qu'on corrige, dans une déflation dont on oublie les risques. La notion d'équilibre n'existe, tout simplement, pas. Grande découverte. L'économie est en milieu naturel. Tout à besoin de tout dans son environnement proche ou lointain, pour rester en vie et la porter. Ce n'est pas seul contre tous ou groupe contre groupe comme dans une croyance éperdue dans la compétition. L'économie doit respirer par petits coups. Exansions et contractions et retour. On a des "riches-pauvres" qui ont plus de biens et moins de cash-flow pour s'assurer contre la moindre crise. Le capital est là pour créer encore plus de capital, comme le ferait une graine, pas pour être gaspiller et être réservé à une partie minime de graines, les plus grosses.

 

Conclusions et idées:

1.jpgFukushima a sonné le glas de l'énergie nucléaire conventionnelle. Le printemps arabes a montré qu'une révolution peut en entraîner une autre comme dans une partie de dominos, soutenue sous la virtualité boudeuse d'Internet, de Facebook et de Twitter.

Ces événements ont créé des tsunamis de réflexions dans le monde. Les vagues suiveuses continuent à déferler.

Les acteurs du monde se regardent toujours en chien de faïence en se demandant quel sera la prochaine victime sur la liste. Ce qui était important, hier, l'est beaucoup moins, aujourd'hui et le sera, probablement, encore moins, demain. Les journaux nous apprendront la suite s'ils le veulent bien. Les risques se déplacent. De conjoncturels, ils deviennent structurels voir systémiques.

C'est un peu ce que disait en résumé, Jeremy Rifkin1.jpg

Au 19ème siècle, les révolutions industrielles ont transité par la machine à vapeur dans l'ère du charbon. Au 20ème, le moteur à combustion s'est appuyé sur le pétrole. Les énergies durables, Internet, les TIC se présentent au 21ème.

Une 3ème révolution semble être en marche. Dans cette bataille, on voit l'évolution des prix. L'inflation a freiné la croissance économique. Pourtant, un peu d'inflation est naturelle et même souhaitable. L'argent vit sa propre vie. Il a ses propres filières. Les produits qui viennent d'ailleurs, moins chers, tentent de juguler, de réguler les marchés. Le consommateur, lui, ignore, désormais, la provenance de ce qu'il consomme. Il a perdu l'habitude de penser que les biens qu'il achète, auront encore une durée de vie de décennies. 20110725Drame.jpgIl ne pense plus qu'à faire la meilleure affaire en tentant d'atteindre le meilleur prix-performance, quitte à hypothéquer son propre avenir. Il paye. L'empreinte écologique est entrée dans les consciences comme un trouble-fête, comme un manque à gagner.

En Europe, la peur du lendemain a pris place au côté des populismes, des extrêmes-droites de tous bords, des plus grossiers aux plus inattendus et meurtriers, comme on vient de le constater, groggy, en Norvège.

1.jpg

Depuis lors, on cherche qui peut avoir fait quoi. Des bouc-émissaires...

Les réactions face à cette surprise ne se sont pas fait attendre, à postériori, pour tenter de rectifier ce trop plein de liberté via Internet: "faut-il mieux contrôler la toile?", "fermer les frontières?". Question à faces multiples et à réponses parfois très partiales. N'est-ce pas un peu trop tard, face à une lame de fond, du tsunami dont on n'a pas évalué l'ampleur quand on sait que des logiciels permettent de crypter les informations bravant l'interdit?

On analyse aussi son manifeste "2083" pour découvrir qu'il y a beaucoup de plagiats insérés.

Combat d'arrière-garde, surtout quand tout est intégré, mondialisé, "dettisé"... ?

1.jpgL'islamophobie, les immigrés, un nouveau mal du siècle? Un multiculturalisme raté, quelque part dans son processus d'intégration est une des pistes. Il y en a d'autres.

Suite à ce manque de projet, c'est la perte d'identités qui pousse l'idée de la responsabilité de tous les maux, à l'Europe. Elle a sa part, bien sûr. Mais il y a aussi, les régionalismes, les nationalismes, les souverainismes qui se bousculent pour réintroduire cette peur viscérale, ancestrale de l'inconnu, de l'étranger.

Lui, aussi, navigue à vue dans son propre marasme, parfois bien plus difficile encore, alors qu'il ne cherche qu'un peu d'herbe plus verte ailleurs. On en arrive à se haïr de chaque côté d'une frontière naturelle ou imaginaire. Ce qui fait viré la victime dans le champ des coupables. 

1.jpgUn drame humanitaire se produit actuellement pour 6 millions de personnes. Il suffisait d'un climat économique déplorable, une sècheresse anormale dans l'État fantôme de la Somalie que des pirates hantaient en rançonnant les bateaux pour empêcher l'aide des ONG. 

"Si les politiciens sont incapable de nous proposer un projet exaltant, des fous s'en chargeront". Là, on brûle.

Ce qu'on tente de masquer, c'est que la compétitivité et la mobilité sont devenues les seules idées maîtresses pour les naufragés des entreprises, dont les buts du jeu les dépassent. 0.jpg

Comment se fait-il que je me sens un peu comme sœur Anne, je ne vois plus rien venir de positif dans ces marchés de dupes?

On parle de nouvel ordre mondial mais pour qui et comment? On a l'impression de caler sur des points d'achoppements connus de tous...

Le futur, est-ce le détruire en permanence, avec un goût de trop peu à chaque fois?

1.jpgLes multinationales ne s'en préoccupent pas trop. Elles surfent sur les frontières. En touches-à-tout, elles installent "leurs billes" là où elles prospèrent le mieux et éliminent ce qui leur fait ombrage.

La CNUCED indique que la hausse des Investissements Directs à l’Étranger, au plus bas en 2007, reprennent du poil de la bête. La Belgique passe, ainsi, à la 4ème place en IDE avec 43 milliards grâce à la déduction des intérêts notionnels. Bien, mais est-ce typiquement un profit "belge" ou simplement des délocalisations pour éluder les impôts locaux?

"Mille milliards de dollars", un film prémonitoire ou simplement très perspicace. C'est toujours bien de penser à l'extérieur, mais il faudrait ne pas oublier ce qui se passe à l'intérieur, sur place.

Cela doit changer, disent quelques prêcheurs, mais oublient, souvent, de donner les processus et les recettes du changement dans l'intermède, tout en laissant leurs auditeurs trouver leurs solutions dans une sorte de panique suicidaire. Le progrès collectif, s'est autre chose.

Alors, qui repenserait au Glass-Steagal Act perdu dans la bagarre en 1999?

Une solution serait, peut-être, de faire évoluer les potentiels de chacun, de chercher les opportunités là où elles se trouvent, sans chercher à les copier pour la seule raison de faire du bénéfice. Partager les morceaux de la tarte ou mordre celle-ci en se l'arrachant. C'était le cas, il y a bien longtemps. Le commerce était un échange de marchandises. La facilité, la rapidité des transports, ont changé la donne.

Une autre manière de dire "The right man at right place" serait "the right job at the rigth place to get a global goal".

Sortir des globalités. Généraliser un processus en fonction de moyennes, de statistiques, c'est raté la proie dans l'ombre des particularités. En chacune des entités, il y a des ressources cachées à faire ressortir et amplifier en n'oubliant pas de les harmoniser avec les disponibilités de l'époque et dans l'espace imparti.

Un jour, peut-être, faudra-t-il attribuer à chaque partie du monde une certaine exclusivité de produire avec ce qu'elles disposent en propre comme opportunité, parce qu'elle aurait des facilités naturelles que n'auront pas les voisins. C'est déjà le cas pour certaines activités spécialisées. Cela éviterait les redondances et les voyages inutiles des marchandises. Vouloir tout faire, n'importe où, et entrer dans une concurrence exacerbée, c'est finir par se vendre à bas prix, comme suiveurs pas assez rentables. La concurrence est bonne tant qu'elle ne tue pas ceux qu'elle devrait protéger.

1.jpgQue nous a rappelé, Internet? La vie en réseaux. Ces réseaux n'ont qu'un problème: la fragilité par leur complexité, par la nébuleuse de leurs opérateurs avec le risque de ne plus avoir de contrôles suffisants, perdus dans des strates multiples ou des concentrations extrêmes dans des nœuds, sans marge de sécurité suffisante. Quand ces risques de pénurie deviennent vitaux comme le sont l'eau, l'électricité, le gaz, les transports, les télécoms, le moindre problème local peut générer une catastrophe globale. (cf. Le dossier de Science et Vie n°1126).

Internet reproduit à grande échelle, ce que chaque être humain produit dans son propre réseau de neurones de son cerveau. On se trompait au sujet des neurones: ils sont bien plus complexes qu'on le croyait.

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Les neurones communiquent entre eux et pas uniquement par l'intermédiaire des synapses. Ils le font en WiFi, sans connexions, par des champs magnétiques pour synchroniser les activités et ainsi augmenter la mémoire et la cognition de son réseau interne. Via la formation de myéline autour des axones, des cellules "progéniteurs" ralentissent jusqu'à 40 fois les communications pour améliorer la communication entre les deux hémisphère et mieux la consolider. Les signaux transportés se transforment au fil des voyages par l'entremise d'Interneurones de l'hyppocampe et cela dans tous les sens sans interventions du corps cellulaire. La transmission des signaux électriques renforcent les réactions réceptrices à l'aide des glutamates.  Les transmetteurs s'accélèrent en renforçant les messages en impliquant la dopamine et la sérotonine.   

1.jpgTout cela se passe en très local sur quelques millièmes de millimètres, très spécialisé et donc, très centralisé par spécialité. Pas de "cloud computing" au royaume des neurones. Un travail de concert en réseau, prêt à réagir automatiquement à toutes intrusions ennemies. Ils commandent seulement, de loin, les muscles sans s'y substituer. Pas de compétitions destructrices. Le seul ennemi potentiel, l'AVC, l'accident vasculaire cérébral. 

C'est beau la nature, d'avoir penser à tout cela, avant nous. Le micro-monde naturel nous indique une voie de la rentabilité économique et une leçon de low-cost à haut rendement mais à gros investissements au départ. 

Quant à la fable du cerveau qui ne serait utilisé qu'à 10% de ses possibilités, il y a donc à parier qu'il y a des baffes neuroniques qui se perdent... mais, pas pour tous le monde.

Mais, cela n'est, aussi, rien de nouveau et ne contribue en rien à un nouvel ordre mondial.

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • "Le monde n'a pas besoin qu'on y mette de l'ordre ; le monde est ordre, incarné. C'est à nous de nous harmoniser avec cet ordre.", Henry Miller
  • "Le courage, c'est-à-dire le doute dans l'ordre théorique et l'action dans l'ordre pratique.", Jean Lacroix
  • "La vie crée l'ordre, mais l'ordre ne crée pas la vie.", Saint Exupéry

01/07/2011

2011, année de la Chimie

2011 année internationale de la chimie. ARTE en mai, proposait 3 émissions avec pour titre "Les secrets de la matière" pour remonter le temps des pionniers de la Chimie (*).

1.jpgParlons-en de la chimie comme se le propose le CNRS.

Son histoire est très vieille et jeune, à la fois. En fait, de la chimie, on en fait comme Monsieur Jourdain parlait en prose, sans le savoir. Tout ce qui nous entoure, nous même, sont constitués d'éléments chimiques.

Égypte, Chine, Inde, Grèce, Rome ont fait partie de la préhistoire de la Chimie dans l'histoire des éléments chimiques. L'or était la peau des Dieux pour les Égyptiens, la sueur du soleil pour les Incas.

Les Grecs connaissaient le Plomb (Pb 82), l'Argent (Ag 47), l'Or (Au 79), le Mercure (Hg 80), l'Etain (Sn 50) comme "métaux".

L'alchimie, née à Alexandrie, transite dans les textes arabes, pour être traduite en Europe au Moyen-Age. Convertir le plomb en or avec une pierre philosophale, a toujours été un rêve. Les alchimistes y ajoutent le mystère, le secret dans un langage voulu ésotérique. L'or était un élément spirituel, magique, médicinal. Les métaux trouvent une communion avec les astres (Soleil - l'or, Mercure - le mercure, Vénus - le cuivre, la Lune - l'argent, Mars - le fer, Jupiter - l'étain, Saturne - le plomb).

L'évolution de la science chimique entre en sommeil pendant plus de mille ans jusqu'au début du 18ème siècle.

Georg Bauer dit Agricola, fonde la chimie métallurgique en définissant les alliages de métaux et en écrivant en 1546, "De natura fossilium". Avant cela, on ne connaissait rien du comment le monde est fait si ce n'est que l'eau, l'air, le feu et la terre étaient les éléments constitutifs de l'Univers.

En 1669, Georg Brandt a eu une idée. Comme l'urine est jaune, que le corps humain contient toutes les substances comme un microcosme de l'Univers, il se pourrait qu'il y ai de l'or dans l'urine. Au lieu d'extraire de l'or, c'est du Phosphore (P 15) qu'il obtient. Élément qui fume au contact de l'air mais qui ne brille pas sous les feux de la lumière mais reste visible dans l’obscurité. Il le baptise "Noctiluca", "lumière nocturne". Le feu est considéré comme un principe de la phlogistique qui dit que le bois brûle par la force de la chaleur en dégageant des phlogistons. Ce dérapage de la science va perdurer longtemps.

En 1675, Nicolas Lémery définit dans un traité, les vitriols, les bases et les sels dans une nature divisée entre minéraux, végétaux et animaux.

En 1677, Robert Boyle crée la véritable "science chimique". Avec du Phosphore (P 15) et du Soufre (S 16), il constate pouvoir obtenir le feu sur commande. Les allumettes sont nées t avec elles, la possibilité de reproduire à loisir. Boyle écrit le premier livre de chimie "Le chimiste sceptique" avec, en toile de fond, les réactions rationnelles et scientifiques.

Le riche érudit, Henry Cavendish, trouve un gaz inflammable, explosif, en plongant du zinc dans de l'acide: l'Hydrogène (H 1), Le gaz le plus léger et l'élément le plus abondant dans l'Univers. Composant de l'eau, car, enflammé, il donne de l'humidité. Pourtant il ne s'en rend pas compte.

Pour l'heure, cela fait déjà 19 éléments connus.

Le pasteur Joseph Pristley s'intéresse à un autre gaz, le CO2. Gaz de brasserie, non visible, qui en sortant des cuves prend la tangente en s'affaissant, plus lourd que l'air. En 1774, l'oxyde de Mercure permet de découvrir l'autre atome le plus répandu, l'Oxygène (O 8). Une rencontre de Pristley avec le riche, Antoine Lavoisier va permettre de démystifier cette phlogistique. L'Oxygène, le 3ème élément le plus répandu faisant partie de l'air ambiant, il permet de déphlogistifié les connaissances car l'oxygène de l'air  est nécessaire à toutes combustions des matériaux inflammables. 

Les gaz, les non métaux, les métaux et les terres qui ne peuvent être décomposés par une réaction chimique sont reconnus comme des éléments.

Désormais, on passe à 33 éléments connus, avec quelques erreurs, mais le progrès est notable par l'approche empirique.

Humphry Davy a l'idée d'introduire l'électricité, en plus du feu, comme outil pour dissocier la potasse. Il découvre le Potassium (K 19), autre explosif. La réaction chimique engendre du Potassium et, en plus, restitue de l'électricité. Le Potassium s'enflamme au contact de l'eau. Un nouveau cap, 55 éléments, connus à sa mort.

John Dalton découvre que les éléments se combinent dans les mêmes proportions avec des atomes différents qui ont tous un poids atomique propre. Peser la matière, c'est Jon Jacob Berzelius qui s'y intéresse.

La triade des éléments de Lithium (Li 3), du Sodium (Na 11), du Potassium (K 19) ont des similitudes en dégageant de l'hydrogène. On leur associe une même famille.

Calizaro essaye de trouver un moyen fiable de percer les secrets des atomes.

En 1796, Smithson Tennant brûle le diamant, que l'on sait contenir du Carbone comme le graphite. Il va comprendre le secret de leurs différences. Les diamants ne sont, de fait, plus éternels!

John Newland associe les éléments par huit comme dans des octaves musicales.1.jpg

En 1869, Dmitri Mendeleev a l'idée de les réunir poids et propriétés des éléments, par famille, pour les 63 éléments déjà connus dans une table qui porte son nom. Les alcalins à gauche et les halogènes à droite, les métaux au centre.

Si des espaces restent vides, il a confiance de les combler dans l'avenir.

Robert Bunzen et Kirshov remarquent les couleurs uniques de chaque élément sous la flamme.

En 1875, le Gallium (Ga 31) est ainsi découvert par Paul_Emile_Lecoq_de_Boisbaudran.

Qu'est-ce qui rend une réaction lente ou rapide? Pourquoi certains sont volatiles? Les questions restent entières.

En 1909, Ernest Rutherford y répond en donnant la structure de l'atome. Protons dans le noyau et électrons qui gravitent autout de lui.

Niels Bohr perfectionne l'idée et découvre que les électrons gravitent sur des orbites différentes avec un maximum d'électrons qui augmentent, au fur et à mesure de leur éloignement du noyau (2, 8, 18, ...). Les dernières orbites cherchent à rendre l'élément plus stable et tentent ainsi de s'associer. L'union fait la force, en quelques sortes, mais sans exagérer le processus.

Henry Mozeley associe le spectre d'énergie aux éléments. Le nombre de protons donne son numéro atomique, non son poids total, à l'élément de l'Hydrogène à l'Uranium.

L'échantillon complet des éléments naturels de la matière sont au nombre de 92. L'étape suivante est d'en créer, artificiellement à partir d'un existant.

Justus von Lidish et Fredrich Vöeler vont croiser le fer avec leurs expériences.

L'Argent, le Carbone, l'Azote et l'Oxygène réunis ne peuvent qu'être explosifs pour le premier. Pas pour le second. Tous les deux avaient raison. Car, explosifs, ils ne le sont pas toujours. La découverte des isomères va l'expliquer. Les réactions sont dépendantes de la manière dont on assemble les éléments. La valence explique la fusion des atomes. c'est le nombre maximal d'atomes d'un élément univalent avec lesquels un atome de cet élément peut s'associer pour devenir plus stable électriquement.1.jpg

La valence d'un atome dans le cadre d'une molécule ou d'un ion est le nombre de liaisons covalentes que cet atome a formé. La valence d'un ion monoatomique en solution, est sa charge, on parle alors d'électrovalence. Tout est donc un problème de stabilité recherchée par les atomes par l'intermédiaire de leurs potentiels électriques.

Archibald Scott Couper comprend comment les atomes sont reliés entre eux par des liaisons chimiques en chaînes continues. Dans le même temps, Friedrich Kekulé arrive aux mêmes conclusions et prend de vitesse, son "alter ego" et récolte les honneurs de la découverte. La désillusion de Couper l'entrainera dans la déchéance.

La chimie industrielle est née avec le Carbone (C 6) comme point positif. On l'appelle, chimie organique. Elle s'attache à la tâche de construire des molécules de plus en plus grosses avec du Carbone associé à d'autres atomes.

Les plastics, la bakélite, les fibres en nylon vont révolutionner l'industrie. Wallace Carothers, invente les bas de nylon qui vont faire fureur. Mais il souffre de dépression. Après avoir déposé le brevet du nylon, il se suicide, en avalant du Cyanure de Potassium.

Les chercheurs vont progressivement s'intéresser aux éléments radioactifs. La physique entre en communion avec la chimie.

En 1896, Henri Beckerel découvre la radioactivité naturelle.

Ernest Rutherford remarque que si les atomes changent ses propriétés par désintégration en éjectant des particules nommées alpha. Les atomes ne sont pas immuables comme on le pensait jusque là. Les protons (+), et les électrons (-) qui tournent autour, devient la représentation reconnue. L'identité d'un atome change par ses pertes de particules alpha, par transmutation. La mutation de l’Azote (N 7)  en Oxygène se produit par cet intermédiaire.

En 1932, James Chadwick découvre que si les atomes comportent des protons de charge positive, il existe aussi des neutrons qui ne sont pas chargés électriquement dans le noyau de l'atome.

En 1934, Enrico Fermi se rend compte qu'en bombardant les atomes lourds avec des neutrons qui ne génèrent aucune répulsion électrique, il peut créer d'autres éléments plus lourds que l'Uranium (U 92).

En 1938, Otto Hahn, Lise Meitner et Otto Frish parviennent au stade de la fission nucléaire artificielle en créant une énergie colossale par une chaine de réactions instantanées.

Cette découverte intéresse les militaires et nous sommes en temps de guerre. Le projet Manhattan est à l'origine de la bombe. Bombarder un Uranium avec un neutron qui éjecte d'autres neutrons dans une réaction en chaîne. Perte de masse contraire à la loi de Lavoisier mais qui s'explique par la célèbre formule d'Einstein, E=MC2. La masse disparue est transformée en énergie dans une parfaite équivalence.

En 1940, Mc Millan crée l'élément 93, le Neptunium (Np 93).

En 1941, c'est au tour du tristement célèbre Plutonium (Pu 94). 

Un des derniers éléments, le 112ème, le Copernicium (Cn 112) est créé à partir de Zinc (Zn 30), lancé sur une cible de Plomb. Dépassé, à son tour, pour arriver, plus récemment, à la synthèse de 3 atomes de Ununoctium (Uuo 118) de l'isotope 294.1.jpg

Aucun  élément chimique de numéro atomique supérieur à 82 (Plomb) ne possède plus d'isotope stable30. Tous les éléments de numéro atomique supérieur à 101 (Mendélévium) ont, en plus, une période radioactive inférieure à la journée.

Le cyclotron, inventé par Ernest Lawrence, en 1931, à Berkeley, est une machine à bombarder la matière pour aller toujours plus loin. Elle atteignait la puissance de 80keV. 1.jpgLe synchrotron arrive en 1946. Le LHC atteint 35TeV, aujourd'hui et le SV de juillet s'inquiète d'avoir atteint une limite avec lui. Les chances de fusions des atomes encore plus lourds, deviennent pourtant de plus en plus minces. L'instabilité des éléments ne donne plus qu'une durée de vie de quelques secondes. Les nouveaux nés ne sont plus décelés que par leurs traces.

Revenir à l'atome d'Hydrogène, le plus simple, le plus abondant, pourrait devenir de plus en plus nécessaire pour recréer l'énergie du Soleil sur Terre. Autre histoire, qui a débuté et qui démontre une difficulté d'une autre ampleur. La nanotechnologie est un autre moyen d'aborder la matière. On en parle, cette fois, du bout des lèvres. J'y reviendrai certainement.

Les éléments, une histoire de familles avec des hauts et des bas, des chaines de gauches et de droites, actives ou radioactives. 

1.jpgUn vent d'optimisme souffle sur la chimie. L'histoire de l'Univers est en marche. La saga continue, parfois en pénurie de rêves.

Je ne sais si vous êtes comme moi, j'aime garder le mystère dans la Science. De voir de la magie, les miracles de la Chimie, avec de nouvelles couleurs éclatantes qui apparaissent en mélangeant les éléments entre eux, c'est ce qui a dû m'attirer dans ma jeunesse. 

Je commence à comprendre que les alchimistes effrayaient, tout en gardant une certaine aura parmi les foules. Les chimistes d'aujourd'hui ont perdu cet aspect "merveilleux" du magicien. Voir cette magie, longtemps, et pas uniquement, l'espace de quelques secondes, n'est-ce pas la meilleure manière d'en profiter? Sans ce délais, ça perd un peu de son charme, à mon avis.1.jpg

Comme le CNRS l'écrivait: "La chimie se trouve tantôt conspuée et rendue responsable de tous les maux, tantôt portée aux nues comme l’alliée bienfaitrice de notre quotidien. Santé, alimentation, loisirs, mais aussi pollution, accidents industriels ou domestiques… Le chimiste n’en est pas moins épargné, qu’il soit chercheur ou industriel. Responsable oui, coupable non, le chimiste, ce véritable artisan de la matière est sans doute le plus interdisciplinaire des scientifiques. Qu’il se pique d’éthique, de philosophie ou de pédagogie, il redoublera toujours d’astuces pour redorer l’image sans cesse écornée de cette discipline séculaire ! Et il le fera d’autant mieux qu’il s’accompagnera de ses collègues scientifiques dans un élan d’interdisciplinarité pour apporter des éléments de réponse aux questionnements sociétaux.

A la base, un savoir faire. Bien sûr.

Qui ou quoi arrêterait le chimiste, sinon l'abandon de poste des éléments?

Je ne parle pas uniquement des éléments de matière.

 

L'enfoiré,

 

(*) Les éléments sont cités dans l'article, suivis de leur symbole et de leur numéro atomique.

 

Citations:

  • « Il est bien difficile de croire que tant de merveilles, tant d'ingéniosité dans le monde soient l'effet du hasard et de la chimie seulement»., René Barjavel

  • « Les merveilleuses découvertes de la chimie sont surpassées peut-être par la confiserie. Jadis toute drogue avait un goût particulier ; aujourd'hui, c'est le contraire. », Alexandre Pothey

10/06/2011

Innover, oui, mais comment?

Début mai, un dossier paraissait sur l'innovation et ce que l'on entend par elle.

2.jpgInnover, c'est un changement dans le processus de pensée visant à exécuter une action nouvelle. Elle se distingue d'une invention ou d'une découverte dans la mesure où elle s'inscrit dans une perspective applicative.

Tout est dit dans la théorie, mais dans la pratique, ce que l'on fait aujourd'hui correspond-il vraiment à de l'innovation?

La Wikinomie est face à une grande stagnation dit Tyler Cowen.

Selon lui, les progrès technologiques pourraient être de la poudre aux yeux et être bien moins impressionnants que ceux qui ont existé entre 1880 et 1940.

Sans contester, Tyler Cowen ajoutait que si la technologie a ajouté quelques avantages dans la vie de tous les jours, ses potentiels ont été rabotés à cause de son caractère ouvert et gratuit. Sur le plan matériel, on se retrouverait au même niveau qu'en 1953. Les moteurs, l'électricité et Internet pour relier les gens entre eux, sont arrivés mais le manque de capitaux et le côté lucratif de l'économie, ont été oublié dans l'opération. 4.jpg

L'emploi a dégringolé dans le processus de radicalisation. Apporté par Google, Facebook et Twitter, il n'entre plus en comparaison avec l'emploi que nécessitait l'automobile de Detroit au début du 20ème siècle. La virtualité a, décidément, brisé l'emploi dans l’œuf.

En conclusion, par ce phénomène de restriction des moyens, on se trouvait plus matérialiste à l'époque qu'aujourd'hui.

Étonnant de conclure ainsi, alors qu'on aurait l'impression du contraire dans cette période agitée, fébrile, dans laquelle chacun a l'impression d'avoir fait avancé le schmilblick du progrès avec la machine à produire.

Dans ma "Grande Gaufre" qui parle de l'informatique, j'exprimais déjà une idée du même type. Seule l'image qu'on donne à cette pseudo innovation, semble donner une fausse impression de nouveauté. Nous ne sommes plus dans une période de révolutions mais d'évolutions successives, soit positives, soit négatives, mais qui se font sentir très faiblement du côté "innovations" mais plus, du côté des ratés, des déconvenues.

Sans rire, on peut ajouter qu'il y a eu des reculs dans le progrès du bien-être des gens. Rétrograder, débrayer sont des réponses à une erreur d'orientation. Dans un processus normal, un produit qui, tout à coup, se montre plus cher ou moins rentable à l'exploitation, engendre le retour sur la marche du dessous.

Le "buisson de la vie" que l'on trouve dans l'évolution naturelle prend beaucoup plus de temps qu'à l'échelle humaine plus encline à la rentabilité immédiate. Les chainons manquants sont en quelques sortes, des ratés de l'évolution naturelle. L'homme, d'aujourd'hui, améliore (du moins, il le tente et l'espère), on n'invente pas vraiment, il évolue par à coups voulus rapides mais sans réelles révolutions. Tout a un prix et on n'a plus les moyens de notre politique.

Il reste à espérer qu'il existera des bénévoles géniaux.

Si on remonte avant l'époque de la révolution industrielle, la plupart des inventions étaient chinoises, indiennes ou arabes. Ce sera grâce la force de l'économie occidentale de transformer et de valoriser les inventions des autres. Ils ne feront qu'améliorer les techniques connues en remarquant que chaque petit progrès pouvait générer de la productivité et du profit. Pour cela, il a surtout bénéficié de l'énergie bon marchée du pétrole.

L'accès bon marché aux matières premières permettra de rentabiliser plus vite la recherche. La libéralisation du commerce, la régulation transnationales, la mondialisation se partageront enfin les quotas à atteindre et les synergies pour les atteindre.

Les entreprises qui innoveront de nos jours, ne se retrouveront plus dans les sociétés les plus énormes, mais dans les startups et les spins-offs plus agiles.  Plus légères, plus rapides dans leurs réactions aux succès et aux échecs, elles se débrouilleront mieux face aux crises.

Internet incite à la connaissance, à l'éducation, à la portée du plus grand nombre d'utilisateurs. Sortir de l'élitisme par le bon marché de l'information, est une bonne chose en soi. Sans validation, sans médiation, sans orientation, cela resterait plus douteux. Cela ne veut pas dire "contrôle", mais simplement, par une volonté de ne pas dérailler du convoi de la connaissance de base.

Don Tapscott et Anthony D. Williams y voient une opportunité par la transparence, par le partage, la collaboration, l'intégrité, la sensibilité d'une population sans frontières, ultra-connectée et mondialisée. Travailler en réseaux en espérant qu'il y aura un chef d'orchestre qui sélectionnera le meilleur, est pourtant un rêve dans l'état actuel de l'utilisation d'Internet.

La société devient poreuse, avec les conseils d'experts ou d'expériences et la sous-traitance toujours pour rechercher le meilleur prix-performance. La société se raccroche à tout ce qui lui parait stabiliser le flux en prenant le plus d'accents de vérités et se retrouve parfois très éloignés de la vérité elle-même.

3.jpgInventer et placer un brevet n'assure plus rien. Tout n'est d'ailleurs pas "brevetable". Les brevets sont limités dans l'espace et dans le temps. Ils se payent dans chaque pays où ils sont censés apporter leurs effets de protection. Ils sont loin d'être gratuits. Rien qu'au niveau des taxes, on peut compter 1.033 euros par an en moyenne au niveau européen et 90.000 euros pour le brevet lui-même pour 6 ans. Au niveau international, on arrive facilement à 45.000 euros. 

Un brevet, pourquoi faire si c'est être galvaudé ou piratés dans les mois qui suivent leur déposition? Dans un monde interconnecté, le piratage devient un deuxième nature et se plaît à annihiler les effets.

Entre le "tout donné", l'"open source" et le produit propriétaire, il y a heureusement plusieurs degrés. Le shareware présentait une solution de test aux utilisateurs, candidats acheteurs de solutions. Il a été détourné. Des processus de limitation dans le temps de l'efficacité du software, ont été trouvé comme palliatif. Le "freeware" est une manière d'espérer une introduction dans le monde de la finance comme carte de visite.  1.jpg

Vendre de l'IT comme de l'électricité, ne résout pas tout dans la nouvelle mode du "cloud computing". Les processus "clé sur porte" resteront fort peu compatibles avec le "tout fait". Pas de solutions intégrées qui reprennent un processus général qui commencerait au début d'une exploitation et se terminerait en fin de cycle. Une série d'interfaces devront se développer pour construire un ensemble cohérent. Des "fichiers plats", comme interfaces, risquent de perdre quelques bribes de raffinements au passage.

Le "Pay as you go" n'offre-t-elle pas l'innovation et pas l'assurance du prix minimum? Sommes-nous à la fin des coûts fixes? Le blog de CloudPlaza rappellerait les limitations du processus. Mais, cela dépend du cas.

Steve Jobs  semble montrer le chemin de l'innovation technologique et a vu l'avantage et le désavantage de ce "cloud computing", dans un "nuage de raisonnements". Il lance "iCloud" pour suivre la concentration de toutes ses inventions de moyens de communiquer en utilisant la nomenclature précédée par le "i" magique. Cela permettra aux utilisateurs d’iTunes d’écouter leur musique en streaming sur leur iDevice mais également depuis un ordinateur qui il l'espère sera un Apple ou iApple. Prix 25$ par an. Systémisation du concept intégré dans une congrégation presque religieuse.

L'Open Source, faut-il le rappeler, fait souvent appel aux idées déjà sur le marché depuis un certain temps. Copier le design coûte moins cher que prendre les risques de la création.

La valeur ajoutée par le partage existe car l'idée du bénévolat, de laisser une trace "inventive" à bon marché existe. 1.jpg

Les financements des projets restent trop concentrés sur un croissance rapide. Il faut que cela rapporte beaucoup et tout de suite. Le besoin de changer s'impose par la volonté du marketing, sans pour cela apporter une innovation. Il suffit de consulter un catalogue de portables pour dénombrer une série de variantes, à des prix concurrentiels, mais qui à l'analyse ne diffèrent que très peu de choses, souvent de gadgets, entre le haut et le bas de gamme. La consolidation de leurs utilisations réelles, n'a plus droit de cité. Aucune statistique n'existe qui démontrerait que les "plus" sont réellement des plus. Le matériau pour construire ces engins de hautes technologies n'entrent plus dans les plans d'une bonne compréhension des finalités du mieux vivre, du mieux utilisé.

Une batterie d'un portable qui n'apporte plus son électricité dans un temps suffisamment long et c'est le remplacement de l'appareil tout entier qui s'impose. Si le GSM fonctionne encore, il sera réutilisé en 2ème main dans un pays moins technologique. Les métaux précieux qui les composent seront récupérés à bas prix. Si ce n'est plus le cas, il sera décomposé, désossés, en pièces détachées où remis en circulation au niveau de la matière inerte qu'il est toujours resté sans sa technologie. Certains pays comme l'Inde ont compris que la matière première reste "première".

Les goûts des consommateurs sont versatiles, c'est vrai. Mais, il faut garder en mémoire que l'on n'a jamais tout à fait raison d'avoir raison trop tôt. Se retrouver dans le "just in time" relève de la chance et de la perspicacité. De cette gabegie de versions intermédiaires que l'on nomme d'un indice de sous-versions, peut-être faudra-t-il un jour faire patienter les consommateurs, un peu plus, sous peine de se voir écraser par une production non achevée. Inachevée mais tout autant consommatrice de matières premières, non renouvelables.

Un principe de base dit qu'innover, c'est inventer un créneau auquel personne n'y a jeté un coup d’œil auparavant.

6.jpgTrouver des sponsors n'est pas encore garanti sur facture. Le capital à risque en période de restriction est une denrée rare. Faire une étude de marché.

Les innovations, toujours en porte-à-faux, en avance sur les besoins de ses consommateurs font partie des erreurs des décisions.

Quand seul des spécialistes parviennent encore à les comprendre et à suivre le rythme des évolutions, il y a danger.

Le recyclage est devenu un cycle que l'on observe pour le papier journal qui ne transfère que de l'information. Le plastic a jusqu'ici été le matériau noble prêt à toutes nos fantaisies. Un GSM contient beaucoup d'autres matériaux comme le précieux coltan.

Être seulement respectueux de l'environnement est déjà en soi, une innovation.

Peut-être faudra-t-il réinventer le recyclage pour qu'il coûte encore moins cher et qu'il rapporte plus.

Consolider les acquis ne semble plus la panacée.

Les sciences ancestrales ont, souvent, été reléguées au statut de superstitions, mais pourraient relancer les moteurs de l'innovation.

1.jpgLa technologie est venue s'ajouter, mais, elle n'est qu'un outil, pas une fin en soi.

Si la science accumule les connaissances, s'est pour, en définitive, s'apercevoir de la mesure de notre ignorance avec plus de précision. Le monde se fond en un gigantesque enchevêtrement d'informations, de nouvelles technologies qui deviennent, chaque jour, de plus en plus complexes et inextricables.

Dire je sais qu'on se sait jamais comme Gabin le chantait, c'est surtout se donner de la motivation pour toujours aller plus loin et de se dire qu'il y aura un autre siècle des Lumières.

Pas question de penser à la décroissance pour croire que tout va s'arranger. On ne revient jamais complètement aux sources. On les complète toujours.

Plutôt que de transbahuter nos rébus, nos déchets, nos ratés, nos nouveautés inachevées, propres à toutes civilisations du progrès qui ne rend plus le temps au temps, pour les retrouver ensuite. Et si on les téléportait?

Ça, au moins, en période de grandes tranhumances, ce serait génial. Oui, il y a la méthode originale.

Mais, il y en a d'autres, comme celle-ci ou comme celle-là...

La Tour de Babel que l'on atteindrait par la téléportation?

Un rêve, un cauchemar?

Non, cette fois, une innovation pure et dure, tout simplement.

 

L'enfoiré,


Citations:

  • "Les innovations sont presque toujours le fait d'explorateurs individuels ou de petits groupes, et presque jamais celui de bureaucraties importantes et hautement structurées.", Harold J. Leavitt
  • "L'innovation, c'est une situation qu'on choisit parce qu'on a une passion brûlante pour quelque chose.", Steve Jobs
  • "Innover, ce n'est pas avoir une nouvelle idée mais arrêter d'avoir une vieille idée.", Edwin Herbert Land


0.jpgMise à jour du 06/06/2012: Internet déjà trop petit, entame sa révolution aujourd'hui.

Le réseau a atteint la limite théorique des adresses IP disponibles, il y a déjà un an.

Un nouveau système règlera, tout en finançant l'ICANN, discret gestionnaire du WEB. 

 

19/03/2011

Le Soleil sur Terre

Une suite logique à la "grande peur de 2012", gérer une nouvelle crise. L'énergie est toujours fournie à 80% par de l'énergie fossile. Le Science et Vie de mars, revenait avec l'énergie du Soleil. Celle qu'on pourrait reproduire sur Terre par la fusion nucléaire. Les énergies renouvelables commencent à répondre progressivement aux besoins énergétiques. Progressivement... C'est alors que l'"accident" est arrivé au Japon...

1.jpgLe nucléaire conventionnel a subi un grand coup de semonce, ce 11 mars 2011. La catastrophe de Fukushima pourrait avoir d'autres retombées que seulement radioactives. Même l'Empereur est sorti de sa réserve pour marquer son désarrois. Le mot "apocalypse" était lancé. Il faut, donc, gérer le désastre et ensuite essayer qu'il ne se reproduise plus.

En Belgique, pour 2015, il faudra revoir la reconduction des contrats du nucléaire. Un moratoire pour geler le débat nucléaire pendant des stress-tests des centrales.

1.jpgA la liste des centrales nucléaires du territoire s'ajoute les 34 réacteurs à proximité. Le "nucléaire" n'a pas de frontières. Il touche l'Europe entière, vu que les retombées ne s'arrêtent pas aux frontières et que l'électricité est produite en réseau à travers l'Europe.

L'électricité reste l'énergie non polluante lors de son utilisation mais pas pendant sa production.1.jpg La fission nucléaire, qui cassent les éléments lourds tel que l'Uranium et libère des neutrons énergétique, a été choisie parce qu'elle était la technique la plus simple. Seulement, quatre ans ont été nécessaires pour commencer la production en 1938.

L'exploitation du nucléaire actuelle est bon marchée mais sale avec le risque potentiel d'explosion radioactive et par les déchets radioactifs dus à la production qui n'ont toujours pas trouvé de solution. Le monde a toujours besoin de plus d'énergie. Le prix du pétrole atteint des records. Le déficit va augmenter vu que les besoins énergétiques sont appelés à augmenter dans le futur. 1.jpgNous sommes partis pour le quatrième choc pétrolier. 200 dollars le baril n'est pas un scénario catastrophique. Acceptable pour le consommateur, mais jusqu'où? Tout est toujours une question de relation de prix-performance.

entrer des mots clefsLe nucléaire tel que nous le connaissons connaît un coup sévère après cette catastrophe liée au nucléaire au Japon.

Elevée au niveau 5 entre Tchernobyl en 1986 (7) et de Three Miles Island en 1979 (4). Pas de victime pour ce dernier mais une panique énorme. Le film "Le syndrome chinois" arrivait "just in time". La Pennsylvanie tire encore 36% de son énergie du nucléaire et celle-ci y est pour 20% pour l'ensemble des Etats-Unis. Le TMI1 vient d'être prolongé jusqu'en 2034.

L'écologie et le durable apportent d'autres alternatives mais, comme toujours, changer de système prend du temps pour prendre les décisions et encore plus pour en apprécier les meilleures filières et le meilleur rendement. Pour restituer l'énergie d'une centrale, il faudrait 150 kilomètres de panneaux solaires ou 2500 éoliennes... avec du vent.

 Pour le 20ème anniversaire, j'en parlais aussi avec "Tcherno bile ou boom?". 

1.jpgLes polémiques passionnelles entre pro et antinucléaire ne datent pas d'hier mais se réveillent à des moments stratégiques comme ceux que nous vivons actuellement. Entre le lobby du nucléaire et celui des écologistes, la guerre reprend de plus belle. Les enjeux sont loin de se limiter à la seule énergie nucléaire. Dire que le risque zéro n'existe pas, peut être pris avec rage ou rire de dépis. Toutes les entreprises humaines ont des effets secondaires parfois très bien cachés. Gérer le désastre actuel et puis revoir tout cela calmement...

Il faut "consommer mieux au lieu de produire plus". Isoler les maisons. Produire son électricité dans la proximité, non polluantes. Des toits avec des panneaux solaires... Absolument. Restera-t-il de l'énergie disponible après avoir réduit de manière drastique la consommation? Qu'en sera-t-il quand l'Afrique se réveillera et qu'elle se retrouvera dans le peloton des BRIC avec plus de besoins énergétiques, que le réchauffement climatique imposera toujours plus d'énergie en refroidissement et autres?1.jpg La décroissance est souvent présentée comme une approche de raison. Elle est aussi, quelque part, un constat d'échec pour toute l'histoire humaine. Revenir en arrière n'est pas aussi simple. Pouvoir consommer de l'énergie en cas de besoin reste vital. L'énergie fait partie de la vie, dès qu'on a appris à connaître les avantages du feu et les dégâts des éclairs.

Le mot "énergie" rassemble à lui seule, 120 millions d'articles avec le moteur de recherche de Google.

entrer des mots clefsCoïncidence, le Science et Vie de mars rappelait une alternative: "Le Soleil sur Terre" par la fusion nucléaire.

Un film de Jacques Bedel soutenait la thèse sans cacher les difficultés mais donnait les avis de personnes enthousiastes.

Le préambule du film était: "Alors que les réserves de combustibles fossiles de la planète se tarissent, notre consommation n énergie ne fait qu'augmenter. Les énergies renouvelables à elles seules ne suffiront pas à couvrir nos besoins. De l'énergie nucléaire, nous ne connaissons que la fission, ses dangers, ses déchets. Il existe une alternative plus puissante, plus propre, sûre et illimitée: la fusion nucléaire. Elle est hélas incroyablement difficile à maîtriser, et depuis près d'un siècle, la fusion se fait désirer. Par-delà les barrières politiques, des scientifiques du monde entier unissent leurs efforts pour tenter de nous ouvrir les portes de la fusion. Un défi pour le 21ème siècle".". 

La fusion nucléaire s'est produite à la naissance des étoiles dans des réactions astrophysiques en chaîne. Elle produit lumière et chaleur en convertissant des isotopes de l'hydrogène, atomes légers, en héliums plus lourds, après avoir supprimé les répulsions électromagnétiques des atomes entre eux. Sans danger car fragile, pas de risques d'emballement ni de prolifération, car cette réaction est extrêmement instable. Le moindre dérèglement et c'est la panne après quelques secondes d'autonomie de carburant. Le but est, ici, d'entretenir la réaction, alors que pour la fission, il s'agit de la contenir.  Énergie propre, illimitée, qui pourrait tirer l'équivalent de 300 litres de pétrole d'un litre d'eau de mer. Un rêve qui changerait la face du monde.

Si le soleil peut le faire, pourquoi pas l'homme à plus petite échelle?

 Le problème réside dans le gigantisme qu'il faut assurer pour atteindre ce moment de fusion des atomes de deutérieum trouvé en masse dans la mer et de tritium radioactif et artificiel. Mais, une températures inexplorées de 150 millions de degrés, rien, que pour vaincre cette formidable barrière électrostatique qui repoussent les atomes entre eux. Trois facteurs interviennent pour constituer un bon ménage rentable: la température, la densité et le temps. La soleil réalise le "miracle" avec "seulement" 20 millions de degrés en son sein et une gravité extrême pour comprimer la matière appelé, critère de Lawson  en perdant 4 millions de tonnes de matière par seconde pour donner l'énergie de la lumière.

Rappel historique:

En 1920, Arthur Eddington émettait l'idée que l'énergie du soleil proviendrait de la fusion d'atomes d'hydrogène.

1.jpgEn 1934, la mécanique quantique vient en aide. Ernest Rutherford, Wernerd Heisenberg et Niels Bohr songent à son exploitation future. Lise Meitner impliqua les deux chimistes Otto Hahn et Fritz Strassmann dans le "projet uranium", un programme de recherche qui allait mener, quatre ans plus tard, à la découverte de la fission nucléaire.

Mais, fin 1942, Enrico Fermi réalise la première réaction en chaîne contrôlée de fission.

En 1958, Américains, Britanniques et Soviétiques décident d'unir leurs connaissances avec le réacteur soviétique Tokamak T-3 pour obtenir un plasma à 10 millions de degrés.

En 1985, poussés par un capitalisme conquérant, Mikhaël Gorbatchev et Ronald Reagan lancent le projet « International Thermonuclear Exprimental Reactor », dit ITER. Il ne verra le jour que plus de 25 ans après.

Les détracteurs s'appuient sur les investissements nécessaires. Est-ce que cela en vaut bien la peine? Les écologistes sont les premiers à vouloir pousser les autres moyens de production et réduire les besoins en électricités. Le Prix Nobel de physique 2002, le japonais Masatoshi Koshiba allait jusqu'à dire que le projet est une arnaque, relançant les anti-ITER non avares de critiques. Quelle alternative et quel projet de vie sont-ils prêts à proposer? Qu'est-ce qu'ils sont prêts à payer pour obtenir de l'énergie? Tout le monde, dans le fond de lui, sait qu'il faut abolir les risques nucléaires. Alors, la question reste "Stop ou encore"?

Les développements expérimentaux par la fusion nucléaire.

Trois techniques de fusion sont testées dans le monde, actuellement, pour restituer l'énergie du soleil en miniature. Le but à atteindre, produire beaucoup plus d'énergie qu'il ne faut en consommer au départ et cela dans pendant un temps court. Toujours expérimental et prouver que cela peut fonctionner et non pas passer à la production d'énergie.

1. Par décharge électrique pour fusionner la matière.1.jpg

Projet Z-Machine, à Albuquerque dans les laboratoires américains de Sandia. Compression d'une bille de gaz à l'aide de champs électromagnétiques. Toujours 20 x trop faible. Onde de choc lors de l'implosion qu'il faudrait répéter grâce à 5000 modules devraient constituer une véritable centrale.

2. Par confinement inertiel

Projet du laser MegaJoule à partir de l'eau de mer, localisé à Bordeaux. Combustible illimité. Fusion par confinement inertiel. 240 lasers de haute intensité pour comprimer une cible avec un mélange de deutérium et de tritium. Relié par l'optique vers la chambre d'expérience pour toucher une cible au 100 milliardième de seconde.

3. Par confinement magnétique1.jpg

En Provence, à Caradach, c'est le projet ITER et un nouveau Tokamak en construction qui confinerait le plasma dans une enceinte magnétique à une température de 100 millions de degrés se construit depuis 2002. Une version précédente, le Tore Supra, atteint 20 millions de degré, non suffisants pour atteindre la fusion. Le coût porté de 5 à 15 milliards d'euros de budget pousse le démarrage vers 2019. Les USA, la Chine, Le Japon, la Corée du Sud font partie du projet. 150 million de degrés pour vaincre la répulsion et de puissants champs magnétiques autour de quelques grammes d'atomes de deutérium et de tritium pour les faire forcer à s'unir en hélium.

Fusion de noyaux légers, deutérium et le tritium, isotopes de l'hydrogène, en atomes plus lourds libère, l'hélium, libérant des particules ultra-énergétique. L’hélium 4 n'est pas radioactif. La réaction, utilisée émet des neutrons qui peuvent transformer les noyaux qui les capturent en isotopes. Fusion des isotope explosives à maîtriser et qu'il faudra répéter comme pour un moteur diesel pour atteindre la rentabilité industrielle que l'on voit vers 2070.

1.jpgL'hydrogène est la molécule la plus simple de l'Univers. Il est explosif au contact de l'air pour former de l'eau (H2O). Ce qui veut dire que les précautions sont à prendre avec de l'hydrogène. Le film montrait d'ailleurs ce genre de précaution pour le moindre test d'un seul impact des particules. Le seul risque, à l'extrême, est de contaminer, pendant une centaine d'année, par du tritium, l'environnement immédiat, mais sans former un nuage radioactif comme ce fut le cas au Japon. 

Gigantisme à l'appui. Chaque aimant pèse un Boeing 747 qu'il faut déplacer par des robots. Le plasma est le 4ème état de la matière. Dans une casserole à bouillon d'électrons, il reste très fragile avec ses noyaux qui s’éteignent au moindre raté de "cuisson".

Après ITER, si c'est Ok, vers 2020, ce serait le tour de DEMO avant de passer le relais au PROTO vers 2033.

En attendant, certains pensent au réacteur hybride fission-fusion, projet baptisé LIFE dans une nouvelle génération de surgénérateurs. Beaucoup de pays plus pauvre n'auraient pas même l'idée de pousser cette voie. Pour eux, même le nucléaire de fission n'est souvent qu'une vision abstraite.

Le nucléaire n'est pas au niveau chimique, même s'il joue avec les mêmes éléments. La chimie essaye de réunir les atomes ou des molécules pour en faire d'autres molécules. Elle utilise les ions plus ou moins instables électriquement, par ce que l'on appelle la valence des éléments.0.jpg

La fameuse équation d'Einstein, E=MC2 est toujours de rigueur. Elle donne une idée des relations de la matière avec son potentiel énergétique. L'électromagnétisme reste la base des réactions chimiques ou nucléaires. La matière cherche à trouver le plus de stabilité possible. La radioactivité naturelle exprime ce manque de stabilité. Le magma et les éruptions des volcans sont les résultantes de cette instabilité qui existe au centre de la Terre.

La fusion aneutronique est une autre réaction de fusion nucléaire. Les neutrons libérés reste inférieure au seuil de 1% de l’énergie totale. Elle serait à même de réduire considérablement les inconvénients associés au rayonnement neutronique (rayonnements ionisants) et donc le besoin d’écrans de protection ou d’équipements de télémanipulation et les problèmes de sûreté. Réduction des coûts grâce à une conversion directe en électricité. Solution qui serait meilleure si elle n'était pas encore beaucoup plus difficiles que celles nécessaires au cycle classique du deutérium-tritium. La fusion aneutronique peut être produite de façon continue, mais sa viabilité économique reste tout autant à prouver.

( Formule: 2D+3He-> 4He +3,6 MeV) + p+ (14,7 MeV).

Tout est toujours dans la balance entre le prix et la performance, entre risques et moyens à mettre en œuvre... "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", disait justement Lavoisier. Riche, le côté "monétaire" n'avait pas frisé son esprit.

Que dire comme conclusions?

1.jpgModérer les enthousiasmes et réactiver les attentismes pour donner un espoir à l'humanité? L'énergie verte, durable, est à la mode.

L'éconologie, comme je l'avais appelé, est une bonne solution, mais reste encore à améliorer son efficacité et sa discrétion.

Vivre en équilibre avec des réactions nucléaires qui peuvent être dangereuses n'est qu'une solution intermédiaire. Une nouvelle génération de surgénérateurs avec la version hybride fusion-fission plus rapide à mettre en œuvre reste à analyser. Mais, cela n'élimine pas les déchets nucléaires.

L'amour interdit contre nature sur Terre, cette fusion, tellement énergétique, avec le Soleil qui continue à nous narguer dans le ciel par son efficacité, sa débauche d'énergie reste tentant.

Qui sera au mariage de cette fusion si elle prend jour? Probablement les générations suivantes.

entrer des mots clefs"Tout comme nous avons rencontré des difficultés inattendues, de bonnes surprises peuvent surgir", dit Guy Laval, le spécialiste de la fusion nucléaire et auteur de "L'énergie bleue".

Idéal de société ou utopie? D'énormes moyens nécessaires pour un résultat distant et incertain, voilà le problème principal. Les recherches dans la fusion nucléaire est typiquement un projet qui se situe au niveau mondial. Plus de nationalités, mais une volonté unique d'aboutir coûte que coûte.

Prévenir est toujours mieux et moins cher que guérir.

Quand on parle nucléaire, il faudra surtout préciser lequel et dissocier les deux approches.

L'homme a eu l'habitude d'élever des Tours de Babel sans jamais les achever ni en s'assurant qu'elles étaient les meilleurs choix et donc, avec beaucoup d'énergie perdue. Une vue plus philosophique peut-elle s'en détacher?entrer des mots clefs

Nous sommes des poussières d'étoiles et la curiosité humaine est sans fin. De bons stress-tests fission ou fusion seront toujours nécessaires pour rectifier et consolider les connaissances.

Au delà de la fusion, c'est la crise de l'énergie qui est le véritable enjeu.

entrer des mots clefsLe Japon n'avait pas besoin de ce rappel à l'ordre alors qu'il est en phase de semi-récession. Il connaissait depuis toujours les problèmes telluriques en son sous-sol.

Pour y répondre, la discipline faisait partie de la culture. Le Japon avait tout prévu, peut-être plus de 95% des cas. Les autres pour-cents ont été déterminants pour faire la différence. Après une semaine d'enfer, la situation reste instable, bien loin du Soleil sur Terre. Un cortège de camions tentent de refroidir le réacteur 3 endommagé. Relancer l'électricité pour les pompes de refroidissement. entrer des mots clefs

Notre planète mondialisée a tout à apprendre de ses expériences et de ses échecs. Seul l'immobilisme peut friser l'obscurantisme.


L'enfoiré,

 

Article très complet sur le même sujet

 

Citations:

  • "C'est bon de ne pas regarder à la dépense de son énergie!", Jules Renard

  • "Tant d'énergie est dépensée pour que tout soit bien immobile.", Bernard Werber

  • "L'homme qui connaît son idéal et ne l'atteint pas est pire que l'homme sans idéal", Louis Pawels

Mise à jour Novembre 2011:0.jpg

Le SV du mois de novembre parle du nucléaire sans Uranium. Des réacteurs au Thorium refroidis au sels fondus qui donnent de l'électricité par la transformation en liquide et produisant de l'U233 avec un rendement de 40%.

Avantages: Le cœur du réacteur ne peut s'emballer. Le risque d'explosion est écarté. Le travail se fait à pression ambiante. Le refroidissement en cas de panne est résolu. Les déchets ont une durée de vie 10.000 x plus courte. La prolifération est réduite.

Mise à jour février 2012: La fusion froide

Fusion Froide1.jpgFusio Froide2.jpgFusion froide3.jpg


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mise à jour 11 mars 2012: Un an après le tremblement de terre et le tsunami à Fukushima, rien n'a changé drastiquement. D'autres centrales sortent de terre.

Mise à jour 10 aout 2012: Des fissures dans les cuves de deux centrales belges détectée par l'organIMG.jpgisme de contrôle.

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Mise à jour 09/10/20012: La recherche nucléaire belge est mise à l'honneur. Cela ne concerne pas uniquement les déchets radioactifs. Le nucléaire est à l'honneur dans les productions du "durable". Le BR2 de Mol produit ce qui se trouve dans les circuits électroniques à l'usage des panneaux solaires, des éoliennes, des voitures hybrides et des tractions éléctriques. Les radio-isotopes soignent le cancer, les maladies cardio-vasculaires, la tuberculose. Dans le milieu agricole, le paludisme en rendant stériles, les mouches tsé-tsé.  

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26/12/2010

Chéri, ni parfums, ni or, des terres rares

Les métaux précieux comme l'or, l'argent, le platine ne font plus seul rêver. D'autres inquiètent, en plus, par leur rareté. Qu'est-ce qui crée "la" valeur de cette rareté?

0.jpgFin d'année... De quoi allons-nous parler? De souhaits  pour l'année suivante, bien sûr. De valeurs à partager. Mais de quelles valeurs? C'est précieux, les valeurs.

L'écrivain français, Claude Lezay-Marnézia lançait "L'âge d'or était l'âge où l'or ne régnait pas".

"La règle d'or, c'est qu'il n'y a pas de règles d'or", ne manquait pas de constater, George Bernard Shaw.

Et, bien, non, l'or a encore beaucoup de valeur dans les yeux de certains.

Comme métal précieux, il défraie toujours la chronique comme valeurs refuge. L'or, métal de prestige et qu'un Bretton Woods voyait comme lien de référence avec le système monétaire mondial grâce à sa stabilité légendaire.

A cette époque, bien rattaché à l'or, l'once de métal jaune valait 35 $. 

Il avait atteint un pic de 1432,5$, le 7 décembre dernier, dévaluant, de fait, toutes les monnaies qui se greffaient sur lui. Il faut dire que Ben Shalom Bernanke, le "Papy Soupline" pour les intimes, avait lancé son QE2 (quantitative easing, 2ème édition). Les convoyeurs attendaient ce que cette 2ème version allait donner. Ils n'ont rien vu venir. Les taux d'intérêts ne montaient pas et l'épargne monétaire attendra encore des jours meilleurs.0.jpg

Robert Zoellicken proposait, une nouvelle fois, l'étalon-orpour arrimer les monnaies fiduciaires à l'or et ainsi les stabiliser. Fallait pourtant pas une licence en économie pour remarquer que le cours du métal jaune est devenu particulièrement instable. L'or en dollar a gagné +75% sur trois ans et +185% sur cinq ans. La rareté qui crée une pénurie? On estime que la quantité d'or extraite depuis la Préhistoire est de 145 000 tonnes. Il en reste 120 000 t sous une forme ou une autre. L'or extrait chaque année représente environ 110 milliards de dollars. Donc, pas nécessaire de fouetter un chat d'or. Mid point, à peine dépassé. Mais, c'est vrai depuis 90 ans, l'or a vécu son plus long rally avec 300% de hausse.

L'or noir, dans le même temps, remonte la pente vers les 100 dollars. 

Force est de constater que l'arrimage à l'or jaune est devenu impossible, sauf si on accepte des dévaluations monstrueuses.

0.jpgLe dollar, le yen, l'euro, la livre sterling et le renminbi comme épine dorsale pour fixer une parité, avec l'or comme "point de référence international", comme le proposait Zoellick? 

Toute avancée dans le processus de réintégration de l'or dans le système monétaire international ne pourrait que repousser les cours vers de nouvelles hausses. 

En réalité, quand le taux court, en termes réels, est inférieur à 2%, le cours de l'or progresse; à l'inverse, un taux supérieur à 2% fait reculer le métal jaune. L'once d'or varie huit fois plus vite que le taux court réel.

Tout est question de confiance et d'époque.

Le métal "argent" est plus dépendant de la demande industrielle et de la croissance économique. Ce sont le cuivre et le paladium qui ont, aujourd'hui, encore plus de valeur. L'argenterie intéressait plus les Pharaons que l'or.

Depuis le début de 2010, l'or progressait de 20,46%, l'argent  de 87% et le palladium de 91%. 1.jpg

En 2009, la Russie faisait trembler le marché du palladium avec ses 42% de production mondiale. Le palladium est utilisé dans la fabrication de pots catalytiques pour les moteurs à essence.

Tout se tient en se bas monde...

Ce sont d'ailleurs toutes les matières premières qui flambent aujourd'hui. La raison en est simple, la seule étroitesse des marchés. Moins noble, le caoutchouc subit une augmentation de prix de 60%. Le cuivre (à près de 9000 $ +35%), l'aluminium le nickel, le zinc sont produits par peu d'exploitants. Le coltan des GSM, des mobiles, ne fait pas trop monter leur prix malgré plus de possibilités et de technologies intégrées. Bizarre? Non, une raison parasitaire ou artificielle existe mais cela nécessiterait plus de développement pour l'expliquer.

5.jpgMais, il y a plus rare, encore.

On les appelle, d'ailleurs, les "terres rares". Dans une conversation, quand on parle de terbium, de dysprosium, de néodymium, de cérium, de lanthanium, on a tout de suite l'air d'être plus savant.

Pour les situer, ils se trouvent être, pour la plupart, des lanthanides, avec des nombres chimiques sur le tableau de Mendéléïev entre 57 et 71 avec, en sus, le scandium (21) et l'Ytrium (39). Ils sont extraits de minerais de monazite et du sous-produit du minerais de fer, le bastnäsite.

Toutes ces matières premières ont une importance stratégique et sont indispensables dans beaucoup de domaines de la vie moderne. L'antimoine (SB) ne fait partie des lanthanides, mais il le pourrait. Mais, d'où viennent-ils et pourquoi en parle-t-on plus de ces matières premières si rares, aujourd'hui?0.jpg

Les exploitants sont exploités dans très peu de pays, voir un seul pays. Et, il y a péril en la demeure pour les autres.

Les Chinois en possèdent beaucoup dans leur sous-sol et sont devenus les producteurs principaux dans le monde. Un quasi monopole chinois, avec 95% de la production mondiale.

Récemment, la Chine a décidé de minimiser, de manière drastique, ses exportations de terres rares pour 2011. Elle se les réserve pour sa propre exploitation. Pomme pour la soif ou pour faire exploser tous les autres marchés au moment opportun par une pénurie généralisée?

Raréfaction artificielle qui a augmenté automatiquement les prix de celles-ci. Le lanthanium a multiplié son prix par 7 en quelques années.

5.jpgL'enjeu est vital pour les économies technologiques de demain. Plus un produit est innovant, plus il demande de terres rares. Cela concerne les secteurs de l'aéronautique, de l'automobile, du raffinage, de la défense, de l'électronique, des énergies vertes, etc.

Ils servent pour les turbines éoliennes, pour les batteries électriques, pour les smartphones, les écrans plats, les lasers...

Ils sont indispensables pour la légèreté de l'écologique-compatible comme les voitures vertes, l'éolien, les lampes LED...

 

Le néodyme, par exemple, atteint 32 000 dollars la tonne en août 2010, soit une augmentation de 60% en un an! Le Lutécium reste le plus rare. Le Erbium, le plus cher. (600 $ par kg). 

  Les quotas d'exportation pour le second semestre 2010 ont eté réduits carrément de 70% !0.jpg

En septembre, les deux plus grandes économies du monde sont privées de terres rares. Deux coupures, une cause : la politique.

Le Japon, pays de technologie par excellence, a eu, d'abord, "la mauvaise idée" de rappeler sa souveraineté sur un archipel d'îles que la Chine revendique.
Les États-Unis, ensuite, suite à une enquête défavorable américaine sur les subventions illégales accordées au secteur de l'industrie verte chinoise.

Depuis quelques temps, les dirigeants du monde entier s'en inquiétaient. Les industriels tiraient régulièrement la sonnette d'alarme, une trop grande dépendance vis-à-vis de la Chine. 

 Le père du modèle économique chinois, Deng Xiaoping, avait comparé, un jour, la position de son pays sur les terres rares avec le pétrole d'Arabie saoudite.

Mais son pouvoir est bien plus grand. Si l'OPEP produit 40% du pétrole dans le monde, la Chine avec ses 95% brise certaines normes d'équilbre.

A partir de 2006, la Chine avait déjà commençé à réduire ses quotas d'exportations. Raison invoquée, les réserves pourraient être épuisées d'ici 15 à 20 ans si le rythme d'exportation ne diminuait pas. Depuis, chaque année, insensiblement, c'est entre 5% et 10% des quotas d'exportation qui étaient supprimés, resserrant d'autant le noeud coulant autour du cou des entreprises de hautes technologies. 

Les terres rares sont indispensables et non substituables. Le pétrole, si les économies ne l'avaient pas voulu comme énergie de facilité, auraient pu se retourner vers l'électricité depuis longtemps par des voies très nombreuses.

 La Chine a compris l'avantage avant tout le monde. A partir des années 70, l'objectif de Pékin était de devenir l'unique producteur de terres rares au monde. Désormais, elle les stocke et vend ses dollars.

Le marché des terres rares atteint, aujourd'hui, les deux milliards de dollars. Mais de ce marché dépendent des milliards de dollars en produits finis.

Ces terres rares, sont-elles aussi rares dans le monde qu'on le dit? Pas du tout. La Chine en détient 37%. Elles sont même assez répandue dans l'écorce terrestre et à égalité avec les autres métaux. Pas de réelles pénuries, non plus. Alors, quoi, d'où vient cet empressement? La pénurie a été créée artificiellement, de manière stratégique.

La stratégie chinoise s'est toujours basée sur une production à bas-coûts. Elle est occupée à asphyxer progressivement les autres pays producteurs. Les mines de terres rares sont polluantes et très coûteuses. De plus, il faut prendre des précautions pour les manipuler. Protéger l'environnement est l'argument avancé par la Chine pour limiter les exportations. Il est vrai que dans la région de Baotou en Mongolie, dix millions de tonnes  par an polluent les rivières. Les agents chimiques pour isoler ces terres sont très toxiques.

Mais, la Chine s'en est chargée. Les occidentaux se sont vus, ainsi, soulagés de pouvoir externaliser l'extraction en Chine.

Les États-Unis, premier producteur, à une certaine époque, fermaient leur principale mine californienne de Mountain Pass.

A long terme, la Chine a bien l'intention de monter en gamme. Le plan 2006-2020 met l'accent sur son propre développement scientifique et technologique avec la micro-électronique, aéronautique, aérospatiale. Comme nous avons vu, nous sommes en plein domaine des terres rares !

L'Europe, au 2ème plan, réagit et voudrait assurer son accès aux terres rare, mais elle tétanisée par l'intransigeance chinoise. 

0.jpgObligation est là de trouver, très vite, des gisements ailleurs. Il est vrai, deux tiers des ressources se trouvent ailleurs qu'en Chine.
 
Brésil, Russie, Inde possèdent tous des ressources importantes dans leur sous-sol. La Mongolie, au Kazakhstan et au Kirghizstan, le Vietnam, l'Australie, l'Amérique du Nord, en sont également des pays qui ont identifié des gisements, qui possèdent les infrastructures nécessaires et le personnel pour les exploiter mais ne seront pas opérationnels avant 2012/2014, pour rattraper le temps perdu. Dans le même temps, la demande mondiale doublera.

Pas de spéculations sur les matières premières, est-il rappelé pour calmer le jeu dans les grandes réunions du style G20. Tout est, pourtant, en place pour secouer le prunier des matières premières chez les investisseurs du secteur. Et, les cours s'envolent.1.jpg

L'uranium est également dans le circuit des hausses.

Le rapprochement des terres rares avec l'uranium n'est pas fortuit. Tous, des métaux "politiquement sensibles" et "stratégiques". Ils sont abondants mais souvent en des concentrations trop faibles pour être exploités immédiatement de manière rentable. L'uranium a connu cette pénurie dans les années 2006-2007, et c'est ce qui se passe pour les terres rares aujourd'hui. De nombreuses mines de terres rares et d'uranium avaient été abandonnées après plusieurs années d'exploitations, accusant trop peu de bénéfices. Les investissements reprennent mais en catastrophe. Simple manque de prévoyance, limitée par des bénéfices immédiats.

"China Guangdong Nuclear Power" vient d'acheter 29 millions de livres d'Uranium sur 15 ans au Canadien Cameco (en provenance de la mine de Siger Lake). Le prix a bondi de 50% en 9 mois, sans atteindre encore le sommet de mai 2007. Objectif, répondre à l'explosion de la consommation d'électricité prévue dans les grandes villes chinoises. Le kWH nucléaire reste toujours 1,4 moins cher que le charbon et 3,6 fois moins que le gaz. 

1.jpgQuant à l'or, les Chinois pourraient, aussi, faire remonter, très vite, son prix à 1500$ puisque la Chine est jeune détentrice. 0.jpgLe jaune "or" a de ses vertus qu'un "Panda doré" pourrait idéaliser comme parure, question de protéger, aussi, son capital en attendant la crevaison de sa nouvelle bulle dans l'immobilier.

L'or cherche son point de fusion ou d'ébulition. La température du métal et des esprits ne sont, eux, pas liés aux bijoux de familles.

C'est la période des fêtes de fin d'année. Certains peuvent  ne plus voir de jaune, même pas en peinture. Peut-être entendrons-nous, quelque part, un dialogue qui contiendrait ces mots bizarres, surréalistes mais très tendances:

- Mon Trésor, je t'offrirai toujours des perles de pluie venant de pays où il ne pleut pas, mais, les temps sont durs et des bijoux en or, c'est plutôt ringard...

- Non, Chéri. Tu es gentil, mais, pour rester à la mode, offre moi un coffret-cadeau, avec un bijoux en néodymium. Je ne sais pas vraiment ce que c'est, mais cela me parait tellement plus nouveau et puis, le nom est tellement joli et mystérieux.

Conclusions à tirer:

  1. Ou les femmes sont nettement plus intuitives que les hommes, et donc, plus à la pointe dans leurs investissements ou elles ne comprendront plus jamais l'utilité des choses.0.jpg
  2. Ou les hommes sont trop passéistes et imaginent, instinctivement, une nouvelle histoire de caoutchouc artificiel, qui ferait rebondir leurs économies hors de leurs poches ou pris à contre temps, ils ne remarquent pas que l'euro dans la balance ne fait plus le poids...
  3. Ou les hommes rêvent que ce qui est rare est cher, alors qu'en vérité, ce qui est cher est tout aussi rare ou, non qualifié, ils n'ont rien compris aux matières premières.

Ce que Georg Christoph Lichtenberg concluait très justement par "Ce qui est nouveau est rarement vrai; ce qui est vrai est rarement nouveau".

De toutes manières, il restera quatre époques dans la vie de l'homme:
1) celle où il croit au Père-Noël;
2) celle où il ne croit plus au Père-Noël;
3) celle où il est le Père-Noël;
4) celle où il ressemble au Père-Noël.

Comme tout se termine par des chansons, la révélation de l'année 2010 fut pour certains, la jeune Zaz. Elle a eu son "Je veux" pour le démontrer. Quant à moi, je préférerai "Le long de la route" car, là, on y trouve de véritables "Terres Rares".

0.jpgLe Père Noël est reparti sur ses traîneaux enneigés. Il sait ce qu'il devra rapporter dans sa hotte, l'année prochaine.

En attendant son retour, il vous souhaite "Bonne année 2011".

 

L'enfoiré,

 

Sur Agoravox, des chimistes en herbe?

22/10/2010

Réfléchir et puis twitter

Un article de l'Echo m'avait beaucoup intéressé. Il était écrit par une jeune rédactrice, Sandrine Agie, qui faisait partie de "Partner Whyte Coprorate Affairs". Ce titre me plaisait.  Ses idées, bien que connues, valaient un rappel. Étendre les idées à toutes relations virtuelles ou réelles, il n'y avait qu'un pas.

0.jpgVu le type de journal, l'article se devait de s'accrocher à l'actualité et à la politique.

Alexandre De Croo, le jeune président de l'Open VLD depuis fin décembre 2009, le même qui avait fait capoter le dernier gouvernement en Belgique et qui avait imposer d'aller le 13 juin aux élections pour trouver une solution à la scission de BHV. Si c'était pour une raison électoraliste, elle ne l'a pas poussé plus loin aujourd'hui.

Quatre mois plus tard, tenu à l'écart des négociations, la scission de BHV n'est même plus dans ses priorités, tel qu'il le disait récemment sur antenne:

- "Je pense que ce qui a été prouvé les années précédentes, c’est que le parcours parlementaire, pour scinder BHV, ça ne mène à rien et je pense que pendant qu’on est dans une négociation qui n’est quand même pas facile, où il y a vraiment un manque de confiance entre les partis, utiliser un parcours parlementaire qui ne mène à rien… ce serait vraiment inutile…".

Les autres avaient crié au suicide vis-à-vis de l'international en rappelant que les six mois suivants allaient mettre la Belgique dans les problèmes de la non-gouvernance comme représentant à l'Europe.  Désormais, il compare la situation politique belge, 1.jpgà rien de moins qu'un champ de bataille nucléaire.

Les partis libéraux MR et Open VLD ont été tenus à l'écart des négociations. Des relents de "Infréquentables" qui restaient dans la gorge, peut-être. Les "sept nains" ont pris en charge la reconstruction.

La rédactrice ne rappelait pas ces faits, son but était ailleurs et reprenait une autre histoire plus récente, celle du "Lange Wapper". Le projet devait décider du choix d'un tunnel ou d'un viaduc pour clôturer le ring (le périphérique) d'Anvers (pardon d'Antwerpen).

L'Open VLD avait choisi de faire cavalier seul et s'est désolidarisé du projet pour des raisons qui lui sont propres. Ce qui se cachait derrière cette décision en porte à faux prise par l'Open VLD était pourtant d'après les dires de cette rédactrice, bien plus amusante.

Il s'agirait d'une prise à chaud d'une décision prise avec l'utilisation de Twitter  et envoyée aux autres membres du parti.

L'immédiateté voulue par les relations sur Twitter serait donc le point de départ d'un dérapage.

Dérapage, parce qu'un peu plus tard, de "vieux sages" se sont adressés à Alexandre et lui ont intimé l'envie d'avoir plus de modération, de réfléchir au moins pendant une nuit avant d'agir et de prendre des décisions. Alexandre a dû l'apprendre à ses dépends que d'avoir raison tout seul, ce n'est pas avoir raison suffisante pour assurer la pérennité des projets. Par la suite, il s'est rallié à l'ensemble pour ne pas rester en rade.

Il faut ralentir le tempo, voilà le nouveau rôle de la communication. Se presser lentement. en politique.

1.jpgLes "j'agis d'abord et puis je réfléchis", sont à mettre à l'index surtout sous twitter. Si l'immédiateté de la relation orale est importante. Twitter laisse en plus des traces indélébiles.

La "génération Internet" ne comporte pas uniquement des jeunes. D'autres plus âgés s'y sont mis avec les mêmes possibilités de déboires.

Depuis, pour Alexandre, c'est Twitter, le fautif, celui qui l'avait mis dans un état qui l'obligeait de lancer des réactions impulsives.

Il l'écrit sans vergogne: "Twitter est néfaste en politique. On réagit trop vite, de façon caricaturale. Twitter me dérange et je disposé à entamer une croisade contre lui".

Amusant, non? Le média ferait donc l'homme et pas l'inverse?

Tous les outils modernes des communications, tout en étant  de plus en plus incontournables, apportent un risque de plus. Ils sont, en fonction de ce risque, à manipuler avec prudence et recueillement.

Les conséquences peuvent être désastreuses. Ce qu'on peut accepter dans une conversation avec des interlocuteurs bien réels, en twitter, cela frise l'innocence. Les paroles s'envolent, les écrits restent.

Un message virtuel se construit avec le temps. Comprendre, avant de combattre l'adversaire. "Mettre au brouillon, en veilleuse, laisser décanter pourrait être considéré comme une perte de temps mais une chance de ne pas avoir à rembobiner les réactions à chaud.

Étendons l'analyse et l'approche sous la Toile de Twitter, à Facebook et aux blogs.

Contrairement à ce que disait la rédactrice de l'article de l'Echo, les relations sur Internet sont souvent un véritable jeu d'échec dans lequel chacun place ses pions, ses tours, ses cavaliers. Mais aux échecs, on roque dès que possible.1.jpg

Anticiper les coups sur Twitter, dans la sérénité, c'est la même règle de base que dans ce jeu d'expert. Ne pas sauter une case en ne la comprenant pas ou imparfaitement avec ses vices cachés. Jouer au médiateur avec soi-même. Ne pas prendre position trop tôt. Les réactions peuvent être trop vives.

La liberté dans l'échange est un "must" démocratique, mais pas les injonctions. Un devoir de respect et des idées franches sont nécessaires à tous échanges. Accepter le ping-pong avant d'arriver au point de non-retour. Avant de commencer celui-ci, laisser d'autres interlocuteurs commencer. Ils peuvent apporter de l'eau à votre propre moulin. En politique, c'est trier l'information en provenance des médias comme préalable. Garder de l'originalité pour surprendre ou déstabiliser l'adversaire. La provocation est le moyen de l'extrême. L'humour peut en faire partie. Calmer les entreprenants. Analyser pour obtenir un message durable sans fétu de paille.

1.jpgGarder le sang froid est affaire de personnalité. On ne se refait pas, mais on peut en arrondir les angles dans le calme.

Quant a passer à la méchanceté, j'en avais déjà parlé. C'est tout un art.

En Belgique, nous étions toujours en pleines négociations. Les interlocuteurs, bien connus. Ils sont aussi sur Facebook, sur Twitter. Chacun avait sa technique pour convaincre l'autre et gagner des positions sur l'échiquier.1.jpg

Dimanche dernier, c'était donc un nouveau blocage. La fonction de "clarificateur" auquel il était chargé, s'était transformé en "versionneur".

Avec Di Rupo, dans son rôle de préformateur, c'était par l'effet papillon, le sourire épinglé sur les joues et le papillon au cou.

Bart De Wever, lui, n'en finit pas de ressortir ses locutions latines d'un de ses tiroirs scolaire.

A la radio, Paul Hermant ciceronisait "Qui non progeditur, regreditur".

20101021Le Roi à la Marelle.jpgDans un parfait français, Bart disait, à qui veut l'entendre, quand  on le poussait dans ses derniers retranchements "Ce qui se passe derrière mon dos, c'est mon cul".

Les réservistes accusent toujours de ne pas avoir été consulté.

Nouveau raté. Le clarificateur fait un flop.

Bart devra chercher une nouvelle locution latine.

Le CD&V ne suivra pas la NVA qui tient .

Après la clarification, c'est parti pour le conciliation d'un vieux routier, Johan Van de Lanotte...

20101025Conciliateur de chiffres.jpgOn apprend que Twitter jouit d'une nouvelle version. Celle-ci, avec son nouvel interface, permet de regarder des photos et de la vidéo. Un petit bouton pour accepter la géolocalisation et les "followers" pourront savoir en plus où vous êtes avec l'aide de Google et du GPS sous stéroïde.

Pourquoi, je vous parle de cela?20101019Roi cherche une solution.jpg

Simple. Regarder des photos et des vidéos qui sont disponibles, n'est-ce pas la meilleure manière pour temporiser et de penser à autre chose?

Le Roi l'a bien compris. Devant sa télé, il réfléchit avec sa zapette à la main, il cherche, il consulte mais il ne twitte pas.

 

L'enfoiré,

 

Sur Agoravox, on réfléchit, on se tait ou on twitte?

Plus près, sur Medium4you, on suppose...

20101022Magnette,le Roi et  Allemand.jpg

Suites et jamais fin:

Entre temps, on en twitte pas mais on parle. Le ministre Magnette avait imaginé le système D, pardon le Plan D, un rattachement à l'Allemagne.

Alors on se met à dessiner, à imaginer, à se préparer, si cela ne machait pas avec le flamand, cela marcherait peut-être en allemand.

 

 

0.jpgCitations:

  • "L'incommunicabilité  ? C'est pas qu'on ne communique  pas assez. On communique  trop et mal.", Robert Lalonde
  • "Parler est le plus moche moyen de communication. L'homme ne s'exprime pleinement  que par ses silences.", Frédéric Dard

29/08/2010

Incroyables vérités

Le Science et Vie du mois d'août réunissait quelques 80 vérités scientifiques. Intéressantes, connues ou non. Pourquoi pas ajouter un peu d'humour pour certaines d'entre elles pour les rendre encore plus abordables? La Science ne peut pas être triste.

0.jpgConsultez Google avec la phrase "Incroyable mais vrai" et vous aurez des dizaines de vidéos pour résultats. Magazine de divertissements, il fut diffusé notamment sur TF1 entre 2002 et 2007, il  avait pour but de surprendre, de contredire les suppositions ou convictions les plus ancrées, quitte à aller contre toutes logiques et passer dans le sensationnel. Était-ce le but recherché par le Magazine "Science et Vie" comme vulgarisateur dans le domaine scientifique? Comme certains paragraphes m'ont fait sourire, je n'ai pu m'empêcher de les ressortir avec humour.

Jeu de devinettes par l'intermédiaire de six chapitres distincts: la matière, la santé, les nombres, les origines, la planète Terre et la Vie.

Nous allons donc tout savoir dans les domaines de la Science.

 La Matière

1.jpg1. Il était une fois, trois états de la matière qui ont fait les choux gras de notre histoire sur les bancs de l'école. Et bien, je vous le dit, tout de suite, ces trois états, c'est ringard. Nos solides, nos liquides et nos gaz de tous poil, ne sont plus seuls. Il y en a bien d'autres que l'on nous a caché intentionnellement. La matière est bien plus complexe si pas complexée. La matière se lie d'amitiés passagères de manière moléculaire et cela dans une myriades d'états, dans une véritable soupe de particules chargées. Parler d'une soupe pour le plasma comme état principal dans l'Univers, passe encore. Le marchand de télé en a parlé pour nous vendre  ses chers écrans plats pour les mettre en compétition avec d'autres processus tel que LCD ou même OLED. Donc, il devait bien en avoir d'autres, d'états. Pourquoi ne n'a avoir commencé par là, avec nos télés? Pas question de mélanger. La matière se définit par des "transitions de phases" pour se distinguer l'une de l'autre. Faudra que je m'en souvienne.

Je préviens, mes propriétés physiques risquent, brutalement, de varier à l'avenir. A l'avenir, je me ferai tellement chaud avec mon entourage que j'en perdrais mon individualité dans un "condensat", mais avec l'accord de Bose-Einstein, bien sûr. Si cela ne marche pas, j'essayerai de me convertir en supraconducteur en passant par le stade de quasicristaux pour devenir, qui sait, un supersolide. Je me demande en quelle phase, je me sentirais le mieux et par laquelle je finirai. Affaire à suivre, donc.

2. "Quand il est plein, je le vide. Quand il est vide, je le plains." Plus vite dite, que faite, cette maxime Et oui, un verre d'eau plein est à 99,99% vide. Fini de saliver, c'est de la physique. Les molécules d'eau sont au milieu d'un vide énorme, comme le reste. La molécule d'H2O fait, donc 10 protons, 10 électrons et 8 neutrons qui se baladent dans 99,99999999% de vide. Alors, la prochaine fois, quand vous demanderez un verre d'eau au garçon, demandez, lui, au moins d'en avoir un entier à 100%. Au prix où est l'eau, comme vous la payez à 100%, vaudra mieux en avoir pour son argent. Mais attention, insistez auprès du garçon, demandez-la en eau pure, dépourvues d'ions, sinon cette eau ne sera pas un bon isolant électrique. Je suis sûr que le garçon en restera baba de surprise pendant longtemps.

3. Si vous voulez garder votre masse (et peut-être aussi votre poids), surtout ne remontez pas vos montres. Achetez des montres à piles ou mieux encore des montres à remontoirs automatiques, mais pas avec un remontoir manuel. Matière et énergie se confondent dans la célèbre formule d'Einstein, E=MC2. La tension créée en remontant sa montre crée de l'énergie qui se transforme toujours en masse. Pour s'apercevoir de la différence, il faudra, évidement, une balance ultra-ultra sensible, avec un microscope pour détecter les 3 quarks qui la constitue, mais cela sera déjà cela de gagné. Qui dit quark dit fermions que la théorie du modèle standard décrit, en compagnie de la famille des leptons, comme les constituants élémentaires de la matière. Excusez du peu. Décidément, il y en a des choses inattendue dans la montre...

4. C'est raté, une nouvelle fois. Pas question de s'envoyer en l'air pour penser perdre du poids. On aurait pu le croire en allant dans l'espace. En jouant aux astronautes, ce n'est qu'une impression d'être plus léger. La gravité est presque la même en orbite que sur Terre. Là haut, votre impression d'être plus léger mais vous ralentirez toujours et en finale, vous tomberez de la même façon, avec le même poids. Désespérant espace, désespérante cette gravité...

5. Mais, au fait, combien pèse un kilo? Voilà, la question que votre marchand de tomates va avoir du mal à répondre. Le mètre, lui, pas de problème, on peut l'évaluer avec une référence stabilisée. Mais pour le poids, il faudra aller voir le petit cylindre d'iridium et de silicium sous la porcelaine de Sèvres qui a la méchante idée de s'user en perdant ses atomes. Heureusement, la précision requise devrait être adoptée en 2015, nous précise-t-on. Mais qu'est-ce que mes tomates vont devenir en attendant? Est-ce que j'aurai mon kilo comme d'habitude? J'ai des doutes...

6. - Chérie, monte le son et allume le chauffage!

Pourquoi faire les deux en même temps? Ben, il parait que les ondes sonores vont compresser et détendre l'air pour le refroidir. Curieux, me direz-vous. D'expérience, on aurait pu croire du contraire. En plus, n'oubliez pas, non plus, de placer le haut-parleur avec ses ondes sonores dans le réfrigérateur. Il va diminuer la consommation. C'est écrit et je prendrai toujours des actions à ce que je lis.

7. Plus il y a de défauts dans les matériaux, plus ils ont de qualités. En tant qu'humain, fait de chair et de matières, j'ai l'ai toujours dit. Mes défauts, ne le dites à personne, je les cache en couleurs comme des diamants roses. Mon épouse confirmera.

 La santé


1.jpg1. Nous avons vu "La guerre des étoiles" à l'échelle de celle-ci. La guerre des virus avec l'imagination de Georges Lucas, pourrait être bien plus terrible dans l'infiniment petit. Les virus peuvent en tomber raides, malades en s'infectant entre eux. Le géant "Mamavirus", de la taille d'une grosse bactérie, affecte les amibes. Goliath abrite aussi son David, huit fois plus petit que lui. Vu sa petitesse, on l'a baptisé le virus "Spoutnik". Mais le vilain Spoutnik n'y peut rien. Il s'attaque insidieusement à la reproduction de son "Goliath" par simple obligation. Et oui, Spoutnik est un viruphage qui a besoin absolument d'infecter pour se multiplier à sa convenance. Le pauvre Mamavirus en "souffre", évidemment. Mais, même en tendant l'oreille, on n'est pas encore parvenu à l'entendre. Le Spoutnik, lui, fait probablement "bip bip" en pratiquant ses malversations. C'est bien connu, les petits font toujours plus de bruit que les grands.

2. Sauvé! On le dira jamais assez: "on perd très peu de neurones en vieillissant". A peine 10 à 20%. Tout dépend de la qualités des connexions entre eux. Moralité, gardons nos relations, nos réseaux intacts. Les vieux neurones, le cerveau se charge de les recycler. A la casse, les vieux. Vive la jeunesse. Plus on stimule les neurones, plus les cellules génitrices se dynamisent. La plasticité cérébrale de nos synapses forge notre individualité. J'ai eu raison de passer par là. Ecarter la cellulite, les varices, même dans le cerveau, cela reste un "must".

 Les nombres


1.jpg1. Il y a infini et infini. Faut pas confondre. L'un est plus petit que l'autre. L'ensemble infini des entiers, par exemple, est deux fois plus petit que celui des nombres réels.  Georg Cantor, au XIXème siècle, l'a dit, mais personne ne l'a démontré depuis, car c'est simplement "indécidable". L'ensemble des fractions fait aussi partie des réels, tout en n'étant pas plus grand que l'ensemble des entiers. Vivement le monde du réel. On ne se sent plus, du coup, dans l'infini du virtuel. Mais, je ne vous empêche pas de commencer à compter pour le vérifier. Rendez-vous dans .... un certain temps.

2. Cet ordinateur est un véritable ignare! Avec ses pauvres 64 bits de 0 et de 1, il ne sait même pas soustraire 4095,1 à 4096,1 sans faire une grossière erreur de 0,0000000000000001.  Vivement qu'il sorte aussi du monde virtuel pour s'installer dans celui du réel qui a un infini, bien plus grand, comme on vient de le voir.

3. Les vérités mathématiques ne sont pas toutes démontrables. Kurt Gödel, en 1931, par les métamathématiques s'est donné comme axiome "Cet énoncé n'est pas démontrable". S'il l'était, ce qu'il énonce serait vrai, mais ce qui contredit aussi l'énoncé de départ. CQFD? Non, pas tout à fait, car l'incapacité à démontrer cet énoncé suffit aussi à prouver qu'il est vrai, puisque c'est justement cette indémontrabilité qu'il affirme. Indémontrable et vrai montre l'incomplétude des mathématiques. Vous avez tout compris ou je répépépette depuis le début? Heureusement qu'il y a la logique... Que ferait-on sans elle?

 Les origines 



1.jpg1. Il y a environ 3,5 milliards d'années, les cyanobactéries ou algues bleues ont cassé les molécules de CO2 pour en récupérer le carbone et rejeter l'oxygène qu'ils n'avaient pas besoin comme organismes anaérobies. L'oxygène resta piégé dans les minéraux jusqu'à sa saturation. Après, en excès, il a été libéré, quelques centaines de millions d'années plus tard. Cet oxygène est passé de 1 à 10% dans l'atmosphère. Cela engendra la première extinction massive de l'histoire de la vie. La "grande oxydation", nous a permis de progresser dans l'évolution. Comme on dit, le malheur des uns... Et si on leur demandait de revenir aujourd'hui puisqu'on fournit trop de CO2? On en boucherait un coin à ces "pro du pot", climatophiles, climatophobes ou climatosceptiques.   

2. Ringard, aussi, les nanotechnologies... Les premiers nanotubes de carbone furent créés en 1952. Au IXème siècle, les céramistes savaient incorporer des poudres nanométriques d'oxyde de fer ou de cuivre dans leur pâte, tandis qu'au XIXème siècle, les émulsions photographiques contenaient du nitrate d'argent nanomètrique. Dès 1931, le premier microscope électronique fut inventé et enfin, on peut espérer voir ce qu'on fait. On arrive à se demander qui a touché les  revenus des brevets? Alors, répétons, en choeur, "nano", "nano"... Es-tu là?     

 La planète Terre


1.jpg1. Les montagnes sont des pompes à CO2. L'érosion altère les roches par ses réactions chimiques. Les débris de roche emportés par les cours d'eau charrient des cadavres d'animaux et des résidus végétaux composés de carbone. Ils se déposent, en finale, au fond des mers en gaz carbonique. Pour les problèmes d'effets de serre, il suffira donc d'attendre la tectonique des plaques qui surélèvent toujours l'Himalaya. A peine, quelques millions d'années à attendre....

2. Fini de tourner autour du soleil en 365 jours. Les journées s'allongent et les années raccourcissent. La Lune, celle qui provoque les marées et engendre des boursouflures, a de méchantes habitudes. Elle freine la rotation de la Terre de 2,7 millisecondes par siècle. Le jour comportera une heure et demi en plus, dans 200 millions d'années. Ce qui fera 22 jours de moins à tourner. Va-t-on gagner plus ou moins dans le futur? On sera plus vite à Noël. On aura plus de temps pour dormir et moins, pour travailler. Le pied, quoi...

3. Quel rapprochement à faire entre le transport aérien et Internet? L'émission de CO2. Stocker les données est aussi gourmand en énergie. Les "data center" dévoreraient 3% de la production électrique aux États-Unis. En 2008, 45 millions de serveurs rejettent sur la planète plus de CO2 que l'Argentine. Ces foutus informations sont tellement vite obsolètes qu'on se demanderait si cela vaut la peine...     

 La vie


1.jpg1. Si pour l'homme, inventer la roue, cela remonte à 5500 ans, pour la nature et les bactéries à flagelles, il y a 3 milliards d'années. La rotation d'un de ses constituants en anneau peut même atteindre 12.000 tours par minute comme une hélice bateau. L'énergie, pour le réaliser, est, un véritable casse-tête physiologique. La solution trouvée n'est pas organique, mais, électrique, engendrée par un flux de protons entre le corps cellulaire et la roue. Il devait y avoir eu une bactérie très futée, qui, un jour, s'est écriée, Eureka dans son bain viscéral. 

2. On aurait pu appeler cela, l'"affaire des chromosomes". L'homme a des  chromosomes XY. La femme, des XX. Mais, ce n'est pas vrai dans un cas sur 20.000, pour l'homme, et un cas sur 10.000, pour les femmes. Le fautif, le gène "SRY" (Sex Determining Region Y). C'est lui qui est chargé de coder la formation des caractères masculins en secrétant la testostérone. S'il se planque sur le chromosome X et disparaît de l'Y, c'est l'accident. On aime à jouer à cache-cache dans ce monde-là. Certains animaux décident du sexe de leurs petits par parthénogénèse. Ne le répétez pas trop haut, les galipettes de sieur SRY pourrait donner des idées à quelqu'un.

3. L'altruisme est une stratégie de survie. L'égoïsme est une stratégie qui ne fonctionne qu'une seule fois. Mais, voyons. La sélection naturelle aurait inscrit cela dans nos cerveaux. La mémoire  de l'importance que l'on donne à notre réputation, implique ce choix "altruiste". Les neurones "miroirs" auraient ensuite pris l'habitude de stimuler la compassion et l'entraide. Je sens qu'on va mettre ça, en test, tout de suite.

- "Miroir", qui est le plus beau, le plus intelligent, le plus...?

4. Les neurones ont, tous les jours, la bougeotte. Chez l'homme adulte, ils voyagent de près de 5 centimètres du cortex au bulbe olfactif. Migration que l'on ne peut que spéculer quant à son but. Voyager, c'est toujours mourir un peu, dit-on.

- Alzheimer, es-tu toujours là? Al, comment?

5. Il n'y aura jamais de langue unique pour l'humanité entière. "Ce serait un désastre intellectuel et écologique sans précédent.", écrivait le linguiste David Crystal qui s'exprime en anglais, comme par hasard. Sur 6000 langues répertoriées, 1932 sont en position de disparaître. La tendance est de parler plusieurs langues dans 125 pays. Il n'y a pas de recette pour assurer le succès de l'une des langues par rapport à une autre. Pas même une morphologie simplifiée qui est, vite dépassée par le succès des conditions sociales et identitaires. Aucun "globish" uniforme ne détruira la tour de Babel même si elle a perdu quelques étages dans sa construction.

6. Une dernière pour la route? Plus j'oublie, plus je me souviens. L'oubli des souvenirs obsolètes permet aux nouveaux souvenirs de s'installer plus durablement. La question reste, qui décidera ce qui est obsolète et ce qui ne le sera pas?

Dans le cortex, on entendrait:

- Place, souvenirs de bas de gamme, j'arrive. Pas le temps de te dégrader, vieille riquette. Dégage.

 Conclusions


1.jpg"Science et Vie" n'a dit que la vérité, il l'a dit, je le répète. Je tiens à disposition les textes originaux. Je les ai seulement un peu "interprétés".

Nous étions, dans le cas du SV, dans le domaine de l'informationnel, dans le mien du gratuiciel.

La science doit-elle être vérifiable?

La réponse se trouve dans le prochain numéro du magazine. Dans un article, il y est dit que la gravitation universelle ne serait pas une force fondamentale, que la physique quantique vient à l'attaquer sur ses bases. Niels Bohr parlait de cette physique quantique pour la classer hors des réalités. La théorie des cordes souvent placée entre les deux théories n'a jamais pu être démontrée. "Il faut s'affranchir de la réalité", était-il dit. Donc, pas de souci.

Je vous avais déjà prévenu "Ne bosons pas". Il s'agissait alors, pas moins, de la "particule de Dieu". C'est vrai, les particules sont souvent "inventées" avant d'être découvertes. Alors, inventer "Dieu"? Si le quark "bottom" a été observé en 1977 sans soupçon préalable, le "up", le "down" et le "strange" avaient été imaginé par le physicien Murrau Gell-Mann dès 1964. Quant au "charm", il existait en théorie dès 1970 avant d'être débusqué en 1974. Je ne sais pour vous, mais moi, je reste, vraiment, sous le charme.1.jpg 

La Science se doit-elle d'être belle?

Oui, elle le peut, nous l'avons vu avec les fractales. On réconcilie, ainsi, artistes et scientifiques.

Est-ce que ces incroyables vérités, ces révélations vont-elles changer notre vie de tous les jours? Cela reste à démontrer.

Il existera toujours un fossé entre sciences fondamentales et sciences appliquées, un lien que l'on voudrait toujours plus ténu.

La Science doit-elle être compréhensible?

Là, je cèderai la parole Stephen W. Hawking qui écrivait dans son livre "Petite histoire de l'Univers": "Si nous parvenons un jour à établir une théorie unifiée, elle devra devenir, en temps voulu, compréhensible par tous, et non pas seulement par quelques scientifiques. Nous serons alors tous à même de prendre part à la discussion sur la question de savoir pourquoi l'Univers existe".


1.jpgLa Science doit faire rêver pour exister, ça c'est sûr.

- Et, toi, l'enfoiré, continue à interprèter, à extrapoler, mais évapore-toi, dégage...

Après un mois de juillet torride mais capricieux, un mois d'août de draches (douches) nationales ou non, je me devais de terminer cette période de vacances de manière déjantée pour ceux qui n'y entendent rien en Sciences. Celles-ci ne doivent pas être toujours sérieuses.

Le mois de septembre, c'est celui où on rencontre, statistiquement, le plus de Vierges.

J'en suis une... Ce qu'en dit Marie-Claude n'est pas dénué de vérités.1.jpg

Maintenant, de là à dire que que cela soit "incroyable", je n'irai jamais jusque là.

Bonne rentrée dans le monde du réel...

 

L'enfoiré,

 

Sur Agoravox, de grands scientifiques vous attendent.

 

Citations:

  • "Sachez que je puis croire toute chose, pourvu qu'elles soient franchement  incroyables.", Oscar Wilde
  • "L'homme ne progresse  pas de l'erreur vers la vérité, mais de vérités en vérités, d'une vérité moindre à une vérité plus grande.", Swami Vivekananda 
  • "Nous sommes au coeur de la condition humaine. Inquiétante et tragique. Que savons-nous? Et, ce que nous savons, qu'est-ce que cela vaut? Parce que elle peut se tromper et reconnaitre ses erreurs, la Science reste fiable", Jean Bandot

09/08/2010

Des bulbes pour l'imagination

Il y a 30 ans, Benoit Mandelbrot nous faisait rêver avec ses fractales. Limitées, alors, à la 2D, avec des couleurs alternées, il créait pour longtemps des posters dans beaucoup d'habitations qui se voulaient donner une idée de modernité. Passer à la troisième dimension, cela devient magique.

0.jpgQui a eu un ordinateur, il y a 25 ans, a eu l'envie de tâter le monde des fractales. Avec les processeurs 80286 de l'époque, pour construire une image à partir d'une fonction complexe tout en restant relativement simple dans l'énoncé, pouvait prendre un certain temps si pas un temps certain. Avec ce processeur qui tournait à moins d'un million d'instructions par seconde, on pouvait laisser "ramer" l'ordinateur pendant des heures et revenir sans retrouver l'image construite entièrement. Les nombreux logiciels générateurs de fractales permettaient de reprendre, ensuite, un détail de l'image formée et, avec lui, recommencer à nouveau le calcul de la fonction, point par point, par itérations et reproduire le même dessin plus loin en zoomant sur lui. La formule, la plus simple  Z = z2 +c,  donne déjà des résultats intéressants en partant dans toutes les directions pour s'évader dans un décor qui tend vers l'infini.

La représentation des fonctions fractales sont devenues une véritable passion pour beaucoup de possesseurs de PC, un véritable art de l'image s'en est suivi. Il s'est retrouvé sur les murs de beaucoup d'entreprises et de particuliers comme un symbole de beauté et de modernité.

Qui oserait dire que les mathématiques et les nombres ne peuvent pas faire rêver?

Le monde du complexe et du chaos qui l'accompagne, a toujours intrigué les scientifiques pour le recaser dans plus d'ordre sous l'uniformité de quelques formules que l'on espère les plus courtes possibles.

Dès 1812, Simon de Laplace affirmait arbitrairement que si on connaissait la position de toutes les particules de l'univers avec les forces qui les animent, à un instant précisé, prédire le futur se ferait sans ambiguïté. Les systèmes dynamiques et aléatoires allaient prouver tout le contraire. Aujourd'hui, c'est tout le contraire.

Récemment, le théorème de Xavier Buff et Arnaud Chéritat prouve que le chaos est partout, qu'il est une règle générale de tous les systèmes dynamiques les plus simples qu'ils soient même dans une aire de calcul strictement positive et relativement simple.

Tout devient, du coup, imprévisible dans la compréhension du monde de la physique. Tout évolue de façon différente en fonctions de paramètres, choisis et de leurs valeurs initiales.

Prévoir le temps, Henri Poincaré se rendait déjà compte que cela n'allait pas être simple vu le nombre de paramètres en météorologie. Qu'un système simplet devienne une science avec des résultats complexes, là on passe à un problème d'échelle. Il était reconnu qu'une itération d'un nombre supérieur à un, au carré, l'envoie vers l'infini, inférieur à un et le résultat tend vers zéro. Rien de chaotique, rien de fractale, dans ces deux processus. Bien sûr.

Avec les nombres non réels, que l'on nomme comme complexes, au départ, on sort du linéaire pour couvrir tous les plans.

Depuis le début du 20ème siècle, les systèmes complexes ont intéressé pour tenter d'expliquer ce qui gouverne le chaos.

0.jpgDès 1910, Pierre Fatou et Gaston Julia s'intéressent aux nombres complexes mais en limitant le calcul par une constante. Les ensembles de Julia à la recherche de l'orientation alternée entre l'infini et une  zone étroite obéissent déjà aux règles fractales, mais moins complexe car gardant le nombre "un" à l'intersection tout en versant déjà dans l'imprévisibilité du chaos. Recherche toute théorique. Pas de machine pour se le représenter dans la pratique à l'époque. L'avénement des PC en 1980 débloque cette impossibilité. Adrien Douady, et John Hubbard son élève, s'exercent pour donner une aire autre que nulle par déformations dans un jeu de symétries.

Prévoir le devenir par le calcul est le rêve qui attirait pour gagner aux jeux et en Bourse. Le mathématicien, Benoit Mandelbrot, employé chez IBM, s'y intéresse principalement dans ce sens.

L'ensemble de Mandelbrot permet une représentation en deux dimensions de ces fonctions de manière plane.

Depuis, les ordinateurs ont multiplié leur puissance de calcul de manière phénoménale. Aujourd'hui, le PC atteindrait les 2 milliards d'opérations par seconde rendant le travail de recherche et de test moins éprouvant pour les nerfs dans le temps d'attente.

Sur le site de Daniel White, professeur de piano, les images du set de Mandelbrot sont passées récemment en trois dimensions. C'est tout simplement, magique. Le désordre conservé dans le complexe. Planète de l'imaginaire dans lequel un vaisseau spatiale se perdrait en chemin dans un zooming sans fin au travers de labyrinthes.

John Hubbard, un des meilleurs spécialistes de cet ensemble Mandelbrot qui avait avait sorti le fameux dessin de coeur des fractales en deux dimensions et qui s'enchaînait du plus grand au plus petit détail de la même façon, en était émerveillé. L'astuce de ce "plus système dynamique non linéaire" avec un algorithme élémentaire constitué fut réalisé par le passage de  nombres complexes  au carré et en faisant jouer progressivement les couleurs dans le processus de calcul des points suivants.

Faire passer les calculs dans une 4ème dimension projeté sur un espace à trois dimensions, fut, d'abord, la solution proposée par Jean-François Colonna. Les nombres baptisés "quaternions" restaient toujours à base des opérations arithmétiques classiques.

0.jpgDaniel White avec l'aide de Paul Nylander, transforma l'ensemble de Mandelbrot en passant à des exposants supérieurs au carré dans un processus itératif. Les détails apparurent plus intéressant au fur et à mesure qu'ils testèrent les puissances supérieures. Exposant 8 semblait être le meilleur compromis. Les mandelbulbes étaient nés en se référant à leur précurseur, Mandelbrot.

Il existait l'"éponge de Menger", plus ancienne, qui fut inventée en trois dimensions en 1926 par Karl Menger mais il est basé sur un autre principe: creuser un système de cubes en enlevant le centre par itération, qui ne suit pas la même logique fractale.

Mais à quoi ces mandelbulbes peuvent-elles servir?

Répondre "pour la beauté des yeux" serait un peu léger. La géométrie fractale permet d'aborder la complexité d'une rivière qui se perdrait dans ses méandres en reproduisant la même configuration tortueuse du départ. C'est vrai, le monde des fractales à base des nombres complexes en deux dimensions permettait déjà de reconstituer la nature, les feuilles d'un arbres, les nuages et bien d'autres choses du vivant. Les images numériques calculées point par point peuvent réduire considérablement les fichiers par la Loi de Zipf et de toutes les techniques qui tout en perdant de la définition permet de conserver une approximation honnête de l'image non compressée. Mais ce sont surtout les théories financières basée sur un modèle d'évolution des cours de la Bourse que la géométrie fractale prenait tout son sens dans la recherche.

En 2004, Mandelbrot publie "Une approche fractale des marchés" dans lequel il dénonce les outils mathématiques de la finance qu'il juge inadaptés. Très critique sur la théorie de Merton, Black et Scholes utilisée par les banques, car, elle ne prend pas en compte les changements de prix instantanés et des informations essentielles, faussant ainsi les moyennes. Dès 1962, il signalait l'erreur d'appréciation en précisant que le hasard ne tenait pas compte de la sauvagerie  de la Bourse sous-évaluant la fantaisie des évaluations et des indexes. D'après lui, les "sauts de Lévy" décriraient mieux les risques. Mais ceci est déjà une autre histoire et cette histoire-là va lui donner raison avec les crises.

Pour l'imagination, pas besoin d'utilité. Pas encore vu le site de Daniel White? Évadez-vous, cela vaut le détour. Il y explique les techniques de ses multiples essais. En plus, quand on donne à ses résultats, des noms tel que "Retour du Chateau du Soleil couchant", "Rêves de solitude", "Temple de l'ombre", il y a de quoi rêver.

Le chaos n'a pas encore dit son dernier mot.

Que ferait-on sans lui? Réinventer l'ordre, c'est loin d'être plus sûr même pour les matheux.

 

L'enfoiré,

 

Sources principales, le Science & Vie de Février 2010

Les ensembles fractales en 2D existent encore sous d'autres formes.

Sur Agoravox, l'imagination en bulbes?

 

Mise à jour du 30 août 2010: Le "Pour la Science de septembre" parle "Du relief dans les fractales". On passe, dans les fractales en 3D, à un besoin de force de calcul de 1000 fois supérieur. La formule f(z)=z2+c est une fonction quadratique qui passe des nombres réels aux nombres complexes. Dominic Rochon de l'Université du Québec à Trois-Rivières a créé le Tetrebrot qui rappelle étrangement un cristal de bismuth. Le britanique Tom Lowe se confronte avec "son monde" Mandelbox, volume cubique avec pliages et inversions qui ne s'échappent pas de l'infini. Du carré de z au carré, passer à z exposant 8, cela donne beaucoup d'idées

Un forum existe sur le sujet qui prend visiblement de l'extension.

 

 

Citations:

  • "Le monde est un chaos, et son désordre excède tout ce qu'on y voudrait apporter de remède.",Pierre Corneille
  • "Le chaos est souvent source de vie alors que l'ordre génère des habitudes.", Henry Brooks Adams

03/05/2010

La Terre, une planète vivante ! (2-2)

L'histoire de la Terre n'est pas un long fleuve tranquille. Elle vient de nous le rappeler avec l'actualité volcanique de l'Islande et de son volcan au nom imprononçable. Cette fois, passons à la manière d'appréhender les risques pour vivre sur notre planète bleue. Le livre de Maurice Krafft, "La Terre, une planète vivante !" qui me sert de fil rouge, était d'actualité en 1978, à sa sortie. D'autres découvertes ou inventions ont suivi et suivront peut-être. La philosophie de tout cela restera très personnelle.

 

1.jpg

Un os d'un fossile de Salamandre préhistorique, vieux de 200 millions d'années, découvert par Ralph Baillie, voilà ce qui a apporté la confirmation de la dérive des continents.

On l'a trouvé au milieu de sédiments en Antarctique et pourtant, il s'agissait du fossile d'un animal de pays au climat chaud.

Une preuve paléontologique qui n'avait que deux alternatives possibles pour l'expliquer:

  • La Terre a eu une période chaude sur toute sa surface.
  • L'Antarctique se trouvait à un autre endroit dans son histoire bien plus près de l'équateur qu'aujourd'hui et aurait dérivé vers le sud.

Une querelle commença entre les "dérivistes" et les "réchauffistes".

Des fossiles de lystrosaurus, sortes de reptiles, vivaient un peu partout, sur tous les continents. On en avait bien trouvé 200 spécimens, mais en Antarctique, cela pouvait poser plus de questions, vu la distance de ce continent avec les autres. Pas de traversée à la nage possible, donc il fallait bien se rendre à l'évidence que c'était le continent qui avait été ailleurs, au moins pendant une certaine période.

En 1620, Francis Bacon avait bien remarqué que la découpe des côtes s'emboîtaient parfaitement en oubliant les érosions due aux océans. La découverte de la ressemblance entre les côtes ouest de l'Afrique et celles à l'est de l'Amérique, n'était plus à faire.

A la fin du 18ème siècle, Alexandre Humboldt voyait, en l'Atlantique, le lieu de passage de l'arche de Noé.

En 1858, Antonio Snider y voyait le Déluge de la Genèse. Les pressions colossales subies par ce déluge auraient aussi éjecté la Lune de la Terre. La légende de l'Atlantide était née. Une vague géante aurait déferlé rendant les Atlantes  comme les descendant d'Adam qui heureusement, auraient été épargnés par les flots dévastateurs.

0.jpgEn 1911, Alfred Wegener pensait que tous les continents avaient au départ fait partie d'un tout, la Pangée. Les blocs se seraient seulement écartés en plusieurs millions d'année.

Scandale pour l'époque. Ses détracteurs l'avait pris au dépourvu, pris au piège suites à ses propres déclarations et l'idée tomba dans les oubliettes.

Les déplacements de continents expliquent pourtant  la présence de montagnes, de gisements miniers, de découpes des continents, comme nous allons le revoir.

Le livre de Wegener "L'Origine des Continents" va vouloir remettre de l'ordre dans les esprit. Une théorie à accepter et qui serait ensuite bien plus simple à comprendre résumée par ces mots: "la Terre vit".

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Voilà, la pomme de Newton, mise à mal. La Terre aurait une pelure de vieille pomme qui se friperait avec le temps pour créer des montagnes.

Décidement, trop révolutionnaire, ce Wegener, confondu avec ses théories expansionnistes et dérivistes, condamné par sa propre théorie, par abandon d'arguments.

L'isostasie, l'équilibre de la pesanteur, n'expliquait pas tout. Des arguments climatologiques vinrent à la rescousse. Si ce ne sont pas les marées qui poussent les terres, il ne fallait pas trop aller dans le sens de la fuite des continents par la rotation de la Terre, car, vers les pôles, cela ne marcherait pas. Si cela avait été le cas, il n'y aurait pas eu seulement la Lune seule qui aurait été éjectée, c'est la Terre qui  aurait arrêté sa rotation.

Une 3ème expédition au Groenland mit fin à son aventure. Mort de froid ou d'une crise cardiaque, cet homme a malgré tout montré que la science terrestre ne serait plus jamais comme avant après lui.

Vening Meinesz continua l'idée en visitant les fosses océaniques. Arthur Holmes remarqua (observation dans sa tasse de café) que les courants de convection attiraient la matière en surface vers le fond à cause du poids dû  au refroidissement de la matière, pour retourner vers la surface, ensuite, avec la chaleur du fond.

Plus tard, Alexandre du Toit découpa la Pangée en deux parties qu'il appelait la Laurasie et le Gondwana avec la mer de Thétis en son milieu.

Théorie acceptée 20 ans après, avec l'étude du magnétisme fossiles des roches.

Le magnétisme est connu depuis la Grèce antique. La boussole, première utilisation fut inventée par les Chinois. Cette découverte a permis les grands voyages des explorateurs. Les aimants qui s'attirent ou se repoussent en fonction de l'orientation des pôles, une histoire très ancienne, donc.

En 1600, Wilhelm Gilbert en étudie les propriétés et découvre que l'inclinaison des aiguilles d'une boussole permet d'évaluer sommairement la latitude. La déclinaison magnétique de 11° par rapport à l'axe de la Terre garde une différence marquée entre entre le Nord magnétique et géographique.

Edward Bullard et Patrick Blackett associent ce magnétisme à une gigantesque dynamo pour expliquer le magnétisme terrestre. Un liquide fondu, plus malléable qu'un solide, en constituerait le noyau. Le magnétisme fait dériver, chaque année, insensiblement vers l'Ouest.

Allan Cox, bien qu'il admette qu'une certaine incompréhension subsiste, remarque que les fossiles mémorisent la direction du champ magnétique terrestre au moment de la fixation. Des coulées de lave permettent ainsi de dater et de reconstituer l'histoire géologique.

Le magnétomètre astatique de Blackett va permettre de comprendre la dérive de l'Inde. Celle-ci était, il y a 150 millions d'années, dans l'hémisphère Sud. Cela confortait la théorie de Wegener de fait. Le magnétisme a encore une autre surprise à son actif: l'inversion de polarité.

Motonori Matuyama le découvre en 1929 mais c'est Allan Cox et Ian Mc Dougall qui l'étudieront en détail. Une vingtaine d'inversions en 5 millions d'années. Des centaines d'inversion depuis la naissance de la Terre. Périodes alternées, sur de plus ou moins longues périodes.

Des courants de convections puissants engendreraient ce phénomène et celui-ci serait précédé par une baisse progressive du magnétisme rendant caduque toute utilisation de la boussole. Nous serions actuellement dans une phase de réduction. On perd le Nord. Moins de bouclier magnétique de la Terre, donc une augmentation des rayons cosmiques qui nous arriveront engendreront des mutations et une accélération du vieillissement des êtres vivants.

C'est en allant au fond des océans qui constituent les 3/4 de la surface de notre planète, que les choses se passent et vont se découvrir.

En 1854, Matthew Maury, pour placer un câble téléphérique entre l'Europe et l'Amérique, va découvrir, surpris, les reliefs du fond des océans qu'il appellera le "plateau Télégraphe".

En 1872, le "Challenger", un trois-mats par de Londres pour un tour du monde avec, à bord, un arsenal  scientifique impressionnant pour l'époque. Le but, mesurer la profondeur des mers et des océans. Le filin de 400 mètres n'y suffit pas. Une sonde, une nacelle permettent  la découverte de poissons jamais observés et les scientifiques, peu habitués à la mer, en oublie le mal de mer. Les profondeurs étonnent Wyville Thomson par les 5000 mètres de fonds, dépassés en Atlantique.

Une dorsale le traverse et épouse une ride médio-atlantique. Un passage parmi les icebergs et le Pacifique et des profondeurs de plus de 8000 mètres dans des fosses abyssales font rêver.

En 1920, l'écho-sondeur permettra des mesures plus précises grâce à l'écho et la vitesse connues des ondes dans l'eau.

En 1925, le bateau allemand "Meteor" en fait usage pour chercher de l'or et, ainsi, payer les dommages de guerre de 14-18.

En 1934, Maurice Ewing utilise la sysmique-réfraction pour chercher du pétrole en déterminant la structure des fonds et leur composition avec l'utilisation des explosifs. La vitesses des ondes varient en fonction de la densité des fonds qu'elles traversent, sédiments ou basalte. La surface des fonds marins est jeune, composée de laves basaltique et non granitiques. Marie Tharp note que le sommet de la dorsale est fendu dans son milieu et que la crevasse suit la crête. Jean-Pierre Rothé fait l'observation que la ceinture crée les turbulences à l'origine de tremblements de terre. De l'Islande à la pointe de l'Afrique et jusqu'au Golfe d'Aden avec le rift africain, des volcans sont actifs ou sommeillent.

Une chaîne de montagne de 65.000 kms de long, large de 1500 kms, à 3000 m de fonds, voilà ce que Ewing va pouvoir confirmer à bord du bateau Vema.

En 1960, Jacques Picard et Dann Walsh descendent, dans la fosse Challenger, en plus de 8 heures de plongée, à bord du bathyscaphe Trieste, à 1 m par seconde pour atteindre une pression extérieure de 150.000 tonnes sur la cabine.

En 1950, Edward Bullard plante une seringue géante dans les fonds pour mesurer les flux de chaleur au plancher. Il découvre que le flut est huit à dix fois supérieur sur le rift et plus faible dans les fosses océaniques. Toujours les courants de convection expliquerait ce phénomène.

Les instruments de sismologie existent, depuis 136, inventés par Chang Heng avec un système rudimentaire.

Jean de Hautefeuille et Jean Malle procéderont par la détection et l'intensité des chocs terrestres.

Milne pense à la plume d'encre comme stylet et à un lourd pendule pour évaluer ces vibrations. Ernst von Robeur Paschwitz invente le sismographe et peut détecter les tremblement de Terre très éloignés.

Richard Oldham sépare les ondes en P (primary and rapid), S (small), et L (Long and slow).

Le temps de décalage entre elles permet de connaitre la distance trigonométrie et 3 postes d'observation.

L'hypothèse de Mohorovicic se confirme. L'intérieur de la Terre n'est pas homogène. Il y a "discontinuité ». La masse opaque ne laisse passer les ondes sismique qu'à certains endroits et le noyau amortit ou dévie les ondes.

Les sismographes ne sont plus là pour annoncer les sinistres et les catastrophes, ils informent sur notre sous-sol, aussi.

Beno Gutenberg, Charles Richeter, Harold Jeffreys, Edward Bullen et d'autres parviendront ainsi à découper notre pêche avec sa peau, sa chair et son noyau en tranches concentriques par une physionomie des profondeurs.

La terre serait principalement composée de fer, d'oxygène, de silice, de magnésium. Parmi les éléments il y a la radioactivité naturelle qui dégage de la chaleur. Encore une fois, par convection, le fer en fusion tombe tandis que les éléments légers crée la croute terrestre.

Henri Becquerel, Pierre Curie, Ernest Rutherford au début du 20ème siècle remarqueront que la radioactivité naturelle dégage de la chaleur lors des désintégrations. Celles-ci apporte une horloge du temps fiable et même magique pour les fossiles, l'âge des montagnes...

La dérive des continents peut ainsi commencer. Le dégazage produit l'atmosphère et les mers. L'oxygène vient par les végétaux. Une température moyenne entre 0 et 100°C, la vie peut commencer à son tour.

La matière ne se refroidit pas vraiment. Elle se transforme en permanence en éléments plus petits. Le spectrographe de masse peut désormais calculer cela avec précision. Les radioactifs comme l'Uranium, le Thorium, le Potassium fournissent la chaleur à la Terre avec l'équivalent de 250.000 explosions nucléaire tous les ans.

Si Darwin est connu par sa théorie de l'évolution, il l'est moins suite aux déductions qu'il a faite à la vue des atolls. L'énigme existait déjà de savoir la raison qu'ils existaient tous circulaires avec une lagune au milieu. L'idée qu'ils étaient des volcans qui se sont affaissés et qui ont été aidé par les récifs coralliens dans un travail de naufragés qui se régénèrent en enfilade génération en génération pour rester près de la surface, est une déduction qui se verra confirmée 120 ans après par les essais atomiques à l'atoll d'Eniwetok.

Harry Hesse comprend le pourquoi de cet affaissement avec les courants de convections que l'on retrouve dans les "guyots". Mouvements de coulissage que l'on découvre en Californie à la faille de San Andrea pour citer la plus célèbre.

La lithosphère solide glisse sur l'asthénosphère molle comme un le tapis roulant d'un grand magasin. Le courant chaud monte et le froid descend. Les continents sont indestructibles, donc, ce sont les îles avec des volcans qui vont rouler et s'engloutir inexorablement. Les fonds marins sont vivants peut-être plus qu'à la surface. Ce n'est pas uniquement la dérive des continents mais de toute la lithosphère, de la voute terrestre.

L'idée était même venue, 80 ans plutôt, avec Osmond Fisher qui avait tout imaginé dans son livre "La Physique de la Terre". Il faisait suite a l'observation des laves du Kilauea décrites par Marc Twain.

Vine va pouvoir déterminer l'âge, la vitesse des fonds marins par le nombre de rides magnétisées en inversion, comme pour les nervures d'un arbre. Plus une île volcanique est éloignées de la ride, plus elle est vieille. Une vingtaine de points chauds sont identifiés par Wilson comme l'Islande, les Acores, les Canaries, la Réunion, les Galapagos, les Afars...

En 1967, Jason Morgan donne à cette mosaïque, ce puzzle la notion de "plaque". Adopté trois ans plus tard, sous le nom de la "Tectonique des plaques".

Chaque année, une surface de 2,6 km2 de ces plaques se créaient dans les rides et se détruisaient dans les fosses avec quelque 180 km3 de laves comme combustible liant avec la convection aidée de la gravité. L'espionnage des explosions nucléaires dans le monde a servi d'aide à la science. La précision s'en est accrue et le foyer d'un séisme s'est réduit à 2 kms près.

Avril 1957, le club très fermé de l'AMSOC se réunit à huit clos pour parler du projet "Mohole"? Le but, percer la croute terrestre. Willard Bascom est à la tête du projet. Le projet réussit une fois, mais capote car il coute vingt fois plus cher que prévu. Il devient, bien vite, le projet "Nohole" avec l'humour en plus. Mais, en plus, il s'avèrera qu'il était, en plus, inutile. Pourquoi creuser quand des roches basaltiques, bien cristallisées du manteau, sont à disposition à Chypre en surface près du mont Olympe? On en resta pas là. En 1968, un autre projet de forrage JOIDES lance le Glomar Challenger. Le plateau de Rockall est découvert entre le Groenland et l'Irlande. La Méditerranée, il y a 6 millions d'années était à sec. La plaque africaine avait fermé le détroit de Gibraltar. En 1000 ans, un désert salé s'était installé. L'écluse de Gibraltar se rouvrit , il y a 5,5 millions d'années.

En 1974, l'opération FAMOUS s'intéresse à la ride medio-atlantique à bord des bateaux dont l'Archimède. Le Français Le Pichon et l'Américain James Heirtzler découvrent des laves en polochons (pillow-lavas) d'un km de large.

En 1975, le projet IPOD utilise le Glomar Explorer qui avait été utilisé par la CIA à la récupération d'une épave soviétique. La chasse aux sédiments va permettre de reconstituer l'histoire de la Terre.

En 1969, déjà, John Bird avait prouvé que les chaînes de montagnes ne se forment en fermeture océanique qu'au niveau des fosses sous-marines, là où les plaques se rencontrent par surrection ou par subduction comme des bulldozers titanesques pour former des ophiolites.

L'Afrique va désormais à la rencontre de l'Europe réduisant la Méditerranée qui deviendra une chaine de montagnes d'ici une centaine de millions d'années. La dérive des continents a donné des idées aux paléontologues d'expliquer l'extinction des espèces animales. Les continents séparés ont permis leurs diversifications par le manque de compétition qui, elle, ne laisse la place qu'aux plus forts. La transgression dépend de la vitesse du magma. Lent, il fait régresser les mers et vice versa.

Au fond du Pacifique, 400 milliards de tonnes de nodules de manganèse, de cuivre et de nickel attendent la prospection. Comme les minerais remontent toujours, en finale, l'idée d'enfouir les déchets nucléaires dans les fosses marines, a été très vite abandonné. Au 19ème siècle, la  révolution industrielle de l'Occident n'aurait jamais eu lieu sans ces découvertes.

En 1970, 7 milliards de tonnes de minerais étaient arrachés aux entrailles de la Terre.

Rembobiner les bandes magnétiques pour remonter le temps a permis à Robert Dietz de reconstituer l'histoire de notre planète et d'extrapoler vers son futur. Dans cette évolution, les volcans jouent un rôle primordial, capital même, dans son évolution.

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La grande viscosité de l'andésite est responsable du caractère explosif du volcanisme d'arc, c'est à dire, extérieur. Les volcans effusifs de lave, par contre se trouvent à l'intérieur des déchirures. Tout est une question d'avoir le tilt-mètre pour détecter l'irréparable.

Thomas Jaggar, Frank Perret ont défini les bases de la volcanologie moderne. La sismologie, la géologie, la géochimie, la géophysique, la pétrologie, la stratigraphie, la sociologie gravitent comme sciences annexes.

Prévoir les séismes est affaire d'observations. Les abcès, cela chauffe toujours, cela se développe pour finir par crever et se résorber. Enrayer les éruptions de colère de la Terre n'est qu'un leurre. S'il existe des essais, ils n'ont été que de demi-échecs. Domestiquer par la géothermie, quand on sait qu'il y a, quelque part, un séisme toutes les 30 secondes.

Il n'y a plus qu'à mesurer les résultats. Giuseppe Mercalli et surtout Charles Richter s'y sont attelés. L'échelle des magnitudes s'élève de manière exponentielle. Chaque degré supplémentaire multiplie la force du séisme par 30.

Provoquer un séisme, alors? Se débarrasser des déchets chimiques, l'arsenal y a pensé dans le Colorado. Entre 1962 et 1966, dans un puits, profond de 3,5 kms, 640 millions de litres y sont engloutis. On remarque que les séismes augmentent et que des secousses telluriques ébranlent la région à Denver. Les fluides ont libéré les tensions. En 1968, des essais nucléaires au Nevada engendrent de petites secousses. Les apprentis sorciers imagineraient-ils, depuis, d'autres utilisations plus géniales ou plus machiavéliques?

La grande question que l'on se posait à l'époque et qui subsiste aujourd'hui avec une certaine crainte et parfois véhémence:

La Terre est-elle au stade du réchauffement ou déjà dans la phase de refroidissement?

Beaucoup de savants qui sont passés dans cet article, s'accordaient pour dire que notre planète ne se réchauffe ni ne se refroidit : elle serait à l'état d'équilibre ...0.jpg

"La fin du monde est ajournée", titrait un journal à sensation déjà au début du siècle à la suite de la découverte de Rutherford qui renvoyait Lord Kelvin dans les cordes de son autoritarisme refroidissant.

RAS de ce coté? La question reste toujours entière.

Le livre des Krafft qui m'a servi, arrêtait son histoire en 1978.

En tant que volcanologues, ils aimaient le danger. Ils en vivaient. Ils en sont morts en 1991.

Depuis lors, les séismes, les éruptions volcaniques n'ont pas cessés. Nous avons appris, un Noël, à connaitre ce qu'était un tsunami. Un volcan islandais a cloué tous les avions au sol pendant plusieurs jours, il y a moins d'un mois. Les apprentis sorciers sont, actuellement, dans les pires problèmes avec une marée noire dans le Golfe du Mexique due à plateforme pétrolière "Deep Water Horizon" qui a sombré.20100504Louisiane tache d'huile.jpg

L'écologie, telle que nous la connaissons, la révolution verte était encore dans les limbes, en 1978. Nous savons désormais que les ressources de la Terre sont limitées ou sont, au moins, à dénombrer, à comptabiliser. La fuite en avant, si elle a repoussé  les  limites des potentiels,  a  dans le même temps, amplifié les risques à prendre. Les espèces animales et végétales disparaissent, désormais, plus vite qu'elles n'apparaissent.

La planète reste toujours aussi vivante. Peut-être plus intégrée que par le passé. Plus protégée pour autant? Pas sûr.

A notre échelle humaine, tout n'est pas moins en perpétuel changement, en perpétuelle évolution. Il y a aussi des points chauds,  des fosses abissales, des tremblements, des civilisations qui disparaissent par subductions, d'autres qui naissent  par surrections, à un rythme simplement différent, plus rapide que la Nature puisse l'assumer.

Comment vivre sans avoir des histoires dangereuses sur son chemin?

0.jpgSur une très vieille plaque, peut-être. Pas de volcans à l'horizon. Un climat tempéré avec du soleil et de la pluie. Assis à rêvasser de la lenteur des choses dans un abri avec une musique douce, nasillarde, un peu tremblante qui sortirait d'une vieille plaque tournant à 78 tours. Pas de tentatrices pour répondre aux fantasmes de l'Imam, Kazem Sedighi ? Plus aucun leurre à 360°, ni d'abimes, puisque les dangers ont  été mieux identifiés que hier par les sciences. Savoir jusqu'où aller trop loin et garder toujours une réserve de potentiel pour corriger une situation inextricable, voilà peut-être la conclusion.

Comment pourrait-on appeler ce nouveau mouvement?

La "Tectonique des Planques", peut-être?

Tout le monde sait que dans les planques, il y a des planqués. Quant aux plaqués, ils n'auront qu'à en chercher les raisons.

 

L'enfoiré,


Sur Agoravox, est-on sur un volcan ou à l'intérieur?

 

Citations:

 

  • "Si les hommes ne dansaient  pas sur les volcans, je me demande où et quand ils danseraient  ; l'important  est de bien savoir qu'on a le volcan sous les pieds afin de goûter son vrai plaisir d'homme libre.", Jacques Perret

  • "Le tremblement  de terre est un mouvement  de l'écorce terrestre, qui commence par une oscillation  et finit par une tombola.", Aurélien Scholl