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01/06/2012

Trop complexe le monde du numérique?

A la base du monde du numérique, il y a les maths. Pour aborder les problèmes et en donner des solutions, il y a les définitions, les axiomes, les théories, les calculs et, au pire ou au besoin, les démonstrations par l’absurde. Les maths, une science qui fait peur, qui rebute les étudiants, qui ennuie les adultes. Un article du Sciences et Vie se demandait "Où en sont les maths modernes?". Pourquoi modernes, d'ailleurs? Serait-ce une hantise de ce qui est ancien ou corriger une erreur d’appréciation en abordant les sujets complexes?

01.jpgC'est vrai, les chiffres et les maths sont souvent redoutés par les étudiants pendant la période de bloc dans laquelle nous sommes. Les mot eux-mêmes deviennent inaccessibles, trop théoriques, si pas incompréhensibles.

Les sciences dites exactes, comptables ou économiques s'écartent des sciences humaines.

Dans le jargon moderne, un nombre entier devient « l'élément d'un 'monoïde additif commutatif' plongé dans une structure 'd'anneau intègre' peuplé des idéaux principaux 'unifères' », une simple droite, « une variété affine en bijection avec l'ensemble des nombres réels »...


Vous n'avez rien compris. Ne vous inquiétez pas, moi non plus. Je l'ai lu dans l'article en question. C'est tout.0.jpg

Aujourd'hui, la tendance est d'expliquer tout par les chiffres et des mots de plus en plus sibyllins. 

Il y a les mathématiques dites "classiques" avec ses problèmes de robinets, de calcul mental, d'algèbre. Puis, il y a l'abordage du grand "vaisseau mathématique" d'une manière dite "moderne".

Wiki dit: "L'expression « mathématiques modernes » renvoie à une profonde remise en question de l'enseignement des mathématiques dans les pays du bloc occidental à partir des années 1960. Elle a visé à améliorer la formation scientifique et à incorporer certaines des mutations formidables connues par les mathématiques au début du XXe siècle. L'introduction des mathématiques modernes a souvent été vécue difficilement, et a donné lieu à des critiques.".

Elles furent adoptées au Royaume-Uni, en France, en Allemagne de l'Ouest. En Belgique, c'est Georges Papy qui s'en chargea avec plus ou moins de bonheur. Mais remontons aux sources.

Le 29 mai, 1832 a été la veille d'un duel entre "deux dupes" pour une "infâme coquette". Le jeune Evariste Galois, âgé de 20 ans, fut l'un des deux.  Il n'a rien à léguer sinon son savoir, ses déductions, ses théories que des mathématiciens comme Cauchy et Poisson, avaient refusées de prendre en compte à leur juste valeur. Il savait qu'il allait mourir le lendemain et écrivit son testament avec ces lignes où il reconnaît que "Il y a quelque chose à compléter dans cette démonstration. Je n'a pas le temps".Il savait qu'il allait mourir et écrivit son testament avec ces lignes où il reconnaît que "Il y a quelque chose à compléter dans cette démonstration. Je n'ai pas le temps".

02.jpg

Evariste Galois est depuis considéré comme le précurseur de la théorie des ensembles.  Incarnation du génie romantique du mal aimée malheureux et d'une jeunesse prometteuse.

En 1870, première réapparation avec le "Traité des substitutions et des équations algébriques".

En octobre 2011 à l'occasion du bicentenaire de sa naissance, Galois a été célébré et remis à l'ordre du jour.

La théorie de Galois est définie ainsi dans Wiki: "l'étude des extensions de corps commutatifs, par le biais d'une correspondance avec des groupes de transformations sur ces extensions, appelés "groupes de Galois". Cette méthode féconde a essaimé dans bien d'autres branches des mathématiques, avec par exemple la théorie de Galois différentielle, ou la théorie de Galois des revêtements.".

Trouver le nombre "x" dans la congruance polynomiale pour que la fonction donne un résultat de 0, reste des calculs fastidieux. Son mémoire révèle son impossibilité.  

03.jpgSa méthode, compartimenter, catégoriser en construisant des ensembles et en y associant des bijections ou des radicaux comme ponts entre eux et ainsi, résoudre une équation algébriques ou, au contraire, donner la preuve qu'elle n'a pas de solution.

Voilà, en résumé, l'idée de Galois.

L'humain est plus analogique que numérique. Les ordinateurs numériques sont devenus les engins utilisés tous les jours comme des outils électroniques de vérité indéniables. Notre monde est devenu comptable avec des statistiques, des moyennes qui n'explique pas l'insoutenable légèreté de l'être qui se fout des particularités, des exceptions, des extrapolations.

Nous nous retrouverions ainsi "Au pays des gnous bleus" sans s'en apercevoir.

Les ordinateurs analogiques ont existé et existent encore mais ils intéressent moins d'utilisateurs dans le milieu des affaires. Ils utilisent des mesures physiques continues (par exemple électriques, mécaniques ou hydrauliques) en comparaison avec d'autres prises comme modèles standards pour résoudre un problème plutôt que le cadastrer derrière des concepts d'exactitude, de quantités numériques discrètes pour cette modélisation. A la base des équations différentielles, il y a un ensemble de variables qui se substitue avec un autre ensemble de variables physiques et qui se reconfigurent via les intégrales comme base d'intégration.

La théorie de l'algèbre classique cherche à trouver les solutions aux inconnues. 

La physique classique appartient au "Groupe de Galilée" dans lequel le cours du temps n'a  jamais été modifié, n'a donc pas d'impact. La théorie d'Einstein, elle, est basée sur le "Groupe de Lorentz", prend en compte le temps et l'espace dans l'observation.

S'élever par l'abstraction et oublier les calculs mentaux... Quelle belle idée. Résoudre des équations quand c'est possible et découvrir la raison du pourquoi elles n'ont pas de solutions dans tous les cas de figure. Oser dire haut et fort aux mathématiciens que des équations n'ont pas de solutions, c'est, aussi, un devoir de la Science, savoir se remettre en question.0.jpg

Les applications de la théorie des ensembles se retrouvent dans la compréhension des cristaux de glace, de neige par les symétries.

Les équations liées au monde des fractales d'abord en 2D, puis en 3D, on crée de nouveaux mondes.

Mandelbrote, son inventeur, avait tenté de joindre les deux mondes, le numérique et l'analogique, en observant la nature et l'homme qui en fait partie.

Les fractales et par la compréhension de la Bourse qui erratiques ne correspond plus à un raisonnement de la seule logique numérique. Si la Bourse "respire" avec des cours entre un plafond et un plancher, actions contre réactions, en temps normal, et permet des extrapolations, des tendances, des moyennes, ses "sautes d'humeur" ont des pics indépendants de toutes prévisions numériques. La météo travaille un peu comme la Bourse  par comparaison avec des situations précédentes. La théorie du chaos pourrait bien se greffer dans le jeu.

La physique quantique est basée, à l'échelle des atomes, sur l'équation de Schrödinger. Elle décompose la complexité en solutions plus simples. Concept parfois incompréhensible qui fait q'un atome peut se trouver à deux places différentes en même temps par l'effet tunnel, le temps devenant indéfinissable à cette échelle.

La complexité vaincue par une descente au niveau de l'atome avec un concept d'entité minimal et des passerelles, en ajoutant des paramètres pour passer d'un monde à l'autre.

La cinématique explique la trajectoire d'une particule par la transformation des permutations symétriques. A l'étage suivant, celui de la chimie et des molécules, autres ensembles symétriques.

04.jpg

L'oxygène joue aussi à la symétrie par rapport à son centre de gravité, à l'insensibilité aux infrarouges, sans séparation entre charges positives ou négatives et pourtant, grimpe dans l'échelle des complexités.

Même la sociologie s'est intéressée via Claude Levi-Strauss au concept de groupes pour définir la "structure élémentaire de la parenté",  associée au "groupe de Klein". Elle ouvre la voie  de la structuration de la société par la voie des sciences humaines.

Les machines calculent mieux et plus vite que nous, les hommes, c'est évident, mais elles ont besoin jusqu'ici de ce petit quelque chose en plus que la robotique essaye de combler. Une vision analogique par la théorie des ensembles, l'abstraction et l'acceptation d'un à peu près pourraient-ils libérer du carcan des chiffres? Fini les calculs mentaux. La calculette a rendu le travail obsolète. Les nombres réels et les nombres imaginaires prennent place dans des ensembles variés de bijections. On s'écarte du concret pour se rapprocher de l'image de l'homme.

Fini l'algèbre de Boole, seulement, dichotomique.

Les propriétés des ensembles le définissent. Ce sont des objets mathématiques.  Des constructions, des artefacts avec des liens entre eux.

Dernièrement, l'algorithme de Google venait à l'esprit de la chimiste Aurora Clark pour anticiper les réactions chimiques en utilisant l'idée générique du "pagerank" en associant les relations des mots clés et trouver la "popularité" des phénomènes entre eux.

0.jpgDu nano-monde à l'anthropologie en passant du numérique à l'analogique?

Attention, il ne s'agit pas de rêver éveiller. Certains pensent trouver la solution dans l'ordinateur quantique avec ses qubits. Ceux-ci seront réservés à des applications de niches même si ce sont des problèmes combinatoires pour étudier les configurations d'un ensemble d'objets. Les tâches sont encore à définir avec de nouveaux algorithmes pour que cela soit suffisament efficace.

Attention, aussi, à cette relation malheureuse: "Je connais un ami qui mange des fruits tous les jours. Il a 95 ans et est en bonne santé. Pour vivre vieux et bien, mangeons tous des fruits". Relation de cause à effet, plutôt publicitaire.

Comme le disait Magritte dans un de ses tableaux "Ceci n'est pas une pipe" même si cela en a la forme et l'esprit de la conformité. Puisque il n'y a pas de fumée, il y a une chance que l'image nous trompe et que la fumée n'est pas toujours produite par le feu.

S'émanciper de la chose représentée et oublier la rigueur de l'exactitude comme le peignait Cézane. La conjecture de Fermat expliquée par Andrew Willes en 1995. Le programme d'Erlangen initié par Félix Klein. Les catégories d'Alexandre Grotherdieck mènent à la géométrie algébrique et au morphisme pour relier les groupes par transformations successives.0.jpg

Cela se retrouvent dans le langage informatique "Java" ou plutôt "pure Java" pour le distinguer du javascript. A la base, des classes, des primitives, des membres statiques, des "foncteurs" qui démarent du plus petit niveau pour remonter à la construction d'ensembles de plus en plus complexes. Un paradigme de concepts, de méthodes à relier entre eux par osmose, par héritages, par polymorphismes. Une pomme et une poire ont des propriétés propres, mais elles appartiennent toutes deux à des fruits. Tout ne serait qu'un jeu de Lego, qu'une poupée russe? A peut-prêt. A une condition, qu'il y ai au niveau suffisamment initial et bas dans la hiérarchie pour toujours pouvoir le reconstituer tout l'arbre. Dans le cas contraire, on risquerait de tout devoir réécrire. Ce qu'on remarque d'ailleurs lorsque de nouveaux équipements arrivent sur le marché et qui demanderont des interfaces avec l'existant. Les objets meurent aussi même sans "finalisateurs".

"Espèces d'espèce" parle du "buisson du vivant" plutôt que d'un l'arbre. Tenter de classifier les êtres vivants, pour les expliquer, ne fait pas plus, ni mieux. Une immense famille qu'il s'agit classifier, de trier par des moyens parfois bizarres. Nombre de pattes, de plumes, de poils, d'écailles... en s'apercevant de maillons manquant dans une suite logique, n'est pas un problème, ni une fin en soi de non acceptation. Le travail de l'évolution dans les ensembles qui a mis des millions d'années d'essais, de ratés, de régression, de ré-essais, impose de trouver les liens pour les faire passer d'un état à un autre pour certains ou au contraire, sont restés en rade pour d'autres parce que les continents les ont écartés l'un de l'autre. L'exemple de Madacascar avec des espèces endémiques le confirme.

Zamenhof, inventeur du langage esperanto, a construit cette langue suivant le même principe de racines auxquelles on ajoute préfixes et suffixes pour changer le sens des mots. La théorie des ensemble n'était pas vraiment connue au temps de Zamenhof. Pour arriver à goupiller les langues qu'il connaissait il n'est pas allé via les phonèmes plus généraux, il a inventé de nouvelles lettres.

La question ne se pose plus, aujourd'hui.

Une langue ne sera pas faite uniquement de sons, ni ne sera à jamais structurée de manière intangible sous peine de disparaître. Les dialectes vont s'y employer. Le modèle moléculaire ne correspond pas et l'atomique se cherche encore. On ne fait plus qu'évaluer une situation avec les références du passé, jamais avec celles du future. 

Toute théorie peut ainsi devenir un objet à étudier au niveau où on veut l'accéder.

Ce sera le rôle du généraliste à établir des ponts. Généralistes qui s'en retrouve revalorisé face aux experts qui ne parviennent plus à se comprendre avec leur jargon spécifique.

La recherche en nous menant des dérivées aux intégrales, et des intégrales aux dérivées, peut-être arriveront à dire que 1+1= 2,35 plus ou moins 0,4?

0.jpgApproximatif, peut-être, mais loin d'être faux.

 

Les MATHÉMATIQUES vues par des jeunes ne seraient pas seulement là pour faire rire dans les meilleurs bêtisiers scolaires, mais aussi pour faire réfléchir avec plus de 3 dimensions.

- Un polygone est une figure qui a des côtés un peu partout.
- Pour trouver la surface, il faut multiplier le milieu par son centre.
- Cette figure s'appelle un trapèze car on pourrait y suspendre quelqu'un.
- Un triangle est un carré qui n'a que trois bordures.

Physiologiquement, il n'y a rien d'absurde. A mon avis, ce sont des artistes en herbe. Tout est dans la tête de celui qui cherche la réponse ad hoc, même si cela peut tourner autour de l'insoutenable légèreté de l'âme.

Trop complexe, le monde du numérique?

A relire l'article, "Du code jusqu'à la nausée", cela semblait être le cas. Il s'agissait de technologie, d'informatique dans laquelle l'homme semble se débattre avec du code trop complexe aux risques de planter les logiciels et, plus grave, leurs utilisateurs.

Un adolescent aurait trouvé la solution d'un problème irrésolu depuis 300 ans.

Shourrya Ray, un jeune allemand de 16 ans a réussi à calculer avec exactitude le chemin d'un projectile en gravité et soumis à la résistance de l'air et un autre problème celui traitant de la collision d'un corps contre un mur. 

La bosse des maths à l'état pur. Sa famille a quitté l'Inde pour l'Allemagne. L'adolescent ne parlait pas un mot d'allemand à son arrivée mais parvient tout de même à obtenir son diplôme de fin de secondaire avec deux ans d'avance. 0.jpg

La conclusion serait donc bien d'ajouter les sciences humaines aux sciences du numérique ou comme l'article le faisait: « Tout réexprimer avec des concepts, certes plus abstraits, mais au final plus simples et rapides à énoncer. Les futures générations n'auront guère le choix: mieux vaut pour elles se réconcilier au plus vite avec les maths 'modernes'».

Kurt Gödel écrivait que les maths avaient leurs limites dans son théorème d'incompétude. Tout ne pourra jamais se vérifier par des démonstrations. 

Maintenant, si vous préférez danser ensemble la java, une danse pas tellement moderne, en définitive, mais qui se transforme à souhait, plutôt que de découvrir ce qui se cache derrière les lignes de codes, libre à vous, mais gardez toujours la tasse de café serré d'un main et la calculette de l'autre.


 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « En mathématiques, “évident” est le mot le plus dangereux. », Eric Temple Bell
  • « Les mathématiques sont une gymnastique de l'esprit et une préparation à la philosophie. », Isocrate
  • « Le moderne se contente de peu », Paul Valery
  •  « En mathématiques, on ne comprend pas les choses, on s’y habitue. », John von Neumann

 

0.jpgJe sens que la complexité n'est pas votre fort. Vous êtes pourtant arrivé jusqu'ici.

Pour vous remercier, voici les photos de la Feria Espagnole, le samedi au sec, et la Fête de l'environnement, le dimanche sous la pluie, à Bruxelles, en un seul clic

Aucun rapport?

En êtes vous si sûr?

Commentaires

Anecdote hommage: (les personnes sont désignées par leur prénom et initiale)
Il y a 40 ans d'ici, j'étais envoyé en "outside help"dans la société S pour m'occuper du service informatique interne.
Il y avait le directeur financier hollandais, Jan H. qui avait la même vision moderne, que j'ai décrit dans l'article, de ce que devait être la gestion financière d'une société.
Son directeur comptable, lui, était plutôt ancienne mode, un peu rond de cuir, Stan C.
Quand ce dernier arrivait chez Jan avec des problèmes comptables, et une certaine panique, celui-ci, je me souviens encore avec un sourire, levait son pouce, le baissait, le relevait et trouvait le moyen "d'arrondir les angles" pour que cela puisse tenir dans des limites acceptables, dans des marges de milliers de dollars qu'il connaissait.
Il m'avait à la bonne et quelques années après, grâce à lui, j'ai eu un CDI qui a duré 30 ans.
Il est resté jusqu'à sa retraite et suite à une longue maladie, comme on dit dans ces cas-là, décédait.
Je me devais d'en parler et lui rendre hommage.

Écrit par : L'enfoiré | 02/06/2012

Mais l’aventure des chercheurs n’a pas de fin semble-t-il (un jeune prodige allemand d’origine indienne aurait résolu un problème vieux de centaines d’années).
En attendant, prouver que quelque chose n’est pas possible semble aussi complexe que prouver que quelque chose est possible.
Et Samuel et son équipe viennent de recevoir un « award » prestigieux à une des conférences les plus exigeantes.
A noter que le prof de physique quantique embarqué dans le projet a été rencontré en regardant les enfants jouer au foot… Vive le sport !!!
>>>
Une équipe dirigée par Samuel F. (Département de mathématique- Faculté des Sciences) comprenant Serge M. (Département de physique- Faculté des Sciences) et Hans R. T. (Département de mathématique- Faculté des Sciences), ainsi que des chercheurs étrangers, ont été primés à l'occasion du 44th ACM Symposium on Theory of Computing, organisé à New York du 19 au 22 mai 2012 par l'ACM et SIGACT.
Ceux-ci se sont vus décerner le très prestigieux Best Paper Award. Leurs travaux de recherche portent sur l'existence d'un algorithme efficace pour résoudre le célèbre problème du voyageur de commerce et une multitude d'autres problèmes qui y sont liés : celui-ci étant obligé de visiter toutes les villes principales de Belgique pour présenter ses produits, dans quel ordre doit-il procéder s'il veut voyager le moins possible ? Cette question ouverte est très importante en informatique et en mathématique : il s'agit de la question "P versus NP". Pour la solutionner, il faudrait utiliser la « programmation linéaire ».
Or, les chercheurs viennent de démontrer les limites fondamentales de cette approche la plus couramment utilisée pour résoudre en pratique des problèmes tels que celui du voyageur de commerce: tout programme linéaire modélisant (dans un certain sens précis) ce type de problème a nécessairement une taille énorme. De manière surprenante, le résultat utilise un lien fort, établi dans l'article, entre programmation semi définie positive et protocoles quantiques de communication.
L'article, rédigé par Samuel et ses coauteurs, est paru à la conférence STOC'12 qui se déroule jusqu'au 22 mai à New York

http://dl.acm.org/citation.cfm?id=2213988&CFID=85868744&CFTOKEN=49135100

Écrit par : Fredéric | 02/06/2012

L'enfoiré
Je vais te surprendre : J'ai lu plusieurs fois, "une fois n'est pas coutume" je n'ai rien à dire. (ça fait des vacances à tout le monde)

Écrit par : Sun Tzu | 02/06/2012

:-)

Écrit par : L'enfoiré | 02/06/2012

Question : Est-ce que la feria a lieu tous les ans ? (rien que pour les chevaux j'y serai bien allé)
L'endroit où elle se déroulait valait le déplacement à lui seul. (également)

Pour ma question sur la périodicité, c'est qu'au delà du repère qu'offrent ces fêtes annuelles en même temps je trouve cela lassant avec le temps. Un changement et des jeux de chaises tournantes des fêtes entre les villes ça pourrai être sympa... (c'est un avis personnel. Bien entendu hormis les fêtes 100% locales et perdant leur sens "ailleurs": Notre Dame de Boulogne à Paris ça ne fonctionne pas j'en suis conscient.)

Écrit par : Sun Tzu | 03/06/2012

Apparemment, oui. Je n'y vais pas toutes les années en début juin.
http://www.euroferia.net/archivo/2009/fr/presentacion.html
http://www.euroferia.net/archivo/2010/fr/presentacion.html
http://www.euroferia.net/archivo/2011/fr/presentacion.html
Je ne l'ai pas dit, mais j'ai triché. La première photo, celle de la famille, appartient à la Feria de 2007.

Écrit par : L'enfoiré | 04/06/2012

Intéressant. Je connaissais ce pauvre Evariste Galois pour en avoir quelque peu soupé dans mes études, avec plus ou moins de bonheur.

Le commentaire plus haut sur les problèmes complexes est aussi très intéressant car ils transforment plusieurs calculs en gageures (notamment les questions de modélisation 3D de l'ARN, mais pas que).

Sinon tout peut se résoudre parfois avec un souci d'inventivité et de changement de point de vue. Ainsi, utiliser dans une cellule les équations prévues pour les interactions entre les molécules d'un gaz n'a guère de sens avec 5 ou 6 exemplaires d'une enzyme précise qui sera minuscule et perdue dans le (proportionnellement) gigantesque noyaux...mais solidement fixée à son brin d'ADN. D'où le passage à des simulations 3D qui abandonnent certaines méthodes de calculs qui n'étaient en réalité, pas adaptée.

Mais pour les jeunes nuls en maths, je me demande si le problème vient d'une mauvaise maîtrise de la langue maternelle plutôt que de la boss des maths ?

Écrit par : Epeire | 05/06/2012

Bonjour Epeire alias Lachesis alias Cécile,
Merci pour cette visite avec la vision actuelle et fraichement construite en connaissance de cause.
La modélisation d'un problème en 3D, je l'ai aussi connue dans l'exploitation d'une entreprise.
Sérier les problèmes pour mieux les appréhender, pour les simplifier, fonction par fonction.
4 couches: La partie fonctionnelle (executive), la partie du client (business), la partie technique logicielle (software), la partie technique machine (infrastructure) en couches distinctes qui devaient fusionner harmonieusement en finale.
Projet de 3DVe http://en.wikipedia.org/wiki/3DVE
Les couches étant indépendantes l'une de l'autre, ce qui permet d'implanter sur n'importe quelle plateforme.

Bonne question au sujet des maths, la problématique de compréhension des mots en fait partie.

Écrit par : L'enfoiré | 06/06/2012

10 métiers qui ne peuvent pas (encore) être pris en charge par des robots

La technologie et l'automatisation rendent de plus en plus de métiers obsolètes, et ce n’est pas fini. Si vous voulez vous assurer que votre emploi ne sera pas bientôt menacé par un robot, vous pouvez choisir de travailler dans l’un des 10 métiers où l’intervention humaine demeurera cruciale. Le site The Fiscal Times fiscales dresse une liste de ces 10 secteurs :

1. Les énergies éolienne et solaire. Les matériels (éoliennes et panneaux solaires) seront eux-mêmes fabriqués par des robots, mais les installations sont toutes différentes, et devront donc être conçues individuellement. Pour installer ces matériels, il faudra des plombiers, des électriciens et des ouvriers employés à la construction.
2. Les help desks. Les services d'assistance des entreprises américaines, qui avaient massivement été délocalisés en Asie, commencent à être rapatriés aux Etats Unis. Avec la crise, les coûts de main-d'œuvre se sont réduits aux États-Unis, mais de plus, les sociétés ont réalisé que les accents étrangers des employés de leurs plateformes délocalisées pouvaient agacer leurs clients. Les logiciels d’intelligence artificielle, tels que Siri (celui qui équipe l’iPhone 4S) ne sont pas encore assez évolués pour être capables de prendre en charge toutes les situations qui peuvent se présenter.
3. La gestion de l’automatisation. Les robots auront toujours besoin de gestionnaires. Chaque ligne d’automates a besoin de personnes qui comprennent la nature des tâches que les robots doivent exécuter, et qui possèdent l'expertise nécessaire pour les calibrer, les entretenir et les réparer.
4. L'enseignement primaire et secondaire. L’enseignement n’est pas guidé par le profit, et les emplois ne pourraient pas facilement être automatisés. En revanche, l’enseignement supérieur est mis en péril par internet (cours en ligne).
5. Les think tanks sur l'environnement. Le changement climatique et les coûts croissants de l'énergie impliquent que de plus en plus de personnes seront nécessaires pour penser et concevoir des stratégies et des ressources pour aider les entreprises à réduire leur empreinte carbone.
6. La plus grande partie du secteur des soins de santé. Les médecins, les infirmières et les autres travailleurs du secteur de la santé qui travaillent directement au contact des patients sont pour l’instant à l’abri. Mais il existe tout de même des pans de ce secteur où une certaine automatisation pourra se produire, comme dans les pharmacies, les soins aux personnes âgées, la radiologie, et l’interprétation des scanners, déjà fortement externalisée en Inde.
7. Le secteur social. Les robots ne pourront pas vraiment s’imposer dans les domaines où le contact humain est essentiel, et où l'interaction avec des machines sera nettement inférieure. Ainsi, les services funéraires, les garderies, et les emplois de travailleurs sociaux devraient être épargnés.
8. Les médias. Les rédacteurs, journalistes et concepteurs de sites internet seront encore nécessaires pour alimenter l’internet à l’avenir, et seules les humains peuvent accomplir ces travaux. De même, la créativité humaine restera nécessaire à la télévision, dans les journaux et les magazines.
9. Les avocats, analystes financiers et autres professions reposant sur des expertises créatives. Tout travail qui exige plus qu'un simple raisonnement logique, un jugement de valeurs, par exemple, ne sera pas encore automatisable. Les tâches de routine peuvent être pris en charge par des robots, mais pas la pensée créative.
10. La politique. Un robot ne pourra probablement jamais être élu président des Etats Unis. Beaucoup de tâches bureaucratiques peuvent être automatisées, mais le travail de politicien ne pourra jamais l’être. Et même si les robots devenaient assez intelligents pour occuper le terrain de la politique, ils ne pourraient pas y avoir accès. Les politiciens actuels… ne leur permettraient jamais de prendre leur place !

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=hr&item=10-metiers-qui-ne-peuvent-pas-encore-etre-pris-en-charge-par-des-robots&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 26/06/2012

Des chercheurs complètent l'équation de la prise de tête des maths

Selon une étude récente du Département de psychologie de l’Université de Chicago, l’anxiété suscitée par la résolution d’un problème de math active les centres de la douleur dans le cerveau et provoque la migraine et les maux de tête.
Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs Sian Beilock et Ian Lyons ont étudié l’activité neuronale de 28 adultes, la moitié d’entre eux souffrant d’une anxiété avérée pour les mathématiques. Chacun des sondés a dû répondre à une série de questions autour du langage et des mathématiques et ce, pendant qu’ils subissaient une IRMF (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle). Des exercices sous formes de puzzle de mots, d'équations et de problèmes mathématiques étaient soumis aux participants.
Pour le groupe présentant une importante anxiété liée aux mathématiques, les résultats ont montré qu’au moment de résoudre les exercices, l’insula postérieure et le cortex cingulaire antérieur, impliqués dans le mécanisme de douleur, réagissaient de la même manière que si le sujet se brûlait la main sur un poêle. L’insula s’active quand le corps fait l’expérience de la douleur ou fait face à une menace physique. Le cerveau des membres du groupe normal ne présentait une telle activité.
« Les maths sont difficiles, et pour ceux qui ont un niveau élevé d’anxiété par rapport à la matière, les maths peuvent rapidement être associés à la tension et à la peur », souligne encore l’étude publié dans la revue scientifique PLos One.
Le coauteur de l’étude, Ian Lyons, a expliqué que « ce n’était pas l’exercice mathématique qui causait la douleur, mais l’anticipation de l’événement ». Toutefois, « il ne se s’agit que d’une interprétation psychologique ». « Les mathématiques ne sont que des chiffres sur du papier et sont inoffensifs en soi ».
Enfin, les chercheurs estiment que « l’anxiété liée aux maths est réelle et qu’elle devrait être traitée comme n’importe quelle autre phobie comme, par exemple, le vertige ou d’autres types d’angoisses ». Enfin, les personnes souffrant de cette anxiété ont l’habitude de choisir une carrière éloignée des mathématiques, ajoutent-t-ils.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=des-chercheurs-completent-lequation-de-la-prise-de-tete-des-maths&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 08/12/2012

Le zéro... Nombre pair ou impair au aucun des deux ?

Pour les mathématiciens, la réponse est simple : le zéro est un nombre pair. Toutefois, beaucoup de personnes doutent encore. Selon James Grime, auteur du Projet Mathématique du Millénium de l’Université de Cambridge, les études menées durant les années 90 ont montré que 10% de la population est plus lente lorsqu’il s’agit de déterminer si zéro est pair ou impair. Chez les enfants, ce choix résulte encore plus difficile. « En 1990, 50% d’entre eux pensait que zéro était pair, 20% qu’il était impair et 30% ni l’un ni l’autre ou les deux à la fois ou ils ne savaient tout simplement pas ».
Pourquoi, mathématiquement, le zéro est-il un nombre pair ?
Un nombre est pair si c'est un multiple entier de 2. Zéro est un multiple entier de 2, car 0 × 2 = 0, donc 0 est pair. Par ailleurs, une autre preuve est que le zéro possède de chaque côté deux nombres impairs : -1 et +1. Il existe d’ailleurs une théorie selon laquelle le zéro serait le nombre pair par excellence car même s’il est dupliqué, il peut encore être divisé par deux infiniment et le résultat est constamment zéro. Mais il n’y pas que le public qui éprouve certaines difficultés à classer le zéro parmi les pairs ou impairs.
Les mathématiciens ont mis également un certain temps à se décider. Les Babyloniens et les Grecs utilisaient le zéro pour différencier les nombres selon leur importance comme, par exemple, 26 et 206. Au 18ème siècle, le mathématicien italien Fibonacci a été le premier à avoir popularisé les chiffres arabes, ceux que nous utilisons aujourd’hui. On considérait que du 1 au 9, il s’agissait de nombres et que le zéro était un signe. Le zéro n’était rien. Ce n’est qu’en 1600 que le zéro a fait son entrée dans le classement des nombres pairs et ce, après maintes polémiques, conclut Grime. Ainsi, Michael Bloomberg avait raison de l’associer avec les chiffres pairs.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=le-zero-nombre-pair-ou-impair&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 08/12/2012

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