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27/05/2012

Entracte et anecdotes

Qu'entend-on, chez nous, durant l'entracte : "Chocolats glacés. Pralines glacées. Esquimaux.". Rien de nécessairement bon pour la santé, mais cela temporise le stress que le film avait des tendances à souscrire. Aujourd'hui à Bruxelles, je crois que, vu la température, ce sera même en dehors des salles de cinéma. Pourquoi, je vous parle de ceci? Parce qu'il n'y pas eu un film mais, il y a eu un stress et une pugnacité dans les commentaires à la suite du dernier article "Le rêve américain vit-il encore?". Chaque bord se réfugiant derrière ses propres visions, de ses propres convictions et de ce que peut ou ne peut pas être ou faire un monde. Alors, il faut sortir des clichés et même extraire les vérités. Rien ne vaut les anecdotes pour y arriver et peut être sortir les diversions par une digression...

0.jpgQuand j'ai écrit l'article qui précède sur les États-Unis, connaissant ceux qui ont l'habitude de venir lire ou commenter les articles, je savais qu'ils allaient bondir sur l'os à ronger.

Sujet passionnel s'il en est. Donc tout était programmé, le sujet et la date de la parution comme on va le voir ici, plus loin.

Je me suis armé de beaucoup de précautions, ai regardé quelques vidéos très explicites, ai questionné ceux qui ont connu dans une autre vie le passage de l'autre côté de l'Atlantique. Il n'y a pas qu'un océan qui nous sépare, il y a aussi le côté "image", "snapshot" si pas "préjugé", de "on dit".


Qu'on ne prenne pas mal, ce que je vais dire ou ai-je déjà dit. Je vais comme ceux qui ont participé "jouer à l'hypocrite" sans prendre vraiment ouvertement position. Cela me rappellera une autre vie active pendant laquelle l’hypocrisie était obligatoire sinon fortement conseillée.

Des mails en commun en parallèle et après, me sont arrivés. Réconcilier l’inconciliable? Un problème de quadrature du cercle.

Une question très générale m'est même parvenue "Les allochtones ont des droits et les autochtones des devoirs". J'y ai répondu comme il se doit. Mais cela nous enverrait trop loin d'aller plus avant dans cette réponse.

Pourquoi y a-t-il encore beaucoup d'Européens qui font le pas et vont en Amérique, le pays de Satan?

Je répète, je veux faire digression.

La musique adoucit les mœurs et le sport les fait oublier.

L'actualité bruxelloise m'en donne l'occasion pendant ce weekend. En dehors, du côté "musique" il y a eu le Concours de l'Eurovision, mais par ici, ce fut le "Jazz Marathon" et la finale du Concours Reine Elisabeth violon pour les mélomanes de musique classique.

Du côté "sport", ce furent les joggeurs à l'honneur dans les "20 kilomètres de Bruxelles". Cette fois, contrairement aux années précédentes, je n'ai pas suivi, à vélo, la course. Je suis resté au Cinquantenaire, au départ qui était aussi l'arrivée, à observer les gens, les attractions et tout ce qui tourne autour d'une organisation comme celle-là.

 

Tout cela en images, c'est ici, en un clic

Même dans ces derniers cas, l'esprit de compétition est bien présent.

Rien ne sert de faire de la musique ou du sport pour le plaisir, il faut toujours quelque part gagner avec la médaille au cou ou perdre et passer son tour. Comparer les chronos.

Entrer en compétition avec soi-même n'est-il pas assez gratifiant? Faut-il la maladie pour arriver à y penser et passer aux grandes manœuvres de sauvetage? Un lauréat du Reine Elisabeth avait la bonne idée de dire que le concours était comme un entracte et que dès le lendemain, il fallait retravailler son violon. Et cela réconcilie avec les réalités.

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Mais, je promettais aussi des "anecdotes à l'américaine".

Les miennes datent entre 30 et près de 20 ans d'ici. Les choses peuvent avoir évoluées même si les racines sont toujours là selon ce que j'en entends. 

Il faut savoir aussi que j'ai travaillé avec eux pendant 30 ans. C'est dire que je ne suis pas tout à fait idiot sur leur moyens de "persuasion", la main sur le cœur, pardon sur le portefeuille. Tout se monnaie aux States.

Arriver, une première fois, sur le sol américain, par la voie aérienne évidemment, c'est arriver à la douane et se voir condamné à répondre à une série de questions de plus en plus sensibles et parfois étonnantes. Je plains ceux qui n'ont pas une connaissance suffisante de l'anglais. Toutes les questions ont pourtant été demandées et répondues dans un questionnaire multilingue, mais encore faut-il faire le rapprochement entre langage écrit et parlé, ce qui est loin d'être le cas dans cette langue.

Une matrone noire me demande:

-Have you fruits with you?

Si la réponse est oui, il s'agira de les manger ou de les jeter avant de passer la barre pour pénétrer du transit, sur le sol américain. Si la réponse est "yes" quand il faut dire "no", c'est la sécurité qui, ensuite, est mise à l'épreuve des sacs. On dépiaute. On semble demander quelqu'un à son chef de passer tout au peigne fin...

Je vous parle d'un temps bien avant les attentats de 2001. La souplesse était encore relativement de mise, mais la première ségrégation "UK or Not UK" précédait la mention "UE or not UE".

Je ne sais pas mais cela me rappelle "To be or not to be, thats' the question".

Première anecdote à l'arrivée à l’hôtel à Miami.

Les hôtels les mieux cotés ont des noms français.

Les bagages à monter dans les chambres au sortir du taxi. Pas de problème, tout est pris en charge et se retrouvera dans les chambres.

Dans celle-ci, "the person in charge" vient chercher sa "participation aux frais".

En Européen, vu le travail, le reflex est de donner un dollar. Mal lui, en prend.

- That's not for me... It's at least one dollar by luggage.

Premier étonnement. Payer et vous serez considéré, se dit-on. Un rapide calcul, on ramasse, on sous-pèse et puis le visiteur s'en va. Une demi heure après, surprise:

- I bring your money back. Everything was included.

- Thank you.

Nouvelle Surprise. C'est vrai, les "All inclusive" n'étaient pas encore artifices de calcul des pompom-girls de la farce.

Deuxième anecdote, pendant la visite du Cypress Garden, pendant lesquelles il y a des spectacles de ski nautique. Endroit délicieux avec un décor et un parc où on se sentirait retrouver la période de 'Autant en emporte le vent". 0.jpg

Une tribune pour les "normal people" et une autre "For the photographs".

Je choisis le "Photograph minded way" pour expérimenter mon dernier caillou à longue vue.

Là, tout va aller tout seul.

Pendant les réalisations artistiques du show, tout est dit dans le micro.

L'exposition, la vitesse d'obturation, le moment de la prise de vue, cela en fonction de l'Ektachorme, Kodakchrome, suivi par le fatidique:

- And now shoot. (maintenant, tirez)

0.jpgA l'époque, le clic des appareils ne se réglait pas et on pouvait presque entendre un clic commun pour prendre la photo unique.

-You missed the photo. Don't panic. They are coming back. 

J'oubliais la photo numérique, le GPS, le GSM n'existaient pas.

Et le cycle recommençait.

Troisième anecdote. Los Angeles, 09:00 du matin. Pourquoi pas un petit jogging pour se mettre en appétit? A peine, un kilomètre qu'une voiture de police suit mon mouvement avec inquiétude avant de se rendre compte qu'il doit s'agir un "fou de touriste", qui ne connaît pas les endroits réservés pour se genre d'exercice.

Quatrième anecdote, 0.jpgune question comment passer de 45°C et se retrouver en dessous de 0°C et avoir de la neige? Réponse, quitter Phoenix, où l'on mange du crotale au clair de lune et monter à Sequoia Park. Tout a été prévu même les parkas jaunes qui partirons au plus offrant. Les "rangers" vérifient si les chaînes sont bien présentes pour les pneumatiques.

Cinquième anecdote, se lever à 05:00 pour voir le lever de soleil sur le Grand Canyon. Oui, d'accord, mais vaut mieux ne pas souffrir de vertige. Quant à le survoler en hélicoptère, mieux vaut ne pas avoir déjeuner avant. Le survol du Gran Canyon en hélicoptère. Premier essai dans ce moyen de transport, pour moi qui ai le vertige. Très différent de l'avion. Au dessus du canyon, les vents sont forts et les trous d'air ne sont pas rares.

Sixième anecdote, le manque d'histoire que les Américains ont à transmettre dans leur patrimoine. Ce qui fait que tout à une importance démesurée et donnerait de la nostalgie. Il y a la ville de Floride, Saint Augustine, véritable symbole des premiers moments de ce pays. Certaines routes mythiques comme la route 66, droite à perte de vue, qui traverse le pays de Los Angeles à Chicago sur 3840 kms. Une route sur laquelle l'Américain essaye de se raccrocher à son passé, sur laquelle on s'arrête à une station service qui devient un musée avec Steinbeck comme fil rouge. Une station resto-routier où le plat du jour est traditionnellement un burger et des french fries. Sur laquelle, on trouve des noms de villes d'ailleurs comme Bagdad qui fait penser immédiatement au film "Bagdad café" avec sa chanson. Une route qui traverse des réserves indiennes. Une route sur laquelle, 90% des "passants" sont étrangers, mais qu'un guide ne manquera pas de vous rappeler à quel croisement précis où James Dean s'est tué à bord de son bolide. Tout est figé dans un temps qui ne bouge que quand la nostalgie s'étiole de vieillesse.

Septième anecdote: Manger du serpent dans le désert. Faire gaffe où on met les pieds pour ne pas se retrouver plein d'épines dans les chaussures ou pire dans la peau. Elles traversent tout.

Huitième anecdote: Faire un pari et s'y tenir. Visiter les machines à sous et ne pas y dépenser un dollar. Voilà qui est plus difficile à faire qu'à dire.

Neuvième anecdote: Comment ne pas parler de Walt Disney? Il est le rêve américain dans toute la splendeur du rêve. Le rêve à l'état natif qui oublie les réalités de la vie. Disney World et ses quartiers qui présententen les mélangeant le passé et le futur.

Les Américains sont et restent des enfants qui ont grandi pour devenir parfois des géants et souvent des nains qui ne connaissent que leur pays. 

Quel est l'avantage de partir en groupe avec guide?

Ne rien rater par où on passe. Tout est historique puisque l'histoire américaine n'a qu'une courte histoire. Passer de Saint Augustine considérée comme le lieu d'accostage du premier explorateur conquistadorJuan Ponce de León à Cap Canaveral, c'est passé l'histoire en raccourci.

Vous saurez où James Dean s'est tué en voiture, où tel film a été tourné, j'en passe et des meilleurs.

Le désavantage, tout est minuté. Un arrêt supplémentaire n'est pas permis, ni un élargissement d'une visite.

N'oublions pas qu'il y a 9 heures de décalage horaire avec nos pays. Ce qui veut dire qu'il faut s'y adapter et qu'en plus, pour téléphoner, faudra pas appeler en pleine nuit en Europe.

 

Un Américain a la nostalgie et les souvenirs qu'il peut seulement avoir et il la fait rêver, réveillées, avec de multiples détails à ses visiteurs ou touristes. Si vous voulez-voir un cimetière d'avions, un champ d'éoliennes, pas de problèmes, on a cela en stock en Californie.  

Dans "Amérique, faux rêves et vraies réalités", il était question d'une exposition qui disait "L'Amérique, c'est aussi notre histoire". Des Wallons, il y en a le plus dans le Wisconsin. Des villes avec noms tels que Namur et Luxembourg, s'y trouvent. C'est en 1850, qu'ils sont arrivés, attiré par une publicité qu'on avait fait sur cette partie des USA. Rien ne leur avaient été épargné. Des prix exorbitants, une pauvreté qui avait été secourue par les Indiens. Ils sont aujourd'hui 100% Américains mais c'est la communauté qui a le mieux perduré leur origine wallonne.     

J'ai beaucoup d'autres anecdotes, mais je ne vais pas vous monopoliser votre journée. Les Américains sont de grands enfants avec des idées qui germent quand on s'y attend le moins,  pour réinventer leur futur. Parfois bien plus accueillants que dans nos pays européens, mais ils vous oublieront dans la minute qui suit.

"Combien" le nouveau livre de l'américain, Douglas Kennedy disait que "L'argent nous définit" en préface.

Mon boulanger était dans la marine dans une première vie avant de se reconvertir dans la fabrication de pain, m'en a raconter d'autres, lui qui a fait le tour du monde plus d'une fois, à une époque où un blanc ne pouvait aller boire un verre dans un bistrot réservé aux noirs sans que la police ne vienne lui demander de déguerpir.

Le temps de Martin Luther King, probablement.

Effacé par l'arrivée d'Obama?

Non, pas vraiment, en profondeur, puisque justement c'est son élection qui a fait monter la consommation des armes malgré lui.

Il se rappelait avoir eu l'occasion de  parler avec des Américains qui parlaient français avec un terrible accent. Auquel j'ai ajouté, que dans un jacuzi, on fait très vite connaissance quand on entend parler en français. Comme quoi... rien n'était perdu à l'époque. Notre dialogue s'était terminé en me disant que quand il serait retraité, il irait en vacances avec son épouse aux States, sans me préciser où, parce que les States, c'est grand...

Je répète ma conclusion de l'article précédent "Comme avant, la question semble rester "And the winner is?", que cela ne m'étonnerait pas vu les nouvelles poussées identitaires du chacun pour soi aux États-Unis et ailleurs."

Bon weekend de Pentecôte (du grec ancien ἡμέρα πεντεκοστή / pentếkosta, « cinquantième jour»)

Rappel: "Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer." Actes 2:1-4

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Entracte : vide les baignoires, remplit les lavabos. », Tristan Bernard
  • « Si le monde entier est une scène et si nous ne sommes que les comédiens, à quand, diable, l’entracte ? », Anonyme
  • « La vie : une course contre la mort... Le meilleur ne gagne pas. », Henri Jeanson



Mise à jour 16 août 2013: Dans la grande surface où j'ai l'habitude d'aller faire les courses, une jeune serveuse rêve déjà. Elle part en Floride en septembre. Elle décompte les jours, plus que deux semaines...
Alors qu'on me dise que le rêve américain n'existe plus, je ne le croirais pas.

Commentaires

Pour moi c'est déjà oublié, j'ai des convictions et des arguments que je fais valoir de façon argumentée et assez claire.
Je sais changer mon fusil d’épaule quand on arrive à me convaincre par la logique ou par des arguments incontestables.
Je ne parle pas de subjectivité et j'évite l'agressivité qui dans le cas qui nous préoccupait aurait été on ne peut plus facile quand on connait ma passion de l'histoire.
Je suis resté on ne peut plus modéré pour qui me connait depuis aussi longtemps que toi …
Je n'ai fait qu'effleurer le sujet, donc les susceptibilités se seraient fait suicide si j'avais sorti toute la panoplie : Chiffres + faits historiques + culture + politique locale et internationale etc ….

Je veut bien « faire le gentil » mais il ne faut pas non plus me demander de devenir un Bisounours.
« Les pommiers donnent des pommes, les cerisiers donnent des cerises. Pourquoi voudriez-vous demander aux pommiers de donner des cerises et aux cerisiers de donner des pommes, ils ne le peuvent tout simplement pas. »

Sun Tzu
(pseudonyme adapté)

Écrit par : Sun Tzu | 27/05/2012

C'est exactement, ce que j'espère de toi.
Si tu vas lire le billet http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/qui-se-cache-derriere-la-bloggeuse-117085#forum3356560
tu verras qu'il en a qui ne comprennent pas
L'enfoiré (qui a bien choisi son pseudo)

Écrit par : L'enfoiré | 27/05/2012

Mais même pendant l'entracte, il y a ceux qui profite des aubaines:

La STIB profite des 20 km pour distribuer des amendes

Les contrôleurs de la STIB étaient présents en masse à Montgomery et Merode dès 9h du matin. Le mot d’ordre du jour : contrôler un maximum de personnes.
Chaque année, la STIB a un accord avec les 20km : les personnes portant un dossard sont exemptes de tickets de transports. Les participants pouvaient donc courir léger, sans devoir s’alourdir avec portefeuilles et papiers. La STIB était dédommagée par les organisateurs des 20km et n’effectuait pas de contrôle lors de l’événement. Cette année, l’accord n’a pas été maintenu mais la STIB s’est bien gardée de prévenir les participants. Allant même jusqu’à placer un maximum de contrôleurs.
En début d’après-midi, le député-bourgmestre d’Etterbeek, Vincent De Wolf a reçu un grand nombre de plaintes venants des participants. « Certains participants se sont indignés et ont fait savoir leur mécontentement aux contrôleurs. Ceux-ci leur ont répondu qu’on leur avait demandé de contrôler à ces stations car il y aurait beaucoup de monde aujourd’hui », explique-t-il.
Ces contrôles à grande échelle choquent le bourgmestre qui a dénoncé ces pratiques. « C’est un véritable scandale et totalement contraire à une société de service public. C’est inacceptable ! »
Les 20km ont beau avoir été avancés à cause de la chaleur, de nombreux coureurs ont souffert de malaises ou de blessures. Ce qui a donné lieu à un grand nombre d’interventions de la Croix-Rouge. Ces participants n’ont pas pu finir la course et ont dû prendre le métro pour rejoindre l’arrivée des 20km. Les contrôleurs de la STIB les attendaient à Montgomery et à Merode pour leur administrer des amendes de 100 euros. « Cette opération vient très regrettablement ternir l’image des 20km et de la Région de Bruxelles-Capitale qui accueille, aujourd’hui, des coureurs venus des quatre coins du pays », a déploré Vincent De Wolf. « Les 20km sont une activité régionale. Les communes mettent à disposition un grand nombre de moyens pour l’organisation de cette activité sportive. Prendre les participants en otage est complètement idiot ! »
Le chef du groupe MR au parlement bruxellois prendra contact en fin de journée avec Brigitte Grouwels afin de demander l’annulation des amendes dressées à l’égard des coureurs.

http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2012-05-27/la-stib-profite-des-20-km-pour-distribuer-des-amendes-918305.php

Écrit par : L'enfoiré | 27/05/2012

Pour participer "on paye" !
Je pense qu'il y a des chances pour que les négociations entre STIB et organisateurs se soient éternisé jusqu'à la veille de la course; trop tard !
Ce que j'aimerai savoir c'est : A quel moment les organisateurs savaient que l'accord avec la STIB ne se ferait pas; Est-ce que les réservations étaient déjà faites ?

Selon la réponse les organisateurs seraient certains de ne pas me revoir l'année suivante, l'information et la sécurité étant le minima qu'ils puissent offrir à un coureur.
Soyons cash : Les coureurs de semi se foutent complètement des spectateurs, de la fête et de tout ce qui est périphérique.
Ce qui leur importe c'est de passer une bonne journée à "se tirer dessus", s'auto-évaluer, se gérer, le tout sur un parcours correctement balisé avec un service médical correct.

Le gros de cette concentration c'est du commerce qui peut se faire grâce aux participants.
Les organisateurs auraient-ils "sacrifié" leur outil de production ?
La réponse l'année prochaine !

Je sais le nombre d'heures d'entraînement que représente un semi : 1H30 d'entraînement 5 jours par semaine pendant 4 mois au minimum...
Passer une information demande bien moins d'efforts !
Ils ne savent pas que le coureur de fond est capable de fournir un effort mesuré et déterminé sur la durée ? Ils n'ont pas peur ?
;-)

Écrit par : Sun Tzu | 27/05/2012

Cela ne manque pas de piquant. :-)
La porte-parole de la STIB essayait de s'expliquer, que l'on a monté l'histoire en épingle, que la ville aurait dû prévoir ce problème et qu'il n'y avait qu'une centaine de personnes qui avaient été "victime" de l'obligation de payer 100 euros.
M'inscrire dans cette course?
Nenni, solitaire, je n'aime pas les parcours imposés.

Écrit par : L'enfoiré | 27/05/2012

Nous sommes donc au temps des anecdotes. Voyons comment peut naître les mythes en fonction de l'histoire.
"Connaissance du Monde" en France ou "Exploration du Monde" en Belgique. Des conférenciers et des films sur tous les pays du monde et entre autre l'Amérique.
Je suis retourné sur les bouquins de l'époque.
25 octobre 1959, Marcel Isy-Schwart et un livre "Incroyable Amérique" dans lequel il se proposait déjà de redécouvrir les États-Unis. Et les anecdotes arrivent.
New York, recherche d'un voiture d'occasion pour 200 ou 300 dollars. Pas jolie, mais ça roule.Cinq dollars d’acompte suffisent parfois. Encourager à prendre la route au mieux grâce à la concurrence. Time is money. Carte d'essence immatriculée, sorte de carte d'identité et la route du Far West commence. Connaissance d'anglais modestes. Autoroutes qui se croisent et qui font perdre le nord. Des lignes blanches à suivre. Les routes faites pour la vitesse. Un millier de milles dans la journée. Vitesse réglementée mais variant suivant les Etats. (60 ou 70 milles avec tolérance de 10%). Bons conducteurs et courtois au volant les Américains et des femmes qui dépassent à à 85-90 milles qui tiennent négligemment le volant de la main droite.
A part de rares exceptions, toutes les villes se ressemblent, se présentent sous un aspect identique. Motels, cinéma en plein air au volant de la voiture, pompistes.
Le désert et des routes toutes droites, des mirages après Vegas. Welcome in Los Angeles (1168 km2), 90 kms pour la traverser. Sunset Boulevard, le plus long du monde. Seaquarium de Marineland à 60km d'Hollywood. Disneyland au bénéfice des petits et des grands.
Une infraction pour le non respect d'un panneau et le risque de se retrouver devant un juge pour une amende de 5 dollars. Une révélation de venir de France et c'est l'acclamation.
Le Texas, deux jours pour le traverser. les Marseillais des States. qui se considère comme un Etat dans l'Etat.
56% des réserves pétrolières. 120.000 puits de pétrole. Dix-huit francs au litre.
La Louisiane, New Orléans, le paradis du jazz.
La Floride, les vacances pour millionnaires.
Il dit en fin, que nous vivons une période extraordinairement passionnante, en plein progrès mais toujours content de retourner en France avec ses qualités de courtoisie et d'hospitalité qui firent longtemps de la france la nation la plus civilisée.

Nous étions en 1959.

Écrit par : L'enfoiré | 28/05/2012

Deuxième épisode.
Guy Thomas avec le livre "Ô Californie".
Février 1976.
Pas l'intention d'être sérieux. La Californie, c'est le futur toujours passé, un temps inconnu dans notre vieille Europe.
De la science-fiction réelle qui prend de la vitesse "le fraîchement débarqué"., le maelströem de la remise en question perpétuelle. qui donne le mal du temps, une nausée dont on ne guérit pas. Une tempête à démâter les lieux communs, une bouée nommée humour.
S'en suivent des titres qui parlent Berkeley, de la Death Valley comme jardin des supplices, de L.A. comme tentaculaire, de Holywood comme la mort d'un rêve, de Beverly Hills...

Rêves et réalités mixés.

Écrit par : L'enfoiré | 28/05/2012

-« Les hôtels les mieux cotés ont des noms français. »
Fais attention on va te prendre pour un Français prétentieux avec de pareilles révélations… Il ne manquerai plus que tu dise que la statue de la Liberté est Français et là on aura un incident diplomatique. (sourire)

-« Troisième anecdote. »
Là tu es injuste avec le pays de la liberté. (sic)

-« à une époque où un blanc ne pouvait aller boire un verre dans un bistrot réservé aux noirs sans que la police ne vienne lui demander de déguerpir. »
La fin de la ségrégation raciale supposée date de 1969, la fin réelle de la ségrégation raciale date de 15 ans plus tard. (L’étudiant étranger. Philippe Labro… qui n’est pas réputé pour être un dangereux gauchiste)

Bien joué pour les références religieuses, il y a 2000 ans c’était de la science fiction que se comprendre…
En 2012 c’est toujours de la science fiction, nous réalisons que savoir parler une langue et la comprendre c’est une chose mais que l’éducation, la culture, l’information, les usages et coutumes sont un obstacle encore plus important que le langage.
Le « non dit » compte souvent autant voire plus que « le dit ».

Écrit par : Sun Tzu | 28/05/2012

Au sujet des noms d'hôtels, cela m'avait frappé.
Je crois que le mien c'était "Carillon", mais il n'existe plus.
Puis il y avait le Fontainebleau très connu
http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g34439-d85177-Reviews-Fontainebleau_Miami_Beach-Miami_Beach_Florida.html
où il y a eu beaucoup de films qui ont été tourné et il existe apparemment toujours.

Pays de la liberté, mais surveillée. Les radars sur autoroute, je n'ai pas connu. Mais derrière chaque panneau publicitaire, un flic pouvait se cacher.
Les films américains ne se sont pas trompés sur ce sujet. L'anecdote d'Schward au sujet des femmes au volant était amusante. Ce qui était plus effrayant c'était les camions énormes sur les routes comme dans la film "Duel"
http://en.wikipedia.org/wiki/Duel_%281971_film%29

La haine raciale est en recrudescence en période de crise. L'Europe et les extrêmes droites qui poussent un partout ne sont que les sommets des icebergs.

Ce que j'ai voulu démontré par ces anecdotes et remonter aussi loin, c'est les fantasmes ont une origine, une apogée et une sérieuse remise en question un jour ou l'autre. Usure du pouvoir ou usure des suffixes "-isme" comme je l'ai dit en parallèle sur le billet de AV au sujet de Cuba. Là, non plus on n'est pas sorti de l'auberge espagnole. :-)

Écrit par : L'enfoiré | 28/05/2012

Mon cher Guy

Dans le merveilleux monde des citations, il y a celle-ci, signée Noam Chomsky : Les États-Unis est le pays des quatre vingt pour cent de la population qui croit que la Bible fut écrite par Dieu. Près de la moitié pense que chaque mot est littéralement vrai. Ainsi, le parti républicain doit faire appel à cela — et à la population nativiste, ainsi qu’aux personnes qui ont peur, telles qu’elles ont toujours été... C’est une population très apeurée, et qui plus est maintenant, avec la reconnaissance que le peuple blanc devienne une minorité très bientôt : « ils nous ont arraché notre pays ». Tels sont les républicains. Il n’existe pas de républicains plus modérés.

Pierre R.

Écrit par : Pierre R. Chantelois | 29/05/2012

Cher Pierre,
Merci pour cette belle et très juste citation.

Écrit par : L'enfoiré | 29/05/2012

Le Golden Gate vient de fêté ses 75 ans (28/5/1937). Le plus haut pont suspendu avec ses 67 mètres de haut. 42 millions de personnes l'ont traversé en payant les 6 dollars.

Écrit par : L'enfoiré | 29/05/2012

Entracte était-il demandé, parce que les conflits d'intérêts deviennent notoires.
On ne sait plus où les choses mènent et il faut parfois resserrer les boulons ou, au contraire, les défaire.

Valérie Trierweiler, la “première journaliste de France”
Publié le 5 juin 2012 par Charline Vanhoenacker
La normalité commence sérieusement à m’enquiquiner et à m’inquiéter. Parce que, non, je ne trouve pas « normal » que Valérie Trierweiler demeure journaliste pendant le mandat de François Hollande, avec la complicité d’un magazine à grand tirage tel que « Paris-Match. » Je trouve même cela inacceptable, et je m’étonne que nous soyons si peu nombreux à en faire un flan. Sans doute parce qu’en France, ce type de position radicale sur le métier passe pour de l’intégrisme professionnel. Les esprits indépendants trouvent cette situation tout au plus « surréaliste », ce qui a doublement le don de m’énerver, en tant que Belge, pour l’emploi inapproprié d’un terme qui nous est cher.
Je reconnais volontiers le déchirement que peut représenter l’empêchement de se livrer à sa vocation. Et je suis lassée de constater que c’est systématiquement la femme qui doit remettre en cause sa carrière, pour ne pas faire ombrage à son compagnon. Mais que la « première dame » , ou « first girlfriend » , soit toujours caractérisée « journaliste », je trouve cela contraire aux valeurs de ma profession.
Car voici donc une journaliste, embarquée dans l’intimité du pouvoir (ses rouages, ses voyages et dîners officiels, ses confidences, etc.), mais qui n’en dira mot. En quelque sorte, la journaliste la mieux informée de France sur la magistrature suprême pratiquera la rétention d’information permanente. Comment dès lors conserver le titre de « journaliste » , qui s’obtient en exerçant, en livrant l’info, en éclairant les points d’ombre ? Il existe donc en France une journaliste, dont tout le monde accepterait qu’elle taise l’information, qu’elle la retienne à tout prix ?
Ah pardon, elle n’est plus une journaliste « politique » mais « culturelle ». L’absolution ? Je trouverais contraire aux valeurs de mon métier qu’une journaliste « culturelle » soit en possession d’une information politique, et sous prétexte de sa case culturelle, ne dévoile pas cette information politique. J’ai été formée au journalisme en France, et l’on m’a appris qu’ « un journaliste doit s’intéresser à tout ». (Et en tant qu’étudiante belge en France, ça m’a coûté de m’intéresser au rugby.)
Alors, pour qu’elle reste dans l’activité, « Paris-Match » continue à salarier Valérie Trierweiler, pour deux ou trois critiques par mois. Imaginez la renommée nationale, voire internationale, d’un artiste pour lequel Valérie Trierweiler aura eu un « coup de cœur. » Car qu’il s’agisse d’une exagération de notre société ou pas, Valérie Trierweiler vient d’acquérir une identité nouvelle qui éclipse son patronyme : « Première dame de France » (locution qu’elle réprouve mais dont personne n’a encore trouvé de palliatif.) Bref, ce « Coup de cœur » aura le pouvoir de transformer le plomb en or (et l’artiste en « artiste de la cour. »)
Il est sans doute très dommage que la profession doive se séparer de l’un de ses talents le temps d’un mandat (ou plus). Il est encore plus dommageable que la profession se rende complice par son absence de réaction. Mais après tout, en France, la liste des entorses à l’indépendance du journalisme ne fait que s’allonger dans une relative indifférence qui confine à la normalité.
Les sommets ont été atteints lorsque Christine Ockrent a accédé à la tête de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), alors que son compagnon Bernard Kouchner occupait le ministère des Affaires étrangères. Le pouvoir de l’époque avait tenté de nous faire avaler que ce serait Matignon qui chapeauterait le holding.
Valérie Trierweiler doit avoir beaucoup d’amis dans la profession pour bénéficier d’un tel paravent contre l’indignation. D’ailleurs, c’est sans doute pour cela que la France a tardé à savoir qui était la compagne de François Hollande. En réalité, je me ficherais de savoir qui est la « Première dame », si elle n’était pas « journaliste ».
Elle craint que son statut (si toutefois c’en est un) lui donne un air « potiche. » Lorsqu’on la voit visiter le potager de Michèle Obama avec les épouses des leaders du G8, on se dit que c’est raté : elle a fait courge. Il y a pourtant d’autres activités en dehors du journalisme qui développent des valeurs similaires. Pour ne pas faire potiche, si Valérie Trierweiler mettait sa notoriété nouvelle au service d’une cause, ou exerçait un autre métier ? J’adorerais voir une « first girlfriend » travailler et gagner un salaire ! Son bagage de journaliste lui permettrait de prendre le contre-pied des épouses de présidents, qui prétendent aider l’Afrique en séjournant deux nuits dans un 4 étoiles de Ouagadougou.
Bref, s’il est déjà difficile pour François Hollande d’être un Président « normal », je pense qu’il est impossible que Valérie Trierweiler demeure journaliste.

blog.lesoir.be/parisbysoir/2012/06/05/valerie-trierweiler-la-premiere-journaliste-de-france/

Écrit par : L'enfoiré | 05/06/2012

Heureusement qu'il reste l'humour quand on ne parvient pas à faire "entracte"
http://www.rtbf.be/info/media/video_le-cafe-serre-de-thomas-gunzig-5-6-12?id=1734566&mediaset=rtbfinfo--matin-premiere&type=video

Écrit par : L'enfoiré | 05/06/2012

Une journée dans le tumulte de New York
http://videos.arte.tv/fr/videos/une_journee_dans_le_tumulte_de_new_york-6703168.html

L'acteur et scénariste britannique Griff Rhys Jones arpente la ville pendant vingt-quatre heures. Où l'on croise un homme chargé de hisser soixante-dix drapeaux américains chaque matin, des laveurs de carreaux suspendus aux gratte-ciel, des milliers de banlieusards à Grand Central Station, des ouvriers de la manufacture de piano Steinway, une chorale à Harlem...

Manhattan est une île. Plus de 15 millions de drapeaux américains sont fabriqués tous les ans. Des drapeaux partout.
On vient de partout et on s'y installe.
On y fait la grande bouffe dès le matin.
Mais on jette. Dans une vie, un américain laisse 600 x son poids en déchets.
Donc, il faut nettoyer et nettoyer encore.
50.000 tonnes d'ordures par jour.
4493 gratte-ciel. Le citoyen écrasé par de la pierre que les indiens peuvent regarder sans le vertige pour aller laver les carreaux.

Ambition et bataille d'ego et N-Y répond à tous les désirs.

Un hot dog à 2$, mais l'emplacement pour les vendre se paye 300.000$ par an.

Just to be afford, is mandatory...

Central Park pour 25 millions de personnes par an en récupération.

Toutes les cultures. 300.000 qui ont l'islam comme religion. Tolérance...

Hi, every body, for the Gospel and God in the background.

Broadway pour terminer la journée.
Le spectacle est sur scène mais aussi dans la rue.

Un tiers des habitants n'est pas né à N-Y.
Plus de mille mariages célébrés chaque weekend mais souvent entre homme et femme de même origine.
Un nouveau-né toutes les 4 minutes.
Centralisée la ville par son chauffage, sa chaufferie centrale et de conditionnement d'air qui alimente en chaleur ou en froid 100.000 foyers.

Une ville qui vit 24h sur 24.

Mais Sinatra chantait déjà tout cela
http://www.youtube.com/watch?v=aqlJl1LfDP4

ou Gainsbourg qui en découvre la hauteur
http://www.jukebo.fr/serge-gainsbourg/clip,new-york-usa,v8zss.html

Écrit par : L'enfoiré | 07/06/2012

Conseils pour faire face à la critique

La critique au travail peut être stressante pour vous et empoisonner votre existence même en dehors du travail. Il est pourtant possible de tourner cette situation négative pour la rendre positive et constructive, affirme Alison Green, auteur du blog « Ask a Manager ». Elle donne les 6 conseils suivants pour gérer les critiques :

1. Apprenez à écouter réellement quand un collègue ou un patron vous adresse une critique, et tenez-compte de ce qu’ils vous disent, même si vous n’avez pas une haute opinion de ces personnes. Vous pouvez utiliser des techniques d’écoute active : paraphraser ce que l’on vous dit pour confirmer que vous avez compris, et garder un contact oculaire pour montrer que vous êtes engagé.

2. Posez des questions. Tout type de critique peut être mal interprété. N'hésitez donc pas à demander pour éviter les malentendus. Poser des questions montre aussi que vous êtes à la recherche d’une solution et vous permet de mieux relativiser la critique. Demandez des exemples précis de ce qui s'est mal passé et demandez comment vous pouvez améliorer les choses.

3. Ne restez pas sur la défensive. Il est facile d’adopter une attitude défensive lorsqu’on est critiqué. Résistez à cette tentation, et donnez à vos collègues et à votre patron la possibilité de s’exprimer. Si vous êtes trop occupé à riposter avec votre argument de défense, vous risquez de rater les aspects pertinents de la critique.

4. Restez calme et rationnel, surtout si vous êtes dans un environnement professionnel, il est important de rester calme et rationnel. Gardez la colère pour plus tard. Très souvent, c’est plus la forme que le contenu qui déclenche la colère. Lorsque le contenu est présenté de façon constructif, la critique est plus facilement assimilée.

5. Vérifiez si la critique est justifiée. Même si la critique vous a été faite de façon choquante, elle peut être justifiée, et vous devez l’évaluer avant de la rejeter.

6. Réglez le problème, quelque soit la partie en faute. Lorsque votre patron et vos collègues constateront que vous êtes capable de bien gérer la critique et que vous êtes prêt à tenir compte de l’avis des autres pour vous améliorer et apprendre, ils vous adresseront plus facilement leurs avis et vous pourrez compter sur leurs critiques constructives comme une opportunité pour vous développer.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=hr&item=6-conseils-pour-faire-face-a-la-critique&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 27/06/2012

Qu'est-ce qu'être socialiste, de nos jours?

La France vient d’élire le premier président socialiste depuis 1988, tandis que la Belgique a son premier Premier ministre socialiste depuis 1974. Mais que signifie être socialiste de nos jours, se demande Steven Erlanger dans The Economist ?
Cette notion n’est plus aussi radicale qu’elle avait pu l’être au 19ème siècle, lorsqu’elle s’apparentait à un marxisme démocratique, et qu’elle prônait l’émancipation de la classe travailleuse et sa mutation en classe moyenne, la justice sociale et un système d’impôts progressifs. Ces choses sont devenues la norme dans nos sociétés, et même aux Etats Unis, on ne laisse plus les gens mourir dans la rue. De nos jours, ce socialisme idéologique est devenu sans objet, comme le remarque Joschka Fischer : « Le socialisme en tant que mouvement basé sur une idéologie n’est plus vital ».
Les thématiques socialistes sont traditionnellement revendiquées par les partis centristes : les syndicats, un Etat-providence généreux, la nationalisation plus ou moins poussée du système de santé, par exemple. Mais en réalité, c’est l’ensemble du spectre politique qui a intégré des idées socialistes, et comme l’explique Daniel Cohn-Bendit, un des leaders de la révolte de mai 1968 en France, le socialisme d’aujourd’hui se définit plus par contraste avec le néo-libéralisme, par un interventionnisme étatique plus poussé et une taxation plus importante des personnes les plus riches. « Le socialisme et la démocratie sociale d’aujourd’hui prônent une société avec plus de solidarité, plus de protection des gens, plus d’égalitarisme », précise-t-il.
Le philosophe français Bernard-Henri Lévy estime même que le socialisme français est mort, et qu’il se définit plus comme une alternative à l’ex-président Nicolas Sarkozy. Pour lui, le Socialisme évoque « le cauchemar de l’Union Soviétique, dont les dirigeants se disaient socialistes ». Il juge que les socialistes européens ressemblent finalement beaucoup aux démocrates américains. Ainsi, en France, il est difficile de voir des révolutionnaires dans les riches politiciens socialistes de la « Gauche Caviar », et même s’ils se donnent du « camarade » de temps en temps dans les réunions du parti, la plupart d’entre eux sont des personnalités de l’establishment français, qui ont étudié dans des écoles élitistes, comme l’ENA, à l’image de François Hollande.
L'Etat français représente 56,6% du PIB, il est l’un des plus gros du monde, et pour les socialistes français, le centralisme et l’interventionnisme étatiques sont cruciaux pour réguler l’économie et la stimuler. Le socialisme d’aujourd’hui pourrait donc finalement se résumer à une sorte de pragmatisme.

Source : http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=quest-ce-quetre-socialiste-de-nos-jours&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 03/07/2012

La maison la plus chère des Etats Unis vient d'être vendue

Copper Beech Farm, une propriété de Greenwich, dans l'état américain du Connecticut, vient d’être vendue pour 120 millions de dollars (85 millions d'euros), un record aux Etats-Unis pour un bien immobilier détenu par une seule famille.
La maison avait été mise en vente l’année dernière pour 190 millions de dollars (136 millions d'euros), ce qui avait été jugé excessif, beaucoup estimant qu’elle n’atteindrait pas les 100 millions de dollars.
Située sur la côte de Greenwich, elle offre une surface de 1250 mètres carrés et dispose de 12 chambres et 9 salles de bains. Il s’agit d’une maison construite dans un style inspiré de la Renaissance française. Elle comporte une salle à manger avec un plafond à caissons, une bibliothèque, un solarium, une cave à vin et 10 cheminées (on en trouve une dans la plupart des chambres). Une des ailes du manoir est réservée au personnel.
Le terrain qui l’entoure comprend deux îles, une plage longue d’environ 500 mètres, un court de tennis, une piscine avec jacuzzi. Elle offre une vue exceptionnelle sur l'océan Atlantique, selon une description de l’expert en immobilier de luxe Christie’s International Real Estate.
L'acheteur demeure inconnu, mais on sait qu’il est devenu le propriétaire de la propriété la plus chère de l'Amérique. Le précédent record datait de janvier 2013, lorsqu’un bien immobilier de la Silicon Valley (Californie) avait changé de mains pour 117,5 millions de dollars (84 millions) d'euros.
En Novembre 2012, un ranch avait été vendu pour 132,5 millions de dollars dans l'État du Montana, mais cette vente est enregistrée comme la vent d’un bien agricole, et non pas celle d’un bien résidentiel.

Source: http://www.express.be/money/?action=view&cat=wealthrepublic&item=la-maison-la-plus-chere-des-etats-unis-vient-detre-vendue&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 15/04/2014

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