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04/02/2017

Une femme entre Yolanda et Dalida

0.jpgNous sommes 30 ans après la disparition de Dalida.

Je n'ai pas l'habitude d'écrire des articles sur des peoples, mais tentons le coup.

La biographie officielle de Dalida serait "Mon frère, tu écriras mes mémoires" de Catherine Rihoit.

Le livre "Dalida, une vie brûlée" de Bernard Pasuito rouvre le bal avec le nouveau film "Dalida".

Un téléfilm diffusé en 2005 l'avait précédé.

0.jpgLa vie de Dalida est un roman qui mériterait une étude psychologique tellement sa vie a eu de rebondissements.

Sous le nom de Yolanda de son enfance, elle avait été un souffre-douleur à cause de son strabisme. Sous le nom de Dalida, elle rechercha une sorte de revanche. Droguée par la scène, droguée de l'amour dans un désir d'absolu, elle est restée incomprise par ses amants.

Sa vie est une fiction décorée de fausses paillettes qui cachait une fragilité fleur bleue sans résister aux troubles inhérents à toutes vies en couples. Ses chansons sont souvent calquées sur sa vie.

Ses 170 millions d'albums vendus sont loin et ne changent rien.

Alors, légende, icône ou mythe?

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29/10/2016

Le transhumanisme seulement pour vivre plus longtemps?

La Toussaint rappelle les souvenirs de ses parents et des connaissances, morts de vieillesse ou des suites d'une maladie. La peur de la mort  fait irruption et fait penser à l'éviter. Le magazine Hors Série de "La vie" a sorti "Bientôt immortels". Les films de science-fiction, souvent américains, ont tout imaginé pour rendre le transhumanisme et le rêve démiurgique de repousser le terme de la vie humaine.


0.jpg"Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l'usage des sciences et des techniques afin d'améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Il considère que le handicap, la souffrance, la maladie, le vieillissement ou la mort subie comme inutiles et indésirables auxquels les biotechnologies devraient pouvoir répondre", dit Wikipedia.

Je ne vais pas y ajouter une couche par cet article d'il y a deux ans, "Presque humain" et pourtant....

Hier, je lisais encore un autre article qui posait la question "Les robots seront-ils l'avenir ou le tombeau de l'Humanité?".  

 

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12/03/2016

Quand la pensée humaine s'intègre dans la machine

L'opposition entre deux visions différentes de la société avait engendré ce sketch "Le Chiffre contre la Lettre". Et si le "CONTRE" devenait "ET"? Cherchons une réponse adéquate par des soins intensifs pour l'un comme pour l'autre, avant qu'ils ne deviennent palliatifs. Le cantique se retrouverait ainsi dans le quantique. 

0.jpgDans un récent S&V, il était dit que:

"Nous pensons tous en quantique".

Toutes les propriétés quantiques y sont:

Nos états d'esprit se superposent.

Nos jugements interfèrent.

Nos pensées peuvent s'intriquer.

Nos perceptions oscillent quantiquement pour éclairer la psychologie humaine.

 J'avais plutôt l'impression que l'homme aimait les cantiques dans des actions musicales...   

... mais voilà que...

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27/02/2016

Lire et écrire, une forme de bonheur ?

Hier, je parlais des emplois et je disais que je reviendrais avec une solution. Le 21 février, je suis allé à la "Foire du Livre" de Bruxelles comme je le fais depuis plusieurs années. Son thème, "le bonheur" comme façon de changer d'humeur. 

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Le bonheur via la lecture de quoi ou de qui?

Personne ne le disait. 

Pas par la concurrence des libraires avec Amazon, d'Internet & Co.

Le bonheur via la lecture de quoi ou de qui? Personne ne le disait. 

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12/12/2015

Le Chiffre contre la Lettre

Les trois coups et le rideau s'ouvre sur les "Chevaliers du fiel à la belge", Pol et Fernand. L'épouse de Pol, Mieke, détachée de leur conflit, vaque à ses occupations ou regarde un film à la télévision.  

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- Salut Fernand. Une petite partie de poker?

- Salut Pol. Non, parlons un peu. J'ai un œuf à peler avec toi à bâtons rompus. 

- On s'est peut-être trop collé aux basques? Je te sers une Blanche pour arroser l’œuf?

- Oui, mais laisse la mousse et du citron. Elle sera nécessaire. 

- Ok. Raconte. Pourquoi fermes-tu les yeux?

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05/12/2015

Où en êtes-vous avec la mort?

Une question sinistre ou judicieuse? La mort, un tabou. Le magazine "Psychologies" en faisait son dossier en novembre avec ce titre. Comment intégrer la mort dans la vie pour celui qui sait qu'il est mortel? Comment devenir un souvenir pour ceux qui restent ? 

0.jpgPréambule:

Trois semaines après les attentats de Paris, c’est San Bernardino qui reconduit le même scénario. 

Une absence de peur de mourir pour préparer l'apocalypse et mourir en martyre, est-ce le prix à payer pour exister pour des djihadistes? 

Pour la famille des Abdeslam, un peu de boisson, beaucoup de fumette et peu de religion pour s'identifier et devenir ainsi kamikaze de Dieu. 

Nommer cela prend toutes les formules possibles dans l'incompréhension pour les autres comme une révolte nihiliste, l'incarnation d'une fracture générationnelle, la légitimation de la rage des jeunes sans espoir. Serait-ce une sorte de "sarcophagie"?

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11/11/2015

Birmanie ou Myanmar, est-ce vraiment l’ouverture à la démocratie ?

Préambule: Large victoire de Madame Aug San Suu Kyi qui est appelée "Papillon de Fer" par ses partisans et la Dame de Rangoon en Occident. Les dernières élections lui ont donné plus de 70% des suffrages. Elle a 70 ans, deux enfants en Angleterre. Son père qui s'est battu pour l'indépendance, a été tué en 1947 et sa mère a été ambassadrice en Inde. Des études dans les bonnes écoles de Oxford. Des idées qui suivent celles de Gandhi et de Martin Luther King. Elle a été maintenue chez elle, a fondé son parti LND (Ligue Nationale pour la Démocratie). Passive contre les indépendantistes kachins et les musulmans de Rohinga. Elle n'est pas exempte de polémiques ayant apporté son soutien à l'armée lors d'un défilé et soutenu l'entreprise Wanboo chinoise qui exploite le cuivre. Un nouveau président devra être élu en mars 2016.  

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10/10/2015

Croire et ne pas être

Le magazine "Psychologies" N°354 de septembre avait quelques articles qui s'imbriquaient "Je manque de répartie", "La dynamique de groupe" et "L'éducation positive". Comme j'ai certaines similitudes de pensées avec Frédéric Beigbeider qui était en tête, je reprendrai quelques réparties du chapitre qui le concernait dans son livre "Conversation d'un enfant du siècle" (p 294) dans lequel il s'invitait lui-même à déjeuner. L'émission "Thé ou Café" de Catherine Ceylac m'a donné l'idée de construire ce billet sur le même canevas pour répondre à quelqu'un. 

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- Bonjour, L'enfoiré, "Croire et ne pas être", c'est un titre quelque peu bizarre. Je connais la phrase célèbre de Shakespeare "Etre ou ne pas être" mais pas celle-là.

- Dans le magazine "Psychologies" que je lis souvent au petit bonheur la chance, il y avait un article "Je manque de répartie".

Une première réplique disait "Je suis victime de mon éducation. Il existe des familles où l'on se vanne en permanence, juste pour le plaisir du verbe et d'autres, où l'on ne parle jamais de ce qui fâche, où le respect de l'autre confine à la soumission".

 

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09/08/2015

Changer tout

Un besoin de changement et d'évoluer, une personne sur deux y pense un jour mais une sur trois est prête à le faire en adéquation avec ses projets et ses rêves.

0.jpgJe reviens à la scène parodique que j'ai fait jouer entre Olivier de Kersauson et Nicolas Bedos.

C'était un sketch artificiel, imaginatif. Rien d'autre.

J'ai dû sortir de moi-même pour l'écrire comme antithèse. Si je n'aimais pas les changements, je n'aurais pas choisi la profession qui fut mienne pendant quarante ans.

J'avais choisi de placer Olivier de Kersauzon en opposition avec ce qu'il faisait et ce à quoi il voulait destiner sa vie d'entrée de jeu: "devenir marin et naviguer".

 

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19/07/2015

Le monde comme il me parlerait si j'osais...

Le magazine Psychologies de juin sortait un dossier "Osons les autres". Le dernier livre de Olivier de Kersauson, "Le monde tel qu'il me parle" démontre qu'il n'osait pas vraiment "les autres". Il vivait sa solitude sur les océans. 

0.jpgIl était dit qu'entrer en conflit, c'est:

  • accepter l'affrontement avec sérénité et respecter ses ennemis. 
  • risquer la confiance basée sur la raison plutôt que l'émotion. 
  • faire tomber le masque au travail.
  • tester le groupe qui est à la fois danger et réconfort.
  • s'enrichir de nos croyances dans la paix sociale.

Parfois, il n’y a pas d’autre choix possible: il faut y aller !

Où ?

À la bagarre, à l’affrontement, à l’échange musclé.

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24/05/2015

Retour au futur: analogique vs numérique?

A la fin de ce mois, arrivons à la conclusion de cette tétralogie en parlant du futur.  

0.jpgRaphael Gluckxmann présente son livre "Génération gueule de bois" comme un manuel de luttes contre l'esprit des réacs sans être un manuel de survie. 

Prélude: Djihad au cœur de Paris, croisade anti-européenne de Poutine, FN premier parti de France, stars négationnistes du web: des forces réactionnaires que tout semble distinguer à première vue lance un défi commun à nos principes et nos modes de vie.

Jamais depuis 70 ans notre modèle démocratique ne fut autant contesté. La tentation du repli gagne les peuples européens.

Le face-à-face entre les islamistes et l’extrême droite menace la France de Voltaire, Brassens et Charlie.

Nous étions des démocrates paresseux, des humanistes indolents. Nous devons réapprendre à dire et à défendre la République.

Descendre dans l’arène et lutter contre l'indolence d'une liberté sans plus savoir comment et pourquoi.

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12/04/2015

L'assassin n'habite plus au 21

Michel Dufranne était l'initiateur de l'assemblage d'une série de nouvelles écrites par différents auteurs sous le "Bruxelles noir"

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La ville de Bruxelles, je l'ai toujours trouvée dans la zone des gris dans lequel le vert de gris prévaut.

Voilà que j'écoutais La Première ce 2 avril et il expliquait cela. 

Sans Marine Le Pen, il n'y aurait pas eu ce livre, disait Michel Dufranne.

- Ça commence fort, lui avait répondu l'interviewer.

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01/03/2015

Dix bougies d’enfoirades

En novembre dernier, je sortais "Le blues des blogs" dans lequel je rappelais ce que peut devenir un blog après presque dix ans d'âge. Je proposais l'idée "de rassembler des anecdotes pour les sortir lors du dixième anniversaire de mon blog". Nous y sommes. Le moment de faire une rétrospective et amende honorable en mettant son fusil virtuel au vestiaire? 

0.jpgLe journaliste virtuel Tartempion avait déjà eu l'occasion d’interroger l'enfoiré lors de l'anniversaire de "Cinq ans déjà". 

Depuis, ce furent cinq autres années avec d'autres histoires à raconter. 

Que d'amitiés cousues et, parfois, décousues dans le temps.

Avoir écrit en 2005 un premier article sur chapeaux de roues avec "Nous sommes tous responsables", c'était déjà se retrouver immédiatement en porte-à-faux et oser se mettre une partie des opinions à dos.

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28/02/2015

Do you want another life?

Transfered at teh adress 

http://veux-tuunenouvellevie.hautetfort.com/archive/2016/12/03/do-you-want-another-life-semi-automatic-tranlation-of-veux-t-5882269.html

08:51 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

22/02/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (14 & 15)

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14: Le dernier coin du voile se déchire 

« Quand le rideau se lève, la question est : baissera-il ? S'il baisse, c'est une comédie; s'il ne baisse pas, c'est un drame. », Marcel Pagnol 

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09:50 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (5)

15/02/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (12 & 13)

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12: Retour dans l'espace du passé 

« La vie se passe tout entière à désirer...  »,  Jean de La Bruyère 

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11:00 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

08/02/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (10 & 11)

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10: Reprise de conscience de Luiza 

 

« On a conscience avant, on prend conscience après. », Oscar Wilde

 

Je compose le numéro de téléphone que j'ai noté sur un bout de papier.

Cinq sonneries et puis une voix de dame qui retentit un peu essoufflée à l'autre bout.

- Bonjour, Manu à l'appareil que puis-je pour vous?

- Bonjour Madame, puis-je vous poser une question embarrassante?

- Oui, bien sûr, allez-y. Ce n'est parce que j'ai dû m'encourir du jardin que je suis essoufflée, que je ne pourrai pas vous répondre.  

- Reconnaissez-vous ma voix? Est-ce qu'elle vous fait penser à quelqu'un?

Un temps mort, puis une voix angoissée qui revient excitée.

- Est-ce toi, Luiza? Si ce n'est pas toi, ce serait troublant. La ressemblance avec elle est frappante. 

- Luiza, c'est le prénom que l'on m'a donné, en effet.

- Mais où es-tu? Que deviens-tu? Nous sommes angoissés ton père et moi. Je suis allé chez toi à Lisbonne et une voisine m'a dit que tu étais souvent absente et qu'elle ne t'avait plus revue depuis le début de l'année. Raconte-moi ce qui s'est passé et où es-tu. Je t'en prie, informe-moi.

- C'est toute une histoire. Moi, par contre, votre voix ne me rappelle rien. Comme le reste d'ailleurs. J'ai subi une perte de mémoire depuis le Nouvel An.

- Une perte de mémoire? Tu ne me reconnais pas. Que s'est-il passé?

- Ce qui l'a causée, je n'en savais rien. Je l'ai appris. Il parait que ce fut une chute pendant la nuit du réveillon. Une chute qui a fait le vide dans ma tête.

- Et maintenant, où es-tu. Je viens te chercher immédiatement, si je peux. Tu n'es pas à la rue tout de même?

- Non, j'ai été secourue par quelqu'un. José a assisté à ma chute et m'a recueillie sans que je puisse lui donner la moindre réponse à ses questions qui concernaient mon existence d'avant. Il a eu peur pour moi. Il m'a dit qu'il était fort probable que je ne reconnaîtrais pas ma famille si je la rencontrais aujourd'hui.

- Au fur et à mesure que tu parles, ta voix ne fait plus aucun doute pour moi, c'est bien toi, Luiza. Tu connais ton nom tout de même?

- Même pas. Quand je me vois dans le miroir, je ne reconnais que mon visage d'aujourd'hui. Je ne sais même pas s'il a toujours été ainsi. J'ai cherché sur Internet, les personnes perdues et j'ai trouvé une photo qui correspondait à peu près à mon visage actuel.

- Oui, j'ai donné une de tes photos anciennes à la police. Sache que ton nom est da Silva. Luiza da Silva. 

- Beau nom, mais cela ne me rappelle pas plus.

- Dis-moi où tu es et je pars sur le champ te chercher. Ta famille qui t'aime t'attend. Elle sera tellement heureuse de te revoir.

- Je me trouve entre Sintra et Cascais. Je suis chez la mère de José Martinez qui m'a recueilli. C'est un neurologue ou quelque chose d'approchant. Il a essayé de me faire retrouver la mémoire. L'adresse exacte, je ne la connais pas. Je ne peux pas vous dire comment m'atteindre. Je suis venue en voiture jusqu'ici. Si vous pouviez venir aujourd'hui, cela m'arrangerait. J'ai des doutes qui me sont venus avec le temps au sujet de José. Il n'est pas ici actuellement, mais à son bureau de Lisbonne...

Dis-moi "tu". Vouvoyer entre nous, cela me semble tellement difficile de te vouvoyer.

- D'accord. Excuse-moi. C'est encore difficile mais je vais faire un effort.

- J'arrive. Mon téléphone a enregistré ton numéro de téléphone. Je demanderai aux renseignements. Ne t'inquiète plus. Je téléphone à ton père qui est aussi le mien, je te l'apprends. Tu es ma demi-sœur mais je t'ai considérée comme ma vraie sœur. Juste le temps d'arriver. Disons dans trois heures.

- A toute à l'heure. Je t'attends. Tu ne peux t'imaginer à quel point, tu me redonnes confiance en moi pour retrouver ma mémoire. J'ai hâte de confronter mon présent avec mon vrai passé.

- A toute à l'heure. 

Je raccroche et repose le cornet du téléphone fixe.

Le téléphone au repos, je regarde devant moi, dans le vide et je sens la joie me monter à la tête avec une envie d'étendre mes bras au dessus de ma tête.

Peut-être était-ce trop espérer que ce soit une bonne famille, mais cela ne vaut pas la peine de rester sur un point d'interrogation depuis le début de l'année sans la connaître.

Ma demi-sœur s'appelle Manu. Elle a encore un léger accent dans la voix qui, je suis sûre, vient d'ailleurs.

Le temps va me paraître long à l'attendre. Je ne tiens pas en place. Il faut que je fasse quelque chose pour patienter.

J'abandonne mes recherches sur la machine de José et descends au rez-de-chaussée chez sa mère pour la prévenir de la visite de quelqu'un de ma famille qui dit me connaître.

Je lui raconte mon coup de fil, mon subterfuge et ma peur de me faire connaître à la police.

Nous en rions ensemble.

Elle semble autant heureuse que moi à l'idée que ma famille m'a peut-être retrouvée.

Avec elle, je sens que j'ai une complicité totale. Une complicité de femmes de deux générations. Je ne sais qui et comment a été ma mère, mais j'aurais aimé en avoir une comme elle.

J'ignore comment José va apprendre la nouvelle de mon départ. 

Je veux retrouver ce qu'a été ma vie. Peu importe si elle a été bonne ou mauvaise.

Je devrai peut-être changer son cours. Vouloir avoir une autre vie.

Mais, je veux être consciente de mon choix qui ne sera pas imposé ni par ma famille ni par José.

Je verrai cela dans l e seul ordre normal des choses. 


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11: Premier membre de ma famille retrouvé

 

« La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux. », Omar Khayyâm

 

Dans les trois heures comme prévu, Manu arrive en taxi. Enfin, je crois, puisqu'elle vient dans la direction de la maison.

Par la fenêtre du bureau de José, je surveillais les allées et venues de la faible circulation autour de la maison. Depuis que je suis là, pas beaucoup de visiteurs.

Toute excitée, je descends pour l'attendre sur le perron.

C'est une dame, noire de cheveux. Sortie du taxi, elle s'avance vers moi. Quand elle me voit, celle qui s'est appelée Manu, sort son plus beau sourire à ma rencontre. 

Elle porte un album, sous le bras, semble-t-il.

Son visage ne me dit rien. Je ne la reconnais pas mais, son sourire est engageant et je veux la connaître et qui sait la reconnaître. 

- Je t'ai retrouvée. On m'a bien informé sur l'adresse. C'est bien toi, ma chère Luiza. Tu ne me reconnais vraiment pas? 

- Je suis bien obligée de l'avouer: non. 

- Je pouvais m'en douter en fonction de ce que tu m'as raconté. J'ai pris un de mes albums de photographies pour te prouver que tu as un passé dans notre famille.

- Très bonne idée.

- Que faisons-nous? Tu ne vas pas me laisser sur le pas de la porte. On entre dans la maison ou on part. 

- Viens, entre, je vais te présenter à mon hôtesse hébergeuse, la mère de José qui m'a recueillie après ma chute. 

- Je serai heureuse de la rencontrer.

- Je suis tellement impatiente. Je voudrais que nous retournions chez toi assez vite, puisque c'est aussi là que je retrouverai ma famille.

- Crois bien que ton père est aussi impatient de te revoir. Veux-tu retourner avant cela dans ton appartement à Lisbonne?

- Aucune envie. J'y retournerai plus tard quand je le jugerai nécessaire. Qu'y trouverais-je sinon des souvenirs morts dans mon esprit? On jettera en route, un coup d’œil sur les photos que tu as apportées. Je dis chez toi et je ne sais même pas où c'est.

- En Algarve. Dans le sud du Portugal. Tu vas te retrouver au milieu de toute la famille. Tu as dû remarquer que je gardais un accent étranger même après 13 ans pendant lesquels j'y vis avec mon mari Joao. J'ai une partie de famille portugaise et une belge. Je suis née en Belgique. Michel et Antoine, mes demi-frères, habitent là-bas. Je n'ai plus de contact avec Antoine. Avec Michel, bien. Je te rappellerai tout cela, plus tard. Dans son dernier coup de fil, il disait qu'il avait planifié de nous rendre visite dans moins d'une semaine. Ce sera une occasion de plus de rencontrer ce qui reste de ma famille belge. Il est médecin et il était de garde à l'hôpital lors des fêtes de fin d'années. Il n'a pu venir par ici avant cela.

- J'ai hâte de voir les photographies de toute la famille. Je me souviendrai peut-être de quelqu'un. Rentrons. Laisse-moi juste le temps d'écrire une mot pour José. Je vais te présenter à sa mère. Fais connaissance avec elle, pendant que je monte au premier. Je reviens très vite. Tu verras, elle est très gentille. José a une mère très sympathique.

Les présentations faites, je monte au premier.

Une feuille de papier sur le bureau de José et je griffonne sans beaucoup réfléchir:

 

Cher José,

J'ai trouvé sur Internet que j'étais recherchée. J'ai pris contact avec le numéro que la police m'a donné. Je suis arrivé jusqu'à ma demi-sœur, Manu. Ma famille et elle, me recherchaient en Algarve. Je ne la reconnais pas, mais qu'importe si elle me reconnait. Impatiente, je n'ai pu attendre ton retour. Je reprendrai contact avec toi, dès que possible. Je suis trop excitée de retrouver mon passé.

Je te remercie pour avoir tenté de me faire retrouver la mémoire. Je ne sais si je la retrouverai un jour dans son entièreté et ce qui a été ma famille, mais je ferai tout pour cela. 

Excuse-moi encore pour ne pas t'avoir attendu.

Ta mère te racontera mon premier contact avec ma demi-sœur, Manu.

Je t'embrasse...

Luiza,

 

Je laisse la lettre, bien en évidence sur l'ordinateur de José.

C'est comme si j'agissais comme un automate à grande vitesse.

Je redescends quatre à quatre.

Manu parle à la mère de José. Leur calme tranche avec mon excitation. S'intercalent quelques sourires en me voyant arriver.

Manu a compris mon excitation et a déjà téléphoné avec son portable pour obtenir un autre taxi. 

Cinq minutes après, un taxi klaxonne devant l'entrée.

J'embrasse la mère de José.

- Au revoir, Mamy. Je reviendrai. Vous acceptez que je vous appelle Mamy.

C'est la première que je l'appelle ainsi, mais elle me sourie. 

Visiblement, elle est contente pour moi et dit simplement.

- Bien sûr que j'accepte. Cela m'honore. Vas-y. Retrouve ta famille. Surtout, ne nous oublie pas. Reviens me voir dès que tu le peux. En peu de jours, j'ai appris à te connaître. J'aime ta force de ton caractère et surtout ton humour. 

- C'est promis. Tu sais, Mamy, je ne reconnais pas Manu, ma demi-sœur, mais elle me connait et cela ma suffit.

Manu et moi, nous nous retournons quelques fois vers la maison avec des signes de la main avant d'entrer dans le taxi.

Je suis heureuse. 

J'ai pris la résolution de faire la chasse au passé et rien ne m'arrêtera. 

Le futur, n'est-il pas destiné à un après imprévisible et pour se changer au besoin par soi-même, même sans avoir toute sa mémoire?

 

SUITE

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01/02/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (8 & 9)

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8: Suis-je un salaud?  

« L'amour est aveugle par éblouissement. », Albert Brie

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25/01/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (6 & 7)

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6: Les réflexions intimes de José 

« On peut se perdre ou disparaître dans une grande ville. On peut même changer d'identité et vivre une nouvelle vie. », Patrick Modiano  

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18/01/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (4 & 5)

Banner.jpg4. Mon plan dévoilé à Luiza

«Dans la vie, nous combinons un plan ; mais celui-ci reste subordonné à ce qu'il plaira de faire au sort.», Arthur Schopenhauer

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