05/06/2013
Antinomie ou antidote ?
Il y a longtemps, j'écrivais "Les langues, un sacré jeu de langue". C'est aussi un terrible jeu de mots que ne renierait pas Raymond Devos. La richesse de la langue française semble passer par les dictionnaires de synonymes, d'analogies. Le vocabulaire, la pierre d'achoppement des langues et les us et coutumes des "alter" qui effraient d'après un sondage sur les perceptions de l'immigration (*).
Le titre d'abord, Antinomie, la contradiction entre deux lois, deux principes de philosophie et l'Antidote, le remède contre un mal moral.
En choisissant les suffixes grecs, « logie » qui veut dire science et « nomie », loi, on découvre quelques subtilités dans la liste de mots suivants :
•L'Astrologie, l'art de prédire les événements d’après l’inspection qui relie les astres et la vie sur Terre et l'Astronomie, la science qui étudie la position, les mouvements et la constitution des corps célestes.
Pour Johannes Kepler, les deux sont identiques, comme des synonymes, ce qui en ferait plutôt un astrologue puisque pour lui, le ciel est divin. Copernic tente de simplifier le système grecque tandis que Galilée dans "Dialogue" fait sauter le lien. Newton utilise le tout pour établir la gravitation universelle.
Véritable melting pot d'interprétations, pourrait-on conclure. Mais continuons dans cette voie.
•L'Ecologie, la défense du milieu naturel par protection de l’environnement et l'Economie, l'activité d’une collectivité humaine, relative à la production et à la consommation des richesses.
•La Gastrologie, la science de l'estomac et la Gastronomie, l'art de faire bonne chair.
•L'Ergologie, la modalités de transmission et d'élaboration des savoirs sur le travail et plus généralement sur l'ensemble des activités humaines et l'Ergonomie, l'étude de l’organisation rationnelle du travail.
•La Physionomie, l'ensemble des traits du visage et la Physiologie, la science qui traite du fonctionnement des êtres vivants.
Quand aura-t-on dans la langue française la radionomie, la psychonomie,..?
La langue française a de ses surprises avec les mots quand ils dévient de leur origine. Les mots sont modulaires et leurs racines sont détournées complètement de leur objectif par les particules qui leur sont annexées.
A Bruxelles, le problème des langues est considéré comme s'il s'agissait du monstre du Loch Ness. Il réapparaît quand on n'y pense plus à des moments stratégiques que la politique utilise à son profit. En communauté flamande, la ville est, à plus de 90%, francophone. Comme capitale de l'Europe, elle fait aussi son va-tout avec plus de 100 langues européennes ou extra-européennes. Marcher dans ses rues, c'est faire du tourisme à bon marché. Cela ne va pas sans troubles. La peur de l'autre se manifeste quand on ne se comprend pas.
Si le 27 mai dernier, la ministre de l'enseignement disait que si nous avions dépassé la moyenne en éducation, du côté de l'étude des langues nous avions peu de concurrents dans le peloton de tête. Oui, mais... un sondage démontre que cela ne suffit même pas à intégrer les populations allochtones. Intégrer ce n'est pas placer dans des ghettos. Puis, ce fut la réponse de la berger à la bergère du côtté flamand.
En France, la plupart du temps, l'antagonisme si pas l'ostracisme vis-à-vis de l'anglais est plus que récurrent. La peur viscérale de perdre l'identité de la culture française a mené le pays à rétrograder parmi les monolingues, tout comme les anglophones, d'ailleurs. Le jargon informatique, anglophone, a été traduit par décret, rendant la compréhension difficile pour les non-Français.
Si l'anglais est passée au globish dans le monde, pour le français, il ne faut pas penser que la langue n'a pas été "perturbée" par le québécois, le belge et l'usage des Africains qui ont pris la tangente de la rigidité linguistique française par des expressions propres et typiques.
En Belgique, la belgitude est aussi revendiquée et se retrouve dans la vieille pièce de théâtre qui réapparaîtra la saison prochaine au Théâtre des Galeries: "Le mariage de Mademoiselle Beulemans". Le mot savant d'"ostracisme" y était, alors, prononcé par le prétendant français qui travaillait à la comptabilité d'une entreprise de bières d'une famille bourgeoise bruxelloise. Mot complètement en dehors de la compréhension de son hôte et patron.
L'article "Ma langue" sentait bon le béret français et l'antidote à l'anglais
Le commentaire de volt exprimait le problème, tout haut et se faisant moinsser par la smala forumoise, tandis que le commentaire de hunter, resté dans les cordes, se voyait plussé au départ comme si la raison du bon-sens d'après le chapeau de l'article entrait comme raison suffisante dans les réalités de l'actualité.
Deux ministres français proposaient, donc, de créer un enseignement supérieur en anglais.
Deux raisons invoquées pour conspuer cet enseignement par la voie anglophone:
- attirer les étudiants étrangers. Argument jugé mince par l'auteur à juste titre puisque l'enseignement est d'abord à orienter vers les Français. Nous sommes d'accord.
- veiller à la diversité des langues et des cultures et éviter l'uniformisation. Encore d'accord.
Les technologies de traducteurs automatiques pourront, un jour, s'interposer entre deux langues, mais cela restera toujours artificiel. Les langues parlées par les humains resteront l'outil principal des moyens de communications oraux et écrits.
La conclusion de l'auteur de l'article: "Vivant, en ce début de vingt-et-unième siècle, une situation quelque peu similaire en notre pays. De l’intérieur, il est étonnant de constater que ce n’est pas une mesure seule, mais, comme en aviation, une succession d’erreurs qui conduit au crash."
Peut-être, mais cette conclusion peut très bien être retournée à son désavantage sur le terrain des opérations.
L'Oncle Sam est bien vieux pour imposer une quelconque autorité linguistique dans une Tour de Babel particulière. Il serait bien malhabile de vouloir asseoir sa suprématie culturelle sans filtres. Comprendre ses "amis" et ses "ennemis" est un avantage incontestable dans un monde mondialisé. Bien sûr, un enseignant qui donnerait un cours supérieur, se devrait d'être excellent dans la langue avec laquelle il enseigne pour ne pas donner son cours au rabais.
Donc, je ne dis absolument pas qu'il faut remplacer une langue par une autre, mais au contraire en connaître plusieurs. Un peu de toutes, comme les fromages belges...
L'histoire, prise comme soutien par l'auteur, ne tient pas la route dans l'actualité. On ne vit plus en autarcie. Rien n'empêche de bien connaitre et conserver sa langue maternelle. En apprendre une ou plusieurs autres quand le besoin s'en fait sentir, c'est assurer un peu plus son avenir. Demain, ce sera peut-être le mandarin.
Samedi, j'étais sur la Grand-Place de Bruxelles. Un groupe de touristes chinois y était. J'ai essayé de poser la question "Where are you from?". Il n'y a que les plus jeunes qui sont arrivés à me comprendre. Mais, l'appareil numérique (photographique ou tablette), lui, n'avait aucun secret pour eux du plus jeune au plus vieux.
L'exception de ce jeune étudiant français qui est capable de s'exprimer en 15 langues différentes, est souvent pris en exemple. Je serais intéressé de savoir comment il les entretient en dehors des livres et de sa passion s'il n'a pas une immersion dans un environnement multilingue adéquat.
Sans le vocabulaire, aucun dialogue n'est possible sinon par gestes. Les mots et la manière de les construire sont bien plus importants que ne le sont la grammaire et la syntaxe.
"La France, mère patrie", un autre article, écrit par un Québecois, cette fois, m'avait fait autant sourire et à rechercher des expressions de ce pays pour le commenter.
La rigidité du langage est peut-être son cheval de Troie.
Des mots du nouveau Robert": "Brol", "fricadelle", "plan-cul", "bombasse", "chelou", "low-cost",...
Le dico comme reflet du temps? Evidemment, même si les dicos ne sont pas un jeu.
Un forum ouvert sur le sujet avait donné quelques surprises sur prises. Un premier commentaire déjà: "Voici les prémisses de la novlangue néo-libérale. Pour info, novlangue vient du livre d'anticipation d'Orwell, 1984 : 'C'est une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées subversives et à éviter toute formulation de critique (et même la seule « idée » de critique) de l’État.' Dany-Robert Dufour en parle également dans son essai le Divin Marché comme étant un des nouveaux commendant de la nouvelle religion à venir : 'Tu ignoreras la grammaire et tu barbariseras le vocabulaire ! (Ce qui aboutit à la création d’une novlangue).' En d'autres termes une mise en esclavage, surnoise, à travers le langage! .. Intéressant également de voir à quel groupe appartient le petit robert ..".
CQFD. Ambiance... Excusez les "fôtes d'ortografs". Faites ce que je dis, pas ce que je fais, voyons...
Que dire, en bas de ça (comme on dit chez nous)?
-Tout s'en va, tout évolue, Monsieur. Tout revient en force à un moment ou à un autre comme des gestes du muet dont il faudra un jour convertir les gestes en mots parce que rien n'est immuable. Tous ont le droit de dire ce qu'ils pensent. C'est démocratique. Le malheur, c'est que tout a une durée de péremption, même la pensée. Une langue qui n'évolue pas, est une langue en sursis.
- "Quel est l'intérêt de cette discussion?" répondait un autre commentaire.
S'il y a des nouveaux mots, il faudra aussi penser en faire disparaître pour éviter le trop plein.
Que les mots "boson de Higgs" se retrouvent ensembles parmi les noms propres n'est pas un problème et "boson" dans noms communs, mais pas ensemble, parmi les noms communs.
Le combat perdure entre proactifs qui cherchent dans le dédale des nouveautés et rétros qui accusent, étourdis par des mots coups de poing, à posteriori, mais qui ne sont pourtant plus nouveau mais qui ont échappé au moment opportun.
Le français trouvent, en partie, ses mots dans les langues latines et grecques et créent des macro-molécules organiques. Dans son histoire, se sont ajoutés de multiples autres langues.
Fédérer les régions est à la mode. Fédérer les langues ne l'est pas. Chaque langue veut sa part du gâteau et rester chaste et pure, croyant du même coup pouvoir exister dans le temps et l'espace.
Le grec ancien s'est modernisé pour devenir une langue vivante. Le dernier bastion du latin se retrouvait dans la religion catholique de l'utilisation. Il s'est éteint sous Vatican II comme langue morte.
Le franglais est partout. Il s'intercale dans une conversation sans plus se faire remarquer. Des traductions en français en deviennent incompréhensibles. L'anglais a gagné une bataille mais n'a pas gagné la guerre. L'influence du français sur l'anglais existe aussi, mais il est plus ancien. La langue officielle des JO est toujours le français. Ce n'est pas peu dire.
Si les puristes du français prennent les difficultés du langage comme une sorte de richesses. Ils rendent leur langue plus hermétique par des règles alambiquées dont on oublie jusqu'à l'origine.
Comme toujours, dès qu'on parle de l'antagonisme anglo-français, les partisans de l'esperanto rappliquent et reprennent en coeur leur volonté de l'effacer par l'étude de l'esperanto comme si son étude allait bouleverser ou faire exploser le compteur de ses utilisateurs.
Disons d'emblée que ce qui est mis en avant comme avantage pour l'utilisation de cette langue, c'est sa facilité d'apprentissage, sa structure et sa grammaire.
L’espéranto, comme dit Wikipedia, est "une langue construite conçue à la fin du xixe siècle par Ludwik Lejzer Zamenhof dans le but de faciliter la communication entre personnes de langues différentes. Zamenhof publia son projet en 1887 sous le nom de Lingvo Internacia (Langue Internationale), sous le pseudonyme de Doktoro Esperanto (Docteur qui espère), d’où le nom sous lequel la langue s’est popularisée par la suite. Basé sur une grammaire régulière (sans exception), l'espéranto est une langue globalement agglutinante où les mots se forment à partir d'un nombre limité de racines lexicales et d’affixes. L'espéranto est la seule langue construite qui a dépassé le stade de projet pour devenir une langue vivante, avec des locuteurs actifs répartis dans la plupart des pays du monde.".
Il y a quelques années, j'avais appris les rudiments de l'esperanto pour pouvoir en parler et parfois critiquer la langue si besoin était. Depuis, je ne l'ai plus jamais utilisée et j'ai dû me rafraîchir la mémoire pour écrire ce qui suit.
Je suis donc resté sur ma faim comme si mon travail d'apprentissage était resté en rade sans arriver à destination.
Une langue équitable pour la communication internationale, un beau rêve qui germa en 1870 dans la tête d'un enfant juif polonais de 11 ans dont la langue paternelle était le russe et maternelle, le yeddish. Dans la diversité de nationalités, de religions, de langues et de mœurs, Białystok, sa ville natale, est le théâtre permanent de tensions et de graves incidents. Son ouvrage "Langue Internationale" sortit à ses 28 ans. Il parle assez bien onze langues différentes. Le nombre d'espérantophones est difficile à évaluer. Entre deux et trois millions est la fourchette la plus couramment reprise. Au départ de langues indo-européennes, sa langue construite consiste en monèmes invariables qui se combinent sans restriction. Sa tendance à accumuler des morphèmes sans pourtant arriver aux phonèmes.
Un scientifique pourrait en avoir une impression modulaire des mots. Lui a l'habitude d'atteindre l'infiniment petit des particules. Il y verrait des molécules, plus ou moins grosses, sans atteindre le niveau des atomes qui les composent. Les atomes seraient les sons, les phonèmes. En donnant la prononciation des sons, ils pourraient avoir l'avantage de se retrouver à l'intersection de toutes les langues vraiment indépendante de toutes.
Tous les mots s'y prononcent comme ils s'écrivent et vice-versa. Bravo.
Mais ce sont les affixes que l'on ajoute à une racine de mot qui constituent la substantifique moëlle de la langue.
Une leçon rapide de la construction des mots par l''espérance avec une pointe d'espoir comme synonyme?
Le temps des verbes se distingue par la terminaison: "-i" à l'infinitif, "-as" au présent, "-is" pour le passé, "-os" pour le futur, "-us" pour le conditionnel et "-u" pour l'impératif.
| an (membre) | urbo: ville | urbano: un citadin |
| -estr (chef, patron) | urbo: ville | urbestro: maire |
| -ist (profession) | pano: pain | panisto: boulanger |
| -ar (ensemble) | arbo: arbre | arbaro: forêt |
| -ej (local, lieu, boutique) | pano: pain | panejo: boulangerie |
| -ec (qualité) | bela: beau | beleco: beauté |
| -ism (système) | nacio: nation | naciismo: nationalisme |
| -et (diminutif) | domo: maison | dometo: maisonnette |
| -eg (augmentatif) | domo: maison | domego: palais |
Trop européen, l'esperanto, disait la commentatrice chinoise du premier article et en a abandonné l'étude pour cette raison.
L'esperanto se retrouve, il est vrai, restreint, même au niveau mondial, à un club d'esperantistes. Le club est devenu un autre groupement élitiste.
Belle idée que de vouloir rassembler les gens par la langue, mais c'est aussi perdre leur diversité, pourrait se dire le candide néophite.
Et là, réside l'anagonisme: comment garder, à la fois, la diversité et l'uniformisation.
Son manque de mises à jour dues à la modernité, est peut-être aussi son plus grand péché malgré les quelques ressorts préexistants dans sa structure volontariste.
Croire que l'on réunira un melting pot de cultures dans le même goulot d'étranglement de la langue, serait illusoire.Dans une confrontation des populations d'horizons multiples, dans un esprit de compétition perpétuel sans faire le premier pas pour essayer de comprendre les autres, que ce soit par une langue vivante ou une langue construite, dite "facile à apprendre", ce sont des dérapages incontrôlés qui se produisent.
Si la langue est imposée par le plus fort, alors qu'en même temps, on parle de diversité, de liberté d'expression, il est impossible de ne pas trouver les mots d'antinomie et d'antagonisme sur son chemin.
Le cinéma prône l'exception culturelle.
Pour avoir fait du data mapping entre deux modèles de données, penser que l'on peut y arriver en donnant des correspondances à chaque concept en présence dans une relation "one to one", est un leurre. La relation "many to many" perturbe le plus souvent le processus. L'Office québécois de la langue français explique la difficulté de la tâche.
Vendredi dernier, c'était la fête des voisins. Des millions de voisins dans toute l'Europe s'invitaient à partager un moment de convivialité. Dans notre société où l'indifférence et l'individualisme est souvent de mise, la fête agit en tant que catalyseur pour créer des liens entre citoyens.
C'est dire que le besoin d'intégration, de fusion, se fait sentir.
Dimanche, la fête de l'environnement à Bruxelles se la jouait anti-crise et mettait en avant les alternatives concrètes avec un double objectif: penser durable et faire du bien à son portefeuille.
"Faire du bien à son portefeuille", le fin mot de l'histoire. Nous sommes en plein dans l'écologie économique. La seule manière de faire tourner la machine humaine.
"La laideur se vend mal", disait Raymond Loewy, donc il faut rendre le monde plus beau, plus responsable de ses actes.
Dans ce cas, c'était aussi la biodiversité qui était à l'honneur. Dans son livre "L'Esthétisme du monde- Vivre à l'age du Capitalisme artiste", Gilles Lipovetsky exprime bien ce trop plein qui veut que le moindre objet se doit d'être stylisé, convivial. Design oblige avec au besoin l'art pour l'art dans un esprit de masse par l'esthétisme transversal.
Deux fêtes qui, en cherchant bien, s'opposeraient dans leurs objectifs.
Quelle langue a été pratiquée par la majorité des fêtards du voisinage?
Un nouveau melting pot, plutôt avec des antinomies et des antidotes pour tenter d'erradiquer la lame de fond?
Non, peut-être... Une langue universelle est à l'opposé de la volonté de la diversité.
Un point de rassemblement qui m'a pourtant sauté aux yeux: la bouffe. Bizarre, là, tout le monde voulait tester l'inconnu.
La musique avait, aussi, ce don de tenter de réunir tout cela, sans frontières, avec le support d'une partition musicale.
Ce samedi, le concours Reine Elisabeth a départagé les douze finalistes.
Le côté antinomique du gagnant n'était pas les notes mais résidait dans son originalité pour interpréter le Concerto n°3 de Rachmaninov.
"Ce pianiste israélien présente une personnalité hors du commun qui fascine ou irrite", était-il dit.
L'originalité passe par l'improvisation et aime autant les antidotes que les antinomies.
La musique se construit avec seulement 8 notes et quelques accords. C'est le compositeur qui mettra ces notes en musique pour en faire quelque chose de miraculeux, de transcendant et l'interprète qui l'exprimera par sa personnalité et ses sentiments comme dans un "Tableau d'une exposition" de Moussorgsky.
Le temps est volatile. Il serait mal venu de le cadaster avec des concepts trop rigides.
L'antidote du mot français "compatir" n'existe pas.
Si on essayait "conjouir" comme le proposait, récemment, Maxime Le Forestier?
Peut-être pensait-il au phoque en Alaska...
Mais, avoir trouver cela, n'est-ce pas le meilleur mot de "Fin"?
L’enfoiré,
La fête de l'environnement en quelques photos et un seul clic.
Citations :
- « Les mots sont nos esclaves. », Robert Desnos
- « Les mots manquent aux émotions. », Victor Hugo
- « L'amour ? Des grands mots avant, des petits mots pendant, et de gros mots après. », Edouard Pailleron
08:30 Publié dans Actualité, Ecole, Organisation, Parodie et humour, Réflexions et philosophie, Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
18/04/2013
Non, mais allô quoi, Fakebook?
Facebook, encore et toujours. Plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde sur Internet. Ce réseau social réapparaît encore plus envahissant via le téléphone. Mais, qu'est-ce qui attire dans ce jeu de quilles? Qui utilise quoi et comment?
En Belgique, fin février, on comptait 4,9 millions d'utilisateurs de Facebook. Quasi la moitié de la population, en tenant compte que, logiquement, Facebook n'est pas accessible aux moins de 13 ans.
C'est le premier réseau social dans notre pays (62%) devant LinkedIn à 19%, Google+ à 18% et Twitter à 12%.
Cinq millions de Belge. 7 Belges sur 10 sont désormais présents sur les réseaux sociaux.
Le meilleur (ou le pire) serait-il encore à venir?
Après Facebook, voilà "Facebook Home" et par la même occasion, la prise du contrôle du téléphone de ses utilisateurs. Jusqu'ici, disponible sur les smartphones et les tablettes Android. iOS et Windows Phone, c'est pour bientôt.
Une application mobile d'une puissance absolument... 'phénoménale', était-il annoncé.
Une méga-application qui rhabille le téléphone de la tête aux pieds.
En gros, l'écran de verrouillage, la page d'accueil avec les icônes, le fond d'écran, les menus avec les applications à télécharger, le chat Messenger, fusionné avec les SMS et les messages. "Facebook minded" avec l'aide de Instagram, une autre application contrôlée à 100% par... Facebook.
Dès que le téléphone s'allume des photos postées par des amis défilent, en plein écran, avec les appels, les messages, les notifications.
Cette nouveauté sera gratuite. Le but, rester connecté en permanence sur son réseau. Cerise sur le gâteau, téléphoner, ce sera sans passer par le réseau téléphonique. Magique, donc...
Les données offertes par les Facebookers sont un bien trop précieux et rentable sur d'autres plans pour penser à les faire payer.
Il y a bien eu, le 13 mars, la Fondation CIGREF qui publiait les conclusions d'une étude intitulée "Tester l’hypothèse de la "Fin de la Vie Privée" dans la communication assistée par ordinateur.
Mais, voyons, il ne faut pas jouer le trouble-fête.
Cela étant dit, analysons, une nouvelle fois, le cas "Facebook".
Au milieu de beaucoup d'autres moyens considérés comme sociaux, Facebook est surnommé Fakebook, comme quelque chose qui sonne faux qui commence par une invitation, un partage, une déclaration et se termine en Muppet Show qui se met à caracoler. Ce qui est faux doit avoir une logique différente.
Qu'y a-t-il de social là-dedans? Tous amis, anciens amis d'avant, amis des amis, amis des amis des amis dans "the big family"? Plus on a d'amis sur Facebook, plus le concept d'ami devient relatif. Montrer aux amis combien notre vie est "cool" dans un média d'égo, quelques bafouilles, quelques photos de famille, le tout pimenté de voyages lointains réels ou irréels. Le privé révélé avec fierté...
Fini la crise. A la rigueur, une petite indignation, peut-être, mais sans casser l'ambiance. Il faut rester anodin, inoffensif, sans scandale.
Rester ignoré, par contre, devient le pire des cauchemars.
Facebook affirme le Bonheur, dans un parfait statu quo. La désagréable incertitude mine plus qu'elle ne solidarise. Alors, ce sera sans douleur, sans tristesse, sans angoisse, cool pour le meilleur et sans le pire. Insatisfaits, cherchez sur le terrain des amis en chair et en os avec plus d'os que de chair.
L'article 3&7 dit : "Vous ne publierez pas de contenus incitants à la haîne ou à la violence, menaçant, à caractère pornographique ou contenant de la nudité". Facebook se dit le "gardien de l'ordre moral" au mépris de la liberté d'expression élémentaire avec des modérateurs factuels, institués comme juge.
Facebook s'érige en paragon de vertu.
Un profil Facebook dans une note doit réconforter les autres et rassurer son propriétaire d'exister même si c'est "a second life" à la mesure des aspirations.
Gratuit? Oui. Mais peut-être de moins en moins si l'on en croit les dernières nouvelles. Si un Facebooker veut envoyer une bafouille en dehors de son champ d'amis, plus le degré de célébrité de celui-ci, grimpe, plus il va devoir payer pour écrire sur son mur. Pour éviter les spams et les messages indésirables, est-il dit, bien sûr.
Je n'oserais pas dire que, même dans le champ des amis, tout soit intéressant à savoir. Mais, bon, n'insistons pas. Restons cool, je vous dis. Chacun recherche ce qu'il veut y trouver.
Peu importe si les fans des people deviennent, quelque part, les dindons de la farce quand ils interviennent dans la pub de leurs idoles, tout en rehaussant les bretelles financières de Facebook, c'est étudié pour.
Des demandes de contacts arrivent, aussi, par l'intermédiaire d'autres canaux, comme Skype, ou l'eMail. Des bouteilles à la mer. comme celui que j'avais reçu récemment et qui, un peu tronqué, disait: "Je désire correspondre avec vous".
Un message plein de pureté, un véritable CV prestigieux. Cela prouvait que, dans toutes les couches favorisées de la société, règne une certaine détresse avec un besoin de dialogue. Enfin, si c'est vrai....
Jusqu'où "aller trop loin" et avec quelles sauces le "repas migratoire" serait servi, n'était pas précisé.
Une bouteille à la mer sur Internet atterrit, souvent, là où on s'y attend le moins.
Mon vieux billet "Veux-tu être dans mon réseau" approchait le problème des relations virtuelles par le côté technique via différentes options possibles.
Une question me vient à l'esprit: "y a-t-il un code de conduite dans la virtualité en général?".
L'art du savoir vivre sur le net s'appelle la netiquette qui ne serait pas réellement nécessaire en fonction du côté "cool" de Facebook. Mais, tout ne passe pas par là. Alors, de nouvelles questions se posent.
En 1936, Dale Carnegie avait écrit un best-seller "Comment se faire des amis".
De son temps, c'était plutôt les relations de travail, avec des amis en "dur" auxquels il donnait ses conseils pour améliorer les relations.
Le livre a été remis à jour, par ses "Assiociates" en se tournant vers le numérique et la virtualité des relations. Cette version a pour sous-titre "Comment se faire des amis à l'ère du numérique" suivit de la précision "et accroître son influence".
Deux approches très différentes.
Dans ce livre, d'après la préface, il s'agirait de méthodes psychologiques pour obtenir la confiance d'interlocuteurs virtuels, de les convaincre d'adopter des idées et d'arriver, ainsi, par certaines astuces à les faire changer d'avis sans les irriter.
Quatre chapitres pour prétendre y arriver. Une nouvelle entrée dans le monde magique de Facebook.
J'apporterai derrière certains titres quelques remarques et questions "particulières" et qui n'ont qu'un but de "garder l'humour de circonstances" adapté à Facebook.
1. Essentiel de l'engagement
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Ranger ses boomerangs. Serait-ce trop risqué de se faire moucher en étant trop direct ou trop ambitieux d'oser être franc dans le monde virtuel de Facebook?
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Reconnaître les points positifs et les mettre en avant. Les points négatifs sont-ils à ce point nauséabonds et donneraient la migraine à un Fabooker?
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Toucher les désirs profonds. Est-ce un désir du style "20.000 lieux sous les mers," pour ne pas rester superficiel et rester bien câblés dans un pipeline de désirs satisfaits de facebook?
2. Marquer durablement les esprits
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S'intéresser aux intérêts des autres, en parler. Les autres n'en auraient-ils rien à cirer des idées reçues en boomerang?
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Sourire. En virtuel, une photo bien souriante à ajouter au profil? Celle d'un des bons jours évidemment puisqu'il ne faut pas dégoûter d'avance un autre Facebooker.
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Dompter le pouvoir des noms. Curieux. Tout le monde a un nom et tout le monde s'empresse d'en changer pour prendre un pseudonyme en dehors de Facebook. Le nom est le logo dans une entreprise. Il garde une valeur potentielle pour l'individu qui dépendra de ce qu'il écrit. Le nom ou un pseudo représentatif a beaucoup d'importance. Il identifie.
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Écouter davantage. Cela empêche-t-il de lire davantage pour comparer avec ce qu'on écoute en dehors de Facebook?
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Parler de ce qu'intéresse l'interlocuteur. Une fois, le pouvoir des noms dompté, au minimum.
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Laisser les autres un peu mieux qu'ils étaient. Comment est-ce possible? Les autres sont par définition "bien" sur Facebook.
3. Mériter et conserver la confiance
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Éviter les polémiques. Sur le flacon Facebook, il est mentionné "Ne pas secouer avant l'emploi". C'est clair, non?
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Ne pas le donner tous les torts aux autres. C'est évident, le tort tue. C'est dire qu'il ne faut pas perdre des amis potentiels en cours de route. Pas de véritable télé-réalité, style "Koh Lanta", sur Facebook.
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Admettre ses erreurs promptement. Il ne faut pas laisser d'erreurs sur le plancher des vaches. Dans les nuages, il vaut mieux laisser des cumulus de beaux temps.
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Rester amical. Tiens, cela me rappelle "Amicalement vôtre". Pirates s'absternir sur Facebook.
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Chercher des affinités. C'est le fin mot de l'histoire. S'exciter sur des sujets dont on ne connaît pas les tenants et les aboutissants, c'est risquer de se perdre en chemin sans comprendre la direction, ni le sens à prendre.
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Ne pas revendiquer son mérite. Interdit. Ce serait donner l'impression de petitesse à l'autre.
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Faire preuve d'empathie. Toujours caresser dans le sens du poil et applaudir en choeur et au bon moment. Opportunisme avant tout.
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Appeler des sentiments élevés. Les sentiments des bas-fonds ne sont pas à consulter entre gens biens sous tous rapports.
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S'ouvrir aux autres. Dévoiler vos secrets de fabrication, c'est exactement ce dont Facebook est friand.
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Lancer des défis. Oui, mais en restant cool. Faut pas défier "Max, la menace".
4. Amener le changement sans irriter ni offenser
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Apporter des notes positives. On n'est pas à l'école avec ce prof qui mettait des zéros ou des notes négatives. Là, on irrite vraiment. Cela rappelle trop de mauvais souvenirs.
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Reconnaître ses erreurs. Quelles erreurs? Reagan disait de son bilan qu'il ne serait pas là pour entendre ce que les historiens diraient de lui.
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Minimiser secrètement les erreurs des autres. Impossible. L'autre Facebooker ne fait jamais d'erreur, par définition.
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Laisser sauver la face aux interlocuteurs. Avec quel le profil, le gauche ou le droit? La maison ne recule devant aucun sacrifice de représentation.
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Poser des questions... Au lieu de donner des réponses. Ces dernières, c'est mal vu. Point.
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Souligner les progrès accomplis. Cliquez sur "like", quoi... Féliciter l'ami de sa pensée "stratégique". Puis, changez, progressez, allez consultez le suivant.
-
Aider à la réputation des autres pour la confirmer. Cela dépend s'il y a du vent que trouver un "à propos" explicatif.
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Trouver des terrains d'entente. Dans la virtualité, on surfe ainsi plus facilement que sur une vague et sans retour de flammes.
Énormément de beaux sentiments que ne dénigrerait pas un confesseur.
"Pour accroître son influence" est-il dit comme but du bouquin.
Assez déplaisant comme logique en dehors d'une pub pour un produit.
La question est de savoir à qui rapporte cette intention d'influencer. J'y reviendrai dans un article prochain.
Aux dernières nouvelles, Facebook lancera des vidéos publicitaires dès cet été.
YouTube est déjà en mains chez Google. Ce sera amusant qu'elle se place entre la photo de la bien-aimée et de tantine sur l'écran du téléphone.
"La séduction n'est qu'un jeu" écrivais-je, un jour, au sujet de la pub. Un jeu avec des règles précises et un contrôle intermédiaire.
Sur Internet, c'est de la pub sans filets. La modération n'apporte pas plus d'assurance, et serait considérée comme une censure par celui qui se voit rejeté d'un des fils d'une discussion. La seule chose que l'on peut espérer, c'est que ce ne soit pas un jeu de massacre qui passerait vite en mode "insultes" dès que la séduction tourne à l'aigre ou que, la communication vire en dehors de la zone de l'art autorisé de la méchanceté.
Facebook tente de faire croire que les amis des amis sont d'office d'autres amis comme dans une boule de neige sans fin. Rien n'est plus faux et n'avoir rien compris à la condition humaine.
Ce qui est sûr, c'est que le savoir et l'information compétente peuvent intéresser tandis que leur absence donne un résultat d'estime très aléatoire et, souvent, sans lendemain.
Être préparé à la discussion sur Facebook, est souvent impulsf. Pas besoin de beaucoup réfléchir.
Pour son lancement, le nouveau Mariane belge avait lancé une campagne de pub dans les abris-bus. Une affiche présentait le nouveau journal comme "L'hebdomadaire qui n'est pas là pour plaire". Tout l'inverse de la conception de Facebook.
Les médias officiels chercheraient-il à se démarquer dans la "Primary life"?
L'idée de sortir des sentiers battus serait-elle plus rentable financièrement dans la méthodologie du réel?
Tout le monde n'y est ni plus beau ni plus gentil. Faux semblant, donc.
Le plus durable ne s'inscrirait-il pas dans un modèle d'intérêts partagés? Intérêts d'ordre général et pas uniquement financiers, s'entend. S'il n'y a plus d'échanges d'informations, la relation s'éteint ou devient obsolète.
Les forums citoyens ne sont pas faits de "Facebook minded". Il faut aussi l'assumer.
Je me suis bien amusé à la suite de cet article qui parlait de croissance et de décroissance. Plus récent, celui d'hier qui parlait du mariage pour tous. Deux sujets avec des thèses opposées, de notre actualité brûlante. Chacun est resté sur ses positions. Match nul. Pat sur l'échiquier.
Transcender ou révolutionner la terre entière par son influence imposerait plus qu'une interprétation et pour le moins, une analyse historique. Poser des questions, cela peut rassurer l'interlocuteur sur son intérêt. Donner ses propres réponses à un problème indispose. Oui, mais c'est peut-être, une "chienne d'idée" et puis ajouter un "Grain de sel".
Oui, être indépendant des idées. Seul, c'est être libre. Je sais.
Présenter des excuses ou choisir de ne rien faire? Autre sujet d'inquiétude.
D'après une étude de l’European Journal of Social Psychology, les personnes qui refusent d’envoyer un mail d'excuses ressentaient une meilleure estime d’eux-mêmes. « Si vous refusez de présenter des excuses, vous en venez à vous sentir plus autonomes. Ce sentiment de pouvoir et de contrôle se traduit par une plus grande confiance en soi. Quant à accepter les excuses, ce serait dans le rôle de « victime », puisque trop habitué à devoir faire des excuses par politesse dans le monde policé du réel, la sincérité ne vient qu’au deuxième plan.». CQFD
Le livre de Thomas d'Ansenberg "Cessez d'être gentil. Soyez vrai" explique les dérives d'être avec les autres en oubliant d'être soi-même. Il suit, en cela, l'enseignement de Marshall Rosenberg. Dissimuler pour acheter la reconnaissance, l'intégration n'est qu"un orétexte pour désamorcer une mécanique de la violence sous-jacente. Résumé du livre: "Nous avons tendance à dire plus facilement leurs quatre vérités aux autres plutôt que d’exprimer simplement ce qui se passe en nous".
La question vient à l'esprit: "dans le monde de Facebook pourquoi y aurait-il une raison de s'excuser?"
On y oublie tout ou on fait semblant d'oublier?
On s'amuse surtout à faire le buzz, c'est tout.
Cette addiction qui supprimée vire à la dépression, en passant par l'obsession et l'isolement.
Dans le lot, on trouve les ultras, les menteurs, les prétencieux narcissiques, les informateur affectif tout en en secret, une mauvaise idée de soi.
Alors, pour terminer pourquoi pas une anecdote qui finit bien?
Le sujet: un internaute que j'ai connu sur un forum. Au départ, des contacts froids, glaciaux dus à une incompréhension à la base. Un contact email privé et une amitié virtuelle en finale. Son pseudo? Sapanhine. Cela ne vous dit plus rien? Mais si, c'était ici et encore là où, lui non plus, n'était ni mort ni muet.
La morale de l'histoire, c'est qu'il faut prendre du recul et creuser une relation du hasard en profondeur. Une relation peut être opposée de conviction. Elle en apprendra parfois bien plus que celle qui fera bonne figure pour rester dans les cordes du violon comme arme de persuasion. Aimer le violon, c'est bien, mais, pas sous perfusion.
Voilà, donc, la nouvelle génération appelée "Z" comme "zapping" après celle des "Y" ("why").
Des enfants, nés de smartphones, connectés en permanence, surfant sur Facebook ou regardant un film en streaming. Sans doute de nouvelles proies pour les marketeers que les analystes psys vont pouvoir épicer de statistiques.
Une technique de développement personnel fondé sur le fait d'écouter sa seule sagesse intérieure, cela finit toujours dans la génération Nabilla, celle du n'importe quoi dans un empire du vide.
"Non, mais allô quoi, Facebook Home", tu veux aussi tout grésiller dans les chaumières...
Pathétique et inquiétant, à la fois, que cette génération individualiste, hyper-sexualisée qui s'enferme dans des faire-valoir fictifs.
Si tout va très bien, Madame La Marquise dans un café bien sucré-salé, mais, attention à l'atterrissage sur le mûr des lamentations ...
Les Compagnons du Devoir ne connaissent pas la crise. Ils n'ont certainement pas dû passer sur Facebook. A la rigueur, sur LinkedIn. Rien à voir avec une secte. Mais peu d'élus qui ne devaient pas se présenter avec des mains d'or, loin d'être blanches mais, au contraire, bien noires.
La conclusion du livre de Carnegie reste, elle, toujours vraie: "Personne ne saurait renforcer sa capacité d'influence sans proximité relationnelle. Si, aujourd'hui, les affaires tournent 24 heures sur 24, la première préoccupation doit rester l'humain. Les plus belles aventures seront toujours des histoires d'interdépendances et d'interactions. Au bout du compte, l'art de se faire des amis à l'ère numérique se résume à trouver un terrain d'entente pour établir un lien et le maintenir".
Un email m'est arrivé qui m'indique que j'ai des "notifications en attente" sur Facebook... Je sens que cela va être transcendant. :-)
"Blogo, forum, ergo sum. Errare humanum est".
L'enfoiré,
Articles annexes: "La méchanceté, tout un art", "Connais l'homme pour mieux te connaitre", "La grande marre du virtuel et du réel", "Le rituel est bien moins étendu dans le virtuel"
- « L'amitié totale est universelle. Et seule l'amitié universelle peut être une amitié totale. Tout lien particulier manque de profondeur, s'il n'est ouvert à l'amitié universelle. », Jean Guitton
- « Une amitié née des affaires vaut mieux qu'une affaire née de l'amitié. », David Rockfeller
- « La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe, c'est d'apprendre à danser sous la pluie. », Sénèque
- « Notre monde intello se partage en catégories et se départage en frontière imaginaire. Il ne faut pas croiser le fer, quand il n'y a pas de fer », L'enfoiré
07:25 Publié dans Actualité, Blog, Parodie et humour, Réflexions et philosophie, Santé et bien être, Web | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
07/03/2013
Les démons de l'âge ou de la jeunesse éternelle
Tous octogénaires... Quels sont les vrais-jeunes de 80 ans dont parle "Le Point" dernièrement?
Avec l'aide de la médecine, de plus en plus vieux vivent de mieux en mieux et de plus en plus en plus longtemps.
Selon les chercheurs de l’Institut Max Planck, 72 ans d'aujourd'hui, valent 30 ans d'hier. La mortalité a diminué, à toutes les tranches d’âges, plus rapidement qu'au cours des 200 millénaires précédents grâce aux antibiotiques, aux vaccins et aux progrès dans l’agriculture et dans le traitement des eaux.
Le Journal de LA1 du 1er mars avait une séquence intitulée "Tous octogénaires" car en Belgique, l'espérance de vie est passée à 83 ans pour les femmes et 78 pour les hommes. Pas de tabac, peu d'alcool étaient cités comme moyens pour y arriver. Plus de problème de compétitivité, ni de stress au boulot, peut-être aussi. Tout semble parfait.
En vieillissant, les hommes pleurent le titre du roman que l'auteur Jean-Luc Seigle définit comme : "Le courage de quitter la vie après avoir accompli son travail avec un fond de musique de Blues".
C'est surtout la solitude qui était à redouter.
"Le Point" citait des noms célèbres qui ont atteint un âge avancé, sans se sentir vieux: Philippe Bouvard, Jean d'Ormesson, Paul Bocuse, Helmudt Schmidt, Michel Serre, Edgard Morin, Stephane Hessel, Alain Resnais, Shimon Peres, Michel Bouquet...
Danielle Moreau en a même fait un livre "80 ans et toujours fringants".
C'est vrai, ces "jeunes-jeunes" étaient souvent des intellos, agile du cerveau, mais plus fragiles du côté des muscles et des membres. Pas de travailleurs en usine, ni de transporteurs de poids lourds dans le peloton des super-seniors.
Les vrai "jeunes-vieux" ou les faux "vieux-jeunes" ont des trucs, décrits dans l'analyse de "Le Point".
Dans la liste, des racines trouvées dans le capital génétique, une capacité de toujours s'étonner devant la nouveauté, une envie d'avoir des choses à raconter sans s'en priver, un tic de se mêler de tout, une obligation de se coucher uniquement quand la fatigue est trop forte, de présenter des idées fixes sans certitudes, de se targuer d'un optimisme comme sport de combat, de s'accorder des jouissances dans l'oisiveté ou de prendre des risques à parler avec des jeunes, de se plier à un emploi du temps comme un démon de la dispersion... pour en finir par rester dans le fond 'enfant' et innocent de tout.
En d'autres mots, s'ils ne savent plus vraiment où ils vont, mais, ils y vont sans s'en soucier.
Les Super Papys font de la résistance en se rappelant de leurs souvenirs d'un autre temps, d'un autre environnement, d'une autre crise, peut-être.
Le Pape Benoit XVI a étonné en démissionnant, lui qui est sensé aller jusqu'à la fin. Pape de transition, avait-on dit d'emblée lors de son élection, il y a huit ans. La transition s'achève.
Au Saint-Siège, avoir un successeur, c'est une affaire de fumée blanche.
Les cardinaux, les "sous-papes" de sécurité, se sont installés en concile-à-bules, pas pour jouer du clavecin mais jouer des coudes pour se positionner avec des sourires de circonstances.
Le nouveau Pape, on l'attend avec un âge dit "jeune", considéré à bonne mesure de 65 ans. Une relève jeune, alors que ce sont les vieux qui choisissent leurs suivants... La maison Gammarelli a déjà prévu les habits du suivant. Tout est donc en place.
"Le Pape est mort, un nouveau Pape est appelé à régner. Araignée ! quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon?", disait Prévert.
"Au suivant", chanterait encore Jacques Brel plus prosaïquement.
Les styles anciens reviennent au goût du jour. On fait du jeune avec du vieux.
A croire la presse, les vieux ont le vent en poupe et on s'intéresse à eux.
Les "Années bonheurs" ont du succès en aidant à remonter le passé si l'attention des plus jeunes est encore présente.
Le film "Amour" avec Trintignant qui raconte la fin de vie d'un couple, ramasse les suffrages et les récompenses aux Césars.
Revers de la médaille, les pays industrialisés ne se sont pas préparés pour pouvoir faire face à l’augmentation des coûts de prise en charge de ces futurs retraités. Les autorités et des Offices des retraités s'en inquiètent.
C'est le moment de définir les quatre nouvelles sections d'âges de la vie.
Coupées au couteau, cela pourrait se répartir en 1er âge de 0-25 ans, celui de l'apprentissage à la cuillère, de 2ème de 26-50, celui de l'utilisation à la louche, de 3ème de 51-75, celui de la consécration de la soupière et de 4ème de 76-Fin, celui de la réparation des ustensiles de ménage des trois premiers âges. Les "Quatre Saisons" de Vivaldi en quelques sortes que la pyramide des âges lisse avec des statistiques.
Ce qui va nous intéresser plus ici, c'est le dernier quart.
Les vieux ne sont plus les mêmes que ceux que ceux de Jacques Brel. Ils attendaient, alors, la pendule d'argent.
La pendule d'argent est devenue plus dorée pour cette génération de patriarches. Mais, c'est une dorure qui s'est effritée avec le temps et laisse entrevoir un alliage moins attirant par dessous.
Aujourd'hui, s'ils sont les plus âgés, ils ne peuvent plus entendre la pendule. Électronique, elle ne fait plus le tic-tac et en plus, avec un appareil auditif qui amplifie les graves et atténue les aigues automatiquement, pas sûr que cela passerait mieux. Alors, ils écoutent le temps qui passe sans plus pouvoir chercher à le comprendre.
Ils font tout autant qu'avant mais en plus de temps. Ils s'arrêtent souvent, contemplatifs, pour ménager leur monture.
L'environnement a changé, les mentalités ont changé, les objets de communications qui réunissaient les gens ont changé, même si les utilisateurs de ses objets arrivent petit à petit dans toutes les mains sans être fondamentalement compris...
Le "gap" entre les générations n'est toujours pas résolu. Le sera-t-il, un jour d'ailleurs?
Ils ne faudrait pas croire que tous les enfants du bon dieu soient devenus des canards sauvages avec l'âge.
Si, récemment, le Pape tweetait avec son iPad, cela s'appelerait pour l'occasion un iPope, à bord d'une papa-mobile, c'est à dire bien entrouré de garde du corps.
Quand les vieux se rebellent, c'est qu'ils sont devenus plus grincheux, que l'horizon s'est rétrécit à la seule famille qui pourrait apporter le réconfort. A ce stade, la vieillesse s'insinue, s'incruste et s'installe alors pour ne plus les lâcher.
Ils voudraient communiquer, mais s'y prennnent de plus en plus mal en perdant les contacts naturels ou en radotant sur le dos de ses contemporains.
Leurs enfants, grands ou petits ne s'intéressent plus aux p'tis vieux que le temps d'une valse à trois temps sans jamais arriver à celle des mille temps. On ne compte plus jusque là.
Ceux-ci, avec l'obligation d'être compétitifs, se retrouvent, parfois, bien loin comme un élastique entre le temps et l'espace.
Chacun vit, bien plus, sa vie sur des voies parallèles, qui comme chacun sait, ne se rejoignent qu'à l'infini. Ce métier dont on ne se sépare jamais complètement, revient parfois au p'tit vieux. Tout ne s'efface pas avec le temps. Il suffit d'un sommeil trop léger, ou trop agité, pour qu'ils se retrouvent avec des souvenirs pleins les bras.
Souvenirs tout à fait en compétition, si pas en opposition, avec ce qui se dit ou se fait dans la modernité du moment.
Rester dans le coup, c'est aussi avoir le pouvoir de se remettre en question pour s'aligner avec ce qui est nouveau, de faire table rase des préjugés avant d'affirmer avoir raison ou tort. 
Quand ils arrivent à monter sur la vague, c'est par de petits tchats, par un tweet pour faire semblant qu'ils aiment encore.
Si, ce ne sont pas, heureusement, les volontés qui font l'homme, ce sont apparences qui en donnent l'image.
Les célèbrités marquent, d'ailleurs, le ton. Vieillir n'est pas "in" chez eux.
Jean Rochefort, âgé de 82 ans, dit "pas question de retraite".
Parmi les "vieux célèbres", il y a ceux qui défilent sur le canapé rouge de Michel Drucker.
Hypocondriaque, il bave d'envie de tenir le coup ou la corde jusqu'à un âge avancé à présenter des jeunes et des vieux sur son plateau. Et, défilent Annie Cordy, Danielle Darieux, Azanavour, comme monstres sacrés.
Dimanche dernier, à "Vivement dimanche" c'était Salvator Adamo qui venait s'asseoir pour fêter ses 50 ans de carrière et souffler ses 70 bougies. "Une vie privilégiée", avoue-t-il. Les souvenirs sont sortis de cette rencontre entre deux contemporains presque parfaits, bien évidemment...
Le soir, Pierre Arditi annonçait qu'il se retrouverait avec Marielle dans le film "La fleur de l'âge".
Est-ce la fleur de l'âge ou la fleur au fusil? Faudrait choisir.
Michel Galabru apportait la note d'humilité de ses 90 ans avec sa petite fille et leur livre, en commun, "Tout est comédie".
Dans la catégorie des "poids plumesé des people, on peut lire que Richard Gere avoue que "c'est formidable, à 63 ans, de jouer encore les séducteurs dans "Arbitrage" avec Susan Sarandon" et toujours "faire attention à l'argent". "Les rides me vont biens", disait Bruce Willis alors qu'il va reprendre son personnage de John McLane.
Avec humour, on pourrait dire que les monuments sont de sortie avec leurs craquelures du temps dus aux pigeons qui laissent leur carte de visite pour donner un cachet supplémentaire.
Pourquoi n'en serait-il pas de même avec les citoyens lambda?
Dans la semaine, "Vieillir en pleine forme" était le sujet de X:enius sur ARTE.
L'anonyme, Gunda traversait l'Allemagne à bord de son easy-rider. "Je ne me sens pas aussi vieille que je le suis", disait-elle.
Si ce n'était la synchronisation entre le corps et l'esprit qui laisse à désirer et déséquilibre, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes d'un âge certain.
L'âge n'est pas décisif mais bien la biographie des mouvements.
Le vélo était présenté comme une des solutions pour y remédier. Ce vélo qui apporte l'équilibre en faisant oublier le réflexe de prendre la voiture. Très théorique, tout cela.
Du côté cerveau, il faut savoir qu'il est toujours en plein processus de restructuration jusqu'à la fin de vie si le syndrome d'Alzheimer ne s'en mêlait pas pour rendre une symphonie romantique dodécaphonique.
"Use it or lose it", une formule intraduisible avec le même impact dans d'autres langues.
Stéphane Hessel vient de tirer sa révérence à 95 ans.
Il faisait partie, en bonne place, des élus dans l'étude de "Le Point". La dernière marche a été, peut-être, trop haute même pour un homme au destin hors normes.
Il a eu de multiples vies. Pourtant, ce sont seulement les cinq dernières années que tout a été dit et résumé sur trente pages publiées à 4,5 millions d'exemplaires et traduite en 33 langues pour sortir de l'ombre.
"Que faire" après s'être indigné? Hessel a essayé de le dire. Sera-ce dans "Engagez-vous"? Oui, mais à quoi?
Ce sont surtout les Indignés qui sont à plaindre. Ils ont perdu leur inspirateur, leur l'idole. Il faut bien le dire, le mouvement des jeunes indignés s'est un peu essoufflé. "Reposez-vous" maintenant, Stéphane.
Une idole qui ressemble, en plus, à un adolescent qui lancerait des idées sans les assumer, cela ferait un peu gnan-gnan.
"Indignés de cons", comme l'écrit et le raconte, Marcel Sel.
"Un peu court, jeune homme", comme le disait son intervieweuse.
Qu'importe. Il faut l'avoir fait et avoir pu le dire et l'écrire avec fougue.
La cerise sur le gâteau est déjà avalée. Quant à la part de gâteau, elle pèse déjà sur l'estomac après un diner de cons. La conclusion de Marcel Sel "Avoir confiance et faire les choses avant de se sentir capable de les faire" est tout à fait ce qu'il leur faudra de courage.
Les mots ne coulent plus uniquement de la plume, ils sortent des touches du clavier d'ordinateurs, propulsés. La pensée de Jean Cocteau "Écrire, c'est se battre avec de l'encre pour se faire entendre", n'est plus à l'ordre du jour.
La presse et les réseaux sociaux se chargent du reste pour, parfois, faire du buzz.
Pour Stéphane, ce sera un enterrement de première classe, honoré par tous, dans une "dernière sortie en boîte", comme le dit le dictionnaire de Laurent Baffie. En grande pompe. Pas une sortie anonyme sans esprit et sans vécu.
Fini d'être en porte-à-faux. Pourquoi ne pas devenir porte-drapeau dans une nouvelle vie? Il n'y a plus qu'à s'arranger pour ajouter l'huile aux rouages grippés...
Avec le sourire, c'est tenter le diable et garder bon-pieds bon-oeil comme pare-tout, bien qu'un brin de nostalgie et l'éternelle phrase "c'était mieux avant" persiste. Et, oui, la bouffe avait encore du goût dans l'ancien temps. Moins de luxe et de voitures, c'est évident.
Paradis perdu et enfer en échange? Une impression d'avoir perdu une emprise sur son avenir, alors qu'en grattant un peu plus... on ne sait plus trop...
N'empêche, faut vieillir en douce, heureux d'être encore là, à son rythme propre, gourmand d'un peu de vie avec une technique éprouvée dans un sorte de baroud d'honneur.
Certains "dits-vieux" ont fait le pas. Ils ne cherchent pas à connaître les antécédents de la Toile sur laquelle ils surfent avec deux doigts. C'est presque de guerre lasse, qu'ils se sont mis au numérique, même s'ils ne savent plus compter ou s'ils le font encore, c'est en sous ou en vieux francs car cela fait plus riche de compter en millions de francs qu'en milliers d'euros pour solder les comptes en fin de mois.
Les plus vieux ont toujours aimé s'assurer en épargnant pour le futur et compléter la pension qu'ils avaient compris être rabotée, un jour. Ils ont pris le train de la modernité à marche forcée et le monde des jeunes est devenu un peu trop grand à leur goût. La mondialisation ne les a pas vraiment choppé, pourtant. Ils ne comprennent pas toujours les jeunes qui aiment partir avec une valise en carton, mal fermée.
Beaucoup de différences existent entre les papy-boomers, les baby-boomers et les boomers tout court qui semblent marcher à pieds nus sur leurs dettes. Ils ne parlent plus d'une quelconque belle époque comme le faisaient leurs propres aînés. Mais, il faut bien l'avouer, à de rares exceptions près, ils sont devenus conservateurs dans l'âme.
Alors, ils grignotent leur capital engrangé puisque les intérêts ne sont plus à la hauteur de leurs espérances.
Parfois, ils bégayent tout en ne s'en rendant pas compte pour tenir les autres éveillés. A cours de sujets, ils reprennent des anciens et 'répépépètent' depuis le début.
Normal, en définitive...
Les plus vieux souvenirs reviennent sur les tapis alors qu'ils se demandent qu'est-ce qu'ils sont venus chercher en allant dans la cuisine pour chercher le pot de sucre.
Si le cordon ombilical a été coupé avec le sécateur, ils ne parlent plus avec le même langage pour l'exprimer.
Ils meublent le temps pour faire preuve qu'ils existent. Alors, ils tweetent ou facebookent comme bonimenteurs.
Joindre l'agréable à l'utile. Tout l'inverse de leur vie active pendant lequel ils tentaient de joindre l'utile à l'agréable.
Au besoin, certains comblent les trous en écrivant un livre q'ils promotionnent à la "Foire du livre" (*). Cela fait aussi partie de l'exutoire à leurs espérances et la fantaisie en fait partie.
Vendent-ils leurs souvenirs aux plus offrants?
Rien n'est moins sûr...
Ils défendent leurs propres thèses creusées en sillons étroits qui transitent encore aux tréfonds de leurs mémoires. Les expériences des autres, ils s'en foutent dans le fond.
Débattre, c'est plus trop leur truc en plumes, mais plutôt une base pour faire ressortir les derniers frémissements de leurs poils.
Une tune qui tombe dans la sébile ou s'insère dans le bastringue, là, ils deviennent curieux, tombés dans le syndrome d'Erostrate, et pensent être devenus les nouveaux philosophes de demain, munis d'une canne blanche pendant que d'autres restent perdus entre la partie de pétanque quand il fait beau et la partie de bridge quand le temps est à la pluie avec leur fan club.
Entre eux, ils changent la sauce piquante en sauce mayonnaise.
Les super-centenaires, c'est sur l'île d'Okinawa qu'on les rencontre.
Pas de doute, la longévité des vieux inquiètent les jeunes. Ils ont trop de trucs pour se retrouver au mieux de leur forme comme quand, Tonia chantait, à une certaine époque, "avec un peu de poivre, un peu de sel, un peu d'amour, un peu de miel. Quand tout cela sera mélangé, tu pourras dire enfin que c'est arrivé"
Le "bon vieux temps", c'était un temps, où on tirait souvent sa révérence sans bruit, plus rapidement, sans effets secondaires ou au pire, à titre posthume. Un temps où les hiérarchies décidaient en lieu et place, résignés.
Un temps, pendant lequel, celles-ci se cachaient derrière une tour d'ivoire. Elles ont aussi pris leurs quartiers d'hiver aux rayons des "divers", perdues tout autant, dans la masse des inconnus célèbres.
Les lettres à pépère de Magdane, on s'en régale. Non, on ne se moque pas des personnes âgées.
Le 8, c'est la journée de la femme, pourquoi pas ne pas mentionner la lettre à mémère?
Voyons, vous n'êtes pas sympa...
Je reprendrai la préface et la postface du nouveau livre de Bouvard "Je crois me souvenir":
"Être 'moins jeune', c'est parfois être fier de rien. Reconnaissant envers ce dieu auquel, je déplore de ne pas croire, de m'avoir évité le pire avant l'inéluctable. C'est demander pardon de son omniprésence et se retrouver encombrant pour seul gage de conscience professionnelle et d'honnêteté intellectuelle que l'on peut offrir comme le serait un vieux con, non blasé.".
Si la maison de repos devient, tout de même, obligatoire, il s'agit de la choisir de tout repos.
Ces maisons de repos ont besoin de plus en plus d'emplois pour parvenir à accomplir leurs tâches et plus de 40.000 nouveaux postes de jeunes restent à trouver même si la rentabilité impose à nouveau des restrictions de personnel. Premier lien d'intérêts entre générations.
Des prix (fort) élevés et des services déficients qui font souvent partie du lot avec une moyenne de 1360 euros par mois (+138 euros de suppléments) font peur. Pourtant, il faut une autre moyenne de cinq mois sur de longues listes d'attentes à Bruxelles, preuve que cela ne freine pas.

Inciter à dépasser l'âge de la retraite en donnant des compensations financières sous forme de bonus?
S'il suffisait de donner un peu de gras à la vie pour changer le canasson en cheval de course, ça se saurait.
Mais, de toutes manières, que ne ferait-on pas pour avoir une pêche d'enfer? Une pêche, au paradis, ça se saurait aussi.
Samedi 2 mars, la nostalgie et les hommages étaient de rigueur autour de Charles Aznavour lors d'un nouveau numéro de l'émission "Hier encore".
La chanson, un autre lien potentiel entre les générations?
Si oui, alors, un karaoké s'impose :
J'avais vingt ans
Je caressais le temps
Et jouais de la vie
Comme on joue de l'amour
Et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours
Qui fuyaient dans le temps
J'ai fait tant de projets
Qui sont restés en l'air
J'ai fondé tant d'espoirs
Qui se sont envolés
Que je reste perdu
Ne sachant où aller
Les yeux cherchant le ciel
Mais le cœur mis en terre
Hier encore
J'avais vingt ans
Je gaspillais le temps
En croyant l'arrêter
Et pour le retenir
Même le devancer
Je n'ai fait que courir
Et me suis essoufflé
Ignorant le passé
Conjuguant au futur
Je précédais de moi
Toute conversation
Et donnais mon avis
Que je voulais le bon
Pour critiquer le monde
Avec désinvolture
Hier encore
J'avais vingt ans
Mais j'ai perdu mon temps
A faire des folies
Qui ne me laissent au fond
Rien de vraiment précis
Que quelques rides au front
Et la peur de l'ennui
Car mes amours sont mortes
Avant que d'exister
Mes amis sont partis
Et ne reviendront pas
Par ma faute j'ai fait
Le vide autour de moi
Et j'ai gâché ma vie
Et mes jeunes années
Du meilleur et du pire
En jetant le meilleur
J'ai figé mes sourires
Et j'ai glacé mes pleurs
Où sont-ils à présent
A présent mes vingt ans?
L'enfoiré,
(*) Photos de la Foire du livre 2013
Mise à jour 10 mars 2013: Pour la petite histoire, ce samedi soir, 9 mars, j'allais voir, au Théâtre des Galeries, la pièce "Sortie de scène" de Nicolas Bedos présentée pour la 1ère en 2005, avec son père dans le rôle principal. Une pièce dans laquelle un auteur de comédies à succès consacre son fiel à des essais polémiques. La maladie lui laisse assez de souffle pour se disputer avec sa gouvernante-secrétaire-infirmière qui ne craint pas de lui répondre. L'arrivée inattendue d'une jeune nièce dépressive va obliger ce misanthrope professionnel à aller refaire un tour du côté de l'humour, de risquer à fumer un joint pour, ainsi, joindre deux générations.
Citations:
- « A vieux comptes, nouvelles disputes. », Proverbe français
- « Un vieux rosier ne se transplante pas. », Proverbe québécois
- « Le vieux balai connaît les coins. », Proverbe irlandais
- « Les vieux péchés ont de longues ombres. », Proverbe chinois
09:10 Publié dans Actualité, Blog, Parodie et humour, Web | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
28/02/2013
Une intelligence pleine d'artifices
L'étude du cerveau humain, une stratégie médicale, technologique et économique. L'intelligence artificielle remplacera-t-elle l'intelligence humaine? Drame ou progrès pour l'homme?
Répondre à cette dernière question est que tout dépend de ce qu'on en fera.
Le 20ème siècle peut être considéré comme celui du coeur. Le 21ème pourrait devenir celui du cerveau.
Aujourd'hui, les opérations à coeur ouvert se font à la chaîne, même si les maladies cardio-vasculaires font toujours parler d'elles. Si le sang est véhiculé par la pompe du coeur, c'est le cerveau qui gère toutes les autres fonctions du corps humain.
Étudier le cerveau est bien plus complexe.
La neurochirurgie est encore très jeune. Les chirurgiens, face à une tumeur du cerveau, n'ont pas eu beaucoup d'occasions pour se familiariser avec les techniques médicales. L'électro-encéphalogramme reste trop ciblé et incomplet. Les nano-sondes et l'IRM pourraient aider à modéliser le cerveau humain. Les progrès des techniques de la neuro-imagerie permettent de visualiser le cerveau sur le plan anatomique et fonctionnel. ("Le Cerveau de cristal" par Denis Le Bihan). Il y a pourtant un grand décalage entre l'image visuelle et la guérison. La neuro-imagerie moderne est apparue dans les années 1970 et révolutionné la techniques des rayons X de Röentgen qui date de 1895.
Le cerveau, curieusement, est insensible à la douleur. En 2010, un simulateur virtuel du cerveau a été créé au Canada. La mesure de la rigidité ou de la mollesse du cerveau est mise en équations numériques pour simuler au plus près et, ainsi, s'y exercer à opérer le cerveau pour en extraire une tumeur.
Obama veut en savoir plus sur le cerveau: "Pour ce faire, des scientifiques prévoient de construire une cartographie complète de l’activité cérébrale. Ils veulent faire pour le cerveau ce que le projet du génome humain a fait pour la génétique. Composé d’environ 100 milliards de neurones, le cerveau est excessivement complexe. Dans le coup, agences fédérales, fondations privées, équipes de neuroscientifiques et nanoscientitifiques pour faire progresser la connaissance sur les neurones, la perception, l'action, la conscience, pour ainsi, mieux comprendre des maladies comme Alzheimer et Parkinson, développer de nouveaux traitements pour les maladies mentales et acquérir des progrès en terme d’intelligence artificielle. Aujourd’hui, les scientifiques sont persuadés que la technologie est suffisante pour permettre d’observer et d’acquérir une compréhension plus complète du cerveau et de manière moins intrusive. Si l’initiative voit le jour et aboutit, elle pourrait être bénéfique à l’économie.".
Avec de tels argument, quand la santé et l'économie sont en jeu, les budgets devraient suivre comme investissements pour le futur.
Dans la foulée de l'étude du cerveau humain, il n'y a qu'un pas pour arriver à créer un cerveau artificiel en copiant son intelligence, au départ, en le musclant avec toutes les données disponibles, ensuite. Un pas, mais un grand pas.
Créer un cerveau artificiel est un rêve que l'on retrouve au moins dans 35 films de sciences fictions. Ici, plus question de fiction.
Sur dix ans, l'Europe est prête à débourser un milliard d'euros dans le projet "Cerveau humain" avec différentes universités comme l'école polytechnique de Lausanne et d'autres. Les États-Unis, c'est trois milliards de dollars mis à disposition, dans le cadre du plan "Brain activity map" et « Future Emerging Technologies », aussi, comme un des deux projets les plus prometteurs pour la décennie à venir.
Le projet Apollo, le « Human Genome Project » comprend des étapes pour comprendre l'homme, suivant le schéma du séquençage du génome humain et le « Human Brain Project » pour prendre sa suite.
La « Big Science » est impliquée dans l'opération.
Le projet SyNAPSE, au départ de la l'armée américaine avec IBM, HP et des universités va tenter de créer un cerveau humain à partir de zéro et de reproduire ses prouesses de raisonnement, de la parole et de créativité. A l'heure actuelle, les neurosciences sont incapables de comprendre son fonctionnement et les liens avec les neurones.
L'idée de construire une réplique, sans être identique à l'original, est venu à Richard Feynman pour contourner l'obstacle et la complexité. Le but principal est de mimer les phénomènes de dépression, d'autisme et de schizophrénie. Toutes des maladies qui touchent 30% de la population européenne avec un coût de près de 600 milliards d'euros par an. Montant qui dépasse le prix des maladies cardiaques, du cancer ou du diabète.
Les maladies qui touchent au cerveau sont difficiles à déceler dès les premiers symptômes et, de plus, leur fréquence semble augmenter dans le futur.
Les progrès ont été importants. On comprend mieux comment fonctionne le cerveau. Sa plasticité comme simulateur conscient de son environnement ou son appel à l'inconscient en cas d'urgence.
Depuis le père de l'informatique, Alan Turin, l'intelligence artificielle (IA) n'est pas parvenue à concevoir une machine suffisamment performante malgré la puissance de calcul. Même avec un ordinateur capable d'effectuer des milliards de milliards d'opérations à la seconde, la simulation serait 100 fois plus lente que l'aptitude du cerveau original rien que pour simuler quelques secondes d'apprentissage. Seul un ordinateur quantique pourrait peut-être arriver à la vitesse nécessaire avec des QBits qui manipuleraient les données. La mécanique quantique pourrait ainsi répondre à ce besoin et, par là, relier les forces spécifiques d'une machine à celle de l'homme.
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Cartographier le cerveau avec ses neurones et axones pour établir les plans de sa construction (Projet Connectome par le National Institute of Health). La technique de l'IRM à tenseur de diffusion permet une vue du plan anatomique et fonctionnel à suivre l'histoire des 30 millions de milliards de milliards de molécules d'eau qui traversent les synapses dans une organisation à trois échelles, microscopique, mésoscopique et macroscopique.
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Construire des neurones en silicium (Projet Truenorth par IBM) alors que tous les systèmes informatiques respectent une autre architecture. John von Neumann, en 1943, séparait l'unité de calcul de l'unité centrale, alors que les neurones jouent alternativement les deux rôles pour épargner l'énergie et accélérer les processus. L'agence Darpa teste actuellement des neuro-puces de 256 neurones avec chacun 1024x256 synapses et 1024 axons, câblés sur des nano-circuits dans une sorte de jeu de Lego.
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Organiser les connexions (Projet Spaun par l'université de Waterloo au Canada). Parvenir actuellement à lire, à écrire, à compter, à mémoriser, à compléter des séries logiques avec 2,5 millions de neurones, équivaut à la capacité du cerveau du cafard. Il s'agit de les relier pour interagir en jouant le rôle au chef d'orchestre comme le thalamus ou l'hippocampe qui compile les souvenirs et décide de les effacer si nécessaire pour ne pas encombrer d'informations inutiles ou obsolètes. Apprendre par l'analyse reste la pierre d'achoppement pour obtenir la "tête bien faite" voulue.
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Alimenter en informations (Projet Google X par Google et l'université de Stanford). Le "Big data" à transférer et atteindre la "tête bien pleine". L'apprentissage des concepts complexes passe au travers d'un cortex visuel non surveillé par la simulation. Cela a été réalisé par la machine Deep Blue en 1997 lors d'une partie de jeu d'échecs. Google organise déjà la marche dans ce sens.
Ce sont tous, des projets technologiques sur plusieurs plans répartie en 150 équipes et des milliers de chercheurs qui dépendent du seul arbitrage financier.
Mais, il y a les sceptiques et cette simulation fait débat normal et nécessaire. Des critiques politiques croisent celles du niveau technologique et scientifique.
- Projets trop américains et des buts à atteindre qui seraient, en arrière plan, destinés aux services de renseignement et à la stratégie de l'américain Darpa.
- La question est "jusqu'où aller pour que ce soit efficace?". Descendre jusqu'à quel niveau de détail, de forme, de précision moléculaire ou atomique ? Le risque de créer un modèle trop faible en réunissant des niveaux organiques trop distants et donc, improductif, n'est pas nul.
Il est avoué que le but n'est pas d'atteindre la perfection mais seulement une approximation par phases, par versions en fonctions des progrès.
Un cerveau artificiel serait utile pour tester des traitements contre l'épilepsie ou la dépression puisqu'ils sont liés à des problèmes neurotransmetteurs.
Mais, inefficaces contre le syndrome d'Alzheimer plus lié à des problèmes de protéines, dit-on déjà.
Puis, il y a de petits projets qui aboutissent. Petit à petit. Bien loin des investissements monstres. Le révélation du professeur à l'origine d'une découverte, Pierre Vanderhaegen, est presque confidentielle dans l'annonce récente d'une découverte scientifique à l'ULB de Bruxelles: la reproduction des neurones du cortex à partir de cellules souches et transplantés dans le cerveau d'une souris.
Ici, aussi le même but, modéliser les maladies du cerveau. Une première greffe après une fabrication de plusieurs mois de ces cellules qui connectés avec le cerveau de la souris. Cela n'a pas fait parler la souris, bien sûr, mais...
Le cerveau de l'homme est gouverné par trois formes:
- le reptilien archaïque qui réagit à l'instinct par des réflexes de survie.
- le limbique qui détient les émotions pures.
- le néocortex qui se risque aux abstractions dites rationnelles.
Quantifier l'information et en faire un concept scientifique précis, le dernier "Pour la Science" parlait.
Née, il y a 65 ans, la théorie de l'information est une entreprise toujours actuelle, à laquelle les développements de la biologie posent de nouveaux défis.
Dès sa naissance, la fracture entre le numérique et l'analogique s'est creusée.
L'ordinateur numérique, plus précis, a supplanté l'ordinateur analogique par les entreprises gloutonnes en gestion pour leurs prévisions budgétaires et les calculs scientifiques. L'ordinateur analogique ne pouvait pas fournir cette précision en oscillant sur des courbes entre des limites connues souvent d'avance.
Le Démon de Maxwell guette dans l'ombre avec son ADN cellulaire et son processus du vivant.
L'entropie, en numérique, se subdivise, elle aussi, en trois versions, Shannon, Rényi ou conditionnelle.
Trois éléments restent à définir pour combler les lacunes de connaissances comprises dans la matière, l'espace et le temps.
La neuro-informatique s'est imposée cette tâche.
Rien que l'approche par l'écrire de manière numérique plutôt qu'analogique pourrait sembler différente.
Les sentiments par le coeur et le raisonnement par le cerveau sont-ils réellement aux antipodes ou complémentaires?
Est-ce qu'il y aura, un jour, des robots intelligents et sentimentaux?
Comme les réalités dépassent souvent les fictions, je répondrais, "oui".
L'intelligence est le potentiel de comprendre par les facultés mentales, de découvrir des relations entre les éléments, de les adapter à des situations nouvelles pour y réagir et aboutir à la connaissance conceptuelle et rationnelle par opposition aux sentiments, aux sensations et aux intuitions.
Traiter l'information, la machine le fait très bien pour atteindre les objectifs prédéfinis. Des objectifs à définir par la compréhension de la codification diversifiée comme la maîtrise du langage, elle ne le fait que partiellement. De nouveaux systèmes informatiques pourraient en découler.
Les machines arriveraient à nous dépasser? Si c'était le cas, il resterait à les comprendre pour s'en apercevoir.
Le cerveau humain a besoin de dormir. La machine a besoin de se refroidir en dehors du point où il bugue. Sommeil paradoxal pendant lequel les infos seraient comprimées, défragmentées pour en réduire la taille, tout en étant toujours prêt à être réveillé par un réveil demandé par une autre machine. Ce n'est pas pour rien que le mot "virus" a été utilisé pour les humains et pour les machines.
Avoir peur de la machine? Pas d'elle, mais de son concepteur.
Pourra-t-elle décider de détruire ses semblables quand ceux-ci déconnent dans leurs circuits ou, mieux encore, s'autodétruire?
En 1942, Isaac Asimov avait édicté des règles de coexistence avec des robots. Le bug ne pourra se parrer qu'avec la présence d'autres robots qui vérifie les précédents.
Lors des dernières crises financières, les marchés, auto-régulés, sont allés trop loin.
13 février 2013: Un bébé robot assimile les mimiques des humains. "Via des caméras, il « apprend » l’expression faciale. Il rit, sourit, puis une larme semble lui monter aux yeux, sans doute poussée par la contrariété: difficile de ne pas voir dans le visage de Diego toutes les expressions d’un bébé humain. Pourtant, sa peau ne ressent aucune caresse rassurante, car elle est faite de plastique. Construit par une équipe de l’Université de Californie. Construit de façon à ressembler à un bébé d’un an, le robot y fait une démonstration de sa palette d’expressions faciales. Le réalisme est à la fois impressionnant et troublant, voire effrayant".
Les Japonnais viennent de présenter leur dernier robot de Cyberdine, "Super Giraffe" qui serait prêt à réagir lors d'une catastrophe nucléaire.
Les réalités dépasseraient-elles la science fiction? Reproduire les cinq sens de l'humain et peut-être, pourquoi pas, en inventer d'autres.
Connaître ainsi les processus de la vie et de la mort de l'homme, c'est toucher aux émotions, à la sensation, à l'intuition et à la conscience. Avant de copier, encore faudrait-il comprendre un peu plus sur ce qu'est un homme dans son intégrité physique, morale et mentale. Ce qui le stimule à agir ou ne pas le faire, à penser ou ne pas penser pour échapper, parfois, timoré ou oisif à la prise de décision, à la colère et au plaisir. Tout cela relève parfois du mystère sans pourvoir en tirer des généralités. Les hommes ne sont des clones. La compréhension ajouterait une dimension au savoir multiple pour déterminer dans quel cas, les émotions restent nécessaires dans son intimité d'individu.
Les émotions sont-elles conscientes ou déterminées par le subconscient?
On ne sait plus très bien, ce qu'on cherche et où est la frontière de ses recherches entre intelligence naturelle ou artificielle.
Le magazine "Comprendre la Science" vient de sortir un numéro spécial "Le cerveau et ses mystères", dans lequel on parle de mesurer l'intelligence, le rôle des hormones et du sommeil, les troubles bipolaires, de son entretien et de sa dégénérescence.
Le cerveau a, en effet, tous ces mystères répartis sur plusieurs voies et têtes (cf vidéo).
Une question: La vie ne dépendrait-elle pas de la mort?
A cette question, pourquoi ne pas parler de l'émission "Matière grise" et de l'expérience de la vie après la mort. On y voit comment la matière se décompose. Une véritable guerre entre fossoyeurs pour réinventer la vie et remarquer que chaque atome, chaque composant est réutilisé pour la recréer. C'est découvrir comment de nouveaux écosystèmes vont se mettre à envahir les lieux après la mort pour découvrir que le vieillissement est la capacité qu'a la nature à se recycler. Derrière tout cela, pas très gratifiant ni du goût des nécrophores, comme les bactéries, les champignons, les asticots, c'est comprendre que la vie est constituée de niveaux très variés, faite de simplicités et de complexités. Les myxomycètes, comme organismes les plus primitifs, sans cerveaux, sans coeur, sont là avec pour seul but de se reproduire. Construits avec les briques fondamentales de la vie, ils parviennent à reconstituer, avec efficacité, les organismes, les plus sophistiqués. Ce sont les virus qui vont contrecarrer ce processus et faire évoluer les espèces.
C'est dire que l'approche n'est, donc, peut-être pas mauvaise.
Faudra-t-il penser à faire mourir les robots en plus de l'obolescence des versions pour qu'ils nous ressemblent encore plus et qu'ainsi, ils se regénèrent entre eux comme les êtres vivants?
Ce ne sont pas seulement les psys et les neurologues qu'il faudra appeler à la rescousse pour répondre à ces questions. Des naturalistes, des entomologistes, des micologues et des philosophes pourraient très bien compléter.
Télécharger nos pensées dans un ordinateur, c'est aussi savoir quoi transférer.
Comme toutes les poussières d'étoile, l'homme a commencé par être très organisé mais, qui en vieillissant, tend vers un chaos très personnel qu'on appelle "personnalité" que Kenneth Hayworth estimait devoir passer, un jour, sous la forme d'algorithmes.
Faut-il avoir peur des robots dans le futur?
Les humains inaptes à vivre en société sont considérés comme des erreurs de "conception", retrouvées dans les maladies mentales. Pourquoi les erreurs appelés "bugs" n'existeraient pas chez ses copies robotiques? Les virus se chargeraient de rectifier le "tir".
L'homme arrive dans un goulot d'étranglement dans lequel il doit répondre à des questions qui le dépassent. L'enseignement ne suit pas le rythme, englué dans des moules et des programmes prédéfinis, devenus obsolètes dès leurs sorties de l'école.
Joël de Rosney, féru de technologies numériques, parlait de "Société, éducation et fluidité(cf. vidéo)". "Surfer la vie, surfer l'éducation?". D'après lui, Internet, c'est fini dès que le cerveau planétaire sera conscient de lui-même au point de singularité. Le cerveau s’accélérera grâce aux liens et aux flux de connexions, obligé d'anticiper en surfant en temps réel sur une vague mouvante. La société pyramidale vit, peut-être ainsi, ses dernières années de succès ou d'échecs.
Plus question de rechigner sur les aspects négatifs comme le cannibalisme des fonctions humaines ou la cyberdépendance. L'éducation pourrait subir un coup de fouet par ce futur devenu très virtuel. L'apprentissage pourrait se produire à distance, au rythme de l'étudiant, dans une éducation permanente interactive, pour correspondre à la vie qui s'allonge.
L'autisme est considéré comme une maladie car il réduirait les capacités intellectuelles à un seul domaine trop étroit.
Eduqués comme des experts et des spécialistes, nous sommes tous, quelque part, des "Rain Men", entrés dans un certain autisme.
Cela pourrait changer par l'IA qui obligerait de s'adapter à des situations généralisées, de s'occuper de tout, ou, du moins de pouvoir en parler. On ne sait pas vraiment jusqu'où iront les changements que les machines nous forceront d'adopter.
Avec le cerveau, nous sommes peut-être arrivés à un cas similaire aux fractales. En recréant la nature en 2D, par calcul, les fractales nous semblaient belles.
Passées en 3D, elles nous ont fait entrer dans un nouveau monde dans lequel, on pourrait presque se demander à quoi le résultat pourrait servir.
Nous sommes, en quelques sortes, des mutants hybrides qui s'ignorent.
L'informatique n'a été que la pionnière du processus de mécanisation. Une fois, la physiologie des humains incarnées dans des humanoïdes, on risque de ne plus remarquer tellement de différences. Il y aura les bons et les mauvais humanoïdes comme chez leurs modèles.
S'il y a un problème d'éthique, de sagesse dans tout cela, il sera dépassée par les évènements qui arriveront en tsunamis progressifs auxquels personne ne pourra échapper.
Trop d'avantages face aux inconvénients pour faire marche arrière et l'envie d'aller toujours plus loin, est trop forte pour que le futur reste bloqué.
Cerise sur le gateau, l'homme qui valait trois milliards, sera bien moins cher qu'en 1975.
Avoir peur des humanoïdes est lié à une culture religieuse. Cela gène que des machines auraient une forme humain et ferait mieux que son modèle.
Les investissements seront peut être dans l'impasse. Celle-ci serait totale sans l'avoir testée.
Comme disait quelqu'un "Les sciences modernes décrivent ce qu'on peut connaître mais pas nécessairement le réel".
Pandore es-tu encore là?
Si oui, rentre dans ta boîte, RAS...
Si vous permettez une blague de potache pour finir, je vous proposerais cette dernière adaptée pour les circonstances.
Elle aurait pour titre: "Les gens trop érudits manquent parfois d'humilité".
Un jeune ingénieur en neurosciences, se retrouve dans le train assis à côté d'une petite fille qui visiblement à un rhume.
L'ingénieur dit à la petite fille:
-Il paraît que les voyages passent beaucoup plus vite si on parle avec quelqu'un.
La petite fille le regarde et dit en toussant:
- D'accord, de quoi voulez-vous qu'on parle?
L' homme fanfaronne:
- Et si on parlait de ton cerveau et de ton rhume?
La petite fille lui répond:

- D'accord. Mais avant, j'ai une question. Une vache et un cheval mangent tous de l'herbe. Pourtant, la vache fait des bouses plates et le cheval de grosses boules. Vous me suivez?
- ... Oui, oui.
- D'où ma question. C'est le cheval qui a pris la place de la vache dans ma lasagne de ce midi. C'est ce qui fait que ma mère va m'obliger de manger des choux de Bruxelles, ce soir. Comment expliquez-vous cela?
L'ingénieur pantois, réfléchit un instant, puis, doit avouer:
- Ma foi, je ne saurais l'expliquer.
Alors, maligne et ironique, la petite fille lui dit:
- Comment voulez-vous que je vous explique les problèmes que mon rhume de cerveau me pose, de la cervelle des ruminants, si vous ne maîtrisez même pas ces petits problèmes de merde, bien naturels?
- Je ne peux te l'expliquer aujourd'hui. Peut-être demain, ou bien plus tard. Mais reviens sur ce train, et quelqu'un te l'expliquera.
L'enfoiré,
Citations:
- « L'intelligence artificielle se définit comme le contraire de la bêtise naturelle. », Woody Allen
- « La connaissance sans la sagesse, est de l'intelligence artificielle.... », Juliana M. Pavelka
- « Attention au virus de l'intelligence artificielle. La représentation parfaite endort le cerveau. », Serge Bouchard
08:10 Publié dans Actualité, Europe, Informatique, Science, Web | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
25/01/2013
Cyberdépendants, réveillez-vous
Troisième volet d'articles qui tournent autour du Web: l'addiction à Internet. On en parle sous plusieurs formes, sous plusieurs angles, mais tous avec un certain dépit, une certaine pitié pour celui qui est tombé dans la potion magique de la virtualité qui frise l'esclavagisme.
De personne en personne, Google additionne nos facultés cognitives rendant l'intelligence humaine esclave de l'intelligence artificielle. Ok.
Des entreprises humaines sont cannibalisées par le web. Ok.
Le Journal de France2 du 19 janvier en parlait avec un titre "Accros de la console". "De la console", ce vocable me rappelle les tableaux de commandes des gros ordinateurs avant qu'on parle de "console de jeux".
Il y a vingt ans sortaient les jeux de rôle du style "World of Warcraft". Les MMORPGs ne touchent pourtant que douze millions de personnes de par le monde.
Au sujet des consoles de jeu, il faut signaler qu'Atari, la légende du jeu vidéo, est actuellement sur le point de s'éteindre. A l'agonie sur le marché des consoles. De plus en plus, ce dernier se recentre sur le mobile. Tout change, tout évolue. Le 30 septembre, la trésorerie d'Atari France, s'élevait à 6,3 millions d'euros, tansis que les dettes s'élevaient à 17,4 millions. La success-story avait commencé avec Pong en 1972. Elle se faisait en partenariat avec Commodore. Est-ce dire que c'est une mode? Qu'à un Pong doit correspondre, un jour, le Ping?
Cela voudrait, peut-être, aussi dire que l'homme s'est fait entubé en prenant son pied avec ses petits doigts qui gigotaient sur les commandes à distance...
Pas question de cracher dans la "bonne soupe". Internet, c'est cool... Peut-être un peu trop, comme on va le voir.
Non, c'est vrai, on peut même tirer une foule d'avantages d'Internet. On pourrait dénommer cela de "valeur ajoutée" sans la taxe, tant que ce n'est pas la valeur qui est vendue à trop bon marché et qui remplace le tout.
La qualité, elle, ne se marie pas aussi facilement, avec l'amateurisme et la gratuité. De quoi se plaindrait-on puisque c'est gratuit?
Le Web, un outil du moment avec la raison en plus, sine qua non.
Avec le bouchon poussé trop loin, cela devient de l'addiction comme conclusion logique.
Être addict aux jeux vidéos, aux jeux du hasard, aux réseaux sociaux, au cybersexe... ce serait oublié que d'autres voies plus culturelles, plus naturelles existent.
Au sujet du sexe, il y en a déjà qui se posent la question de savoir si "à 23 ans, la pornographie ne l'avait pas complètement bousillé".
Être gourmand ou drogué, ce n'est pas la même chose.
On peut aimer le chocolat, le déguster à petites doses répétées ou en séquences rapprochées dans le temps, sans avoir une crise de foie, à condition que cela ne devienne pas un réflexe conditionné qui frise "l'aphrodisiaque volontaire".
Les effets secondaires comme des conflits de générations ou des disputes dans les couples sont du parcours.
En effet, les addicts du clavier sur l'écran des nuits blanches là où on fait son cinéma, n'est plus toujours destiné à leur vedette de la maison.
Si les vidéos de sexe ont hanté les fantasmes de beaucoup de mâles, dès le départ de l'utilisation d'Internet, il y a bien trois décennies, elles sont, désormais, talonées par l'utilisation des réseaux sociaux parce que ceux-ci touchent plus de monde.
Hommes et femmes, petits et grands, jeunes et vieux, sans distinction se retrouvent rivés devant un écran parfois plus longtemps qu'il ne faudrait.
Les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter sont devenus des réseaux de l’impulsivité et ont supplanté les forums et les blogs en degré de lecture. Moins à réfléchir, peut-être.
Le moins d'effort est la base dans le naturel du réel et surtout dans l'irréel de la virtualité.
Le tout, c'est de garder le contrôle sur son temps et son espace. Avoir un agenda qui ne soit pas, à tout bout de champ, rempli des mêmes préoccupations qui tournent en boucle.
Le 26 novembre 2012, un documentaire "Play again" disait: "Dans 10 ans, la plupart des Occidentaux passeront plus de temps dans le monde virtuel que dans la nature. Les nouvelles technologies ont largement amélioré nos conditions de vie. L'information est à présent directement disponible d'un simple clic. Nous avons des amis dans toutes les parties du monde.
Mais qu'est-ce que nous ratons quand nous sommes « vissés » à nos écrans ? Et comment cela affecte-t-il le bien-être de nos enfants, notre société et l'avenir de la planète ?
Ce documentaire suit 6 ados qui, comme tout jeune Américain moyen, passent entre 5 et 15h par jour devant des écrans. Ils sont emmenés dans un « camp de désintoxication » en pleine nature, sans électricité, sans GSM, sans réalité virtuelle..."
Les buts avoués par les jeunes est simple mais faussé dans la réalité. Ils citent d'y trouver des gens sympas dans un petit monde dans lequel ils maîtrisent tout ce qui s'y passe avec leur propre stratégie, d'y être à l'aise en discutant avec qui ils veulent jouer, de ne pas s'ennuyer et de vouloir ressembler à ces super-soldats des vidéos, ne se retrouvent que dans un faux univers comme "Second life".
"Tuer n'est pas jouer" rappelait un James Bond.
Et le net n'est pas toujours ce que l'on croit: un havre de paix. Les coups fourrés ne sont pas rares.
Le monde des adultes redoutent l'insécurité des rues, construite dans le monde extérieur qu'ils voient de plus en plus dangereux. Alors, ils envoient leurs enfants dans leur chambre avec le PC comme compagnon.
Si vivre 90% de son temps à l'intérieur rassure, ce n'est pas gagné pour autant. Le stress du jeu finira par détruire les rêves dans une perte de confiance en soi s'ils n'y prennent garde.
Internet est devenu un tremplin vers l'extérieur, mais ne ce n'est pas nécessairement vers des sommets.
Ce que pourraient apporter Internet et les blogs de positif, c'est de se retrouver comme citoyen du monde, à la pêche aux idées, pour les comprendre, les analyser et en tirer une philosophie personnelle.
Internet est devenu une arme pour dissidents, mais il forme aussi des individus surveillés, solitaires, idiots et délinquants malgré ce que dit Michel Serres. Non, Twitter, Facebook, les forums et les blogs, ne feront pas advenir plus de démocratie dans le monde. Celui-ci reste assez clos.
Les "luddites" refusent de se soumettre au joug de la révolution industrielle, mais se retrouvent sur les réseaux sociaux comme un panoptique numérique qui une fois, infiltré, relaient tout autant la peur dans le public.
On y retrouve, ainsi, tout et n'importe quoi.
Internet peut faire de nous des abrutis sans prévenir.
Le Web 2.0 fait perdre une part de vérité, de paternité et de valeurs comme le dit Andrew Keen.
S'exprimer reste un plus s'il cherche encore la compréhension de ce qu'est l'écriture et connaît la bonne manière de se faire entendre. Sans cela, cela devient une idéologie technocratique.
Mark Granovetter dit que les réseaux sociaux force les liens faibles et que quelqu'un avec peu d'amis proches, mais avec un grand cercle de relations occasionnelles, aurait plus de chance de réussir. Internet rétrécit le monde, il peut apporter une entraide communautaire dans une consolation sociale tout en risquant, néanmoins, une insécurité cognitive.
Est-ce que l'on communique mieux avec tous ces outils de la communication? Vaste question avec de multiples réponses.
Sherry Turkle dans son livre "Alone together" le conteste. L'extraction du monde, c'est le privé qui se perd et la propagande gratuite qui s'installe.
Un risque ou une déviance de la cybernétique et des accros qu'on peut trouver dans la virtualité ou ailleurs.
Que dire ensuite?
Que les entreprises ne sont pas moins addictes à Internet?
Elles le sont par essence, par obligation. Si elles n'y passent pas, elles en mourraient. Il suffit d'avoir une coupure des télécommunications pour envoyer une société au chômage technique pour une durée indéterminée.
On peut même y rechercher le degré de "stupidité fonctionnelle" d'une entreprise.
Comme il est dit sous le lien qui précède: "Cette stupidité se manifeste d’abord par l’incapacité à prendre du recul, et la tendance à se baser sur de mauvaises hypothèses et de mauvaises procédures de travail, entre autres."
Que la police utilise les réseaux sociaux? Qui en douterait encore?
Que Twitter vient d'être saisi par la justice française concernant les tweets antisémites. (*) Pourquoi en serait-il autrement?
High-Tech parle de 2014 comme l'année du meurtre via Internet?
Il y a eu ce suicide récent et encore inexpliqué de Aaron Swartz, mais, sans arriver à l'extrémité des "tueurs en série" et du cybercrime, cela prouve que ce n'est pas qu'une vue de l'esprit.
Je ne suis ni un fana du jeu, ni un utilisateur actif des réseaux sociaux, mais je prend beaucoup de temps à composer des articles pour les mettre bout à bout.
Billets, souvent écrits par bribes, sur le terrain des investigations et pas devant l'écran noir ou la page blanche. Plus tard, Google restera une aide efficace pour puiser les idées toujours émises quelque part ailleurs et pour les assembler.
Plutôt amuseur qu'abuseur, avec le respect de ne pas tomber dans la propagande ni devenir le bonimenteur mais plutôt avoir une tendance marquée ou une envie irrésistible à remonter les courants par trop populistes, racoleurs de lecteurs. Que la fréquentation des forums de discussions endurcit, nul ne le contesterait. Avec un pseudo comme le mien, on reste toujours en ligne de mire et une obligation de le respecter.
Écrire par et pour le plaisir et puis, oublier en pensant déjà au suivant avec quelques flashs d'idées d'ici et de là. Un billet par semaine et puis basta. Pas question d'aller plus loin, d'alimenter d'autres par la pub comme je le remarque sur d'autres antennes. Pas payer à la pièce. La période d'activité du "mercenaire économique" est passée. Dans la phase post-opératoire, il faut ménager sa monture et son moteur.
Ce qui veut dire pas de lavage de cerveau et pas besoin de se faire mousser, quand on voit le prix de la mousse.
Les idéaux ont trop d'effets secondaires sans garder le rire en bandoulière pour faire tourner de concert les consciences si elles ne le désirent pas.
Ce sera implique la séparation des idées des autres, avant les siennes propres de manière distincte. La publication, c'est attendre la contestation si nécessaire et trouver un compromis, s'il en existe.
La dichotomie du monde, comme aimait G.W.Bush entre deux empires, celui du bien ou du mal ne recherchait pas les nuances ni à prendre les chemins de traverse. Dans ce cas, on écrase l'autre sans aucune autre forme de procès.
Dernièrement, je disais qu'il vallait parfois mieux fermer les commentaires qui suivent un billet. Les réponses qui ont suivies, idem. Pourquoi? Parce que la polémique virtuelle ne vaut rien. Pas la moindre tune si elle ne s'accompagne pas d'humour.
Il y a longtemps, je me souviens d'un jeune rédacteur qui dès le premier article se sentait tomber dans la cour des miracles où tous les coups étaient permis et que j'ai soutenu.
Pour ne pas avoir de déceptions avec ses billets que l'on a paufiné jusqu'à la virgule, il faudra considérer son blog comme un journal personnel et pas nécessairement comme un outil de relations inter-culturelles en choisissant, sans risques, un cercle d'amis de conceptions similaires. Google+ a tenté de parer à toutes les éventualités, bide compris.
Avec le temps, les lecteurs se passent le mot et se diront qu'il y a, peut-être, quelque chose à conserver et à utiliser pour eux-mêmes. De là, à croire que des commentaires intéressants vont tomber dans l'escuelle, cela m'amuserait...
Tant que de nouveaux viendront, il y aura une chance de trouver des "perles blanches ou noires" qui espèrent être originales, que l'on garde l'ivresse et la motivation.
Et, parfois, ce sera être étonné des réactions et des polémiques que cela engendrera. Les sensibilités sont tellement multiples qu'il faut les prendre avec du doigté.
Celle de cette photo du soldat à tête de mort.
Celle de la caricature de Kroll qui présente le Gille de Binche de manière originale>>>
Comme Kroll le disait, on frise l'intégrisme des gens, qui offusqués ne comprennent pas l'invention et l'originalité.
Serait-ce dénoncer et dénoncer encore, sans chercher de solutions drastiques? Peut-être, en restera-t-il quelque chose de positif, comme c'est revenu à la mode. Alors que la montre en or, elle, sera passée sous le nez.
Billet que Laurence Bibot remettait au goût du jour, le lendemain de manière subtile en reprenant comme référence le retour de Florence Cassez. Non, Laurence, dans ce cas, ce n'est pas le mandarin mais l'hindi, en question.
Si elle a vécu sept ans avec la peur au ventre tous les jours, ce furent aussi sept ans à tergiverser, à supputer, à combler des trous, chez nous de ce côté de l'Atlantique.
Sept ans enfin que je suis entré sur des forums différents à analyser ce qui s'y disait parfois avec un humour sarcastique.
L'actualité nous démontre que l'affaire Mittal était assez pourrie dès le départ. Une demi-surprise, disait Philippe Delaunois.
Ce serait oublier ce qu'est "la symphonie indienne" et, impuissant, la voir s'exportée quand, pour un riche Indien, ambitieux, qui a compris que le beurre se fabrique à l'étranger.
"Nul n'est prophète en son pays", disait quelqu'un. Expérience du terrain, faite, il est prêt à refaire ses valises en s'écartant de ses réseaux spécifiques, bien loin des réseaux occidentaux dans lesquels on s'étripe.
Il a été derrière un écran, peut-être, mais ce fut, à étudier, ensemble et solidaire, des stratégies d'envahissements dans le monde après avoir soigneusement enregistré les données, tout ce qu'il avait apprendre là où il a installé son dévolu temporairement.
Une sorte d'espionnage industriel à grande échelle et en plus en étant demandé pour le faire.
Si vous n'êtes pas convaincu, allez lire ce qu'on en dit de la cyberdépendance.
Quelle serait ma conclusion si ce n'est que la tête et les jambes restent mon leitmotiv?
Pourquoi ne pas parodier la conclusion de la fable la "Cigale et de la fourmi" de La Fontaine?

L'enfoiré,
(*)Mise à jour du 25 janvier 2013: La guerre de la réputation.
Un débat à l'ENA sur la réputation et la crédibilité qui étaient étroitement liés a eu lieu avec Najat Valand-Belkasem. Des mots guerriers y ont été prononcés.
Dans l'entreprise, le Web est devenu le théâtre d'une guerre économique.
Etre convainquant pour avoir une chance de pouvoir contrattaquer sur les réseaux sociaux.
Les médias traditionnels, vu les réductions de personnels, travaillent dans l'urgence avec des informations qu'ils n'ont pas toujour sle temps de vérifier.
Les médias sociaux, par contre, amplifient les phénomènes sous forme de buzz ou, en manque, créent eux mêmes, les informations sous forme de rumeurs ou de sous-entendus.
Bataille perdue parce que Internet n'en a cure des frontières.
La calomnie qui s'y déroule a beaucoup de visages qui dépendent de la culture d'où elle est issue.
La complexité est de la comprendre et espérer l'anticiper.
En Belgique, 53,6% de la population considère comme crédibles les informations des entreprises avec une pointe pour les PME
Les experts, les universitaires et les cientifiques atteignent 91,9%.
Le problème, c'est qu'il y a des pseudos-experts qui s'infiltrent sur la Toile. Le sport de la détection commence.
- « A quoi sert Internet. A part à aller sur Internet... », Jacob Berger
- « Sur Internet, on peut écouter la radio tout en payant le téléphone. », Anne Roumanoff
- « L’anonymat que permet la communication sur Internet ne serait-il pas un aphrodisiaque ? », Walter Goodman
- « Si, en effet, Internet a beaucoup à offrir à qui sait ce qu’il cherche, le même Internet est tout aussi capable de compléter l’abrutissement de ceux et celles qui y naviguent sans boussole. », Laurent Laplante
- « C'est un effet pervers, la démocratie au niveau d'Etats-nations en compétition les uns avec les autres sur le marché mondial », Philippe Van Parijs
08:30 Publié dans Actualité, Blog, Monde des affaires, Web | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
10/01/2013
Cannibalisés par le Web?
Quatre articles de l'Echo ont attiré mon regard. Le low-cost s'est emparé des communications. Le Web éradique la filière traditionnelle. Il y a les robots-journalistes, les films jusqu'à la recherche de raccourcis pour minimiser les risques. L'informatique n'a, pas encore, trouvé les moyens d'inventer l'originalité par elle-même. Pas encore...
L'ordinateur a envahi tellement de domaines qu'on arrive à une situation où plus rien ne va sans lui et parfois à cause et en fonction de lui.
J'ai souvent pensé que l'informatique allait encore donner beaucoup de développements et de surprises sur prises. Qui aurait pensé, avant les années 80 que le PC allait se répendre de l'entreprise dans le public? Sans les télécommunications, le public se demandait encore ce qu'il allait pouvoir faire du "cher PC compatible". Puis, il y a eu le ".com", le Web, avec ses télécommunication qui donne, en plus des résultats comptables, le suspense en touchant le monde par toutes les voies dans sa vie de tous les jours.
Dialoguer avec la terre entière via les blogs, les forums, le rêve, avant peut-être de découvrir poindre quelques cauchemars à l'horizon.
Il y a sept ans, j'écrivais "Concurrence bloguée" dans lequel j'exprimais ma manière de concevoir le rôle du blogueur comme "complémentaire" aux journalistes professionnels.
Je me trompais. Si les arguments cités étaient en général exacts concernant le prix à payer pour de la bonne information de premier cru, ce n'était plus le cas, si l'information officielle se pliait au obligations du low-cost. Cette information s'est vue refilée d'ordi en ordi, de journalistes avec cartes de presse à blogueurs sans cartes de presse.
Dernièrement, j'écrivais "Eurek@ Google". Là, c'était la science qui dans plusieurs domaines, espéraient trouver des solutions aux problèmes en récoltant ce qui était écrit sur la Toile Internet. Avec les données fusionnées, "compilées", l'Archimède moderne aurait lancé son Eureka dans son bain sans éclabousser.
"Compiler", voilà un mot que j'ai souvent utilisé dans ma carrière d'informaticien. L'opération de compilation consistait à valider la syntaxe avant de soumettre un programme à un ordinateur au niveau "run time".
"Interpréter" n'est venu que beaucoup plus tard quand la vitesse des machines était devenue suffisante pour traduire le langage machine sans traitement préalable.
Les robots-journalistes
Les lecteurs ne veulent plus payer pour l'information. Internet leur en donne l'occasion et la comptabilité des journaux passe dans le rouge.
Internet est gratuit et fournit des informations bonnes ou mauvaises, mais rarement validées.
Le numérique cannibalise le travail des journalistes.
Les étudiants, eux, ont également compris le gain de temps à la recherche d'un sujet pour se donner des idées de dissertations. Les copiés-collés ont, ainsi, fleuris de partout et c'est par l'examen de quelqu'un, très expérimenté dans les techniques de l'information, que reviendra l'obligation de dénoncer toutes impostures.
L'informatique a remplacé énormément de professions manuelles mais, elle s'attaque de plus en plus aux professions dites "intellectuelles" puisque la création sur le terrain ne semble plus considérée comme essentielle.
Aujourd'hui, la machine peut presque tout faire grâce à sa vitesse de calcul et ce processus d'accélération est toujours en progrès.
La constatation de la similitude des sujets traités dans la presse n'est pas une erreur même en dehors d'une actualité brûlante.
Des périodiques hebdomadaires ou mensuels ont des titres en page de garde qui varient avec des mots différents, mais dont les sujets sont identiques.
Les journalistes et la presse auraient-ils tous la même idée au même moment pour plaire à ses clients lecteurs?
Il faut meubler, même quand il y a un "trou" dans l'information. Bien sûr. Mais meubler, c'est aussi diversifier, trouver le meuble qui convient le mieux et que l'on ne trouve pas nécessairement ailleurs dans l'appartement du voisin.
Le scoop dans l'actualité fait partie de la cerise sur le gâteau. Après, on en tire le meilleur sous forme de buzz avant de s'éteindre par le nausée du consommateur. Nausée qui se perpétue dans les forums citoyens jusqu'à l'essoufflement complet. L'affaire de Depardieu n'était que le dernier des chapitres.
Même les formats des journaux s'uniformisent et réduisent leur taille de concert. Le but est louable: permettre d'être mieux manipulé, d'être plus pratique dans le train ou le tramway ou au milieu du trafic puisque c'est là qu'on a encore souvent, le temps de lire.
Pour faire la différence, on change la couleur de fond ou on passe au technicolor.
Pour le fond, la vitesse de préhension de l'info s'impose. C'est par l'image, la caricature, plus que le texte qui y répond. Le journal se condense, se comprime.
Les articles qui arrivent dans une langue étrangère, seront pré-mâchés par un traducteur automatique, puis seront passés du linguiste multilingue, au journaliste qui vérifiera le sens global avant d'arriver au pigiste pour mouliner le tout au meilleur prix.
Oui, la "communication cherche contenu". Oui, "l'égo de la communication" existe aussi et se doit d'exister avec la seule envie d'informer sans chercher la propagande.
Non, le prix coûtant doit rester compétitif.
Le visage médiatique s'est transformé par les obligations du progrès au prix le plus bas. Il s'est adapté à ses utilisateurs, ou s'est complètement changé, quitte à dégraisser quelques éléments essentiels sur son passage. L'eCommerce, les fameuses Pages Jaunes, ont montré le chemin par la publicité et leurs limites.
Les robots débarquent et cela va encore plus éclarcir les rangs. S'ils buggent, c'est qu'il y a une erreur de conception à la base qu'il faudra corriger dans la version suivante. Ils ne seront jamais virés. Si d'aventure, une erreur se glisse dans l'input, c'est à son fournisseur de s'expliquer. Il n'était pas bien fagoté, pas bien exprimé pour être compris avec la clarté nécessaire ou mêlé de trop de pathos pour être compris par un programme.
Le robot pourrait très bien rédiger, tout ou partie, d'un article, une fois qu'il dispose d'un "input", bien structuré, pour produire des articles. "Shit in, shit out", reste le seul obstacle.
L'intelligence artificielle va aider, une fois, paramètré en fonction, des convictions idéologiques du journal, à sortir l'article soit-disant "unique".
Les médias traditionnels se sont modernisés en fonction du coûts et de la rapidité voulue souvent par leurs lecteurs eux-mêmes. On achète la rumeur et on la vend comme une nouvelle.
Le public, qui reprend l'idée à son tour, sera le type "bien" s'il aura compris ce qui le fera entrer dans le centre d'intérêts de "nouveaux penseurs philosophes" comme de nouveaux "collègues".
La matière grise de la profession est dévalorisée. Elle a perdu toute sa superbe par manque d'imagination et de valeur ajoutée par l'analyse fine. Doit-on parler de médiocrité ou d'exigences démesurées par rapport à ce qui est investi pour casser toute cette médiocrité?
L'originalité est devenu trop chère et se retrouve industrialisée dès le sommet de la chaîne. L'innovation, en berne, est en panne d'inspiration. Les jeux, les reality show, les Star Ac' sont devenus les "casseroles" diffusées dans de grands entractes entre les journaux des télés d'informations.
La société "Narrative Science", avec une petite équipe, s'atèle à la tâche d'invention, destinée aux robots. Elle apprend à l'ordinateur comment rédiger correctement pour devenir l'intermédiaire suffisamment crédible dans une chaîne de production.
Le "clé sur porte" du sur-mesure suit, au petit bonheur la chance, des programmes d'ordinateurs. Dans ce processus théorique, les "textes fait maison" ne deviendront plus tellement différent des textes du rayon "tout fait". Avec le temps, les bugs de programmes se corrigeront d'eux mêmes, grâce aux geeks qui veillent au grain. Ils valideront et testeront les programmes par leur commentaires.
Un programme de Content Fleet traque les buzz comme le fait Google pour chercher ses prospects dans l'eCommerce.
Le but, détecter "le" sujet qui plaît et qui fera vendre.
Les tweets sont sa première source d'information et les "experts.com" d'Overblog se bousculent ensuite.
Les "fermes de contenus" inondent le marché.
Les tâches répétitives ont toujours fini par disparaître des mains humaines dans l'histoire industrielle.
N'a-t-elle pas fait plus de victimes dans l'information?
Le pigiste est payé entre 2 et 4 dollars l'article. Ryan Smith a découvert que des Indiens et des Philippins se sont mis sur les rangs pour apporter l'écriture, les photos et l'emballage à l'information.
Les journalistes professionnels en premier se font virer à petites doses.
Pour se sauver de la morosité, les anciens écrivent des livres avec leurs expériences médiatiques après plus de temps de réflexions.
Un opportunisme consensus à tous les étages du fournisseur au consommateur?
Tout devient inodore, insipide, sans goût particulier, sans beaucoup d'interprétations.
Si c'est par la forme de SMS, au départ, il faudra seulement les excuser des erreurs d'orthographe.
Pour l'info, aussi, le temps, c'est aussi de l'argent.
Augmenter le lectorat est l'essence même des rentrées d'argent. Être indexé par Google est la manière de s'extraire de l'ombre.
Cela ne veut pas dire qu'il faille verser dans le ridicule et se tirer une balle dans le pied en croyant faire payer les liens hypertextes comme l'envisage les journaux irlandais. Le gratuit d'Internet ne peut se rectifier par le seul fait de faire de l'argent à l'aveuglette.
Un interview d'un journaliste qui donnait son avis explique le malaise. A l’occasion du 21e numéro de la revue «XXI», ses fondateurs publient un manifeste «pour un journalisme utile» et différent, à l’ère de l’information numérique.
Entretien avec Patrick de Saint-Exupéry, rédacteur en chef de la revue: "Et si la presse faisait fausse route? La seule question qui vaille est comment faire du journalisme, quel que soit le support. Le lecteur a été dévalué car transformé en consommateur d’information. De sujet, il est devenu objet. Il accorde de la valeur à ce qu’il lit. Les gratuits, eux, finissent par terre dans le métro. Le reportage disparaît alors qu'il devrait être au centre de la stratégie. Le titre est devenu la marque, le lecteur un consommateur d’information, le journal un produit. Il ne manquait que le dernier terme : le technicien de l’information pour le journaliste. On y vient aujourd’hui. On rentre dans une marge où l’on peut s’interroger sur l’essence de notre métier.".
Propos à contre-courant qui ramènerait le journal à ses fondamentaux.
Hollywood et la "formule magique"
Pour diminuer les flops financiers, les "bides du cinéma", une machine pourrait prédire les chances de succès d'un film avant de commencer de sortir le moindre million du producteur.
Un programme d'Epagogix se chargera d'analyser en suivant l'ordre d'importance, l'intrigue, le script, les stars... Un algorithme est en phase de test.
C'est encore une fois, le rendement qui prendra la priorité avant l'originalité. Il s'agit de ne pas désorienter ou pire, décevoir le téléspectateur. Réaliser ce qui marche avec des films avec deux jeunes gens et une fin heureuse, par exemple. Le programme a déjà découvert que les acteurs sont interchangeables. Tout et tous formatés dans un même goulot d'étranglement. L'originalité n'aura qu'à trouver d'autres débouchés. Les séries télés se tranfèrent de chaîne en chaîne, traduites au besoin et interprétées par des voix de substitutions dans la langue du pays où elles sont diffusées que le spectateur reconnaitra.
Ce programme est, actuellement, destiné aux États-Unis, pas encore à l'Europe. Comme il faut vendre du rêve, on se retrouvera peut-être très vite à Bollywood dans un concensus mielleux.
Le temps réel
Mais, si la technologie continue à cannibaliser les médias, plus on approche du temps-réel, plus elle en arrive à se cannibaliser elle-même.
La techno la plus récente remplace la précédente devenue ringard.
Le "Plug and Play" n'est plus. Répondre au questions par un intermédiaire vidéo, cela va encore. Le nec plus ultra, pour les concepteurs, serait de recevoir des réponses sans même avoir posé les questions.
Aujourd'hui, tout est "on line" en "real time".
Windows 8 règne sur la tactile et perd la précision de la souris et on ressort le stylet et le produit nettoyant pour effacer les taches sur l'écran.
Alors, le "user friendly" quitte le bout des doigts pour arriver aux yeux.
Les "Glasses" de Google sont aussi en phase de tests avec une envie de passer dans le public dès 2014.
Les Smartphones, comme "engins" à tout faire, deviennent de plus en plus "smart", même par des voies les plus inattendues. S'il ne faut plus pousser sur des boutons pour que l'information s'achemine vers son demandeur ou en parte, c'est encore mieux.
Avec les lunettes de Google sur le nez, il suffirait de regarder le ciel pour afficher le climat par transparence. Tout cela grâce au Wifi et peut-être au LiFi.
Mêler le virtuel au réel, voilà le grand principe de départ de l'informatique qui revient par l'automatisme. Les langages abscons de l'époque, remplacés par des langages, parlaient au machines avec un vocabulaire de plus en plus humain. Un souvenir...
Le "wearable technology" s'imagine sur les vêtements, la montre et sur le nez, la voix. Mais c'était en "stand alone", à priori, sans connexion.
Les services deviennent immanents pour précéder la volonté de ses utilisateurs. Un jour, ils permettront en pré-médecins de se rendre compte si on est bien portant ou avertir le futur patient qu'il faut se rendre chez un praticien comme sur les voitures avec des loupiotes qui s'allument.
La chaîne du film
La chronologie des médias s'est aussi retrouvée raccourcie. S'il faut produire vite, il faut surtout rentabiliser la production dans un laps de temps de plus en plus court, à cause de et par Internet.
Le battage médiatique doit précéder bien avant la sortie d'un film pour "chauffer la salle virtuellement" avant d'y entrer et prendre de vitesse ses concurrents, une fois, entré. La multiplication des plate-formes et des écrans l'impose. Les télés se chahutent, elles-même, de pays en pays. Plusieurs films sont retransmis en Belgique avant d'arriver quelques jours après sur les chaînes françaises. Les télés privés se bousculent dans des "Avant-Premières" comme RTL TVI tandis que ARTE tente d'être à la pointe du Web en rendant ses émissions disponibles pendant 7 jours sur le Web après diffusion à la télé.
Pour éviter le piratage, la réglementation française s'exerce sur son territoire et aucun film ne peut sortir en DVD et en vidéo à la demande que quatre mois après sa sortie en salle. Pour la télé à péage, c'est un an après. La télé gratuite, deux ans. Les vidéos à la demande par abonnement, quatre ans.
Rechercher ce que le téléspectateur aime voir, même si c'est un navet, est une raison de survie. Cela arrive au point où les films indépendants, les films d'auteurs se voient relégués aux oubliettes sans aucune chance d'en sortir.
A Bruxelles, une ou deux salles de cinéma à caractères antinomiques, subsistent face aux grandes salles multiplexes.
Puisqu'on ne peut empêcher le phénomène de nivellement par le bas, l'idée de sortir, simultanément, l'event sur toutes les plate-formes (ciné, telé, VOD, DVD...) permettrait de rationaliser les frais de production et de marketing. Le fait de rétrécir les fenêtres à terme, est là pour couper les ailes au piratage mais c'est, de toutes manières, s'acculer à des lendemains difficiles.
Internet dicte son tempo et sa loi. Point.
MegaUpload revient, parait-il, fin janvier. Les accords exclusifs aux États-Unis entre Disney et Netflix. Une première étape américaine avec trente millions d'abonnés chez Netflix.
Un "business model" est à refondre de toute urgence avant que n'arrive uniquement des navets, de vieux films ou des remakes sur les écrans.
Après la polémique française concernant le cachet des acteurs, on remarque qu'elle profiterait à la Belgique car de plus en plus de productions y débarquent. Il n'en demeure pas moins vrai que le "tax shelter" devrait rétrocéder 70% des dépenses à l'audiovisuel et pas servir aux seuls cachets des vedettes pour rester en vie.
Maigrissement des réseaux bancaires
Il y a 25 ans, la moitié des gens en agence étaient payés pour faire des transactions aux guichets.
Il a fallu suivre les désirs de la clientèle. La chute des activités de guichet ont baissé de 50 à 80%. Heureusement que les entretiens commerciaux ont eux augmenté. L'interactivité est demandée. L'efficacité, obligée. Le côté social ne tient plus qu'au seul fil de la convivialité. 
Le mobile banking a fait fermée 42% des agences depuis 2000. L'emploi a fondu de 20%. C'est loin de la fin de la fonte. Les procédures se sont automatisées. 25% des prêts passent par Internet. Le crowdfunding maintient les contacts entre startups et investisseurs.
Un problème? La criminalité a augmenté. Il ne faut pas rêver sur Internet. Le phishing est devenu la plaie.
Conclusions
Ce qui relie tous ces développements, c'est le guidage du mouvement des outils mécaniques et l'aide intellectuelle via un logiciel informatique. Créer des "makers" va-t-il mener à l'abolition de la société de consommateurs? L'imprimante 3d RepRap révolutionne tous les domaines à grande et moyenne échelle comme les nanotechnologies le font à l'échelle des atomes.
Le problème de la propriété intellectuelle en devient encore plus aigu.
Maurice Levy, PDG de "Publicis", le 3ème groupe mondial de la communication, remarquait que seuls, les médias numériques comme Internet et les mobiles ont fait progresser leur chiffre d'affaires en 2012. Son inquiétude pour le pluralisme de l'information n'était pas un leurre.
Le "Consumer Electronic Show" se déroule actuellement à Las Vegas pour 4 jours. Il est intéressant d'y voir ce qui se concocte dans les boîtes à malices des concepteurs du futur dans les technologies.
Cette année, ce serait la guerre au "living-room" avec les téléviseurs comme point central. Tout pour les nouveaux services WebTV: l'OTT (Over The Top), les convertisseurs des anciens numériques en SmartTV. La pub, elle, se charge de profiler le téléspectateur à l'aide d'un algorithme technologique qui agit en arrière plan.
Les écrans deviennent flexibles pour les rendre enroulables voir incassables.
Si cela se conçoit bien pour le transportable, on ne sait pas trop ce à quoi cela va servir dans le cas des écrans géants de salon, mais on espère qu'il y en ai un... finalement.
C'est, probablement là, le problème. Tout peut être développé, sans nécessairement devoir chercher de finalité avant de produire. Ils suffit d'y mettre un minimum d'argent et de moyens humains puisque la valeur de l'argent se perd sous la forme de dette. Le seul grand soucis, c'est en fin de processus, de générer et de gérer l'envie du consommateur pour les gags ou les gadgets en les représentant comme d'un emploi stratégique, indispensable, via le marketing.
Serions-nous devenus des créateurs de l'inutile dans une économie factice qui crée de faux problèmes et de faux emplois? Emplois qui, à leur tour, créent, eux-mêmes, de nouveaux emplois pour résoudre des problèmes sans solutions.
Le succès d'un développement, d'un film est parfois le lot du hasard. Le bide, un coup du sort, qui n'a pas compris les desiderata du public. Difficile d'anticiper la marche du monde. Des résurrections du passé ne sont pas nécessairement ringards, si elles sont modernisées en fonction des goûts actuels (une preuve).
Mardi dernier, pour corriger cela, à la radio, on parlait d'éco-conception qui commencerait à germer dans l'esprit de certaines entreprises. Palier ce phénomène de fuite en avant dans lequel l'homme n'a pas toujours son mot à dire qu'après coup dans la phase "consommation" pour recréer le besoin de consolider des acquis.
Mais, la boite de Pandore est ouverte dans les entreprises. Certains regardent ce qu'il y a d'intéressant ou d'utile à l'intérieur de la boîte. (*)
Dans l'économie moderne, David a parfois plus d'intérêt de s'associer avec Goliath que de le contrer.
C'est, alors, que je suis tombé sur un article qui disait "On ne peut pas 'penser' à ses clients!", écrit par le mathématicien, philosophe, Luc De Brabandere.
"Ce serait impossible de penser à des milliers ou des millions de personnes différentes. Ce serait peut-être catégoriser les individus en les profilant par des moyennes, alors qu'ils ne sont pas homogènes dans chaque groupe ". D'accord.
"On ne peut diriger sans simplifier arbitrairement". Encore d'accord.
"Le but est de réduire la complexité qui nous entoure pour appréhender notre environnement, d'en parler, de le modifier de le modéliser. Les sciences humaines ont besoin de rigueur et de modèles". Un peu moins d'accord sur ce dirigisme monoparental. La problématique de la diversité serait-elle effacée?
Cela ne veut pas dire que tout doivent rester standard si ce n'est le matériel lui-même par fonctionnalité. Ce n'est d'ailleurs pas le cas dans la pratique quand il s'agit de fidéliser un client par ses propres produits en sortant des standards.
Et si c'était les consommateurs, eux-mêmes, qui fixaient, démocratiquement, comment ils voudraient voir le futur? Une boîte à suggestions ne serait-elle pas à instaurer quelque part?
Faire rêver à l'impossible, le consommateur. Tout un programme humain. Rien à voir avec le numérique.
Le consommateur tend parfois, paradoxalement, de sortir de l'ordinaire en prenant comme modèles des héros de la vie ordinaire. Le Président Hollande n'en est qu'un exemple quand il dit vouloir être un président "ordinaire". Comme si on pouvait être "normal" à un tel niveau...
Les humains ne sont pas des robots. Pas encore...
L'Internet des objets (loT) n'aura pas lieu... en 2013.
Collecter des données, les transformer en informations, les analyser, les ordonner et les restituer aux humains par un action sous forme de nouveaux objets au travers d'un écran apporte aussi un problème de sécurité, de protection de la vie privée.
Internet, toujours à réinventer?
Je ne vous demanderai pas si cet article, était écrit par un ordinateur, ni par Google. A vous de juger...
Dans les années 70, le PC n'existait pas et les principes de consolidation et de rétrocession des bénéfices engrangés par le numérique n'étaient pas encore suffisamment maitrisés pour donner naissance à des logiciels spécialisés.
Mais, il y avait le crayon et la gomme... un retour s'amorcerait. Je les utilise toujours.
Je ne suis ni mathématicien, ni philosophe, mais seulement, un ancien informaticien, blogueur depuis huit ans...
Plus rien à gagner ni à perdre. Observateur, c'est tout.
L'enfoiré,
Citations:
- « La technologie est le trou du cul de la science. », Romain Gary
- « Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité. », Albert Einstein
- « La technologie est mère de la grande entreprise, grand-mère de l'intervention étatiste. », André Siegfried
Mise à jour 21-janvier 2013: Dreamliner cloué au sol. Fyra qui ne quitte plus la gare de trains.Maladie de jeunesse ou défaut de conception?
Matériaux composites et technologie de haut vol pour le premier, une foule de sous-traitants pour l'autre. Toujours pour réduire les coûts. Etre compétitif?
Où sont les limites des économies à réaliser? Innover pour faire moins cher?
Qualité et prix, antinomiques?
Et si on associe à cela la fatigue des pilotes...
(*) Mise à jour 14 mars 2013: Georges Attaya dont j'ai parlé dans cet article, revenait avec l'idée que les la technologie doit imposer aux entreprises de fixer des règles d'utilisation d'Internet au bureau.
Un salon est organisé le 20-21 mars avec le thème de "Social IT".
En moyenne 6,5 heures par jour sont réservées à une présence sur Internet par un employé (5 le WE).
40% pour la consultation de mails, 27% pour la recherche, 9,5% pour les réseaux sociaux, 9% pour l'"entertainement", 4,7% pour les opérations financières et 3% pour les achats en ligne.
La vie privée et la vie professionnelle se mixent dans l'usage d'Internet.
Auparavant (parfois encore), les entreprises se contentaient d'interférer en installant Intranet. D'après lui, même le matériel informatique, délivré par les entreprises, se voit remplacer par des tablettes plus actuelles de leurs employés.
Les informaticiens qui ne sont devenus que des exécutants, ne font plus que répondre à la demande interne quand elle n'est pas externalisée. La responsabilité des entreprises est engagée dans la consultation que ses employés font sur Internet.
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29/11/2012
Les pages jaunâtres
L'eCommerce s'intensifie mais améliore-t-il les liens entre fournisseurs et clients? La pub s'en charge sous diverses formes comme les 'Pages Jaunes' devenues les 'Pages d'Or'. Ce 29 septembre, l'enquête "Toute ma vie sur Internet" d"Envoyé spécial", rappelle que des "data miners" traquent sans relâche les informations offertes par les consommateurs. Infos, détournées par des virtuoses du net.
"RegardezCeQueVousRatez.be", la publicité pour inciter à consulter les Pages d'or, "visitées 5,5 millions de fois par mois pour trouver une information d'achat pertinente", comme il y est dit.
Ces pages d'informations, payées par les fournisseurs de produits et de services ne sont nullement vérifiées en fonction de leur qualité, mais sont là avec la volonté d'être exhaustives. Les commerçants participants s'y présentent sous le meilleur jour.
Avant Internet, ces pages de publicités étaient imprimées dans un catalogue des fournisseurs appelé "Pages Jaunes". On n'est pas loin de chercher à l'éliminer. Enterré, aussi, le CD qui permettait une première approche informatisée de la recherche d'un fournisseur.
Une autre voie, les pubs par la distribution toutes-boîtes, mais elles sont chères, non écologiques, pas assez efficaces et de plus en plus refusées par les consommateurs.
Les spams, les conseils gratuits via les emails, sont encore une autre voie. Les anti-spams fleurissent mais peinent à les repérer. Si les mailings se gonflent d'astuces pour les éjecter, ils sont dépassés en efficacité par ceux qui diffusent leurs "bonnes nouvelles" sous le couvert d'adresses multiples.
Ne jamais répondre aux questions contenant des informations personnelles par email, est devenu une obligation pour ne pas tomber dans le piège de pirates de données. Internet demande des ruses de Sioux de ce côté.
Internet est devenu la cerise extraite du gâteau.
"C'est la plus terrible machine à espionner jamais inventée", estimait Julian Assange de Wikileaks.
Siphonner les informations anodines des pourvoyeur par l'intermédiaire de Facebook, Google, Twitter... et des cookies pour bénéficier des bienfaits sociaux qu'ils offrent, est devenu bien plus efficace et lucratif. "Facebook veut croiser les données des utilisateurs pour 'améliorer la qualité des publicités".
« Les commentaires que nous recevons de votre part nous sont très précieux, mais le mécanisme de vote a créé un système qui privilégie la quantité de commentaires par rapport à la qualité de ces commentaires », ont expliqué les concepteurs de Facebook dans un communiqué.
L'idée que tout est vendu avec l'idée de "gratuité" fait des miracles. Et, tout le monde semble y trouver son compte.
Les canulars naissent suite aux peurs qu'ils pourraient donner.
Tout est, en effet, en place pour pouvoir jouer le rôle d'un acteur de cinéma, condamné à ce rôle de "sale gueule".
Les prospects-clients jouent le jeu des producteurs, devenus les intermédiaires, les ambassadeurs des marques par leur support de choix, alors qu'elles n'en tireraient pas suffisamment parti.
L'influence quantitative et non pas qualitative est assurée par des boutons du type "J'aime" qu'offre Facebook, quitte à en devenir contre-productive dans son rôle du partage des informations.
Presser de tels boutons pour exprimer une opinion sans devoir la justifier, c'est le pied (et pas, la tête) ! Pas de suivi. Pas de plainte du service rendu.
C'est cela le nouveau "travail" de prospection et de marketing. Les informations traditionnelles transmises via le bouche à oreille ne sont plus nécessaires.
Des analyses comparatives existent mais sont rarement gratuites. Des organismes comme "Test achat" en Belgique, "Le magazine du consommateur" en France, offrent ce service mais ces informations sont payantes via abonnements.
En Belgique, la publicité comparative entre les produits a été acceptée en 1999. Elle doit suivre des règles très strictes, édictées par une concurrence voulues "loyale". Elle ne peut être ni trompeuse, ni mensongère, ni dénigrante et doit suivre un cadre légal avec des critères objectifs et suivre les prix en respectant la concurrence avec les caractéristiques des produits du marché.
Ceci est possible à l'intérieur d'un pays. Internet dépasse allègrement les frontières et ne s’inquiètent pas trop des réglementations nationales.
Les produits peuvent être évalués et comparés, les services, c'est loin d'être le cas en citant des noms de fournisseurs de ces services.
L'eReputation s'est organisée dans les mêmes réseaux sociaux. Une série de mauvais avis peut signer l'arrêt de mort d'une entreprise. Quand c'est justifié par des arguments et des preuves, pas de problèmes. Les dérives qui passent par la fraude et les faux "bons ou mauvais commentaires" existent aussi via des avis positifs introduits par les sociétés elles-mêmes ou des avis négatifs destinés à nuire aux concurrents. Mensonges, excès, diffamations, injures dénigrantes en font partie.
Procédés tous condamnables avec des amendes qui peuvent aller jusqu'à 60.000 euros. L'article 99.11° interdit les fausses promotions. L'article 91.22°, les faux consommateurs. L'article 97, la publicité mensongère.
Dans le domaine du voyage, il est de commune mesure de chercher un avis pour une destination ou un hôtel sur un lieu de vacances. L'impartialité peut très bien se transformer en publicité bonne ou mauvaise via le droit de réponses et d'appréciation.
L'authenticité des messages demande plus que de vagues vérifications.
Certifier les avis par l'intermédiaire des IP, emails dans le processus d'introduction vérifiés par retour de courrier, une étape qui coûte cher.
TripAdviser, "premier site de voyage du monde" filiale d'Expedia, avec 70 millions de visites par mois, en fait une devise de laisser parler ses clients satisfaits ou mécontents comme "Monsieur et Madame tout le monde".
C'est devenu une véritable industrialisation des avis. Le nombre faible ou important de commentaires influence aussi.
Rédiger des commentaires bidon sur commandes, un article récent du Vif-Express avait pour titre "Faux avis, faux amis, vraies tromperies".
"Que ce soit, pour acheter une tondeuse ou s'abonner à un profil Twitter, l'internaute aime suivre l'avis de ses coreligionnaires. Certaines sociétés spécialisées en ont fait un marché noir très lucratif".
Devant le dilemme du choix, ce sont les autres consommateurs qui prennent force de décision finale pour 70% des consommateurs addicts à l'orientation de concert.
L'auteur de polars, R.J.Ellory avait, pour devise, "On n'est jamais si bien jugé que par soi-même" et assurait la promotion de ses livres via une fausse diversité d'opinions en prenant des pseudos multiples sur Amazon. Pratique qui fut décelée et révélée par Jérémy Duns sur Twitter suite à des artifices, des répétitions qui avaient éveillé les soupçons.
La confiance ébranlée et la consommation de ses "conseils avisés" a, récemment, chuté en France selon Testntrust.
Les tops du commerce en ligne sont après le choix d'un hôtel, les chaussures, les spectacles, les films, les restaurants...
Les avantages reconnus par tous les consommateurs sont les prix, la disponibilité, les livraisons à domicile, le choix et la rapidité.
Etablir des classements chez les fournisseurs de main d'oeuvre, une opération de longue haleine car plus difficile à réaliser. Plus coûteuse aussi en temps et en argent dans le cas d'un mauvais choix.
Tester les services d'un homme de métier, c'est payer de soi-même ou par l'expérience de quelqu'un d'autre fourni par le bouche à oreille. C'est parfois, malgré tous les conseils, remarquer qu'on s'est, en définitive, trompé de fournisseurs de services.
La règle de base est "ne pas choisir le plus cher, ni le moins cher" et garder en tête la fourchette respectable de ce que l'on est prêt à mettre sur la table. Une recherche minutieuse, parfois longue et toujours incomplète et aléatoire, quand le temps manque pour répondre à une réparation urgente.
Le "Home, sweet home" n'est pas toujours aussi "sweet" et il faut le préserver au sommet de sa forme.
Le bricolage avec le matériel efficace dans la transformation de soi en "tonton-la-bricole" l'espace de quelques heures vient à l'esprit. De l'expérience, accepter de partager le temps avec d'autres obligations familiales ou professionnelles s'imposent alors.
Mais c'est aussi rechercher sur Internet dans les Pages d'Or que cela peut se passer.
Pour les petits métiers, visiblement, ce n'est pas aussi simple de trouver la fée du logis. Tout dépend souvent de l'ampleur du travail. Les professionnels ne se dérangent pas pour des vétilles et des rafistolages. Il y a le travail au noir, toujours tentant. Plus officialisé, les travailleurs payés par l'intermédiaire de tickets prestations prépayées.
Pour les travaux plus importants, le Pages d'Or rayonnent en rubriques spécialisées pour satisfaire les consommateurs, les plus exigeants. Alors, on y va à la recherche de "la" perle salvatrice dans cette bible virtuelle. Suspense assuré.
La profusion des étiquettes, les plus accrocheuses, rassurent presque et si ce n'était qu'elles mettent un peu de trouble dans l'esprit en se renvoyant l'ascenseur entre petites et plus grandes entreprises, rivalisant d'originalité ou simplement, plus grandes et stéréotypées.
Demander des offres... C'est pas gagné d'avance... Un premier coup de fil. Un second. Un autre encore. Cela fait très professionnel d'avoir au moins trois offres.
Au téléphone, des voix chaleureuses, bien drillées répondent aimablement pour conforter votre choix.
Les offres arrivent, un peu plus tard... enfin, dans le meilleur des cas. La dernière tarde un peu. Il faudra l'oublier.
Choisir l'une d'elles après des calculs astucieux.
Le thriller commence.
Rendez-vous dans un créneau horaire, dans une fourchette étroite de temps ajustée aux timings fournisseur et client. Faire place nette pour faciliter le travail pour attendre ces "experts". Puis attendre.
Tant que le travail n'est pas fini, pas question d'intervenir dans trop de détails.
Tôt dans l'après-midi, l'excitation des débuts de matinée ne sont souvent plus là. Le client ressent que, pour les ouvriers, la fin de la journée approche à grands pas.
Pour couper court, le travail est terminé dans un délai un "rien" dépassé par rapport au planning.
La réception des travaux et la constatation que tout "semble" aller bien avant la facture à payer.
Les vices de formes c'est pour après. Rappeler la charmante hôtesse qui n'a plus les mêmes expressions enjouées que la première fois et se préparer au pire. Ecrire pour exprimer son mécontentement en se référant à la garantie comme une obligation de temps perdus.
Mais, en attendant, c'est le retour à la case départ sur ce jeu de l'oie dans un cycle infernal...
Histoire caricaturale, cliché? Pas vraiment.
Une émission radio, "C'est vous qui le dites" prenait, un jour, en charge les plaintes des clients envers leurs fournisseurs. Un coup de fil à l'entrepreneur et, tout à coup, les problèmes se résolvaient dans l'heure pour les jours qui suivaient.
Eva, l'opératrice virtuelle du helpdesk de Belgacom, a eu fort à faire avec M. Leduc, pas content des services de la société et qui s'en est plaint sur Facebook jusqu'à faire du buzz en proposant une compensation d'un an d'abonnement gratuit aux services de Belgacom.
La génération "Y" s'indigne avec les mêmes outils des réseaux sociaux mais c'est aussi prendre quelques risques d'y consacrer beaucoup de temps et d'échouer.
Alors, on se questionne sur la qualité de ces "nuages" dans lesquels Internet plane.
Y a-t-il une volonté de perfection, quelque part? On se rappelait des ISO 9000, des "quality first", des "zero defects" d'une certaine époque.
Chacun semblait y gagner. L'un par la renommée sur la place publique. L'autre par la jouissance du travail accompli.
La crise a adapté les règles.
Nous sommes, aujourd'hui, au jour où on parle de la pauvreté. Dès lors, on ne vend plus un produit ou un service pour sa qualité, on les vend grâce à son prix avec le travail de racolage de la pub.
De plus, l'introduction de sous-traitants dans la filière, amortit les prix et les responsabilités de chacun des acteurs. Si Internet avait ajouté la couche de "relative protections" entre ceux-ci, leur recherche via les prix le plus bas, entraîne irrémédiablement des dérapages.
La relation "prix-performance" dépend de facteurs inconnus du client potentiel.
"La gratuité des contenus internet pourra-t-elle perdurer éternellement?", lisais-je dernièrement. Une question presque innocente, aujourd'hui... et pourtant...
L'eCommerce est venu s'insérer comme un outil d'informations citoyennes, un outil de persuasion et parfois de dissuasion.
Mardi, la radio en parlait de ce eCommerce qui ne faisait que croître. En Belgique, les fêtes de fin d'année seraient là pour booster le commerce en ligne pour rattraper un retard vis-à-vis de pays voisins. (216 millions d'euros, soit 15% des ventes totales annuelles). Le commerce en ligne afficherait 40% de croissance. Dans les exemples mentionnés, le 3ème en micro-commerce en ligne posait même question: un blogueur, même intéressé, ferait-il un bon intermédiaire en écrivant un article promotionnel pour éviter la pub traditionnelle?
La santé est aussi dans la course. Les cyberpharmaciens, eux, fourbissent leurs armes pour vendre en ligne les médicaments qui ne seraient pas liés à une prescription médicale.
Alors, on lit innocemment que "La protection des consommateurs se renforce dans le eCommerce" pour un cas particulier d'un achat dans un pays étranger, en perdant de vue, les racines du "mal".
Il n'est pas dans mes intentions de faire le procès d'Internet qui aurait comme acte d'accusation plus de points positifs que négatifs, en apprence du moins. Le plus négatif est, surtout, du côté des emplois perdus par son entremise, emplois, qui sont allés à la poubelle de l'histoire de la virtualité. Si l'informatique a été de la partie en un demi siècle, Internet peut avoir rélaisé les mêmes "dégâts" en bien moins d'années.
Internet a pu progresser par les avantages qu'il apportait et qui effaçaient, judicieusement et juteusement, les inconvénients.
Que ce soit TV connectée, enrichie, TV over the top ("TOT"), il s'agit d'arracher le plus de paire d'yeux qui monopoliseraient les canaux traditionnels de la TV linéaire qui imposait trop une grille de programme. Sans Internet, il deviendra impossible de comprendre toutes les évolutions d'une émission.
La question devient: "Où mettre de la pub avec le maximum d'efficacité?"
Si Internet trouble et/ou trompe ses interlocuteurs, sous influence d'une publicité mensongère, là, commencera vraiment le grand chambardement du virtuel en marche arrière. La gratuité d'Internet aura vécu et les Pages d'Or, écornées, pourront être qualifiées de "jaunâtres".
"Le mois de décembre, crucial pour l'histoire d'Internet" avec le regard de contrôle de ITU (International Telegraph Union) avec des idées comme:
- Personne ne possède Internet.
- Internet n'est pas transparent.
- Internet, un système trop ouvert, trop pragmatique, trop démocrate, trop "bottom-up gouvernance".
Au début de "Réflexions du Miroir", j'avais écrit "Internet reste net". C'est encore plus nécessaire, aujourd'hui, pour contrer les envies de fermer les robinets de l'Information, avec un "I" majuscule.
Internet est passé au travers de trop de nuages de l'illusion, qu'il faut espérer qu'il ne devienne, exclusivement, un autre miroir, celui aux alouettes.
L'enfoiré,
-
"Dans le commerce, plus le prix est modique, plus l'étiquette est grande.", Tristan Maya
- "Lorsqu'un commerçant affirme que le client est roi, méfions-nous de la guillotine.", Robert Sabatier
- "Il est rare qu’un nuage prenne la forme d’un nuage", Ylipe
09:50 Publié dans Actualité, Economie, Monde des affaires, Shopping, Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : entreprise
13/09/2012
Le bluzz du philosophe et du scientologue
La conclusion pratique en dehors de toutes considérations personnelles de "Êtes-vous auto-immune ou polythéiste?" serait de dire qu'ouvrir un blog, intervenir sur un forum, c'est aimer la confrontation des idées et prendre des risques. C'est aller de haut en bas et de gauche à droite et cela, sans vergogne.
Quand il y a conflit, en trouver les raisons, une issue sans déshonneur ni pour l'un ni pour l'autre. Puis chercher à rectifier ses préjugés, sans considérer les autres comme des trolls, est une opération qui demande de l'abnégation. Se tromper n'est pas le problème. S'excuser fait aussi partie du processus. Seul la récidive peut donner des soupçons de propagande. Oser répondre avec ses propres convictions demande de l'expérience pour être convainquant.
"L'ordre libertaire", un nouvel essai de Michel Onfray détermine une marche à suivre, mais qui sont, en fait, des règles implicites de vie naturelle en société.
Les conseils, pour se comporter après une erreur de jugement, relève de la psychologie des acteurs en présence. Avoir raison, tout comme avoir tort, ne veut rien dire. Une vérité est trop à la merci d'une découverte qui bousculera les préjugés. Penser la même chose au même moment est plus simple et plus on avance dans le temps, plus on croit les caractères s'affirmer tout en restant dépendants des idées reçues. Des clans de partisans se forment, ainsi, en osmose, mais sans détenir toutes les cartes en main que l'on l'appelle "expertise".
Un article écrit par une rédactice, expliquait ce qu'elle avait aimé en Facebook avec un titre oxymore "Facebook, c'est de la merde". Des commentaires, comme pugilat, se terminaient par un jeté d'éponge en manque d'arguments, poussés par des insultes déversées en parallèles sur l'antenne Facebook défendue. L'empathie, préconisée par l'idéologie de Facebook, faisait place à un égocentrisme qui n'osait plus dire son nom.
Ne pas aimer les oppositions, les rejeter sans les écouter, ce serait seulement appuyer l'idée que seuls, les amis apportent la preuve que notre vérité est la seule vraie.
Régis Debray remarquait que l'on dit "je" en "nous", que l'on continue à dire "nous" en "je". Dans "Moment de fraternité", Debray exhortait à partager quelque chose de plus grand qu'eux sous une forme de nation, d'idéal, de mythe et... de dieu.
D'aller au plus difficile, au moins évident, quitte à faire rigoler ou grincer. Lui, le désespérément agnostique, comme il se nomme, avec son matérialisme bien connu, se retrouvait, tout à coup, dans une fraternité humaniste et républicaine avec seulement le "concret littéraire" comme allié. Effet de l'âge qui ne faisait plus que se promener dans le communautaire dans une génération de Série B.
Rechercher le pluralisme d'idées, relié à l'humanisme universel, s'il faut en connaître les filières et les aboutissements du monde et en se nommant du tellement galvaudé surnom de "citoyen du monde" mais en n'ayant fait que les premiers pas de la reconnaissance sur celui-ci, ne tient pas la route très longtemps.
Internet, pourtant préparé pour casser les frontières, ne fait souvent pas mieux que d'offrir le monde à portée de clics dans un conflit générationnel du coeur, contre un concept plus rationnel sans écoute de l’altéralité, limitée aux préjugés culturels et des convictions sans preuves.
Seuls les voyages et les rencontres fortuites, non préparées, permettent parfois d'atteindre le bon fond du filet en étant plus brutes, moins apprétées, plus sociables.
La forme restée dans la mémoire collective scolaire reste entravée à la ou les langue(s) apprise(s) et Internet ne devient qu'une grande toile de minitels. Il est dit que le fait "communautaire" captivait Debray. Le côté communautaire, identitaire hérédité en supplément peut avoir plus que des aspects négatifs.
Le clivage démocrate et républicain, gauche et droite plait à Debray et il reconnait la fierté d'appartenance à la "Manifest Destiny", le "One nation under God" qui construit l'américanité, s'il ne voit pas le côté sectaire de l'affaire, par quoi lui donnerait-on la cuillère salvatrice? Dans notre monde, le goût du terroir arrive très vite à celui du "tiroir" (caisse s'entend). Debray se reconstruit comme un nouveau Liszt dans une "Jeunesse du sacré".dans le crépuscule de sa vie.
Aux portes de l'emploi, le jeune et le moins jeune se retrouvent trop peu ou trop qualifiés. Opposé au vieux. Ce n'est pas récent. Génération contre génération.
Décrocher un travail n'est pas seulement une question de diplômes mais aussi de personnalités, de motivations et de qualifications. L'orientation doit reposer principalement sur le goût pour la profession qu'on se destine à exercer à l'avenir.
Alors, sous-qualifié, sur-qualifié, numérotés, que les hommes s'évaluent, se surnomment, se surclassent et se déclassent, croyant tout savoir, mais en oubliant que n'importe quelle étiquette se décolle toujours avec le temps.
Dans ce monde des particules, il faut dire qu'elles se paient une intrication quantique. Je n'ai pas dit, un choeur cantique. Ou alors, les chanteurs ne seraient jamais là où on le pense. Difficile pour un chef d'orchestre de diriger des chanteurs qui auraient la bougeotte à la recherche du chaos. Le chef Einstein était contredit par l'autre chef, Niels Bohr.
Si cela ne clope pas dans les calculs mathématiques, c'est qu'il doit bien y avoir un chaînon manquant quelque part, est-il dit dans les couloirs. Originelle, une "particule de dieu"? "Ne bosons pas, mais si...", bosons, bien au contraire. Un surnom pour une particule, non, une simple boutade, comme il y en a tant, lancée par un scientifique qui était d'humeur passagère...2. Quand le bébé crie, il faut vérifier sa nourriture, sa couche, son sommeil pour espérer, ainsi, le rassurer
3. Et finalement, fixer les limites de ses jeux dans son environnement.
- "Je n'ai jamais compris comment le risque d'avoir un biographe n'a jamais dissuadé personne d'avoir une vie", Emil Ciroran
- "Il y a des temps où l'on ne doit dispenser le mépris qu'avec économie à cause d'u grand nombre de nécessiteux", François-Rene de Chateaubriand
- "Toute discussion se réduit à donner à l'adversaire la couleur d'un sot ou la figure d'une canaille", Paul Valery
- "J'ai cherché de grands hommes et je n'ai trouvé que des singes de leur idéal", Friedrich Nietzche
08:34 Publié dans Blog, Réflexions et philosophie, Science, Web | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
16/08/2012
Eurek@ Google
Le Science et Vie de juillet avait sa page de garde avec un titre provocateur: "GOOGLE, le nouvel Einstein" et un sous-titre "Et si la science se passait du génie humain?". Mais à qui profite ce nouvel Einstein?
L'avant-propos de ce S&V posait la question: "Peut-on tout demander à son moteur de recherches?"
Avant de répondre, je me poserais les questions suivantes: "qu'est-ce qu'il y a dans le moteur et de quel genre de recherche s'agit-il?".
La réponse du magazine fut: "Si Google existait du temps d'Archimède, la recherche initiée sur la poussée d'Archimède serait simplement mise en parallèle avec une pub sur la balnéothérapie. Archimède, lui, à son époque, aurait répondu avec la loi qu'il aurait inventée en sortant de son bain avec une phrase presque mythique de 'Tout corps plongé dans un fluide subit une poussée verticale dirigée de bas en haut et opposée au poids du volume de fluide déplacé'".
La pub, il ne connaissait pas, le "pauvre" Archimède!
L'histoire ne dit rien de ce qui a suivi et de qui a ramassé l'eau du bain public après avoir lancé son Eureka... et, de plus, personne n'en aurait rien su, si la loi n'avait été édictée, écrite avec conviction et passée, ensuite, de bouche à oreille jusqu'à notre époque.
Newton fit une autre découverte fortuite, ressortie par la force de gravité exercée sur une pomme. Un hasard ou une réflexion plus structurée qui conclut que la Terre attire la pomme avec une intensité inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare. Le carré de la distance demandait déjà plus qu'une déduction.
C'est, peut-être cela, le vrai "miracle" de Google de faire de la pub de l'information. Mais quelle information?
Aujourd'hui, on s'y référence et on se fait connaître via des moteurs de recherches. Attention pas de turbines en vue, tout est sous contrôle, caché derrière des réseaux complexes et des logiciels secrets qui arrivent comme la "septième merveille du monde" sur l'écran des ordinateurs des utilisateurs en moins de temps qu'il faut pour le dire.
Dès lors, au bord de son clavier, ces utilisateurs croient tout savoir, comme maitres du monde de l'information. Ils ne cherchent plus, ils ne déduisent plus beaucoup, ils se racrochent aux sources entre elles, récupérées, uniquement, par l'association de un ou plusieurs mots clés, organisée par un seul fournisseur et sortie du chapeau des millions de réponses.
Informations filtrées, vraies ou fausses, tendancieuses ou informatives, mais malaxées dans un même melting pot. On ne sait pas...
Presque trop merveilleux pour ne pas cacher quelques tares dans le processus. Des algorithmes logiques de Google sont là pour explorer les informations que d'autres ont installées sur le net. Le véritable génie de la science se limiterait, ainsi, dans un "big data" qui connaît tout et qui répond à tout.
Multidisciplinaire, généraliste et expert, ce Google!
L'informaticien chevronné, un peu équilibré, dirait "Shit in, shit out".
Connaitre la discipline, la méthodologie pour collationner ses "billes" en sortie, serait plus que nécessaire. Et là, on tombe dans le secret de fabrication le plus total.
Il fut un temps où il y avait même une équipe de "moteurs de recherches" qui puisait les infos à tous les râteliers disponibles. Preuve que l'on ne faisait pas totalement confiance à un seul fournisseur de moteurs de recherches. Les métamoteurs" allaient piocher chez tous les candidats moteurs de recherces. Petits logiciels gratuits, proposés en interfaces, ils rassemblaient les "grands", les "pros du pot", avec les bonnes intentions de chacun d'entre eux rassemblées.
Gênant pour ces "gros". Il ne fallait pas que d'autres encaissent ce qu'ils avaient construit patiemment, à payer ou à se faire payer par des artifices publicitaires. Ces empêcheurs de tourner en rond ont progressivement disparu ou ne sont plus proposés.
Internet, c'est gratuit et s'est payant en même temps, en arrière plan.
C'est alors que je suis tombé sur un article qui m'a projeté le cul entre deux chaises. Enfin, "deux", c'est une façon de parler. Plutôt entre des continents du savoir.
Les "chaises", elles, étaient bien plus nombreuses. Chercher ce mot "chaise" et vous verrez que vous allez recevoir, en retour, pas moins de 80 millions de résultats. Même si elles peuvent être belles, les chaises, cela fait vraiment beaucoup de pattes que l'on reçoit sous le poids de celui qui s'y repose.
Chronologiquement, j'avais lu l'article qui suit avant d'acheter le S&V. "En publicité, internet absorbe un euro sur cinq en Europe".
Ensuite: "La moitié de la pub en ligne en Europe enrichit les Américains."
Voilà le dessous des cartes...
"Les investissements américains ont augmenté de 14,5% avec 20,9 milliards d'euros en 2011. Google se taille la part du lion, avec Amazon, eBay, Facebook, Flickr. La Belgique, c'est 365 millions de pub avec Google, presque 'only'.", ajoutait-on dans l'article.
Pour expliquer, l'article risquait: "Problème d'économie d'échelle manquante? L'Europe ne serait-elle plus qu'une économie de consommation et pas de production.".
Là, cette question m'obsède. On mange, on ingurgite même, parfois, mais on ne sait plus quoi, comment a été préparée la "pitance" de l'esprit puisqu'on n'a personne au fourneau dans ce resto du coeur. La pitance est produite par tous dans le monde, en toutes les langues, mais avec les bénéfices qui atterrissent toujours chez le même chef étoilé.
Le S&V, une fois acheté, j'ai continué à lire ce qu'il en disait de Google. Là, on y semble même plongé jusqu'au coup dans l'emphase dithyrambique et on se livre sans contestation, du moins au début, dans une déclaration d'amour avec un brin de raisons.
"Des logiciels qui, depuis, quelques années, sont auréolés d'un nombre croissant de découvertes en se parant de vertus scientifiques telles que d'aucuns voient en lui la meilleure chance qu'ait la science de défricher de nouveaux territoires.".
Apparemment, les patates sont cuites pour l'homme. Tout peut marcher sans lui.
Et, on embraie... "Le génie d'Einstein est relayé par des algorithmes qui analysent, triturent des océans de données. Les machines qui font les découvertes, là où les expériences, les théories ou les géniales intuitions semblent ne plus suffire pour aller plus loin".
Quand j'ai écrit "Trop complexe, le monde du numérique?", je ne pensais pas si bien dire. On est là, mais, seulement, pour exécuter un rôle de figuration dans une représentation avec des "jouets", made in USA, qui dirait ironiquement "Tout est dit. Passe ton chemin et ne perd pas le mien à te donner des idées subversives, puisque on te donne toutes les réponses à tes questions".
-Ne fais pas faire la fine bouche, l'enfoiré. Tu fais semblant de ne pas utiliser. Te rends-tu compte du temps que tu gagnes?.
-Oui, cela prenait du temps, avant Google... Oui, cela coûtait beaucoup d'efforts et d'argent, ces recherches, mais, comme cela faisait du bien aux neurones. Aujourd'hui, on a oublié ce que c'était de "chercher". Buvard de l'info, je rassemble les informations comme le ferait Google, mais j'élague au fur et à mesure avec un esprit critique que n'a aucun moteur de recherche.
Google est arrivé comme le ferait Zorro, avec un grand chapeau, un grand lasso, masqué, et il signe son oeuvre d'un grand "G". Pour y arriver, il a sorti la grosse artillerie, à la vitesse de la lumière informatique à partir de 20 pétaoctects de données, traitées chaque jour, ce qui représente 20 fois le volume total des données stockées par la Bibliothèque nationale de France et il se fait le champion des liens entre eux. Il donnerait presque des résultats aux questions sans même qu'on les lui demande, mais simplement après les avoir imaginées comme vraies. De ce magma de données, nous en recevrions la chaleur infuse au travers de serveurs d'un réseau de serveurs dont on n'a pas l'obligation d'en connaître les tenants et les aboutissants.
C'est le pied, mais les pieds de la chaise comme on vient de le voir! On parle, dès lors, en pétas bits (10exp 15) après l'avoir fait le ménage des mégas, des gigas et des téras. Quelle famille, d'"-as" à tout faire!!!
Le patron de Google va plus loin encore. Il parle déjà de 5 octas soit 5000 pétas pour se permettre de manipuler 30 millards de documents chaque mois sur Facebook, 140 millions de messages quotidiens sur Twitter ou 20 millions de SMS échangés par minute.
La NSA passe le mur du "son" et parle de yottas (10 exp 24), soit le contenu de mille milliards de disques durs actuels alors que les pauvres humains parlent toujours de iotas.
Pour quoi faire cette armada? Question à ne pas poser, surtout.
L'info, c'est l'info. Elle informe. On ne va pas commencer à tergiverser, à dénigrer et à faire le malin...
La presse a dû s'accomoder aux nouvelles technologies et trouver un language commun à tel point qu'ils ne peuvent plus se passer l'un de l'autre.
Le rebelle se demande si ce ne serait pas uniquement pour vendre du produit non fini pour faire plaisir au seul marketing.
En fait, nous sommes dans un rêve, dans un déluge d'informations dans lequel on est censé retrouver ses jeunes... On appelle cela travailler dans les nuages, dans le "cloud computing" avec Google qui y ajoute quelques doses "imagées"pour appuyer le texte parfois dépassé.
Regarder les big data au travers du kaléidoscope ou du périscope comme espion.
On se retrouve les pieds sur Terre a un moment inattendu, photographié dans la rue, dans un endroit où on n'avait aucune raison de se trouver et qu'on devra pouvoir expliquer à qui de droit. Là, ce n'est parfois plus du rêve mais du cauchemar.
Dans le monde réel, le miroir du virtuel reste la victoire du virtuel et on arrive à les confondre.
De Wikipedia, je disais "Wiki je t'aime, Wikipédia je t'adore". Une encyclopédie citoyenne, sans laquelle, Google serait un concentrateur de bits avec un moteur qui tournerait en mal d'amour, sans plus. Sur cette plate-forme du know-how, on met à jour en permanence et les citoyens gèrent ce que Google ne fait pas. La "bête" n'est même pas capable de donner la pertinence de ce quelle fournit si ce n'est avec une arrière pensée financière. Mais, parait-il, pour rester le plus près du citoyen, Google va même puiser les mots clés au travers de Facebook et de ses "fidèles citoyens".
Elle le fait avec une granularité sans précédent et une mémoire d'éléphant. On peut y zoomer et y dézoomer. « On ne sait pas ce qu’on y cherche, mais on trouve ce qu’on ne cherche pas », déclarait Anne Roumanoff avec humour.
Il y a l'info, ce qu'on en fait ou parvient à en faire. Il ne faut pas croire que travailler sur Internet avec les outils à disposition réduisent de manière drastique le temps de présence derrière l'écran. Parfois, elle pourrait l'accentuer quand le lecteur joue le jeu de la recherche "imbriquée" en s'écartant du sujet recherché au départ. Le chercheur s'éparpille en cherchant la "petite bête".
Passer de l'échelle microscopique à celle du macroscopique comme le rêvait Pierre-Simon de Laplace pour transiter du passé au présent et ainsi prévoir l'évolution du monde, n'est pas une mince affaire. Une phrase lancée lors d'un meeting de promotion par le co-fondateur de Google, fait rêver: "Seul un logiciel comme Google peut le faire".
Qui sait, un jour, à Stockholm, un serveur représentant de tous les autres, recevra le Prix Nobel en place des savants devenus obsolètes et dira d'une voix mécanique:
- I'm proud to be here representing all of us, as a server for you all.
Le syndrome de Stockholm, quoi. On y aimerait ce qu'on a haï précédemment.
Un étudiant viendrait, un jour, à l'examen avec son robot et son moteur de recherches pour décrocher son diplôme.
Si les astronomes n'ont plus besoin de téléscopes puisqu'ils consultent Google et que cette façon de faire va s'accélérer parce que les données vont se générer l'une par l'autre presque en vase clos, il y a du souci à se faire ou au moins ou au moins, des questions à se poser. Si vous ne vous souvenez pas du fiasco dans le domaine financier qui s'est produit en laissant tourner en "stand alone", le "Système économique"...
L'espionnage, les droits d'auteur, les brevets, l'anonymat, fini de signer même F.L., comme l'article, sans laisser de traces, ni d'adresse. Un pseudo, des initiales se retrouvent. On n'oublie plus rien, une fois, sur un serveur, hors ce serait étonnant que les informations soient mise à jour en temps voulus. N'oublions pas que les informations les plus stratégiques se trouvent cachées derrière des mots de passe avec accès véritablement payants.
"Cette mécanique imparable tire en fait sa force d'une approche qui se rit du contenu avec comme seuls paramètres, les proximités entre données. La Science ne risque-t-elle pas de se réduire à la mise en relief de multiples corrélations sans que ces résultats ne soient intégrés grâce à un modèle dans un discours qui fasse sens?" concluait Claude-Henri Mélédo. "Un retour en force de l'empirisme comme démarche expérimentale", continuait Jean Veronis.
Le désordre du monde, l'originel et le créé ne sont pas liés par des lois uniques ni des algorithmes surtout s'ils se ressemblent en aveugle. Les équations, leur intégration demande déjà plus qu'une vérification s'il y a une solution ou non. On est parti d'un déluge, on y retourne très souvent mais via d'autres artifices.
J'aurais pu terminer mon article ici mais cela aurait été malhonnête et incomplet car il y avait des exemples de réussites et des projets qui y gravitent avec succès et qui se trouvaient dans l'article.
- Dans les troubles du cerveau par des pistes de guérison en dessinant une carte de proximité statistiques et un générateur semi-automatique d'hypothèses (projet brainSCANr)
- Dans le couvert végétal par le fait d'avoir traqué les déforestations (projet PlanetarySkin)
- Par l'observation spatiale en direct et le classement des informations (projet LSST)
- Les micro-organismes dévoilé par leur évolution et la découverte de la diversité des communautés microbiennes(projet GOS)
- L'apprentissage du langage par le contexte des mots et de leur redondance (projet Deb Roy)
- Les substances chimiques mélangées qui viennent à bout de la maladie (projet BSrC)
- Le cancer du foie découvert par l'étude de l'ADN et finir par dévoiler 4 gènes (pojet ICGC)
- Les épidémies apparues en temps réel pendant le tremblement de Terre d'Haïti (projet Healthmap)
- Les équations physiques qui naissent toutes seules et qui donnent des lois (projet Eureqa)
Alors, remplacer le génie humain? La question principale du dossier?
Non, modifier son rythme brutal de recherche et de trouvailles. L'accélérer en lui donnant un effet de levier comme un outil peut le faire, là, d'accord.
Quant à croiser les données à l'aveugle?
Peut-on dire, à coup sûr, qu'ensuite, les infos croisées donneraient des résultats et de là, jaillirait la lumière sans réflexions? L'intuition, les déductions ne sont pas encore incorporées dans le processus de recherches.
Mais cela viendra, peut-être. Nous sommes à la version 2.0. Les suivantes se feront aider par des questions plus pertinentes pour affiner les recherches. Les millions de réponses plus judicieuses, plus utiles, élaguées et réduites au strict nécessaire est un des buts à atteindre, mais non atteint jusqu'ici.
Google Earth, autre miracle, avait même servi pour essayer de retrouver Steve Fosset, tombé avec son avion, perdu on ne savait où. C'est sur le terrain, suite au hasard, qu'un passant l'y a retrouvé.
A l'ère des déluges de l'information, il ne s'agit pas d'oublier que trop d'infos nuit et tue parfois l'info.
Qu'éliminer tout ce qui est publicitaire permettrait déjà de réduire considérablement ce fatras de données et diminuerait le temps de recherche. Contraire à la politique de la maison "G".
Google vient de payer une amende de 22,5 millions de dollars à la FTC pour solder le compte de la confidentialité et de la surveillance de ses utilisateurs. Pour se permettre la publicité ciblée, les cookies, ce n'est pas cher payer face aux milliards de bénéfices.
Le "cloud computing", avec 100 milliards de dollars de potentiels historiques et 8,8 milliards de bénéfices, prévus en 2012, ne sont pas dans les nuages.
Que des moyens automatiques encore bien plus sophistiqués seront nécessaires pour élaguer les données nuisibles, brutes et les rendre plus "nettes".
Je suis un utilisateur comme les autres et ce que Google fait, je l'avoue, il le fait relativement bien. Ce que Microsoft apportait avec un logiciel "Encarta", Google le fait avec la gratuité en plus.
Mais, comme Microsoft, Google est devenu envahissant et d'autres cherchent, déjà, un "Petit guide de survie sans Google".
Puis est arrivé le S&V du mois suivant qui disait "Le spectre ne répond plus". Les mobiles qui exploitent les bandes passantes de radiofréquences, spectres hertziens arrivent à saturation avec des débits entre 1,8mB et 42 Mb en 3G. La 4G arrive en France après les USA, la Corée, le Japon et l'Allemagne, avec ses grands moyens entre 800Mhz et 2,6 Ghz. Les télécoms satellitaires se bousculent et doivent prendre leurs distances pour ne pas être brouillées. On imagine des solutions comme partager les bandes, monter en fréquence, multiplier les antennes, multiplier les signaux... mais toutes ont toutes des problèmes. C'est peut-être de là que viendra le coup de Jarnac pour tout ce qui touche aux communications par les ondes.
Le nombre des neurones d'un cerveau s'élève à 100 milliards, sans compter les synapses. Atrophiés car non utilisés, ils en deviendraient négligeables.
Google resterait avec un potentiel énorme mais utilisé avec un faible pourcentage et qui souffrirait de dirigisme lié à la publicité.
Certains pensent leur ajouter des Google-Glass. 
On se surprend à lire qu'avec les lunettes interactives apprendre une langue étrangère ne sera bientôt plus nécessaire, que San Francisco au travers des lunettes, change-t-il la vie de ceux qui voient la ville de près, hors des nuages?
"Amazing", le mot décidément à la mode, le plus utilisé aux States dans ce genre de conférences de presse. Un mot qui quelque part, manque à un esprit européen trop cartésien moins embrumé par les contraintes d'épater avant de réaliser.
Au sommet, il y a une lutte sans merci qui se déroule en coulisse.
La CE pourrait élargir son enquête contre Google?
"La Commission lui reproche notamment de mettre en avant dans ses liens ses propres moteurs de recherche verticale, au détriment des autres moteurs de recherche spécialisés, par exemple dans les voyages. Elle s’inquiète aussi de la manière dont Google copie du contenu de moteurs de recherche verticale concurrents et les utilise dans ses propres offres, et lui reproche d’imposer des clauses d’exclusivité à ses partenaires publicitaires.".
Tiens, un nouveau monopole. J'ai déjà entendu cela quelque part mais avec un autre acteur: Microsoft.
Dans cette lutte, Microsoft et son monopole vacillerait-elle sur les mêmes bases face à Google? Quand le gâteau devient plus petit, le moindre levier s'impose.
On vient d'apprendre qu'après 8 ans de silence de côté de Hotmail, Microsoft est irrité par Google et donne un coup de jeune à sa messagerie avec OUTLOOK, son nouveau nom mais qui existait depuis des lunes mais dans la "rangée professionnelle".
Plus qu'un lifting, est-il dit.
Avec 324 millions d'utilisateurs, c'est à dire 36% du marché des courriers électronique, MS voit GMAIL qui annonce 450 millions, qui se fait aider par le système econologique Android.
Outlook.com nouveau va contenir Skype, la possibilité de partage d'image, la gestion de fichiers et d'autres gadgets.
Et, pourquoi pas intégrer toute la concurrence? Facebook, Twitter, Viber... On n'invente plus rien. On intègre ses concurrents.
Attention, tout de même, quand on se rappelle les risques de piratage de ces systèmes annexes, cela devra s'accommoder pour ne pas les ramasser au passage les puces des autres.
Google, réveille-toi. Cool. Il y a encore des hommes qui se cachent derrière la toile. Reste curieux de tout.
Le hasard fait parfois aussi bien les choses. L'émission de "Tout s'explique", de la semaine dernière, arrivait avec la même conclusion. L'observation, le goût du risque allait mener Jenner à l'invention du vaccin, de la variolisation et de l'inoculation.
Le point commun entre le post-it, le velcro, la pénicilline, le laser, le popsicle ou la télévision, ce sont des "inventions avec le fruit du hasard" (les auteurs étant respectivement, Spencer Silver, Georges de Mestral, Alexandre Fleming, Alfred Kastler, Frank Epperson, Philo Farnworth). Pour couronner le tout, il y a aussi les fausses manipulations à la base, suivies d'un éclair de génie, de l'oeuf de Colomb, qui surgissent comme cela l'a été pour le frisbee (W.F.Morrison), le stéthoscope (René Laennec) ou les Bêtises de Cambrai (Despinoy).
C'est dire que le savoir, sous forme de données, n'est pas tout. Il faut l'extrapoler, le tester et pouvoir lire entre les lignes d'une constatation ou d'un rapport. Assimiler plutôt qu'étudier en aveugle sans brûler les étapes.
Rendre les besoins synchro avec les désirs de développements. Le marché évolue de plus en plus vite, d'accord, mais inventer est souvent une partie d'échec dans laquelle les pièces se mettraient à bouger, qui sans interventions, aboutissent à l'inertie des joueurs.
Le grand secret marketing de Apple, l'autre géant, serait-il comme le dit cet article: "Nous ne dépensons aucun dollar sur la publicité".
Apple s'émancipe de Google en tuant YouTube sur son iPhone qui tournera en iOS6, sans dire par quoi il serait remplacé.
Aujourd'hui, dans une jungle d'informations, il faut investir, publier pour exister et pour faire parler la Science, parfois, à perte, avant de décrocher un brevet, bien avant que la preuve de son adéquation ne devienne incontestable.
Parfois, il faut aussi se séparer de ses collaborateurs.
Aux dernières nouvelles, 4000 emplois à la trappe, dont deux tiers en dehors des Etats-Unis, chez Motorola, firme rachetée, il y a juste un an, par Google.
Happy birthday, Motorola...
Bizarre de lire, le même jour, l'annonce qui dit que Google continue de payer ses salariés pendant 10 ans après leur décès encore faut-il entrer dans la firme et y rester salarié.
On se bat par tous les moyens pour éliminer la concurrence.
Il y a cinquante ans, personne n'aurait parlé de Science avec cette déviance. Prise par le temps, elle veut garder son sérieux, une responsabilité qu'elle ne semble plus devoir assumer dans l'à peu près et s'étonne ensuite que la jeunesse s'en écarte.
Certains parlent de Science, avec un nouveau mot le "scientisme", à cause du fait qu'elle prend des allures commerciales, tout en faussement, s'opposer aux religions et en devenant une nouvelle.
La Science, le savoir aiment que l'on parle d'eux, voyez-vous et le faire avec le maximum de noms en communs, pas toujours compréhensibles ou seulement par les initiés.
"Le prix que vous allez payer? Il dépend de vos données de navigation".
Alors, si, en 2015, vous commandez une pizza, ne vous étonnez pas que cela devienne ceci, je vous aurai prévenu.
L'enfoiré,
Thema de ARTE sur Le livre selon Google
Les droits d'auteurs en jeu. La question du domaine public arrive même dans l'esprit de le rendre payant.
Citations:
- « Le gain de la recherche, c’est la recherche elle-même. », Saint Grégoire de Nysse
- « Si Google ne trouve pas la réponse à une question, c'est que la question est mal posée», Anonyme
- « Qui recherche la lune, ne voit pas les étoiles. », Proverbe français
- « L'écran remplace l'immersion par le picorage, l'exprience spirituelle par la quête utilitaire », Régis Debray
- « Pour que Microsoft gagne des parts de marché, il faut que les autres en perdent", Anan Srinivasan
08:55 Publié dans Actualité, Amérique, Monde des affaires, Parodie et humour, Réflexions et philosophie, Web | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
02/08/2012
Le rituel est bien moins étendu dans le virtuel
Un jour, devant une œuvre d'art, cette maxime "Le visuel est bien plus étendu que le visible" m'avait intrigué. Ce n'était pas un ophtalmologue devenu artiste qui l'avait écrite. Une phrase dont je ne savais que faire et que j'avais notée pour un futur imprécis. Aujourd'hui, dans cet article inhabituel pour le site, je la fais ressortir en droit de réponse avec un titre transposé dans le virtuel.
Si le visuel présente des objets perçus essentiellement par l'œil, c'est par l'interprétation qu'il en fait en fonction. Les paramètres du vécu apporte l'idée de l'art que le cerveau s'en fait.
Sans éclats, sans émotions, sans surprise, le rituel prendrait le relais et l'endormirait. Nous sommes dans le monde du réel, de l'animé, déjà, il faut secouer les consciences pour attirer les "clients". Dans le virtuel, l'inanimé, ce besoin est encore plus évident pour animer et espérer une fréquentation de nouveaux "prospects".
La maxime sur le visuel, je l'avais trouvée écrite près des chevaliers sur les deux photos, ci-contre.
Un message subliminal, donc.
C'est alors que, il y a déjà un mois d'ici, après un échanges de courriers sans tambours ni trompettes qu'arriva celui-ci:
"Désolé je n'aime pas les caresses. Mais je n'apprécie guère plus la provocation pour la provocation. Je ne m'ennuie pas. Donc je n'ai pas un besoin effréné d'ennuyer les gens qui m'entourent.
a) je ne reçois de directives de personnes
b) je gouverne ma vie comme je l'entends
c) j'accepte la pluralité d'opinions mais non le dirigisme d'opinion
Il ne me viendrait pas à l'idée de me présenter chez mes amis et de provoquer pour le seul plaisir les invités présents. La provocation engendre le mépris.
Il faut savoir faire preuve de jugement lorsque nous décidons de provoquer et d'insulter. Or de jugement tu n'en as aucun. Désolé de te le dire. Mais il faut que quelqu'un, un jour, te le dise. Et je le fais par amitié et après une montagne de patience. Or de patience je n'en ai plus. ".
Lire cela, après 6 ans d'enjoués "Mon cher Guy" en préambule, c'est comme ressentir, tout à coup, un durillon qui perce la semelle de sa chaussure. Cacher que cela m'avait choqué, serait mentir, mais, j'ai pris l'habitude d'accepter toutes appréciations positives ou négatives comme une critique constructive et sans garder rancune.
Il y fut répondu brièvement, courtoisement, me réservant une réponse plus circonstanciée, après analyse et en temporisant pour que les esprits échauffés se refroidissent.
A froid, comme droit de réponse et après analyse de la situation, je qualifierai la conclusion de 'fausse', 'inappropriée' et 'surannée" comme nous allons le voir.
Alors enquête.
Je ne peux évidemment, passer tout en revue ici. Il est vrai qu'une marmite, sous pression et sans exutoire, peut toujours exploser, au plus mauvais moment, à cause d'un couvercle maintenu mal arrimé sur le dessus.
Une semaine avant, une phrase disait pourtant "Je saisis bien les propos de Guy. L'art est d'en saisir la quintessence et de rejeter les aspérités. Guy est entier. Je l'accepte ainsi. Passionné il ne laisse personne indifférent.".
A l'origine du "trouble", si je ne me trompe pas, une présentation d’une œuvre d'art, présentée sous forme photographique, qui m'avait, immédiatement, inspiré une question "Est-ce un fond d'écran pour le futur Windows 8?". Cette question n'aurait jamais dû générer, au pire, autre chose qu'un sourire mais elle avait mis le feu au poudre. Banalité qui avait éveillé des susceptibilités plus caractérielles. Dans mon "visuel", à moi, un fond d'écran peut très bien être vu comme une œuvre d'art.
Dans ce cas, aucun croche-pied, aucun outrage, ni impertinence seulement garder un tantinet d'originalité.
Une réaction vive suivit derrière laquelle se cachaient un rituel, une habitude de bienséance qui espérait une appréciation qui frisait l'admiration, voire la flatterie.
Le rituel, c'est comme un dogme, une sorte de boulet que l'on tire avec soi sans plus réféchir.
Aujourd'hui, moins que hier, les dogmes ne font plus recette. Croire au Père Noël, c'est s'apercevoir que le naturel de la pugnacité resurgit au galop. Le parfum de scandale quoi que l'on dise pour s'en protéger soi-même, attire comme l'aimant. Probablement, parce que le scandale des autres permet de minimiser, voire de camoufler ses propres tares.
Internet ne fait pas défaut, il le précède même.
Là, le rituel n'a plus sa place et lasse même plus vite que par le passé vu la profusion des informations, des images qui transitent via ce média moderne et interactif.
La maxime "pour vivre heureux, vivons caché" n'est plus de mise. Dès qu'on sort le bout du nez dehors, le risque existe, même ou surtout dans une bonne démocratie "vertueuse" qui se respecte. Brel chantait dans les "Vieux amants" , le "pire piège, c'est de vivre en paix pour des amants" et il avait raison, même en dehors des amants. La paix des braves ne se conçoit plus de la même manière et tout doit se renouveler plus vite.
Mais, voyons les mots utilisés.
La "provocation" engendre la curiosité. L'"insulte" , elle, l'intrigue et l'étonnement, parfois amusées des spectateurs. Deux "techniques" de style qui augmentent la fréquentation et s'extraient des poncifs. Parler avec les tripes et un peu moins avec le coeur ou la tête, est devenu presque un "must" car ce ne sont plus deux interlocuteurs qui se rencontrent mais une armada qui va réagir en fonction de sa propre susceptibilité ou sensibilité.
Pour étayer cette thèse, je vais devoir rappeler et épingler, en post-it, quelques anciens articles dans celui-ci.
Il y a eu d'abord "Tout dire, tout écrire, tout caricaturer et puis en rire".
"Tabou casse-toi", un poisson d'avril à deux têtes chercheuses.
"La méchanceté, tout un art" qui démontrait que, dans le passé, déjà, pour garder une ambiance "consultée" par ses concitoyens, il fallait la garder "chaude", l'émailler de nouveautés et de quelques "piques" humoristiques, bien choisies, voire sarcastiques.
Connais l’homme pour mieux te connaître, un principe pour chercher à évaluer son "moi" au travers d'un jeu de quilles qui évolue plus vite que soi-même.
Un rappel que le monde change et qu'étudier ne suffit pas pour réussir.
Choisir son réseau en demandant si l'interlocuteur voulait en faire partie sinon l'éjecter sans autre forme de procès.
La technique est pourtant bien simple pour s'attirer les bienfaits de ses interlocuteurs. Il suffit d'applaudir, de les "béatifier", en quelques mots bien choisis pour caresser dans le sens du poil. Le problème, cela intéresse qui?
Une forme "rebelle" serait d'éviter la monotonie, c'est oser aller à contre-courant des idées préconçues, même si c'est parfois difficile à entreprendre ou pénible à comprendre. Se rendre compte qu'une union se consomme et se consume dans la passivité l'est tout autant.
La controverse attire le regard et l'intrigue dans une "grande marre du virtuel et du réel".
"Et je le fais par amitié et après une montagne de patience."
Pourquoi attendre que la montagne atteigne des sommets avant de faire tinter la clochette? L'amitié, c'est aussi d'être vrai dans un choc de personnalités diverses et parfois opposées.
En résumé, les relations humaines virtuelles ont un début fulgurant, une augmentation d'intensité et arrivées à maturité, s'érodent en revenant au point de départ sans remise en question.
Le "mépris" parle de ce "sentiment par lequel on juge la conduite de quelqu'un moralement condamnable, indigne d'estime car en dehors des conventions".
Les "conventions", le mot est lâché. Dans ce cas, ce serait plus la métaphore du mot "mépris" qui en sortirait.
Malheureux d'arriver à cette conclusion, me direz-vous et vous aurez probablement raison.
Nous voilà donc chez "Cendrillon au Far West", en coulisse, avec Batman qui défraie la chronique au plein jour.
Sous Internet, les grands se font la guerre des mots, les moyens jouent à la guérilla par paraphrases et les petits se croient déjà dans celui des éponymes mais sans filets. A un moment donné, il faut se rendre compte que l'on gène quand on est trop extraverti, que l'on pompe l'air des introvertis qui restent dans l'ombre des palmiers en fleurs, que l'on contredit même sans s'en apercevoir.
Un consensus global crée un soupçon de collusion. La critique reste profitable, souhaitable. Pour rester crédible, elle doit seulement s'adapter aux circonstances et au bon niveau pour rester constructive et se résoudre à perdre quelques rituels en chemin.
Dans l'ombre, certains se croient à l'abri et continuent à avoir une petite vie pépère, indépendante, tout en la mettant à nu à la vue de tous. Attitude à hauts risques et se débiner ne marche pas mieux.
Aujourd'hui, pour exister, il faut jouer le rôle du "Hurricanes Hunter", du chasseur de tornades dans la virtualité. Et comme il est dit sur le site de ces chasseurs "La question n'est pas de savoir s'il y aura des Cyclones, la question est de savoir quand...".
Lors d'un entretien récent, l'acteur, humoriste, chroniqueur, François Morel disait: "En étant prétentieux, même quand j'insulte, j'essaye de le faire avec style". Il précisait en même temps "J'aime bien être d'accord avec moi. Les coups de gueule, c'est surprendre et parfois décevoir". A la base, en découdre sur un sujet, trouver les failles de raisonnement qu'on ne partage pas. Un risque de vulgarité, des réactions épidermiques, mais qui, du côté productif, mettent en survol stationnaire, les mouches du coche.
Contrairement à ce que certains pourraient encore penser, Internet n'est pas un Minitel français. Celui-ci vient de fermer ses "robinets", ce 30 juin, après trente ans de loyaux services dans le strictement "local" lu par la concierge du coin.
Censurer de tels propos? Pourquoi le ferait-on, tant qu'il y a un droit de réponse disponible sur Internet, rien n'est jamais perdu.
Mathieu Madenian, un autre exemple qui fait mourir de rire ou mourir de haine. Pourquoi regarderais-je si je n'aimais pas?
Du punch et encore du punch. Insulte ou insolence? Allez savoir.
Chacun a ses prétentions, parfois abusives, d'être rebelle ou non. La seule chose à se rappeler pour qu'elle soit percutante c'est qu'elle ne peut ressembler à ce qui a précédé. C'est dans cette différence que l'on détermine qui est dans la catégorie des vrais progressistes. Quant à la dichotomie "gauche - droite", elle n'est qu'un précepte qui ne se justifie plus qu'ainsi.
Comme le montre cette vidéo, pour les femmes, c'est parfois bien pire dans la rue, dans le réel sans faire la mijaurée.
Dans le monde virtuel, aucun risque de recevoir le coup de poing en pleine g... ou le duel au chant du coq. Les distances entre interlocuteurs, les différences culturelles et de juridictions, les pseudonymes et tous les autres murs de cette impuissance, existent comme interfaces sans protéger réellement ses interlocuteurs.
Les relations virtuelles ont perdu leur rituel, de fait. Les principes appris avec l'éducation puritaine qui disait "Tiens toi droit", "Mange ta soupe", "Obéis", "Sois sage avec ta famille, tes copains et amis"... ne passent plus la rampe. C'est plutôt, sérieux s'abstenir... On veut s'éclater. Il faut qu'on slach, comme chante l'autre. Se payer, parfois, une tranche avec une tête de pique. Oser dire tout haut, ce que d'autres pensent tout bas, sans s'apercevoir du subterfuge.
Une série d'attitudes ont pris de l'âge derrière des révolutions culturelles comme celle de 68 et de bien d'autres. Désormais, il s'agit d'épater la "galerie" par son "toupet", parce que toutes les logiques de la sagesse, raisonnées ou non, ne collationnent plus tous les points de vue dans les conflits qui dépassent ceux des générations.
Chez les People, Les Enfoirés sont passés, par la chanson, à la postérité, mais au pluriel et en majuscules. Quelques humoristes, quelques caricaturistes, sans le dire tout haut, mériteraient la même étiquette avec quelques pincées d'adrénaline, de sérotonine ou de dopamine pour arroser le tout.
Parler de "rupture numérique", c'est sauter une barrière. S'y inscrire en tant qu'enfoiré, ce n'est pas nécessairement pour y jouer le joli-coeur. C'est se mouiller la chemise. Avec cette optique, il faut s'attendre à ce que ça passe ou ça casse, pour éviter la désolation sans sourires, sans humour, sans rebonds avec un électroencéphalogramme plat. On est tous prisonnier du rôle que l'on s'est donné un jour.
Parler de consensus pour mettre l'église au milieu du village, c'est, souvent, passer le mur du son et laisser tout le monde sur sa propre idée préconçue. Il n'y a plus souvent que la remise en question, le nettoyage de printemps, la proactivité, l'inédit pour quérir l'originalité, devenue tellement chère qu'elle n'arrive qu'à des moments sublimes.
Mozart, présenté dernièrement comme une Super Star dans un film documentaire (extraits qui parlent d'eux mêmes) répondait déjà à cette aspect de provocation pour étayer son génie musical. Première Pop-Star, Mozart était mis correspondance avec les Pop Stars de notre époque comme Madona, Michael Jackson, Jimmy Hendrix et de ceux qui entrent dans la légende des génies qui ont une vie courte mais intense. "Plus on est mauvais, peste, corrosif et amoral, plus on est admiré" est-il dit dans le Vif. Badboys et Badgirls occupent la place publique, font du buzz pour répondre à l'attraction de leurs fans sur le Web ou ailleurs. Il n'y a pas seulement les "badxxx" qui ont quelque chose dans le pantalon, mais au moins, ils le montrent avec sincérité même si parfois, il faut Photoshop pour rajeunir le portrait.
C'est peut-être avec la pièce "Hernani" de Hugo qui sort en 1830 et qui déclenche le tohu-bohu que sonne le glas du romantisme pour se ruer vers le scandale présent dans le néoclassique.
Le monde reste-t-il toujours à nous dans ce cas? Je l'ignore. Le dire serait chercher les ficelles qui maintiennent les "marionnettes".
Ainsi va le monde des rencontres d'opinions, de la pensée et des religions qui ont toutes, raisons et toutes, tort, à la fois.
Être d'un bloc comme un diamant brut n'est pas un problème, s'il est organisé avec de multiples facettes même s'il raie toujours un peu dans au fond.
Parfois incisifs, ces "Réflexions du Miroir" et cet enfoiré, c'est évident. Il a pour but de ne pas être "trop sage", de creuser l'incommensurabilité légèreté de l'âme avec un miroir comme rétroviseur mais qui perd son tain, avec le temps, à force d'être utilisé.
C'est constater qu'il faut garder "Le prestige d'être simplement con" en mélangeant le sucre, le sel et le poivre.
Alors, résumer les idées, d'accord. Les tronquer ou, pire, les sauter, jamais.
Oser, aujourd'hui, comme hier, c'est aussi le faire avant les autres. Les remakes n'ont jamais qu'une odeur de roussi.
Logorrhément vôtre était un coup de gueule dans l'histoire de ce site. Ce billet-ci en est, donc, un autre.
Je ne suis pas Janus avec deux visages, l'un qui dit blanc et l'autre noir.
Non, je ne vais pas remettre le couvert des cordes sensibles. Je laisse toujours passer les orages, le temps que la caravane passe.
Sur la Toile ou ailleurs, nous avons tous un rôle à jouer, à respecter. J'aime le compromis. Je hais la compromission et le faire semblant pour, seulement, faire bien.
Charismatique?
Un article donnait les habitudes des 10 personnes les plus charismatiques :
- Elles écoutent plus qu'elles ne parlent
- Elles ne sont pas sélectives dans ce qu'elles entendent
- Elles vous consacrent toute leur attention
- Elles donnent avant de recevoir et souvent ne reçoivent jamais rien
- Elles ne sont pas imbues d’elles-mêmes…
- Parce qu'elles se rendent compte que d'autres personnes sont plus importantes
- Elles attirent l'attention sur les autres
- Elles choisissent leurs mots avec soin
- Elles n’évoquent pas les échecs des autres….
- Mais elles n’ont pas de scrupules à évoquer leurs propres échecs
Un autre, la recherche d'excellence avec les 6 règles pour devenir excellent dans n'importe quel domaine:
- Choisissez un domaine qui vous passionne.
- Commencez par le travail le plus difficile
- Pratiquez intensément
- Recherchez de temps en temps les retours d’un expert
- Faites régulièrement des pauses pour recharger vos batteries
- Ritualisez votre pratique
Dans une volonté de perfectionnisme?
Alors question, Le perfectionnisme est-il bénéfique ou néfaste? "Le perfectionnisme consiste à rechercher l’excellence, en soumettant les autres aux mêmes normes, en planifiant, et en ayant de bonnes compétences en organisation. En revanche, le perfectionnisme malsain provient d’influences extérieures. Ces influences peuvent provenir de pression parentale, d’un besoin de reconnaissance, d’une tendance à ruminer les évènements passés, ou d’une inquiétude intense à l’idée de faire des erreurs. Les perfectionnistes « sains » sont peu perméables à ces facteurs externes.".
Un dernier, ce qu'est être créatif et se demander si Y a-t-il plus de personnes avec des désordres mentaux parmi les créatifs?
La réponse des analystes était "Oui".
La question subsidiaire était "Les créatifs sont-ils pour autant psychopathes? Là la réponse était "Non", les psychopathes sont même moins fréquents dans les milieux artistiques qu’en entreprise.
Ouf, sauvé par le gong...
Mais, qu'est-ce qui fait qu'un article, une vidéo ou un document devient viral sur la toile?
Je vous le laisse le découvrir mais la réponse, en résumé, est « Le plus puissant prédicateur de viralité est l’intensité de colère que l’article évoque.... A l'ère des images et des divertissements, à l'ère de la gratification émotionnelle immédiate, nous ne recherchons ni ne voulons l’honnêteté ou la réalité. La réalité est compliquée. La réalité est ennuyeuse. Nous sommes incapables, ou ne voulons pas nous confronter à sa confusion ».
Pour revenir aux reproches initiaux, la provocation n'y était nullement contestée. Le mot "insulte" outrepasserait seulement l'objectif de l'enfoiré. L'insulte peut être offensante, intentionnelle ou accidentelle. Encore faut-il pouvoir y déceler la finesse pour pouvoir découvrir l'intérêt, y répliquer et ne pas s'y empêtrer à pieds joints.
Le livre d'humour de l'insulte répondrait-il mieux à la question? Je ne l'ai pas ouvert.
Nous sommes fait de zigzags disait François Weyergans. Il faisait seulement l'éloge de la curiosité et de ce qui pouvait survenir et jouir de l'existence en essayant d'épargner les gens autour de soi. Si cela, par malheur, ratait et n'avait pas de sens, préconisait de chercher autre chose.
Il y a ce café serré qui me paraissait le mieux adapté, avec du marc au fond comme agent réconciliant. L'écouter, c'est pouffer de rire.
Mais, une dernière question: entre amis, la provocation, est-elle de mise et même permise?
Encore une question qui demande réflexion. Je suis tenté de répondre, plus qu'ailleurs car, en principe, on se connaît depuis longtemps et que l'on doit s'être testé depuis le début de la relation amicale. L'amitié, jusqu'où peut-elle mener? Jusqu'au compromis ou la compromission qui arrive très vite à la servitude de la parole donnée implicitement ou explicitement?
"L'amitié, échange de bons procédés", en omettant de dire "... et de mauvais", c'est essayer d'oublier ce qui est dit dans la célèbre chanson de Luc de Larochellière "Cash city"?
Tout l'monde veut être une star mais personne veut être une planète
Tout l'monde traîne dans les bars où personne n'est honnête
Tout l'monde veut tout l'monde l'aime mais personne n'aime tout l'monde
Tout l'monde veut qu'tout l'monde l'aime
Oui mais personne personne personne n'aime tout l'monde
Dans l'histoire, il y a eu ce romancier essayiste, Léon Bloy, qui allait encore plus loin. Il faisait les délices de la polémique. Un entêté de l'« Absolu ». Tout l'irritait. Ses ennemis et même ses amis. Sans arriver à cette extrémité, le film qui l'évoquerait le mieux n'était-ce pas le "Vol au dessus d'un nid de coucou"?
"Un éléphant, cela trompe énormément" mettait en scène, quatre amis, qui s'adoraient, mais qui ne rataient aucune occasion pour s'envoyer des vertes et des pas mûres en fonction de leurs différences d'approche. "La vérité si je mens", suivait le même canevas, mais avec, cette fois, des cultures aux antipodes...
Le "Happy end" dans un film n'existe que si le producteur, le réalisateur, le metteur en scène et le régisseur le veulent ensembles. Pourquoi feraient-ils le contraire de ce que les spectateurs en attendent si ce n'est pour exister, être reconnus différents par leurs pairs, ne fut-ce que partiellement ou de manière temporaire?
La sagesse, c'est "Apprendre à être soi-même" comme disait Nietzsche et à vouloir garder sa liberté de parole en "se foutant du regard oblique des passants honnêtes" (Brassens). Quand à la critique, elle a souvent le privilège de servir à deux interlocuteurs récalcitrants.
Comme suite et fin de ce quiproquo, de cette polémique, j'ajouterai que si le visuel est bien plus étendu que le visible, l'humour, lui, doit devenir bien plus étendu que le risible.
Alors, que dire à ceux qui suivent ce blog, sinon déchainez-vous, déchargez votre électricité statique, si vous le désirez. C'est fait pour cela. Vous serez, vous existerez...
Quant au reproche final sur la patience, je répondrai, une fois encore, par une autre chanson, celle de Jean Ferrat à qui je laisse le dernier mot :
Faut-il pleurer, faut-il en rire
Fait-elle envie ou bien pitié
Je n'ai pas le cœur à le dire
On ne voit pas le temps passer
L'enfoiré,
Citations:
- « Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine. Elle est mortelle », Paulo Coelho
- « Je suis forcé de vociférer jusqu'à la fin, étant missionné pour le Témoignage. Nul moyen d'échapper », Léon Bloy
- « Tous les voyages aujourd'hui sont polémiques, et se déplacer, c'est avant tout se démarquer. », Alain Finkielkraut

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26/04/2012
Le culte du monopole?
Curieux ce titre. Je l'avais lu dans un journal. Plus curieux, encore, de parler de Microsoft, de Apple et de les rapprocher des élections présidentielles françaises. J'avais décidé de ne pas consacrer un billet à ces élections trop discutées à m'en donner une indigestion. Un tour pour éliminer les "plus petits". Un second pour récupérer leurs électeurs et leurs fans. Entre les deux, transmettre la meilleure image rassembleuse quitte à se rétracter ensuite. Soigner la réputation, mais elle est vite ternie, si rien ne la supporte.
Si ce n'est pas l'homme qui prend l'entreprise, l'homme sans son image, sans quelques artifices pour l'appuyer dans sa tâche, ne créerait pas l'entreprise.
Le mensuel "Ordinateur individuel" (N°245) avait interrogé Bernard Vergnes, ancien PDG de Microsoft France, sur ce qu'il pensait de Bill Gates à l'occasion de ses 30 ans dans la société.
Le 2 janvier 1982, il rencontrait Bill Gates et Steve Balmer, à Seattle. Rien à voir avec la situation actuelle.
Ce qui l'avait marqué, c'était la générosité de Bill Gates, son écoute, son langage clair. Revenu en France, une bonne collaboration commençait.
Une anecdote qui va le concrétiser: "En 1984, Bernard Vergnes apprend au cours d'un cocktail qu'un magazine a décidé de distribuer pour la première fois en France, dans son prochain numéro, une version bridée d'un logiciel. Comme aux États-Unis, c'est Lotus 123 qui semble avoir été choisi, Bernard Vergnes réussit à convaincre l'éditeur du journal de distribuer Multiplan de Microsoft. Autrement dit, fournir en quatre jours 20.000 copies du logiciel bridé. Au prix de nombreuses cernes, le contrat est rempli. Lors de la parution du magazine, les plus grands média se font largement l'écho de l'événement, participant à l'ascension de Microsoft France, devenue dans ces années la première filiale européenne, à égalité avec l'Allemagne.".
C'est en 1975 que Bill Gates fondait avec Paul Allen le société Micro-Soft avec le but de commercialiser le langage Basic auprès de MITS sur l'Altaïr 8800.
Dénommé "prophète du PC", Bill a compris que l'ordinateur allait entrer dans les foyers et quitter les seuls grandes salles d'ordinateurs avec air conditionné et faux plancher pour se retrouver chez les particuliers.
En 1981, son grand coup, fut d'acheter les droits d'un "Disk Operating System" qu'il appelle MSDOS et avec le concours d'IBM s'installe dans la cour des grands de l'informatique.
En 1985, Windows 1.0 sort avec des idées qui existaient déjà chez Apple. Cette version sera un échec. Les versions suivantes vont s'améliorer, mais aussi s'alourdir.
Dès 1995, la société est surnommée "Micro$oft". La société ne déchaine plus les passions, pointé comme porte-drapeau de l'anti-américanisme, attaquée pour raison de monopole et dénigrée sur les forums citoyens. Erreurs stratégiques que de sous-estimer Internet à ses débuts et dans ses prolongements.
A ce sujet, à l'origine, c'est Netscape exerçait son emprise sur Internet. Microsoft, via Internet Explorer détrône, très vite, Netscape grâce à son potentiel financier construit partiellement par les licences OEM qui permettaient de vendre des systèmes informatique complet avec tous les outils Microsoft déjà installés.
Dès 1998, des procès pour monopole entre producteurs vont se succéder, poursuivis par la Communauté Européenne, tout cela, sans vraiment égratigner MS.
Accusé de freiner l'innovation par cette hégémonie, MS était forcé de dissocier Windows Media de Windows. Même morcelé, il en restera toujours quelque chose, mais là, n'était pas le problème.
En 2004, Steve Balmer, son successeur à la tête de Microsoft depuis 2000, constate que Bill Gates était la personne la plus spammée dans le monde avec 4 millions d'emails par jour. Pour lui, Linux est un cancer qui contamine la propriété intellectuelle dès qu'il la touche avec les caractéristiques du communisme. Dire cela quand tout ce qui est propriétaire est dénigré... Avec Balmer, changement complet. On ne fait pas dans la dentelle. Plusieurs vidéos le montrent en train de bondir sur scène. Est-ce par charisme?
Microsoft ne précède plus mais reste en ligne et, parfois, passe au stade de bon suiveur toujours avec 90.000 employés dans le monde, 70 milliards de dollars de chiffre d'affaires et un bénéfice de 23 milliards. Cela permet encore de se retourner, de danser et de sautiller.
Les gourous de l'informatique ne postulent plus uniquement chez Microsoft mais chez Google, Apple ou Facebook. Ils se partagent les "têtes pensantes" à coups de propositions plus alléchantes les unes que les autres avec le même problème de monopole en commun.
Apple est poursuivi par les autorités antitrust américaines, pour entente illicite avec cinq éditeurs sur le prix des livres électroniques. Une procédure qui risque surtout de favoriser le concurrent Amazon, qui détient déjà 60% du marché du livre électronique.
Google est poursuivi par les gendarmes de la concurrence européens et américains, pour sa position dominante sur le marché de la publicité liée à des recherches en ligne.
Microsoft a défrayé la chronique aux États-Unis et surtout en Europe, à la fin des années 90. Ce qui s’est terminé par l’obligation, pour l’entreprise, de revoir complètement son modèle économique.
Le droit européen de la concurrence est pratiquement né avec la construction européenne. Le Shermann Antitrust Act, législation antitrust américaine, est beaucoup plus ancien. En 1890, ce fut le premier jalon du droit "moderne" de la concurrence, dirigé contre le "trust" pétrolier Standard Oil. Au début des années 1980, il démantela le groupe de télécommunications AT&T (reconstitué 20 ans plus tard). En 1997, c’est par une transaction que Microsoft a mis fin à ses déboires avec l’antitrust américain.
Ne pas empêcher la constitution des monopoles sauf quand ils deviennent trop gigantesques... (Source)
Loin d'être le seul dans le domaine des TIC, il prouve qu'étudiant raté à Harvard, il y a moyen de creuser son sillon avec succès.
En 2005, Bill Gates n'est plus au sommet de la société. Cela ne l'a pas empêché d'être anobli, cette année-là, par Elisabeth II au grade de Chevalier de l'ordre de l'Empire britannique.
Du privé au public, il "gâte" désormais le monde via sa Fondation ou du moins, en déversant son trop-plein. Une bonne image, il tente d'en donner dans le domaine de la philanthropie avec un fond de dotation de 36,3 milliards de dollars.
Il a promis 363 millions de dollars sur cinq ans pour aider à acheter des médicaments et financer la recherche sur 10 maladies tropicales rares. Le dernier sommet de Davos, ce furent 750 millions de dollars alloués à un fond des Nations Unies pour lutter contre la tuberculose, le sida et la malaria.
Son jet privé ne fait pas oublier que sa fortune s'élève à 48 milliards d'euros, il en destine 90% à des dons. Ce qui lui laisserait tout de même 500 millions avec le titre de "milliardaire du peuple".
Il dit avoir des goûts simples qui se limiteraient à l'achat de DVD, de livres et de hamburgers à emporter avec des canettes de soda allégés. Le capitalisme, pour lui, a ses défauts tout en étant une réussite phénoménale en citant les deux Corée comme antagonistes majeurs.
De son passé dans le monde des riches, son présent sert à changer le monde des pauvres de demain, en signant des chèques.
D'après lui, sa Fondation, créée avec son épouse, Melinda, ne leur survivra pas.
Il est d’avis que donner son argent à ses trois enfants n’est pas une bonne idée. "Ni eux-même, ni la société n’en profiteraient" a-t-il expliqué au journal The Sun. Sa postérité n'est ainsi pas assurée de son avenir.
Le 23 février dernier, il disait "Nous devons réfléchir très sérieusement sur la manière de profiter de la révolution numérique pour parvenir à des innovations y compris dans l'élevage. Pour lutter contre la faim dans le monde en renforçant la production chez les éleveurs à l'aide de systèmes satellitaires, de la technologie vidéo et de la sélection des semences ".
Voudrait-il faire une nouvelle carrière dans l'agriculture, l'agronomie et, qui sait, les OGM? La révolution "culturelle" du numérique est derrière lui. Le voici comme "gentleman farmer" ou comme "globe-trotter".
Alors, son avis sur son "concurrent", Steve Jobs.
"Steve Jobs était un génie absolu, dont la contribution à mon domaine d'activité est incalculable. La genèse de Macintosh, fut une période de concurrence avec plus d'employés de MS sur le projet que Apple. L'admiration est née avec le Mac, les iPhones et iPads.".
Steve Jobs disait de lui "Bill Gates était sans imagination comme un suiveur qui aurait l'esprit plus large s'il avait essayé le LSD ou fait un séjour dans un ashram".
Bill Gates dit lui avoir écrit, avant sa mort, pour lui dire qu'il devait être très fier de sa vie et de sa société. Lettre que Steve a gardé à son chevet, d'après son épouse. Il n'était pas question de faire la paix puisqu'il n'y a jamais de guerre entre eux.
La maison de Steve Jobs est devenue un lieu de pèlerinage. Amen.
En mai prochain, commence le tournage du film « Jobs » de Joshua Michael Stern, avec Ashton Kutcher dans le rôle de Steve Jobs.
Chez Apple, le nouvel iPad Version 5 est sorti. Un commentateur, trop éclairé écrivait: "Pour quand la cannonisation de Steve Jobs? Et puis la machine à faire du fric d’Apple devient exagérée car lancer un iPhone 4s pour ensuite lancer quelques mois plus tard le 5, ça sent au kilomètre carré…un seul but: faire de la technologie une vache à lait inépuisable . Et le même système avec l’ iPad…Je vois déjà l’ iPad 17 et l’iPhone 28!.. Exploitation de l’idiotie humaine".
Apple est devenue la société la plus cotée du monde. Microsoft a baissé dans la courbe ascendante de la gloire.
Le nouveau CEO d'Apple, Tim Cook a été jugé meilleur dirigeant par ses employés que son illustre prédécesseur Steve Jobs, selon un sondage du blog Glassdoor qui a établi le top 25 annuel des meilleurs CEO pour 2012. Le site a posé une seule question à plus de 280.000 employés : « Approuvez-vous la manière dont votre CEO gère la société ? ». Tim Cook a obtenu 97% d’approbation alors que Steve Jobs n’avait obtenu que 95% lorsque la même question avait été posée en mars 2011.
Quant au charisme devant les prospects et les clients? Wait and see.
L'industrie américaine se repose sur un matelas de 1240 milliards de dollars dont 97 sont réservés à Apple, bientôt 100.
Comme l'action dépasse les 600 dollars, il s'agit de la diviser. La société se promet de gâter plus les actionnaires avec ses dividendes.
Dans son livre, « Inside Apple: How America's Most Admired - And Secretive - Company Really Works », Adam Lashinsky de Fortune a évoqué les règles qui ont permis l’énorme succès d’Apple:
1/ Affectez vos meilleurs employés sur les projets les plus importants.
2/ Soignez les moindres détails
3/ Concentrez-vous sur l'essentiel
4/ Désignez des individus responsables
5/ Seulement quelques personnes se soucient du compte de résultats
Tout est là. Tout est dit.
Préférer les chiffres aux émotions, n'est pas nécessairement une tare si cela profite à beaucoup plus de monde après avoir désigné les personnes les plus abilitées pour y parvenir: "The right man and the right place".
Alors, culte du monopole, des différences entre Microsoft ou Apple ?
Plus de similitudes que de différences entre Bill Gates et Steve Jobs.
Tous deux ont utilisé les idées de leur expert personnel comme une égérie. Jobs n'était pas plus l'expert en informatique que Bill Gates. Ce furent Steve Wozniak pour Apple et Paul Allen pour Microsoft. Ce dernier a livré la face cachée de Bill Gates dans un livre qui écorne son image de généreux donateur pour en donner une image d'amoureux de dollars. Tous deux visionnaires. Tous deux échappés soit à la suite d'une maladie ou d'un accident et continuer en se lançant dans d'autres entreprises plus personnelles.
Bill Gates a été entarté à Bruxelles. Pas Steve Jobs, peut-être, à cause d'une meilleure image, une meilleur réputation et un meilleur marketing qui se traduisaient par un véritable culte du public.
Tous deux ne sont, en somme, que des intégrateurs d'idées techniques et de solutions. « C’était de l’opportunisme mercenaire, ni plus ni moins. », comme dit Allen de Bill Gates, qualificatif qui se justifie peut-être plus à Steve Jobs.
Pas de "Prix Gates" à attendre comme il existe le "Prix Nobel". Sorti de l'entreprise, il est passé à une autre étape, celle de la philanthropie.
Quant à un "Prix Jobs", il n'en est même pas question.
La fin des poursuites antitrust? Ce qui inquiète les Etats, c'est le gigantisme de ces sociétés. Après IBM, Microsoft, Google, Facebook...
L'histoire de l'informatique a toujours été en avance sur l'économie et la politique. Que ce soit via une "Grande Trappe" ou une "Grande Gaufre", cela se déguste avec délectation avec des images, des gagnants, des perdants et des challengers qui se succèdent ou qui attendent leur tour avec plus ou moins de patience.
Le 8 avril dernier, Idek Tramielski, dit Jack Tramiel, le concepteur du Commodore64 (C64), qui reste la machine la plus vendue dans le monde avec 22 millions d'exemplaires vendus, mourait à l'âge de 83 ans. Son C64 était sorti en 1982. En 1984, le CA s'élevait à un milliards de dollars. Une guerre des prix et le C64 sera vendu à 199 dollars. Si les ventes explosaient, les profits fondaient rapidement et Commodore décidait de se séparer de son dirigeant comme ce fut le cas de Steve Jobs en son temps chez Apple.
L'histoire se répète. Les idées s'envolent, les résultats aussi, avant de s'effondrer face un challenger plus finaud encore. Alors il faut créer un culte, une religion pour espérer garder ses fidèles dans le temps.
La campagne pour les élections françaises est-elle différente? Elle n'a jamais été autant figée, autour de la haîne des riches monopolisée par l'argent comme un repoussoir. L'usure du pouvoir ou l'usure, tout court, tout y était, toujours plus rapide que par le passé pour suivre le rythme numérisé. La dichotomie droite et gauche flotte, s'étiole dans des demi-mesures ou se radicalise sans le dire.
Le Front de Gauche de Melanchon a exalté avant de faire peur avec sa guillotine comme étendard pour finir par se dégonfler. On ne rejoue pas le passé avec les mêmes artifices de calcul. Les révolutions sont devenues des évolutions constantes. Aujourd'hui, on ne fait plus de saignées, on met des onguents et des crèmes sur les plaies. Et... on vit plus longtemps.
L'extrême-droite de Marine Le Pen, pour monter dans les sondages, a dû descendre d'un cran la seule rhétorique anti-parasite de son père pour devenir plus acceptable tout en gardant certains thèmes connus en arrière-plan.
Quant à Sarkozy, c'est le président qui a le plus poussé son image en avant mais sans répondre aux espoirs de la majorité, de ses administrés avec des casseroles tirées au pieds, qu'il doit recréer son image positive au sommet de l'iceberg. Le charisme n'est pas tout. Un climat pourri sur la présidentielle entre les deux tours fait désordre. Le culte de la personnalité est à son zénit. Il y a des moments où on se méfierait d'être français avec son billet à introduire dans l'urne.
L'argent, tout le monde le sait, n'est pas le fléau, ni le problème. Il n'est qu'un moteur. Ce qui en est fait, devrait rester la préoccupation majeure.
Dans notre culture de compétition, plus on discrédite, plus on a de soutiens. Que ne ferait-on pas pour brûler l'indifférence, sur l'autel des Grands Hommes? Si l'image est primordiale, autant y laisser sa plus belle, intacte, dans un dictionnaire ou pour être plus moderne, sous l'appréciation du peuple par l'intermédiaire de Wikipedia.
Les bons CEO ne font pas nécessairement de bons dirigeants de leur pays. Un pays ne se gère pas comme une entreprise. Le CEO a le devoir de réduire les coûts et de réaliser des bénéfices. Le président doit incarner, pour son pays, la force, la stratégie dans son ensemble.
Mais ici, il s'agit d'images que l'on donne et pas de leurs réalisations effectives. Cela n'empêche, ce serait amusant d'attribuer un des noms de CEO de l'informatique à chacun des hommes politiques de cette campagne ou vice versa et d'imaginer ce qui se passerait.
Les hommes politiques des états démocratiques évoqueraient leurs difficultés à réunir les opinions de leur parti et les votes de leurs concitoyens.
En Belgique, ce serait peut-être de la dichotomie, adoucie par les habitudes et les faux semblants.
Laurence Bibot l'avait fait comprendre avec l'humour et un accent du "Suuud". Bert Kruysmans y répondait, ensuite, en plus "hard", avec celui du grand "Nooorrrd".
Alors, se limiter aux "monopoles" de droite ou de gauche, entre nord et sud, d'une Window à tous les iXXX de l'informatique, c'est comme devenir presbyte avec trop de lettres majuscules par temps d'orage... Quant au monopole de la richesse, c'est un leurre qui n'est plus jamais à l'heure. L'immobilisme et l'insécurité ont plombé les espoirs.
Si un jour, Bill Gates devait retrouver Steve Jobs et d'autres fondateurs disparus, leurs souvenirs reviendraient et cela pourrait bien ressembler à cela.
Vraiment, si monopoles il y a, ils n'existent jamais longtemps. Par contre, des cultes, eux, persistent et signent pendant plusieurs générations.
Encore heureux que l'humour, lui, n'a jamais eu de monopole.
L'enfoiré,
Mise à jour 11 octobre 2012: MS va prendre exemple sur les stratégies d'Apple et Google.
Steve Blamer est à la croisée des chemins. L'heure des changements a sonné. Le logiciel ne fait plus la pluie et le beau temps. La vente de matériel et des services en ligne vient en supplément. Une intégration du logiciel, du software avec le matériel, le hardware, avait commencé avec la Xbox, la tablette Microsoft Surface. Un certain retard est à combler dans ce domaine. Balmer est sous pression. Ses émoluments ont été rabotés de 682.500 $ à 620.000 $. Les ventes étaient en recul de 3%. Vivement Windows8.
- « Je considère la concurrence légitime, à condition qu’il y ait quelque chose en face. », Steve Ballmer
- « Le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu’ils sont infaillibles. », Bill Gates
- « L'innovation, c'est une situation qu'on choisit parce qu'on a une passion brûlante pour quelque chose. », Steve Jobs
- « Si j’étais très très très riche, je distribuerais mon argent jusqu'à ne plus être que très riche. Très riche, ça me suffit. », Philippe Geluck
09:25 Publié dans Actualité, Amérique, Histoire, Informatique, Monde des affaires, Politique, Web | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
30/03/2012
Tabou, casse-toi
Début février, le journal Le Soir proposait de briser quelques tabous. Dans cette histoire de tabous, j'ai cherché et j'y ai trouvé un bon pré-poisson d'avril dans un tout autre environnement.
Tabou est un "mot que l'on retrouve dans toutes les langues polynésiennes. Par extension, il correspond à un sujet qu'il est préférable de ne pas évoquer si l'on veut respecter les codes de la bienséance d'une société donnée. Prohibition à caractère « sacré » dont la transgression entraîne un châtiment surnaturel.", " dit Wiki.
Depuis, nous en sommes très loin de cet extrême religieux.
Le sexe a été souvent dans la liste des poissons d'avril en 2006, 2008, 2009, 2011.
Pourquoi? Ben, parce que cela fait rire, pardi. Cela ne gène plus personne et cela peut rapporter gros. Il faisait oublier beaucoup du reste.
Qu'est-ce qui n'est pas "tabou", d'ailleurs?
Il y a d'autres tabous qui ne font plus rire du tout. Le tabou est une transgression, une volonté de braver les interdits dans tous les domaines.
En février, je ne sais ce qui avait incité le journal, le journal "Le Soir", à sortir sa propre série de tabous et avait cherché à tirer sur tous les pianistes à la portée avec une dizaine de sujets bien différents.
Dans les tabous de la société belge, cela passait par "le PS verrouille la Wallonie", aux disparités d'impôts, aux chômeurs impénitents, aux grèves trop nombreuses poussées par les syndicats...
Les discriminations allaient de "L'école catholique qui coûte cher" à "L'intégration est un échec" ou "Peut-on critiquer Israël?"...
Au sujet des dirigeants, "La monarchie au dessus des lois", "l'État a besoin de la fraude", "Les juges sous influence"...
Chacun de ces points allait trouver du buzz sur son passage. Opération médiatique parfaitement réussie et les ventes du journal ont, certainement, suivi le mouvement.
A y regarder de plus près, ce furent tellement de thèmes éculés que cela ferait pleurer un coq en pâte molle avec un œuf dur entre les pattes.
Deux mois après, tout le monde a oublié jusqu'à l'énoncé des tabous. Quant au bilan, il n'a pas laissé de traces mémorables. Est-ce dire qu'il ne fallait pas les citer? Je ne crois pas. Ils ont été analysé et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes pour une future référence.
Un commentaire renvoyant, tout à coup, l'ascenseur et mettait les pieds dans le plat des journalistes: "Une critique doit être constructive, vous démolissez mais ne proposez rien! Faire rire ou ricanez (rire blessé avec un arrière-goût de négatif) c’est mieux que t’ennuyer. Qu’y a-t-il comme tabou chez nous et ailleurs? L’argent (mensuel), les économies (propres ou reçues), beaucoup de belges ou autres sont aidés par les parents, les avoirs secrets des patrimoines,les idées politiques, la religion, le couple, ses secrets familiaux, la monarchie, ses avoirs et tant d’autres questions de bistrot à deux sous que la classe bien pensante s’offusquerait d’imaginer mais qu’elle rêve en secret de découvrir (en reluquant sans se faire voir sur le journal du voisin!). Faites votre travail, Messieurs les journalistes et débusquez-moi tous ces faux-culs!".
Et, il avait raison.
Le dernier tabou choisi par les lecteurs fut "Les médias ne sont pas indépendants".
Avec les médias, comme intermédiaires entre politiques et citoyens, nous entrons dans le théâtre des ombres officielles. Si les médias revendiquaient ne pas être influencés par les politiques, cela ne voulait pas dire qu'ils n'essaient pas de tirer leurs marrons du feu en se prêtant à une hystérisation très parcellaire des problèmes. Sans parfois, s'en rendre compte, ils occultent des faits importants par des faits divers ou anodins. Alors, que les faits occultés se déroulent, à un autre niveau, dans un "tropisme parisien". Entre "le poids des mots et le choc des images" suivant l'ancienne formule consacrée, il importe de créer de vrais contre-pouvoirs.
Presse-toi doucement, médias et intelligemment, écrivais-je, à cette occasion, en deux phases.
"Ile de Pâques", le Grand Tabou? Là, on entre dans le mystère. Les Pascuans auraient-ils utilisé trop de tabous à caractère «sacré» dont la transgression entraînait un châtiment surnaturel et leur disparition?
Le journalisme officiel et la presse écrite sont en crise. Ce n'est pas un secret.
Modernisme oblige, on peut ajouter ce qui se passe dans certains "blogs ou forums dits citoyens". Ceux qui, en principe, vont répondre aux questions que vous n'avez jamais osé vous demander.
Y répondent-ils vraiment? Rien n'est moins sûr.
Tout irait bien si, dans un forum, la discussion était franche, impartiale et acceptée comme telle en comparant les avis pour en tirer des conclusions utilisables pour tous ses acteurs.
L'immédiateté de Facebook, de Twitter dans laquelle, on parle par bribes de phrases, par pulsions interposées, sans beaucoup chercher une analyse plus complète des buts recherchés, n'apporte pas plus de chance ni d'assurance d'objectivité et de volonté de partage d'informations.
Avant, pour correspondre, il y avait les lettres envoyées de particulier à particulier qui se connaissaient. Lettres, parfois très critiques, voir "méchantes", mais qui restaient à une échelle très locale.
Aujourd'hui, à l'intérieur d'un forum virtuel, c'est une nouvelle "lutte" qui s'organise, à la vue du monde entier, avec des interlocuteurs dont on ne connait rien et qui n'ont souvent rien ajouté pour éclaircir les buts à débattre, ni leur origine. 
Pour contrôler l'opération d'échanges, les blogs, les forums ont cru bon d'insérer des modérateurs zélés qui court-circuitent ce qui ne leur semblent pas dans la "ligne du parti", en tant qu'arbitre.
Comme le serait des hommes de paille, ils suivent la logique du maître à penser dont ils sont les garants. Ils sont là pour bloquer l'insulte et le racisme. Ils font, en réalité, bien plus.
Ils deviennent plus catholiques que le pape comme dans toute hiérarchie qui se respecte dans une relation, restée au niveau de parent-enfant. Espèrent-t-ils ainsi monter sur la seconde marche du podium? On se le demande.
Le rôle de modérateur est ingrat. Je l'ai "joué" pendant un an sur le forum d'Agoravox. Ce rôle demandait beaucoup d'abnégation et une attention toute particulière pour ne pas juger en fonction de ses propres convictions. Le modérateur n'est pas là pour couper l'herbe sous les pieds, mais de filtrer ce qui n'est pas permis comme les excès caractérisées. La philosophie "tabula rasa" était de mise pour rester objectif. Seule l'idée ou le texte émis étaient importants et pas leur auteur. Une délibération avec d'autres modérateurs était loin d'être inutile. Les commentaires, eux, étaient laissés à la discrétion des rédacteurs avec une possibilité pour eux de les replier ou d'en demander la suppression s'ils ne répondaient pas aux critères de bienséances habituels. Mais, même cette décision restait à la discrétion de plusieurs personnes.
"On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui" m'avait été rappelé par un modérateur de service. Il avait seulement oublié de dire que c'était idem en ce qui concernait seulement le fait de "discuter".
Alors, pour lui, la censure devient l'arme de destruction massive, par excellence. Pas de droits de réponses à pourvoir, pas d'antidotes à trouver. Le calme jusqu'au prochain numéro, partie remise car il y en aura toujours une prochaine fois avec un plus finaud encore.
Selon Stiegler: "la technique doit être appréhendée comme une constituante anthropologique. La technicité participe originairement à la constitution de l'homme. C'est pourquoi l'homme n'a d'essence que par accident : «L'homme est cet accident d'automobilité que provoque une panne d'essence». L'homme est ce vivant qui n'a de qualités que dans un ajout originaire d'artificialité. Son essence est faite d'artéfacts. Sa nature est originairement secondaire. Si l'essence de l'homme est artéfactuelle, elle est toujours sujet de débat, de controverse, de polémique et même de guerre : les hommes ne peuvent que se disputer sur leurs qualités. La technicité de l'homme contient toujours le risque du combat, amical ou belliqueux. Ce risque est sans fin".
Un billet disait "Quoi qu'on fasse, ce sera la même chose". Du côté "commentaires", au contraire, on remarquait qu'ils voulaient exprimer bien plus ce mal-être de ne pas être reconnu en tant qu'entité propre dans cette société virtuelle. Mon commentaire, ne le cherchez pas, identifié comme "persona non grata", il a été censuré comme souvent. Je fus gratifié d'un blocage automatique sans même plus recevoir mon commentaire en retour, une fois transmis.
D'autres commentateurs ont subi le même sort.
La méchanceté, encore une fois, est un art, mais elle ne marche pas dans l'immédiateté, son impulsivité, voulue dans les fils de la Grande Toile qui veulent des réactions à chaud.
Y avait-il, vraiment, de la méchanceté dans mes propos pour être censurés? En cherchant, je suis resté sur ma faim sans trouver de réponse.
Un commentateur n'est pas là pour faire plaisir à un commanditaire, ni à son représentant, même à titre gracieux. Un commentaire qui commence par "Cher Paul" peut aider. Aucun inconvénient. Le formalisme, je respecte, j'utilise parfois quand c'est nécessaire... La liberté de pensée n'est totalement assurée que par l'indépendance vis-à-vis des intérêts financiers.
Vendredi dernier, la linguistique était à l'honneur avec "L'illustration et l'instrumentalisation". "Savoir" et "croire" mis en compétition.
Il était dit ne pas avoir été cherché ce que le dictionnaire en disait. Google m'y a aidé.
"Illustrer": Orner d'illustrations. (Synonyme: embellir). Rendre célèbre. (Synonyme: immortaliser). Clarifier un propos.
"Instrumentaliser": Se servir de quelqu'un ou de quelque chose dans le seul but de parvenir à ses fins.
Constater qu'émettre une idée, ce serait l'illustrer. La commenter, ce serait essayer de l'illustrer et finir, sous l'œil inquisiteur d'un médiateur, d'un modérateur, par l'instrumentaliser quand elle ne passe pas. Bon, passons.
Quant à la leçon de la "parabole de la pétoche" qui, institue que par la peur, on se doit d'être ouvert au dialogue avec le reste du monde, avec la Terre devenue trop petite, parce qu'on est tous dans le même bateau et obligé de vivre ensemble...
Là, j'ai cru rêver. Donc, à voir ce qui se passe sur le blog, vivre ensemble, cela ne marcherait qu'en acceptant ce qui aurait dit au départ et qu'en censurant le reste... ou alors, une autre preuve, de l'injonction qui se résume par "faites ce que je dis, pas ce que je laisse faire"?
En l'absence de modération, y avait-il vraiment une foire d'empoigne?
Cette absence, ce fut le cas lors de la présentation de la photo de Paul, l'hôte des lieux, prise par le photographe Quentin Caffier. Il l'annonçait en ces mots: "Comme vous pouvez le constater : dans un souci d’impartialité absolue, la modération est en vacances dans le cas du présent billet.".
La discussion a été, du coup, plus "souple", plus conviviale et ... "impartiale".
Les commentateurs parlaient d'un peu de tout, de photos et d'autres choses. Tout le monde vidait son sac à malice sans contrainte. Je ne donnais pas d'avis sur la photo de Paul. Je le trouvais pour le moins, un peu trop sérieux à mon goût. Un goût de Matrix, voulu par le modèle. C'est pas le genre de film qui m'attire pour m'apporter des références adéquates.
Perso, je ne m'aime pas me voir en photo. Du portrait, j'en fais mais avec un modèle au féminin. Pour juger le portrait d'un homme, je laisse la tâche à la gente féminine.
Sophie a donné son avis, bien plus tard, à l'abri des regards obliques des passants honnêtes. Je lui ferai confiance pour l'appréciation...
Mais revenons à nos moutons... enfin, façon de parler.
Paul, l'hôte du blog, délègue-t-il ses pouvoirs à ses acolytes sous contrat de non-agression avec eux et qui, de ce fait, se verraient ainsi protégés dans une sorte de blanc-seing qui exempte des retours de flammes?
Ces modérateurs, investis du rôle de juge, se voient, en effet, comme des maillons importants de la chaîne. Tout serait donc normal, sinon logique, dans un tel raisonnement, mais faux dans ses fondements d'un forum de discussions.
Se permettre, en passant, de perdre la courtoisie, que ce soit dans un sens ou dans l'autre, est un crime de lèse majesté surtout quand on espère en un bouton de Paypal en coin. Voilà, qu'on apprend le fin mot de l'histoire financière: "les premiers 2.000 € mensuels vont à Paul Jorion qui prend à sa charge la maintenance du site et la location des serveurs. François Leclerc reçoit les 1.000 € suivants.". La petite entreprise ne connait, donc, pas la crise... J'en suis fort aise.
Pour moi, pas de problème pour parler d'argent. Je n'ai jamais travaillé pour rien dans une autre vie. Cet argent fait toujours tourner le monde même pour l'autre anthropologue de l'histoire mentionnée qui, apparemment, ne crachait pas dans la bonne soupe.
Quand en fin de mois, on compte ses sous, il est plutôt mal venu, et discourtois de ne pas chercher à comprendre ses interlocuteurs pour arriver à un compromis acceptable et un "return on investment".
Quand on ne peut plus rire de tout avec tout le monde, les quiproquos et les contestations peuvent devenir virulentes.
Candides, rebelles, humoristes s'abstenir. Objecteur de conscience, c'est toujours se trouver face à un tsunami de reproches et se voir pointé comme un inculte, un ignare, un malfaisant ou encore comme un troll dans un flux contraire.
Mais "putain", pourquoi pas plus d'"enfoirés" pour remuer la m...?
Pas beaucoup de concurrence d'un pseudo d'"enfoiré". Les "enfoirés", les vrais de vrais, sont légions mais ne se dévoilent pas aussi facilement.
Dans une rencontre entre deux enfoirés, le premier, masochiste demanderait-il au sadique "Fais-moi mal" pour se voir répondre simplement "Non"?
-Mais, et dans votre blog, l'enfoiré qu'en faites-vous, n'avez-vous rien à vous reprocher dans ce que vous écrivez? Vous ne jouez pas au chevalier blanc, tout de même et que tout est vrai?
-Je n'ai jamais revendiqué de l'être. Éponge de l'info, je n'affirme rien sans chercher à trouver son opposition. Dans "Bons sens ne sauraient mentir", j'ai jouté avec des vérités brutes, instinctives qui devenaient des tabous inacceptables en société, partie d'un rêve ou d'un cauchemar avec pour cadre le mensonge sous toutes ses formes. Ici, on rêve plutôt éveillé. On y fait semblant d'être Don Quichotte démocratique et sans reproches, seulement au sommet de l'iceberg. Je ne suis pas adversaire idéologique, ni ne conteste les compétences de Paul. Autrement, je n'aurais pas regardé sa vidéo hebdomadaire très longtemps. Mais, il est responsable de son équipe de modérateurs, du comment ceux-ci règlent les contacts avec les commentateurs de son blog.
La conclusion d'un ami disait quelques vérités sur la démocratie: "Peut-être faudra-t-il se rappeler que la démocratie n'existe pas, sinon de temps en temps. Promise comme une cerise sur le gâteau. Vendue avec beaucoup d'efforts là où elle n'existe pas comme exemple. Vantée comme le nec plus ultra sur Terre. Oubliée bien vite après élections. Utopie ou idéalisme?
Il était une fois il y a très longtemps la Loi du plus fort. En plutôt réalité, elle est toujours là, mais ses armes se sont multipliées en quantité et en qualité, ou plutôt en efficacité.
La loi du plus fort, c'est Goliath; la démocratie, c'est David. Et contrairement à la légende, ce n'est pas David qui gagne.
Pour éviter que les David ne fassent justice eux-mêmes, ce qui fait désorganisé, les Goliath, avec ou sans les David, ont imaginé les 3 pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire, mais, bien organisés, ils contrôlent ces 3 pouvoirs financés par les pauvres David et les riches Goliath. C'est là que le bât blesse, mais ce n'est qu'une lacune d'organisation. Les Goliath rédigent donc d'autres lois pour combler cette lacune, mais l'organisation ne change pas. Lorsqu'un Goliath tire un peu trop la couverture à lui, c'est bien sûr un dictateur. S'il devient trop gênant pour les Goliath, les David sont priés de le descendre au nom de la démocratie."
S'ils se répondent entre eux sans en débattre et en censurant la contradiction, on ne reconnaît plus ni les Goliath, ni les David.
Je m'évade d'un environnement trop puriste ou trop intégriste.
La leçon, s'il y a leçon à donner, ce serait, plutôt, de se critiquer, d'oser en rire avant d'expliquer l'option choisie pour l'éclaircir, mais pas de la forcer à d'autres avec une cuillère d'huile de ricin.
Alors, je suis retourné à mes anciennes amours de l'autre côté du miroir avec les politiciens qui m'amusent et dont leurs déclarations se reflètent dans les journaux. Sur d'autres forums citoyens, au moins, on peut aller en confiance, on sait qu'on sera pris pour des cons. On ne sera pas chassé comme un torchon mal lavé en commentant les articles qui pleuvent tous les jours. On sait que si cela ne sert à rien, que ce sera toujours la même chose, au moins, l'espace d'un instant, d'un instant seulement, on aura l'impression d'être le maître du monde, beau et con à la fois, en donnant son humble avis sans être envoyé dans les roses. Si d'aventure, on reçoit une note positive, là c'est le pactole assuré et une journée gagnée.
Un petit tour sur Agoravox et voilà que sur Carevox, vous savez, la "voix qui fait attention", j'ai trouvé "L'art de bien faire l'amour à la portée de tous, une des requêtes les plus tapées dans Google", y était-il dit. Ça ne va peut-être pas faire évoluer une discussion sur le comment gérer son portefeuille ou d'avoir une vision complète sur l'économie, mais au moins, cela m'a permis, après l'avoir lu, de me sentir mieux dans ma peau.
Un anthropologue qui devient sexologue, plutôt qu'économiste, voilà le genre de personnalité qui aurait encore beaucoup de choses à apprendre à ses fidèles. Il ne suffit plus d'avoir du charisme, mais il faut aussi du charme pour esbaudir l'esprit et le corps.
Non, vraiment, qu'une idée ne soit pas prise en compte dans la pratique n'est pas le problème. Ne pas avoir eu l'heur d'avoir existé et d'avoir été discuté, le serait, bien au contraire.
Tout peut devenir polémique. Organiser la polémique, la juguler est le rôle du modérateur. "Modérer", c'est "diminuer l'intensité, tempérer" mais pas abolir.
C'est la polémique qui fait la raison d'être de l'émission "Ce soir ou jamais". Le journaliste Taddeï disait que ce qui n'est pas interdit, est tout simplement permis. Et, il y réussit très bien en laissant parler les invités l'un après l'autre. Malgré l'heure tardive, l'émission est regardée avec intérêt par les téléspectateurs.
Si un blog ne veut jamais avoir de problèmes, il vaut mieux qu'il ferme les commentaires.
Ma première intervention outrée faisait suite, il y a un an, à un poisson d'avril qui s'était mal déroulé. "Cherchez pas docteur, tout est dans la tête et surtout ses ramifications neuronales qui s'excitent à la première incartade"...
Un philosophe aurait-il plus d'importance que quelqu'un d'autre? se demandait le jeune Alex Vizorek lors de son initiation aux cafés serrés du matin. Sur son site, il se définissait avec Signe distinctif : Hypothalamus renforcé. Leitmotiv : Rire peut vous rendre plus intelligent. Genre : Génie en verbe...
Un bon départ, bien suffisant, avec l'écho de l'humour. Le philosophe n'a pas plus de neurones à sa disposition que le citoyen lambda, il est seulement payé pour réfléchir et prendra plus de temps pour philosopher.
Il parlait de Thomas Gunzig, il oubliait Laurence qui, ce matin, remettait les pendules à l'heure en osant lancer ses flèches à qui de droit, des tabous comme s'il en pleuvait comme une drache belge, déjantée.
Le sketch "Le Paysan" de Fernand Raynaud me revient dans la mémoire et est plus que jamais d'application.
Le "Moi, c'est moi et toi, tais-toi" est dépassé.
Alors, ce texte, un poisson d'avril avant l'heure? Tout dépend si on aime sucer les arêtes.
Pour gérer l'avenir par l'innovation, le philosophe et le psychologue ont un avantage, il savent, eux, qu'il faut dire, "Tabou, casse-toi"...
L'enfoiré,
Citations:
-
«Enlevez l’excitation du tabou... et tout retombe. », Annette Levy-Willard
-
«Des millénaires de civilisation ont fait du suicide un tabou, un outrage à tous les codes religieux : l'homme lutte pour survivre, pas pour renoncer. », Paulo Coelho
- « L’interdit donne de la saveur, la censure du talent. », Marc Vilrouge
08:50 Publié dans Actualité, Blog, Réflexions et philosophie, Web | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
09/02/2012
Timeline et généalogie en ligne
Faudrait-il essayer de réinventer la roue pour faire plaisir à ses fans? Il n'y a pas qu'en politique que le populisme existe.
Plus d'un an que le film de l'histoire de Facebook et de Zuckerberg, est sorti.
Facebook enclenche la plus grosse entrée en Bourse de la net-économie.
Le but: lever 5 milliards de dollars même si le groupe n'a pas prévu d'utilisation particulière de cette manne.
D'avoir voulu introduire son IPO en Bourse a obligé Facebook de remplir les formulaires correspondants à la "Securities and Exchange Commission" et, ainsi, de dévoiler ses points forts et ses points faibles.
Alors les analystes se demandent s'il faut investir dans Facebook.
Que se cache-t-il derrière cette virtualité dans laquelle baigne Facebook? 9 chiffres à couper le souffle et d'autres points qui pourraient faire suffoquer.
Un chiffre d'affaire de 3,7 milliards de dollars, un résultat opérationnel de 1,95 milliards et un bénéfice distribuable de 668 millions. Ça baigne, donc...
Un potentiel incroyable mais beaucoup d'embûches tout aussi potentielles...
L'amitié comme nerf de la guerre, terrible invention! En substance, les amis de mes amis, même virtuels, sont aussi mes amis. 
Les risques sont loin d'être virtuels.
1er risque: Le mobile: Le principal talon d'Achille de FB c'est d'être trop dépendants de facteurs externes et qui, en plus, sont souvent conjoncturels. La publicité est la source de revenus de Facebook avec quelques abonnements "Like" qui permettent à ceux qui paient de suivre de manière plus orientée.
2ème risque: La gestion des données : Avec des problèmes de vie privée et les attaques potentielles par le phishing.
3ème risque: La concurrence: L'armada de Google d'abord avec les vidéos Youtube. "Plus moyen de cacher vos émotions: les publicitaires lisent directement vos pensées dans votre cerveau". Avoir obligé Google d'augmenter ses salaires pour empêcher la fuite des cerveaux vers FB, n'est pas une mince affaire.
Puis, en tant que réseau social, se positionner entre Okut en Amérique du Sud, Odnoklassniky en Russie et Weibo, Baidu, ... Duban, Kaixia001 pour la Chine où Facebook ne passe pas reste un une gène majeure. Les séductions chinoises seraient justifiées en honneur de l'année du dragon. LinkedLn et Twitter restent, eux, les liens pour les professionnels. Donc, moins de risques.
Mais, Sheryl Sandberg, la n°2 de Facebook est une transfuge de Google. Elle connaît donc la musique.
Quotidienne d'Agora donnait son opinion: "Fascinant... Il est rare qu'une introduction en Bourse déclenche une telle crise d'hystérie. Celle-ci est alimentée par des chiffres qui font rêver : sur les 3200 employés de Facebook, un millier environ deviendrait millionnaire. Le fondateur du réseau social, Mark Zuckerberg, qui possède 28% des parts de l'entreprise, devrait bientôt peser 20 milliards de dollars. L'IPO de ce réseau social deviendrait si elle est acceptée, la quatrième introduction en Bourse américaine la plus importante de tous les temps, après celles de Visa, General Motors et AT&T.D'après les informations du Wall Street Journal, la valorisation de Facebook devrait se chiffrer entre 75 et 100 milliards de dollars, ce qui mettrait le réseau au même niveau que le géant du fast-food McDonald's. Facebook annonce 845 millions d'utilisateurs. Ce qui signifie que chacun d'eux a rapporté 4,37 $ de chiffre d'affaires et 1,18 $ de bénéfice. Par contre, si on prend en compte la valorisation espérée (100 milliards), chaque utilisateur "vaut" 118,34 $. Facebook afficherait donc un PER de 100. Les grandes ambitions : augmentation du nombre d'utilisateurs et faire exploser les revenus de partenariats ou publicitaires. Google fonctionne aussi bien sur ce modèle publicitaire... Sauf que les attentes ne sont pas les mêmes. Un utilisateur du moteur de recherche de Google est à la recherche d'une information ou d'un site dans une démarche active qui le poussera à accorder plus d'attention aux publicités et liens proposés par Google. L'utilisateur de Facebook, lui, cherche à être en relation avec sa famille et ses amis, partager liens, commentaires, activités avec eux et non pas forcément cliquer sur le lien qui vous promet deux tailles de pantalon en moins. La sphère de la vie privée est-elle compatible avec la publicité? Monnayer les données personnelles fournies volontairement par ses utilisateurs est une solution qui risque de se heurter à quelques problèmes légaux et de protection de la vie privée. La bulle Internet 'dot.com' a laissé des traces. Les introductions en Bourse de sociétés Internet étaient 48 en 2011 contre 304 en 1999. Facebook a mis du temps à s'introduire en Bourse. L'attente est énorme et le cours d'introduction risque d'être surévalué. Que produit Facebook ? Pas grand chose.".
Tout est dit. Sortons de la Bourse et de ces chiffres. Ce qui fait vivre un site, ce sont ses mises-à-jour et ses nouveaux projets.
En préambule, à ce sujet, il était question de réinventer la roue. Attention pas la roue bien ronde, mais de celle du temps que Facebook voudrait, cette fois, présenter à la vue du monde.
Aux dernières nouvelles, Timeline est le petit nouveau. Un journal ou une généalogie?
Avant, il y avait la recherche par la généalogie des ancêtres. Il existait des outils pour se faire aider.
Fallait-il aller plus loin et utiliser ce qui existe déjà pour l'étaler au grand jour en remontant dans le temps par les photos déjà à l'abri de son mur?
Remonter l'histoire de ses ancêtres demeure une entreprise bien plus studieuse et fastidieuse. Aller à la mairie ou à la commune, demander des actes de mariage, de naissance, de décès. Timeline qui arrive, veut-il répondre à ce "nouveau" besoin.
"Sélectionnez vos publications, vos photos et autres instants les plus mémorables pour les mettre en avant. Votre histoire a un début, un passé et un présent" est-il dit sur le site de Facebook.
Hier, on faisait appel à des logiciels comme MyHeritage qui se présentait en ces mots:
My heritage : logiciel gratuit pour faire votre arbre généalogique
My Heritage est le logiciel parfait pour vous aider à retrouver les liens tissés entre tous les membres de votre famille.
Dès l'accueil,vous êtes invité à entrer quelques infos succinctes sur vous et vos parents. Une fois que vous avez fourni ces informations et enregistré votre adresse de courrier électronique , afin de vous créer un compte gratuit, une ébauche d'arbre apparaît.
Une fois votre arbre affiché, l'enrichir est un jeu d'enfants. A cet endroit, vous pourrez mentionner des données plus précises, les événements marquants de sa vie.
My Heritage compare votre généalogie à celles des très nombreux autres utilisateurs. Et dès qu'une correspondance éventuelle est trouvée entre votre arbre et un autre, le site vous prévient et vous permet de rentrer en contact avec son auteur.
A première vue, l'idée de conserver son histoire n'est pas très neuve.
Timeline sera-t-il de la même profondeur, aura-t-il le même design?
Cette fois, avec Timeline, nous ne sommes plus au sommet de l'iceberg de l'individualité, mais au fond des océans à la recherche de petits et de gros poissons.
Que dire des sociétés qui se disent encore: "et si on interdisait Facebook de l'entreprise" parce qu'il pourrait nuire à la productivité?
Intranet, inventé pour palier cette explosion de "nuisances", n'efface pas le besoin d'en sortir et d'entrer sur la grande Toile. Supprimer Internet et puis, pourquoi pas, le téléphone.
Jacques Folon répond qu'il faudrait, au contraire, rendre le "système" plus efficace. L'e-réputation, l'e-éducation en prendrait un coup.
Les échanges d'informations, les communications prennent de plus en plus de temps et pas uniquement au niveau professionnel.
Timeline intéressera quel type d'utilisateurs? Certains se sont déjà aventurés et ont aimé le design, d'autres demandent de revenir à la version précédente.
Le 7 août 2008, le journal l'Écho se posait la question "A quand une réelle mémoire virtuelle?". On y parlait de MyLifeBits, une base de données au modèle de portails internet actuels qui servirait de palliatif aux oublis de notre mémoire. Gordon Bell, pionnier de l'informatique de chez Microsoft, y enregistrait et numérisait tous les détails de sa vie par tous les moyens existants. 160 GigaBytes actuellement de "lifelogging". Démentiel, peut-être. Mais, une "vie en boîte" pourrait aussi servir de point de départ à une autre pour éviter les mêmes erreurs. Cette manière de se "sauver" serait d'après lui, dans 20 ans, monnaie courante. Qu'adviendrait-il, si on intégrait toutes ces bases de données d'individus par des liens en commun? Un nouveau monde plus structuré, peut-être, mais moins libre aussi. Les informations que l'on trouve sur internet, constituent une source inépuisable toujours en évolution, toujours à la recherche de la valeur ajoutée. Il est cependant à rappeler qu'il est aussi tentant de se perdre dans des copier-coller très difficiles à détecter. Plus grave encore, cette information peut être falsifiée ou tendancieuse.
Nous y sommes. C'est parti... Il y en a qui testent déjà.
En pratique, le cahier des charges de Timeline est clair: "Il permettra de prévisualiser votre journal pendant 7 jours avant qu’il ne devienne visible par les autres utilisateurs. De choisir ce qui sera mis en valeur en incluant quelques-unes des meilleures photos et actualités. De masquer ou de mettre en valeur ce qui est voulu et d'y ajouter tout ce qu’il manque. De contrôler qui voit les activités et les informations à partager avec des personnes avec qui on partage une activité. De changer d’avis et de modifier qui voit les activités, les supprimer ou simplement ne pas les afficher dans votre journal."
Créateur de malwares à vos marques! Une aubaine de plus pour les pirates, qui, eux, récupéraient déjà les révélations personnelles offertes sur Facebook. Il y avait déjà les like-jacking. Ce petit outil qui se glissait derrière la fonction "J'aime" et qui, détourné, élargissait le trafic de manière exponentielle pour récolter les revenus publicitaires au site hébergeur.
Il faudra maintenant élaguer, comprendre ce qui est stratégiquement utilisable par d'autres. Faire le tri et puis peut-être, protéger ses infos si ce n'est pas fait.
Pour l'utilisateur de Facebook, se rappeler que la meilleure façon de protéger ses informations, c'est de ne pas les donner.
Détruire son blog est relativement facile. Tout ce qui extérieur l'est moins. Une nouvelle niche est née, "nettoyeurs du Web" comme agence spécialisée. Un forfait de protection, veille et intervention qui peut atteindre 1500 euros par mois comme produweb pour l'e-reputation et "se faire oublier". Un marché qui pourrait atteindre 3,1 milliards de dollars à l'échelle mondiale en 2013. La Commissaire, Viviane Reding, a renvoyé le projet en Commission à l'Europe.
Pour Facebook, se rappeler qu'être le premier est une force mais le rester est un challenge, car les amis en Bourse, c'est pas demain la veille...
Être et rester sur la vague de ce que les gens veulent ou pensent vouloir, voilà tout le problème que ce soit "Made in USA" ou "Made in China".
Le premier invente le grand jeu et l'autre le perfectionne à sa mode. Au milieu, il y a l'utilisateur, le consommateur qui veille.
Il y a bien longtemps, dans un film mythique, il était demandé "Vous affez du "à l'ail?"".
C'est encore plus vrai aujourd'hui.
L'enfoiré,
- «La généalogie est une science rigoureusement inexacte, à cause des bâtards. », Léo Campion
- « Généalogiste : quelqu'un qui remonte la lignée de vos ancêtres aussi loin que vous pouvez le payer. », Tom Mayer
- « Il faut 20 ans pour bâtir une réputation et 5 minutes pour la détruire", Warren Buffet
C'est parti à 35$ l'action, Zuckerberg a sonné la cloche à WallStreet...
Puis...cela a coincé: cela a monté... et puis dégringolé...
Mise à jour 17 aout 2012: "Les actionnaires de Facebook ne quittent pas (tous) le navire.
Depuis l’IPO, l’action FB a perdu 50% de sa valeur.
Le directeur financier de FB, Peter Thiel, a déjà vendu 16,8 millions d’actions depuis l’entrée en Bourse. 9 autres millions sont passés de classe B (non vendables sur le marché) à la classe A. 
Les salariés de FB doivent attendre le 14 novembre pour vendre les leurs.
D’autres investisseurs n’ont plus de raison de vendre à perte actuellement et attendent mieux et des jours meilleurs.
Mise à jour de 26 septembre 2012: le vrai-faux bug. Les messages qui sont remontés à la surface, par l'intermédiaire de Timeline, sortant du domaine privé à celui du public. Rumeur?
Facebook est contraint de se réinventer, une nouvelle fois. "News feed", la nouvelle formule pour renouveler la page d’accueil avec plus de pertinence. Le logarithme EdegeRank de l'année passée doit être revu pour renforcer le taux de participation, d'engagement, en baisse pour 34% d'Américains. Corriger la lassitude des jeunes de mons de 30 ans qui ont l'impression de perdre leur temps et d’utiliser un outil ringard. GraphSearch n'était qu'une autre étape. Les microblogs Tumblr, Twitter, Snapchat grappillent des parts du marché de la pub. Des photos qui s'autodétruisent, non pas chez Facebook...
08:17 Publié dans Actualité, Amérique, Monde des affaires, Web | Lien permanent | Commentaires (53) | Envoyer cette note
06/12/2011
Le Père Fouettard aurait-il frappé?
Communiqué de l'APQ
Rédaction en ligne
Mardi 06 décembre 2011, 00:01
Chez nous, au Canada, ni Saint Nicolas, ni Père Fouettard.
Que dit-on du Père Fouettard?
Tout comme le Père Noël ou Saint-Nicolas, le Père Fouettard est une des figures incontournables des fêtes de fin d'année. L'origine du Père Fouettard est très controversée, comme dans toutes les légendes, chacun a sa version et le Père Fouettard change de nom selon les pays qu'il traverse. Il est très souvent associé à Saint Nicolas ou au Père Noël comme étant le méchant qui distribue des punitions aux vilains enfants alors que son compagnon offre des douceurs aux enfants sages.
Etait-ce seulement pour les enfants? me suis-je demandé.
Contacté, il m'a parlé d'une vidéo de Paul Jorion qui faisait référence à son interview (ou interrogatoire) pendant laquelle il défendait son opinion reprise dans son livre "L'agonie du capitalisme".
L'enfoiré y avait apporté un commentaire. Le voici:
Bonjour Paul,
Bon départ de réflexions.
Que vous reproche-t-on?
Un rédacteur d'Agoravox, disciple a également sorti un article à la suite de votre intervention de jeudi.
Un commentateur, un certain Bernard29, a pris le contre pied, a remonté le flux du courant de consensus.
Que dit-il?
Je cite: "Pas très intéressant. Le système est mort, le cœur a fondu, personne ne sait comment ça marche, C’est la mort de la machine, c’est la fin de la civilisation "Mayas".
- Une idée ? , non! Moi, je fais des analyses... "Tous les systèmes essayés, capitalisme, communisme, tendent à créer une oligarchie. Il faut un système qui n’en crée pas.
- Une orientation ? Non ? Je ne suis pas un prophète...il faut attendre et voir..
- Une piste sur la BCE pour racheter la dette, planche à billet ? Oui, c’est une idée .. bla bla bla ...bla bla bla, et puis non, c’est encore une erreur fatale, le coeur est mort.
Merci Monsieur Jorion. A l’année prochaine..."
Il a été évidemment attaqué suite à cette intervention. Crime de lèse majesté pour les fidèles de la pensée Jorienne.
Mais, il a embrayé et a poursuivi par :
"Qui ne sait pas que l’on est arrivé au bout de quelque chose. Là, n’est pas le problème. Je suis d’accord avec son analyse. Son interview revient simplement à constater "la mort" du système. Bon, il remue encore un peu quand même, du moins l’oligarchie gesticule autour de "la moissonneuse batteuse".
Si Jorion dit qu’il faut attendre une nouvelle civilisation (dans un système sans oligarchie), les anars le disent depuis longtemps et la seule question est donc celle du POUVOIR. Mais il n’y aura pas de nouvelle civilisation sans que la civilisation préexistante ne meure ou qu’une révolution vienne mettre tout par terre.
Ce qui m’intéresse, c’est quand même de savoir si l’intellectuel Jorion, pape du cataclysme financier, envisage ou perçoit quelque chose ou pas. (faut ’il attendre l’enterrement ?)
Il est peut être inutile ou prématuré en effet, d’avoir des idées (nouveau concept de richesse, de la création de production, nouvelle répartition des pouvoirs ou seulement réflexion sur le Pouvoir,.. etc etc..) tant que "les bœufs" que nous sommes, n’auront pas compris leurs analyses qui signifient l’absurdité morbide du système actuel.
Il y a quand même beaucoup d’idées sur le tapis, mais il ne se mouille sur aucune. (planche à billet de la BCE, nationalisation ou contrôle des banques, dettes illégitimes suppression des dettes, banques à prêt sans intérêt (banques que l’on dit "islamiques"), contrôle des taux d’intérêts, taxe sur la spéculation) et puis au point de vue économique (décroissance, mesures fiscales, répartition de richesses produites, contrôle des multinationales, paradis fiscaux..etc) et au point de vue démocratique (quid du partage du pouvoir pour lutter contre l’oligarchie).
Comment, par exemple, faire participer les "techniciens en interne" des banques qui sont d’après lui plus compétents que les élites politco-expertes qui discourent à longueur de médias... ? Il ne le dit pas mais il dit que ces techniciens existent..
Non rien, on parle de la fin d’une civilisation et on attend pour analyser.
Son interview est donc frustrante, parce que l’on croule sous les analyses."
Tout était dit, même si cela laissait un arrière goût. Je vous avais personnellement consacré un article et demi pour avertir.
Les mails, Monsieur Jorion vous y répondez du bout de de la plume ou des doigts. Ceux qui annonçaient deux billets sur les Empires économiques ne vous avaient pas inspiré ou effleuré.
Vous vivez sur vos souvenirs, cher Paul, d'une vision de votre travail rémunéré dans les banques. Fort bien. Saint Juste a, très certainement, écrit un de vos livres de chevet. Yes.
Mais vous vivez fin 2011, pas avec Saint Juste et vous n'adaptez que vaguement les réflexions en fonction de vos commentateurs ou contradicteurs. 
Vous êtes belge. Nous venons de sortir d'une crise politique sans précédent en Belgique. Si en place de Di Rupo, vous y étiez, est-ce que nous aurions eu un gouvernement?
Notre Vif L'Express a fait une tentative de créer un gouvernement en nommant des "techniciens" dans chacune des disciplines comme ministre. Je ne vous dis pas les conclusions de l'enquête. Philippe Maystadt devenait premier ministre pour la forme. :-)
90% si pas plus, de ce que vous dites est non contestable. Mais prévenir n'est pas guérir.
Ce qui manque, c'est le système D, si possible, un oeuf de Colomb.
Une anecdote?
Senior Développeur informatique dans un département "pompier", c'est-à-dire quand toutes les tentatives de trouver une solution en changeant un programme avaient échoué. Un rapport était à sortir, pour avant-hier, en mal de solution, il arrivait dans nos bras velus. Il ressemblait à un programme existant, mais pas vraiment... Recommencer la prise en charge du programme? Et, non. On a changé la structure et le contenu des données pour correspondre au programme. Le rapport est arrivé le lendemain, là où il le devait.
Que vous conseiller?
D'abord de vous reposer. De lever le pied. De tenter de briser les rêves d'un absolu qui n'existera jamais. Ne perdez pas votre sang-froid. Poussez l'humour. Composez, compilez, quoi.
Dans un article récent, j'ai repris vos idées parmi d'autres qui se trouvaient dans le journal Marianne. La lutte contre la corruption, les passe-droits, la censure, ce n'y était pas repris. Oubli?
Échangez vos idées dans le virtuel avant d'être confronté avec d'autres en dur.
Intéressez-vous à vos adversaires de conviction.
C'est fou ce qu'on apprend en essayant de les comprendre avec leur diversité et par l'origine de leur différence.
Un prophète pour moi est quelqu'un qui existe grâce à ses disciples.
Cela devrait faire partie des cours d’anthropologie. A mon avis.
Ici, ce n'est pas une question de réputation mais de prestation, de compréhension, d'ajustement.
Ne prenez pas les autres pour des ennemis parce qu'ils disent autrement que vous. Ce ne sont pas tous des kamikazes".
D'après l'enfoiré, ce commentaire était resté, pendant plusieurs heures, en modération, avant de disparaître, le lendemain, volé par quelqu'un qui n'avait pas dit son nom, ni les raisons de son acte. Là, j'ai "atchoumé".
Ce n'est plus l'heure aux économistes de n'être qu'un thermomètre.
Il faut dire qu'il avait réussi à faire passer un autre commentaire qui disait "A revoir Cyrano de Bergerac. "A la fin de l'envoi, je touche".
Les conseils ne seraient-ils pas à envoyer à un professeur, à celui qui ne se dit pas "prophète", mais qui joue à l'Oracle? Attention, pas celui de Delphes. Celui qui connaît bien Manneken Pis. C'est vrai qu'il avait l'air fatigué, Paul Jorion et, même, irascible en fin d'interview.
Dans "Le dernier Oracle" de James Rollins, il était rappelé que les adorateurs de la Pythie étaient Platon, Sophocle, Aristote, Plutarque et Ovide. Il est vrai qu'en 2001, des archéologues ont découvert que sous le Parnasse, un alignement des plaques tectoniques dégageait des hydrocarbures gazeux susceptibles de déclancher une euphorie hallucinatoire proche de la transe.
"Homme, connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux" est écrit sur le fronton du temple de Delphes. Pour Bruxelles,de toutes façons, pas de Pythie.
Pendant, un séminaire, Paul Jorion expliquait la théorie du Modèle Black-Scholes et de son erreur. Mandelbrot disait déjà que cette théorie était totalement déconnectée de la réalité des marchés financiers et de la rationalité des investisseurs.
Langages "babillard"... Je dois avouer que je me suis assoupi. Un chat reste un chat, peu importe si on "articule" le discours et la couleur du chat. Mais, je ne vais pas "badtripper". Pas question de faire la "grippette".
Très bien pour la théorie, mais la pratique m'intriguait plus.
Chez l'enfoiré, j'ai trouvé cet article dans lequel Jorion était mentionné. J'ai suivi les liens et j'ai compris que ce n'y était pas la tasse de thé de chercher à aider les âmes en perdition. Ce qui me donne un peu d'"achalage" et ne pas y ajouter trop de sirop d'érable.
Quant à Agoravox, c'était rebelote. Je ne sais si vous avez jeté un coup d'oeil, un autre article mettait les pieds dans le plat. "Internet est encore libre", était-il affirmé dans l'article et que pour fonctionner, toutes (r)évolutions devraient être "mondialisée" avec la population mondiale partageant un idéal commun.
Cela commençait fort, aussi, du côté commentaire:
Deux préceptes fondamentaux pour une société libre et saine :
1. Liberté absolue d’expression.
2. Répression sévère de toute forme de violence physique.
Tout à fait. Mais, quand la carotte disparaît de la cheminée avant l'heure, que reste-t-il au moment opportun? demande Saint Nicolas. Il faut la remplacer. La liberté et l'indignation ne sont rien sans qui suit.
-Le bâton, répondrait alors, à coup sûr, le Père Fouettard.
Pas la peine de lui donner une "jobine" à celui-là, même s'il faut parfois le "poussailler", un peu.
On sent que si dans nos pays occidentaux, la démocratie prend un coup de vieux, ce n'est plus uniquement dans les relations de haut en bas que la déchéance se produit. La contagion se porte bien sur la toile complète d'Internet. La politique, par la censure, y a pris goût et une place dans les rangs, parmi le public.
Ayoille ! Depuis lors, on ne sait pas pourquoi, l'âne, dans son enclos, ne fait plus que braire.
Moi, je m'en vais "bretter" à côté de ma "chaufferette". Fait plus froid que chez vous, par ici.
CassCendres,
PS. Je remercie l'enfoiré pour m'avoir laissé la parole. Si vous désirez un lexique de mon accent québecois, n'hésitez pas, je peux toujours vous le "placoter". :-)
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29/07/2011
Un nouvel ordre mondial?
Un dossier de l'Echo énumérait les enjeux d'une révolution appelée "Le nouvel Ordre mondial". Chaque joueur y tente de conquérir le monde. L'Oncle Sam n'est plus seul à décider du monde. Il doit s'arranger avec des concurrents tout aussi peu conciliants. Dans cette partie d'échecs, trois parties: la technologie, l'énergie et l'économie. La technologie dans les domaines militaires, le spatial et l'Internet. L'énergie par la conquête des ressources naturelles, fossiles ou durables. L'économie, comme moelle épinière, avec ses propres règles spécifiques, souvent non standardisés, non solidaires qui se cachent derrière les sourires coincés, affichés lors des G8 ou G20.
La technologie (Entre la bêche et le semi-conducteur):
La technologie a influencé tous les domaines de l'ordre mondial, lisais-je. C'est peu dire.
Une anecdote raconte que, le 28 mars 2011, une femme géorgienne âgée avait sectionné, par inadvertance, un câble de fibre optique avec sa bêche. On l'appellera la "hackeuse à la bêche". Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie étaient privées partiellement de connexion internet.
Le virtuel s'est substitué au réel. Intimement lié, le Web a imité la rue qui renvoyait, à son tour, l'ombre du Web. La guerre du réel se retrouve dans une cyberguerre. Les pirates du virtuels se sont cachés derrière des pseudonymes d'Anonymous et prennent une nouvelle forme de guerre dans laquelle tous les coups sont permis. Le "business model" du piratage reste lucratif comme dans le monde du réel en Somalie. La sécurité des données du Web est un mythe dans lequel le citoyen espère qu'il sera ne sera pas impliqué. Pas de paranoïa, tous comme les logiciels, les circuits intégrés peuvent très bien être des "kill switches" insérés par ceux qui les construisent.
La sécurité absolue, c'est se retirer d'Internet, tirer la prise de l'électricité du PC, ensuite. Tout est susceptible d'être piraté sur la Toile. Plus, il y a de consommateurs, plus il y aura de chance d'attirer les pirates.
Le "hackisme" est plus qu'un sport de jeunes. Le vol de données est un business de groupes organisés car les données ont une valeur intrinsèque revendable.
Wikileaks attaqué et ce sont les réseaux qui se retrouvent bloqués par des envois concentrés vers leurs sites en provenance de commandos anonymes. 
Personne ne connait le nombre de PC infectés par des virus et qui deviennent des zombies, des "botnets", à l'insu de ses utilisateurs. Les antivirus agissent rétroactivement.
Si, en réel, le réseau Facebook correspondait à un pays avec 500 millions d'utilisateurs qui devenaient des habitants de ce pays, il représenterait 7,2% de la population mondiale, l'équivalent de l'Union européenne, 4,5% pour les Etats-Unis, 17,5% pour l'Inde et 19,27% pour la Chine. Est-ce grave? La force réside dans son audience qui le rend presque invincible et, en même temps, indispensable pour la stratégie commerciale et privée de la population. La frontière entre privé et public, en est devenue ténue. Pourtant, Facebook a ses propres règles d'utilisation, décrites dans leurs propres règles, qui ne respectent pas totalement les règles démocratiques. Jouer au dictateur devient, ainsi, tout à fait possible par rapport à une législation nationale. A quand le drapeau Facebook?
Un bug de l'informatique à l'école? La « fracture numérique » se situe moins au niveau de l'accès aux TIC (technologies de l'information et de la communication) que dans l'usage qui en est fait » était-il constaté.
Au niveau militaire, la technologie a pris des allures en dents de scie, réactive comme le sont des pompiers à la suite de drames.
L'Angleterre était la reine sur les mers du monde. Pour des raisons de rationalisation, d'austérité, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. Le porte-avion "Ark Royal" sur lequel décollaient les Harriers en décollage vertical, a été mis au rancart. Cette tendance s'est propagée en Europe qui compte sur l'OTAN pour sa sécurité.
La Chine est en expansion dans le monde mais aussi, dans le domaine militaire "Made in China", comme symbole de puissance et surtout pour restreindre le déploiement des forces étrangères. Le budget militaire de la Chine ne dépasse pas le 5ème des dépenses militaires américaines, mais elle se perfectionne.
La course à l'espace est en panne de rêves aux États-Unis. Les navettes prennent place dans les Musées. L'aventure s'est révélée trop coûteuse. Le déficit budgétaire a atteint la limite autorisée des 1.400 milliards de dollars. Les Républicains s'opposent à augmenter les plafonds de la dette américaine.
Dans ce tourbillon de nouvelles "pompiers", les grands projets futurs se décident sans enthousiasme.
Dans Communauté européenne, l'ESA devra donner un meilleur rapport qualité-prix que la NASA si elle veut continuer. Pas d'ambitions exagérées. Galileo et GMES comme programmes essentiels. Un lien artificiel entre le public et le privé est devenu la seule collaboration pour continuer encore.
La Russie a décidé de travailler en collaboration entre partenaires. Attentiste.
L'Inde n'a pas ce souci de fierté nationale et poursuit des objectifs utiles d'observations de la Terre.
On joue pourtant au stratego spatial en Chine qui reste cavalier seul, fierté nationale oblige, dans un processus de rattrapage avec le projet de sa propre station orbitale. Jusque quand?
"The Carlyle Group" est un réseau politique qui investit dans les technologies à finalité militaire. Il s'est vu détrôné par la crise au profit de Goldman Sachs.
Yassou (traduction "salut") disait Zorba le Grec, en dansant, le sourire aux lèvres. Il est vrai que, ces derniers temps, on ne danse plus, en Grèce. On ne fait plus que compter et on rit jaune. Et ce n'est pas à cause de Michael Cacoyannis, son réalisateur, qui vient de mourir et dont on ne se souvenait même plus du nom.
Non, vraiment, pas d'OVNI sous le soleil. Objets Vivifiants Non Identifiés, s'entend.
L'énergie (Métaux rares et courbettes diplomatiques):
Une autre anecdote: Juillet 2009, l'Australien Stern Hu est accusé d'espionnage et de pots-de-vin en Chine. Dans ce pays, on ne rigole pas du tout avec cela. On "liquide" les fautifs. Orage diplomatique entre les deux pays. Il s'agit d'un échange de "bons procédés". Rio Tinto a mis des bâtons dans les roues du "numéro un chinois" de l'aluminium, Chinalco. Pas question d'entrer dans le conseil d'administration en augmentant son actionnariat. Le comble: le chinois "Minmetals", avec ses mines de cuivre et d'or et "Lynas Corp", actif dans les métaux rares, sont repoussés vers la sortie. C'est décidé, on ne vendra pas de steaks de kangourou en Chine, cette année-là... L'année suivante, le Premier australien faisait une visite en Chine: "Notre relation avec la Chine est en bonne forme", disait-il ensuite, sans rire, devant les journalistes. Pensait-il à la même chose?
L'énergie des hommes est confrontée aux matières premières et à la fuite de leurs politiques.
Désormais, les matières premières dessinent le monde en permanence en fonction de leurs disponibilités.
L'histoire du pétrole, Eric Laurent en avait parlé en détail dans la "Face cachée du pétrole". C'est presque de l'histoire ancienne comme des fossiles vivants dans les mains de paléontologues.
Le directeur général adjoint de GDF Suez, Dirk Beuwsart affirmait "Le passage à l'énergie durable est une illusion. Les prévisions de la demande énergétique devrait doubler d'ici 2050. Tout dépend toujours des quantités disponibles et du coût d'exploitation. L'Europe n'a pas développé une politique d'approvisionnement énergétique avec une petite chance par le gaz. Une grande partie des ressources sont concentrés dans un nombre limité de régions". Ce qui devait avoir fait sortir les écologistes de leurs gongs. Mais cela pourrait faire frémir les consciencieux de l'avenir .
Le Groenland, un eldorado inexploité? S'il n'y avait les conditions extrêmes de ce continent glacé et donc le prix pour l'exploiter. L'Islande avec ses volcans, un autre eldorado. "Le réchauffement climatique met à jour de nouvelles opportunités", dit "Hudson Resources". Mais, est-on prêt à tout sacrifier, joyeux des désastres de nos méfaits? Entre temps, le réchauffement climatique n'a pas encore dit son dernier mot. Heureusement, jusqu'à présent, l'Antarctique a réussi à se préserver de trop de perversions des États.
La fameuse "révolution des gaz de schistes" fait beaucoup parler d'elle. Des gaz emprisonnés dans des roches schisteuses mieux répartis que les autres hydrocarbures. Entre 2.400 et 11.000 milliards de m3 présents, rien que dans le sous-sol néerlandais. Le problème, c'est la technique pour aller le pomper entre 1000 à 2000 mètres, puis à l'horizontale au travers d'argile et la pollution qui apporte une menace pour l'environnement. Le film "Gasland" l'explique. La Pologne, l'Estonie seraient pourtant, les plus pressées pour se lancer dans l'aventure. C'est devenu une nouvelle histoire d'eau dans le gaz, qui passerait du figuré au réel, via la politique.
L'alimentation a généré la ruée vers des terres fertiles entraînant une pénurie latente. La flambée des prix en 2008 a semé la panique. On spéculait dans des bulles artificielles. La crise était là, on s'est écrasé. On croit s'en sortir et on repart. La pénurie est devenue structurelle avec toujours plus de demandes. Pénurie d'eau potable et épuisement des réserves alimentaires. Des entreprises étrangers s'approprient de terres en usurpant les paysans locaux qui, dindons de la farce, n'ont pas les moyens de revendiquer leurs droits sans titres de propriété officiels. "China-Afrika Development Funds" est doté de 5 milliards de dollars pour établir des contrats à bas prix. La solution, enrayer la famine en surface avec une location mais payée en monnaie de singe. Lester Brown parle d'émeutes de la faim dans le futur suite à de mauvaises récoltes. Un autre coup d'épingle dans la "bulle alimentaire". Le pétrole contre nourriture n'est même plus d'actualité. Le principe a seulement évolué, shifté vers d'autres ressources naturelles, comme l'eau.
Sans le Nil, l’Égypte n'existerait pas, dit-on et c'est vrai. L’Égypte s'est toujours octroyé un droit de regard sur tout son court, alors qu'elle est en aval et à l'embouchure. Pour ses besoins énergétiques, elle a été jusqu'à déplacer sa propre population pour construire le barrage d'Assouan. Le Burundi, l'Éthiope en amont veulent leur part. Le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie avaient déjà paraphé un traité de partage des eaux du Nil. Le Nil Bleu fournit le plus de débit et à sa source au Lac Tana, en Éthiopie, pays qui n'en exploite que 0,3%.
Le problème de l'eau devient crucial partout. Il resurgit près des fleuves du Colorado, du Jourdain, du Gange, du Danube...
Une Terre bien plate où tout le même serait servi de la même façon, en eau, en nourriture, en soleil, en énergie aurait pu éviter cela. Cela aurait-il été une évolution sans contestations, sans vases trop ou trop peu communicants?
Faut pas rêver, surtout éveillé.
L'économie (Vol d'oiseaux et mauvaises augures):
Vol au dessus d'un nid de coucous ou vol d'oiseaux de mauvaise augure? De toutes manières, des oiseaux de toutes les couleurs. Le nouveau jeu, "Angry Birds" est un oiseau qui tire à lui, tout ce qui vient à sa portée. Time is money. "Atos Origine" vient de supprimer les comptes d'email pour ses salariés. C'est Facebook qui devient la base de partage des informations. Plus de formules de politesse. Du concis, précis et visible par tous et pour tous.
L’espionnage industriel, c'est pour les autres. L'affaire Renault était un mirage. Le vieux routier de l'économie George Soros a un théorie qui d'après lui, fonctionne, la réflexibilité. Le "Hedge Fund Quantum" qu'il a créé, a fait un carton. Le 16 septembre 1992, lors du "Black Wednesday", il pariait sur la baisse de la Livre Sterling et il empochait 1 milliards de dollars dans l'opération. Le serpent monétaire perdait la Livre. Intuition ou expérience? A 81 ans, Soros va rendre son tablier. Il vient de fermer Quantum aux investisseurs externes et rend les avoirs de ses clients.
La "voiture économique" est partie depuis dans une dérapage incontrôlé sur glace. A bord, on contre, instinctivement, le volant dans l'autre sens, avant de remettre la voiture, par à coup, sur la ligne droite de la route. Faire cohabiter marchés et pouvoirs publics, c'est faire travailler le frein et l'accélérateur avec, en plus, la sophistication du GPS et du limiteur de vitesse.
Le Consensus de Washington de la libre-circulation des capitaux est quasiment mort. La Chine utilise le dollar à l'extérieur et le yuan à l’intérieur. A y réfléchir, les dirigeants chinois ont raté une occasion de laisser leur monnaie s'apprécier pour contenir la hausse actuelle de ses prix. La BCE, elle, a pour seul objectif, de combattre l'inflation. La FED, c'est l'emploi et la stabilité financière qui la préoccupe. Le crash des crises systémiques étaient à l'horizon du possible des banques. Le jeu de la réciprocité n'a pas joué pour les banques chinoises. La concurrence n'existait pas sur un pied d'égalité: désir de démocratie contre parti unique. 
Nokia, qui était "number one" jusqu'en 2007 dans le marché des portables, s'est vu récemment déclassé, dépassé. La société se retrouve en 3ème place. Fin mai dernier, Nokia plongeait de 17% en Bourse. En cause, la prolifération de managers, une mauvaise compréhension des désirs des consommateurs qui a entrainé des erreurs de stratégie. Passer leur temps à créer des présentations Powerpoint sur tout et rien, par "slide makers" et plus veiller à sa sécurité qu'à l'évolution des marchés. Une réduction des coûts et mauvais choix des priorités. Milliards d'euros dans la R&D, structure bureaucratique et projets hors besoins des consommateurs comme clous dans les chaussures. L'iPhone est arrivé et le dérapage a commencé. Les consommateurs semblent préférer se tourner vers les modèles utilisant le système Android de Google ou vers les smartphones Apple. Depuis, la rumeur encercle Nokia et voient Samsung comme un repreneur potentiel du géant finlandais.
Les entreprises actives dans les hautes technologies sont à terme visées et rachetées par des investisseurs étrangers.
L'intelligence économique passe par la course à l'informatisation et à sa protection. Oui, mais rien ne sert de courir dans la cour des miracles, il faut aussi se donner de bonnes directions pour que les miracles restent efficaces. 
"Stop lost". Il faut réduire les dettes. Le triple AAA en dépend. Il faut cependant orienter la manœuvre de réduction. Déterminer où sont les plus grosses fuites et les meilleurs moyens de les colmater. Les 14.000 milliards de dollars de plafond des Américains, servent surtout de garde-fous, pas de scénario catastrophe. Le dollar plongerait. Il a déjà commencé. Les plus grands bailleurs de fonds en dollars chinois dévalueraient probablement leur yuan pour rectifier la disparité, mais entreraient néanmoins dans le panier des contentieux en communs.
Quels sont les pays les plus endettés? Tout dépend par quel bord on les prends. La dette publique en % du PIB, les tops cinq sont le Japon, la Grèce, le Liban, le Zimbabwe, l'Islande. Pour les dettes extérieures, en $, ce sont les USA, UK, Allemagne, la France, le Japon qui se taillent les premières places. Mais en $ par habtants, surprise, c'est le Luxembourg qui a le pompom.
Ni les dons, ni les contributions ne font plus recettes. Tout est cédé avec des élastiques par des mouvements ultra-libéraux comme les Tea Party. Faux rêves et vraies réalités, disais-je...
La dette des States est colossale. Le libéralisme pur et dur ne veut pas lâcher le moindre lest. Pas de taxes sans compensations par le plafonnement des dépenses publiques et des dettes et les marchés s'excitent. Le match des Titans est ouvert. Faites vos jeux, impair et passe. 
Désormais, en Europe, c'est l'austérité qui se retrouve dans la nouvelle bouteille à la mer. Le social a maintenu, vaille que vaille, le bateau en perdition, hors de l'eau. Jusque quand? Quand les risques augmentent, les prix pour emprunter, aussi. Les agences de notations, c'étaient bien pour les sociétés privées pour des Etats, ce n'est pas le même impact.
Jacques Halpérin s'interroge de savoir si pour un État, les notations étaient bien sensées? Le rating des USA serait insignifiant, constate quelqu'un. Cette constatation rendrait caduque, les cotations de l'entité "Europe" en ne rendant qu'une perception de solvabilité manquant de pertinence. Pour un État, la faillite, la comptabilité, le bilan ne sont que des éléments aléatoires manquant de précisions. Ce qui mériterait, au moins, le bénéfice du doute. On n'augmente pas la punition de celui qui est déjà en prison dans un jugement à répétition. On le laisse purger sa peine. S&P a pris le risque de descendre le niveau de cotation des USA de AAA à AA+. Son patron, Devon Sherma, a été "dégradé" de son pied d'estalle. 
"Grey is beautiful". Une carrière d'un travailleur se partage entre démarrage, croissance, consolidation et détachement. C'est dans les deux dernières phases qu'il y a le plus d'engagement à prévoir. D'où l'importance d'offrir des formations à tout âge. Le dispositif de de retraite progressive a suscité beaucoup d'intérêt. Mais encore faut-il y ajouter la volonté politique.
Le jeudi 24 octobre 1929 ce fut la plus grande crise de tous les temps. Elle allait durer 43 mois. 8000 banques en faillites. Le Dow Jones, -90%, le PNB -30%. Ce n'était pas gris, ce krach prenait les noms de jeudi noir.
La plus grande chute, avec -22,6% sur une journée, reste le 19 octobre 1987. Qui a-t-il de différent? Comme le constate Laurent Arthur du Plessis, il n'y a plus grand chose à "stimuler". A l'époque, la balance des payements des USA, en créanciers du monde, était positive. Les ménages et les entreprises étaient peu endettés.
Le travailleur, aujourd'hui, est infiniment moins réactif et rigoureux. L'économie sociale ne voit qu'en terme de groupes dans un démagogie de l'Etat-providence, qui parle de complot des "riches". Les propositions reposent sur une suite de réformes alors que l'environnement est hostile. Au changement du siècle, le système de crédit échappe à tout contrôle. L'occident se "paye" des bulles à répétitions avec de plus en plus de dégâts quand elles crèvent. Ce ne sont plus les petites manoeuvres faciles des taux d'intérêts des manuels d'économie qui sauveront. Une hausse des taux, c'est diminuer les liquidités et accentuer la dépression. On "démine", plutôt qu'on corrige, dans une déflation dont on oublie les risques. La notion d'équilibre n'existe, tout simplement, pas. Grande découverte. L'économie est en milieu naturel. Tout à besoin de tout dans son environnement proche ou lointain, pour rester en vie et la porter. Ce n'est pas seul contre tous ou groupe contre groupe comme dans une croyance éperdue dans la compétition. L'économie doit respirer par petits coups. Exansions et contractions et retour. On a des "riches-pauvres" qui ont plus de biens et moins de cash-flow pour s'assurer contre la moindre crise. Le capital est là pour créer encore plus de capital, comme le ferait une graine, pas pour être gaspiller et être réservé à une partie minime de graines, les plus grosses.
Conclusions et idées:
Fukushima a sonné le glas de l'énergie nucléaire conventionnelle. Le printemps arabes a montré qu'une révolution peut en entraîner une autre comme dans une partie de dominos, soutenue sous la virtualité boudeuse d'Internet, de Facebook et de Twitter.
Ces événements ont créé des tsunamis de réflexions dans le monde. Les vagues suiveuses continuent à déferler.
Les acteurs du monde se regardent toujours en chien de faïence en se demandant quel sera la prochaine victime sur la liste. Ce qui était important, hier, l'est beaucoup moins, aujourd'hui et le sera, probablement, encore moins, demain. Les journaux nous apprendront la suite s'ils le veulent bien. Les risques se déplacent. De conjoncturels, ils deviennent structurels voir systémiques.
C'est un peu ce que disait en résumé, Jeremy Rifkin. 
Au 19ème siècle, les révolutions industrielles ont transité par la machine à vapeur dans l'ère du charbon. Au 20ème, le moteur à combustion s'est appuyé sur le pétrole. Les énergies durables, Internet, les TIC se présentent au 21ème.
Une 3ème révolution semble être en marche. Dans cette bataille, on voit l'évolution des prix. L'inflation a freiné la croissance économique. Pourtant, un peu d'inflation est naturelle et même souhaitable. L'argent vit sa propre vie. Il a ses propres filières. Les produits qui viennent d'ailleurs, moins chers, tentent de juguler, de réguler les marchés. Le consommateur, lui, ignore, désormais, la provenance de ce qu'il consomme. Il a perdu l'habitude de penser que les biens qu'il achète, auront encore une durée de vie de décennies.
Il ne pense plus qu'à faire la meilleure affaire en tentant d'atteindre le meilleur prix-performance, quitte à hypothéquer son propre avenir. Il paye. L'empreinte écologique est entrée dans les consciences comme un trouble-fête, comme un manque à gagner.
En Europe, la peur du lendemain a pris place au côté des populismes, des extrêmes-droites de tous bords, des plus grossiers aux plus inattendus et meurtriers, comme on vient de le constater, groggy, en Norvège.
Depuis lors, on cherche qui peut avoir fait quoi. Des bouc-émissaires...
Les réactions face à cette surprise ne se sont pas fait attendre, à postériori, pour tenter de rectifier ce trop plein de liberté via Internet: "faut-il mieux contrôler la toile?", "fermer les frontières?". Question à faces multiples et à réponses parfois très partiales. N'est-ce pas un peu trop tard, face à une lame de fond, du tsunami dont on n'a pas évalué l'ampleur quand on sait que des logiciels permettent de crypter les informations bravant l'interdit?
On analyse aussi son manifeste "2083" pour découvrir qu'il y a beaucoup de plagiats insérés.
Combat d'arrière-garde, surtout quand tout est intégré, mondialisé, "dettisé"... ?
L'islamophobie, les immigrés, un nouveau mal du siècle? Un multiculturalisme raté, quelque part dans son processus d'intégration est une des pistes. Il y en a d'autres.
Suite à ce manque de projet, c'est la perte d'identités qui pousse l'idée de la responsabilité de tous les maux, à l'Europe. Elle a sa part, bien sûr. Mais il y a aussi, les régionalismes, les nationalismes, les souverainismes qui se bousculent pour réintroduire cette peur viscérale, ancestrale de l'inconnu, de l'étranger.
Lui, aussi, navigue à vue dans son propre marasme, parfois bien plus difficile encore, alors qu'il ne cherche qu'un peu d'herbe plus verte ailleurs. On en arrive à se haïr de chaque côté d'une frontière naturelle ou imaginaire. Ce qui fait viré la victime dans le champ des coupables.
Un drame humanitaire se produit actuellement pour 6 millions de personnes. Il suffisait d'un climat économique déplorable, une sècheresse anormale dans l'État fantôme de la Somalie que des pirates hantaient en rançonnant les bateaux pour empêcher l'aide des ONG.
"Si les politiciens sont incapable de nous proposer un projet exaltant, des fous s'en chargeront". Là, on brûle.
Ce qu'on tente de masquer, c'est que la compétitivité et la mobilité sont devenues les seules idées maîtresses pour les naufragés des entreprises, dont les buts du jeu les dépassent. 
Comment se fait-il que je me sens un peu comme sœur Anne, je ne vois plus rien venir de positif dans ces marchés de dupes?
On parle de nouvel ordre mondial mais pour qui et comment? On a l'impression de caler sur des points d'achoppements connus de tous...
Le futur, est-ce le détruire en permanence, avec un goût de trop peu à chaque fois?
Les multinationales ne s'en préoccupent pas trop. Elles surfent sur les frontières. En touches-à-tout, elles installent "leurs billes" là où elles prospèrent le mieux et éliminent ce qui leur fait ombrage.
La CNUCED indique que la hausse des Investissements Directs à l’Étranger, au plus bas en 2007, reprennent du poil de la bête. La Belgique passe, ainsi, à la 4ème place en IDE avec 43 milliards grâce à la déduction des intérêts notionnels. Bien, mais est-ce typiquement un profit "belge" ou simplement des délocalisations pour éluder les impôts locaux?
"Mille milliards de dollars", un film prémonitoire ou simplement très perspicace. C'est toujours bien de penser à l'extérieur, mais il faudrait ne pas oublier ce qui se passe à l'intérieur, sur place.
Cela doit changer, disent quelques prêcheurs, mais oublient, souvent, de donner les processus et les recettes du changement dans l'intermède, tout en laissant leurs auditeurs trouver leurs solutions dans une sorte de panique suicidaire. Le progrès collectif, s'est autre chose.
Alors, qui repenserait au Glass-Steagal Act perdu dans la bagarre en 1999?
Une solution serait, peut-être, de faire évoluer les potentiels de chacun, de chercher les opportunités là où elles se trouvent, sans chercher à les copier pour la seule raison de faire du bénéfice. Partager les morceaux de la tarte ou mordre celle-ci en se l'arrachant. C'était le cas, il y a bien longtemps. Le commerce était un échange de marchandises. La facilité, la rapidité des transports, ont changé la donne.
Une autre manière de dire "The right man at right place" serait "the right job at the rigth place to get a global goal".
Sortir des globalités. Généraliser un processus en fonction de moyennes, de statistiques, c'est raté la proie dans l'ombre des particularités. En chacune des entités, il y a des ressources cachées à faire ressortir et amplifier en n'oubliant pas de les harmoniser avec les disponibilités de l'époque et dans l'espace imparti.
Un jour, peut-être, faudra-t-il attribuer à chaque partie du monde une certaine exclusivité de produire avec ce qu'elles disposent en propre comme opportunité, parce qu'elle aurait des facilités naturelles que n'auront pas les voisins. C'est déjà le cas pour certaines activités spécialisées. Cela éviterait les redondances et les voyages inutiles des marchandises. Vouloir tout faire, n'importe où, et entrer dans une concurrence exacerbée, c'est finir par se vendre à bas prix, comme suiveurs pas assez rentables. La concurrence est bonne tant qu'elle ne tue pas ceux qu'elle devrait protéger.
Que nous a rappelé, Internet? La vie en réseaux. Ces réseaux n'ont qu'un problème: la fragilité par leur complexité, par la nébuleuse de leurs opérateurs avec le risque de ne plus avoir de contrôles suffisants, perdus dans des strates multiples ou des concentrations extrêmes dans des nœuds, sans marge de sécurité suffisante. Quand ces risques de pénurie deviennent vitaux comme le sont l'eau, l'électricité, le gaz, les transports, les télécoms, le moindre problème local peut générer une catastrophe globale. (cf. Le dossier de Science et Vie n°1126).
Internet reproduit à grande échelle, ce que chaque être humain produit dans son propre réseau de neurones de son cerveau. On se trompait au sujet des neurones: ils sont bien plus complexes qu'on le croyait.
Les neurones communiquent entre eux et pas uniquement par l'intermédiaire des synapses. Ils le font en WiFi, sans connexions, par des champs magnétiques pour synchroniser les activités et ainsi augmenter la mémoire et la cognition de son réseau interne. Via la formation de myéline autour des axones, des cellules "progéniteurs" ralentissent jusqu'à 40 fois les communications pour améliorer la communication entre les deux hémisphère et mieux la consolider. Les signaux transportés se transforment au fil des voyages par l'entremise d'Interneurones de l'hyppocampe et cela dans tous les sens sans interventions du corps cellulaire. La transmission des signaux électriques renforcent les réactions réceptrices à l'aide des glutamates. Les transmetteurs s'accélèrent en renforçant les messages en impliquant la dopamine et la sérotonine.
Tout cela se passe en très local sur quelques millièmes de millimètres, très spécialisé et donc, très centralisé par spécialité. Pas de "cloud computing" au royaume des neurones. Un travail de concert en réseau, prêt à réagir automatiquement à toutes intrusions ennemies. Ils commandent seulement, de loin, les muscles sans s'y substituer. Pas de compétitions destructrices. Le seul ennemi potentiel, l'AVC, l'accident vasculaire cérébral.
C'est beau la nature, d'avoir penser à tout cela, avant nous. Le micro-monde naturel nous indique une voie de la rentabilité économique et une leçon de low-cost à haut rendement mais à gros investissements au départ.
Quant à la fable du cerveau qui ne serait utilisé qu'à 10% de ses possibilités, il y a donc à parier qu'il y a des baffes neuroniques qui se perdent... mais, pas pour tous le monde.
Mais, cela n'est, aussi, rien de nouveau et ne contribue en rien à un nouvel ordre mondial.
L'enfoiré,

Mise à jour 11/06/2013: L'affaire Snowdon éclabousse la CIA et cela se retourne aisément.
Citations:
- "Le monde n'a pas besoin qu'on y mette de l'ordre ; le monde est ordre, incarné. C'est à nous de nous harmoniser avec cet ordre.", Henry Miller
- "Le courage, c'est-à-dire le doute dans l'ordre théorique et l'action dans l'ordre pratique.", Jean Lacroix
- "La vie crée l'ordre, mais l'ordre ne crée pas la vie.", Saint Exupéry
10:40 Publié dans Actualité, Amérique, Europe, Histoire, Informatique, Monde des affaires, Politique, Science, Web | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
18/06/2011
Un feuilleton pour l'été
Ceci n'est pas un billet comme les autres.
C'est une annonce de la publication d'un feuilleton que j'ai commencé à écrire, il y a un an.
Comme tout le monde sait, écrire un roman, un thriller psychologique dans ce cas, demande du temps et des idées originales.
Nous sommes à la veille de l'été.
La fête de la musique va commencer un peu partout dans les villes du monde. Le temps, par ici, à oublier l'événement. Le calendrier est en décalage et ne suit plus la marche du temps.
Pourtant, à la télé, tout s'arrête pour les vacances.
Les feuilletons, les rediffusions vont combler les trous.
Dernièrement, Le Soir parlait de Woody Allen qui cherchait un scénario à Bruxelles.
Non, je ne vais pas concourir. Mais cela m'amusait de lancer mon eBook dans le même temps.
L'écriture de mon feuilleton n'est même pas terminé, même si j'en connais le scénario au complet.
Le fait de le lancer dans cet état, me motivera à l'achever.
Essais, donc. Essais que je vous propose au rythme "hebdomadaire" en décalage avec les billets habituels.
Alors, allons-y.
Le premier chapitre est, comme toujours, un préambule.
Si cela vous amuse, vous pouvez commenter comme d'habitude et même faire dévier le scénario par une de vos idées.
Il aura pour nom "Du rififi aux forums " et se trouve en cliquant sur ce lien.
Bonne lecture, bonnes vacances.
L'enfoiré,
09:31 Publié dans Blog, Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10/06/2011
Innover, oui, mais comment?
Début mai, un dossier paraissait sur l'innovation et ce que l'on entend par elle.
Innover, c'est un changement dans le processus de pensée visant à exécuter une action nouvelle. Elle se distingue d'une invention ou d'une découverte dans la mesure où elle s'inscrit dans une perspective applicative.
Tout est dit dans la théorie, mais dans la pratique, ce que l'on fait aujourd'hui correspond-il vraiment à de l'innovation?
La Wikinomie est face à une grande stagnation dit Tyler Cowen.
Selon lui, les progrès technologiques pourraient être de la poudre aux yeux et être bien moins impressionnants que ceux qui ont existé entre 1880 et 1940.
Sans contester, Tyler Cowen ajoutait que si la technologie a ajouté quelques avantages dans la vie de tous les jours, ses potentiels ont été rabotés à cause de son caractère ouvert et gratuit. Sur le plan matériel, on se retrouverait au même niveau qu'en 1953. Les moteurs, l'électricité et Internet pour relier les gens entre eux, sont arrivés mais le manque de capitaux et le côté lucratif de l'économie, ont été oublié dans l'opération. 
L'emploi a dégringolé dans le processus de radicalisation. Apporté par Google, Facebook et Twitter, il n'entre plus en comparaison avec l'emploi que nécessitait l'automobile de Detroit au début du 20ème siècle. La virtualité a, décidément, brisé l'emploi dans l’œuf.
En conclusion, par ce phénomène de restriction des moyens, on se trouvait plus matérialiste à l'époque qu'aujourd'hui.
Étonnant de conclure ainsi, alors qu'on aurait l'impression du contraire dans cette période agitée, fébrile, dans laquelle chacun a l'impression d'avoir fait avancé le schmilblick du progrès avec la machine à produire.
Dans ma "Grande Gaufre" qui parle de l'informatique, j'exprimais déjà une idée du même type. Seule l'image qu'on donne à cette pseudo innovation, semble donner une fausse impression de nouveauté. Nous ne sommes plus dans une période de révolutions mais d'évolutions successives, soit positives, soit négatives, mais qui se font sentir très faiblement du côté "innovations" mais plus, du côté des ratés, des déconvenues.
Sans rire, on peut ajouter qu'il y a eu des reculs dans le progrès du bien-être des gens. Rétrograder, débrayer sont des réponses à une erreur d'orientation. Dans un processus normal, un produit qui, tout à coup, se montre plus cher ou moins rentable à l'exploitation, engendre le retour sur la marche du dessous.
Le "buisson de la vie" que l'on trouve dans l'évolution naturelle prend beaucoup plus de temps qu'à l'échelle humaine plus encline à la rentabilité immédiate. Les chainons manquants sont en quelques sortes, des ratés de l'évolution naturelle. L'homme, d'aujourd'hui, améliore (du moins, il le tente et l'espère), on n'invente pas vraiment, il évolue par à coups voulus rapides mais sans réelles révolutions. Tout a un prix et on n'a plus les moyens de notre politique.
Il reste à espérer qu'il existera des bénévoles géniaux.
Si on remonte avant l'époque de la révolution industrielle, la plupart des inventions étaient chinoises, indiennes ou arabes. Ce sera grâce la force de l'économie occidentale de transformer et de valoriser les inventions des autres. Ils ne feront qu'améliorer les techniques connues en remarquant que chaque petit progrès pouvait générer de la productivité et du profit. Pour cela, il a surtout bénéficié de l'énergie bon marchée du pétrole.
L'accès bon marché aux matières premières permettra de rentabiliser plus vite la recherche. La libéralisation du commerce, la régulation transnationales, la mondialisation se partageront enfin les quotas à atteindre et les synergies pour les atteindre.
Les entreprises qui innoveront de nos jours, ne se retrouveront plus dans les sociétés les plus énormes, mais dans les startups et les spins-offs plus agiles. Plus légères, plus rapides dans leurs réactions aux succès et aux échecs, elles se débrouilleront mieux face aux crises.
Internet incite à la connaissance, à l'éducation, à la portée du plus grand nombre d'utilisateurs. Sortir de l'élitisme par le bon marché de l'information, est une bonne chose en soi. Sans validation, sans médiation, sans orientation, cela resterait plus douteux. Cela ne veut pas dire "contrôle", mais simplement, par une volonté de ne pas dérailler du convoi de la connaissance de base.
Don Tapscott et Anthony D. Williams y voient une opportunité par la transparence, par le partage, la collaboration, l'intégrité, la sensibilité d'une population sans frontières, ultra-connectée et mondialisée. Travailler en réseaux en espérant qu'il y aura un chef d'orchestre qui sélectionnera le meilleur, est pourtant un rêve dans l'état actuel de l'utilisation d'Internet.
La société devient poreuse, avec les conseils d'experts ou d'expériences et la sous-traitance toujours pour rechercher le meilleur prix-performance. La société se raccroche à tout ce qui lui parait stabiliser le flux en prenant le plus d'accents de vérités et se retrouve parfois très éloignés de la vérité elle-même.
Inventer et placer un brevet n'assure plus rien. Tout n'est d'ailleurs pas "brevetable". Les brevets sont limités dans l'espace et dans le temps. Ils se payent dans chaque pays où ils sont censés apporter leurs effets de protection. Ils sont loin d'être gratuits. Rien qu'au niveau des taxes, on peut compter 1.033 euros par an en moyenne au niveau européen et 90.000 euros pour le brevet lui-même pour 6 ans. Au niveau international, on arrive facilement à 45.000 euros.
Un brevet, pourquoi faire si c'est être galvaudé ou piratés dans les mois qui suivent leur déposition? Dans un monde interconnecté, le piratage devient un deuxième nature et se plaît à annihiler les effets.
Entre le "tout donné", l'"open source" et le produit propriétaire, il y a heureusement plusieurs degrés. Le shareware présentait une solution de test aux utilisateurs, candidats acheteurs de solutions. Il a été détourné. Des processus de limitation dans le temps de l'efficacité du software, ont été trouvé comme palliatif. Le "freeware" est une manière d'espérer une introduction dans le monde de la finance comme carte de visite. 
Vendre de l'IT comme de l'électricité, ne résout pas tout dans la nouvelle mode du "cloud computing". Les processus "clé sur porte" resteront fort peu compatibles avec le "tout fait". Pas de solutions intégrées qui reprennent un processus général qui commencerait au début d'une exploitation et se terminerait en fin de cycle. Une série d'interfaces devront se développer pour construire un ensemble cohérent. Des "fichiers plats", comme interfaces, risquent de perdre quelques bribes de raffinements au passage.
Le "Pay as you go" n'offre-t-elle pas l'innovation et pas l'assurance du prix minimum? Sommes-nous à la fin des coûts fixes? Le blog de CloudPlaza rappellerait les limitations du processus. Mais, cela dépend du cas.
Steve Jobs semble montrer le chemin de l'innovation technologique et a vu l'avantage et le désavantage de ce "cloud computing", dans un "nuage de raisonnements". Il lance "iCloud" pour suivre la concentration de toutes ses inventions de moyens de communiquer en utilisant la nomenclature précédée par le "i" magique. Cela permettra aux utilisateurs d’iTunes d’écouter leur musique en streaming sur leur iDevice mais également depuis un ordinateur qui il l'espère sera un Apple ou iApple. Prix 25$ par an. Systémisation du concept intégré dans une congrégation presque religieuse.
L'Open Source, faut-il le rappeler, fait souvent appel aux idées déjà sur le marché depuis un certain temps. Copier le design coûte moins cher que prendre les risques de la création.
La valeur ajoutée par le partage existe car l'idée du bénévolat, de laisser une trace "inventive" à bon marché existe. 
Les financements des projets restent trop concentrés sur un croissance rapide. Il faut que cela rapporte beaucoup et tout de suite. Le besoin de changer s'impose par la volonté du marketing, sans pour cela apporter une innovation. Il suffit de consulter un catalogue de portables pour dénombrer une série de variantes, à des prix concurrentiels, mais qui à l'analyse ne diffèrent que très peu de choses, souvent de gadgets, entre le haut et le bas de gamme. La consolidation de leurs utilisations réelles, n'a plus droit de cité. Aucune statistique n'existe qui démontrerait que les "plus" sont réellement des plus. Le matériau pour construire ces engins de hautes technologies n'entrent plus dans les plans d'une bonne compréhension des finalités du mieux vivre, du mieux utilisé.
Une batterie d'un portable qui n'apporte plus son électricité dans un temps suffisamment long et c'est le remplacement de l'appareil tout entier qui s'impose. Si le GSM fonctionne encore, il sera réutilisé en 2ème main dans un pays moins technologique. Les métaux précieux qui les composent seront récupérés à bas prix. Si ce n'est plus le cas, il sera décomposé, désossés, en pièces détachées où remis en circulation au niveau de la matière inerte qu'il est toujours resté sans sa technologie. Certains pays comme l'Inde ont compris que la matière première reste "première".
Les goûts des consommateurs sont versatiles, c'est vrai. Mais, il faut garder en mémoire que l'on n'a jamais tout à fait raison d'avoir raison trop tôt. Se retrouver dans le "just in time" relève de la chance et de la perspicacité. De cette gabegie de versions intermédiaires que l'on nomme d'un indice de sous-versions, peut-être faudra-t-il un jour faire patienter les consommateurs, un peu plus, sous peine de se voir écraser par une production non achevée. Inachevée mais tout autant consommatrice de matières premières, non renouvelables.
Un principe de base dit qu'innover, c'est inventer un créneau auquel personne n'y a jeté un coup d’œil auparavant.
Trouver des sponsors n'est pas encore garanti sur facture. Le capital à risque en période de restriction est une denrée rare. Faire une étude de marché.
Les innovations, toujours en porte-à-faux, en avance sur les besoins de ses consommateurs font partie des erreurs des décisions.
Quand seul des spécialistes parviennent encore à les comprendre et à suivre le rythme des évolutions, il y a danger.
Le recyclage est devenu un cycle que l'on observe pour le papier journal qui ne transfère que de l'information. Le plastic a jusqu'ici été le matériau noble prêt à toutes nos fantaisies. Un GSM contient beaucoup d'autres matériaux comme le précieux coltan.
Être seulement respectueux de l'environnement est déjà en soi, une innovation.
Peut-être faudra-t-il réinventer le recyclage pour qu'il coûte encore moins cher et qu'il rapporte plus.
Consolider les acquis ne semble plus la panacée.
Les sciences ancestrales ont, souvent, été reléguées au statut de superstitions, mais pourraient relancer les moteurs de l'innovation.
La technologie est venue s'ajouter, mais, elle n'est qu'un outil, pas une fin en soi.
Si la science accumule les connaissances, s'est pour, en définitive, s'apercevoir de la mesure de notre ignorance avec plus de précision. Le monde se fond en un gigantesque enchevêtrement d'informations, de nouvelles technologies qui deviennent, chaque jour, de plus en plus complexes et inextricables.
Dire je sais qu'on se sait jamais comme Gabin le chantait, c'est surtout se donner de la motivation pour toujours aller plus loin et de se dire qu'il y aura un autre siècle des Lumières.
Pas question de penser à la décroissance pour croire que tout va s'arranger. On ne revient jamais complètement aux sources. On les complète toujours.
Plutôt que de transbahuter nos rébus, nos déchets, nos ratés, nos nouveautés inachevées, propres à toutes civilisations du progrès qui ne rend plus le temps au temps, pour les retrouver ensuite. Et si on les téléportait?
Ça, au moins, en période de grandes tranhumances, ce serait génial. Oui, il y a la méthode originale.
Mais, il y en a d'autres, comme celle-ci ou comme celle-là...
La Tour de Babel que l'on atteindrait par la téléportation?
Un rêve, un cauchemar?
Non, cette fois, une innovation pure et dure, tout simplement.
L'enfoiré,
Citations:
- "Les innovations sont presque toujours le fait d'explorateurs individuels ou de petits groupes, et presque jamais celui de bureaucraties importantes et hautement structurées.", Harold J. Leavitt
- "L'innovation, c'est une situation qu'on choisit parce qu'on a une passion brûlante pour quelque chose.", Steve Jobs
- "Innover, ce n'est pas avoir une nouvelle idée mais arrêter d'avoir une vieille idée.", Edwin Herbert Land
Mise à jour du 06/06/2012: Internet déjà trop petit, entame sa révolution aujourd'hui.
Le réseau a atteint la limite théorique des adresses IP disponibles, il y a déjà un an.
Un nouveau système règlera, tout en finançant l'ICANN, discret gestionnaire du WEB.
08:35 Publié dans Actualité, Economie, Informatique, Science, Web | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
08/04/2011
Le syndrome de l'araignée blogueuse
Une histoire de blogueur qui veut du bien à ses lecteurs. Mais...
Un Portrait de Paul Jorion paraissait dans notre quotidien financier "L'Echo". Une pleine page lui était consacrée. Le Soir lui avait offert le même privilège.
Un courriel laconique en réponse au journaliste, Serge Quoidbach: "14h00, Café du Rendez-vous, 2 av. Général Leclerc. Cordialement. Paul J.".
Pas de doute. Je reconnais la sobriété du style.
Cela faisait quelques pleines lunes que je suivais les évolutions du blog de Paul. Au départ, je le trouvais intéressant. Je le pense encore, mais... Comme anthropologue, sociologue, il avait des compétences qui me bottaient. Économiste, un peu moins. D'ailleurs, il ne l'était pas de formation.
Je faisais partie des commentateurs qui tâchaient de lui donner des informations. Je faisais un peu de pub autour de moi. J'étais tombé dans la marmite de la pensée dite "sulfureuse" comme le disait le journaliste.
La semaine passée, un "C'est vendredi" spécial, ce fut un poisson d'avril qui en cachait un autre.
En première phase, au poisson d'avril, Paul y joua dans sa vidéo. Il chanta.
Puis, après s'être couvert de surprises et de bravos pour avoir trompé l'assemblée, décréta que la "fête" était finie et lança son "vrai temps qu'il fait".
Là, le scénario habituel revenait en place. Paul extrapolait les faits par des idées très personnelles dans des domaines dans lesquels il ne pouvait se trouver à l'aise. J'intervins doucettement.
Mes commentaires, j'avais pris l'habitude de les sauvegarder avant de les poster. Sage décision...
Pas trop contestataire, mon commentaire 24, à mon avis. Pas de réponse de Paul, comme d'habitude. Seule, "Cécile", tout de même, qui donna son avis, auquel, je répondis tout aussi sagement. Réponse qui n'arrivera jamais à destination.
Dans le même fil, en parallèle, je sentais que la moutarde montait au nez et aux neurones d'un autre commentateur, un certain Aeon (Commentaire 25).
Voilà qu'un disciple, Alexandre, répondait à Aeon et à l'enfoiré: "tous ceux qui se revendiquent du numérique et pas des sciences humaines sont priés de plier bagage, ils ne comprennent rien à « l’analogique »", étant trop proches des machines".
Aucune réaction de la part de Paul. Comme toujours, qui ne dit rien, consent.
Pas de doute, la rupture du numérique existe bel et bien. Je l'avais commentée (1), (2). Je comprenais parfaitement ce qui distingue l'analogique du numérique. Le "gap" pourrait être comblé par une sorte de torsion tel que l'anneau de Moëbius, en mélangeant les expériences et pas en condamnant au silence.
Ma réponse ne se fit pas attendre, du tac au tac. J'avais dû mettre une tune dans le bastringue et ma réponse passa le cap de la modération.
Comme il se doit, j'ai eu, ce jour-là, mon propre poisson d'avril dans lequel, je rappelais que "C'est le jour du Poisson, celui pendant lequel, on peut tout se dire". Mais voilà, quand Paul décrète qu'on ne joue plus, il faut retirer l'humour de sa panoplie de bons mots alors que le coup de 00:00 du jour suivant n'avait pas encore sonné.
Plus tard, pour bien montrer que le jour du Poisson d'avril, n'était pas fini, je plaçai une réplique gentillette. Le commentaire 25 devint, dès alors, un roman feuilleton auquel il manquait seulement les photos souvenirs.
Mes commentaires n'entrèrent, dès lors, plus en piste. Les fuites n'étaient pas dues à de mauvaises manipulations. La confiance était-elle trompée?
Paul affirmait ne pas censurer. Je le croyais. Je devais constater que la médiation éliminait les commentaires pour des raisons que l'on ne pouvait considérer comme injurieuses.
Je n'aime pas de devoir dénoncer ce genre de constatation. J'avais envoyé des courriels qui exprimaient des "désaccords" émis par d'autres lecteurs au sujet des manières de procéder sur le blog. Mais je restais, jusqu'alors, sur ma première impression confiante.
La censure non justifiée, je ne peux accepter. La démocratie n'est pas uniquement une affaire de petit billet introduit dans une urne. Et cette fois, l'urne était trop pleine.
La semaine suivante, un article de Paul confirmait ce que je venais de constater dans son article, "Mauvaises habitudes": il n'aime pas les contestations. Il n'entre dans la "cage aux lions" d'un meeting que s'il ne se sent pas trop désarçonné par un "candide de service" ou par une opposition trop forte.
Internet permet l'interactivité. Si on n'aime pas se voir pousser dans les cordes, il vaut mieux écrire des livres, mais on perd le droit de réponse et l'essence même de la réactivité des propos. Les bravos, les gens qui ont les mêmes idées confortent dans les illusions, mais n'ouvrent pas un vrai débat. Il faut rester calme, confiant de son entourage, avec le sourire pincé. Avec l'humour, en plus, je vous propose un Café bien Serré.
Mais, quand il y a une vie, il existe toujours une après-vie dans notre monde de pensées multiples. C'est scientifique. Quand, il y a de la matière, il y a de l'antimatière. C'est étudié pour.
Parfois, Paul vient à répondre à la contestation dans un billet pour rappeler que tout ne passe pas au bleu et qu'il existe toujours.
Alors, comme conseillé, par Alexandre, je suis allé voir si l'herbe n'était pas plus verte ailleurs...
J'ai tapé "2" et introduit mes fuites considérées comme "radioactives". Fuites qui, il fallait le constater, existaient depuis longtemps. Je constatais que le problème n'était pas récent et que j'étais loin d'être le seul à avoir été censuré dans le passé.
Mais revenons à l'interview de Paul Jorion. Intéressante, parfois, amusante et dénotant un esprit qui correspondait à l'image vue de l'extérieur, journalistique, mais qui s'éloignait à l'intérieur de son blog.
Voici quelques morceaux choisis du Portrait d'un "excentrique éclairé" (je ne change rien aux déclarations du journaliste) :
- "Paul Jorion est un homme loquace. Belge, vivant en Bretagne, dans une maison classique, rien de spécial de ce côté-là, confiait un proche sur un ton amusé. Bucolique, il apparaît tous les vendredis avec une régularité monacale. De 80.000 à 100.000 visiteurs par jour sur son site. Il y gagne sa vie de donations entre 2.000 et 3.000 euros par mois. Il y ourdit, avec quelques collaborateurs, une pensée subversive contre cet establishment victime du "syndrome du réverbère" (*). Entendez: les économistes, ses cibles favorites. Pas nombreux à avoir prévu, comme lui, la crise immobilière. Il a écrit son livre en 2004 et 2005. Mais il avait des conversations sur ce sujet avec ses collègues, près de 7 ans avant le désastre. Collègues de la finance américaine. Depuis 1998, spécialiste du crédit à la consommation, puis chez "Countrywide Financial", la plus grosse machine à crédits hypothécaires, devenue Bank of America".
Première remarque: c'est donc un repenti comme pouvait l'être Warren Buffet et qui le reconnaissait. Pour Paul, c'était sans les potentiels annexés de cette célébrité de la haute finance. Paul restait très peu loquace sur la vie qu'il menait, en mercenaire, dans une vie antérieure, qu'il exècre aujourd'hui. Loquace, oui, le vendredi, en vidéo et puis il se retire dans sa coquille.
- "Anthropologue, sociologue de formation, mais qui apprend les choses de la finance sur le terrain", avouait-il, sans préciser la raison de son shift de l'étude de l'homme à celle de la finance.
- "Qui fréquente son blog? Ingénieurs, informaticiens, médecins et juristes. Pas théoriciens. Il ne faut pas que le pont s'écroule ou que le patient revienne la semaine suivante en disant que le traitement n'a rien donné. La pensée empirique manque à la pensée actuelle. Alors, vient le temps des analyses. Personnes sensibles s'abstenir.".
Deuxième remarque: Là, on croit rêver. "Théoricien: Personne qui étudie la théorie, les idées, les concepts d'un domaine scientifique (par opposition à "praticien")". Si Paul croyait que les choses allaient ainsi, il s'embrouillait les doigts dans les touches de son clavier.
- "Tous à la guillotine. Il y a eu une collusion entre Wall Street et la FED. Opération des marchés sans une logique vraisemblable. Une théorie du complot est une possibilité. Goldman Sachs comme intermédiaire. On a créé un savoir indolore, incolore, insipide utilisé par les banques pour le justifier. Le premier MBA créé par Solvay est très bien du moment qu'on ne travaille pas sur le fait que le système pourrait disparaître."
Troisième remarque: Selon Paul, le système va disparaître, c'est le thème de son livre dont il faisait la promotion "L'agonie du capitalisme", faut-il le rappeler.
Pour justifier sa pensée, il citait en vrac:
- "il y a l'incohérence de la fixation des prix par le simple modèle de l'offre et de la demande, les taux d'intérêt, responsables de tous les excès, qui accumulent de plus en plus de richesses dans de moins en moins de mains".
Quatrième remarque: Parler d'excès des taux d'intérêts alors que ceux-ci se trouvent en dessous du seuil de l'index du coût de la vie, est absurde. Mais, je suppose que l'on parlait des taux d'intérêts forcés par les agences de notations. Faudra peut-être dire au journaliste qu'il précise ses écrits...
- "On peut faire des révolutions en confisquant tout ce qui appartient à l'aristocratie et au clergé et on le redistribue autrement, dans une première année. Puis vient la Terreur, comme solutions violentes, qui montrerait qu'on n'a pas la maîtrise sur ces choses".
J'oubliais, l'article avait comme titre "Un complot financier? C'est possible". Non, peut-être, répondrait un Belge pour l'occasion.
Mais, à lire cela, je dirais que ce n'est pas uniquement dans le domaine du financier.
Cinquième remarque: Qu'on ne vienne pas dire ce que je n'ai pas dit. La situation n'est pas "propre", pas "clean". Il faudra resserrer les "boulons". La révolution industrielle deviendra plus contraignante pour tous ses acteurs.
Dans un passé révolu, Will Rogers le disait avec humour et charisme à fendre une pierre: "Un message sans rire est un message qui ne passe pas la rampe du souvenir".
Dénoncer la situation ne suffit pas. Un Maestro se doit de proposer une solution pour que le monde tourne plus rond. Casser n'importe quel système, reconnu comme mauvais, sans apporter de remplacement, reste toujours une entreprise iconoclaste. On a besoin d'un médecin, pas seulement d'un diagnostic. S'il connaît le médicament, qu'il le dise et on en discutera.
En d'autres mots, le meilleur ennemi de Paul Jorion n'est-il pas Paul Jorion, lui-même.
Calquer sa pensée, uniquement sur le passé, pour y trouver des analogies sans les interpréter en fonction des situations qui évoluent plus rapidement qu'auparavant, est loin d'être concluant. Dans le numérique, le fameux PER donne une idée sur la santé d'une société dans les années passées et pas pour l'avenir. L'intégration par la mondialisation des entreprises complexifie la vision du futur et seules les boules de cristal ont été inventées.
Sixième remarque: Ne sommes-nous pas face à la complémentarité du "grégarisme", la tendance des individus à se regrouper en sociétés plus ou moins structurées pour se distinguer de la foule et la nouvelle dictature sur la Toile d'Internet?
On a pu observer dans le Printemps des pays arabes qui gardent, contre mauvaise fortune bon cœur, leur dictateur plébiscité dans un esprit de clan. Pour assurer l'opération de maintenance, il y a, dans ce cas, la corruption, la garde rapprochée et les mercenaires. Les hommes comme les animaux se cherchent un clan avec un leader charismatique, fort en gueule, au sommet qui les attire mais qui par contrat, ces hommes ne doivent pas faire ombrage au Mage.
Dans l'ombre de la virtualité d'Internet, cet esprit se reproduit aux étages inférieurs avec l'aide de plus de finesses par l'intermédiaire des idéologies.
J'avais rappelé cette tentation dans le Syndrome d'Erostrate. Il y était décrit les "has-been" de haut du pavé, qui avaient perdu leur activité contraints par l'âge et qui tentaient de rester en ligne. Et puis, il y a les autres, les exclus, les aigris du système, mais qui ont été les mercenaires de leurs propres illusions dans un autre temps.
En 1968, lors de la révolution jeune, le leitmotiv à la mode était "Interdire d'interdire". Les jeunes de l'époque n'avaient pas encore Internet pour le dire.
Vieillis, ces jeunes de l'époque n'ont pas oublié ces moments de gloire. Si, dans leur vie professionnelle, la règle n'a pas suivi leurs espérances et qu'ils ont dû subir d'autres lois, plus dures, plus expéditives, l'envie d'exister en dehors du Grand Jeu devient encore plus forte, quitte à se convertir en croisade vengeresse. Ils ont retenu la leçon à leur seul propre profit, sans même s'en rendre compte.
Mais, "donnez une once de pouvoir à quelqu'un et le risque est grand qu'il l'utilise à son profit jusqu'à devenir un dictateur sanguinaire. Donnez un brin de parole à quelqu'un et le risque est grand qu'il ne tienne le crachoir jusqu'à devenir un orateur stérile.", me soufflait une voix.
Internet a permis la naissance de geeks que j'ai appelés, récemment, "fastoches". Au départ, ils n'aimaient pas l'informatique et Internet. Voilà qu'ils en font leur tasse de thé du matin au soir sur l'écran noir de leurs nuits blanches où ils se font leur cinéma. Ils végétaient dans une sorte de boîte de Pandore, acteurs de leur destruction, mais, voulaient l'ignorer tant que la brise allait dans le bon sens des sentiments de la finance récoltée.
Quand le grand vent du large s'est transformé en bourrasque, les crises, ce fut l'occasion rêvée de se faire connaître sur l'autel des nouveaux "grands hommes". Certains voulaient recréer le monde, d'autres ne rêvaient que de vivre sous les applaudissements virtuels d'une foule anonyme. Facebook et d'autres réseaux sociaux sont souvent devenus leur base de recueillement et de rassemblement de leurs ouailles. Pour une seule raison de respect vis-à-vis de ces derniers, on aurait pu espérer que ces mentors répondent aux questions précises de leurs administrés. C'était loin d'être le cas. Les grands Mages sont prudents. En manque d'inspiration, ils vous diront qu'ils ne peuvent pas répondre à tout le monde. Et, si par hasard, ils sont dans un bon jour, c'est pour répondre de manière sibylline, en "short", comme le ferait l'Oracle de Delphes. A leur suite, commencera la chenille en fonction du charisme du leader. Pas oublier que ce dernier détient les clés et qu'il censurera ce qui ne lui convient pas.
Faudra-t-il faire une donation pour avoir la chance de ne pas être censuré ou signer la charte des gens biens qui n'auront jamais d'idées contraires à la ligne du parti?
Suis-je de cette trempe?, me suis-je demandé.
Il y a 5 ans, au premier anniversaire de mon blog, j'écrivais "Le mal au blog". Naïf que j'étais. J'espérais quelques présences correctrices, commentatrices pour être sûr que je n'étais pas occupé à déconner dans mon ballon d'essais. Je n'ai pas eu de professeur d'université pour père.
Plus tard, pour ne pas effrayer mes commentateurs, pour me placer à leur niveau, si besoin était, j'écrivais "Le prestige d'être simplement con". Le "mal au blog" est-il devenu le "mal du blog"? Ah, oui, j'oubliais, le pseudo d'"enfoiré" faisait peur.
J'aime ouvrir les huitres. Je les ouvre et m'en délecte, c'est mon vice. Je conserve les perles quand j'en trouve. Pas dans les polémiques, mais suite à de seules constatations. Désormais, le vendredi, je continuerai à regarder, un peu plus muet.
Je crois que depuis 6 ans, depuis l'ouverture de mon "Bal des maudits", on a pu comprendre qu'un enfoiré pouvait en cacher bien d'autres, plus vraisemblables. Dans "mon contrat" avec les lecteurs éventuels, pas question de chercher une audience de commentateurs que je ne pourrais pas assumer: pouvoir répondre chacun à son tour. Pas question non plus de sortir de l'ombre et me retrouver sous les projecteurs en tant qu'écrivain. J'ose dire que mes articles hebdomadaires représentaient un journal personnel. Et un journal, on l'écrit toujours pour soi et ses propres souvenirs. J'avais du temps, je l'ai utilisé. Point.
Tout le monde n'a pas les mêmes principes, ni les mêmes atouts, échecs ou expériences à sa disposition. Lancer des billets dans la nature et s'effacer, ensuite, sans plus s'y intéresser et surtout ne pas s'embarrasser d'emm..., n'est pas fairplay. Mais c'est vrai il y a des ratés de lecture. Qui trop embrasse, mal étreint. Pas besoins de préambule de "Mon Cher Auteur préféré" en préambule pour assurer les "bons" contacts pour cela.
Les gourous sont passés du réel au virtuel avec l'assentiment de la foule sans rien changer de fondamental. Avec eux, quelques émules, quelques adeptes, quelques élèves fidélisés de leur maître à penser apportent la claque. A aucune, je n'ai consenti de faire partie. Les billets invités de la semaine, je les parcours en diagonale.
Impatients, ceux-ci attendent leur tour dans la course relais, pensent à l'égalité des chances à rebrousse-poil en attendant le moment propice, sans sortir du "politiquement correct", de la bonne parole, édictée par le maître. Bienvenue au club de l'école du bien et adieu à ceux qui font partie de l'axe du mal. Le Maître a des raisons dont il ne faut pas trop chercher les fondements.
Pour prouver sa bonne foi, avoir des diplômes longs comme le bras, des références avec noms à particules nécessite une maintenance de ses dites connaissances et une petite révision au service technique s'impose parfois, à dates fixes et échelonnées.
Être prophète de la finance et dans les risques des subprimes quand on travaille dans l'ambiance pendant une décennie? Il faut dire que je suis plus lent, probablement... J'ai mis 40 ans pour me rendre compte que l'informatique allait supprimer plus d'emplois qu'il n'en a créés.
John Mauldin, fondateur de Millennieuw Wave Investment écrit une lettre d'information financière la plus lue dans le monde (1 million de lecteurs). Son dernier livre est "Endgame: The End of the Debt SuperCycle and How it Changes Everything". Il attend une embellie de 2020 avec impatience sur les marchés boursiers. Il écrit : "Il y a dix ans, je travaillais chez un petit courtier et personne ne me connaissait. Lorsque j'ai commencé à rédiger mes lettres de conseils, la liste des destinataires contenait à peine 2000 noms. Aujourd'hui, ils sont près d'un million dans le monde, j'ai rédigé trois best-sellers et on me paie grassement pour faire des exposés. Je vis un rêve et je suis conscient de ma chance".
Ses idées sont très similaires à celles de Paul. Donc, pas de lézard... Tout est pour le mieux dans le pire des mondes qui se cherche une issue, souvent après coup. "Nous sommes en fin de cycle et les anciens modèles ne s'appliquent donc plus. Une ère de croissance structurellement faible.", conclut-il. Les biotechnologies, Internet font partie de ses motifs d'optimisme.
Rien de nouveau sous le soleil. A part, que nous arrivons au "niveau industriel", d'un showbiz, voir de "people" qui ne dit pas son nom. La démocratie du showbiz ne restera-t-elle qu'une affaire de "Fan Club" avec la distribution de sourires des bonnes intentions et le parapluie contre toute contestation ultérieure? C'est la question de base. Quand il y a de l'argent ou de l'ego en jeu, il est clair que la liberté de parole n'est plus assurée. Rémunérés, les blogueurs devront nécessairement passer par le goulot de l’impôt comme tous travailleurs.
Avec, Internet, ce n'est même plus "Le premier qui dira la vérité, sera exécuté", comme le chantait Guy Béart. Plus d'illusion. Ils sont devenus des suiveurs de l'actualité comme toutes les professions de l'information et dans ce cas, il reste à chanter "Au suivant".
Une allégorie pour Paul? Cela pourrait bien être, celle-ci:
Une araignée exotique en terre inconnue,
Fructifiait les biens d'araignées locales moins nues.
Obéissante, elle leur tissait fil après fil.
Futée, elle étudiait les clients englués dans leurs cils.
Une bourrasque cassa la Toile.
Mouillée jusqu'à la moelle
Elle fut emportée par-dessus l'océan.
Plus toute jeune, elle tissa son propre voile.
Riche d'expériences, elle vendit ses boniments,
Mais, rassurant par ses serments,
Attira les fournisseurs de motivations
Et se mit à grossir par leurs informations
En rejetant les connaisseurs trop récalcitrants.
Il y a longtemps, La Fontaine parlait, lui, de l'"Araignée et de l'hirondelle". Chez lui, c'était l'araignée, qui voulait prendre l'hirondelle dans sa toile, ce qui justifiait la morale de ne rien entreprendre au-dessus de ses forces. L'hirondelle, elle, n'avait même plus pu happer un poisson au vol.
La Fontaine, il est vrai, ne connaissait pas Internet et les Blogs. Vous rendez-vous compte de ce qu'il aurait pu gagner sur la grande Toile avec ses Fables?
@vendredi, Paul, ...pour de nouvelles aventures...
(*) Le syndrome du réverbère désigne la tendance d'un individu, ayant perdu sa clef dans l'obscurité, à la rechercher dans la clarté, plus ou moins diffuse, du réverbère le plus proche. Cette tendance est largement partagée par les politiques de développement et les options réformatrices y échappent rarement. On applique à des problèmes insuffisamment analysés les solutions empruntées à des politiques qui paraissent "avoir fait leur preuve", le critère de choix tenant à une "proximité" thématique ou étant lié à un dispositif livré "clef en main".
L'enfoiré,
Citations:
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"Celui qui a envie de contester, doit se garder de dire à cette occasion des choses que personne ne lui conteste.", Johann Wolfgang von Goethe
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"Toute censure est stupide par essence puisqu'elle qualifie, précise, décuple les élans de la révolution qui la fera sauter.", Jean-Marie Poupart
-
"Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé.", Nelson Mandela
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"Un bon maître ne doit avoir que des disciples dissidents.", Erwin Chargaff
08:50 Publié dans Actualité, Blog, Economie, Réflexions et philosophie, Web | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
12/03/2011
La grande peur de 2012
Le dernier livre de Laure Gratias "La grande peur de 2012" remettait quelques pendules à l'heure au sujet de la peur qui tourne autour de cette année 2012
Que n'a-t-on pas encore dit et écrit au sujet de l'année 2012? Il suffit de plonger dans les fils de la Toile pour remarquer que cela frise le fantasme des prédictions. Les chiffres "2012" comptent 771 millions de références... On se bouscule sur web pour donner son avis avec un maximum de détail. Rester objectif et parfois pro-actif tout en se voulant rassurant, c'est un peu ce qu'a essayé de faire ce livre "La grande peur de 2012". Il faut espérer qu'il n'augmentera pas plus la phobie. J'ai pu constater que ce genre de livre se vend comme des petits pains.
Le calendrier Maya serait une des bases de la "Transformation de la conscience" à relier à la cosmologie et à la théorie quantique.
Aille. Cela fait, déjà, presque peur....
Voyons le préambule du livre qui élargit les prophéties pour conclure par une vue pro-active, mieux, bénéfique: "A la base l'interprétation de l'ancien calendrier maya Tzolkin et de très nombreuses prophéties relayées sur Internet, 2012 serait l'année de l'apocalypse. (vidéo) Nous nous apprêterions à vivre la fin du monde ou le passage à un âge d'or, à une civilisation plus évoluée, au prix néanmoins d'une transition très douloureuse et d'une succession abominable de catastrophes naturelles. À la différence des prophéties classiques, celle-ci n'émane ni d'une secte ni d'une religion particulière, mais plutôt de la mouvance "New Age". Relayé par des individus venant d'horizons extrêmement variés, son écho, en passe de devenir planétaire, alimente un véritable phénomène de société qui va s'amplifiant. Au terme d'une enquête rigoureuse qui démêle le possible du fantasmé, la vérité de ce qui relève de la manipulation.".
Faire le point sur ces prédictions et sur le degré de vraisemblance des cataclysmes annoncés est un programme qui demanderait de remonter à la nuit des temps.
L'eschatologie est aussi vieille comme le monde. Elle se rappelle au souvenir plus on approche de "dates fatidiques".
Le mot "crise" est à la mode. Du pain béni pour rappeler que l'épée de Damoclès plane au dessus de nos têtes.
Croire à la fable de la reprise sans que les dettes de la crise précédente soient purgées, la fausse monnaie de la planche à billets ne rend pas solvable, elle permet de faire illusion pendant un certain temps.
Les courants de pensée sont liés à une évolution globale de la spiritualité et de la société de ce début du 21ème siècle. Les religions maintiennent leurs ouailles par une peur ancestrale. Elle n'est plus seule. Terrorisme, désastres écologiques et bien d'autres occasions sont là pour réveiller les peurs. On se retrouve dans une nébuleuse idéologique de l'axe du Bien et du Mal. Croyances et Foi s'y mélangent cette dichotomie comme sel et poivre dans l'esprit des hommes. Les autres êtres vivants, la nature ignorent ces sentiments pour ne retenir que l'instinct de conservation et l'obligation de continuer vie.
L'histoire est, dès lors, bien venues pour étayer les théories les plus fumeuses.
Il y a 4 ans, j'écrivais, non sans un certain humour, "Maille à partir avec les Mayas" pour en expliquer les contextes à cette histoire de Mayas. A la base, les calculs des Mayas fondaient un cycle appelé "compte long" qui commençait le 11 aout de 3114 avant Jésus-Christ et s'achèvera, le 11 décembre 2012.
Treize cranes de cristal s'ajoutent au suspense. Douze ont été découverts et sont devenus la propriété de particuliers ou sommeillent dans les musées. Le treizième fait rêver par... son absence. Pourquoi? Parce que s'imaginer qu'il serait sous le Sphinx en Égypte ajoute au mystère. Une fois, réunis, tous ensembles, les treize cranes permettraient selon cette vision, rien de moins que d'éviter la fin du monde par un message comme une sorte de Saint Graal. (Vidéo de la légende indienne).
Alors, 2012, l'année de tous les dangers?
Des cataclysmes ont existé sur Terre. Il y a 65 millions d'années, une météorite de 10 km de diamètre qui se serait abattu sur le Chicxulub dans la presqu'île du Yucatan, permet de donner une explication à la disparition des dinosaures et de signer la fin crétacé.
A l'approche de la date de 2012 sont sortis des films à catastrophes du style de "2012", "Deap impact" et "Armagédon". La peur à grands spectacles attire les foules.
Les prédictions de la Sibylle de Cumes, de Nostradamus, la Prophétie des Papes, celle de Malachie, le Yi Jing, Merlin, les Indiens Hopis, prépareraient, au besoin, le "terrain de la peur".
La psychose de quelques uns est toujours récupérée par quelques autres. Il faut seulement en rechercher les sources et les buts des prophéties. Qui sait? Le paradis, pour quelques élus, bien choisis, à bord d'une néo Arche de Noé...
Edgar Cayce est considéré comme le plus grand prophète des États-Unis.
Dès 1987, José Argüelle, dans son "Facteur Maya", lançait le processus. Il se concentrait sur des cycles de 5100 ans divisés d'abord par 13 et puis par 20 pour être conforme à la cosmologie. Il suffirait donc, d'après lui, d'attendre les fins et les débuts des cycles pour que les choses se réalisent dans une synchronisation galactique.
Carl Johan Calleman, plus proche du gourou indien Kalki Bhogavan, y trouve la fin de l'âge Kali. Le temps est divisé en 9 périodes appelés "infra-mondes". Ceux-ci s'imbriquent l'un dans l'autre pour se terminer par le plus petit, celui dit "universel" de 260 jours. Il tombe le 28 octobre 2011 et pas en 2012. Sa théorie reposerait sur l'évidence plutôt que la théorie de Agüelle qui se fonde sur la croyance et la peur. L'Arbre de vie cosmique arriverait ainsi à son état quantique le plus haut, mais pour lui, pas à la fin du monde. Précisait-on. Ouf...
John Major Jenkins se retrouve aussi dans toutes les conférences qui traitent du sujet comme ce fut le cas début novembre 2008, à San Francisco. Ces conférences attirent du monde de partout.
Les affaires marchent...
Le cycle des Mayas correspondait à une configuration planétaire qui ne se produirait que tous les 26.000 ans. Alignement entre Soleil, centre de galaxie et plan d'écliptique. Ce qu'on ne dit pas, c'est que cette configuration se présente tous les ans à la même date, le 21 décembre, comme le rappelait Neil deGrasse Tyson.
Il est exact que la précession des équinoxes est en mouvement de toupie et met près de 26.000 ans de cycle.
Pour étayer les théories, on ressort toutes les peurs et les cataclysmes possibles.
L'affaiblissement du champ magnétique terrestre, souvent montré du doigt comme un risque majeur, a baissé de 10% mais, en 150 ans. La dernière inversion a eu lieu, il y a 750.000 ans. S'il s'inversait, un nouvelle fois, on n'en marcherait pas plus sur la tête. L'inversion magnétique de champ magnétique se produit en moyenne tous les 5000 ans, mais il ne se passe pas dans un espace de temps court.
Les rayons cosmiques qui surviendraient suite à l'activité solaire devenue dangereuse avec des taches à sa surface, rendraient les réseaux électriques et les communications impossibles. C'est déjà arrivé dans le passé. Nous sommes toujours là.
Le super volcan Yellowstone qui se mettrait en éruption au niveau 8 sur l'échelle de Richter, est à prendre en considération. Il ferait des dégâts mais que l'on a déjà subit dans le passé. John Savino s'intéresse à ses super volcans, mais c'est surtout en Indonésie que le volcan Toba lui fait peur, par son potentiel. Le volcan Cumbre Vieja de l'île de la Palma bouge. En s'effondrant dans l'océan, il pourrait créer un tsunami, est aussi sur la liste des catastrophes prévisibles.
La planète X (Nibau) est-ce un autre canular ou un mythe? La théorie de Muller et Rohde, théorie de Berkeley que l'on écoute avec une musique de circonstance?
Ésotérisme et soucoupistes se donnent rendez-vous. Les "crop circles de Nazca" sont là. Nous ne sommes pas seuls dans l'Univers, pour la seule raison "statistique" et vu le nombre d'étoiles qui nous entourent.
De toute manière, en 2012, rien de tangible que les risques dépasseraient le niveau zéro sur l'échelle de Turin, vu la (mal)chance qu'un météorite aurait de percuter la surface de la Terre.
Voilà qu'en plus le dernier "Science et Vie Junior" du mois, s'y met.
"Accrochez-vous, ça va secouer", prévient l'article en préambule.
20 scénarios pour la fin du monde avec leurs probabilités respectives, dans lesquels on retrouve :
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Chute de météorite
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Bouleversement écologique
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Nouvelle ère glacière
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Épidémie mondiale
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Éruption du super-volcan
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Invasion des extraterrestres.
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Nouvelle espèce intelligente
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Une révolution
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Effondrement quantique du vide
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Écroulement de la société (référence au film "Livre d'Eli")
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Emballement technologique (référence à Vernor Vinge)
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Réchauffement climatique
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Disparition du chromosome Y
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Guerre mondiale thermonucléaire
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Englouti par un trou noir artificiel
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Rébellion de l'intelligence artificielle des robots
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Manipulation génétique incontrôlée
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Panne d'ordinateur cosmique
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Explosion cosmique
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Avalé par la "gelée grise" (référence à Eric Drexter et aux nanotechnologies)
Nos jeunes, auront-ils encore le courage de vivre, si on leur sert des idées aussi alarmantes? A décharge des auteurs du dossier, l'humour, bien nécessaire, enrobés dans les textes.
Les tremblements de terre n'étaient même pas mentionnés.
Le dernier au Japon de force 8,9, avec le tsunami qui a suivi, montre qu'il faut en permanence rester vigilent et revoir nos moyens d'organisation. Les séismes les plus puissants sont là pour apporter, à la fois, crainte mais aussi un test de résistance aux événements.
En période de crises de multiples formes, on pense à passer à la 5ème dimension, celle de la conscience humaine. Tout mais sortir de la torpeur, de nos certitudes, pour entrer dans les "créatifs culturels" en citoyens plutôt qu'en consommateurs. Une approche quantique? Rien que ce mot fascine. Sinon celle d'un paradis que l'on atteindrait dans un ascenseur divin. Ascension de rattrapage de nos erreurs de civilisation avec une logique cosmique.
"Le compte à rebour a-t-il commencé?" se posait la question au niveau écologique, Albert Jacquard. L'écologie est à surveiller, c'est une évidence. L'amour de la nature, alors...
Neale Donald Walsh écrivait "Toutes les actions humaines sont motivées, à leur niveau le plus profond par l'une de ces deux émotions, la peur et l'amour/ Mais, tu es libre de choisir entre les deux".
Par l'amour, il y aurait l'effondrement total des fausses économies du monde pour se tourner vers des moyens alternatifs que l'on symboliserait dans les mots fraternité, tolérance, égalité, générosité... dans une universalité globale.
Cette transformation de l'esprit a plusieurs racines, mais elle se cherche encore ce qu'est l'amour. Ce mot qui, masculin au singulier, se retrouve au féminin au pluriel est plus qu'un symbole, si pas, seulement, symbolique.
De l'amour dans un mouvement humaniste vers plus de sagesse dans une transmutation en ignorant la peur. Beau programme, mais, faut-il le rappeler, l'idée de sujétion existe aussi dans l'amour comme dans la peur?
Au 19ème siècle, Emmanuel Kant faisait le rapprochement entre l'univers et l'individu.
Alice Bailey y associait, en plus, la religion. Teilhard de Chardrin, la noosphère.
En 1937, Paul Le Cour lançait l'idée de l'ère du Verseau.
L'ère du Verseau, certains auteurs les fixent de manière aléatoire à 1789, 1909, 1950, 2012, 2160, 2350... sans dates de fin.
Le "New Age" actuel est un patchwork d'idées et d'individus. L'idée de l'avènement d'une ère nouvelle de paix, d'illuminations et de connaissances capables de saisir l'unité de l'humanité après une transformation des consciences est un programme, que l'on voudrait beau, réussi.
La comédie musicale de Hair apportait le rêve de Aquarius avec ses valeurs de douceurs. L'astrologie, le zodiaque cherchent dans les cycles, sa vérité.
Avant 2012, il y a eu le passage au 21ème siècle. Paco Rabane, comme précurseur, écrivait sa "Fin des temps", suite à l'éclipse de soleil du 11 août 1999. Rentré dans les rangs, il a fait oublier ses prédictions.
Conspirations de tous les fantasmes, du complot mondial apportent l'enthousiasme, le rêve et l'inquiétude d'exister.
Intrigues, thrillers, complexités sont les instruments des rêves et des cauchemars. Les prophètes, leur mandataires.
Ce qui est troublant, c'est que les sectes apocalyptiques ne font pas leur choux gras de 2012. Les Témoins de Jéhova fixe leur prochaine "fin du monde" en 2034. Raël, en 2025, coïncidant avec le retour d'Elohim.
Mythes à mettre sur le compte de l'instabilité et du sentiment de danger qui règne. 2012 est propice à une diffusion massive alliant contre-vérités et approximations. Internet est le véhicule miracle par son côté "off", sans contrainte de validation et ni d'obligation de médiation. Contrer l'intellengencia avec l'ésotérisme grâce au Web avec des relents de fin du monde, de complots, d'extra-terrestres est devenu le top des manières d'exister. Sans Internet, y aurait-il eu une affaire "2012"?
Alain Bouchard disait qu'ainsi, comme acteur important, "On a l'impression qu'on sort du quotidien, de la routine, pour entrer dans un univers où il se passe quelque chose".
Si les prophéties ratent leur coup, elles attendront le cycle suivant.
Umberto Eco sortait, récemment, le livre "De l'arbre au labyrinthe" qui était une étude historique sur le signe, l'interprétation et la sémiotique. Il analysait l'apocalypse de Beatus de Liebana par une étude sur les techniques médiévales de la falsification.
Maintenant, rattacher la fin du monde à une date précise, et pourquoi pas, en plus, à une heure précise de 11:12, ce qui correspond au solstice d'hiver, relève de la fumisterie.
Encore faut-il savoir ce qu'est le temps, en réalité. Cette quatrième dimension est-elle vraiment une dimension?
Le monde, on le sait, a des limites finies estimées dans 3,5 milliards d'années. Comme prédiction par la cosmologie, les scientifiques, tel que Raphael Bousso, s'attendent, ensuite, à ce que le temps se fige pour l'éternité d'après leurs calculs mathématiques, très pointus. Une pause sans fin dans une apocalypse de glace fondé sur la théorie des « multivers », introduit par Leonard Susskind. Notre Univers serait une petite bulle au sein d'un méta-Univers, contenant une infinité d'univers avec chacun ses propres lois physiques. Conséquence incontournable de la théorie des cordes et de l'inflation? Incontournable pour qui? Pour le physicien ou le mathématicien?
Big Bang ou Big Bounce. L'instant zéro n'existerait plus. Espace courbe du temps, selon la relativité générale que la "Conformal Cyclic Cosmology" (CCC) expliquerait? Qui dit mieux?
L'astéroïde Apophis s'approche. Un nouveau sursis annoncé pour le 13 avril 2036, un autre Armagedon ou plus simplement une occasion d'apprécier le temps présent tel qu'il est?
Que se cache-t-il derrière cette date de 2012? Certains se posent la question de manière philosophique ou religieuse. On parle de chakra, de dimensions, de coeur, de vibrassions. Restons Zen... Ce qui est déjà prévu du côté politique: des élections en France, aux États-Unis, au Sénégal, au Mali... Les collectes de fonds commencent... RAS.
Quant aux Mayas, s'ils n'avaient pas eu la bosse des maths en vigésimal, on n'en serait pas là. On leur accorde tellement d'attention, avec effet retard, alors, qu'eux ne l'accordaient pas trop à leurs contemporains...
Il y a les petits malins. Ceux qui vendent la peur un Jugement dernier pour le 21 mai 2011. Qui dit mieux?
Les peurs s'auto-alimentent. Si on n'y prend garde, elles nous boufferaient sans raison. La peur phobique est chronique et relève plus de la psychologie et de la sociologie. Garder les pieds sur terre devient une affaire de survie et donc à suivre. Lesgourous et leur porte-paroles ne sont pas toujours innocents et en seront pour leurs frais.
Deux psychologues de l'Université de Chicago disaient qu"'il faut affronter ses peurs en les couchant noir sur blanc par l'écriture, plutôt que de penser à autre chose". "L'écriture permet de prendre du recul et de se recentrer sur soi", ajoutait un autre, parisien, lui. Que l'idée, elle est bonne! N'était-ce pas le bon moment, pour moi, de le faire?
En attendant, si on se fixait rendez-vous le 1er janvier 2013? On irait boire, ensemble, une plus grande coupe de champagne que d'habitude, si on ne s'y baigne pas dedans. Évidemment.
Hier, c'était le 11 mars 2011. Une autre date qui restera dans les mémoires.
Ce matin-là, au Japon, ce fut un tremblement de terre, un tsunami et des morts.
Pas eu beaucoup le temps d'avoir eu peur.
Le soir, ce fut le 25ème anniversaire de l'hymne à la vie, les Restos du Coeur avec les Enfoirés sur TF1.
Non, il faut seulement essayer de vivre au jour le jour. C'est tout.
Et en attendant chanter "Pour la fin du monde,
Prends ta valise
Et va là-haut sur la montagne
On t´attend
Mets dans ta valise
Une simple chemise
Pour la fin du monde
Pas de vêtements
L'enfoiré,
"2012 et le fins du monde", Bernard Boudeix
On reparle du Cygne Noir de Nassim Taleb, une espèce en voie de reproduction. Alors tout repasse depuis l'attentat du 11 septembre 2011, la faillite de Lehman Brothers, la dégringolade de l'immobilier aux Etats-Unis, les escroqueries, le tsunami de Noël 2004, de l'ouragan de Katrina; du tremblement de Terre en Chine, duséisme d'Haiti, le volcan Islandais, de la plateforme Deepwater Horizon, du réveil des pays arabes ... du tremblement de Terre au Japon.
Calme....
Science et Vie Hors Série de Mars
Tempêtes, Séismes, Déluges, Sècheresses, Volcans, Orages, la Terre est meurtière.
Toujours plus de catastrophes? Non.
-4,5 milliards d'années: La Terre fait le plein de magma
-4,1 milliards d'années: Du déluge naissent les océans
-3 milliards d'années: Les montagnes émergent
-2,3 milliards d'années: La glace envahit terres et océans
L'homme a plus à perdre qu'hier. Les catastrophes coûtent de plus en plus cher, car nous sommes de plus en plus riches. Les chapitres qui constituent l'étude sont:
Des mythes pour expliquer l'inexplicable Colères divines. Légendes et malédictions
Quand l'homme joue avec le feu: Forages profonds, barrages, géothermie...
Vers l'ultime destruction?
Combattre le mal par le mal déclancher une catastrophe pour en éviter une plus grande.
Citations:
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"Je pense à tout ce que la peur va posséder et j'ai peur, c'est justement ce que la peur attend de moi.", Alexandre O'Neill
-
"O peur, peur auguste et maternelle, peur sainte et salutaire, pénètre en moi, afin que j'évite ce qui pourrait me nuire.", Anatole France"
-
"C'est de ta peur que j'ai peur.", William Shakespeare
- "La vie est un voyage, nous sommes dans la salle d'attente", Anonyme
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20/02/2011
Wiki, je t'aime, Wikipedia, je t'adore !
Wikipedia, qui ne connaît pas encore, cette encyclopédie libre et on-line à la disposition de n'importe quelle utilisateur d'Internet? Cette encyclopédie d'accès gratuit va à la conquête du monde. Avec quels buts, quels moyens et quels succès? 
Le 15 janvier dernier, c'était le 10ème anniversaire de Wikipedia. Wikipedia, lui, qui dit tout sur tout. Lui qui laisse le champ libre à tous ceux qui veulent contribuer avec la douceur du Web 2.0. Lui qui fait la nique aux experts qui se retrouvent dans les grandes encyclopédies pour ne s'intéresser qu'à la conscience collective. Et je vais m'en servir déjà pour vous la raconter.
L'histoire de l'encyclopédie commence avec Pline l'ancien, écrivain et naturaliste romain, l'auteur d'une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle. Pline avait conscience que la vie d’un homme était éphémère. Homme qui devait utiliser son temps à bon escient afin de ne pas réduire sa capacité d’apprendre. Composée de 37 volumes, son encyclopédie est le seul ouvrage qui soit parvenu jusqu'à nous. Référence en matière de connaissances scientifiques et techniques par une compilation du savoir de son époque sur des sujets aussi variés que les sciences naturelles, l'astronomie, l'anthropologie, la psychologie ou la métallurgie.
Aujourd'hui, c'est Wikipedia qui s'impose sur Internet comme encyclopédie libre. Un capital dont on ne connaît pas le montant car Wikipedia se déclare d'entrée de jeu "pas commercial". C'est 17 millions d'articles accédés par 400 millions d'utilisateurs mensuels au travers de 267 éditions localisées par langue. Imprimée, cela représenterait 1100 tomes de l'Encyclopédie Britanica. Une organisation qui compte 50 travailleurs dont 35, au Head Office, aux Etats-Unis.
La base se définit elle-même: "Un wiki est un site Webdont les pages comportent des hyperliens les unes vers les autres et sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient".
Le premier wiki est créé en 1995 avec Ward Cunningham qui voulait réaliser la section d’un site sur la programmation informatique, qu’il a appelé WikiWikiWeb.
Au texte, plus tard, il fallait s'étendre à la représentation en image, en graphique et on a fait appel au WYSIWIG ("What You See Is What You Get").
La mise à jour se fait au travers d'Internet pour Internet dans un circuit ouvert. Le profil de personnes en présence: des geeks, des universitaires, des spécialistes dans les domaines les plus divers et n'importe qui mais qui aurait une petite idée sur les questions posées et l'envie de compléter l'encyclopédie.
L'annonce d'un décès d'une personnalité dans le monde, de tout événement important ou non, et dans les minutes qui suivent, parfois avant l'annonce des médias officiels, voilà la mise à jour apportée sur la présentation de la personne dans Wikipedia.
Facebook se charge de la conquète du monde par la voie de la convivialité d'un réseau social. Wikipedia, ce n'est par "la" voie du savoir de l'humanité, mais cela en est une approche tout à fait respectable.
Dix ans. Histoire récente, donc. Les éditeurs n'ont pas eu le temps de s'y adapter pour répondre à cette soif du savoir à bon marché.
Son fondateur-créateur, Jimmy Wales, fut d'abord, en 1996, le créateur de Bomis, un moteur de recherche ... érotique, "destinés aux mecs", comme il le disait. En plein boom l'érotisme, en cette fin du 20ème siècle, il fait les choux gras du Web. Cela commençait donc bien, pour faire exploser l'audience.
En 2001, autre tentative, il lance Nupedia (nom dont l'origine n'est pas définie mais qui pourrait être NudePedia, vu le précédent de Bomis), une encyclopédie libre, corrigée par des pairs, mais sélectionnés d'avance. Jusqu'en 2003, Nupedia, ce sera à peine quelques 24 articles terminés et 74 toujours en gestation. Échec prévisible et normal dans ces conditions.
Le 15 janvier 2001, avec l'aide du moteur de Bomis, l'idée d'ouvrir une base de la connaissance à tous et pour tous, avec une encyclopédie, naît dans l'esprit de deux hommes. Le nom "Wikipedia" est donné par son nouveau rédacteur en chef, Larry Sander. But initial avoué, donner de la "matière" à Nupedia. Bientôt le site Wikipedia, disciple, dépasse son maître.
D'abord, tout est pourtant en anglais. Les articles vont être traduits, se "localiser" en français et en allemand, dans une seconde phase. On compte, actuellement, 230 langues différentes accessibles à la droite de la page de garde.
En 2003, plus de financement par l'intermédiaire de Bomis. Larry Sander s'en va. Il faut chercher une autre ressource financière. Une Fondation Wikimedia prend place en Floride pour financer l'entreprise.
Dès le départ, bannie par les universités et par les rédactions de presse comme source de références, Wikipedia n'en a cure.
Raison invoquée, à juste titre, par ses détracteurs: pas de validation scientifique avec mode opératoire ad hoc. Mais qui aime bien, châtie bien. Qui déteste bien, devient tueur. C'est toujours par les détracteurs que l'on apprend les failles d'un système. Alors, passons dans le champ de mines.
Les détracteurs s'expliquent de manière imagée et tonitruante. Une définition ironique de "de jeu d'édition massivement multijoueurs". "L'opium du peuple". Expériences malheureuses qui se révèlent derrière des désenchantements qui font poser la question de "Ne vous demandez jamais comment contribuer de manière constructive, mais comment contribuer sans problème". Bon principe de base à toutes relations humaines. Sagesse de bon alois mais de mauvais vie.
Une "dEsencyclopédie", ce qui est faux ou, du moins, disproportionné. Il a son BestOf dans les bétisiers, probablement corrigé depuis l'annonce. Il ne serait pas le seul avec des travers plus évident. Il suffit de jeter un regard averti sur les blogs et les forums pour s'apercevoir que les interprétations parallèles aux médias officiels ont parfois une vision de la vérité très "personnelle".
Dire ce qu'est Wikipedia et ce qu'il n'est pas, est déjà prendre un risque, car, tout évolue dans le temps et l'espace. Les règles édictées au départ peuvent évoluer à tel point que ce qui est écrit et décrit, hier, n'est peut-être plus vrai aujourd'hui.
Ce n'est pas un forum de discussions. Peut-être, du LIFO du "Last In, First Out", mais quand il y a plusieurs "Last In" encore faut-il choisir le meilleur ou associer son ensemble.
Comme partout, c'est toujours du SISO "Shit In, Shit Out". De l'objectivité des modérateurs, de leurs vérifications non partisanes, du savoir de ses contributeurs, dépendendra la qualité de toutes encyclopédies et pas uniquement on-line.
Dans un partenariat de la diffusion du savoir, il est vrai qu'il ne faut pas dormir sur ses lauriers. Lorsqu'une page est modifiée, une modération est enclanchée pour empêcher les détournements de son but d'information.
Les contributeurs, surnommés "Wikipedophiles", comme il est dit par ses détracteurs, sont-ils impartiaux? Les médias officiels, acrédités par une carte de presse, chargés de donner l'information, se permettent parfois des largesses avec celle-ci. Pourquoi le risque n'existerait pas chez les documentalistes et les encyclopédistes?
Ici, le potentiel est donné à tous les niveaux. Pas besoin de sortir la grosse artillerie des mots. Une régulation collective est seulement assurée, en boucles successives. C'est bien et c'est d'accord pour l'utilisateur. Son drame et sa force, à cette encyclopédie.
Wikipedia n'est pas un dictionnaire de mots usuels. Pour cela il laisse la tâche à "Wiktionnaire". Encyclopédique, Wikipedia garde pourtant une volonté de définir les choses et les mots avec le plus de précisions possibles et au besoin, en se déconnectant du Larousse ou du Littré. Pas de propagande, peu de promotion. Enfin, on l'espère.
Quant à dire que Wikipedia rend fou, tout dépend de l'utilisateur, de son charisme et de son potentiel de folie précoce ou intégré. Quand on sait que tous peuvent le devenir à force de vouloir laisser son emprunte derrière tous les poteaux de la Terre, c'est tout à fait possible.
"Projet communiste, Wikipédia libère l'erreur et l'ignorance des moyens de production capitaliste traditionnels et les distribue gratuitement selon la crédulité de chacun. Du fait de ce système, nous ne pouvons garantir ni la validité, ni l'exactitude, ni l'exhaustivité, ni la pertinence des informations contenues dans Wikipédia à un moment donné, contrairement à des encyclopédies sérieuses comme Le mensuel du tracteur ou Picsou Magazine".
Gratuit, cela veut dire comme le précisait Pierre Assouline "Encyclopédie qui se construit par et pour n'importe qui, et avec du n'importe quoi". Être gratuit ne donne pas l'assurance de la vérité dans un monde qui ne parvient plus à transmettre ses idées qu'avec un répondant financier.
Sans le dire, Wikipédia, comme Facebook, comme Google, comme WikiLeaks et d'autres, sont, quelque part, "une escroquerie d'une ampleur inédite parce qu'ils font travailler des milliers de singes gratuitement, singes qui produisent naïvement un contenu sur lequel il sera possible ensuite d'apposer de la publicité"(en commençant par la leur...), J. Wales®. Ainsi des dizaines de milliers de couillons auront-ils travaillé à leur propre exploitation, en publiant des textes sous une licence donnant le droit à la Fondation de les utiliser comme bon lui semble". Car, Wikipedia touche ainsi, au problème général du bénévolat et là, on aime le principe ou on déteste...
N'empêche que l'intelligence collective plutôt que celle des experts, s'installe en critique éclaireurs. L'échange des idées dans le concept wiki, mot hawaïen qui veut dire "très rapide" ou dans un acronyme de "What I Know Is" est ambitieux, mais réalisé dans son ensemble.
Il y aura des émules qui choisiront une autre niche du savoir.
forvo s'intéresse à la prononciation des mots dans plusieurs langues, car rien ne sert de connaître une langue par son vocabulaire si on n'en connaît pas sa prononciation.
Wikipedia est devenu incontournable par sa disponibilité, sa facilité d'utilisation, ses liens multiples en étoile sur toute la base et vers l'extérieurs. C'est devenu un réflexe de scruter ce qu'on en dit et par là, cela dégage, en première approche, de recherches ardues au travers de millions de liens donnés par un moteur de recherche.
Voilà sa nouvauté essentielle par rapport à toutes les encyclopédies de l'histoire.
L'argent reste le nerf de la guerre. Le dernier appel de fonds qui s'est terminé le 11 janvier 2011, a récolté quelques 16 millions de dollars. Cette récolte est le double du précédent appel de 2008.
Un don vous verra recevoir par retour de courrier: "Your donation celebrates everything Wikipedia and its sister sites stand for: the power of information to help people live better lives, and the importance of sharing, freedom, learning and discovery. Thank you so much for helping to keep these projects freely available for their more than 400 million monthly readers around the world. Your money supports technology and people. The Wikimedia Foundation develops and improves the technology behind Wikipedia and nine other projects, and sustains the infrastructure that keeps them up and running. The Foundation has a staff of about fifty, which provides technical, administrative, legal and outreach support for the global community of volunteers who write and edit Wikipedia. Many people love Wikipedia, but a surprising number don't know it's run by a non-profit. Please help us spread the word by telling a few of your friends.".
Une version papier de Wikipedia a été envisagée. L'idée n'était pas vraiment géniale, pour une encyclopédie on-line en mutation perpétuelle. L'avantage du virtuel, c'est de ne plus figer le temps. Retomber dans le travers du papier et se voir réimprimer ultérieurement à des dates anniversaires, suivrait une idée commerciale. 
Pour cela, des versions vendues sur CDRom ou sur Internet sortent en parallèle chez Larousse, Hachette, Britanica, Universalis et Microsoft avec Encarta existent.
Les encyclopédies d'antan plus tangibles, moins dépendantes d'une connexion Internet, subsisteront. "Wikipedia Information hub or ruthless killer".
En 2010, selon Alexa Internet, l'encyclopédie libre Wikipedia est le plus consulté de tous les wikis. WikiMatrix permet de comparer les wiki entre eux.
"J'ai toujours connu Wikipedia avec un déficit de femmes. Et alors?"
Wikipedia peut être suivi via le blog, par Twitter ou par Facebook.
Prochaine étape, Wikipedia s'attaquerait à l'Inde, est-il dit dans ma gazette. Bizarre que ce ne soit pas déjà le cas. En attendant, Wikipedia s'installe au Chateau de Versailles. "La querelle des Anciens et des Modernes n'a plus lieu d'être" quand l'information en ligne est alimentée de visu sur place. 
"Trois savoirs gouvernent le monde : le savoir, le savoir-vivre et le savoir-faire, mais le dernier souvent tient lieu des deux autres.", disait Charles Cahier du "savoir", ce que Talleyrand, reprenait la citation et la déclinait autrement par "les deux derniers dispensent assez bien du premier".
"Maintenant, je sais qu'on ne sait jamais", chantait Gabin.
Mais, à l'époque, il ne connaissait pas Wikipedia.
Le SEO Genius a jeté un coup d'oeil vers lui dans le ciel.
Depuis il sait...
L'enfoiré,
Mise à jour 19/07/2012 : Wikipedia cherche des mises à jour.Une conférence organisée à Washington pour discuter de son avenir. L'encyclopédie à plus de 11 ans et cherche à se renouveler parce qu'il montre ses première rides. Un élixir de jeunesse est nécessaire. Perte de collaborateur bénévole en langue anglaise. Plus que 30.000 en 2012 comme l'indique Wikistream. Heureusement en français, en espagnol, en polonais,... c'est un gain. Peut-être en cause la complexité de l'éditeur, le mauvais acceuil des nouveaux, la délation, le dénigrement qui altèrent la liberté de parole. 285 langues, 22 millions d'articles à maintenir.
Citations:
- "On nous a dit qu’un million de singes tapant sur un million de claviers pourraient produire les œuvres complètes de Shakespeare; maintenant, grâce à Wikipédia, nous savons que ce n’est pas vrai.", Jérome Bonaldi
- "Le but d'une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre; d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de les transmettre aux hommes qui viendront après nous.", Denis Diderot
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