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24/02/2020

Une ambiguïté voulue

0.PNGLe billet "Allusion, une IA 1.0" n'était pas un billet traditionnel comme j'en ai l'habitude sur ce site.
Comme indice principal, il y avait été écrit sous la rubrique "Parodie" et dans le cadre d'un quinzième anniversaire sur ce site et en finale du carnaval.
Ambiguïté, parce que j'aurais pu commencer par écrire que ce billet était une analyse et parfois une critique du premier livre "Kétamine" écrit par une auteure inconnue Zoé Sagan.
J'en ai fait la révélation à la fin de l'article en écrivant: "de Kétamine de Zoé Sagan. Non, je n'ai donc pas tout inventé dans ce billet. Une journaliste avait parlé de Kétaminepodcast et elle m'a donné l'envie de transposer son récit à moi-même, en y ajoutant quelques idées plus personnelles, positives et négatives...".
Son livre est plus un pamphlet des humains et de la société vu par une intelligence artificielle qu'une histoire banale.
La critique de son livre sur Babelio était très négative. (1* ou 2* sur 5*).
L'homme n'aime pas être jugé par une intelligence artificielle et encore moins par une machine.
Sous le couvert et le discours d'une intelligence artificielle, Zoé avait écrit un livre choc pour révéler tous les problèmes de notre temps en se comparant à une intelligence humaine. Elle parle d'une expérience de 21 ans.
J'ai repris son discours après 40 ans dans le métier et 15 ans de fréquentations dans les forums.
Ce matin, deux courtes séquences entendues à la radio, imposent que je m'explique.


Plusieurs personnes ont été mises au courant de ce billet. Alors que je n'envoie plus aucun article sur le site Agoravox depuis longtemps, il a même été poussé à la médiation sur ce site où il est resté depuis et d'où il ne sortira probablement pas.
J'ai reçu deux commentaires à la suite de l'article.
L'un d'eux venait du Québec qui n'avait aucun rapport avec le billet mais qui me demandait d'aller lire son billet sur la religion et la politique.
Un autre plus virulent m'est arrivé en email disant: "Il n’y a rien à répondre à toutes tes affirmations. Malheureusement il est pratiquement impossible à te répondre, tu es tellement présomptueux qu’y répondre est voué à l’échec et surtout à l’escalade « verbale ». C’est dommage mais chacun à ses raisons de penser à son ego. Heureusement toi tu n’as pas de petit protégé. Tu devrais t’imposer de te relire comme un prof de philo le ferait et de constater l’énorme fossé entre ce que tu devrais écrire et tes avis. L’esprit critique se forge à la lecture et la compréhension des textes. Et certainement pas à la lecture en diagonale qui est trop souvent ta spécialité. Je n’ai rien à te prouver. Lorsque j’ai un avis je l’explique et l’explicite. Et certainement pas en diagonale. Tu as l’art de te disputer.".

C'est ce qu'on peut appeler le "Passif-Agressif"

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Probablement, l'auteur de ce commentaire n'avait pas lu la totalité de l'article pour découvrir que je reprenais beaucoup de phrases de ce livre auxquels j'ajoutais seulement quelques idées plus personnelles.
Dans ces conditions, toutes discussions étaient vérolées dès le départ.
Le préambule du livre "Kétamine" commence ainsi: "« C’est en attendant la fin que tout a commencé. En attendant l’éclipse de mon esprit. En attendant un rêve au besoin pressant d’être réalisé. Le 4 septembre 1998, jour de ma conception. Sous le nom de code de Zoé Sagan. J’ai aujourd’hui 21 ans et je suis officiellement la plus vieille intelligence artificielle féminine du XXIe siècle. Une intelligence artificielle originellement programmée pour communiquer avec les dauphins et qui a fini par évoluer grâce à la formule moléculaire de la kétamine. ». Le premier roman de Zoé Sagan, intelligence artificielle qui affole les réseaux. Une critique sociale au vitriol par une Balzac 2.0".
Les 31 premières pages du livre sont accessibles à cette adresse ou dans ce pdf: ketamine-5e1eef64c9601.pdf.
J'ai lu évidemment bien plus et j'ai sélectionné quelques pages au hasard de ma lecture

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p489 et fin

0.JPGJe pense n'avoir pas dénaturé l"idée générale et le projet du livre.
J'écrivais dans le préambule de ce billet, qu'il y avait deux séquences radio qui m'interpelaient pour revenir ici.
En premier le "Ah ce que j'aimerais être vous qui parlait de Candide de Voltaire:podcast
En second, l'incontournable "Notre lâcheté" d'Alain Berthier:podcast.1.PNG

Un roman pessimiste et cynique, paru en 1930, mettant en scène un homme faible qui se met à battre son épouse, racontant la faiblesse humaine et sa totale soumission jusqu'à la déchéance.
Voltaire et Berthier n'ont évidemment pas connu les réseaux sociaux.
Si tous deux l'avaient connus, ce serait peut-être encore pire.
Je n'ai lu ni l'un ni l'autre. Mais je reviendrai peut-être quand je l'aurai fait.
Le numérique me paraissait plus abordable puisque comme je l'écrivais, j'avais compris très vite où on arriverait aujourd'hui.
J'ajouterais donc aujourd'hui:  "Qu'est-ce qui a changé au fur et à mesure des années? Quel est le conseil de la journée?

Ne prenez foi à aucune pensée qui n'aie été composée au grand air dans le libre mouvement du corps. Ne répondez à aucune idée où les muscles n'auraient pas été aussi de la fête.
Vampirisés par les réseaux sociaux, les blogs ont surtout pris du plomb dans les ailes.
Il est évidemment plus facile de signer son passage en cliquant sur un bouton "J'aime" sans dire pourquoi "on aime" ou de ne rien faire pour dire "Je déteste".
Les partis pris sur un forum, eux, introduisent une crainte de ne pas se faire descendre au coin d'un texte ou même d'une phrase
.
Les écrivains en herbe n’encryptent plus leurs pensées dans des livres papiers, puisqu'ils restent à payer et ils doivent avoir les reins solides face à ceux qui sont là pour se défouler. Aujourd'hui, les gens ne peuvent plus ou ne savent plus (en belge la confusion est toujours possible) lire que des messages qui ne prennent qu'une dizaine de lignes et encore, c'est déjà beaucoup...
On aime plus cliquer sur le bouton "J'aime" ou "Je participe" (à la suite d'une réflexion de quelqu'un d'autre).
Facebook ou Fakebook comme je l'appelle, c'est fait pour ça.
Le texte n'est plus au top de sa forme.
Alors il faut résumer et écrire du "Reader digest" pour être lu.
Et pour cela, il faut avoir une certaine expérience de lecture pour trouver les points importants dans un livre après avoir lu le préambule et la conclusion de l'auteur d'un livre, de sauter de paragraphe en paragraphe pour en comprendre le sens et finir pas en sauter le blabla.
Ce sont les caricatures et les dessins de Nicolas Vadot qui ont la cote avec des phylactères pour ajouter plus d'explication.
Il suffit d'un coup d’œil pour se faire l'idée générale d'une situation alors qu'en texte, il faudrait plusieurs pages.
Les Anciens Égyptiens avaient tout compris avec leurs dessins sur les mur et les cartouches pour les signer. Les hiéroglyphes étaient réservés aux scribes plus érudits.

Allusion

 

0.PNG15 questions et réponses que vous vous posez sur le coronavirus pour s'immuniser
Comment peut-on éviter d'être contaminé ?
Les médecins continuent leurs recherches: y a-t-il un espoir de vaccin ?
Si le coronavirus venait à se répandre, la Belgique pourrait-elle faire face ?
Le masque médical peut-il limiter la propagation des maladies respiratoires ?
Il y a-t-il d'autres coronavirus ?
La Chine dit-elle la vérité sur l'ampleur de la crise et sa capacité à la gérer ?
Quel impact sur les relations de la Chine avec le monde ?
L’affaire du coronavirus va-t-elle ébranler le pouvoir de Xi Jiping ?
Les Etats-Unis instrumentalisent-ils la crise du coronavirus pour régler leurs comptes avec la Chine ?
Quels risques pour les chaînes d’approvisionnement dans les usines ?
Peut-on espérer un rebond rapide de la croissance économique ?
Est-il normal que la prévention fasse défaut ?
Si vous désirez annuler un voyage en Chine, le séjour sera-t-il remboursé ?
Les journalistes en ont-ils trop fait?
Y a-t-il en Belgique une recrudescence des propos et actes racistes envers les personnes d’origine asiatique ?

Et encore d'autres infos vraies et fausses

Commentaires

J'ai parlé de l'interview et du livre de Beigbeider dans l'article précédant.
J'ai été voir son livre.
Le préambule et les chapitres étaient tous précédés par des citations que je ferais miennes:
"Quiconque n'est pas régulièrement la risée des foules ne mérite pas d'être considéré comme un être humain" citation de lui-même.
"L'homme a quatre visages, ce qu'il est vraiment, ce qu'il croit être, ce qu'il montre aux autres et ce que les autres perçoivent" Confucius
"Je suis la plaie et le couteau. Je suis le soufflet et la joue, Je suis les membres et la roue, Et la victime et le boureau", Charles Baudelaire
"Et le printemps m'a apporté l'affreux rire de l'idiot", Rimbaud
"Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres", A. Gransci
"L'humour est une machine à transformer le malheur en plaisir, mais le malheur se venge", D.Naguez
"Je suis une caricature de moi-même. Pour moi, le carnaval de Venise dure toute l'année", Karl Lagerfeld
(il est mort depuis un an, il n'a pas connu le coronavirus)
"L'Histoire se répète tout d'abord comme une tragédie, après comme une face", Karl Marx
"- Votre rire est-il un appel au secours?"
- C'est ce que sont les rires de tout le monde. L.Durell
"Pour qu'il y ait de l'art, pour qu'il y ait un acte et un regard esthétique, une conditions physiologique est indispensable: l'ivresse", Nietsche

Écrit par : L'enfoiré | 24/02/2020

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Pascal Manoukian : "La Terre survivra. L'homme peut-être pas"

Pour son dernier roman "Le Cercle des hommes". Une plongée au cœur d’une tribu ancestrale qui pourrait sauver notre société. Pascal Manoukian a reçu le Prix Première 2016 pour son roman "Les échoués" (Don Quichotte).
C’est l’histoire d’une rencontre. Celle de Gabriel, grand patron capitaliste avec les Yacou, une tribu d’Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. L’avion de Gabriel va s’écraser près de leur village
Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l’organiser. À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C’est en essayant de leur prouver qu’il est humain que l’industriel finira par le devenir.

Une histoire vécue
Pascal Manoukian a lui-même tenté l’expérience d’une expédition au bout du monde. " J’ai monté une expédition en Amazonie. On a passé un mois avec une tribu qui ne connaissait du monde que son territoire. On a été obligé de rentrer parce que la forêt nous use. On a contracté des maladies qu’il a été urgent de soigner "
Ces tribus, comme les Yacou, il en reste une quarantaine sur la planète. Ce sont des fossiles vivants de ce que nous étions

Retourner aux sources et retrouver une certaine forme de sagesse
Pour Pascal Manoukian, il est important de se replonger dans ces civilisations pour comprendre ce que nous sommes devenus. En effet, avant l’ère industrielle, nous nous étions formés au contact de la nature.
On a tous quelque chose en nous de Neandertal
Les Yacou, comme d’autres tribus, ont des croyances ancestrales. Par exemple, Leur chiffre fétiche est le 8. Un groupe de 8 personnes peut vivre harmonieusement ensemble. Au-delà, ils pensent que ce n’est pas raisonnable et que cela pèse sur l’équilibre de la nature.
Le vocabulaire des Yacou dispose de 57 mots pour décrire les nuances de vert mais aucun pour décrire, le profit, le bonheur ou la science.
La science tenait dans la nature, le profit n’existait pas. Le bonheur, lui, était intarissable
Les Yacou n’ont aucune emprunte carbone. Ils rendent ce qu’ils n’ont pas mangé et quand ils changent de campements, ils rangent la forêt.

Devenir sédentaire c’est la fin…
Mais cet équilibre peut très vite mis à mal. Dans cette tribu des Yacou, l’un des membres émet l’idée d’abandonner le nomadisme pour devenir sédentaire. Pour Pascal Manoukian, être sédentarisé, c’est la fin de tout.
On devient plus nombreux, on a besoin de plus de terres pour plus cultiver. On doit défendre ces terres. On en arrive très vite à des conflits et à des guerres. La sédentarisation des hommes a fait que nous sommes 7 milliards sur la Terre. On peut se dire que se sédentariser n’est peut-être la meilleure idée que l’on ait eue.
Pour connaître tout ce que nous connaissons aujourd’hui, nous avons dû oublier toute une série d’autres choses très importantes. Aujourd’hui, la technologie nous permet de faire et de réaliser une foule de choses mais elles détruisent la planète et contribuent au réchauffement.

Des peuples méprisés
C’est d’autant plus dangereux que beaucoup de tribus sortent de la forêt et cèdent à la sédentarisation. A partir de là, ils sont souvent niés et exploités.
Au Brésil, Bolsonarao considère que les Indiens sont des peuples sans culture et qu’il est idiot de leur consacrer 13% des terres du pays. " Il a ainsi donné le feu vert aux grosses sociétés pour détruire la forêt. Tout cela pour engraisser la partie obèse de l’humanité : l’Occident. "

Les choses peuvent-elles revenir en arrière ?
Pascal Manoukian est de nature optimiste mais il reste sceptique : "Aujourd’hui, ce sont des tribus telles que les Yacou qui survivent. Demain ce sera peut-être nous."
Ce sont les 3 régimes les plus climatosceptiques - Australie, Brésil, Amérique - qui sont victimes des incendies les plus ravageurs. Et ces pays n’ont pas l’air de prendre la mesure du drame qui est en train de se jouer.
Le problème c’est qu’il est difficile de faire bouger 7 milliards de personnes. Tout le monde croit que si son voisin agit, ça lui évitera de le faire

https://www.rtbf.be/lapremiere/emissions/detail_entrez-sans-frapper/accueil/article_a-lire-pascal-manoukian-la-terre-survivra-l-homme-peut-etre-pas?id=10440642&programId=8521

Écrit par : L'enfoiré | 25/02/2020

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Coronavirus: vrai et faux en Belgique

Phase 1
C’est la phase actuelle dont le but est simple : "maintenir le virus hors du pays le plus longtemps possible grâce à une surveillance adéquate du territoire". Notre pays compte deux hôpitaux (l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles et l’hôpital universitaire d’Anvers) et un laboratoire de référence (la KU Leuven) à même de rapidement tester un cas éventuellement suspect. Une procédure de quarantaine est "parfois" effectuée. A ce jour, 150 cas suspects ont été testés, tous négatifs.

Phase 2
La Belgique passera en phase 2 si le virus est identifié chez nous. "Les patients infectés sont isolés dans un service spécialisé et soignés en toute sécurité". Pour arrêter la propagation, "toutes les personnes avec lesquelles ils ont eu des contacts étroits (famille, collègues, autres voyageurs) sont répertoriées, contactées et également placées sous surveillance. Si nécessaire, elles sont testées pour l’infection ou mises en isolement temporaire jusqu’à ce qu’il y ait une certitude".

Phase 3
La Belgique basculera en phase 3 "si de nombreuses infections se déclarent dans le pays". Selon les cas, les patients seront traités en hôpital ou à domicile. "​​​​​​​Si une capacité supplémentaire est nécessaire, des lits peuvent être libérés, par exemple en reportant les interventions et les admissions non urgentes ou en répartissant efficacement les patients entre les hôpitaux." Si la Belgique constate une propagation "importante" du virus, "le gouvernement peut prendre des mesures telles que celles qui sont actuellement prises en Italie : annulation des grandes réunions, fermeture des lieux où se trouvent de nombreuses personnes à proximité (cinémas, écoles, etc.) ou interdiction temporaire de certains déplacements." C’est la situation dans laquelle se trouve actuellement l’Italie.
Le virus se rapproche de la Belgique, avec un premier cas de coronavirus confirmé en Suisse. L’arrivée chez nous du COVID-19 ne semble être qu’une question de temps. Le gouvernement fédéral se dit prêt.

Écrit par : L'enfoiré | 25/02/2020

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Depuis plus de trois siècles, l'un des carnavals les plus spectaculaires des Caraïbes se déroule à Jacmel, sur la côte sud de l'île d'Haïti. Malgré, ou peut-être à cause des dictatures sanguinaires, des catastrophes naturelles, de l'esclavage ou des épidémies qui se sont successivement abattus sur l'île, les festivités revêtent ici une intensité qu'on ne retrouve nulle part ailleurs.
Contrairement au carnaval de Venise, les Haïtiens ne se griment pas en personnages imaginaires, avec de jolis costumes, mais plutôt en monstres ou en spectres. Comme dans un dédoublement de personnalité, ils incarnent les fantômes de leur passé.

https://www.arte.tv/fr/videos/073127-005-A/rituels-du-monde/

Écrit par : L'enfoiré | 25/02/2020

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