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21/10/2017

Tu te pointes ou tu te retires

0.JPGAprès la dépendance vis-à-vis de la mobilité, voici celle de l'information.

Dernièrement, je recevais un eMail qui disait "Incroyable, je suis accro à mon smartphones! Je m'en suis rendu compte quand je ne recevais aucun mail. J'ai passé ma soirée à tout éteindre et tout redémarrer à faire des mises à jour à nettoyer impossible de trouver une solution . Hier pareil mais là j'ai lu que ma messagerie avait bugué et qu'il avait fallu 24h pour trouver une solution J'ai donc reçu mes mails hier dans le désordre la conclusion finale je suis dépendante de cette technologie ...alors que je pensais faire partie du résistant noyau".


Pourquoi?

La réponse se trouve dans un billet de Olivier de Conihout: "Be curious !". 

Écrit sur LinkedIn, il a, de ce fait, a un fond dirigé sur l'emploi et appelle pour travailler son employabilité.

Quelques idées maitresses subsistent en dehors de la vie active.

Son billet commence ainsi:

- Que dois-je devenir ?

- Un curieux.

- Ce n'est pas un métier.

- Ce n'est pas encore un métier. Voyagez, écrivez, apprenez à vivre partout.

La preuve de curiosité, c'est vouloir toujours apprendre, se confronter à la nouveauté sans tenir compte des expériences positives ou négatives du passé, se questionner, instiller la connaissance suffisante pour poser des questions et innover, avoir la vision la plus globale possible, travailler sur soi et se renouveler. Parler plusieurs langues: le français, l’anglais, une troisième langue et le digital. Se remettre en cause à tout instant. Écouter, comprendre, s'adapter aux modes de fonctionnement qui ne sont pas forcément les nôtres".

Je partage parfaitement cette vision de survol généraliste des choses des choses de la vie. Cela ne veut pas dire que je veuille en devenir un expert, mais au moins, cela permet  avec un certain recul de ne pas être innocent en face de ces experts qui parlent dans leur jargon.

Les médias se sont multipliés. Les journaux, la radio, la télé ne sont plus les transits uniques de l'information. Les eMails permettaient de me tenir au courant au boulot et de ce qui se tramait dans la société qui m'employait.  

 

Avant:

Un vieil article de 2005, intitulé "Reçu ou compris cinq sur cinq?" parlait du trop plein d'informations qui transitaient sous forme ces de "eMails" (courriels pour parler français) pendant ma vie active.

Lire une foule de mails avant de commencer la journée de travail avec un ratio assez faible de courriels réellement impactant la fonction pour laquelle l'employé était engagé. Perte de temps, perte d'efficacité face à l’abondance et arriver à l’indigestion d’informations. Une heure par jour est presque devenu un minimum pour lire les emails et décider d'y répondre ou non.

Les questions posées :

  • L’info est-elle appropriée et judicieuse ?
  • Touche-t-elle la bonne personne ?
  • Faisons-nous suffisamment attention à la fiabilité, à la valeur de nos messages et à la destination de celles que l'on retransmet à quelqu'un ?

Des critères pour établir la valeur informative intrinsèque et sa pérennité devait correspondre avec une action relative à l'importance ou l'urgence de l'information.

Un agenda imbriquait les infos privées ou professionnel selon une "matrice Eisenhower".

Des boucles de ping-pong commençaient alors dans un ‘tchat room’ avec attachements multiples justificatifs en suivant la filière des listes de réceptionnaires.

Aujourd'hui

Les emails n'ont plus vraiment la cote. Ce sont les réseaux sociaux comme Facebook, Snapchat & Co qui monopolisent les heures avec le risque de perte de toute concentration qui par l'obligation d'immédiateté de devoir instinctivement y répondre.

Les types de diffusions de l'information par les médias se sont élargis par le Web.

La manière d'y accéder aussi. Ce n'est plus via un PC mais par l'intermédiaire d'un iPhone ou Smartphone.

C'est à dire que ce n'est plus à l'aide de ses dix doigts mais avec le jeu des pouces.

Comment mieux gérer ses eMail sur iPhone? une article dans lequel 15 astuces sont citées.

Ce qui est nouveau, sera dans mis en couleur différents:

Astuces très spécifiques pour petit-expert qui s'ignore... 

Le filtre des "spams" (pollupostages ou pourriels) a résolu une partie des plus gros problèmes dans presque tous les outils d'eMails actuels.

Le Time management est bien plus important et passe d'office irrémédiablement par une phase de recherche de priorités à classer les eMails selon leur urgence ou leur importance que l'on leur accorde et ces deux points de vue, ne vont plus nécessairement de pair. Le stress vient de cette ignorance.

La "to-do list", gérée électroniquement ensuite continue le processus d'apaisement devant un trop grand nombre de tâches par une balance très fine pour augmenter l'efficacité ou gagner en productivité.

Le savoir donne toujours le pouvoir mais il ne se propage plus de la même façon.

Cette semaine, beaucoup de nouvelles angoissantes sur cette distribution de l'information depuis que les informations empruntent d'autres chemins de traverses de plus en plus sophistiqués et sujets à caution.

  1. Une faille dans le Wifipodcast
  2. La perte de sommeilpodcast
  3. Les "fakenews" (fausses informations)podcast

 

Le QI de Donald Trump fixé à 150 mais dont il ne se sert que de la moitié

et de ses tweets en fakenews

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Il faut donc peut-être faire une autocritique de la circulation des informations.

 

La conservation des informations dans le temps

Récemment, j'ai atteint la limite permise par Gmail qui rassemblait mes eMails, mes photos et mes vidéos. Trop conservateur, quoi...

Cette conservation me permettait de remonter dans le temps pour retrouver une idée. Obligation de réduire la voilure du passé...

Ma première solution fut de supprimer les eMails ayant des fichiers attachés qui prennent souvent plus de place que les textes seuls.

 

La nouvelle méthodologie de l'information

Les eMails utilisent la méthode décrite en anglais par "PUSH" (pousser)

Des tentatives de centralisations d'une information centralisée ou d'un projet à suivre par la méthode "PULL" ("tirer") apparaissent dans les forums, Facebook et Google+.

Suivre un projet demande un logiciel spécifique qui peut s'appeler "Projets" ou autrement.

Pendant plus de douze années de blog, j'envoyais à certaines personnes un email de news (de nouvelles) mensuelles avec le message que les réceptionnaires pouvaient demander de s'extraire de la liste.

Cette méthode PUSH a ét remplacée par celle du PULL en demandant aux lecterus éventuels de s'inscrire sur le blog s'ils désiraient poursuivre l'échange d'informations.

L'Echo en parlait dans son journal du 21 septembre dernier. 

Le logiciel "SLACK" de  Steward Butterfield répond à ce besoin de centralisation. Il était annoncé que le logiciel avait été traduit de l'anglais en français et en espagnol.

"Pourquoi Stack attire les convoitises"

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Des fakenews aux trolls sur les forums

Un forum est un réseau social comme un autre où chacun pourrait avoir une idée transversale qui dévie de l'article initial. L'article peut ainsi devenir un prétexte à discussions.

Cet échange peut être même profitable au rédacteur initial et aux commentateurs.

Les différences de points de vue de chacun et même les déviances du sujet initial,  apportent tout l'intérêt d'un débat.

Dans l'article "Les petits lutins ont encore frappé", Philippe, une connaissance personnelle dont j'ai parlé dans ce billet., se plaignait des trolls.

Wiki dit: "Le troll vise à générer des polémiques par des messages, par un débat conflictuel en créant artificiellement une controverse pour focaliser l'attention par un jugement subjectif sciemment perturbateur et une argumentation caricaturale et récurrente dans le but de nuire sous une forme 'négative' et 'positive'. Jonathan Bishop le caractérisait « Il fut un temps ou le trolling se définissait par ‘trolling for the lol’, mais Anonymous a créé le ‘trolling for the lulz’ pour justifier une tendance à harceler des individus pour leur propre plaisir malsain » Le « flaming » consiste en l'envoi de messages délibérément hostiles et insultants avec l'intention de créer un conflit. Un troll 'intelligent' sur Wikipédia utilise un design de message dans lequel aucune émotion ne transparaît et où le message doit paraître vrai, afin de ne pas être supprimé même s'il utilise un faux contexte pour pousser le lecteur vers ses propres conclusions qui sont souvent à l'avantage d'une entité bien définie.".

Alors là, j'ai recherché ce qui faisait partie de trolls ou de flaming à la suite de ses articles.

A la moindre attaque, dénigrer l'autre en le désignant comme troll, c'est refuser l'échange de tout ce qui n'est pas dans la même ligne de sa pensée.

C'est vrai, il y a de vrai "trolls" plutôt "flaming" alors. Mais on les repère très vite. Ils sont partout et tirent sur tout ce qui bouge au tire-pipe. Les détrôner est facile sans même se fâcher. Juste un peu d'imagination suffit pour les dévisser de leur piédestal..

Quand son but est d'écrire pour se faire connaitre et laisser des traces de son passage, être discrédité par des commentaires, fait partie du jeu.

Dans cet esprit de "se faire connaitre et de laisser une trace de soi à la postérité, le récit de la biographie de George Michaelpodcastest dans la note.

Autant rester sur son blog, si on ne veut pas se faire torpiller.

Thomas Gunzig disait dans son Café serré qu'il a fait la découverte d'un truc de fou: "dans la vie, c'est chacun ses goûts":podcast "en matière de priorité politique, c'est aussi ainsi. Des trucs que les uns aiment faire et que les autres n'aiment pas faire, des trucs importants pour les uns et secondaires pour les autres, des trucs qui excitent et des trucs qui emmerdent".

Etienne Moulron dont j'avais déjà parlé et qui voudrait créer un musée de l'humour de Cluny avait écrit hier à l'adresse d'un interlocuteur: "Gilbert Rozon, avec ton incroyable talent, pourquoi ne t’es-tu pas contenté de nous harceler passionnément avec l’humour; l’humour seulement, l’humour dont nous avons tant besoin, pour le seul amour de l’humour ?" avant de parler du musée de l'humour de Montréal..

0.JPG"Harceler", un mot à la mode utilisé avec l'affaire Weinstein.

Le Web est un sous-système de la vie réelle.

0.JPGIl a un gros avantage: pouvoir harceler peut-être,  mais sans attouchements physiques et donc sans mal physique.

Il suffit de retirer la prise.

Charlotte Dekoker en parlait hier avec un sketch humoristique "Montrez-moi vos seins"podcast

0.JPGElle a raison, les psychologues disent que pour élever un enfant, il y a l'amour et la frustration.

Tant qu'on est tous frustrés ensembles que ce soit par les infos, par le Web, par les trolls et les fakenews, il n'y aura pas réellement de gros dégueulasses consentants.

Tout est trop sexué à notre époque de l'information.

Avec elle et ce qu'on entend, voit ou lit, on mourra peut-être moins bête, mais on mourra quand même.

Merci Harvey pour avoir réveillé les instincts de protection

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Il y aura seulement des gens qui différents, pensent autrement, ne se feront pas de crampes d'estomac puisque les trolleybus virtuels sont tous "virtuellement vôtres". On y monte et on en descend  quand on veut .

 

Conclusion:

Pour contrer les "trolls", les fakenews et les arnaques en tous genres qui sautent la barrière des spams, l'esprit critique est devenu la pierre angulaire de l'information en général.

Ne rien prendre pour argent comptant.

Recouper les sources d'informations est aujourd'hui un "must".

L'avenir reste toujours au curieux de tout mais avec circonspection et une prudence de Sioux.

C'est comme à la pétanque, tu pointes avec ta boule ou tu tires en faisant sauter celle de ton adversaire...

Pas d'autres formes de procès.

Croire est une question de fantasmes et de religions mais pas d'information.

La vie est tellement complexe que quand on prend du recul sur le temps, on la simplifie pour ne pas la jeter à la poubelle avec la boîte de Pandore.

En 1968, sortait le film de Michel Audiard

"Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages".

C'est encore plus vrai aujourd'hui.


 

Eriofne

 

Citations cultes du film:

- Attention! J'ai le glaive vengeur et le bras séculier! L'aigle va fondre sur la vieille buse!... 

- Un peu chouette comme métaphore,

- C'est pas une métaphore, c'est une périphrase.

- Fais pas chier!... 

- Ça, c'est une métaphore.

- Debout, face au mur et les paluches en l'air... que j'les vois bien.

On est chargé à la magnum. Si vous bougez seulement les oreilles, on vous coupe par le milieu.

La connerie à ce point-là, moi, j'dis qu'ça devient gênant.

Commentaires

Esprit critique à aiguiser au couteau ......c'est indispensable!
L'IA est séduisante , agréable , ouvre tous les horizons mais elle est dans toutes les mains et tout le monde ne sait pas faire le tri.
Chaque recherche sur internet rejoint les masses de données et permet de tracer un profil pour chaque utilisateur d'ou la publicité ciblée qui apparaît sur les sites consultés.
On laisse des traces continuellement à chaque passage......
Il y a une course folle vers" toujours plus " sans stabiliser et sans permettre à tout le monde de s'adapter.
Petit à petit le train va laisser sur le coté de plus en plus de monde et continuera avec les plus experts .
En résumé les moins performants feront des conneries et les doués vont les récupérer.

Écrit par : Leopoldine | 22/10/2017

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L'esprit critique est le seul esprit qui nous sauvera de la connerie.
Il faut le faire le plus possible avec l'humour.
Cela passe bien mieux.
Chercher le "toujours plus" n'est pas un véritable problème, à condition qu'il s'accompagne de toujours mieux.
Le numérique n'a rien d'un mouvement socialisme, mais se trouve bien plus près d'un mouvement écologique

Écrit par : L'enfoiré | 22/10/2017

Oubliez les ‘fake news’ : le vrai problème de notre temps, c’est la partialité des informations

On a beaucoup parlé du phénomène des « fake news », qui se répandent rapidement, souvent sur les médias sociaux ou d’autres plates-formes en ligne. Mais selon Koichi Hamada, professeur émérite à l’université de Yale, et conseiller du Premier ministre japonais Shinzo Abe, il ne s’agit pourtant pas de la plus grande menace. Il estime en effet que les informations partiales sont bien plus efficaces pour orienter l’avis des lecteurs, et éventuellement, les dresser contre leurs dirigeants politiques.
Hamada rappelle que récemment, des journalistes d’une émission de télévision japonaise associée à un journal à tendance libérale l’avaient contacté pour obtenir une interview à propos de la stratégie économique adoptée par le Premier ministre Abe, les « Abenomics ». Au cours de l’interview, qui a duré environ une heure, Hamada a souligné la réussite de cette politique, même si le gouvernement d’Abe avait été confronté à des difficultés d’ordre politique. Mais lorsque l’émission a été diffusée, il a eu la désagréable surprise de constater que son intervention avait été réduite à 2 minutes, concentrées sur les défis politiques du Premier ministre japonais, plutôt que ses succès économiques.
Heureusement, au Japon, les électeurs n’ont pas été influencés par ce type de reportage. Mais il n’en va pas de même aux États-Unis, où les articles tendancieux véhiculés sur les médias sociaux ont eu un effet très puissant sur les électeurs. En particulier, ils ont très fortement accentué la polarisation de la politique.
Le président américain Donald Trump lui-même n’est pas une victime innocente de la partialité des médias, juge Hamada. « Mais le cas de la politique américaine aujourd’hui souligne le besoin des électeurs du monde entier de disposer de comptes-rendus objectifs et complets de ce qui se passe dans leur pays et dans le monde. Seulement à ce moment-là pourront-ils être réellement capables de faire des choix éclairés à propos de leur avenir collectif, comme un système démocratique l’exige ».

Les piliers de la crétinisation
La partialité des informations est aussi l’un des « 7 piliers de la crétinisation » décrits par Maxime Tandonnet sur son blog personnel. Tandonnet est un essayiste et haut fonctionnaire français. Les partis pris délibérés de l’information relèvent selon lui du pilier de « La propagande idéologique assumée » :
« L’impartialité, l’honnêteté intellectuelle, le pluralisme et le débat d’idées sont des principes surannés. Toute présentation des choses est forcément partiale ou « engagée », (sur l’immigration, l’Europe, la France, la sécurité, l’économie, l’éducation) la mission du monde médiatique n’est pas de fournir des éléments de réflexion, mais de forger et forcer l’opinion, la mettre sur le chemin du supposé « bien ». Les faits s’effacent devant le message idéologique. »
Ce pilier peut être combiné à un autre pilier, celui de « la diabolisation positive » :
« La société médiatique a besoin d’épouvantails pour imposer ses codes et ses valeurs, de contre-modèle auxquels assimiler toute pensée ou ressenti divergeant de la norme ».
Ainsi la diabolisation du parti d’extrême droite Front National a deux aspects, explique Tandonnet. En exploitant les moindres faux-pas du parti, les médias assurent sa présence constante dans l’actualité, tout en l’ostracisant en permanence. Il y a donc une ambiguïté, puisqu’ils en font la publicité tout en le proscrivant.
Mais ces 2 principes ne peuvent fonctionner qu’en raison de l’existence d’un 3e pilier, « La table rase ».
Pour que la manipulation opère, il faut « que les individus soient privés d’un socle de connaissances et de références personnelles ». En particulier, les épisodes historiques impliquant les tragédies de l’histoire dans lesquels le conformisme a été une composante essentielle, ou encore les drames historiques liés à des cultes de la personnalité doivent être méconnus et oubliés.
Tandonnet conclut que ces piliers étaient également des caractéristiques des régimes totalitaires du XXe siècle. Il est étonnant de les voir renaître de nos jours alors qu’on les croyait définitivement abolis, note-t-il.

https://fr.express.live/2017/11/06/partialite-informations/

Écrit par : L'enfoiré | 07/11/2017

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