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21/11/2015

Le monde du train belge

Un musée serait le bienvenu pour nous rendre la magie des trains. C'est ce que le nouveau musée "Train World" s'est chargé en voulant être un opéra mettant en scène des trains. Puisque en région bruxelloise nous nous réveillons au niveau 4, le plus élevé d'alerte de la menace sérieuse et imminente, pourquoi pas un moyen de nous relaxer à voir des trains d'antan pour nous faire rêver?

0.jpgQu'entend-on dire au sujet des trains?

Rien ne va plus.

Le train n'aurait plus vraiment la cote non plus.

En fait, blasé, c'est la magie que le train inspirait qui a disparu et a laissé la place à d'autres moyens de locomotion comme l'avion, comme l'automobile, mais qui n'ont, il faut bien le dire, pas moins de points négatifs pour autant.


 

1.jpgChaque moyen de locomotion a ses limites d'utilisation et répondent à un besoin, à une envie de bouger, de voyager. Tous se font concurrence.

Il était constaté dernièrement que les trajets et les horaires étaient mieux respectés, parfois plus réguliers dans le passé. Mais, non... c'est de la pub...

La nouvelle exposition "Train World" s'est ouverte le 24 septembre dernier et venait vraiment bien à propos.

L'émission télé, "C'est du belge" présentait l'ouverture du musée

Un petit sketch français, pour commencer?

Le nouveau musée "Train World" parle plus du lien qui relie le train à la Belgique.

Il compte ainsi accueillir 100.000 visiteurs par an à voyager dans le temps jusqu'à 180 ans en arrière.

Il y a beaucoup d'expositions de trains dans le monde, mais la plupart ne présente que des trains miniatures. Ici, les trains sont à grandeurs réelles. 

Ce ne sont pas moins d'une surface de 80 ares que le musée qui occupe l'ancienne gare de Schaerbeek présente ses machines d'un autre temps dans l'ancienne gare.

Le dessinateur François Schuiten avait envie de présenter des trains, des wagons et des voitures royales grandeur nature dans ce musée avec une mise en scène toute particulière.

Le travail d'équipe a nécessité deux ans par ingénieurs et maquettistes interposés.

Le but était d'en faire autre chose qu'un musée statique, mais un musée dans lequel le visiteur est invité à se retrouver dans le passé, dans une époque pendant laquelle le train était le moyen de locomotion le plus rapide.

Le musée est donc là pour nous faire sortir du train train quotidien. Mettre le visiteur dans l'instabilité du mouvement quand il se voit devant un film qui fait défiler devant lui, les paysages et les tunnels qui se suivent avec sous les pieds une autre vision du placement des rails. 

"Le réseau ferroviaire belge est le plus ancien du continent européen. Il s’est étendu à un train d’enfer. Les secteurs aussi bien public que privé ont apporté leur pierre à l’édifice en investissant dans le développement du réseau et la construction de locomotives. Cinq locomotives à vapeur sont ici mises à l’honneur, dont le Pays de Waes, la plus ancienne locomotive à vapeur conservée en Europe", dit l'annonce de Train World.

Sont présent aussi, deux simulateurs de trains à grandes vitesses, une voiture royale, des trains pour transporter les militaires et aussi, les déportés vers les camps de la mort pendant la guerre.

Certaines machines impressionnent plus que d'autres.

0.jpgLe 5 mai 1835, pour le cinquantième anniversaire,  les locomotives "L'Éléphant", "La Flèche" et "La Stephenson" empruntent la nouvelle ligne Bruxelles-Malines, deux villes qu'elles relieront en une heure. 

Certains spectateurs avaient peur sur les quais en pensant que les voyageurs allaient avoir le sang qui allaient bouillir dans leur corps à cause de la vitesse que prenait ces trains à une cinquante de kilomètres par heure.

Antoon Neuhuys a immortalisé la scène sur un tableau.

1.jpgLa machine Type 12, surnommée "L'Atlantic", est la vedette du musée avec une simulation de fumée sortant de sa cheminée bien représentative.  

En 1939, elle était la locomotive à vapeur, la plus rapide construite en Belgique par Cockerill en service commercial. Avec sa vitesse de 140 km/h, elle a battu ainsi le record de vitesse.

François Schuiten en a fait son sujet principal au travers de ses bandes dessinées.

En 1843, on atteignait 556 kilomètres de voies ferrées sont installées dans des axes N-S et E-O avec Malines au centre.   

Entre 1835 et 1839, 16.000 locomotives de type 12 sortaient d'une trentaine de fabriques belges essentiellement wallonnes dont 10.000 ont été exportées. 

Les maquettes à l'échelle 1/10 de la type 28 qui était utilisée entre 1865 et 1883, de la type 36 entre 1909 et 1914 et bien d'autres.

La force motrice de la vapeur, du diesel et de l'électricité. Tout y est dans ce musée. 

Mais, le temps est très vite apparu comme un problème majeur à cause du train.

Chaque ville fixait l'heure à sa propre convenance en fonction de la position du soleil à l'endroit de chacune d'elles. Eviter les accidents quand il n'y avait qu'une voie pour les deux sens, était devenu vital.

Les trains adoptaient l'heure en fonction de la position du soleil de la ville du départ de leur trajet. Ce qui veut dire qu'il y avait de plus en plus d'heures différentes.

0.jpgCoordonner tout cela, synchroniser le temps est devenu une obligation pour harmoniser les voyages entre deux villes belges aussi peu éloignées l'une de l'autre vu l'étroitesse du pays

Une époque qui a forcé l'homme à découvrir l'importance de l'heure d'une autre manière entre tranches horaires pour unifier le temps par l'utilisation du train. 

Le problème du décalage horaire n'a pas été ressenti par l'usage des avions et du jet flag.

Einstein a été passionné par ce problème de synchronisation au point où il se rencontre que le temps est un problème encore plus fondamental.

0.jpgIsaac Newton avait pensé que le temps se passait de la même manière pour tout le monde en même temps comme une propriété immuable de l'Univers.

Einstein s'est ainsi rendu compte que cette vision était fausse. Le temps se déroulait à des rythmes différents indépendamment de la perception que l'homme en avait.

La connexion entre le temps et l'espace devenait une découverte qu'il fallait comprendre pour aller plus loin. Le mouvement dans l'espace et l'écoulement du temps allaient de pair. 

L'illusion du temps de "Magie du Cosmos"https://picasaweb.google.com/104191234223077588730/Videos#6214412558135842290

Le train a été à l'origine des bouleversements de la science.

1.jpgLe 25 novembre 1915, Albert Einstein publia en 1915 son article sur la Relativité générale. C'est donc exactement l'anniversaire de cent ans, dans quelques jours.

Il avait découvert qu'une horloge bat plus lentement les secondes quand sa vitesse augmente.

Il écrivait à son ami, Arnold Sonmerfeld:

- J'ai vécu ce mois-ci, l'un des moments les plus excitants, les plus acharnés et les plus gratifiants de ma vie". 

Pour nous, serait-ce que nous vieillirions plus lentement avec les secondes s'égraineraient plus lentement. Si nous allions de plus en plus vite, n'est-ce pas une constatation que l'on voudrait voir expérimenter?

 

L'histoire du train commence le 21 février 1804, près de Merthyr Tydfil, au pays de Galles, par la première circulation sur des rails d'une locomotive à vapeur, construite par Richard Trevithick, en Angleterre.

On suppose que les Romains ont pu utiliser un système similaire à des voies ferrées, certaines de leurs routes étant dotées de deux ornières à écartement fixe, très proche de celui de notre voie actuelle.

0.jpgLa première utilisation attestée de chariots sur rails non motorisés remonte à 1550, sous la forme de gravures montrant des wagonnets sur rail dans les mines de Leberthal en Alsace. 

La machine à vapeur et de nombreux systèmes alternatifs ont été utilisés au début, pour faire face au manque de puissance de celle-ci. La traction par chevaux ou par câble et l'utilisation de la simple gravité quand la pente le permettait étaient des méthodes à la fois lentes et hasardeuses ont rapidement pris fin par la traction de locomotive.

Le but du musée est de sortir de l'idée du musée par la magie pour en faire un lieu de voyages et de rêves d'une époque révolue et où l'actualité s'efface sur les rêves mythiques de l'Orient Express avec qui sait, Agatha Christie qui surgirait pour écrire un nouveau roman noir: 

La prose du Transsibérien de Blaise Cendars en parle avec plus calme:

«Or, un vendredi matin, ce fut enfin mon tour. On était en décembre. Et je partis moi aussi pour accompagner le voyageur en bijouterie qui se rendait à Kharbine. Nous avions deux coupés dans l'express et trente quatre coffres de joaillerie de Pforzheim. De la camelote allemande "Made in Germany". Il m'avait habillé de neuf, et en montant dans le train, j'avais perdu un bouton. Je m'en souviens, je m'en souviens, j'y ai souvent pensé depuis. Je couchais sur les coffres et j'étais tout heureux de pouvoir jouer avec le browning nickelé qu'il m'avait aussi donné ».

Tintin et les trains:

 

Le chemin de fer au cinéma remonte au 28 décembre 1895 quand les frères Lumière filmèrent l'arrivée du train à la Ciotat.

La relation entre le train et le cinéma fait l'objet depuis quinze ans d'un festival CinéRail, qui a lieu depuis 2005 à Paris.

Comme tous les moyens de transport, le train joue son va-tout dans la vitesse.

Le TGV a été le pur-sang français, à la fin du 20ème siècle. L'Eurostar a traversé la Manche après un départ assez difficile. 

0.jpgQuand la vitesse a fabriqué "l'Homo tegevicus", tout devient possible. 

Le 21 avril, le train japonnais, le Maglev, à sustentation électromagnétique veut lui voler la vedette avec plus de 600 kms/h effectué en test.

La lévitation magnétique se réalise grâce à des électroaimants placés sur la voie et sous le train, se repoussent pour soulever et entraîner le convoi.

En évitant les frottements sur les rails, et de l'air par un profilage, nous approchons de l'avion.

Pas encore d'énergie solaire pour le train, mais qui sait...

Plus question de végéter avec le train-train, il faut "tégévèter" dans le modernisme tout azimut...  

Alors, en voiture, à bord du Train World....

 

Oui, j'entends siffler le train:

 

... car, on prend toujours un train pour quelque part: 


 

Toutes les photos de Train World 

 

L'enfoiré,

 

Le site de "Train World"

 

Le train jaune des Pyrénées Orientales:
podcastpodcastpodcast 

 

Documentations:

 

Citations:

  • Aujourd’hui rien d'extraordinaire, rien que le train-train du merveilleux…”, François Coupry
  • La seule façon sûre de prendre un train, c'est de manquer le précédent.”, Pierre Daninos
  • Le train, l'automobile du pauvre. Il ne lui manque que de pouvoir aller partout.”, Jules Renard

 

Après le rêve, réveillez-vous, tout le monde descend, accrochez-vous, maintenant nous sommes arrivés à Bruxelles, à la gare du Midi...0.jpg

0.jpgUne semaine après les attentats, Paris vibre au rythme des hommages...

Cinq jours en niveau de menaces OCAMisées au niveau 4: Menace sérieuse et imminente.

« C'est une forme de thérapie, on a besoin d'en parler » ...

Tu parles...

C'est le lock out à Bruxelles au niveau 4 et il n'y a presque plus personne dans les rues.

Tout pourrait avoir été planifié depuis octobre 2005.1.jpg

Alors, que reste-t-il encore une fois: l'humour....

Et cela, il n'en manque pas...

On brouille les pistes sur Twitter avec des chats... avec le hashtag #BrusselsLockdown

0.jpgCar le monde du tourisme surfe aussi sur la même vague.  


Bruno Coppens:
Je slam, tu slam, y slam en grand coran malade :podcast


0.jpgLaurence Bibot
à l'office du tourisme de Bruxelles:podcast


Thomas Gunzig
répond aux enfants "
Le nombre de gros cons est toujours légèrement supérieur au nombre de moins cons...": podcast

0.jpgGuillermot Guiz se payait la tête des vieux: podcast

0.jpgAlex Vizorek : retour au niveau 3, le pire n'est jamais décevant:podcast

 

La semaine suivant Laurence se pose la question de savoir si le Roi porte un caleçon en dessous du peignoir: podcast

Celui-ci se rattrape et se laisse donner la morale par papa...

1.jpg0.jpg 0.jpg





Mise à jour 27 novembre 2015

Présenté par "C'est du belge" ce soir, deux sujets en relation avec le train:

"Quand le train devient hotel"
Le TrainHostel est né près de la gare de Schaerbeek.
Un projet surréaliste, à la belge, commencé en décembre 2012.
Un wagon sur le toit et des compartiments de wagons comme chambre d'hôtel dont les prix varient de 25 à 180 euros. 

Une vidéo est disponible à cette adresse

 

Mise à jour 5 janvier 2016: Deux jours de grèves à la SNCB mais à deux vitesses selon que l'on soit dans le nord ou le sud: podcast

0.jpg1.jpg

Mise à jour 11 janvier 2016: Bruno Coppens nous parle du Belge du bout du monde de Bastogne podcast

 

Mise à jour 26 janvier 2016: L'histoire du train belge:podcastpodcast

0.jpgMise à jour 1 juin 2016: Inauguration du nouveau tunnel ferroviaire au Saint- Gothard. 17 ans de travaux, pour un tunnel de 57 kilomètres.1.jpg

Grève des trains en Belgique, même jour...

 

Commentaires

Vous voulez passer une journée à bord d'un train ancestral ?
Allez à Dorinne ( près de Spontin ) faire une excursion le long de la vallée du Bocq.
Avec un peu de chance, vous pourrez même, certains jours déterminés, voyager à bord d'une vraie loco-vapeur entièrement remise en état et, qui sait, passer quelques minutes en compagnie du machiniste. Il faut presque deux heures pour que la loco arrive à pression.

Écrit par : sapanhine | 21/11/2015

Bonne info.
Je vais en donner d'autres.
Article de photos et de vidéos. la vidéo que je préfère, c'est celle du train Lima-Huancayo. Là, c'est de l'aventure.
Le train est dans tous les coups de figures.
Il y a un manquement dans le musée (à moins que je ne l'ai pas vu) par rapport à l'article: " les trains qu’emportent les déportés vers les camps de la mort pendant la guerre.".
Il aurait ressemblé au wagon de marchandises qui fait partie des photos...
Le point épineux pour les trains: les rails.
Rails que l'on peut facilement détacher pour faire dérailler le train.
Un secret de fabrication de l'article?
Son titre était à l'origine "Les trans ont sifflé plus de trois fois" avec la vidéo du film "Le train sifflera trois fois".
Le film original était trop ancien.
Je prendrai donc cette vidéo pour le rajeunir et rester dans l'ambiance de l'article:
https://www.youtube.com/watch?v=irGE9ZXVTko

Le but de cet article était d'introduire les temps difficiles actuels entre parenthèses.
Aujourd'hui, le Musée Train World est fermé comme tous les autres musées

Écrit par : L'enfoiré | 21/11/2015

Et soudain,
Bruxelles devint un cimetière d’êtres vivants
http://www.lesoir.be/1050118/article/debats/editos/2015-11-21/et-soudain-bruxelles-devint-un-cimetiere-d-etre-vivants

Écrit par : L'enfoiré. | 21/11/2015

Je ne connais pas beaucoup le train.
Mon moyen de déplacement a toujours été la voiture ou l'avion pour aller plus loin.
Mon critère a toujours été aller le plus rapidement possible d'un point A vers un point B pour le moins d'argent!
Mais j'ai gardé la nostalgie de ces trains luxueux comme l'Orient express.
Il y a un feuilleton qui me faisait rêver et qui me donnait juste envie d'y monter : " les mystères de l'ouest"
Je me suis toujours demandé si le confort et le luxe était compatible avec un moyen de communication....

Écrit par : Leopoldine | 22/11/2015

Je ne suis pas navetteur. J’ai travaillé très près de l’endroit où j’habitais.
Comment aurais-je pu connaître plus le train.
Le train, je l’ai connu très jeune pour aller jusqu’à la Méditerranée.
Une véritable expédition que l’on commencait un soir et qui se terminait l’après midi du jour suivant.
J’ai dormi une fois dans le filet du porte bagage qui était au dessus des banquette.
Puis miracle, le compartiment avec couchette.
Puis ce fut l’avion DC4, DC6 à hélices bien avant les réacteurs
Le concept même 'pour le moins d’argent', le low coût, n’existait pas.
On payait cher pour voyager et on était servi en relation.
La Sabena j’ai bien connu son évolution, sous forme de charter.
Le but du charter existait pour remplir un avion pas pour faire du low cost avec des voyageurs qui aimaient le confort.
Le confort et le luxe étaient parfaitement compatible avec les moyens de communication, mais ce n’était pas les tracasseries dans des voyages que l’on transportent comme du bétail comme aujourd’hui.
On partait une fois en vacances. Si c'était trois semaines de congé, c'était trois semaines et puis c'était tout.
Va lire mon billet intitulé "Avec la Sabena vous y seriez déjà"
C'était complètement différent.
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2011/09/29/avec-la-sabena-vous-y-seriez-deja.html

Écrit par : L'enfoiré. | 22/11/2015

Effectivement , le rêve commençait déjà dans l'avion ou le train .
Les vacances commençaient dès le départ.......
Avant on privilégiait le beau et la qualité ..pas le jetable!
J'ai eu la mémé impression en allant visiter , il y a quelques semaines , un salon des voitures ancêtres.
Il y avait quelques merveilles ............même dans des petites voitures ou le constructeur avait soigné la qualité des matériaux.
Je ne suis vraiment pas une adepte de voitures car pour moi çà reste utilitaire mais tant qu'à faire pourquoi ne pas investir dans un peu de confort et de beau plutôt que dans des moteurs ultra puissants dont on ne peut tout de même pas exploiter la puissance en ville ou sur les autoroutes ou la vitesse est limitée!!

Écrit par : Leopoldine | 23/11/2015

"Albert Einstein: portrait d'un rebelle" sur ARTE
Il fut à la fois controversé et mythifié de son vivant. Soixante ans après sa mort, que sait-on réellement d'Albert Einstein, personnalité publique dont la vie privée recèle pourtant encore bien des zones d’ombre ?
Peu après la Première Guerre mondiale, la théorie de la relativité d’Albert Einstein connaît un extraordinaire retentissement. Ses découvertes révolutionnaires ouvrent une nouvelle ère dans l’histoire des sciences. Le chercheur accède au statut de célébrité et en joue : il se met en scène pour façonner son personnage de génie excentrique, individualiste et radical, puisant toute l’inspiration de sa vie dans son travail. Einstein ravit le monde entier par son humour, son charisme, ses traits d’esprit et son éthique humaniste. Pourtant, après sa mort, on découvre une autre image de cet homme, qui fut presque sanctifié de son vivant : carriériste opportuniste, coureur de jupons passablement misogyne, époux et père indigne… Comment comprendre les deux faces opposées de cette personnalité ? Où s’arrête le mythe, et où commence la réalité ?

http://www.arte.tv/guide/fr/057458-000-A/albert-einstein-portrait-d-un-rebelle

Écrit par : L'enfoiré | 24/11/2015

Le 'phare de l'Islam' en Europe est établi à Bruxelles, grâce au roi Baudouin

Dans un article d'opinion dans le New York Times, le journaliste et auteur algérien Kamel Daoud souligne l'influence de l'Arabie Saoudite sur l'Etat islamique. Daoud remet en question la relation amicale entre le royaume et l'Occident, en raison des liens ambigus des Saoudiens à l’égard de l'organisation terroriste :
“Daesh noir, Daesh blanc. Le premier égorge, tue, lapide, coupe les mains, détruit le patrimoine de l’humanité, et déteste l’archéologie, la femme et l’étranger non musulman. Le second est mieux habillé et plus propre, mais il fait la même chose. L’Etat islamique et l’Arabie saoudite.”
L’Occident est donc en guerre contre l’un, tout en gardant des relations amicales avec l’autre, faisant abstraction de leur point commun: le wahhabisme, un islam ultra-puritain, qui nie les droits des femmes, impose une loi religieuse extrême dans laquelle l’art et la liberté sont prohibés, et un rapport au corps “maladif”, et sur lequel se fonde Daesh. “L’Arabie saoudite est un Daesh qui a réussi”, synthétise-t-il.
“Le déni de l’Occident face à ce pays est frappant: on salue cette théocratie comme un allié et on fait mine de ne pas voir qu’elle est le principal mécène idéologique de la culture islamiste”, ajoute-t-il.
Un phénomène que l’islamologue belge converti à l'islam Michael Privot, a confirmé, affirme le journal français Libération.
Selon lui, la pensée salafiste est profondément enracinée dans la population musulmane de Bruxelles. Depuis le début des années 1960, l'Arabie Saoudite a financé l'ouverture de la Grande Mosquée et d'un centre culturel islamique. L'Arabie Saoudite nomme ses officiers et répand le wahhabisme, c'est à dire un islam ultra-orthodoxe développé à partir du VIIe siècle. Les Saoudiens donnaient aux jeunes musulmans belges des bourses pour aller étudier dans les universités de Médine. Des documents de Wikileaks ont révélé que la Belgique exprimait déjà son inquiétude en juin 2012 auprès des Saoudiens concernant l'intégrisme qui régnait à l'intérieur de la Grande Mosquée.
Le compte Facebook de Marc Ernst nous donne accès à une pièce de l'auteur Thierry Debels, qui souligne les liens étroits entre la Belgique et la Maison des Saoud. A l’origine de cette amitié, le Roi Baudouin:
“L’histoire de cette mosquée est intéressante. Après l’incendie de l’Innovation en 1967, le prédécesseur de Khaled, le roi Fayçal, a offert une grosse somme d’argent aux victimes. Il a annulé un dîner d’Etat et versé l’argent dans un fonds spécial. En retour, il a reçu de Baudouin un bail de la Mosquée du Parc du Cinquantenaire. Ce bâtiment est un restant de l’exposition Universelle de 1897: le panorama du Caire.
L’année suivante, Fayçal a décidé que son pays se chargerait entièrement du financement de la construction et de la rénovation de ce nouveau centre islamique et culturel en Belgique, et que celui-ci servirait de ‘Phare de l’lslam en Europe’.
Le gouvernement belge considère aussi ce centre comme la représentation de l’islam et des musulmans de la Belgique.
Selon des observateurs critiques, l’Arabie Saoudite a reussi à exporter le wahhabisme en Belgique grâce à cette mosquée. Certains continuent jusqu’à aujourd'hui d’en vouloir au roi Baudouin”.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=le-phare-de-lislam-en-europe-est-etabli-a-bruxelles-grace-au-roi-baudouin&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 25/11/2015

La coalition contre l'EI est 20 fois moins puissante que pendant la guerre du Kosovo en 1999

Les attentats à Paris ont changé la donne. La coalition cible désormais le trafic de pétrole, une source de revenus importante pour l’Etat islamique (EI). La semaine dernière, des conducteurs des camions transportant du pétrole pour le compte de l'EI ont été avertis 45 minutes à l’avance du bombardement de leur camion par un largage de tracts, pour leur donner la possibilité de s’enfuir. Avec cette tactique, la coalition cherche à éviter des morts de civils. On pense que les familles des conducteurs décédés pourraient se venger contre la coalition et que leur décès pourrait susciter de nouvelles vocations. “Un innocent tué, cela crée dix combattants”, a résumé un responsable français.
L’armée russe a elle aussi débuté le pilonnage de ce qu’elle appelle “l’oléoduc roulant". Le ministère russe de la Défense a indiqué que l’aviation russe avait détruit plus de 1000 camions-citernes en 5 jours.
Toutefois, les installations pétrolières ont à peine été ciblées; cependant, la France a détruit une première installation, le 9 novembre.
Depuis les attentats à Paris le 13 novembre dernier, l'alliance américano-russe-française a décuplé le nombre de ses raids contre l’EI, et désormais, on en compte 10 à 15 raids quotidiennement. Mais ce nombre demeure ridicule par rapport aux 250 attaques portées par l'OTAN en 1999 au Kosovo, rappelle l’expert en contre-terrorisme australien David Kilcullen, qui a confié à l’AFP qu’il estime qu’il faudrait encore multiplier le nombre de raids par 10 ou 20 pour assurer leur efficacité, et couper les approvisionnements en pétrole qui fournissent de l’énergie et des ressources financières à l’organisation terroriste:
Pour le moment, nous n’avons pas fait les choses comme il faut. On traite jusqu’ici l’EI comme une organisation terroriste en essayant de cibler des dirigeants et des positions armées, alors qu’il faut le considérer comme un Etat ennemi. Il n’y a pas d’alternative, Paris nous l’a montré”.
Une position partagée par le philosophe français Bernard-Henri Lévy, auteur d’un billet d’opinion dans le journal canadien Globe and Mail, dans lequel il préconise de considérer qu’il s’agit d’une authentique guerre, et d’intensifier l’effort de guerre en conséquence:
Qu'est-ce qui nous retient? Pourquoi sommes-nous si économes pour assister nos alliés kurdes? Qu'est-ce cette guerre a de si particulier pour que l'Amérique de Barack Obama - au moins pour le moment - ne semble pas vraiment vouloir la gagner? Je ne connais pas la réponse. Mais je sais où est la clé.
Et je sais aussi ce que cela signifie si nous n'utilisons cette clé: Pas de bottes sur leur sol signifie plus de sang sur le nôtre”.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=la-coalition-contre-lei-est-20-fois-moins-puissante-que-pendant-la-guerre-du-kosovo-en-1999&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 26/11/2015

Des Palestiniens au Boogie-woogie, balade dans Bruxelles niveau trois

Les premiers badauds arrivent, certes, mais bien timidement et les chalets proposant de l’artisanat ne font pas encore recette. Pourquoi ne pas suivre Dansaert, en direction de Sainctelette et s’aventurer dans Molenbeek ? Le long des boutiques de luxe, à la hauteur de Passa porta, il y a moins de monde encore et les robes de soirée proposées en vitrine semblent curieusement hors saison, sinon passées de mode. Vers le parvis Saint Jean Baptiste, les équipes de télé, qui faisaient des « in situ » depuis deux semaines se sont évaporées. Quelques micros traînent encore, mais plus personne ne se prête aux interviews. Les militaires se font discrets, la police circule en voiture, de temps en temps une sirène troue le silence, mais s’est tout.
Le visage d’une jeune femme s’éclaire lorsque nous lui demandons si elle sait où se trouve la rue Lavallée, où les amitiés belgo palestiniennes célèbrent leur 40e anniversaire. Elle connaît, elle approuve : « les Palestiniens il ne faut pas les oublier. C’est par cette injustice-là que tout a commencé… » Dans le petit centre culturel, heureusement, tout le monde est là : Pierre Galand, Marianne Blume, Nadia Farkh et aussi tous les autres, qui depuis quatre décennies mobilisent les solidarités, rappellent, sans relâche, comment sont bafoués les droits du peuple palestinien, combien cette écharde plantée au cœur du monde arabe demeure douloureuse, humiliante…
Alors que tout le monde promet de se retrouver le lendemain à l’occasion de la marche pour le climat, l’envie nous prend de faire la fête, de répondre aux affiches par lesquelles le pianiste Renaud Patigny invite, depuis des semaines, les amateurs de boogie-woogie à se rendre dans la salle du Ceria pour un méga concert. Comment imaginer que même cette activité-là sera annulée ? Hélas, une fois arrivés à Anderlecht, nous constatons que les grilles sont fermées, que quelques rares voitures font demi-tour dans la pluie. Chapeau bien enfoncé, Renaud Patigny himself rattrape quelques amateurs déçus et explique : « niveau trois oblige, nous n’avons été prévenus que voici trois jours… Il a fallu décommander les artistes, annuler toutes les réservations. Les billets, qu’il nous est impossible de rembourser, seront valables lors du grand concert que nous avons prévu pour le 11 juin. Autour de Pierre Volondat, passé du classique au jazz, tout le monde sera là… »
Et puis il ajoute, l’œil pétillant : « si vous voulez, on vous invite à un petit concert gratuit, ce soir à la maison, rue Franz Hals… »
Et c’est là que le miracle se produit : l’arrière de la petite maison anderlechtoise a été transformé en studio, en mini-salle de concert. En parfaite maîtresse de maison, l’épouse de Renaud Patigny prend les manteaux, propose une boisson chaude aux mélomanes frigorifiés. Chacun s’installe, à côté d’autres déçus du Ceria; une dame soupire « il ne faut pas renoncer aux plaisirs de la vie, ils ne nous empêcheront pas d’aimer la musique… »
Lorsque Renaud Patigny s’installe au piano, que Genevière Dartevelle s’empare de son harmonica, on oublie tout. Nous sommes transportés à Chicago, à la Nouvelle Orléans… Et lorsque retentit la voix de Désiré Ntemere, un chanteur burundais qui anime les nuits de Kigali ou que le Guinéen Kankan Bayo se lance dans un solo de batterie, nous atteignons, en quelques instants, le niveau quatre du bonheur. On bat des mains, on tape des pieds, on reprend les airs les plus connus ; il fait chaud comme en Afrique, comme en Louisiane. On se balance sur sa chaise, coude à coude avec les inconnus de l’heure précédente. Le quatuor, constitué à la sauvette histoire de sauver les meubles, de remonter le moral des plus fidèles, se révèle synchro, soudé, magnifique d’entrain et de talent. C’est bien simple, on en redemande, on bisse, on trisse, on ne veut plus se quitter. Dehors, il y a des sirènes de police, la place Bizet est presque vide, la pluie se change en neige. Mais ici, dans cette petite salle de concert où on boit un dernier verre avant de prendre congé comme on le ferait dans une maison amie, la musique aide à conjurer la haine et la peur.
« Ils veulent nous détruire, mais ils ne gagneront pas », répète la dame entre deux âges, « nous aimons trop la vie… Plus que jamais, nous allons faire la fête… » Patigny approuve et confirme : « le boogie-woogie sera toujours là, à votre service, rendez-vous au concert suivant… »

COLETTE BRAECKMAN

http://www.lesoir.be/1056366/article/actualite/belgique/2015-11-29/des-palestiniens-au-boogie-woogie-balade-dans-bruxelles-niveau-trois

Écrit par : L'enfoiré | 29/11/2015

Quand "Le petit journal" se paye la tête de Joëlle Milquet (vidéo)

A la 22e minute de la vidéo ci-dessus, le présentateur de l'émission de Canal+ se concentre sur le passage de Mme Milquet dans le studio de La Première mercredi matin. La question de Mehdi Khelfat a attiré son attention. "Si une petite fille de 6 ans venait vous voir et vous demandait pourquoi les terroristes veulent nous tuer. Qu'est-ce que vous répondriez, simplement?" Pour Yann Barthès, voilà "une vraie bonne question".

"Hystérie mortifère"

Mais c'est la réponse de la ministre qui a attiré l'attention de nos confrères français. "Parce qu'ils sont fous, parce que je pense qu'il y a une hystérie mortifère démoniaque sur base de radicalisme, d'addition peut-être aussi d'éléments de substance voilà parce qu'on ne sait pas non plus comment les choses se sont passées", déclare Joëlle Milquet.

"Tu as compris, petite fille de six ans, 'hystérie mortifère?", s'amuse alors le présentateur du "Petit journal".

http://www.lalibre.be/culture/medias-tele/quand-le-petit-journal-se-paye-la-tete-de-joelle-milquet-video-5657fe8f3570ca6ff938b707

Écrit par : L'enfoiré | 27/11/2015

Quand le train devient hotel
Le TrainHostel est né près de la gare de Schaerbeek.
http://trainhostel.be/
Présenté par "C'est du belge" ce soir
Un projet surréaliste, à la belge, commencé en décembre 2012.
Un wagon sur le toit.
Des compartiments de wagons comme chambre d'hôtel dont les prix varient entre 25 à 180 euros.

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Écrit par : L'enfoiré | 27/11/2015

Aujourd'hui visite au Train Hostel
Presque toutes les chambres sont occupées.
Pourtant, deux d'entre elles, m'ont permis de vous montrer comment on loge dans la convivialité des chambres du TrainHostel

Train Hostel a été sélectionné parmi les 4 nominés de la catégorie "Concept Art de Vivre" d'une opération lancée conjointement par RTBF/"C’est du belge" et "Paris Match" qui a pour objectif de distinguer les talents émergents de l’année 2015 dans huit catégories (gastronomie, chanson, musique, concept art de vivre, deco&design, joaillerie, mode, scène).
L'équipe de Train Hostel vous serait reconnaissante de voter pour nous sur le site internet

http://www.rtbf.be/tv/emission/detail_c-est-du-belge/actualites/article_les-meilleurs-de-l-annee-2015-les-nomines-dans-la-categorie-concept-art-de-vivre?id=9167547&emissionId=56
jusqu’au 18 janvier 2016. N’hésitez pas à relayer le concours auprès de vos contacts.

Nouvelles photos:
https://plus.google.com/photos/104191234223077588730/albums/6214411795794860929/6222172454889136194?pid=6222172454889136194&oid=104191234223077588730

Écrit par : L'enfoiré | 02/01/2016

C'est la grève à la SNCB.
Un train à deux vitesses au Nord ou au Sud

Écrit par : L'enfoiré | 06/01/2016

Nous sommes le 7 juin 1933. Dans un discours adressé au Parlement, Léopold Ier, couronné deux ans plus tôt, rappelle l’intérêt qu’il porte à la création d’un chemin de fer. Il demande à la classe politique que le projet soit réglé dans les plus brefs délais. Projet que réclament, je cite « les besoins et les vœux du pays presque tout entier ». Moins d’un an plus tard, le Ier mai 1834, le roi signe la loi créant ce chemin de fer tant souhaité. Tous, cependant, ne partagent pas l’enthousiasme, ainsi un certain nombre de députés marquent leur hostilité à « cette dangereuse invention ». D’autres prétendent qu’elle « privera de gagne-pain des milliers d’ouvriers » ou que « le lait transporté dans les trains arrivera à l’état de babeurre et les œufs à l’état d’omelette… »
Invité : Stéphane Disière, responsable pour la documentation et le patrimoine historique de la SNCB, pour le « Train World » de Bruxelles.

http://www.rtbf.be/lapremiere/article_l-histoire-du-chemin-de-fer-belge?id=9195526

Écrit par : L'enfoiré | 26/01/2016

Accident de train en Italie: le bilan passe à 20 morts
Une collision entre deux trains en Italie a fait au moins 20 morts et 35 blessés dans les Pouilles , près de Bari, principale ville de cette région. La collision frontale entre les deux trains s’est produite entre Ruvo di Puglia et Corato, sur une portion à voie unique de la ligne Bari Nord, qui relie Bari à Barletta.
L’histoire de cette ligne de chemin de fer est ancienne. Le premier projet de construction entre Bari et Barletta remonte au printemps 1877. À l’époque, on parle de wagons tirés par des chevaux, une sorte de tramway pour longues distances. En quelques mois, les promoteurs obtiennent l’aval des pontes politiques locaux. En 1878, le projet de construction est véritablement lancé, avec la signature d’une concession avec la « Société générale des tramways », une entreprise… belge.
L’inauguration de la ligne aura lieu en 1883. Trois ans plus tard, la « Société générale des tramways » sera placée en liquidation. Mais la ligne restera dans le giron belge, avec un transfert de la concession à la « Société anonyme des chemins de fer économiques de Bari-Barletta », également de droit belge. En 1922, la concession prend fin et la province de Bari peut jouir gratuitement de l’utilisation de la ligne.
De nos jours, « ce trajet est surtout emprunté par des jeunes, des étudiants de l’université de Bari. Il assure la liaison entre les petites villes et l’université », a déclaré sur Rai News 24 Lucia Olivieri, journaliste d’un site d’informations locales, Andria Live.it.

http://www.lesoir.be/1264688/article/actualite/monde/2016-07-12/accident-train-en-italie-chemin-fer-avait-ete-construit-par-des-belges

Écrit par : L'enfoiré | 12/07/2016

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