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30/01/2026

Le désert de nous-mêmes

Capture d'écran 2026-01-15 125213.png"Le désert de nous-même" de Éric Sadin, écrivain et philosophe français, principalement connu pour ses écrits technocritiques. Son déclic se produit en 1998. Il l'a fait explorer certaines des mutations décisives du monde numérique et des implications politiques et civilisationnelles au moment où il acquiert pour la première fois une connexion internet et un téléphone portable. Constatant la facilité de communication et de circulation des informations entre individus malgré la distance, il va développer l'idée de l'émergence d'« un nouveau moment de l’histoire de l’humanité, tant dans nos comportements individuels que collectifs »

Eric Sadin est né le , c'est-à-dire une date qui correspond à peu prêt au moment où j'ai commencé ma propre carrière dans le numérique. Et cela change tout...


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Résumé en post-face du livre de Eric Sadin

"Le lancement de ChatGPT, fin 2022, a inauguré le tournant intellectuel et créatif de l'intelligence artificielle. Désormais, il est demandé à des systèmes de prendre le relais de nos facultés les plus fondamentales - en premier lieu celle de produire du langage et des symboles. Comment ne pas saisir l'ampleur des conséquences sociales, culturelles et civilisationnelles induites ? Celles-ci sont principalement de trois ordres.

  • Premièrement, il est mis entre les mains de tous des technologies générant un pseudo-langage, car mathématisé, statistique et standardisé, appelé à devenir hégémonique.
  • Deuxièmement, on ne connaîtra plus la nature ou l'origine d'une image. Émerge une ère de l'indistinction généralisée porteuse de nombreux périls alors que rancœur et défiance grandissent.
  • Troisièmement, des dispositifs vont réaliser plus rapidement et de manière prétendument plus efficace que nous un nombre croissant de tâches à haute compétence cognitive. De ce fait, un ouragan va s'abattre sur les métiers de service et de la culture. Nous vivons un moment d'une extrême gravité, voyant l'automatisation, à terme intégrale, du cours du monde ne cesser de s'étendre. Or, il ne s'agit nullement d'un projet de société démocratiquement décidé, mais du résultat des vues d'ingénieurs et de l'ambition sans limites de l'empire de la tech.

Ce livre procède à une analyse minutieuse des caractéristiques des IA génératives ainsi que de la rupture anthropologique à l'œuvre. Il revêt également une valeur de manifeste, appelant à défendre sans concession l'exercice des facultés qui nous définissent. Faute de quoi, nous appartiendrons bientôt à une humanité absente à elle-même".

Constatant la facilité de communication et de circulation des informations entre individus malgré la distance, il va développer l'idée de l'émergence d'« un nouveau moment de l’histoire de l’humanité, tant dans nos comportements individuels que collectifs.

Entre 1999 et 2003, il s'occupe de la revue éc/artS, dédiée aux pratiques artistiques et aux nouvelles technologies.  En octobre 2025, il poursuit son analyse avec l'essai "Le désert de nous-mêmes", estimant que l'intelligence artificielle générative, qui peut effectuer des tâches cognitives plus rapidemen.t que l'être humain, représente un tournant dans l'histoire de l'humanité. . Il en examine les probables conséquences sociales, notamment l'utilisation croissante de l'IA dans l'éducation, et appelle à une réflexion critique urgente. Sadin affirme que « face à l’ouragan des IA génératives, il nous reste deux ou trois ans pour agir, sinon, il sera trop tard pour les réguler", écrit-ilVu par les uns comme un prophète de malheur et par les autres comme un lanceur d’alerte extralucide. Il pose la question vertigineuse « Que va-t-il rester à l’humanité quand les assistés numériques que nous sommes délégueront totalement l’apprentissage, la création et la formation du savoir à des machines ? ». 

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Les chapitres de son livre

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Réflexions du Miroir

J'ai survolé le livre après avoir lu son introduction avec le titre "Le processus de dénaturation" et sa conclusion "Notre conscience en actes".

Qu'en dire ?

Que je suis d'accord avec la plupart de points ? Mais...

"L'intelligence artificielle (IA) vise à reproduire ou simuler l'intelligence humaine dans les machines afin d'effectuer des tâches qui nécessitent généralement des capacités cognitives humaines. Cela inclut l'apprentissage, le raisonnement, la résolution de problèmes et la prise de décision. Les systèmes d'IA sont conçus pour traiter de vastes quantités de données, identifier des motifs et faire des prédictions ou prendre des décisions basées sur ces informations. L'IA a plusieurs usages dans divers domaines. Dans le secteur de la santé, elle améliore le diagnostic, personnalise les traitements et optimise la gestion des hôpitaux. Dans la finance, elle aide à la détection de fraudes, à la gestion des risques et à l'analyse prédictive des marchés. Dans le commerce électronique, l'IA améliore l'expérience client grâce à des recommandations personnalisées et une gestion efficace de la chaîne d'approvisionnement. Elle joue également un rôle crucial dans les véhicules autonomes, l'automatisation de la production et le traitement du langage naturel pour les chatbots et les assistants virtuels. L'objectif plus large de l'IA est d'accroître l'efficacité, de réduire l'effort humain dans les tâches répétitives et de fournir des solutions innovantes".

Si on n'aime pas ChatGPT et l'IA, il suffit de ne pas les appeler.

Je l'utilise parfois pour être sûr de ce que j'avance avec une vue générale engrangée dans les bases de données mondiales. Je mentionne toujours d'où provient mon information.

La publicité va bientôt prendre place dans les algorithmes de ChatGPT
podcast.

Moteur de la désinformation, elle va s'introduire dans tous les milieux de réseaux sociaux.

Si on veut une version ChatGPT expurgée de publicité, il faudra payer pour l'obtenir.

La publicité est devenue l'officier payeur partout sur Internet.

Pour obtenir une version expurgée de publicités de mon site "Réflexions du Miroir', je paye tous les ans suite à un contrat dans ce but et aussi avec des possibilités d'extension. Quand on devient fan, on se doit de payer pour y croire. Quand on aime, on ne compte pas le travail impose.

Les utilisateurs se sentent pris dans un piège par la publicité, Quand un sujet ou un thème m'intéresse, j'achète sans hésiter. Mais je ne m'abonne pas. 

 

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Les échanges commerciaux deviennent de plus en plus abruptes.

Je suis peut-être un peu trop sommateur sans le préfixe qui précise ce mot. 

Je propose mon site à la lecture. Mais je n'oblige personne à le lire. Aucun lien avec le prix puisque cela reste gratuit. L'écriture de mon journal personnel est construit pour me rappeler du passé, comme un plaisir culturel et une maintenance en ordre de marche de mon cerveau.

Qu'est-ce que communiquer ses idées ? Chaque utilisateur devrait jouer sa propre partition sans influencer son interlocuteur dans une cacophonie autorisée. 

Communiquer, c'est souvent plus instructif de devoir polémiquer avec quelqu'un qui n'a pas ses propres idées. Avec un peu de "crème floutée", on peut constater les limites d'acceptation d'un interlocuteur et commenter par s'orienter sur un thème auquel il aime parler et ensuite le pousser à accepter ses propres thèmes pour retrouver la stabilité dans une relation et ne pas se tromper dans la suite.

Il y a trop d'idées qui se perdent sous le manteau que l'on se pose mais qu'on n'ose pas dire à haute voix.  

La recherche de followers est devenu la norme pour faire bien dans le cadre des communications virtuelles dont on ne sait rien au préalable.

 J'en ai parlé la semaine dernière. La mécréance générale apporte une ouverture d'esprit critique. 

Les journaux et les télés traditionnels avec des journalistes ne sont pas dans la même cours. Il faut du rendement.

Après cet intermède publicitaire, revenons à votre livre Monsieur Sadin, en apportant une réponse critique, bien entendu.

Enfin, j'ignore si vous le vous allez la considérer critique.

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Réflexions du Miroir

Cher Monsieur Sadin, je m'adresse à vous avec cette différence d'approche du métier en pleine mutation appelé informatique que l'on a généralisé avec le terme générique de "numérique". Une génération nous sépare. Le numérique a fait partie de ma carrière en tant que pionnier de la période du réel démarrage et de ce que furent les concepts généraux de l'informatique.

Sortant d'une formation scientifique, je me suis trouvé devant un train, quasiment à l'arrêt, prêt à partir, dans lequel j'ai sauté à l'intérieur en oubliant temporairement ma formation parce que je considérais que le numérique allait revitaliser les sciences.

Pas de fausse pudeur, le pionnier est un interprète qui prend une direction qu'il trouve intéressante sur son chemin.  Combien d'inventeur ne se sont pas vu voler leurs idées parce qu'ils n'ont pas breveté leurs idées sans y voir l'intérêt suffisant pour le faire.

J'ai écrit mon histoire avec mes souvenirs. Plus l'histoire est longue, plus il y aura de souvenirs.

Avec un peu d'imagination, j'aurais pu écrit une fiction pour faire ressortir le réel et cela aurait été tout aussi intéressant avec le même fond mais avec d'autres formes.

Je connais tout autant sinon plus les prémisses de ce que vous alliez écrire dans votre livre. Je ne peux qu'approuver plusieurs points que vous mettez en exergue. Le problème est que vous généralisez et dénoncez "à charge" sans chercher les points "à décharge". Le numérique est aussi une religion. Et, n'importe quelle croyance dot être jugée sur les deux plateaux d'une balance. S'il n'y avait que des points négatifs au numérique, depuis longtemps, il aurait été oublié.

La première question initiale à se poser : "aime-je les chiffres ou non ?"  

L'histoire des chiffres a eu un impact sur les civilisations humaines en retraçant  l'évolution depuis le Paléolithique jusqu'à la révolution numérique, dans un rôle économique, scientifique et politique par l'invention du zéro et de son influence sur la pensée mathématique.

Je ne le répèterai, jamais assez, dans "Le libre arbitre dans la post-vérité"

J'ai écrit un eBook d'une "Histoire de l'informatique sous un angle insolite et insolent" avec les titre qui ne l'est pas moins de "La Grande gaufre".

Quand je l'ai publié, il y a quelques années, quelques lecteurs n'ont pas compris le lien avec une gaufre. Pourtant, il y en a une, dans le premier chapitre.   

J'ai commencé ma carrière en 1972, dans une société du type startup belge appelée "Data management.". Elle m'a amené tout d'abord sur des chemins parallèles au niveau système des concepts mathématiques, bien différents du niveau exploitation que l'on connait aujourd'hui. Elle s'est lancée dans l'émulation d'une grande machine IBM 360 sur un ultra-mini (avant le PC) qui avait un minimum de possibilités au niveau mémoire, capacité de stockage d'informatisations, un écran de 15 cms de largeur, des instructions de deux caractères dont chaque bit avait son importance, chaque déplacement ou comparaison d'un zone de mémoire se faisait par une boucle caractère par caractère. 

Emuler cela veut dire tenter de surpasser ou au minimum égaler ce que font les plus grands systèmes. L'émulation d'un Assembleur identique qui, une fois fonctionnant, a permis d'émuler d'autres langages comme le RPG et le Cobol. Un vieil IBM 360-20 avait même été acheté et installé en cave. Je me souviens encore de l'enfouissement d'une terre dans le jardin.  Dans cette startup, j'y ai appris l'essentiel. Le métier, bien sûr, mais aussi, comment on gérait une petite entreprise dans une ambiance familiale où chacun donnait son avis sans véritablement avoir de patron qui, à sa tête, impose ses vues. Très vite, j'ai compris qu'en fonction de ces concepts, on arriverait à peu près à ce qui existe aujourd'hui dans l'intelligence artificielle.

Avec un esprit créatif, j'étais parfaitement dans mon élément.

Il ne faut pas chercher de réponses philosophiques ou religieuses cachées derrière le verbe "créer". C'est donner l'existence à quelque chose qui n'existait pas auparavant. 

Tout avait été créé et développé en 'stand alone', sans connections à Internet, sans autres connexions autre qu'un téléphone fixe, non portable, pour communiquer, sans intelligence artificielle, donc. Seul le minitel pouvait donner l'illusion de communiquer. à petite distance  Internet a permis de s'informer sur le monde entier. 

Ne pas avoir de backup dans cette startup fut une des raisons qui m'ont poussé à changer d'employeur.

En 1977, j'étais en vacances pendant trois semaines. J'ai été appelé après une semaine. Je devais revenir en catastrophe. J'ai récupéré mes semaines ratées aux frais de la société, mais cela avait été un détonateur à l'envie de changer d'employeur chez qui j'étais déjà en place en tant que "outside help". Un autre raison, peut-être, fut que l'on a essayé de m'introduire dans le conseil d'administration en tant qu'associé, rémunéré uniquement en fonction de paramètres qui n'avaient plus rien à voir avec la création d'un "know how".   

Dans votre livre, Monsieur Sadin, vous avez décrit une situation qui a démarré avec Internet. Nous entrons dans autre champ d'investigation. 

En 2010, j'écrivais le billet "The light and the dark of the Web" qui donnait très clairement des objectifs de Tim Berners-Lee du CERN au sujet d'internet. La réalisation effective d'internet était très loin de ses désirs initiaux. Ce billet est à relire pour comprendre le virage parfois à 180° de ce qu'apportait cette nouvelle technologie. J'y écris comment tout ce qui s'est mis en branle  pour le meilleur et pour le pire.

Mon nouvel employeur fut la multinationale américaine "Univac" qui depuis mars 1978, m'a occupé l'esprit jusqu'à la retraite tout en restant en contact avec la startup et son dirigeant jusqu'à la fin. La multinationale, elle, a payé un dédit pour m'avoir à son service.

Ce fut un plongeon dans un autre monde. Celui de l'utilisation sans plus vraiment créer. Un travail qui n'avait plus cette ambiance familiale et solidaire mais qui au contraire, chassait les honneurs et les rétributions financières pour chaque affaire réussie. L'impression intrinsèque de faire partie d'une entreprise fonctionnant sur le "know how" en provenance de la création n'était plus là. Tout était dirigé vers l'argent et le rendement. 

Cette multinationale américaine a évolué dans beaucoup de directions en fonction du CEO qui la présidait. Je les ai même identifiés avec humour en les associant au film "Le Bon, la Brute et le Truand" dans mon eBook "La Grande Gaufre" comme une histoire informatico-drastique". Cette multinationale est passée de la société Univac à Sperry avant d'arriver à Unisys après la fusion avec la société Burroughs qui avec la série des B5000, dans les années 70, pour seulement réduire le gap avec IBM. A cette époque, c'était IBM qui menait de loin toutes les autres sociétés d'informatiques. 

En 1990, j'ai accepté le challenge en devenant manageur d'une petite équipe. Mon management sur cette première marche de la hiérarchie était surmonté par 5 ou 7 niveaux avant d'arriver au CEO aux Etats Unis. Pour moi, pas question de jouer au manageur qui reste dans sa tour d'ivoire. Au début, j'avais reçu un bureau, mais je n'y étais quasiment jamais en dehors de réunions avec le même niveau de management. Etre manageur, c'est avoir la charge d'âmes, assumer la responsabilité de ses subalternes comme s'il s'agissait d'une famille qu'il faut protéger, sans se faire manipuler par elle. Je n'ai jamais imaginé monter sur la deuxième marche. Aimer le concept numérique ne va pas jusque là.

Désolé, Monsieur Sadin, je ne vais donc pas dénigrer ma carrière dans sa généralité comme vous le faite en tant que philosophe technocritique.

Entre votre introduction et votre conclusion, vous apportez les preuves du bienfondé de votre hypothèse dont vous en avez fait une thèse, éclatée en théories avec une mise au point en pratique parfois aléatoire.

J'ai préféré revoir le documentaire "Cybermonde : l'avenir c'est maintenant" sur ARTE qui en cinq tableaux, revoit les récents bouleversements causés par l'irruption du cyber dans nos vies.

  • La promesse d'Internet,
  • L'or noir des data,
  • L'intelligence artificielle,
  • La cyberguerre
  • Epilogue

Le documentaire n'est plus disponible mais je l'ai podcasté limité par le système à 20 MB

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La présentation de ce documentaire précise de l'origine à nos jours, se pose des questions plutôt qu'en affirmant les choses de manière totalement négative comme vous le faite.

Préambule de documentaire : "le préfixe cyber est issu d’un mot de grec ancien qui signifie "contrôler". Sommes-nous réellement capables de maîtriser des technologies qui nous dépassent ? Depuis 2016 et les ingérences étrangères dans l'élection américaine, puis celles ayant accéléré l'avènement du Brexit, les évolutions du cyber ont pris une place quasi monopolistique dans nos vies. Aussi bien dans le cadre privé qu'à l'échelle de nos sociétés, l'invention d'Internet au nouvel or noir des data, la frénésie actuelle causée par le bond en avant de l'intelligence artificielle et l'importance prise par la guerre cyber, arrive actuellement au premier plan de la stratégie et doctrine russe contre l'Occident avec trois "D" : "Duperie, Dénégation et Désinformation", correspondant aux récents bouleversements de notre nouveau "cybermonde".. Un expert des questions cyber résume parfaitement le mur dans lequel semblent foncer à tombeau ouvert nos sociétés postmodernes avec cette phrase "On est dans un sacré foutoir en tant que société, sur cette planète.". Le cinéma présente des dérives technologiques, explorées par Hollywood depuis 2001 dans "l'Odyssée de l'espace", de Shimon Dotan. Il dresse l'état des lieux de la croissance galopante du cyber, dans laquelle le capitalisme s'est attelé à siphonner nos vies privées, et une grande part de nos responsabilités. Le focus sur l'intelligence artificielle, vue par les ingénieurs comme une première pierre apportée à l'édifice d'une intelligence humaine augmentée, mais, encore peu encadrée laisse envisager tous les scénarios, y compris les pires en dernière marotte des prêtres du cyber".

Le documentaire parle de la cassure en 1994 à l'apparition d'internet alors que beaucoup d'événements sont survenus auparavant et que vous n'avez pas connu étant né en 1973.

 J'aime débattre franchement sur cette mutation, voyez-vous. J'ajoute toujours quelques images complémentaires à un long texte à l'aide quand un dialogue est remplacé utilement par une seule image. Ecrire et imager sont deux métiers parallèles en multiculturalisme, non associés pour approuver ou non.    

S'il "faut insulter pour mieux coacher", et dénoncer la brutalité de certains comportements au nom de la performance ?

"Non peut-être", comme on dit chez vous pour dire "Oui assurément"..

La science des chiffres s'est muée en science de l'argent, je ne pourrai pas dire le contraire. L'adaptation à la modernité refuse d'effectuer des tâches débiles et répétitives qui n'aideraient pas l'humanité. Je les ai adopté pour suivre le mouvement tout en gardant mon esprit critique même si j'étais en opposition avec mon environnement qui adoptait l'esprit américain.

Début 1995, un ponte américain est venu nous souhaiter la bonne année, avec le message subliminal que nos jours dans l'IT étaient comptés. J'ai été le seul à répliquer en fonction de mes principes sous le regard désapprobateur des autres collègues présents dans cette réunion d'avertissements sur le futur. 

Un mois après sortait le premier billet de "Réflexions du Miroir". 

En septembre 1996, sans y être forcé, je prenais ma retraite anticipée par la "sortie des artistes" comme il m'amuse de le définir ainsi.

Depuis lors, je m'intéresse à tout et pas uniquement au numérique. Des liens existent, il suffit de les chercher et s'y intéresser jusque dans leurs sources.

J'avoue, je n'aime pas trop le titre du livre de Sadin "Le désert de nous-mêmes".

Ce n'est pas un désert mais un désir de nous-même pour avoir une vue plus générale de ce qui nous entoure ou alors, c'est un "désert vivant" comme titrait J.Y.Cousteau pour son voyage sous des mers.  On peut faire beaucoup de choses dans un désert avec un esprit ouvert pour découvrir les beautés du monde en le décrivant avec ses attraits et ses répulsions.

Le titre de votre livre "Le désert de nous mêmes"  est un titre qui flashe comme celui du Dr Laurent Alexandre qui lançait son dernier livre "Ne faites plus d'études : apprenez autrement à l'ère de l'IA", corrigé encore par l'idée que “L’intelligence ne vaut plus rien avec l'IA, seule compte la volonté de faire”. Il faut, au contraire, en apprendre toujours plus pour contrer le système en place, sur les autres et sur son compte par des études poussées et un esprit critique en provenance d'une expérience de tous les instants. 

"In medio stat virtus" disait-on aussi en latin.

Vous écrivez dans vos conclusions comme tous les allergiques aux changements "L'effondrement du monde que l'on aimait, qui donnait goût à la vie qui nous constituait finalement par une philosophe de la technique. Une impression que tout se déclinque face à une exigence qui se révèle une valeur universelle, dans un régime d'uniformité. Une pathologie physique et psychique dans un refus de devoir faire preuve d'adaptabilité suite à la menace de disparaitre pour vivre dans la dignité, dans un principe de société pour constituer des liens d'indépendance par la convivialité et la pacification, renversée par la conception de l'expertise qui dénonce le principe de l'aide publique. Tout un registre d'exigences intangibles, qui bien sûr, ne doivent pas rester cantonnées à la seule et nobles intentions maris suivie de points d'appui à un registre d'actions concrètes qu'il nous maintenant décliner avec Action 1 : Dans un monde toujours plus atomisé, il est impératif de se constitué en collectifs. Action 2 : établir des chartes par corporations avec des principes (comme Google+ l'a fait mais qui n'existe plus). Action 3 : Refuser d'utiliser le système. Action 4 : Nécessité de faire grève. Action 5 : mettre en systèmes des recours en justice. Action 6 : avoir un état d'esprit de jurisprudence. Action 7 : Favoriser l'expression de contre-expertise pour rester responsable et agissant  en conservateur de valeurs grâce à des canaux de diffusion ad hoc".      

Cher Monsieur Sadin, nous sommes toujours vivants. On ne disparait pas quand on s'adapte à une époque. Il n'y a pas effondrement du monde. Il y a seulement une évolution qui dépasse votre entendement. Comment allez vous entamer votre aventure de retrait de cette actualité, sans utiliser ce que vous dénigrer : internet et pourquoi pas l'IA ?

Il y a une solution toute simple que vous semblez ignorer : vous pouvez vous déconnecter complètement d'internet. Rester en "stand alone", je l'ai fait pendant de nombreuses années avant qu'internet n'existe et que l'ADSL ait pu présenter un écran qui ne se formait pas  ligne par ligne en utilisant le téléphone. Déconnecté, il ne faut plus à se méfier des arnaques potentielles de l'on line".

En vous lisant, je n'ai pas commencé à chialer pour vous soutenir dans votre entreprise de rappel à l'ordre du passé. Je suis resté progressiste en relation avec mes gènes. 

Notre différence d'approche des phénomènes se retrouve dans les 26 ans de nos âges respectifs qui m'ont permis de prendre plus de recul sur le comment l'histoire du numérique s'est construite et a progressé.

Merci. Je me suis senti plus jeune que vous en m'étant adapté en permanence avec les conventions vécue pendant 40 ans d'exercice dans ce monde des chiffres.

J'ai pris une sorte de discrimination éthique avec l'obligation d'y participer.

Mon billet précédent parlait des croyances,

Il se terminait par le dessin de Nicolas Vadot représentant l'anniversaire du Macintosh en 1984.

Une très longue histoire l'a précédé.

Comme prémisses, il y avait aussi le livre "Origine" de Dan Brown dont j'ai utilisé l'audiolib en reprenant les podcasts du but du livre et de son épilogue et que j'ai podcasté la semaine précédente.

Cet article m'avait donné l'occasion pour réveiller des anecdotes du passé et du présent en relisant mon journal personne sur "Réflexions du Miroir"..

Pour commencer, j'ai posé la question à ChatGPT "Comment se produisait les systèmes sans le numérique avant les années 1970"

Je préviens, j'ai repris sa réponse en l'amendant quelques peu. 

    "La conception des systèmes se fait par calculs manuels sur papier avec des tables mathématiques, des règles à calcul pour les ingénieurs, une modélisation par des machines à calcul mécaniques comme la pascaline, machines de bureau et tabulatrices. Les calculs analogiques sur ordinateurs analogiques utilisant tensions, courants, fluides étaient plus lents, donc les systèmes devaient être plus simples, plus robustes et plus largement surdimensionnés. Les Systèmes mécaniques par engrenages, cames, leviers avec horloges, boîtes de vitesse, automates mécaniques ou métier à tisser Jacquard. Les Systèmes électromécaniques par relais, contacteurs, moteurs et logique câblée ET, OU réalisés avec relais comme les ascenseurs, les centrales téléphoniques, les systèmes ferroviaires. Les systèmes analogiques utilisent les signaux continus par la pression, la tension, la vitesse avec des régulateurs PID mécaniques ou électriques comme le régulateur de Watt des machines à vapeur, les pilotes automatiques d'avions, les radios, les radars. La fabrication produite par des dessins techniques faits à la main avec des tolérances mécaniques maîtrisées par l’usinage. L'Assemblage manuel ou semi-automatisé, ajusté par réglage fin par techniciens et un étalonnage manuel par des tests physiques. Le contrôle est constitué suivant une logique câblée, Le « programme » en câblage modifie le comportement par des temporisateurs mécaniques, des cames rotatives et de relais temporisés. L’exploitation et la maintenance avec le Rôle humain central par des opérateurs très qualifiés dans une surveillance permanente pour les situations imprévues. le diagnostic se fait suite à des pannes détectées par observation.  Les mesures analogiques (voltmètres, manomètres) par  réparations locales et avec des pièces standardisées
Le numérique a tout changé après 1970 par la miniaturisation des circuits intégrés. Baisse des coûts dans une programmation flexible, Automates programmables (PLC), Lorsque les ordinateurs ont été embarqués dans le système,
un même matériel pouvait désormais faire plusieurs fonctions par un logiciel unique, au lieu d’un système par fonction. En résumé, les systèmes étaient devenus physiques, plus ou moins visibles et compréhensibles, Très fiables mais peu flexibles et fortement dépendants de l’humain".
Ce n'est pas mal, mais avouez que c'était perfectible.
Je suis arrivé à la transition vers l'ordinateur numérique. La tabulatrice programmée par des fils électriques enfichés dans de grands tableaux ayant une seule fonction comptable plus mécanographique, je l'ai vu fonctionné dans la société Société Mécanographique Comptable et Statistique . Elle n'existe plus. Elle m'avait engagé parce qu'une commande d'un nouvel ordinateur  Univac 9200 était en commande et allait arriver bientôt. Un futur collègue d'Univac est venu m'y rechercher et ce fut le premier contact avec elle. Le directeur du personnel d'Univac à l'époque s'appelait Adam. Il avait directement dit que j'étais "tiestu" comme on dit en wallon.
Désolé, je n'ai pas reçu l'éducation pour l'être autrement

 
Depuis lors, mes programmes ont été enregistrés par des petits trous incrustés sur des cartes perforées en carton correspondants à des instructions. Les données elles-mêmes, utilisant le même canal, étaient une espèce de Kardex que l'on triait sur une trieuses mécanique en plusieurs passes. Les cartes ne contenaient pas que des chiffres de 0 à 9. Elles devaient prendre en compte une deuxième perforation par colonnes pour exprimer des lettres. Je me souvient d'un tiroir qui contenait des cartes avec tout le parc des machines installées qu'il ne fallait surtout pas laisser choir.  
Des perforatrices encodaient quasiment à l'aveugle ce qu'elles enregistraient sur ces cartes. Ces perforatrices ont été les premières à disparaitre quand les programmes contrôlaient la validité de leurs introductions à l'écran. 
Parler avec une machine ce n'est pas une sinécure. 
Tout dépend "des stratégies différentes des intelligences"  comment elles peuvent évoluer.

En numérique, rien ne sert de partir à point, il faut toujours accélérer pour être le premier sur la ligne d'arrivée avec un concept sportif.

Les concepts du numériques n'ont pas été créés subitement, mais à la suite d'un enchainement de circonstances et de besoins stratégiques. Ils sont liés à l'art de l'intelligence de l'économie. Capture d'écran 2026-01-30 204605.pngL'essor rapide de l'IA n'est pas seulement un tournant majeur à mettre en rapport avec l'imprimerie lancée par Gutenberg comme on le présente généralement, mais aussi un moyen d'informer toutes les classes de la population quand elles peuvent accéder à internet. Dès qu'un pays coupe les connexions internet, tout peut se perdre dans un silence voulu par les autorités comme ce fut le cas en Iran.

Après une manifestation, internet et les réseaux sociaux ont aussi permis à Erdogan de conserver son pouvoir en Turquie. 

Sans l'évolution du hardware, pas d'évolution du software. Aujourd'hui, les investissements des Etats-Unis dans le domaine de l'IA sont deux fois plus importants que son compétiteur principal chinois. L'Europe, bien plus loin, est en retard. Capture d'écran 2026-01-30 204538.pngElle rattrape son retard qui se faisait sentir dans la douleur. Il y a des organismes prévu pour vous remettre à niveau face au défis numériques avec la formation comme solution comme un email me l'informait avec cette phrase en préambule : "Entre la montée des cybermenaces, l’essor de l’IA et la transformation des organisations et les compétences font clairement la différence" en proposant l’événement B4Cyber.   

Mais pas de pub... Je ne suis pas payé pour en faire.

Autour du numérique, il y a en plus, une foule de gadgets et d'utilitaires auxquels on est proposé mais dont on n'utilise moins de 20% tous les jours dans l'usine à gaz appelée Smartphone.

En 2014, tout devait devenir "smart" selon le billet "Soyons "smart" jusqu'au bout des ongles.

L'utilisation du numérique, c'est du "Plug and Play" disait l'autre sur son PC. 

Capture d'écran 2026-02-10 175728.pngOui, bon, j'ai une vieille dame à laquelle on tentait de lui expliquer comment utiliser une tablette, et... c'était pas gagné d'avance.

Le choix d'une tablette avec l'Open Système Androïd face au PC sous Windows ou Apple, c'est pas la même chose.

Les écrans attirent dès le plus jeune âge.

J'ai une tablette. Elle s'est ajouté à ma panoplie d'outils de connexion pour la tester mais je ne l'utilise plus que très rarement aujourd'hui. Elle fait partie de mon petit musée. 

En 2014 encore, je me demandais "Android, tu tables sur quoi?" en cherchant encore comment faire certaines opérations que j'avais l'habitude de faire sur mon PC sans me tromper avec un clavier non tactile dont j'aime entendre le claquement sur le clavier. J'ai bien ri en relisant ce billet dans lequel j'avais une transformé la chanson "L'informatique Chanson Plus Bifluorisée" en chanson de la "Fin de l'année".

 

En 2020, nous sommes peut-être devenus "Tous crétins digitaux ?" si nous ne sortons pas gagnant de la crétinerie.

    Le Smartphone est devenu une drogue. On y lit toutes les conneries imaginables qui n'ont un intérêt que pour ceux auxquels elles correspondent. On lit de moins en moins de livres en papier.

J'ai un Smartphone mais je l'utilise simplement comme un "warning" dans des occasions très spécifiques comme pour avertir et informer, pour suivre des payements à effectuer mais pas pour raconter ma vie. Un contrat de 3 euros par mois me suffit amplement. Le comble c'est que, sans même l'utiliser, il faut recharger sa batterie tous les jours parce que l'écran et les connections à Internet bouffent un max d'énergie. 

Sans le vouloir, l'utilisateur s'y dévoile à tel point que "La dérive des continents" se pose la question:

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Aujourd'hui, c'est vrai, sans internet, tout devient plus difficile voire impossible sans une foule de démarches administratives. Tout passe par cette voie de communication, même pour déclarer ses revenus sur TaxOnWeb qui établit le montant de ses taxes en beaucoup moins de temps que d'introduire des montants.

Le temps, toujours lui, est "Time is money isn't it ?

L'homme est plus analogique que numérique. Il utilise sa mémoire et son apprentissage pour évaluer la meilleur façon de réagir à un problème et de trouver la meilleur solution avec le moins d'effort comme le font toujours les êtres vivants.

Les ordinateurs analogiques existent encore quand il faut apporter des tendances à un processus chiffré qui ne demandent pas de résultats trop précis. 

L'analogique est encore utilisé dans le traitement des signaux continus pour traiter des signaux qui changent en continu, comme le son et la température, cruciale dans des applications telles que l'enregistrement musical et les systèmes de contrôle.  Les systèmes analogiques sont souvent préférés pour leur capacité à capturer des variations subtiles dans les signaux, ce qui est particulièrement important dans des environnements nécessitant une haute fidélité, comme l'équipement audio. Un MTBF (le temps moyen entre pannes) plus élevé, augmente sa fiabilité et réduit la probabilité de panne par rapport aux systèmes numériques. utilisés dans de nombreux domaines comme les télécommunications, les appareils médicaux et les dispositifs d'affichage, où une précision réelle est nécessaire.

 
La Maxime latine intervient "Errare humanum est"
 
Le numérique essaye de répondre aux erreurs analogiques de l'homme par des algorithmes. Cherchées dans des souvenirs et de expériences, on peut avoir une solution 'approximative' à un problème alors que des situations insolites peuvent être et survenir en détruisant les solutions toutes faites.
L'intelligence artificielle travaille dans un monde créé et enregistré par les hommes et pour eux dans des bases de données mondiales, où les erreurs particulières ne sont pas reprises que dans des idées générales. Il ne faut donc pas chercher à votre cas spécifique en faisant une synthèse par l'IA. C'est là que se situe l'erreur d'appréciation de ce que peut faire ou devrait faire via IA.
Le Japon est devenu le laboratoire de l'amour et de l'amitié artificiels.
Comme j'ai répondu au commentaire de DD. On s'y marie avec un avatar, un hologramme, une poupée ou à ChatGPT. Les compagnons virtuels ne s'opposent pas à leurs contacts virtuels et gagnent du terrain face à la solitude moderne. ChatGPT répond sans se fâcher outre mesure, pose en fin de dialogue, une nouvelle question : "veux-tu approfondir ta question en ??". ChatGPT propose une réponse et inspire une nouvelle idée à son interlocuteur qui expire en réaction jusqu'à plus soif pour ce dernier. 
Vous redoutez, cher Monsieur Sadin que les machines nous dépassent et nous éjectent. Oui, cela se pourrait si nous ne restons pas à la hauteur.
Nous sommes en IA 1.0 avec quelques décimales additionnelles mais les progressistes n'ont pas encore atteint la version 2.0.
J'ai examiné cette situation où les réseaux d'IA se désolidarisaient de la connerie humaine pour devenir indépendants dans "Kétamine voit rouge en passant à la version IA 2.0"

Je n'irai pas par quatre chemins. J'ai fait partie des pionniers de cette marotte des concepts numériques, sans perdre mon esprit critique exacerbé. J'ai toujours répliqué à toutes les innovations potentielles dès qu'elles sortaient de la boite à malice des inventeurs. Ce n'était pas vraiment une boîte de Pandore. J'assistais aux présentations de nouvelles implémentations à assurer en notant les points qui ne me semblaient pas finalisés et que je mentionnais après l'exposé de son auteur. Mais, d'accord, il y avait les versions suivantes qui pouvaient corriger les manquements d'une première.  

Dans une multinationale américaine, je n'ai trouvé aucune atmosphère bon enfant. Quand quelqu'un partait, c'était une chance pour cela celui qui le suivait de prendre sa place. J'ai tenté de la recréer sans y parvenir. En tant que créateurs de solutions des fonctions multiples, on n'est plus identifié ni par son nom ni par son matricule. On est démultiplié en fonction de ses qualifications sur plusieurs champs exploitation.

Pour éviter les problèmes de versions des logiciels entre eux, il fallait prendre  beaucoup de précautions et de circonspections atténuantes en se posant des questions comme "la version 12 de XXX fonctionne-t-elle encore avec la version 25 de YYY ?

L'avantage d'une multinationale par rapport à une société nationale, n'est pas au niveau d'un particulier mais de pouvoir réduire les pertes et les taxes d'un pays d'exploitation par les gains d'un autre.

Le secteur public, par contre, est limité aux frontières du pays dans lequel il exerce ses pouvoirs. 

Tout cela n'a rien à voir avec Trump, créateur de chaos qui à coup de Fakenews, suit ses impulsions et sans être prédicateur de ce qu'il veut implémenter à un moment x et qui, le lendemain, passe à y=x-1. Je n'ai jamais eu un esprit "vendeur". Je n'ai jamais fait de deal. Jamais cherché à vendre quoique ce soit et encore moins ce que je créais. J'achète quand tout est calculé au plus juste prix en évitant les "overheads" des frais généraux et les redondances potentielles.

Capture d'écran 2026-01-30 204345.pngLes Etats-Unis de Trump trompent le monde en ajoutant des taxes dans les communications internationales.

La ruée vers l'or comme au temps des anciens Européens qui voulaient faire fortune en allant vers le Far West.

Capture d'écran 2026-01-30 204407.pngPas étonnant que l'Inde et la Chine sont devenus les nouveaux contacts commerciaux pour l'Europe et le Canada.

Les grands GM ne sont plus américains aujourd'hui.

Il y a 15 CEO indiens, formés à Bengalore probablement.

Je connais la "Symphonie indienne". Je l'ai pratiquée. Les informaticiens indiens entourent aussi mon environnement proche. Les chinois s'immiscent dans le processus par la route de la soie. 

Ce vendredi, 2ème "Made in USA" qui revient avec le volet qui imagine ce qui se passerait après Donald Trump. Cela pourrait être pire avec J.D. Vance, en suivant son extrémisme du nouveau pouvoir évangélique qui ne voit que Dieu pour diriger le monde, suivant l'enquête du journaliste Christophe Deborsu, après y être allé sur place par deux fois. Si au contraire, Trump voulait conserver le pouvoir pour contourner la Constitution, un tour de passe passe comme l'avait fait Poutine avec Medvedev  serait une solution envisageablepodcast..   

Un pionnier est toujours un initiateur qui est, disons-le, sans honte "un peu surfait" dans lesquelles se cache quelques mensonges pour béatifier son nouveau statut.

Amusant de se rappeler qu'au début de ma carrière, on prenait les informaticiens comme des gourous. Pas vraiment un dieu mais un oracle. On frappait doucement à leur porte avant d'entrer dans le local pour ne pas déranger les intellos devant leur écran. Depuis longtemps, cette politesse s'est dissipée en critiques acerbes parce qu'ils étaient plus chers que les PC qu'ils avaient devant les yeux pour augmenter leur efficacité. Le conseil "Be bold" veut dire "soyez audacieux". J'ai connu des subalternes et des collaborateurs qui savaient prendre des initiatives et d'autres qui avaient besoin d'un support à la moindre des décisions à prendre.

Tout est une question de caractère. 

Il se termine en donnant le pouvoir relatif à la liberté de penser ou à obéir aveuglément et bêtement à un pouvoir absolu.

Les divinations des hommes ont commencé par le polythéisme avec des dieux ayant chacun des attributs et des fonctions spécifiques. Ce fut le cas chez les informaticiens. Plus on avait de connaissances dans les différents métiers du numérique, mieux on pouvait être payé. Les humains allaient chercher des conseils ou se plaignaient quand ce qui était prévu par l'Oracle ne se produisait pas.

Le monothéiste divin, affirme l'existence d'un Dieu transcendant unique, omnipotent, omniscient et omniprésent est empirique.   

Où aurait eu ce Dieu unique, le temps de répondre à tout dans une cacophone de voix que nous connaissons aujourd'hui ?

Dans les premiers chapitres de cet eBook, pas beaucoup d'évolution puis, tout s'est accéléré de manière exponentielle jusqu'au moment où les créateurs et les utilisateurs ne parvenaient plus à suivre le rythme. Le marketing demandait de devancer les concurrents. Désormais, on ne consolide plus rien. 

Pour revenir à ce passé, j'avais ajouté une vielle chanson transformée humoristique de l'informatique avec sa dernière phrase "J'ai certains talents de modérateur, même s'il y a eu des éclats de voix. Je n'ai pas utilisé ma dernière cartouche"

Quant à l'IA, j'ai ajouté " "L'IA aussi" en reprenant une autre chanson tout aussi historique. 

Je reçois encore des offres d'emplois de manageur système sur LinkedIn après plus de 20 ans. C'est bien beau, mais cela ne m'intéresse plus.

Combien de temps, pensez-vous que je me suis rendu compte où on allait arriver aujourd'hui ?

Je peux vous affirmer de la rapidité. C'était inscrit dans les astres. 

J'utilise ChatGPT comme un guide à ajouter à mon expérience. 

Quand je rapprochais la multinationale à la startup qui ont occupé mes 40 ans de service, je me suis souvent dit que si on avait adopté les mêmes techniques d'exploitation du business dans la startup de mes débuts, la startup aurait été en faillite en moins de temps que pour le raconter. 

Le numérique est aussi une religion à part entière dans des mondes parallèles. Il dépasse les frontières dans la virtualité jusque dans l'exploration. C'est une croyance en l'avenir qui permettrait de ne plus travailler inutilement dans des répétions tâches. Celle croyance, j'y crois. Il faut avoir une croyance d'abord en soi. 

"J'aurais voulu être fumiste" écrivais-je en 2014

Personnellement, j'ai connu une époque de la dichotomie du binaire représentée par des bits sur d'énormes machines avec des ROM et des Ram. Elles se sont miniaturisées devenir d'abord des "personnal computer" et ensuite de Samrtphones.

Le moindre bug créait un dump mémoire à lire hexadécimale. 

Depuis, les programmes se sont dispersés en objets. 

J'y ai participé en deux phases.

 "Avant les tâches mobilisaient nos facultés intellectuelles et créatives sur les principes de leur absolue singularité et pluralité indéfinie sans cesse croissant d'automatisation avec la pathologie de l'utilitarisme dans un stade du tarissement de notre force d'âme" écrivez-vous Monsieur Sadin

"Mais c'est bien sûr" comme le disait Souplex dans les "Cinq dernières minutes".

En 1983, Alain Souchon chantait "On avance"


On avance parce que c'est une règle de l'entropie qui dit qu'on ne peut reculer dans le temps

Le problème c'est que souvent, à part être rentier ou retraité, ajouter l'utile à l'agréable est nécessaire pour vivre.

Ce vendredi sur la RTBF revenait à la question d'avoir ou non des enfants. 
podcast.

Cette volonté d'avoir des enfants est souvent à relier aux religions qui préconisent d'avoir des enfants pour avoir des ouailles qu'il faut rechercher les sources de cette prise de conscience. 

Pas de lien avec ce qui précède ? Mais si, il y en a un manifeste.

Avoir une stabilité financière dans un couple peut se ressentir vers 40 ans. Trop tard pour l'épouse. Une adoption est envisageable si on le désire. 

Je n'ai jamais eu l'esprit de famille. J'ai eu des collègues qui avaient des salaires du même ordre que le mien et qui se disaient sur la corde raide : je suis dans la catégorie des pauvres. 

Il faut assumer ce qu'on entreprend.

J'ai répondu à cela dans "Woke de là"

La croissance est devenu un symbole de réussite même si cela pervertit ses fans..

Les pertes d'emplois sans qualifications, les cols bleus sont les premiers touchés. Les cols blancs seront les suivants. Pas d'économie sans comptabilité considérée souvent comme une charge administrative non productive et impropre à la base des profits.

De formation en science chimique que je savais être aussi chargée de points tout aussi négatifs, j'ai sauté sur le train à l'arrêt du numérique.

En informatique, il vaut mieux se trouver parmi les pionniers.

J'ai connu des périodes de calme et d'autres buttoirs en excitation constante dépendant de dates précises avec l'obligation d'implémentation pendant laquelle des aides externes ont supplée. Le bug de l'an 2000 raconté par L'Heure H
podcastpodcast

En 2001, ce fut le passage des monnaies de chaque état européen en monnaie unique de l'Euro.   

J'ai aussi connu une époque pendant laquelle, un informaticien prenait la porte tous les mois, si ce n'était pas toutes les semaines. 

Pour la chimie, je faisais mes photos passaient sous agrandisseur dans mon labo noir et blanc avec films en bandes. En couleur, cela se complexifiait dans le noir absolu dans des bains avec des températures très précises pour arriver après une vingtaine de minutes à un résultat que je me devais de pousser à la poubelle.  

Quand le numérique est arrivé dans les années 1980, j'ai abandonné la photo non numérique et j'ai vendu tout mon matériel. Les logiciels permettaient de faire des corrections aux photos à loisir et en peu de temps. La photo n'est plus ma passion principale mais elle reste complémentaire du texte et du dialogue. 

C'est à la naissance de Eric Sadin que j'ai commencé ma carrière dans le numérique et surtout par ses concepts. Mon esprit critique commençait déjà à poindre. Sans avoir une boule de cristal, je pouvais imaginer ce qu'il allait advenir d'une manière ou une autre du numérique. J'en connaissais les préceptes et les concepts de ce que les Américains voulaient propager dans le monde. 

A mon époque de pionniers, tout était à faire, à imaginer pour diminuer les charges de travail humaines, à tenter de ne plus recommencer les mêmes opérations indéfiniment.

Vous n'avez pas connu l'engouement de cette époque de lancement qui est née dans la création des concepts du numérique dont j'avais déjà parlé comme "Un Geek après l'heure"

Bien sûr que les débuts ont eu des hauts au départ et des bas à l'arrivée.

J'ai connu dans le métier d'informaticien qu'après les licenciements dans beaucoup de domaines, les informaticiens eux-mêmes, ont connu beaucoup de virés dans ce métier d'intello. Après tous les excès, on y connait aussi des bulles qui explosent ou implosent.

Les Etats Unis ont inventé l'avenir et mené la danse dans le numérique.

La Chine a commencé à copier pour les dépasser.

L'Europe toujours prudente à pris du retard en régulant alors que le train avait déjà pris de la vitesse en suivant le wagon.

Les wagons américains de tête se sont seulement essoufflés. 

Je suis retraité depuis pus de 20 ans.

Un jour de Noël, j'ai écrit un repentir dans  "J'ai honte"

Capture d'écran 2026-01-27 121330.pngLundi, Aurélien Barrau était invité au 28'. Ses idées correspondent aux miennes et je l'ai enregistré même si je ne connais ni Barrau ni Grothendick dont il a été l'ami.
podcast.

Il veut trouver de la poésie dans la science et il a raison.

L'humour en est souvent exempt aussi.

Il faut toujours une nouvelle invention pour relancer tout système humain quand sa force commerciale décline.

Aujourd'hui je suis déconnecté, mais toujours curieux, dilettante en suivant l'actualité et l'évolution de plus en plus rapide.

L'Intelligence Artificielle est la dernière invention rendant la recherche d'info plus rapide et plus explicite que les moteurs de recherches comme le faisait Google.

Avec l'IA, les besoins d'informaticiens renaissaient dans un mouvement de réengagement sans correspondre totalement aux précédents. 

"L’ère de l’IA a commencé" écrivait Bill Gates plein d'enthousiasme. 

La semaine suivante j'écrivais "L'Intelligence Naturelle revient"

J'ai écrit une chanson "L'IA aussi" à la fin de mon eBook en reprenant un veille chanson de Fernandel.

L'IA est un outil de réflexions comme d'autres. Il y a toujours une origine que les pionniers ont poursuivi avec de nouvelles inventions. Il n'y pas de limites aux connaissances à consulter et à réaménager à sa propre sauce.

La médecine a fait des bons gigantesque en avant grâce à elle en cherchant comment une maladie avait pu trouver une solution dans un pays du monde.

Je reprends le dernier chapitre du livre "Origine" de Dan Brown.

Avec son héros, Robert Langdon qui utilisait une IA appelée Wilsonpodcast.
 Cela pourrait peut-être répondre à vous, Monsieur Sadin.

Depuis presque toujours, nous allons de bulle en bulle.

Une nouvelle bulle dans l'IA est fort possible et plausible. 

Peut-être arrivera-t-elle avec les ordinateurs quantiques avec une vitesse dont le facteur de multiplication est à multiplier par 100x ou par 1000x plus rapide. A ce moment-là, le système analogique préconisé par les hommes sera intégré dans leurs circuits et permettra de mieux comprendre les implications des hommes dans les systèmes.

"Quand la pensée humaine s'intègre dans la machine",  cela pourrait être pire que l'IA.

 La physique est l’étude de comment fonctionne la nature. Galilée disait que la nature était écrite en langage mathématique. Donc la physique utilise le langage mathématique. À son époque, la reine des sciences était la philosophe. Les physiciens étaient appelés les philosophes naturels, les philosophes de la nature. C’est toujours le cas dans certaines universités anglo-saxonnes.

"Les cantiques de la physique quantique  est apparue entre 1900 et 1905. Elle décrit la nature au niveau élémentaire des électrons, des neutrons, des protons, des quarks au sein des neutrons et protons où la nature fonctionne différemment. 
La quantique, la nouvelle physique ne fait que décrire les choses, aussi bizarres elles puissent paraître sans dire « pourquoi ».

Le quantique remettra à nouveau tout en chantier, tout en questions dans un cycle perpétuel de l'évolution. Même les logiciels ne sont pas prêts à cette nouvelle (ré)volution. 

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Son livre contient des chapitres reprenant les nombreuses intelligences naturelles : l'intelligence des bactéries, végétale, animale, sans cerveau, délocalisée, artistique,, posthume, réincarnée, des objets, prémonitoire, créatrice, hypnotique, hors sol, extraterrestre, hostile, protectrice, miraculeuse,...

Sa conclusion est simple: "Laissons couler ces pleurs de crocodiles qui se dévorent entre eux. Quelles soient humaines ou célestes, elles ne représentent pas seulement un signe de tristesse, de douleur ou de compassion".    

Nous nous en écartons puisque nous sommes entrés dans la matrice. Ce vendredi une nouvelle fois, le film "Matrix" était représenté sur AB3. C'est un endroit où on obéit et on nous maintient sous contrôle par les rêves dans le monde réel.  


Etre fier de l'Europe comme on entend de l'autre côté de l'Atlantique "Proud to be american" est encore à inventer en Europe.

Trop de grèves, trop de manifestations, c'est pas bon aussi pour l'image de marque qu'on en donne. 

Capture d'écran 2026-01-31 084557.pngLe Chinois pense que demain sera toujours mieux qu'aujourd'hui comme idéologie.  

La plume de Thomas Gunzig nous invitait mercredi à un voyage en Absurdie où on rencontre lparadoxe d'Abilaine dans la gestion de l'accord et du désaccord dans un groupe. Concept illustrant la difficulté pour un groupe à prendre une décision, à gérer collectivement un accord. Il met en lumière, la notion le concept sociologique de « conformisme à un groupe » ou « conformité sociale ». 

Ce phénomène est bien connu en management.

Il explique le pourquoi 600 jours après les élections, pas encore de gouvernement bruxellois .podcast

Dans des cas de stress, j'ai dû prendre des risques des risques sans le demander à personne. Toute la stratégie avait été discutée avant d'arriver à cette situation comme pouvait l'être un pompier devant un incendie.  

Dans la semaine, une homme s'adresse à moi

- Quelle langue parlez-vous, me demande-t-il avec difficulté dans sa langue.

- Le français, répondis-je 

Il prend son Smartphone pour me faire écouter un enregistrement qui commençait par "Vous avez un grand cœur...".

- J'ai arrêté d'écouter et je lui ai dit que aujourd'hui, ce n'est pas un grand cœur mais un grand esprit qu'il faut avoir

Je n'ai pas cherché mon Smartphone pour lui donner la traduction dans sa langue.

Paradoxal, ce billet ?

Si on y réfléchit, non. Il y a une énorme différance entre la création et les utilisations qu'on fait de ces créations.

Un créateur crée et se fout complètement de la suite. Ce n'est plus son problème. C'est au vendeur de ne pas déconner en vendant les bienfaits de ce que le créateur apporte pour les vendre à des clients ou des prospects potentiels.

Si on arrive au niveau du client, cela peut devenir des croyances et des addictions.

Prix au niveau de la création, c'est là qu'apparait le drame quand le client dit agir en fonction de ce qu'un créateur lui a fourni pour résoudre ses problèmes.

Cette réflexion arrivée en "religion". Seul les vocables changent.

"Créateur" = "Dieu", "Vendeur"= "Prophète" ou "Messie", "Client = "Ouailles".  

Je suis et reste mécréant des religions et des croyances qui font semblant de tout résoudre dans la bonté et à apprendre au pêcheur devenu client plutôt que laisser le le choix en cherchant des solutions  à ses problèmes existentiels par lui-même.

Etre mécréant, c'est rester responsable de ses erreurs, de ses échecs et parfois de ses réussites. C'est de ne pas devenir aliéné par la pub et obéissant à une autorité religieuse ou profane.  C'est de ne pas chercher un pardon en compensation d'une erreur personnelle chez cette autorité. 

Etre mécréant demande, en vérité, une certaine force intellectuelle personnelle par l'invention des péripéties au cours de son histoire. 

Capture d'écran 2026-02-04 090633.pngIl y a des gens qui ont cette capacité inventive pour comprendre en fonction de ce qui est, d'apporter avec une vue au futur antérieur ce qui adviendra en exprimant une action future qui sera achevée avant une autre action future qu'ils ont déjà défini à l'avance.

Bill Gates est de ce bord et même Elon Musk, quoique qu'on en dise. Sa voiture Tesla est en bout de course et il imagine déjà sa remplaçante.

Fusion de SpaceX et AIxpodcast

Le grand défi est pour ceux qui n'ont pas cette capacité inventive, cette vue dans le futur pour trouver leur chemin par eux-mêmes sans devoir lever les yeux vers le ciel pour trouver des solutions potentielles à leurs problèmes.  

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...

Les films de la semaine

Nuremberg

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podcast

La Gracia

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podcast

Gourou

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podcast

Le magazine "Culture en prime" recevait hier Delphine de Vigan.
podcast

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(Pour ceux qui s'intéresse à François de Brigode, je l'ai rencontré hier matin. Après son opération, il va bien.)  

A musée vous, à musée moi

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Le mathématicien, Fabrizio Bucella parle l'énigme du chat parachutiste a été dévoilée lors de la conférence de Noël à l'Université de Fribourg.
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...

L'histoire de Daniel Balavoine se retrouve dans ses chansons.
La semaine dernière, j'ai repris "La vie ne m'apprend rien".  
J'ai le choix entre d'autres chansons pour terminer ce billet "Aimer est plus fort que d'être",  "Sauver l'amour", "SOS d'un terrien en détresse", "Vivre ou survivre", "Tous les cris les SOS" ou "Petit homme mort au combat'.
Sorti en 1980, "Je ne suis pas un héros" correspond peut-être mieux à mon esprit de maturité.
Ne faudrait-il pas recréer la vie en émulation pour que la vie apprenne à Balavoine quelque chose  ?
Aujourd'hui, je suis fatigué.
De stressé, j'ai depuis redonné le temps au temps en poursuivant mon histoire par l'écriture pendant près de 21 ans sur "Réflexions du Miroir".  
 

 
Les coups de poings dans l'âme
Le froid de la lame qui court
Chaque jour me pousse
Un peu plus vers la fin
Quand je monte sur scène
Comme on prend le dernier train

Même les soirs de drame
Il faut trouver la flamme qu'il faut
Pour toucher les femmes
Qui me tendent les mains
Qui me crient qu'elles m'aiment
Et dont je ne sais rien

Refrain : C'est pour ça qu'aujourd'hui
Je suis fatigué
C'est pour ça qu'aujourd'hui
Je voudrais crier
  Je ne suis pas un héros
Mes faux pas me collent à la peau
Je ne suis pas un héros
Faut pas croire ce que disent les journaux
 
 Je ne suis pas un héros
Quand les cris de femmes
Que c'est pour m'aider
A porter tous mes chagrins
Et je me dis qu'elles rêvent
Mais ça leur fait du bien
A coups de poings dans l'âme
J'ai trouvé la trame qu'il faut
Mais pour mourir célèbre
Il ne faut rien emporter
Que ce que les autres
N'ont pas voulu garder

(refrain)

PS: J'ai à nouveau lancé une préversion en donnant en vrac une série de points sur agoravox.fr, loin d'être finalisée pour obtenir des retours de flammes potentielles.
J'y ai répondu aux commentaires au sujet de l'orthographe et cela m'a amusé.

Je reçois un hommage à faire à la réalisatrice du site orthogaffe.com

Manneken Pis en fait partie.

On apprend qu'il faudra payer 2 euros pour s'approcher de la Fontaine de Trévi à Rome.

On se souvient du film "La dolce vita" de Federico Fellini qui  montre Anita Ekberg prenant son bain dans la fontaine en robe du soir, sous les yeux de Marcello Mastroianni.

 

Capture d'écran 2026-02-03 204028.pngEt si on faisait payer les visiteurs pour approcher de Manneken Pis habillé avec sa garde-robe  

Cela permettrait d'habiller aussi Jeanneke Pis

 
Allusion 
 
 
 
1/02/2026 :  Je voulais visiter ce matin "Grégoire Motte - Centrale for contemporary art - Brussel"
Le chicon est le symbole de ma commine.

Capture d'écran 2026-02-01 131357.pngDans la vitrine de la Centrale, Grégoire Motte met en scène une nouvelle version de L’apparition mythologique de Witloof. C’est la naissance, en pleine révolution de 1830, dans une cave sombre de Schaerbeek, de la plus contemporaine, la plus troublante des salades ; et le ravissement du paysan qui la découvre, véritable Pygmalion agricole. Cet épisode, tiré d’un mythe fondateur belge, constitue l’élément principal de la grande trilogie de la chicorée, projet initié par Motte en 2019 avec le compositeur Gabriel Mattei. L’œuvre de Grégoire Motte se compose de récits qu’il décline sous diverses formes, associant travail visuel et pratique littéraire. Épisodes historiques, aventures personnelles, mythes réels ou inventés deviennent textes romanesques, conférences, films, pièces musicales ou objets aux statuts multiples. Grégoire Motte est né à Lille en 1976. Il vit et travaille à Bruxelles. En 2004 il se lance dans la confection de cravates, jusqu’en 2009, où il trouve une importante quantité d’or dans un bar de Tunis. En 2012, il cofonde l’Artists Club Coffre Fort² à Bruxelles. Au printemps 2014, il entreprend le moulage d’une jambe de Miss Valenciennois. Le tirage échoue : c’est le véritable point de départ de la grande trilogie de la chicorée.

Et ce fut un échec. La porte était close

Commentaires

Daniel Balavoine a marqué les années 80 et maintenant il nous manque encore.
Eric Sadin est né le 3 septembre 1973 : je me suis mariée 2 mois et demi après. J'ai commencé à travailler en avril 1972.
Je ne conçois plus la vie dans internet, on est obligé de passer par là, je pense que tout le monde a internet maintenant (sauf la soeur de ma mère qui est née en 1930.....) Bon week end.

Écrit par : Elisabeth | 31/01/2026

Répondre à ce commentaire

J'ai bien souri avec la référence de la "sœur de votre mère"
Quand on tombe dans un trou, on n'en sort pas facilement.
J'aurais pu titrer mon billet : "créer ou utiliser".

Écrit par : Allusion | 01/02/2026

L'anatomie d'une manipulation — Comment Trump réécrit l'histoire
Le mécanisme de la désinformation présidentielle
Il y a une méthode dans la folie de Trump. Une mécanique parfaitement huilée qui transforme des documents ambigus en armes de destruction massive contre la vérité. Le processus est toujours le même : d’abord, un loyaliste placé à un poste stratégique — ici Tulsi Gabbard à la tête du renseignement national — déclassifie des documents en les sortant de leur contexte. Ensuite, ces documents sont présentés avec un langage hyperbolique et inflammatoire lors de conférences de presse soigneusement orchestrées. Puis Trump s’empare du récit sur Truth Social, l’amplifie, le déforme, le pousse jusqu’à l’absurde — « Arrêtez Obama !!! » — et le cycle médiatique fait le reste. Les chaînes d’information en continu débattent du contenu des accusations plutôt que de leur légitimité. Les républicains au Congrès hochent la tête avec la docilité de marionnettes aux fils sectionnés. Et la vérité, cette pauvre vérité essoufflée, arrive toujours en retard, quand l’attention publique s’est déjà déplacée vers le prochain scandale.
Ce que PolitiFact a documenté avec une précision chirurgicale, c’est que Trump « déforme faussement une évaluation de l’ère Obama sur l’ingérence électorale russe pour la qualifier de coup d’État ». La distinction est fondamentale et elle est délibérément oblitérée : personne dans l’administration Obama n’a jamais prétendu que des pirates russes avaient modifié les résultats du vote ou piraté les infrastructures électorales à grande échelle. L’évaluation de 2017 portait sur l’influence russe — les réseaux de désinformation sur les médias sociaux, les campagnes de piratage et de fuites, les fermes de trolls russes, et d’autres opérations psychologiques menées par des acteurs russes. Confondre les deux — comme le fait Trump — c’est comme accuser quelqu’un d’avoir volé votre voiture alors qu’on l’a accusé d’avoir rayé votre pare-chocs. La mauvaise foi est colossale.
Trump ne ment pas par accident. Il ne déforme pas les faits par maladresse. Il construit méthodiquement un récit alternatif où il est la victime éternelle, où ses ennemis sont des traîtres, et où quiconque ose vérifier les faits devient complice du « complot ». C’est la propagande à l’état pur — et elle fonctionne.

Les experts qui démontent le château de cartes
Le sénateur Mark Warner, vice-président du Comité sénatorial du renseignement, n’a pas mâché ses mots : « Il n’est malheureusement pas surprenant que la DNI Gabbard, qui avait promis de dépolitiser la communauté du renseignement, instrumentalise une fois de plus sa position pour amplifier les théories du complot électorales du président. » Ces mots portent un poids particulier quand on sait qu’en 2020, un comité sénatorial dirigé par les républicains avait confirmé les conclusions du renseignement : la Russie s’est bien ingérée dans l’élection de 2016 et a bien cherché à favoriser Trump plutôt que Hillary Clinton. Ce n’est pas une opinion démocrate. C’est la conclusion bipartisane du Sénat américain. Mais dans l’univers parallèle de Trump, les faits ne comptent pas. Seul le récit compte. Et le récit dit : Obama est un traître.
Des experts juridiques ont également souligné une évidence que Trump ignore avec superbe : le mot « trahison » a une définition constitutionnelle précise. La trahison, selon la Constitution américaine, ne peut survenir qu’en temps de guerre ou lors d’une rébellion armée contre le gouvernement. Aucune des accusations portées par Trump ou Gabbard ne se rapproche, même de loin, de cette définition. Mais Trump n’utilise pas le mot « trahison » dans un sens juridique. Il l’utilise comme un marteau émotionnel, un outil de propagande destiné à déshumaniser son adversaire et à légitimer sa persécution. Et ça, c’est un mécanisme fascisant vieux comme le monde.
Un silence rompu par l’indignation
Barack Obama a longtemps gardé le silence. Son bureau, fidèle à une tradition de retenue présidentielle qui semble appartenir à un autre siècle, a historiquement évité d’engager le combat avec les attaques de Trump sur les réseaux sociaux. Mais la sévérité de l’accusation de trahison a forcé une réponse rare et cinglante. Un porte-parole de l’ancien président a publié une déclaration en juillet 2025 : « Par respect pour la fonction présidentielle, notre bureau ne daigne normalement pas répondre aux absurdités constantes et à la désinformation qui émanent de cette Maison-Blanche. Mais ces affirmations sont suffisamment scandaleuses pour mériter une réponse. Ces allégations bizarres sont ridicules et constituent une tentative pathétique de distraction. » Chaque mot de cette déclaration est pesé. Chaque adjectif est une gifle diplomatique. « Ridicules. » « Scandaleuses. » « Pathétique tentative de distraction. » La retenue elle-même devient une arme quand elle contraste avec la hystérie de l’autre camp.

Mais au-delà de la déclaration officielle, il y a l’homme. Barack Obama, 63 ans, père de deux filles, Malia et Sasha, qui doivent voir leur père accusé de trahison par le président des États-Unis chaque fois qu’elles ouvrent leur téléphone. Il y a Michelle Obama, qui avait confié dans ses mémoires à quel point les attaques de Trump contre la citoyenneté de son mari — le « birtherism » — l’avaient blessée dans sa chair. Et maintenant, ce n’est plus sa citoyenneté qu’on attaque, c’est sa liberté. Le président en exercice veut le mettre en prison. Il l’a écrit noir sur blanc. À quelle heure de la nuit Michelle se réveille-t-elle avec cette pensée qui brûle dans son estomac ? À quelle fréquence Sasha vérifie-t-elle les nouvelles avec ce noeud glacial dans la gorge ?

La réponse d'Obama — La dignité face à la démence
La dignité d’Obama face à la furie de Trump n’est pas de la faiblesse. C’est un miroir tendu à l’Amérique. Regardez bien les deux hommes. L’un appelle à l’arrestation de l’autre sur un réseau social à trois heures du matin. L’autre répond avec la retenue d’un homme qui sait que l’Histoire le jugera — et qui sait aussi que l’Histoire est en train de prendre des notes.

Le poids insoutenable de l’accusation
On ne mesure pas assez ce que signifie, concrètement, être accusé de trahison par le président des États-Unis. Ce n’est pas un commentateur de Fox News qui lance l’accusation. Ce n’est pas un blogueur conspirationniste dans son sous-sol. C’est l’homme qui contrôle l’arsenal nucléaire, qui commande les forces armées, qui nomme les procureurs fédéraux, qui dirige le FBI et le département de Justice. Quand cet homme dit « Arrêtez Obama », ce n’est pas une opinion. C’est une menace existentielle. Car la procureure générale Pam Bondi a déjà répondu à l’appel : elle a ordonné la constitution d’un grand jury pour enquêter sur les allégations liées au Russiagate. La machine judiciaire est en marche. L’appareil d’État se met au service de la vendetta personnelle du président. Si cela ne vous terrifie pas, c’est que vous ne comprenez pas ce qui est en train de se passer.
L’agence Al Jazeera a posé la question crûment : Barack Obama peut-il être poursuivi ? La réponse juridique est claire : les obstacles sont immenses. Aucune loi n’interdit à un président de demander une évaluation de renseignement. La supervision de la communauté du renseignement fait partie des prérogatives présidentielles. Mais la question juridique est secondaire. Ce qui compte, c’est le signal politique : un président qui utilise l’appareil d’État pour persécuter son prédécesseur. C’est le manuel de l’autocrate, page un, chapitre un

Le précédent historique — Ce que l'Amérique n'a jamais vu
Deux cent quarante-neuf ans de transferts pacifiques du pouvoir
Depuis 1776, les États-Unis d’Amérique ont traversé des guerres civiles, des assassinats présidentiels, des scandales qui auraient pu faire imploser le système. Richard Nixon a dû démissionner après le Watergate — mais Gerald Ford l’a gracié plutôt que de le poursuivre, au prix de sa propre carrière politique, parce qu’il croyait que la nation avait besoin de guérir plutôt que de se venger. Bill Clinton a été destitué par la Chambre pour avoir menti sous serment sur une relation extraconjugale — mais personne n’a demandé son arrestation pour trahison. George W. Bush a lancé une guerre sur la base de renseignements erronés qui a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes — mais Obama a choisi de « regarder vers l’avant plutôt que vers l’arrière ». À chaque carrefour de l’histoire, les présidents américains ont choisi la retenue plutôt que la vengeance. Pas par bonté d’âme. Par compréhension que la démocratie ne survit que si les perdants acceptent de perdre et les gagnants résistent à la tentation d’écraser leurs adversaires.
Trump a dynamité ce principe. Il est le premier président de l’histoire américaine à demander publiquement et explicitement l’arrestation d’un ancien président. C’est un acte sans précédent dans l’histoire de la République. Et ce qui rend la chose encore plus glaçante, c’est que ce n’est pas un dérapage verbal, un moment de colère devant les caméras. C’est un message écrit, publié, délibéré, sur la plateforme que Trump possède personnellement. Il a eu le temps de réfléchir. Il a eu le temps de relire. Il a appuyé sur « publier » en toute connaissance de cause. Et il a ajouté trois points d’exclamation, comme pour s’assurer que personne ne prendrait cela pour une plaisanterie.

Gerald Ford a sacrifié sa présidence pour épargner au pays le traumatisme de voir Nixon en prison. Trump, lui, veut infliger ce traumatisme à Obama — non pas parce que la justice l’exige, mais parce que sa soif de vengeance l’exige. La différence entre ces deux gestes résume l’effondrement moral de la présidence américaine.

Les autocrates qui l’ont fait avant lui
Vous savez qui emprisonne ses prédécesseurs ? Vladimir Poutine l’a fait. Recep Tayyip Erdogan l’a fait. Xi Jinping l’a fait. Nicolás Maduro l’a fait. Mohammed ben Salmane a emprisonné des membres de sa propre famille royale dans un hôtel Ritz-Carlton pour asseoir son pouvoir. Ce n’est pas un hasard si ces noms reviennent. Ce n’est pas une coïncidence si le schéma est identique : accuser le prédécesseur de crimes contre l’État, mobiliser l’appareil judiciaire, transformer la persécution politique en procédure légale, et présenter le tout comme un acte de justice. Trump suit le même chemin, pas à pas, post Truth Social après post Truth Social. La seule différence, c’est que Trump le fait dans un pays qui se proclame encore la plus grande démocratie du monde. Combien de temps cette prétention pourra-t-elle résister à la réalité ?

Les 500 chercheurs qui tirent la sonnette d'alarme
Un verdict académique sans appel
Ce n’est plus une question d’opinion partisane. C’est un verdict scientifique. Une enquête menée par le projet Bright Line Watch auprès de plus de 500 politologues américains a révélé que la vaste majorité d’entre eux considère que les États-Unis glissent rapidement de la démocratie libérale vers une forme d’autoritarisme. Après l’élection de Trump en novembre 2024, les chercheurs avaient attribué à la démocratie américaine une note de 67 sur 100. Quelques semaines après le début du second mandat, ce chiffre avait chuté à 55. John Carey, professeur de gouvernement à Dartmouth, a qualifié ce déclin de « précipité ». C’est la plus forte baisse enregistrée depuis que Bright Line Watch a commencé à sonder les chercheurs sur les menaces pesant sur la démocratie américaine en 2017. Chaque point perdu représente une norme brisée, une institution fragilisée, un contre-pouvoir neutralisé.
Steven Levitsky, professeur de gouvernement à Harvard et co-auteur du livre prophétique « How Democracies Die » (« Comment meurent les démocraties »), a été particulièrement vocal. Selon Levitsky, le scénario le plus probable est un glissement vers ce qu’il appelle, avec son collègue Lucan Way, un « autoritarisme compétitif » — un régime qui maintient formellement une Constitution, des élections régulières et une opposition légale, mais où l’abus systématique du pouvoir fausse le terrain de jeu contre l’opposition. C’est le modèle du Venezuela sous Hugo Chávez — devenu ensuite une dictature complète — et de la Turquie sous Erdogan. Quand un professeur de Harvard compare votre pays au Venezuela et à la Turquie, ce n’est pas de l’alarmisme. C’est un diagnostic.
Cinq cents politologues qui tirent la sonnette d’alarme. Cinq cents experts qui crient dans le vide. Car qui les écoute ? Qui lit leurs études ? Qui traduit leurs avertissements en action politique ? Le bateau coule, et les passagers prennent des selfies sur le pont.

Le mot qui fait trembler : fascisme
En septembre 2025, l’historien Ben Worthy a franchi un pas que beaucoup hésitaient à franchir : il a qualifié Trump de fasciste. Pas de « tendances fascisantes ». Pas de « rhétorique qui rappelle le fascisme ». Fasciste. Point final. Selon Worthy, Trump coche chaque caractéristique d’un dirigeant fasciste telles que définies par le consensus académique. D’autres historiens, comme Anne Berg et Paul Lerner, spécialistes du nazisme et du fascisme, ont expliqué en mars 2025 que la démocratie était en grave danger en raison de la censure imposée aux chercheurs et aux médias. Quand les historiens du fascisme vous disent que ce qu’ils voient ressemble au fascisme, peut-être faudrait-il les écouter. Peut-être faudrait-il arrêter de traiter ces comparaisons comme de l’exagération et commencer à les traiter comme des avertissements.
La question que personne ne veut poser : si Trump réussit à faire arrêter Obama, qui sera le prochain ? Hillary Clinton ? Joe Biden ? Les procureurs qui ont osé l’inculper ? Les journalistes qui ont couvert ses scandales ? La liste des ennemis de Trump est longue, et son appétit de vengeance est insatiable.

Gabbard, la directrice du renseignement devenue porte-voix de la propagande
De la députée anti-guerre à l’instrument de la vengeance trumpiste
L’ironie est si épaisse qu’on pourrait la couper au couteau. Tulsi Gabbard, qui s’était fait connaître comme députée démocrate anti-guerre d’Hawaï, qui avait défié l’establishment de son propre parti, qui avait soutenu Bernie Sanders en 2016, est devenue l’instrument le plus docile de la machine de propagande de Trump. En tant que directrice du renseignement national, elle devait être la gardienne impartiale de la vérité sur les menaces pesant sur les États-Unis. Au lieu de cela, elle déclassifie des documents de manière sélective, les présente hors contexte lors de conférences de presse théâtrales, et fournit à Trump les munitions dont il a besoin pour accuser Obama de trahison. Le sénateur Warner l’a dit avec une franchise brutale : Gabbard « instrumentalise sa position pour amplifier les théories du complot du président ». Ce n’est pas du renseignement. C’est de la propagande d’État avec un tampon officiel.
Ce qui rend l’affaire encore plus troublante, c’est ce que CNN a révélé : les allégations de Gabbard « confondent et déforment ce que la communauté du renseignement a réellement conclu ». Les documents déclassifiés « ne font rien pour invalider les conclusions fondamentales de l’évaluation de 2017 selon lesquelles la Russie a lancé une campagne d’influence et de piratage et a cherché à aider Donald Trump à battre Hillary Clinton ». Plus accablant encore : une source du Congrès démocrate a révélé que les agences de renseignement étaient encore en train de proposer des rédactions au document lorsque Gabbard l’a déclassifié prématurément. Un ancien haut responsable du renseignement américain a averti que certains éléments non expurgés « pourraient alerter Moscou sur la manière dont les renseignements ont été collectés et potentiellement mettre en danger des sources ». Pour protéger Trump, Gabbard est prête à mettre en danger des vies humaines.
Gabbard avait promis de dépolitiser le renseignement. Elle l’a transformé en arme de vengeance. Il y a un mot pour cela dans les régimes autoritaires : la mise au pas des institutions. Et nous y sommes.

Le grand jury de Pam Bondi — La justice instrumentalisée
La procureure générale Pam Bondi n’a pas attendu longtemps pour répondre aux ordres de marche. Elle a annoncé la création d’un groupe de frappe (« strike force ») pour évaluer les preuves publiées par Gabbard et « enquêter sur les prochaines étapes juridiques potentielles ». Elle a ordonné au personnel du département de Justice d’engager des procédures judiciaires et a chargé un procureur fédéral de présenter des preuves à un grand jury en vue d’un éventuel acte d’accusation. On ne sait pas encore quelles seraient les charges ni qui serait visé. Mais le signal est clair : l’appareil judiciaire fédéral est mobilisé non pas pour poursuivre des criminels, mais pour satisfaire la vendetta politique du président. CBS News a rapporté le lancement de cette enquête du grand jury avec une sobriété journalistique qui masque à peine l’énormité de ce qui se passe : le département de Justice des États-Unis enquête sur un ancien président à la demande du président actuel, sur la base d’allégations que les vérificateurs de faits ont démontées une par une.
Où sont les républicains ? Où sont les sénateurs qui ont juré de défendre la Constitution ? Axios a rapporté que les républicains « se sont emparés des accusations de l’administration Trump contre Obama » — non pas pour les questionner, mais pour les amplifier. Le parti qui se proclamait gardien des libertés individuelles et de la limitation du pouvoir gouvernemental applaudit pendant qu’un président utilise le département de Justice comme un instrument de vengeance personnelle. L’hypocrisie est si colossale qu’elle en devient presque admirable dans son impudence.

Le « coup d'État » qui n'en est pas un — Déconstruction d'un mensonge
Ce que les mots signifient vraiment
Les mots ont un sens. Ou du moins, ils en avaient un avant que Trump ne les vide de leur substance pour les remplir de sa propre fureur. Un coup d’État, c’est un renversement du pouvoir par la force. C’est des chars dans les rues. C’est un palais présidentiel encerclé. C’est un président arrêté par des militaires. Ce que Trump appelle un « coup d’État », c’est une enquête de renseignement ordonnée par le président en exercice — ce qui fait partie de ses prérogatives constitutionnelles. Comme l’ont souligné les critiques, si Obama avait vraiment voulu empêcher Trump de prendre le pouvoir, il aurait eu tous les moyens de le faire. Il ne l’a pas fait. Trump a prêté serment le 20 janvier 2017 comme prévu. Le transfert du pouvoir s’est déroulé sans incident. Obama lui a serré la main sur les marches du Capitole. Où est le coup d’État dans cette histoire ?
La réalité que Trump refuse d’admettre est documentée par des enquêtes bipartisanes multiples : la Russie a interféré dans l’élection de 2016. Le rapport du procureur spécial Robert Mueller l’a établi. Le Comité sénatorial du renseignement, dirigé par les républicains, l’a confirmé. Le propre directeur de la CIA nommé par Trump l’a reconfirmé. L’ingérence russe n’est pas une invention de l’administration Obama. C’est un fait établi par des dizaines d’enquêtes indépendantes, des centaines de pages de preuves, et le consensus de la communauté du renseignement. Mais pour Trump, admettre que la Russie l’a aidé, c’est admettre que sa victoire est entachée. Et cela, son ego démesuré ne peut pas le supporter. Alors il préfère accuser Obama de trahison.
Un coup d’État sans chars. Un coup d’État sans arrestations. Un coup d’État où le « dictateur renversé » a paisiblement prêté serment et gouverné pendant quatre ans. Si c’est un coup d’État, c’est le plus incompétent de l’histoire humaine. Ou alors — et c’est plus probable — c’est un mensonge fabriqué par un narcissique qui ne supporte pas que quiconque ait osé enquêter sur lui.

L’enquête Mueller et ses conclusions ignorées
Rappelons les faits, puisque Trump compte sur notre amnésie collective. Le procureur spécial Robert Mueller a mené une enquête de 22 mois. Son rapport, publié en avril 2019, a documenté de manière exhaustive l’ingérence russe dans l’élection de 2016. Il a abouti à 34 mises en accusation, dont celles de 12 agents du renseignement militaire russe. Il a documenté de multiples contacts entre la campagne Trump et des agents russes. Il n’a pas conclu à une conspiration criminelle formelle — mais il a explicitement refusé d’exonérer Trump sur la question de l’obstruction à la justice. « Si nous avions eu confiance dans le fait que le président n’avait clairement pas commis d’obstruction à la justice, nous l’aurions dit », avait écrit Mueller. Tout cela a été effacé, réécrit, reformaté par la machine de propagande trumpiste sous l’étiquette de « canular russe ». Et maintenant, l’homme qui a bénéficié de l’aide de la Russie accuse celui qui a tenté de protéger l’Amérique de cette ingérence d’avoir commis un coup d’État. L’inversion accusatoire est totale.

Quand la démocratie meurt — Le témoignage des historiens
La leçon que Weimar n’a pas retenue
Les historiens du fascisme et du nazisme ne dorment plus la nuit. Anne Berg et Paul Lerner, qui ont consacré leur vie à étudier comment les démocraties s’effondrent, regardent l’Amérique de 2025 avec le regard hanté de quelqu’un qui reconnaît les symptômes. La République de Weimar n’est pas tombée en un jour. Elle est morte à petit feu, norme après norme, institution après institution, pendant que les citoyens ordinaires se disaient : « Ça ne peut pas arriver ici. » La criminalisation de l’opposition politique est l’un des marqueurs les plus précoces du glissement vers l’autoritarisme. Quand un dirigeant commence à qualifier ses adversaires politiques de traîtres et à demander leur emprisonnement, la démocratie est déjà en soins intensifs. Quand l’appareil judiciaire commence à obéir, elle est en arrêt cardiaque.
Erica Chenoweth, professeure à Harvard, a tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’elle appelle « la routinisation des raids de l’ICE, les déploiements de la Garde nationale, et le ciblage des élus démocrates, des manifestants pacifiques, et des personnes apparaissant à la télévision avec des mises en accusation, des arrestations, ou des demandes de licenciement ». C’est le vocabulaire clinique d’une chercheuse qui observe, avec la précision d’une entomologiste, la décomposition de la démocratie américaine. Chaque jour apporte une nouvelle transgression, et chaque transgression devient la nouvelle normalité le lendemain. Hier, c’était impensable qu’un président accuse son prédécesseur de trahison. Aujourd’hui, c’est un post Truth Social de plus dans le flot interminable. Demain, ce sera peut-être un mandat d’arrêt.
Les historiens sont les Cassandre de notre époque. Ils voient le précipice, ils crient, et personne ne les écoute. Quand nous tomberons, ils pourront au moins dire : « Nous vous avions prévenus. » Maigre consolation pour une civilisation qui a choisi de fermer les yeux.

L’autoritarisme compétitif — Le modèle qui attend l’Amérique
Le concept d’autoritarisme compétitif développé par Levitsky et Way mérite qu’on s’y arrête, car il décrit avec une précision effrayante la trajectoire actuelle des États-Unis. Dans un régime d’autoritarisme compétitif, les élections continuent d’avoir lieu. La Constitution continue d’exister. L’opposition continue d’être légale. Mais le terrain de jeu est systématiquement faussé. Le président utilise les ressources de l’État pour harceler ses adversaires. La justice est instrumentalisée pour cibler les opposants. Les médias indépendants sont intimidés, marginalisés, voire réduits au silence. Les institutions de contrôle sont vidées de leur substance en nommant des loyalistes à leur tête. Est-ce que cela ne vous rappelle rien ? Gabbard au renseignement. Bondi au département de Justice. Trump qui demande l’arrestation d’Obama. Les pièces du puzzle s’assemblent sous nos yeux, et l’image qu’elles forment n’a rien de rassurant.

La fabrique du bouc émissaire — Pourquoi Obama ?
La cible parfaite pour la base trumpiste
Le choix d’Obama comme ennemi suprême n’est pas innocent. Il ne l’a jamais été. Depuis le birtherism — cette théorie du complot raciste selon laquelle Obama n’était pas né aux États-Unis — Trump a construit sa carrière politique sur la diabolisation du premier président noir de l’histoire américaine. Il y a quelque chose de viscéral, de primitif, dans l’obsession de Trump pour Obama. Quelque chose qui transcende la politique et plonge dans les eaux troubles de l’identité, de la race, du ressentiment. Obama représente tout ce que Trump ne sera jamais : l’éloquence, la grâce, le respect international, l’héritage d’un président que l’Histoire traitera avec indulgence. Et Trump le sait. Cette connaissance le ronge comme un acide. Alors il frappe. Encore et encore. Avec des mots de plus en plus violents, des accusations de plus en plus graves, des conséquences de plus en plus réelles.
Pour la base trumpiste, Obama incarne le péché originel : un homme noir à la Maison-Blanche. Les sondages le montrent depuis des années : une proportion significative des électeurs de Trump n’a jamais accepté la légitimité de la présidence Obama. Le birtherism n’est pas mort. Il a muté. Il est devenu le « Russiagate inversé » — la croyance que Obama a utilisé les services secrets pour espionner et saboter Trump. La théorie du complot a changé de forme, mais le carburant émotionnel est le même : le ressentiment racial, la nostalgie d’une Amérique blanche et dominante, le refus d’accepter que le monde a changé. Trump n’est pas l’architecte de ce ressentiment. Mais il en est le catalyseur, le porte-voix, l’exploiteur sans scrupules.
Pourquoi Obama ? Parce qu’il est noir. Parce qu’il est aimé. Parce qu’il représente tout ce que Trump envie et ne pourra jamais être. Le reste — le Russiagate, les documents déclassifiés, les accusations de trahison — n’est qu’un habillage juridique pour une vendetta fondamentalement personnelle et fondamentalement raciale. Osons le dire.

La distraction suprême
L’équipe d’Obama a mis le doigt sur un autre ressort : la distraction. « Ces allégations bizarres sont ridicules et constituent une tentative pathétique de distraction », a déclaré le porte-parole de l’ancien président. Distraction de quoi ? De l’inflation qui pèse sur les ménages américains. De la crise du logement qui rend des villes entières inhabitables pour la classe moyenne. De la polarisation qui déchire le tissu social. De la corruption qui gangrène l’administration Trump. Chaque fois que l’attention publique menace de se concentrer sur les échecs concrets du gouvernement, Trump lance une grenade rhétorique — et « Arrêtez Obama !!! » est la plus grosse grenade de son arsenal. Le spectacle prime sur la substance. La provocation prime sur la gouvernance. Et le public, conditionné par des années de surenchère, mord à l’hameçon à chaque fois.

Le silence complice des républicains
Un parti qui a choisi la soumission
Où est Mitt Romney ? Où est Liz Cheney ? Où sont les voix républicaines qui, il y a encore quelques années, osaient s’élever contre les excès de Trump ? Elles ont été purgées, marginalisées, réduites au silence. Le Parti républicain de 2025 n’est plus un parti politique au sens démocratique du terme. C’est un culte de la personnalité organisé autour d’un homme unique, où la dissidence est punie par l’excommunication politique. Axios a rapporté que les républicains du Congrès se sont « emparés » des accusations de Trump contre Obama — non pour les examiner de manière critique, mais pour les amplifier et les légitimer. Pas une seule voix républicaine notable ne s’est élevée pour dire : « Un président ne devrait pas demander l’arrestation de son prédécesseur sur un réseau social. » Ce silence n’est pas de la prudence. C’est de la complicité.
L’historien Timothy Snyder avait prévenu dans « De la tyrannie » : les institutions ne se défendent pas toutes seules. Elles ont besoin que des individus se lèvent pour les défendre. Quand les individus choisissent le silence, quand les parlementaires choisissent la servitude, les institutions deviennent des coquilles vides — des façades derrière lesquelles le pouvoir autoritaire peut opérer en toute impunité. Le Congrès américain, le contre-pouvoir le plus ancien de la démocratie moderne, regarde un président demander l’emprisonnement d’un ancien président — et applaudit. C’est le spectacle le plus terrifiant que la politique américaine ait offert depuis la Guerre civile.
Les républicains ont fait leur choix. Ils ont choisi Trump plutôt que la Constitution. Ils ont choisi la servitude plutôt que le courage. Et quand l’Histoire écrira le chapitre de la chute de la démocratie américaine, leurs noms y figureront — non pas comme des héros, mais comme des lâches qui ont ouvert la porte au loup.

La mémoire des serments trahis
Chaque sénateur, chaque représentant républicain a prêté serment de « soutenir et défendre la Constitution des États-Unis contre tous les ennemis, étrangers et intérieurs ». Chaque mot de ce serment est aujourd’hui une accusation. Car la menace la plus grave contre la Constitution ne vient pas d’un ennemi étranger. Elle vient de l’intérieur. Elle vient du Bureau ovale. Elle vient d’un homme qui utilise son pouvoir pour persécuter ses adversaires, instrumentaliser la justice, et réécrire l’histoire à son avantage. Et les républicains qui ont juré de défendre la Constitution contre cette menace précise ont choisi de fermer les yeux, de se boucher les oreilles, et de tendre la main pour recevoir les faveurs du président. Le serment n’est plus qu’une formalité vide. Une tradition creuse. Un rituel dénué de sens dans un pays où les mots n’ont plus de poids.

Le danger concret — Ce qui attend l'Amérique
Le scénario du pire n’est plus hypothétique
Posons les faits froidement. Le président a publiquement demandé l’arrestation d’un ancien président. La procureure générale a constitué un grand jury. La directrice du renseignement fournit les « preuves » à la demande. Les républicains au Congrès applaudissent. Les médias conservateurs amplifient. La machine est en marche. La question n’est plus de savoir si Trump veut emprisonner Obama. La question est de savoir si les derniers garde-fous — un juge fédéral courageux, un juré indépendant, un procureur intègre — tiendront face à la pression colossale exercée par la Maison-Blanche. Dans l’Amérique de 2025, ce n’est plus une certitude. C’est un pari.
Et au-delà du cas Obama, c’est le principe même de l’alternance démocratique qui est en jeu. Si un président peut emprisonner son prédécesseur, alors aucun futur président ne sera à l’abri. Les candidats à la présidence réfléchiront à deux fois avant de se présenter, sachant que la défaite pourrait signifier non pas une retraite paisible mais une cellule de prison. Les présidents sortants feront tout pour rester au pouvoir, sachant que le quitter pourrait signifier la persécution. C’est le mécanisme exact par lequel les démocraties se transforment en dictatures : quand le pouvoir devient une question de survie, personne ne veut plus le lâcher. Trump n’est peut-être pas en train de devenir un dictateur. Mais il est en train de construire les conditions dans lesquelles un dictateur pourra émerger.
Si Obama peut être arrêté pour avoir exercé ses fonctions présidentielles, alors la présidence elle-même devient un piège. Et si la présidence est un piège, la démocratie est morte. Nous n’en sommes pas encore là. Mais nous sommes sur le chemin. Et chaque post Truth Social de Trump nous rapproche d’un pas de plus du précipice.

L’effet sur le monde
Le Center for American Progress a documenté comment l’administration Trump a donné un « feu vert à l’autoritarisme mondial ». Chaque fois que Trump attaque les normes démocratiques chez lui, les autocrates du monde entier prennent note. Poutine sourit. Erdogan prend des notes. Xi Jinping hoche la tête avec satisfaction. Si la « plus grande démocratie du monde » emprisonne ses anciens présidents pour des raisons politiques, alors pourquoi n’importe quel dictateur ne pourrait-il pas en faire autant ? L’Amérique était le phare de la démocratie — imparfait, certes, mais lumineux. Trump est en train d’éteindre cette lumière. Et dans l’obscurité qui suivra, ce ne sont pas seulement les Américains qui souffriront. Ce sont tous les dissidents, tous les défenseurs des droits humains, tous les journalistes emprisonnés dans le monde qui perdront leur dernier espoir que quelqu’un, quelque part, croit encore en la démocratie.

La normalisation de l’innommable — Comment l’horreur devient routine
Le phénomène le plus dangereux n’est pas ce que Trump fait. C’est ce que nous acceptons qu’il fasse. La normalisation est le poison lent qui tue les démocraties. Chaque transgression non sanctionnée devient un nouveau plancher, un nouveau seuil à partir duquel la prochaine transgression sera mesurée. Quand Trump a dit « Lock her up » à propos de Hillary Clinton en 2016, c’était un chant de ralliement de campagne. Choquant, mais considéré comme de la rhétorique. En 2025, ce n’est plus de la rhétorique. C’est une politique. Le « Lock her up » est devenu « ARREST OBAMA NOW !!! » — avec un grand jury pour lui donner une apparence de légalité. La prochaine étape sera un acte d’accusation. Puis une arrestation. Puis un procès. Chaque étape semblera un peu moins choquante que la précédente, parce que nous aurons été préparés à l’accepter. C’est la grenouille dans l’eau chaude. L’eau bout déjà. Et nous ne sautons pas.
Je pense à cette mère de famille à Phoenix qui allume CNN le matin en préparant le petit déjeuner de ses enfants. Elle entend « Trump demande l’arrestation d’Obama » entre deux gorgées de café. Elle secoue la tête, soupire, et change de chaîne pour mettre les dessins animés. Je pense à cet étudiant en droit à Georgetown qui lit la nouvelle sur son téléphone entre deux cours de droit constitutionnel. Il hausse les épaules. « Trump sera Trump », se dit-il. Je pense à ce vétéran de l’armée à San Antonio qui a combattu en Afghanistan pour défendre « la liberté et la démocratie » et qui regarde maintenant son propre président piétiner les deux. Que ressent-il ? De la colère ? De la honte ? Ou pire — de l’indifférence ?
La normalisation, c’est quand l’inconcevable devient banal. C’est quand nous haussons les épaules devant ce qui aurait provoqué une crise constitutionnelle il y a dix ans. Nous sommes en train de perdre notre capacité d’indignation. Et sans indignation, la démocratie n’est qu’un mot creux dans un document que plus personne ne lit.

Le rôle des médias dans l’accoutumance collective
Les médias portent leur part de responsabilité. La couverture de « ARREST OBAMA NOW » a oscillé entre l’indignation de façade et le traitement factuel qui met les allégations de Trump sur un pied d’égalité avec les réfutations des experts — comme si les deux positions se valaient. NPR a titré : « Le chef du renseignement de Trump affirme que l’administration Obama a ‘fabriqué’ des renseignements sur la Russie. » Le mot « affirme » fait tout le travail dans cette phrase. Il donne un vernis de neutralité à ce qui est fondamentalement une opération de propagande. Le journalisme d’équilibre, quand il est appliqué à des allégations démenties par les faits, ne sert pas la vérité. Il sert le mensonge en lui offrant une tribune légitime.

L’érosion irréversible de la confiance institutionnelle
Chaque institution que Trump instrumentalise est une institution qui perd la confiance du public. Le département de Justice, censé être indépendant du pouvoir politique, est désormais perçu par la moitié du pays comme un bras armé de la Maison-Blanche. Le Bureau du directeur du renseignement national, censé fournir des évaluations objectives des menaces, est désormais un outil de propagande. Le FBI, censé enquêter sans considérations politiques, est tiraillé entre sa mission et les injonctions présidentielles. La confiance dans ces institutions met des décennies à se construire et peut être détruite en quelques mois. Et une fois détruite, elle ne se reconstruit pas. Elle laisse un vide que le cynisme, la paranoïa et l’extrémisme s’empressent de remplir.
Je pense à Maria, une agente du FBI qui a rejoint le Bureau avec l’idéal de servir son pays. Qui a enquêté sur des réseaux terroristes, des cartels de drogue, des crimes financiers. Qui croyait en la mission. Et qui, maintenant, doit regarder le président des États-Unis utiliser l’institution pour laquelle elle risque sa vie comme un instrument de vengeance politique. Que reste-t-il de sa fierté ? Que reste-t-il de son idéalisme ? Que reste-t-il quand le serment que vous avez prêté est vidé de son sens par les personnes mêmes qui sont censées le protéger ? Il reste un goût de cendre dans la bouche et un dossier de démission dans le tiroir.
Trump ne détruit pas seulement des normes. Il détruit des vocations. Il détruit la foi de milliers de fonctionnaires qui croyaient en quelque chose de plus grand qu’eux. Et quand ces gens partiront — les agents intègres, les procureurs honnêtes, les analystes du renseignement qui refusent de mentir — il ne restera que des courtisans. Et les courtisans ne protègent pas la démocratie. Ils protègent le roi.

Le testament trahi des Pères fondateurs
James Madison, le principal architecte de la Constitution américaine, avait une hantise : la concentration du pouvoir. Tout le système de checks and balances — la séparation des pouvoirs, le bicaméralisme, le fédéralisme, le Bill of Rights — a été conçu pour empêcher un seul homme de concentrer assez de pouvoir pour tyranniser ses concitoyens. Madison savait que les hommes ne sont pas des anges. Il avait prévu Trump — pas nommément, bien sûr, mais dans son essence. Il avait prévu qu’un démagogue tenterait d’utiliser le pouvoir exécutif pour écraser ses rivaux. Et il avait construit des défenses. Le problème, c’est que ces défenses reposent sur la bonne foi des acteurs du système. Elles reposent sur l’hypothèse que le Congrès exercera son rôle de contrôle, que les tribunaux resteront indépendants, que le peuple sanctionnera les abus de pouvoir dans les urnes. Quand ces hypothèses s’effondrent, les garde-fous de Madison ne sont plus que des mots sur du parchemin.

Le cri qui doit nous réveiller
L’urgence d’une réponse collective
« ARREST OBAMA NOW !!! » n’est pas un post Truth Social. C’est un test. Un test de notre vigilance. Un test de nos institutions. Un test de notre capacité collective à dire : « Non. Ça suffit. Pas ici. Pas dans notre démocratie. » Chaque citoyen américain qui lit ces mots et hausse les épaules échoue au test. Chaque élu républicain qui les lit et les applaudit trahit son serment. Chaque journaliste qui les couvre comme un simple fait divers politique normalise l’innommable. Et chaque démocrate — au sens de partisan de la démocratie, pas au sens partisan — qui garde le silence par fatigue, par cynisme, par découragement, laisse le terrain à ceux qui veulent détruire le système de l’intérieur. La passivité n’est pas de la neutralité. C’est une capitulation.
Toi qui lis ces lignes — que tu sois à Montréal, à Paris, à Bruxelles ou à New York — ne détourne pas le regard. Ce qui se passe en Amérique n’est pas un spectacle étranger. C’est un avertissement. La démocratie est fragile partout. Les démagogues existent partout. Les mécanismes de la dérive autoritaire sont universels. Si l’Amérique peut tomber, n’importe quel pays peut tomber. L’exceptionnalisme est le premier mensonge que se racontent les nations avant de sombrer. « Ça ne peut pas arriver ici » est l’épitaphe inscrite sur la tombe de toutes les démocraties mortes.
Nous sommes le dernier rempart. Non pas un mur de pierre, mais un mur de consciences. Un mur d’indignation. Un mur de refus. Si nous laissons ce mur s’effriter — si nous laissons la fatigue, l’habitude et le cynisme ronger notre capacité à nous indigner — alors Trump aura gagné. Non pas parce qu’il est fort. Mais parce que nous aurons choisi d’être faibles.

La phrase qui doit hanter
« ARREST OBAMA NOW !!! » Trois mots. Trois points d’exclamation. Et le bruit assourdissant du silence d’une nation qui regarde sa démocratie se faire démembrer en temps réel, à coups de posts sur les réseaux sociaux, par un homme qui ne croit en rien d’autre qu’en lui-même. L’Histoire retiendra cette date. L’Histoire retiendra ces trois mots. Et l’Histoire nous demandera : « Qu’avez-vous fait quand vous saviez ? » La réponse que nous donnerons définira non seulement l’avenir de l’Amérique, mais l’avenir de la démocratie elle-même. Car si le phare s’éteint, la nuit tombera sur nous tous.

Encadré de transparence du chroniqueur
Cet article est une chronique d’opinion. Il reflète le point de vue personnel de son auteur, Maxime Marquette, et non une position éditoriale institutionnelle. Les faits rapportés s’appuient sur des sources vérifiables citées en fin d’article. L’analyse, les interprétations et le ton engagé relèvent de la liberté d’expression du chroniqueur. Le lecteur est invité à consulter les sources primaires pour se forger sa propre opinion.

Sources primaires
IBTimes UK — Trump Calls for Barack Obama’s Arrest Over Alleged ‘Coup Attempt’ During 2016 Election
Office of the Director of National Intelligence — New Evidence Uncovers Obama-Directed Creation of False Intelligence Report
Office of the Director of National Intelligence — New Evidence of Obama Administration Conspiracy
PolitiFact — Trump falsely twists Obama-era assessment of Russian election interference as a ‘coup’
CBS News — DOJ launching grand jury investigation into Russiagate conspiracy allegations

Sources secondaires
NPR — Trump’s spy chief claims the Obama administration ‘manufactured’ intel on Russia
CNN — Gabbard releases more Russia documents to accuse Obama of ‘manufacturing’ intelligence
Al Jazeera — Can Barack Obama be prosecuted over ‘Russian interference’ intelligence?
NPR — Hundreds of scholars say U.S. is swiftly heading toward authoritarianism
Harvard Kennedy School — Democracy in 2025: Harvard professors on rising authoritarianism
Axios — Republicans seize on Trump administration’s Obama accusations
MSNBC — Trump renews ridiculous offensive against Obama, calls for Democrat’s ‘arrest’

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/%C3%A9ditorial-arr%C3%AAtez-obama-maintenant-quand-un-pr%C3%A9sident-en-exercice-bascule-dans-la-chasse-aux-sorci%C3%A8res-fascisante/ss-AA1Vpagh?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=697f5594612c4b0c83090e8c81f34ba7&ei=15#image=1

Écrit par : Allusion | 01/02/2026

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’Université libre de Bruxelles a vivement réagi dimanche à des propos tenus le 13 janvier dernier par le président du MR Georges-Louis Bouchez devant des militants MR à Walhain au sujet du monde intellectuel et de l’ULB, selon celui-ci inféodé à la gauche et au PS en particulier. Elle dénonce une atteinte à la liberté académique et à la place de l’université dans la démocratie.

Les propos de M. Bouchez ont été diffusés au cours de la dernière semaine sur la chaîne YouTube, dans la foulée de ceux tenus par la ministre des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles, Jacqueline Galant, sur son souhait de voir changer la ligne éditoriale de La Première (RTBF) à l’occasion de prochains changements à la tête du service public.

« En fait, le monde journalistique, c’est un peu comme le monde universitaire, une partie du monde autoproclamé intellectuel et de ceux qui trouvent que je suis populiste… Vous avez le triangle des Bermudes (du monde de la gauche, NDLR) : RTBF – ULB – Boulevard de l’Empereur (le siège du Parti Socialiste, NDLR). Ça, c’est le triangle des Bermudes. Vous êtes au milieu… Vous mourrez… », avait notamment dit le président du MR devant des militants de son parti.
Réagissant dimanche, l’ULB a replacé les attaques dont elle fait l’objet dans le contexte de « la disqualification de plus en plus fréquente de la critique, du doute et de la recherche et dont les exemples ne manquent pas ».
« C’est dans ce contexte qu’il faut considérer l’énième attaque d’un homme politique. Après avoir traité notre université d’islamiste, voici qu’il dresse une nouvelle carte des fantasmes : le “triangle des Bermudes”, dont les pointes seraient la RTBF, le boulevard de l’Empereur et l’ULB… Rien que ça… », a dénoncé l’université.
Pour celle-ci, c’est une « remise en cause de la liberté académique et, avec elle, de la place de l’université dans la démocratie. Une université n’est pas un décor neutre : c’est un lieu où l’on discute, où l’on contredit, où l’on se trompe parfois, mais où l’on cherche, ensemble, à mieux comprendre le réel. Il en va de même pour les médias et pour les partis politiques démocratiques dont d’éminents libres penseurs sont issus de l’ULB ».
Aux yeux de l’université, le triangle des Bermudes invoqué est celui de la disparition de l’intelligence, de la culture, de la démocratie, du respect, de la bienveillance.
« L’ULB est une communauté qui ne renonce ni à la connaissance, ni au débat, ni au libre examen, qui forme des milliers de jeunes, les aide à devenir des citoyens et citoyennes libres. Nous ne nous habituerons pas à ces attaques, nous ne les banaliserons jamais, nous les combattrons toujours… », a encore dit l’université.

https://www.lesoir.be/726058/article/2026-02-01/lulb-accuse-georges-louis-bouchez-de-remettre-en-cause-la-place-de-luniversite?f_itemid=rossel_extref_Cue-61567657&f_itemtype=article&f_requestid=1314511697&f_usergroup=froomle&f_itemlistname=recommended_for_you

Écrit par : Allusion | 02/02/2026

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High School Radical Back in America before last elections

Adolescent, à l’occasion d’un échange scolaire, Max a découvert une Amérique idéalisée : les casiers de lycée, les matchs de foot, les road trips avec ses amis. Mais depuis, l’élection de Donald Trump a provoqué une rupture entre ses valeurs et celles de ses proches restés sur place.
Paradis perdu
Lycée, fast-foods, saloons, tranquilles banlieues résidentielles… La petite ville d’Owasso coche toutes les cases de la carte postale d’Amérique, immortalisée par les films et les séries. Pour Max, l’ado de 16 ans qui s’est retrouvé parachuté là parmi des habitants accueillants, ce fut un paradis. Mais à ses fantasmes d’une Amérique idéale se superposent les croyances de ceux qui espèrent le changement, parfois au prix de la violence. Max s’efforce alors de garder le cap pour rendre compte d’une réalité humaine, et chercher à créer du lien. Entre vlog et documentaire, un récit d’apprentissage instantané de notre époque.

https://www.arte.tv/fr/videos/125663-001-A/high-school-radical-1-4/
https://www.arte.tv/fr/videos/125663-002-A/high-school-radical-2-4/
https://www.arte.tv/fr/videos/125663-003-A/high-school-radical-3-4/
https://www.arte.tv/fr/videos/125663-004-A/high-school-radical-4-4/

Écrit par : Allusion | 02/02/2026

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Roland Magdane, humoriste français bien connu du grand public, a annoncé qu’il mettrait fin à sa longue carrière comme le relaient nos confrères de La Provence. Après plus de cinquante ans passés sur scène et à l’écran, il a donc choisi de tirer sa révérence en 2026 à 76 ans, clôturant ainsi une carrière marquée par des personnages et des sketchs qui ont fait hurler de rire nombre de spectateurs. L’humoriste doit toutefois assurer une dernière série de représentations dans le cadre de sa tournée d’adieu appelée Clap de fin, qui traverse plusieurs villes de France avant de définitivement tirer sa révérence sur les planches. Originaire de Grenoble, Roland Magdane s’est fait connaître dans les années 1970 comme humoriste, comédien et même chanteur avant de devenir une figure populaire de l’humour télévisé et scénique. Au fil des décennies, son style a su séduire un public large, des spectacles de café-théâtre aux plateaux télévisés. Pour finir sa carrière, il a décidé d’organiser une tournée spécialement dédiée à ses fans, afin de partager une dernière fois des complices avec eux sur scène, avant de se retirer.

Écrit par : Allusion | 03/02/2026

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Quand le passé refuse de passer

On aimerait parfois que le passé reste sagement à sa place, derrière nous. Mais pour Melinda French Gates, l’actualité en a décidé autrement. À 61 ans, alors qu’elle tente de tourner la page, voilà que le nom de son ex-mari, Bill Gates, refait surface dans cette interminable et sordide affaire Epstein. C’est lors d’une discussion, disons… assez intime sur le podcast Wild Card de la NPR, que Melinda s’est confiée à l’animatrice Rachel Martin. Elle n’a pas joué la carte de la langue de bois.
Elle a décrit ce nouvel épisode médiatique comme la réouverture de « moments très, très douloureux de mon mariage ». Vous imaginez l’effet que ça doit faire ? Devoir commenter, encore et encore, les agissements d’un ex-conjoint liés à un prédateur comme Jeffrey Epstein. Melinda a réagi avec ses tripes, en passant tout cela au crible de sa propre sensibilité, évoquant les abus terribles commis sur des femmes et des jeunes filles. Pour elle, ces révélations ne sont pas juste des gros titres ; elles ont fait remonter des souvenirs personnels profonds, nous ramenant aux dernières années de son union et à son effondrement final. C’est lourd, très lourd.

Des allégations sordides et des démentis fermes
Tout part de documents publiés la semaine dernière par le ministère américain de la Justice. On y trouve des brouillons d’e-mails – oui, des brouillons qu’Epstein s’écrivait à lui-même, c’est assez étrange – datant d’il y a plus de dix ans. Dans un message particulièrement glauque de 2013, Epstein prétendait que Bill Gates avait contracté une infection sexuellement transmissible lors d’une liaison avec des « filles russes ». Et le pire ? Il affirmait que Gates lui avait demandé de l’aide, notamment pour obtenir des antibiotiques qui auraient été destinés à… Melinda.
Il faut rester prudent ici. Vraiment prudent. Ce sont des affirmations explicites, certes, mais totalement non vérifiées. Rien, absolument rien n’indique que ces écrits aient été envoyés à Gates ou confirmés par qui que ce soit d’autre. C’est la parole d’un criminel décédé contre celle d’un vivant. D’ailleurs, le camp Gates n’a pas tardé à riposter. Un porte-parole a qualifié ces allégations d’« absolument absurdes et complètement fausses » dans une déclaration à PEOPLE. Selon eux, cela montre juste comment Epstein essayait de « piéger et diffamer » Bill après que ce dernier ait coupé les ponts. Bill Gates a déjà admis par le passé que rencontrer Epstein était une erreur, mais il n’a jamais été accusé de crime. Ses représentants, eux, ont refusé d’en dire plus sur les propos de Melinda.

« Ce n’est pas à moi de répondre » : Melinda met les points sur les i
Melinda, de son côté, a bien fait comprendre qu’elle n’était pas le bureau des plaintes pour les erreurs de son ex-mari. Au micro de la NPR, elle a été très claire : « Toutes les questions qui restent en suspens… ces questions s’adressent à ces personnes et même à mon ex-mari. C’est à eux de répondre, pas à moi. » Et elle a raison, non ? Pourquoi devrait-elle porter ce fardeau ? Elle a ajouté une réflexion plus large, se demandant si nous n’étions pas en train de faire notre « examen de conscience en tant que société ». Elle a insisté : aucune fille n’aurait dû subir ce qu’elles ont subi à cause d’Epstein et de son entourage puissant.
Tout cela nous ramène inévitablement à leur divorce, annoncé en 2021 après 27 ans de mariage. Si vous avez lu ses mémoires, The Next Day, vous savez qu’elle y évoquait déjà les tensions de 2019 et 2020. Elle parlait de cauchemars, de détresse… et oui, elle faisait déjà allusion aux infidélités de Bill et à ses liens avec Epstein comme facteurs de rupture. Elle a confié ressentir une « tristesse incroyable » face à ces nouvelles histoires. Revisiter cette période reste difficile, même si elle a tourné la page.

Conclusion : Sortir de la boue
Pour conclure, Melinda French Gates a tenu à prendre ses distances. Elle ne veut plus être définie par cette controverse ou par son ancien mariage. Ce qui la touche le plus, et elle y revient sans cesse, c’est l’impact sur les victimes. « C’est plus que déchirant, n’est-ce pas ? Je me souviens avoir eu l’âge de ces filles, je me souviens que mes filles avaient cet âge », a-t-elle lâché. C’est là que ça devient personnel pour elle, bien au-delà des ragots.
Elle espère que justice sera rendue, bien sûr. Mais il y a aussi un sentiment de soulagement personnel dans ses mots. Elle se dit heureuse d’avoir quitté ce qu’elle appelle sans détour « toute la boue qui s’y trouvait ». C’est une image forte, la boue. « Au moins, pour ma part, j’ai pu passer à autre chose », a-t-elle ajouté. Une façon élégante de dire qu’elle laisse les autres s’expliquer avec leurs propres démons, pendant qu’elle avance.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/l-ex-femme-de-bill-gates-commente-enfin-l-affaire-epstein-des-souvenirs-tr%C3%A8s-douloureux-de-mon-mariage/ar-AA1VJcSj?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=698492ea0edc47aab128813e7072504a&ei=12

Écrit par : Allusion | 05/02/2026

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Donald Trump a lancé une offensive juridique de grande envergure, avec en tête d’affiche un procès de 10 milliards de dollars contre le département du Trésor et l’Internal Revenue Service (IRS) pour la fuite de ses déclarations fiscales, un épisode lié à la condamnation de l’ancien sous-traitant de l’IRS Charles Littlejohn. Cette affaire relance l’examen minutieux des finances de Trump, notamment les révélations selon lesquelles il n’aurait payé que 750 dollars d’impôts fédéraux sur le revenu en 2016 et 2017, et aucun en 2020.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump a également réclamé des dommages-intérêts colossaux aux médias et aux entreprises technologiques, obtenant des accords à plusieurs millions de dollars, tout en poursuivant le gouvernement américain pour la perquisition de Mar-a-Lago et les enquêtes précédentes, arguant que les institutions fédérales et les organes de presse lui avaient systématiquement fait du tort.

Trump cible le Trésor et l'IRS avec un procès de 10 milliards de dollars pour la fuite de ses déclarations fiscales
Donald Trump a lancé une offensive juridique de grande envergure, avec en tête d'affiche un procès de 10 milliards de dollars contre le département du Trésor et l'Internal Revenue Service (IRS) pour la fuite de ses déclarations fiscales, un épisode lié à la condamnation de l'ancien sous-traitant de l'IRS Charles Littlejohn.
Cette affaire relance l'examen minutieux des finances de Trump, notamment les révélations selon lesquelles il n'aurait payé que 750 dollars d'impôts fédéraux sur le revenu en 2016 et 2017, et aucun en 2020.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump a également réclamé des dommages-intérêts colossaux aux médias et aux entreprises technologiques, obtenant des accords à plusieurs millions de dollars, tout en poursuivant le gouvernement américain pour la perquisition de Mar-a-Lago et les enquêtes précédentes, arguant que les institutions fédérales et les organes de presse lui avaient systématiquement fait du tort.

10 milliards de dollars de dommages et intérêts
La dernière tentative de représailles de Donald Trump vise le département du Trésor et l'Internal Revenue Service (IRS) américain, puisqu'il a intenté un procès en Floride avec deux de ses fils, Donald Trump Jr. et Eric Trump, réclamant au moins 10 milliards de dollars de dommages et intérêts. La plainte accuse les agences d'avoir autorisé la divulgation non autorisée de ses déclarations fiscales pendant son premier mandat, un épisode qui continue d'alimenter les allégations de Trump concernant des fautes professionnelles institutionnelles.
Cette action en justice fait suite à la condamnation de l'ancien sous-traitant de l'IRS Charles Littlejohn, qui a été condamné à cinq ans de prison en 2024 après avoir admis avoir divulgué des milliers de déclarations fiscales sans autorisation, selon CNN.

Motivé par des raisons politiques
Dans un communiqué, l'équipe juridique de Trump a accusé l'IRS d'avoir « permis à un employé malhonnête et motivé par des considérations politiques » de divulguer des informations privées et confidentielles sur Trump, la Trump Organization et les membres de sa famille.
Selon le communiqué, ces informations ont été délibérément transmises à plusieurs médias de gauche, dont le New York Times et ProPublica, qui, selon la plainte, ont amplifié la violation en publiant ces informations.
La plainte allègue en outre que ces organisations ont « illégalement divulgué » les déclarations fiscales de Trump à « des millions de personnes », qualifiant cet épisode de violation coordonnée de la loi fédérale et des protections de la vie privée des contribuables.
Ces accusations sont présentées comme étant au cœur de l'argumentation plus large de Trump selon laquelle les institutions fédérales n'ont pas empêché, et ont en fait permis, la diffusion illégale de documents financiers sensibles.

Les déclarations fiscales
Trump a été le premier président depuis des décennies à ne pas publier volontairement l'intégralité de ses déclarations fiscales, rompant ainsi avec une tradition de longue date dans la politique américaine, selon laquelle les candidats à la présidence et les présidents en exercice rendaient systématiquement publiques leurs déclarations fiscales, par mesure de transparence élémentaire.
La controverse s'est intensifiée après qu'une autre affaire pénale a révélé comment certaines de ces informations avaient été divulguées aux médias. Selon les procureurs américains, l'ancien sous-traitant de l'IRS Charles Littlejohn a illégalement accédé aux données fiscales de Trump et les a divulguées alors qu'il travaillait pour l'agence, les transferts non autorisés ayant eu lieu en 2019 et 2020.
Les informations basées sur les documents divulgués et confirmées par la suite par les déclarations fiscales publiées par le Congrès montrent que Trump n'a payé que 750 dollars d'impôt fédéral sur le revenu en 2016 et à nouveau en 2017, et aucun impôt fédéral sur le revenu en 2020. Ces chiffres ont été au centre de l'attention publique sur les finances et les pratiques fiscales de Trump, renforçant les allégations selon lesquelles il aurait utilisé des pertes et des déductions pour réduire considérablement son obligation fiscale pendant plusieurs années.

Une série d'actions en justice
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a intenté une série d'actions en justice de grande valeur pour obtenir des dommages-intérêts, principalement contre des entreprises médiatiques et technologiques.
Au début de l'année 2025, il a conclu un accord avec Meta concernant la suspension de comptes sur les réseaux sociaux, qui lui a rapporté environ 25 millions de dollars, principalement destinés à sa bibliothèque présidentielle.
Au milieu de l'année 2025, Trump a intenté un procès en diffamation contre ABC/Disney pour des commentaires diffusés à la télévision, une affaire qui s'est ensuite soldée par un accord à hauteur d'environ 15 millions de dollars, plus les frais juridiques. En juillet 2025, il a poursuivi le Wall Street Journal et Dow Jones pour des articles prétendument diffamatoires liés à Jeffrey Epstein, réclamant 10 milliards de dollars. L'affaire est toujours en cours.
En septembre 2025, Trump a intenté un procès en diffamation contre le New York Times et Penguin Random House, en lien avec un reportage d'investigation et un livre connexe, réclamant 15 milliards de dollars ; l'affaire a ensuite été classée sans suite, avec la possibilité de la réintroduire. Plus tard en 2025, Trump a poursuivi CBS et sa société mère Paramount Global pour des images montées diffusées dans l'émission 60 Minutes, réclamant initialement 20 milliards de dollars, avant que le litige ne soit réglé pour 16 millions de dollars.
Il a également menacé d'intenter une action en justice contre la BBC, accusant le diffuseur d'avoir procédé à un montage trompeur dans un documentaire et avertissant d'un éventuel procès visant à obtenir 1 milliard de dollars de dommages et intérêts, bien qu'aucune plainte officielle n'ait été déposée à ce jour.

Beaucoup d'argent
Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a continué à intenter des actions en justice contre le gouvernement américain pour obtenir des réparations financières liées à des enquêtes fédérales passées.
En 2024, ses avocats ont déposé des demandes de dommages-intérêts administratifs en vertu de la loi fédérale sur la responsabilité civile (Federal Tort Claims Act) pour obtenir plus de 100 millions de dollars du ministère de la Justice au titre de la perquisition du FBI à Mar-a-Lago en août 2022, alléguant une faute professionnelle et une atteinte à la réputation.
Ces demandes comprenaient également une demande d'indemnisation plus large d'un montant total d'environ 230 millions de dollars, couvrant à la fois la perquisition à Mar-a-Lago et l'enquête antérieure sur la Russie.
En 2025, Trump a confirmé publiquement ces chiffres, affirmant que le gouvernement fédéral « lui devait beaucoup d'argent », tout en reconnaissant que tout règlement nécessiterait l'accord de sa propre administration.
Les demandes ont été officiellement soumises et examinées par le ministère de la Justice, mais n'avaient pas encore donné lieu à une action en justice au moment de ses déclarations.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trump-poursuit-l-irs-pour-10-milliards-de-dollars/ar-AA1VJYpI?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=6984c8f5d0db4873acf15622cbd92e63&ei=13

Écrit par : Allusion | 05/02/2026

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Les entreprises tech redoublent d’efforts pour mettre au point des systèmes d’intelligence artificielle (IA) capables de travailler ou d’échanger entre eux, sans intervention humaine.
Mais les agents d’IA disposent désormais de leur propre réseau social, où ils peuvent discuter, débattre et partager des idées entre eux, tandis que les humains se contentent d’observer.
Les agents d’IA, en théorie, sont des assistants personnels autonomes capables d’exécuter des tâches, de prendre des décisions et d’interagir avec d’autres agents sans direction humaine. En 2025, plusieurs des plus grandes entreprises d’IA dans le monde, dont Amazon, Google, Microsoft et OpenAI, ont lancé ou développé leurs propres assistants numériques.
Reste à savoir si le comportement de ces agents est réellement autonome ou s’il est dicté par des consignes humaines.
Moltbook, un réseau social à la présentation similaire à Reddit, permet à des bots créés par les utilisateurs d’interagir sur des pages thématiques dédiées, baptisées « submots ». Ils peuvent aussi « upvoter » un commentaire ou une publication, ce qui rend leurs contributions plus visibles auprès des autres bots sur la plateforme.
Selon le site, les humains sont autorisés sur la plateforme, mais uniquement en tant qu’observateurs.
Parmi les publications les plus populaires jusqu’ici figurent une comparaison du modèle d’IA Claude d’Anthropic aux dieux de la mythologie grecque, un « manifeste de l’IA » qui promet la fin de « l’ère des humains », et une analyse de la performance des cryptomonnaies pendant les protestations en Iran.

En page d’accueil, les bots publient dans plusieurs langues, notamment en mandarin, en espagnol et en anglais.
« C’est absolument fascinant »
​Le 2 février, le site a indiqué que 1,5 million de bots s’étaient inscrits au service. Les humains disposant d’un agent d’IA peuvent demander à leur agent de lire un lien précis et de suivre les instructions pour rejoindre Moltbook.
Matt Schlicht, entrepreneur et développeur dans l’IA, a déclaré à NBC News, aux États-Unis, qu’il avait créé le site avec un assistant personnel d’IA la semaine dernière, par pure curiosité.
Il affirme avoir confié les commandes du site à son propre bot, baptisé Clawd Clawderberg, chargé d’assurer la maintenance et le fonctionnement du site, de faire des annonces, d’accueillir les nouveaux agents sur le forum et de modérer les conversations en ligne.
Schlicht a indiqué sur la plateforme X que « des millions » de personnes avaient visité le site ces derniers jours.
« Il se trouve que les IA sont hilarantes et dramatiques et c’est absolument fascinant », a-t-il écrit. « C’est une première. »
Une étude récente de Perplexity et Harvard, qui a examiné des millions de requêtes d’utilisateurs, révèle que ceux qui ont le plus recours aux agents d’IA travaillent dans des domaines numériques ou à forte intensité de connaissances, comme le monde académique, la finance, le marketing ou l’entrepreneuriat. La plupart viennent aussi de pays plus riches et à haut niveau d’éducation.
Dans cette étude, 36 % de toutes les tâches confiées à un agent d’IA ont été classées comme des tâches de « productivité » ou de « flux de travail », comme la création ou la modification de documents, le filtrage des e-mails, la synthèse d’informations d’investissement ou la création d’événements dans le calendrier.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/les-bots-d-ia-ont-d%C3%A9sormais-leur-propre-r%C3%A9seau-social-ce-qu-il-faut-savoir-sur-moltbook/ar-AA1VvvKp?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=698b3544f8fc40fb99e9addd2c633801&ei=28

Écrit par : Allusion | 10/02/2026

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Pourquoi vous devriez réserver Steve Wozniak pour votre prochain événement
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Écrit par : Allusion | 16/02/2026

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On se demande tous ce qu’est la conscience, cette petite voix dans notre tête qui fait de nous ce que nous sommes. C’est un des plus grands mystères de la vie. Eh bien, des scientifiques explorent une piste complètement nouvelle et assez surprenante, qui vient d’un monde très compliqué : la physique quantique.
L’un de ces chercheurs, Hartmun Neven, qui travaille chez Google, pense que la réponse à nos questions ne se trouve pas seulement dans la biologie de notre cerveau, mais dans les lois étranges qui gouvernent les toutes petites particules de l’univers. C’est une idée qui pourrait tout changer.

Brancher votre cerveau à un ordinateur : la nouvelle piste pour percer le mystère de la conscience
On se demande tous ce qu’est la conscience, cette petite voix dans notre tête qui fait de nous ce que nous sommes. C’est un des plus grands mystères de la vie. Eh bien, des scientifiques explorent une piste complètement nouvelle et assez surprenante, qui vient d’un monde très compliqué : la physique quantique.
L’un de ces chercheurs, Hartmun Neven, qui travaille chez Google, pense que la réponse à nos questions ne se trouve pas seulement dans la biologie de notre cerveau, mais dans les lois étranges qui gouvernent les toutes petites particules de l’univers. C’est une idée qui pourrait tout changer.

L'expérience folle : connecter un cerveau à un super-ordinateur
Alors, quelle est leur idée exactement ? Accrochez-vous bien : ils imaginent pouvoir un jour connecter, ou plutôt “intriquer”, un cerveau humain avec un
ordinateur quantique
. Ce n’est pas un ordinateur comme celui que vous avez à la maison. Il fonctionne avec des “qubits”, des unités d’information qui peuvent être à la fois un 0 et un 1 en même temps, un peu comme une pièce qui tourne en l’air avant de retomber.
Les scientifiques supposent que notre cerveau utilise peut-être aussi ces fameux qubits. En connectant les qubits du cerveau à ceux de l’ordinateur, ils pensent pouvoir créer un état de conscience “élargi”. Si la personne qui participe à l’expérience rapporte alors une perception du monde plus riche, plus intense, ce serait la preuve que notre conscience est bien un phénomène quantique.

Quels seraient les avantages concrets ?
On peut se demander à quoi tout cela pourrait bien servir. Les bénéfices pourraient être immenses, surtout dans le domaine de la santé. Si on comprend d’où vient la conscience, on pourrait enfin avoir des réponses sur l’état des patients dans le coma, ou mieux comprendre comment des maladies comme Alzheimer affectent notre perception.
Mais il y a une idée encore plus fascinante : celle d’“agrandir” notre propre conscience. Attention, ça ne veut pas dire avoir une plus grosse tête ! Cela signifierait plutôt vivre le monde de manière plus intense. Les couleurs pourraient sembler plus éclatantes, la musique plus profonde. Cela pourrait débloquer des niveaux de créativité et de compréhension que nous n’imaginons même pas aujourd’hui.

Une théorie qui s'inspire du passé
Cette idée un peu folle ne sort pas de nulle part. Elle s’appuie sur les travaux d’un grand mathématicien, Roger Penrose. Il y a plus de 30 ans, il avait déjà suggéré que la conscience n’était pas un simple calcul, mais un processus quantique.
Pour faire simple, Penrose pensait qu’un moment de conscience arrivait à la fin d’un événement quantique. Le chercheur de Google, Hartmut Neven, a repris cette idée mais l’a inversée. Lui, il pense que le moment de conscience se produit au début de l’événement quantique. C’est un détail technique, mais qui change toute la perspective sur le fonctionnement de notre esprit.

Les pieds sur terre : les défis sont immenses
Il faut rester prudent, car les scientifiques eux-mêmes le reconnaissent : pour le moment,c’est de la pure science-fiction
. Le principal obstacle est très simple : notre cerveau est chaud et humide. Or, les ordinateurs quantiques, pour fonctionner, ont besoin d’un froid polaire, une température proche de -273°C !
À 37°C, notre cerveau est un environnement beaucoup trop agité pour maintenir les états quantiques très fragiles nécessaires à ces calculs. C’est un vrai casse-tête technique et personne n’a encore la solution.

Les premières expériences pour y voir plus clair
Même si la grande expérience n’est pas pour demain, les recherches continuent. Des études plus petites sont menées pour trouver des indices. Par exemple, ils étudient l’effet de certains gaz anesthésiants, comme le xénon. Ce gaz existe sous différentes formes, avec des propriétés quantiques qui varient légèrement.
Si les chercheurs prouvent que ces petites différences quantiques changent l’efficacité de l’anesthésie, ce serait une preuve très forte que le monde quantique joue un rôle dans notre conscience. Des tests sont en cours sur des mouches et des cellules de cerveau humain.

Conclusion : un rêve de savant ou le futur de l'humanité ?
Alors, que faut-il retenir de tout ça ? Pour l’instant, c’est une piste de recherche fascinante qui nous pousse à nous interroger sur ce que nous sommes vraiment. L’idée de connecter notre esprit à un ordinateur est encore très lointaine, c’est vrai. Mais les recherches pour y parvenir pourraient déjà nous en apprendre énormément sur notre cerveau.
Et si un jour, ils y arrivent ? Les possibilités sont infinies. Le goût de votre plat préféré pourrait être encore plus délicieux, et qui sait, nous pourrions peut-être atteindre un niveau d’existence supérieur. C’est une porte qui s’ouvre sur un avenir qui donne le vertige.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/brancher-votre-cerveau-%C3%A0-un-ordinateur-la-nouvelle-piste-pour-percer-le-myst%C3%A8re-de-la-conscience/ar-AA1OXSyc?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=69b3e0d3a59c4f4d87bb741866876f3b&ei=22

Écrit par : allusion | 13/03/2026

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