Le désert de nous-mêmes (30/01/2026)

Capture d'écran 2026-01-15 125213.png"Le désert de nous-même" de Éric Sadin, écrivain et philosophe français, principalement connu pour ses écrits technocritiques. Son déclic se produit en 1998. Il l'a fait explorer certaines des mutations décisives du monde numérique et des implications politiques et civilisationnelles au moment où il acquiert pour la première fois une connexion internet et un téléphone portable. Constatant la facilité de communication et de circulation des informations entre individus malgré la distance, il va développer l'idée de l'émergence d'« un nouveau moment de l’histoire de l’humanité, tant dans nos comportements individuels que collectifs »

Eric Sadin est né le , c'est-à-dire une date qui correspond à peu prêt au moment où j'ai commencé ma propre carrière dans le numérique. Et cela change tout...

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Résumé en post-face du livre de Eric Sadin

"Le lancement de ChatGPT, fin 2022, a inauguré le tournant intellectuel et créatif de l'intelligence artificielle. Désormais, il est demandé à des systèmes de prendre le relais de nos facultés les plus fondamentales - en premier lieu celle de produire du langage et des symboles. Comment ne pas saisir l'ampleur des conséquences sociales, culturelles et civilisationnelles induites ? Celles-ci sont principalement de trois ordres.

Ce livre procède à une analyse minutieuse des caractéristiques des IA génératives ainsi que de la rupture anthropologique à l'œuvre. Il revêt également une valeur de manifeste, appelant à défendre sans concession l'exercice des facultés qui nous définissent. Faute de quoi, nous appartiendrons bientôt à une humanité absente à elle-même".

Constatant la facilité de communication et de circulation des informations entre individus malgré la distance, il va développer l'idée de l'émergence d'« un nouveau moment de l’histoire de l’humanité, tant dans nos comportements individuels que collectifs.

Entre 1999 et 2003, il s'occupe de la revue éc/artS, dédiée aux pratiques artistiques et aux nouvelles technologies.  En octobre 2025, il poursuit son analyse avec l'essai "Le désert de nous-mêmes", estimant que l'intelligence artificielle générative, qui peut effectuer des tâches cognitives plus rapidemen.t que l'être humain, représente un tournant dans l'histoire de l'humanité. . Il en examine les probables conséquences sociales, notamment l'utilisation croissante de l'IA dans l'éducation, et appelle à une réflexion critique urgente. Sadin affirme que « face à l’ouragan des IA génératives, il nous reste deux ou trois ans pour agir, sinon, il sera trop tard pour les réguler", écrit-ilVu par les uns comme un prophète de malheur et par les autres comme un lanceur d’alerte extralucide. Il pose la question vertigineuse « Que va-t-il rester à l’humanité quand les assistés numériques que nous sommes délégueront totalement l’apprentissage, la création et la formation du savoir à des machines ? ». 

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Les chapitres de son livre

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Réflexions du Miroir

J'ai survolé le livre après avoir lu son introduction avec le titre "Le processus de dénaturation" et sa conclusion "Notre conscience en actes".

Qu'en dire ?

Que je suis d'accord avec la plupart de points ? Mais...

"L'intelligence artificielle (IA) vise à reproduire ou simuler l'intelligence humaine dans les machines afin d'effectuer des tâches qui nécessitent généralement des capacités cognitives humaines. Cela inclut l'apprentissage, le raisonnement, la résolution de problèmes et la prise de décision. Les systèmes d'IA sont conçus pour traiter de vastes quantités de données, identifier des motifs et faire des prédictions ou prendre des décisions basées sur ces informations. L'IA a plusieurs usages dans divers domaines. Dans le secteur de la santé, elle améliore le diagnostic, personnalise les traitements et optimise la gestion des hôpitaux. Dans la finance, elle aide à la détection de fraudes, à la gestion des risques et à l'analyse prédictive des marchés. Dans le commerce électronique, l'IA améliore l'expérience client grâce à des recommandations personnalisées et une gestion efficace de la chaîne d'approvisionnement. Elle joue également un rôle crucial dans les véhicules autonomes, l'automatisation de la production et le traitement du langage naturel pour les chatbots et les assistants virtuels. L'objectif plus large de l'IA est d'accroître l'efficacité, de réduire l'effort humain dans les tâches répétitives et de fournir des solutions innovantes".

Si on n'aime pas ChatGPT ou l'IA, il suffit de ne pas l'appeler.

Je l'utilise parfois pour être sûr de ce que j'avance avec une vue générale engrangée dans les bases de données mondiales. Je mentionne toujours d'où provient mon information.

La publicité va bientôt prendre place dans les algorithmes de ChatGPT
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Moteur de la désinformation, elle va s'introduire dans tous les milieux de réseaux sociaux.

Si on veut une version ChatGPT expurgée de publicité, il faudra payer pour l'obtenir.

La publicité est devenue l'officier payeur partout sur Internet.

Pour obtenir une version expurgée de publicités de mon site "Réflexions du Miroir', je paye tous les ans suite à un contrat dans ce but et aussi avec des possibilités d'extension. Quand on devient fan, on se doit de payer pour y croire. Quand on aime, on ne compte pas le travail impose.

Les utilisateurs se sentent pris dans un piège par la publicité, Quand un sujet ou un thème m'intéresse, j'achète sans hésiter. Mais je ne m'abonne pas. 

 

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Les échanges commerciaux deviennent de plus en plus dur.

Je propose mon site à la lecture. Mais je n'oblige personne à le lire. Aucun lien avec le prix puisque cela reste gratuit. L'écriture de mon journal personnel est construit pour me rappeler du passé, comme un plaisir culturel et une maintenance en ordre de marche de mon cerveau.

Qu'est-ce que communiquer ses idées ? Chaque utilisateur devrait jouer sa propre partition sans influencer son interlocuteur dans une cacophonie autorisée. 

Communiquer, c'est souvent plus instructif de devoir polémiquer avec quelqu'un qui n'a pas ses propres idées. Avec un peu de "crème floutée", on peut constater les limites d'acceptation d'un interlocuteur et commenter par s'orienter sur un thème auquel il aime parler et ensuite le pousser à accepter ses propres thèmes pour retrouver la stabilité dans une relation et ne pas se tromper dans la suite.

Il y a trop d'idées qui se perdent sous le manteau que l'on se pose mais qu'on n'ose pas dire à haute voix.  

La recherche de followers est devenu la norme pour faire bien dans le cadre des communications virtuelles dont on ne sait rien au préalable.

 J'en ai parlé la semaine dernière. La mécréance générale apporte une ouverture d'esprit critique. 

Les journaux et les télés traditionnels avec des journalistes ne sont pas dans la même cours. Il faut du rendement.

Après cet intermède publicitaire, revenons à votre livre Monsieur Sadin, en apportant une réponse critique.

Enfin, j'ignore si vous le vous allez la considérer critique.

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Réflexions du Miroir

Cher Monsieur, je m'adresse à vous avec cette différence d'approche du métier en pleine mutation appelé informatique que l'on a généralisé avec le terme générique de "numérique". Il a fait partie de ma carrière en tant que pionnier de la période du réel démarrage de ce que furent les concepts de l'informatique. Sortant d'une formation scientifique, je me suis trouvé devant un train, quasiment à l'arrêt, prêt à partir, dans lequel j'ai sauté à l'intérieur en oubliant temporairement ma formation parce que je considérais que le numérique allait revitaliser les sciences.

Pas de fausse pudeur, le pionnier est un interprète qui prend une direction qu'il trouve intéressante sur son chemin.  Combien d'inventeur se se sont pas vu voler leurs idées parce qu'ils n'ont pas breveté leurs idées sans y voir l'intérêt suffisant.

J'ai écrit mon histoire avec mes souvenirs. J'aurais pu écrit une fiction avec un peu d'imagination et cela aurait été aussi intéressant avec le même fond.

Je connais tout autant sinon plus les prémisses de ce que vous alliez écrire dans votre livre. Je ne peux qu'approuver plusieurs points que vous mettez en exergue. Le problème est que vous généralisez et dénoncez "à charge" sans chercher les points "à décharge". Le numérique est aussi une religion. Et, n'importe quelle croyance dot être jugée sur les deux plateaux d'une balance. S'il n'y avait que des points négatifs au numérique, depuis longtemps, il aurait été oublié.

La première question initiale à se poser : "aime-je les chiffres ou non ?"  

L'histoire des chiffres a eu un impact sur les civilisations humaines en retraçant  l'évolution depuis le Paléolithique jusqu'à la révolution numérique, dans un rôle économique, scientifique et politique par l'invention du zéro et de son influence sur la pensée mathématique.

Je le répètais, jamais assez, dans "Le libre arbitre dans la post-vérité"

J'ai écrit un eBook d'une "Histoire de l'informatique sous un angle insolite et insolent" avec les titre qui ne l'est pas moins de "La Grande gaufre".

Quand je l'ai publié, il y a quelques années, quelques lecteurs n'ont pas compris le lien avec une gaufre. Pourtant, il y en a une au moment où les informaticiens expliqué dans le premier chapitre.   

J'ai commencé ma carrière en 1972, dans une société du type startup belge appelée "Data management.". Elle m'a amené tout d'abord sur des chemins parallèles au niveau système des concepts mathématiques, bien différents du niveau exploitation que l'on connait aujourd'hui. Elle s'est lancée dans l'émulation d'une grande machine IBM 360 sur un ultra-minis (avant le PC) qui avait un minimum de possibilités au niveau mémoire et capacité de stockage d'informatisations. Emuler cela veut dire tenter de surpasser ou au minimum égaler ce que font les plus grands systèmes. L'émulation d'un Assembleur identique qui une fois fonctionnant, a permis d'émuler d'autres langages comme le RPG et le Cobol. Un vieil IBM 360-20 avait même été acheté et installé en cave. Je me souviens encore de l'enfouissement d'une terre dans le jardin.  Dans cette startup, j'y ai appris l'essentiel. Le métier, bien sûr, mais aussi, comment on gérait une petite entreprise dans une ambiance familiale où chacun donnait son avis sans véritablement avoir de patron qui impose ses vues, à sa tête. Très vite, j'ai compris qu'en fonction de ces concepts on arriverait à peu près à ce qui existe aujourd'hui dans l'intelligence artificielle.

Avec un esprit créatif, j'étais parfaitement dans mon élément.

Il ne faut pas chercher de réponse philosophique ou religieuse cachée derrière le verbe "créer", c'est donner l'existence à quelque chose qui n'existait pas auparavant. 

Tout avait été créé et développé en 'stand alone' sans connections à Internet, sans autres connexions autre qu'un téléphone fixe non portable de proximité pour communiquer, sans d'intelligence artificielle, donc. Seul le minitel pouvait donner l'illusion de communiquer.  Internet a permis de s'informer sur le monde entier. 

Ne pas avoir de backup dans cette startup fut une des raisons qui m'ont poussé à changer d'employeur.

En 1977, j'étais en vacances pendant trois semaines. J'ai été appelé après une semaine. Je devais revenir en catastrophe. J'ai récupéré mes semaines ratées aux frais de la société, mais cela avait été un détonateur au changement d'employeur chez qui j'étais déjà en place en tant que "outside help". Un autre raison, peut-être, fut que l'on a essayé de m'introduire dans le conseil d'administration en tant qu'associé, rémunéré uniquement en fonction de paramètres qui n'avaient plus rien à voir avec la création d'un "know how".   

Dans votre livre, vous avez décrit une situation qui a démarré avec Internet. Nous entrons dans autre champ d'investigation. 

En 2010, j'écrivais le billet "The light and the dark of the Web" qui donnait très clairement des objectifs de Tim Berners-Lee du CERN au sujet d'internet. La réalisation effective d'internet était très loin de ses désirs initiaux. Ce billet est à relire pour comprendre le virage parfois à 180° de ce qu'apportait cette nouvelle possibilité. J'y écris comment tout ce qui s'est mis en branle  pour le meilleur et pour le pire.

Mon nouvel employeur fut la multinationale américaine "Univac" qui depuis mars 1978 a occupé l'esprit jusqu'à la retraite tout en restant en contact avec la startup et son dirigeant. Cette multinationale a payé un dédit pour m'avoir à son service.

Ce fut un plongeon dans un autre monde. Un travail qui n'avait plus cette ambiance familiale et solidaire mais qui au contraire, chassait les honneurs et les rétributions financières pour chaque affaire réussie. L'impression intrinsèque de faire partie d'une entreprise fonctionnant sur le "know how" en provenance de la création n'était plus là. Tout dirigeait vers l'argent et le rendement. 

Cette multinationale américaine a évolué dans beaucoup de directions en fonction du CEO qui la présidait. Je les ai même identifiés avec humour en les associant au film "Le Bon, la Brute et le Truand" dans mon eBook "La Grande Gaufre" comme une histoire informatico-drastique". Cette multinationale est passée de la société Univac à Sperry avant d'arriver à Unisys après la fusion avec la société Burroughs qui avec la série des B5000, dans les années 70, pour seulement réduire le gap avec IBM. A cette époque, c'était IBM qui menait de loin toutes les autres sociétés d'informatiques. 

En 1990, j'ai accepté le challenge en devenant manageur d'une petite équipe. Mon management sur cette première marche de la hiérarchie était surmonté par 5 ou 7 niveaux avant d'arriver au CEO aux Etats Unis. Pas question de jouer au manageur qui reste dans sa tour d'ivoire. Au début, j'avais reçu un bureau, mais je n'y étais quasiment jamais en dehors de réunions avec le même niveau de management. Etre manageur, c'est assumer la responsabilité de ses subalternes comme s'il s'agissait d'une famille qu'il faut protéger sans se faire manipuler. Je n'ai jamais imaginé monter sur la deuxième marche. Aimer le concept numérique ne va pas jusque là.

Désolé, Monsieur Sadin, je ne vais donc pas dénigrer ma carrière dans sa généralité comme vous le faite en tant que philosophe technocritique.

Entre votre introduction et votre conclusion, vous apportez les preuves du bienfondé de votre hypothèse dont vous en avez fait une thèse, éclatée en théories avec une mise au point en pratique parfois aléatoire.

J'ai préféré revoir le documentaire "Cybermonde : l'avenir c'est maintenant" sur ARTE qui en cinq tableaux, revoit les récents bouleversements causés par l'irruption du cyber dans nos vies.

Le documentaire n'est plus disponible mais je l'ai podcasté limité par le système à 20 MB

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La présentation de ce documentaire précise de l'origine à nos jours, en se posant des questions plutôt qu'en affirmant les choses de manière totalement négative comme vous le faite.

Préambule de documentaire : "le préfixe cyber est issu d’un mot de grec ancien qui signifie "contrôler". Sommes-nous réellement capables de maîtriser des technologies qui nous dépassent ? Depuis 2016 et les ingérences étrangères dans l'élection américaine, puis celles ayant accéléré l'avènement du Brexit, les évolutions du cyber ont pris une place quasi monopolistique dans nos vies. Aussi bien dans le cadre privé qu'à l'échelle de nos sociétés, l'invention d'Internet au nouvel or noir des data, la frénésie actuelle causée par le bond en avant de l'intelligence artificielle et l'importance prise par la guerre cyber, arrive actuellement au premier plan de la stratégie et doctrine russe contre l'Occident avec trois "D" : "Duperie, Dénégation et Désinformation", correspondant aux récents bouleversements de notre nouveau "cybermonde".. Un expert des questions cyber résume parfaitement le mur dans lequel semblent foncer à tombeau ouvert nos sociétés postmodernes avec cette phrase "On est dans un sacré foutoir en tant que société, sur cette planète.". Le cinéma présente des dérives technologiques, explorées par Hollywood depuis 2001 dans "l'Odyssée de l'espace", de Shimon Dotan. Il dresse l'état des lieux de la croissance galopante du cyber, dans laquelle le capitalisme s'est attelé à siphonner nos vies privées, et une grande part de nos responsabilités. Le focus sur l'intelligence artificielle, vue par les ingénieurs comme une première pierre apportée à l'édifice d'une intelligence humaine augmentée, mais, encore peu encadrée laisse envisager tous les scénarios, y compris les pires en dernière marotte des prêtres du cyber".

Le documentaire parle de la cassure en 1994 à l'apparition d'internet alors que beaucoup d'événements sont survenus auparavant et que vous n'avez pas connu étant né en 1973.

 J'aime débattre franchement sur cette mutation, voyez-vous. J'ajoute toujours quelques images complémentaires à mes textes à l'aide quand un dialogue est remplacé utilement par une seule image. Ecrire et imager sont deux métiers parallèles en multiculturalisme non associés pour approuver ou non. .    

S'il "faut insulter pour mieux coacher", et dénoncer la brutalité de certains comportements au nom de la performance ?

"Non peut-être", comme on dit chez vous "Oui assurément"..

La science des chiffres s'est muée en science de l'argent, je ne pourrai pas dire le contraire. L'adaptation à la modernité refuse d'effectuer des tâches débiles et répétitives qui n'aideraient pas l'humanité. Je les ai adopté pour suivre le mouvement tout en gardant mon esprit critique même si j'étais en opposition avec mon environnement qui adoptait l'esprit américain.

Début 1995, un ponte américain est venu nous souhaiter la bonne année, avec le message subliminal que nos jours dans l'IT étaient comptés. J'ai été le seul à répliquer en fonction de mes principes sous le regard désapprobateur des autres présents dans la réunion d'avertissement. 

Un mois après sortait le premier billet de "Réflexions du Miroir". 

En septembre 1996, sans y être forcé, je prenais ma retraite anticipée par la "sortie des artistes" comme il m'amuse de le définir ains.. 

J'avoue, je n'aime pas trop le titre du livre de Sadin "Le désert de nous-mêmes".

Ce n'est pas un désert mais un désir de nous-même pour avoir une vue plus générale de ce qui nous entoure ou alors, c'est un "désert vivant" comme titrait J.Y.Cousteau pour son voyage sous des mers.  On peut faire beaucoup de choses dans un désert avec un esprit ouvert sur le futur pour découvrir les beautés du monde en le décrivant avec ses attraits.

Le titre de votre livre "Le désert de nous mêmes"  est un titre qui flashe comme celui du Dr Laurent Alexandre qui lançait son dernier livre "Ne faites plus d'études : apprenez autrement à l'ère de l'IA", corrigé encore par “L’intelligence ne vaut plus rien avec l'IA, seule compte la volonté de faire”. Il faut, au contraire, en apprendre toujours plus pour contrer le système en place, sur son compte par des études poussées et un esprit critique en provenance d'une expérience de tous les instants.. 

"In medio stat virtus" disait-on aussi en latin.

Vous écrivez dans vos conclusions comme tous les allergiques aux changements "L'effondrement du monde que l'on aimait, qui donnait goût à la vie qui nous constituait finalement par une philosophe de la technique. Une impression que tout se déclinque face à une exigence qui se révèle une valeur universelle, dans un régime d'uniformité. Une pathologie physique et psychique dans un refus de devoir faire preuve d'adaptabilité suite à la menace de disparaitre pour vivre dans la dignité, dans un principe de société pour constituer des liens d'indépendance par la convivialité et la pacification, renversée par la conception de l'expertise qui dénonce le principe de l'aide publique. Tout un registre d'exigences intangibles, qui bien sûr, ne doivent pas rester cantonnées à la seule et nobles intentions maris suivie de points d'appui à un registre d'actions concrètes qu'il nous maintenant décliner avec Action 1 : Dans un monde toujours plus atomisé, il est impératif de se constitué en collectifs. Action 2 : établir des chartes par corporations avec des principes (comme Google+ l'a fait mais qui n'existe plus). Action 3 : Refuser d'utiliser le système. Action 4 : Nécessité de faire grève. Action 5 : mettre en systèmes des recours en justice. Action 6 : avoir un état d'esprit de jurisprudence. Action 7 : Favoriser l'expression de contre-expertise pour rester responsable et agissant  en conservateur de valeurs grâce à des canaux de diffusion ad hoc".      

Cher Monsieur Sadin, on ne disparait pas quand on s'adapte à une époque. Il n'y a pas effondrement du monde. Il y a seulement une évolution qui dépasse votre entendement. Comment allez vous entamer votre aventure de retrait de cette actualité, sans utiliser ce que vous dénigrer : internet ?

Il y a une solution toute simple que vous semblez ignorer : vous pouvez vous déconnecter complètement d'internet. Rester en "stand alone", je l'ai fait pendant de nombreuses années avant qu'internet n'existe et que l'ADSL ait pu présenter un écran qui ne se formait pas  ligne par ligne en utilisant le téléphone. Déconnecté, il ne faut plus à se méfier des arnaques potentielles de l'on line".

En vous lisant, je n'ai pas commencé à chialer pour vous soutenir dans votre entreprise de rappel à l'ordre du passé. Je suis resté progressiste avec gènes. 

Notre différence d'approche des phénomènes se retrouve les 26 ans de nos âges respectifs qui m'ont permis de prendre plus de recul sur le comment l'histoire du numérique s'est construite.

Merci. Je me suis senti plus jeune que vous en m'étant adapté en permanence avec les conventions vécue pendant 40 ans d'exercice dans ce monde des chiffres.

J'ai pris une sorte de discrimination éthique avec l'obligation d'y participer.

Mon billet précédent parlait des croyances,

Il se terminait par le dessin de Nicolas Vadot représentant l'anniversaire du Macintosh en 1984.

Une très longue histoire l'a précédé.

Comme prémisses, il y avait aussi le livre "Origine" de Dan Brown dont j'ai utilisé l'audiolib en reprenant les podcasts du but du livre et de son épilogue.

Cet article m'avait donné l'occasion pour réveiller des anecdotes du passé et du présent en relisant mon journal personne sur "Réflexions du Miroir"..

Pour commencer, j'ai posé la question à ChatGPT "Comment se produisait les systèmes sans le numérique avant les années 1970"

Je préviens, j'ai repris sa réponse en l'amendant quelques peu. 

    "La conception des systèmes se fait par calculs manuels sur papier avec des tables mathématiques, des règles à calcul pour les ingénieurs, une modélisation par des machines à calcul mécaniques comme la pascaline, machines de bureau et tabulatrices. Les calculs analogiques sur ordinateurs analogiques utilisant tensions, courants, fluides étaient plus lents, donc les systèmes devaient être plus simples, plus robustes et plus largement surdimensionnés. Les Systèmes mécaniques par engrenages, cames, leviers avec horloges, boîtes de vitesse, automates mécaniques ou métier à tisser Jacquard. Les Systèmes électromécaniques par relais, contacteurs, moteurs et logique câblée ET, OU réalisés avec relais comme les ascenseurs, les centrales téléphoniques, les systèmes ferroviaires. Les systèmes analogiques utilisent les signaux continus par la pression, la tension, la vitesse avec des régulateurs PID mécaniques ou électriques comme le régulateur de Watt des machines à vapeur, les pilotes automatiques d'avions, les radios, les radars. La fabrication produite par des dessins techniques faits à la main avec des tolérances mécaniques maîtrisées par l’usinage. L'Assemblage manuel ou semi-automatisé, ajusté par réglage fin par techniciens et un étalonnage manuel par des tests physiques. Le contrôle est constitué suivant une logique câblée, Le « programme » en câblage modifie le comportement par des temporisateurs mécaniques, des cames rotatives et de relais temporisés. L’exploitation et la maintenance avec le Rôle humain central par des opérateurs très qualifiés dans une surveillance permanente pour les situations imprévues. le diagnostic se fait suite à des pannes détectées par observation.  Les mesures analogiques (voltmètres, manomètres) par  réparations locales et avec des pièces standardisées
Le numérique a tout changé après 1970 par la miniaturisation des circuits intégrés. Baisse des coûts dans une programmation flexible, Automates programmables (PLC), Lorsque les ordinateurs ont été embarqués dans le système,
un même matériel pouvait désormais faire plusieurs fonctions par un logiciel unique, au lieu d’un système par fonction. En résumé, les systèmes étaient devenus physiques, plus ou moins visibles et compréhensibles, Très fiables mais peu flexibles et fortement dépendants de l’humain".
Je suis arrivé à la transition vers l'ordinateur numérique. La tabulatrice programmée par des fils électriques enfichés dans de grands tableaux ayant une seule fonction comptable plus mécanographique, je l'ai vu fonctionné dans la société Société Mécanographique Comptable et Statistique. Elle m'avait engagé parce qu'une commande d'un nouvel ordinateur  Univac 9200 était en commande et allait arriver bientôt. Un futur collègue d'Univac est venu m'y rechercher et ce fut le premier contact avec elle. Le directeur du personnel s'appelait Adam. Il avait directement dit que j'étais "tiestu" comme on dit en wallon.
Je n'ai pas reçu l'éducation pour cela

 
Depuis lors, mes programmes ont été enregistrés par des petits trous incrustés sur des cartes perforées en carton correspondants à des instructions. Les données elles-mêmes, utilisaient le même canal. Elles étaient une espèce de Kardex que l'on triait sur une trieuses mécanique en plusieurs passes. Les cartes ne contenaient pas que des chiffres de 0 à 9. Elles devaient prendre en compte une deuxième perforation par colonnes pour exprimer des lettres.  
Des perforatrices encodaient quasiment à l'aveugle ce qu'elles enregistraient sur ces cartes. Elles ont été les premières à disparaitre quand les programmes contrôlaient la validité de leurs introductions. 
Parler avec une machine ce n'est pas une sinécure. 
Tout dépend "des stratégies différentes des intelligences"  comment elles peuvent évoluer.

En numérique, rien ne sert de partir à point, il faut toujours accélérer pour être le premier sur la ligne d'arrivée avec un concept sportif.

Les concepts du numériques n'ont pas été créés subitement, mais à la suite d'un enchainement de circonstances et de besoins stratégiques. Ils sont liés à l'art de l'intelligence de l'économie. Capture d'écran 2026-01-30 204605.pngL'essor rapide rapide de l'IA n'est pas seulement un tournant majeur à mettre en rapport avec l'imprimerie lancée par Gutenberg, mais un moyen d'informer toutes les classes de la population quand elles peuvent y accéder. Dès qu'un pays coupe les connexions internet, tout peut se perdre dans un silence voulu par les autorités comme ce fut le cas en Iran.

Après une manifestation, internet et les réseaux sociaux ont permis de conserver le pouvoir à Erdogan en Turquie. 

Sans l'évolution du hardware, pas d'évolution du software. Des investissements des Etats-Unis dans le domaine de l'IA sont deux fois plus importants que son compétiteur principal chinois. L'Europe, bien plus loin, est en retard. Capture d'écran 2026-01-30 204538.pngElle rattrape un retard qui se faisait sentir dans la douleur. Mais il y a des organismes prévu pour vous remettre à niveau face au défis numériques avec la formation comme solution comme un mail me l'informait avec cette phrase en préambule : "Entre la montée des cybermenaces, l’essor de l’IA et la transformation des organisations et les compétences font clairement la différence" en proposant l’événement B4Cyber.   

Autour du numérique, il y a en plus, une foule de gadgets et d'utilitaires auxquels on est proposé mais dont on n'utilise moins de 20% tous les jours : l'usine à gaz appelée Smartphone.

En 2014, tout devait devenir "smart" selon le billet "Soyons "smart" jusqu'au bout des ongles.

L'utilisation du numérique, c'est du "Plug and Play" disait l'autre sur son PC. 

Le choix d'une tablette avec l'Open Système Androïd face au PC sous Windows ou Apple. J'ai une tablette. Elle s'est ajouté à ma panoplie d'outils de connexion mais je ne l'utilise plus que très rarement. 

En 2014 encore, je me demandais "Android, tu tables sur quoi?" en cherchant encore comment faire certaines opérations que j'avais l'habitude de faire sur mon PC de manière automatique avec un clavier non tactile dont j'aime entendre le claquement sur le clavier. J'ai bien ri en relisant ce billet dans lequel j'avais une transformé la chanson "L'informatique Chanson Plus Bifluorisée" en chanson de la "Fin de l'année".

 

En 2020, nous sommes peut-être "Tous crétins digitaux ?" si nous ne sortons pas gagnant de la crétinerie.

    Le Smartphone est devenu une drogue. On y lit toutes conneries imaginables qui n'ont un intérêt que pour ceux auxquels elles correspondent.

J'ai un Smartphone mais je l'utilise simplement comme un "warning" dans des occasions très spécifiques comme pour avertir et informer, pour suivre des payements à effectuer mais pas pour raconter ma vie. Un contrat de 3 euros par mois me suffit amplement. Le comble, sans même l'utiliser, il faut recharger sa batterie tous les jours parce que l'écran et les connections à Internet bouffent un max d'énergie. 

Sans le vouloir, l'utilisateur se dévoile à tel point que "La dérive des continents" se pose la question:

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Aujourd'hui, c'est vrai, sans internet, tout devient plus difficile voire impossible sans une foule de démarches administratives. Tout passe par cette voie de communication, même pour déclarer ses revenus sur TaxOnWeb qui établit ses taxes en beaucoup moins de temps.

Le temps, toujours lui. "Time is money isn't it ?

L'homme est plus analogique que numérique. Il utilise sa mémoire et son apprentissage pour évaluer la meilleur façon de réagir à un problème et de trouver la meilleur solution avec le moins d'effort comme le font toujours les êtres vivants.

Les ordinateurs analogiques existent encore quand il faut apporter des tendances à un processus chiffré qui ne demandent pas de résultats trop précis. 

L'analogique est encore utilisé dans le traitement des signaux continus pour traiter des signaux qui changent en continu, comme le son et la température, cruciales dans des applications telles que l'enregistrement musical et les systèmes de contrôle.  Les systèmes analogiques sont souvent préférés pour leur capacité à capturer des variations subtiles dans les signaux, ce qui est particulièrement important dans des environnements nécessitant une haute fidélité, comme l'équipement audio. Un MTBF (le temps moyen entre pannes) plus élevé, augmente sa fiabilité et réduit la probabilité de panne par rapport aux systèmes numériques. utilisés dans de nombreux domaines, dont les télécommunications, les appareils médicaux et les dispositifs d'affichage, où une précision réelle est nécessaire.

 
La Maxime latine intervient "Errare humanum est"
 
Le numérique essaye de répondre aux erreurs analogiques de l'homme par des algorithmes. Cherchées dans des souvenirs et de expériences, on peut avoir une solution 'approximative' à un problème alors que des situations insolites peuvent être et survenir en détruisant des solutions toutes faites.
L'intelligence artificielle travaille dans un monde créé par les hommes dans des bases de données mondiales, où les erreurs particulières ne sont pas reprises dans des les idées générales. Il ne faut donc pas chercher à votre cas spécifique en faisant une synthèse par l'IA. C'est là que se situe l'erreur d'appréciation de ce que peut faire ou devrait faire via IA.
Le Japon est devenu le laboratoire de l'amour et de l'amitié artificiels.
Comme j'ai répondu au commentaire de DD. On s'y marie avec un avatar, un hologramme, une poupée ou à ChatGPT. Les compagnons virtuels ne s'opposent pas à leurs contacts virtuels et gagnent du terrain face à la solitude moderne. ChatGPT répond sans se fâcher outre mesure, pose une nouvelle question : "veux-tu qu'approfondir ta question en ??". ChatGPT propose une réponse et inspire une idée à son interlocuteur qui expire en réaction jusqu'à plus soif. 
Sadin redoute que les machines nous dépassent et nous éjectent. Oui, cela se pourrait.
Nous sommes en IA 1.0 avec des décimales additionnelles et progressives mais nous ne sommes pas encore à la version 2.0.
J'ai examiné cette situation où les réseaux d'IA se désolidarisaient de la connerie humaine pour devenir indépendantes dans "Kétamine voit rouge en passant à la version IA 2.0"

Je n'irai pas par quatre chemins. J'ai fait partie des pionniers de cette marotte des concepts numériques. Sans perdre mon esprit critique exacerbé, j'ai toujours répliqué à toutes les innovations potentielles dès qu'elles sortaient de la boite à malice des inventeurs. J'assistais aux présentations de nouvelles implémentations à assurer en notant les points qui ne me semblaient pas finalisés et que je mentionnais après l'exposé de son auteur.

Dans une multinationale américaine, je n'ai trouvé aucune atmosphère bon enfant. J'ai tenté de la recréer sans y parvenir. Quand quelqu'un partait, c'était une chance pour cela celui qui le suivait de prendre sa place. En tant que créateurs de solutions des fonctions multiples, on n'est plus identifié ni par son nom ni par son matricule. On est démultiplié en fonction de ses qualifications sur plusieurs champs exploitation.

Pour éviter les problèmes de versions des logiciels entre eux, il fallait prendre  beaucoup de précautions et de circonspections en se posant des questions comme "la version 12 de XXX fonctionne-t-elle encore avec la version 25 de YYY ?

L'avantage d'une multinationale par rapport à une autre plus nationale, n'est pas au niveau d'un particulier mais de pouvoir réduire les pertes et les taxes d'un pays d'exploitation par les gains d'un autre.

Le secteur public, par contre, est limité aux frontières du pays dans lequel il exerce ses pouvoirs. 

Capture d'écran 2026-01-30 204501.pngRien à voir avec Trump, créateur de chaos qui à coup de Fakenews, suit ses impulsions et sans être prédicateur de ce qu'il veut implémenter à un moment x et qui, le lendemain, passe à y=x-1. Je n'ai jamais eu un esprit "vendeur". Je n'ai jamais fait de deal. Jamais cherché à vendre quoique ce soit et encore moins ce que je créais. J'achète quand tout est calculé au plus juste prix en évitant les "overheads" des frais généraux et les redondances potentielles.

Capture d'écran 2026-01-30 204345.pngLes Etats-Unis de Trump trompent le monde en ajoutant des taxes dans les communications internationales.

La ruée vers l'or comme au temps des anciens Européens qui voulaient faire fortune en allant vers le Far West.

Capture d'écran 2026-01-30 204407.pngPas étonnant que l'Inde et la Chine sont les nouveaux contacts commerciaux pour l'Europe et le Canada.

Les grands GM ne sont plus américains aujourd'hui.

Il y a 15 CEO indiens, formés à Bengalore probablement.

Je connais la "Symphonie indienne". Les informaticiens indiens entourent mon environnement proche. Les chinois s'immiscent dans le processus par la route de la soie. 

Cette semaine 2ème "Made in USA" qui revient avec une volet qui imagine ce que se passerait après Donald Trump qui pourrait être pire avec J.D. Vance, en suivant ant l'extrémisme du nouveau pouvoir évangélique qui ne voit que Dieu pour diriger le monde suivant l'enquête du journaliste Christophe Deborsu après y être allé sur place par deux fois. Si au contraire, Trump veut conserver le pouvoir, un tour de passe passe comme l'avait fait Poutine avec Medvedev pour contourner la Constitution serait une solution envisageablepodcast..   

Un pionnier est toujours un initiateur  qui est, disons-le, "un peu surfait" dans lesquelles se cache quelques mensonges pour béatifier son nouveau métier.

Amusant de se rappeler qu'au début de ma carrière, on prenait les informaticiens comme des gourous. Pas vraiment un dieu mais un oracle. On frappait doucement à leur porte avant d'entrer dans le local pour ne pas déranger les intellos devant leur écran. Depuis longtemps, cette politesse s'est dissipée en critiques acerbes parce qu'ils étaient plus chers que les PC qu'ils avaient devant les yeux pour augmenter leur efficacité. "Be bold" veut dire "soyez audacieux". J'ai connu des subalternes qui savaient prendre des initiatives et d'autres qui ont besoin d'un support à la moindre des décisions à prendre.  

Il se termine en donnant le pouvoir relatif à la liberté de penser ou à obéir aveuglément et bêtement à un pouvoir absolu.

Les divinations des hommes ont commencé par le polythéisme avec des dieux ayant chacun des attributs et des fonctions spécifiques. Ce fut le cas chez les informaticiens. Plus on avait de connaissances dans les différents métiers du numérique, mieux on pouvait être payé. Les humains allaient chercher des conseils ou se plaignaient quand ce qui était prévu par l'Oracle ne se produisait pas.

Le monothéiste divin, affirme l'existence d'un Dieu transcendant unique, omnipotent, omniscient et omniprésent est empirique.   

Où aurait eu ce Dieu unique, le temps de répondre à tout dans une cacophone de voix que nous connaissons aujourd'hui ?

Dans les premiers chapitres de cet eBook, pas beaucoup d'évolution puis, tout s'est accéléré de manière exponentielle jusqu'au moment où les créateurs et les utilisateurs ne parvenaient plus à suivre le rythme. Le marketing demandait de devancer les concurrents. Désormais, on ne consolide plus rien. 

Pour revenir à ce passé, j'avais ajouté une vielle chanson transformée humoristique de l'informatique avec sa dernière phrase "J'ai certains talents de modérateur, même s'il y a eu des éclats de voix. Je n'ai pas utilisé ma dernière cartouche"

Quant à l'IA, j'ai ajouté " "L'IA aussi" en reprenant une autre chanson tout aussi historique. 

Je reçois encore des offres d'emplois de manageur système sur LinkedIn après plus de 20 ans. C'est bien beau, mais cela ne m'intéresse plus.

Combien de temps, pensez-vous que je me suis rendu compte où on allait arriver aujourd'hui ?

Je peux vous affirmer de la rapidité. C'était inscrit dans les astres. 

J'utilise ChatGPT comme un guide à ajouter à mon expérience. 

Quand je rapprochais la multinationale à la startup qui ont occupé mes 40 ans de service, je me suis souvent dit que si on avait adopté les mêmes techniques d'exploitation du business dans la startup de mes débuts, la startup aurait été en faillite en moins de temps que pour le raconter. 

Le numérique est aussi une religion à part entière dans des mondes parallèles. Il dépasse les frontières dans la virtualité jusque dans l'exploration. C'est une croyance en l'avenir qui permettrait de ne plus travailler inutilement dans des répétions tâches. Celle croyance, j'y crois. Il faut avoir une croyance d'abord en soi. 

"J'aurais voulu être fumiste" écrivais-je en 2014

Personnellement, j'ai connu une époque de la dichotomie du binaire représentée par des bits sur d'énormes machines avec des ROM et des Ram. Elles se sont miniaturisées devenir d'abord des "personnal computer" et ensuite de Samrtphones.

Le moindre bug créait un dump mémoire à lire hexadécimale. 

Depuis, les programmes se sont dispersés en objets. 

J'y ai participé en deux phases.

 "Avant les tâches mobilisaient nos facultés intellectuelles et créatives sur les principes de leur absolue singularité et pluralité indéfinie sans cesse croissant d'automatisation avec la pathologie de l'utilitarisme dans un stade du tarissement de notre force d'âme" écrivez-vous Monsieur Sadin

"Mais c'est bien sûr" comme le disait Souplex dans les "Cinq dernières minutes".

En 1983, Alain Souchon chantait "On avance"


On avance parce que c'est une règle de l'entropie qui dit qu'on ne peut reculer dans le temps

Le problème c'est que souvent, à part être rentier ou retraité, ajouter l'utile à l'agréable est nécessaire pour vivre.

Ce vendredi sur la RTBF revenait à la question d'avoir ou non des enfants. 
podcast.

Cette volonté d'avoir des enfants est souvent à relier aux religions qui préconisent d'avoir des enfants pour avoir des ouailles qu'il faut rechercher les sources de cette prise de conscience. 

Pas de lien avec ce qui précède ? Mais si, il y en a un manifeste.

Avoir une stabilité financière dans un couple peut se ressentir vers 40 ans. Trop tard pour l'épouse. Une adoption est envisageable si on le désire. 

Je n'ai jamais eu l'esprit de famille. J'ai eu des collègues qui avaient des salaires du même ordre que le mien et qui se disaient sur la corde raide : je suis dans la catégorie des pauvres. 

Il faut assumer ce qu'on entreprend.

J'ai répondu à cela dans "Woke de là"

La croissance est devenu un symbole de réussite même si cela pervertit ses fans..

Les pertes d'emplois sans qualifications, les cols bleus sont les premiers touchés. Les cols blancs seront les suivants. Pas d'économie sans comptabilité considérée souvent comme une charge administrative non productive et impropre à la base des profits.

De formation en science chimique que je savais être aussi chargée de points tout aussi négatifs, j'ai sauté sur le train à l'arrêt du numérique.

En informatique, il vaut mieux se trouver parmi les pionniers.

J'ai connu des périodes de calme et d'autres buttoirs en excitation constante dépendant de dates précises avec l'obligation d'implémentation pendant laquelle des aides externes ont supplée. Le bug de l'an 2000, suivi un peu après par le passage de la monnaie de chaque état en monnaie unique de l'Euro furent de celles-là.   

J'ai aussi connu une époque pendant laquelle, un informaticien prenait la porte tous les mois, si ce n'était pas toutes les semaines. 

Pour la chimie, je faisais mes photos passaient sous agrandisseur dans mon labo noir et blanc avec films en bandes. En couleur, cela se complexifiait dans le noir absolu dans des bains avec des températures très précises pour arriver après une vingtaine de minutes à un résultat que je me devais de pousser à la poubelle.  

Quand le numérique est arrivé dans les années 1980, j'ai abandonné la photo non numérique et j'ai vendu tout mon matériel. Les logiciels permettaient de faire des corrections aux photos à loisir et en peu de temps. La photo n'est plus ma passion principale mais elle reste complémentaire du texte et du dialogue. 

C'est à la naissance de Eric Sadin que j'ai commencé ma carrière dans le numérique et surtout par ses concepts. Mon esprit critique commençait déjà à poindre. Sans avoir une boule de cristal, je pouvais imaginer ce qu'il allait advenir d'une manière ou une autre du numérique. J'en connaissais les préceptes et les concepts de ce que les Américains voulaient propager dans le monde. 

A mon époque de pionniers, tout était à faire, à imaginer pour diminuer les charges de travail humaines à tenter de ne plus les recommencer indéfiniment.

Eric Sadin n'a donc pas connu l'engouement qui est né dans la création des concepts du numérique dont j'avais déjà parlé dans "Arpentage du numérique" et que j'avais poursuivi dans "Un Geek après l'heure"

Bien sûr que les débuts ont eu des hauts au départ et des bas à l'arrivée.

J'ai connu dans le métier d'informaticien qu'après les licenciements dans beaucoup de domaines, les informaticiens eux-mêmes ont connu des virés dans ce métier d'intello. Après tous les excès, on y connait aussi des bulles qui explosent ou implosent.

Les Etats Unis ont inventé l'avenir et mené la danse dans le numérique.

La Chine a commencé à copier pour les dépasser.

L'Europe toujours prudente à pris du retard dans le numérique alors que le train avait déjà pris de la vitesse en régulant en suivant le wagon.

Les wagons américains de tête se sont seulement essoufflés. 

Je suis retraité depuis pus de 20 ans.

Un jour de Noël, j'ai écrit un repentir dans  "J'ai honte"

Capture d'écran 2026-01-27 121330.pngLundi, Aurélien Barrau était invité au 28'. Ses idées correspondent aux miennes et je l'ai enregistré même si je ne connais ni Barrau ni Grothendick dont il a été l'ami.
podcast.

Il veut trouver de la poésie dans la science et il a raison.

L'humour en est souvent exempt aussi.

Il faut toujours une nouvelle invention pour relancer tout système humain quand sa force commerciale décline.

Aujourd'hui je suis déconnecté, mais toujours curieux en dilettante en suivant l'actualité et l'évolution de plus en plus rapide.

L'Intelligence Artificielle est la dernière invention rendant la recherche d'info plus rapide et plus explicite que les moteurs de recherches comme le faisait Google.

Avec l'IA, les besoins d'informaticiens renaissaient et un mouvement de réengagement d'informaticiens s'est produit sans correspondre totalement aux précédents. 

"L’ère de l’IA a commencé" écrivait Bill Gates plein d'enthousiasme. 

La semaine suivante j'écrivais "L'Intelligence Naturelle revient"

J'ai écrit une chanson "L'IA aussi" à la fin de mon eBook en reprenant un veille chanson de Fernandel.

L'IA est un outil de réflexions comme d'autres. Il y a toujours une origine que les pionniers ont poursuivi avec de nouvelles inventions. Il n'y pas de limites aux connaissances à consulter et à réaménager à sa propre sauce.

La médecine a fait des bons gigantesque en avant grâce à elle en cherchant comment une maladie avait pu trouver une solution dans un pays du monde.

Je reprends le dernier chapitre du livre "Origine" de Dan Brown.

Avec son héros, Robert Langdon qui utilisait une IA appelée Wilsonpodcast.
 Cela pourrait peut-être répondre à vous, Monsieur Sadin.

Depuis presque toujours, nous allons de bulle en bulle.

Une nouvelle bulle dans l'IA est fort possible et plausible. 

Peut-être arrivera-t-elle avec les ordinateurs quantiques avec une vitesse dont le facteur de multiplication est à multiplier par 100x ou par 1000x plus rapide. A ce moment-là, le système analogique préconisé par les hommes sera intégré dans leurs circuits et permettra de mieux comprendre les implications des hommes dans les systèmes.

"Quand la pensée humaine s'intègre dans la machine",  cela pourrait être pire que l'IA.

Cela remettra à nouveau tout en chantier, tout en questions dans un cycle perpétuel de l'évolution. Même les logiciels ne sont pas prêts à cette nouvelle (ré)volution. 

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Son livre contient des chapitres reprenant les nombreuses intelligences naturelles : l'intelligence des bactéries, végétale, animale, sans cerveau, délocalisée, artistique,, posthume, réincarnée, des objets, prémonitoire, créatrice, hypnotique, hors sol, extraterrestre, hostile, protectrice, miraculeuse,... 

Nous nous en écartons. C'est certain.

Nous sommes entré dans la matrice que représentait ce vendredi une nouvelle fois, le film "Matrix" AB3, dans un endroit où on obéit et on nous maintient sous contrôle.  

Etre fier de l'Europe comme on entend de l'autre côté de l'Atlantique "Proud to be american" est encore à inventer en Europe. Trop de grèves, trop de manifestations, c'est pas bon pour l'image qu'on en donne; 

Capture d'écran 2026-01-30 204633.pngLe Chinois pense que demain sera toujours mieux qu'aujourd'hui comme idéologie.  

La plume de Thomas Gunzig nous invitait mercredi à un voyage en absurdie où on rencontre lparadoxe d'Abilaine dans la gestion de l'accord et du désaccord dans un groupe. Concept illustrant la difficulté pour un groupe à prendre une décision, à gérer collectivement un accord. Il met en lumière, la notion le concept sociologique de « conformisme à un groupe » ou « conformité sociale ». 

Ce phénomène est bien connu en management.

Il explique le pourquoi 600 jours après les élections, pas encore sans gouvernement bruxellois .podcast

Dans des cas de stress, j'ai dû prendre des risques des risques sans le demander à personne. Toute la stratégie avait été discutée avant d'arriver à cette situation comme pouvait l'être un pompier devant un incendie.  

Dans la semaine, une homme s'adresse à moi

- Quelle langue parlez-vous, me demande-t-il avec difficulté dans sa langue.

- Le français, répondis-je 

Il prend son Smartphone pour me faire écouter un enregistrement qui commençait par "Vous avez un grand cœur...".

- J'ai arrêté d'écouter et je lui ai dit que aujourd'hui, ce n'est pas un grand cœur mais un grand esprit qu'il faut avoir

Je n'ai pas cherché mon Smartphone pour lui donner la traduction dans sa langue.

Je suis et reste mécréant des religions qui font semblant de tout résoudre dans la bonté et à oublier d'apprendre à pécher plutôt que de tendre un poisson.

Il y a des gens qui ont cette capacité inventive pour comprendre en fonction de ce qui est, d'apporter avec une vue au futur antérieur ce qui adviendra en exprimant une action future qui sera achevée avant une autre action future qu'ils ont déjà défini à l'avance.

Bill Gates est de ce bord et même Elon Musk, quoique qu'on en dise. Sa voiture Tesla est en bout de course et il imagine déjà sa remplaçante.

Le grand défi est pour ceux qui n'ont pas cette capacité inventive, cette vue dans le futur pour trouver leur chemin par eux-mêmes sans devoir lever les yeux vers le ciel pour trouver des solutions potentielles à leurs problèmes.  

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...

Les films de la semaine

Nuremberg

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podcast

La Gracia

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podcast

Gourou

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podcast

...

L'histoire de Daniel Balavoine se retrouve dans ses chansons.
La semaine dernière, j'ai repris "La vie ne m'apprend rien".  
J'ai le choix entre d'autres chansons pour terminer ce billet "Aimer est plus fort que d'être",  "Sauver l'amour", "SOS d'un terrien en détresse", "Vivre ou survivre", "Tous les cris les SOS" ou "Petit homme mort au combat'.
Sorti en 1980, "Je ne suis pas un héros" correspond peut-être mieux à mon esprit de maturité.
Ne faudrait-il pas recréer la vie en émulation pour que la vie apprenne à Balavoine quelque chose  ?
Aujourd'hui, je suis fatigué.
De stressé, j'ai depuis redonné le temps au temps en poursuivant mon histoire par l'écriture pendant près de 21 ans sur "Réflexions du Miroir".  
 

 
Les coups de poings dans l'âme
Le froid de la lame qui court
Chaque jour me pousse
Un peu plus vers la fin
Quand je monte sur scène
Comme on prend le dernier train

Même les soirs de drame
Il faut trouver la flamme qu'il faut
Pour toucher les femmes
Qui me tendent les mains
Qui me crient qu'elles m'aiment
Et dont je ne sais rien

Refrain : C'est pour ça qu'aujourd'hui
Je suis fatigué
C'est pour ça qu'aujourd'hui
Je voudrais crier
  Je ne suis pas un héros
Mes faux pas me collent à la peau
Je ne suis pas un héros
Faut pas croire ce que disent les journaux
 
 Je ne suis pas un héros
Quand les cris de femmes
Que c'est pour m'aider
A porter tous mes chagrins
Et je me dis qu'elles rêvent
Mais ça leur fait du bien
A coups de poings dans l'âme
J'ai trouvé la trame qu'il faut
Mais pour mourir célèbre
Il ne faut rien emporter
Que ce que les autres
N'ont pas voulu garder

(refrain)

PS: J'ai à nouveau lancé une préversion en donnant en vrac une série de points sur agoravox.fr, loin d'être finalisée pour obtenir des retours de flammes potentielles.
 
Allusion 

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