17/04/2026
A la recherche du bonheur perdu
Dimanche dernier, à la télé, je regardais l'enregistrement du film "The hours"
Film américano-britannique réalisé par Stephen Daldry, sorti en 2002 et adapté du roman éponyme Les Heures (The Hours) de Michael Cunningham.
Film dramatique psychologique de l’époque de 2002.
Depuis nous sommes passés de crises en crises.
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Synopsis du film
The Hours raconte une journée cruciale des vies respectives de trois femmes de différentes époques, dont les destins sont interconnectés par le roman de Virginia Woolf, Mrs Dalloway qui est la pièce maîtresse qui réunit tous les épisodes.
Je remet les épisodes dans l'ordre du temps, alors que le film les intègrent croisées, rendant la vision du film plus difficile à suivre au premier abord.
En 1923, Virginia Woolf commence à écrire le livre Mrs. Dalloway dans sa ville natale de Richmond, près de Londres. Elle a connu plusieurs dépressions nerveuses et souffre de crises récurrentes de dépression sévère se sentant piégée chez elle, intimidée par les domestiques et constamment sous le regard de son mari, Leonard, qui a lancé une maison d’édition pour rester près d’elle. Grande romancière du début du XXe siècle, elle entame l'écriture de son grand roman, Mrs Dalloway. Elle accueille et redoute à la fois une visite d’après-midi de sa sœur Vanessa et de ses enfants. Après leur départ, Virginia s’enfuit vers la gare où elle attend un train pour le centre de Londres lorsque Leonard arrive pour la ramener chez elle. Il lui raconte qu’il vit dans la peur constante qu’elle mette fin à ses jours. Elle dit qu’elle en a aussi peur, mais soutient que si elle doit vivre, elle a le droit de décider comment et où, autant que n’importe qui d’autre.
En 1941, la célèbre auteure Virginia Woolf (Nicole Kidman) se suicide en mettant des pierres dans ses poches et en se noyant dans la rivière Ouse. Le reste du film se déroule en une seule journée répartie en trois années et trois endroits différents alternés entre elles. Dans son journal de 1922, celle-ci écrit : « J’y esquisse une étude de la folie et du suicide ; le monde vu par la raison et la folie côte à côte. » Le film retranscrit cette juxtaposition de la vie ordinaire et des souffrances morales incommunicables. Le film débute et finit par son suicide dans la rivière proche. Elle laisse à son mari un mot où elle le remercie pour sa patience et lui dit qu'elle n'aurait pu être plus heureuse.
En 1951, Laura Brown (Julianne Moore), femme au foyer troublée de Los Angeles, est enceinte de son deuxième enfant et passe ses journées dans sa maison de retraite avec son jeune fils, Richie. Elle a épousé son mari, Dan, peu après la Seconde Guerre mondiale et, en surface, ils vivent le rêve américain, mais elle est profondément malheureuse. Elle et Richie préparent un gâteau pour l’anniversaire de Dan, mais c’est un désastre. Elle comprend que le suicide mettrait fin à ses tourments. Sa voisine Kitty passe lui demander si elle peut nourrir son chien pendant qu’elle est à l’hôpital pour une intervention. Elle fait semblant d’être joyeuse, mais Laura sent sa peur et l’embrasse hardiment sur les lèvres. Kitty accepte le baiser sans un mot, et les deux femmes ignorent toute signification cachée qu’il pourrait avoir. Laura et Richie réussissent à faire un autre gâteau. Elle l’emmène ensuite chez son amie Mme Latch. Il est terrifié à l’idée d’être laissé sans elle, bien qu’elle insiste sur le fait qu’elle reviendra. Elle s’enregistre dans un hôtel où elle a l’intention de se suicider. Elle sort plusieurs bouteilles de pilules et le roman de Woolf de son sac à main, et commence à lire Mrs. Dalloway. Elle s’endort et rêve que la chambre d’hôtel est inondée, se réveillant avec un changement de cœur. Elle va chercher Richie et ils rentrent chez eux pour fêter l’anniversaire de Dan. Richard l'appelle Mrs Dalloway car elle est effectivement la version moderne de Clarissa Dalloway, l'héroïne de Virginia Woolf, qui s'interroge sur le bonheur et s'enlise dans une existence futile. Son jeune fils, Richie, est le seul à percevoir la fragilité de sa mère et en est bouleversé. Bien qu’il soit clair que l’abandon de Laura ait été un traumatisme profond pour lui, elle estime qu’il valait mieux quitter son mari et ses enfants plutôt que de se suicider.
En 2001, Clarissa Vaughan (Meryl Streep), New-Yorkaise, éditrice de New York au XXIe siècle, en couple lesbien avec Sally, s'occupe depuis des années de son meilleur ami et ancien amant Richard Brown (le petit Richie, fils de Laura) atteint du sida. Elle passe la journée à préparer une fête qu’elle organise en l’honneur de son ami Richard, poète et auteur vivant sur le point de recevoir un prix pour l’ensemble de sa carrière. Bien que Clarissa soit lesbienne et vive avec sa partenaire Sally Lester depuis 10 ans, elle s’inquiète de la dépression de Richard qui a passé la majeure partie de sa vie dans des relations homosexuelles, notamment avec Louis Waters, qui l’a quitté plusieurs années auparavant, mais qui revient pour les festivités. Richard et Clarissa ont été amants à l’université. Richard l'appelle souvent Mme Dalloway. La fille de Clarissa, Julia, rentre chez elle pour l’aider à se préparer pour l’événement de la soirée. Finalement, Richard dit à Clarissa qu’il est resté en vie uniquement pour elle, et que la récompense n’a aucune valeur car il ne l’a reçue qu’au bord de la mort. Ayant pris plusieurs pilules, il confie à Clarissa qu'elle est la meilleure chose qu’il ait jamais eue avant de sauter par une fenêtre pour se suicider. Plus tard dans la nuit, Laura qui s’avère être la mère de Richard, arrive à l’appartement de Clarissa.
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Réflexions du Miroir
Le film « The Hours » n'est pas basé sur une histoire vraie et a un petit côté «Et si ?» scénaristique.
Le consensus des critiques du site indique : « Le film peut être déprimant, mais il porte un coup émotionnel par un excellent jeu d’acteur. »
C'est exactement ce que j'ai ressenti à la vue de ce film qui peut être très déprimant si on ne prend pas de recul sur l'âge, la philosophie et la psychologie de chacune des interlocuteurs.".
Le film m'a semblé très sombre, si pas trop sombre pour l'époque.
Sorti en 2002, ce film se termine en 2001 avec Clarissa Vaughan, un récit organisé autour de l'idée du temps qui s’écoule, d'une déambulation physique et mentale qui ne fait pas partie de personnes qui ont le courage de changer leur vie ou d'y mettre fin.
Si on retourne à cette époque, qu'a-t-elle de catastrophique ?
Le sida qui apparait dans les années 80 et dont les séquelles se poursuivent après des recherches médicales, mais c'est une époque dans laquelle il n'y a pas pas de Covid, pas de guerre en Ukraine ou au Moyen-Orient, pas de dictateurs comme Poutine ou Donald Trump qui fait le grand écrart, trop de pénurie d'énergie disponible...
Dans un futur indéterminé, il faudra penser à une guerre de l'eau.
Depuis cette époque, en gros, nous avons vécu en Occident, d'une manière ou l'autre, au-dessus de ses moyens.
Il faut l'avouer.
On n'a pas assez cherché là où il y avait des pertes dans les dépenses inconsidérées et un manque de recettes en échange qui ont créer des trous. On a vécu à crédit et on a décliné sans le remarquer, là où il y avait des investissements à faire dans un futur qui rapporte des retours sur les investissements. On n'a pas assumer.
Qu'est-ce qui est vital ? Manger, boire et, peut-être, avoir un toit au dessus de sa tête.
Comme écrivait Prévert dans "La grasse matinée" :
"Il est terrible le petit bruit de l’œuf dur cassé sur un comptoir d’étain
il est terrible ce bruit quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim"
Aujourd'hui, on pourrait très bien refaire le film "The hours" à notre époque avec une quatrième femme, qui aurait pour nom Balazs et Maria pour prénom en Ukraine, ou Abou Aaliyah, qui, avec un mari absent à la guerre ou mort, aurait à vivre seule, en fille-mère, avec peu de moyens financiers, et devoir (sur)vivre dans un pays en guerre comme, par exemple.
En ce qui me concerne, Je suis plus individualiste que social.
Cela n'empêche pas que je connaisse et participe au paradigme du partage avec le respect des autres.
Je ne voudrais jamais arrivé au stade d'un Monde à part en 2 épisodes de La Chine XXL où toute individualisme est drillé par une hiérarchie abracadabrantesque.
Mais si l'Occident voit hier à partir du grenier comme mieux qu'aujourd'hui, en Chine, on démarre de la cave et on considère que demain sera meilleur qu'aujourd'hui.
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Comment arrive-t-on à cette constatation et extrémité ?
Il y a tellement de raisons possibles. Ce billet n'y suffirait pas pour en parler complètement.
Cela pourrait être à cause de la pub qui incite à acheter n'importe quoi.
Cela pourrait être aussi les tombolas qui permettent de gagner des premiers prix insensés au lieu d'étaler et de répartir les gains sur plus de gagnants.
En 2015, j'ai écrit "un bout de chance ou de malchance?"
Perso, je n'ai jamais investi un euro dans une tombola.
Je n'ai jamais joué à part en Bourse pour la comprendre "Spéculons en paix"
Je ne veux pas récupérer les mises investies par les autres.
Nous sommes 11 ans plus tard, les millionnaires sont devenus les pauvres des milliardaires.
Si l'argent ne fait pas le bonheur, l'argent imaginaire, ne le fait pas non plus.
Le "nice to have" est magique mais sans consistance dans la réalité.
Je n'ai assumé que ce que je pensais pouvoir réaliser.
Je n'ai jamais été tenté par les pouvoirs du placebo, ce traitement sans principe actif qui peut néanmoins produire des effets bénéfiques grâce à la croyance du patient et à des mécanismes psychologiques et physiologiques.
On l'adopte tous les jours sans même s'en rendre compte.
Assumer est un mot magique.
En haute conjoncture, épargner pour le futur. En basse conjoncture, à la retraite, récupérer une partie de sa mise au compte-goutte.
Je Woke de là.
Je ne connais pas la jalousie puisque je ne me compare pas aux autres.
Opportuniste et pragmatique, dans une première phase, la passion dans la création du numérique, sans être son vendeur. Cette passion, un peu fondue en utilisant les gadgets inventés par d'autres dans une seconde.
Jeudi "Tendances première" parlait de l'intelligence artificielle dans la création et l'art à la suite du livre "Faussaires algorithmique" de Louis De Diesbach qui parle de l'IA
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J'ai déjà parlé du problème existentiel dans "Le désert de nous-mêmes"
J'ai aussi donné un signal d'alarme dans "Quand la pensée humaine s'intègre dans la machine" qui commence par cette constatation du S&V
"Nous pensons tous en quantique".
1. Nos états d'esprit se superposent.
2. Nos jugements interfèrent.
3. Nos pensées peuvent s'intriquer.
4. Nos perceptions oscillent de manière quantique pour éclairer la psychologie humaine.
Cela ne veut pas dire qu'avec nos perceptions monopolisées dans des banques de données, uniformisées, sans conscience ne passeraient pas à une version 2.0 de l'IA.
Quand je vais voir une expo artistique et qu'on me demande ce que j'ai fait dans la vie et à la retraite, je réponds que je ne me suis jamais considéré comme un artiste. C'est aux artistes d'utiliser des outils et des médias pour utiliser leurs dons artistiques
J'utilise l'IA comme gros œuvre. La finition prend bien le plus de temps à l'aide de mon cerveau.
J'ai bien déterminé la différence entre ce qui est important et ce qui est urgent.
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Apolitique et mécréant, je n'ai jamais cherché à influencer les manières de vivre des autres avec leurs convictions et leurs croyances. Cela entraine inévitablement des conflits en déviant vers le mensonge.
Mais, en contrepartie, j'espère et j'exige des autres le même topo.
Dans "Résister", il était question de résister à l'extrême droite.
Des troubles terroristes commencent avec la gauche radicale.
L'Heure H : Cellules Communistes Combattantes : L’automne des bombes
Les CCC (Cellules Communistes Combattantes) plongent la Belgique dans la peur à partir du 2 octobre 1984, lorsqu’une première bombe explose à Evere. Dans un pays déjà fragilisé par la crise économique et les violences des années de plomb, une nouvelle menace surgit. À travers une série d’attentats ciblés, l’organisation s’attaque à des symboles du capitalisme et de l’OTAN. Leur objectif : provoquer un choc politique et social, et alimenter une révolution d’inspiration marxiste-léniniste. Malgré les moyens déployés, les forces de l’ordre peinent à identifier les responsables. L’opération “Mammouth” illustre l’impuissance des autorités face à ces attaques répétées. Au fil des mois, la violence monte d’un cran, jusqu’à devenir meurtrière. Le pays s’enfonce dans un climat d’insécurité généralisée, entre terrorisme et criminalité. L’enquête finit par mener à Pierre Carette, figure centrale du mouvement, et à son réseau clandestin. L’arrestation des membres des CCC en 1985 met fin à une vague d’attentats qui marquera durablement l’histoire belge.
Comment résister à tout cela ?
J'utilise l'humour sous toutes ses formes pour résister aux aléas de la vie quand cela reste possible.
Le rire fait baisser les tentions caractérielles et diminuer les risques de devenir sénile en bénéficiant d'un engouement croissant du public dans une voie surpeuplée, hyper concurrentielle sans devoir croire en soi-même comme un Chinois en Chine qui semble s'excuser d'exister dans un monde parallèle artificiel, en meurtrier de sa vie concrète.
La plume de Thomas Gunzig faisait de l'éthologie comme je l'ai fait dans mon poisson d'avril "Les Saigneurs des Agneaux"
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A l'occasion de la suite des élections en Hongrie qui ont éjecté Viktor Orban du gouvernement hongrois à cause de ses corruptions répétées, un journaliste disait qu'il n'y avait rien d'irréversible en Europe. Encore faut-il que l'on se réveille pour la rendre réversible dans la suite. (cf l'essentiel du "dessous des cartes"
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"A la recherche du bonheur perdu"
Le Concept du continuum, est un essai de Jean Liedloff édité en 1975 qui traitait de la prise en charge des jeunes enfants par leurs parents. L'auteure y dénonce les théories ou pratiques occidentales visant à séparer très tôt le nourrisson de leur mère. Au contraire, elle cherche à démontrer la nécessité de conserver le contact physique mère-enfant jusqu'à ce que l'enfant s'en détache tout seul de manière confiante.
Je n'ai jamais compris qu'il y a des jeunes qui passent au magasin des Suicides mais qui, avant de se donner la mort, tue d'autres jeunes comme ce fut encore le cas cette semaine.
Céline Dion revient. Une résurrection.
Samedi, 11 avril, sur La Première "Dans quel monde on vit" discutait avec Simon Brunfaut du « retour de Céline Dion comme une présence chargée d’absence ». Dans son « A quoi tu penses ? », Simon Brunfaut, prof de philo et journaliste s’intéresse à la frénésie autour des concerts parisiens de Céline Dion. Il ne supporte pas Céline Dion .
Il se posait la question "pourquoi sommes-nous si sensibles aux « retours » dans nos existences ?
Perso, je ne dis pas que je la déteste, mais, je me contente de la voir à la télé ou de l'écouter à la radio. Je n'irai jamais la voir sur place, pas plus que d'autres chanteurs d'ailleurs et quand une chanson correspond à ce que j'écris, je l'adopte. Mes engouements vont ailleurs.
Dans le billet "Grandeur et décadence ou une retraite méritée ?", il y avait entre d'autres chanteurs, Céline Dion. Elle a une voix, un imprésario qui est devenu son mari, René Angélil et un présentateur en France qui a été Drucker et puis sa maladie qui remet tout en question.
Sa vie a été interprétée dans le film "Aline"
Sa nouvelle chanson vient de sortir ce vendredi.
Elle se met au diapason du jour avec "Dansons" aidée par les paroles de Jean-Jacques Goldman.
Il y a des chansons qui représentent l'enchaînement d'une vie.
| "Le Chanteur" de Balavoine |
"Je me voyais déjà" d'Aznavour
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"Quand j'étais chanteur" de Delpech |
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Palestine vs Israël
Jeudi, le 28' invitait Elie Barnavi dont j'ai repris un extrait d'un de ses articles, qui livrait un portait doux-amère d'Israël
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Cette semaine, L'Heure H et Mohammed Assaf, réfugié palestinien devenu star
Mohammed Assaf est un jeune réfugié palestinien dont la voix va bouleverser bien au-delà des frontières de Gaza. Élevé dans le camp de Khan Younès, il grandit entre l’exil, la précarité et la promesse faite à sa petite sœur de ne jamais cesser de chanter. Contre toute attente, il parvient à fuir son quotidien pour tenter sa chance aux auditions d’Arab Idol, en Égypte. Son parcours tient du miracle : barrages franchis, voyage clandestin, fatigue extrême, puis une audition arrachée au destin. Très vite, sa voix, son charisme et son histoire en font un candidat à part dans le concours. Le 22 juin 2013, il remporte la finale d’Arab Idol et devient une immense fierté pour tout un peuple. Sa victoire déclenche une vague de liesse en Palestine, où il incarne soudain l’espoir, la dignité et la résistance par l’art. Devenu star internationale, Mohammed Assaf porte désormais la cause palestinienne sur les plus grandes scènes.
C'est ce qu'on appelle "Réussir ses échecs".
On apprend bien plus de ses échecs que de ses réussites.
Ce samedi soi, La Trois dans "Retour aux sources" reprend "Palestine : une histoire" comme une bombe internationale à retardement. Un territoire le plus disputé de notre histoire contemporaine avec la question "de quoi la Palestine est-elle le nom?"
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Vieux
Mon billet aurait pu se terminer ici quand je suis tombé sur le magazine avec le simple titre "Vieux" poussant à lâcher du lest.
Je me vois contraint de revenir à mon billet "Tous nos vieux du bonheur".
Plusieurs articles de ce magazine ont été écrit par des psychologues et philosophes.
Dans le texte du magazine, on retrouve quelques citations.
"On ne retrouve pas la paix en fuyant la vie mais en prenant la vie comme elle vient avec l'argent dont on dispose.
"Celui qui a "fabriqué" l'argent doit chercher ce qu'il en fait", écrit William Kriegel.
"Tant de brisures, tant de cassures. Que faire de ce passé, parfois lourd de chagrin?", Jeanne Benameur.
"Ici, c'est partir. L'horizon est un aimant", Olivier Roellarger.
"C'est celui qui permet de ne pas être un fardeau pour lui-même ni pour les autres et découvre que l'allègement n'est pas un renoncement mais une promesse de joie", écrit Marie de Hennezel qui explore la solitude comme une richesse intérieure, distincte de l’isolement, et propose une méditation personnelle et spirituelle sur ce thème universel dans son "Dictionnaire amoureux de la solitude".
Dans la solitude, on ne se laisse pas influencer.
Quand on vieillit, il faut préserver la carrosserie par des anti-rides pour qu'on vous dise "Que t'es beau ! Que t'es belle !", mais il est surtout important d'entretenir le moteur.
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Hommage aux grands-mères
Lundi, le 28' invite Pierre Perret qui a 91 ans.
Son dernier livre, « Mémé Anna », rend hommage à sa grand-mère
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Dans mon autobiographie "L'envie dans le regard" avec ma mère comme fil rouge, ma grand-mère, Julie, née en 1900 et décédée en 1990 apparait en deuxième place alors qu'elle aurait pu être en première. Ma mère a toujours conservé une photo de ma grand-mère en évidence dans sa salle à manger. Elles n'avaient pourtant aucune manière de vivre identique. Souvent, comme j'ai vécu ma jeunesse avec elles deux, je peux dire que c'était toujours une entente cordiale maquillée.
Ma mère ne m'attendant pas, après son divorce, ma grand-mère désirait que ma mère revienne avec moi comme paquet cadeau avec ces mots puisés dans mon autobiographie "Julie était la grand-mère du bébé, Guy, et de l'histoire... Voyant l'occasion de récupérer ma mère, elle avait appuyé ce sentiment d'inconfort du ménage de ma mère en exhortant d'y mettre un terme au mariage forcé de ma mère... Julie reprenait ainsi son rôle d'abeille ouvrière, avec plaisir. Elle avait l'instinct maternel qui manquait à ma mère. A la mort de mon grand-père, à l'âge de 26 ans, elle avait dû redresser la barre et resserrer les boulons avec sa fillette unique qui n'avait alors que six ans. L'expérience d'infirmière d'occasion, vécue après la guerre avec mon grand-père souffrant des suites des gaz inhalés, allait resservir. Elle n'avait jamais été favorable à l'union de ma mère et avait dans ses plans de la récupérer avec Guy, le rejeton, dont elle était la marraine. Sans instruction, peut-être, mais avec une présence, un charisme formés par l'expérience, à tenir coûte que coûte, ma mère à l'écart des privations d'une telle période de guerre 40-45 était l'objectif. Ma mère représentait son capital. Le travail à la maison pour la maintenance, les repas de cuisine, de mon parrainage, étaient assurés avec une plus grande compétence que ma mère.".
De ma grand-mère, l'ai reçu des infos de la première guerre 14-18.
De ma mère, je n'ai reçu aucune info de la seconde 40-45 alors qu'elle avait entre 20 et 25 ans.
Un indice qui m'a toujours fait réfléchir.
Un jour peut-être vais-je écrire une suite à mon autobiographie.
Je commencerais alors en reconnaissant que je suis de plus en plus distrait, comme le dit mon épouse et que j'écris toutes mes pensées pour ne pas l'oublier dans mon journal contre la maladie d'Alzheimer qui guette les plus âgés.
Jeudi, une nouvelle série belge sur La Une : "Ethernel". Une borne permet de communiquer avec les défunts.
Qeulle bonne idée, cela permettrait de revenir en arrière dans "les Heures".
Quelle bonne idée...J'aimerais pouvoir parler à mon grand-père mort en 1926.
Peut-être apprendrais-je qui je suis et comment je le suis devenu.
En 2007, j'écrivais "Le bâton et plus beaucoup de carottes", en extrapolant jusque en 2050.
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Qu'est-ce qui me fait rêver ?
En 2005, j'écrivais "Faites-nous rêver !
Cette semaine, je me trouvais devant une télévision qui présentait une pub pour elle et je me suis mis à rêvasser.
Oui, la pub, tout comme la propagande, c'est fait pour ça, pour faire rêver, mais il faut se poser quelques questions en parallèle avec des souvenirs.
Un Picasso vient d'être gagné lors d'une tombola pour un investissement initial d'une somme de 100 euros. Les bénéfices sont destinés à la recherche sur cette maladie.
Puisque ma mémoire commence déjà à faire parfois défaut, je remercie les chercheurs pour cette initiative avec cet objectif.
Bientôt 79 ans, c'est encore être dans les normes d'après les moyennes d'âge, non ?
Je suis plutôt comme le Momos de la mythologie grecque.
Les forts, les gens du pouvoir prennent leur pied en humiliant ceux qui tentent de se faire une place.
Dans le théâtre de la vie, avec des winners, il faut surprendre par davantage de méchanceté en travaillant même en décalage, sans s'excuser d'être soi et d'être parmi les loosers.
Voulez-vous de l'humour que j'aime, sur "Les Gens" avec presque Fabrizio Bucella ?
"Notre credo, c'était mélanger le sérieux et la distraction", a dit Philippe Gildas
"Il y a un utile et un inutile en art. La majorité du public ne ressent pas cela, envisageant l'art comme une distraction", Jean Cocteau
"La beauté a la puissance de résurrection. Il suffit de voir et d'entendre. C'est par distraction que nous n'entrons pas au paradis de notre vivant, uniquement par distraction", Christian Robin.
Le film de la semaine est "Juste une illusion".
Après la signature "L'enfoiré", je signe mes billets "Allusion" qui est une figure de style consistant à évoquer une personne, un lieu, un fait ou une œuvre de manière indirecte et subtile, sans le nommer explicitement.
Je n'aurais jamais osé signer "Illusion" qui est une perception erronée dans la mesure où elle ne correspond pas à la réalité considérée comme objective, et qui peut être normale ou anormale, naturelle ou artificielle.
La critique de ce film est assez explicite
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Allusion
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