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22/03/2015

On n'est pas si bête

Il y a deux ans, j'écrivais "Créateurs d'étincelles". Le but, pousser les jeunes à entreprendre des études de Sciences qui comme beaucoup d'autres connaissent les affres de l'austérité. L'éthologie, je l'avoue, je ne connaissais pas. Tous les dimanche matin, la philosophe éthologue, Vinciane Despret nous en parle avec le titre "On n'est pas si bête".

0.jpgWiki dit: "L'éthologie est l'étude du comportement des espèces animales dans leur milieu naturel. Au niveau théorique, l'éthologie peut s'apparenter à la biologie du comportement animal et surtout à la biologie de l'interaction intraspécifique. 

Branche zoologique de la biologie créée en 1854 par le naturaliste Isidore Geoffroy Saint-Hilaire. 


Observer les hommes à travers des animaux, voilà, quelque chose qui parait intéressant, si pas important pour approcher notre psychologie, évaluer notre manière de vivre par l'intermédiaire des animaux.

2.JPGSavoir comment on les regarde pour dire comment on est. Trop entaché à la vision humaine anthropomorphique, l'homme pense qu'il se trouve avec un identique de lui-même avec des sentiments qui approchent à l'humanisme.

La réaction naturelle est de chercher nos différences avec les animaux, ce que Vinciane Despret répond par la constatation de l'absurde de faire des généralisations simplistes: podcast

Des questions se posent:

  • Les animaux ont-ils un visage entre eux et reconnaissent-ils le nôtre?
  • Ont-ils conscience d'eux-mêmes?

Vinciane, l'éthologue de cœur, répondait en plusieurs étapes hebdomadaires.

Voici les podcasts et Vinciane dans une conférence: 

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Constatations à choix multiples qui démontraient qu'il n'y avait rien de simple dans l'analyse.

Nous en avons un visage pour les animaux puisqu'ils nous reconnaissent et différencient le leurre par rapport à la réalité. De plus, ils se sentent plus en confiance quand ils remarquent que nous sommes affables, plutôt qu'en colère.

Est-ce le visage ou la forme globale d'un "objet" en face des animaux qui importe?

Le visage entre dans nos propres codes culturels et les animaux ont probablement d'autres codes de conduite. Entre hommes, l'affect se limite à la tête et au côté vestimentaire tandis que l'animal, cela pourrait être la vision globale, en gros plan, dans la reconnaissance de l'autre.  

"Les abeilles savent compter et reconnaître un visage humain".

Tout est une question de l'intérêt qu'elles en ont trouvé pour le réaliser.

Dans le VIF, l'interview de Vinciane Despret commençait en apportant la place des femelles, de l'homosexualité, de l'altruisme chez les oiseaux et les singes.  

0.jpgAu sujet de l'altruisme, dernièrement, les Indiens avaient observé tout ému, un singe qui avait été électrocuté dans une gare et qui avait été ranimé par un congénère après plusieurs tentatives différentes. Une fois, son "travail" effectué, le "sauveur" reprenait sa vie comme avant, tout comme le faisait la victime de son côté.

 

 

Et l'homme dans tout cela?

La Fontaine a très souvent utilisé les animaux dans ses fables pour définir des aspects psychologiques et sociologiques des hommes. 

0.jpgLa fable "L'Homme et son image" commence par ces vers:

Un Homme qui s'aimait sans avoir de rivaux

Passait dans son esprit pour le plus beau du monde:

Il accusait toujours les miroirs d'être faux,

Vivant plus que content dans son erreur profonde.

Afin de le guérir, le sort officieux 

               Présentait partout à ses yeux

Les conseillers muets dont se servent nos Dames,

Miroirs dans les logis, miroirs chez les marchands,

               Miroirs aux poches des galants, 

               Miroirs aux ceintures des femmes.

 

L'homme est devenu 'sarcophage', constatait Vinciane dans le Vif.

Si l’anthropologie est dépassée par l'éthologie, l’anthropomorphisme l'est par la biologie. 

Notre logique humaine est dépassée et a trop été extrapolée sur les animaux.

Les préjugés sont trop nombreux et une vision plus généraliste, plus biologique est nécessaire.

Notre vision partisane parle de mâles dominants et de femelles soumises. 

Les singes mâles adoptent d'autres comportements parce qu'ils se sentent en position de fragilité, contrairement aux femelles.

Quand les mâles passent d'un groupe à l'autre, ils doivent toujours se faire accepter et respecter dans le nouveau groupe.

Les femelles n'ont pas à le faire parce qu'elles ont observé la situation plus longuement et ont fait modifier leur savoir collectif.

Le concept du machisme produit par la défense du territoire laissant les femelles dans des tâches secondaires, est donc faux.

L'éventail des comportements est un peu comme les différents groupes humains sans aucun modèle global. 

Généraliser les conclusions au niveau biologique dépend toujours de l'environnement et de l'adaptation qui en est faite dans le temps en suivant l'évolution avec une personnalité de plus en plus propre.

Pas de clichés pour définir et cataloguer les animaux, même pas d'une même espèce.

0.jpgDis-moi comment tu regardes un animal et je te dirai qui tu es et laisse imaginer l'animal comment tu es par la même occasion.  

Dans le cas contraire, on traverse des vérités en vendant l'animal en barquettes ou morceaux indifférenciés et tous se retrouveraient sous forme de hamburger dans l'assiette. 

Le hors série de Science & Vie du mois de mars parle des grands singes que l'on commence à comprendre: langage, culture, sens moral qui passe par l'altruisme et l'empathie. Les capacités mnésiques seraient même plus importantes que chez l'homme.

"Le babouin, l'avenir de l'homme?".   

"Médecin comme un singe", un article du Vif en rapport avec une exposition au Muséum de Paris, avait un préambule qui disait "Plus l'homme étudie les chimpanzés et leurs cousins, plus les frontières s'estompent. Empathie, altruisme, langage,... sont partagés avec les humains, jusqu'à des leçons d'automédication. Un simple regard échangé avec eux renvoie notre propre humanité". 

Dans certaines forêts tropicales, ils ont des connaissances en matière de plantes médicinales pour des raisons médicales que l'on appelle la zoopharmacognosie. 

(*)

L'homme ne descend pas du singe, il est un singe avec en plus un instinct d'imitation dans son acquis héréditaire, ses gènes et par ses expériences.

Nous sommes des hominidés cousins dont les lignées se sont séparées, il y a 8 à 10 millions d'années. Notre patrimoine génétique identique à 98,5% le prouve. Ce qui ne veut pas dire que nous sommes des copier-coller.

La primatologie de terrain date des années 1960.

Depuis, les préjugés tombent un à un.

Pas d'angélisme, les singes n'ont pas que nos bons côtés, ils savent fabriquer des outils et des armes. Le langage des signes, les cris et leurs gestes leur permettent de dialoguer. 

Les bonobos considérés comme les "hippies de la jungle", résolvent les crises en faisant l'amour. Granivores, ils jardinent.

0.jpgL'orang-outan est frugivore tandis que le gorille peut devenir quasiment herbivore. 

Si les animaux meurent à l'abri des regards de la population, ils n'en demeurent pas moins qu'ils sont étudiés, le plus souvent, dans le détail dans des laboratoires animaliers et pas dans leur milieu naturel.

Ce qui fausse les résultats.

La vache devient ainsi du bœuf et le cochon, du porc.

Ce n'est qu'une question de vocabulaire sans distanciation des synonymes temporels et positionnels dans l'espace qui n'existent pas dans le langage animal. 

 

Les "plus belles" conquêtes de l'homme

Faire une recherche d'images sur Internet avec le mot "éthologie", c'est recevoir un résultat qui pour 80% représente l'éthologie équine.

Le cheval est considéré comme la plus belle conquête de l'homme.

Le film "L'homme qui parlait à l'oreille du cheval" n'en est qu'une conclusion logique.

Manger du cheval, nous en mangions plus dans le passé qu'aujourd'hui:podcast.

Devenu trop noble et pas à la mode culturellement, on a muté notre nourriture vers la vache.

Le cheval a pris moins de valeur dans la nourriture et le prix du bœuf s'est renchéri d'autant.

On se rappelle du scandale des lasagnes...  

La vache est encore vénérée en Inde.

La basse cour est douée d'intelligence pour trouver ses friandises. 

Pour les uns, manger du cochon parce que d'après la pub, dans le porc tout est bon mais c'est interdit d'en manger parce que ce n'est pas halal pour les autres.

Les relations homme-animal se sont influencées mutuellement dans un effet miroir.

Comme pour l'homme, tout s'apprend, mais il faut des incitants si pas des excitants. 

 

Oui, l'homme fait partie des êtres vivants et se comporte en tant que tel.

Récemment, en France, le sexe et la mort sont devenus encore plus tabous même si s'exhiber ne choque plus grand monde. 

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En Belgique, les deux pandas offerts par la Chine, ont été instrumentalisés par le marketing comme des bêtes de médias ou ... des objets de foires.

Tout devient toujours politique.

La quête de ce qui fait le propre de l'homme a pris forme en politique par l'exclusion de ceux qui ne seraient pas conformes à elle. 

Les primates ont une compétence mentaliste dans ce qu'ils ont à faire, mais il ne faut pas en faire une théorie de l'esprit qui imiterait les humains par l'observation seulement soumise à un prisme déformant animalier.

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Tout est une question de culture, rien de vraiment rationnel. Chez nous, les sentiments surnagent au dessus de l'ensemble. 

Oui, chez nous aussi tout évolue en fonction des cultures.

Il faut toujours chercher à se nourrir autrement, à certains moments en fonction des disponibilités..

 

 

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Observer les hommes qui observent les animaux.

L'ethnologie vue par Vinciane, c'est d'y associer le sexe, l'homosexualité et l'altruisme.

Son livre "Que diraient les animaux si on leur posait les bonnes questions?" passe la revue alphabétique des points de vue.

L'homme est un animal comme les autres. Un animal qui fait partie de l'ensemble des êtres vivants.

Nous vivons en communauté, nous chassons pour manger et la loi du plus fort domine nos sociétés vivantes.

La différence serait-elle ce qu'on appelle la raison du cœur, de son humanisme? Les belles histoires que les auditeurs font parvenir le samedi, sont emprunte de cet esprit de relations faussées par une exclusivité relationnelle entre le maître et l'animal de compagnie.

L'éthologie pourrait bien mieux faire comprendre nos réactions devant les événements naturels qui se produisent dans l'ensemble de son environnement.

La solidarité ne peut être totale et universelle qu'en cas de sinistre total qui surviendrait inopinément. Chacun se mettrait, alors, à l’œuvre pour y résister.  

La devise française: "Liberté, Egalité, Fraternité" est une vision théorique humaniste qui ne verra son côté pratique que de manière désordonnée.

Tout comme les hommes, les animaux agissent peut-être aussi avec leurs propres symboles historiques.

Voir dévorer une jeune gazelle par un lion n'a rien d'anormal.

Prédateurs et prédatés chacun à leur tour dans un équilibre naturel auto-régulé. L'homme n'arrive pas au sommet dans l'échelle de la prédation dont je ne me souviens plus du nom.

Dans le lointain passé de l'Egypte ancienne, les animaux étaient vénérés comme des dieux. 

L'exposition au Louvre-Lens, "Le règne animal dans l'Egypte ancienne" en témoigne. Lions, crocodiles, chacals, faucons, ibis, chats, béliers se partageaient alors l'engouement pour sacraliser le règne animal. 

Puis, par les religions monothéistes, l'homme s'est cru grandi avec des divinités à tête humaine en les idéalisant.

Le shintoïsme est encore une religion animiste qui mélange les éléments polythéistes.

L'intelligence n'est pas une spécificité des hommes.

L'homosexualité des animaux est même ignorée par nos chercheurs par l'association à ce qu'elle représente d'anormal pour l'homme.

L'homosexualité qui peut exister chez eux, n'est pas une pathologie que l'on explique uniquement par leur captivité.  

 

0.jpgAlors, les spécificités de l'homme, quelles sont-elles?

Au niveau spatial, l'homme est le seul animal qui a envahi la Terre entière. Endémique sur tout l'espace disponible sur Terre, pourrait-on dire.

Migrateur comme les autres, il imagine, maintenant, s'en extraire pour conquérir d'autres planètes quand son habitat terrestre deviendra trop pollué pour y vivre. 

Par l'intermédiaire d'Internet, il a même fait exploser les distances et le temps.

Avec ses neurones qui recherchent l'efficacité, l'homme se voit un peu comme un maître de l'Univers.

  

Les hommes tous différents

Il n'en demeure pas moins que les "homo sapiens", résultantes actuelles des hominidés, sont devenus des empruntes digitales ambulantes avec la recherche de libertés consenties ou non, avec des réflexes conditionnés par notre inné et nos acquis construits par les expériences. 

S'il fallait mettre cela en mathématique, ce serait la théorie des ensembles qui associerait le mieux les hommes sans uniformisme de situations ou de caractères.

C'est dire que les liens entre eux se forment, tour à tour, entre conflictuel ou liens de concert en fonction des cas qui s'accordent dans des groupements ethniques. 

La recherche du plaisir se convertit parfois en sadomasochisme, comme dans "50 nuances de Grey" que certains appelleraient "perversion". Perversion qui fait le succès de livres et de films.

Même si l'homme est, en principe, un animal grégaire et sociable, cela ne l'empêche pas de se faire la guerre et de faire intervenir une part de rationalisme dans ses conclusions à la recherche de plus d'efficacité. 

On aime se trouver ensemble en communautés et en partages d'idées car on a, seulement, compris que la vie en commun apporte un avantage indéniable et qu'ensemble, les réalisations se feront plus rapidement que dans la solitude.

Par habitude ou par seul calcul qui n'a plus rien à voir avec la procréation, les hommes aiment vivre en groupes ou en familles.

Diminuer les coûts des entreprises peut devenir un challenge sans fin à la recherche d'un progrès et parfois, accuser un échec. 

L'homme a migré et migre encore comme les animaux à la recherche de sa nourriture mais en voulant y ajouter son bien-être.

Nous sommes des immigrés devenus sédentaires dans des villes de plus en plus grandes.  

L'homme se retrouve appâté comme le chien de Pavlov ou comme l'âne de Buridan par la publicité.

Impérativement, nous idéalisons ce qui est beau et décidons de ce qui est vilain après avoir inventé le bien et le mal.

Pour cela, en religion, nous disons que nous avons une âme.

L'amour le sauve à travers sa (ré)invention et son imagination alors qu'il ne s'agit, au départ, que d'une affaire d'hormones. 

0.jpgLes vérités ontologiques s'y introduisent dans une obéissance au cosmos réduit à sa plus simple expression ou à sa plus grande avec un grand "C".

"Nous sommes des anguilles par plus d'un trait. Pas seulement de façon métaphorique, mais parce que, comme elles, nous obéissons à une horloge préhistorique commune à tout le vivant, partagés entre savoir, dieux et champs. Nous sommes libres parce qu'on ignore les causes qui le détermine", dit Michel Onfray.

Nous jouons à la fois notre vie ou celle des autres comme des acteurs de théâtre en spectateurs de notre temps.

0.jpgEn plus de notre "chère" parole, nous communiquons par l'écriture.

L'écriture sert à stigmatiser et à nous rappeler de notre passage historique et temporaire en tant que mortels.

Nous croyons à notre importance dans l'évolution du vivant.

Tous différents dans la diversité malgré les bases de cultures, ce qui arrive à la conclusion que la stigmatisation via le racisme et le communautarisme, ne tient pas la distance puisque trop de paramètres sont à prendre en considération.  

"L'éthologie est au carrefour de disciplines", a écrit Boris Cyrulnik.

C'est vrai si l'étude de l'homme dans son ensemble en fait partie.

C'est vrai aussi que les bêtes ne sont pas si bêtes.

Il nous faudra prouver que nous le sommes avec notre surplus de neurones qui ne s'usent que si on ne s'en sert pas.  

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Omniscience de l'homme

La science fait partie intégrante de notre vie quotidienne.

0.jpgElle était à l'honneur vendredi avec l'éclipse du soleil et samedi au sujet de la grande marée sur le Mont Saint Michel.

Un engouement pour ces phénomènes naturels a été une nouvelle fois très importante.

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Tintin, dans le "Temple du Soleil" s'est sorti d'un très mauvais pas, par la connaissance de l'espace.

Aujourd'hui, c'est l'eau qui est prisée. 

Lundi, commence le "Printemps des Sciences" sur le thème de la lumière.

Est-ce qu'on investit assez dans la recherche scientifique?

La réponse  :podcast

 

L'enfoiré,

 

(*) L'erreur de plugin manquant sous Chrome ne sera pas corrigée. Prière de prendre autre navigateur Firefox, ou IExplore.

 

Citations:

  • « L'homme est une bête qui a un esprit permettant de soumettre les autres bêtes et les autres hommes. », Jacques Poirier
  • « L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange, fait la bête.  », Blaise Pascal
  • « Homme. Animal si éperdu dans la merveilleuse contemplation de ce qu'il pense qu'il est, qu'il néglige ce qu'il devrait indubitablement être. », Ambrose Bierce

Commentaires

Mais au fait, qu'est-ce que votre visage révèle de votre personnalité et de votre santé?

La forme, la taille et même la couleur de votre visage fournissent des informations fondamentales sur votre personnalité, votre santé et votre sexualité, écrit David Roson de la BBC.
De nos jours, juger autrui sur son apparence est malvenu. Cependant, même s’il est sage de ne pas se fixer à outrance sur l’aspect physique, les psychologues expliquent que notre visage est une fenêtre ouverte sur nos secrets les plus profonds et même si le vôtre est de marbre, ses caractéristiques peuvent révéler des détails précis sur votre tempérament, votre état physique et votre intelligence.

La structure faciale
« Notre biologie, nos gènes et nos niveaux hormonaux influencent notre croissance tout comme notre personnalité », explique Carmen Lefevre de l’université de Northumbria au Royaume-Uni. La scientifique a découvert que des personnes avec des niveaux élevés de testostérone avaient tendance à avoir des visages plus larges avec des pommettes plus hautes. Leur facies transmet plus d’assertivité et parfois plus d’agressivité. Par ailleurs, le lien entre le visage et la domination est assez répandu parmi les espèces. Par exemple, plus le visage des singes capucins est large, plus leur rang est élevé au sein de la hiérarchie de groupe. Une étude de scientifiques de l’Université de Boulder au Colorado a montré que la hauteur et la largeur des visages des footballeurs permettait de prévoir le nombre de fautes commises par les milieux de terrain et le nombre de buts marqués par les attaquants.

Les joues dodues
L’historique médical d’une personne est aussi inscrit dans son visage. Par exemple, la quantité de graisse du visage est une indication qui en dit davantage de votre état physique que des indicateurs classiques tels que l'indice de masse corporelle. Les personnes avec des visages plus minces ont tendance à avoir moins d’infections. Lorsqu'elles tombent malades, leurs maladies sont en outre moins graves. Elles ont également tendance à avoir des taux d’anxiété et de dépression plus faibles, probablement parce que la santé mentale est souvent étroitement liée à l’aptitude de l’organisme. « Le fait d’être en bonne santé n’est pas tant lié à votre pourcentage de graisse. Il s’agit davantage d’où se trouve cette graisse dans votre corps », explique Benedict Jones de l’université de Glasgow. Les personnes qui ont une forme de « poire », avec plus de graisse autour des hanches et de la ceinture mais avec un torse plus fin ont tendance à être en meilleur santé que les personne en forme de « pomme » dont la graisse est davantage située dans l’abdomen car les tissus adipeux autour de la poitrine libèrent plus de molécules inflammatoires susceptibles d’endommager des organes fondamentaux.

La couleur du derme
Des différences subtiles de couleur de peau peuvent être un indicateur de votre état de santé. Selon Jones et Lefevre, ll ne s’agit en aucun cas de caractéristiques en rapport avec l’ethnicité. Ce sont davantage des teintes du derme à peine perceptibles qui témoignent du mode de vie d’une personne. Les personnes qui ont une bonne santé auront tendance à avoir un teint légèrement jaunâtre et doré à cause de pigments appelés caroténoïdes que l’on trouve dans les fruits et légumes orange et rouge. Ces pigments aident à avoir un système immunitaire sain et renforcent l’attractivité d’une personne. Un teint légèrement rouge ou rosé indique que nous avons une bonne circulation sanguine et que notre mode de vie est actif. Enfin, les femmes ont tendance à avoir un visage plus rouge lors de leur cycle menstruel car l’estradiol, une hormone sexuelle, a tendance à dilater les vaisseaux sanguins des joues.

Evolution avec l’âge
Le lien entre personnalité, mode de vie et apparence évolue avec les années. Une étude a démontré que les hommes avec des visages d’enfants étaient moins dominants durant leur jeunesse mais devenaient plus assertifs avec les années. Plus curieusement, les auteurs ont également découvert ce qu’ils nomment « l’effet Dorian Gray » durant lequel le vieillissement du visage commence a montré certaines expressions qui n’étaient pas évidentes durant la jeunesse. Les femmes qui avaient des personnalités attirantes et sociables durant leur jeunesse ont vu leur attrait physique augmenter au fil années si bien que durant leur cinquantaine, elles étaient considérées comme plus attractives que des femmes avec des personnalités moins agréables mais avec des physiques naturellement plus gracieux. Selon les scientifiques, il se pourrait qu'avec le temps, les femmes savent davantage comment tirer parti de leur apparence et que cette confiance intérieure finit par se refléter dans la subtilité de leur expression.
Nos visages ne sont pas seulement le produit de notre biologie. Nous ne pouvons pas changer nos gènes mais nous pouvons cultiver notre personnalité et notre estime qui seront le miroir de quelque chose de beaucoup plus important.

Source: http://www.express.be/articles/?action=view&cat=sciences&item=ce-que-votre-visage-revele-de-votre-personnalite-et-de-votre-sante&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 25/03/2015

Les sapiosexuels, ces obsédés du QI
Céline Ronquetti (St.)

On parle de sapiosexualité quand l’intelligence d’une personne provoque une excitation sexuelle chez une autre et ce, indépendamment du physique.
Certain(e)s personnes éprouvent un désir sexuel provoqué par la bonne répartie de quelqu’un que putôt que par un corps de rêve ©DR
Certain(e)s personnes éprouvent un désir sexuel provoqué par la bonne répartie de quelqu’un que putôt que par un corps de rêve ©DR
Vous préférez une bonne répartie à un corps sculpté, digne d’un dieu grec ? Vous faites probablement partie des personnes dites sapiosexuelles.
Ce néologisme anime depuis quelque temps les réseaux sociaux ainsi que les sites de rencontres.
Physique, intelligence et genre
Dans notre société, on a tendance à considérer que le physique contribue au sex appeal. Pourtant, un certain nombre de personnes sont bien plus attirées par l’intelligence de quelqu’un que par son apparence.
La sapiosexualité est donc un concept qui place l’intelligence d’une personne comme le critère déterminant de l’excitation sexuelle. Et cela dépasse la question du genre. En effet, si le quotient intellectuel est le critère primordial chez les sapiosexuels, cela peut s’appliquer autant envers une femme, qu’envers un homme.
L’attirance sexuelle vis-à-vis d’une personne ne peut être cependant pas toujours être expliquée et, diffère bien évidemment d’une personne à une autre.

http://www.lesoir.be/833606/article/victoire/air-du-temps/2015-03-26/sapiosexuels-ces-obsedes-du-qi

Écrit par : L'enfoiré | 26/03/2015

La science a découvert pourquoi les hommes aiment tellement les chiens

Selon une nouvelle étude, lorsque les chiens font les yeux doux à leur maître, le taux d’ocytocine, « l’hormone de l’amour », augmente tant chez l’homme que chez l’animal, écrit Tia Ghose sur Business Insider. Il s’agit de la même réaction positive qui a lieu, par exemple, lorsqu’une mère regarde son enfant qui vient de naître.
Etant donné que les chiens n’utilisent pas le regard pour construire des liens avec leurs pairs, les scientifiques pensent que cet animal est devenu le meilleur ami de l’homme en utilisant une manière ancienne de se lier avec les humains.
« Nous, les humains, nous utilisons le regard pour la communication affiliative et nous sommes très réceptifs au contact des yeux », explique Takefumi Kikusui, coauteur de l’étude et professeur de médecine vétérinaire à l’Université Azabu au Japon. Les hommes se regardent dans les yeux pour établir et entretenir des liens familiaux, amoureux et amicaux. « Par conséquent, les chiens qui utilisent le regard vers le propriétaire obtiennent plus d’avantages de celui-ci ».

Sentiment d’amour
Les effets de l’ocytocine chez l’humain sont nombreux : réduction du stress ou encore stimuler la capacité des membres d’un groupe à se reconnaître individuellement.
Chez les mammifères, un des rôles fondamentaux de l’ocytocine est d’aider la relation mutuelle entre parents et enfants. Chez les humains, les mères et les nouveau-nés produisent davantage d’ocytocine pendant la période d’allaitement. Enfant et mère passent alors des heures à se regarder l’un l’autre, ce qui stimule la libération d’ocytocine, indiquent plusieurs études.
Chez les chiens et chez les loups cependant, le contact visuel n’est pas un comportement relationnel. Les chiens dominants regardent les chiens des rangs inférieurs mais les chiens nerveux détournent le regard.

Comportement visuel
Dans une nouvelle étude, une équipe de scientifiques a mesuré les taux d’ocytocine de chiens et de leurs maîtres avant et après qu’ils aient passé une demi-heure ensemble. Après que les propriétaires des chiens aient été durant ce laps de temps avec leur compagnon à leur parler et à les caresser, les deux parties ont montré des niveaux d’ocytocine plus élevés dans leur urine. Plus le taux d’ocytocine augmentait chez le maître, plus il augmentait également chez le chien.
Ces résultats suggèrent que le cycle de récompense basé sur l’ocytocine peut franchir la frontière entre espèces, du moins entre l’homme et son meilleur ami.

Changement évolutionnaire
Ces découvertes pourraient expliquer une des énigmes les plus fascinantes de l’histoire, à savoir pourquoi un prédateur aussi redoutable que le loup est devenu au cours de l'évolution le meilleur ami de l’homme. Les auteurs de cette étude estiment qu’à un moment donné du début de la domestication des chiens, un petit groupe de canins naturellement plus respectueux pourraient avoir contemplé leurs homologues humains pour établir une relation. Sans en être conscients, les chiens auraient utilisé le système naturel humain conçu pour favoriser l’attachement entre parents et enfants.
« A l’origine, ce type de mécanisme de liaison était très important entre la mère et l’enfant. Par la suite, ce comportement a été recyclé lors de nos relations avec autrui. Par conséquent, la capacité humaine à se lier par la contact visuel est très flexible et facilement réutilisable », concluent les chercheurs.

Source: http://www.express.be/articles/?action=view&cat=sciences&item=la-science-a-decouvert-pourquoi-les-hommes-aiment-tellement-les-chiens&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 21/04/2015

SOMMES-NOUS FAITS POUR COURIR ?

L'évolution de notre rapport à la course, de la préhistoire jusqu'à la folie des baskets. Un documentaire captivant mené à grandes foulées par Niobe Thompson, lui-même coureur.

Si nos ancêtres sont devenus bipèdes, c'est d'abord pour courir après leurs proies. Aujourd'hui, dans nos sociétés modernes, l'homme ne court plus pour survivre, mais il reste quelques rares endroits sur la planète où l'endurance physique conditionne sa vie. Niobe Thompson, réalisateur et ethnologue, nous emmène en Afrique où évoluent pieds nus la plupart des meilleurs coureurs du monde, en Russie arctique, auprès des nomades éleveurs de rennes, et au Canada où se déroule l'un des plus grands marathons du monde, avec un objectif : étudier, à partir des récentes découvertes scientifiques, l'origine de la course.

Endurance
Grâce aux témoignages de biologistes et de scientifiques, le documentaire revient sur les tactiques de chasse par épuisement des proies, il y a environ deux cent mille ans, pour expliquer la spécificité de l'Homo sapiens dans la course : sa capacité d'endurance. Devant la caméra, le réalisateur teste ses propres limites, en se prêtant au jeu de la Canadian Death Race, un marathon de 125 km dans les montagnes de l'Alberta. Son film pointe un paradoxe : dans nos sociétés modernes où l'on prise les baskets sophistiquées, les meilleurs coureurs restent ceux qui, trop pauvres pour avoir des chaussures, se sont entraînés pieds nus.

http://www.arte.tv/guide/fr/046962-000/sommes-nous-faits-pour-courir?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 07/05/2015

Un éléphant tombe en plein milieu d'une route, le troupeau se précipite pour le secourir

Après vous avoir raconté les aventures d'une mère éléphant qui s'est battue durant 11 heures pour sauver son petit, voici une autre belle histoire qui prouve que les pachydermes sont capables d'empathie. Cette fois, la scène a été filmée en Afrique du Sud, dans le parc national Kruger.
Alors qu'il était tranquillement en train de traverser une route fréquentée par les voitures, un éléphanteau est soudainement tombé mettant ainsi sa vie en danger. Aussitôt, le reste du troupeau s'est précipité pour lui porter assistance. Ces gigantesques mammifères ont fait barrage de leur corps afin que les voitures ne puissent pas rouler vers le petit. Ils se sont ensuite servis de leurs pattes et de leur trompe afin de l'aider à se relever. Avec succès.
Plus de peur que de mal pour la patrouille des éléphants qui a repris son chemin... militairement.

http://www.lalibre.be/light/insolite/un-elephant-tombe-en-plein-milieu-d-une-route-le-troupeau-se-precipite-pour-le-secourir-556857683570fde9b379964a

Écrit par : L'enfoiré | 29/05/2015

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