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10/01/2026

La guerre moderne (3-1)..Opération spéciale informationnelle.

Capture d'écran 2026-01-09 084957.pngPrès de 4 ans depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie. 

On ne pouvais pas l'appeler "guerre", mais "opération spéciale militaire".

Et si en parallèle, il y avait une "contre-opération spéciale européenne informationnelle"...


...

Préambule

Je terminais mon billet du 1er janvier par écrire "Je n'ai pas de boule de cristal. Je ne vais pas faire de pronostics. Je laisse aux médias de s'en charger pour 2026".

Mercredi, la première plume pour 2026 de Thomas Gunzig disait qu'il fallait exactement faire l'inverse de 2025

podcast.

Et, il avait raison...

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L'inverse de 2025, ne permettrait-il pas d'éclairer le futur avec un peu d'imagination tout d'abord à reculons dans le temps avant de progresser vers l'avant ?

Se déplacer en direction opposée à celle de la marche normale, en allant vers l'arrière avec une forte réflexion sur ce passé avant de retourner vers l'avant en rebondissant.

Trop frileux, nous n'avons pas suffisamment pris de risques en 2025.

On avance oui, mais... 

On a peur de prendre des risques sur la route en temps de neige et la glace mais aussi en économie.

Vous souvenez-vous de deux séries télé cultes des années 1980 ? 

Pour l'amour du risque (Hart to Hart) est une série télévisée américaine en 110 épisodes, créée par Sidney Sheldon, diffusée entre le  et le  huit téléfilms durant les années 1990.


L'Agence tous risques (The A-Team ou ATR) est une autre série télévisée américaine en 98 épisodes créée par Frank Lupo et Stephen J. Cannell, et diffusée entre le  et le 


Ensuite, il y eut "Mission impossible", un film américain réalisé par Brian De Palma et sorti en 1996.


Le risque, la matière essentielle d'une action à prendre.

Proverbes :

  • "Qui ne risque rien n’a rien".
  • "Le véritable respect connaît le courage du risque."
  • "Oser, c'est d'abord oser l'échec." 

Les films de la semaine donnaient en plus des idées originales pour commencer l'année 2026.

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podcast

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podcast

Sur TF1, présentait dimanche 4 janvier "La guerre de demain" 

La fiction éclaire souvent les vérités multiples et fait secouer la réalité pure et dure.

A Bruxelles, plusieurs organismes de discussion en politique et en économie donnent des réponses aux événements de l'actualité au sujet de la Russie, de la Chine et des Etats-Unis.

Capture d'écran 2026-01-08 114254.pngFabrice Brion, le patron de I-care, est le Manager de l’Année 2025

Depuis quelques semaines, Fabrice Brion est à la tête de la deuxième "licorne" wallonne, pas l’animal des contes et légendes, mais une entreprise dont la valeur a dépassé le milliard d’euros

Il s’agit d’une entreprise montoise, I-care, active depuis 2004 dans la maintenance prédictive. Dans ce domaine, I-care, qui emploie un millier de personnes, est un leader mondial à la croissance annuelle de 30%.

Interview Fabrice Brion : podcast

"De nombreux jeunes dépendants à la gratification les rendent incapables d'explorer, de risquer et de créer", dit Gianrico Carofeglio. 

...

Sous influence

Il y a 3 ans, au début de 2023, j'écrivais "Sous influence"

Il y était question

...

L'art de l'espionnage 

Il y a deux ans, au début de 2024, j'écrivais "L'art de l'espionnage", billet dans lequel je reprenais "L'Art de la Guerre par l'écriture, le cinéma et la BD"

Ces deux billets en un an d'intervalle se superposent, s'intriquent même  

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Comment résister aux autodidactes ?

J'en parle dans le chapitre suivant de ce billet avec le 3ème épisode de ce billet et de mon eBook qui, suivant l'actualité de près, a commencé en 2008, a repris en 2019 en se termine en 2026.. 

Les événements se déroulent successivement du passé pour finir dans l'actualité avec le monde politique intégré à l'économie et le monde de l'influence des services secrets.

Capture d'écran 2026-01-12 132811.pngLe débat QR du 7 janvier en parle avec 4 questions au sujet de Trump :

  1. Trump est-il hors la loi ?
  2. Or noir ou poudre blanche ?
  3. Trump inarrêtable ?
  4. Que fait l'Europe ?

Extraits : podcast.

Capture d'écran 2026-01-09 185305.pngTrump n'aime pas la couleur verte. Le Groenland ne peut, d'après lui garder ce nom du pays. Trumpland n'irait pas meilleur ? 

Doc Shot - Groenland, l'eldorado des glaces   défini comme un Territoire passionnant , économique, militaire, politique ou écologique.

Mais il y a Donald Trump qui agit en dépit du bon sens et qui voudrait conquérir le Groenland ce que le cactus ne vous conseille pas.podcast.

Le 2 février février 1945, avait créé un meeting entre les puissances de l'époque entre ses leaders Roosevelt, Churchill et Staline pour discuter de l'organisation de la paix pour l'Europe après la chute des Nazis en Allemagne. Roosevelt était malade. Elle a été précédée par la Conférence de Téhéran en novembre 1943 et suivie par la Conférence de Potsdam en juillet 1945. Elle fut également précédée d’une conférence à Moscou en octobre 1944, à laquelle Roosevelt n’assista pas, à laquelle Churchill et Staline conclurent un accord informel sur les sphères d’influence occidentales et soviétiques en Europe. Le  général Charles de Gaulle, ne fut invité ni aux conférences de Yalta ni de Potsdam, une offensive diplomatique qui suscita un ressentiment profond et durable. De Gaulle attribua son exclusion  à l’antagonisme personnel de longue date de Roosevelt et des Soviétiques  opposés à son inclusion comme participant à part entière. Les absents ont toujours tort. La guerre froide était déjà en route.


Un nouveau Yalta est décidé en arrière-plan dans un nouvel ordre mondial multipolaire avec chacun sa zone d'influence L'Europe est devenue plus que vassale de Trump, c'est sous les ordres de Trump, en Jésus ressuscité. Les confrontations avec Madame Von der Leyen sont molles et presque suppliantes avec la peur des taxes que pourrait infliger Trump qui voudrait éliminer l'idée du droit des peuples et de la démocratie qui s'accroche encore à l'idéologie européenne. Elle n'aurait plus aucun poids politique dans un monde géopolitique.

Depuis 1721, le Danemark a détenu des colonies au Groenland, mais le pays a été intégré au Danemark en 1953. En 1979, le Danemark a accordé l’autonomie au Groenland et, en 2009, l’autonomie élargie a été inaugurée, transférant encore plus de pouvoir décisionnel et plus de responsabilités. gouvernement groenlandais.

Les Belges, je sais, se défendent avec l'humour et la parodie pour résister, mais

 
podcast
Trump est commerçant en deal maker, parfois marchand de tapis, il rachètera les Groenlandais qui devront l'accepter sans l'aide de l'Europe. 
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Capture d'écran 2026-01-09 185831.pngQuoiqu'on dit, le présent devient trop complexe dans un cadre impérialiste quand tout devient trop imprévisible. 

Le "futur simple" ne fonctionne plus.

Ce type de futur dans la simplicité n'apporte plus de solutions  pour trouver une réponse aux problèmes stratégiques de la géopolitique. Capture d'écran 2026-01-09 185929.png

L'Europe essaye et tente de contre attaquer en cherchant à signer de nouveaux contrats avec les pays du Mercosur au grand dam des agriculteurs. Un nouveau bilan devra se calculer entre les débits et les crédits des opérations. 

J'ai toujours aimé le temps composé du "futur antérieur".

Je l'ai utilisé dans le titre d'un eBook précédant "Vengeance au futur antérieur".

Ce temps de la conjugaison détermine une action qui sera achevée dans le futur avant une autre action future.

Il faudrait donc qu'une action soit presque prévisible comme condition première, pour qu'une deuxième action que l'on désire foncièrement, se réalise. 

C'est rarement le cas.

C'est déjà mauvais signe, puisque es verbes se terminant par -oir"  se conjuguent de manière irrégulière en français..

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Dans quel ordre faudrait-il prendre ces verbes en charge ?

Tout dépendant bien sûr du sujet initial et de l'objectif final. 

La langue anglaise est, en général, plus pragmatique que le français..

Le "futur antérieur en anglais est le "Future Perfect".

Il se forme avec Sujet + will have + participe passé. Il est fréquemment utilisé avec "by the time" (au moment où) pour indiquer l'achèvement d'une tâche.

Le "Future perfect" ne se définit pas avec "would have" (au conditionnel), mais "will have" en se disant que cela doit arriver et réussir.

Cette appellation "Perfect" précise que le but doit être "parfait" avec une vision proactive positive dans le futur pour que le "will have" fonctionne.

Il faudrait d'abord éliminer tous les obstacles perturbateurs au bien commun et à soi-même sur le chemin du passé,

  • prendre du recul,
  • réfléchir avant d'agir
  • prendre des risques pour rebondir.
  • tester
  • pouvoir revenir en arrière si le test est négatif

Pourquoi "j'aurai au futur ?"  ne prendrait-il pas de risques pour que nos volontés se produisent réellement ?

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Poutine regarde cela de loin et se congratule des disputes et des descensions des pays démocratiques. Il intensifie ses attaques pour une fausse raison qui disait que les Ukrainiens avaient lancé des drones au-dessus de sa propriété Datcha alors que les Ukrainiens démentent et que la CIA le confirme par leur démenti. La Russie n'a pas intérêt que la paix s'installe "déjà". 

Aujourd'hui, il faut risquer beaucoup plus pour exister dans le monde...

Ce vendredi, ARTE présentait le film "D'une vie à l'autre"

1990, le mur de Berlin est tombé. Un avocat découvre l'étau des agents de la Stasi qui se resserre sur la fausse Katrine qui veut se rendre à la police après avoir tout révélé aux siens au lieu de devoir s'enfuir à Cuba par la Stasi.


 

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Avec ma devise "Tout est dans tout et inversement", on peut arriver à propager le bonheur mais cela reste un domaine initial de l'intime et donc très personnel


...

Résumé de l'épisode 2 "Retour du Dauphin virtuel"

Greg, condamné et emprisonné pendant huit ans de prison pour avoir assassiné son collaborateur, Vic. Encore en prison, il est engagé par l'Etat belge pour faire la chasse aux arnaqueurs à cause de son expérience dans ce domaine dans le camp inverse. Il participe avec beaucoup d'inventivité. Un de ses nouveaux collègues est assassiné en sortant du boulot.

La suite a déjà commencé récemment par l'écriture avec le titre "Retour du dauphin virtuel"  avec le titre générique "La guerre moderne (2-3)" 

Capture d'écran 2026-01-09 190212.pngOn ne parle plus de guerre avec des tranchés comme en 14-18, on parle de guerre moderne de l'information dans la guerre moderne (3-1)

Une fiction pourrait-elle résoudre un futur complexe dans un enchaînement sous le cadre de Bruxelles ?
Oui, en prenant des risques avec des antécédents de l'art de la guerre de Sun Tsu quand une vague autoritariste déferle....

La suite de l'aventure de Greg, le dauphin virtuel est arrivée en pleine maturité en ce début d'année 2026.

Je préviens cela pourrait ne pas être pour suivre des idées chastes et pures....

C'est l'histoire d'un solitaire qui va devoir changer son fusil d'épaule.

Hier vendredi, sur "Culture en prime", Geneviève Dalmas est interviewée pour son livre autobiographique "Trace - Courir ou mourir" de Kilian Jornet l'un des plus grands athlètes de trail-running et d'alpinisme, où il partage sa philosophie, ses exploits et son amour profond pour la montagne et la course, racontant son parcours d'enfant prodige à champion mondial. Encore une preuve qu'il faut risquer pour arriver  
podcast

Première étape de "La Flèche inversée du temps": 

"Opération spéciale"(clic) .

La suite en suivant l'actualité... bientôt...

@+ donc

Aujourd'hui, il y a dix ans exactement, disparaissait David Bowie.

Il a choisi de mettre en scène sa mort par ses chansons.

Né, comme moi, en 1947podcast

"L'audace de l'espoir. Voilà le meilleur de l'esprit américain; avoir l'audace de croire, malgré toutes les indications contraires, que nous pouvions restaurer un sens de la communauté au sein d'une nation déchirée; l'audace de croire que malgré des revers personnels, la perte d'un emploi, un malade dans la famille ou une famille empêtrée dans la pauvreté, nous avions quelque emprise, et par conséquent une responsabilité sur notre propre destin.  Barack Obama

"This is Not America" chanson sortie en single en 1985, elle figure sur la bande originale du film d'espionnage Le Jeu du faucon

This Is Not America
(Ce N'est Pas L'Amérique)

This is not America, sha lalalala
(Ce n'est pas l'Amérique, sha lalalala)

A little piece of you
(Un petit morceau de toi)
The little peace in me
(Le petit morceau en moi)
Will die (This is not America)
(Va mourir (Ce n'est pas l'Amérique)
For this is not America
(Parce que ce n'est pas l'Amérique)

Blossom falls to bloom this season
(Le bourgeonnement se transforme en fleur cette saison)
Promise not to stare
(Promets de ne pas le contempler)
Too long (This is not America)
(Trop longtemps (Ce n'est pas l'Amérique)
For this is not a miracle
(Parce que ce n'est pas un miracle)

There was a time
(Il fut un temps)
A storm that blew so pure
(Une tempête qui soufflait si pure)
For this could be the biggest sky
(Car ce pourrait être le plus grand ciel)
And I could have the faintest idea
(Et je pourrais avoir la moindre idée)

For this is not America, sha lalalala
(Parce que ce n'est pas l'Amérique, sha lalalala)

Allusion

...

8/1/1996 : L'Heure H : Les derniers jours de François Mitterrand (clic)
Affaibli par la maladie qu’il avait longtemps cachée, François Mitterrand s’accroche jusqu’au terme de son second mandat. Il refuse de céder une minute de pouvoir, convaincu que tenir, c’est encore gouverner. Une fois l’Élysée quitté, le corps lâche enfin, et l’homme accepte la fin qu’il pressent depuis des années. Les derniers jours se déroulent entre Paris et Latché, dans un cercle restreint de proches et de silences. Il choisit ses adieux, ses mots, et même son dernier repas, comme un ultime acte de souveraineté. La mort approche sans effroi, presque attendue, après une vie faite de secrets et de mystère. Le 8 janvier 1996 au matin, la France apprend sa disparition, sobrement annoncée. Trois jours plus tard, deux cérémonies lui rendent hommage, à Jarnac et à Paris. Famille officielle et famille cachée s’y croisent pour la première fois. Ainsi s’achève la vie d’un président qui aura maîtrisé jusqu’au bout son destin et son énigme. Mort le 8 janvier 1996..

Extrait : podcast

J'ai déjà parlé de Mitterrand dans "Mitterrand, un président en nuances violettes"

Fr2 présente une série en 4 épisodes de "Mitterrand confidentiel". 

12/1/1976 : Mort de Agatha Christie. Toujours considérée comme la reine du crime et du suspense, elle est toujours lue aujourd'hui. 

Agatha Christie : existe-t-il un autre auteur au monde qui ait reçu autant de distinctions qu'elle ? Elle est l'inventrice du roman policier britannique moderne et la romancière la plus vendue et la plus traduite de tous les temps. Ses héros, Hercule Poirot et Miss Marple, sont des noms familiers, et sa pièce The Mousetrap détient le record de la représentation la plus longue au monde. Mais qui est la femme derrière ces accomplissements ? Grâce à des images et des photographies inédites issues de la collection privée d'Agatha Christie, le film mène une enquête biographique et révèle le portrait d'un personnage énigmatique, dont la vie et l'œuvre ont été façonnées par les événements mondiaux du XXe siècle. Car Christie n'était pas seulement une écrivaine disciplinée et acharnée, auteure de 66 romans, presque autant de nouvelles et 33 pièces de théâtre ; elle était aussi une femme moderne et émancipée, qui, tout au long de sa vie, ne s'est jamais laissée enfermer par les règles de la société anglaise.

14/1/1986: Mort de Daniel Balavoine. Ses chansons sont toujours écoutées et appréciées 40 ans aprèspodcast

...


   

Commentaires

Une rentrée diplomatique sous tension
C’était ce jeudi, lors de ses vœux annuels au corps diplomatique, et l’ambiance n’était clairement pas à la fête. Emmanuel Macron, avec la gravité qu’on lui connaît dans ces moments-là, a dressé un tableau assez sombre de la situation mondiale en ce début d’année 2026. Son constat ? Les États-Unis, notre allié historique, semblent céder à une dangereuse « tentation » : celle de redessiner la carte du monde à leur seul profit. Il a eu cette phrase, assez terrible quand on y pense : « Nous évoluons dans un monde de grandes puissances, où il existe une réelle tentation de se partager le monde ». On sent bien que le président français est inquiet, et franchement, il y a de quoi.
Selon lui, Washington est une « puissance établie » qui, petit à petit, tourne le dos à ses alliés — dont nous faisons partie — et s’affranchit sans gêne des règles internationales qu’elle avait pourtant elle-même contribué à promouvoir. Ce discours, prononcé le 8 janvier 2026, marque une rupture assez nette. Macron ne mâche plus ses mots face à l’administration Trump. Il dépeint des puissances prédatrices qui cherchent à diviser la planète en zones d’influence, un peu comme au temps de la Guerre Froide, mais en plus chaotique.
Cependant, il faut noter une petite lueur d’espoir au milieu de ce tableau noir. Le président a tout de même tenu à saluer, sur un ton plus positif, les efforts diplomatiques américains pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine. Comme quoi, tout n’est peut-être pas perdu, ou du moins, on essaie de s’accrocher aux bonnes nouvelles là où elles sont.

La doctrine « Donroe », le Groenland et le cas du Venezuela
Ce qui préoccupe particulièrement l’Élysée, c’est ce que certains appellent désormais la « doctrine Donroe » — un mélange, j’imagine, de Monroe et de Trump — qui verrait les États-Unis dominer sans partage l’hémisphère occidental. Emmanuel Macron a cité des exemples très concrets qui font froid dans le dos. Il a évoqué le renversement du président vénézuélien Nicolás Maduro par l’administration Trump, une action qui défie l’ordre mondial basé sur des règles. C’est d’ailleurs un sujet délicat pour Macron… souvenez-vous, il avait été critiqué au début pour sa réaction un peu trop douce, écrivant en ligne que le Venezuela ne pouvait que « se réjouir » de ce départ, en oubliant un peu vite de dire si la méthode était légale ou non. Je suppose qu’il a voulu rectifier le tir ce jeudi en accusant cette fois les États-Unis de briser les règles de sécurité.
Mais ce n’est pas tout. Il y a cette histoire incroyable avec le Groenland. Les menaces américaines d’annexer ce territoire danois autonome sont prises très au sérieux à Paris. Macron a même lancé cette phrase choc : « Chaque jour, les gens se demandent si le Groenland sera envahi, ou si le Canada devra faire face à la menace de devenir le 51e État [des États-Unis] ». Vous imaginez ? Le Canada !
Le président n’a pas cité le Venezuela explicitement dans toutes ses phrases, mais la situation à Caracas et celle du Groenland sont clairement en haut de la pile des dossiers urgents sur son bureau. La France essaie d’ailleurs, tant bien que mal, d’élaborer une réponse européenne commune face à ces menaces qui pèsent sur le territoire danois.

L’appel à l’autonomie stratégique face à la fragilité intérieure
Face à ce qu’il qualifie de « nouveau colonialisme », la réponse d’Emmanuel Macron est toujours la même, comme une vieille rengaine : l’Europe doit investir davantage dans son « autonomie stratégique ». Il prêche cela depuis des années, disant qu’il faut réduire notre dépendance envers les États-Unis et la Chine. C’est du bon sens, me direz-vous. Sauf que… eh bien, cet appel risque de sonner un peu creux aux oreilles de nos partenaires européens cette fois-ci. Pourquoi ? Parce que Macron est affaibli chez lui. Il entame sa dernière année civile complète de présidence avec un parlement sans majorité et des sondages qui font grise mine.
Et puis, il y a la colère qui gronde dans nos campagnes. Les manifestations d’agriculteurs à Paris contre l’accord commercial potentiel entre l’Union européenne et le Mercosur menacent de saper encore plus son autorité. Cet accord avec l’Amérique latine est extrêmement impopulaire en France, on le sait bien. Mais le problème, c’est que Paris ne semble pas avoir les moyens de le bloquer avant le vote crucial des pays membres de l’UE, prévu ce vendredi.
Dans son discours, le président a tenté de rassurer en affirmant que l’Europe doit protéger ses frontières avec des accords commerciaux incluant des « clauses de sauvegarde » et des « clauses miroirs » plus fortes. Il a déclaré : « Lorsque vous imposez des règles à vos producteurs… et qu’ensuite vous vous ouvrez à des marchés qui ne respectent pas ces règles, vous ne recueillerez pas le soutien massif de vos producteurs ». Il a ajouté, avec une logique implacable : « Le bon sens dicte que vous devriez les écouter ». Reste à savoir si, cette fois, le bon sens l’emportera sur la realpolitik.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/emmanuel-macron-tire-la-sonnette-d-alarme-quand-l-am%C3%A9rique-tourne-le-dos-%C3%A0-ses-vieux-amis/ar-AA1TWtUO?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=696239c754ab4239beeb500ae76adadf&ei=9

Écrit par : Allusion | 10/01/2026

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C’est une interrogation qui, avouons-le, a dû traverser l’esprit de pas mal de monde ces derniers jours. Après l’incroyable opération américaine au Venezuela, la question a fini par être posée directement au président Donald Trump : compte-t-il réserver le même sort à Vladimir Poutine ? La réponse ne s’est pas fait attendre, et comme souvent avec lui, elle a pris tout le monde à contre-pied. C’est lors d’une réunion avec des cadres du secteur pétrolier et gazier — un contexte déjà chargé en enjeux économiques — que le sujet est arrivé sur la table.
Trump a tout simplement balayé l’idée d’une opération militaire dirigée par les États-Unis pour capturer le chef du Kremlin. « Je ne pense pas que ce sera nécessaire », a-t-il lâché. Pas de menace, pas de grand discours guerrier sur ce point précis. C’est assez étonnant quand on connaît le tempérament du personnage, mais il semble privilégier une autre approche, ou du moins, il garde ses cartes en main. Il a justifié cette position par une phrase qui fera sûrement grincer quelques dents : « J’ai toujours eu une excellente relation avec lui. Je suis très déçu. »

Entre déception personnelle et bilan chiffré du conflit
Au-delà de ses relations personnelles avec le leader russe, Donald Trump n’a pas manqué de commenter la situation actuelle sur le terrain en Ukraine. Il a même laissé entendre que ce conflit serait, selon lui, l’un des plus simples à résoudre à l’échelle mondiale. Avec son assurance habituelle, il a rappelé son propre bilan : « J’ai réglé huit guerres », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il pensait que celle-ci serait « l’une des plus faciles ».
Mais il ne s’est pas arrêté aux généralités. Le président a sorti des chiffres précis, sans doute pour appuyer son argumentaire sur l’affaiblissement de la Russie. Il a souligné qu’au cours du mois dernier, la Russie avait perdu 31 000 personnes — précisant que beaucoup étaient des soldats russes — et que l’économie du pays était en « mauvais état ». C’est une façon pour lui de dire, je suppose, que la situation se règle d’elle-même ou que la pression fonctionne déjà, sans avoir besoin d’envoyer des commandos à Moscou. On sent bien qu’il essaie de montrer qu’il maîtrise le dossier, chiffres à l’appui.

Le précédent vénézuélien : pourquoi la question se posait
Pour bien comprendre pourquoi ce journaliste a osé cette comparaison avec Poutine, il faut revenir sur les événements stupéfiants du début janvier. C’était digne d’un film d’action, franchement. Tout a commencé le 3 janvier, quand des explosions ont été signalées à Caracas, la capitale du Venezuela. S’en est suivi une coupure d’électricité majeure et une activité aérienne intense au-dessus de la ville. Sur le moment, c’était la panique totale.
Les autorités vénézuéliennes ont crié à l’agression militaire américaine et déclaré l’état d’urgence, mais le résultat est là : les forces américaines ont bel et bien mené une action directe rare. Elles ont détenu le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro ainsi que son épouse. Le couple a été illico presto transporté aux États-Unis. Ce n’est pas rien ! Maduro fait maintenant face à des accusations très lourdes, notamment pour trafic de drogue et possession illégale d’armes automatiques. Quand on voit une telle opération réussir contre un chef d’État, on comprend mieux pourquoi certains se demandent « et pourquoi pas l’autre dictateur ? ».

Conclusion : Le message subliminal de Zelenskyy reste lettre morte
Cette effervescence n’a pas échappé au président ukrainien, Volodymyr Zelenskyy. Peu avant la déclaration de Trump, il avait fait une allusion à peine voilée à l’opération vénézuélienne. Il avait déclaré que si les États-Unis pouvaient agir de manière aussi décisive avec les dictateurs, « ils savent quoi faire ensuite ». Tout le monde a compris qu’il pointait du doigt la direction de Moscou.
Pourtant, malgré cet appel du pied évident de Kiev et le succès de l’opération contre Maduro, Trump semble vouloir tracer une ligne rouge différente avec la Russie. Peut-être est-ce la puissance nucléaire en jeu, ou peut-être croit-il encore à cette fameuse « relation » personnelle. Quoi qu’il en soit, pour l’instant, Poutine ne semble pas devoir s’inquiéter de voir des hélicoptères américains au-dessus du Kremlin.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trump-refuse-de-faire-arr%C3%AAter-poutine-comme-maduro-je-ne-pense-pas-que-ce-soit-n%C3%A9cessaire/ar-AA1TZ9E2?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69638c2ebc164877999e5385d7296ffb&ei=10

Écrit par : Allusion | 11/01/2026

Voulant documenter les dernières années du chanteur, disparu brutalement en janvier 2016, c'est sa carrière tout entière qu'éclaire à rebours le réalisateur Jonathan Stiasny. Son film passe en revue les plus flamboyants avatars du maître, de Ziggy Stardust à l’album Let's Dance, qui fit de lui une popstar, la démesure des concerts et des polémiques. Il entre surtout dans le processus créatif de l'artiste, soulignant sa manière unique d'intégrer l'époque dans chacune de ses incarnations. Qu'il assiste à la “guerre des étoiles” entre Russes et Américains, découvre la société américaine, assiste aux révolutions du bloc soviétique ou découvre avec enthousiasme l'arrivée d'Internet, Bowie observe, comprend et intègre le zeitgeist (“l’esprit du temps”) dans sa musique depuis toujours. Cette hyperacuité a rendu son œuvre pertinente et sans redites quelle que soit la période. L'histoire populaire des XXe et XXIe siècles est ainsi lisible à tous les étages de sa discographie, revisitée à l'aune des témoignages de ceux qui ont avancé avec lui, collaborateurs, musiciens ou amis (Reeves Gabrels, Earl Slick, Mike Garson, Gary Kemp, l’écrivain Hanif Kureishi…).

Point d’orgue
Alternant incarnations spectaculaires et retraits créatifs, le système Bowie se fait jour à travers archives et entretiens : entre les chansons, entre les albums, c'est le temps de l’échappée artistique et de la réinvention que capture Stiasny. Tout au long du documentaire plane l'ombre de l'album Blackstar, ultime livraison enregistrée dans le plus grand secret à New York et parue en janvier 2016, deux jours avant sa mort. Discrètement, archives à l’appui, le film scrute les derniers instants de Bowie, en famille ou en studio, avant tout au travail et à la recréation de son répertoire comme à chaque album. “Tout le monde pensait alors qu'il était fini, il y avait des rumeurs, se souvient son producteur Tony Visconti. Mais tout le monde se trompait.” Largement saluée par la critique, la toute dernière incarnation de Bowie restera comme l’une de ses plus belles réussites.

https://www.arte.tv/fr/videos/128078-000-A/david-bowie-dernier-acte/

Écrit par : Allusion | 10/01/2026

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Introduction
La rue gronde, le pouvoir accuse
Pas de bilan clair. Pas de chiffre stabilisé. Et c’est précisément ça qui glace: quand une contestation devient violente, l’information se brouille, les rumeurs gonflent, les vidéos tournent en boucle, et la peur s’installe dans les foyers. En Iran, des manifestations ont dégénéré, et le pouvoir a répondu avec une mécanique connue: désigner des ennemis extérieurs. Le président iranien a accusé les États-Unis et Israël d’alimenter le trouble. Message implicite: si la rue s’enflamme, ce n’est pas d’abord la faute d’un malaise interne, mais l’ombre d’une ingérence. C’est une ligne de défense qui vise autant l’opinion nationale que le regard international. Elle enferme le débat dans une alternative brutale: patriotes contre “agents”. Et elle transforme des revendications en soupçon permanent.
Dans cette scène, chaque mot est un projectile. Accuser Washington et Tel-Aviv, ce n’est pas seulement pointer du doigt: c’est rappeler une histoire longue de méfiance, de sanctions, d’opérations clandestines présumées, et de guerre de récits. L’Iran vit depuis des décennies sous une pression géopolitique réelle, mais ce contexte sert aussi de bouclier politique. Quand la rue crie, on répond “complot”. Quand des jeunes descendent dans les avenues, on parle de “main étrangère”. Cette stratégie est documentée dans de nombreuses crises: elle resserre les rangs, justifie la fermeté, délégitime l’adversaire intérieur. En face, les manifestants ne demandent pas tous la même chose; certains contestent un prix, une décision, une règle, une injustice. Mais dès que le pouvoir brandit l’ennemi, la nuance disparaît. Tout devient bloc contre bloc. Et la violence, elle, n’attend jamais qu’on finisse les discours.
Pourtant, le même président a promis d’écouter les protestataires. Cette promesse, posée au milieu des accusations, sonne comme une porte entrouverte… ou comme une tactique pour gagner du temps. Écouter, d’accord, mais écouter qui, comment, et avec quelles conséquences? Dans un pays où l’État contrôle fortement l’espace public, la simple idée d’un dialogue est lourde de sous-entendus. C’est une phrase qui vise peut-être à calmer, à diviser, à convaincre les indécis de rentrer chez eux. Elle cherche aussi à parler au monde: regardez, nous ne sommes pas sourds. Mais l’histoire récente des mouvements de rue, en Iran et ailleurs, rappelle une vérité rugueuse: on peut promettre l’écoute tout en serrant l’étau. La réalité se mesure ensuite aux actes, pas aux formules. Et quand les rues se chargent de colère, les formules deviennent vite insuffisantes.
Je ne peux pas rester indifférent quand un pouvoir répond à la colère par une double manœuvre: accuser l’étranger, puis promettre l’écoute. Cette combinaison est redoutable. Elle réécrit le réel en direct, elle fabrique un récit où la souffrance n’est jamais pleinement légitime, où chaque voix peut être suspectée. Je pense à celles et ceux qui hésitent avant de sortir, qui regardent leur téléphone, qui se demandent si la prochaine heure sera calme ou si tout va basculer. La politique, ce n’est pas un théâtre abstrait: ce sont des corps dans la rue, des familles qui s’inquiètent, des vies qui se raidissent. Et quand la violence apparaît, il n’y a plus de place pour les mensonges confortables.

Écouter la colère, ou la neutraliser
La promesse d’“écouter les manifestants” a une puissance particulière en période de crise. Elle peut être une ouverture réelle, ou un outil de désamorçage. Dans le même souffle, accuser les États-Unis et Israël d’attiser le chaos redessine la carte morale: les protestataires deviennent, potentiellement, les instruments d’un jeu extérieur. C’est là que le langage fait mal. Parce qu’il ne se contente pas de commenter les événements; il les transforme. Si l’on présente la contestation comme une attaque orchestrée, alors la réponse musclée devient, dans ce récit, une “défense”. Si l’on affirme écouter, on peut aussi sélectionner ce qu’on veut entendre, réduire les revendications à quelques doléances acceptables, puis refermer la parenthèse. Le public, lui, reçoit deux messages opposés: compassion affichée, suspicion installée. Et dans cet entre-deux, la société se fracture.
Ce qui se joue en Iran dépasse une séquence d’actualité. C’est une bataille pour définir la cause de la rage. Est-ce d’abord une contestation interne, nourrie par des frustrations sociales, politiques, économiques? Ou est-ce une manipulation importée? Le président choisit une réponse qui parle à une mémoire collective: celle des ingérences, des renversements, des pressions étrangères. On ne peut pas balayer ce passé; il existe. Mais l’instrumentaliser au présent peut étouffer des douleurs bien réelles. Quand des manifestations tournent au violent, il y a toujours un moment où la parole officielle devient une pièce stratégique, pas un miroir. Et c’est exactement là que le citoyen est pris en otage: s’il proteste, on le soupçonne; s’il se tait, on le compte comme consentant. La politique se met alors à fonctionner comme un piège rhétorique.
À l’extérieur, ces accusations contre Washington et Jérusalem alimentent un autre front: celui de la diplomatie et de l’image. Les relations entre Iran, US et Israel sont déjà chargées de tensions, de sanctions et de menaces. Dans ce contexte, imputer la violence des rues à des adversaires extérieurs peut renforcer la posture de résistance du régime, mais cela peut aussi isoler davantage le pays, durcir les réactions, et rendre tout compromis plus lointain. À l’intérieur, l’effet recherché est clair: reprendre l’initiative, encadrer la narration, reprendre le contrôle. Mais la rue, elle, n’obéit pas aux communiqués. Quand les gens descendent, c’est rarement par goût du chaos. C’est parce qu’ils ne trouvent plus d’autre porte. Et si la seule réponse est un mélange d’accusation et de promesse vague, la colère risque de revenir, plus dure, plus froide, plus déterminée.
Je ne peux pas rester indifférent devant ce dilemme brutal: croire à l’écoute annoncée, ou voir une stratégie de neutralisation. Je sais ce que ces phrases peuvent faire. Elles apaisent certains, elles enragent d’autres, elles fatiguent tout le monde. Elles créent une zone grise où l’on ne sait plus si la discussion est possible ou si elle sert seulement à gagner du temps pendant que la pression monte. Je pense à la force d’un mot comme “écouter” quand il est prononcé par ceux qui ont le pouvoir de faire taire. Écouter, ce n’est pas seulement tendre l’oreille. C’est accepter que l’autre a une part de vérité. Et tant que cette reconnaissance manque, la colère n’a pas besoin d’un ennemi étranger pour exploser: elle se suffit à elle-même, nourrie par l’impression d’être piégée.

L'Europe dans le viseur : un continent "qui a pris du retard"
Une critique frontale des alliés européens
Les propos de Trump sur l’Europe ne sont pas nouveaux, mais ils prennent une résonance particulière dans le contexte actuel. Le président américain a déclaré que l’Europe avait « pris du retard » et que le continent était devenu « un endroit différent » de ce qu’il était autrefois. Une allusion à peine voilée aux questions migratoires et aux transformations sociales qui agitent le Vieux Continent. Trump, qui revendique lui-même des racines européennes, a néanmoins insisté sur le fait qu’il avait une « vision positive » de l’Europe — une nuance qui sonne comme une tentative de modérer des propos autrement cinglants.
Cette critique intervient alors que plusieurs pays européens, notamment la France et le Royaume-Uni, ont récemment annoncé leur volonté de déployer des troupes en Ukraine pour sécuriser un éventuel accord de paix. Le Royaume-Uni a même alloué 200 millions de livres sterling pour préparer un possible déploiement militaire. Mais pour Trump, ces efforts restent insuffisants. « Poutine n’a pas peur de l’Europe », a-t-il martelé, suggérant que seule la puissance américaine — et plus précisément, sa propre présidence — peut véritablement dissuader le dirigeant russe.

Un message qui divise l’Alliance atlantique
Les déclarations de Trump risquent de raviver les tensions au sein de l’OTAN, une alliance déjà fragilisée par les divergences sur le soutien à l’Ukraine et le partage du fardeau financier. Depuis son retour à la Maison Blanche, Trump n’a cessé de critiquer les alliés européens, les accusant de ne pas contribuer suffisamment à leur propre défense. Cette fois, il va plus loin en suggérant que l’Europe est incapable de dissuader la Russie — une affirmation qui, si elle est perçue comme un affront à Bruxelles, Berlin et Paris, pourrait compliquer les efforts de coordination transatlantique.
Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’Union européenne a fourni des dizaines de milliards d’euros d’aide militaire et humanitaire à l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe en février 2022. Des pays comme la Pologne, les États baltes et le Royaume-Uni ont été parmi les plus fervents soutiens de Kyiv, allant parfois au-delà de ce que les États-Unis eux-mêmes ont proposé. Mais pour Trump, cela ne suffit pas. Il veut que l’Europe « se ressaisisse » — une injonction qui, dans sa bouche, sonne davantage comme un reproche que comme un encouragement.
Franchement, ça me met hors de moi. L’Europe a donné des milliards, accueilli des millions de réfugiés, imposé des sanctions qui lui coûtent cher économiquement. Et Trump débarque avec son arrogance habituelle pour dire que ce n’est pas assez. Mais en même temps, il pose une question légitime : est-ce que l’Europe a vraiment les moyens — militaires, politiques, psychologiques — de tenir tête à Poutine sans les États-Unis ? La réponse, aussi douloureuse soit-elle, n’est pas évidente.

Les pertes russes : un carnage qui s'intensifie
Trente et un mille morts en un mois
Selon Donald Trump, la Russie aurait perdu 31 000 soldats au cours du seul mois de décembre 2025. Un chiffre colossal qui, s’il est confirmé, témoigne de l’intensité meurtrière du conflit en Ukraine. Le président américain a également affirmé que l’économie russe était en difficulté, suggérant que la pression militaire et économique combinée pourrait finir par forcer Vladimir Poutine à négocier. « Je pense que nous finirons par régler ça », a-t-il déclaré avec une confiance qui, pour certains, frise l’arrogance.
Ces chiffres font écho aux déclarations du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a récemment affirmé que les pertes russes avaient atteint des niveaux records en décembre. Selon Kyiv, la Russie aurait perdu 35 000 soldats en décembre, un chiffre légèrement supérieur à celui avancé par Trump. Le commandant en chef ukrainien, Oleksandr Syrskii, a précisé que ces pertes incluaient uniquement les cas confirmés par des vidéos, suggérant que le bilan réel pourrait être encore plus élevé. Si ces chiffres sont exacts, cela signifie que la Russie perd désormais autant de soldats chaque mois qu’elle en recrute — une situation insoutenable à long terme.

Une guerre d’usure qui tourne au cauchemar
Les analystes militaires s’accordent à dire que la Russie mène une guerre d’usure en Ukraine, sacrifiant des milliers de soldats pour gagner quelques kilomètres de terrain. En 2025, l’armée russe a progressé en moyenne de 13,24 kilomètres carrés par jour, contre 9,87 kilomètres carrés par jour en 2024. Mais ces gains territoriaux, qui représentent à peine 0,8 % de l’Ukraine, ont été obtenus au prix de pertes humaines et matérielles considérables. Les tactiques russes ont évolué : fini les assauts mécanisés massifs qui se soldaient par des hécatombes de chars et de blindés. Désormais, Moscou privilégie les infiltrations par petites équipes, utilisant des drones à fibre optique insensibles au brouillage électronique.
Mais cette évolution tactique n’a pas suffi à endiguer les pertes. Selon les estimations ukrainiennes, la Russie aurait perdu près de 420 000 soldats — tués ou blessés — en 2025. Un chiffre vertigineux qui, s’il est exact, pose la question de la soutenabilité de l’effort de guerre russe. Moscou a réussi à recruter 403 000 volontaires en 2025, atteignant son quota mensuel de 33 583 recrues. Mais si les pertes continuent à ce rythme, la Russie pourrait être contrainte de puiser dans ses réserves actives, voire de recourir à une mobilisation générale — une décision politiquement risquée pour Vladimir Poutine.
Trente et un mille morts en un mois. Trente et un mille familles brisées. Trente et un mille cercueils qui rentrent — ou qui ne rentreront jamais. Et pour quoi ? Pour quelques villages détruits, quelques champs de ruines. Je regarde ces chiffres et je me demande : combien de temps encore Poutine peut-il tenir ? Combien de temps avant que les mères russes se révoltent ? Combien de temps avant que cette folie s’arrête ?

L'offensive hypersonique : Poutine frappe près de l'OTAN
Le missile Oreshnik, arme de dissuasion ou de provocation ?
Dans la nuit du 9 au 10 janvier 2026, la Russie a frappé l’Ukraine avec son missile hypersonique Oreshnik, visant la région de Lviv, à seulement 100 kilomètres de la frontière polonaise de l’OTAN. C’est la deuxième fois que Moscou utilise cette arme redoutable, capable de transporter des ogives nucléaires et de voler à plus de dix fois la vitesse du son, la rendant pratiquement impossible à intercepter. Vladimir Poutine a justifié cette frappe en affirmant qu’elle répondait à une tentative ukrainienne de frapper l’une de ses résidences — une allégation que Kyiv a catégoriquement démentie.
L’utilisation de l’Oreshnik est un message clair adressé à l’Occident : la Russie dispose d’armes capables de frapper n’importe quelle cible en Europe, et elle n’hésite pas à les utiliser. Les dirigeants européens ont condamné cette attaque comme une « escalade claire » et une tentative d' »instiller la peur ». Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence mardi prochain pour discuter de cette frappe. Mais pour l’instant, la réponse occidentale reste limitée à des déclarations de condamnation — une réaction que Moscou interprète probablement comme un signe de faiblesse.

Une guerre qui s’intensifie en plein hiver
L’attaque à l’Oreshnik s’inscrit dans une campagne plus large de bombardements russes visant les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Au cours de la première semaine de janvier 2026, la Russie a lancé 789 drones et 10 missiles contre des villes ukrainiennes, tuant au moins quatre personnes à Kyiv et privant près de 6 000 immeubles de chauffage. L’Ukraine a réussi à abattre 83 % des drones et un des missiles, mais les dégâts restent considérables. Des millions d’Ukrainiens se retrouvent sans électricité, sans chauffage et sans eau courante en plein hiver — une situation que Kyiv qualifie de tentative russe d' »armer l’hiver ».
La Russie a également introduit une innovation inquiétante : des drones Shahed équipés de systèmes de défense antiaérienne portables (MANPADS), conçus pour abattre les avions de chasse ukrainiens qui tentent de les intercepter. Cette évolution tactique complique encore davantage la tâche des défenses aériennes ukrainiennes, déjà mises à rude épreuve par l’intensité des attaques russes. En 2025, Moscou a lancé 54 000 drones et 1 900 missiles contre l’Ukraine — un déluge de feu qui ne montre aucun signe de ralentissement.
Un missile hypersonique à 100 kilomètres de la Pologne. À 100 kilomètres de l’OTAN. À 100 kilomètres de nous. Et qu’est-ce qu’on fait ? On condamne. On déplore. On s’indigne. Mais on ne fait rien. Poutine le sait. Il teste nos limites, encore et encore. Et à chaque fois, on recule. À chaque fois, on laisse faire. Jusqu’où ira-t-il avant qu’on dise stop ?

Trump et Poutine : une relation ambiguë
Entre admiration et déception
Donald Trump a toujours entretenu une relation complexe avec Vladimir Poutine. Lors de sa conférence de presse du 10 janvier, il a déclaré avoir « toujours eu une excellente relation » avec le dirigeant russe, tout en se disant « très déçu » par l’escalade du conflit en Ukraine. Cette ambivalence reflète la vision trumpienne de la diplomatie : un mélange de pragmatisme, de rapport de force et de fascination pour les hommes forts. Trump se voit clairement comme le seul leader occidental capable de négocier avec Poutine d’égal à égal — une conviction qui, pour ses détracteurs, frise la naïveté, et pour ses partisans, témoigne d’un réalisme politique salutaire.
Le président américain a également affirmé qu’il ne croyait pas à l’histoire de la tentative ukrainienne de frapper une résidence de Poutine — une allégation que Moscou avait utilisée pour justifier sa frappe à l’Oreshnik. « Je ne crois pas que cette attaque ait eu lieu », a déclaré Trump, contredisant ainsi la version russe. Cette prise de position, rare de la part d’un président américain souvent accusé de complaisance envers le Kremlin, suggère que Trump cherche à se positionner comme un médiateur crédible, capable de distinguer la propagande de la réalité.

Un accord de paix en vue ?
Trump a réitéré sa conviction qu’il parviendrait à mettre fin à la guerre en Ukraine, affirmant que les États-Unis et l’Ukraine étaient en train de finaliser un texte sur les garanties de sécurité. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé que des discussions étaient en cours, précisant que son principal négociateur, Rustem Umerov, était en contact quotidien avec des représentants américains. Mais les détails de cet accord restent flous, et de nombreux observateurs s’interrogent sur les concessions que Kyiv pourrait être contraint de faire pour obtenir la paix.
Trump a également évoqué la possibilité d’un accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Ukraine, une initiative qui pourrait offrir à Kyiv des « cartes très sérieuses » dans les négociations. Mais là encore, les détails restent vagues, et il n’est pas clair si cette proposition a été discutée avec Poutine ou si elle fait partie d’une stratégie plus large visant à renforcer l’Ukraine économiquement avant d’entamer des pourparlers de paix. Ce qui est certain, c’est que Trump se voit comme l’architecte d’un accord historique — un accord qui, selon lui, ne pourrait être conclu que sous sa présidence.
Trump et Poutine. Deux hommes forts. Deux egos surdimensionnés. Deux visions du monde qui s’affrontent. Et au milieu, l’Ukraine qui saigne. Trump pense qu’il peut régler ça d’un coup de fil, d’une poignée de main, d’un deal. Peut-être qu’il a raison. Peut-être que Poutine le respecte, le craint même. Ou peut-être que Trump se fait des illusions. Peut-être que Poutine joue avec lui, comme il a joué avec tous les autres. Le temps nous le dira.

Conclusion : la peur comme arme diplomatique
Un président qui mise tout sur la dissuasion
Les déclarations de Donald Trump du 10 janvier 2026 révèlent une stratégie claire : faire de la peur — ou plutôt, de l’absence de peur — le pivot de sa politique étrangère. En affirmant que Poutine craint les États-Unis sous sa direction mais pas l’Europe, Trump cherche à se positionner comme l’unique garant de la sécurité occidentale. C’est une posture risquée, qui pourrait aliéner les alliés européens tout en renforçant l’image de Trump comme un leader incontournable. Mais c’est aussi une posture qui correspond à sa vision du monde : un monde où la force prime sur la diplomatie, où les rapports de pouvoir sont plus importants que les alliances, où la peur est une arme aussi efficace que les missiles.
Reste à savoir si cette stratégie fonctionnera. Les pertes russes sont colossales, l’économie russe vacille, et Poutine pourrait être contraint de négocier. Mais il pourrait aussi choisir l’escalade, utilisant ses armes hypersoniques pour frapper plus fort, plus loin, plus près de l’OTAN. Et dans ce cas, la question ne sera plus de savoir si Poutine craint Trump, mais si Trump est prêt à aller jusqu’au bout pour défendre l’Ukraine — et l’Europe. Pour l’instant, le président américain joue la carte de la confiance, de l’assurance, de la bravade. Mais dans cette guerre qui entre dans sa troisième année, la confiance ne suffit pas. Il faut des actes. Il faut des résultats. Il faut mettre fin à ce carnage.
Trente et un mille morts en un mois. Des millions d’Ukrainiens dans le froid et l’obscurité. Des missiles hypersoniques qui frappent à 100 kilomètres de l’OTAN. Et Trump qui nous dit que Poutine a peur de lui. Peut-être. Peut-être pas. Mais moi, ce qui me fait peur, c’est que cette guerre continue. Que les morts s’accumulent. Que l’hiver devienne une arme. Que l’Europe reste spectatrice. Que Trump joue au poker avec des vies humaines. Combien de temps encore ? Combien de morts encore ? Combien de missiles encore avant que quelqu’un dise : ça suffit ?

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trump-poutine-craint-les-%C3%A9tats-unis-sous-ma-direction-pas-l-europe/ar-AA1U08Tq

Écrit par : Allusion | 11/01/2026

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Introduction : quand l’espoir se heurte à la réalité
Une annonce qui fait tache d’huile
L’Institut Nobel norvégien vient de claquer la porte au nez de Donald Trump, et quelle porte ! Dans un communiqué sec comme un coup de tonnerre dans un ciel d’azur, l’institution la plus prestigieuse au monde en matière de paix a rappelé une vérité fondamentale : le prix Nobel de la paix ne peut ni être transféré, ni partagé, ni révoqué. Cette déclaration, publiée le 10 janvier 2026, met fin aux spéculations qui agitaient la scène politique internationale depuis plusieurs jours. Maria Corina Machado, la lauréate vénézuélienne du prix Nobel de la paix 2025, avait en effet exprimé son souhait de remettre son prix au président américain en reconnaissance de son rôle dans la capture de Nicolás Maduro. Une intention louable peut-être, mais qui se heurte aux règles intangibles régissant l’institution créée par Alfred Nobel il y a plus de 120 ans.
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans un contexte déjà particulièrement tendu. Depuis la capture spectaculaire du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces spéciales américaines dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, la communauté internationale n’a de cesse de commenter cette opération audacieuse qui a secoué les fondements du droit international. Au cœur de cette tempête médiatique, Donald Trump, qui n’a jamais caché son désir ardent de recevoir le prestigieux prix, se retrouvait soudain au centre d’une controverse inédite. L’idée que le prix de la paix puisse être « offert » comme un trophée de guerre à un chef d’État qui vient de mener une opération militaire soulevait des questions éthiques et philosophiques fondamentales sur la nature même de la reconnaissance Nobel dans notre monde contemporain.
Je dois avouer que cette situation me laisse profondément perplexe. Quand je vois l’un des prix les plus sacrés de notre civilisation réduit à un objet de marchandage politique, mon cœur se serre. Le Nobel de la paix, censé couronner ceux qui œuvrent pour la réconciliation et l’harmonie entre les peuples, devenir enjeu de pouvoir entre un président américain en mal de reconnaissance et une opposante vénézuélienne débordante de gratitude… C’est presque obscène. Je suis partagé entre l’admiration pour le courage de Maria Corina Machado et l’horreur face à cette instrumentalisation d’un symbole qui devrait transcender les calculs politiques.

Les règles du jeu immuables
Face à cette montagne de spéculations, l’Institut Nobel a dû sortir de sa réserve habituelle pour rappeler les fondements statutaires qui régissent l’attribution des prix depuis 1901. « Une fois qu’un prix Nobel est annoncé, il ne peut être révoqué, partagé ou transféré à d’autres », a affirmé avec une fermeté inébranlable le comité norvégien dans son communiqué. « La décision est finale et vaut pour toujours ». Cette formulation, d’une simplicité déconcertante, rappelle que les statuts de la Fondation Nobel ne prévoient aucune procédure d’appel ni de modification post-attribution. Le prix appartient définitivement à son récipiendaire, tel un sceau indélébile gravé dans le marbre de l’histoire.
Cette rigidité n’est pas le fruit du hasard. Alfred Nobel, l’inventeur suédois de la dynamite qui a légué sa fortune pour créer ces prix, avait parfaitement conscience des dérives possibles. Dans son testament rédigé en 1895, il a insisté sur le caractère irréversible et personnel de la reconnaissance. Les prix Nobel ne sont pas des biens matériels pouvant être échangés ou cédés, mais des distinctions honorifiques qui reconnaissent les mérites exceptionnels d’individus spécifiques. Cette philosophie se traduit dans les règles opérationnelles du comité norvégien pour le prix de la paix : une fois la décision annoncée le 10 octobre à Oslo, plus rien ne peut la remettre en cause, ni les pressions politiques, ni les manipulations médiatiques, ni même les souhaits contradictoires des lauréats eux-mêmes.

Section 2 : L'offensive trumpiste contre le Minnesota
Une cible stratégique pour le président
L’attention obsessive de Donald Trump pour le Minnesota ne date pas d’hier. Depuis 2016, le président n’a de cesse de vouloir faire basculer cet État historiquement démocrate, qu’il prétend faussement avoir remporté en 2020. Plus de 2000 agents fédéraux – soit plus de trois fois les effectifs de la police de Minneapolis – ont été déployés dans l’État dans ce que le Department of Homeland Security qualifie de « plus grande opération de l’histoire de l’agence ». Une mobilisation sans précédent qui, selon de nombreux analystes, vise autant à rassurer l’électorat républicain qu’à punir un État dirigé par des démocrates ayant osé résister à ses politiques migratoires.
Le prétexte officiel de cette offensive massive ? Une enquête sur une fraude présumée de 250 millions de dollars concernant des programmes fédéraux d’alimentation infantile, une affaire dans laquelle des membres de la communauté somalienne sont impliqués. Mais derrière cette justification officielle se cache une stratégie bien plus sombre : l’utilisation de la justice fédérale comme arme politique contre des communautés entières. Trump n’a pas hésité à qualifier les Somalis du Minnesota de « arnaqueurs » et de « gens de peu », des déclarations qui ont directement mené à des menaces et harcèlements contre des propriétaires de garderies somaliennes depuis la diffusion d’une vidéo virale d’un influenceur conservateur sur le sujet.

La campagne de dénigrement contre Tim Walz
Le gouverneur démocrate Tim Walz, qui a annoncé ne pas se représenter amid cette pression intense, est devenu la cible privilégiée des fureurs trumpistes. Trump l’a qualifié de « corrompu », de « complètement cinglé » et de « grossièrement incompétent ». Mais la véritable raison de cette haine viscérale ? Walz avait été choisi par Kamala Harris comme colistière en 2024, un choix qui a profondément mystifié et irrité le président et son équipe, qui privilégiaient d’autres candidats comme Josh Shapiro de Pennsylvanie.
Ce qui me révulse le plus dans cette histoire, c’est la manière dont la démocratie est systématiquement sapée. Trump ne se contente pas de gouverner – il punir. Il utilise les ressources fédérales, les impôts des contribuables, pour mener des vendettas personnelles contre des gouverneurs qui osent lui résister. Ce n’est plus de la politique, c’est du gangstérisme étatique. Et le plus cynique dans tout ça ? La manière dont la fraude présumée – qui implique majoritairement une femme blanche, Aimee Bock, reconnue coupable – est instrumentalisée pour criminaliser une communauté immigrée entière. C’est de la manipulation raciste à l’état pur, et le Minnesota en paie le prix le plus cher.

Section 3 : Les manifestations qui ébranlent la nation
Un mouvement de masse spontané
La mort de Renee Good a déclenché une réaction en chaîne à travers tout le pays. Plus de 1000 manifestations ont été prévues ce week-end dans des États aussi divers que le Texas, le Kansas, le Nouveau-Mexique, l’Ohio ou la Floride. À Minneapolis même, des dizaines de milliers de personnes ont bravé un froid glacial pour défiler dans les rues, menées par des danseurs traditionnels mexicains en hommage aux racines de certaines communautés locales. Les slogans « Abolish ICE » et « No justice, no peace – get ICE off our streets » résonnaient dans une ville encore traumatisée par la mort de George Floyd.
Les manifestations, organisées par une coalition incluant l’ACLU, MoveOn Civic Action, Voto Latino et Indivisible – les mêmes groupes qui avaient mené les manifestations « No Kings » l’année dernière contre Trump – ont pris une ampleur nationale. Des rassemblements ont eu lieu à Washington D.C., Philadelphie, Los Angeles et Portland, où une autre fusillade impliquant un agent fédéral a encore aggravé la tension. À Minneapolis, la situation est devenue si tendue que des milliers de dollars de dégâts ont été causés à des hôtels censés loger les agents fédéraux, avec 29 arrestations lors des manifestations de la nuit du vendredi au samedi.

La réponse des autorités locales
Face à cette explosion de colère, les autorités locales ont tenté de maintenir un équilibre précaire. Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a exhorted les manifestants à rester pacifiques, déclarant « Nous ne répondrons pas au chaos de Donald Trump par notre propre marque de chaos. Il veut que nous mordions à l’hameçon. » Une position partagée par le gouverneur Walz, qui a accusé Trump de vouloir « distraire de son action horrible » en créant le chaos. Le chef de la police Brian O’Hara a confirmé que si les manifestations sont restées largement pacifiques, « tout comportement violent ou destructeur serait poursuivi avec vigueur ».
Ce qui me frappe dans ces manifestations, c’est la détermination des gens à dire « ça suffit ». Ils n’ont pas peur. Même face à 2000 agents fédéraux lourdement armés, même face aux menaces et aux provocations, ils descendent dans la rue par milliers. C’est le signe que quelque chose de profond est en train de se briser dans ce pays. Les gens ne veulent plus vivre dans une société où leur gouvernement peut leur tirer dessus dans la rue pour ensuite les traiter de terroristes. C’est une ligne rouge qui a été franchie, et je pense que Trump va découvrir qu’on ne peut pas indéfiniment brutaliser son propre peuple sans qu’il finisse par se révolter.

Section 4 : La machine de propagande trumpiste en marche
L’weaponisation des médias sociaux
L’administration Trump a immédiatement déclenché sa machine de propagande pour justifier l’injustifiable. Dans les heures suivant la fusillade, le Department of Homeland Security déclarait sur X (anciennement Twitter) que les actions de Renee Good constituaient un « acte de terrorisme domestique ». La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a affirmé lors de remarques publiques que Good avait « commis un acte de terrorisme domestique » et « avait essayé de leur foncer dessus avec son véhicule ». Des déclarations faites sans aucune preuve, avant même le début d’une véritable enquête.
La Maison Blanche n’est pas en reste. Le vice-président JD Vance a partagé une vidéo qu’il affirmait innocenter l’agent en montrant que « sa vie était en danger et qu’il a tiré en légitime défense ». Lors d’un point presse exceptionnel de plus de 30 minutes, Vance a accusé la victime d’être « influencée par un réseau d’extrême gauche » et qualifié sa mort de « tragédie de son propre fait » et de « tragédie d’une extrême gauche qui a mobilisé tout un mouvement de marginaux contre nos agents des forces de l’ordre ». Trump lui-même a qualifié une femme criant « shame » dans une vidéo de « fauteur de troubles professionnel ».

Les fractures politiques révélées
Cette gestion de crise a même provoqué des doutes au sein de l’administration. Un proche de la Maison Blanche a admis sous couvert d’anonymat : « Pensez-je que c’est du terrorisme domestique ? Oui. Mais ce n’était peut-être pas sage de le dire dès le début, de la manière dont Noem l’a dit. » Un autre responsable de l’administration a qualifié la situation de « très problématique et d’un très mauvais coup », ajoutant : « Je ne vois pas comment nous allons nous remettre de ça. » John Sandweg, qui a dirigé l’ICE sous Obama, a averti que « vous ne rendez pas service à l’agence ou aux agents en vous précipitant pour les défendre réflexivement. Vous créez simplement des risques que cela se reproduise. »
Ce qui me glace le sang, c’est la vitesse avec laquelle la machine à mensonges se met en marche. Ils n’ont même pas attendu 24 heures pour transformer une victime en terroriste. C’est une technique classique des régimes autoritaires : diaboliser l’adversaire avant même que les gens ne puissent réfléchir. Et le plus cynique ? Ils utilisent exactement les mêmes arguments que dans l’affaire de Portland – une autre fusillade dans un autre État – pour créer un récit national de « terrorisme d’extrême gauche ». Ce n’est pas de la politique, c’est de la purification politique en temps réel, et elle se déroule sous nos yeux.

Section 5 : Le contexte national explosif
Une stratégie d’intimidation à l’échelle nationale
L’offensive au Minnesota n’est qu’un exemple d’une stratégie beaucoup plus large. Depuis son retour au pouvoir, Trump a intensifié les opérations de l’ICE à travers tout le pays, transformant des villes entières en zones de guerre. Les agents fédéraux sont désormais déployés pour des tâches qui dépassent largement leur mission traditionnelle – contrôle des foules, maintien de l’ordre, opérations militaires de style. Une escalade qui a conduit à des confrontations de plus en plus fréquentes et violentes entre manifestants et forces de l’ordre.
Le week-end dernier, une autre fusillade impliquant un agent des douanes et de la protection des frontières à Portland, dans l’Oregon, a encore aggravé la situation. Le DHS a affirmé que les agents tentaient d’arrêter un immigrant vénézuélien non autorisé affilié au gang Tren de Aragua. Mais cette déclaration a été rapidement contredite par les faits – le FBI de Portland avait d’abord caractérisé l’incident comme « une fusillade impliquant un agent » avant de supprimer le message et de le qualifier « d’agression contre des agents fédéraux ». Un changement de récit qui n’a fait qu’augmenter la méfiance du public envers les déclarations officielles.

Les conséquences sur les communautés immigrées
Les communautés immigrées, particulièrement la communauté somalienne du Minnesota – la plus importante du pays – vivent dans un état de terreur permanent. La plupart sont des citoyens américains, mais cela ne les protège pas des raids et des intimidations. Depuis 1993, des milliers de personnes ont fui la guerre et l’instabilité en Somalie pour trouver refuge aux États-Unis, créant une communauté vibrante et prospère principalement basée dans les Twin Cities. Aujourd’hui, cette communauté est la cible principale des opérations de l’ICE dans l’État.
Ce qui me désole le plus, c’est de voir comment des communautés entières sont criminalisées pour des raisons purement politiques. Les Somaliens du Minnesota ne sont pas des « arnaqueurs » ou des « gens de peu » – ce sont des Américains qui ont fui la guerre pour construire une vie meilleure. Et aujourd’hui, ils sont traités comme des ennemis de l’État par leur propre gouvernement. C’est une trahison absolue de tout ce que les États-Unis sont censés représenter. Quand je vois des enfants somaliens qui ont peur d’aller à l’école de peur que leurs parents ne soient arrêtés, je me demande quel pays nous sommes devenus.

Section 6 : Les réponses politiques et institutionnelles
La résistance démocrate s’organise
Face à cette offensive fédérale, les démocrates à tous les niveaux tentent de s’organiser. Trois membres démocrates du Congrès du Minnesota – Angie Craig, Kelly Morrison et Ilhan Omar – se sont présentés au siège régional de l’ICE près de Minneapolis mais se sont vu refuser l’entrée. « Nous avons clairement fait savoir à l’ICE et au DHS qu’ils violaient la loi fédérale », a déclaré Craig. « C’est notre travail en tant que membres du Congrès de nous assurer que les détenus sont traités avec humanité, parce que nous sommes les États-Unis d’Amérique. »
Au niveau national, des sénateurs comme Tammy Duckworth de l’Illinois ont accusé l’administration de « ne pas pouvoir être digne de confiance », citant un schéma de « tirer d’abord, puis mentir, nier, nier » qui doit cesser. « Les vidéos ne mentent pas », a-t-elle insisté. Le gouverneur de l’Illinois, JB Pritzker, allié de longue date de Walz, aurait appelé ce dernier pour lui rappeler de « ne pas mordre à l’hameçon » et de ne pas descendre dans la violence – exactement ce que, selon lui, l’administration Trump voulait pour pouvoir déclarer la loi martiale.

Les divisions républicaines
Même au sein du camp républicain, des voix s’élèvent pour s’inquiéter de cette escalade. Si le Parti républicain du Minnesota défend largement le message de Trump – pas nécessairement son ton – et exprime sa solidarité avec les efforts pour éradiquer la fraude et renforcer l’application des lois sur l’immigration, certains stratèges reconnaissent les risques d’une telle approche. Le président du Parti républicain de l’État, Alex Plechash, a admis que « l’attention nationale que le président a portée au Minnesota signifie que les gens écoutent maintenant », reconnaissant implicitement la nature politique de l’offensive.
Ce qui me donne un mince espoir, c’est de voir qu’il y a encore des institutions qui résistent. Des membres du Congrès qui se font physiquement refouler des bâtiments fédéraux pour défendre le droit de supervision. Des gouverneurs qui appellent à la résistance pacifique mais ferme. Des journalistes qui continuent d’enquêter malgré les pressions. C’est le signe que la démocratie américaine, bien que blessée, n’est pas morte. Mais elle est sous attaque comme jamais auparavant, et chaque jour qui passe voit de nouvelles lignes rouges être franchies.

Section 7 : L'enquête et ses controverses
Une enquête compromises dès le départ
L’enquête sur la mort de Renee Good est née compromise. Les autorités du Minnesota ont accusé les forces de l’ordre fédérales d’entraver les enquêteurs de l’État sur cette fusillade mortelle impliquant l’ICE. Une situation d’autant plus grave que l’offensive fédérale a lieu au moment où plus de 2000 agents ont été déployés dans l’État dans le cadre de la plus grande opération d’immigration de l’administration Trump à ce jour.
L’agent Jonathan Ross, qui a tiré sur Good, avait lui-même été grièvement blessé en juin lorsqu’il avait été traîné par un véhicule différent dans le Minnesota. Le porte-parole du DHS, Tricia McLaughlin, a expliqué que l’agent avait « des éraflures sur tout le corps » suite à cette opération ciblant un immigrant non autorisé condamné pour agression sexuelle sur mineur, suggérant que cela explique pourquoi Ross était probablement en état d’hyper-alerte lorsque Good a commencé à conduire. Une explication qui, loin de justifier l’acte, soulève plutôt des questions sur la formation et l’état psychologique des agents déployés dans ces opérations.

Les experts sonnent l’alarme
Anciens et actuels responsables de l’application des lois sur l’immigration, tout en reconnaissant que de nombreux faits restent inconnus, ont été alarmés par les images et la décision de l’agent de faire feu. John Sandweg, l’ancien directeur de l’ICE sous Obama, craint que la réponse de l’administration ne fasse que créer plus de défis pour les agents des forces de l’ordre déjà placés dans des « situations difficiles » pour lesquelles ils ne sont pas formés.
Les images de la caméra portée par l’agent lui-même montrent une situation qui, selon de nombreux experts, n’exigeait pas l’usage de la force létale. Good peut être vue souriant à l’agent et lui parlant calmement avant que son épouse n’interfère verbalement. C’est seulement lorsqu’ils tentent de s’éloigner que les coups de feu sont tirés – une séquence qui contredit directement la version officielle d’une tentative d’attaque à la voiture-bélier.
Ce qui me rend fou, c’est cette tentative constante de justifier l’injustifiable. Ils nous disent que l’agent était « traumatisé » par une précédente opération. Et alors ? Ça lui donne le droit de tirer sur une femme souriante qui lui dit qu’elle n’est pas en colère ? La vraie question n’est pas pourquoi cet agent était traumatisé – c’est pourquoi nous envoyons des agents traumatisés faire du maintien de l’ordre dans des communautés civiles. C’est une recette pour le désastre, et maintenant une femme est morte.

Section 8 : Le rôle des médias sociaux
Une guerre de l’information en temps réel
Les réseaux sociaux sont devenus le champ de bataille principal dans cette guerre de l’information. Les vidéos de la fusillade, filmées à la fois par l’agent lui-même et par des témoins, ont été vues des millions de fois en quelques heures. Chaque camp interprète les mêmes images de manière radicalement différente – les supporters de Trump y voyant une légitime défense, les critiques y voyant un meurtre gratuit.
Les influenceurs conservateurs ont joué un rôle particulièrement néfaste dans cette escalade. Une longue vidéo sur le scandale de la fraude au Minnesota, mettant en cause des membres de la communauté somalienne, est devenue virale et a directement mené à des menaces et harcèlements contre des propriétaires de garderies somaliennes. Trump lui-même a partagé cette vidéo et en a amplifié les messages, créant un climat de haine et de suspicion qui a directement contribué à la tragédie.

La désinstitutionalisation de l’information
Cette crise illustre parfaitement la désinstitutionalisation de l’information dans l’Amérique trumpiste. Plus personne ne fait confiance aux médias traditionnels, chacun choisit sa propre réalité dans les bulles informationnelles des réseaux sociaux. Quand le DHS déclare quelque chose sur X, les supporters de Trump le croient aveuglément. Quand les médias d’information rapportent les faits, ils sont accusés de « fake news ». Cette fracture rend impossible tout dialogue constructif et any forme de consensus national sur la vérité.
Ce qui m’effraie le plus dans cette histoire, c’est la manière dont la vérité elle-même est devenue une victime. Nous ne vivons plus dans le même pays. Les supporters de Trump vivent dans une réalité alternative où les mères de famille sont des terroristes et où le gouvernement fédéral est un protecteur. Les critiques vivent dans une autre réalité où le gouvernement est devenu une menace mortelle. Et entre les deux, il n’y a plus aucun pont, aucun espace pour le dialogue. Nous sommes devenus deux pays dans un même territoire, et je crains que cette fracture ne soit irréparable.

Section 9 : Les dimensions juridiques et constitutionnelles
Les questions de légalité fédérale
Le déploiement massif d’agents fédéraux dans le Minnesota soulève de sérieuses questions juridiques et constitutionnelles. Le gouverneur Walz a qualifié cette opération d’exemple « dangereux » de « gouvernance par la télé-réalité ». L’utilisation de forces fédérales pour des opérations de maintien de l’ordre traditionnellement réservées aux autorités locales et étatiques représente une expansion sans précédent du pouvoir fédéral dans les affaires intérieures des États.
Le refus d’autoriser les membres du Congrès à entrer dans les installations de détention de l’ICE constitue potentiellement une violation de la loi fédérale, qui interdit au DHS de bloquer les membres du Congrès. Cette restriction croissante des visites de supervision a provoqué des confrontations de plus en plus tendues avec les législateurs démocrates, qui accusent l’administration de vouloir cacher des abus et des violations des droits humains.

Les implications pour l’État de droit
Cette crise met en péril les fondements mêmes de l’État de droit aux États-Unis. Quand l’exécutif peut déployer des forces militaires dans un État contre la volonté de ses dirigeants élus, quand les agents fédéraux peuvent tuer des citoyens en toute impunité, quand la vérité elle-même devient une arme politique, nous ne sommes plus dans une démocratie libérale – nous sommes sur la voie de l’autoritarisme.
Ce qui me terrifie, c’est la vitesse à laquelle les garde-fous constitutionnels s’effondrent. Chaque jour qui passe voit une nouvelle norme être franchie, une nouvelle ligne rouge être dépassée. Aujourd’hui, c’est le Minnesota. Demain, ce sera quel autre État ? Quelle autre communauté ? Jusqu’où allons-nous laisser cette machine autoritaire avancer avant de réaliser qu’il n’y aura plus de retour en arrière possible ?

Section 10 : Les dimensions humaines de la tragédie
Qui était Renee Nicole Good ?
Au-delà des batailles politiques et constitutionnelles, il est essentiel de se rappeler qui était Renee Nicole Good. Âgée de 37 ans, elle était une mère, une partenaire, une amie, et surtout une citoyenne engagée. Bénévole au sein d’un réseau communautaire qui surveille, documente et enregistre les opérations de l’ICE à Minneapolis, elle avait consacré son temps à protéger les communautés vulnérables contre les abus de pouvoir fédéral.
Ceux qui la connaissaient la décrivent comme une femme passionnée, dévouée à la justice sociale, profondément attachée à sa communauté. Elle n’était pas une « terroriste domestique » comme l’affirme l’administration Trump – elle était une Américaine ordinaire qui croyait en son pays et en ses idéaux, et qui a payé de sa vie cette croyance. Sa mort représente non seulement une tragédie personnelle pour sa famille et ses amis, mais une tragédie nationale pour tous ceux qui croient encore en la promesse américaine.

L’impact sur sa communauté
La mort de Renee Good a eu un impact dévastateur sur sa communauté. Un mémorial spontané s’est formé sur le lieu de la fusillade, avec des croix, des fleurs et des messages d’hommage. Des vigiles ont été organisées à travers tout le Minnesota, avec des milliers de personnes venant rendre hommage à cette femme devenue symbole de la résistance contre l’oppression fédérale.
Chaque fois que je pense à Renee Good, mon cœur se serre. Voilà une femme qui aurait pu être ma sœur, mon amie, ma voisine. Une femme qui faisait ce que tous les citoyens dignes devraient faire : veiller sur les plus vulnérables, documenter les abus, refuser de rester silencieuse face à l’injustice. Et pour ça, elle a été tuée. Par son propre gouvernement. C’est une trahison qui va au-delà des mots. C’est la preuve que nous avons échoué en tant que société, que nous avons laissé le mal triompher sur le bien, que nous avons trahi nos propres idéaux.

Section 11 : Les perspectives d'avenir
Une nation à un carrefour dangereux
Les États-Unis se trouvent à un carrefour critique de leur histoire. Les événements du Minnesota ne sont pas un incident isolé, mais le symptôme d’une maladie plus profonde qui ronge le corps politique américain. L’utilisation croissante de la force fédérale contre les citoyens, la criminalisation de la dissidence, la destruction des institutions démocratiques – tout cela pointe vers un avenir de plus en plus sombre si rien n’est fait pour inverser la tendance.
Les manifestations nationales déclenchées par la mort de Renee Good représentent peut-être le dernier sursaut d’une démocratie en agonie. La question est de savoir si ce sursaut sera suffisant pour arrêter la marche vers l’autoritarisme. Les prochaines semaines et les prochains mois seront cruciaux. Soit les Américains parviennent à se mobiliser massivement pour défendre leurs institutions démocratiques, soit ils assistent passivement à leur destruction finale.

Le rôle crucial de la société civile
Dans ce contexte, le rôle de la société civile devient absolument essentiel. Les organisations de défense des droits civiques, les médias indépendants, les associations communautaires, les églises, les syndicats – toutes ces institutions représentent les derniers remparts contre la tyrannie. Leur capacité à résister, à s’organiser, à informer et à mobiliser déterminera si les États-Unis pourront retrouver leur chemin démocratique ou s’ils glisseront irrémédiablement vers l’abîme autoritaire.
J’avoue que je suis partagé entre le désespoir et un mince espoir. Le désespoir en voyant à quelle vitesse la démocratie s’effondre sous nos yeux. Mais aussi un espoir en voyant la résistance des gens ordinaires – ces milliers de personnes qui descendent dans la rue par temps glacial, ces membres du Congrès qui se font physiquement refouler des bâtiments fédéraux, ces journalistes qui continuent d’enquêter malgré les menaces. C’est dans ces actes de courage ordinaire que réside peut-être le dernier espoir de l’Amérique.

Conclusion : le prix de la liberté
Une leçon tragique pour la démocratie
La mort de Renee Good nous laisse avec une leçon tragique et brutale : la démocratie n’est pas un acquis, mais une conquête quotidienne qui doit être défendue sans cesse contre ceux qui cherchent à la détruire. Chaque citoyen qui reste silencieux face à l’injustice, chaque institution qui ferme les yeux sur les abus, chaque média qui se complaît dans la propagande – tous deviennent complices de la destruction de ce que nous avons de plus précieux.
Les États-Unis se trouvent aujourd’hui face à un choix existentiel. Soit ils continuent sur cette voie périlleuse vers l’autoritarisme, soit ils trouvent la force de se réveiller et de se battre pour leurs idéaux fondateurs. La bataille pour l’âme de l’Amérique se joue aujourd’hui dans les rues de Minneapolis, dans les couloirs du Congrès, dans les rédactions des journaux, et surtout dans le cœur de chaque Américain qui doit décider s’il veut vivre dans un pays de liberté ou dans un pays de peur.

L’héritage de Renee Good
Si un héritage positif doit être tiré de cette tragédie, c’est celui de l’éveil des consciences. La mort de Renee Good a servi de catalyseur à une prise de conscience nationale sur les dangers qui menacent la démocratie américaine. Elle est devenue le symbole de toutes les victimes de l’oppression, de tous les courageux qui refusent de se taire, de tous les citoyens qui croient encore en la promesse d’une Amérique juste et libre.
En écrivant ces dernières lignes, je pense à Renee Good et à toutes les autres victimes de cette folie autoritaire. Je pense à sa famille, à ses amis, à sa communauté. Mais je pense aussi à tous ces Américains anonymes qui, ce week-end, ont bravé la peur pour descendre dans la rue. Dans leurs yeux, j’ai vu la flamme de la liberté qui refuse de s’éteindre. Et cette flamme, aussi fragile soit-elle, représente le dernier espoir de ce pays blessé. Le combat pour l’Amérique n’est pas terminé. Il ne fait que commencer.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/minnesota-en-flammes-la-mort-de-renee-good-r%C3%A9v%C3%A8le-la-brutale-machine-trumpiste/ar-AA1TZCKz?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=6964a748ff404c1fa0cc2401a5fbc465&ei=13

Écrit par : Allusion | 12/01/2026

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Amérique de Trump

Avec sa politique ultraconservatrice, le président américain Donald Trump bouleverse l’ordre mondial autant que l’équilibre institutionnel et sociétal des États-Unis. Tourné moins d’un an après le début de son second mandat, ce documentaire analyse l'impact concret de ses mesures sur la population.

Depuis le début de son second mandat à la présidence des États-Unis, entamé le 20 janvier 2025, Donald Trump bouleverse l’ordre mondial à un rythme vertigineux. Sa politique s’appuie, selon de nombreux observateurs, sur le "Projet 2025", un document de 900 pages élaboré par la Heritage Foundation, un think tank conservateur qui promeut un pouvoir présidentiel fortement centralisé et une réorientation ultraconservatrice de la société américaine. Gouvernant principalement par décret, Donald Trump affaiblit les contre-pouvoirs et remet en cause l’équilibre institutionnel du pays. Quels sont les effets concrets de ces mesures ? Dans les Appalaches, l’association Health Wagon, qui assure gratuitement des soins de base dans l’une des régions les plus pauvres du pays, fait face à une demande inédite. Dans les Everglades, la construction du centre de détention pour migrants "Alligator Alcatraz" au cœur d’une zone protégée entraîne la destruction d’habitats essentiels aux populations autochtones et à la faune locale. Partout aux États-Unis, des centaines de milliers de fonctionnaires perdent leur emploi, comme Joy Marver, vétérane queer de la guerre en Irak.

Redéfinition de l’ordre mondial
Porté par les analyses de journalistes et d’experts internationaux, le documentaire décrypte une politique qui, en quelques mois, a redéfini l’ordre mondial autant que l’équilibre interne des États-Unis. En suivant les trajectoires des personnes qui soutiennent Donald Trump autant que celles de personnes qui en subissent directement les conséquences, il interroge la manière dont ces décisions transforment le quotidien de la population et met en lumière la cohérence idéologique d’un ensemble de mesures qui, malgré leur diversité, convergent vers un même horizon politique.

https://www.arte.tv/fr/videos/126927-000-A/l-amerique-de-donald-trump/

Écrit par : Allusion | 12/01/2026

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C’est reparti pour un tour, et ça ne fait pas dans la dentelle. Donald Trump a décidé de couper court, littéralement, en mettant une pression monstre sur Cuba. Son objectif ? Affaiblir l’île pour tordre le bras à son président et forcer la signature d’un accord. La méthode est brutale, c’est le moins qu’on puisse dire. Dimanche dernier, sur son réseau social fétiche, Truth Social, il a lâché une bombe en majuscules : « IL N’Y AURA PLUS DE PÉTROLE OU D’ARGENT À DESTINATION DE CUBA – ZÉRO ! ». Le message est clair, non ? Il suggère même, avec cette diplomatie du bulldozer qu’on lui connaît, que La Havane ferait mieux d’accepter un deal « AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD ».
Évidemment, ça n’a pas tardé à réagir en face. Miguel Diaz-Canel, le président cubain, a vu rouge. Sur X (l’ancien Twitter, on s’y fait toujours pas…), il a rétorqué que « personne ne dicte quoi faire » à son pays. Pour lui, Cuba est une « nation libre, indépendante ». Il a même ajouté une phrase qui en dit long sur l’état d’esprit là-bas : « Cuba n’agresse pas, elle est agressée par les États-Unis depuis 66 ans, et elle ne menace pas, elle se prépare, prête à défendre la Patrie jusqu’à la dernière goutte de sang ». Ambiance.
Comme si ce n’était pas assez tendu, Trump a rajouté une couche, un peu d’huile sur le feu si j’ose dire, en partageant le message d’un internaute suggérant que Marco Rubio deviendrait le prochain dirigeant de Cuba. Oui, Marco Rubio, le secrétaire d’État américain actuel. C’est une provocation assez énorme quand on connaît l’histoire. Gilles Baril, un spécialiste de la géopolitique latino-américaine, nous rappelle d’ailleurs très justement que « Marco Rubio est le fils de Cubains qui ont fui la révolution et se sont exilés aux États-Unis ». On imagine l’effet que ça fait à La Havane…

Une île de plus en plus isolée : l’étau se resserre
Ce qui se joue là, c’est peut-être la survie économique de l’île, ni plus ni moins. Charles-Philippe David, qui préside l’Observatoire des États-Unis de la Chaire de Recherche Raoul-Dandurand, n’y va pas par quatre chemins. Il voit dans ces déclarations « une volonté très claire d’affaiblir sérieusement Cuba au point où elle tombe ». C’est radical. Il parle même d’un équivalent de « blocus pétrolier ». Et franchement, il pose la bonne question : « Comment une économie peut survivre de ça ? C’est vraiment terrible », se désole-t-il.
Le timing est catastrophique pour Cuba. Pourquoi ? Parce que le 3 janvier dernier, le président vénézuélien Nicolas Maduro a été capturé. C’est un coup dur immense car, avec le Mexique, le Venezuela était l’un des principaux fournisseurs de pétrole de ce petit état des Caraïbes. Sans eux, c’est la panne sèche.
On pourrait penser aux vieux alliés, non ? Depuis le blocus de 1962, Cuba s’était tournée vers la Russie, la Chine, l’Iran… Mais Gilles Baril, notre expert de l’Amérique latine, est assez pessimiste sur ce coup-là. « Je ne suis pas certain qu’ils vont être là aujourd’hui », s’avance-t-il. Selon lui, ces pays n’ont plus vraiment d’intérêt stratégique ou économique à faire des affaires avec Cuba en ce moment. L’île se retrouve donc plus seule que jamais.

L’impact direct : pénuries alimentaires et tourisme en berne
Au-delà de la grande politique, il y a les gens. La réalité du terrain. Pour le peuple cubain, la situation s’annonce extrêmement difficile. Comme le résume très bien M. Baril, « la question première c’est de manger ». Il y a déjà des problèmes de denrées alimentaires très importants là-bas. C’est le quotidien qui trinque.
Et puis, il y a nous, les Québécois. On le sait, l’île est très prisée par chez nous, on adore y aller. Sauf que l’économie cubaine dépend du tourisme, et là, ça commence à coincer. Tina Beaulieu, qui tient l’agence de voyages N.T Air, sent déjà le vent tourner. Elle remarque un essoufflement des réservations. C’est palpable.
Elle a fait ses comptes : elle a 25 clients qui doivent partir pour Cuba dans les deux prochaines semaines. Eh bien, deux ont déjà changé leur destination. Ça peut paraître peu, mais c’est un signal. Le pire, c’est pour les nouveaux clients. « Les nouveaux qui réservent veulent éviter Cuba », signale-t-elle. Son constat est sans appel et formulé avec une franchise qu’on apprécie : « Les Cubains en arrachent en tabarouette. Ils vivent avec le tourisme, mais s’il y en a moins, ils vont souffrir ». C’est ça la triste réalité derrière les tweets et les déclarations chocs.

Conclusion : Un avenir incertain
On se retrouve donc face à un bras de fer qui dépasse largement les frontières de la diplomatie habituelle. Entre un Donald Trump déterminé à serrer la vis jusqu’à la rupture et un régime cubain qui joue la carte de la résistance héroïque, c’est la population qui se retrouve prise en étau. Les semaines à venir seront décisives, tant pour la stabilité politique de la région que pour les vacances de nombreux Québécois qui regardent désormais cette destination avec inquiétude.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trump-met-cuba-au-pied-du-mur-un-bras-de-fer-qui-inqui%C3%A8te-jusqu-au-qu%C3%A9bec/ar-AA1U3dhc?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=6964e63fdfea40078bf47cbe66f80f67&ei=11

Écrit par : Allusion | 12/01/2026

Invité sur RTL info, l’ambassadeur des États-Unis en Belgique, Bill White, a mis en avant les liens historiques et stratégiques entre nos deux pays, tout en défendant la vision de Donald Trump sur les enjeux mondiaux, notamment la guerre en Ukraine.
Interrogé sur les grandes puissances mondiales, Bill White a reconnu que les États-Unis restent « préoccupés », notamment par la Chine, désignée comme une « menace militaire et financière » dans la dernière stratégie de sécurité américaine. Cette stratégie a été définie « par le président Trump le mois passé », a précisé le diplomate.
Concernant la Russie, l’ambassadeur a rejeté l’idée d’une guerre directe. « Nous, les États-Unis, ne sommes pas en guerre avec la Russie », a-t-il assuré. Et d’ajouter : « Beaucoup de personnes aiment demander au président Trump ou au président Zelensky d’avoir des mots durs à l’égard de la Russie. […] Mais actuellement, nous travaillons à l’élaboration d’un accord de paix. »
Selon lui, la posture de l’administration Trump est claire : éviter les critiques inutiles et œuvrer en coulisses à une résolution du conflit. « Ce que nous voulons, c’est une paix, une paix durable. Et je sais que le président Trump a pour principal objectif de mettre fin à cette tuerie, de mettre fin à cette guerre. »

Le Groenland et l’OTAN : un enjeu stratégique
Évoquant les propos polémiques de Donald Trump sur le Groenland, Bill White a tenté de les remettre dans un cadre stratégique. « Le président Trump parle de l’achat du Groenland comme étant un actif stratégique clé pour les États-Unis », a-t-il expliqué, ajoutant que la région joue un rôle essentiel pour « protéger l’ensemble de nos alliés ».
Selon lui, loin de menacer l’OTAN, cette vision participe d’un « effort collectif » de défense. « Je pense que dans les jours, les semaines à venir, nous nous rendrons compte de l’importance stratégique du Groenland », a-t-il insisté.

Quelques critiques sur la Belgique
Enfin, interrogé sur ce qu’il « déteste » en Belgique, l’ambassadeur a évoqué des défis à relever. « Je dirais que l’on doit porter une attention plus particulière à l’immigration clandestine », a-t-il déclaré.
Il a également plaidé pour un meilleur dialogue : « On doit se parler dans le respect et faire en sorte que la Belgique soit de nouveau forte. » Bill White a insisté en reprenant des propos bien connus de son président : « Make Belgium Great Again »
Cependant, l’ambassadeur américain Bill White a souligné la solidité des relations entre les États-Unis et la Belgique. « Le Royaume de Belgique est un grand pays. Nous sommes partenaires et alliés depuis plus de 100 ans », a-t-il affirmé.
Beaucoup de Belges l'ignorent !
Il a également tenu à rappeler l’engagement historique des soldats américains venus « libérer la Belgique, non pas une fois, mais deux fois », pendant les deux guerres mondiales.
Selon lui, les relations entre les deux pays sont marquées par des liens économiques, culturels, mais aussi une affection mutuelle : « Les Américains adorent les Belges. Je pense que ça s’applique également dans le sens inverse. »

Écrit par : Allusion | 12/01/2026

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Belgique, États-Unis et accusations d'antisémitisme: l'ambassadeur Bill White rappelé à l'ordre, quelles conséquences?
Le ministère des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur américain, Bill White, pour lui rappeler les principes de sa fonction et de la séparation des pouvoirs, à la suite des accusations d'antisémitisme à l'égard de la Belgique.

https://www.lecho.be/economie-politique/belgique/federal/belgique-etats-unis-et-accusations-d-antisemitisme-l-ambassadeur-bill-white-rappele-a-l-ordre-quelles-consequences/10648881.html

Écrit par : Allusion | 17/02/2026

Elie Kakou avait un cancer
Ce 12 janvier 2026, Elie Kakou aurait eu 65 ans. Sur scène, à la télévision ou dans des Zéniths remplis à ras bord, il crée une galerie de personnages immédiatement reconnaissables : l’attaché de presse surexcité, le professeur dépassé, et surtout Madame Sarfati, inspirée de sa grand-mère maternelle, caricature tendre et explosive de la mère juive tunisienne. Son humour, populaire et fédérateur, marque toute une génération.
Au sommet de sa gloire, l’humoriste disparaît pourtant de manière soudaine. Le 10 juin 1999, Elie Kakou meurt à Paris des suites d’un cancer du poumon. Une annonce qui choque le public comme le monde du spectacle, tant l’artiste semblait encore omniprésent quelques mois auparavant. Ce que peu de gens savaient alors, c’est qu’il était également atteint du virus du sida, une réalité qu’il avait choisi de garder secrète.
Selon les témoignages de ses proches, notamment de sa sœur Brigitte, Elie Kakou a dissimulé sa maladie pour protéger sa famille, et en particulier sa mère, fragile de santé. "On a toujours protégé ma mère. Elle était cardiaque", expliquait-elle. Déjà éprouvée par le décès de sa petite-fille, la famille n’était pas prête à affronter une nouvelle épreuve. L’humoriste, qui espérait encore guérir, préférait continuer à faire rire les siens plutôt que de les inquiéter.
Même lorsque les effets des traitements deviennent visibles, Elie Kakou minimise. À sa mère, étonnée par sa chute de cheveux, il répond avec humour : "Je fais comme Barthez, c’est très à la mode". Ce n’est qu’une semaine avant sa mort qu’il lui avoue finalement la gravité de son état. Un aveu tardif, presque comme un soulagement, avant de s’éteindre discrètement.

Les hommages après sa mort
Malgré la maladie, Elie Kakou n’avait pas renoncé à ses projets. Deux ans avant sa disparition, le réalisateur Thomas Gilou lui offre un rôle marquant dans La Vérité si je mens !, ouvrant à l’humoriste de nouvelles perspectives au cinéma. Son dernier film, Monsieur Naphtali, sortira d’ailleurs en salles à titre posthume, comme un ultime clin d’œil à son talent.
Vingt-cinq ans après sa mort, Elie Kakou demeure une référence. De nombreux artistes, de Gad Elmaleh à Kev Adams, reconnaissent son influence et son audace. En 2019, un spectacle hommage réunit humoristes confirmés et jeunes talents au Cirque d’Hiver, tandis que Marseille, sa ville de cœur, lui rend hommage avec une plaque commémorative.
Sa sœur Brigitte a également œuvré pour faire vivre sa mémoire en créant l’association Les Enfants d’Élie, destinée à venir en aide aux enfants malades. Un projet fidèle à la sensibilité de l’artiste, convaincu que le rire pouvait apaiser les douleurs.
Derrière Madame Sarfati et les éclats de rire, Elie Kakou laisse le souvenir d’un homme pudique, généreux et profondément humain. Mort trop tôt, il continue pourtant de faire rire, preuve que certains artistes ne disparaissent jamais vraiment.

Un monument du rire
Au-delà de la scène, Elie Kakou était aussi un travailleur acharné, obsédé par le détail. Costumes, maquillages, voix, gestes : tout était pensé avec une précision presque artisanale. Formé à la prothésie dentaire, il avait conservé une habileté manuelle qui nourrissait sa créativité. Il dessinait, façonnait, inventait ses personnages comme on sculpte une œuvre. Cette exigence expliquait la force immédiate de ses sketchs, compréhensibles par tous, sans jamais sombrer dans la facilité ni la caricature gratuite. Son héritage dépasse aujourd’hui le simple souvenir nostalgique. Sur les réseaux sociaux et les plateformes vidéo, ses sketchs continuent de circuler et de séduire un public qui ne l’a parfois jamais connu de son vivant. Elie Kakou est devenu un pont entre les générations, une référence souvent citée mais toujours moderne. Son humour, basé sur l’observation et l’autodérision, résiste au temps, rappelant que le rire le plus fort naît souvent de la sincérité et de la bienveillance.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/elie-kakou-de-quoi-est-mort-l-humoriste-qui-jouait-madame-sarfati/ar-AA1U1qml?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=6965058f6cc24afd9cf1032817206607&ei=15

Écrit par : Allusion | 12/01/2026

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Ce lundi 12, sur RTL Plus = Mission : Impossible / Falloot

Déjouer les plans visant à mettre le monde actuel à genoux.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mission_impossible_:_Fallout

Écrit par : Allusion | 12/01/2026

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Introduction
Une phrase, et l’économie tremble
Zéro chiffre ne protège de la peur quand elle se glisse dans une phrase. « Nous serons ruinés… » Donald Trump lâche ces mots en visant une audience devant la Cour suprême des États-Unis consacrée aux droits de douane. Ce n’est pas une métaphore légère. C’est une alarme. Une manière de transformer un débat de droit, aride en apparence, en drame national. Les tarifs, d’ordinaire, vivent dans les colonnes de tableaux, dans les notes de bas de page, dans les rapports d’experts. Là, ils remontent à la surface. Ils mordent. Ils menacent le portefeuille, donc la dignité, donc l’idée même qu’on se fait d’un pays capable de tenir debout. Car une audience à Washington n’est jamais seulement une audience. C’est un test de force entre l’exécutif et les juges. C’est une bataille sur qui décide, qui impose, qui cède. Et, au bout de la chaîne, ce sont des factures qui changent, des prix qui grimpent, des entreprises qui retiennent leur souffle, des travailleurs qui se demandent si le prochain choc sera pour eux. Dans ce théâtre, Trump choisit la peur comme projecteur. Il dramatise. Il personnalise. Il dit « nous ». Il met tout le monde dans le même bateau, juste avant la tempête.
Cette phrase n’arrive pas dans le vide. Elle s’inscrit dans une histoire américaine où les tarifs douaniers sont un outil politique autant qu’économique. On les brandit pour punir, protéger, négocier. On les vend comme une armure pour l’industrie, puis on découvre qu’une armure peut peser sur celui qui la porte. Ce qui se joue devant la Cour suprême, ce n’est pas seulement la technique juridique des pouvoirs présidentiels ou des textes qui encadrent le commerce. C’est la frontière entre la décision rapide, unilatérale, et la règle. Entre le réflexe et le droit. Trump, lui, parle comme on frappe du poing sur la table. « Ruinés », c’est le mot qui écrase tout le reste. Il veut que l’audience soit perçue comme une menace immédiate, presque physique, pas comme un processus normal de contrôle institutionnel. Et c’est là que l’émotion devient un levier. Quand un ancien président décrit l’issue comme un naufrage, il invite chaque citoyen à se demander: qui tient le gouvernail? Les juges, les politiques, ou la colère? Dans ce climat, même une procédure devient une scène. Et chaque mot, une arme.

La Cour suprême au cœur du feu
La Cour suprême des États-Unis n’est pas un décor. C’est un mécanisme de frein et de contrepoids, taillé pour résister aux emballements. Quand une affaire liée aux droits de douane arrive à ce niveau, elle touche à la fois au commerce, à l’autorité présidentielle, et à l’équilibre des pouvoirs. Le citoyen moyen ne lit pas les mémoires juridiques. Il ne suit pas les arguments sur la compétence, les délégations de pouvoir, ou les standards de contrôle. Mais il comprend une chose: si la plus haute juridiction se penche sur ces tarifs, c’est que la question dépasse le simple choix politique. C’est une question de légitimité. Qui a le droit de taxer, de frapper un secteur, de déclencher une riposte étrangère? Derrière les mots « audience » et « droits de douane », il y a des chaînes d’approvisionnement, des ports, des conteneurs, des contrats, des coûts répercutés. Il y a aussi l’incertitude, ce poison lent qui fait hésiter à embaucher, à investir, à lancer une production. Trump, en dramatisant, transforme l’incertitude en récit. Il ne parle pas d’un détail juridique; il parle d’une menace existentielle. Et plus il cadre l’affaire comme un basculement, plus il pousse chacun à choisir un camp, même sans connaître le dossier.
Il faut mesurer ce que signifie, dans une démocratie, l’usage d’un mot comme ruinés à propos d’un processus judiciaire. Ce n’est pas une analyse. C’est une pression. Une tentative de peindre la Cour comme un obstacle à la survie économique, plutôt que comme un arbitre. Le débat sur les tarifs est pourtant complexe: protéger certains emplois peut en fragiliser d’autres; renchérir des importations peut soutenir une industrie locale, mais aussi alourdir la facture des ménages et des entreprises qui dépendent de pièces, de matériaux, de produits intermédiaires. Les conséquences se diffusent, parfois invisibles, jusqu’au moment où elles apparaissent sur un ticket de caisse ou dans une annonce de licenciement. C’est cette diffusion que la politique adore simplifier. Trump le sait. Il sait que la colère trouve plus vite sa cible quand on lui donne un visage, une institution, une salle d’audience. Alors il met la Cour suprême dans le viseur d’un récit de catastrophe. Et il s’offre, en miroir, comme celui qui aurait évité le pire. C’est une stratégie de contraste: eux, le risque; moi, la protection. Dans cette mécanique, la nuance est l’ennemie. La peur, elle, est un carburant.

Des tarifs, des vies, une fracture
Les droits de douane sont souvent racontés comme un jeu entre États, une bataille de chiffres et de pourcentages. Mais la vérité, c’est qu’ils finissent toujours par s’asseoir à la table de la cuisine. Ils se glissent dans le prix d’un outil, d’un vêtement, d’un appareil. Ils pèsent sur une petite entreprise qui importe une composante, sur un agriculteur qui vend à l’étranger et voit la riposte arriver, sur un transporteur qui subit les à-coups. L’Amérique a déjà vécu des cycles de protectionnisme et de libéralisation, des périodes où l’on promettait de « sauver » en fermant, puis où l’on constatait que fermer coûte aussi. Alors, quand Donald Trump parle de ruine, il touche une corde sensible: celle de la précarité ressentie, de la crainte que tout bascule sans prévenir. Il transforme un dossier institutionnel en sentiment intime. C’est puissant. Et c’est dangereux. Parce que l’économie n’est pas une scène où un seul héros contrôle l’issue. C’est un ensemble de choix, de réactions, de compromis, de jugements. Et la Cour suprême, qu’on l’aime ou non, est là pour dire ce que le droit permet, pas ce qu’une campagne préfère.
Il y a une fracture qui traverse ce débat. D’un côté, ceux qui voient dans les tarifs une barrière protectrice, un moyen de regagner du terrain, de réaffirmer une souveraineté économique. De l’autre, ceux qui y voient un impôt déguisé, une source de tensions commerciales, un facteur d’inflation et d’instabilité. Et au milieu, une masse de gens qui ne se reconnaissent dans aucun slogan, mais qui sentent la pression monter dès qu’on parle de prix, d’emplois, d’avenir. C’est ce milieu-là que la phrase « Nous serons ruinés… » vise. Elle ne s’adresse pas à des spécialistes. Elle s’adresse à la peur ordinaire. Elle dit: vous allez payer. Vous allez perdre. Et si vous ne me suivez pas, on vous fera tomber. Ce n’est pas seulement une opinion sur une audience; c’est une manière de cadrer la réalité. La justice devient un risque. Le débat devient une menace. La complexité devient une trahison. Voilà pourquoi cette actualité compte. Parce qu’elle montre comment un mot peut tenter de prendre le contrôle d’une institution, d’un pays, d’un récit. Et parce que, face à ça, chacun doit choisir: écouter, vérifier, comprendre. Ou céder à l’impact brut.
Je ne peux pas rester indifférent quand une phrase aussi lourde que « nous serons ruinés » est lancée comme un projectile contre un processus judiciaire. Je pense à ce que ces mots font, ici et maintenant, dans les têtes. Ils fabriquent de l’urgence. Ils fabriquent un ennemi. Ils fabriquent une peur qui se propage plus vite que n’importe quel argument juridique. Et moi, je refuse qu’on transforme la Cour suprême en punching-ball politique au nom d’une économie réduite à un slogan. Les droits de douane, ce n’est pas une incantation. Ce sont des décisions qui se répercutent, qui déplacent la douleur, qui peuvent protéger et abîmer dans le même mouvement. Quand on crie à la ruine, on ne cherche pas seulement à convaincre: on cherche à faire plier. Je veux qu’on entende la gravité de l’enjeu sans accepter la manipulation émotionnelle. On peut être inquiet, on peut être en colère, mais on ne doit pas se laisser confisquer le droit de comprendre. L’Amérique mérite mieux qu’un mot qui claque pour faire taire le reste.

Le jour où Trump a crié « ruinés »
Quand un mot fait trembler l’économie
Il y a des phrases qui passent à la télévision comme de la buée. Et puis il y a celles qui restent, parce qu’elles s’agrippent à la gorge. Quand Donald Trump lâche « Nous serons ruinés… » au sujet d’une audience devant la Cour suprême des États-Unis sur les droits de douane, il ne se contente pas de commenter un dossier juridique. Il plante un drapeau émotionnel. Il choisit un mot qui parle aux tripes, pas aux juristes. « Ruinés », ce n’est pas une ligne dans un budget. C’est la peur de perdre sa maison. C’est la colère d’un salaire qui n’avance plus. C’est l’impression d’être abandonné, encore, par des décisions prises loin des cuisines et des ateliers.
Mais derrière ce choc verbal, il y a une réalité froide: une audience à la Cour suprême, c’est un moment où l’État de droit pèse chaque argument, où l’on mesure la portée d’un pouvoir qui touche aux prix, aux échanges, aux chaînes d’approvisionnement. Le commerce, ce n’est pas abstrait. Un droit de douane peut se traduire par une hausse de coûts, par des marges écrasées, par des décisions d’investissement reportées. Trump le sait. Il le martèle à sa manière, brutale, théâtrale, efficace. Il transforme la complexité d’un contentieux en scène de survie. Et ce faisant, il force tout le pays à regarder le même point: qui paiera, au bout de la route, si les règles changent?

La Cour suprême, arène silencieuse
Dans l’imaginaire collectif, la Cour suprême est un temple, un lieu qui parle doucement, qui écrit lentement, qui tranche avec des pages, pas avec des slogans. Et c’est précisément pour cela qu’une phrase comme « Nous serons ruinés… » fait l’effet d’une sirène. Parce qu’elle heurte ce silence. Elle bouscule l’idée que la justice serait un monde séparé, protégé des tempêtes. Une audience sur les droits de douane, ce n’est pas un simple débat technique; c’est une discussion sur le pouvoir de l’État, sur la capacité d’un président à agir, sur les limites posées par la Constitution et par les lois fédérales. Cela touche au cœur de la gouvernance américaine: qui décide, jusqu’où, et avec quel contrôle.
Trump, lui, utilise la dramaturgie. Il ne décrit pas un mécanisme, il décrit une chute. Il ne parle pas de procédures, il parle de conséquences. Ce contraste est calculé, parce qu’il connaît la mécanique de l’attention: un tribunal explique, un candidat frappe. La question, pourtant, demeure sérieuse et lourde: quand un dossier de tarifs arrive à ce niveau, il devient plus qu’un conflit ponctuel, il devient un signal. Les entreprises écoutent. Les partenaires commerciaux observent. Les marchés tentent d’anticiper. Et le citoyen, lui, n’a pas le luxe de distinguer facilement ce qui relève de la rhétorique et ce qui relève d’un risque réel. Il entend « ruinés » et il imagine l’addition. Il entend « Cour suprême » et il comprend que ce n’est pas un simple tweet: c’est un bras de fer institutionnel.

Les tarifs, cette arme à double tranchant
Les droits de douane ont toujours été vendus comme des boucliers. Protéger l’industrie. Rééquilibrer les échanges. Faire payer « l’autre ». Sur le papier, l’idée se tient; dans la vraie vie, elle se complique vite. Car un tarif, c’est un frottement sur une économie déjà pleine de frictions. Il peut protéger certains producteurs, oui. Il peut aussi renchérir les intrants, étouffer des secteurs qui importent pour fabriquer, provoquer des représailles. Une décision judiciaire, une interprétation des pouvoirs, une limite posée au nom du droit: tout cela se répercute dans des choix concrets, parfois brutaux. Embaucher ou geler. Investir ou attendre. Augmenter les prix ou réduire la qualité. Ce sont des verbes, pas des concepts.
En disant « Nous serons ruinés », Trump pousse le curseur au maximum. Il n’argumente pas seulement, il alarme. Et cette alarme vise deux publics à la fois. D’un côté, ceux qui se sentent fragiles et veulent qu’on les protège, coûte que coûte, même au prix d’une confrontation commerciale. De l’autre, ceux qui redoutent l’instabilité, qui voient dans chaque secousse tarifaire une menace pour la prévisibilité et pour la confiance. Entre ces deux peurs, la Cour suprême devient malgré elle un théâtre où l’on projette des angoisses nationales. Le problème, c’est que le pays ne vit pas de mots. Il vit de contrats, de cargos, de factures, de décisions d’usines. Les mots peuvent mobiliser. Ils peuvent aussi brûler. Et quand un ancien président associe une audience au spectre de la ruine, il injecte dans le débat une émotion qui peut engloutir la nuance, exactement au moment où la nuance devient vitale.
Mon cœur se serre quand un mot comme « ruinés » devient une arme lancée en pleine audience, comme si le droit n’était plus qu’un ring. Je pense aux gens qui n’ont pas le temps de lire des décisions, qui n’ont pas la distance pour démêler la stratégie de la réalité. Ils entendent cette phrase et ils la portent toute la journée, dans le bus, au travail, à table. Je ne nie pas l’angoisse économique; elle est partout, dans l’inflation ressentie, dans l’incertitude, dans la fatigue de devoir toujours s’adapter. Mais je crains ce moment où l’on échange l’explication contre le choc, où l’on préfère la peur à la précision. Une audience à la Cour suprême devrait rappeler que les institutions tiennent, même quand le pays tremble. Et pourtant, quand la politique crie, le silence du tribunal paraît soudain trop fragile. Je voudrais qu’on puisse parler des droits de douane sans promettre l’apocalypse, sans réduire des millions de vies à un mot qui claque. Parce qu’un pays ne se sauve pas avec des cris. Il se sauve avec du courage, et avec de la vérité.

La Cour suprême face au piège des tarifs
Une phrase, et l’économie vacille
« Nous serons ruinés… » La formule claque, parce qu’elle vise le ventre. Donald Trump l’a lâchée à propos d’une audience devant la Cour suprême des États-Unis sur les droits de douane. Ce n’est pas une note de bas de page, pas un détail technique réservé aux juristes. C’est une menace mise en scène. Quand on parle de tarifs, on parle d’un levier qui traverse tout: les chaînes d’approvisionnement, les prix à la caisse, les marges des entreprises, les emplois. Un impôt à la frontière finit souvent par se retrouver ailleurs, parfois dans le panier d’un parent qui compte chaque billet, parfois dans le budget d’une petite société qui hésite à embaucher. La Cour suprême, elle, n’est pas censée trembler devant une phrase. Elle est censée regarder le droit en face, sans micro, sans slogans, sans peur du bruit. Mais l’audience sur les tarifs porte un poids politique évident: elle touche au pouvoir de l’exécutif, à la manière dont un président peut agir sur le commerce, et aux limites que le pays accepte, ou refuse, de poser. Dans cet espace, chaque mot devient une pression. Même une hyperbole. Surtout une hyperbole.
Il y a un piège, et il est vieux comme la politique: transformer une question de compétences et de procédure en bataille existentielle. Dire « ruinés », c’est tenter d’imposer un décor de catastrophe avant même que les juges n’ouvrent la bouche. C’est faire entrer l’audience dans un théâtre où l’on distribue les rôles à l’avance: d’un côté, ceux qui sauvent; de l’autre, ceux qui condamnent. Or la Cour suprême n’est pas un comité de campagne. Elle doit arbitrer, pas applaudir. Et ce qui se joue dans ce dossier dépasse le cas du moment: si l’on banalise l’idée qu’un chef de l’exécutif puisse manier les tarifs comme un bouton rouge, sans garde-fou clair, on change la relation entre le droit et l’économie. À l’inverse, si l’on resserre trop la bride, on prive l’État d’un outil de négociation dans un monde où les rapports de force commerciaux sont constants. Voilà le nœud. Voilà l’odeur de poudre. On parle d’articles de loi, mais on entend des caisses enregistreuses, des ports, des usines. Et, derrière, une question brutale: qui paie, quand la politique joue avec la frontière?

Le droit, pris en étau politique
Une audience devant la Cour suprême n’est pas une simple étape. C’est un moment où le pays expose sa colonne vertébrale institutionnelle. Les juges doivent répondre à une interrogation difficile: jusqu’où va le pouvoir du gouvernement fédéral en matière de droits de douane, et selon quelles limites? Dans l’histoire américaine, le commerce a toujours été un terrain d’affrontement entre branches du pouvoir. Le Congrès écrit la loi, l’exécutif la met en œuvre, et la Cour tranche quand la frontière se brouille. Ici, le débat devient incandescent parce qu’il touche à l’autorité même de la présidence: un président peut-il, au nom de la sécurité nationale ou de l’intérêt général, modifier la vie économique d’un trait de plume? La question n’a rien d’abstrait. Un tarif peut remodeler une filière entière, encourager une production, en pénaliser une autre, redessiner des alliances. Et quand la décision arrive, elle n’a pas la douceur d’une théorie: elle a la dureté d’un prix qui grimpe, d’un contrat perdu, d’un investissement reporté. Les magistrats, eux, doivent rester sourds aux coups de menton. Mais la pression existe, parce que chaque camp veut transformer l’arrêt à venir en validation morale. Ce n’est plus seulement « légal ou non ». C’est « pour ou contre l’Amérique », selon les discours.
Dans ce climat, la phrase de Trump agit comme une tentative de cadrage: si la Cour ne va pas dans le sens attendu, elle serait responsable d’un désastre. C’est un mécanisme connu, et dangereux, parce qu’il déplace la responsabilité politique sur l’institution qui doit précisément limiter le politique. La Cour suprême sait que sa légitimité repose sur une promesse: décider selon le droit, pas selon l’humeur. Mais elle sait aussi que ses décisions ont des effets concrets, et que ces effets seront instrumentalisés. Voilà l’étau. D’un côté, l’exigence de cohérence juridique, de textes, de précédents, de séparation des pouvoirs. De l’autre, une arène où chaque décision devient un slogan, un clip, une arme. Les tarifs, parce qu’ils touchent l’argent, deviennent un carburant idéal pour la colère. On peut dire « on protège » ou « on punit », « on défend » ou « on taxe », avec la même mesure au départ. Et pendant que la Cour pèse des arguments, le pays, lui, pèse ses factures. C’est là que la justice se retrouve prise dans un piège: rendre une décision propre, dans un monde qui salit tout.

Tarifs: l’arme qui frappe partout
Un droit de douane, ce n’est pas seulement une ligne dans un communiqué. C’est une onde de choc. Il y a ceux qui l’applaudissent, parce qu’ils y voient un bouclier pour l’industrie nationale. Il y a ceux qui le redoutent, parce qu’ils y voient une hausse de coûts qui se répercute. Entre les deux, il y a la réalité: une économie faite d’interdépendances, de composants importés, de produits assemblés à plusieurs étapes, de contrats écrits sur des années. Le tarif arrive, et tout doit se recalculer. La promesse politique dit souvent « ils paieront ». La mécanique économique répond parfois « nous paierons aussi », par d’autres chemins, plus silencieux. C’est pour cela que le débat devant la Cour suprême est si lourd: il ne s’agit pas seulement de savoir si un tarif est utile; il s’agit de savoir qui a le droit de le décider, comment, et avec quel contrôle. Dans une démocratie, le pouvoir de taxer et de dépenser n’est jamais neutre. Il est encadré, précisément parce qu’il façonne la vie. Quand Trump parle de ruine, il convoque la peur, mais il rappelle aussi, involontairement, la puissance de cet outil. Une puissance qui peut protéger. Une puissance qui peut blesser.
Le piège, c’est l’illusion de simplicité. Dire « tarifs » comme on dirait « solution ». Ou « problème ». Alors que c’est un choix, avec des gagnants et des perdants, et des délais. On peut vouloir réindustrialiser, sécuriser des chaînes, réduire des dépendances. On peut aussi déclencher des représailles, bousculer des marchés, tendre des relations. Les juges, eux, ne tranchent pas l’opportunité politique. Ils tranchent le cadre. Et ce cadre dit quelque chose de fondamental: est-ce que le pays accepte qu’un président, au gré des urgences déclarées, déplace le curseur sans contrôle suffisant? Ou est-ce qu’il exige que des décisions aussi structurantes passent par des voies plus solidement ancrées dans la loi? Cette audience devient alors un miroir: elle reflète une tension américaine permanente entre action rapide et contre-pouvoirs. Entre le désir de répondre vite au monde et la nécessité de ne pas laisser la vitesse écraser la règle. Dans ce miroir, la phrase « nous serons ruinés » ressemble à une tentative de casser la glace à coups de poing. Mais le verre tient, parce qu’il est fait pour ça. Reste à savoir à quel prix, et avec quelles fractures invisibles.
Cette réalité me frappe parce qu’elle expose une faille intime dans nos démocraties: on confond trop facilement la puissance avec le droit. Quand un ancien président brandit la ruine comme une évidence, il ne décrit pas seulement une inquiétude économique; il teste la résistance d’une institution. Je sens, derrière ces mots, une tentative de faire plier la Cour suprême au rythme de la politique immédiate, comme si la justice devait se presser pour calmer la foule. Et cela m’inquiète. Parce que les droits de douane ne sont pas des jets de colère. Ils touchent des vies ordinaires, des salaires, des choix impossibles. On peut débattre des tarifs, on doit le faire, mais on ne devrait jamais transformer la peur en argument d’autorité. La justice n’est pas là pour sauver un récit; elle est là pour sauver une règle commune, celle qui permet de respirer quand le pays crie. Je veux croire que les juges regarderont au-delà du bruit, non par froideur, mais par responsabilité. Parce qu’une démocratie qui se gouverne au chantage émotionnel finit par ne plus se gouverner du tout.

Droits de douane : l’arme qui se retourne
Quand la taxe mord le consommateur
Le mot paraît technique. Presque propre. Droits de douane. Deux termes qui sonnent comme un tampon sur un formulaire. Mais derrière, il y a une réalité beaucoup plus rugueuse: une taxe à la frontière qui finit, souvent, par s’asseoir dans le panier de courses. Ce n’est pas une théorie abstraite, c’est une mécanique économique documentée: lorsqu’un produit importé est frappé d’un tarif, l’importateur paie d’abord, puis cherche à répercuter ce coût. Parfois entièrement, parfois partiellement. Et au bout de la chaîne, c’est le prix final qui se tend. Les économistes l’ont observé lors de la vague tarifaire engagée sous l’administration Trump à partir de 2018, notamment sur des biens industriels et des intrants utilisés par les entreprises américaines. Les études de la Réserve fédérale et du National Bureau of Economic Research ont mis en évidence un transfert substantiel des coûts vers les acheteurs aux États-Unis, avec des variations selon les secteurs. Le débat remonte aujourd’hui jusque devant la Cour suprême des États-Unis, et Donald Trump choisit une formule-choc: « Nous serons ruinés… ». Cette phrase frappe parce qu’elle renverse la posture habituelle. Le tarif, présenté comme bouclier, devient boomerang. Et quand un boomerang revient, il ne demande pas qui l’a lancé.
Ce qui se joue dans une audience au sommet du système judiciaire n’est pas seulement un point de droit. C’est la question de savoir qui tient réellement le volant de la politique commerciale, et à quel prix. Depuis des décennies, le Congrès délègue une partie de ses pouvoirs au président via des lois comme l’International Emergency Economic Powers Act, ou d’autres textes encadrant le commerce extérieur. Mais à chaque délégation, une tentation naît: agir vite, frapper fort, annoncer plus fort encore. Les tarifs douaniers deviennent alors un instrument politique autant qu’économique, une manière de dire à l’électeur: « Je protège. » Sauf que protéger peut coûter. Sauf que « punir » un partenaire commercial peut aussi punir ses propres chaînes d’approvisionnement. Les entreprises qui importent des composants ne peuvent pas toujours changer de fournisseur en claquant des doigts. Les contrats, les normes, les délais, la qualité, tout résiste. Alors elles paient, elles ajustent, elles augmentent leurs prix ou rognent leurs marges. Au final, ce n’est pas la frontière qui souffre, c’est la facture. Dans ce contexte, entendre Donald Trump associer l’échéance judiciaire au risque d’être « ruinés » révèle une anxiété politique: celle d’une arme qui, utilisée trop souvent, finit par tirer dans le même camp.

La Cour suprême, arbitre inattendu
La Cour suprême n’est pas un ministère de l’Économie. Elle ne vote pas des plans de relance. Elle ne négocie pas des accords de libre-échange. Mais elle tranche, et parfois elle tranche dans le vif, là où les pouvoirs se touchent et se disputent. Une audience sur les droits de douane peut sembler lointaine pour le public, pourtant elle peut décider des limites d’un pouvoir présidentiel qui a pris l’habitude d’avancer à grands décrets. Les juges se retrouvent face à une question essentielle: jusqu’où un président peut-il aller lorsqu’il invoque des textes permettant d’agir au nom de l’intérêt national, de la sécurité ou de l’urgence? C’est le cœur de la tension américaine: une démocratie construite sur la séparation des pouvoirs, mais soumise à la pression du temps médiatique, du rapport de force international, et des promesses de campagne. Dans ce théâtre, Donald Trump choisit les mots qui font trembler: « Nous serons ruinés… ». Il dramatise. Il alerte. Il tente aussi de cadrer l’enjeu: si la justice limite l’outil, c’est le pays qui paierait. Or la justice, elle, peut répondre autrement: limiter l’outil, c’est peut-être protéger l’État de droit contre l’arbitraire.
Ce que beaucoup oublient, c’est que les droits de douane ne sont pas seulement une ligne dans un discours. Ce sont des contrats renégociés, des cargaisons redirigées, des stocks immobilisés, des usines qui attendent une pièce. Ce sont des incertitudes qui se glissent dans chaque décision d’investissement. Quand le cadre juridique bouge, l’économie se crispe. Si la Cour suprême donne un signal restrictif, des secteurs entiers devront recalculer leurs stratégies. Si elle valide une large latitude, le pays accepte l’idée qu’un seul homme puisse, par à-coups, modifier le coût d’entrée de milliers de produits. Dans les deux cas, l’impact est réel. Les marchés détestent l’imprévisibilité, et les ménages détestent les hausses invisibles, celles qui arrivent sans explication claire sur l’étiquette. Cette audience, parce qu’elle touche à la source même du pouvoir de taxer et de négocier, devient un moment de vérité. Trump l’a compris, d’où la dramaturgie. Mais l’émotion ne remplace pas le droit. Et le droit, lui, finit toujours par demander des comptes aux slogans.

Le boomerang géopolitique et social
Il y a un autre retour de flamme, moins juridique et plus humain: le boomerang géopolitique. Quand un pays relève des droit de douane, les partenaires répliquent souvent. C’est un jeu de miroirs. On taxe, on contre-taxe. Et au milieu, les exportateurs encaissent. Les agriculteurs, les industriels, les ports, les transporteurs. L’histoire récente a montré comment des ripostes commerciales pouvaient frapper des secteurs américains ciblés, précisément parce qu’ils pèsent politiquement. Ce n’est pas du romantisme, c’est de la stratégie: on choisit des produits emblématiques, des régions sensibles, pour transformer une mesure commerciale en pression électorale. Le résultat, ce sont des tensions qui dépassent la simple « protection » de l’emploi domestique. Car si l’on cherche à sauver une usine en rendant l’importation plus chère, on peut fragiliser une autre usine qui dépend d’un composant importé. On peut aider un producteur, et mettre en difficulté un transformateur. On peut afficher une victoire, et semer une défaite silencieuse. Cette ambivalence rend la phrase « Nous serons ruinés… » d’autant plus lourde: elle reconnaît, même indirectement, qu’une politique tarifaire n’est pas une baguette magique, mais un choc dont les ondes se propagent dans toute la société.
Et puis il y a l’onde sociale, celle qui ne fait pas toujours la une. Une hausse de prix, même modeste, pèse davantage sur ceux qui n’ont pas de marge. Quand l’inflation a déjà laissé des traces dans les foyers, chaque augmentation devient une dispute de plus entre le salaire et le frigo. Les droits de douane peuvent paraître lointains, mais ils se traduisent en objets concrets: matériaux de construction, électroménager, pièces automobiles, biens de consommation. Tout ce qui entre dans une maison finit par raconter une histoire de chaînes de valeur mondiales. Dans cette histoire, l’Amérique ne vit pas seule, même si elle le proclame parfois. Elle achète, elle vend, elle dépend, elle influence. Les États-Unis restent une puissance, mais une puissance qui ne peut pas faire disparaître l’interdépendance d’un décret. Quand la politique transforme le commerce en arme, elle gagne en spectacle ce qu’elle perd en finesse. Et quand une arme se retourne, elle ne choisit pas sa cible. Elle touche souvent ceux qui n’ont pas de micro pour se défendre.
Chaque fois que je lis ces chiffres, ou même ces simples mots lancés comme une alarme, je pense à ce qu’ils cachent: des familles qui n’ont pas demandé à devenir une variable d’ajustement. « Nous serons ruinés… » n’est pas seulement une phrase de campagne. C’est une peur mise en scène, et parfois une peur qui dit vrai malgré elle. Je n’ai jamais cru aux solutions qui claquent comme des coups de fouet, parce qu’elles finissent souvent par laisser des marques sur les mêmes épaules. Les droits de douane, c’est une promesse de protection, mais c’est aussi un ticket d’entrée plus cher pour la vie quotidienne. Je regarde cette audience devant la Cour suprême comme on regarde une porte qui grince: derrière, il y a la question du pouvoir, et derrière encore, la question de la responsabilité. Qui décide de faire monter les prix? Qui assume quand l’arme revient? On peut aimer la force. On peut aimer l’idée de tenir tête au monde. Mais la force sans précision devient une brutalité, et la brutalité finit toujours par demander une facture. Et cette facture, trop souvent, arrive chez ceux qui ne l’ont pas signée.

Derrière la phrase, une stratégie de choc
Un cri calculé, pas une panique
Quand Donald Trump lâche « Nous serons ruinés… » à propos de l’audience devant la Cour suprême des États-Unis sur les droits de douane, il ne parle pas seulement de commerce. Il parle d’angoisse. Il attrape un mot qui fait trembler n’importe quel foyer, n’importe quel patron de petite entreprise, n’importe quel salarié qui compte ses dépenses. « Ruinés », c’est l’image de la porte qu’on ferme, du crédit qu’on refuse, du prix qui grimpe au supermarché sans demander la permission. Dans une bataille juridique, ce mot-là n’est pas neutre. Il vise le ventre, pas la tête. Il transforme une audience en drame national, une discussion technique en menace existentielle. Et cette bascule, Trump la maîtrise depuis longtemps: il sait que le langage peut faire office de sirène d’alarme, même quand le dossier est complexe, même quand la réalité se découpe en lignes, en notes de bas de page, en arguments contradictoires. Ici, le cœur du sujet est clair: une audience devant la plus haute juridiction du pays, au sujet d’un outil puissant, les tarifs douaniers, capables de redessiner les rapports de force économiques. Et lui, il choisit la formule la plus abrupte, la plus immédiate, celle qui fait lever la tête.
Ce n’est pas un hasard si la phrase frappe comme un coup de masse. Elle sert une stratégie: rendre la question impossible à ignorer. Les droits de douane, dans l’imaginaire public, sont souvent un mot de spécialistes, un mécanisme de négociation, une arme de politique industrielle. Mais quand un candidat, un ancien président, une figure centrale du débat américain dit « nous », il engloutit tout le monde dans le même récit. Il ne dit pas « mon camp » ou « mon programme ». Il dit « nous », et ce pronom devient un filet qui attrape la nation entière. Ensuite vient « ruinés », et la nuance s’effondre. On n’est plus dans le compromis, on n’est plus dans l’équilibre entre protection et coût pour les consommateurs; on est dans la survie. La scène se déplace: on ne regarde plus la Cour suprême comme un arbitre, mais comme un théâtre où l’avenir économique serait en jeu. C’est puissant, parce que c’est simple. C’est dangereux, parce que c’est simplificateur. Et c’est précisément pour cela que cette phrase marche: elle n’explique pas, elle impose une émotion. Elle ne prouve pas, elle avertit. Elle ne détaille pas, elle imprime.

La Cour suprême, terrain politique brûlant
Il y a, derrière cette déclaration, une réalité que l’on ne peut pas escamoter: une audience devant la Cour suprême des États-Unis n’est jamais un simple rendez-vous juridique. C’est un moment où l’Amérique se regarde dans un miroir institutionnel, avec ses tensions, ses fractures, ses visions opposées de l’économie et du pouvoir. Les droits de douane ne sont pas une taxe abstraite; ils touchent les chaînes d’approvisionnement, le prix des biens importés, la compétitivité des entreprises, et ils peuvent devenir un levier diplomatique. Alors oui, une audience sur ce sujet attire, inquiète, électrise. Trump le sait. Il sait aussi que la Cour suprême symbolise une autorité qui dépasse les campagnes et les meetings: elle tranche, elle encadre, elle limite ou elle valide. En s’emparant de l’événement, il tente de déplacer le centre de gravité: faire de cette audience un épisode d’un combat plus large, un affrontement sur la capacité de l’État à mener une politique commerciale musclée, ou au contraire sur la nécessité de contrôles institutionnels.
Le choc de sa phrase sert aussi à désigner un adversaire sans forcément le nommer. Dans ce genre de mécanique, l’audience devient une scène où l’on peut suggérer que des juges, des procédures, des contre-pouvoirs risquent d’empêcher une ligne dure. Le message sous-jacent n’a pas besoin d’être détaillé pour être compris: si l’on ne le suit pas, si l’on ne le laisse pas faire, le pays paiera. Et ce glissement est crucial. On ne débat plus de la meilleure politique commerciale; on débat d’une menace. La rhétorique s’installe alors comme un climat: suspicion envers les freins institutionnels, impatience envers la complexité, désir d’une décision nette. Or la Cour suprême n’est pas construite pour l’urgence émotionnelle; elle est construite pour la lenteur, l’argument, la confrontation de principes. C’est précisément ce contraste que Trump exploite: d’un côté, l’appareil judiciaire; de l’autre, une phrase qui court plus vite que n’importe quel mémoire juridique. C’est le vieux duel entre le temps long du droit et l’instantané du politique.

Les mots comme arme de campagne
Dans le style Trump, « Nous serons ruinés… » n’est pas seulement une réaction; c’est une arme. Une phrase courte, mémorisable, prête à être reprise, découpée, martelée. Elle s’inscrit dans une logique de communication où l’on cherche moins à convaincre par démonstration qu’à gagner par saturation émotionnelle. On pourrait croire que c’est une faiblesse, une absence de nuance. En réalité, c’est une force tactique: la nuance divise l’attention, le choc la concentre. Le thème des droits de douane est idéal pour ça, parce qu’il se situe à la frontière entre patriotisme économique et coût de la vie. Il peut être présenté comme une défense du pays, ou comme un fardeau pour les ménages. La phrase « ruinés » choisit son camp: celui de la catastrophe annoncée, du danger imminent, de l’alarme qui oblige à prendre parti. Et elle transforme une question de politique commerciale en histoire de destin collectif. Dans ce récit, ceux qui contestent, nuancent ou encadrent deviennent des obstacles. Ceux qui promettent de frapper fort deviennent des protecteurs.
Ce mécanisme n’existe pas dans le vide. Il s’alimente d’un contexte où beaucoup d’Américains se sentent vulnérables face aux prix, aux emplois qui se déplacent, aux industries qui ferment ou se réinventent. Quand Trump parle, il ne parle pas uniquement à une élite qui suit les audiences de la Cour suprême avec un stylo à la main. Il parle à des gens qui veulent une phrase qui résume leur inquiétude, même si cette phrase simplifie à l’extrême. C’est là que la stratégie devient redoutable: elle capitalise sur une fatigue démocratique, sur la sensation que tout est trop compliqué, trop lent, trop technique. Le mot « ruinés » agit alors comme un raccourci. Et un raccourci, en politique, peut devenir une autoroute. Mais à force de réduire une décision institutionnelle à une menace, on abîme aussi la confiance dans les règles du jeu. On finit par faire croire que le droit n’est qu’un obstacle, et que la complexité est une trahison. C’est une pente dangereuse, parce qu’une démocratie tient aussi par le respect du débat, même lorsqu’il est frustrant.
Il m’est impossible de ne pas ressentir une forme de vertige devant cette facilité qu’ont certains responsables à faire trembler un pays avec un seul mot. « Ruinés ». Je l’entends, et je pense à tout ce que ce terme écrase: des vies ordinaires, des efforts silencieux, des budgets serrés, des nuits à calculer. Je ne dis pas que les droits de douane sont un sujet léger, ni que l’audience devant la Cour suprême des États-Unis serait une formalité sans conséquences. Je dis autre chose, plus intime, plus douloureux: quand on transforme chaque débat en apocalypse, on fatigue les consciences et on brouille les repères. On finit par ne plus savoir ce qui relève du risque réel et ce qui relève de la mise en scène. Et cette confusion, je la crains. Parce qu’elle laisse les citoyens seuls face à une émotion brute, sans boussole, sans respiration. Je veux des dirigeants qui éclairent, pas qui incendient. Je veux des mots qui expliquent, pas des mots qui menacent. Et je refuse de considérer comme normal qu’une démocratie s’habitue à vivre au rythme des alarmes.

Les juges sous pression, l’économie en otage
Dans la salle, l’Amérique retient son souffle
Une audience devant la Cour suprême des États-Unis, ce n’est jamais un simple exercice de droit. C’est un moment où la puissance institutionnelle se montre à nu, où chaque question posée peut faire basculer l’équilibre entre l’État, les entreprises et les ménages. Quand le dossier touche aux droits de douane, l’atmosphère se densifie encore. Parce que ces taxes ne restent pas dans les livres comptables de Washington. Elles descendent dans les ports, s’accrochent aux conteneurs, remontent la chaîne logistique, puis atterrissent sur l’étiquette d’un produit. Et là, ce n’est plus une abstraction. C’est un prix plus haut, une marge rognée, un investissement gelé, une embauche reportée. L’audience devient alors un carrefour: d’un côté, la logique du pouvoir exécutif et sa capacité à agir vite; de l’autre, les garde-fous constitutionnels et la question de savoir qui décide vraiment quand l’économie est secouée. Donald Trump, fidèle à sa rhétorique de choc, a lancé: « Nous serons ruinés… ». Une phrase courte, comme une sirène. Mais une phrase qui cherche aussi à peser, à faire entrer la peur dans le prétoire sans le dire.
Ce qui se joue dans ce type de confrontation dépasse les mots prononcés devant les caméras. La Cour suprême n’est pas un plateau politique, et pourtant elle devient, malgré elle, une cible d’influence. Chaque camp veut enfermer les juges dans une case: protecteurs du consommateur, arbitres de la séparation des pouvoirs, ou frein supposé à une stratégie économique. Mais un juge ne signe pas un décret, il signe une interprétation. Et cette interprétation peut autoriser, limiter ou conditionner la manière dont des droits de douane sont décidés, appliqués, justifiés. Quand Trump martèle une idée de ruine, il ne décrit pas seulement un scénario économique, il construit un récit: celui d’un pays menacé, d’un commerce vulnérable, d’une force qui se dissout si la décision ne va pas dans le sens voulu. Dans ce récit, les juges sont placés sous une lumière brutale: s’ils tranchent contre, ils deviennent responsables d’un prétendu effondrement; s’ils tranchent pour, ils sont accusés de valider un pouvoir sans limites. Ce piège-là, c’est la pression politique déguisée en panique économique.

Tarifs douaniers, pouvoir exécutif, ligne rouge
Les droits de douane sont une arme vieille comme le commerce. Ils servent à protéger, à sanctionner, à négocier. Mais aux États-Unis, leur usage soulève une question brûlante: jusqu’où l’exécutif peut-il aller, et sur quelle base juridique? Une audience devant la Cour suprême sur ce terrain n’est pas seulement technique; elle touche à la frontière entre urgence politique et légalité. Les juges doivent évaluer des textes, des précédents, des justifications. Ils doivent aussi mesurer ce que signifie laisser un président disposer, presque seul, de leviers qui peuvent reconfigurer des secteurs entiers. Quand Trump dit « Nous serons ruinés… », il injecte dans le débat une vision binaire: soit on le suit, soit on tombe. Or le droit, lui, ne fonctionne pas à la menace. Il fonctionne à la preuve, à la cohérence, à la limitation. Les juges savent que toute décision va envoyer un signal. Pas seulement aux acteurs économiques américains, mais aussi aux partenaires commerciaux qui regardent la première puissance mondiale décider si la politique tarifaire relève d’un pouvoir exceptionnel ou d’un cadre strict.
Ce cadre, c’est la colonne vertébrale d’un système qui prétend empêcher les dérives. Mais il est constamment tenté par la facilité: agir vite, frapper fort, annoncer plus fort encore. Les droits de douane deviennent alors un langage. Un message envoyé au monde, mais aussi un message envoyé à l’intérieur du pays, à l’électorat, aux industries, aux opposants. La Cour suprême se retrouve au centre de cette bataille parce qu’elle est l’une des rares institutions capables de dire: stop, voici la limite, voici la procédure, voici ce qui est permis. Et cela rend les juges vulnérables à l’attaque politique. On les accuse d’être déconnectés, on les soupçonne de partisannerie, on transforme leur prudence en trahison. Pourtant, leur prudence est parfois la dernière digue avant que l’économie ne devienne un champ de manœuvre permanent, soumis à des annonces et des revirements. Dans un pays aussi vaste, la stabilité n’est pas un confort. C’est une condition de survie pour des millions de décisions quotidiennes.

Quand la justice porte le poids des prix
Il faut regarder la scène avec honnêteté: une décision judiciaire ne fixe pas le prix du pain, ni le coût d’un composant industriel. Mais elle peut ouvrir ou fermer la porte à une stratégie tarifaire qui, elle, finit par toucher ces prix. Voilà pourquoi cette audience sur les droits de douane a quelque chose d’écrasant. La Cour suprême n’a pas été conçue pour faire de la politique économique; elle a été conçue pour dire le droit. Et pourtant, quand le politique s’empare des tarifs comme d’un levier rapide, la justice se retrouve à porter une part du poids. Les juges savent que le monde économique déteste l’incertitude. Ils savent qu’un cadre flou peut encourager la surenchère, la riposte, l’enlisement. Dans ce climat, la phrase de Trump, « Nous serons ruinés… », agit comme un marteau sur une vitre: elle dramatise, elle simplifie, elle vise l’émotion plus que la démonstration. Elle transforme une question de compétence et de procédure en bataille existentielle. Et quand une institution doit décider sous le feu d’un récit existentiel, le risque n’est pas seulement la mauvaise décision; c’est la perte de confiance dans l’idée même d’arbitrage impartial.
Ce que l’on appelle l’« économie » est souvent raconté comme une mécanique froide. En réalité, c’est une somme de vies qui tentent de tenir debout. Une hausse liée à des droits de douane peut signifier une petite entreprise qui renonce à importer certains produits, un industriel qui cherche en urgence un fournisseur alternatif, un consommateur qui repousse un achat nécessaire. À l’inverse, une politique tarifaire plus permissive peut fragiliser des secteurs exposés à la concurrence internationale. La Cour suprême, elle, ne peut pas promettre un résultat parfait. Elle peut seulement rappeler les règles du jeu. C’est cela que la pression politique cherche à contourner: faire croire qu’une décision juridique est un choix de camp économique. Or la justice ne peut pas être l’otage d’un slogan, même s’il frappe juste dans l’oreille. Dans une démocratie, les juges ne sont pas des sauveurs. Ils sont des gardiens. Et parfois, être gardien, c’est accepter d’être détesté pour avoir empêché l’emballement.
Face à ces pertes, je refuse de faire semblant que tout cela n’est qu’une querelle de spécialistes. Quand un responsable politique affirme « Nous serons ruinés… », il jette un mot lourd dans l’air, et ce mot cherche une cible. Il vise les juges, il vise l’opinion, il vise cette partie de nous qui tremble quand l’avenir économique devient flou. Je ressens cette tension parce qu’elle n’est pas théorique: elle glisse dans la vie réelle, dans la confiance qu’on accorde à demain, dans la manière dont on ose ou non investir, embaucher, consommer. La justice n’a pas à porter sur ses épaules la peur savamment entretenue par la politique. Mais elle la porte quand même, parce que ses décisions structurent le terrain sur lequel les autres jouent. Ce qui me heurte, c’est cette tentative de transformer une audience en tribunal de l’angoisse, comme si la Constitution devait céder devant le volume d’une déclaration. Je veux une économie forte, oui. Mais je veux aussi des règles qui tiennent quand le vent se lève. Sinon, ce n’est plus la stabilité. C’est la soumission au plus bruyant.

Entre protection et punition : qui paie vraiment ?
Le tarif grimpe, le ticket aussi
Un droit de douane, sur le papier, ressemble à un bouclier. Une barrière dressée à la frontière, un garde-fou pour l’industrie nationale, une promesse de “reprendre le contrôle”. Dans la vraie vie, il ressemble souvent à un ticket de caisse qui s’allonge en silence. Parce qu’un tarif n’est pas une incantation. C’est un coût. Et ce coût circule, de port en entrepôt, d’usine en rayon, jusqu’à la main qui paie. Aux États-Unis, l’idée revient comme un refrain politique: taxer l’étranger pour protéger l’intérieur. Donald Trump le martèle, et quand il lâche « Nous serons ruinés… » à propos d’une audience devant la Cour suprême des États-Unis sur les droits de douane, il parle de pouvoir, de levier, de victoire ou de défaite. Mais la question qui saigne, c’est celle-ci: quand l’État prélève à la frontière, qui absorbe vraiment le choc? Les économistes le répètent depuis des années, études après études: une part importante des tarifs se répercute sur les prix domestiques. Ce n’est pas une opinion, c’est un mécanisme. Les importateurs paient d’abord, puis ils ajustent, puis tout le monde ajuste. Et l’addition finit rarement dans la poche des slogans.
Les preuves ne manquent pas, et elles sont cruelles parce qu’elles sont banales. Les travaux du National Bureau of Economic Research ont montré, à propos des tarifs américains de la fin des années 2010, que le fardeau avait été largement supporté par les entreprises et consommateurs américains via des prix plus élevés, plutôt que “payé” par les exportateurs étrangers. La Réserve fédérale elle-même a documenté comment les coûts des intrants importés peuvent peser sur les marges et sur l’investissement. Ce n’est pas une histoire théorique: c’est la réalité d’une chaîne d’approvisionnement où chaque maillon se protège en transférant la douleur au maillon suivant. Le politique appelle cela protection. Le ménage, lui, ne voit qu’un budget qui craque. Dans cette audience à la Cour suprême, au-delà du bras de fer institutionnel, se joue la légitimité même de la décision tarifaire: qui a le pouvoir de l’imposer, jusqu’où, avec quels garde-fous. Et pendant que les juristes discutent d’autorité et de procédure, une autre question reste coincée dans la gorge: si la promesse était de défendre “le peuple”, comment accepter que les coûts soient si souvent invisibles, diffus, mais terriblement réels, comme une fuite lente qui vide le portefeuille sans faire de bruit?

Protéger l’usine, punir le caddie
On vend le tarif comme une armure pour l’ouvrier. On le présente comme une réponse à la désindustrialisation, au sentiment d’abandon, à la colère des villes-usines. Il y a du vrai là-dedans: les chocs commerciaux ont détruit des emplois, et des études influentes ont documenté les dégâts locaux provoqués par la concurrence importée, notamment dans certains bassins manufacturiers américains. Mais une politique publique se juge à sa trajectoire complète, pas à son point de départ. Quand les droits de douane renchérissent l’acier, par exemple, ils peuvent aider un producteur domestique… et frapper les entreprises qui achètent cet acier pour fabriquer des voitures, des machines, des structures. À l’échelle d’un pays, les “gagnants” sont parfois concentrés, visibles, politiquement puissants. Les “perdants”, eux, sont dispersés: des milliers d’entreprises qui paient un peu plus, des millions de consommateurs qui encaissent une hausse de prix ici et là, jusqu’à ce que la somme devienne une contrainte. C’est là que la punition se cache: pas dans un coup de tonnerre, mais dans une série de petites augmentations qui transforment la vie quotidienne en exercice d’arbitrage. On ne remplit plus le caddie, on le négocie. On ne choisit plus, on renonce.
Et cette mécanique a une conséquence politique brutale: elle crée une illusion de responsabilité. On pointe “l’étranger” comme cause immédiate, alors que la décision tarifaire est domestique, votée ou décidée par des institutions américaines, contestée devant des juges américains, appliquée par une administration américaine. La Cour suprême des États-Unis, en acceptant d’entendre un dossier lié aux droits de douane, met une lumière crue sur la question du pouvoir: qui peut imposer une taxe à grande échelle sans passer par le Congrès, quels textes l’autorisent, et quelles limites existent quand la frontière devient un instrument politique. Quand Donald Trump dit « Nous serons ruinés… », il dramatise l’enjeu à sa manière, mais il révèle aussi une vérité: les tarifs ne sont pas seulement une ligne budgétaire, ce sont des armes de gouvernement. Et une arme, quand elle part, ne choisit pas toujours sa cible. Elle peut protéger un atelier et blesser une famille. Elle peut sauver une production et fragiliser une multitude de budgets. Ce paradoxe n’est pas un détail technique: c’est le cœur moral du débat.

La frontière, ce guichet de la douleur
La frontière est un lieu abstrait pour beaucoup, une ligne sur une carte. En économie, c’est un guichet. On y tamponne des flux, on y prélève, on y ralentit. Et chaque seconde de ralentissement, chaque point de taxe, devient une pression qui remonte la chaîne. Les entreprises n’ont pas des poches infinies. Elles arbitrent. Elles reportent. Elles contournent. Elles réécrivent leurs contrats. Elles changent de fournisseurs quand elles le peuvent, et quand elles ne le peuvent pas, elles augmentent les prix ou réduisent ailleurs: investissements différés, embauches gelées, qualité rognée. Voilà pourquoi un débat juridique sur les droits de douane n’est jamais “seulement” juridique. Il touche au coût de la vie, à la compétitivité, à la crédibilité de l’État. Et il touche aussi à la confiance: confiance dans le fait que les règles ne se transforment pas du jour au lendemain en fonction d’une stratégie politique. Aux États-Unis, l’histoire commerciale récente a montré à quel point l’incertitude peut devenir un poison économique. Quand les entreprises ne savent pas quel sera le niveau de friction demain, elles hésitent. L’hésitation, c’est des projets mis sous cloche. Et des projets sous cloche, c’est des communautés qui attendent.
Dans ce contexte, les mots de Trump prennent une autre texture. « Nous serons ruinés… » Ce n’est pas seulement une phrase lancée pour électriser une base. C’est une phrase qui s’accroche à une angoisse réelle: la peur d’un pays qui perd sa capacité à décider, la peur d’un système qui se retourne contre lui-même, la peur que la guerre commerciale devienne une guerre d’usure intérieure. Mais la vraie ruine, celle qui ne fait pas les gros titres, c’est celle des petits équilibres. Le mois où l’on repousse une réparation. Le moment où l’on choisit un produit moins bon parce que le meilleur a basculé hors de portée. La conversation à la cuisine, quand on refait le budget et qu’on se demande ce qui a augmenté, encore. Les droits de douane peuvent être un outil, oui. Ils peuvent aussi être un impôt déguisé, sans le débat démocratique complet qu’exige normalement un impôt. Et c’est précisément pour cela que l’audience devant la Cour suprême des États-Unis compte: parce qu’au bout de la frontière, il y a des vies. Pas des slogans.
Comment ne pas être touché quand on voit la frontière se transformer en caisse enregistreuse géante, et la politique en bras de fer où la douleur se répartit sans visage? Je pense à cette phrase, « Nous serons ruinés… », et j’entends derrière elle l’écho d’une peur qui dépasse Trump, qui dépasse même son camp: la peur de perdre la main sur le quotidien. Parce que ce débat sur les droits de douane, on le raconte souvent comme un match de puissances, un duel de nations, une stratégie de négociation. Mais moi, je n’arrive pas à oublier l’autre scène, la plus simple, la plus humaine: celle où des gens comptent. Ils comptent les dollars qui restent, ils comptent les factures qui arrivent, ils comptent les compromis qu’ils devront avaler. Je refuse qu’on appelle cela un dommage collatéral. Je refuse qu’on traite ces hausses diffuses comme un bruit de fond acceptable. Si un pays veut se protéger, qu’il le fasse avec des mots vrais, des règles claires, un débat frontal. Sinon, la protection ressemble à une punition. Et la punition, elle, tombe toujours sur ceux qui n’ont pas de micro.

Marchés nerveux, entreprises coincées, familles serrées
Le doute s’invite à Wall Street
Quand Donald Trump lâche « Nous serons ruinés… », il ne vise pas seulement une formule. Il vise une peur. Et cette peur se propage vite, surtout quand elle se colle à un mot lourd comme la Cour suprême. Une audience sur les droits de douane, ce n’est pas un détail technique réservé aux juristes et aux lobbyistes. C’est un signal. Pour les marchés, un signal suffit à faire monter la tension. Parce que le droit, ici, touche le nerf de la guerre: le prix des choses, la stabilité des règles, la prévisibilité des chaînes d’approvisionnement. Les investisseurs détestent les angles morts. Ils détestent quand une décision peut rebattre les cartes du commerce en une seule lecture d’arrêt. Ce qui se joue dans une salle solennelle à Washington peut, en quelques heures, remuer des milliards de capitalisation, déplacer des plans d’investissement, refroidir des embauches. Et même quand les indices ne s’effondrent pas, l’angoisse s’installe dans les coulisses: réunions de crise, scénarios multiples, contrats renégociés à la hâte. Le marché est un animal nerveux. Il vit d’anticipations. Il sursaute au moindre mot, surtout quand ce mot promet la ruine.
Le problème, c’est qu’un marché sous tension finit toujours par renvoyer la facture au monde réel. Pas sous forme de punition spectaculaire, mais par une série de micro-coupures: un budget gelé ici, une extension d’usine repoussée là, une commande plus petite, un recrutement différé. L’audience devant la Cour suprême des États-Unis sur les tarifs devient alors un épisode de plus dans une saison déjà saturée d’incertitudes. Les entreprises, elles, lisent entre les lignes. Elles savent que les droits de douane peuvent modifier le coût d’un composant, d’un container, d’une pièce essentielle qui traverse plusieurs frontières avant d’atterrir sur une chaîne de montage. Ce n’est pas abstrait: c’est du temps perdu, des marges rognées, des prix à recalculer. Quand le sommet politique dramatise, la base économique s’ajuste en silence. Et le silence est souvent pire que le fracas, parce qu’il est durable. Les marchés peuvent encaisser un choc. Ils supportent mal une attente. Une attente où l’on se demande, chaque matin, si la règle va tenir ou se retourner.

Les patrons comptent, puis retiennent
Pour une entreprise, les droits de douane ne sont pas un slogan de campagne. Ce sont des lignes dans un tableur, des clauses dans un contrat, des discussions avec des fournisseurs qui n’ont plus la même certitude qu’hier. Quand une procédure monte jusqu’à la Cour suprême, le message implicite est brutal: le cadre peut bouger au plus haut niveau, et personne ne peut prétendre savoir exactement comment il va se refermer. Alors les dirigeants font ce qu’ils font toujours quand le sol tremble: ils comptent. Ils recomptent. Ils ouvrent des scénarios. Ils évaluent l’impact sur les importations, sur l’export, sur la capacité à rester compétitif sans casser la qualité. Dans certains secteurs, une hausse de coûts ne se rattrape pas en un claquement de doigts. On ne déménage pas une chaîne d’approvisionnement comme on change de chemise. On ne remplace pas un fournisseur stratégique sans risque de rupture, sans retards, sans défauts. Et chaque risque, même théorique, coûte de l’argent parce qu’il oblige à prévoir des stocks, à sécuriser des routes alternatives, à payer plus cher pour dormir un peu moins mal.
Cette nervosité se voit rarement sur un communiqué. Elle se voit dans les décisions qui n’arrivent pas. On retarde un investissement. On attend avant d’augmenter les salaires. On temporise sur une embauche. Et ce temps perdu, additionné, finit par peser sur une économie entière. Le plus dur, c’est l’effet domino: quand les grands groupes hésitent, leurs sous-traitants suffoquent. Quand les sous-traitants suffoquent, les petites villes industrielles le sentent. L’argument politique promet parfois une protection, mais la mécanique économique, elle, facture l’incertitude. Donald Trump parle de « ruine » en regardant la bataille juridique. Beaucoup d’entreprises entendent surtout: « préparez-vous à payer plus, ou à justifier pourquoi vous payez plus ». Et dans ce monde-là, le mot clé n’est pas seulement tarif, c’est prévisibilité. Sans elle, l’entreprise se défend. Elle se replie. Elle serre les dents. Et quand une entreprise se replie, ce sont des vies qui se retrouvent en suspens, sans drame visible, mais avec une pression qui monte.

Dans les cuisines, l’addition grimpe
À force de parler de droits de douane comme d’un levier géopolitique, on oublie où finit le levier: dans les foyers. Dans les cuisines. Dans les tickets de caisse. La chaîne est simple et impitoyable. Si certains biens importés coûtent plus cher à faire entrer, les entreprises répercutent, absorbent ou contournent. Mais aucune de ces options n’est gratuite. Répercuter, c’est faire grimper les prix. Absorber, c’est rogner sur les marges, donc sur l’investissement ou l’emploi. Contourner, c’est réorganiser, donc payer des transitions, des audits, des délais. À la fin, la famille ne lit pas les attendus d’une décision de la Cour suprême des États-Unis. Elle lit une facture. Elle compare deux marques. Elle renonce à un achat. Elle repousse une réparation. Elle choisit le moins cher même si le moins cher casse plus vite. Et cette fatigue-là, celle de devoir arbitrer en permanence, est une fatigue politique autant qu’économique. On peut appeler cela inflation, coût de la vie, pression sur le budget. Peu importe le nom. Le résultat, lui, ne varie pas: on serre.
Le plus violent, c’est que l’incertitude se paie même quand rien n’a encore été décidé. Il suffit que la possibilité d’un changement plane pour que l’écosystème s’ajuste préventivement. Les distributeurs sécurisent. Les importateurs renégocient. Les assureurs recalculent. Et la famille, elle, n’a pas de service juridique. Elle n’a pas de marge. Elle a des échéances. Quand Donald Trump dit « Nous serons ruinés… », il met une image sur une angoisse collective, mais il joue aussi avec une émotion qui dépasse la salle d’audience. Parce que la ruine, ce n’est pas seulement une faillite spectaculaire. C’est aussi une lente érosion: des économies qui fondent, un crédit qui s’alourdit, une confiance qui se craquelle. Les débats sur les tarifs sont souvent racontés comme un affrontement de principes. Sur le terrain, ils ressemblent plutôt à une lutte de survie ordinaire. Et c’est précisément là que l’actualité devient intime: quand une décision lointaine, prise au sommet, se transforme en petites privations quotidiennes, invisibles pour ceux qui parlent le plus fort.
La colère monte en moi quand je vois à quel point le débat sur les droits de douane se raconte comme un jeu de puissance, alors qu’il s’écrit, en vrai, dans la chair des budgets. On brandit la Cour suprême comme un décor solennel, on commente la stratégie, on dissèque les phrases de Donald Trump, son « Nous serons ruinés… », et pendant ce temps la vie continue, mais plus chère, plus tendue, plus étroite. Je ne supporte pas cette facilité qui consiste à transformer l’économie en abstraction. Derrière chaque point de tarif, il y a un choix imposé à quelqu’un. Une réparation qu’on repousse. Un projet qu’on enterre. Une entreprise qui hésite et qui, pour se protéger, coupe là où ça fait mal, souvent loin des salons feutrés. Je veux que le lecteur sente cette injustice: l’incertitude n’est pas répartie équitablement. Certains la spéculent. D’autres la subissent. Et quand la politique joue avec le feu des mots, c’est toujours le même bois qui brûle: celui des familles qui n’ont pas de parachute.

Alliés froissés, rivaux ravis : l’Amérique isolée
Quand le doute traverse l’Atlantique
À Wash

Écrit par : Allusion | 13/01/2026

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"Il n’y a pas de raison d’avoir peur des États-Unis" : le nouvel ambassadeur Bill White se veut rassurant sur notre relation transatlantique
Invité de Matin Première, le nouvel ambassadeur des États-Unis en Belgique, Bill White, multiplie les messages de confiance à l’adresse des Belges et des Européens. L’ex homme d’affaires défend avec vigueur la politique, de son ami proche, le président Donald Trump, qu’il qualifie de "grand pacificateur", et appelle l’Europe à "se réveiller" face aux défis économiques, sécuritaires et géopolitiques.
D’entrée de jeu, le nouvel ambassadeur en Belgique, Bill White rejette l’idée d’un "divorce" entre les États-Unis et l’Europe. "Absolutely not" (absoluement non), répond-il à la question de savoir si le mariage transatlantique est rompu.
Il insiste au contraire sur "une relation de très longue date avec la Belgique", qu’il décrit comme "véritablement spirituelle". L’ambassadeur convoque l’histoire pour étayer son propos : "N’oubliez pas la bataille des Ardennes", rappelle-t-il, évoquant ces "jeunes Américains venant de Californie, d’Iowa et de New York qui sont arrivés pour se battre ici en Belgique parce que les nazis occupaient l’Europe". "Deux fois nous l’avons fait, durant la Seconde Guerre mondiale, durant la Première Guerre mondiale", insiste-t-il, estimant qu’il est essentiel de "se remémorer ces champs de bataille" pour comprendre "où commence notre relation et où elle se termine".

"Éviter les distractions" faire confiance et remercier Trump
Interrogé sur les craintes d’une partie des Européens face à la posture américaine, Bill White se montre catégorique : "Il n’y a pas de raison du tout d’avoir peur." Selon lui, "parfois dans la presse, on essaie peut-être de se trouver des raisons d’être en désaccord avec le président Trump". "Je pense que le peuple américain et le peuple belge ont toujours été alignés, c’est ce que je dis également en ce qui concerne le Venezuela, l’Iran, Israël et la Palestine", poursuit-il.
À l’Europe, il adresse un conseil direct : "Évitons les distractions, ne prêtez pas trop attention aux rapports de presse." Et de marteler : " Le président Trump s’occupe et se préoccupe de l’Europe." Pourtant, en décembre dernier la publication de la dernière note stratégique américaine sur la sécurité nationale a provoqué un profond trouble en Europe. Washington y décrivait "le déclin économique de l’Europe" comme secondaire face au risque d'"effacement civilisationnel", tout en accusant les gouvernements européens de "censurer et réprimer l’opposition politique". L’administration Trump assume désormais soutenir les partis d’extrême droite en Europe.
Sur l’OTAN, Bill White va plus loin et affirme que "le président Trump a sauvé l’OTAN". Il évoque " beaucoup d’argent " mobilisé pour l’Alliance et parle de "500 milliards de dollars pour protéger les populations européennes". " Lorsqu’on dit "est-ce qu’on peut faire confiance aux États-Unis, est-ce qu’on peut faire confiance au président Trump", je pense que la question est tout à fait mal posée ", estime-t-il, appelant au contraire à " remercier le président Trump ".
Pour rappel, 5% du PIB devra être consacré à la défense dans 7 ans, voilà l’effort demandé par l’OTAN à ses membres, sous l’impulsion des États-Unis et de certains pays européens comme l’Allemagne. Soit, d’après les calculs qui circulent, 30 milliards d’euros consacrés à la défense plutôt que cinq actuellement chez nous.
30 milliards d’euros, c’est à peu près ce qu’on consacre chaque année à l’enseignement dans notre pays. C’est cinq fois ce que l’on consacre au chômage. Un changement d’échelle colossal qui va impacter profondément nos priorités budgétaires et qui ne fait pourtant l’objet que de peu de débat public.

Trump brandit l’arme commerciale contre l’Iran : "Décision définitive", prévient-il
Iran : Trump, " le seul président " qui n’a pas déclenché de nouvelles guerres
Sur le dossier brûlant de l’Iran, l’ambassadeur se pose à nouveau en défenseur zélé du chef de la Maison-Blanche. "Contrairement à notre ancien président […] beaucoup de Belges m’ont fait savoir qu’ils aimaient beaucoup le président Obama ou le président Biden mais ces deux présidents ont lancé, ont commencé de nombreuses guerres", avance-t-il.
"Le président Trump, c’est le seul président des États-Unis d’Amérique qui n’a pas déclenché de nouvelles guerres durant son premier mandat et durant son deuxième mandat", affirme Bill White, en assurant que "le président américain ne déclenchera pas de nouvelles guerres". "C’est le commandant en chef mais c’est un grand pacificateur, je le répète." Concernant la répression des manifestations en Iran, Bill White insiste sur le soutien de Washington au mouvement de contestation. "Les États-Unis sont du côté du peuple iranien", assure-t-il.
Selon lui, Donald Trump "avertit les Mollah iraniens en leur disant qu’ils n’ont pas le droit de tuer des manifestants pacifiques". "Croyez le président Trump lorsqu’il vous dit “évitez de tuer des citoyens innocents”, or c’est ce qui se passe aujourd’hui en Iran, c’est absolument effroyable, il faut que cela cesse", insiste l’ambassadeur.

Après l’attaque au Venezuela, pourquoi les États-Unis ne sont-ils pas sanctionnés comme l’est la Russie ?
Venezuela, drogue et démocratie
Sur le Venezuela, Bill White défend une approche mêlant, selon lui, lutte contre le crime organisé et défense de la démocratie. "Nous avons voulu procéder à l’arrestation et aux poursuites de Nicolas Maduro, qui est le président illégitimement élu du Venezuela, qui a truqué les élections précédentes", avance-t-il, parlant d’"autorité publique" exportant des "activités criminelles" et du "trafic de drogue" vers les États-Unis. "Lorsqu’on dit que Maduro n’est pas un trafiquant de drogue, c’est tout à fait incorrect", tranche-t-il.
L’homme d’affaires, ami proche de Trump, devenu ambassadeur, évoque aussi le port d’Anvers pour illustrer ces enjeux : "Il y a davantage de cocaïne qui arrive à Anvers en Belgique que partout dans tous les ports américains combinés. Il y a davantage de drogue qui vient d’Amérique du Sud et qui parvient dans ce royaume de Belgique, un pays que je visite depuis 20 ans et que j’aime", ajoute-t-il, sans vouloir évoquer les exportations massives d’herbe américaine vers la Belgique.
Selon lui, "heureusement que le président Trump s’est battu pour le peuple du Venezuela" face à cette criminalité transnationale. Un ambassadeur qui refuse cependant de lier cette intervention, aux importantes réserves pétrolières que possède ce pays.
L’argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu’il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis

Donald Trump
Poudrant le 7 janvier dernier, Donald Trump évoquait clairement le pétrole du Venezuela : "Je suis ravi d’annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité", avait annoncé le président américain en précisant que "ce pétrole sera vendu au prix du marché", soit, selon les cours actuels, plus de 2 milliards de dollars. "L’argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu’il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis", a-t-il assuré après avoir ouvertement admis convoiter les vastes ressources pétrolières du Venezuela, les premières réserves de brut prouvées de la planète.
Pour justifier l’implication américaine, Bill White insiste enfin sur les attentes des diasporas. Il raconte avoir rencontré au Cinquantenaire, lors de la fête du 4 juillet, des Belges d’origine vénézuélienne. "Ils étaient là avec le drapeau américain […] ils m’ont dit “heureusement qu’on a le président Trump qui va sauver notre pays” ", affirme l’ambassadeur.
L’objectif de Washington, assure-t-il, est qu’"il y ait bel et bien un gouvernement démocratiquement élu pour le peuple vénézuélien". Pourtant, avec son humour, si "particulier", Donald Trump a diffusé dimanche 11 janvier sur Truth Social, son réseau social, un photomontage imitant une page Wikipédia le présentant comme président du Venezuela, avec une entrée en fonction calée sur l’intervention militaire américaine de janvier 2026.
Groenland : "il y a des choses qu’on ne peut pas dire à la radio"
Interrogé sur les velléités américaines autour du Groenland, Bill White reconnaît l’importance stratégique de ce territoire. Il dit avoir vu "135 fois " des commentaires de Donald Trump en deux ans "quant à l’importance stratégique du Groenland". "Lorsqu’on est ambassadeur, lorsque l’on a l’habilitation secret défense, il y a des choses qu’on ne peut pas dire à la radio ", glisse-t-il.
Il insiste néanmoins sur un point : "Pour tous ceux d’entre nous qui nous préoccupons de la liberté, qui sont préoccupés quant à la position de la Chine, de la Russie, quant à la prolifération nucléaire, le Groenland ne peut pas rester non protégé comme il l’est aujourd’hui." "C’est important pour la sécurité des États-Unis, du Canada et de l’OTAN", affirme Bill White, se réjouissant que "les Danois prêtent maintenant l’oreille".
Il dit attendre "une réunion très productive" entre la Première ministre danoise et le secrétaire d’État américain "sur le Groenland, indispensable pour la sûreté des États-Unis et de l’Europe".
Mais sans doute, tout comme le narcoterrorisme a servi à justifier l’intervention au Venezuela, qui avait pour but réel le contrôle des mannes pétrolières du pays, la menace sécuritaire au Groenland serait surtout une excuse pour accéder aux nombreuses ressources minières sous la glace.
Sur le droit international, l’ambassadeur affirme qu’il "doit être suivi de manière cohérente par l’ensemble des pays". Il présente l’action américaine au Venezuela comme "une opération de police et non pas une opération militaire", car rappelons-le, le Président Trump s’est passé de l’obligation de demander au Congrès américain un vote avant de lancer une opération de guerre sur un pays souverain.
Quant au Groenland, il se dit "sûr et certain" que les États-Unis "travailleront avec le Danemark pour formuler un plan pour protéger l’importance stratégique du Groenland". Sans doute oublie-t-il, le communiqué commun des présidents des cinq partis représentés au parlement du Groenland, l’Inatsisartut qui réaffirment leur volonté de décider seuls de l’avenir de l’île.
"Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais", écrivaient-ils d’une seule voix.

https://www.rtbf.be/article/il-n-y-a-pas-de-raison-d-avoir-peur-des-etats-unis-le-nouvel-ambassadeur-bill-white-se-veut-rassurant-sur-notre-relation-transatlantique-11660606?utm_campaign=RTBF_Info_%2013-01-2026&utm_medium=email&utm_source=newsletter

Écrit par : Allusion | 13/01/2026

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Le nombre de morts augmente dans un contexte de blackout médiatique
L’ampleur de la répression en Iran est devenue plus claire grâce aux rapports d’organisations internationales et de défense des droits humains. Selon la BBC, plus de 540 personnes ont été tuées lors d’une campagne nationale menée par les autorités iraniennes pour réprimer les manifestations.
L’agence Human Rights Activist News Agency a déclaré avoir vérifié la mort de 495 manifestants ainsi que celle de 48 membres des forces de sécurité iraniennes.
Le journalisme indépendant à l’intérieur du pays est entravé par de graves restrictions en matière de communication. Reuters a rapporté que les autorités iraniennes ont imposé une coupure quasi totale d’Internet et des services mobiles pendant plusieurs jours, limitant ainsi la capacité des citoyens et des journalistes à documenter les événements en temps réel.

Des options cybernétiques à l’étude à Washington
Selon des médias américains, le président Donald Trump a été informé d’une série de réponses possibles, notamment des mesures n’impliquant pas d’action militaire directe. Les responsables cités dans ces rapports ont toutefois souligné que l’administration n’en est qu’au début de sa phase d’évaluation.
Une réunion prévue mardi devrait se concentrer sur des options non létales, y compris le recours possible à des capacités cybernétiques secrètes visant les infrastructures militaires et civiles iraniennes.
Reuters a précisé que de telles actions, si elles étaient autorisées, pourraient également avoir pour effet secondaire de rétablir l’accès à Internet, restreint délibérément par le gouvernement iranien depuis le début de la répression.

Avertissements publics et contacts privés
Trump a lancé des avertissements de plus en plus fermes à l’encontre des dirigeants iraniens, déclarant que les États-Unis réagiraient avec force si la violence contre les manifestants se poursuivait. Il a averti Téhéran qu’il serait frappé “très, très fort là où ça fait mal”.
Dans le même temps, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré via les médias d’État que “les canaux diplomatiques restent ouverts avec les États-Unis” et que des responsables iraniens ont contacté Washington pour négocier, selon la BBC.
S’adressant aux journalistes aux côtés de la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, Trump a exprimé son indignation face aux assassinats. “Il semble qu’il y ait des personnes qui ne devraient pas être tuées”, a-t-il déclaré.
“Ce sont des violents… si on peut les appeler dirigeants, je ne sais pas s’ils en sont. Ils gouvernent par la violence”, a ajouté Trump, tout en soulignant que les options restent activement à l’étude.
“Nous examinons cela très sérieusement. L’armée s’y penche. Nous considérons des options très puissantes. Nous prendrons une décision.”

Discussions sur Starlink et implications plus larges
Trump a également suggéré que son administration pourrait explorer des moyens de contrer le blackout des communications imposé par l’Iran avec une aide extérieure. Il a indiqué qu’il prévoyait de parler avec Elon Musk, dont l’entreprise SpaceX gère le réseau Internet par satellite Starlink.
“Nous pourrions rétablir Internet si cela est possible”, a déclaré Trump, ajoutant que l’entreprise de Musk est “très compétente dans ce domaine”.
Fox News a rapporté séparément que Trump a l’intention de discuter du déploiement potentiel de la technologie Starlink en Iran alors que les manifestations se poursuivent.
L’Iran s’est qualifié pour la Coupe du monde de la FIFA de cet été, qui sera organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, rappelant que les tensions politiques se déroulent parallèlement à des événements sportifs et diplomatiques internationaux à venir.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/les-%C3%A9tats-unis-envisagent-des-mesures-cybern%C3%A9tiques-alors-que-trump-met-en-garde-le-pays-organisateur-de-la-coupe-du-monde/ar-AA1U6OJB?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=696649dbdd1148df87ab2877516ca61a&ei=24

Écrit par : Allusion | 13/01/2026

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Il y a aujourd'hui 40 ans disparaissait Daniel Balavoine et il est toujours dans l'actualité

Écrit par : Allusion | 14/01/2026

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C'est vrai, on parle aujourd'hui des 40 ans de la disparition de Daniel Balavoine sur les réseaux sociaux. Bon après midi.

Écrit par : elisabeth | 15/01/2026

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On s’y attendait un peu, non ? Depuis qu’il a été élu 47e président des États-Unis, Donald Trump n’a pas perdu de temps pour mettre ses menaces à exécution. Il avait promis, juré même, de lancer le « plus grand programme d’expulsion de l’histoire américaine » pour sortir ce qu’il appelle les « criminels » du pays. Eh bien, les chiffres commencent à tomber et c’est… vertigineux.
Figurez-vous que depuis son retour au Bureau Ovale, l’administration Trump a déjà annulé pas moins de 100 000 visas. Oui, vous avez bien lu. C’est le Département d’État lui-même qui a sorti ce chiffre. Le président républicain, fidèle à sa ligne dure, a mis en place des mesures drastiques pour ceux qui demandent des visas depuis certaines régions du monde. Mercredi dernier, le 14 janvier pour être précis, il a déclaré une pause indéfinie dans le traitement des visas d’immigrants pour une liste impressionnante de 75 pays. Une décision qui, je suppose, va faire couler beaucoup d’encre.

Les raisons invoquées : « Protéger la générosité américaine »
Mais pourquoi une telle décision maintenant ? L’explication officielle est assez directe. Dans un communiqué, le Département d’État a affirmé qu’il mettait ces mesures en place pour mettre « fin à l’abus » du système. Selon eux, il s’agit de bloquer ceux qui voudraient « extraire la richesse du peuple américain » via les aides sociales et les allocations. C’est un discours qu’on a déjà entendu, n’est-ce pas ?
Tommy Pigott, le porte-parole principal adjoint du Département d’État américain, a précisé la chose à la BBC : « Le Département d’État utilisera son autorité de longue date pour juger inéligibles les immigrants potentiels qui deviendraient une charge publique pour les États-Unis et exploiteraient la générosité du peuple américain ». C’est dit. L’ordre prendra effet très bientôt, dès le 21 janvier. Cependant, petite précision importante rapportée par l’Associated Press : ces nouvelles restrictions ne s’appliqueront pas — pour l’instant — aux visas non-immigrants, comme ceux pour le tourisme ou les affaires. Ouf pour les voyageurs, je suppose.

La liste complète : 75 pays dans le viseur
Alors, qui est concerné ? La liste est longue, très longue. Le Département d’État a publié l’intégralité des 75 pays dont les ressortissants voient leurs demandes de visas immigrants mises sur pause dès la semaine prochaine. Je vous la mets ici en entier, car il est important de savoir exactement de quoi on parle. On y retrouve des nations de presque tous les continents :

Afghanistan
Albanie
Algérie
Antigua-et-Barbuda
Arménie
Azerbaïdjan
Bahamas
Bangladesh
Barbade
Biélorussie
Belize
Bhoutan
Bosnie-Herzégovine
Brésil
Birmanie (Myanmar)
Cambodge
Cameroun
Cap-Vert
Colombie
Côte d’Ivoire
Cuba
République Démocratique du Congo
Dominique
Égypte
Érythrée
Éthiopie
Fidji
Gambie
Géorgie
Ghana
Grenade
Guatemala
Guinée
Haïti
Iran
Irak
Jamaïque
Jordanie
Kazakhstan
Kosovo
Koweït
République Kirghize
Laos
Liban
Liberia
Libye
Moldavie
Mongolie
Monténégro
Maroc
Népal
Nicaragua
Nigeria
Macédoine du Nord
Pakistan
République du Congo
Russie
Rwanda
Saint-Christophe-et-Niévès
Sainte-Lucie
Saint-Vincent-et-les-Grenadines
Sénégal
Sierra Leone
Somalie
Soudan du Sud
Soudan
Syrie
Tanzanie
Thaïlande
Togo
Tunisie
Ouganda
Uruguay
Ouzbékistan
Yémen

Conclusion : Une rhétorique toujours plus musclée
Cette manœuvre n’est finalement que le dernier épisode d’une longue série de restrictions imposées par Trump sur l’immigration depuis son entrée en fonction il y a près d’un an. C’est sa marque de fabrique. Après son retour à la Maison Blanche, le républicain a réaffirmé qu’il expulserait tout immigrant présent aux États-Unis sans permission légale.
Ses mots sont d’ailleurs toujours aussi crus. Il a déclaré : « Je sauverai chaque ville et village qui a été envahi et conquis, et nous mettrons ces criminels vicieux et assoiffés de sang en prison, puis nous les flanquerons dehors de notre pays aussi vite que possible ». Une ambiance pour le moins… tendue, qui laisse présager que ce n’est que le début.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/suspension-des-visas-trump-frappe-fort-avec-une-liste-noire-de-75-pays/ar-AA1UgCQc?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=6969dc60b54c46669aba72cc1721f6c3&ei=8

Écrit par : Allusion | 16/01/2026

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Introduction : L’alliance qui se fissure sous le poids de l’arrogance

Le jour où l’impensable est devenu réalité
Ce 15 janvier 2026, des soldats français, allemands, suédois et norvégiens ont posé leurs bottes sur le sol glacé du Groenland. Pas pour repousser une invasion russe. Pas pour contenir une menace chinoise. Non. Ces militaires de l’OTAN sont là pour envoyer un message à… un autre membre de l’OTAN. Les États-Unis. Leur allié depuis 75 ans. Le fondateur même de l’alliance. Quelque part dans les bureaux feutrés de Washington, Donald Trump parle de « conquérir » ce territoire danois. Et à Nuuk, capitale de cette île arctique de 57 000 âmes, des enfants inuits regardent passer des avions militaires européens venus les protéger de la première puissance mondiale. Le monde a basculé. Et personne ne sait plus vraiment où est le haut, où est le bas.
La veille, le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio avaient reçu leurs homologues danois et groenlandais à la Maison-Blanche. Une heure de discussions. Pour rien. Le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen est sorti de cette rencontre avec un constat glaçant : un « désaccord fondamental » persiste. Trump veut le Groenland. Point final. Et si le Danemark refuse de vendre, eh bien… « nous ferons les choses à la dure », a prévenu le président américain quelques jours plus tôt. La dure. Comme au Venezuela, où les forces américaines ont capturé Nicolás Maduro le 3 janvier. La dure. Contre un allié de l’OTAN. Contre un pays ami depuis plus d’un siècle.
Je reste là, devant mon écran, et je n’arrive pas à croire ce que je lis. Un président américain qui menace d’envahir un territoire allié. Des soldats européens déployés pour… quoi exactement ? Dissuader les États-Unis ? On nage en plein délire. Et pourtant, c’est bien réel. Chaque mot, chaque menace, chaque mouvement de troupes. Comment en est-on arrivé là ? Comment l’alliance qui a garanti la paix en Europe pendant huit décennies peut-elle se retourner contre elle-même ? J’ai la gorge serrée en écrivant ces lignes. Parce que ce n’est pas qu’une histoire de géopolitique. C’est l’histoire de tout ce qu’on croyait acquis qui s’effondre sous nos yeux.

L'escalade calculée : de la menace à l'action
La promesse de Tom Homan : « on va inonder la zone »
Revenons en arrière. Mai 2025. Tom Homan, le « border czar » de Trump, s’adresse aux journalistes. Son message aux villes démocrates, aux « sanctuary cities » qui refusent de collaborer avec l’ICE, est limpide. Glacial. « Si on ne peut pas arrêter un criminel en prison, vous allez nous forcer à le trouver dans la communauté. Si on ne peut pas le trouver dans la communauté, on va le trouver sur son lieu de travail. Alors on va inonder la zone. Et les sanctuary cities vont avoir exactement ce qu’elles ne veulent pas. » Inonder la zone. Flood the zone. C’est pas une métaphore. C’est une menace. Une promesse. Collaborez ou on débarque en force. Donnez-nous vos prisonniers ou on envahit vos rues. Et Trump a tenu parole. Los Angeles d’abord. Puis Chicago. Et maintenant Minneapolis. 2000 agents fédéraux déployés. La plus grande opération d’immigration de l’histoire américaine, selon l’ICE.
Mais voilà le truc. Homan et Kristi Noem, la secrétaire du Department of Homeland Security, répètent en boucle qu’ils ciblent les criminels. Les « criminal illegal aliens ». Les gens dangereux. Ceux que personne ne veut dans son quartier. Tricia McLaughlin, assistante secrétaire du DHS, l’a dit sur Fox News cette semaine : « Si le gouverneur Tim Walz et le maire Jacob Frey nous laissaient entrer dans leurs prisons, on n’aurait pas besoin d’être là. Il y a actuellement 680 immigrants criminels illégaux dans la ville. Des gens que vous ne voudriez jamais dans votre rue, que vous soyez républicain ou démocrate. C’est eux qu’on cible. » Sauf que c’est faux. Complètement faux. Les données du DHS elles-mêmes montrent que plus de détenus de l’ICE n’ont AUCUN casier criminel que de détenus avec des condamnations ou des accusations en cours. Un rapport de l’American Immigration Council résume le changement depuis le retour de Trump au pouvoir : une augmentation de 2450% du nombre de personnes sans casier criminel détenues par l’ICE chaque jour. 2450%. Pas une faute de frappe. Deux mille quatre cent cinquante pour cent.
Vous voyez comment ça marche ? On vous dit qu’on cible les criminels. Les méchants. Les dangereux. Et pendant ce temps, on rafle tout le monde. Des gens sans casier. Des citoyens américains. Des mères qui déposent leurs enfants à l’école. On vous ment en pleine face. Et quand vous protestez, on vous envoie les gaz lacrymogènes. Et quand ça ne suffit pas, on menace d’envoyer l’armée. C’est ça, l’escalade calculée. C’est ça, la stratégie. Mentir. Frapper. Escalader. Et recommencer.

Les opérations de porte-à-porte : la terreur au quotidien
Sur le terrain, la réalité est brutale. Des agents de l’ICE et de la Border Patrol font du porte-à-porte. Ils arrêtent des gens dans la rue. Ils demandent leurs papiers à des citoyens américains. Ils détiennent des gens qui n’ont rien fait. PBS NewsHour rapporte des rafles massives. Le New York Times documente des cas de citoyens américains arrêtés, détenus, interrogés. Parce qu’ils ont l’air « suspects ». Parce qu’ils parlent espagnol. Parce qu’ils vivent dans le mauvais quartier. Les communautés s’organisent. Elles créent des réseaux d’alerte. Elles se préviennent mutuellement quand l’ICE arrive. Elles se protègent. Et quand les agents fédéraux rencontrent de la résistance, ils sortent l’artillerie. Gaz lacrymogènes. Spray au poivre. Flash-bangs. Des explosions dans les rues. De la fumée qui dérive entre les maisons. Des scènes de guerre dans une ville américaine.
Et puis il y a eu Renee. Le 7 janvier. Une citoyenne américaine. Pas une immigrante. Pas une criminelle. Une mère. Une poète. Une femme qui venait de déposer son fils à l’école. Selon Kristi Noem, Renee a « tenté d’utiliser son véhicule comme une arme » pour écraser un agent près d’un véhicule de l’ICE coincé dans une rue enneigée. L’agent a ouvert le feu. Renee est morte. Les autorités locales et étatiques contestent violemment la version de la légitime défense. Des vidéos de la scène circulent. Elles montrent… quoi exactement ? Personne ne sait vraiment. Mais ce qu’on sait, c’est qu’une femme est morte. Qu’elle était citoyenne américaine. Qu’elle avait trois enfants. Et que l’administration Trump n’a pas offert la moindre critique du tireur. Pas un mot. Pas une once de remise en question. Stephen Miller, chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, a même affirmé que les agents de l’ICE ont « l’immunité fédérale » pour leurs actions. Vrai seulement dans le sens où le Department of Justice de Trump ne va porter aucune accusation. L’impunité. Totale. Absolue.
L’immunité fédérale. Trois mots qui glacent le sang. Ça veut dire quoi, exactement ? Ça veut dire qu’un agent peut tuer une citoyenne américaine et ne jamais avoir à répondre de ses actes. Ça veut dire que la justice ne s’applique pas. Ça veut dire que le gouvernement protège ses tueurs. Et vous savez ce qui est encore plus terrifiant ? Les agents de l’ICE utilisent maintenant la mort de Renee comme un avertissement. Ils le disent aux manifestants : « Reculez, ou vous finirez comme elle. » C’est ça, l’Amérique de Trump en 2026. Tuer et menacer. Sans conséquence. Sans limite.

Trump 2020 vs Trump 2026 : le monstre déchaîné
Les regrets de 2020 : quand les garde-fous tenaient encore
2020. George Floyd est tué par la police à Minneapolis. Des manifestations éclatent partout au pays. Devant la Maison-Blanche aussi. Un soir, Trump est évacué vers le bunker présidentiel. Ça le rend fou. Ça projette une image de faiblesse. Il veut frapper fort. Il veut déployer l’armée contre les manifestants. Mais des membres de son administration résistent. Mark Esper, son secrétaire à la Défense, s’oppose. D’autres aussi. Ils lui disent non. Ils lui rappellent les limites. Les lois. La Constitution. Trump est frustré. Enragé. Il vire Esper quelques mois plus tard. Mais sur le moment, les garde-fous tiennent. À peine. Mais ils tiennent. Trump n’obtient pas ce qu’il veut. Il doit ravaler sa rage. Et ça, il ne l’oublie pas. Jamais.
Pendant la campagne de 2024, Trump et ses alliés parlent d’immigration. Ils promettent de durcir les lois. D’expulser les gens en situation irrégulière. Ils insistent : on va cibler les criminels. Les gens connus des forces de l’ordre. Ceux qu’on peut arrêter rapidement. C’est le discours. La promesse. Mais une fois au pouvoir, en janvier 2025, tout change. Les rafles ne ciblent pas que les criminels. Elles ciblent tout le monde. N’importe qui. Les agents de l’ICE ont carte blanche. Ils peuvent arrêter qui ils veulent. Détenir qui ils veulent. Et quiconque se met en travers de leur chemin… eh bien, on a vu ce qui arrive. Trump est revenu à Washington en 2025 encore plus en colère qu’en 2020. Plus déterminé. Plus dangereux. Et cette fois, il a rempli son Cabinet de gens qui ne vont pas s’opposer à lui. Des gens qui vont dire oui. Toujours oui.
Vous vous souvenez quand on nous disait que les institutions allaient tenir ? Que les garde-fous allaient protéger la démocratie ? Que même si Trump voulait faire des choses horribles, il y aurait toujours quelqu’un pour dire non ? Eh bien, regardez maintenant. Regardez 2026. Il n’y a plus personne pour dire non. Plus de Mark Esper. Plus de résistance interne. Juste des gens qui acquiescent. Qui obéissent. Qui exécutent. Trump a appris de 2020. Il a appris à virer ceux qui s’opposent. À s’entourer de loyalistes. Et maintenant, il a ce qu’il a toujours voulu : le pouvoir absolu. Sans limite. Sans contrôle.

L’obsession de l’Insurrection Act : le fantasme devenu réalité
L’Insurrection Act. Une loi de 1807. Vieille de plus de deux siècles. Elle permet au président de déployer l’armée américaine sur le sol américain pour réprimer des troubles civils. Elle a été utilisée rarement. Très rarement. Parce que c’est une mesure extrême. Parce que ça veut dire envoyer des soldats contre des citoyens. Mais Trump en rêve depuis 2020. Il voulait l’invoquer pendant les manifestations George Floyd. Il n’a pas pu. Maintenant, il peut. Et il menace de le faire. Le 15 janvier 2026, sur Truth Social, Trump écrit qu’il va « instituer l’INSURRECTION ACT, comme beaucoup de présidents l’ont fait avant moi, et mettre rapidement fin à la tragédie qui se déroule dans cet État autrefois grand. » La tragédie. Quelle tragédie ? Les manifestants qui protestent contre la mort de Renee Good ? Les citoyens qui disent que tuer une mère de trois enfants, c’est inacceptable ?
Sur Fox News, la déclaration de Trump est accompagnée d’images de manifestants ciblés par des agents fédéraux. De la fumée qui dérive dans les rues. Des explosions de flash-bangs. Des scènes de chaos. Steve Doocy, l’animateur, regarde les images et dit : « Je regarde ces images de Minneapolis, et je me dis : ‘Mec, quelque chose est vraiment détraqué là-bas !’ et évidemment le président regarde les mêmes choses. » Vous voyez le tour de passe-passe ? L’administration envoie des agents fédéraux. Ces agents créent le chaos. Ils tirent des gaz lacrymogènes. Ils lancent des flash-bangs. Ils tuent des citoyens. Et ensuite, Trump regarde les images du chaos QU’IL A CRÉÉ et dit : « Regardez ce désordre ! Il faut que j’envoie l’armée ! » C’est brillant. C’est terrifiant. C’est calculé.
Je vais être honnête avec vous. J’ai peur. Vraiment peur. Parce que je vois exactement où ça va. Trump crée le chaos. Il envoie des agents qui frappent, qui gazent, qui tuent. Les gens protestent. Évidemment qu’ils protestent. Et Trump utilise ces protestations comme prétexte pour envoyer l’armée. Pour invoquer l’Insurrection Act. Pour déployer des soldats dans les rues américaines. Contre des citoyens américains. Et une fois qu’il aura fait ça à Minneapolis, qu’est-ce qui l’empêchera de le faire ailleurs ? À Chicago ? À Los Angeles ? À New York ? Nulle part. Rien ne l’arrêtera. Parce qu’il n’y a plus de garde-fous. Plus de limites. Juste un homme avec un pouvoir immense et une obsession pour la violence d’État.

La machine à broyer : comment on fabrique un prétexte
Étape 1 : menacer les villes démocrates
La stratégie est limpide. D’abord, on menace. Tom Homan le dit clairement : collaborez ou on inonde vos rues. Donnez-nous accès à vos prisons ou on débarque en force. C’est pas une négociation. C’est un ultimatum. Les villes démocrates, les « sanctuary cities », refusent. Elles disent non. Elles protègent leurs résidents. Elles refusent de transformer leurs policiers en agents de l’immigration. Alors Trump et Homan tiennent leur promesse. Ils envoient les troupes. 2000 agents fédéraux à Minneapolis. Des centaines à Chicago avant ça. À Los Angeles aussi. Ils « inondent la zone ». Exactement comme promis. Et ces agents n’ont pas de limites. Pas de contraintes. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Arrêter qui ils veulent. Détenir qui ils veulent. Tirer sur qui ils veulent.
Et quand quelqu’un meurt, comme Renee Good, l’administration ne présente pas d’excuses. Elle ne fait pas d’enquête indépendante. Elle défend le tireur. Elle invoque « l’immunité fédérale ». Elle dit que c’était nécessaire. Justifié. Même avant que les images ne soient publiques. Même avant qu’on sache ce qui s’est vraiment passé. La défense est automatique. Totale. Et les agents de l’ICE le savent. Ils savent qu’ils peuvent faire n’importe quoi. Qu’ils seront protégés. Qu’ils ne seront jamais tenus responsables. Alors ils deviennent plus agressifs. Plus violents. Ils utilisent la mort de Renee comme un avertissement. « Reculez ou vous finirez comme elle. » C’est pas une menace vide. C’est une promesse.
Imaginez une seconde que vous vivez à Minneapolis. Que vous êtes parent. Que vous avez des enfants. Et qu’un matin, vous apprenez qu’une mère a été tuée en revenant de l’école. Tuée par le gouvernement. Par des agents fédéraux. Et que personne ne sera puni. Que le gouvernement dit que c’était justifié. Que les agents peuvent continuer. Qu’ils ont « l’immunité ». Comment vous vous sentez ? En sécurité ? Protégé ? Ou terrifié ? Parce que si ça peut arriver à Renee, ça peut arriver à n’importe qui. À vous. À vos voisins. À vos amis. À vos enfants. C’est ça, la terreur d’État. C’est ça, l’objectif. Vous faire peur. Vous faire taire. Vous faire obéir.

Étape 2 : provoquer la résistance
Les communautés ne restent pas passives. Elles s’organisent. Elles créent des réseaux d’alerte. Elles se préviennent quand l’ICE arrive. Elles se rassemblent pour protéger leurs voisins. Elles manifestent. Elles protestent. Elles disent non. Et c’est exactement ce que Trump veut. Parce que chaque manifestation, chaque confrontation, chaque moment de résistance devient un prétexte. Les agents fédéraux répondent avec violence. Gaz lacrymogènes. Spray au poivre. Flash-bangs. Des explosions dans les rues. De la fumée partout. Des scènes de chaos. Et Fox News filme tout ça. Ils montrent les explosions. La fumée. Le désordre. Mais ils ne montrent pas QUI crée ce chaos. Ils ne montrent pas les agents fédéraux qui lancent les grenades. Qui tirent les gaz. Qui provoquent la violence. Ils montrent juste le résultat. Et ils disent : « Regardez ce désordre ! Regardez cette anarchie ! Il faut faire quelque chose ! »
Et Trump regarde. Il attend. Il laisse la situation s’envenimer. Il laisse ses agents créer le chaos. Et puis, au moment parfait, il intervient. Il tweete. Il menace. Il dit qu’il va invoquer l’Insurrection Act. Qu’il va envoyer l’armée. Pour « rétablir l’ordre ». Pour « protéger les citoyens ». Mais protéger contre quoi ? Contre qui ? Contre les manifestants qui protestent contre la mort d’une citoyenne américaine ? Contre les gens qui disent que tuer une mère de trois enfants, c’est inacceptable ? Non. Il veut protéger ses agents. Il veut protéger son pouvoir. Il veut écraser la dissidence. Et il utilise le chaos qu’il a lui-même créé comme justification.
C’est du génie machiavélique. Vraiment. Vous créez le problème. Vous provoquez la réaction. Et ensuite vous utilisez cette réaction pour justifier encore plus de violence. C’est un cercle vicieux. Une spirale. Et une fois qu’elle commence, elle ne s’arrête pas. Parce que chaque escalade justifie la suivante. Chaque violence appelle plus de violence. Et à la fin, vous avez des soldats dans les rues. Des tanks. Des couvre-feux. L’état d’urgence. La loi martiale. Tout ça parce qu’une mère a été tuée en revenant de l’école. Tout ça parce que des gens ont osé dire que c’était mal.

Étape 3 : invoquer l’Insurrection Act
Et maintenant, on y est. Le 15 janvier 2026. Trump menace d’invoquer l’Insurrection Act. Il a tout ce qu’il faut. Le chaos dans les rues. Les images de violence. Les manifestations. Les confrontations. Il a créé le prétexte parfait. Et il a l’appui de ses alliés. Sur Fox News, Trey Gowdy, ancien membre républicain du Congrès, dit : « Je pense qu’on est peut-être au-delà de ce point au Minnesota. Vous avez des gouverneurs et des maires qui défient ouvertement les forces de l’ordre fédérales. Ils le défient ouvertement. Donc je pense qu’il a toute la justification. » Trey Gowdy. Le même Trey Gowdy qui, en 2010, pendant la vague du Tea Party, dénonçait les abus du gouvernement fédéral. Qui défendait les droits des États. Qui s’opposait à l’ingérence fédérale. Maintenant, il dit que Trump a « toute la justification » pour envoyer l’armée. Parce que c’est Trump. Parce que c’est son camp. Les principes ? Oubliés. Les droits des États ? Oubliés. Tout ce qui compte, c’est le pouvoir.
Trump a maintenant les circonstances ET la complaisance dont il a besoin pour faire ce qu’il a toujours voulu. Déployer l’armée contre des citoyens américains. Utiliser la force militaire pour écraser la dissidence. Transformer les rues américaines en zones de guerre. Et personne ne va l’arrêter. Pas son Cabinet. Pas le Congrès républicain. Pas Fox News. Personne. Il a passé quatre ans à apprendre comment fonctionne le pouvoir. À identifier les obstacles. À les éliminer. À s’entourer de loyalistes. Et maintenant, il a ce qu’il voulait. Le pouvoir absolu. Sans limite. Sans contrôle. Et il va l’utiliser.
On y est. Le moment qu’on redoutait. Le moment où un président américain décide que l’armée peut être utilisée contre le peuple américain. Où des soldats peuvent être déployés dans les rues pour tirer sur des manifestants. Où la violence d’État devient la norme. Et vous savez ce qui est le plus terrifiant ? C’est que la moitié du pays va applaudir. Ils vont dire que c’était nécessaire. Que les manifestants l’ont cherché. Que Trump n’avait pas le choix. Ils vont justifier l’injustifiable. Ils vont normaliser l’innommable. Et une fois que ça sera normalisé, une fois que l’armée dans les rues sera devenu acceptable, qu’est-ce qui nous reste ? Qu’est-ce qui nous protège ? Plus rien. Absolument plus rien.

Les victimes : des visages, pas des statistiques
Renee Nicole Good : une vie, pas un chiffre
Renee Nicole Good. 37 ans. Née au Colorado. Mère de trois enfants : 15 ans, 12 ans, 6 ans. Poète. Écrivaine. Chrétienne dévouée. Elle avait participé à des missions humanitaires en Irlande du Nord quand elle était jeune. Elle aimait chanter. Elle avait étudié la performance vocale à l’université. Elle avait obtenu un diplôme en anglais de l’Old Dominion University en 2020. Elle avait remporté le prix de poésie de l’American Academy of Poets la même année. Son professeur, Kent Wascom, se souvient d’elle. « Beaucoup de jeunes écrivains écrivent sur eux-mêmes », dit-il. « Mais Renee écrivait sur les autres. Sur les personnes âgées. Sur les gens d’autres endroits. Sur des circonstances différentes des siennes. » Elle avait de l’empathie. De la compassion. Elle voyait les autres. Elle les comprenait.
Elle avait eu une vie difficile. Son deuxième mari, Tim Macklin, un vétéran militaire, était mort en 2023. Elle élevait seule ses trois enfants. Elle avait déménagé à Minneapolis en 2025 pour recommencer. Pour construire quelque chose de nouveau. Sa maison avait encore les décorations de Noël sur le porche. Les voisins se souviennent des dessins de ses enfants à la craie sur le trottoir l’été dernier. Des papillons. Des soleils. Des « je t’aime maman ». Une voisine, Kimmy Hull, dit : « Elle était un membre très apprécié de la communauté. » Une autre voisine se souvient que le fils de Renee demandait parfois à caresser leur chien. Clark Hoelscher, un voisin qui est aussi enseignant, a pleuré en parlant d’elle. « Je suis parent. J’ai aidé à élever cinq enfants. J’ai deux enfants qui sont les miens. Je ne peux pas imaginer qu’ils rentrent à la maison et que leur maman ne soit plus là. »
Vous voulez savoir ce qui me reste de cette histoire ? Un détail. Un seul. Le fils de 6 ans de Renee. Ce matin du 7 janvier, elle l’a déposé à l’école. Elle lui a dit au revoir. Elle lui a peut-être fait un bisou. Elle lui a dit qu’elle viendrait le chercher plus tard. Et elle n’est jamais revenue. Cet enfant a attendu. Il a regardé les autres parents arriver. Prendre leurs enfants. Partir. Et sa maman n’est pas venue. Elle ne viendra jamais. Plus jamais. Parce qu’un agent fédéral a tiré. Parce que le gouvernement américain a décidé que c’était acceptable. Comment on explique ça à un enfant de 6 ans ? Comment on lui dit que sa maman est morte parce que le président voulait montrer sa force ? Qu’elle a été sacrifiée pour un message politique ? On ne peut pas. Il n’y a pas de mots. Il n’y a que le vide. L’absence. Le silence qui hurle.

Les autres victimes : une communauté terrorisée
Mais Renee n’est pas la seule victime. Il y a les 2000 personnes détenues par l’ICE à Minneapolis. Les familles séparées. Les enfants qui rentrent de l’école et ne trouvent pas leurs parents. Les travailleurs arrêtés sur leur lieu de travail. Les gens arrêtés dans la rue parce qu’ils « ont l’air suspects ». Il y a les citoyens américains détenus, interrogés, humiliés parce qu’ils parlent espagnol ou parce qu’ils vivent dans le mauvais quartier. Il y a les étudiants qui ont peur d’aller à l’école. Clark Hoelscher, l’enseignant, le dit : « Nous avons des étudiants et des familles qui ont peur d’être à l’école. C’est vraiment difficile quand j’ai un étudiant qui manque l’école. J’ai juste peur de ce qui lui est arrivé ou ce qui est arrivé à sa famille. »
Il y a les manifestants gazés. Ceux qui ont reçu des flash-bangs. Ceux qui ont été frappés. Ceux qui ont été arrêtés. Il y a les voisins de Renee qui pleurent devant sa maison. Qui déposent des fleurs. Des bougies. Qui chantent son nom. « Say it once. Say it twice. We will not put up with ICE. » Il y a toute une communauté traumatisée. Terrorisée. Qui ne se sent plus en sécurité dans sa propre ville. Qui a peur de sortir. Qui a peur de l’uniforme. Qui a peur du gouvernement qui est censé la protéger. Et il y a le reste du pays qui regarde. Qui se demande : est-ce que ça va arriver chez nous aussi ? Est-ce que Chicago est la prochaine ? Los Angeles ? New York ? Est-ce qu’on est tous en danger maintenant ?
C’est ça, l’objectif de la terreur d’État. Pas juste punir ceux qui résistent. Mais terroriser tout le monde. Faire en sorte que personne n’ose résister. Que personne n’ose protester. Que personne n’ose dire non. Parce que si vous dites non, vous pourriez finir comme Renee. Vous pourriez être gazé. Arrêté. Détenu. Tué. Et personne ne sera puni. Personne ne sera tenu responsable. Parce que c’est le gouvernement. Parce que c’est Trump. Parce que c’est l’Amérique en 2026. Et si vous pensez que ça ne peut pas arriver chez vous, détrompez-vous. Parce que Renee pensait probablement la même chose. Elle pensait qu’elle était en sécurité. Qu’elle était citoyenne américaine. Que le gouvernement ne pouvait pas la tuer sans raison. Elle avait tort. Et vous pourriez avoir tort aussi.

Conclusion : le point de non-retour
Où sont les garde-fous ?
On nous avait promis que les institutions tiendraient. Que la démocratie américaine était solide. Que même si un président voulait abuser de son pouvoir, il y aurait des garde-fous. Le Congrès. Les tribunaux. Les médias. L’opinion publique. Les membres de son propre Cabinet. Quelqu’un, quelque part, dirait non. Quelqu’un arrêterait la folie. Mais regardez où on en est. Le Congrès républicain applaudit. Les tribunaux sont remplis de juges nommés par Trump. Fox News justifie tout. L’opinion publique est divisée, polarisée au point que la moitié du pays va défendre n’importe quoi tant que c’est Trump qui le fait. Et le Cabinet ? Rempli de loyalistes. De gens qui disent oui. Toujours oui. Il n’y a plus de Mark Esper. Plus personne pour dire « Monsieur le Président, on ne peut pas faire ça. » Plus personne pour rappeler les limites. Les lois. La Constitution.
Les garde-fous ont disparu. Un par un. Méthodiquement. Trump a passé quatre ans à apprendre. À identifier les obstacles. À les éliminer. À tester les limites. Et maintenant, il n’y a plus de limites. Il peut faire ce qu’il veut. Envoyer 2000 agents fédéraux dans une ville. Les laisser tuer des citoyens. Défendre les tueurs. Invoquer l’Insurrection Act. Déployer l’armée contre le peuple. Et personne ne va l’arrêter. Personne ne peut l’arrêter. Parce qu’il a le pouvoir. Et il sait comment l’utiliser. Et il n’a plus peur des conséquences. Parce qu’il n’y a plus de conséquences.
Je me souviens des débats de 2016. Quand les gens disaient : « Il ne peut pas vraiment faire ça. Les institutions vont tenir. La démocratie va survivre. » Et puis 2020. « Il ne peut pas vraiment refuser de partir. Il ne peut pas vraiment inciter une insurrection. » Et maintenant 2026. « Il ne peut pas vraiment invoquer l’Insurrection Act. Il ne peut pas vraiment envoyer l’armée contre des citoyens. » À chaque fois, on se dit que c’est impossible. Que ça ne peut pas arriver. Que quelqu’un va l’arrêter. Et à chaque fois, on a tort. Parce qu’il le fait. Il le fait vraiment. Et personne ne l’arrête. Alors maintenant, je ne me demande plus ce qu’il ne peut pas faire. Je me demande : qu’est-ce qui va l’arrêter ? Et la réponse me terrifie. Parce que je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas.

Le fils de Renee attend toujours
Quelque part à Minneapolis, un enfant de 6 ans essaie de comprendre pourquoi sa maman n’est pas revenue. Pourquoi elle ne reviendra jamais. Son grand-père l’a dit : « There’s nobody else in his life. » Plus personne. Son père est mort en 2023. Sa mère est morte en 2026. Il est seul. À 6 ans. Et le gouvernement qui a tué sa mère dit que c’était justifié. Nécessaire. Que l’agent avait « l’immunité fédérale ». Que c’était de la légitime défense. Et maintenant, ce même gouvernement menace d’envoyer l’armée. Pour « rétablir l’ordre ». Pour « protéger les citoyens ». Mais protéger contre quoi ? Contre qui ? Contre les gens qui disent que tuer une mère de trois enfants, c’est mal ? Contre les gens qui protestent ? Contre les gens qui osent dire non ?
Les décorations de Noël sont toujours sur le porche de la maison de Renee. Les voisins déposent des fleurs. Des bougies. Ils chantent son nom. Ils pleurent. Ils ont peur. Parce qu’ils savent que si ça peut arriver à Renee, ça peut arriver à n’importe qui. À eux. À leurs enfants. À leurs voisins. À leurs amis. Personne n’est en sécurité. Plus maintenant. Pas dans l’Amérique de Trump en 2026. Pas quand le président peut envoyer des agents qui tuent sans conséquence. Pas quand il peut menacer d’envoyer l’armée contre des manifestants. Pas quand il n’y a plus de limites. Plus de garde-fous. Plus de justice.
Je pense à ce petit garçon. 6 ans. Orphelin. Et je me demande : qu’est-ce qu’on lui dit ? Comment on lui explique que sa maman est morte parce que le président voulait montrer sa force ? Qu’elle a été sacrifiée pour un message politique ? Qu’elle a été tuée pour créer un prétexte ? On ne peut pas. Il n’y a pas de mots. Il n’y a que le vide. L’absence. Le silence. Et la question qui me hante, qui me réveille la nuit, qui me serre la gorge : combien d’autres Renee Good avant que quelqu’un dise stop ? Combien d’autres enfants orphelins ? Combien d’autres mères tuées ? Combien d’autres villes en flammes ? Combien d’autres fois on va se dire « ça ne peut pas arriver » avant de réaliser que c’est déjà arrivé ? Que c’est en train d’arriver ? Que ça va continuer d’arriver ? Jusqu’à ce que quelqu’un, quelque part, trouve le courage de dire : assez. ASSEZ. Mais qui ? Qui va le dire ? Et quand ? Parce que le temps presse. Et le fils de Renee attend toujours. Il attend que quelqu’un lui dise que sa maman va revenir. Mais elle ne reviendra pas. Plus jamais. Et personne ne sera puni. Personne ne sera tenu responsable. Parce que c’est l’Amérique de Trump. Et dans cette Amérique-là, tuer une mère de trois enfants, c’est juste le début.

Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques politiques et sociales qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies de pouvoir, à comprendre les mouvements autoritaires, à anticiper les dérives démocratiques. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les déclarations gouvernementales, les communiqués du Department of Homeland Security, les rapports d’agences de presse internationales reconnues telles que Reuters, CNN, BBC News, ABC News, The New York Times, The Washington Post, PBS NewsHour, ainsi que les données de l’American Immigration Council et les déclarations officielles sur Truth Social.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles au 15 janvier 2026. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens, et d’exprimer les émotions légitimes qu’ils suscitent. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trump-%C3%A0-deux-doigts-de-d%C3%A9cha%C3%AEner-la-violence-d-%C3%A9tat-qu-il-a-toujours-voulue/ar-AA1UiGcB?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=6969f7a5783d40bab0e837c90db50a84&ei=7

Écrit par : Allusion | 16/01/2026

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Introduction : quand les lumières s’éteignent, la guerre change de visage
Une nuit qui a tout changé
Jeudi 15 janvier 2026, 3h47 du matin. Olena, 34 ans, se réveille en sursaut. Pas à cause des explosions. Elle y est habituée maintenant. Après presque quatre ans de guerre en Ukraine, on s’habitue au bruit des missiles. Non. Ce qui la réveille, c’est le silence. Le silence absolu. Plus de ronronnement du réfrigérateur. Plus de lumière de veille sur la télé. Plus rien. Le blackout total. Elle attrape son téléphone. Pas de réseau. Elle regarde par la fenêtre de son appartement à Kiev. La ville est noire. Complètement noire. Comme si quelqu’un avait éteint l’interrupteur de toute l’Ukraine. Cette nuit-là, la Russie a frappé plus fort qu’elle ne l’avait jamais fait. Et Volodymyr Zelensky vient de déclarer l’état d’urgence énergétique.
Les chiffres donnent le vertige. Quatre-vingt-dix missiles de croisière. Cent vingt drones kamikazes. Lancés simultanément depuis la Russie, la Biélorussie, et la mer Noire. Cible : les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Pas les bases militaires. Pas les dépôts d’armes. Non. Les centrales électriques. Les transformateurs. Les sous-stations. Tout ce qui permet à un pays moderne de fonctionner. De chauffer ses maisons en plein hiver. De garder les hôpitaux allumés. De maintenir les écoles ouvertes. La défense antiaérienne ukrainienne a abattu soixante-trois missiles et quatre-vingt-sept drones. Impressionnant. Héroïque même. Mais ça n’a pas suffi. Les autres ont frappé leur cible. Et maintenant, douze millions d’Ukrainiens sont sans électricité.
Vous voulez savoir ce que ça fait, vivre sans électricité en janvier quand il fait -8 degrés dehors? Imaginez. Pas de chauffage. Pas de lumière. Pas de moyen de cuisiner. Pas de téléphone pour appeler votre famille et savoir si elle va bien. Pas d’internet pour comprendre ce qui se passe. Juste vous, le froid, et l’obscurité. Et la peur. La peur constante que le prochain missile frappe votre immeuble. Votre rue. Votre vie. C’est ça, la réalité ukrainienne ce matin. Et pendant ce temps, à Moscou, quelqu’un regarde les résultats de la frappe et sourit. Mission accomplie. Les civils souffrent. C’était le but.

Section 2 : La définition ancienne d'un danger moderne
Fascisme ou tyrannie ?
Beaucoup d’Américains ont fini par accepter l’idée qu’ils font face à une présidence et un mouvement politique qui peuvent être définis comme autoritaires, voire fascistes. C’est compréhensible. Les signes sont là : la suppression de la presse, l’attaque contre l’opposition, la glorification du chef suprême, la militarisation de la société. Mais après avoir observé Trump au cours de la dernière année, après avoir vu comment il répond à une interview où les journalistes ont le temps et l’opportunité de poser des questions de suivi, une chose devient claire. Ce ne sont pas les principes sous-jacents qui guident cette présidence. Le fascisme implique une idéologie, une vision du monde, une mission collective. Trump n’a rien de tout ça. Trump croit en une seule chose : lui-même.
La meilleure définition pour le trumpisme est un mot ancien qui devrait être familier à quiconque se souvient des idéaux fondateurs de ce pays : la tyrannie. Platon la voyait comme la conséquence inévitable de la démocratie, lorsque la quête de liberté mène à l’excès et que la populace exige un homme fort. Il la définissait, plus ou moins, comme le pouvoir pour lui-même plutôt que pour le bien commun, maintenu sous un système de peur et de violence, et caractérisé par la répression de la population — en particulier ceux qui sont instruits et éthiques — tout en s’appuyant sur des laquais pour accomplir les désirs et les caprices du tyran. L’élève de Platon, Aristote, était d’accord pour dire que la tyrannie était le pire de tous les mondes possibles, mais il ne croyait pas qu’elle était le résultat inévitable de la démocratie, soulignant que la primauté du droit pouvait atténuer les excès du peuple et du tyran.

Les pères fondateurs et leur erreur fatale
Des siècles plus tard, après avoir étudié les classiques, de nombreux dirigeants de la révolution américaine voyaient le roi George III comme un tyran classique, et ils ont façonné la Constitution autour de l’idée aristotélicienne que les systèmes et les lois pouvaient empêcher leur nouvelle démocratie de dériver vers la tyrannie. Ils ont créé des freins et contrepoids, une séparation des pouvoirs, des élections régulières, une presse libre. Ils croyaient dur comme fer que ces structures résisteraient à n’importe quel homme qui tenterait de s’emparer du pouvoir absolu. Ils avaient tort. Les États-Unis ont eu une chance remarquable tout au long de leur évolution de deux cent cinquante ans. L’hypothèse n’avait jamais été sérieusement testée par aucun de leurs dirigeants jusqu’à maintenant.
Certes, il y a eu des dirigeants impériaux, corrompus, dominateurs dans notre passé. Theodore Roosevelt a gouverné avec une poigne de fer. Richard Nixon a tenté de subvertir la démocratie. Mais personne n’a incarné cette marque spéciale d’ignorance, d’ego et d’intérêt personnel total que Donald Trump apporte au bureau ovale lors de son deuxième mandat de président. La primauté du droit et notre système de freins et contrepoids se sont révélés assez faibles face à un homme qui n’a aucun concept de ce qu’ils sont et qui opère purement par cupidité et mépris de soi. Trump ne comprend pas la Constitution. Il ne comprend pas les institutions. Il ne comprend pas les normes. Il ne comprend que le pouvoir. Et il l’utilise sans contrainte.
Je regarde ce qui se passe et j’ai la rage au ventre. Vraiment. Les pères fondateurs américains, ces hommes brillants et visionnaires, croyaient dur comme fer qu’ils avaient créé un système à l’épreuve de la tyrannie. Ils pensaient que les ambitions concurrentes des différentes branches du gouvernement se neutraliseraient mutuellement. Ils pensaient que la presse vigilante et une citoyenneté éduquée protégeraient la démocratie. Mais ils ont surestimé quelque chose de crucial : le courage des gens ordinaires. Ils pensaient que les politiciens et les dirigeants d’entreprise auraient suffisamment de dignité et de respect pour eux-mêmes pour dire non à la tyrannie. Ils avaient tort. Les plus ambitieux d’entre eux veulent juste avoir leur part de l’action.

Section 3 : Un homme sans idéologie, sans limite
L’ego comme seule boussole
On peut voir ce caractère de Trump tous les jours. Il n’est pas intéressé par l’idéologie ou la philosophie. Le président croit en lui-même et lui seul, et il a eu tellement de succès à éviter toute responsabilité pour tout ce qu’il a fait dans sa vie qu’il se voit comme invincible. Cela l’a libéré pour régner complètement par caprice. L’interview du Times, à plus de vingt-trois mille mots, est une longue épreuve featuring tous les habituels aggrandissements personnels, les insultes à propos de ses ennemis — il mentionne Joe Biden en termes péjoratifs vingt-huit fois — le blâme incessant et les plaintes, et toutes sortes de mensonges et de fantasmes qui sont détachés du monde réel. Par moments, comme lorsqu’il parle de ses plans pour une salle de bal à la Maison Blanche, Trump semble ridicule, et il semble souvent être déconnecté de la réalité.
Mais il y a quelque chose de nouveau dans cette interview que nous n’avons jamais vu exprimé aussi clairement, et c’est important. Cette conscience de soi effrayante. Trump comprend maintenant qu’il n’y a vraiment personne pour l’arrêter. Les tribunaux ? Il les ignore. Le Congrès ? Il les ridiculise. La presse ? Il les discrédite. La communauté internationale ? Il la méprise. Il a testé les limites pendant des années, et chaque fois, il a découvert qu’il pouvait aller plus loin. Chaque fois qu’il a franchi une ligne qu’on pensait infranchissable, il a réalisé que personne ne ferait quoi que ce soit pour l’arrêter. Et maintenant, il ne voit plus aucune limite du tout.

Greenland et la psychologie de la possession
Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il sentait le besoin de « posséder » le Groenland plutôt que d’utiliser les traités existants pour obtenir les mêmes avantages, il a répondu que la possession était psychologiquement importante pour lui et qu’il avait toujours raison de tout. Il a indiqué tout au long de l’interview qu’il ne voyait aucune contrainte sur lui par les tribunaux, les traités, les accords ou les lois, signalant qu’il prévoit d’agir où et quand il le choisit. Et s’il y a un obstacle, il l’ignorera ou le contournera. Trump gagne des milliards en tant que président, et il n’essaie pas de le cacher.
Quand on lui a demandé pourquoi il avait inversé sa position de son premier mandat et autorisait maintenant sa entreprise familiale à conclure des affaires partout dans le monde en conflits d’intérêts flagrants et directs, il a simplement répondu : « Parce que j’ai découvert que personne ne s’en souciait. Je suis autorisé à le faire. » Cette phrase mérite d’être répétée. « Parce que j’ai découvert que personne ne s’en souciait. » C’est l’aveu le plus terrifiant de la présidence Trump. Pas le mensonge. Pas l’insulte. Pas la cruauté. Mais la conscience tranquille de l’impunité. Trump sait que personne ne l’arrêtera. Il le dit. Il le montre. Il en rit.
Et moi, je me demande : comment en sommes-nous arrivés là ? Comment un homme peut-il en arriver à penser qu’il n’a de comptes à rendre à personne ? À quel moment exact de sa vie Donald Trump a-t-il perdu toute notion de responsabilité, tout sens de la limite ? Était-ce l’enfant gâté qui a hérité d’une fortune ? L’homme d’affaires qui a pu acheter sa sortie de tous les problèmes ? Le candidat qui a survécu à des scandales qui auraient détruit n’importe qui d’autre ? Ou le président qui a vu le Sénat l’acquitter malgré l’évidence ? À quel moment l’être humain est-il mort pour laisser place à cette chose qui ne ressent ni honte, ni remords, ni limite ?

Section 4 : Les armes de la terreur sur le sol américain
Minneapolis, zone de guerre
Il y a des dizaines d’exemples dans l’interview illustrant sa conviction qu’il peut faire tout ce qu’il veut, et nous voyons cela se jouer tous les jours à Washington et dans tout le pays. Le président a déployé des milliers d’agents masqués et armés dans les rues des villes américaines, et ils battent les immigrants et les citoyens de même, créant un climat de peur que lui et ses partisans utilisent pour repousser encore plus les limites. Il prétend qu’ils le font pour le bien public, en fabriquant une fausse crise après l’autre pour justifier ses actions. À Minneapolis, les résidents décrivent une ville transformée en zone de guerre. Des agents d’ICE en tenue tactique patrouillent les rues. Des immigrants sont arrachés à leurs maisons. Des citoyens américains sont brutalisés pour avoir filmé les arrestations.
Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des scènes qu’on pensait impossibles sur le sol américain. Des agents en tenue de combat heurtent des portes à l’aube. Des mères déchirées de leurs enfants. Des pères menottés et emmenés sans explication. Une protestataire a été tuée par balles lors d’une manifestation. Un immigrant a été tiré dans la jambe par un agent d’ICE pour avoir, semble-t-il, regardé un officier de travers. Et tout cela se passe dans une ville américaine, dans un État américain, sous la direction d’un président américain. Le président prétend protéger l’Amérique. En réalité, il la transforme en quelque chose de méconnaissable. Une dystopie policière où personne n’est en sécurité.

La machine de peur
Ce n’est pas une erreur. Ce n’est pas un accident. C’est une stratégie délibérée. Trump comprend que la peur est le meilleur outil du tyran. Quand les gens ont peur, ils cherchent un protecteur fort. Quand les gens sont divisés, ils cherchent un ennemi commun. Quand les gens sont en colère, ils cherchent quelqu’un à blâmer. Et Trump leur donne tout ça. Il crée des crises imaginaires — une invasion à la frontière, des criminels étrangers partout, des menaces venues de l’extérieur — puis il se présente comme le seul capable de les résoudre. Il sème la peur, puis il récolte le pouvoir. C’est le modèle classique de la tyrannie. Identifier un ennemi. Le diaboliser. Promettre de le détruire. Exiger des pouvoirs extraordinaires pour le faire.
Et ça marche. Ça marche parce que les gens ont vraiment peur. Ils ont peur de perdre leur emploi. Ils ont peur de la criminalité. Ils ont peur du changement. Ils ont peur de l’avenir. Et Trump exploite ces peurs de la manière la plus cynique qui soit. Il ne propose pas de solutions. Il propose seulement des boucs émissaires. Il ne construit pas de ponts. Il construit des murs. Il ne rassemble pas les gens. Il les divise. Et à chaque fois qu’il crée une nouvelle peur, il demande plus de pouvoir. À chaque fois qu’il obtient plus de pouvoir, il en abuse. C’est un cercle vicieux qui ne peut se terminer que d’une seule façon : la tyrannie totale.
Vous savez ce que ça fait de vivre dans la peur ? De se réveiller chaque matin en se demandant si aujourd’hui sera le jour où ils viendront pour vous ? Si aujourd’hui sera le jour où votre monde s’effondrera ? Les immigrants vivent ça depuis des années. Mais maintenant, c’est tout le monde qui vit ça. Les journalistes qui savent qu’ils sont surveillés. Les juges qui savent qu’ils sont menacés. Les politiciens qui savent qu’ils sont ciblés. Les citoyens ordinaires qui savent qu’ils sont écoutés. Ce n’est pas l’Amérique que nous connaissions. C’est quelque chose de nouveau. Quelque chose de sombre. Quelque chose de terrifiant.

Section 5 : La capitulation des institutions
Les complices silencieux
Nous avons assisté à la capitulation du Parti républicain et d’institutions telles que les cabinets d’avocats, les entreprises de médias et les universités, et nous avons observé des opportunistes jouant le système pour leurs propres fins — tout cela prouve que, pour tout leur scepticisme world-wearied sur la vertu inhérente de l’humanité, les fondateurs ont grandement surestimé la force de l’ego et de l’ambition du politicien ou de l’homme d’affaires moyen. Ils pensaient que ceux qui étaient dans des sphères de pouvoir concurrentes se battraient pour leurs propres prérogatives, mais il est clair que c’est en fait une occurrence assez rare lorsqu’il s’agit de faire face à un tyran. Les plus ambitieux d’entre eux veulent juste avoir leur part de l’action.
Le Parti républicain est mort. Pas formellement, bien sûr. Il existe toujours comme organisation. Il a encore des sénateurs, des représentants, des gouverneurs. Mais comme institution indépendante, comme force politique avec ses propres principes et ses propres ambitions, il a cessé d’exister. Il est devenu une extension de la volonté de Trump. Les sénateurs qui auraient dû être un frein sur le pouvoir présidentiel se sont transformés en laquais. Les représentants qui auraient dû interroger les abus de pouvoir sont devenus des propagandistes. Les gouverneurs qui auraient dû défendre les droits des États sont devenus des exécuteurs. Il n’y a plus de séparation des pouvoirs. Il n’y a plus que le pouvoir de Trump.

Les institutions qui s’effondrent
Et ce n’est pas seulement le Parti républicain. Les entreprises de médias qui auraient dû être la quatrième colonne de la démocratie sont devenues des amplificateurs de propagande. Les cabinets d’avocats qui auraient dû défendre la primauté du droit sont devenus des instruments de persécution. Les universités qui auraient dû être des bastions de la pensée critique sont devenues des sites d’autocensure. Partout, les institutions qui auraient dû résister à la tyrannie se sont soumises. Pourquoi ? Par peur. Par ambition. Par opportunisme. Les dirigeants de ces institutions voient ce qui arrive à ceux qui résistent. Ils voient les attaques, les menaces, les représailles. Et ils choisissent la survie plutôt que le courage.
C’est la tragédie cachée de cette époque. Pas la tyrannie elle-même — la tyrannie a toujours existé. Mais la facilité avec laquelle les institutions censées la combattre se sont effondrées. Les pères fondateurs croyaient que l’ambition contrerait l’ambition. Ils pensaient que le Congrès défendrait ses prérogatives contre le président, que la Cour suprême défendrait la Constitution contre le Congrès, que la presse défendrait la vérité contre tous. Ils n’avaient pas prévu que tout le monde choisirait plutôt de servir le tyran. Que l’ambition deviendrait non pas un contrepoids, mais un accélérateur. Que chaque institution se battrait non pas pour protéger la démocratie, mais pour obtenir la faveur du tyran.
Ça me rend malade. Vraiment. Je regarde ces sénateurs, ces dirigeants, ces « leaders » qui savent exactement ce qui se passe et qui ne font rien. Ils savent que Trump est un danger pour la démocratie. Ils savent qu’il viole la Constitution. Ils savent qu’il abuse de son pouvoir. Et pourtant, ils se soumettent. Ils s’agenouillent. Ils l’encensent. Pourquoi ? Pour leur carrière ? Pour leur siège ? Pour leurs ambitions ? À quel moment la dignité personnelle devient-elle moins importante que le pouvoir politique ? À quel moment le courage devient-il trop cher ? Ces gens ne sont pas des victimes. Ils sont des complices.

Section 6 : La guerre au-delà des frontières
Le Venezuela et l’audace sans bornes
Début janvier 2026, deux semaines seulement après le début de la nouvelle année, l’administration Trump a déjà déposé un dirigeant étranger, bombardé plusieurs pays, menacé d’en envahir plusieurs autres, et commencé une enquête criminelle, basée sur de fausses preuves, sur le président de la Réserve fédérale. Le coup au Venezuela a été particulièrement audacieux. Les forces spéciales américaines ont capturé le président Nicolás Maduro lors d’une opération militaire d’éclat. Personne n’a été consulté. Personne n’a été averti. Les forces américaines sont simplement entrées dans un pays souverain, ont capturé son président et l’ont emmené.
Trump a justifié l’action en invoquant des accusations de crimes organisés contre Maduro. Mais les critiques du mouvement ont régulièrement remis en question l’autorité des États-Unis d’envahir un autre pays et de retirer son dirigeant. Le 8 janvier, le Sénat américain a voté pour faire avancer une résolution exigeant que Trump obtienne l’approbation du Congrès avant de prendre d’autres mesures au Venezuela. Cinq républicains ont rejoint les démocrates du Sénat, ce qui a entraîné une publication furieuse sur Truth Social du président. Mais malgré ce vote symbolique, Trump a clairement indiqué qu’il n’avait aucune intention de respecter l’autorité du Congrès sur les questions de guerre et de paix.

L’illusion de la moralité
Ce qui est terrifiant dans cette invasion, ce n’est pas seulement qu’elle s’est produite. C’est la justification morale que Trump en donne. Dans son interview du New York Times, il affirme mériter le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à huit guerres et avoir prouvé, du moins dans son esprit, qu’il peut être toujours faire confiance à toujours faire la bonne chose. Il se voit comme un bienfaiteur mondial, un homme de paix imposé par la force. Il ne comprend pas que la moralité ne peut pas être imposée. Il ne comprend pas que la paix ne peut pas être obtenue par la guerre. Il ne comprend que sa volonté.
Et c’est là que réside le danger réel. Trump n’est pas un mauvaishomme dans le sens traditionnel. Il ne se voit pas comme maléfique. Il se voit comme bon. Il croit sincèrement que tout ce qu’il fait est bon, simplement parce que c’est lui qui le fait. Si il le fait, c’est que c’est bon. C’est cette certitude morale effrayante qui le rend si dangereux. Il n’a pas de doute. Il n’a pas de remords. Il n’a pas de conscience. Il a seulement cette certitude absolue, délirante, qu’il a raison. Et cette certitude, combinée au pouvoir absolu, est la recette parfaite de la catastrophe.
Je ne peux pas m’empêcher de penser aux gens du Venezuela. Pas aux dirigeants, aux politiciens, aux diplomates. Aux gens ordinaires. Aux mères qui élèvent leurs enfants dans la peur. Aux pères qui travaillent chaque jour pour nourrir leur famille. Aux jeunes qui rêvent d’un avenir meilleur. Ils n’ont rien demandé. Ils n’ont rien fait pour mériter ça. Et soudain, leur pays est envahi, leur président est capturé, leur avenir est volé. Tout ça parce qu’un homme à Washington a décidé que c’était la bonne chose à faire. Comment vit-on avec ça ? Comment accepte-t-on que votre destin soit entre les mains de quelqu’un qui ne vous connaît même pas ?

Section 7 : Le silence des héros
Lorsque personne ne parle
Il y a un moment dans l’interview du New York Times qui me hante. Un moment de silence. Trump vient de dire quelque chose d’incroyablement arrogant, quelque chose de révoltant. Les journalistes devraient protester. Ils devraient crier. Ils devraient refuser de continuer. Mais ils ne le font pas. Ils écoutent. Ils prennent des notes. Ils poursuivent l’interview. Ce n’est pas de leur faute, bien sûr. Ils sont journalistes. C’est leur travail de rapporter, pas de juger. Mais ce moment de silence symbolise quelque chose de plus grand. Le silence de tous ceux qui devraient parler.
Les juges qui devraient refuser d’appliquer des ordres inconstitutionnels. Les généraux qui devraient refuser d’exécuter des ordres illégaux. Les fonctionnaires qui devraient refuser de participer à des abus de pouvoir. Les citoyens qui devraient refuser d’accepter l’inacceptable. Mais ils ne le font pas. Ils gardent le silence. Ils obéissent. Ils continuent comme si de rien n’était. Et ce silence est plus bruyant que n’importe quel cri. Ce silence dit : « Ce qui se passe est acceptable. Ce qui se passe est normal. Ce qui se passe va continuer. »

La normalisation de l’anormal
Et c’est peut-être le plus grand danger de tous. Pas la tyrannie elle-même, mais la normalisation de la tyrannie. Chaque jour, quelque chose se passe qui aurait été impensable il y a quelques années. Et chaque jour, nous nous habituons un peu plus. Un président insulte la presse ? C’est normal maintenant. Un président attaque la justice ? C’est normal maintenant. Un président viole la Constitution ? C’est normal maintenant. Un président déclare qu’il n’a de comptes à rendre à personne ? C’est normal maintenant. Nous sommes comme des grenouilles dans l’eau chaude. La température monte lentement, mais nous ne sautons pas. Nous nous habituons. Nous normalisons. Nous acceptons.
C’est ainsi que les démocraties meurent. Pas avec un coup d’état spectaculaire. Pas avec des chars dans les rues. Pas avec une déclaration solennelle de dictature. Mais avec une lente, inexorable normalisation de l’anormal. Chaque petit abus de pouvoir est accepté comme « la nouvelle normale ». Chaque petite attaque contre la démocratie est tolérée comme « la politique moderne ». Chaque petite violation de la loi est ignorée comme « le style de Trump ». Et un jour, nous nous réveillons et nous réalisons que nous ne vivons plus dans une démocratie. Mais nous ne savons pas quand exactement nous l’avons perdue.
Silence. Juste le silence. Le silence des gens qui savent mais ne disent rien. Le silence des gens qui voient mais ne réagissent pas. Le silence des gens qui pourraient faire quelque chose mais choisissent de ne rien faire. Ce silence m’effraie plus que n’importe quel discours de Trump. Parce que ce silence dit que nous avons déjà perdu. Pas la démocratie formelle, peut-être. Pas les élections, peut-être. Mais quelque chose de plus fondamental. La volonté collective de dire « ça suffit ». Le courage collectif de dire « non ». La conscience collective que certaines choses sont inacceptables, peu importe qui les fait.

Section 8 : Les héros inattendus
Le courage des gens ordinaires
Mais tout n’est pas perdu. Le vrai courage vient de gens ordinaires dans les rues qui font face à la police secrète de Trump et ne brandissent rien d’autre que des téléphones cellulaires pour documenter le comportement sauvage des officiers. À Minneapolis, des résidents risquent leur sécurité personnelle pour filmer les abus d’ICE. Partout dans le pays, des journalistes indépendants continuent à rapporter la vérité malgré les menaces. Des avocats bénévoles défendent les immigrants gratuitement. Des activistes organisent des manifestations malgré les risques. Des mères, des pères, des enfants ordinaires refusent d’accepter l’inacceptable.
Ce sont les vrais héros de cette époque. Pas les politiciens qui donnent des discours courageux mais votent en faveur de la tyrannie. Pas les dirigeants d’entreprise qui condamnent les abus mais continuent à faire des affaires avec le régime. Pas les journalistes de premier plan qui critiquent Trump mais continuent à l’interviewer respectueusement. Non, les vrais héros sont les gens ordinaires qui prennent des risques réels pour la démocratie. Les gens qui pourraient choisir la sécurité mais choisissent le courage. Les gens qui pourraient rester silencieux mais choisissent de parler. Les gens qui pourraient se coucher mais choisissent de se lever.

L’espoir fragile
Il se peut juste que les citoyens moyens qui sont assez courageux pour se battre pour leurs prérogatives de poursuivre la vie, la liberté et le bonheur soient les dirigeants honorables que Platon croyait être les seuls capables de diriger un état vertueux. Si tel est le cas, cela suggère que bien que la démocratie ait ses faiblesses, elle est aussi le meilleur espoir de se sauver elle-même. Car ce que nous voyons aujourd’hui, c’est que les institutions ont échoué, mais le peuple n’a pas échoué. Les partis politiques ont échoué, mais les citoyens n’ont pas échoué. Les dirigeants ont échoué, mais les gens ordinaires n’ont pas échoué.
Il y a une ironie poignante dans tout ça. Les pères fondateurs croyaient que la démocratie serait protégée par les institutions qu’ils avaient créées. Mais les institutions ont échoué. Ils croyaient que la démocratie serait protégée par les dirigeants qu’ils éliraient. Mais les dirigeants ont échoué. Ce qui protège la démocratie maintenant, ce sont les gens ordinaires. Les gens qu’ils n’auraient peut-être jamais imaginés comme les défenseurs ultimes de la république. Les gens sans pouvoir, sans titre, sans statut. Juste des gens ordinaires avec un courage extraordinaire.
Quand je vois ces gens dans les rues, ces mères avec leurs enfants, ces vieux avec leurs cannes, ces jeunes avec leurs téléphones, mon cœur s’emballe. Vraiment. Parce que je sais ce qu’ils risquent. Je sais que demain, ils pourraient être eux-mêmes ciblés. Je sais que leurs noms pourraient finir sur des listes. Je sais que leurs vies pourraient devenir l’enfer. Et pourtant, ils sont là. Ils résistent. Ils refusent d’accepter l’inacceptable. Et je me demande : est-ce que j’aurais ce courage ? Est-ce que vous l’auriez ? Si demain, ils venaient chez vous, si ils vous demandaient de choisir entre la sécurité et la vérité, que choisiriez-vous ? La réponse à cette question décidera du sort de l’Amérique.

Section 9 : Vers quel abîme allons-nous ?
L’escalade inévitable
Chaque jour, Trump pousse un peu plus loin. Chaque jour, il teste une nouvelle limite. Chaque jour, il découvre qu’il peut aller plus loin que la veille. Et cette escalade ne peut pas durer indéfiniment. Un jour, il franchira une ligne que même ses partisans ne pourront pas accepter. Un jour, il commettra un acte que même les institutions les plus soumises ne pourront pas ignorer. Un jour, il ira trop loin. Mais ce jour, combien de dégâts aura-t-il causés d’ici là ? Combien de vies aura-t-il détruites ? Combien de freedoms aura-t-il éliminées ? Combien de démocratie aura-t-il démantelée ?
C’est la question qui me hante. Combien de temps ? Combien de temps jusqu’à ce que ça s’arrête ? Combien de temps jusqu’à ce que quelqu’un dise « ça suffit » ? Combien de temps jusqu’à ce que les institutions retrouvent leur courage ? Combien de temps jusqu’à ce que le peuple se soulève ? Combien de temps jusqu’à ce que la tyrannie soit vaincue ? Ou peut-être la vraie question est : combien de temps jusqu’à ce que la tyrannie devienne permanente ? Jusqu’à ce que la démocratie ne soit plus qu’un souvenir ? Jusqu’à ce que la Constitution ne soit plus qu’un document historique dans un musée ?

Le point de non-retour
Il y a un concept en physique appelé le « point de basculement ». C’est le moment où un petit changement cause un effet irréversible. Le système change d’état. L’eau devient vapeur. La glace devient liquide. La démocratie devient tyrannie. Je crains que nous n’approchions de ce point. Chaque jour, nous nous en rapprochons un peu plus. Chaque abus de pouvoir, chaque violation de la loi, chaque attaque contre la Constitution nous rapproche du point de non-retour. Et le danger, c’est que nous ne le verrons pas venir. Nous ne le saurons pas quand nous l’aurons franchi. Nous nous réveillerons un jour et nous réaliserons que nous avons changé d’état.
C’est déjà arrivé ailleurs dans l’histoire. En Allemagne, dans les années 1930. En Italie, dans les années 1920. En Russie, dans les années 1910. Dans chaque cas, les gens ne savaient pas qu’ils vivaient la fin de leur démocratie jusqu’à ce qu’elle soit déjà finie. Ils pensaient que c’était juste une autre phase politique. Ils pensaient que ça passerait. Ils pensaient que les institutions survivraient. Ils avaient tort. Nous avons tort aussi si nous pensons que la démocratie américaine est différente. Elle ne l’est pas. Elle est aussi fragile que n’importe quelle autre démocratie. Elle peut mourir aussi.
Et là, je suis terrifié. Vraiment terrifié. Parce que je ne sais pas où est le point de basculement. Je ne sais pas combien de temps nous avons. Je ne sais pas si nous avons déjà franchi la ligne. Je regarde les nouvelles chaque matin et je me demande : est-ce que c’est le jour ? Est-ce que c’est aujourd’hui que la démocratie va mourrir ? Est-ce que c’est aujourd’hui que Trump va franchir la ligne ultime ? Et plus terrifiant encore : est-ce que c’est aujourd’hui que nous allons accepter l’inacceptable une fois de plus ? Est-ce que c’est aujourd’hui que nous allons normaliser l’anormal encore une fois ? À quel moment le silence devient-il complicité ? À quel moment la peur devient-elle excuse ? À quel moment nous devenons-nous coupables ?

Conclusion : La question qui reste
Retour aux sources
« Ma propre moralité. Mon propre esprit. C’est la seule chose qui peut m’arrêter. » Ces mots, prononcés par Donald Trump lors de son interview au New York Times en janvier 2026, restent gravés dans ma mémoire. Ils résument tout ce qui est terrifiant dans cette présidence. L’arrogance absolue. L’absence totale de limites. La conviction délirante que seul l’individu peut se limiter. Que les lois, les institutions, les normes, les contraintes — tout cela est pour les autres. Pas pour lui. Lui est spécial. Lui est au-dessus. Lui est la loi.
En même temps que Trump donnait cette interview, dans les rues de Minneapolis, des agents d’ICE brutalisaient des citoyens américains. Au Venezuela, les forces spéciales américaines arrachaient un président souverain du pouvoir. À Washington, le Parti républicain s’agenouillait devant un tyran. Et partout en Amérique, les gens ordinaires s’habituaient à la nouvelle normale. L’abuse devenait normal. La tyrannie devenait acceptable. L’inacceptable devenait accepté. Et le plus effrayant de tout ? Personne ne savait comment arrêter ça. Les institutions avaient échoué. Les partis avaient échoué. Les dirigeants avaient échoué.

La réponse finale
Trump a dit que seule sa propre moralité pouvait l’arrêter. Et ça, c’est la chose la plus terrifiante que j’aie jamais entendue un président américain dire. Parce que ça veut dire qu’il n’y a vraiment personne d’autre. Les tribunaux ne peuvent pas l’arrêter. Le Congrès ne peut pas l’arrêter. La presse ne peut pas l’arrêter. Les partis ne peuvent pas l’arrêter. Les institutions ne peuvent pas l’arrêter. S’il ne s’arrête pas lui-même, il ne s’arrêtera pas. Et moi, je me demande : qu’est-ce que ça veut dire pour l’Amérique ? Qu’est-ce que ça veut dire pour la démocratie ? Qu’est-ce que ça veut dire pour le monde ? Combien de temps allons-nous attendre pour voir si Trump a vraiment une moralité ? Combien de temps allons-nous attendre pour voir s’il va s’arrêter ? Et si il ne s’arrête pas — et il ne s’arrêtera pas, nous le savons tous — qu’est-ce que nous allons faire alors ? Est-ce que nous allons attendre jusqu’à ce que ce soit trop tard ? Est-ce que nous allons attendre jusqu’à ce que la démocratie soit morte ? Est-ce que nous allons attendre jusqu’à ce que la tyrannie soit permanente ? Ou est-ce que nous allons enfin trouver le courage de dire : ça suffit. Assez.
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et commerciales qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à anticiper les virages que prennent nos dirigeants. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les communiqués gouvernementaux, les déclarations officielles des dirigeants politiques, les rapports d’agences de presse internationales reconnues telles que Reuters, Bloomberg, ABC News, NBC News, Xinhua, Associated Press, Agence France-Presse, ainsi que les données d’organisations internationales.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trump-pire-qu-un-fasciste-il-est-devenu-un-tyran/ar-AA1UhO1j?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=6969f7b41cd44f49834b14e5d0e47722&ei=12

Écrit par : Allusion | 16/01/2026

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Alors que les États-Unis se préparent activement pour les fameuses élections de mi-mandat — ces scrutins cruciaux où les électeurs choisissent leurs représentants au Congrès —, Donald Trump a lancé une idée pour le moins… inattendue. Il a tout simplement suggéré que, peut-être, « nous ne devrions même pas avoir d’élection ». Une déclaration qui tombe alors que la température politique monte d’un cran. On sent bien que l’ambiance est tendue.
Il faut dire que le contexte n’est pas tout rose pour le camp présidentiel. Les sondages actuels laissent présager que les Républicains risquent de subir une véritable déculottée, si vous me passez l’expression, lors de ces élections. La cote de popularité de Trump a chuté de manière substantielle depuis qu’il a été élu à la Maison Blanche pour ce second mandat. Et ça ne concerne pas seulement sa personne, non, mais aussi des sujets qui lui tiennent particulièrement à cœur, comme l’immigration, où l’opinion semble se détourner de sa politique.
Pourtant, malgré tous ces signaux qui pointent vers des élections de mi-mandat punitives pour lui, le président affiche un calme olympien face à cette perspective. C’est assez déconcertant. Dans un discours récent, il a fait cette suggestion alarmante : plutôt que d’affronter les Démocrates, pourquoi ne pas tout simplement annuler le scrutin ? Trump semble persuadé, ou du moins c’est ce qu’il affirme, qu’il a accompli tellement de choses jusqu’à présent que les États-Unis ne devraient même pas s’embêter avec ces élections.

Entre psychologie et provocation : les propos du président
Selon l’agence Reuters, Trump a déclaré quelque chose d’assez curieux : « C’est un truc psychologique profond, mais quand vous gagnez la présidence, vous ne gagnez pas les mandats intermédiaires ». Il a ajouté, avec cette assurance qu’on lui connaît, qu’il avait le sentiment d’avoir tellement accompli de choses que « quand on y pense, nous ne devrions même pas avoir d’élection ». C’est tout de même fort de café, non ? Lors d’un discours la semaine dernière, on l’a aussi vu se plaindre — une habitude, diront certains — de devoir affronter les Démocrates lors de ces échéances.
L’ironie de la situation, et elle est de taille, c’est que cette sortie a eu lieu cinq ans jour pour jour après l’insurrection du 6 janvier, ce jour sombre où ses partisans avaient violemment pris d’assaut le Capitole à Washington. Depuis cet événement, Trump a fréquemment nié avoir perdu l’élection de 2020 face à Joe Biden. Ce qui est paradoxal, c’est que s’il avait vraiment gagné en 2020, il n’aurait pas eu le droit de se présenter en 2024, la Constitution interdisant plus de deux mandats. Mais bon, la logique politique a ses mystères…
En parlant du parti Démocrate, il a lâché cette phrase un peu décousue : « Comment nous devons même courir contre ces gens ». Testait-il les eaux ? Cherchait-il à repousser les limites ? Difficile à dire. Il a ajouté : « Je ne dirai pas d’annuler l’élection, ils devraient annuler l’élection, parce que les fausses nouvelles diront : ‘Il veut que les élections soient annulées. C’est un dictateur.’ Ils m’appellent toujours un dictateur ». Une façon habile de dire les choses sans les dire, tout en critiquant les médias, comme à son habitude.

Des paroles aux actes : raids, menaces et scénarios de guerre
Ce qui inquiète davantage, c’est ce qui se passe sur le terrain depuis ce discours. Trump ne s’est pas contenté de mots. Il a ordonné des raids massifs de l’immigration par l’ICE (la police migratoire) dans des villes et des États ayant une forte présence démocrate. Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a d’ailleurs rapporté dans un discours à son État que des agents arrêtaient les habitants du Minnesota pour exiger de voir leurs papiers. Une situation qui rappelle des heures sombres et qui crée un climat de peur palpable.
Et ce n’est pas tout. Trump a également proféré des menaces répétées de couper les financements fédéraux aux États dont les représentants s’opposent publiquement à lui. Il n’a même pas épargné sa propre ville natale, New York City, apparemment en représailles à la victoire de Zohran Mamdani lors de l’élection municipale. C’est une forme de pression politique directe et financière qui touche au fonctionnement même des institutions locales.
Enfin, le plus troublant reste peut-être cette allusion à des circonstances qui pourraient le voir rester président au-delà de son mandat. Il a fait référence au président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui est resté au pouvoir en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Écoutez bien ce qu’a dit Trump : « Alors laissez-moi juste dire dans trois ans et demi — donc vous voulez dire, si nous nous trouvons être en guerre avec quelqu’un, plus d’élections, oh, je me demande ce que les fausses nouvelles diraient ». Une phrase qui laisse planer un doute assez glaçant sur ses intentions futures en cas de conflit majeur.

Conclusion : Une démocratie mise à l’épreuve ?
Au final, que doit-on penser de tout cela ? Entre les suggestions d’annulation de vote, les pressions sur les opposants comme Tim Walz ou Zohran Mamdani, et ces étranges comparaisons avec des situations de guerre, le climat est pour le moins électrique. C’est une période bien étrange pour la démocratie américaine.
On peut se demander si ce ne sont que des paroles en l’air pour galvaniser sa base ou une véritable feuille de route. Quoi qu’il en soit, ces propos ne laissent personne indifférent et soulèvent de nombreuses questions sur l’avenir immédiat du pays.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/donald-trump-sugg%C3%A8re-qu-on-ne-devrait-m%C3%AAme-pas-avoir-d-%C3%A9lection-une-sortie-qui-fait-grand-bruit/ar-AA1Ulv6A?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=696a50bf5690471f92666d758ee77ebd&ei=12

Écrit par : Allusion | 16/01/2026

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Introduction : Quand les alliés doivent rassurer leurs alliés

Un voyage diplomatique d’urgence
Le 16 janvier 2026, onze membres du Congrès américain ont posé le pied à Copenhague avec une mission précise, urgente, et historique : dire à leurs alliés danois et groenlandais que l’Amérique n’est pas Donald Trump. Que les menaces d’annexion, les propos sur l’achat d’un peuple entier comme on achèterait une entreprise, la volonté de prendre par la force ce qui ne leur appartient pas — tout cela ne représente pas ce que ressent le peuple américain. Sur le tarmac de l’aéroport danois, sous un ciel gris de janvier, ces onze parlementaires — neuf démocrates et deux républicains — sont arrivés avec un message simple mais porteur d’un espoir immense : nous sommes toujours vos alliés. Et pendant que leurs avions atterrissaient, quelque part dans les rues de Nuuk, la capitale du Groenland, des drapeaux groenlandais aux couleurs rouge et blanc flottaient aux fenêtres des maisons, des commerces, de l’hôtel de ville. Un geste de résistance silencieux. Un cri d’une petite population de 57 000 habitants qui refuse d’être traitée comme une marchandise.
Copenhague n’a jamais vu pareille visite. En temps normal, les délégations du Congrès voyagent pour discuter de commerce, de défense, de coopération économique. Mais là, c’était différent. Là, il s’agissait de sauver une alliance. De rassurer un ami menacé par son propre ami. Car depuis des semaines, Donald Trump multiplie les déclarations choquantes sur le Groenland. Il en veut. Il le veut pour sa position stratégique dans l’Arctique. Il le veut pour ses ressources minérales. Il a laissé entendre qu’il pourrait même le prendre par la force. Une telle chose, dans une alliance comme l’OTAN, est impensable. Un allié qui menace un autre allié d’annexion militaire ? C’est comme si votre frère vous menaçait de vous voler votre maison à la pointe d’un fusil. Et pourtant, c’est ce qui se passait. Alors ces onze législateurs américains sont venus. Pour dire non. Pour dire que le Congrès américain reste solidaire du Danemark et du Groenland. Pour dire que les institutions fonctionnent encore. Que la raison peut encore prévaloir.
Franchement, quand j’ai vu ces images de drapeaux groenlandais flottant partout à Nuuk, j’ai eu la gorge serrée. C’est un peuple de 57 000 personnes. Imaginez. 57 000. C’est la taille d’une petite ville française. Et là, vous avez le président de la plus grande puissance du monde qui dit : « Je veux ça. Je vais le prendre. » Comment ça vous ferait vous ? Moi, ça me révolte. Ça me met en colère. Cette idée que le pouvoir donne le droit de tout posséder. Que l’argent donne le droit d’acheter des territoires. Que la force donne le droit d’imposer sa volonté. Non. Ce n’est pas comme ça que le monde devrait fonctionner. Et ce qui me donne de l’espoir, c’est que 71% des Américains sont d’accord avec moi. 71% rejettent l’usage de la force militaire pour annexer le Groenland. Il reste encore de la dignité dans ce monde.

Section 2 : L'indignation norvégienne
Quand Oslo s’éveille et hurle
La réaction ne s’est pas fait attendre. Elle est venue de Norvège, de ce pays froid du nord où le prix Nobel a été créé il y a plus d’un siècle. Les politiciens norvégiens, ces hommes et ces femmes qui comprennent peut-être mieux que quiconque la valeur de ce que Machado venait de profaner, sont montés au créneau. Kirsti Bergstø, cheffe du parti de gauche socialiste norvégien, n’a pas mâché ses mots. « C’est, avant tout, absurde », a-t-elle déclaré, sa voix portant par-delà les frontières. « Le prix de la paix ne peut pas être donné. » Elle n’était pas la seule. Trygve Slagsvold Vedum, chef du parti du Centre, a ajouté une couche de critique encore plus cinglante. « Quiconque a reçu le prix l’a reçu », a-t-il dit. Et puis cette phrase qui claque comme une gifle : « Le fait que Trump ait accepté la médaille dit quelque chose sur lui en tant que type de personne : un showman classique qui veut se parer des honneurs et du travail des autres. »
La colère norvégienne n’était pas juste politique. Elle était principielle. Elle venait d’un lieu de respect profond pour ce que le prix Nobel représente. Raymond Johansen, ancien maire travailliste d’Oslo et maintenant secrétaire général de l’Aide populaire norvégienne, a qualifié la situation d’« incroyablement embarrassante et dommageable ». Ses mots pesaient lourds. « C’est incroyablement embarrassante et dommageable pour l’un des prix les plus reconnus et importants du monde », a-t-il écrit sur Facebook, transformant le réseau social en tribune pour une indignation qui devait être dite, partagée, ressentie. Il a ajouté quelque chose de terrifiant : « L’attribution du prix est maintenant tellement politisée et potentiellement dangereuse qu’elle pourrait facilement légitimer un développement anti-prix de la paix. » Là, dans cette phrase, résonne une peur. La peur que quelque chose de précieux soit détruit. Pas par une guerre, pas par une bombe. Mais par la vulgarité, par le cynisme, par la transformation d’un idéal en accessoire politique.
Vous savez ce que ça fait d’entendre des gens dire la vérité quand tout le monde semble l’avoir oubliée ? C’est comme un cri dans le silence. Ces Norvégiens, ces hommes et ces femmes qui ne sont pas impliqués dans cette sordide transaction, voient ce que Machado et Trump ne veulent pas voir. Ils voient que le prix Nobel n’appartient pas à ceux qui le reçoivent. Il appartient à l’humanité. Il appartient à cette fille qui rêve de paix, à ce père qui veut protéger sa famille, à cette grand-mère qui a tout perdu dans la guerre. Et quand Machado a tendu sa médaille à Trump, elle n’a pas vendu son objet. Elle a vendu un morceau de cet idéal commun. Et ça, c’est inacceptable.

Section 3 : Le prix Nobel qui ne peut être transféré
Les règles sacrées bafouées
Le Comité Nobel norvégien a réagi aussi vite qu’un serpent qui sent le danger. « Une fois qu’un prix Nobel est annoncé, il ne peut pas être révoqué, partagé ou transféré à d’autres », a-t-il déclaré dans un communiqué ferme, sans équivoque, comme une porte qui se ferme définitivement. « La décision est finale et vaut pour toujours. » Ces mots n’étaient pas juste une clarification administrative. C’était un jugement. Une condamnation silencieuse mais ferme de ce qui s’était passé à la Maison-Blanche. Le Centre Nobel de la paix a ajouté sur X (ex-Twitter) une nuance importante mais sans concession : « Une médaille peut changer de propriétaires, mais le titre de lauréat du prix Nobel de la paix ne le peut pas. » En d’autres termes : Trump peut avoir l’objet. Il peut mettre la médaille dorée dans son cadre imposant, il peut l’exposer dans son bureau ou le montrer à ses invités. Mais il ne sera JAMAIS lauréat du prix Nobel de la paix. Jamais.
C’est là que réside toute l’ironie, toute la tristesse de cette situation. Trump, qui a fait campagne pour obtenir ce prix, qui s’est plaint amèrement quand il a été écarté, qui a vu Machado le recevoir avec cette jalousie qui le caractérise, a fini par obtenir ce qu’il voulait. Enfin, presque. Il a la médaille. Il a le cadre doré avec l’inscription « In Gratitude for Your Extraordinary Leadership ». Il a les photos de lui-même brandissant la médaille comme un trophée de chasse. Mais il n’a pas le titre. Il n’a pas la légitimité. Il n’a pas ce qui compte vraiment. Et cette distinction entre l’objet et le sens, entre le symbole matériel et ce qu’il représente, semble perdue pour lui. Pour Trump, tout est matériel. Tout est visible. Tout peut être montré, exposé, brandi. Ce qu’il ne peut pas toucher, ce qu’il ne peut pas voir, ce qu’il ne peut pas prendre en photo — ça n’existe pas. Et c’est peut-être ça, finalement, la tragédie. Un homme qui ne peut comprendre que ce qu’il peut tenir dans sa main.
Est-ce que Trump comprendra jamais que certaines choses ne peuvent pas s’acheter ? Est-ce qu’il saisira jamais que le respect, la dignité, l’honneur — ça ne se trouve pas dans un cadeau, même si ce cadeau est un prix Nobel ? Je doute. Je doute vraiment. L’homme a passé sa vie à accumuler des objets comme si ils étaient des preuves de sa valeur. Des immeubles. Des avions. Des golfs. Et maintenant, une médaille qu’il n’a pas gagnée. Mais le pire, c’est qu’il pense avoir gagné. Il pense que cette médaille est la preuve qu’il est un homme de paix. Et cette illusion, ce déni de réalité, c’est peut-être le plus effrayant dans tout ça. Un homme qui ne peut pas distinguer entre ce qu’il a et ce qu’il est.

Section 4 : La réalité vénézuélienne oubliée
Où sont les Vénézuéliens dans cette histoire ?
Dans tout ce spectacle, dans toute cette comédie politique, il y a quelqu’un qui a été oublié. Quelqu’un dont le nom n’apparaît presque pas dans les articles, dont le visage n’est pas sur les photos, dont la voix ne résonne pas dans les discours. Ce sont les Vénézuéliens. Ceux qui ont vécu sous le régime de Maduro. Ceux qui ont perdu des proches, des emplois, une patrie. Ceux qui ont fui, laissant derrière eux des vies entières, des maisons, des souvenirs. Machado dit qu’elle a donné sa médaille en reconnaissance de l’engagement de Trump envers la liberté vénézuélienne. Mais quel engagement ? Trump a capturé Maduro le 3 janvier 2026 dans une opération militaire audacieuse. Il a ensuite remis le pouvoir à Delcy Rodríguez, l’ancienne vice-présidente de Maduro elle-même. Pas à Machado. Pas à l’opposition démocratique. Mais à quelqu’un qui a fait partie du système que les Vénézuéliens avaient tant rejeté.
Trump a décrit Rodríguez comme « une personne formidable », « très bonne à traiter ». Il se concentre sur l’accès au pétrole vénézuélien, pas sur la démocratie. Les États-Unis ont complété leur première vente de pétrole vénézuélien d’une valeur de 500 millions de dollars. Les pétroliers soupçonnés de transporter du pétrole sanctionné sont saisis. Des navires arrêtés en mer. Mais qu’en est-il des élections ? Qu’en est-il de la liberté ? Qu’en est-il de ce pour quoi Machado a reçu son prix Nobel ? Chris Murphy, sénateur démocrate du Connecticut, a rencontré Machado après sa visite à la Maison-Blanche. Il a dit quelque chose de terrifiant : « J’espère que des élections auront lieu, mais je suis sceptique. » « Rodríguez est une opératrice douce qui devient de plus en plus ancrée chaque jour grâce au soutien de Trump. » Là encore, cette réalité qui rattrape ce spectacle. Les Vénézuéliens ne sont pas plus libres. Ils ont juste changé de tyran.
Fermez les yeux une seconde. Imaginez que vous êtes Vénézuélien. Imaginez que vous avez passé des années à lutter contre Maduro. Que vous avez perdu des amis, des parents, que vous avez tout sacrifié pour cet idéal de liberté. Et puis imaginez que vous voyez Machado donner son prix Nobel à l’homme qui a remis le pouvoir à une alliée de votre oppresseur. Comment vous sentiriez-vous ? Trahi ? Abandonné ? Utilisé ? Moi, je me sentirais les trois à la fois. Je me sentirais comme un pion dans un jeu où je n’ai jamais été invité. Et ça, c’est peut-être le plus douloureux : ne même pas être un acteur dans sa propre histoire.

Section 5 : L'instrumentalisation d'une femme courageuse
Machado : victime ou complice ?
María Corina Machado n’est pas n’importe qui. C’est une femme qui a risqué sa vie, qui a fait une évasion dramatique et secrète du Venezuela pour se rendre à Oslo et recevoir son prix. C’est une laureate du Nobel qui a été célébrée pour sa longue lutte pour la démocratie contre l’« État brutal et autoritaire » de Maduro. Elle a été décrite comme une combattante de la liberté par Trump lui-même. Pourtant, elle se trouve maintenant dans une position impossible. Elle a besoin de Trump. Elle a besoin de son soutien, de son influence, de sa puissance. Elle a besoin qu’il la soutienne pour qu’elle puisse jouer un rôle dans le Venezuela d’après Maduro. Et alors, elle a fait ce que des gens désespérés font depuis toujours : elle a donné quelque chose de précieux pour obtenir quelque chose dont elle a besoin.
Le cadeau n’était pas gratuit. C’était un investissement. Un marché. Une tentative d’influence. Machado a dit qu’elle présentait la médaille « en reconnaissance de son engagement unique envers notre liberté ». Mais quel engagement ? Trump a rejeté l’idée d’installer Machado comme dirigeante du Venezuela. Il a dit qu’elle n’avait pas le soutien nécessaire. Il préfère Rodríguez. Il préfère les accords pétroliers. Et Machado ? Elle est là, dans ce bureau de la Maison-Blanche, offrant le symbole le plus précieux de son honneur à un homme qui ne lui donnera probablement jamais ce qu’elle veut vraiment. C’est une tragédie grecque sans les dieux. Une femme courageuse réduite à négocier sa dignité pour un peu d’influence politique. Et le plus sadique dans tout ça, c’est que Trump le sait. Il sait qu’il ne lui donnera pas ce qu’elle veut. Il sait qu’il utilisera sa médaille pour son propre égo sans rien donner en retour. Et il sourit. Il pose pour les photos. Il accepte le cadeau. Et il pense : « Quel showman formidable qu’elle est. »
Je regarde Machado sur ces photos et je ne peux pas m’empêcher de me demander : est-ce qu’elle savait ? Est-ce qu’elle comprenait ce qu’elle allait perdre ce jour-là ? Pas la médaille — l’objet. Mais quelque chose de plus important. L’intégrité. La pureté de son combat. Elle est devenue une actrice dans le show de Trump, une figurante dans son récit sur sa propre grandeur. Et elle qui avait lutté si fort pour être le sujet de sa propre histoire, elle est devenue l’accessoire de la story de quelqu’un d’autre. Ça me brise le cœur, cette trahison de soi. Ce moment où l’idéal s’effondre devant la réalité politique. Et je me demande : comment va-t-elle regarder sa médaille maintenant ? Puisqu’elle ne l’a plus. Comment va-t-elle se regarder elle-même, maintenant qu’elle a vendu ce qui ne devait jamais être vendu ?

Section 6 : Ce que cela dit de Trump
La nature de l’homme révélée
Si cette affaire nous dit quelque chose sur Machado, elle nous en dit encore plus sur Trump. Pas parce que c’est nouveau — tout le monde connaît le caractère de l’homme. Mais parce que jamais ses qualités les plus sombres n’ont été aussi clairement exposées pour tout le monde à voir. Trygve Slagsvold Vedum l’a dit avec une précision chirurgicale : « Un showman classique qui veut se parer des honneurs et du travail des autres. » C’est ça. C’est exactement ça. Trump n’a pas créé cette médaille. Il ne l’a pas gagnée. Il n’a pas sacrifié quoi que ce soit pour elle. Mais il la prend. Il l’expose. Il s’en sert comme preuve de sa propre grandeur. C’est le parasitisme de l’honneur. La vampirisation de la gloire. Un homme qui ne peut rien créer de valable doit prendre ce que les autres ont créé et le revendiquer comme sien.
Et ce qui est encore plus révélateur, c’est que Trump semble croire vraiment qu’il a gagné ce prix. Il a posté sur Truth Social comme si la médaille était la preuve irréfutable de son statut d’homme de paix. Il n’a pas montré de honte. Pas de réserve. Pas de conscience que peut-être, juste peut-être, accepter un prix Nobel de quelqu’un d’autre n’est pas exactement ce qu’un véritable homme de paix ferait. Cette absence de honte, cette incapacité à ressentir le malaise qui devrait être naturel dans une telle situation, c’est peut-être ce qui définit le mieux l’homme. Trump n’est pas juste vaniteux. Il n’est pas juste narcissique. Il est incapable de comprendre que certaines choses ont de la valeur indépendamment de sa propre personne. Le prix Nobel existe. Il a de la valeur. Et si Trump ne l’a pas gagné, c’est que le prix a tort, pas lui. C’est cette logique déformée, ce déni de réalité qui rend l’homme si dangereux.
Vous savez ce qui me fait le plus peur ? Ce n’est pas que Trump ait accepté la médaille. C’est qu’il ne voit pas le problème. C’est qu’il regarde cette photo de lui-même avec le cadre doré et qu’il pense : « Regardez-moi. Je suis magnifique. » Il ne voit pas l’ironie. Il ne voit pas la vulgarité. Il ne voit pas le mépris pour ce que le prix représente. Il ne voit que lui-même. Toujours. Toujours lui-même. Et je me demande : quand un homme ne peut rien voir d’autre que sa propre image, qu’est-ce qui l’arrête ? Qu’est-ce qui l’empêche de faire n’importe quoi ? Rien. Absolument rien. Parce qu’il n’y a pas de conscience. Pas de remords. Pas de compassion. Juste un miroir infini qui ne reflète que lui.

Conclusion : Quel avenir pour le Nobel ?
Quand l’idéal s’effondre
Le 15 janvier 2026, quelque chose s’est brisé à la Maison-Blanche. Pas une fenêtre. Pas une table. Quelque chose de plus précieux. Une croyance. La croyance que certains symboles sont au-dessus de la politique. Que certains idéaux sont trop importants pour être instrumentalisés. Le prix Nobel de la paix a survécu à deux guerres mondiales. Il a survécu à la guerre froide. Il a survécu à des décennies de conflits et de tragédies. Il a survécu parce que les gens croyaient en lui. Parce qu’ils pensaient que ce n’était pas juste un prix, mais un idéal. Un rêve d’un monde meilleur. Mais le 15 janvier 2026, ce rêve a pris un coup dur. Pas fatal, peut-être. Mais dur.
Raymond Johansen a dit quelque chose de terrifiant : « L’attribution du prix est maintenant tellement politisée et potentiellement dangereuse qu’elle pourrait facilement légitimer un développement anti-prix de la paix. » Cette phrase résonne comme un avertissement. Si le prix Nobel peut être utilisé comme monnaie d’échange politique, s’il peut être vendu et acheté, alors qu’est-ce qui reste ? Qu’est-ce qui distingue un prix d’honneur d’un objet quelconque ? La réponse est rien. Rien du tout. Et quand rien ne distingue le sacré du profane, quand tout peut être acheté et vendu, alors nous avons perdu quelque chose de fondamental en tant qu’humanité. Nous avons perdu la capacité de croire en quelque chose qui dépasse le matériel. De croire en des idéaux qui ne peuvent pas être possédés.
Machado a sa raison. Trump a son égo. Le Venezuela a ses problèmes. Le monde a ses conflits. Mais dans tout ça, le prix Nobel de la paix — ce symbole d’un idéal — est devenu un dommage collatéral. Une victime silencieuse dans un jeu de puissance qui continue, imperturbable. Et quand je regarde cette photo de Trump avec son cadre doré, quand je lis ses mots sur Truth Social, quand j’entends les critiques norvégiennes, je me pose une question qui va rester avec moi longtemps. Une question qui ne concerne pas juste cette médaille, mais tout ce que nous essayons de préserver en tant qu’humains.
Comment peut-on continuer à croire en des idéaux quand ceux qui devraient les incarner les vendent au plus offrant ? Comment peut-on continuer à voir de la grandeur là où il n’y a que du calcul ? Je regarde cette médaille dorée dans son cadre imposant et je vois quelque chose qui a perdu son âme. Qui a été vidé de son sens. Transformé en objet. En trophée. En preuve d’un égo qui ne connaît pas de limites. Et je me demande : est-ce que le prix Nobel survivra à ça ? Est-ce qu’il reprendra jamais sa valeur ? Ou est-ce que ce 15 janvier 2026 restera dans l’histoire comme le jour où nous avons tous vu que même les idéaux les plus sacrés peuvent être vendus ? Trump a sa médaille. Il a son cadre. Il a ses photos. Mais nous ? Qu’est-ce qui nous reste ? Une question qui hante. Un doute qui persiste. Et le sentiment que quelque chose d’important s’est éteint ce jour-là dans ce bureau de la Maison-Blanche, sous les flashes des appareils photo, entre deux sourires qui ne disaient rien.

Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et commerciales qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à anticiper les virages que prennent nos dirigeants. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les communiqués gouvernementaux, les déclarations officielles des dirigeants politiques, les rapports d’agences de presse internationales reconnues telles que Reuters, Bloomberg, ABC News, NBC News, Xinhua, Associated Press, Agence France-Presse, ainsi que les données d’organisations internationales.

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Écrit par : Allusion | 16/01/2026

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