06/01/2026
Une Epiphanie glissante
Dans la confession catholique, l'Épiphanie est célèbre. Depuis le début du IIe siècle, le Messie reçoit la visite et l'hommage des Rois mages, Melchior, Balthazar et Gaspard, offrant à l'origine de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Dans la confession orthodoxe, l’Épiphanie (ou théophanie) célèbre la manifestation au monde de Jésus de Nazareth comme Christ et Fils de Dieu par son baptême.
Depuis le Moyen Âge, en France, en Suisse et en Belgique, une « galette des rois », pâtisserie contenant une fève, sont partagées. Celui ou celle qui trouve la fève dans sa part est surnommé « roi » ou « reine ».
Dans l'Antiquité et à l'origine, l'épiphanie tire son fond et son sens des célébrations populaires de la lumière, comme l'indique l'étymologie du mot, le neutre substantivé de l'adjectif grec epiphanios, de epiphanês « illustre, éclatant », de épi- « sur » et phainein « briller ».
Mais quand l'arrivée de l'Epiphanie devient glissante, tout devint possible ou impossible suivant le cas de chacun.
L'Epiphanie a lieu, aujourd'hui, 6 janvier. Mais l'histoire avait commencé dimanche.
...
Préambule
25 décembre 2025, penser à un Noël blanc en Belgique était un mythe en voie de disparition.
La neige existe encore mais pas synchronisée avec le jour de Noël.
Samedi 27 décembre, j'ai voulu tester ma force physique avec le froid. Le ciel était d'un bleu vif mais la température atteignait à peine -0,2°C. J'ai pris mon vélo chaudement habillé, des gants qui auraient empêché le froid de mes mains. Après une trentaine de kilomètres, au retour, j'étais frigorifié. Je ne pouvais même plus téléphoner. Il a fallu un bain très chaud pour me remettre de mes émotions, écrivais-je.
La neige existe encore mais pas synchronisée avec le jour de Noël.
En 2025, le Royaume-Uni a enregistré l’année la plus chaude et la plus ensoleillée de son histoire, selon le Met Office. Une succession de records qui a mis en lumière l’impact de plus en plus tangible du changement climatique sur le pays.
En 2013, j'écrivais "L'hiver, chez moi, c'est quoi?"
Avec le goût des contrastes, je parlais d'un voyage à Punta Cana et Puerto Plata où j'avais été en été.
...
Galette des Rois glissante
Tout d'abord , les vérités au sujet de l'Epiphanie et des Galettes du Roi
Samedi 3 janvier 2026, la météo annonçait une zone jaune avec risques sur la route. La neige arriva mais dans la soirée.
Dimanche 4 janvier, la neige était tombée une partie de la nuit. Au matin, le soleil était de retour.
C'était la veille de l’Épiphanie, l'Oncle Guillaume est parti et ceux qu'il rencontrait l'on prévenu dès sa sortie, "attention cela glisse"
C'est vrai, mais pas quand on marche sur une neige fraiche, se disait-il.
Les pas sont même amortis par la neige.
Comme l'avait dit la météo, le jour avait décidé de célébrer l’événement à sa façon : verglas intégral à certains endroit
Je suis parti me promener au Parc Josaphat. Rien ne m'arrêterait même pas la neige.
Mon épouse avait demandé d'aller chercher une galette aux pommes : dorée, croustillante, avec une fève (personne ne sut, d'ailleurs, jamais pourquoi, elle en avait demandé). C'était la première année que cette envie est survenue.
Elle avait appris que dans une des galette, il y avait moyen de gagner un prix dans la fève, cela aurait pu être plus représentatif de l'actualité.
Mais bon, on fait avec ce qu'on a, non ?
Le trottoir brillait comme une piste de patinage artistique sponsorisée par le chaos.
Quand je suis sorti du magasin avec ma Galette à la main, surmontée d'une couronne en papier, je fis trois pas… j'avais déjà oublié le verglas sous la neige.
Je réalisai soudain mon rêve secret : devenir patineur artistique involontaire.
Triple axel raté, réception sur les genoux.
La Galette était tombée à plat sur le sol. La grosse boîte en carton l'avait protégée. Je ne suis pas tombé.
Entre-temps, profitant peut-être d'une faille temporaire, les Rois Mages voulant se dégourdir les jambes, mirent le cap sur le parc Josaphat de Schaerbeek là où je voulais passer ma matinée
Pourquoi ?
Parce que les Rois Mages avaient appris l'histoire d'un revenant de Palestine qui en 1574, fut confondu par les ressemblance entre le site de l'actuel Parc Josaphat avec celui qui s'étend aux Portes de Jérusalem, face au Jardin des Oliviers. Il lui donna ce nom biblique "Josaphat" qui fait référence à un ancien roi de Judée et qui signifie "L'Eternel a jugé".
Toujours sur leur comète sur laquelle ils surveillaient de loin la Terre, ils avaient lancé leur hologramme qui arriva au Parc beaucoup trop tôt.
Me voyant éviter de ne pas chuter, comme un jury de la scène, ils m'attribuèrent une note : 12/20 pour l’élan, 0/20 pour la dignité.
- Désolé, mon chameau a aussi glissé, constata Gaspard.
- Deux fois même, ajouta Melchior, couvert de neige.
- Et on a perdu l’or dans une plaque de verglas, conclut Balthazar.
Une fois retourné chez moi, je n'ai rien dit de ma bévue.
Le 5 décembre, j'ai allumé mon PC. Une image de St. Joseph North Pier Outer Light apparaissait en fond d'écran. Sa description mentionnait : "Partageant une jetée d’environ 330 mètres avec son jumeau situé plus près de la rive, le phare extérieur de la jetée nord de St. Joseph est le premier édifice de la ville à recevoir l’assaut des bises glaciales soufflant du lac Michigan. Heureusement, aucun gardien infortuné n’est resté prisonnier des glaces à l’intérieur : la lanterne de « St. Joe » a été mise hors service en 2005 et le phare lui-même a été superbement restauré en 2008, comme le dégel finira par le révéler".
Le soir, j'ai programmé ce que mon épouse voulait regarder "Gucci à la télé : "Luxe, drame et volupté.". Moi, "Les choses de la vie" parce que je voulais me rappeler des accidents de la route.
Nous avons regardé en direct le thriller "Les apparences"
représentait la vie faussement parfaite d’un couple d’expatriés français à Vienne.
Mardi, 6 janvier, la galette fut enfin coupée chez Lucas, les voisins.
Chacun mangea prudemment et l'imagination m'est revenue.
- J’AI LA FÈVE ! crie Lucas qui les avait rejoint pour goûter la galette.
Tout joyeux, il se leva trop vite, glissa sur une trace de la neige fondue qu'il avait laissée sur le sol.
Ce soir-là, Lucas fut couronné "Roi allongé de l’Épiphanie".
Il n'avait pas la moindre séquelle de sa chute sur le dos mais c'est sa stupéfaction était tellement forte qu'il répétât plusieurs fois sa chute que les Rois Mages auraient certainement qualifiée de moins artistique.
Depuis ce jour, je me souviendrai de cette tradition sacrée et a tiré la morale de l'histoire, utile pour les janvier prochains:
"Il ne faut jamais célébrer l’Épiphanie sans sel, sable… et un casque.
Pensif, j'ai regardé l'extérieur par ma fenêtre.
La neige recommençait à tomber.
Puis elle s'est arrêtée avec le soleil en coin.
La météo avait pourtant signalé la Belgique en zone jaune en disant que la neige et le verglas continueraient toute la semaine.
Je me suis demandé si je n'avais pas rêvé de tout cela.
Non, le galette aux pommes en pâte feuilletée était bien présente. Elle existe bien. Elle a une date limite de consommation jusqu'au 7 janvier. On pourra encore en manger aujourd'hui et demain. On n'a pas encore découvert qui de nous deux, trouvera la fève.
Ce matin, le cactus ne parlait même pas de l'Epiphanie. Il parlait de la vie selon Trump dans un sketch qu'il qualifiait de nul. "Fakenews"
.
Trump n'est-il pas Jésus ressuscité pour certains Américains en frôlant la théocratie?
L'Amérique glisse tout doucement...
Quant à Melchior, Balthazar et Gaspard, ils se demandèrent pourquoi ils avaient envoyé leurs hologramme dans un pays aussi froid.
Ils devinrent mon avatar pendant une semaine.
Quand ils reviendront l'année prochaine, ils devront penser à mettre un casque VR sur a tête simulant par l'affichage panoramique à large spectre la réalité virtuelle.
Plus ils envoient de données sous forme d'images, de sons, de mouvements et plus ils auront de chance, en présence virtuelle, à convaincre leur cerveau qu'une illusion devient réelle.
J'ai le vertige et pas eux. Il est vrai que dans le vide sidéral, sans pesanteur, avec une conscience non-locale, le vertige ressenti sur Terre n'existe pas. La conscience non-locale, à distance, devient toujours rassurante. C'est beau de loin mais parfois loin d'être beau.
Avec l'Intelligence Artificielle incorporée dans leur casque, ils seront sûr d'avoir des images de la Terre sans se déplacer.
Depuis, sur Terre, ils ont disparu, repartis très probablement en "Rois Mages en eMages".
L'Univers est un hologramme dans une interaction entre l'humanité et la nature..
En passant au dessus de la Galilée, ils n'ont plus rien dit de plus entre eux. Trop peur probablement de dire des Fakenews par assimilation à leur visite sur Terre.
En survolant la Galilée, ils chantèrent ensemble :
Photos et vidéo avec une pub pour finir (clic)
Allusion
...
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Commentaires
Introduction : Une nouvelle ère de menace impérialiste
Le contexte explosif des déclarations
Le dimanche 5 janvier 2026, à bord d’Air Force One, alors qu’il revenait de Floride vers Washington, le président américain Donald Trump a lâché une série de déclarations qui ont fait trembler le continent sud-américain. Moins de 48 heures après l’opération militaire audacieuse qui a permis aux forces américaines de capturer Nicolás Maduro à Caracas, Trump a profité de sa conférence de presse pour envoyer des messages menaçants à deux autres gouvernements de gauche de la région : la Colombie et Cuba. Ces propos, tenus dans un climat déjà extrêmement tendu suite au raid américain au Venezuela, constituent une escalade sans précédent dans la politique étrangère de l’administration Trump envers l’Amérique latine. Le ton employé par le président américain, mélange de mépris et de menaces à peine voilées, a immédiatement suscité l’inquiétude de la communauté internationale et provoqué des réactions virulentes de la part des dirigeants concernés.
Les déclarations de Trump ne sont pas des propos improvisés ou isolés. Elles s’inscrivent dans une stratégie délibérée d’intimidation et de coercition qui semble caractériser l’approche de cette administration envers les gouvernements progressistes d’Amérique latine. La capture spectaculaire de Maduro, présentée par Washington comme une opération de maintien de l’ordre visant à traduire le dirigeant vénézuélien en justice pour des accusations de narco-terrorisme, a ouvert la voie à une redéfinition brutale des rapports de force dans la région. En profitant de ce moment de faiblesse apparente des gouvernements de gauche, Trump cherche manifestement à élargir son emprise et à envoyer un message clair : aucun gouvernement qui s’oppose aux intérêts américains n’est à l’abri. La combinaison de ces menaces contre la Colombie et de ces prédictions sur Cuba crée une atmosphère d’insécurité et de peur qui rappelle les heures les plus sombres de l’histoire latino-américaine.
Je suis fasciné par cette capacité de Trump à transformer chaque événement international en une opportunité de menace. La capture de Maduro aurait pu être considérée comme un événement isolé, une réponse à une situation spécifique. Mais non, Trump en profite pour dresser une liste de cibles potentielles comme s’il cochait des noms sur un carnet. C’est cette logique de domination pure, cette volonté affichée de traiter des nations souveraines comme des pupilles délinquants qu’il faut remettre dans le droit chemin, qui me sidère. Il y a quelque chose de presque théâtral dans cette façon de brandir la menace militaire comme un épouvantail, comme si les armes américaines pouvaient résoudre tous les problèmes géopolitiques du continent. C’est une vision simpliste, dangereuse et finalement terrifiante de la politique internationale.
Section 1 : Le contexte dramatique de l'opération vénézuélienne
Le raid d’élite qui a tout changé
Les événements de ce week-end ont servi de détonateur à cette crise majeure. Dans l’après-midi du samedi 3 janvier, des forces spéciales américaines, incluant des éléments de la célèbre Delta Force, ont mené une opération audacieuse au cœur de Caracas, aboutissant à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro. Cette opération, qualifiée par de nombreux experts en droit international d’enlèvement pure et simple d’un chef d’État en exercice, a été menée après des frappes aériennes préliminaires visant des infrastructures militaires et sécuritaires vénézuéliennes. Maduro, qui faisait l’objet d’accusations américaines pour trafic de drogue, a été extrait de sa résidence et transporté vers New York pour y faire face à la justice fédérale américaine.
Le parallèle avec ce qui pourrait se produire en Colombie est évident et effrayant. L’administration Trump a clairement établi un précédent en intervenant militairement pour capturer un chef d’État latino-américain qu’elle considère comme hostile à ses intérêts. Les propos de Trump, suggérant qu’une opération similaire contre le gouvernement de Petro sonne bien pour lui, ne laissent aucune place au doute quant à ses intentions potentielles. La Maison Blanche a justifié ces actions en invoquant la lutte contre le narco-terrorisme et la protection des intérêts américains dans la région, mais ces justifications ont été accueillies avec scepticisme, voire hostilité, par une grande partie de la communauté internationale.
Chaque fois que je repense à ce raid sur Caracas, je suis saisi d’effroi. C’est comme si les règles du monde avaient été réécrites en quelques heures. Un président en exercice kidnappé par une puissance étrangère sur son propre sol, c’est quelque chose qui n’aurait jamais dû arriver, qui défie toute conception du droit international et de la souveraineté. Et maintenant, les yeux se tournent vers Bogota, avec cette angoisse sourde qui nous prend à la gorge : qui sera le prochain ? Cette normalisation de l’impunité, cette arrogance assumée de la force brute, ça me révolte jusqu’aux tripes. On dirait que nous vivons dans un monde où le plus fort fait ce qu’il veut, et les autres n’ont plus qu’à s’incliner ou à subir.
La position colombienne face à la menace
La Colombie se trouve dans une position particulièrement vulnérable dans cette configuration géopolitique. En tant que voisin direct du Venezuela, pays avec lequel elle partage une frontière longue de plus de 2 200 kilomètres, Bogota a été immédiatement plongée dans une situation d’alerte maximale suite aux événements de Caracas. Le ministère colombien de la Défense a ordonné le renforcement immédiat de la présence militaire le long de la frontière, avec le déploiement de troupes supplémentaires et la mise en place de postes de surveillance avancés. Les autorités colombiennes craignent à la fois des représailles de la part du Venezuela en transition et la possibilité que les forces américaines, déjà massivement déployées dans les Caraïbes, utilisent le territoire colombien comme base d’opérations ou cible secondaire.
La réaction du gouvernement Petro a été marquée par une fermeté sans précédent. Dans son message sur les réseaux sociaux, le président colombien a souligné que toute intervention violente des États-Unis en Colombie provoquerait une réponse ferme et déterminée. Il a notamment affirmé sa confiance absolue dans son peuple et demandé aux citoyens de défendre le président contre tout acte violent illégitime visant à le déstabiliser. Ce appel direct à la population, s’apparentant presque à un appel à la résistance civile, témoigne de la gravité de la situation telle que perçue par le leadership colombien. Petro, qui a participé au processus de paix de 1990 après avoir déposé les armes en tant que membre du mouvement M-19, semble prêt à renier son engagement pacifique si la souveraineté nationale est menacée.
Ce qui me frappe le plus dans cette réaction colombienne, c’est ce mélange de dignité et de désespoir. Petro n’est pas un dirigeant qui cherche la confrontation, c’est un homme qui a parcouru le chemin inverse : de la guérilla à la présidence, de la violence à la paix. Et pourtant, voilà qu’il se trouve contraint d’envisager l’impensable, de brandir à nouveau la menace des armes parce que la diplomatie a échoué. C’est tragique à bien des égards. C’est comme si le monde lui disait : la paix, ça ne suffit pas, il faut être prêt à mourir pour ta patrie. Et cette interrogation qui me hante : jusqu’où allerons-nous dans cette spirale de violence ? Combien de vies faudra-t-il encore sacrifier sur l’autel de la politique et de l’orgueil des puissants ?
Section 2 : Les accusations sans fondement de l'administration Trump
La campagne de dénigrement systématique
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025, Gustavo Petro fait l’objet d’une campagne de dénigrement systématique de la part de l’administration américaine. Les accusations portées contre le président colombien sont graves : implication directe dans le trafic de cocaïne vers les États-Unis, corruption massive, complicité avec les cartels de la drogue. Trump a publiquement qualifié Petro de trafiquant de drogue illégal, allant jusqu’à affirmer qu’il aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux États-Unis. Ces accusations, répétées à maintes reprises dans des déclarations publiques et sur les réseaux sociaux, ont été accompagnées de sanctions financières ciblant Petro et sa famille, ainsi que du retrait de la Colombie de la liste des pays certifiés comme alliés dans la guerre américaine contre la drogue.
Le problème fondamental de ces accusations réside dans leur absence totale de preuves tangibles. Malgré les affirmations péremptoires de l’administration Trump, aucun élément concret n’a été présenté pour étayer les charges de trafic de drogue portées contre le président colombien. Petro a vigoureusement dénié ces allégations, soulignant que son gouvernement a au contraire travaillé à combattre la production de drogue tout en s’éloignant de l’approche militariste traditionnelle de la guerre contre la drogue. Le président colombien a mis en œuvre une stratégie alternative axée sur le développement rural, la substitution volontaire des cultures de coca et la lutte contre les inégalités structurelles qui alimentent l’économie de la drogue, une approche que Washington semble fermement opposée.
Cette histoire d’accusations sans preuves, ça me fatigue au plus haut point. C’est comme si nous étions revenus à l’époque du maccarthisme, où n’importe qui pouvait être détruit sur la base de simples rumeurs ou d’intentions malveillantes. Petro est un président élu démocratiquement, qui a fait le choix audacieux de rompre avec des décennies de politiques répressives ratées. Et sa récompense ? De se faire traiter de narco-trafiquant par un président américain qui n’a jamais montré le moindre intérêt pour la justice sociale ou les droits humains. C’est obscène, c’est hypocrite, c’est injuste. Mais surtout, c’est dangereux, parce que quand les mots deviennent des armes, la violence finit toujours par suivre.
Les conséquences économiques et politiques
Les conséquences de ces accusations et des tensions croissantes entre Bogota et Washington se font déjà sentir sur de multiples fronts. Économiquement, la Colombie subit les effets directs des sanctions américaines et de la réorientation des flux commerciaux et financiers. Les investisseurs internationaux, inquiets de l’instabilité politique et des risques d’escalade militaire, ont commencé à reconsidérer leurs engagements dans le pays. Les marchés financiers colombiens ont enregistré des baisses significatives depuis l’annonce des menaces américaines, et le peso colombien a subi une dépréciation notable face au dollar américain. Cette volatilité économique menace de saper les progrès réalisés en matière de réduction de la pauvreté et d’inclusion économique sous la présidence Petro.
Politiquement, la situation est tout aussi complexe. L’administration Trump a manifestement choisi de soutenir l’opposition de droite colombienne, dans l’espoir de remporter les élections législatives et présidentielles prévues cette année. Cette ingérence étrangère directe dans le processus démocratique colombien a été dénoncée par Petro et ses partisans comme une tentative inacceptable de déstabilisation du gouvernement légitime. Les relations traditionnellement étroites entre les deux pays, fondées sur des décennies de coopération en matière de sécurité et de lutte contre le trafic de drogue, semblent irrémédiablement compromises, avec des répercussions potentiellement graves pour la stabilité régionale et la coopération future sur les questions de sécurité transfrontalière.
Quand je regarde les chiffres, quand je vois les marchés paniquer et les investisseurs fuir, je pense aux Colombiens ordinaires qui vont payer le prix de cette arrogance politique. Les petits commerçants, les familles qui économisent pour acheter une maison, les travailleurs qui espèrent un avenir meilleur : tous ces gens qui n’ont rien demandé, qui ne se battent que pour survivre, et qui se retrouvent pris dans l’engrenage de luttes de pouvoir qui les dépassent. C’est ça, la vraie tragédie de cette histoire : les dirigeants jouent à la guerre froide pendant que le peuple subit. Et ça me révolte, parce que ça pourrait être n’importe où, n’importe quand. Nous sommes tous vulnérables à la folie des puissants.
Section 3 : La dimension symbolique du message de Petro
L’ancien combattant qui reprendrait les armes
La déclaration de Gustavo Petro sur sa volonté de reprendre les armes revêt une dimension symbolique particulièrement puissante dans le contexte colombien. Petro n’est pas n’importe quel président : il est un ancien membre du M-19, un mouvement guérillero urbain qui a participé au processus de paix de 1990 et déposé les armes après des années de conflit armé. Cette expérience personnelle de la violence et de la réconciliation lui confère une crédibilité unique lorsqu’il parle de guerre et de paix. Son engagement à ne plus jamais toucher d’arme était considéré comme l’expression ultime de sa conversion pacifiste, de sa confiance en la démocratie comme mode de résolution des conflits.
Pourtant, face à la menace d’une intervention militaire américaine, Petro est prêt à renier cet engagement fondamental. Dans son message, il affirme solennellement : Je juré de ne plus jamais toucher une arme, mais pour la patrie, je reprendrai les armes. Ce revirement spectaculaire ne doit pas être interprété comme un appel à la violence gratuite ou un retour aux méthodes de la guérilla, mais plutôt comme l’expression ultime du patriotisme et du devoir de défense de la souveraineté nationale. Petro met en balance son intégrité personnelle et son engagement pacifique contre la nécessité impérieuse de protéger son peuple contre une agression étrangère, un choix qui témoigne de la gravité exceptionnelle de la situation telle qu’il la perçoit.
Cette phrase de Petro, je ne l’oublierai jamais. « Je juré de ne plus jamais toucher une arme, mais pour la patrie, je reprendrai les armes. » C’est comme si je l’entendais murmurer à l’oreille, avec cette gravité qui glace le sang. Ce n’est pas un politicien qui parle, c’est un homme qui a connu la guerre, qui a vu ses amis tomber, qui a fait le choix difficile de la paix, et qui se retrouve aujourd’hui confronté à la possibilité douloureuse de devoir y retourner. Ça me fait penser à toutes ces compromissions impossibles que la vie nous impose parfois, ces choix tragiques où aucune option n’est vraiment bonne. Comment concilier la conviction pacifiste et le devoir de défendre son pays ? Petro nous montre que parfois, il n’y a pas de réponse facile, seulement des choix déchirants.
Le jaguar populaire comme métaphore de la résistance
Dans son message, Petro utilise une image puissante pour décrire ce qui pourrait se produire si les États-Unis tentaient de le déstabiliser : vous déchaînerez le jaguar populaire. Cette métaphore du jaguar, animal emblématique de la faune sud-américaine symbole de force, de liberté et d’indépendance, fait référence au peuple colombien dans son ensemble. Petro affirme implicitement que toute tentative de déstabilisation ou d’intervention extérieure provoquerait non seulement une réponse militaire, mais aussi une mobilisation massive de la population civile prête à défendre son président et sa souveraineté.
Cette référence au jaguar populaire s’inscrit dans une longue tradition latino-américaine de résistance contre l’impérialisme étranger. Elle évoque l’esprit d’indépendance et de dignité nationale qui a animé les mouvements de libération du XIXe siècle et qui continue de résonner dans l’imaginaire collectif des peuples de la région. En utilisant cette image, Petro ne menace pas seulement avec la force militaire conventionnelle, mais évoque également la possibilité d’une guerre de résistance populaire, avec toutes les implications humanitaires et politiques que cela comporte. C’est un avertissement clair que toute intervention américaine se heurterait non seulement aux forces armées colombiennes, mais aussi à l’hostilité d’une population prête à se battre pour son indépendance.
Le jaguar, cette créature magnifique et terrifiante, qui symbolise tout à la fois la beauté sauvage et la force brute de l’Amérique latine. Quand Petro parle de déchaîner le jaguar populaire, je visualise cette force indomptable qui sommeille dans chaque peuple opprimé, cette capacité de résistance qui se réveille quand la dignité est menacée. C’est une image à la fois poétique et effrayante, parce qu’elle nous rappelle que les peuples ne sont pas des objets passifs qu’on peut manipuler à volonté, mais des forces vivantes qui ont leur propre puissance, leur propre volonté. Et ça me donne espoir, en même temps que ça m’effraie, parce que quand le jaguar se réveille, personne ne peut prévoir ce qui va arriver.
Section 4 : Les implications pour la stabilité régionale
Un précédent dangereux pour l’Amérique latine
L’opération menée contre le Venezuela et les menaces proférées à l’égard de la Colombie établissent un précédent extrêmement dangereux pour l’ensemble de l’Amérique latine. Pour la première fois depuis la fin de la Guerre froide, une grande puissance intervient militairement pour capturer un chef d’État en exercice, justifiant cette action par des accusations de criminalité et des motifs de sécurité nationale. Ce précédent ouvre la voie à de possibles interventions similaires contre d’autres gouvernements latino-américains qui ne s’aligneraient pas sur les intérêts américains, créant un climat d’insécurité et de peur dans toute la région.
Les réactions des autres gouvernements latino-américains ont été majoritairement négatives, voire hostiles. L’Espagne et cinq pays d’Amérique latine ont publié une déclaration commune rejetant l’attaque américaine sur le Venezuela et appelant au respect du droit international. L’Union européenne a également appelé au respect des normes internationales alors que les intentions de Trump concernant le Venezuela restaient vagues. Même certains alliés traditionnels de Washington, comme le Royaume-Uni, ont exprimé des réserves quant à la légalité et à la sagesse de ces interventions militaires directes contre des chefs d’État en exercice.
Ce qui me terrifie dans cette histoire, c’est la normalisation de l’impunité. Quand une grande puissance peut kidnapper un président en exercice sans que cela ne provoque une condamnation unanime de la communauté internationale, c’est que les règles du jeu ont changé pour de bon. Nous entrons dans un monde où la force prime sur le droit, où le plus fort peut détruire le plus faible sans conséquences. Et ça me fait peur, parce que si ça peut arriver à Maduro, ça peut arriver à n’importe quel dirigeant qui ne plie pas l’échine. Où s’arrêtera-t-on ? Quelle sera la prochaine cible ? Ces questions me hantent, parce que les réponses sont terrifiantes.
Les répercussions sur la coopération régionale
Les événements actuels menacent de saper des décennies de coopération régionale en matière de sécurité, de lutte contre le trafic de drogue et de développement économique. La Colombie, qui a longtemps été le principal partenaire américain dans la région pour ces questions, se trouve désormais dans une position de confrontation directe avec Washington. Les accords de coopération sécuritaire, les programmes de formation militaire conjoints et les initiatives de lutte contre le narcotrafic, qui formaient la colonne vertébrale des relations bilatérales, sont désormais suspendus ou menacés d’annulation.
Cette rupture de la coopération aura des conséquences concrètes sur la sécurité régionale. Les patrouilles conjointes dans les Caraïbes, les échanges de renseignements sur les cartels de drogue, les programmes de développement alternatif pour les cultivateurs de coca : tous ces mécanismes qui contribuaient à stabiliser la région sont désormais compromis. Les groupes armés illégaux, tant les cartels de drogue que les guérillas résiduelles, pourraient profiter de ce vide sécuritaire pour étendre leurs activités, créant des défis encore plus importants pour les gouvernements de la région et menaçant la sécurité des populations civiles.
Quand je pense à toutes ces années de coopération, tous ces efforts pour construire des ponts et des partenariats, et voir tout cela détruit en quelques semaines par des déclarations provocatrices et des actions unilatérales, ça me donne envie de pleurer. C’est comme si on avait jeté des décennies de travail par la fenêtre. Et le pire, c’est que ce sont les populations civiles qui vont en payer le prix : les fermiers qui dépendent de programmes de substitution, les communautés vulnérables qui bénéficiaient de patrouilles de sécurité, tous ces gens invisibles dont les vies vont être bouleversées par la folie des dirigeants. C’est injuste, c’est cruel, et c’est totalement évitable.
Section 5 : La stratégie américaine et ses motivations
L’approche belliqueuse de la nouvelle administration Trump
L’administration Trump 2.0 a adopté une approche radicalement différente de ses prédécesseurs en politique étrangère, caractérisée par un unilatéralisme agressif et une utilisation explicite de la menace militaire comme outil de politique étrangère. Contrairement aux administrations précédentes qui privilégiaient la diplomatie multilatérale et le soft power, Trump a clairement indiqué sa préférence pour les solutions de force directes, en particulier dans ce qu’il appelle l’arrière-cour américaine. L’opération au Venezuela et les menaces contre la Colombie s’inscrivent dans cette stratégie plus large d’affirmation de la puissance américaine et de remise en question de l’ordre international.
Les motivations derrière cette approche sont multiples et complexes. Il y a d’abord des considérations politiques internes, avec Trump cherchant à consolider sa base électorale en apparaissant comme un dirigeant fort et résolu dans sa défense des intérêts américains. Il y a également des intérêts économiques, notamment en ce qui concerne l’accès aux ressources naturelles de la région, notamment le pétrole vénézuélien. Enfin, il y a une dimension idéologique, avec l’opposition ferme de l’administration Trump aux gouvernements de gauche en Amérique latine, considérés comme des menaces pour l’hégémonie américaine dans la région.
Ce qui me révolte le plus dans cette approche, c’est l’arrogance. C’est cette conviction que l’Amérique peut faire ce qu’elle veut, quand elle veut, sans avoir à rendre de comptes à personne. Comme si le reste du monde n’était qu’un décor, un terrain de jeu pour ses ambitions géopolitiques. Et ce qui me frappe, c’est le contraste entre la rhétorique trumpienne de défense de la liberté et la réalité de ses actions, qui consistent à imposer la volonté américaine par la force. C’est de l’hypocrisie pure et simple. La liberté, ce n’est pas la liberté pour l’Amérique de faire ce qu’elle veut, c’est la liberté pour chaque nation de choisir son propre destin sans crainte d’intervention extérieure.
Les enjeux de la guerre contre la drogue
La guerre contre la drogue a traditionnellement servi de justification principale à l’interventionnisme américain en Amérique latine, et la situation actuelle ne fait pas exception à cette règle. Trump a justifié l’opération au Venezuela et les menaces contre la Colombie en invoquant la nécessité de combattre le narcotrafic et de protéger la société américaine contre les drogues venant du sud. Cette rhétorique s’inscrit dans une longue tradition de politique étrangère américaine qui a servi à légitimer des interventions militaires et des pressions diplomatiques contre des gouvernements perçus comme insuffisamment coopératifs dans la lutte contre la drogue.
Cependant, l’efficacité de cette approche militariste de la guerre contre la drogue est largement contestée, y compris par de nombreux experts américains. Des décennies de politiques répressives ont échoué à réduire significativement la production de cocaïne ou son flux vers les États-Unis, tout en provoquant des coûts humains et sociaux énormes dans les pays producteurs. L’approche alternative de Petro, axée sur le développement rural et la substitution volontaire des cultures, représente un défi direct à cette stratégie militariste, ce qui explique en partie l’hostilité de l’administration Trump à son égard.
La guerre contre la drogue, cette guerre sans fin qui a détruit des millions de vies sans jamais atteindre ses objectifs. Et aujourd’hui, elle sert de prétexte pour déstabiliser des gouvernements démocratiques et saper la souveraineté nationale. C’est obscène. La vérité, c’est que tant qu’il y aura une demande aux États-Unis, il y aura une offre en Amérique latine. La solution n’est pas de bombarder les paysans ou de kidnapper les présidents, c’est de s’attaquer aux causes profondes : la pauvreté, le manque d’opportunités, les inégalités structurelles. Mais ça, Trump ne veut pas l’entendre, parce que ça demanderait de remettre en question le modèle américain lui-même.
Section 6 : La réponse internationale et les réactions diplomatiques
La condamnation du droit international
La communauté internationale a réagi avec une combinaison de préoccupation, de condamnation et d’ambiguïté face aux événements au Venezuela et aux menaces contre la Colombie. De nombreux gouvernements et organisations internationales ont souligné que l’enlèvement d’un chef d’État en exercice constituait une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations Unies, qui garantit la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les États membres. Le Secrétaire général des Nations Unies a appelé à la retenue et au respect des principes fondamentaux du droit international, mais sans aller jusqu’à condamner explicitement les actions américaines.
L’Union européenne a adopté une position plus critique, avec plusieurs États membres exprimant des réserves fermes quant à la légalité des opérations américaines et appelant au respect des procédures internationales. L’Espagne, en particulier, a joué un rôle de premier plan dans la coordination d’une réponse latino-européenne, publiant une déclaration commune avec cinq pays d’Amérique latine rejetant l’attaque américaine sur le Venezuela. Cependant, la division au sein de l’UE sur cette question a empêché l’adoption d’une position commune plus forte, certains États membres étant réticents à contrarier Washington de manière trop directe.
Ce qui me désespère, c’est l’impotence de la communauté internationale face à ces violations flagrantes du droit. Tout le monde condamne, tout le monde s’inquiète, mais personne ne bouge vraiment. C’est comme un théâtre de l’hypocrisie où chaque acteur joue son rôle sans que rien ne change vraiment. Les Nations Unies, censées être le gardien de l’ordre international, se contentent d’appels à la retenue qui n’ont aucun effet. L’Union européenne, incapable de se mettre d’accord sur une position ferme. Et pendant ce temps, les missiles continuent de voler et les présidents continuent d’être kidnappés. C’est une comédie tragique qui ne finit jamais.
Les positions des acteurs régionaux
Les réactions au sein de l’Amérique latine ont été particulièrement instructives, reflétant les divisions profondes qui traversent la région sur les questions de souveraineté nationale et de relation avec les États-Unis. Les gouvernements de gauche, traditionnellement critiques de l’hégémonie américaine, ont condamné avec force l’opération au Venezuela et les menaces contre la Colombie. Le Mexique, sous la direction de son président progressiste, a dénoncé ce qu’il a qualifié d’acte de terrorisme d’État et appelé à une réunion d’urgence de l’Organisation des États américains.
À l’opposé du spectre politique, certains gouvernements de droite ont adopté des positions plus nuancées, voire favorables aux actions américaines. Le Brésil, sous sa direction conservatrice, a exprimé son soutien à la lutte contre le narcoterrorisme tout en appelant à la prudence quant aux méthodes employées. D’autres pays de la région ont choisi le silence prudent, évitant de prendre position de manière trop explicite par peur de représailles économiques ou politiques de la part de Washington. Cette division régionale reflète les tensions géopolitiques plus larges qui caractérisent l’Amérique latine contemporaine.
Cette division de l’Amérique latine, ça me fait mal au cœur. C’est comme une famille qui se déchire sous la pression de forces extérieures. D’un côté, ceux qui se souviennent des dictatures et des interventions américaines, qui savent ce que signifie vraiment l’impérialisme. De l’autre, ceux qui croient que l’Amérique est un partenaire bienveillant, qui oublient les siècles d’exploitation et de domination. Et entre les deux, tous ceux qui essaient simplement de survivre, de naviguer dans ces eaux troubles sans se faire écraser. C’est tragique de voir une région si riche, si diverse, si pleine de potentiel, paralysée par ses propres divisions et les manipulations extérieures.
Section 7 : Les scénarios futurs possibles
L’escalade militaire
Le scénario le plus inquiétant, et malheureusement le plus plausible à court terme, est celui d’une escalade militaire directe entre les États-Unis et la Colombie. Trump ayant explicitement suggéré qu’une opération contre le gouvernement Petro sonne bien pour lui, et Petro ayant promis de répondre par les armes à toute intervention, les conditions sont réunies pour un conflit ouvert. Cette escalade pourrait prendre plusieurs formes : frappes aériennes ciblées contre des infrastructures colombiennes, intervention terrestre limitée pour capturer ou éliminer Petro, ou même une campagne militaire plus large visant à déstabiliser le gouvernement colombien.
Un tel conflit aurait des conséquences humanitaires catastrophiques. La Colombie, qui a déjà connu des décennies de conflit interne avec des dizaines de milliers de victimes, se retrouverait plongée dans une nouvelle guerre potentiellement encore plus dévastatrice. Les civils seraient les premières victimes, avec des déplacements massifs de population, des pertes de vies civiles importantes et une destruction généralisée des infrastructures. L’instabilité se propagerait inévitablement aux pays voisins, créant une crise régionale avec des réfugiés, des troubles civils et des déstabilisations politiques en chaîne.
Quand j’imagine ce scénario de guerre, mon sang se glace. Pas seulement pour les Colombiens, qui vont subir l’enfer, mais pour tous ceux qui, comme moi, croyaient naïvement que l’humanité avait appris quelque chose des horreurs du XXe siècle. Mais non, voilà que nous sommes à nouveau au bord du gouffre, prêts à sauter dans l’abîme pour des raisons qui défient la raison. Et ce qui me fait le plus peur, c’est que personne ne semble capable d’arrêter cette spirale folle. Trump est obsédé par sa puissance, Petro est prisonnier de sa dignité, et le reste du monde regarde, impuissant. C’est comme un cauchemar dont on ne peut pas s’éveiller.
La résistance prolongée
Un deuxième scénario, tout aussi plausible, est celui d’une situation de conflit prolongé où ni les États-Unis ni la Colombi ne peuvent remporter une victoire militaire décisive. Dans ce scénario, l’intervention américaine se heurterait à une résistance féroce, non seulement des forces armées colombiennes mais aussi d’une population civile mobilisée comme l’évoqué par Petro avec sa métaphore du jaguar populaire. Cette résistance prendrait la forme d’une guérilla urbaine et rurale, de sabotages contre les intérêts américains, et d’une campagne internationale de dénonciation de l’agression étrangère.
Ce scénario de guérilla prolongée rappellerait les pires moments de l’histoire latino-américaine, avec des années d’instabilité, de violence et d’incertitude. Les États-Unis se retrouveraient piégés dans un conflit asymétrique similaire à ceux qu’ils ont connus au Vietnam ou en Afghanistan, mais cette fois dans leur propre arrière-cour. L’opinion publique américaine, déjà divisée sur l’interventionnisme étranger, se retournerait probablement contre une guerre coûteuse et sans issue claire, exerçant une pression politique sur l’administration Trump pour chercher une issue négociée.
Cette perspective de guerre prolongée, c’est peut-être ce qui me fait le plus peur. Pas l’explosion soudaine, mais l’usure lente, la mort par mille coupures, la normalisation de l’horreur quotidienne. J’ai vu des photos du Vietnam, de l’Afghanistan, de tous ces conflits où les superpuissances se sont enlisées, incapables de gagner mais refusant de perdre. Et je pense aux Colombiens qui vont vivre ça, pendant des années, des générations entières sacrifiées sur l’autel de l’orgueil des dirigeants. C’est une torture sans fin, une prison sans portes, et ça me brise le cœur.
Section 8 : La perspective historique
Les précédents d’intervention américaine en Amérique latine
La crise actuelle entre les États-Unis et la Colombie s’inscrit dans une longue histoire d’interventionnisme américain en Amérique latine qui remonte au XIXe siècle. Depuis la doctrine Monroe de 1823, qui proclamait l’hémisphère occidental comme sphère d’influence exclusive des États-Unis, Washington a maintes fois interveni militairement ou politiquement pour protéger ses intérêts dans la région et renverser des gouvernements considérés comme hostiles. Ces interventions ont pris des formes variées : coups d’État soutenus par la CIA, invasions militaires directes, sanctions économiques, pressions diplomatiques.
Les exemples sont nombreux et tristement célèbres : le renversement de Jacobo Árbenz au Guatemala en 1954, l’invasion de la Baie des Cochons à Cuba en 1961, le soutien au coup d’État contre Salvador Allende au Chili en 1973, l’invasion du Panama en 1989, l’intervention en Haïti en 1994, et bien d’autres. Chaque fois, les justifications invoquées par Washington variaient : lutte contre le communisme, protection des intérêts économiques, défense de la démocratie, ou, plus récemment, guerre contre le terrorisme et le narcotrafic. Mais le résultat était toujours le même : une violation de la souveraineté nationale et souvent des conséquences dévastatrices pour les populations locales.
Quand je regarde cette longue liste d’interventions, je suis submergé par un sentiment de tristesse et de colère. Chaque nom, chaque date, chaque pays représente des vies brisées, des espoirs détruits, des démocraties assassinées. Et le plus révoltant, c’est l’impunité. L’Amérique n’a jamais eu à rendre de comptes pour ces crimes, ces violations flagrantes du droit international. Au contraire, elle continue de se présenter comme le champion de la liberté et de la démocratie, avec cette arrogance insupportable de ceux qui savent qu’ils ne seront jamais tenus responsables. C’est une injustice qui me brise le cœur, qui me fait perdre foi en l’humanité.
Les différences avec le contexte actuel
Cependant, il existe également des différences importantes entre les interventions historiques des États-Unis en Amérique latine et la situation actuelle. Premièrement, la nature de la menace invoquée par Washington a évolué : pendant la Guerre froide, il s’agissait principalement de contrer le communisme soviétique, alors qu’aujourd’hui, la justification est la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme, bien que les accusations contre Petro en termes d’implication directe dans le trafic de drogue restent non prouvées.
Deuxièmement, le contexte international a considérablement changé. L’Amérique latine des années 2020 n’est plus celle des années 1950 ou 1970 : elle est plus démocratique, plus intégrée économiquement, plus confiante dans sa capacité à défendre ses intérêts. Les pays de la région ont développé leurs propres institutions de coopération régionale, comme l’UNASUR et la CELAC, bien que ces organisations aient montré leurs limites dans la crise actuelle. Enfin, la communication numérique et les réseaux sociaux ont changé la donne en termes de perception publique des événements, rendant plus difficile pour Washington de contrôler le récit narratif autour de ses interventions.
Oui, le monde a changé, l’Amérique latine a changé, mais dans le fond, les dynamiques de pouvoir restent les mêmes. Le plus fort fait ce qu’il veut, le plus faible subit ce qu’il doit. Les justifications changent, les méthodes évoluent, mais le résultat final reste le même : les peuples d’Amérique latine continuent d’être traités comme des pions dans le grand jeu des puissances. Et ça me fatigue, cette éternelle répétition de l’histoire. Comme si nous étions condamnés à revivre les mêmes erreurs, les mêmes injustices, les mêmes tragédies, encore et encore, sans jamais apprendre.
Section 9 : La dimension humaine de la crise
Les Colombiens pris en étau
Au-delà des considérations géopolitiques et diplomatiques, il ne faut jamais oublier la dimension humaine de cette crise. Les Colombiens ordinaires, qui ont déjà subi des décennies de conflit interne avec des millions de déplacés et des centaines de milliers de victimes, se retrouvent désormais confrontés à la perspective d’une nouvelle guerre, cette fois avec une puissance étrangère. L’anxiété et l’incertitude ont envahi les foyers colombiens, avec des familles qui s’interrogent sur leur avenir, des commerçants qui voient leurs activités ralentir, des jeunes qui redoutent d’être appelés sous les drapeaux.
Les communautés rurales, particulièrement vulnérables, sont les premières à ressentir les effets de cette tension accrue. Les cultivateurs de coca qui avaient participé aux programmes de substitution volontaire mis en place par le gouvernement Petro se demandent si leurs efforts vont être réduits à néant par une intervention militaire américaine qui privilégierait une approche répressive. Les populations indigènes et afro-descendantes, qui ont historiquement été les premières victimes des conflits armés en Colombie, craignent d’être prises entre deux feux : les forces américaines et les groupes armés illégaux qui profitent de l’instabilité.
Quand je pense à ces Colombiens ordinaires, ces familles qui essaient simplement de vivre leur vie, d’élever leurs enfants, de construire un avenir meilleur, et qui se retrouvent soudainement menacés par des forces qui les dépassent complètement, ça me serre le cœur. Je veux crier leur frustration, leur colère, leur peur, mais les mots me manquent. Comment exprimer l’injustice de voir des vies innocentes bouleversées par des luttes de pouvoir entre des dirigeants qui ne connaîtront jamais les conséquences de leurs décisions ? C’est une douleur sourde, constante, qui me ronge de l’intérieur.
Les implications pour les droits humains
Une escalade militaire entre les États-Unis et la Colombie aurait des conséquences désastreuses pour les droits humains dans la région. L’histoire des interventions militaires américaines en Amérique latine est remplie d’exemples de violations systématiques des droits fondamentaux : torture, disparitions forcées, exécutions extrajudiciaires, déplacements massifs de populations. Ces violations ont été documentées par de nombreuses organisations internationales, y compris par les propres instances américaines de contrôle.
Dans le cas d’une intervention en Colombie, les risques de violations des droits humains seraient particulièrement élevés en raison de l’histoire du pays en matière de conflit interne et de la présence de multiples acteurs armés. Les forces américaines, déjà critiquées pour leur comportement dans d’autres théâtres d’opérations, pourraient être tentées d’utiliser des méthodes disproportionnées pour atteindre leurs objectifs. Les groupes armés illégaux, profitant de la confusion, pourraient intensifier leurs activités criminelles. Et les civils, comme toujours dans ces situations, paieraient le prix le plus lourd.
Les droits humains, cette expression que nous utilisons si souvent, qui sonne si bien dans les discours politiques, mais qui devient vide de sens quand les balles commencent à voler. J’ai vu les photos, lu les témoignages, entendu les histoires de ceux qui ont survécu aux horreurs de la guerre. Et chaque fois, je me demande comment l’humanité peut être capable d’une telle cruauté. Comment des êtres humains peuvent infliger une telle souffrance à d’autres êtres humains ? C’est une question qui me hante, sans réponse satisfaisante, qui me fait douter de la nature même de l’humanité.
Section 10 : La dimension économique
Les conséquences pour l’économie colombienne
L’économie colombienne, déjà fragilisée par les conséquences de la pandémie de COVID-19 et par les difficultés structurelles héritées du conflit interne, subit de plein fouet les effets des tensions croissantes avec les États-Unis. Les sanctions financières imposées par Washington contre Petro et son entourage, bien que ciblées, ont créé un climat d’incertitude qui décourage les investissements étrangers. Les marchés financiers ont réagi négativement, avec une baisse significative de la valeur des actions colombiennes et une dépréciation du peso face au dollar américain.
Les secteurs clés de l’économie colombienne sont tous affectés par cette crise. L’industrie touristique, qui connaissait une croissance prometteuse avant la pandémie, voit les réservations annulées à mesure que la perspective d’un conflit se rapproche. Le secteur exportateur, traditionnellement dépendant du marché américain, doit chercher de nouveaux débouchés dans un contexte commercial difficile. Les petites et moyennes entreprises, qui constituent l’épine dorsale de l’économie colombienne, font face à des défis de financement croissants alors que les banques deviennent plus réticentes à prêter dans un climat d’incertitude.
Quand je regarde les graphiques économiques, quand je vois les courbes chuter et les indicateurs s’effondrer, je ne pense pas aux chiffres abstraits, je pense aux vies humaines derrière ces statistiques. Les familles qui perdent leur emploi, les commerces qui ferment, les projets qui sont abandonnés. Chaque point de pourcentage de baisse représente des milliers, des millions de destinés brisés. Et pour quoi ? Pour l’orgueil d’un président américain ? Pour la dignité d’un président colombien ? Est-ce que ça vaut vraiment le prix que vont payer des millions de gens innocents ?
Les répercussions pour les États-Unis
Les États-Unis ne sortiraient pas non plus indemnes d’un conflit avec la Colombie. L’économie américaine, bien que beaucoup plus robuste que l’économie colombienne, subirait les contrecoups d’une escalade militaire dans sa propre arrière-cour. Les coûts directs d’une intervention militaire seraient considérables, tant en termes financiers qu’en vies humaines américaines. Mais les coûts indirects seraient peut-être encore plus importants sur le long terme.
Les relations commerciales entre les deux pays, gouvernées par un traité de libre-échange en vigueur depuis 2012, seraient gravement compromises. Les entreprises américaines présentes en Colombie, nombreuses dans les secteurs de l’énergie, des mines et des services, devraient faire face à des risques accrus et potentiellement à des nationalisations en représailles. L’image des États-Unis dans le monde, déjà érodée par les actions de l’administration Trump, subirait un nouveau coup sérieux, avec des conséquences pour le soft power américain et sa capacité à exercer une influence positive sur la scène internationale.
Ce qui me frappe, c’est le caractère suicidaire de cette approche. Pourquoi Trump penserait-il que l’Amérique pourrait sortir gagnante d’un tel conflit ? L’histoire montre que les guerres coûtent toujours plus cher que prévu, en argent, en vies, en réputation. Et pour quel gain ? Une satisfaction momentanée d’orgueil, une victoire à la Pyrrhus qui laissera le pays plus faible et plus isolé ? C’est de la folie pure. C’est comme jouer avec du feu dans une maison remplie d’essence, en espérant ne pas se brûler. Seul un fou ou un inconscient pourrait croire que ça peut finir bien.
Section 11 : La perspective de la résolution
Les voies diplomatiques possibles
Malgré le climat actuel de confrontation, il existe encore des voies diplomatiques qui pourraient permettre d’éviter l’escalade militaire et de trouver une solution négociée à la crise. La première de ces voies passerait par l’intervention de médiateurs internationaux crédibles, acceptés par les deux parties. L’Union européenne, certains pays latino-américains comme le Mexique ou le Brésil, ou même des organisations internationales comme l’Organisation des États américains, pourraient jouer ce rôle de médiateur, facilitant le dialogue entre Washington et Bogota.
Une autre possibilité serait de porter l’affaire devant les instances judiciaires internationales, notamment la Cour internationale de Justice, qui pourrait se prononcer sur la légalité des actions américaines et des réponses colombiennes. Bien que les États-Unis aient une histoire de méfiance envers les juridictions internationales, l’opinion publique mondiale et la pression de leurs alliés pourraient les contraindre à accepter une telle solution. Enfin, une réforme du système international de lutte contre le narcotrafic, avec une approche plus axée sur la prévention et le développement plutôt que sur la répression militaire, pourrait répondre à certaines des préoccupations américaines tout en respectant la souveraineté des pays producteurs.
Quand j’y pense, il y a tellement de chemins qui mènent vers la paix, tellement de solutions qui n’ont pas été explorées. Pourquoi Trump choisit-il la guerre quand la diplomatie est possible ? Pourquoi Petro répond-il par la menace quand le dialogue pourrait prévenir l’escalade ? Je ne comprends pas cette addiction au conflit, cette incapacité à chercher des solutions constructives. C’est comme si nos dirigeants étaient programmés pour la destruction, incapables d’envisager d’autres options. Et ça me fatigue, cette répétition des mêmes erreurs, ce refus d’apprendre du passé.
Les obstacles à la résolution
Cependant, de nombreux obstacles s’opposent à une résolution pacifique de la crise. Tout d’abord, la personnalité et le style politique des deux protagonistes représentent un défi majeur. Trump, avec son tempérament impulsif et sa préférence pour les solutions de force, a montré à maintes reprises sa méfiance envers la diplomatie multilatérale et les compromis. Petro, pour sa part, se trouve dans une position où tout recul serait perçu comme une faiblesse aussi bien par ses partisans que par ses adversaires, rendant difficile toute concession significative.
Deuxièmement, les divisions au sein de la communauté internationale empêchent l’émergence d’une réponse coordonnée et efficace. Sans une pression unanime de la part des autres puissances mondiales, Washington n’a que peu d’incitations à modifier son approche. Enfin, les intérêts économiques et stratégiques en jeu, notamment en ce qui concerne le contrôle des ressources naturelles et des routes commerciales, créent des incitations puissantes à maintenir le statu quo conflictuel plutôt qu’à rechercher une solution de compromis.
Ces obstacles à la paix, c’est comme des murs invisibles que nous avons construits nous-mêmes, pierre par pierre, décision par décision. L’orgueil, la méfiance, l’intérêt personnel : tout concourt pour nous empêcher de trouver la sortie. Et le pire, c’est que nous savons que ces murs existent, nous savons qu’ils nous emprisonnent, mais nous continuons de les renforcer au lieu de les abattre. C’est une folie collective, une pathologie qui semble incurable. Et je demande : comment pouvons-nous espérer un avenir différent quand nous sommes si attachés à nos propres chaînes ?
Conclusion : Le jaguar face à l'aigle
Un moment critique pour l’Amérique latine
La crise actuelle entre les États-Unis et la Colombie représente un moment critique non seulement pour les deux pays directement impliqués, mais pour l’ensemble de l’Amérique latine et pour l’ordre international dans son ensemble. Le monde observe avec anxiété la confrontation entre le jaguar colombien, symbolisant la force et la dignité d’une nation qui refuse de se soumettre, et l’aigle américain, incarnation de la puissance militaire et de l’arrogance impérialiste. Le résultat de cette confrontation aura des répercussions qui se feront sentir bien au-delà des frontières colombiennes.
Pour l’Amérique latine, cette crise est un test crucial de sa capacité à défendre sa souveraineté et son autonomie face à l’hégémonie américaine. Si Petro et la Colombi parviennent à résister aux pressions de Washington et à préserver leur dignité nationale sans tomber dans une guerre destructrice, cela enverra un message puissant à tous les peuples de la région : il est possible de dire non à l’empire, de tracer son propre chemin sans sacrifier son indépendance. À l’inverse, si l’intervention américaine réussit et Petro est renversé, cela confirmera la vulnérabilité persistante des gouvernements latino-américains face à la volonté de Washington.
Quand je regarde ce moment historique, je suis saisi d’une multitude d’émotions contradictoires. D’un côté, il y a cette admiration pour la dignité de Petro, pour ce refus absolu de s’incliner même face à la plus grande puissance du monde. C’est magnifique, c’est inspirant, ça donne envie de croire que la dignité et la justice peuvent encore triompher face à la force brute. De l’autre, il y a cette terreur de voir tout basculer dans l’horreur, de voir des millions de vies sacrifiées sur l’autel de l’orgueil des dirigeants. Et au fond, il y a cette question désespérée : pourquoi devons-nous toujours choisir entre la soumission et la destruction ? Pourquoi la dignité a-t-elle un prix aussi terrible à payer ? Je n’ai pas de réponses, seulement cette prière silencieuse pour que la sagesse l’emporte sur la folie.
L’avenir incertain
L’avenir reste terriblement incertain. Les prochains jours et les prochaines semaines seront cruciaux pour déterminer si cette crise aboutira à une confrontation militaire catastrophique ou si des voies diplomatiques pourront être trouvées. Une chose est certaine : le monde ne sera plus jamais le même après cette crise. Les règles de l’ordre international ont été mises à mal, les principes de souveraineté nationale ont été érodés, et la confiance entre les nations a été gravement compromise.
Quoi qu’il arrive, le jaguar colombien a déjà marqué l’histoire par sa bravoure face à l’aigle américain. Petro, par sa déclaration dramatique de sa volonté de reprendre les armes pour défendre sa patrie, a rappelé au monde que la dignité et la souveraineté ne sont pas des concepts vides, mais des principes pour lesquels certains sont prêts à tout sacrifier. Dans un monde de plus en plus marqué par l’arrogance des puissants et l’indifférence aux plus faibles, cette leçon de courage et de dignité mérite d’être entendue et méditée.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/petro-contre-trump-le-jaguar-colombien-rugit-contre-l-oncle-sam/ar-AA1TCG7c?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=695cdc05bc1c4bdd803719957334be89&ei=8
Écrit par : Allusion | 06/01/2026
Répondre à ce commentaireL’idée que Donald Trump ait un jour menacé d’annexer le Canada ne semble plus vraiment inquiéter Doug Ford. Le premier ministre de l’Ontario en a fait la déclaration assez franche ce lundi, réagissant à la récente opération militaire américaine au Venezuela.
« Ça ne va pas me faire peur. Et ça ne devrait effrayer personne au Canada », a-t-il lancé aux journalistes, avec ce ton direct qui le caractérise parfois.
C’est une réaction qui s’inscrit dans un contexte bien précis, vous voyez. Juste avant, le week-end dernier, le président américain Donald Trump a annoncé que l’armée des États-Unis avait infiltré le Venezuela et capturé l’ancien président déchu, Nicolás Maduro, pour qu’il soit jugé là-bas. Une nouvelle qui a fait le tour du monde, évidemment. Maduro a plaidé non coupable à toutes les accusations de trafic de drogue devant un tribunal de New York ce lundi même, d’ailleurs.
Depuis, la vice-présidente et ministre du Pétrole vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a prêté serment en tant que présidente intérimaire du pays. Mais, et c’est là que les choses se corsent, Trump a aussi déclaré que les États-Unis allaient « diriger » le pays le temps d’assurer une transition « sûre, appropriée et judicieuse ». Il a même été très clair sur son intention d’extraire les ressources pétrolières du Venezuela.
Des menaces anciennes et une réalité économique bien ancrée
Alors, avec cette intervention musclée au Venezuela, est-ce que les vieilles lubies de Trump concernant le Canada pourraient resurgir ? Par le passé, il a effectivement suggéré que le Canada devrait devenir le 51e état américain au lieu de rester un pays séparé. Et il avait dit qu’il utiliserait la coercition économique pour y arriver. Pas vraiment des paroles en l’air, quand on y pense.
D’ailleurs, il a déjà imposé des tarifs douaniers au Canada. Et cette année, quand l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) sera renégocié, il a clairement dit vouloir obtenir une meilleure affaire pour les États-Unis. C’est un dossier brûlant.
Mais Doug Ford, lui, veut recentrer le débat sur l’essentiel : les affaires. « Ce sur quoi il (Trump) devrait se concentrer, c’est de conclure un accord », a-t-il affirmé. Et il a sorti une de ses fameuses métaphores : « Nous sommes leur premier client. Ils sont notre premier client. Il n’y a pas un gouverneur, républicain ou démocrate, un sénateur ou un membre du Congrès qui ne soit pas d’accord. On ne peut pas défaire un œuf qui a été intégré et mélangé depuis des décennies, il faut juste agrandir l’omelette. » Une façon imagée de dire que nos économies sont trop liées pour qu’on puisse tout casser.
Ford, rappelons-le, a été réélu pour un troisième mandat en mars dernier, en promettant justement de protéger l’Ontario des impacts de la guerre commerciale. Il n’a pas hésité à monter au front, passant sur des chaînes de télé américaines pour critiquer les tarifs et promouvoir le libre-échange. Il est même allé jusqu’à lancer une campagne publicitaire mettant en vedette… Ronald Reagan ! Un coup qui avait mis Trump en colère et provoqué une interruption temporaire des négociations commerciales entre les deux pays. On peut dire qu’il n’a pas froid aux yeux.
La stratégie de l’Ontario : diversification et action rapide
Malgré tout ce qui se passe au sud de la frontière, Ford assure qu’il ne va pas se morfondre. « Je ne vais pas m’inquiéter du président Trump. Je vais m’inquiéter de ce que nous pouvons faire, comment nous pouvons diversifier notre commerce à travers le monde et commencer à expédier plus de biens, de produits et notre énergie », a-t-il déclaré.
Il a été très clair sur la feuille de route de son gouvernement. Lors de son point presse, il a martelé qu’il avait un mandat pour protéger la province des tarifs et qu’il agissait en conséquence. Une partie de ce plan, et elle est cruciale, c’est de pousser agressivement le développement des ressources minières et énergétiques. Il a même utilisé une expression qui en dit long sur l’urgence qu’il ressent : la province prévoit d’avancer « comme un éclair graissé » pour faire construire ces projets. On imagine que ça ne va pas traîner !
Et là, il a glissé une réflexion plutôt surprenante. Selon lui, Trump aurait même rendu un service au Canada. « S’il y a une chose, une seule chose que le président Trump ait faite de bonne pour le Canada : il nous a réveillés, il nous a réveillés, et il nous a unis », a-t-il avoué. « C’est donc la meilleure chose que le président Trump ait jamais pu faire. Et nous allons y aller à plein régime. » Une façon de reconnaître que l’adversité, parfois, peut souder et forcer à regarder ailleurs, à devenir plus fort et moins dépendant.
Finalement, tout ça laisse entrevoir une stratégie à deux volets : négocier ferme avec son principal partenaire, mais en parallèle, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier américain et accélérer le développement de ses propres atouts. C’est peut-être la leçon qu’il faut retenir de tout ça.
Conclusion : Un réveil salutaire dans un monde imprévisible
En résumé, l’intervention américaine au Venezuela a servi de catalyseur pour une prise de parole assez révélatrice. Doug Ford, sans minimiser les actions de Trump, choisit de ne pas céder à un alarmisme qui, selon lui, ne serait pas justifié. Il mise plutôt sur la réalité tangible des économies imbriquées et sur la capacité d’action de sa province.
Son message aux Ontariens, et peut-être à tous les Canadiens, c’est qu’il faut garder son sang-froid. Les menaces verbales d’annexion, aussi fracassantes soient-elles, se heurtent à la complexité du monde réel et à des liens économiques séculaires. La priorité, c’est de travailler à la table des négociations pour l’ACEUM, mais aussi, et c’est peut-être le plus important, de bâtir sa propre résilience.
L’idée que Trump ait « réveillé » le pays est un aveu intéressant. Elle sous-entend que la dépendance était peut-être trop grande, que la complaisance avait pris le dessus. Désormais, la marche est forcée : diversifier les marchés, exploiter ses ressources avec célérité, et avancer « à plein régime ». Une conclusion qui sonne moins comme de la bravade que comme un plan concret, né d’une époque où l’imprévisible semble être devenu la norme.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/il-ne-me-fera-pas-peur-le-premier-ministre-de-l-ontario-minimise-les-menaces-de-trump-d-annexer-le-canada-apr%C3%A8s-le-contr%C3%B4le-du-venezuela/ar-AA1TFAtR?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=695cfa6d25464695921a9e14368589c5&ei=7
Écrit par : Allusion | 06/01/2026
Répondre à ce commentaireLe 7 janvier 2015 à 11 h 25
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2016/01/21/terreur-dans-l-hexagone.html#ancre2
Écrit par : Allusion | 07/01/2026
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