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21/01/2016

Terreur dans l'hexagone

Gilles Kepel était l'invité ce matin à la Première pour parler de l'islam, de ce qui a été à la base de ce qui s'est passé en 2015 à Paris et ailleurs dans une recrudescence du terrorisme. Celui-ci semble opposer occidentalisme et orientalisme.

Son livre "Terreur dans l'Hexagone" mérite tout l’intérêt de ceux qui souhaitent comprendre le processus de développement du phénomène djihadiste et, plus largement, de l’islamisme radical en France. 


Rappel des événements de 2015 à Paris avec les débats qui ont suivi sur la liberté d'expression, amalgame avec les migrants, radicalisations, sécurité...:

podcastComme beaucoup d'autres, j'ai essayé de comprendre ce qui motivait tout cela dans divers billets en mêlant divers sujets parallèles au risque d'en faire des amalgames ou trop partiale tellement le traumatisme des événements a été important en France et en Belgique et qui, du coup, a fait sortir de l'ombre la commune de Molenbeek.

Alors, pour le moins, le questionnement a fait couler beaucoup d'encre et de salive...

Le bonheur à multiples facettes

Tremblement de l'esprit

La stratégie du maillon faible

Théorie du complot ou complot idéologique?

Où en êtes-vous avec la mort?

A la croisée des chemins

Une rétro enchanteresse

Les armes, c'est presque sérieux

Gilles Kepel était l'invité ce matin pour essayer de donner des réponses.

Commençons pour une fois avec l'humour de de Guillermo Guiz qui tente de le situer:
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Les auditeurs étaient très intéressés par sa vision et une question se posait déjà:
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L'interview de Bertrand Henne complétait par ce qu'on devait trouver dans son livre:
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Des émeutes de 2005 qui selon lui se trouve à l'origine des événements, j'en avais aussi touché un mot à l'époque dans: "Détour de banlieue"

Les auditeurs et leurs nombreuses questions:
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et celles des "signatures des connaisseurs" et les suites:
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Retourner aux sources, c'est aussi retourner au mot "islamisation".

Nous sommes au cinquième anniversaire de la guerre en Syrie, comprendre ce qu'il se passe en Syrie, c'est entrer dans un embrouillamini de groupes ethniques, expliqué par l'ancien journaliste du Monde, Pierre Servent :

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Jean-Pierre Filiu, spécialiste du Moyen-Orient a écrit "Les Arabes, leur destin et le nôtre" pour expliquer la violence du monde arabe:
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Ce billet est une exception qui méritait une place ici puisqu'il exprime le choc de deux cultures et de deux idéologies de vie, même s'il n'est pas à considérer comme le mien, mais celui de Monsieur Gilles Kepel.

A Davos, ce sera certainement le sujet du terrorisme qui entrera dans les conversations par mi d'autres tout aussi important qu'une autre rupture, celle du numérique.

Alors, circulez et rappelez-vous qu'il y a tout à voir, à comprendre et à vivre...

A samedi, pour une autre aventure très journalistique, cette fois.

 

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Mise à jour 26 février 2016: Et puis, il y a les autres, les cavaleurs:

 

Mise à jour 4 janvier 2016: L'auteur de "Revenants" explique après une enquête ce qui génère ce mouvement de jeunes djihadistes pour aller combattre en Syriepodcast

Commentaires

Ça va mal pour l’Etat islamique… Il est condamné à faire des économies

L'État islamique (EI) est en difficulté, sur le plan militaire, comme sur le plan financier.
La semaine dernière, un groupe d'experts bien connus et reconnus du monde arabe a présenté des détails concernant “les moyens de Daech”, détaillant la situation actuelle dans l’Etat islamique à un certain nombre de parlementaires français. Ils ont confirmé que les populations des territoires occupés étaient déçues par les promesses non tenues, même au sein de la communauté sunnite. “Loin du califat idéal, elles ont plutôt assisté à la mise en place d'un nouveau système mafieux”, a conclu Myriam Benraad, une chercheuse de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).
En outre, le site Aleppo24 a publié un document signé du ministre des Finances de l'EI, sur lequel on lit qu’en raison de “circonstances exceptionnelles auxquelles l’EI est confronté, il a été décidé de réduire de moitié les salaires qui sont payés à tous les moudjahids, et que personne n’est autorisé à se voir exempt de cette décision, quelque soit son grade.” Le mémo ajoute que les distributions de nourriture se poursuivront au rythme de deux par mois.

Difficultés sur le plan militaire
Il semble également que le groupe terroriste connaisse des difficultés sur le plan militaire. Depuis le mois de novembre, les forces de la coalition tentent d’atteindre les finances de l’EI, c’est à dire, l’argent des trafics, et ils ont constamment bombardé des champs de pétrole et des camions chargés de transporter l’or noir en Turquie, tandis que des drones ont empêché le groupe terroriste de réparer les dégâts.
Par dessus le marché, le 11 janvier, les Américains ont détruit une banque dans la ville de Mossoul dans laquelle les djihadistes avaient entassé des dizaines de millions de dollars.
La semaine dernière, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé que l’Etat islamique était en recul en Irak.
Si l’on ajoute l’effondrement des cours du pétrole, principale ressource du groupe terroriste, cela ne présage rien de bon pour lui....

Source: http://fr.express.live/2016/01/20/37223/

Écrit par : L'enfoiré | 21/01/2016

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L’Arabie Saoudite menace de vendre 750 milliards de dollars d’actifs américains

Le gouvernement saoudien a menacé de vendre pour 750 milliards de dollars d’actifs américains (bons du Trésor et autres) si le Congrès décide d’approuver une loi qui permettra de lancer des poursuites pour déterminer si ce pays est impliqué d’une manière ou d’une autre dans les attentats du World Trade Center à New York du 11 septembre 2001.
C’est ce qu’aurait indiqué Adel bin Ahmed Al-Jubeir, ministre des Affaires étrangères de l’Arabie Saoudite, au président américain Barack Obama lors d’une visite à Washington, selon le New York Times. Il a expliqué que le royaume serait obligé de vendre ces actifs pour éviter qu’ils ne soient gelés.
Le président Obama aurait donc tenté de dissuader le Congrès d’approuver cette loi. Le gouvernement américain pense qu’elle pourrait également poser “un risque juridique” pour les Américains à l’étranger, impliquant probablement que les entreprises et les citoyens américains s’exposeraient à des représailles.
Cependant, beaucoup d’Américains, et notamment ceux qui ont perdu un proche au cours de ces de attentats, sont indignés par l’intervention de leur président. Ils pensent que ce dernier cherche à “couvrir” la responsabilité de certaines personnalités saoudiennes dans ces attentats. “Il est stupéfiant de penser que notre gouvernement soutiendrait les Saoudiens, plutôt que ses propres citoyens”, déplore Mindy Kleinberg, dont le mari a été tué au cours des attaques du 11/9 qui ont fait près de 3.000 victimes.
Pour certains observateurs, cette menace ne tient pas, car la vente des actifs américains poserait des difficultés pour le pays. Néanmoins, cette menace témoigne de l’escalade des tensions entre les deux pays.
L’Arabie Saoudite nie toute implication dans les attaques terroristes. Une enquête américaine n’a trouvé aucune preuve d’une quelconque aide saoudienne.
Cependant, quinze terroristes impliqués dans ces attentats étaient des ressortissants saoudiens. Oussama ben Laden, le cerveau d’Al-Qaïda, était lui-même saoudien, mais il avait été déchu de sa nationalité en 1994. Beaucoup d’Américains en déduisent que les hauts responsables du monde politique saoudien étaient impliqués dans ces attentats.

Source: https://fr.express.live/2016/04/18/larabie-saoudite-menace-de-vendre-750-milliards-de-dollars-dactifs-americains/

Écrit par : L'enfoiré | 18/04/2016

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Djihad, les contre-feux

Comment sortir les jeunes de l'engrenage de la radicalisation ? Comment aider les parents ? À travers plusieurs témoignages, ce documentaire donne des pistes concrètes pour lutter contre un fléau qui déstabilise notre société.

À la radicalisation de certains jeunes, le gouvernement français a surtout apporté une réponse sécuritaire. Pourtant, ce phénomène ne pourra être endigué sans un travail de prévention et d'anticipation. Redoutablement bien construits, les discours des recruteurs djihadistes s'engouffrent dans les failles de notre société : la crise de la famille, les ratés de la politique d'intégration, l'absence de projet collectif. Comment stopper cet engrenage ? Comment aider les parents à comprendre ce qui se passe dans la tête de leurs enfants ? Pour les acteurs de terrain engagés dans cette lutte, il faut combattre sur trois fronts : la prévention des départs, la prise en charge des jeunes qui reviennent et l'émergence de contre-discours religieux.

Au cœur d'une cellule de déradicalisation
Djihad, les contre-feux constitue une plongée aux côtés de ceux qui tentent de déjouer le piège tendu par les réseaux djihadistes. Qu'ils soient imams, simples croyants, travailleurs sociaux, éducateurs, parents, mandatés par le gouvernement ou agissant de leur propre initiative, tous construisent des alternatives à la réponse sécuritaire. Pour la première fois, la réalisatrice Laëtitia Moreau (Génération quoi ?, Déchiffrage - Les impôts, le prix de la démocratie ?) a été autorisée à filmer le travail sur le terrain d'une cellule de déradicalisation mise en place dans les Bouches-du-Rhône, dans le cadre du plan national de lutte contre la radicalisation. Elle s'est également intéressée au travail de Dounia Bouzar, à qui le gouvernement confia une mission sur la déradicalisation, et de Farid Abdelkrim, humoriste et ancien islamiste qui fait le tour des prisons pour empêcher la radicalisation de certains détenus. La réalisatrice donne aussi la parole aux premiers concernés : d'anciens jeunes radicalisés et des parents touchés par ce phénomène. L'ensemble donne des pistes concrètes pour lutter contre un fléau qui déstabilise en profondeur notre société.

http://www.arte.tv/guide/fr/060819-000-A/djihad-les-contre-feux?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 25/05/2016

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L’État islamique est en difficulté, mais ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’Europe

La ville portuaire de Syrte en Libye, l’un des principaux bastions du groupe terroriste État islamique (EI ou Daech) en dehors de l’Irak et la Syrie, est repassée sous le contrôle des forces du gouvernement de la Libye, rapportent différents médias.
La bataille pour Syrte a commencé il y a une semaine, quand des avions de combat et des navires de guerre en mer ont pilonné la ville. L’aéroport et la zone portuaire ont été repris par les troupes gouvernementales libyennes. .
Les dirigeants locaux de Daech ont déjà fui la ville, mais beaucoup de combattants étaient restés dans la ville. Les combattants libyens espèrent avoir totalement repris le contrôle de la ville dans une semaine.

La dynamique de l’État islamique est stoppée
La dynamique de l’État islamique est réduite à néant. Le groupe terroriste a perdu une grande partie de son territoire et ses revenus provenant des ventes illégales de pétrole se sont également effondrés. Certaines mesures d’austérité ont été mises en œuvre, dont la baisse des salaires des djihadistes. Comme les impôts ont augmenté dans le même temps, les combattants ont perdu une grande partie de leur pouvoir d’achat.
C’est un coup dur pour le moral des troupes, et les cas de désertions sont de plus en plus nombreux. Désormais, en raison de ces problèmes, l’État islamique attire moins de deux cents nouveaux combattants étrangers chaque mois. L’année dernière,on en comptait 1500 à 2000 mensuellement.

De mauvaises nouvelles pour l’Europe
L’affaiblissement de Daech et la désertion croissante des combattants étrangers qui voudront maintenant rentrer chez eux sont des nouvelles particulièrement mauvaises pour l’Europe. Ces derniers n’ont en effet que deux choix : soit se signaler eux-mêmes aux autorités locales, soit apporter le conflit en Europe.
Le journal français Le Figaro a calculé que 248 djihadistes étaient déjà rentrés en France, tandis que 400 autres autres se battent encore pour l’État islamique, dont 20 mineurs.
“Si l’on n’a pas encore constaté une accélération significative du nombre des retours, nous savons que plusieurs dizaines de “pointures” essaient actuellement de revenir en France, confie un haut responsable de la lutte anti-terroriste. Il s’agit essentiellement d’individus très dangereux, qui savent pertinemment qu’ils ont été identifiés et qu’ils sont recherchés, puisqu’ils se sont pour la plupart mis en scène comme outil de propagande dans des vidéos d’égorgements”, a déclaré un haut responsable de la cellule anti-terroriste française.

Terroristes endurcis et malades psychiatriques
Patrick Calvar, le directeur des services de la sécurité intérieure française, avait déjà averti de possibles nouvelles attaques de l’Etat islamique en France au parlement français, le 10 mai dernier :
“ Il ne faudra pas perdre de vue que parmi les futurs vétérans il y aura des terroristes très aguerris mais aussi des gens relevant d’ores et déjà de la psychiatrie et dont nous ne savons pas ce qu’ils vont devenir. La deuxième organisation qui nous menace est Al-Qaïda. (…)
Al-Qaïda a besoin de redorer son blason. Cette organisation a pratiquement disparu de la scène islamiste et voudra, à un moment ou à un autre, tenter une action d’envergure à même de lui redonner une importance telle qu’elle puisse recruter à nouveau. Reste que de nombreux Français se trouvent au sein du Jabhat al-Nosra (Front al-Nosra). Il est difficile de savoir combien ils sont exactement et à quelle organisation ils appartiennent mais il faudra là aussi que nous nous occupions d’eux à leur retour. (…)
Outre les organisations, nous avons une autre source d’inquiétude : des appels sont lancés depuis la Syrie par des gens à certains de leurs amis qui se trouvent sur notre territoire afin qu’ils y commettent des actions. Nombre des réseaux que nous avons démantelés appartiennent à cette catégorie-là.
Nous sommes également confrontés à la présence d’islamistes, sur notre territoire, et qui ne sont liés à aucune organisation. (…) Pour finir, la question relative à la menace n’est pas de savoir « si », mais « quand » et « où »”.
A Paris, on est plus que jamais convaincu que l’État islamique veut “briser l’Europe au nom de l’islam”.

Source: https://fr.express.live/2016/06/13/etat-islamique-declin-europe-menacee/

Écrit par : L'enfoiré | 13/06/2016

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Sur ARTE: "DU 11 SEPTEMBRE AU CALIFAT"
L'histoire secrète de Daech

Comment, de Bush à Obama, l'Amérique a laissé prospérer la terreur aveugle dont Daech a repris le flambeau. D'anciens membres du renseignement, des représentants des forces américaines en Irak, l'ancien secrétaire d'État américain Colin Powell et des experts du terrorisme retracent, archives à l'appui, les treize ans de cette guerre perdue contre la terreur.

Le 10 juin 2014, quand Daech plante ses drapeaux noirs sur la ville de Mossoul, désertée par une armée irakienne qui a fui sans combattre, le monde médusé tente de comprendre d'où ont surgi ces djihadistes qui affirment ressusciter dans un bain de sang le califat de Mahomet. Mais comme le rappelle ce documentaire dense et passionnant, le projet politique d'Al-Baghdadi, dont la férocité aveugle se propage dans le monde entier, est né dès 2002, avant même que l'administration Bush ne déclenche l'invasion de l'Irak. Ce sont les erreurs, mais aussi les mensonges de cette dernière, prolongés en Syrie par les tergiversations d'Obama, qui ont permis à Daech de prospérer.

Le maître du chaos
Tué à 40 ans, en 2006, lors d'un raid aérien, le terroriste d'origine jordanienne Abou Moussab al-Zarqaoui, alors représentant d'Al-Qaïda en Irak, est ainsi le précurseur du projet sanguinaire dont Abou Bakr al-Baghdadi a repris le flambeau. Comme Ben Laden, qui a commencé par le mépriser, son arme est la terreur médiatisée et spectaculaire. Mais il dépasse son maître en orchestrant l'horreur et le chaos comme armes du djihad. C'est Al-Zarqaoui qui a opéré la première décapitation devant une caméra, signé des attentats spectaculaires à la voiture piégée, dont celui contre le siège de l'ONU, conçu et mis en oeuvre des massacres de masse parmi les foules chiite, dans le but de ranimer la guerre entre communautés musulmanes. Pourquoi les États-Unis, dont les renseignements ont vite repéré le terroriste, vont-ils non seulement le laisser agir, mais même l'instrumentaliser ? Dans ce film convaincant, d'anciens membres du renseignement, dont Nada Bakos, qui a travaillé sur le dossier pour la CIA, des représentants des forces américaines en Irak, l'ancien secrétaire d'État américain Colin Powell - victime d'un étonnant trou de mémoire - et des experts du terrorisme retracent, archives à l'appui, les treize ans de cette guerre perdue contre la terreur.

http://www.arte.tv/guide/fr/069723-000-A/du-11-septembre-au-califat?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 02/09/2016

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L'auteur de "Revenants" explique après une enquête ce qui génère ce mouvement de jeunes djihadistes pour aller combattre en Syrie http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/02/1505138429.mp3

Écrit par : L'enfoiré | 04/01/2017

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