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26/12/2015

Une rétro enchanteresse?

L'année 2015 s'achève. Par certains aspects, elle me semble dans les tops des plus merdiques. Alors si on en faisait une rétro de cette 2015ème année de notre ère endiablée?

entreprise"Un automne enchanteur" disait la pub d'un magasin que je ne nommerai pas. 

Elle montrait une belle blonde avec des papillons qui virevoltaient autour d'elle.

Or, l'année 2015 avait commencé presque de la même manière qu'elle a terminé par des drames, des attentats et dans les deux cas à Paris:podcast

Après ceux de l'automne, pendant cinq jours de cet automne, nous avons perdu confiance et vécu à Bruxelles, au niveau maximum de risque "4", comme obligation de l'OCAM.

L'OCAM, personne ne savait vraiment ce que c'était auparavant. 


 

Maintenant on sait que c'est comme une agence de cotation qui fait la pluie et le beau temps, sensée nous prémunir contre les risques de ruines intégrales.

De ces jours-là, je me souviendrai du calme dans les rues de la ville.

Etre à la campagne en pleine ville avec pour seule compensation les petits moineaux sautillant, chantant et des chiens qui tiraient leur maître à l'extérieur, pour se dégager la vessie.entreprise 

On tentait de conclure que la sécurité n'avait pas de prix et que cette présence militaire insolite rassurait les rares passants qui avaient encore un tantinet le goût du risque pour défier:  

  • L’intensification de l’insécurité économique
  • L’opposition à l’immigration
  • La crainte du terrorisme
  • Le déclin des média traditionnels.

N’importe quoi pouvait être étiqueté comme “dangereux” dans un contexte de crise économique, sociale, et d’insécurité physique. 

Le radicalisme était partout comme si les gens voulaient se raccrocher à ce qui leur restait en mémoire et dans leurs habitudes.

Les extrémismes devaient prospérer pour faire front aux complexités de notre monde. 

Des crashs dans le ciel, des crashs sur terre, des crashs psychologiques en burnout ou en boreout, ont été du parcours de cette année 2015.

Le mal de vivre de certains jeunes faisait qu'ils se réfugièrent dans une vision d'un monde "d'après la vie sur terre" en évitant de chercher celle du "pendant la vie".

Oui, le monde tournait mal.

Il fallait vraiment se gratter le bourricot pour y trouver de l'humour entre les plis, mais certains ont tout de même essayé de sourire avec les cafés bien serrés dans les dents. Je ne les en remercierai jamais assez. 

S'il faut faire une rétrospective, pourquoi ne pas commencer par la mienne sur cette antenne qui en 2015, fêtait son dixième anniversaire.

L'année commençait par un billet à la recherche d'un "bonheur à multiples facettes".

A peine publiée, cela sentait déjà le roussi avec les envoyés spéciaux de Daech qui voulaient laver plus blanc que blanc.

Ensuite, tout le monde devint "Charlie" dans un "tremblement de l'esprit" tandis que subrepticement, alors qu'on ne l'attendait plus, la "culture était remise à l'honneur à Mons et merveilles".

Croire, c'est toujours renoncer quelque part à être soi.

Le mythe d'un passé bruxellois resurgissait dans un carnaval à contre-courant

Des stratégies du maillon faible avec le Grexit en plat de résistance dans lequel la théorie du complot et les "faustérités" n'étaient pas absentes.

Était-ce un mal nécessaire à en arriver à une addiction sur un passé de morne plaine de Waterloo? 

Non, il fallait surfer sur la vague, fallait oser les autres, quitte à changer tout, avec opportunisme ou avec une naïveté picturale. 

Pour se rassurer ou non, consulter les extrasystoles de la Bourse du coin de l’œil en évitant les marées trop fortes avec des taux d'intérêts qui hésitaient à reprendre le chemin de la hausse. 

Quand croyances et habitudes partent et reviennent, rien n'est garanti sur facture.

Mais, tant qu'on a la santé, tout va, surtout quand il y a parfois une signature qui sauve tout dans une lapalissade des les cinq minutes qui dit qu'avant de mourir, on vit encore.

Mon expérience dans le numérique était confrontée dans cette semaine numérique philosophique. Cela m'avait donné certains indices de ce qui faisait déraper certains jeunes. Cela paraissait amusant sous forme sexy de Facebook mais cela ne l'était pas dès qu'ils voulaient monter vraiment sur ce train qui roulait déjà à trop grande vitesse pour eux. 

Les seniors qui n'étaient pas montés sur ce train à petite vitesse, se sont vus largués, confrontés à un choc de la modernité en se accrochant à leur passé comme dernière bouée de sauvetage.

Quoiqu'on en dise, les nouvelles technologies se sont enfoncées dans leurs complexités à de plus en plus grandes vitesses. La question lancinante revenait: "Pourquoi faire simple quand il y a moyen de faire compliqué?"; 

Les "workflows" que j'ai tellement bien connu, pour rester cohérent, devaient établir des processus dans leur simplicité pour ne pas se faire emporter par eux.

Ce n'était pas vraiment le cas qui s'est passé. Ce qu'ils apportaient comme facilités, ils le reperdaient dans les excès d'intégrations des processus différents.  

Thomas, vas-y, dis leur, pour respirer, il faut pouvoir respirer:  podcast

Quand un processus rend le monde moins complexe, on devrait aimer.

Et bien, non, c'est loin d'être toujours la cas.

Le commun dénominateur de tous les êtres vivants est de rechercher le meilleur rendement pour réaliser les objectifs d'évolution de la nature. Le lion prédateur cherche une faille dans le troupeau de gazelles pour son déjeuner avec la technique du moindre effort et l'efficacité de la simplicité aidée par la providence et la ruse.

Non content, l'homme a cherché sans état d'âme à se complexifier la vie.

La médias sont là pour expliquer et nous montrer le chemin pour passer le temps le plus agréablement.

Enfin, c'est plutôt "un" chemin parmi d'autres.

La télé et la radio sont parfois intéressants pour s'instruire, mais qu'est-ce que cela peut être débile à d'autres moments sans plus pouvoir sortir les zakouskis de cette boîte à images et à sons.

Celui qui ne l'a pas encore vu parce qu'il vient d'une île déserte, "Star Wars" est de retour avec la force avec un grand "F" qui l'accompagne. 

La guerre est revenue dans les étoiles dans un épisode VII.

entrepriseOn avait presque oublié les épisodes précédents mais on a dit que cet épisode mélange efficacement le neuf et l'ancien.

Mélanger le neuf avec l'ancien, n'est-ce pas ce qu'il faudrait faire pour beaucoup de choses?

Les spécialistes du genre, disent que c'est inspiré du zen et de la philosophie orientale qui inciterait à ne plus cogiter, à réveiller la force en sabrant son rayon de lumière galactique dans les airs. 

T'as raison Guillermo, Star Wars cela flaire bon les grands espaces pour les gens qui limitent leurs déplacements entre le boulot-magaso-domo. 

entrepriseBattre l'autre sur le plat terrain en 2D, dans une lutte sans merci où tous les coups sont permis, alors que dans les étoiles, en 3D, cela a bien plus de gueule.

Dans les Etoiles qui penseraient demander: 

- Combien t'as payé ta nouvelle épée galactique?

Non sur terre, on n'a plus le temps de la réflexion quand tout est relié au prix que cela coûte.

entrepriseAlors, on y va à fond la caisse avec la résonance des excès dans le rayon du "nice to have" en oubliant ce qui estessentiel.

Oui, bien sûr, les petits cadeaux entretiennent toujours l'amitié.

entrepriseJe dis bien "petits" cadeaux car il ne faut tout de même pas pousser bobonne dans les orties de la luxure. 

Oui, c'est comme ça que ça marche: on fait avec ce qu'on a et on aime changer pour que rien ne change. 

Les conservatismes sont au pouvoir pour ne pas ajouter de surprises et de peurs d'être oublié par leurs contemporains.

Plus besoin de changer drastiquement, puisqu'on vaque dans le domaine du tout-fait à bon marché.

Même le petit en a pris de la graine en disant "Ne coupez pas" pour se préparer aux évènements....

entreprise

L'année 2015 a-t-elle été une année de mouvements, de mutations en Belgique?

Oui, il y a le tax-shift qui a déplacé les billes sans en créer de nouvelles.

Oui, Zaventem a enregistré un record de passagers, nord-sud.

Mais ce fut surtout une année de migrations sud-nord.

entrepriseAlex Vizorek nous disait comment il voyait les migrants: podcast

Trouver l'humour dans tes dernières boîtes à malice, et c'est gagner d'avance.  

Mon copain avait une opposition de vue sur la syntaxe "pragmatiquement vôtre" du français.

J'en ai construit un sketch dans un naturel caustico-comique et ce fut un râteau de plus

Un râteau en échange d'un investissement personnel qui n'a pas été apprécié à sa juste valeur et qui n'en a jamais reçu? C'est toujours trop injuste. 

Le mal de notre société moderne est peut-être là, dans cette recherche de l'excellence, de l'expertise jusqu'à déraper sur la planche savonneuse qui a le malheur d'avoir une déclivité contraire.  

En finale, c'est s'infliger personnellement des cotes négatives sur l'échelle de Richter de la bienveillance entre les lettres du passé et les chiffres du futur. 

Qu'on le veuille ou non, le mot "travail" dans le sens de l’ancien français "travail", « tourment, souffrance » ou du latin tripalium « instrument de torture à trois poutres » est obsolète.

Bien sûr, les idées pour y arriver, elles, ne tombent jamais du camion et trouver le PPCM, le Plus Petit Commun Multiple demande beaucoup d'introspection.

L'oubli de cet objectif s'est retrouvé en soins palliatifs.

L'administration est devenue tellement rigoriste à placer des verrous que plus rien n'avance à une vitesse de croisière acceptable. 

A une époque, on disait que le numérique allait réduire la consommation de papier. Du papier qui circule, il n'y en a jamais eu autant.

Cela donne encore un espoir de travail pour l'administration mais pour combien de temps?

Remplacer les vieilles idées par des neuves, c'est parfois remplacer les anciens. 

entreprise- Je suis, je suis, je suis... viré... Je suis... obsolète.

Oui, Julien, il faut laisser la place au suivant.

C'est inscrit quelque part dans le manuel de conduite des affaires.

entrepriseLe "Grand retour du Jedi Sarko" n'est peut-être plus sur la bonne ligne de départ.  

De nouvelles tiges ont besoin de sucer le suc de la nouveauté par la racine et pas dans la trop grande difficulté pour l'aborder.

L'expérience, le flair pour sentir les tendances sociétales doit pouvoir mettre en sourdine dans les egos hypertrophiés

Le ménage à trois avec l'un des trois qui tient la chandelle, comme les syndicats et les directions avec un gouvernement toujours à l'écoute des affaires délicates, cela semble avoir du plomb dans l'aile.entreprise

Non, ce n'est pas le chiffre contre la lettre, mais des chiffres contre d'autres chiffres qui paraissent dans une théorie des ensembles qui vacillent sur ses bases.

En compétition, la partie d'échecs se termine par un Pat.

Le parcours est parsemé d'embûches et de découvertes majeures perdues au travers d'une foule de gadgets mineurs pour, en définitive, accéder à une efficacité aléatoire.

Rien n'est gratuit et encore moins dans le monde au principe d'essais et d'erreurs qui est le prix à payer pour consommer.  

Certains se retrouveront, apeurés, dans la poubelle de l'histoire à chercher la sortie et d'autres, plus malins, profiteront de la peur des autres. C'est écrit. 

entrepriseUn coup de peinture pour maquiller les flops des inventions inutiles, n'y changera rien.

Je suis en tant qu'ancien développeur en informatique déjà de l'autre côté du tain du miroir.

C'est aux jeunes de faire leurs preuves à leur tour.

J'aime les Technologies, la Science et le Progrès, mais tous trois avec des lettres majuscules et pas en lettres minuscules.

Le progrès peut-il être réversible?

Le principe anthropique de la nature est là pour dire que cela n'est jamais vraiment arrivé et que la nature s'est toujours adapté au mieux en fonction de ses disponibilités du moment.

Pour y arriver, la nature arrondit les angles des extrémités quand les arrêtes dépassent et coûtent trop cher pour se maintenir dans le perfectionnisme.

"Tu as un manque de perfectionnisme, voire de professionnalisme", crieront certains.

entrepriseMais, ils n'auront pas tout compris.

Je suis réaliste et pragmatique, ni optimiste, ni pessimiste.

Mon intégrisme, s'il a existé, s'est érodé avec l'expérience de terrain.

On repousse ce qu'on ne parvient plus à assumer pour garder l'essentiel.

Athée, mon laïcisme va jusqu'à accepter l'imperfection du gros oeuvre sans arriver au parachèvement qui, lui, coûterait le même prix que l'étape précédente.

Nous n'avons plus les moyens de la perfection quand nous sommes en dérapage incontrôlé du progrès. 

Le moteur de recherche de Google, à la source de l'information et au moulin de son utilisation, donnait les statistiques de ce qui a intéressé les internautes en 2015. 

Ce fut "Charlie Hebdo, Secret Story et Netflix en tête des recherches" dans le classement des recherches les plus populaires qui ne visaient manifestement pas les sommets de la connaissance: "Les nouvelles technologies et les émissions de télé-réalité. Loïc Nottet décrochait le titre de la personnalité la plus populaire, tandis que Secret Story 9, K3 et Les Anges recevaient les palmes à la télé. Kevin De Bruyne etait le plus apprécié des Diables et "50 nuances de Grey" frisait le ridicule au ciné. Le fonctionnement des applications mobiles telles que Tinder, WhatsApp ou Skype, Windows 10, SnapChat et le selfie stick figuraient parmi les succès...". 

entrepriseNon, tout va presque bien dans tous les sens des tendances sur la Toile d'araignée à part quelques surprises en dehors du temps qui se perdent dans la vie active des entreprises.

Laurence disait que nous vivons dans une énorme réservepodcastavec des trucs qui brillent comme Midas qui, dans la mythologie, transformait tous les trucs qu'il touchait, en or sans plus pouvoir ni boire ni manger qui devrait être le patron des alchimistes.

L'euros se maintient vaille que vaille.  

Ce n'est ni la simplicité, ni la lucidité, ni l'humilité qui devaient le tenir par la barbichette avec perspicacité.

C'est vrai, avec des images sanctifiées, on peut tout faire passer, mais qu'est ce qu'on s'emmerderait au paradis avec toutes ces vierges pures et sans reproches mais sans expériences de la vie.

Il faudrait tout leur apprendre tandis que des voyeurs qui surveilleraient tout, s'exciteraient derrière les miroirs sans tain.

entrepriseLes gens inventifs anticipent les problèmes. 

Les études peuvent aider à se développer, mais pas créé le génie.

Aux Etats Unis, ce sont souvent des self-made-men qui étourdissent les "spécialistes". 

La technologie est un outil pour la Science, pas une finalité. Elle a apporté un changement de paradigme et un choc sociétal.

entrepriseLa France espère un nouveau Messie qui va la sortir de la gauche et de la droite.

Le Nanar qui voudrait interdire le chômage pour les jeunes, en le rendant illégal, une idée géniale que personne n'y aurait pensé:podcast

Le chômage, ce n'est pas nécessairement un manque de compétences et de qualifications mais un mauvais ajustement de celles-ci avec les nécessités stratégiques.

Ce ne sont pas les compétences qui sont les plus importantes, mais ce qu'on en fait, une fois, assimilées.

Puisqu'on ne veut plus payer l'excellence en nivelant les salaires vers le bas, pourquoi espérer qu'il y ait encore des compétences de haut vol?

Au dehors, nous sommes à 8°C au dessus des moyennes saisonnières.

La COP21 n'a évidemment aucun impact. Il ne faut pas confondre météo et climat. Une économie substantielle du côté du chômage pourrait être reperdue d'un autre côté. Les Philippines sont sous l'eau, tandis que New York se paye 21°C. Vive les barbecues et l’homéostasie.

Pour finir l'année, les élections espagnols donnent un nouvel espoir pour l'Espagne.

entrepriseLe parti "Podemos", "nous pouvons" et celui de Ciudadanos qui renvoient le bipartisme conservateur dans les filets. 

"Osons la simplicité" écrivait un consultant en technologies de l'information et il avait raison.

entrepriseEn Belgique, l'année prouvait qu'elle pouvait bien se terminer dans une "Danse avec les Stars" et un "Viva for life".

 

Rien n'est donc perdu fors l'honneur.

Alors, rendez-nous la lumière...

entreprise"J’ai une vision de cauchemar pour l’année 2017: Trump président, Le Pen présidente, et Poutine président". 

"Le seul fait que Donald Trump et Marine Le Pen caracolent en tête des sondages pour les élections présidentielles américaines et françaises signale quelque chose de perturbant sur l’état de santé de la démocratie libérale en Occident”, écrivait Gideon Rachman dans le Financial Times de début décembre.

entrepriseLe fascisme reprend du galon avec une consanguinité d'opinions et d'idées.. 

Ne brûlons pas trop vite les étapes.

Demain, nous serons en 2016, même si Thomas Gunzig prévisionne l'année de 2016 comme une nouvelle année de merde en voulant déjà être en 2017:podcast

A ce rythme-là, on deviendrait vieux à la vitesse "v v prime".

entrepriseJ'ai préféré les prévisions du jeune Guillermo Guiz qui évoque Jésus d'une manière enfantine: podcast

Le Roi dans son discours de Noël appelle à l'union et à la tolérance zéro face aux discours de haine.

Retrouvons la résilience, l'insouciance et l'envie d'entreprendre que l'on a perdu et voyons vers un avenir avec plus de lumières avec un nouveau patron de l'OCAM, Paul Van Tigchelt qui n'inventera pas un nouveau niveau 5 de la menace. 

Comment briller lors des réveillons, il y a tellement de sujets...

entreprise

Et Demis Roussos qui est parti cette année, vous le dira encore mieux....

"2015, une année de merde"..."Une année de rotation", lisais-je.

Le tout est de savoir de où et vers quoi...

Une année people, avec people qui ont atteint une date péremption de la vie active, virés pour raison de jeunisme et qui ont bouleversé les habitudes des téléspectateurs comme Julien Lepers, Claire Chazal ou Barbara Louys... mais qui gardent des cartes dans leur jeu et reviennent.

De péremption définitive comme Demis Roussos, Roger Hanin, Richard Anhony, Omar Sharif, Guy Béart, Laura Antonelli, Leny Escudero, Danièle Delorme, Patrick Macnee, Sylvie Joly, Patachou qui me viennent à l'esprit et bien d'autres.... 

Une année que l'on pourrait lire autrement comme une bonne année en fonction de l'endroit où on se place : la faim dans le monde qui a régressé, l'accord entre le grand méchant loup US avec l'Iran et avec Cuba, le risque du virus Ebola qui s'est estompé, l'humanisme de quelques européens altruistes qui a permis que la migration des réfugiés s'est malgré tout encore bien passé avec la solidarité, l'accord sur le climat, l'hiver qui a l'air d'être le printemps... 

Pour 2016 , ce seront d'après un spécialiste du numériquepodcast:

  • le "perception computing" qui permettra de communiquer avec la machine sans toucher à un clavier de commande.
  • la camera radar qui identifiera son interlocuteur en 2D et 3D
  • la réalité virtuelle qui permettra d'entrer dans le film d'une autre vie et d'y visiter le monde sans se déplacer
  • le robot prestataire de services  

En vieux de la vielle des TICs, je dirais plus ce sera simple, mieux ce sera.

entrepriseL'important n'est pas ce qui nous arrive mais ce que nous en faisons et comment on résout les problèmes. Certains besoins ne sont qu'illusoires, introduits par la peur du lendemain, de perdre ses habitudes de confort.

Supprimer les procédures qui ne servent à rien, c'est éliminer ce qui est superfétatoire et qu'on appelle en anglais "overhead".  

Alors, philosophons en espérant qu'il en reste quelque chose comme le faisait Bruno Coppens qui ne voit pas beaucoup de différences entre un philosophe et une fille de joie mais à reculons légèrement comme le fait l'écrevisse:podcast

J'oubliais de rappeler ce qui a caractérisé l'année 2015: l'uberisation de la société dans une souplesse aléatoire.

A la fin de ce billet, c'est le moment de remercier tous ceux qui ont participé de près ou de loin à ce modeste blog. Je citerai :

  •  le dessinateur Nicolas Vadot lui qui n'a pas une mais trois nationalités. Son interview:podcastpodcastm'a  paru très juste.
  • le caricaturiste Pierre Kroll
  • les humoristes du "Café serré" qui, chaque matin, me font rire dans mon lit
  • Léopoldine et Sapanhine qui ont tous deux apporté leur contribution sous forme de billet ou de commentaires avisés.  
  • Les lecteurs qui restent dans l'ombre mais qui n'en pensent pas moins.

entrepriseJoyeuses fêtes de fin d'année et une année 2016 qui garde la pêche...

De mon côté, j'essayerai de :

  • diffuser la sérénité par l'intermédiaire de l'humour en changeant l'anagramme de mon pseudo en Eriofne par "dyslexie" mentale volontaire.
  • faire rêver avec un sens de la narration et un goût des images et du son qui émerveillent
  • accepter, tout en restant moi, vos idées pour trouver un compromis même si elles vont à l'encontre de mes propres préjugés 
  • capter l'attention, en provoquant une réflexion du miroir et en décollant l'imagination sans populisme même au risque de déplaire... 

Et si c'était des promesses futures que je ne ne parviendrais pas à tenir j'aurai toujours essayé:

 

entreprise

Un clic pour les plaisirs d'hiver à Bruxelles en photos 

 

L'enfoiré,

 

PS: Extrait de la Revue "avec l'humour à la bruxelloise" de 2015 au Théâtre des Galeries. podcastpodcastou en express à la française

 

Citations: 

  • "Tout problème simple a une solution complexe mais qui ne fonctionne pas.", Olivier Lockert
  • "J'adore les plaisirs tout simples; ils constituent le dernier refuge des êtres complexes.", Oscar Wilde
  • "C'est tellement complexe un homme et, jusqu'au dernier instant, tellement inachevé ! ", Abbé Pierre
  • "Dans ce monde complexe où l'information n'a jamais été aussi abondante, nous devons développer l'intelligence économique.", Jean Arthuis

 

entrepriseMise à jour 29 décembre 2015: Sylvie Goulard parlait de l'Europe de 2015 :podcast

 

Mise à jour 31 décembre 2015: Ismael Saidi auteur de la pièce de théâtre "Djihad" présentait sa vision des événements :podcast

Commentaires

7 citations mémorables du 'Special One': José Mourinho

L’entraîneur portugais José Mourinho a été limogé jeudi par son club Chelsea FC en raison de résultats décevants, une décision qui semblait inéluctable depuis un certain temps. Le Times de Londres a publié vendredi un dossier de sept pages pour rappeler ses faits d’armes. Plusieurs journaux britanniques également rappelé les évènements marquants de sa carrière très réussie et ​​les nombreuses déclarations controversées qu'il a faites au cours de celle-ci:
À propos de l'entraîneur d'Arsenal Arsène Wenger: “Wenger a un vrai problème avec nous et je pense qu'il est ce qu’on appelle un voyeur en Angleterre. C’est quelqu’un qui aime regarder les autres. Il y a des gars qui ont chez eux un grand télescope pour voir ce qui se passe dans les autres familles. Il parle, parle, parle, de Chelsea”.

A propos du joueur portugais Ricardo Carvalho qui l’avait critiqué parce qu'il ne l’avait pas sélectionné pour le premier match de la saison: “Ricardo Carvalho semble avoir des problèmes pour comprendre les choses, il devrait peut-être subir un test de QI. (...) Ricardo travaille avec moi depuis 4 ans, et je ne comprends pas ces déclarations, il devrait peut-être aller voir un médecin”.

En prévision d'un éventuel licenciement, “Si le club décide de me virer pour cause de mauvais résultats, cela fait partie du jeu. Si cela arrive, je deviendrai millionnaire et je trouverai un autre club quelques mois plus tard”.

Après être ressorti comme la neuvième personne la plus influente du monde dans un sondage: “Et ma femme? A quelle place est arrivée ma femme? Huitième, au moins”.

À propos de son travail au Chelsea FC: “La pression ne m’inquiète pas. Si j'avais voulu un travail facile, travailler avec la belle protection que m’apporte ce que j’ai déjà accompli, je serais resté à Porto - une belle chaise bleue, le Trophée de la Ligue des Champuions de l'UEFA, Dieu, et après Dieu, moi”.

Dans une récente conversation en aparté avec la chaîne de télévision française Canal Plus: “Le problème avec Chelsea, c’est que je n’ai pas d’attaquant. J’ai [Samuel] Eto'o. Mais il a 32 ans, peut-être 35 ... je ne sais pas…”

A propos de Dieu: “Il doit vraiment penser que je suis un mec génial. Il doit le penser, parce que sinon, il ne m’aurait pas tant donné. J’ai une famille fantastique. Je travaille là où j’ai toujours rêvé de travailler. Il m’a tellement aidé qu’il doit avoir une haute opinion de moi”.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=7-citations-memorables-du-special-one-jose-mourinho&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 26/12/2015

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Faire du shopping pour une militaire cela ne se ferait-il pas?

Le 20 décembre dernier, les photos d’un militaire qui faisait du shopping dans les rues de Bruxelles faisaient le buzz sur les réseaux sociaux. Un buzz dont il se serait bien passé, puisqu’il a été relevé de ses fonctions suite à la publication de ces photos.
La Défense aurait estimé que l’attitude du soldat n’était pas professionnelle et a donc ouvert une enquête disciplinaire.

http://www.lesoir.be/1078808/article/soirmag/actu-soirmag/2015-12-26/militaire-qui-faisait-du-shopping-s-exprime-continuez-me-soutenir

Écrit par : L'enfoiré | 26/12/2015

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Je ne parle pas de sport et encore moins de foot. Le foot n'est pas ma passion.
Il y a pourtant quelqu'un dont j'ai parlé et que j'ai imité à parler à la manière de: Marc Wilmots
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2014/07/03/le-compromis-ne-marche-plus.html

Élu meilleur entraîneur, il disait que "les titres ne font pas tout".
L’entraîneur reste modeste et insiste sur l’importance de l’esprit d’équipe.
« Nous jouons pour gagner et décrocher la première place »

http://www.lesoir.be/1079837/article/sports/diables-rouges/2015-12-28/wilmots-elu-meilleur-entraineur-titres-ne-font-pas-tout

Écrit par : L'enfoiré | 28/12/2015

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2015, l'année du désastre pour le secteur pétrolier canadien

D'ici la fin de cette année, les secteurs gazier et pétrolier canadiens vont perdre 100.000 emplois, dont 40.000 emplois directs, en raison des incertitudes en matière de politique économique, et de la baisse des cous du pétrole, a indiqué Tim McMillan, CEO de l'Association Canadienne des Producteurs de Pétrole. Il explique que les producteurs devaient veiller à rester compétitifs.
Le prix du baril de pétrole a diminué de moitié en 2015 et il avoisine actuellement les 35$, mais il pourrait descendre à $20, car les grands producteurs inondent le marché avec des productions records, indique Citigroup.
L'instauration de taxes visant à réduire les émissions de carbone a aussi miné le secteur, principalement dans la région d'Alberta, où l'on a enregistré 63.500 suppressions d'emplois au cours des 8 premiers mois de l'année, selon Statistics Canada. Ce désastre est également lié à une hausse de 20% des impôts société, l'institution d'une taxe carbone et d'une nouvelle réglementation en matière d'émissions. McMillan a affirmé que ces politiques réduisent la compétitivité des entreprises du secteur et font perdre des investissements au pays. Il rappelle que le Canada a été parmi les premiers pays à adopter une politique de réduction des émissions de carbone… et qu'il n'a pas hésité à sacrifier ses producteurs.
Récemment, on a appris que le législateur américain avait donné le feu vert pour les exportations de pétrole américain, ce qui signifie que le Canada, comme les autres pays producteurs, subira l'arrivée d'un nouveau concurrent sur un marché largement affecté par une offre pléthorique.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=2015-lannee-du-desastre-pour-le-secteur-ptrolier-canadien&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 28/12/2015

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1. Pour la plupart des pays, l'immigration est le seul moyen d'empêcher l'érosion de la population totale. La ligne grise représente l'augmentation ou la diminution de la population, la ligne bleue, l'augmentation ou la diminution de la population d'origine étrangère. Dans chaque cas, la comparaison est faite par rapport à l’année précédente. Il n’y a guère qu’aux Etats-Unis et en France, où l'augmentation de la population indigène - bien qu'en diminution - dépasse celle de l'immigration.

2. ‘Wir machen das’. Le nombre de demandes d'asile en Allemagne a explosé en 2015 (les données disponibles sont celles que l’on enregistrait à la fin du mois de novembre 2015).

3. La proportion de personnes d'origine étrangère en Europe, par pays. Les personnes nées dans un pays hors de l’UE sont recensées en bleu; celles nées dans un autre Etat membre de l'UE sont recensées en gris. En Belgique, plus ou moins 16% de la population sont nés à l’étranger. Seules l'Autriche et la Suisse accueillent un nombre plus élevé d’immigrés provenant de l'UE ou non; la Suède est sur ​​un pied d'égalité avec notre pays, mais on y enregistre un plus grand nombre d'immigrants en provenance de pays non membres de l'UE.

4. L'argent transféré par des parents résidant à l'étranger, en pourcentage du PIB

Quatre graphiques
http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=4-graphiques-pour-mieux-cerner-limmigration-actuelle&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 28/12/2015

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Une photo par jour de 2015 offert par l'Echo

http://multimedia.lecho.be/365-15/fr/

Écrit par : L'enfoiré | 28/12/2015

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'L'Etat islamique ne craint qu'une seule nation dans le monde'

Ils m’ont dit qu’ils savent que l’armée israélienne est trop forte pour eux”.
Cette déclaration, c’est celle que journaliste et ancien député allemand Jürgen Todenhöfer, qui vient de passer 10 jours sur le territoire de l'État islamique (EI) et qui a pu parler avec des combattants de l’EI, a faite dans une interview qu’il a donnée au journal britannique Jewish News. Le groupe terroriste, qui occupe une grande partie de l'Irak et de la Syrie, lui a indiqué que le seul pays qu’il craignait était Israël.
Selon Todenhöfer, la tactique de l’EI est d’impliquer les troupes occidentales dans une guerre terrestre sur le territoire syrien et irakien pour capturer des militaires britanniques ou américains. “Ils pensent qu’ils peuvent vaincre des troupes terrestres américaines et britanniques, dont ils disent qu'ils ont aucune expérience en guérilla urbaine ou en stratégies terroristes. Mais ils savent que les Israéliens sont très forts pour combattre les terroristes et les guérillas”. “Ils m'on dit: +Nous ne pouvons pas les vaincre [les militaires de l’armée israélienne, ndlr] avec notre stratégie actuelle. Ces gens peuvent se livrer à une guerre de guerrilla+”.
Toujours selon Todenhöfer, l’EI “prépare le plus grand nettoyage religieux de l'histoire”, et les attentats à Paris ne seraient que “les premiers de la tempête”. Le journaliste a fait part de son pessimisme concernant les moyens de combattre cette stratégie.
“A Mossoul, 10 000 combattants vivent parmi une population de 1,5 millions de personnes dans 2.000 appartements, pas dans un seul endroit, donc il serait très difficile [pour des militaires occidentaux] de les combattre”.
D’après Todenhöfer, l’EI veut conquérir tout le Moyen Orient, à l’exception d’Israël, au cours d’une première étape, et que la seconde étape est de conquérir l’Occident:
Ils représentent un très grand danger pour l'Irak, la Syrie, la Jordanie et la Libye, tandis que l'Occident sera soumis à de grandes attaques terroristes, plutôt qu’à une guerre proprement dite, parce qu'ils disent qu’ils ne veulent pas avoir trop de batailles à mener en même temps”.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=letat-islamique-ne-craint-quune-seule-nation-dans-le-monde&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 29/12/2015

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Autre pas trop mauvaise nouvelle:
2008-2016 : la boucle est bouclée pour la zone euro

Pour les Européens, l’année 2016 débutera avec une nouvelle douce-amère: en février, les économistes d’Eurostat devraient nous indiquer qu’à la fin de cette année 2015, le PIB de la zone euro est enfin revenu au sommet qu’il avait atteint au début de l’année 2008, avant le début de la crise financière et la crise de l’euro, affirme The Economist.
Cela pourrait se produire plus tard si les pays de la zone euro bénéficient de taux de croissance inférieurs à ceux qu’ils ont connu en moyenne au cours de la période qui s’étend entre fin 2014 et la fin du premier semestre 2015. Et même si ce n’était pas le cas, le PIB de la zone euro devrait revenir à son niveau de 2008 au début de l’année 2016.
C’est une nouvelle douce-amère, parce qu’il aura fallu 8 ans pour accomplir ce retour; par comparaison, les Etats Unis ont accompli ce prodige au cours de l’automne 2011, c’est à dire en 4 ans. Depuis cette époque, le PIB américain a crû de 10%

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=2008-2016-la-boucle-est-bouclee-pour-la-zone-euro&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 30/12/2015

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Tandis que: Pour l'Arabie Saoudite achève l'année 2015 avec un déficit record

Le budget 2016 de l'Arabie Saoudite est en déficit, pour la troisième année consécutive. En cause, la chute brutale des cours du pétrole, qui a perdu deux tiers de sa valeur en 18 mois. Le déficit 2016 est évalué à 19% du PIB ($87 milliards). L'année 2015 se solde aussi par un déficit de 21% du PIB ($98 milliards), un record mondial.
Le ministère des finances saoudien estime que le cours du baril devrait chuter à $26, ce qui signifie une diminution des revenus de 14% par rapport à 2015. 90% des revenus de l'Arabie Saoudite sont liés au pétrole et les dépenses publiques devront s'adapter sur ces recettes en baisse.
Mais tous les budgets ne seront pas affectés de la même façon. Le roi Salmane, qui vient d'entrer en fonction, a décidé de ne pas modifier le budget de l'armée et les dépenses sociales. Le premier est justifié par la situation précaire de la région; le second par le fort taux de chômage des moins de 30 ans, qui constituent 60% des 30 millions de Saoudiens, et dont beaucoup sont influencés par l'islamisme radical.
Les coupes budgétaires affecteront les importantes subventions allouées à l'électricité, à l'eau et au carburant.
Le royaume a dû puiser dans ses énormes réserves de devises ($732 milliards fin 2014) et ses bons du Trésor pour financer le déficit 2015. La sur-production de pétrole de Riyad, qui cherchait à protéger sa part du marché, n'a fait que précipiter la chute des cours.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=larabie-saoudite-acheve-lannee-2015-avec-un-deficit-record&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 30/12/2015

Les fêtes de fin d'année 2015 ont commencé dans un marathon planétaire terni par les menaces terroristes

http://www.lesoir.be/1082012/article/actualite/monde/2015-12-31/nouvel-an-un-marathon-planetaire-fetes-terni-par-menace-terroriste

Écrit par : L'enfoiré | 31/12/2015

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Uber: une croissance énorme... Et des pertes encore plus colossales

Uber, la société américaine de mise en relation de voitures avec chauffeur, a réalisé un chiffre d'affaires net (c’est à dire, le total effectivement perçu sur les courses après déduction des salaires des chauffeurs, et des remises éventuelles) de 663 millions de dollars au cours de la première moitié de l'année dernière, montrent des documents “fuités”.
L'année précédente, elle avait enregistré un chiffre d'affaires de 495,3 millions de dollars sur l’ensemble de l’année. Mais en parallèle de cette croissance remarquable, cette société réalise des pertes tout aussi impressionnantes: elles se montent à 987,2 millions de dollars rien que pour le premier semestre 2015. L’année précédente, les pertes s’étaient montées à 671,4 millions de dollars.
Les documents confidentiels publiés par The information, qu’Uber avait préparé à l’attention de ses investisseurs l’année dernière, montrent que les clients d’Uber ont payé 3,63 milliards pour leurs courses au cours des six premiers mois de 2015. L'année précédente, ils avaient payé 2,93 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année. On peut donc extrapoler que le chiffre d’affaires a dû doubler sur l’ensemble de l’année 2015 par rapport à l’année 2015. Ces chiffres impliquent un taux de croissance de 40% par trimestre.
Mais on note qu’une grande partie de ces recettes reviennent aux chauffeurs. Au cours du premier semestre 2015, les chauffeurs ont ainsi perçu 2,72 milliards de dollars, près des trois quarts des recettes brutes.
Le rapport des comptes montre également que la société est caractérisée par une lourde structure de coûts. Par exemple, elle a engagé 72 millions de dollars de dépenses en opérations de promotion (y compris les remises pour les clients), et 130 millions de dollars en primes pour les chauffeurs au premier semestre 2015. En outre, ses frais opérationnels se sont montés à 159 millions de dollars, un montant équivalent à ce qu’elle avait payé pour l’ensemble de l’année 2014.
De telles pertes seraient fatales pour la plupart des entreprises, mais Uber a pu compter sur les importantes levées de capitaux qu’elle a réalisées depuis sa création, et qui se montent à 9 milliards de dollars, dont 2,1 milliards de dollars obtenus en décembre dernier. Elle dispose donc de réserves qui devraient lui permettre de poursuivre sa frénésie de dépenses sur les mois prochains, conclut Forbes.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=technology&item=uber-une-croissance-enorme-et-des-pertes-encore-plus-colossales&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 20/01/2016

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'Imaginez un milliard de personnes se dirigeant toutes vers le Nord'

Regardez combien de pays en Afrique, par exemple, dépendent des recettes des exportations du pétrole. Maintenant, imaginez un milliard d’habitants, imaginez qu’ils se dirigent tous vers le Nord”.
Cette déclaration, c’est celle de Klaus Schwab, le président du Forum économique mondial (World Economic Forum, “WEF”), dont la 46e édition se tient cette semaine comme chaque année, à Davos, en Suisse. Dans une interview accordée à Bloomberg, il estime que la chute des prix du pétrole provoque une crise dans les pays en développement qui pourrait être à l’origine d’une crise de l’immigration sans commune mesure avec celle que nous vivons actuellement. Ainsi, alors que tous les analystes ont tendance à se concentrer sur les conséquences économiques de l’éffondrement des cours du pétrole, il recommande de s’inquiéter des perturbations sociales qu’elles risquent d’induire pour l’ensemble du monde.
Schwab pense que nous vivons désormais dans une “ère de conséquences inattendues”, et qu’il est de plus en plus difficile de prévoir les conséquences des décisions prises par les dirigeants, ce qui a mené à “une érosion de la confiance dans les législateurs”. De nos jours, les citoyens ordinaires sont dépassés par la complexité et la rapidité des évolutions politiques mais aussi technologiques, et ce sentiment alimente la montée en puissance de politiciens populistes, qui puisent dans le répertoire de la xénophobie et de l’angoisse. “Nous devons restaurer le sentiment que nous sommes dans le même bateau”, préconise Schwab.
Cette année, le thème du WEF est la Quatrième Révolution, définie par “une fusion de technologies qui brouillent les lignes entre les sphères physique, numérique et biologique”. Schwab a rappelé que cette ère présentait des opportunités, mais aussi des menaces, puisque le progrès technologique devrait provoquer la destruction de 20 millions d’emplois dans les prochaines années, et que ces suppressions d’emplois risquent d’éroder la classe moyenne, “un pilier de nos démocraties”.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=imaginez-un-milliard-de-personnes-se-dirigeant-toutes-vers-le-nord&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 20/01/2016

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Les conclusions de Davos: préparez-vous à plus d’inégalité et d’instabilité

Le Forum économique mondial de Davos s’est achevé ce samedi. Cette grand-messe annuelle de l'élite mondiale rassemble des universitaires, des hommes politiques, des représentants d’organisations internationales et des personnes du monde des affaires pour discuter de l'état de l'économie mondiale.
Cette année, ils sont parvenus à quelques conclusions intéressantes, quoique sombres:
- L’Europe est arrivée à son heure de vérité, et tous les dirigeants présents à Davos se sont entendus sur ce point. Le référendum qui pourrait décider d’un “Brexit” au Royaume-Uni, la crise des réfugiés qui pourrait signifier la fin de Schengen, le manque d'action et de connaissance de la plupart des gouvernements européens sur les réformes nécessaires pour adapter le marché du travail à la nouvelle économie (Uber, Airbnb), et “last but not least”, la fragmentation politique qui menace la majorité des États membres, et le réflexe maladroit de ne se préoccuper que de la cause nationale, plutôt que de sauvegarder les intérêts communs … sont autant de menaces pour l’UE.
- Après trois décennies de croissance économique ininterrompue, le monde retient son souffle et espère un atterrissage en douceur en Chine.
A moyen terme, l'impact de la numérisation, du big data, de la dernière génération de robots, de l’intelligence artificielle (ce que l’on nomme désormais la “quatrième révolution industrielle”), qui créeront un monde où la richesse et la puissance seront concentrées sur de moins en moins de personnes, ce qui conduira à une plus grande instabilité.
- À long terme, on peut s'attendre à plus d'incertitude et d'instabilité à la fois économiquement et politiquement. Selon Jim Moffat du cabinet de conseil Deloitte, les entreprises commencent seulement maintenant à en prendre conscience.

Source: http://fr.express.live/2016/01/25/37416/
En d'autres termes, la “nouvelle normalité” consistera en un monde avec beaucoup de promesses, mais encore plus de perdants ... The rich will get richer, the rest will get..

Écrit par : L'enfoiré | 25/01/2016

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L’un des graphiques les plus intéressants qui ont été publiés lors du Forum économique mondial à Davos, qui a pris fin samedi à Davos, s’intitule “World Protest Intensity” (‘intensité des manifestations dans le monde’), qui est un baromètre des mouvements de protestation sociale à travers le monde.
Le graphique indique le nombre de manifestations rapportées par les médias dans plus de 100 langues chaque année, divisé par le nombre d'événements totaux.
Il est en dents de scie, mais on distingue une tendance sous-jacente claire: cette intensité se renforce actuellement.
Entre 1979 et 1991, le niveau des protestations était très élevé: il suffit de penser aux émeutes anti-nucléaires, à l'effondrement de l'URSS et à des événements tels que ceux de la place Tiananmen. Au cours des deux décennies suivantes, ce niveau est retombé.
Mais après deux décennies de calme relatif, la courbe s’élève à nouveau depuis 2010:

Protestation mondiale Intensité
“L'intensité des manifestations a atteint un nouveau plateau plus élevé. Nous nous rapprochons de nouveau du niveau de protestation des années 1980, lorsque les causes d’agitation sociale allaient de la guerre froide, aux tensions anti-apartheid, en passant par les manifestations de la place Tiananmen”.
Le rapport fournit une multitude de raisons pour expliquer l'augmentation de l’agitation sociale: la perturbation du Moyen-Orient, avec le printemps arabe, la mobilisation des citoyens contre l'austérité en Europe, et l'inégalité économique et persistante (des jeunes).

Les citoyens investis (ou dépossédés) du pouvoir
Ensuite, il y a le phénomène des citoyens investis (ou dépossédés) du pouvoir: l'Internet fait que les citoyens se sentent beaucoup plus puissants qu'avant. Avec sept milliards de téléphones mobiles en circulation, les gens peuvent suivre l’actualité politique bien plus facilement qu’auparavant.
Mais bien que l’accès à l’internet donne le sentiment au citoyen qu’il a son mot à dire, dans la plupart des pays, l’exercice du pouvoir demeure l’apanage de l'élite, ce qui mène à la déception et à la frustration. Les gens peuvent utiliser leurs smartphones pour faire de plus en plus de choses, mais ils ne peuvent toujours pas s’en servir pour régler les problèmes les plus importants, comme la politique.

Conclusion: les chances sont grandes que cet indicateur de l’intensité des manifestations continue à monter. L’élite qui était présente à Davos ferait bien d'en tenir compte...

Source: http://fr.express.live/2016/01/26/voici-le-graphique-quon-a-le-plus-commente-pendant-le-wef-de-davos/

Écrit par : L'enfoiré | 26/01/2016

2015 s’est achevée en apothéose pour le marché du travail belge

En décembre 2015, 24.709 emplois ont été proposés sur les plateformes de l'Agence flamande de l'emploi VDAB, du Forem et d'Actiris pour la Wallonie et Bruxelles, soit une hausse de 27 à 36% par rapport à la même période de l'année précédente, rapporte L'Echo.
Selon, cette augmentation est un indice clair de la reprise du marché du travail belge. Pour toute l'année, 329.213 emplois ont été proposés sur les plateformes des trois organismes. La croissance d’emplois était plus importante en Flandre une croissance, soit +12,7%¨contre une hausse respectivement de 8,6% et de 3% à en Wallonie et à Bruxelles.
Au total, au mois de décembre, on comptait encore 565.657 demandeurs d'emploi. Cependant, les offres des agences de l'emploi officielles n’équivalaient qu’à 5% part de la demande d'emploi totale sur le marché du travail belge, fait remarquer L’Echo.

L'emploi temporaire
En Flandre, il semble que le nombre d’emplois vacants proposés par le VDAB est plus élevé de 25% que celui des offres d'emploi des sociétés de recrutement, d'entreprises individuelles et d'autres initiatives.
Le nombre d'offres d'emploi de ces filières aurait augmenté de 44% par rapport à l'année précédente et atteint le chiffre de 125.000. Des chiffres similaires n'ont pas pu être fournis par le Forem en Wallonie et Actiris à Bruxelles.
L’indice Federgon qui renseigne sur l’activité du secteur de l’intérim montre que le travail temporaire a dépassé que niveau d’avant la crise financière.

Source: http://fr.express.live/2016/01/28/2015-sest-termine-par-une-grande-activite-sur-le-marche-du-travail-belge/

Écrit par : L'enfoiré | 31/01/2016

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Un lauréat du Prix Nobel d’Economie propose un “euro flexible” pour sauver la zone euro

Dans Vanity Fair, l’Américain Joseph E. Stiglitz, lauréat du Prix Nobel d’économie présente ce qu’il expose dans son dernier ouvrage, qui paraîtra ce mois-ci : “The Euro: How a Common Currency Threatens the Future of Europe”.
Stiglitz y affirme que la zone euro était vouée à l’échec dès sa création. Actuellement, plusieurs pays de la zone ne parviennent pas à se sortir de la crise financière. Plusieurs pays européens n’ont pas restauré le PIB qu’ils avaient avant la crise financière, et même si le taux de chômage espagnol a chuté de 26% à 20% par exemple, un jeune actif espagnol sur deux est encore sans emploi, et le taux de chômage serait encore plus important si beaucoup de gens n’avaient pas quitté le pays pour chercher du travail ailleurs.

Stiglitz propose l’adoption d’un euro flexible :

“Cela implique de reconnaître que quelques progrès ont été réalisés dans la création d’institutions européennes depuis la crise de l’euro, mais pas assez pour que le système de la monnaie unique fonctionne. L’euro flexible serait bâti sur ces succès et il créerait un système dans lequel les différents pays (ou groupes de pays) pourraient chacun avoir leur propre euro. La valeur de ces différents euros pourrait fluctuer, mais dans les limites fixées par les politiques déterminées par la zone euro elle-même. Au fil du temps, peut-être, et avec l’évolution d’une solidarité suffisante, ces limites pourraient être réduites, et finalement, on pourrait aboutir à l’objectif d’une monnaie unique telle que prévue par le traité de Maastricht de 1992. Mais cette fois-ci, avec les institutions requises en place, la monnaie unique pourrait atteindre ses objectifs de promotion de la prospérité, de solidarité européenne et d’intégration politique.”

Le serpent monétaire européen
Les critiques sont prompts à noter qu’un tel mécanisme n’est pas sans rappeler le mécanisme de change coordonné qui existait avant l’introduction de l’euro, à savoir le “serpent monétaire européen” (1972 – 1978). Il s’agissait d’un outil économique qui limitait les fluctuations des parités de chaque monnaie à 2,25 % avec un seuil d’intervention à la vente ou à l’achat dès que le cours d’une monnaie s’appréciait ou se dépréciait au delà de cette limite.

Le Système monétaire européen (SME)
Ce système monétaire ne doit pas être confondu avec son successeur, le Système monétaire européen (SME). Le SME était une initiative franco-allemande, dans laquelle les participants ont convenu de rendre leurs monnaies fluctuantes dans une bande de 2,25 % (qui a été étendue à 15 % par la suite) par rapport au cours d’une monnaie virtuelle, l’ECU.
Ce dernier résultait d’un panier de monnaies des pays membres pondéré par leur importance respective dans l’activité européenne. Chaque jour, le cours de l’ECU était calculé en fonction des cours de change des monnaies des pays membres. Grâce à des interventions de soutien (achat et vente de devises) et à l’instrument du taux d’intérêt, les banques centrales européennes ont été en mesure d’assurer la stabilité de leur monnaie. Le SME a été en vigueur entre 1979 et 1993, mais son intérêt s’est beaucoup réduit après la réunification allemande.

Politiquement impossible
La seule différence, dans ce que Stiglitz propose, c’est qu’il y aurait toujours une aspiration à créer une monnaie unique. Mais dans tous les autres aspects, cela signifierait un bond en arrière dans le temps, et la désintégration de la zone euro. Peut-être s’agit-il de la meilleure solution économique pour la zone euro, mais elle ne semble pas politiquement réalisable aujourd’hui.

Source: https://fr.express.live/2016/08/09/stiglitz-euro-flexible/

Écrit par : L'enfoiré | 10/08/2016

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