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05/12/2015

Où en êtes-vous avec la mort?

Une question sinistre ou judicieuse? La mort, un tabou. Le magazine "Psychologies" en faisait son dossier en novembre avec ce titre. Comment intégrer la mort dans la vie pour celui qui sait qu'il est mortel? Comment devenir un souvenir pour ceux qui restent ? 

0.jpgPréambule:

Trois semaines après les attentats de Paris, c’est San Bernardino qui reconduit le même scénario. 

Une absence de peur de mourir pour préparer l'apocalypse et mourir en martyre, est-ce le prix à payer pour exister pour des djihadistes? 

Pour la famille des Abdeslam, un peu de boisson, beaucoup de fumette et peu de religion pour s'identifier et devenir ainsi kamikaze de Dieu. 

Nommer cela prend toutes les formules possibles dans l'incompréhension pour les autres comme une révolte nihiliste, l'incarnation d'une fracture générationnelle, la légitimation de la rage des jeunes sans espoir. Serait-ce une sorte de "sarcophagie"?


La vie a un prix, surestimé ou sous-estimé.0.jpg

Les "colporteurs de paradis" utilisent la sous-estimation.

Pour ceux qui aiment la vie, qui réfléchissent sans apprendre par cœur et qui ont un esprit critique, il y a du soucis à se faire.

Désormais, il n'y a rien ne sera plus dangereux que de vivre dans ces deux mondes de pensée antinomiques.  

"Le terrorisme nous a rappelé combien il faut profiter de la vie", disait Colette Braeckman. (*)

Elle avait raison.

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Le dossier "Où en êtes-vous avec la mort?"

La pièce "Vivons heureux en attendant la mort" par Pierre Desproges disait en substance, en maître de l'humour noir: "Tous nous sommes fauchés un jour par le croche-pied rigolard de la mort imbécile, et les droits de l'homme s'effacent devant les droits de l'asticot.

Tous les ans, c’est la même chose, dans les premiers beaux jours, quand la nature est en fleur et les oiseaux fous de joie, je regarde le ciel bleu par-dessus les grands marronniers de mon jardin, et je me dis, ça y est, quelle horreur, dans six mois, c’est l’hiver !

Si j'en crois mon horoscope, je devrais mourir dans la soirée. C'est con, j'avais pas fini de bêcher mes camélias. Mais bon, c'est la vie... Si vous connaissez une autre issue, faites-moi signe.

Ce qui me coûte le plus à l'idée de quitter ce monde, outre bien sûr l'idée intolérable que mes enfants vont rentrer du crématorium en courant pour boire mes Saint-Emilion, si cela se trouve dans des gobelets fluo et avec des fils d'ouvriers aux cheveux verts, ce qui me coûte le plus, dis-je, avant de digresser dans ma cave, c'est de ne pas pouvoir utiliser toutes les notes que je relevais pour vous depuis des semaines, avec l'idée d'en alimenter mes chroniques. Tenez, j'en ai plein les poches. Autant les sortir, ça n'aiderait pas à l'incinération".

Dans le "Tout Nouveau Testament", Dieu est bête et méchant pour gouverner les humains avec cruauté. Sa fille pour se venger de lui, balance,  par SMS, la date et l'heure de la mort des administrés de son père.

Qu'en ferait-on de cette conscience de la finitude chronométré de nous-mêmes?

Se foutrait-on du tiers et du quart?

Vivrait-on mieux les derniers moments ou encore plus angoissé.

Tout est dans ce suspense que chacun doit interpréter un jour.

Mourir d'un attentat, de mort naturelle, des suites de la maladie ou par l'âge?

La mort, un oubli de respirer, un sommeil qui dure plus longtemps que d'habitude....

  

0.jpg1. Et vous, y pensez-vous?

De la mort, j'en avais écrit deux billets: "Point mort" et "L'après point mort".

Ce n'était pas pour y penser, mais pour en voir les conséquences.

Cette fois, le magazine "Psychologies" pose la question "Comment apprivoiser la mort et réussir sa sortie de piste?" et donne des réponses via des personnalités ou des philosophes.

En trouvant ce qui est essentiel ...s'il existe.

La mort reste un tabou et fait peur pour la plupart. Il n'y a pas d'âge.

Apprendre à mourir pour mieux vivre alors que mourir c'est un cul de sac. 

Dans le cas d'une maladie sans rémission, on peut la préparer. 

C'est vrai, on ne parle pas de corde dans une maison d'un pendu.

0.jpgOn constate cette fin qu'il a choisi sans vraiment comprendre puisqu'on n'est pas dans sa tête. 

Pour les autres, il faut l'avouer, les religions aident plus à mourir qu'à vivre.

Elles ne poussent d'ailleurs pas à vivre dans le plaisir mais dans certaines contraintes puisque le plaisir serait mal.

Établir un ordre de priorité et donner plus de densité à l'amour de la vie, c'est un autre débat dont elles ne se chargent pas.

La LB résumait l'Islam en dix mots-clés: Coran, soumission, femmes, chiisme et sunnisme, Allah et prophète Mahomet, lecture, charia, piliers, djihad, violence.

La christianisme en dix mots-clés serait: Bible, soumission, protestantisme ou catholicisme, Dieu et Messie, verbe, croix, âme, résurrection, paradis.

Même combat oserais-je dire.

1.jpgUne étude dirigée par le professeur Michael King de l’University College de Londres disait pourtant "Une pratique religieuse ou des préoccupations spirituelles touchent de manière plus intense par la dépression que les personnes ayant une manière de vivre plus terre-à-terre. Plus l’inclinaison religieuse ou spirituelle était forte au début de l’étude, plus le risque de dépression s’est révélé important. Et, lorsque les personnes montraient des symptômes dépressifs, leur religion ou leur spiritualité ne les aidait pas à aller mieux ; dans certains cas elle était même un facteur aggravant. Ces résultats indiquent donc qu’une perspective religieuse ou spirituelle affaiblit le bien-être des individus au lieu de le fortifier. Cela va à l’encontre de l’idée généralement admise (y compris dans le monde de la psychiatrie) d’un effet protecteur des pratiques religieuses et des croyances spirituelles face à l’adversité. Ainsi religion et spiritualité nuiraient à la santé mentale des individus".

2.jpgLes animaux souffrent, crient leur souffrance sous la dent d'un prédateur mais ne savent pas ce qui va s'en suivre et n'extrapolent pas dans un au-delà potentiel.

Ce serait peut-être ce qui nous avons en trop: la conscience de devoir mourir un jour. 

Les expériences de morts imminentes feraient presque rêver à aller voir de l'autre côté comme le racontait le livre "Le Serment des Limbes" de Jean-Christophe Grangé.

L'anthropologue Bernard Crettaz auteur de "Cafés mortels" dit qu'"il convient d'arracher la mort aux spécialistes, l'Eglise et la médecine. Pour parler avec nos tripes de cette mort appréhendée, inguérissable ou même souhaitée.

La peur de la souffrance, du vieillissement, d'avoir raté des choses à faire et qu'on n'a pas fait, de passer la main correctement aux suivants, s'impose.

0.jpgOn ne choisit pas sa mort. Elle est inéluctable et souvent inattendue et doit exister parce les naissances viennent en échange des morts.

Un jour, un commentateur m'avait demandé que ferais-tu si ton avion se crashait?

Je ne me souviens plus de ma réponse, mais ce n'était pas d'une prière qu'il était question, mais peut-être un "sortez vos parachutes". 

Emma la Clown affronte la mort dans un one-woman-show "Même pas peur", qui commence par la rédaction d'un testament pour mettre dans l'ambiance et la pratique de la réflexion.

Quand un cercueil arrive sur scène, elle l'ouvre en demandant au public "qui y va?" en faisant rire. Ni morbidité, ni cynisme, ni humour noir.

Mourir, c'est dormir plus longtemps que d'habitude.

Expliquer le comment et pas le pourquoi, cela change déjà par l'humour et l'autodérision. 

Qui s'est déjà mis dans un cercueil pour voir si on y est bien?

L'important est de savoir si on est vivant avant la mort et pas après.... 

Le spectacle de Lloyd Newson "Can we talk about this?" posait la question s'il était possible de rompre les tabous de l'homosexualité, de la religion, du multiculturalisme et du racisme.

"La mort est le dernier tabou dont on ne parle pas entre la poire et le fromage", comme disait en préambule du dossier.

 

2. Regarder le mort en face

"Memento mori", "Muritori te salutant", des dictons latins que les serviteurs des puissants Romains leur envoyaient à la tête.

Dans notre culture latine masquée par la perte de l'importance de la vie, la mort est synonyme d'anéantissement et source d'angoisse.

Aujourd'hui, le médecin latin devra prendre plus de gants pour annoncer la fin proche d'un patient que le médecin anglican plus pragmatique qui inciterait à jouir des derniers moments de vie. 

Le vrai croyant se sauve des restrictions que la croyance les a affligé à accepter en considérant que la mort est une porte vers une autre forme de vie.  

Pas question de dire ainsi: "J'ai fait mon temps, j'ai bien vécu". 

Et si nous vivions chaque jour comme si c'était le dernier, cela affaiblirait l'anxiété, la peur et l'angoisse de devoir "passer". 

Les pièges à éviter seraient de:

  • Cesser son activité professionnel
  • Idéaliser ses proches
  • Rendre tout féerique

Les questions:

  • Qu'est ce que la vie? Quel en est son sens et les valeurs qui l'accompagnent?
  • Ne suis-je pas trop théorique à ce qui m'est important?
  • Quel est mon moteur de vie?

Les réponses seraient:


 

3. La maladie brise l'illusion de notre immortalité

Le philosophe Michel Onfray considère comme son meilleur livre "Cosmos, Vers une sagesse sans morale" présenté comme le premier d'une encyclopédie existentielle du monde dont les suivants seront: "Sagesse, philosophie de l'histoire" et "La philosophie par la pratique". 

Après la polémique autour du tweet de Michel Onfray, instrumentalisé par Daech, Catherine Camus, alias David Brunat, lui envoie une missive d'outre-tombe: "Lettre de la mère d'Albert Camus à Michel Onfray". 

L'ontologie matérialiste, à laquelle il se réfère, qui dit que l'être existe par le plaisir de vivre, n'empêche pas la mort.

Mais, l'accélération de la perception de la vitesse du temps a seulement changé la donne. Les chansons qui parlent du temps sont nombreuses.

Etre vieux, c'est devenu un problème de cerveau plus que de corps dont le moteur crachote et que l'on veut cacher derrière une belle carrosserie puisque le jeunisme fait la loi.

Onfray disait en substance:

"Notre civilisation européenne est majoritairement chrétienne. 

Le nihilisme du 20ème siècle ne produit plus rien. Conflits de générations avec la plus âgée qui patine et la plus jeune qui ne peut plus suivre le rythme et qui revient à leur précédent en réaction avec nostalgie dans une boucle sans liberté, sans hédonisme.

La méritocratie avec les honneurs tant désirés, ne se transmet pas dans les gènes par héritage.

Le hasard détermine les vies sans aucun dessein.

Une vie bien remplie se résume à se faire du sur-mesure existentiel puisque les hommes disparaîtront comme tous les autres êtres vivants après leur passage sur Terre parce qu'ils ne pourront plus assumer l'évolution de la Nature. 

Se sentir parfaitement et apprendre sa fin proche dans le domaine du possible en un instant et le monde se renverse à l'annonce d'une maladie grave voire incurable parce qu'il n'y a rien que la médecine a pu trouver. Le cancer est souvent considéré dans le lot de ce genre de maladies".

Comment faire comme si l'annonce de la mort n'était jamais arrivée et revenir à l'instant d'avant en cherchant une barrière psychique pour effacer l'effroi puisque toutes les idées matérialistes n'ont plus d'importance?

  • Réagencer ses priorités. 
  • Jouer à l'économie en sortant du tout, tout de suite et tout seul.
  • Éliminer les emmerdes qui ont été acceptées jusque là. 

"La santé n'a pas de prix", écrivais-je.

C'est la vie qui suit qui n'en a plus ou qui devrait prendre toute sa valeur en sauvant sa peau et en se battant. 

Deux films avec le même acteur principal, Albert Dupontel qui a une formation de médecin comme son père.

Le fait d'avoir entendu "Le bruit des glaçons", l'histoire d'un écrivain alcoolique, en déprime et en perdition, qui reçoit la visite impromptue de son cancer et qui, malgré la dérive totale de sa vie, ne tient pas vraiment à la quitter."

... et en arriver à ce qu'il ne reste que "Deux jours à tuer". En l'espace d'un week-end, un publicitaire à qui la vie a tout donné, s'évertue à démolir tout ce qui faisait sa vie. Il retrouve son père qui découvre son secret : incurable, il va mourir.

 

4: Soyons vivants jusqu'à la mort

Épicure disait que la mort devrait nous faire ni chaud ni froid.

Ou elle n'est pas encore là et cela ne nous concerne pas ou elle est là et elle ne nous concerne plus.

Je dirais que le passé a été ce qu'il est, on ne peut le changer, mais le présent, lui, est "malléable" en pleine actualité, quand aux projets futurs, ils sont là pour être planifier pour ne plus se faire dépasser par le passé.

Si la vie peut être belle en riant avec elle, rire de la mort, ne pas en avoir peur quand elle arrive, demande seulement un peu plus de recul dans le temps.

Le médecin légiste qui fait parler les morts, dit:  "Dans ma profession, je pense qu'il faut d'abord avoir réglé le problème de sa propre mort et de sa crainte. La seule chose que je redoute, c'est de souffrir. Et j'espère aussi me rendre compte que ma mort arrive. Le pire serait, pour moi, de ne pouvoir en prendre conscience et ne pas pouvoir vivre cette importante étape de la vie. Je ne voudrais pas mourir dans mon sommeil, par exemple. Là, on vous vole votre mort, qui est un des moments les plus importants de la vie.

 

5. La spiritualité est la priorité du philosophe, Thierry  Janssen.

La philosophie apporte une aide pour la compréhension de la vie en étudiant la vie encore jeune ou par la maturité pour en apprécier les finesses des expériences.

Thierry Janssen se disait mystique étant enfant avec une tendance schizoïde. Il vivait dans un univers fantasmé par la civilisation égyptienne 

Arrivé à la psychothérapie après avoir transité par la chirurgie et un passage à l'hôpital Bordet, il a basculé dans son silence intérieur. 

"Une nuit noire de l'âme" a été à l'origine de ce changement méditatif après deux années.

Mon livre "Spiritualité" s'ouvre sur sa manière de réfléchir avec le cœur. dans un "soi paisible et silencieux que je n'appelle pas Dieu mais "amour inconditionnel et universel", disait-il.

L'écriture ne lui a pas permis de sortir de ce statut de recherche en soi. 

Ce n'est donc pas vraiment en penseur mais en contemplatif de son ego en vase clos pour contrôler sa peur, qu'il a pu trouver sa voie. 

Sur l'herbe du parc du Cinquantenaire à Bruxelles, des adeptes de ce genre de méditation mettent en pratique ce retranchement de la société en gardant les yeux fermés pour y arriver: 

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Chacun appréciera la méthode et la fera sienne ou non.

Personnellement, plus pensif, je n'ai pas besoin de fermer les yeux pour m'écarter de mon environnement. Tout est une question de concentration.

Ce qui me diffère principalement c'est d'être contemplatif sans apporter de suites à cette contemplation.

Qui oserait répondre à quelqu'un qui viendrait sonner à votre porte, vous entretenir de Dieu:

- Me parler de Dieu? Vous tombez bien, c'est moi?

Je l'ai fait. Cela sonne un coup d'arrêt dans ce genre de contact.

Woody Allen qui vient d'avoir eu 80 ans disait:  

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6. Véronique Jannot a écrit son deuxième livre "Au Fil de l'Autre".

0.jpgElle était l'invitée sur le divan rouge de Drucker, le 29 novembre dernier (morceaux choisis).

Son dernier livre "Au fil de l'autre" parlait de grands projets pour voir la vie autrement.

Solidaire avec les Tibétains, adepte du bouddhisme, elle voulait faire renaître les médecines parallèles avec une origine souvent asiatique.

En trois parties "Voir la vie autrement", "S'en donner les moyens" et "se soigner autrement". 

Elle écrivait entre autre: "Le vrai courage, c'est dominé sa peur. Il y a un prix à payer. 

C'est sortir de la pollution environnementale et psychologique, fuir les stress dans lesquelles nous nous résignons, c'est éviter les maladies avant d'avoir à les soigner.

C'est vivre avec la conscience du moment présent, écarter les codes de l'indifférence des villes, humaniser les relations par le sourire, par le simple "bonjour", écarter le piège de la désinformation. 

Elle remarquait que plus personne n’écrivait plus de journal intime.  

"Se soigner autrement" parlait de des médecines parallèles: phagothérapie pour remplacer les antibiotiques, de phytothérapie clinique, d'acupuncture, de "qi gong", de Tai-chi, de yoga, de reiki et de "thérapie quantique".

Des solutions dites "intérieures" dans lesquelles le mental est important.

Des "thérapies de l'imaginaire", j'en avais parlé. 

Le corps est comme un circuit intégré, un réseau électrique un Internet en miniature en couche mince sur fil comme on le disait hier des nouveaux ordinateurs.

L'origine d'un mal est très souvent bien loin de son apparition jusque dans des générations précédentes. L'étude des gènes pourra apporter des indices.

Véronique Jannot parlait aussi de ses relations d'intimité avec Thierry Janssen (voir plus haut) et avec Olivier Soulier.  

 

7. Conclusion:

0.jpgPositivez-vous ou "pausitivez-vous" selon vos modalités, pour être vous.

Sortir du stress, de l'ère du pratique, du "pas cher" et du jetable, c'est en premier lieu dissocier ce qui est important de ce qui est urgent. 

Sans cette distinction, c'est le "burn-out" assuré au bout du chemin.

C'est simplifier ce qui n'apporte rien au schmilblick et retrouver l'enfance en esprit.

Comme dans tout, il y a des charlatans qui attendent les bonnes âmes en détresse.

Souvenons-nous de l'affaire des "Philippins guérisseurs",  de Steve McQueen qui malade d'un cancer des poumons généralisé décide de partir au Mexique afin de se faire opérer pour lui ôter un mésothéliome. Il ressort apparemment en bonne santé mais, un jour après l'opération, il décède d'un arrêt cardiaque.

La médecine comme beaucoup de sciences humaines, n'est pas une science exacte. 

Le dernier S&V (page 96) parle des implants biologiques autonomes bactériens ou cellulaires comme d'une nouvelle médecine proactive. Des gènes modifiés implantés comme implants cellulaires dans le corps afin de détecter et de soigner automatiquement et autonome les maladies.
Ce serait constitué de circuits synthétisés qui détecteraient les signaux biologiques d'alerte. La génétique génère un espoir et en même temps, une peur.

 

0.jpgDemain, ce sera, pour le tout petit, le retour de Saint Nicolas, le patron des écoliers.

Le temps de l'insouciance, dans un monde magique réservé à l'enfance. On y joue encore au revolver en plastic ou à la poupée sans savoir  ce que leur apportera la vie.

0.jpgEn attendant, ils croient que la vie restera ce qu'elle est.

Une enfance qui peut être volée par des esprits tortueux dont je ne citerai pas le nom pour devenir des enfants soldats.  

C'est vrai, de plus en plus vite, ils devront oublier l'innocence et trouver leur propre chemin au travers des plaisirs et des embûches de la vie.

Un retour en 1986, au temps de Sandra Kim gagnait à l'âge de treize ans, le concours de l'Eurovision, s'impose.

Son jeune âge et la polémique que ce dernier suscitera, amènera l'UER à fixer à 16 ans l'âge limite pour participer au concours en 1990. De ce fait, Sandra Kim demeure la plus jeune gagnante de l'histoire du concours, et son record ne sera jamais battu à moins d'un changement dans les règles.

Combien de fois, n'entend-on pas: c'était mieux avant...

Alors réécoutons, une nouvelle fois... 

 

L'enfoiré, 

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PS: le projet "Psycho-it-Yourself" sur le site de Crouwdfunding Kiss Kiss Bank Bank avec la vitanalyse comme technique simple et efficace qui permet de faire rapidement le point sur soi-même, sur les situations et les projets dans lesquelles vous êtes engagés, par vous-même.---->>> 

 

Images de l'exposition de la BD Deflandre (Halles Saint Gerry)

 

Citations:

  • Le cercueil, un pardessus sans manche.”, Pierre Perret
  • Une vie inutile est une mort anticipée. ”, Johann Wolfgang von Goethe
  • "On survit à tout sauf à la mort... mais quand elle viendra, j'essayerai d'être absent", Woody Allen
  • "Nous avons deux vies. La deuxième commence quand on se rend compte qu'on en a qu'une", Confucius

 

En septembre, ARTE présentait un documentaire "Les derniers jours de l'homme" avec les dix dangers existentiels les plus importants.

En 4ème position apparaissait le changement de climat et une catastrophe climatique. Dans lequel, on parlait de CO2 mais aussi du méthane CH4 qui serait expulsé de la toundra et des mers.

En 3ème position, apparaissait la guerre apocalyptique  qui créerait un hiver nucléaire. Les risques dus aux nanotechnologies en faisaient partie.

En 2ème position, apparaissait l'intelligence artificielle qui rendrait les robots autonomes capable de décider et de se corriger.

En 1ère position, apparaissait les biologies de synthèse qui pourraient créer des virus bactériens génétiquement modifiés et que des fanatiques religieux pourraient créer pour infecter l'humanité. Une guerre bactériologique à très peu de frais pour des gens qui n'ont pas peur de la mort.

Dan Brown touche dans son livre "Inferno", l'épidémie mortelle. « Ici en ce jour, le monde fut changé. », le leitmotiv prémonitoire. Le film "Inferno" sortira en 2016 à ce sujet. S'arrêtera-t-il à ce qui était prévu, réduire la surpopulation dans le livre ou ira-t-il plus loin?

Commentaires

Pourquoi les Américains donnent-ils tant aux associations caritatives?

Mark Zuckerberg, le CEO de Facebook, l’a encore rappelé cette semaine: les Américains sont parmi les plus philanthropes de la planète, et l’année dernière, ils ont versé collectivement 360 milliards de dollars à des organismes caritatifs, un record absolu. 70% des ménages américains feraient des dons, en moyenne de 3000 dollars par an, ce qui représenterait plus de 2% du PNB du pays, selon une étude de l'université John Hopkins et la Fondation pour l'aide philanthropique.
Comment expliquer cette générosité d’un peuple si attaché au libéralisme, et dont on pourrait en déduire qu’il est aussi attaché au chacun pour soi?
Lucie Robequain du journal français Les Echos cite plusieurs explications:
L’intervention limitée de l’Etat, qui motiverait les citoyens à faire des dons à leurs écoles et leurs hôpitaux pour contribuer à leur financement. Dans nos pays, le financement de ces institutions est pleinement assuré par l’Etat-Providence.
La faible taxation, qui signifie que les citoyens disposent d’un pouvoir d’achat plus important pour les dons. “Dans le monde développé, les pays qui cumulent le plus d'impôt et le plus de protection sociale sont aussi ceux qui sont les moins philanthropes”, observe d’ailleurs l’étude de l'université John Hopkins.
La religiosité des citoyens: les Américains sont les religieux les plus fervents du monde occidental, et selon Adam Meyerson, qui dirige la Philanthropy Roundtable, les plus pratiquants d’entre eux, ceux “qui vont à l'église ou à la synagogue une fois par semaine donnent en moyenne trois fois plus d'argent que les autres”.
Ce dernier facteur explique pourquoi les églises recueillent près d’un tiers des dons (100 milliards de dollars par an). D’après Giving USA, la plus grande partie du reste est consacrée à l’éducation (15%), le domaine social (12%), et le domaine médical (8%).

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=pourquoi-les-americains-donnent-ils-tant-aux-associations-caritatives&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré. | 05/12/2015

Chaque année, vous consacrez 3 jours à faire l'amour, et 49...à votre smartphone

Selon l’étude Connected Life du groupe TNS auprès de 60.500 internautes dans le monde, la génération Y, les jeunes adultes âgés entre 16 et 30 ans, passent en moyenne 3,2 heures sur leur smartphone, ce qui représente pratiquement une journée entière par semaine, soit un peu plus de 23 heures hebdomadaires.
Sur une année, cela représente un total de 1.168 heures, soit 49 jours.
Les internautes plus âgés n'en sont pas encore là. Les utilisateurs âgés de 31 à 46 ans passent en moyenne 2,25 heures par jour sur leur smartphone. Les 46-65 ans, les baby-boomers passent en moyenne 1 heure et demie par jour sur leur smartphone. Ces aînés utilisent aussi de plus en plus régulièrement des plateformes en ligne que ce soit via leur smartphone, leur ordinateur ou tablette, notamment Facebook : 24% d'entre eux l'utilisent quotidiennement. Mais leurs habitudes de consommation des médias traditionnels restent cependant fortement ancrées : 3,1 heures par jour sont consacrées à regarder la TV, lire la presse ou écouter la radio, soit quasiment une heure et demie de plus que la génération Y.
Par ailleurs, l’étude de TNS nous apprend que nous consacrons 7,2 jours par an à la lecture d’ouvrages, de revues et de la presse. Par an, nous passons 2,25 jours à patienter devant un feu rouge et 3 jours à uriner. 2,12 jours par an sont consacrés à l’attente dans les embouteillages et 9,1 jours à nous alimenter. Nous allouons 3 jours à nos ébats amoureux, ceux-ci durent en moyenne 47 minutes en Belgique francophone avec une fréquence hebdomadaire de 1,8. Enfin, nous passons 48,4 jours devant notre écran de télévision, conclut la DH.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=par-an-vous-faites-lamour-pendant-3-jours-mais-vous-utilisez-votre-smartphone-49-jours&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré. | 05/12/2015

Michel Onfray et la place de l’intellectuel

En annonçant sur un plateau télé sa décision de quitter le champ médiatique et de fermer son compte Twitter, Michel Onfray a suscité des réactions qui sont à l’image de celles que son rôle d’intellectuel, et la manière dont il l’assume, provoquent depuis longtemps. Elles sont surtout le reflet de l’incompréhension d’un penseur profond et original et du rejet que subissent les intellectuels aujourd’hui. Plus largement, du rejet d’une pensée qui entend mettre l’actualité à distance, proposer une réflexion approfondie sur des sujets éminemment complexes et se dégager des lectures du monde conditionnées par des idéologies qui confortent un néocolonialisme et une emprise sur le monde toujours plus grande de l’économique, et donc de structures dirigeantes supranationales et toujours plus dégagées des contraintes de la loi.
Puisqu’on m’a fait l’honneur, dans certains commentaires sur le forum des lecteurs, de me comparer à Michel Onfray – et c’est bien un honneur car je n’ai pas la prétention d’arriver à la cheville intellectuelle de cet homme dont j’admire la pensée et l’érudition, quand bien même je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit et écrit –, je commencerai en lui adressant un message personnel : je vous comprends mais je regrette cette décision.
Je comprends, car la situation vécue par Onfray doit être épuisante. On lui reproche de courir les plateaux et de ne penser à rien d’autre qu’à multiplier sa présence médiatique ; personne ne semble considérer que, ce faisant, il assume pleinement, à sa manière, une responsabilité d’intellectuel qui a une opinion – il n’a jamais prétendu qu’elle était la seule valable, mais il demande, et c’est la moindre des choses, que les arguments qu’on lui oppose soient étayés et développés – et qui entend la diffuser le plus largement possible. N’oublions pas que Michel Onfray est le fondateur des universités populaires, par lesquelles il entend proposer les meilleurs cours à ceux qui, de plus en plus, sont exclus d’un savoir et d’une instruction de qualité, approfondie, et sont soumis à l’abrutissement diffusé par la plupart des programmes télévisés.

Un penseur libertaire
Peut-être faut-il avant toute chose rappeler ceci : Michel Onfray est un philosophe libertaire. La pensée anarchiste et libertaire est sans doute une des plus difficiles à appréhender aujourd’hui, à l’heure où l’ultralibéralisme – qui n’a pas grand-chose à voir avec le libéralisme qui nourrit la Révolution française et fonde la démocratie représentative, mais c’est un autre débat – est capable de tout récupérer, y compris la révolte et la révolution. Le Che n’a-t-il pas été utilisé par la filiale luxembourgeoise de Dexia pour une campagne publicitaire ?
Onfray, donc, est un rebelle, un anarchiste, un libertaire, et les écrits qu’il a consacrés à ce sujet sont passionnants. Or, comment peut-on définir cette pensée ? Difficile, certes, de la réduire et de la synthétiser puisque, par définition, elle est multiple ; mais il est néanmoins possible de distinguer quelques principes.
D’abord, la fédération. Pas celle qui est en train de ridiculiser la Belgique aux yeux du monde entier ; la fédération anarchiste est un réseau de cellules, de groupes à taille humaine où chaque individu jouit d’une véritable égalité. Entre ces groupes, nulle hiérarchie non plus, mais des échanges et des dialogues. Au sein des fédérations comme entre elles, un principe de solidarité et de mutualité, qui n’est pas incompatible avec l’indépendance et l’individualité. Solitaire et solidaire, pour reprendre la belle formule de Camus.
Ensuite, le refus de croire qu’un groupe, quel qu’il soit, détient une vérité qu’il pourrait imposer aux autres. Chaque groupe fonde ses règles de vie commune. Quand Onfray dit que le Mali a le droit d’imposer la charia, c’est dans cette logique, mais dans cette double logique : à la fois un droit autonome (auto-nomos, poser à soi-même sa propre loi) et refus de la logique hypocrite de l’Occident qui ne défend les droits de l’homme que dans les pays où il n’y a pas de pétrole.
La pensée libertaire repose également sur la provocation et la diffusion la plus large possible de ses idées. De ce point de vue, et en reprenant le principe de la fédération et des réseaux, on pourrait croire qu’Internet a été inventé par les anarchistes, ou du moins pour eux – ce qui est ironique, quand on sait que c’est l’armée américaine qui l’a développé. Mais c’est aussi révélateur d’une autre caractéristique des libertaires : le retournement des outils de « l’adversaire », ainsi que le démontrent quotidiennement les Anonymous.
Et donc, oui, Michel Onfray a usé (et abusé disent certains) des médias et des réseaux sociaux, Twitter en particulier. Mais les médias ont aussi profité de lui ; Onfray fait de l’audience. Il est, comme on dit dans le jargon radio-télé, un « bon client ». Vif, intelligent, cultivé – et toujours davantage que la plupart des interlocuteurs qui le défient dans une joute où la victoire du contradicteur n’a aucune importance, son seul rôle étant celui d’un boute-en-train, d’un « picador » chargé d’assurer le spectacle. Il l’a fait en connaissance de cause, évidemment, connaissant les risques, et parmi ceux-ci, le principal : n’avoir jamais le temps de développer une idée correctement, être coupé sans cesse, devoir ramasser sa pensée en une ou deux phrases.

La récupération
La première récupération possible est donc bien entendu celle qu’opèrent les médias français qui utilisent Michel Onfray autant que celui-ci les utilise. C’est de bonne guerre, sans doute, et le philosophe aurait peut-être pu s’en accommoder puisque cela s’inscrit dans une logique libertaire. Si on prend la peine de regarder, mais surtout d’écouter ces émissions, ce qu’y dit Onfray, la manière dont il se comporte physiquement, on est frappé par la maîtrise de l’homme, tant sur ses gestes que sur ses paroles. Et surtout, par sa capacité impressionnante de ne pas perdre le fil de sa pensée et de ne pas se laisser entraîner là où il ne veut pas aller – le plus souvent, vers des simplifications grotesques ou vers l’aveu qu’il soutiendrait Marine Le Pen ou Daesh.
La seconde récupération est plus compliquée : celle que Daesh a faite, en diffusant des vidéos où des propos du philosophe semblent lui donner raison et justifier ses actes de terrorisme. Dans un tel détournement des propos et de la pensée, il n’y a pas beaucoup de réactions possibles ; et Onfray a décidé d’annoncer, dans l’émission d’Ardisson, qu’il renonçait aux médias et à Twitter : « Si vous vouliez bien me faire la grâce d’imaginer qu’il faut plusieurs phrases pour exprimer une idée », a-t-il expliqué, tout en sachant que chaque phrase, prise isolément, peut être détournée. « Donnez-moi une phrase d’un homme, et je le condamne à mort », proclamait fièrement Fouquet-Tinville, grand fournisseur de têtes lors de la Révolution.

Les jugements
La décision appartient à Onfray et à lui seul ; ce qui est par contre assez stupéfiant, ce sont certaines réactions, dont certaines combinent à la fois la médiocrité et la lâcheté, comme les couards qui bombent le torse en apprenant la mort de celui qu’ils détestaient mais qu’ils n’ont jamais osé affronter. Sur les forums, nombreux sont ceux qui se lâchent et assassinent verbalement celui qui, selon eux, aurait outrepassé tous les droits en s’imposant dans les médias et en « imposant » ses idées, en s’exprimant là où les autres doivent se taire – lecteurs et spectateurs souvent anonymes qui ne prennent pas un instant en considération qu’ils occupent eux aussi les médias et, somme toute, de manière bien plus massive et permanente que les plus populaires des intellectuels.
Dans le Nouvel Obs, Thierry de Cabarrus cache difficilement sa joie, même si, évidemment, il commence par mettre en doute la décision d’Onfray, lequel n’est à ses yeux qu’un monstre l’ego surdimensionné prêt à tout pour être dans la lumière, y compris à se contredire. Et c’est le reproche que l’on retrouve souvent à propos d’Onfray, et qui n’est possible que si l’on n’a pas pris le temps de le lire et de l’écouter attentivement.
En particulier par rapport à l’islam ; on lui reproche d’être passé d’une islamophobie à une islamophilie, d’abord en pointant ce qui, dans le Coran, justifiait les pires violences, puis en dénonçant la responsabilité de l’Occident dans la haine que les jeunes musulmans (de naissance ou convertis) peuvent lui porter. Mais il n’y a pas contradiction entre les deux points de vue, et pas plus de haine dans le premier que d’amour dans le second ; il ne s’agit que d’un constat objectif, fait par d’autres qu’Onfray.
D’un côté, nombreux, y compris dans le monde arabe, appellent à une relecture du Coran pour en « corriger » les passages les plus controversés, comme l’ont fait les autres traditions du Livre ; de l’autre, il ne faut pas nécessairement être adeptes des théories de la guerre des civilisations pour constater que l’Occident a effectivement semé la ruine et le désordre, et qu’il récolte en partie ce qu’il a semé.
Si vous ne voulez pas croire Michel Onfray, lisez et écoutez l’excellente émission de Matthieu Aron sur France Inter ( http://www.franceinter.fr/emission-secrets-d-info-daesh-autopsie-dun-monstre ), « Secrets d’info », consacrée à « Daesh : autopsie d’un monstre » ou, pour aller plus loin encore, l’analyse remarquable d’Olivier Roy qui place ce terrorisme dans une histoire plus longue, celle de la révolte d’une génération qui ne trouve pas sa place et pour laquelle, aujourd’hui, la religion est le prétexte idéal – il s’agirait donc, pour Roy, non pas d’une radicalisation de l’islam mais d’une islamisation de la radicalité.
D’autres, proches d’Onfray, lui reprochent justement cette « fuite » ; « C’est quand on est attaqué qu’il faut faire face, se défendre et contre-attaquer ! Et non battre en retraite ! », s’écrie Serge Uleski sur le site Agoravox.

Le bénéfice du doute et le doute du bénéfice
Et si, en prenant du recul, Onfray avait simplement voulu rappeler l’essentiel ? Qu’une pensée riche et complexe – la sienne ou celle de n’importe qui – nécessite du temps et de l’ouverture d’esprit pour être comprise. L’apport majeur d’Onfray à notre temps, ce sont ses livres – et ils sont nombreux. Dans ces ouvrages comme sur les plateaux télés, il y aborde tous les sujets qui touchent à notre temps, assumant ainsi pleinement son rôle d’intellectuel. Mais hélas, il y a infiniment moins de lecteurs prêts à lire des centaines de pages que de téléspectateurs heureux de savourer dix minutes de polémique à l’écran. La retraite que s’impose Onfray – et j’espère qu’elle ne durera pas éternellement – est une invitation à une retraite semblable pour tous.
D’abord, pour tous ceux qui usent et abusent des médias, en particulier les responsables politiques qui, comme l’affirme Jacques Mouriquand sur son blog ( http://jacquesmouriquand.eklablog.fr/une-diete-mediatique-ferait-du-bien-a-tout-le-monde-a119404696 ), participent « à la dévaluation de leur propre parole […] à l’instant même de l’envoi » de leurs tweets – critique qui, bien sûr, s’adresse aussi à Onfray, du moins dans le chef de Mouriquand, il faut replacer l’usage que le philosophe en a fait dans cette vision libertaire que j’ai tenté d’exposer. Ensuite pour le public, qui gagnerait sans doute à prendre le temps de lire les essais d’Onfray, non pas pour se laisser convaincre, mais pour élargir et nourrir leurs réflexions. Car contrairement à un Attali, des penseurs comme Onfray n’attendent pas que leurs lecteurs les approuvent ; les philosophes sont des « accoucheurs » de l’esprit, qui rappellent à chacun, comme Hamlet à Horatio, qu’il y a « plus de choses dans le ciel et sur la terre que ne peut l’imaginer ta philosophie ».

Une crainte
On peut cependant redouter que ce silence soit d’une certaine manière une nouvelle victoire de la terreur, tout comme la montée de la peur et du tout-sécuritaire. En ces jours si particuliers, je ne peux m’empêcher de penser sans relâche à Camus – qu’Onfray connaît si bien – et je me demande ce qu’il ferait. Lui aussi était un intellectuel engagé, présent dans les médias. Rédacteur en chef de Combats, il a fustigé la liesse macabre qui s’était emparée de la presse occidentale au lendemain d’Hiroshima, sans être pour autant un spécialiste de l’armement ou du nucléaire. En homme, en philosophe, en intellectuel, il a pris parti, il a défendu ses positions dans des situations douloureuses et complexes, comme la guerre d’Algérie. Il a été conspué, moqué. Mais tout comme Onfray dit très justement qu’il faut cinquante ans pour « déterminer que les guerres qui ont été faites n’auraient pas dû être faites », il en faut autant pour se rendre compte qu’un intellectuel décrié en son temps, comme Camus l’a été, n’avait peut-être pas tort…
Je crois que Camus soutiendrait Onfray, même si cet autre compagnon de route des libertaires n’a jamais été aussi radical dans ses propos ni aussi provocateur. On peut ne pas aimer, on peut détester Onfray, on peut critiquer ses idées, souligner ses erreurs ; mais c’est cela, le débat. Onfray n’empêche personne de parler, de le critiquer, de l’attaquer. Il incarne, comme d’autres, avec d’autres, la liberté d’opinion et la liberté d’expression. Si Onfray se tait aujourd’hui, qui osera encore défendre une parole différente, provocatrice et intelligente, argumentée, construite ?
Peut-on espérer que, dans un temps que j’espère pas trop éloigné, on prendra le temps de juger Onfray sur le fond, sur ce que disent vraiment ses livres (et pas seulement ses déclarations dans les médias), non pas pour accueillir une parole d’évangile, non pas pour être d’accord avec lui, mais pour renouer avec le sens d’un vrai débat d’idées, qui rend tout le monde plus intelligent ? Notre monde en a grand besoin.

http://www.lesoir.be/1060341/article/debats/2015-12-03/michel-onfray-et-place-l-intellectuel

Écrit par : L'enfoiré. | 06/12/2015

Que se passe-t-il de plus en plus dans le monde ?
Des leaders avec une grandes gueules et des suiveurs qui écoutent sans plus réfléchir à leur propre vie.
Cela se passe en Occident et en Orient.
Que ce soit au niveau temporel ou spirituel.
La domination des peuples dans toute sa splendeur. Les ouailles parfaits.
J’ai décrit mon opinion dans un billet qui s’appelait « ’Croire et ne pas être ».
La croyance sans plus de pensée.
Les règles auxquelles ont obéi et qui gouvernent le monde sans plus être critiquées.
Ce n’est pas de l’anarchisme, ni du nihilisme mais un esprit de groupe pour avoir un poids suffisant pour exister.
Ceux qui me connaissent savent que je suis tout le contraire.
L’obéissance aux dogmes, je dis non.
La réflexion et la logique sont mes seuls guides.

Écrit par : L'enfoiré. | 06/12/2015

Aujourd'hui, ce sont les idées qui rapportent et plus le travail de tous les jours en étant appointé.
Cette époque est terminée.
Une idée géniale a un prix inestimable quand elle arrive just in time.
Une idée qui n'arrive que dans une tête mais qui se consolidera avec d'autres
« To be the right man at the right place », une phrase qu’on oublie dans la morosité ambiante.
Quand le savoir dépassera le pouvoir, c’est alors que tout changera.
Quand les hommes pourront déterminer le cours de leur vie sans devoir dépendre de quelqu’un d’autre par son savoir et ses idées neuves.

Écrit par : L'enfoiré. | 06/12/2015

Extrait: L'enfoiré, électron libre sans langue de bois que vous ne verrez jamais sur un plateau de télé.
( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2015/08/16/etre-opportuniste-5664467.html )

Écrit par : L'enfoiré. | 06/12/2015

2017: Trump président, Le Pen présidente, et Poutine président?

“J’ai une vision de cauchemar pour l’année 2017: Trump président, Le Pen présidente, et Poutine président. Comme la plupart des cauchemars, celui-ci ne se concrétisera probablement pas. Mais le seul fait que Donald Trump et Marine Le Pen caracolent en tête des sondages pour les élections présidentielles américaines et françaises signale quelque chose de perturbant sur l’état de santé de la démocratie libérale en Occident”, écrit Gideon Rachman dans le Financial Times.
Aux Etats Unis, comme en France, beaucoup ridiculisent ces candidats, qui se sont illustrés par des déclarations choquantes, voire ouvertement racistes, les qualifiant “d’accident de parcours”. Mais leur popularité ne cesse de croître: en France, les sondages indiquent que le Front National de Marine Le Pen sortira grand vainqueur des prochaines élections régionales; aux Etats Unis, les commentateurs se rassurent en affirmant qu’Hillary Clinton l’emportera, quoi qu’il arrive; mais selon la dernière enquête d’opinion, la cote de popularité de Trump dépasse la sienne de 5 points.
La France et les Etats Unis ne sont pas les seuls pays où l’on constate une montée en puissance de l’extrême droite; en Hongrie et en Pologne, des partis ultra-nationalistes ont déjà pris le pouvoir. En Ecosse et en Catalogne, les partis nationalistes sont de plus en plus puissants, et menacent d’opérer la sécession de ces régions d’avec le Royaume Uni et l’Espagne, respectivement.
Rachman explique cette ascension par la perte de confiance dans les élites politiques traditionnelles et la recherche de mouvements alternatifs. Cette défiance est la conséquence de 4 tendances:

- L’intensification de l’insécurité économique;
- L’opposition à l’immigration
- La crainte du terrorisme
- Le déclin des média traditionnels.

Sur ce dernier point, Rachman explique:
Pour les populistes, nationalistes et extrémistes du monde occidental, un thème commun est que les média traditionnels ont supprimé le débat, et qu’ils sont contrôlés par une élite peu fiable. (...) En France et en Allemagne, l’argument selon lequel les “média menteurs” politiquement corrects ont supprimé le débat à propos de l’immigration est de plus en plus populaire. En même temps, la montée en puissance des média sociaux a permis à des explications alternatives de prospérer. Ces Américains qui veulent croire que le président Barack Obama est musulman trouvent en ligne ou dans la chambre d'écho d’une station de radio des âmes partageant les mêmes idées. Les conversations conspirationnistes se multiplient sur les réseau sociaux en Europe.
L’ex-sénateur Daniel Moynihan a dit :”Tout le monde a le droit d’avoir son opinion, mais pas ses propres faits”. A l’ère des média sociaux, ce n’est plus vrai. Pour les semblables des M. Trump, Mme Le Pen, M. Poutine, n’importe quoi peut-être étiqueté de “véridique”. Dans ce climat, et dans un contexte de crise économique, sociale, et d’insécurité physique,l’extrémisme prospère”.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=2017-trump-president-le-pen-presidente-et-poutine-prsident&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré. | 06/12/2015

La loi du Talion fait encore trop partie de nos réflexes conditionnés.

Écrit par : L'enfoiré. | 06/12/2015

Le meilleur du pire de Donald Trump :

Sa croisade contre les musulmans
Le retour à la torture par noyade
Les migrants clandestins ? Dehors !
Le festival de la misogynie

http://www.lesoir.be/1064391/article/actualite/monde/2015-12-08/meilleur-du-pire-donald-trump-en-4-sorties-controversees-videos

Écrit par : L'enfoiré. | 08/12/2015

Expo à Lille "joie de vivre"
http://lille.aujourdhui.fr/etudiant/m/sortir-a-paris-evenement.php?ne=joie-de-vivre

Écrit par : L'enfoiré. | 06/12/2015

Tu connais ma peur obsessionnelle de la mort.
Donc quand j'ai vu le film " le dernier testament " il y a une scène terrible pour moi: quand les personnes reçoivent le message qui leur donne la date de leur mort , il y a un décompte qui s'affiche en même temps et qui donne le nombre de jours , d'heures et de minutes qui restent. Et çà c'est terrible car c'est du concret et çà veut dire que chaque minute qui passe est une minute de moins à vivre. Du coup , la mort n'est plus à l'infini mais à un endroit bien précis sur une droite!
On a ce même sentiment quand on perd la 1ère fois quelqu'un de proche .Jusque là , la mort est quelque chose d'abstrait qui touche les autres mais qui est derrière une porte fermée mais le jour ou la personne qui faisait partie de ta vie part ...........la porte s'ouvre et le passage est fait pour toi.
Franchement , ma vie serait plus facile si il n'y avait pas cette inconnue au bout.
Je me suis déjà posé la question :et si on ne devait pas mourir?
La 1ière chose qui m'est venue à l'esprit c'est qu'on ne devrait pas se reproduire.
Tu te rend compte la différence de vie et de comportement car beaucoup de choses sont basée sur la survie de l'espèce!
Finalement cette foutue mort dicte tout notre existence et dicte nos réactions les plus primaires!!

Écrit par : Leopoldine | 07/12/2015

La pièce "Vivons heureux en attendant la mort" par Pierre Desproges, je l'ai vue la saison précédente au Théâtre des Galerie.
Un monologue admirablement interprété par DOMINIQUE RONGVAUX.
Je l'ai enregistré pendant le spectacle.
J'en avais parlé dans l'article "L'assassin n'habite plus au 21". ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2015/04/02/bruxelles-noir-5595732.html ) dans lequel figure un extrait.
Pierre Desproges a été obnubilé par la mort.
En 1987, à l'âge de 48 ans,Pierre Desproges ressent une douleur dorsale alors qu'il joue au golf avec le chanteur Renaud (anecdote contestée par les membres de sa famille. Les médecins qui l'opèrent ne peuvent que constater les dégâts : ses deux poumons sont atteints par un cancer, l'humoriste est condamné. En accord avec Hélène Desproges, son épouse, ils décident de lui cacher la vérité et prétendent avoir retiré une tumeur sans conséquence.
Lentement, son état de santé se dégrade. L'humoriste ressent une fatigue chronique mais continue d'honorer ses engagements professionnels, sans se douter que le cancer le ronge. Pour tenir le rythme de la tournée de son spectacle, des cocktails de remontants lui sont administrés directement dans les muscles. En mars 1988, il accepte d'interrompre sa tournée pour reprendre des forces à l'hôpital. Il y meurt le 18 avril 1988, peu avant l’élection présidentielle.
Le 12 septembre 2015, Guy Bedos révèle au micro de Marie Drucker qu'on a « aidé Pierre Desproges à mourir », à l'hôpital. Cette évocation d'une euthanasie est présente dans l'autobiographie de Bedos "Je me souviendrai de tout".
Sa sépulture avec ses cendres est un minuscule jardinet entouré d'une grille avec une simple plaque
Hélène l'a rejoint dans sa demeure en 2012.

Une histoire banale pour les autres mais jamais pour soi.
Il y a un livre que j'ai lu dont je ne me souviens plus du titre qui parlait d'une île sur laquelle, on ne mourrait pas.
C'était la révolution par la surpopulation.

Écrit par : L'enfoiré. | 07/12/2015

Des livres sur l'immortalité sont nombreux
http://www.babelio.com/livres-/immortalite/2034
Parmi eux, j'ai trouvé celui que je cherchais:
"Le grand secret" de Barjavel.
http://www.babelio.com/livres/Barjavel-Le-Grand-Secret/3014

Écrit par : L'enfoiré. | 07/12/2015

"Quels sont les tops des choses que nous regretterons à la fin de notre vie?"
Voilà bien une question très personnelle que je retrouvais dans une article.
Les réponses y étaient formulées en 37 épisodes:

1. Avoir voyagé trop peu. Voyager devient plus difficile au fur et à mesure que vous prenez de l'âge. Voyagez donc quand vous le pouvez.
2. Avoir trop peu parlé les langues. Tout le monde apprend les langues à l'école, mais la plupart n'en font plus rien par après.
3. Rester dans une relation qui ne vaut plus rien. Sortir d'une relation qui a échoué n'est pas gai, mais y rester et gaspiller votre temps et celui de votre partenaire est pire.
4. Ne pas avoir utilisé de crème solaire. Les dommages physiques dus au soleil s'accumulent au fil des années.
5. Ne pas avoir vu vos groupes préférés en live. Vous ne savez jamais quand ils vont se séparer ou finalement arrêter.
6. Avoir eu peur de faire des choses. La peur peut vous paralyser, mais seulement si vous le permettez.
7. Ne pas avoir pris soin de votre corps. A un âge plus avancé, vous vous rendrez compte de l'importance de l'exercice physique.
8. Vous laisser définir par les autres. Soyez vous-même, pas ce que la société veut que vous soyez.
9. Ne pas avoir laisser tomber un mauvais job. Ne vous obligez pas à vous sentir mal jour après jour.
10. Ne pas avoir fait de votre mieux à l'école. Les points sont importants, mais le plus important est d'apprendre à apprendre.
11. Ne jamais avoir imaginé combien vous êtes beau. La beauté peut avoir plusieurs définitions, mais peu importe: vous méritez toujours l'attention de quelqu'un.
12. Avoir eu peur de dire « je t'aime ». Aimer quelqu'un est un cadeau de valeur, même si ce n'est pas réciproque.
13. Ne pas avoir écouté vos parents. Ils avaient plus d'expérience de la vie que vous ne pensiez avant.
14. N’avoir pensé qu'à vous-même. Vous n'êtes pas le seul sur la terre et finalement vous le comprendrez.
15. Avoir accordé de l'importance à ce que les autres pensaient de vous. Plus tard, vous verrez que les opinions des autres ne jouent aucun rôle dans votre bonheur.
16. Avoir poursuivi les rêves d'un autre au lieu de vos propres ambitions. Etre amical est une chose, mais vous sacrifier est tout à fait différent.
17. Avoir été trop lent. Ne lambinez, car il risque d'être trop tard.
18. Etre resté malveillant. Ne cultivez pas de rancune, surtout à l'égard de ceux que vous aimez.
19. Ne pas vous être affirmé. Que les autres ne soient pas d'accord avec vous ne signifie pas que vous devez abandonner vos principes.
20. Ne pas avoir fait de bénévolat. Aider les autres vous rend heureux.
21. Ne pas avoir pris soin de vos dents. Vous vous rendrez compte plus tard combien le fil dentaire et la brosse à dents sont extrêmement importants quand on est jeune.
22. Avoir raté des occasions de parler avec vos grands-parents. Ils peuvent vous apprendre tellement de choses, mais ne sont malheureusement pas immortels.
23. Avoir trop travaillé. Ne ratez pas les bons moments de la vie.
24. Ne pas avoir appris à cuisiner. Un bon repas rend la compagnie de la famille et des amis bien plus agréable.
25. Ne pas avoir apprécié le moment qui passe. Arrêtez de regarder votre smartphone et consacrez de l'attention à votre environnement et aux gens autour de vous.
26. Ne pas avoir terminé ce que vous aviez commencé. Chaque jour est une opportunité, ne le gaspillez pas.
27. Ne pas avoir appris des trucs pour les fêtes. Vous pouvez créer tellement de beaux souvenirs en apprenant des tours de magie ou des choses similaires.
28. Vous définir par votre culture. Ne vous sentez pas obligé de mener votre vie selon les souhaits et les désirs des autres.
29. Entretenir une amitié à tout prix. Parfois nous changeons et cela n'a pas de sens de protéger une amitié coûte que coûte.
30. Ne pas avoir joué assez avec vos enfants. Les enfants sont innocents et pleins d'enthousiasme. Jouez avec eux quand vous pouvez.
31. Ne jamais avoir pris de grands risques. De grands bénéfices découlent souvent de la prise de grands risques.
32. Avoir accordé trop peu d'importance à votre réseau social. Cela peut ressembler à du léchage de bottes mais votre carrière en dépend.
33. Vous être fait trop de soucis. Avec des soucis plein la tête, vous n'arrivez à rien.
34. Vous être laissé entraîner dans une scène inutile. Une scène peut parfois être amusante, mais n'a pas vraiment de sens.
35. Ne pas avoir pas passé assez de temps avec ceux que vous aimez. Personne n'est éternel.
36. N'avoir jamais été sur une scène. Ce n'est pas donné à tout le monde, mais essayez au moins une fois.
37. Ne pas avoir montré de reconnaissance. Apprenez à apprécier tout et tout le monde. Votre qualité de vie en subira des effets bénéfiques.

Si on prend tout cela dans l'ordre, la mort sera passée à trop attendre. :-))

Écrit par : L'enfoiré. | 08/12/2015

26% des djihadistes européens sont rentrés au pays et personne ne sait pourquoi

L'institut de recherche Soufan Group vient de publier un rapport qui indique que le nombre de djihadistes quittant l’Europe pour se rendre en Syrie ou en Irak combattre aux côtés de l’Etat islamique (EI) a plus que doublé au cours des derniers 18 mois.
Au total, le groupe terroriste pourrait compter sur 27.000 à 31.000 combattants étrangers issus de 86 pays. Plus de 5.000 de ces combattants viennent d'Europe de l'Ouest, et 3700 d'entre eux proviennent de quatre pays de l'UE: la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique.
Ce sont surtout des combattants issus de l’Europe Occidentale (+200%) et la Russie (+300%) qui continuent de grossir les rangs de l’EI.
Ali Soufan, CEO du Soufan Group, note que bon nombre de ces combattants retournent aussi dans leur patrie. En Europe, ils seraient ainsi 26% à être rentrés au pays, soit un sur 4. Remarquablement, on ne sait pas quelles sont les motivations derrières ce retour au pays. “Et c’est ça qui est inquiétant”, commente-t-il.
Plusieurs experts ont évoqué la vulnérabilité de l’Occident à l’égard de ces combattants. “Tous les membres des services de sécurité européens que j'ai rencontrés au cours de l'année écoulée sont pétrifiés quand ils évoquent le problème des combattants étrangers. Il est pratiquement insoluble”, a déclaré Bruce Riedel, un ex-cadre de la CIA, qui est aujourd’hui membre du think tank Brookings. “Pensez au problème de surveiller tout ce monde quand ils rentrent. Ils vont être mis en prison. Mais la plupart sortiront dans les 48 heures, parce qu'ils n'ont commis aucun crime en France ou en Belgique. (...) Ont-ils l'intention de commettre un crime? Possible. Mais en démocratie, on ne garde pas des gens en prison parce qu'on les soupçonne d'avoir l'intention de commettre un crime”, ajoute-t-il.
Les experts craignent aussi que des “loups solitaires” ne commettent des méfaits, sur ordre de l’EI. “Au lieu d'avoir une structure clandestine avec des canaux de communication dans les deux sens et des plans secrets qui doivent être protégés, vous n'avez qu'une structure (l'EI) qui diffuse les consignes à des gens qui restent dans la clandestinité et passent à l'action quand ils veulent, en accord avec ces consignes”, spécule l'expert australien David Kilcullen.
A cet égard, l’avertissement de Jean-Pierre Filiu, un experts de l’extrémisme islamiste qui enseigne à Sciences Po Paris, est sans appel:
Bien après la chute de Daech, le monde entier payera encore pour les années d’aveuglement pendant lesquelles le monstre djihadiste a pu grandir au seuil de l’Europe. Et ce seront bien sûr les pays européens, avec plus de 5.000 djihadistes engagés avec Daech, qui seront les plus affectés”.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=26-des-djihadistes-europeens-sont-rentres-au-pays-et-personne-ne-sait-pourquoi&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré. | 09/12/2015

Colette Brackman répondait aux questions:

- Dans quel contexte avez-vous écrit un témoignage sur la rentrée des enfants à l’école ce mercredi ?
- Au lendemain des attentats de Paris, je me suis envolée pour le Nigeria. Arrivée à Roissy, il régnait un étrange silence, une atmosphère bizarre. La foule était immense, ce n’était pas normal. Orly était fermé, chacun vivait dans une peur muette. J’ai alors acheté un journal et là, j’ai découvert que la mort avait frappé à Paris. Au retour du Nigeria, ce sont les Nigérians qui m’ont mise en garde en me donnant des consignes de prudence. C’était le monde à l’envers !
- Vous parlez de ce silence qui régnait au centre-ville à votre retour à Bruxelles.
- C’était une sidération, comme si chacun vivait replié sur sa peur. Tout le monde était crispé sur une angoisse non exprimée. Bruxelles n’était plus Bruxelles.
- Vous continuez à passer une partie de votre vie en Afrique et c’est ici que vous découvrez la peur et le danger !
- Ici, c’est la première fois qu’on éprouve cette peur et le niveau d’alerte 4. C’est la première fois que cette violence déboule dans nos villes. En Afrique, la violence terroriste de Boko Haram a entraîné l’exode d’un million de personnes, soit l’équivalent de la population bruxelloise, des filles ont été enlevées dans nos écoles, des étudiants ont été massacrés. Le danger est partout, on y vit donc au jour le jour. Dans l’est du Congo, les gens ont accouru des campagnes à Bukavu, poussés par la peur. Ils sont là aujourd’hui, c’est pour eux l’essentiel, et tout petit bonheur est bon à prendre car ils ne savent pas de quoi sera fait le lendemain.
- C’est ce que vient aussi les Irakiens, les Syriens ?
- Ces gens n’en peuvent plus de vivre dans une insécurité totale. Si une porte s’entrouvre, ils fuient et arrivent chez nous, puis découvrent que chez nous aussi, la violence existe…
- Comment continuer à vivre ? Didier Reynders disait : « mieux vaut vivre ensemble et non mourir ensemble ».
- Oui, et cultiver ses relations sociales. La mort peut frapper et pas seulement du fait d’actes terroristes. Il ne faut pas se replier sur soi-même, ne pas fermer sa porte.
- Continuer à sortie de chez soi ?
- Oui, constater qu’il y a d’autres personnes, comme nous, qui sont là, vivantes, cela donne une autre dimension à notre vie.

Écrit par : L'enfoiré. | 09/12/2015

Angela Merkel désignée personnalité de 2015 par le Time

La chancelière allemande Angela Merkel a été désignée mercredi personnalité de l’année 2015 par le magazine américain Time.
La directrice de publication de Time, Nancy Gibbs, a évoqué la réaction d’Angela Merkel face à la crise grecque, à celle des migrants et sa réponse face à la menace du groupe Etat islamique, dans un communiqué publié mercredi.
«Vous pouvez être d’accord ou pas avec elle, mais elle ne choisit pas le chemin le plus facile», a estimé Nancy Gibbs, pour laquelle «les leaders sont mis à l’épreuve seulement lorsque les peuples ne veulent pas les suivre». «Parce qu’elle a demandé davantage à son pays que la plupart des politiciens auraient osé, parce qu’elle a tenu bon face à la tyrannie et à l’opportunisme et parce qu’elle a amené un leadership moral ferme dans un monde où il se fait rare, Angela Merkel est la personnalité de l’année de Time».
La chancelière allemande a devancé, dans l’ordre, le chef du groupe jihadiste Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, le candidat américain à la primaire républicaine Donald Trump, le mouvement américain pour les droits des Noirs Black Lives Matter et le président iranien Hassan Rohani.
Interrogée sur la chaîne NBC, Nancy Gibbs a assuré que Time n’avait pas écarté d’office Abou Bakr al-Baghdadi du fait de l’impact qu’aurait eu sa désignation. «Rien n’est impossible. Nous avons désigné de grands méchants par le passé», a expliqué la directrice de publication, rappelant qu’Adolf Hitler avait été nommé personnalité de l’année. Pour Nancy Gibbs, «2015 a été une année lors de laquelle il a perdu du terrain».

http://www.lesoir.be/1065399/article/actualite/monde/2015-12-09/angela-merkel-designee-personnalite-2015-par-time

Écrit par : L'enfoiré. | 09/12/2015

Je cite souvent les documentaires de ARTE.

"Jésus et l'islam" en sept parties ( http://www.arte.tv/guide/fr/048641-003-A/jesus-et-l-islam-1-7?autoplay=1 ).
Il est dit:
"Jésus, figure fondatrice du christianisme, est aussi un personnage exceptionnel dans le Coran. Pourquoi ? Comment ? Les auteurs des séries documentaires Corpus Christi, L’origine du christianisme et L’Apocalypse mènent l’enquête auprès de vingt-six des plus grands spécialistes mondiaux, y compris des chercheurs de tradition musulmane: des historiens des débuts de l’islam, des philologues, des épigraphistes, des historiens du christianisme oriental, des historiens du judaïsme rabbinique et des spécialistes de l’histoire du Coran. Les sept épisodes prennent pour point de départ une lecture minutieuse de tous les termes de deux versets de la sourate IV du Coran, évoquant à leur manière la crucifixion de Jésus "en apparence", avant d’ouvrir peu à peu la discussion à toutes les questions que pose le texte, tant dans ses dimensions théologiques que littéraires et historiques. C’est au carrefour des trois formes du monothéisme, dans la continuité du judaïsme de Moïse et du judéo-christianisme de Jésus, que nous mène cette enquête qui cherche à reconstituer l’émergence de l’islam dans une région païenne, très marquée pourtant par les influences bibliques et la proximité des églises syriaques.".

(1/7) La crucifixion selon le Coran
Dans la sourate IV, versets 157 et 158, le Coran relate la crucifixion de Jésus de manière très différente de la tradition chrétienne. Jésus y est crucifié "en apparence". Ceux qui ont assisté à la scène auraient-ils été victimes d’une illusion ? Quelqu’un d’autre aurait-il été crucifié à sa place ? Jésus est-il vraiment mort sur la croix ?

(2/7) Les gens du Livre
D’après la sourate IV du Coran, "les gens du Livre" – en l’occurrence, dans le contexte, les juifs – revendiquent la mort de Jésus. Contrairement à l’Histoire, ils affirment qu’ils l’auraient crucifié. Pourquoi cette invraisemblance ? Pourquoi cette auto-accusation ? Et pourquoi le Coran polémique-t-il autant avec les juifs d’Arabie, alors qu’il se montre fidèle à la tradition biblique ?
http://www.arte.tv/guide/fr/048641-004/jesus-et-l-islam-2-7

(3/7) Fils de Marie
Le Coran accorde une place éminente à Marie, la seule femme dont il cite le nom. Pourquoi Jésus est-il toujours présenté comme "fils de Marie" ? Quelles sont les implications de cette expression, qui semble relayer "la terrible calomnie" dont Marie aurait été l’objet ? Pourquoi passe-t-elle pour être la sœur d’Aaron et de Moïse, alors qu’un millénaire les sépare ?

http://www.arte.tv/guide/fr/048641-005/jesus-et-l-islam-3-7

Mais tous les épisodes sont disponibles à l'adresse: http://www.arte.tv/magazine/jesusetlislam/fr

C'est Emile Mourey qui dit que ce documentiare est une fumisterie.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mahomet-n-a-jamais-existe-et-l-175171

Écrit par : L'enfoiré. | 09/12/2015

«Le Tout Nouveau Testament» aux Golden Globes 2016
Excellente nouvelle pour Jaco Van Dormael et Le Tout Nouveau Testament puisque le film du réalisateur belge figure dans le top 5 de la catégorie « Meilleur film en langue étrangère » avec, entre autre, Mustang (France) et Son of Saul (Hongrie). Résultats des courses le 10 janvier 2016, lors de la cérémonie à Los Angeles.

Écrit par : L'enfoiré. | 10/12/2015

Un avis sur le film "Le tout nouveau testament"

http://le16.be/2015/09/19/tout-nouveau-testament-film-poevoorde-dormael/

Écrit par : L'enfoiré | 24/12/2015

La mort, un sujet tabou ? Pas d'accord !
Beaucoup moins que la vie en tout cas, contrairement aux apparences.
Au point que l'espèce humaine est victime d'une prolifération dont n'osent traiter qu'une minorité d'individus, alors que la société en subit les effets mortifères, par inflation et asphyxie.
La mort, au contraire, a toujours inspiré les grands comme les petits intellectuels, dans des évocations allant des plus dramatiques aux plus drôles Il est permis de pleurer ou de rire de la mort, alors qu'il est universellement admis que la vie ne doit être qu'un sujet de réjouissance pour tous et partout.

Écrit par : Claudec | 28/12/2015

Absolument d'accord avec vous.
Si on ne parle pas de corde dans une maison de pendu le jour où on le découvre, cela ne fait pas un pli, dès les jours suivants, ceux qui restent chercheront, à s'y retrouver, curieux ou intéresser.
Rire de la vie et des vivants est plus délicat, demande plus de tact pour éviter les réactions susceptibles.
Ne quittez pas, dès samedi prochain, on y revient dans le passé dont vous parlez.

Écrit par : L'enfoiré | 28/12/2015

Des chercheurs auraient-ils trouvé un moyen de prolonger l’existence?

Aux USA, une équipe de chercheurs de l’université de Rochester a trouvé comment prolonger l'existence de souris de laboratoire de 30%, rapporte Le Monde, qui précise que les résultats de cette étude ont été publiés dans Nature.
Le début de la vieillesse est marqué par l’apparition de cellules sénescentes, c’est-à-dire, de cellules qui commencent petit à petit à arrêter de se multiplier. Elles n’ont cependant jamais été considérées comme indésirables, car il a été prouvé qu’elles pouvaient, dans certains cas, prévenir le cancer et qu’elles contribuaient grandement à la cicatrisation.
Mais l’équipe de Jan van Deursen a voulu tester ce qui se passait lorsque l’on retirait ces premiers signes de vieillesse du corps. Cela pouvait-il la faire reculer?
Les derniers cobayes en date étaient des souris communes, mais génétiquement modifiées, de façon à ce qu’elles fabriquer un enzyme dans les cellules sénescentes. On leur a injecté un produit activant les enzymes et provoquant la mort des cellules.

Une cure contre certaines maladies?
L’injection de ce produit à raison de deux fois par semaine dès la moitié de leur vie conduisait à prolonger leur existence d’un tiers, et conduisait à éviter l’apparition de nombreux signes de vieillesse : la diminution de l’activité, les cataractes, les pathologies cardiaques, graisseuses ou rénales et, paradoxalement, … le développement du cancer.
Seuls petits hics : la cicatrisation est bien plus lente, certaines cellules sénescentes (du colon ou du foie) ne se détruisent pas, tout comme les lymphocytes. Et certaines souris ont continué à vieillir comme si de rien n’était.
Il reste donc encore beaucoup de choses à étudier avant de penser à une application humaine…

Source: http://fr.express.live/2016/02/05/chercheurs-prolonger-la-vie/

Écrit par : L'enfoiré | 05/02/2016

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