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31/10/2015

La santé, ça n'a pas de prix !

Quand j'ai commencé ce billet, je n'aurais jamais pensé qu'il serait d'une aussi grande actualité. Voyons les points de contacts dans l'ordre.

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Le 19 octobre France3 présentait une émission "La santé en France".

Je n'ai pas pu voir l'émission en direct et malheureusement, elle n'était pas disponible à la rediffusion en Belgique, en raison de droits concédés par France Télévision.

Je me contenterai du débat qui lui était visible en différé.

Ce fut un débat sur une enquête concernant les inégalités territoriales, sociales et environnementales qui se creusent depuis une dizaine d'années. 


Étaient présents, un député qui s'est occupé de la réforme de la santé, une doctoresse hospitalière, auteure du livre "Santé, le grand fiasco", un médecin généraliste, une économiste et un sociologue, auteur du documentaire et du livre "Hôpital en sursis".

Il parait qu'en France, la santé ne cessait de s'améliorer jusqu'en 2000. Ce n'est qu'après que la situation sanitaire de nombreux territoires s'est détériorée.

Une inégalité s'est creusée entre ceux qui souffrent et ceux qui combattent pour faire reculer l'inégalité.

Bref, à les entendre, si des égalités existaient quelque part, ce n'était ni dans la santé française ni dans son traitement.

0.jpgPasse-t-on du fiasco au sursis ou du sursis au fiasco? 

Il s'agit de parler d'un désert médical avec un temps d'accès difficile pour les patients vu les distances qui allaient jusqu'à 60 kilomètres et de la présence d'une moyenne de trois patients pour un généraliste.

Cela a engendré une fracture Nord-Sud avec Paris, au centre, qui s'en sort mieux.

Les officiants médicaux privilégient les zones dans lesquels, ils peuvent encore garder un esprit de famille comme tout le monde.

Le sacerdoce du sacrifice n'existe plus. Il s'est restreint avec les 35 heures.

Les patients trop lointains doivent trouver leur propre solution aux problèmes. Quand on pense aux difficultés de déplacements, le service public de proximité est toujours préconisé pour les deux camps.

Le médecin généraliste ne veut plus devoir se déplacer au premier appel jour et nuit. Une déclaration qui ne mérite pas les huées. Les visites à domicile dans les problèmes d'embouteillages, de parking ont plus qu'accru.

La paperasse administrative s'est embourbée dans les obligations nouvelles. 

Quant aux services de secours, ils devraient là uniquement pour les urgences.

La concentration de médecins dans les villes n'en a été qu'une résultante.

La médecine s'est féminisée, est-il constaté. 

On a tous oublié la pièce du bon "Docteur Knock" que Luccini a repris à son compte.

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Pourtant, ce n'est pas pour rien que les services d'urgences récoltent tout ces genres de manque de médecins et de soins médicaux.

Cela malgré les journées devenues longues et les dégradations qui ont poussé le temps de consultation à une longueur maximum d'un quart d'heure par patient. Il n'a plus le temps de se repositionner Pour le médecin généraliste, les consultations sur rendez-vous se sont multipliées. 

Les nouveaux stagiaires sont heureusement plein d'envie d'en mordre, mais la fac reste théorique. Etre sur le terrain les fera réfléchir et réagir en réactualisant en fonction des normalités.

Du côté Etat, on espère que les soutiens financiers proposés inciteront les jeunes médecins qui n'ont pas encore de clientèle régulière, a entreprendre les études universitaires qui sont de plus en plus chères et longues.

Mais ces incitants financiers se réduisent très vite face à la vie réelle et les inconvénients rencontrés sur le terrain.

Le médecin traitant n'est souvent plus qu'un intermédiaire qui oriente vers un spécialiste tandis que l’hôpital est devenu la cocotte minute de la médecine.

Alors que la complexité du métier augmente, le temps manque souvent pour mettre à jour ses connaissances dans les colloques de médecins pour les réactualiser.

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L'ordinateur est devenu l'outil indispensable qui permet de "sauver les meubles", de garder des traces du statut médical des patients.

Une panne machine et c'est un nouveau rendez-vous à planifier.

Les sciences médicales évoluent parfois plus rapidement que prévu et se spécialisent à outrance. 

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Si le tiers-payant amortit les problèmes financiers, la règle générale est devenue "faire toujours plus mais avec moins de moyens".

Partager entre ce qui est urgent et important n'a jamais été aussi vrai.

Les gros risques passent avant. Ce n'est pas du "first in, first out" aux services des urgences.

La multiplication des actes médicaux sont parfois devenus une plaie. Planifier dans une "check list" se révèle souvent sans aucun intérêt.

Une usine à gaz bureaucratique les soins de santé?

Evidemment. quand je me rappelle qu'avec l'informatique, on allait diminué cette administration, j'en ai tout à coup, la nausée...

Les assurances privées couvrent ce que les mutuelles ne protègent pas. L'assurance hospitalisation en fait partie pour couvrir les risques.

Tiens, c'est tout comme le deuxième et le troisième pilier de la pension de retraite, qui sans eux, réduiraient la retraite à une peau de chagrin.

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Mais c'est vrai, l'augmentation de prix des cotisations de mutuelles complémentaires est, en fait, un système régressif, qui pénalisent ceux qui sont les plus pauvres. 

L'assurance hospitalisation reste souvent inaccessible surtout quand ce n'est pas l'employeur qui intervient via une assurance groupe. 

La conclusion proposée à l'émission fut de dire que le système de santé français fonctionnait bien, mais que faire régresser les inégalités restait une opération toujours en cours.

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Le même 19 octobre, version belgeJean Hernesse de la Mutuelle Chrétienne était invité et lui aussi, de l'autre côté de la barrière, avait ses propres revendications:podcast

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Parler du budget de la santé pour l'année 2016, fixé entre autres par le gouvernement fédéral, c'est parler de nouvelles économies rejeté par le Conseil Général de l'INAMI.

La crainte d'atteindre à la vie a été très vite rétorquée comme faille à ce système.

La Ministre de la Santé, Maggie De Block, disait que le patient ne ressentira aucune effet de la réforme, des coûts supplémentaires dus aux assainissements budgétaires que le gouvernement avait décidé.

Non, "une nouvelle paire de seins, ce n'est pas une nouvelle paire de chaussures

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- C'est vrai, mais c'est un budget sans souffle, sans perspectives à long terme pour une population vieillissante et sujettes à des maladies chroniques, dit l'invité.

- Il faudrait réorienter l'ordre des soins vers les soins de première ligne chez soi, avant d'aller vers les hôpitaux qui était dans la concertation des différents acteurs de la santé", poursuit-il. 

0.jpgFaire des budgets restent la pierre angulaire du futur en établissant des priorités dans une période de vaches maigres.

Aucune réduction, ni d'augmentation de couverture sociale n'est prévue.

- Réduire les frais d'optique ou d'appareils auditifs n'a pas été envisagé. L'enveloppe du secteur des hôpitaux et des médicaments a été mieux réévalué tandis que les budgets des soins à domicile, eux, ont été ne l'ont pas été ou ont été rabotés. Revaloriser le médecin généraliste pour éviter l'hôpital qui coûte plus cher. Le nombre de lits d'hôpitaux est suffisant à revoir en fonction des nouvelles techniques médicales transportables à domicile avec un lieu adapté à la revalidation intermédiaire entre l'hôpital et le domicile", reprend-il.

0.jpgL'attribution des numéros de l'INAMI est devenue une saga.

Numéros sans lesquels, faut-il le rappeler, les nouveaux médecins ne pourraient pas assurer le remboursement des frais à leurs patients.

- Le contingentement des médecins date des années 90 et devrait être revu.

Limiter les nombres de médecin, c'est en amont qu'il faut l'évaluer et non pas en aval, par l'organisme de l'INAMI.

0.jpgY a-t-il trop de médecins?

La dimension du pays, l'écartement géographique entre les villes, est bien plus réduit qu'en France. 

Organiser la permanence médicale par des gardes est l'investissement qu'il faudrait réaliser avec des assistants pour des actes simples de premières urgences (vaccins, prise de tensions..) et ainsi libérer les médecins des actes plus complexes.

Les désaccords de rationalisation des actes médicaux se sont manifestés avec la Ministre Maggie De Block et ont augmenté les craintes des syndicats.

Une remarque s'impose: le dossier médical, maintenu par le médecin traitant pourrait se retrouver en partie sur la carte d'identité en place de la carte de l'INAMI. Celle-ci a déjà remplacé les vignettes, alors que les prestations médicales obligent l'utilisation de ces dernières pour être remboursées par les mutuelles.

Est-ce une version moderne à deux vitesses qui se mord la queue?

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Toujours le 19 octobre, des piquets de grèves sur les routes ont empêché les secours médicaux d'opérer.

Deux personnes y ont perdu une chance de vivre. Un chirurgien qui ne parvenait pas à l'hôpital et une personne qui bloquée n'était pas parvenu à l'atteindre. 

La justice interviendra pour établir les responsabilités.

Bien entendu...

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0.jpgPuis, ce fut la "bombe": l'annonce de l'OMS qui disait que la viande et les charcuteries étaient cancérogènes en ôtant encore l'envie de manger aux consommateurs.

Tollé du lobby de la viande. Bien sûr.

Suspicion des consommateurs à se demander ce qu'ils pouvaient encore manger. 

Avec humour, on pourrait se demander si les "efforts" de garder une population belge en bonne santé  par l’augmentation des taxes sur les cigarettes et des boissons sucrées, le gouvernement n’aurait pas raté le coche en ne taxant pas plus les viandes par la même occasion.

Eviter de manger carné demanderait encore d’autres sacrifices.

Mais de cela, j'en avais parlé dans "se nourrir autrement".

Selon l'OMS, 500g de viandes par semaine et 30g par jour de charcuterie, devrait être la limite maximum. Le Belge dépasse, en moyenne, de 100g pour les viandes rouges, mais serait en dessous de la norme pour la charcuterie. L'homme est catégorisé parmi les omnivores. Ne l'oublions tout de même pas. 

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Mardi dernier, France2 présentait "Les pouvoirs insoupçonnés de notre alimentation" et ARTE présentait un Thema "Douleur: des maux, des remèdes, des scandales", "La douleur, un marché?" (les antalgiques et leurs risques) et "Une vie de douleurs" (douleurs chroniques).

0.jpgL'OMS s'endort-elle en oubliant d'informer des risques des médicaments antalgiques en vente libre? Apprendre à maîtriser le mal pour l'éviter?

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0.jpgL'accident en France, un autre drame de la route. Une fatalité ou un manque de précautions dans un virage dangereux qui a coûté la vie d'une quarantaine de personnes?

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Puis, pour finir, il y a eu l'histoire de Simone qui en a eu marre de vivre et qui a choisi d'en finir avec la vie avec l'aide de son médecin....    

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Réflexions et questions:

Décidément, ces deux dernières semaines, la santé des contemporains entraîne toutes les voies médiatiques aux yeux et aux oreilles de tous les consommateurs.

Les pénuries ne seraient-elles pas organisées en nourriture ou en hommes?

Il faudrait que nous devenions tous des ascètes.

Pourtant, il n'y a rien de plus "dangereux" que de vivre!!!

Alors tout est en place ou presque pour assurer cette dangerosité quitte à se poser quelques questions, alors qu'on veut vivre de plus en plus longtemps en bonne santé.

Avoir fait un résumé de la diversité de tous ces évènements donne un ensemble qui de choses de la vie, toujours appréciable à condition que cela se passe bien, que l'on sait pourquoi la vie peut être belle jusqu'au moment de passer le flambeau au suivant.

L'acharnement médical, dont il n'a pas été question, est à prendre en considération quand on pense à cette Simone.   

Les experts n'ont-ils pas une tendance à faire exploser le tarif  des prestations en rapport avec la loi de l'offre et de la demande?

L'article "La santé, la plaque tournante de l'exploitation capitaliste?" semble y répondre.

En Belgique, la régionalisation des soins de santé est devenue une compétence régionale ainsi que dans la répartition des soins. 

Le risque d'une médecine à deux vitesses entre le nord de la Belgique et le sud y est tout aussi important qu'en France.

Les maisons de repos dans certaines régions ne vont pas s'ouvrir parce qu'il n'y a pas de budgets en suffisance en Belgique.

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Est-ce pour cela que leur gestion est souvent reprises par des sociétés françaises?

Ici, on entre dans un autre débat auquel je reviendrai peut-être.

Les médicaments sont une source de rendement considérable en fonction du nombre de patients pour les utiliser.

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Lors de la proposition d'un autre médicament pour mon épouse, j'ai demandé au médecin, un temps de réflexion pour en déterminer les effets secondaires.

Sa réponse a été automatique avec un sourire en coin: 

Si vous faites confiance à Google...

Faire confiance à Google? A un moteur de recherche? Une entreprise commerciale qui se paye par la pub?

Faut pas rêver.

Cette source d'informations n'est pas un remplaçant au médecin, mais c'est un moyen pour le patient de ne pas mourir idiot en se laissant mener au doigt et à l’œil et ce n'est pas Google qu'il faudra appeler pour s'informer. Allez, jeune fille, réveillez-vous nous sommes au 21ème siècle. Le siècle d'Internet.

Je me rappelle d'un billet dans lequel j'avais écrit un hommage à Bourvil.

A l'époque, Internet n'existait pas, on a dû lui dire un jour, vous avez la maladie de "Khaler", un doux nom qui cachait un médecin qui avait donné  son nom à  la maladie.

Cet article se terminait par cette constatation: "Comprendre vraiment par A+B avec des mots que le patient attend, reste un exercice d'équilibriste face aux spécificités. Les manières de recevoir "le" message seront en plus acceptées ou non en fonction d'une culture. Il n'en reste pas moins que le patient reste pieds et poings liés aux dires du médecin. Avant le malade se trouvait cobaye de sa nature humaine. On a changé seulement d'interlocuteur interprète". 

0.jpgC'est vrai, Internet pousse parfois à l'automédication.

Internet présente souvent une médication dont on ne connait ni la provenance, ni le degré d'authenticité et de succès.

Cela provient du seul facteur "prix" qui est intervient en premier pour ceux qui ne savent plus se soigner par les voies plus officielles.

De grandes surfaces paramédicales risquent ainsi de tuer les plus petites pharmacies.0.jpg

Aujourd'hui, Internet est devenu du "minimir" que l'on veut voir devenir un "maximort" à faire un maximum.

La réponse à l'exclamation:

- La santé, ça n'a pas de prix!!!

- Elle est même hors de prix pour celui qui a des problèmes à cause de son coût. Une bonne santé, n'est-ce pas le souhait le plus utilisé au changement d'année?

Quand tout va mal comme le chantait Gaston Ouvrard, alors, la sante n’a plus de prix, même avec le coût financier, au moment de passer à la caisse:

Bien sûr, les tarifs ne sont pas les mêmes partout.

1.jpgEn Europe développée qui se veut à la pointe, on mutualise. On a pris l'habitude de rembourser ceux qui investissent dans leur avenir de santé.

L'assurance hospitalisation couvre les surcoûts. 

Les médicaments génériques ne peuvent apparaître sur le marché qu'après la période déterminée par la fin des brevets.

0.jpgLe prix de la santé est amorti pour ceux qui investissent comme officiants de la santé et pour ceux qui en seront les consommateurs obligés.

Aux Etats Unis, l'Obamacare est toujours dans les limbes de la mutualisation jugée trop "sociale".

Deux choix de sociétés occidentalisée opposés pour résoudre le problème de la santé. 

En dehors de cet occidentalisme, on cherche à le devenir en procédures de développement qui ne coûtent rien puisque l'être humain est considéré comme ayant moins de valeur intrinsèque.

Les brevets pharmaceutiques y sont moins sollicités et les copies moins traquées.

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Deux nouvelles questions ne serait-il pas bon de se les poser:

La vie a-t-elle un prix quand on constate le peu de considération que certains en font comme candidat kamikaze? 

Demain, faudra-t-il se rendre compte que les budgets qui ne vont faire qu'augmenter, s'inscrivent dans la normalité des prix au raz des pâquerettes parce qu'on ne peut plus les payer au prix fort?  

Quant à l'information, d'où qu'elle vienne, même comprise imparfaitement, a aussi une valeur intrinsèque qui même erronée, obligera le patient à l'analyser et à la contrebalancer avec d'autres.

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Passons aux travaux pratiques

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L'UCL, Saint-Luc pour les intimes, est un hôpital universitaire de Bruxelles.

Même la famille royale s'y paye des "sorties réparatrices".

Universitaire, cela veut dire beaucoup de stagiaires et de jeunes qui déambulent dans l'environnement.

J'ai eu l'occasion de fréquenter cet hôpital presque comme domicile temporaire dans une histoire de cancer du sein

J'ai re-fréquenté l'UCL récemment lors d'une opération de mon beau-frère qui devait se "forbir" d'une nouvelle hanche par une charmante chirurgienne à laquelle il m'est venu à l'esprit de chanter:

 

Mais laisse mes mains sur tes hanches 
Ne fais pas ces yeux furibonds 
Oui tu l'auras ta revanche 
Tu seras ma dernière chanson 

Un samedi matin automnal, je m'étais baladé en jogging dans les allées de cet hôpital qui occupe une surface et un volume non négligeable.

Un parking payant fait le plein presque tous les jours. 

En semaine, c'est la bérézina pour trouver une place dans le parking. 

Un héliport l'avait amputé d'une surface non négligeable, alors qu'à première vue, l'espace réservé aux hélicos semblait ne jamais avoir été utilisé. 

Pas de SAMU en Belgique mais un SMUR, héliporté par deux hélicoptères pour le pays entier.

Mais ce samedi, l'activité de weekend tournait au ralenti.

L'"usine à gaz" était au repos.

A l'intérieur de l'hôpital, quinze niveaux accessibles par des ascenseurs à programmation sophistiquée. Amusant de voir des nouveaux utilisateurs qui découvrent tout surpris, de ne pas avoir compris l'efficacité de la sophistication en pensant encore pouvoir sélectionner l'étage à l'intérieur de la cabine alors que le choix se fait de l'extérieur. 

Une fois arrivé à l'étage, les routes se suivent et se ressemblent.

Pourquoi, je parle de routes?

Mais, parce que tous les couloirs sont des routes numérotées.

Non, elles ne sont pas là pour mener à des bi-routes. Mauvaises langues!!! Ce sont des multi-routes.

Le seul problème, c'est que personne n'a pensé à des Hopi-GPS pour s'orienter.

Pour en donner l'illusion, il y aura bien une petite infirmière qui pourra jouer cet office en disant:

- A ce carrefour, prenez la deuxième sortie et puis continuez tout droit.  

Arrivé à destination au bout d'une route, ce sont les chambres.

Jolies et modernes, rien à dire à leur sujet.

Un personnel accueillant a une moyenne d'âge très jeune, encore plein d'enthousiasme et de sourires.

Deux lits par chambre.

Puis, pour le visiteur, l'attente que les heures s'écoulent en compagnie de celui qui aurait préféré aller au cinéma plutôt qu'être enfermé dans une chambre avec le compagnon de nuit qui ronfle à côté de lui.

Les repas, ce n'est pas du low-cost, même si ce ne flashe pas avec cinq étoiles. 

La visite terminée, c'est la descente au Rez-de-chaussée avec quelques commentaires variés qui s'entrechoquent dans l'ascenseur.

Sur la façade extérieure principale, la mention bien en évidence "L'hôpital pour la vie", "Soins pour la vie", "Recherche pour la vie", "Enseignement pour la vie"me refait sourire, surtout en pensant à ce que je découvre ensuite... en plus caché derrière un chemin nommé pompeusement "Avenue Hippocrate".

0.jpgIl se poursuivit en me menant aux secteurs des "Dons de corps" et à la "Morgue" en passant par la "Banque du sang". Ce n'est plus vraiment le verbe "passer" qui s'imposerait mais celui de "trépasser".

Il faut bien le dire tout de même, si on vient ici pour la vie, on y vient aussi pour mourir. 

Curieux tout de même de parler de banque dans un environnement hospitalier. Dracula y habiterait?

Non, j'oubliais que l'argent c'est le sang de la vie...

Quant à la morgue, puisque la mort fait pas partie de la vie par sa fin comme la naissance par son début, pourquoi pas?

Devant moi dans l'allée qui y mène, un jeune qui encapuchonné qui ne se sent pas suivi, va dans cette direction en sautillant.

Comique de situation...

Je le suis à quelques mètres de distance pour m'assurer de son but.

Ouf, il ne continue pas son chemin jusqu'à cet aboutissement funeste.

Il dérive vers la bibliothèque universitaire.

Je l'abandonne et reviens sur mes pas sous le chapeau des couleurs automnales des arbres...

J'arrive enfin devant une plaque commémorative qui parle de Carl von Linné.

Cette gloire historique a été à la base de la juxtaposition de deux termes: le genre et l'espèce.

Le genre et l'espèce, tout un programme que l'on remet au goût du jour à terme échu. Non?

Le genre d'espèce que l'on pourrait faire dévier sur le terrain plus glissant des espèces sonnantes et trébuchantes, aussi à terme échu.

Pour parler d'argent, il faut ajouter que pour l'avenir de cet hôpital, il y a un projet de reconstruction avec une mise de 700 millions d'euros sur dix ans.

Attention, il est dit que c'est une reconstruction virtuelle et matérielle avec optimisation informatique du trajet pour le patient. Sont prévus un nouveau centre de cancer et un autre nouveau centre psychiatrique. Mais il est affirmé que cet hôpital académique est sous-financé.   

Un "Retour vers le présent?". Celui-là, je le connais et le vis.

Le film original "Back to the future" imaginait ce qui pourrait se produire dans 30 ans, après le 31 octobre 1985.

C'est à dire aujourd'hui.

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C'est alors que, je ne sais pourquoi, je me mis à rêver dans le même temps de 30 ans en remettant le stéthoscope sur le thorax du futur dans un nouveau "Back to the future".

Bruno Coppens qui avait joué le futurologue podcastmais ce limitait dans un futur politique de 20 ans.

 

Cette fois, le 31 octobre 2045 avec la santé dans le viseur 

Ce matin-là, le jeune Michel à 83 ans, reprend son quadricycle électrique avec programme "Resolve". Il l'utilise pour se tenir en forme. Il se dit toujours jeune puisque qu'on lui dit qu'il peut atteindre 135 ans aujourd'hui.

Sa voiture autonome est restée au garage. Il l'utilise pour les grandes distances. 

Il a l'intention de se rendre à l'hôpital parce que son "HealthCare" lui a dit qu'il devait s'y rendre pour une révision d'un des circuits importants qui règle sa locomotion. Un circuit qu'on lui avait implanté dans la jambe depuis quelques années. 

Il aurait préféré de remplacer son "HealhCare", implanté sous la peau par un patch "HealthScan" de nouvelle génération bien plus simple. 

S'il ne ressent plus aucune douleur pour placer "Healthcare". L'opération ne dure que quelques minutes. Le mal est court-circuité par des nano-particules pour que le mal n'arrive pas au cerveau.  

Il se souvient de l'imprimante 3D qui s'était enrayée lors de la dernière implantation d'un os défectueux et il avait fallu recommencer l'opération. Rien que du temps perdu...

"Dire qu'il y a des idiots qui pensent insérer un nouveau cerveau à un patient qui a une affection incurable des méninges. Mais il faut bien que les scientifiques rêvent un peu", se dit-il. 

Michel est-il bionique?

Bien sûr, un peu.

Mais, il n'est plus question de parler de remake des feuilletons des années 70.  

"L'homme qui valait 3 milliards" et "Super Jaimie",  il avait de vagues souvenirs quand ces feuilletons ressortaient sur la chaîne "Nostalgie". Feuilletons remastérisés en couleur et en relief.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Aujourd'hui, plus rien n'est "classifié secret" et tout est remplaçable dans le corps humain à des prix parfois sacrifiés 
grâce aux technologies qui ne font que baisser de prix.

Michel est loin d'être un robot. Il n'en a pas l'apparence.

Malgré son âge, il sait encore très bien compter et peut courir quand il le faut mais sans chercher les exploits.

Si Michel a eu une vie bien remplie et très agitée, il n'était pas cascadeur comme ses illustres prédécesseurs de films d'antan.

Il a travaillé jusqu'à 75 ans et a changé trois fois de profession. Deux années sabbatiques cumulées ont coupé cette longue période. 

Ce jour-là, il devait donc rejoindre l'hôpital. Pour savoir si la route et les chemins qu'il allait emprunter, n'étaient pas trop encombrés, il a pris son nouveau portable en 8G. 

Après avoir introduit sa destination et l'heure du rendez-vous par sa voix, le mini-écran s'est mis à projeter une image virtuelle ultra-rapides à hauteur des yeux. Un défilé d'images qui résumaient tout ce qu'il allait rencontrer comme circulation pour arriver à destination en choisissant le chemin le mieux adapté dans le temps imparti avec son choix de locomotion. Pas de message d'alerte pour l'avertir d'une impossibilité. Ok... on y va.

Galileo est très précis dans l'espace et le temps nécessaire pour atteindre une destination.

Il se rappelle l'époque des bouchons quand les voitures suivaient uniquement les routes en 2D. Les voitures autonomes et les transports en commun ont bien réduit ce genre d'encombrement. Quelques mini-hélicoptères ont permis de désengorger les routes principales.

La 3D est d'ailleurs partout. 

On se véhicule en 3D. On construit avec une imprimante 3D. 

Comme Michel a parfois quelques défauts de mémoire, il espère qu'on va pouvoir lui injecter quelques neurones rafraîchies par la banque de cellules souches à son nom.

Ce serait dommage de ne plus se souvenir de son passé, lui qui est déjà à son cinquième volume de mémoires sur Mondianet. 

Arrivé au parking, à chaque embranchement, Michel n'a plus à s'en faire de la place disponible. 

Le réseau de l'hôpital l'a pris en charge dès son arrivée. 

Le réseau "Badge Fidelity", appelé BaFi, a reconnu le signal de son badge et dirige automatiquement son tricycle vers un endroit à dimension ajustée à sa taille dès qu'il l'abandonne.

Quant à lui, il n'a plus qu'à tendre l'oreille à son 8G qui le dirige dans le dédale des couloirs. C'est vrai, il y a vraiment de quoi se perdre puisqu'il ne vient pas souvent. Il n'y a presque plus jamais de retard pour les visites. Tout est chronométré au plus juste.

Accuse un retard, c'est presque devenu déshonorant.

Dans l'ascenseur, Michel programme déjà son retour. 

Il réserve deux places dans le restaurant local qui prépare d'excellents steaks éprouvettes et des sauterelles au miel pour le désert.

Au retour, ne faisant pas suffisamment attention devant lui, il bouscule un gars sur un Hoverboard à roulettes et se fait méchamment tancé avec du sang sur le visage..

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- A force de regarder son G, on ne regarde plus devant soi", se dit Michel en silence avec un sourire.

Ah oui, c'est Halloween, j'avais oublié. Beau costume", dit-il à haute voix, après s'être excusé.  

Un Dracula sur coussins d'air, quelle belle idée en lévitation électromagnétique sur coussins d'air.

Cela demande un sérieux appel d'air. 

Et de l'air, il faut bien le dire, il n'y en a plus beaucoup en ville....

Alors que lui dire? Bon appétit ou "à votre santé"

 

Quelques photos de l'UCL à notre époque (en un clic)

L'enfoiré,

 

Citations:

  • La meilleure santé, c’est de ne pas sentir sa santé.”,Jules Renard 
  • O santé ! Santé ! Bénédiction des riches ! Richesse des pauvres ! Qui peut t’acquérir à un prix trop élevé, puisqu’il n’y a pas de joie dans ce monde sans toi ?”, Ben Jonson 
  • Quand nous sommes jeunes, nous dépensons notre santé pour se faire une fortune... Et quand nous sommes vieux nous dépensons notre fortune pour se faire une santé !”, Anonyme
  • "La vie est une maladie mortelle", Woody Allen 

 

0.jpgMise à jour 13/11/2015: Flambée du prix des chambres individuelles dans les hôpitaux:  podcast

 

Mise à jour 10 novembre 2015: Les prothèses de hanches en fonction des hôpitaux remises en question par la Mutualité Chrétienne:

podcastpodcast

Mise à jour 13 mars 2016: Il y a les spécialistes et puis il y a le "Médecin de campagne" qui a presque disparu... Il fallait un film:


Commentaires

Le patient est encore bien protégé en Belgique et dispose d’un système confortable et avantageux pour lui.

Par contre , les prestataires de soins sont beaucoup plus malmenés.

Le pharmacien a encore une renommée de profession libérale bien payée.

Les choses ont bien changé et ce n’est plus du tout au gout du jour!

Les bénéfices des pharmacies chutent chaque années à cause des décisions gouvernementales.

Le pharmacien est un spécialiste de la santé et il réalise essentiellement son chiffre d’affaire grâce aux médicaments remboursés.

Sur chaque spécialité vendue , le pharmacien a une marge bénéficiaire plafonnée.

Çà a toujours été le cas mais ce qui change, c’est le nombre de produits chers de plus en plus nombreux.

Ceci entraîne une baisse conséquente des revenus et une véritable mise à mort des petites officines.

Il faut savoir aussi que chaque fois que le pharmacien délivre un médicament remboursé par l’INAMI, il avance l’argent .En effet , il doit payer son grossiste dans le mois mais ne reçoit l’argent de l’INAMI que 3 mois plus tard voir 6 si le patient dépend du CPAS.

Dernièrement , le MàF est apparu.

Le MàF est un système qui limite les dépenses de soins de santé du ménage. Si les frais médicaux du ménage atteignent un montant maximum au cours de l’année, la mutualité rembourse intégralement les frais qui viendraient encore s’ajouter.

En pratique , ces patients ne paient plus rien dès que le montant maximum est atteint.

Le pharmacien avance à nouveau l’argent.

Quand on est au courant de tout çà , on se rend vite compte que la rentabilité des pharmacies n’est pas la même partout et que certaines qui sont implantées dans des quartiers défavorisés s’essoufflent plus vite que les autres.

Ma réponse: Merci pour cette version de l'autre côté du miroir. Dans l'ambiance actuelle, les pharmacies deviendront de grands marchés du genre super-shopping si pas super-bazar, de Parapharmacie qui feront des prix chocs comme il s'en est trouvé près de chez moi. Une économie d'échelle... J'ajouterais une autre concurrence: Internet qui donne l'accès à la bonne information et à la moins bonne plus publicitaire.

Écrit par : Léopoldine | 31/10/2015

En Thaïlande: Il existe deux systèmes, le privé et le public. Tout le monde est convaincu que le privé est meilleur parce qu'on paye plus cher, c'est dans la mentalité.

J'ai subi un IRM après mon second accident de vélo - au moins 15 jours de commotion.

Montré après à Bruxelles, on m'y a dit: mais ce truc est raté, quel est le charlatan qui vous a fait cela. Coût : 200 euros

Mon premier accident, je l'ai eu en ratant un virage dans une descente. J'ai toujours descendu très vite, j'adore cela. Bon, je connaissais la montagne que j'ai escaladé 153 fois. Un tout droit.

Mon habitude était de ne jamais avoir de casque mais toujours un bandeau très serré - à la Laurent Brochard mais tu ne connais pas. Le look d'enfer.

Boum, je fais un soleil et tombe sur le dessus du crâne. Ma copine me suivait en moto. De loin, elle ne descendait pas aussi vite que moi, ma spécialité, c'était de dépasser les bus à touristes nombreux à cet endroit. Il parait que je suis resté étendu sur la route et qu'aucun thaï en bagnole ne s'est arrêté, se contentant de m'éviter pour ne pas m'écraser. Ce sont des cyclos qui montaient qui m'ont ramassé. Je me réveille, remonte sur mon vélo et reprend la descente. En bas, je sens quelque chose de gluant dans ma nuque, mets ma main, merde c'était plein de sang.

Ma nana me dit, y'a un hosto tout près, suis-moi.

Je me suis évanoui à l'entrée. Le lendemain, j'étais dans une chambre avec plein d'appareils en tous genres et la tête entourée de bandelettes comme un pharaon après 2.000 ans de repos forcé.

Il parait que cela va. Rien que 17 points de suture, pas d'hématome interne.

Si je n'avais pas eu mon super bandeau (en vérité une écharpe en soie, ma tête aurait pété comme un noix de coco, je passais à la caisse.

- Combien ?

- 30 baths, Monsieur (1 dollar !).

C'était un hosto du service public, celui de l'université.

Quinze jours plus tard, on m'enlève les fils - ils en ont oublié un qui est sorti tout seul 6 mois plus tard. Est-ce grave, docteur? C'est une antenne pour capter une nouvelle chaîne de télé peut être?

- Combien ?

- 30 bath, Monsieur!

Comment fonctionne le système public?

Des médecins expérimentés à mi-temps comme profs, ils sont payés 1.500 dollars.

Les docs sont d'anciens étudiants pauvres qui n'ont pas payé leurs études, mais vont devoir ensuite prester 10 ans avec un salaire de misère.

Retour au privé.

Il faut comprendre la mentalité asiatique: les jeunes candidats docteurs vont dans des universités privées très chères, si chères que personne n'ose leur dire qu'ils sont incapables. A la sortie, papa leur payera une clinique et le pognon rentrera à toute allure: une journée de clinique, il y a 10 ans, c'était 9.000 FB par jour.

Garantie absolue qu'un médecin viendra vous voir une minute et puis se tirera.

Vous n'êtes qu'un chien européen, ont-ils tous en tête.

- Vous payez par chèque? sera le diagnostic, point.

Toutes les cliniques publiques ne sont pas forcément meilleures. Avec leur salaire de misère, les docs s'en foutent...

J'ai juste eu la chance que celle de l'université était juste au pied de la montagne.

Maintenant, il y a aussi les cliniques pour très riches: 1.000 à 2.000 dollars par jour... et des assurances privées variant de 2.000 dollars par an (cliniques moyennes) à 10.000 cliniques super propres, jolies infirmières, médecins très riches également.

On y a beaucoup de déférence à votre égard, c'est sûr.

La publicité pour les cliniques est permise...

Mon médecin habituel était prof dans une clinique publique mais j'allais dans sa consultation privée.

Un mec remarquable, je payais 10 dollars la consultation, il vendait également les médicaments.

Dans l'autre sens, il n'est pas rare de voir dans les pharmacies un panneau : "medical consultations by chemist"...

Dans les campagnes, par contre, c'est la misère.

Dans les tribus, rien sinon les décoctions et les prières à Bouddha.

Pour la situation au Laos, j'en parlerai plus tard.

Écrit par : Sapanhine | 31/10/2015

Dans un Écho du 19 octobre, il y avait un article en provenance des États Unis concernant Elizabeth Holmes, personne n’en a beaucoup entendu parler par ici.

Il s’agiaitt d’une nouvelle star de la Silicon Valley, que l'on associe un peu à Steve Jobs.
Elle veut révolutionner les tests sanguins.
C’est la plus jeune milliardaires qui ne l’à pas été par héritage.

En 2003, elle a déposé un brevet pour un patchwork qui permet lors de l’administration d’un médicament analyse avec quelques goûtés de sang de mesurer l’impact.
C’est un marché estimé à 75 milliards de dollars rien qu'aux Etats Unis.
Faire plus avec moins, elle y répond parfaitement puisque d’autres solutions sont beaucoup plus chères.
Sa société Theranos est évidemment attaquée.
Pas d’aiguille mais un appareil appelé Edison pour analyser attaqué pour manque de fiabilité et à cause du secret qui l'entoure et qui reste entier.
La discrétion peut-elle être aussi une bonne pub?

Quand je dis qu’il n’y a que les idées et leur réalisation qui payent...

Écrit par : L'enfoiré | 31/10/2015

alore comme sa C vous l'enfoaré de agoravox ?
une frite quoi !
vous faites des billets aussi la bas ?
comme billet j'ai trouvai sa : http://magicphoton.blogspot.fr/2015/11/du-journalisme-citoyen-au-journalisme.html
2 frites quoi !

Écrit par : moumou | 11/11/2015

Ouais, C moa, une fois
T'as pas oublié les moules
J"ai fait des billets la bas, mais j'en fais plu
J'ai vu lien dom-tom
Que des vérités qui sont justes, une fois
Je dirais pas 2 frites mais un véritable stoemp ou du waterzooi

Écrit par : L'enfoiré | 12/11/2015

Infections nosocomiales: 105 hôpitaux ont été passés à la loupe

L'Institut scientifique de santé publique (ISP) publie mardi, pour la première fois, une évaluation de l'hygiène au sein de 105 établissements de soins du pays. Il ressort notamment que le staphylocoque doré résistant à l'antibiotique méticilline (MRSA) est en forte diminution, pointe l'ISP, qui salue aussi le respect des recommandations pour l'hygiène des mains. Le document met par contre en exergue des manquements et des disparités entre les Régions.
L'un des points forts du rapport est "la diminution constante de l'incidence" des infections cliniques à staphylocoque doré "résistant à la méticilline (MRSA)", puisqu'elle a été divisée par trois en dix ans.
Au total, 105 hôpitaux (12 à Bruxelles, 39 en Wallonie et 54 en Flandre) ont fourni des données concernant l'hygiène dans leurs services. Ces données, datées de 2013, ont ensuite été classées par l'ISP sur base de trois indicateurs: l'organisation (existence d'un plan stratégique en hygiène hospitalière etc.), les moyens et effectifs investis en hygiène hospitalière ainsi que l'indicateur action. Ce dernier évalue la surveillance des infections et les audits réalisés dans les hôpitaux. Pour chacun des indicateurs, des disparités apparaissent entre les Régions.
Moins de quatre hôpitaux sur dix mentionnent l'existence d'un plan stratégique en hygiène hospitalière
Concernant l'indicateur "organisation", à peine quatre hôpitaux sur dix mentionnent l'existence d'un plan stratégique en hygiène hospitalière (HH) intégré dans le plan stratégique de l'hôpital, dont seulement 5 en Wallonie sur les 39. De plus, près de 20 hôpitaux ont un score d'organisation faible, avec un problème davantage marqué à Bruxelles (environ 40%). Ce faible score concerne à Bruxelles le centre hospitalier universitaire Saint-Pierre (3/6), l'institut Jules Bordet (2/6), l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (Huderf) (1/6) et les hôpitaux Iris Sud (2/6). En Wallonie, le centre hospitalier du bois de l'Abbaye et de Hesbaye à Seraing (2/6), le CHR de Verviers (3/6), le centre hospitalier régional de Namur (2/6), la clinique de Bouge (1/6), le centre hospitalier régional du Val de Sambre (2/6), la clinique Notre-Dame de Grace de Gosselies (2/6), les cliniques du sud-Luxembourg à Arlon (2/6) et le centre hospitalier de la haute Senne à Soignies (3/6) sont concernés. Quatre hôpitaux flamands obtiennent également un faible score pour cet indicateur.
Les indicateurs de moyens sont quant à eux "assez bons". Cependant, un hôpital sur trois n'a pas un référent en HH par service, et dans un hôpital sur 5, "la quantité de travail effectivement prestée par un médecin en HH est inférieure à la quantité effectivement financée". Plusieurs hôpitaux obtiennent un score inférieur à la moitié. En région bruxelloise, il s'agit de l'Institut Jules Bordet (3/7), l'Huderf (3/7) et les cliniques de l'Europe (3/7). En Wallonie, le groupement hospitalier liégeois ISoSL (cliniques du Val d'Or et Péri) obtient 3/7 pour cette catégorie et le centre de santé des Fagnes 3/7. Le score d'une dizaine d'hôpitaux en Flandre oscille aussi entre 2 et 3/7. Il apparaît encore que le nombre d'heures de formation en HH varie fortement entre les hôpitaux, ainsi que le nombre de participants.
Pour l'indicateur "action" (surveillance des infections et audits), une trentaine d'hôpitaux obtiennent un score "bas", dont une majorité en Wallonie. Pour cette Région, les moins bons résultats touchent le grand hôpital de Charleroi (9/20), le centre hospitalier de l'Ardenne (9/20), l'Intercommunale Hospitalière Famenne-Ardenne-Condroz (Ifac) (4/20), le CHR clinique St-Jospeh - hôpital de Warquignies (8/20) et le centre hospitalier de la Haute Senne (8/20).
Plusieurs établissements hospitaliers obtiennent un score moyen à faible pour les trois indicateurs. C'est le cas à Bruxelles et en Wallonie par exemple pour l'Huderf (1/6, 3/7 et 9/20), l'Ifac (4/6, 4/7 et 4/20), les hôpitaux Iris Sud (2/6, 5/7 et 11/20), les cliniques de l'Europe (4/6, 3/7 et 8/20), le centre de santé des Fagnes (4/6, 3/7 et 10/20), le CHR clinique St-Jospeh - hôpital de Warquignies (4/6, 4/7 et 8/20) et la clinique Reine Astrid de Malmedy (4/6, 4/7 et 11/20). Au nord du pays, il s'agit par exemple du Regionaal ziekenhuis St-Trudo de Saint-Trond, de Sint-Maria à Hal ou de Sint-Maarten à Malines.
A contrario, les scores de plusieurs hôpitaux sont élevés pour les trois catégories, comme Brugmann (5/6, 7/7 et 17/20), l'hôpital Erasme (idem), la clinique Saint-Pierre d'Ottignies (5/6, 7/7 et 16/20), les cliniques universitaires UCL (6/7, 6/6 et 18/20) ou encore le Centre hospitalier de Wallonie picarde à Tournai (5/6, 6/7 et 16/20).
A noter que quelques corrections ont été apportées par différents hôpitaux en 2015 à la suite "d'erreurs manifestes d'encodage", qui ne sont pas toutes intégrées au rapport national publié mardi.
A la suite de cette publication, l'ISP formule des recommandations, comme "l'intégration du plan stratégique en hygiène hospitalière dans le plan stratégique des hôpitaux" et le développement d'audits de processus. Il faut aussi encourager la participation à la surveillance des infections dans les unités de soins intensifs les sites opératoires.
L'exercice sera réitéré chaque année afin de mesurer l'évolution en matière d'hygiène.
"Une première étape", selon Test-Achats
Test-Achats juge "positive" la publication mardi par l'Institut de santé publique d'un rapport évaluant pour la première fois l'hygiène au sein de 105 hôpitaux du pays, signe de "transparence".
"Dans certains hôpitaux, 4% des admissions mènent à une infection nosocomiale, alors que ce chiffre peut atteindre 10% dans d'autres. Tous les hôpitaux ne fournissent pas les mêmes efforts pour prévenir ces infections", souligne Test-Achats. En 2009, l'organisation avait déjà demandé aux autorités "de lui communiquer le nombre d'infections contractées à l'hôpital ainsi que les résultats des campagnes d'hygiène pour les mains, et ce hôpital par hôpital".
Alors que de telles données étaient déjà disponibles pour la Flandre, c'est aujourd'hui la première fois que des résultats concernant la qualité sont rendus publics pour Bruxelles et la Wallonie, se réjouit Test-Achats.
Il s'agit là "d'un premier pas, mais il y encore du travail". Pour l'organisation de défense des consommateurs, il faut en effet aussi développer un système de contrôle "afin de garantir la fiabilité des données", car celles-ci doivent être fournies par l'hôpital-même qui doit être en mesure de les prouver, "mais aucun contrôle n'est effectué".
Il est également "crucial que les différents gouvernements travaillent ensemble afin de développer un site web central permettant d'informer les citoyens partout sur le territoire sur la qualité des soins", conclut Test-Achats.

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_infections-nosocomiales-105-hopitaux-ont-ete-passes-a-la-loupe?id=9132169

Écrit par : L'enfoiré | 12/11/2015

Décidément c’est ds l’actu!
Mais l’étude ne veut rien dire car ce n’est pas parce qu’un plan est mis en place qu’il est appliqué.
Les hôpitaux sont victimes de leur succès ………..çà devient un boulevard ou on se promène!

Écrit par : Léopoldine | 12/11/2015

Oui, radio Vivacité en a parlé ce matin dans "C'est vous qui le dites".
Tout est remis en question.
Je vais podcaster l'émission.
Les cas d'infections et de surinfections vont un jour obliger à mettre les gens en quarantaine.

Écrit par : L'enfoiré | 12/11/2015

Dans l'article, on parlait de nanoparticules dans le future;

Le cancer est causé par la multiplication incontrôlée de cellules. Toutefois, il est maintenant possible de transformer les globules blancs en tueurs de cellules cancéreuses, capables de les repérer et de les détruire pour juguler la maladie au moment où elle entre dans sa phase dangereuse.
Les chercheurs de l'Université Cornell aux USA ont constaté que lorsqu'ils attachaient une protéine TRAIL (inducteur d'Apoptose Ligand lié au facteur de tumeur nécrosante) aux globules blancs des nœuds lymphatiques, ceux-ci se transformaient en "cellules tueuses super-naturelles".
Car les globules blancs sont situés là où commence la métastase des cellules (c.-à-d. le procédé par lequel le cancer commence à se répandre). Lorsque la métastase a déjà eu lieu, le traitement est bien moins effectif.
"Dans nos recherches, nous utilisons des nanoparticules (les liposomes que nous avons créés avec la protéine TRAIL) et nous les attachons aux cellules naturellement tueuses" explique Michael King, responsable de l'étude. Il espère que les métastases des nœuds lymphatiques feront bientôt partie du passé.
Durant les recherches, effectuées sur des souris, les scientifiques se sont aperçus que les globules blancs localisaient facilement les cellules cancérigènes pré-métastasées et provoquaient l'apoptose (la destruction et désintégration des cellules), ce qui empêchait la maladie de se répandre.
Trouver une façon de cibler ces cellules est crucial dans le combat contre le cancer. Entre 29 et 37% des patients souffrant de cancers des poumons, du sein ou des intestins ont des métastases dans les nœuds lymphatiques lorsqu'ils sont diagnostiqués.


Source: http://www.express.be/articles/?action=view&cat=sciences&item=des-cellules-tueuses-de-cancer-bientot-un-traitement-en-vue-pour-ces-cancers-les-plus-dangereux&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 17/11/2015

Pourquoi plus de la moitié des études médicales scientifiques n'ont aucune valeur

Ces dernières années, les scientifiques ont été confrontés à un problème: les résultats des études ne peuvent pas être validés par une seconde étude. On estime ainsi que plus de la moitié des études scientifiques médicales ne sont pas réplicables, et que des milliards de dollars sont gaspillés chaque année dans des recherches reposant sur des études peu fiables.
Or, la reproduction des résultats d'une étude est la clef de sa fiabilité. Si les scientifiques font bien leur travail, pourquoi d'autres chercheurs ne sont-ils pas capables de reproduire les résultats?
Amanda Capes-Davis et ses collègues de CellBank Australia ont minutieusement examiné les études utilisant des lignées cellulaires humaines et ils ont découvert que de nombreux échantillons étaient contaminés. Une lignée cellulaire est une population issue de la culture d'une seule cellule, qui contient donc le même patrimoine génétique. Ces lignées cellulaires sont très utilisées dans la recherche médicale avant les étapes d'essais sur animaux ou sur des humains.
Les travaux de Capes-Davis ont montré qu'en 2010, 360 des lignées cellulaires étudiées étaient contaminées, et qu'en 2014, ce nombre avait grimpé à 438. Cela signifie que les études médicales reposant sur ces lignées cellulaires n'ont aucune valeur. La plupart des contaminations consistaient en des mélanges de cellules d'organes différents issus d'une même espèce (cellules de cancer de la vessie mélangées à des cellules de cancer du sein, par exemple) mais d'autres portaient sur la contamination de cellules humaines avec celles d'animaux, ou de cellules d'animaux contaminées avec des cellules d'animaux d'une espèce différente (rat, cochon et souris).
Des études précédentes ont montré qu'en fonction de la banque de cellules, la contamination peut varier de 20% à 85%.
Les recherches sur le cancer pourraient peut-être connaitre de plus grandes avancées si les échantillons de cellules étaient traités plus rigoureusement, conclut Quartz.

Source: http://www.express.be/articles/?action=view&cat=sciences&item=pourquoi-plus-de-la-moitie-des-etudes-mdicales-scientifiques-nont-aucune-valeur&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 19/12/2015

"Médecins-requins" dans les hôpitaux?
"Questions à la une" s'interroge

http://www.rtbf.be/video/detail_questions-a-la-une?id=2084517

Écrit par : L'enfoiré | 18/02/2016

"Question à la Une" a deux sujets sur la santé

1 – Mal au dos : une fatalité ?
8 personnes sur 10 auront un jour à faire face au mal au dos. C'est le mal du siècle ou plutôt des siècles !
Les douleurs chroniques concernent 20% des patients. Ces derniers vivent un véritable enfer : médicaments, infiltrations, recherches de remèdes miracles. D’autant plus que ces douleurs perturbent la vie quotidienne : rupture sociale, perte d'emploi ou encore isolement.
Comment y remédier ? Comment vivre avec ces douleurs ?
L'école du dos, tout comme le sport, peut parfois être une solution.
Quant à la chirurgie, très peu y auront finalement accès. Mais quelle chirurgie ?
De nouvelles techniques existent, comme la prothèse de disque lombaire, mais elles restent très confidentielles chez nous et beaucoup en ignorent l'existence.
Pourquoi les patients n’ont-ils pas plus recours à la chirurgie ?

2 – Médicaments : la vieillesse en otage ?
En moyenne 9 médicaments par jour, parfois jusqu’à 20. La plupart des personnes âgées ont des ordonnances à rallonge.
Pour les plus de 80 ans, le médicament est responsable de plus de 20 % d’hospitalisations. Et plus de 8000 décès par an.
Prescriptions inappropriées, dosages inadaptés, médicaments mal tolérés. Les risques d’accidents médicamenteux se multiplient.
Quelles en sont vraiment les causes ? Il y a les erreurs humaines dans la prise ou la prescription, mais aussi les interactions entre plusieurs molécules ou avec des aliments qui rendent les médicaments inefficaces ou toxiques. Un cocktail chimique aux conséquences désastreuses !
Quelle est la part de responsabilité des médecins, des patients et des laboratoires pharmaceutiques dans ces accidents ? Au-delà du problème de santé publique, cette overdose de traitements illustre une question de société : la médicalisation à outrance de la vieillesse.

http://www.rtbf.be/auvio/detail_questions-a-la-une?id=2100262

Écrit par : L'enfoiré | 13/04/2016

L'immunothérapie

http://www.rtl.be/rtltvi/categorie/tout-s-explique/2716.aspx

Écrit par : L'enfoiré | 24/04/2016

Questions à la Une : "Où sont les médecins ? - Abus d'antibiotiques"

http://www.rtbf.be/auvio/detail_questions-a-la-une?id=2166335

Écrit par : L'enfoiré | 08/12/2016

La saison de la grippe

http://www.rtbf.be/auvio/detail_matiere-grise-express?id=2056579

Écrit par : L'enfoiré | 10/01/2017

"Question à la Une" présentait un épisode relatif à la pharmacie:
"Médicaments impayables"

La maladie de l'Hépatite C
que le médicament "Solvaldi" de la société Gilead (racheté à Pharmacet) pourrait soigner mais qui coûterait 43.000 euros pour un traitement complet.
Il a fallu un an pour amortir le médicament pour Gilead
On n'estime plus le prix en fonction de ce qu'il a coûté mais en fonction de la valeur du médicament pour obtenir une bonne santé.

Le cancer
Médicament Xtandi, Perjeta, Herceptin, Capsula
des cures de 4200 euros qui porte à 300.000 euros pour un traitement complet.

La médecine à deux vitesse est en formation malgré les mutuelles.

http://www.rtbf.be/auvio/detail_questions-a-la-une?id=2179565

Écrit par : L'enfoiré | 26/01/2017

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