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23/09/2013

Journal d'un cancer du sein vu par l'autre bout (3-4)

Acte 2: La " Taxo chimio" commence

19-20 mars: Presque une habitude, la préparation pour la 4ème chimio. Au programme, la prise de sang et la visite médicale. Pourtant, cela sera différent.

La chimio Taxo avait été "taxée" de « différente » et peut-être de « plus méchante »...

Elle est censée empêcher la mitose des cellules cancéreuses. "Divide ut imperes" dirait-on dans un autre domaine plus philosophique.


 

Le Taxotere est pourtant ce qu'on peut qualifier de « saloperie curative ».

Deux nouvelles précautions : du Medrolla veille et les trois jours suivants pour, en principe, mieux supporter la chimio.

Sur la flasque à injecter la mention, je lis "Docetaxel 143 mg".

L'action du Medrol achevée, les problèmes commencent. Des malaises sans origine précise.

Et puis, il y a les gants "style frigo-box" portatifs pour refroidir mains et pieds pour donner une chance aux ongles. En fait, cela n'évitera pas vraiment qu'ils jaunissent et qu'ils deviennent friables en dépit des vernissages-dé vernissages à répéter tous les trois jours préconisés.

24 mars : Ce matin-là, première au levé du lit, mon épouse fait quelques pas, titube quelques mètres avant de s'étaler de tout son long sur le sol. Moi, encore sous les plumes et les rêves de la nuit qui saute, au jugé, en manquant l'écraser au passage. Troubles de la vue, chute de tension? Appel à un médecin de garde et ce sera garder le lit, pour le reste de la semaine. La température avoisine les 38°C mais, heureusement, ne l'atteint pas. En cas de dépassement, ce serait le retour d'urgence à la clinique comme il a été prévu. Il n'y a pas que le physique qui est au plancher, le moral aussi...

31 mars : La température est tombée... Première sortie du lit pendant cinq à dix minutes. Amélioration progressive mais... des saignements de nez avec résidus grisâtres qui font penser que la cervelle suive le même chemin. Des constipations se régularisent. Les chevilles enflent. Non, la cours des miracles n'est pas loin. Je sens que la décision de continuer à sourire, à garder l'humour, ne va pas être de la tarte.

5 avril: Visite exploratoire ou plutôt expiatoire chez le radiothérapeute-oncologiste. Le calme de celui-ci fait bonne impression et rassure d'après les échos que j'en apprends ensuite.

Un prospectus, transmis et qui dit "Traitement efficace, localisé qui utilise des rayonnement ionisants pour détruire les cellules cancéreuses dans la zone irradiée".

9 avril: La tension remonte au fur à la veille de la 5ème chimio. Peur de se retrouver au lit comme la précédente. Le jour avant, un nouveau, un jeune médecin probablement stagiaire prend note de toutes les doléances en confirmant que tout est toujours normal. Mais, normal, pour qui? Une question qui restera sans réponse puisqu'elle n'a pas été posée.

10 avril: 5ème symphonie en ut majeur... Oubli de placer les mains et les pieds dans les frigo-boxes portatifs. Retrouvailles avec l'occupante de l'autre lit. Une mère malade avec sa fille à son chevet. Le père, lui, est sorti de la chambre. Comparaison des expériences avant la visite de notre oncologue. Celle-ci arrive et ferme le rideau de séparation. Elle s'occupe de cette voisine et nous laisse, en sortant, un seul sourire. Elle reviendra, se dit-on. Le fait qu'elle ne le fit pas, engendre une petite déception de mon épouse qu'elle ne manque pas de me faire remarquer. La sensibilité et le besoin de réconfort oublient les réalités des urgences.

Après, ce sera le retour de l'infirmière "Bien être" avec qui quelques confidences avaient été échangées dès la première chimio. Elle nous apprend que ce sera sa dernière intervention. Il a été virée. Les raisons invoquées, une incompatibilité d'humeur et de manières avec sa hiérarchie. Deux ans de services, un peu lent comme réaction...

30 avrilLa 6ème et dernière chimio... Une sixième symphonie de Tchaïkovski, la "Pathétique", alors...

Parler de routine, alors que les infirmières sont différentes à chaque fois n'est pas conforme à la réalité. Faire des comparaisons entre elles, c'est remarquer que la piqûre dans le porte-à-cat se fait avec plus ou moins de facilité.

Une cote sur dix est attribuée. Rappel, de mettre les extrémités des mains et des pieds au froid est donnée. Pas question de rater "l'opération frigo-box" pour la "der des der". On veut le service complet même sans champagne. L'esthéticienne remplaçante, neuf ans de services, obtient la cote de six sur dix. de commun accord. 

Le Medrol est pris à dose suralimentée. Les rougeurs des joues font penser à une entrée du clown dans sa représentation. Pas de honte à avoir. Des problèmes d'eau dans les jambes, des chevilles enflées et c'est le sacrifice d'une paire de chaussure élargie.

Mais à part cela Madame la Marquise, si la maison n'a pas brûlé ou sauté, il faudra attendre la fin du mois suivant pour voir la suite des événements, en espérant qu'ils soient à la hauteur de l'investissement.

Même scénario, au quatrième jour après la chimio, tout redevient difficile pour quitter le lit. Les raideurs dans le bras et les doigts, le bout des doigts qui saignent et les crevasses, surtout la fatigue, sont du parcours.

Le Dafalgan a été remplacé par le Tradonal Odis, plus efficace.

Les quinze jours qui suivent, un nouveau calvaire. Le lit, le sauveur de dernier ressort. Le sommeil et une fatigue chronique s'installent. 

"J'en ai marre", une phrase qui revient en leitmotiv.

0.jpg29 mai: Simulation en vue de préparer à la radiothérapie pour localiser les zones à irradier. Le planning des séances est déjà fixé à l'arrivée. Pas question d'apporter de corrections. Tout est chronométré. Dates et heures fixées. Au patient de s'arranger.

10 juin: La radiothérapie commence. Tous les jours sauf les weekend. 26 séances. Six semaines dans la vue. En principes moins de 10 minutes par séance. A la sortie, les séquelles, les petites croix qu'il ne faudra pas effacer. Tracées au Fuchsine pour marquer le champ d'irradiation.... Faut donc porter sa croix pour l'occasion. Une des croix fait penser à un crucifix qui, au cou, tiendrait tout seul, sans chaîne. Le but de la radiothérapie, stériliser la tumeur, détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier tout en épargnant les tissus sains périphériques. Il est dit, dans Wiki, qu'une dose de 45 à 50 Gy (Gray) est délivrée à la cible par fraction de 2 Gy/jour, délivrée par des faisceaux de photons ou d'électrons d'énergie. Lire le reste n'est, une nouvelle fois, ne semble pas trop engageant pour en faire écho.

Le planning des séances n'est pas totalement respecté et le timing est adapté plusieurs fois. A chaque fois, c'est le poncho bleu, sous l’aisselle, qu'entre mon épouse dans la cabine d'essayage avant de se retrouver nue en judoka avec la ficelle-ceinture d'une Dan bleu et c'est parti. Cela me fait penser au personnel.

Lui, il a le badge qui balance sur la poitrine avec la ceinture de couleur différente. Seraient-ils des 1ère, 2ème Dan au judo, comme tenue de protection? Vert, j'espère. Blanc, j'ai le temps. Enfin, cela m'a amusé de le penser.

Des Gammas de contrôle vont allonger le traitement. Ça se précise et les petites croix deviennent de petits points entourés d'un cercle. Des points d'ancrages, quoi. J'espère que ce n'est pas des cibles pour un expert tireur à l'arc. Mon épouse sort, toujours, les joues bien rosées avec la raideur dans le bras qu'elle a dû maintenir levé pendant un heure. Le temps n'a plus d'importance. Un parking est offert désormais près de l'entrée pour la bagnole qui connaît le chemin en pilotage automatique. Plus besoin de chercher une place à des centaines de mètres dans le parking payant.

0.jpgLe cas Angela Jolie est venu au devant de la scène comme un exemple préventif à suivre. La médecine n'est toujours que curative en Europe et non préventive comme cela pourrait l'être aux Etats-Unis. Héroïque, disait d'elle sa moitié. Était-ce du courage ou de l'abnégation fataliste? Un choix qui reste très personnel.

14 juin: Une première semaine écoulée. Entrée par la petite porte et en ressortir avec les joues rouges. Les crèmes pour la peau, comme si on revenait d'une séance de bronzage me rappellent le lait d'après-soleil.

21 juin: Deuxième semaine. Une semaine d'événements. Les raideurs dues à la longue, étendue les bras levés sur une planche de plus en plus dure. Un manque de forces. Des courbatures. Un pouce qui a décidé de ne plus s'émouvoir pour la préhension. Comme statistiquement après toutes maintenances, cela a été une panne de machine et un retour, le soir, à espérer que cela remarche. Des stagiaires qui remplacent les départs en vacances. Des bénévoles qui passent mon temps, et qui racontent leurs propres histoires d'anciennes infirmières. Cette habitude des lieux et des procédures ne peut être utilisée par le patient. Remarquer que cela ne se déroule pas de la même manière, n'est pas permis. La réponse des stagiaires est simple et brutale "Je connais mon métier". Même pas moyen de regarder les stagiaires dans les yeux pour remarquer qu'il y a forfaiture ou non quelque part. Les erreurs ne sont pas humaines. Point.

Au besoin, on relance les radiographies quand elles ne sont pas concluantes. En avant, les Roentgen, en espérant que le soir, on ne devienne pas trop lumineux dans le noir comme le faisait le réveil d'antan avec ses points horaires radioactifs. Entre les paramètres 85 ou 90, il faut savoir lequel choisir et décider. Rien qu'un paramètre avec quelque dixième de différence.

Confiance et courage font plus que haine et que rage. Le dernier jour de la semaine, prévu 13:10 et sortie à 15:00, il doit y avoir eu une erreur quelque part vu que la séance était prévue d'une durée d'une vingtaine de minutes. Comme c'était la même heure partout, les deux iso-centres ne devaient pas être aussi iso que prévu.

28 juin: Troisième semaine. On reçoit un carte magnétique avec code-barre pour s'annoncer. Une en plus de celle du parking dans le portefeuille. Non, pas encore de puce à installer dans le bras. Cela ferait mauvais genre. Les deux premiers jours de la semaine, pas de radiothérapie. Une récupération pour les bras endoloris par la position élevée pendant trop de temps et la dureté de la planche.

Les nuits deviennent plus courtes. Mon épouse ne dort plus assez et la fatigue reprend son office de sape. Le Dafalgan Forte ne parvient plus à l'endormir.

-Je voudrais vivre encore un peu, dit-elle. Des paroles qui me font sourire. Bien sûr que tout le monde le veut. Est-ce que les antidépresseurs ne consolent plus?

Visite chez l'oncologue pour donner la suite de la thérapie. L'espoir vain pour recevoir un bilan de mi-parcours. On récapitule seulement les problèmes du passé à partir d'une petite liste noire sur blanc. Notes prises comme si le patient reste un cobaye que l'on questionne pour apporter de nouvelles expériences ou des confirmations.

Les brûlures sur la poitrine, à prendre comme des coups de soleil.

L'hormonothérapie à prévoir dans le menu de la guérison commencera le premier août. Un comprimé de Novaldex par jour pendant cinq ans. Le problème avec ce médicament, c'est que, hormonal, il diminue l'activité hormonale, peut faire augmenter le poids et accentue l'effet de ménopause, de chaleurs pour celle qui en souffre.

Une remarque à mentionner, un examen gynécologique si une phlébite venait à se présenter. Pas si transparent que cela, donc...

Pour les bouffées de chaleur de la ménopause, le Serelys prescrit et devrait apporter une aide. Aide partielle comme produit de substitution aux pilules hormonales du passé mais qui ne sont manifestement pas aussi efficaces pour "ventiler" mon épouse.

Une consultation, le 23 octobre planifiée avec prise de sang et radio du thorax. Côté positif, les cheveux ont repoussé en duvets. Agréable de caresser comme une toison de fourrure, je ne manque pas de le faire. Ils ne cachent plus l'âge sans la teinture mais qu'importe.

Contrairement à l'annonce, le port-à-cat proéminent ne devrait pas être nettoyer dans les six mois, mais côté négatif, il devrait être conserver pendant deux ans dans la poitrine. Supplice à endurer qui n'est pas là pour la rassurer.

Question "bronzettes" du haut du corps, par le soleil, c'est fini. Le reste du corps, cela peut se concevoir encore.

Une autre victime du cancer du sein, la ministre de l'éducation, Marie-Dominique Simonet, qui atteinte de la même maladie se doit de lâcher la politique. C'est clair, on ne peut assumer de telles fonctions avec ce que j'ai pu remarquer depuis tous ces mois passés. La maladie ne fait pas dans l'exclusivité et atteint n'importe qui comme une aveugle.

12 juillet: Visite chez le gynéco dans la semaine. L'histoire racontée par le menu à re-défiler. Frotis & Co. Le conseil d'ami s'évader en idée, les vacances avec tee-shirt, l'hypnose comme baume sur le cœur.

La vidéo du préambule de ce journal qui faisait rire au éclat, les deux amies avec un moral d'acier à la courte échelle, pour savoir qui tenait le meilleur bout, c'était donc bidon.

La semaine prochaine, c'est la dernière et l'information selon laquelle les rayons seront plus forts, n'est pas là pour rassurer.

La peau est déjà bien rouge le soir. Le "coup de soleil radio" commence à chatouiller. La sensation de chaleur au niveau des zones irradiées ne sont pas une figure de style. Cela enraille sans avoir la moindre chance de donner un air hâlé.

La moindre marche fatigue. Une source supplémentaire de problème dont il faut passer outre. Nous sommes juillet et tout s'y prête.

19 juillet: Dernière semaine de radiothérapie. La plus lourde à supporter. Les deux premiers jours, une heure de retard eu égard du planning. L'explication? Pas au niveau du nombre de personnes qui précèdent mais en fonction du fait qu'elles ont été intercalées et doivent commencer des séries préliminaires plus longues.

La chaleur, les canicules s'en mêlent pour ajouter à la fatigue qui arrive à son paroxysme. Il est temps que cela s'arrête ce banc solaire qui brûle mais ne bronze pas.

Un rendez-vous avec le médecin chef est prévu le dernier jour. Enfin, je le croyais.

En l'attendant, je me suis mis à regarder la télé au mur pour patienter. Elle projetait des photos de natures en alternance avec des conseils de l'UCL.

Le WiFi gratuit existe partout dans la clinique UCL, était-il dit. Sauf à l'étage -4, le Wifi est resté aussi muet qu'une carpe. Faut pas croire tout ce que l'on dit et écrit. Les ondes ont leur propres lois.

"A Saint-Luc, on prend soin de vos urgences". Un sourire avec une envie d'ajouter "...et de nos lenteurs calculées".

Je suis méchant. Enfin, si au moins, on apprenait quand il y a un retard pour une cause donnée, ce ne serait pas un luxe. Ce n'est pas comme à l'aéroport où aucune raison n'est donnée aux retards de l'avion. Les six "cabines d'essayage du poncho bleu" étaient, ce jour-là, presque toutes vides puisque le rouge n'y était pas mis, alors que rien ne bougeait. D'après la secrétaire à la réception, l'été n'était pas que chaud à cause de la température extérieure. Ce serait difficile à cet étage de sous-sol. Mais, qu'elle avait difficile à caser tout le monde sur son agenda. Une raison comme une autre.

Rester patient pour un "patient de la médecine" n'est ce pas le mot qui convient?

Puis, à la réception, des infos intéressantes. Des échos d'une patiente qui se plaint assez ouvertement. En cause, l'obtention des pilules hormonales refusées par la mutuelle. Papier de demande incomplet. Des contraintes économiques ont imposés des contrôles supplémentaires et plus strictes. Cherchez pas docteur, c'est dans la tête que tout se passe.

En rade, depuis deux semaines, notre demande. Un coup de fil à la mutuelle nous informe qu'il ne faut pas s'inquiéter. La visite de l'oncologue, c'est pour quand?

Le "Dieu" du service est en vacances et une demi-heure après, un jeune médecin nous reçoit.

Sympa. A la question de mon épouse "Suis-je considérée comme guérie". Ostensiblement répondu de la tête et en paroles : "Oui, vous êtes guérie".

Quelques contrôles de la guérison seront seulement nécessaires. Au sujet des pilules hormonales à prendre, pas de problèmes, si ce n'est qu'elles feraient grossir. Rendez-vous dans trois semaines.

Au retour, une envie de boire un verre de champagne comme je l'avais vu pour Cécile et Sophie. Puisqu'il faisait chaud, cela aurait fait du bien. De l'eau sera suffisant.

Ce vendredi-là, étais-je dans une certaine euphorie des "grandes manœuvres" finies? Une arithmétique "à la César"? Ecrire un cocktail avec un tiers scientifique, un tiers humoristique, un tiers râleur, un tiers de "je ne savais pas encore".

Aujourd'hui, je le sais. Ce sera un grand tiers de patience.

Un cocktail qui pouvait être explosif...

26 juillet: Deux jours après, l'abdication d'Albert II et l'intronisation de Philippe monopolisaient l'actualité. Pour mon épouse, ce sera une date encore plus marquée à vif, moins institutionnalisée dans aucun livre d'histoire mais qui méritait un verre de l'amitié avec le ouf de soulagement : la radiothérapie est terminée.

La semaine qui allait suivre allait être tout le contraire.

La canicule, vraiment la "canne au cul", reprenait de plus belle avec en plus, des brûlures semblait saper les idées de bien-être et ressemblait plus à une descente aux enfers pour accentuer la fatigue de mon épouse. Le rythme s'est ralenti à croire qu'elle se déplace avec des boulets aux pieds alors que quelques mois avant, on la reconnaissait, à distance, à son pas rapide. Le kiné fait son possible pour que l'ensemble reprenne une certaine élasticité à raison de deux fois par semaine. 

Pour moi-même, ce n'étaient qu'un problème pour trouver le sommeil avec les fenêtres ouvertes obligatoires avec les avions qui se mettent à gémir dès 06:00 du matin.

Des périodes de moral à zéro en manque d'énergie succèdent à des sursauts d'humeur plus sereines. Une impression de faire du sur-place.

Appellerait-on cela les retombées radioactives ou l'effet ricochet?

Si j'avais à commenter "La liste de mes envies", le livre à Grégoire Delacourt, je résumerais en tellement peu de choses, mais pas assez pour en faire un livre.

En premier, je nous verrais sortir de cette période d'incertitude avec le renouveau du "Charme discrets de la vie conjugale". En second, sortir de l'ambiance de morosité commune qui stagne parfois un peu trop.

2 août: Aujourd'hui, la journée la plus chaude de l'année. Encore une semaine de chaleur torride qui n'est pas appréciée du tout, mais alors pas du tout, par mon épouse. Elle croyait que la fin des traitements chimio et radio allaient mettre un terme à cette anxiété régnante, à cette peur viscérale.

Je dirais presque que cela a l'air d'être une rechute. Le manque de force pour faire la moindre chose, de se lever d'un fauteuil, de dé-serrer quoi que ce soit vu la raideur dans les doigts, me donnent l'occasion de montrer ma force "herculéenne".

Un film qui montre un peu de sexe, un "beau" sein qui apparaît... et ce sont les larmes qui jaillissent imperceptibles dans les yeux de mon épouse.

Le duvet des cheveux naissants réconfortent. Toujours soyeux, ils ne permettent pas encore de redonner leurs élans du passé.

Un article de journal m'a fait sourire. Son titre "Une vie sexuelle active permet de rester en meilleur santé, plus longtemps". Comme c'est touchant...

9 août: Novaldex accepté par la mutuelle. La posologie mentionne des chevilles gonflées, des bouffées de chaleur, des pertes de sang au niveau vagin, des crampes dans les jambes. Cela rassure presque de savoir que ce n'est pas une exception.

Une prescription du médecin mélangeant certains médicaments fait réagir la pharmacienne. Trop de médicaments pour garder le moral qui risquent l'accoutumance. Enfin, voilà que j'avais une alliée. Elle travaille contre son propre business. Ça c'est top.

Comme il est de coutume, l'entourage, ceux qui savent, me questionnent avec cette phrase à cent euros:  « Comment cela va ?». Que devais-je répondre pour correspondre à l'attente de ceux qui n'attendent que « Oui, cela va mieux »?

Le dire, ce n'est qu'une partie de la vérité. Cela progresse, mais moins vite que chacun pourrait l'espérer.

Cette période est à considérer comme une convalescence, comme un contre-coup d'un affaiblissement provoqué par les médications, pas par la maladie elle-même. Je rappelle, elle, à l'origine, ne s'était pas déclarée de manière sensible.

16 août: Mardi dernier, pas eu d'aide ménagère hebdomadaire. Malade, elle aussi. Branle bas de combat pour trouver une remplaçante qui ne viendra pas. Test de validité pour la remplacer in situ. Ma proposition d'aider n'a pas été prise en considération. Je soupçonne un certain "job protection", mais je n'en dis rien. Et puis, c'est un test jusqu'où aller trop loin comme pour le sportif qui veut dépasser son potentiel par une convalescence à la recherche de son point limite, de son point de rupture. Vouloir tout faire comme avant et ne plus pouvoir, devient la pire des injustices.

Les larmes sont revenues. "Je ne serai plus jamais comme avant".

Que devais-je répondre alors que pour moi, c'est parfois aussi le cas?

Avoir une épée de Damoclès au dessus de la tête, n'engage pas une conversation stratégique pleine d'assurance. La période de chaleur de cet été a perduré. Elle n'aura épargné personne et elle tombait très mal à propos pour les plus fragiles.

21 août: Visite médicale chez l'oncologue en radiothérapie. Une récapitulation des faits et des questions. Une réponse de Sage tibétain: "Ne demeure pas dans le passé, ne rêve pas du futur, concentre ton esprit sur le moment présent". Il avait traduit de mémoire de manière personnelle sous la forme de faire des projets. Un "Carpe diem tibétain ou médical"? Mon épouse est dans la phase de reconstruction d'elle-même. La ménopause qu'elle n'a pas eu à endurer pendant quinze ans, se produit, maintenant, avec seulement un effet retard. Il s'agirait de dépasser tous les jours un peu plus ses limites sans sauter les étapes et sans les forcer avec la fin qui justifie vraiment les moyens. Les conseils de protection se limitaient à l'essentiel: protéger la partie irradiée du soleil, une teinture de cheveux pour redonner le tonus esthétique. Vingt minutes de consultation qui ont eu l'effet immédiat d'un sourire, d'un rire, une fois sortie. Rendez-vous dans un an.

Dès le jeudi suivant, la teinture des cheveux de 2 centimètres de long avait été effectuée.

"J'ai un peu retrouvé une partie de mon avant" m'a-t-elle dit. Tellement peu de choses peuvent redonner un semblant de confiance sur le futur pour une femme. 

La convalescence avait commencé. Une renaissance après neuf mois? Préparer les valises puisque les vacances programmées de longues dates approchent.

6 septembreUn nouveau décès dans la presse qui touche par son côté similaire qu'il faut tenir à distance pour éviter que la peur ne refasse surface. Celui de la comédienne française, Valérie Benguigui. Sournoise que peut être le cancer du sein. Le cas, le plus facile à traiter mais toujours mortel. Le cancer attaque au hasard, comme une ombre diabolique. La comédienne pensait que les choses devaient s'arranger. Les soutiens moraux de l'entourage devaient être conséquents dans son cas. 

Patrick Bruel disait de son épouse "Elle s’est tellement battueÇa fait trois ans qu’elle se bat contre cette saleté et là elle est allée au bout de ce qu’elle pouvait faire. On a appris sa maladie pendant qu’on jouait Le Prénom déjà. On l’avait attendue pour le film. Elle avait fait deux rémissions et puis récemment ça s’est totalement dégradé. C’est terriblement triste. Dans ces moments-là... ". 


Garder une pensée positive jusqu'au bout, garder l'humour résistent "presque" à tout. Les médias ne racontent ni la situation qu'elle a vécue, ni les raisons potentielles qui ont engendré sa maladie. L'habitude est de raconter ce qui fait du bien au lecteur, au spectateur mais pas ce qui se passe quand ce bien échappe.

Apprendre cela a fait tiquer mon épouse, bien sûr. Chat échaudé craint l'eau froide et la peur du lendemain demeure.

Comparer les situations ne donne jamais raison, ni tort à celui qui écoute, ni de raisons à celui qui ne le fait pas.

Pendant les longues séances d'attentes en chimio et radiothérapie, j'ai jeté un coup d’œil dans un magazine qui traînait sur une étagère de la clinique. 

Un titre qui disait "Ce sein que je ne saurais voir" dans lequel il était question de reconstruction mammaire. Nous n'en étions pas encore là, mais j'ai lu avec intérêt. 

Le sein, le symbole de la féminité, l'attirance pour certains yeux des hommes suffisent-ils?

Ces fameux décolletés plongeant qui fascinent l’œil et l'esprit de l'homme, dans les magazines, à la télé ou en vrai, sont aussi efficaces aux regards des comparaisons féminines.

"Le secret des belles courbes" comme vantait la pub des soutiens-gorges Triumph. 

Si la tumorectomie s'adressait à les deux tiers des cas, le tiers restant, c'est par la mastectomie, l'ablation totale que la maladie est contrecarrée. 

La reconstruction du sein se fait par implant ou par autologue.

Ne nous égarons pas en fantasmes mal appropriés qui ne seraient pas de circonstance.

Cette reconstruction, ce sont six mois pénibles de plus, alors que le côté érogène est à oublier par l'opérée. Rappé.... un ersatz, rien de plus.

Y ajouter l'humour, ce serait dire que comme en tout, il y a le gros oeuvre et la finition avec le rééquilibrage des jantes, pardon des seins...

Mais il y a celles qui refusent et disent non merci.

Ça peut se compliquer car les risques opératoires ne sont pas nuls. Des complications peuvent survenir.

Les "Desperate housewives" risquent, donc, une nouvelle fois d'être déçues.

Quand j'ai reposé le magazine, ma moitié sortait de sa cabine de "suppliciées" et je pensais déjà à autre chose. Nous en étions très loin de ce ravalement de façade physique.

Je ne l'empêcherai pas si cela venait dans ses projets. Je ne la pousserai pas à repasser sur la table d'opération, non plus. Avoir une Amazone, ce n'est pas, pour moi, un problème.

8 septembre: Dix jours de vacances sous d'autres cieux qu'il ne fallait pas rater.  Boucler les valises et partir au calme, sans excès pour oublier et meubler l'esprit quand c'était possible. Marcher et prendre l'air du temps et de l'espace. Opération sauvetage, apparemment réussie.

Fin octobre: A prévoir une nouvelle révision de la "machine" qui comprend radiographie du thorax, prise de sang. 

Si d'aventure, tout s'oubliait. Le port-à-cat dans la poitrine serait là pendant deux ans pour rappeler le "petit" problème rémanent.

La semaine prochaine les conclusions, les parallèles et les remarques....

19 décembre: Visite de contrôle à l'UCL n°1, chez la sénélogue, bilan avec radiographie et échographie. Tout va bien. On continue...

19 février 2014: Visite de contrôle n°2, chez l'oncologue. Tout va toujours bien. Un inventaire des points en suspend: doigts raides, picotements aux aisselles dus à la chirurgie, une nouvelle prothèse à commander. 

La question posée qui demandait quand on pourra extraire le port-à-cat de la poitrine: deux ou trois ans, rend la question de savoir si cela n'aurait pas été ps simple et plus facile à supporter sans lui. L'avantage est-il pour le patient ou pour le traitement lui-même? Si le bras où l'opération a eu lieu, fragilise et peut faire mal, le port-à-cat fragilise l'autre bras et fait mal.

Les pages du thriller s'écrivent en temps voulu. Des rappels en rappels successifs.

C'est écrit, c'est prescrit. 

Pas de citations comme j'en ai l'habitude. Il paraît qu'utiliser des citations est une façon sournoise de se hisser au niveau du penseur.

Ce serait, dans ce cas, rivaliser avec la nature. Je ne me le permettrais pas...

 

La semaine prochaine, les conclusions...

 

Mise à jour 23 octobre 2013: 1er bilan: Tout va bien. 

Mise à jour 19 février 2014: 2ème bilan. Idem. 

Mise à jour 21 mai 2014: 3ème bilan. Idem

Mise à jour 27 août 2014: 4ème bilan. Deux semaines avant, un terrible coup de bluzz au moral précède. Un passage à vide. Cela dure trop longtemps. Vouloir être comme avant, un désir qui ne s'efface plus. Le matin, au levé, est toujours la période la plus difficile pour trouver l'allure de croisière et l'immobilité de la nuit apporte des raideurs dans le bras. Premier anniversaire de la fin de traitement et je sors un billet qui cherche a remonter le niveau de stress et de peur. Continuer, persévérer et espérer que l'autre tienne le coup. Mais le 4ème bilan est bon. Au suivant...

Mise à jour 17 décembre 2014: 5ème bilan. Une amélioration de l'esprit inespérée. Oui, il y a toujours la fatigue et le mal sous les aisselles qui persiste et signe. La prise de sang est bonne. Plus de séquelles ou de rétro-activité. On parle d'extraire le port-à-cath dans six mois et de plus on s'informe de l'éventualité de la reconstruction du sein.   


Suivi de la maladie par l'analyse sanguine:
podcast

Mise à jour 22 avril 2015: 6ème bilan. Toujours Ok. L'extraction du port-a-cath reportée. La fatigue due au Nolvadex continue.

Mise à jour 13 août 2015:Les cancers du sein mieux décryptés grâce à des chercheurs de l'ULB l'équipe du professeur Cédric Blanpain à l'Université Libre de Bruxelles a réussi à identifier les cellules à l'origine des cancers du sein. C'est le résultat de 8 années de recherche. Elles paraissent d'ailleurs dans la célèbre revue scientifique Nature.
Deux gènes PIK3CA et p53 sont les plus fréquemment mutés dans les cancers du sein.podcast

Mise à jour 14 octobre 2015: Nouvelle visite chez l'oncologue. Tout va bien. Une proposition a été faites de remplacer le médicament Nolvadex par de l'Aromasine. Le remboursement de la mutuelle sera-t-il accepté comme le Nolvadex? Quand j'ai dit que j'allais jeter un coup d’œil sur ce médicament, la réponse a été "Si vous préférez Google". Ma réponse ne s'est pas fait attendre: "Google n'a rien à voir là dedans". Elle n'a pas dû apprécier car elle a jouté "C'est comme vous voulez". Et au moment de quitter ce fut le perpétuel "au revoir, jeune fille" adressé à mon épouse. J'ai comme l'impression qu'elle espère, un jour, avoir la même réponse.  

Cet article était complet.

Renseignement pris: voici ce qu'on m'a dit: 

C’est classique de passer du Nolvadex à l’Aromasin après 2 à 3 ans.
On passe d’un antagoniste des récepteurs œstrogènes à un inhibiteur de l’enzyme de conversion.
Le Nolvadex ne protège pas contre tous les cancers hormonodépendants puisqu’il cible certains récepteurs ( seins mais pas utérus ) .
L’aromasin inhibe l’aromatase qui permet la conversion des androgènes en œstrogènes.
On a donc un risque de récidive moins important.
On délivre déjà pas mal de mal d’inhibiteurs de l’aromatase.
Les effets secondaires sont semblables au nolvadex +douleurs osseuses.
Il est aussi soumis à attestation.
Prix plein 154.53 pour 100 co
Je comprend sa peur ……..ce ne sont pas des médicaments anodins. Et changer , c’est l’inconnu".
 
Plusieurs effets secondaires indiqués sont déjà ressentis aujourd'hui avec le Nolvadex sans être sûr que c'est dû à lui.
Bouffées de chaleur, Fatigue, Étourdissements (parfois dus au VPPB dans son cas) Douleurs osseuses et articulaires (arthralgie), Dépression, Transpiration excessive Maux de tête, insomnie, Constipation, Gain de poids, Perte de cheveux, Excès de liquide, habituellement dans les jambes, Pression artérielle élevée.
 
Mise à jour 22 février 2016:: Le portacath est extrait de la poitrine. Douleurs mais supportables.
 
Mise à jour 2 mars 2016:   Article paru dans l'Echo qui parle du Dr Christos Sotiriou qui à l'institut Jules Bordet disait qu'il y a une kyrielle de cancers du sein dans deux catégories: 80% de cancers canalaires (canal qui achemine le lait vers les mamelons) et 10 à 15% de cancers lobulaires. Il préconise de personnaliser le traitement bien plus qu'il n'a été fait aujourd'hui entraînant des effets secondaires parfois inutiles.
 
Mise à jour 3 mai 2016: Le changement de médicament de Aromasin en remplacement des Nolvadex commence.
 
Mise à jour 21 mai 2016: Premières constatations sur l'utilisation de l'Aromasin.
Les effets secondaires suivant sont apparus: Dépression, Difficultés à dormir, Maux de tête, vertiges, 
Déjà apparues auparavant : vertiges, fatigue, bouffées de chaleur, pertes de cheveux   
 
Mise à jour 5 octobre 2016: Visite chez l'oncologue après prise de sang. Rémission se poursuite et statu quo pour le reste.
 
Mise à jour 11 octobre 2016: La RTBF révèle les problèmes de reprendre le travail après un traitement du cancer.

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Commentaires

Comme c'est traité à l'arrache. Chirurgical. Et si humain.
Si le malheur veut que je rencontre quelqu'un atteint du même mal, je lui dirai : faut que tu lises cela.

Écrit par : alain sapanhine | 23/09/2013

Je sais. J'ai prévenu tous les interlocuteurs qui ont fait partie de ce journal.
Ce "autre bout" n'a rien à voir avec ce qu'on trouve sur Internet.
Mais attend le dernier chapitre: les conclusions. Elles ne sont pas tristes....
Il y aura même de l'allégorie...
J'ai pas dit "aller gorille"....
:-)

Écrit par : L'enfoiré | 23/09/2013

Mathieu Madegnan a fait un cauchemar.
Un rêve qu'Angela Jolie et sa mère se battaient pour lui donner le sein.
Et c'est sa mère qui avait gagné.

Cette fois, ce ne sera plus un rêve ou un cauchemar ni pour Mathieu, ni pour Angela devenue insensible.

Écrit par : L'enfoiré | 16/12/2013

Marie-Dominique Simonet revient au Parlement après 6 mois.

A Paris Match, elle raconte son combat avec des mots touchants et forts : "Il y a des jours où tout paraît au-dessus de mes forces et où l’angoisse, le doute, l’idée de la mort me pétrifient. On m’a enlevé une tumeur au sein gauche, j’ai perdu mes cheveux, mes sourcils, mes cils… Dois-je désespérer, être triste, accepter la fatalité ? J’ai compris qu’il ne sert à rien de se rendre plus malade que l’on est. "
« Marie-Do » raconte son traitement, ses peurs, mais la philosophie du reportage réalisé dans sa maison d’Esneux est, avant tout, un émouvant message d’espoir en ce début d’année : malgré un nouveau traitement lourd (des séances de rayons tous les jours), elle va retravailler au Parlement, dès les prochains jours, parce qu’elle a besoin de se sentir utile pour booster son combat personnel.
Et elle lance un signal fort : "Que vous soyez malade ou non, pensez à la qualité de votre vie et positivez. Vous en serez plus heureux."

http://www.dhnet.be/actu/belgique/malgre-un-cancer-marie-dominique-simonet-revient-au-parlement-52c45c0e35701baedaaeb750

Écrit par : L'enfoiré | 01/01/2014

Pour situer six mois après, dans notre histoire, cela correspond à fin avril. C'est-à-dire après les séances de chimio.
C'est très tôt, peut-être trop, de reprendre le boulot d'après ce que j'ai pu le constater avec mon épouse. Elle le découvrira peut-être.
Mais chaque femme est différente

Écrit par : L'enfoiré | 01/01/2014

L'équipe du professeur Cédric Blanpain à l'Université Libre de Bruxelles a réussi à identifier les cellules à l'origine des cancers du sein. C'est le résultat de 8 années de recherche. Elles paraissent d'ailleurs dans la célèbre revue scientifique Nature.
Deux gènes PIK3CA et p53 sont les plus fréquemment mutés dans les cancers du sein.

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_les-cancers-du-sein-mieux-decryptes-grace-a-des-chercheurs-de-l-ulb?id=9052612

http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_matin-premiere/nos-rubriques/l-acteur-en-direct/article_cedric-blanpain-est-l-acteur-en-direct?id=9053550&programId=60

Écrit par : L'enfoiré | 13/08/2015

Des chercheurs de l’Université Libre de Bruxelles ont découvert la clé des cancers du sein très agressifs.
Cette découverte primordiale va permettre de déterminer plus rapidement, lors d’une prise de sang, si une tumeur est présente et de choisir le type de thérapie adaptée qui convient en fonction de celle-ci.
Lors de l’analyse des stades antérieurs à la formation d’une tumeur, les scientifiques ont déterminé que l’oncogène, une catégorie de gènes dont l'expression favorise la survenue de cancers, nommé PIK3CA va réactiver, au sein des cellules-souches adultes, un programme de différenciation multipotente, semblable à la phase embryonnaire de la cellule. Dès lors, les cellules sont profondément reprogrammées. Le professeur Cédric Blanpain et son équipe ont pu identifier les signatures moléculaires des modifications d’identité cellulaire correspondants à la cellule responsable de la formation du cancer.
En fonction de cette signature, un pronostic clinique différent pourra être prédit, qui permettra en outre l’établissement de sous-groupes de tumeurs, qui se ressemblent selon la classification actuelle, mais dont le comportement diffère en fonction de la cellule dont elles proviennent, ce qui signifie que d’un point de vue clinique, elles devront être abordées différemment.

Source: http://www.express.be/articles/?action=view&cat=sciences&item=des-scientifiques-belges-decouvrent-la-cle-des-cancers-du-sein-tres-agressifs&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 17/08/2015

A ce jour, tout va bien ou presque.
Le médicament de remplacement du Nolvadex par de l'Aromasine a commencé.
Le remboursement de la mutuelle a été accepté.
Une boite d'Aromasine contient 3 mois de traitement contrairement au Nolvadex.
Un bon indice de sûreté?
L'oncologue a dit qu'un retour au Nolvadex n'est pas interdit.

Écrit par : L'enfoiré | 01/05/2016

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