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17/08/2014

L'avenir à la burka?

Les grandes vacances sont bientôt finies pour beaucoup. Les journées raccourcissent. Mais, tout ne raccourcit pas, bien au contraire. Cet été, un article du Soir disait  "le monokini s'est fini" était assez révélateur de ce qu'on peut appeler le retour de la "pudeur protectrice" qui a repris l'allure de croisière qu'elle avait quittée pendant les trente glorieuses. 

0.jpgIl y a eu cet article du Soir, "Le monokini c'est fini" qui disait"Alors que dans les années 70 bronzer seins nus était en vogue, dorénavant le topless perd du terrain. Le rapport au corps a changé ainsi que la société. Apparu dans les années 60 sur la côte d’Azur quand Brigitte Bardot a fait tomber son haut de maillot, le topless fut popularisé en 1970.

À l’époque où les femmes brûlaient leurs soutiens-gorge en signe de liberté, elles s’exposaient également seins nus sur la plage.

Les hommes espionnaient sans se faire voir.


 

Les petits nichons s'exposaient pour la beauté du geste au soleil et des yeux qui n'en avait rien à cirer. C'est comme un jardin que l'on laisse à la maintenance d'un jardinier mais qui est là uniquement pour la beauté des yeux, sans pouvoir y toucher et encore moins s'y promener.

Au fur et à mesure du temps, le monokini est rentré dans les mœurs. Pourtant, à l’heure actuelle, il perd du terrain.

Selon un sondage réalisé par le Parisien en 2013, à peine 12 % des femmes font régulièrement du topless sur la plage. Les campagnes pour le cancer du sein et de la peau sont passées par là mais d’autres raisons s’inscrivent au tableau.  

La vidéo de l'époque s'en souvient:

Des canons complexants 

La société hyper-sexualisée dans laquelle nous vivons et la constante mise en avant de corps nus sont une des raisons pour lesquelles les femmes deviennent pudiques. Le sociologue Christophe Colera, auteur de "Nudité: Pratique et signification", explique dans les colonnes de l’Express qu’« il y a un sentiment de ’trop-plein’ d’images de nudité. Les canons de beauté dominants, avec leur forte emprise normative, y sont pour beaucoup ». De plus l’avènement des corps nus siliconés et retouchés ont donné des complexes à toute une génération d’hommes et de femmes. Face au nombreux défauts qu’ils estiment que leur corps comporte, les gens se rhabillent et c’est, désormais, comme cela qu’on séduit. Les femmes suggèrent tout en restant secrètes au lieu de dévoiler complètement leur corps. Christophe Colera lie pudeur et image de soi: «  Si 88 % des femmes se disent pudiques, ce chiffre est encore plus élevé chez celles qui n’aiment pas leur corps. Or, elles sont plus de la moitié à avoir du mal à s’accepter physiquement. La pudeur fonctionne aussi bien dans la protection de soi que dans les conquêtes. Une femme peut mieux se valoriser en se montrant pudique, inaccessible qu’en se déshabillant.

 

Une pudeur protectrice

Une nudité jugée plus attirante parce que suggérée expliquerait ce nouvel idéal de pudeur, mais pas seulement. Face au harcèlement de rue, les femmes prennent l’habitude de moins dévoiler leurs corps en ville comme à la plage afin de ne pas susciter des remarques désobligeantes. Une pudeur protectrice comme intégrée malgré soi, comme le raconte avec humour, lillustratrice Diglee.

 

Le défi de l’intimité 2.0

Ayant l’impression de n’être qu’un morceau de viande, les femmes deviennent plus pudiques, ce qui explique le recul du topless. A contrario, la nudité apparaît aussi pour certaines comme un outil de revendication comme en témoignent les Femen aux seins nus bariolés de slogans. Un combat qui rappelle celui de leurs aînées qui brûlaient leur soutien-gorge.

Moins politique, le #toplesstour en vogue pour le moment est aussi un outil de revendication. Pour affirmer leur liberté d’exhiber leur corps, plusieurs centaines de femmes ont choisi d’enlever le haut et de poser dos à la caméra. Plus qu’un simple buzz, le #toplesstour est également une manière pour certaines de rappeler qu’elles sont les seules maîtresses de leur corps. 

Les smartphones et les réseaux sociaux ont aussi participé à l’évolution du rapport au corps. Désormais, on peut se retrouver seins nus sur la toile sans avoir donné son avis. Amis, famille, inconnus prennent des photos à notre insu ou pas et à la vitesse de l’éclair, une photo de nous à moitié nu(e) se retrouve sur le fil d’actualité Facebook. Afin de se protéger, les femmes remettent le haut et assument les traces de bronzage. Le monokini était synonyme de bronzage parfait, désormais c’est secondaire face à la protection de son intimité.". 

"Le 4 juin 1962, la première photographie du monokini porté par Peggy Moffitt crée une grande controverse aux États-Unis et dans le monde. Cet événement marque le début des bars topless aux États-Unis. En 1963, le concepteur, Rudi Gernreich ne voulait pas commercialiser le monokini et n'y voyait qu'une protestation contre la société répressive. Indissociable de l'émancipation des Françaises, il est amplifié par la mouvance post-68. Aujourd'hui, il est passé de mode car trop banalisé. Ce serait moins une question de pudeur que de peur du jugement des autres, moins une question morale que de préséance esthétique".

Brigitte Bardot va atteindre ses 80 ans. Toute une époque. Cinq films pour les souvenirs: "Et Dieu créa la femme", "En cas de malheur", "La vérité", "Vie privée", "Le mépris".   

L'histoire du monokini s'achève donc. 

Les religions ont repris la main...

Demain, on remet le haut. Ok. 

Juste retour des choses ou retour de manivelle?

Un demi siècle pour une mode, ce n'est pas si mal. 

Tous les six films du "Gendarme de Saint Tropez" avec De Funes ont fait rire par leur innocence. Il faut suggérer plutôt que de montrer.

Dans la foulée, la minijupe fêtait aussi ses cinquante ans.


0.jpg

Le temps où on enlevait le haut avant d'enlever le bas s'achève et tout les vêtements s'allongent. 

Une affiche publicitaire qui serait peut-être censurée, aujourd'hui. --->>>

En 2008, la journée de la jupe  est devenu un symbole de plus. A l'origine, cette journée était un mouvement spontané de lycéennes. 

La séduction reste un jeu, mais elle a pris des allures plus psychologiques, plus sensuelles et amoureuses.

Le lit n'est pas uniquement fait pour dormir.

Tellement insidieuse cette séduction que l'on ne se marre plus, que l'on se marie de moins en moins et que l'on papillonne bien plus mais en secret ou dans la virtualité de la Toile. 

Un commentaire du premier article était le plus interpellant: "L'avenir à la burka".

La Burqa vient du Culte d'Astarté dans la Mésopotamie antique.
Pour honorer la déesse de l'Amour Physique, toutes les femmes sans exception devaient se prostituer une fois l'an dans les bois sacrés qui entouraient les temples de la déesse.
Pour ne pas être reconnues, les femmes de la haute société prirent l'habitude de se voiler totalement.
 

Mustapha Kemal, alias Atatürk, 1er président de la Turquie, de 1923 à 1938, avait mis un terme au port de la burqa, en faisant une loi toute simple, avec effet immédiat, toutes les femmes turques ont le droit de se vêtir comme elles le désirent.
Toutefois, toutes les prostituées devaient porter la burqa.
Dès le lendemain, on ne voyait plus de burqa en Turquie.

Ce n'est plus les seins de Brigitte Bardot qui feraient encore rêver. Elle s'occupe des animaux et plus des hommes. Alors, vive la pudibonderie comme le prêche le calembour de Brigitte Bardot, Frigide Barjot, avec le rire reste caché derrière un voile de pudeur...   

Serions-nous passé d'un extrême à l'autre en lançant une pièce en l'air pour voir où elle retomberait?

Tomberait-elle encore sur sa tranche en fendait la poire au puritanisme et à la pudibonderie? 

Mon épouse ne fait que répéter que les cheveux font toute la femme. Son coiffeur aussi d'ailleurs.

L'homme vient toujours de Mars et la femme de Vénus mais dans plus de discrétion. 

Notre époque manque de sourires et de rires. 

0.jpgEt en plus, cette semaine, Robin Williams, qui passait du rire aux larmes, est décédé des suites d'une dépression

Éternel enfant, il avait fait du rire sa manière d'être. Il laisse rien de moins qu’une œuvre, marquée par le goût de l’irrévérence, de la fantaisie, du refus de grandir et d'un amour immodéré pour la liberté.

0.jpgSon décès fait comprendre que «quelle que soit la célébrité ou l'argent, cela ne va jamais régler les problèmes de la vie réelle.

Le piège de la célébrité a été invoqué comme raison. C'est aussi remarquer que l'époque ne s'accorde plus avec l'humour mais s'est entichée de l'austérité.

Les producteurs de cinéma suivent leurs clients qui redemandent de la violence au cinéma puisque le tragédie a remplacé la comédie. 

Professeur de philosophie, il a rejoint "Le cercle des poètes disparus" là où les polémiques n'ont plus cours. 

Merci Mrs Doubtfire, merci Docteur Patch... 


Faire rire est toujours plus difficile que de faire pleurer.

0.jpgLes scènes du rires sont en berne en période de crises et d'austérités. 

Plus on est de fous, plus on rie?. 

Baliverne, c'est tout le contraire qui se produit, même entre interlocuteurs consentants, Pol et Mieke règlent leurs comptes avec l'austérité de bon aloi tout en râlant à s'en étouffer.

"L'optimisme, cela s'apprend", ai-je écrit.

Le suicide est le dernier tabou de nos sociétés modernes, constatait l'autre.

Le témoignage de cette infirmière de MSF qui s'est occupé de la maladie d'Ebola, est très explicite à ce sujet: 

0.jpgLe rire et le fou-rire existe, mais on est obligé de les rassembler au forcing dans des émissions du style de "Drôles de bêtisier" qui sentent le réchauffé à plein nez.

La dame qui était fatiguée de ces bêtisiers, n'avait pas tort. Il faut de l'originalité en tout temps..

La meilleure bêtise qui engendre un fou-rire, c'est celle qui n'est pas préparée, qui vient une fois quand on ne s'y attend pas.

Quand va-t-on ressortir les ciseaux et lancer le fameux "Coupez" du cinéma? 

En 1986, Roland Topor, maître de l'humour noir, avait écrit : "La plus belle paire de seins du monde".

Cette chimère aurait-elle faire tirer les vers du nez de certains?  

"Les bijoux de famille" sont toujours là pour faire rire... mais c'était à l'occasion d'un 1er avril 2009.

Thomas Gunzig, dont je vous ai servi tellement de cafés serrés, en a fait un livret et une pièce de théâtre avec le titre de "Et avec sa queue, il frappe". Le sujet: "Dans la rue, devant l’école, sous une pluie sans fin. Un père tente, poussé par une urgence qui nous échappe, de transmettre à son fils les clefs qu’il s’est forgées pour échapper à la peur de vivre. Il raconte son enfance, ses défaites, ses peurs, et sa fuite passionnée dans les films d’action.". Un petit bouquin de 77 pages, très amusant et que j'ai lu très rapidement.

Reviens-nous, en septembre, Thomas, avec la bande au complet. On en a besoin. 

Mon caricaturiste préféré, Vadot n'a pas complètement lâché la bride pour les vacances.

Je leur lègue ce billet mi figue, mi raisin.

Sur les plages, plus de poitrines au vent. Comme l'écrivait Paris Match, "Sur les plages souillées, c'est âge tendre et gueule de bois. A quel sein peut-on encore se fier?".

Ce sont les soldes partout. Les tarifs de la prostitution sont au plus bas.« La publicité d'ordre sexuel et la vente de sexe se produisent plus souvent en ligne si bien qu'il faut payer moins d'intermédiaires comme les proxénètes, les agences d'escorts ou les maisons closes".

Il y a un anmon épouse avait atteint la fin d'un traitement contre le cancer du sein.

Période noire et éprouvante dont je continue à consigner l'évolution. Elle n'a jamais joué à l'exhibitionnisme.

Aujourd'hui, Molière devrait modifier sa citation  de Tartuffe "Couvrez ce sein que je ne saurais plus voir". 

Le moral faisait partie du traitement et j'avais pris la résolution d'ajouter une touche d'humour, un brin de sourire aux conversations.

Cela marche vaille que vaille, mais quand on n'a rien d'autre... 

Difficile de rire de tout et de rien dans ces circonstances quand la maladie guette.  

Mes billets, censés parler de la pluie et du beau temps du monde dans lequel nous vivons, n'en étaient pas dépourvus.

Thérapie, philosophie ou principe de précaution? 

Un peu de tout cela si c'est un état d'esprit qui protège comme un bouclier à partager à deux. 

« Il y a des jours "avec" et des jours "sans". Les jours "sans", faut faire "avec". Pourquoi se la péter avec nos fringues alors que nos meilleurs moments, on les passe à poil.», me soufflait quelqu'un de bien intentionné.

Pourquoi l'homme est-il attiré par les seins d'une femme?

J'ai cherché et j'ai trouvé une raison "scientifiquement vôtre": "elle viendrait d’un circuit de neurones particulier servant à favoriser l’attachement d’une mère pour son petit pendant l’allaitement, mais aussi à son partenaire qui stimule la poitrine durant les rapports sexuels. En caressant les seins, les hommes pousseraient les femmes à les aimer davantage…".

Cherchez pas Docteur Patch, c'est dans la tête que tout démarre. Le cœur essaye de suivre.

Tout le monde connait le Zizi de Pierre Perret. Cette chanson a fait son succès. 

Bien avant elle, en 1968, il avait écrit une autre chanson, moins connue, pas bégueule, celle-là.

 

Cette chanson ne réveillerait-elle pas la nostalgie du passé au besoin jusqu'en noir et blanc en réapprenant à rire comme dans le temps?

 

L'enfoiré,

 

PS: Dernière minute: un droit et un devoir de réponse au dernier commentaire de Samuel après quelques échanges concernant Agoravox. Repris dans celui-ci, il n'était pas annexer à son article et plus au mien. Il y a des moments où il faut prendre du recul sur les choses de la vie.

 

Citations:

  • « Si on te pelote le sein droit, tends le gauche.  », Jacques Sternberg
  • « Les jeunes gens prennent tout au sérieux bien qu'ils ne sachent pas donner leur sérieux à ce qu'ils prennent.  », Max Jacob
  • « Ne faites pas rire au point de prêter à rire.  », Héraclite d'Ephèse 
  • « Mes lunettes, c’est ma burqa à moi. Je suis un peu myope, et les myopes, quand ils retirent leurs lunettes, ils ont un air de petit chiot mignon qui veut se faire adopter  », Karl Lagerfeld   

 

Mise à jour 12 juillet 2015: ARTE Minijupe tout court 

Commentaires

Oui, Avox a peut-être été détourné de son objectif originel et devient un espace numérique où s’exhalent les pulsions les plus scélérates (insultes, intolérance, racisme, poncifs d’extrême-droite et extrême-gauche sectaire, soupe médiatique de gauche ou de droite, etc.). Faut-il s’appeler Dupont-Aignan, Apathie ou Denisot pour être auréolé d’une once de sérieux et produire des textes reconnus comme ayant été analysés, lorsqu’ils ne le sont pas forcément plus ? La propagande est partout, de l’amateurisme à ceux que l’on dit professionnels. Faire de la propagande, c’est juste diffuser (propager) des idées. Ce n’est pas forcément du nazisme ou du stalinisme. Après, le problème de nos temps modernes est que les gens n’ont aucune éducation politique et ils gobent les présupposés médiatiques plus énormes que des couleuvres, préjugés vus comme étant la réalité, ils les régurgitent sans prise de recul, le tout formant une sorte de réalité collective construite sur la base de la calomnie, de la manipulation et du mensonge : c’est à dire, les mécanismes d’aliénation des masses par les dominants.
Personnellement, je cherche toujours à illustrer et analyser ce que je raconte, même dans l’opinion et j’essaye du mieux que je peux, de justifier le message bien que je l’enveloppe dans un vocabulaire plus radical, littéraire, voire militant, que journalistique.
Je vous rejoins sur les dérives que peuvent constituer un financement via le marché, la pub, le marketing ou autres marchandisations iniques mais c’est d’un côté grâce à cela que le site est ouvert à tout le monde et que l’on peut y publier, justement, tout et n’importe quoi, je me trompe ? Voudriez-vous cercler et réglementer cet espace où l’on peut exprimer tout ce dont nous avons envie, que l’on approuve ou non le contenu ?

Écrit par : Samuel Moleaud | 17/08/2014

Bonjour Samuel,
Sampiero a remis les choses à leur place ( http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/jobs-d-ete-dans-le-var-quand-les-155460?debut_forums=100#forum4096560 )
J'ai fait partie des rédacteurs, des commentateurs, de la modération de ce site Agoravox. Modérateur désigné volontaire et non pas suite à la publication de 4 articles.
Vous semblez sortir un média citoyen des autres médias officialisés. Je me souviens qu'il y a eu un représentant d'Avox devant la presse et qui pensait pouvoir concurrencer la presse officielle. Marc-Olivier Fogiel, sur la défensive qui l'interrogeait, n'en a fait qu'un dessert de choix avec la seule question de savoir ce que "Agoravox apportait de plus que la presse officielle?".

"Internet ne tue pas (forcément) les journalistes" disait Jean-François Fogel en 2006. "Internet ne produit pas d’information, il en redistribue", ajoutait-il.

Peut-être faudrait-il redéfinir à quoi sert un forum citoyen?
Une réponse est peut-être celle qui se trouve derrière ce article http://www.forum-citoyen.org/#Accueil.A

La politique éditorial d'Avoravox s'en rapprochait. Elle a été transformée insidieusement avec l'usure du temps et un manque de direction.
Internet n'est pas une poubelle. Ce n'est donc pas juste diffuser des idées.
Pour ne pas fausser le jeu, il s'agit d'apporter des preuves et des arguments qui tiennent la route et le fleuve des idées.
Cela passe par la retour aux sources, jusqu'à son aboutissement à l'embouchure.
La construction d'une éducation politique citoyenne devrait tenir compte d'une analyse des processus, des dénivelés, des détours et des erreurs de parcours si elle ne veut pas être déviée par des vues trop partisanes.

Quel est le rôle du rédacteur d'un article?
Il peut accepter les trolls amusants, mais il se doit de maintenir un équilibre ses interlocuteurs pour que cela ne devienne un pugilat d'injures grossières.

"Les mécanismes d’aliénation des masses par les dominants.", dites-vous.
et qui doivent trouver ensemble une solution en commun.
Je lisais dans la presse (vérifiée, elle) "qu'en Belgique, on ne parvient plus à créer des emplois privés qui ne soient pas subsidiés et qu'il fallait équilibrer droite et gauche pour garder une solidarité et une responsabilité pour demain".

Cela passe, en effet par la "'justification du message même s'il n'est pas enveloppé dans un vocabulaire radical, littéraire, voire militant, et même moins journalistique.

Quant à l'originalité, il faudra y veiller. Avoir plusieurs articles qui paraissent le même jour sur le même sujet, n'assure pas une audience de lecteurs.

Un article parlait de la "Ruine de la Science Moderne". ( http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/la-ruine-de-la-science-moderne-2-155348 )
J'ai introduit deux commentaires qui disait que l'on pouvait y ajouter l'humour

"tout et n’importe quoi, je me trompe ?"
En effet. Comme le fromage belge. Mais si ce fromage peut sentir mauvais, il ne peut pas perdre ses couleurs de départ.

Pour le reste, il y a cette explication: http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2011/06/13/pseudo-censure-moderation.html

Bien à vous,

Écrit par : L'enfoiré | 17/08/2014

Vous avez l'impression que le monde est de moins en moins pacifique?

Vous avez l’impression que nous vivons une époque troublée, et qu’il y a une recrudescence des conflits dans le monde ? C’est tout à fait légitime, si l’on en croit les cartes de l’IEP, (Institute For Economics and Peace), un think tank international qui classe chaque année les pays en fonction d’un indice de paix globale, le "Global Peace Index" et qui vient d'en publier l'édition 2014. Il conclut qu'il n'y a guère que 11 pays dans le monde qui ne soient pas en conflit.
Pour figurer parmi les nations les plus pacifiques, chaque pays doit obtenir le meilleur palmarès sur un ensemble de 22 critères. Il ne doit pas être impliqué dans un différend politique ou territorial ayant suscité un recours aux armes occasionnant au moins 25 morts dans l’année, et il ne doit pas avoir de conflit à ses frontières (qu’il soit effectif ou latent).
Sur la base de ces critères, l’Organisation note que la tendance pacifique que l’on observait depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale s’est brutalement inversée en 2007 et que le monde est de moins en moins pacifique. « Depuis 2008, le niveau de la paix s’est dégradé dans 111 pays, alors qu’il ne s’est amélioré que dans 51 autres », note le think tank.
Les 11 pays qui ne sont pas en conflit sont la Suisse, le Japon, le Qatar, l’île Maurice, l’Uruguay, le Chili, le Botswana, le Costa Rica, le Vietnam, le Panama et le Brésil.
Ainsi, certains pays qui peuvent être assez pacifiques sur le plan domestique, peuvent avoir été impliqués dans des conflits à l’étranger, comme la France l’a été récemment au Mali, par exemple, ce qui explique pourquoi elle se classe 48ème sur les 162 pays qui composent le Global Peace Index pour 2014. Les pays qui ne sont pas impliqués directement dans des conflits internationaux, mais qui sont divisés par des conflits internes, sont également mal classés.
La Belgique ne s’en sort pas si mal, puisqu’à ce classement, elle figure à la 9ème place.

Une carte interactive à la fin de la source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=vous-avez-limpression-que-le-monde-est-de-moins-en-moins-pacifique-cette-carte-vous-donne-raison&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

http://www.visionofhumanity.org/#/page/indexes/global-peace-index

Écrit par : L'enfoiré | 17/08/2014

Mohammed est le prénom le plus populaire pour les petits garçons nés en Angleterre; un magasin britannique introduit le hijab dans son rayon des uniformes d'écoliers

La semaine dernière, l'Office britannique des statistiques nationales, l’ONS, a indiqué que Muhammad était devenu le prénom le plus populaire en Grande-Bretagne pour les garçons.
A première vue, ce sont les prénoms Oliver, Jack et Harry qui ont été le plus fréquemment choisis par les parents pour leurs petits garçons, et Muhammad n’arrive qu’en 15ème position. Mais une lecture plus attentive révèle que ce prénom apparait parmi les plus populaires sous différentes orthographes, et que si l’on combine les 3 variantes les plus fréquentes, 'Muhammad', ‘Mohammed’ (23ème sur la liste) et ‘Mohammad’ (57ème sur la liste), on obtient un total de 7445 occurrences pour 2013, un chiffre supérieur aux 6949 enregistrements avec le prénom ‘Oliver’.
La population britannique d'origine musulmane représente envion 2.9 millions de personnes sur un total de 63 millions d'habitants. Lors d'un sondage effectué lors du dernier recensement, environ 4% des sondés se sont déclarés musulmans.
Mohammed est un prénom particulièrement populaire dans la communauté musulmane, parce que les parents choisissent souvent de donner le nom du prophète à l’un de leurs fils. En 2002, Mohammed avait été le 61ème prénom le plus populaire pour les garçons nouveau-nés en Angleterre. Depuis, le nombre de musulmans a doublé en Grande-Bretagne.
Cette semaine, et pour la première fois, le grand magasin britannique John Lewis a annoncé la mise en vente de hijabs au rayon des uniformes scolaires dans ses magasins de Londres et de Liverpool. Le hijab est un voile islamique qui couvre la tête et une partie de la poitrine et que certaines jeunes musulmanes portent dès qu’elles sont pubères en signe de modestie.
Jusqu’à présent, les familles musulmanes devaient s’adresser à des magasins spécialisés pour se le procurer, et son entrée dans les rayons d’un magasin très populaire au Royaume-Uni, où l’on trouve également les vestes et les blouses obligatoires pour les écoliers des écoles publiques, devrait être bien accueillie par la communauté musulmane.
Les hijabs proposés sont assortis aux couleurs des uniformes des deux écoles avec lesquelles le grand magasin a conclu un accord pour la vente de cet article. L’une d'elles est une école coranique londonienne, tandis que l’autre est une école multiconfessionnelle de Liverpool.
Comme dans d'autres pays européens, le port de signes ostentatoires religieux dans les écoles publiques a suscité un débat au Royaume Uni. Un porte-parole de la chaîne John Lewis a expliqué que le magasin avait simplement répondu à une demande :
Nous fournissons des uniformes à 350 écoles différentes à travers le pays. L’école nous informe des articles qu’elle souhaite que nous vendions comme faisant partie de leur liste d’uniformes. »

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=mohammed-est-le-prenom-le-plus-populaire-pour-les-petits-garons-nes-en-angleterre-un-magasin-britannique-introduit-le-hijab-dans-son-rayon-des-uniformes-dcoliers&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 18/08/2014

Ménie Grégoire a recueilli et libéré durant 15 ans la parole des femmes sur leur vie de mère, d'épouse et d'amante, osant parler de sexualité sur les ondes des années 60 et 70, est décédée dans la nuit de vendredi à samedi au lendemain de ses 95 ans.
"Allô Ménie", son émission, "était un véritable phénomène de société", a souligné sur RTL un autre animateur de la station, André Torrent, qui a débuté avec l'animatrice. "Toute la France avait envie d'appeler Ménie Grégoire au moindre problème".
Elle "passait l'été dans une maison de famille en Touraine et avait été transférée il y a quelques jours dans une maison de retraite médicalisée où elle est décédée dans la nuit", a annoncé à l'AFP une de ses trois filles, Nathalie Dubeyne.
De 1967 à 1981, tous les après-midi durant une demi-heure, accompagnée d'un médecin, elle a écouté, aidé à parler et conseillé des auditeurs, et principalement des femmes, sur leurs problèmes de couple, la contraception et, plus globalement, la sexualité, un sujet encore largement tabou.
"A l'époque où je faisais mon émission, l'homme était souvent un peu... une brute, et la femme, pas du tout informée", racontera-t-elle plus tard. "On rendait brusquement la parole sérieuse en parlant du sexe, alors que jusque-là, de mon temps, c'était toujours pour plaisanter et avec des grossièretés", racontait cette femme d' allure chic et à la voix chaleureuse.

- Émancipatrice -
De ces années de confessions, il reste également 100.000 lettres, à 90% émanant de femmes, qu'elle a léguées aux archives d'Indre-et-Loire : 66 mètres de linéaires et "un miroir" de "la génération des années 60-70 avant que la France bascule dans une autre période", selon l'historien, Marc de Ferrière, qui veut y consacrer une thèse.
Violence conjugale, enfants adultérins, alcoolisme, avortement, frigidité... "On m'a tout dit. Tout est là", se félicitait Ménie Grégoire il y a encore quelques années sur RTL.
Ménie Grégoire "a fait plus que marquer l'histoire de la radio, elle a marqué l'histoire de la société. C'est quelqu'un qui a ouvert un espace d'expression à un moment où la société n'était pas nécessairement prête à l'avoir", résume Marc de Ferrière, enseignant de l'Université de Tours qui l'a rencontrée plusieurs fois.
Marie Grégoire, née Laurentin le 15 août 1919 à Cholet (Maine-et-Loire) était issue d'une famille bourgeoise, avec un père architecte et une mère au foyer. Diplômée d'études supérieures de lettres et de l'Institut d'Art et d'archéologie de Paris, elle s'était d'abord lancée dans le journalisme en travaillant pour diverses revues d'art, puis a collaboré au Monde, à la revue Esprit, à plusieurs titres de la presse catholique et au magazine Elle.
Quand Jean Farran, directeur de RTL, la recrute comme animatrice, Ménie Grégoire vient de publier "Le Métier de la femme" (1964), un ouvrage militant pour l'égalité dans le couple et la contraception, mais a également suivi une psychanalyse durant 10 ans.
Émancipatrice, certains lui reprocheront néanmoins longtemps son émission en public en mars 1971 sur le thème "l'homosexualité, ce douloureux problème", en présence d'un psychanalyste et d'un prêtre qui conclura par un "l'Eglise a toujours eu pitié des homosexuels" qui provoqua un véritable tollé dans l'assistance.
Après l'arrêt de son émission, Ménie Grégoire fut éditorialiste du mensuel Marie-Claire, à RTL (1980-86) et France-Soir (1986-99), animatrice sur FR3 (1984) et collaboratrice à Radio Bleue

http://www.telepro.be/affiche_news/32537/menie_gregoire_la_voix_des_femmes_des_annees_70_sest_tue.html

>>> Elle n'a jamais été remplacée. Cela pourrait être très utile aujourd'hui.

Écrit par : L'enfoiré | 18/08/2014

The Sun renonce aux seins nus en page 3

Le tabloïd britannique The Sun ne publiera plus de photographie de femme les seins nus en page trois, mettant ainsi fin à une tradition controversée vieille de plus de 40 ans, a affirmé mardi le quotidien The Times.
Selon le Times, qui comme le Sun appartient au groupe de presse de Rupert Murdoch, l’édition du Sun de vendredi 16 janvier restera comme la dernière à avoir montré en pleine page une femme les seins nus. Le journal note qu’en page 3 de l’édition de lundi, la mannequin Rosie Huntington-Whiteley avait la poitrine dissimulée par de la lingerie.
Cette tradition vieille de quatre décennies a longtemps été taxée de sexiste par ses détracteurs et Robert Murdoch lui-même l’a qualifiée de «surannée» l’année dernière.
Une pétition pour demander au tabloïd, l’un des quotidiens britanniques les plus lus, de cesser cette pratique a récolté 217.000 signatures.
Les participants à la campagne «Plus jamais de Page 3» ont qualifié la nouvelle de «réellement historique et de grand jour pour le pouvoir citoyen».

http://www.lesoir.be/762496/article/culture/medias-tele/2015-01-20/the-sun-renonce-aux-seins-nus-en-page-3

Écrit par : L'enfoiré | 20/01/2015

Le voile des femmes n’est ni arabe, ni musulman

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-voile-des-femmes-n-est-ni-arabe-163032

Écrit par : L'enfoiré | 14/02/2015

Il y a pourtant quelques femmes qui s'habillent, si l'on peut dire, comme les putes de rue il y a 50 ans.
Lorsque l'on agite le chiffon devant le taureau, il fonce...à la première occasion.

Écrit par : dixneuf | 21/02/2015

L'habit fait le moine, dit on.
Le problème, c’est que quand on respecte l'habit, cela n'apporte pas la preuve que l’on respecte l’homme.
Le mot ’homme’ est utilisé en mono sexe
C’est dire que l'enveloppe peut caché le contenu

Écrit par : l'enfoire | 22/02/2015

Lorsque le président égyptien se moquait encore du port du voile (VIDEO 'Must see')

Une vidéo de 1952 vient de refaire surface sur YouTube, montrant comment le colonel égyptien Gamal Abdel Nasser, président de son pays de 1952 jusqu'à sa mort en 1970, explique dans un discours les circonstances au cours desquelles le dirigeant des Frères musulmans l’a exhorté à obliger les femmes égyptiennes à porter le voile.
Nasser a été le second président de l'Egypte et il est considéré comme l'un des plus importants dirigeants arabes de l'histoire.
Le discours ressemble à ceci:
« En 1953, nous voulions vraiment travailler ensemble, avec les Frères Musulmans, pour qu’ils deviennent raisonnables. J’ai rencontré leur responsable. On s’est assis et il a présenté ses exigences. Qu’a-t-il dit ?
Il a commencé par dire : il faut que tu imposes le voile en Egypte. Que tu demandes que chaque femme porte le voile en sortant dans la rue. » (Le public éclate de rire)
Nasser fait un signe comique de la main pour souligner la fantaisie de leur demande. Un homme dans la foule crie : « Qu’il le porte, lui ! » (Dans la salle, les rires s’intensifient)
Nasser poursuit :
« Je lui ai répondu : si je faisais cela, ce serait un retour à l’époque de Al-Hakim bi-Amr Allah (au XIe siècle, ndlr), qui interdisait aux femmes de sortir dans la journée ! (rires) Pour moi, chacun doit rester libre de ses choix. »
« Il me dit : +c’est vous le gouverneur, vous pouvez décider+.
Je lui réponds : Monsieur, votre fille est en faculté de médecine, elle ne porte pas le voile. (les rires reprennent) Si vous, vous n’arrivez pas à faire porter le voile à une fille, la vôtre, comment voulez vous que le je fasse porter à 10 millions de femmes égyptiennes ! » (Le public éclate de rire une nouvelle fois).

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=lorsque-le-president-egyptien-se-moquait-encore-du-port-du-voile-video-imust-seei&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 25/02/2015

Le livre de Abnousse Shalmani "Khomeiny, Sade et moi" parle de ce problème des barbus et des voiles:

A Téhéran, dans les années 1980, une petite fille de six ans, contrainte de porter le voile, se révolte en se dénudant. Se soumettre aux exigences des « barbus » et autres « corbeaux » lui paraît absurde. Son père l?approuve et, afin de fuir brimades et contraintes, la famille va s?exiler à Paris. Abnousse Shalmani découvre alors que la liberté n?est pas celle qu?elle aurait souhaitée. Sa révolte n?est donc pas finie. Mais cette fois, c?est la littérature française qui va lui fournir des armes. La petite fille, devenue femme, va faire de Sade, de Victor Hugo et de Colette (entre autres) des appuis précieux dans son combat contre l?oppression en général et celle du corps féminin en particulier.Joyeux pamphlet, ce récit alterne les anecdotes intimes et les événements socio-politiques avec humour et enthousiasme.

Écrit par : L'enfoiré | 05/03/2015

MINIJUPE, TOUT COURT !
Vêtement phare des sixties, la minijupe en a vu de toutes les couleurs. Créée dans les années 1960 par la londonienne Mary Quant pour "permettre aux femmes de courir après un bus", elle annonce le Women's Lib et constitue une révolution dans la mode. Abandonnée dans les années 1970, elle fait son come-back durant la décennie suivante et sera constamment réinventée au fil des décennies. Adulée ou abhorrée, elle symbolise la féminité : incarnation de l'amazone moderne libre de ses mouvements, elle colporte également l'image de la femme-objet soumise au désir masculin et enfermée dans un idéal de minceur. Et sous son apparente frivolité, elle constitue un fabuleux révélateur de l’évolution des mœurs. Un portrait de la minijupe ludique et instructif, composé d'entretiens avec des stylistes et des sociologues de la mode, des images d'archive et des interviews de jeunes gens d'aujourd'hui.

ARTE http://www.arte.tv/guide/fr/043676-000/minijupe-tout-court?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 12/07/2015

ROBIN WILLIAMS, UN GÉNIE DE LA COMÉDIE

Révélé au grand public américain dans un costume improbable d'extraterrestre, dans la très populaire sitcom Mork & Mindy, c'est en Popeye que Robin Williams a débuté au cinéma, en 1980, sous l'égide de Robert Altman. À un peu moins de 30 ans, l'ex-enfant solitaire, formé à la rude école de la stand-up comedy, puis à la prestigieuse Juilliard School, est déjà en pleine possession de son art : une capacité à tout jouer, même si on l'a cantonné jusque-là au comique, et une extraordinaire virtuosité d'improvisateur, portée par un grain de folie toute personnelle. Il lui faudra attendre encore quelques années pour devenir une star internationale, avec Good morning, Vietnam (1987) et Le cercle des poètes disparus (1989). L'acteur habite si intensément ces deux rôles - un incontrôlable animateur radio des armées au Viêtnam et un professeur de lettres charismatique en guerre contre le conformisme - qu'ils continueront à le représenter aux yeux de toute une génération.

Révolte joyeuse
Peter Pan pour Steven Spielberg, clochard céleste chez Terry Gilliam (Le roi pêcheur), nounou travestie dans Mrs. Doubtfire, mentor dans Will Hunting et… génie déjanté dans l'Aladdin de Disney : ses autres incarnations marquantes conforteront cette image de grand frère chaleureux, à la fois protecteur et rebelle, prônant une révolte joyeuse contre la bêtise et la résignation. C'est ce "génie" familier que des millions de fans de tous âges ont salué sur les réseaux sociaux, après son suicide, survenu le 11 août 2014 au terme d'une longue dépression.
Respectant le mystère de l'homme, ce documentaire peint le portrait de l'artiste et de son œuvre avec, pour fil rouge, l'une des dernières interviews filmées qu'il ait accordées. Aussi disert sur son art que pudique sur sa vie privée, Robin Williams revient en détail sur les étapes successives de sa carrière, de ses débuts difficiles à la consécration. Certains de ceux qui ont travaillé avec lui, dont Pam Dawber, son ancienne partenaire à la télévision, évoquent l'ami et le comédien. Un hommage évidemment ponctué de nombreux extraits, puisés à la télé, au cinéma et sur scène, dont certains inconnus en France.

ARTE: http://www.arte.tv/guide/fr/056739-000/robin-williams-un-genie-de-la-comedie?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 26/10/2015

'L'hypersualisation des stars est trompeuse et humiliante'

Sur les tapis rouges, une bataille se livre: “une croisade où les célébrités semblent se faire concurrence pour voir qui pourra porter le mieux les tenues les plus minimalistes, tout cela au nom de l’anticipation et de l’expression personnel d’un avant-gardisme”, écrit Jan Moir dans une colonne du Daily Mail… un tabloïd qui exploite généreusement ce type d’images.
Elle observe que les robes des stars sont de plus en plus courtes, de plus en plus révélatrices, souvent découpées “comme si elles avaient été placées dans un destructeur de documents, ou ramassées sur un portant de vêtements en solde d’un magasin porno”.
“Pour les féministes, s’approprier sa propre sexualité, et être capable de l’exprimer de la manière que vous souhaitez est la pierre angulaire de la liberté moderne (...) Mais est ce que les stars d’aujourd’hui, et surtout les jeunes, n’exagèrent pas?”, écrit-elle. “Manifester de façon répétitive la volonté de se réduire à son seul physique, ne revient-il pas à se rabaisser aussi? (...)
Il y a une grande différence entre être sexualisée, et se vendre. Les sex-symbols sont puissantes, mais la vérité, c’est qu’elles n’aident pas les autres femmes”. L’une des raisons de ces remonte-seins et décolletés profonds, c’est que le tapis rouge est devenu très concurrentiel, tel un combat de gladiateurs. (...)
Ces femmes doivent se faire remarquer pour étendre leur marque et augmenter leurs fortunes, et elles sont prêtes à se livrer aux pires extrêmes pour se faire remarquer. (...)
Et n’oublions pas que beaucoup de ces stars se vendent aussi sur les média sociaux. S’assurer que leur photo devienne virale sur Instagram, Twitter, Snapchat et Facebook est crucial pour leur business plan. Cela ne se produira pas si elles trottinent sur le tapis rouge dans une robe qui descend jusqu’aux chevilles. (...)
Autrefois, les augmentations mammaires étaient l’apanage des stars d’Hollywood. Maintenant, elles sont devenues banales. En Grande-Bretagne, près de 30.000 femmes ont des implants mammaires”.
Moir ajoute que l’on trouve désormais dans les supermarchés toutes sortes d’accessoires sexualisés - qui autrefois étaient réservés aux professionnelles du strip-tease - pour améliorer l’aspect de la poitrine. “Si les femmes ordinaires ont investi ce champ, alors ces femmes extraordinaires se doivent de trouver de nouveaux extrêmes. (...)
Beyonce doit porter des vêtements encore plus révélateurs, et adopter des poses encore plus sexy. Madonna doit tourner du cul, en permanence, jusqu’à la limite, montrer ses fesses et ses bas résilles tant qu’elle peut. Quand peut-elle se détendre et se dire: “C’est bon, maintenant, je me paye un sac de doughnuts’? Jamais”.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=lhypersualisation-des-stars-est-trompeuse-et-humiliante&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré. | 03/12/2015

La polémique Dandoy révèle la triste tournure que prend notre époque

Alors voici le nouvel objet du scandale : une affiche représentant une femme affublée de jambes interminables qui se baisse nous dévoilant son postérieur saillant. D'autant plus saillant qu'il est tout rouge. Apposé à côté de cette posture peu catholique, un gros biscuit en forme de cœur. L'honorable maison Dandoy, fabricant de spéculoos depuis des générations, aurait-elle poussé le bouchon trop loin ?
Oui, affirment en cœur (tiens encore un !) de nombreux internautes ulcérés par une telle image qu'ils considèrent comme dégradante et avilissante pour la femme. A leur tour, des femmes politiques (et quand même quelques hommes) se sont insurgées contre "la mise en avant de femmes-objets", demandant "plus de respect, plus de dignité". Une ministre bruxelloise a également regretté que la Maison Dandoy soit tombée "dans le piège marketing". Ces plaintes auront eu raison du biscuitier qui a retiré l’image de son site internet.
Cette affaire serait insignifiante si elle ne révélait la triste tournure que prend notre époque. Sortons, si vous le voulez bien, de l'éternel débat relatif à la regrettable instrumentalisation de la femme par la publicité comme seul objet de désir.
Puis-je oser déclarer, sans me voir immédiatement clouer au pilori, que j'ai trouvé la publicité Dandoy réussie ? Que l'esthétique des différentes photos (y compris la photo "litigieuse"), réalisées par l’artiste Thomas Lélu, me paraît tout à fait originale ? Ou déclarant ceci, je me pose de facto dans le camp des immondes "machistes archaïques" (sic) ?
Je ne suis pas un spécialiste de l'art mais je crois savoir qu'il est affaire de goût. Et que cela plaise ou non, une publicité peut aussi revêtir un caractère artistique (Magritte a bien fait de la publicité). Mais l'art est aussi, par essence, provocateur et subversif. Comment sinon reconnaître le génie d'un Warhol ou d'un Dali ? A fortiori, comment nier que la femme - de tout temps - fut érigée en obsession artistique par l'immense majorité des artistes (et pas seulement des hommes) – pour le pire et le meilleur. Comment réagiraient les pourfendeurs de l'affiche Dandoy si "L'origine du monde", le tableau de Gustave Courbet, était exposé pour la première fois ?
Nous vivons dans une époque bien étrange : d'un côté, les gens s'étalent complaisamment sur des réseaux sociaux qui les réduisent à de simples objets commerciaux, adorent des chanteuses et chanteurs à moitié nus dans des clips autrement plus sexistes, dévorent des séries où le sexe et la violence sont légion, des émissions où la vulgarité atteint des sommets ; de l'autre, ils s'offusquent de la moindre image où une femme se trouve dans une posture osée sous prétexte qu’elle sert à vendre des biscuits...
Le retrait de cette image par Dandoy de son site web a tout d’une capitulation : il s’agit d’une autocensure a posteriori sous la pression d’une certaine opinion publique. C’est triste.
Si nous réduisons toute création - quelle qu'elle soit - à des considérations idéologiques ou politiques et si nous sommons les artistes de se justifier en permanence, nous courons le risque de voir un jour l'art s'aseptiser afin de ne froisser personne. Nous pourrons toujours nous consoler avec un biscuit Dandoy

Source: http://www.lalibre.be/debats/opinions/la-polemique-dandoy-revele-la-triste-tournure-que-prend-notre-epoque-56bc6cb93570b1fc1111a01a

Écrit par : L'enfoiré | 11/02/2016

Le bikini : 70 ans d'histoire légendaire en images

Depuis sa première apparition officielle en 1946, le bikini est entré dans les mœurs. Mais quelle est l'histoire du "plus petit maillot de bain du monde", qui fêtera le 5 juillet 2016 ses 70 ans ?
L'inventeur connu du bikini est Louis Réard. Ingénieur automobile, il l'a créé en 1946, au lendemain de la guerre. Le créateur de mode français Jacques Heim, a conçu un objet similaire à la même époque. Résultat : le bikini moderne a deux papas.
S'il évoque aujourd'hui le sable chaud, c'est pourtant à la piscine (Molitor, à Paris) que le tout nouveau bikini de Louis Réard a fait sa première apparition officielle, lors d'un défilé de mode, le 5 juillet 1946. Cette version davantage échancrée du maillot deux-pièces est alors portée par une jeune danseuse nue du Casino de Paris, Micheline Bernardini, 19 ans, entrée ce jour-là dans l'histoire de la mode. Toutes les mannequins disponibles ont en effet refusé de défier les convention en s'affublant du double bout de tissu.
Ses deux concepteurs ont, chacun de leur côté, choisi de donner un nom explosif à ce petit bout de tissu au charme incandescent. Louis Réard l'a appelé comme un atoll du Pacifique Sud sur lequel les Etats-Unis venaient de faire un essai atomique (Bikini donc), tandis que Jacques Heim le baptisait "Atome". Le mini-maillot de bain aura notamment comme slogan "Le bikini, une bombe anatomique".
Mais le bikini ne date pas vraiment d'hier. Cette mosaïque retrouvée dans la villa romaine du Casale, située au sud de la Sicile, le prouve : dans l'Antiquité, les jeunes gymnastes romaines portaient des tenues dénudées pour les jeux. Une dizaine de siècles plus tard, le bikini des années 40 s'est vendu à l'intérieur d'une boîte d'allumette pour souligner sa faible surface de tissu.
Sur ces images, elle est encore plutôt habillée, mais la nageuse et star du cinéma muet australienne Annette Kellerman a fait scandale en son temps. Et écopé d'une amende pour avoir osé enfilé un maillot de bain une pièce, bien avant le bikini. C'était à Boston, en 1907, et le maillot n'avait pas de manches... Médiatisée, l'affaire fit jurisprudence et dès 1915, les américaines purent en porter sans que ça devienne une affaire d'état.
Le maillot de bain classique deux pièces, que porte ici l'actrice américaine Ava Gardner, s'était déjà répandu aux Etats-Unis au début des années 40. Et il a bien moins fait scandale que le bikini. S'il laissait paraître plus de centimètres carrés de peau que son ancêtre le maillot-gaine en laine tricotée, et de plantureux décolletés, il cachait tout de même encore fesses, hanches et nombril.
Jusqu'en 1966, les Codes de censure Hays appliqués à la production d'Hollywood interdisaient catégoriquement l'apparition d'un nombril à l'écran ! A l'image, l'actrice et danseuse américaine Rita Hayworth dans les années 60, le nombril comprimé dans son bas de maillot de bain.
Si aujourd'hui le bikini paraît tellement acquis sur les plages de Méditerranée, il n'en a pas toujours été ainsi. Bien que progressivement accepté sur la Côte d'Azur, le bout de tissu jugé provoquant a longtemps été interdit en Italie, ou encore en Espagne, où le dictateur Franco lui-même a fini par autoriser son port à partir de 1952.
1953. La jeune Brigitte Bardot arbore un bikini à fleurs de légende sur la plage du Carlton, sous l'objectif des photographes du 6e festival de Cannes. A cette époque, le maillot devient déjà à la mode sur la Côte d'Azur mais elle décuplera la tendance. Il est pourtant encore méprisé aux Etats-Unis, où on le voit toujours comme indécent. BB portera également un bikini vichy trois ans plus tard dans "Et Dieu... créa la femme."
La chanteuse française Mireille Matthieu pose sur la plage de Biarritz le 27 juillet 1967. Mais pas en bikini. Pendant longtemps, le maire de Biarritz a fait interdire cette tenue sur sa plage.
Ce maillot à pois ne vous dit rien ? Dans les années 50, on le prénomme l'"itsy bitsy polka dot bikini". Et il évoque une chanson à succès consacrée au bikini, notamment reprise en français par Dalida et Richard Anthony comme "Itsi Bitsi petit bikini". La protagoniste de la chanson craint d'aller prendre son bain dans une tenue encore très peu répandue.
Au début des années 60, le bikini connaît un second souffle, adopté par les stars de cinéma et glamourisé à souhait. Marylin Monroe avait déjà défrayé la chronique en 1953 en s'affichant dans "Les hommes préfèrent les blondes" en bikini riquiqui. Tenue qui, d'après le magazine de mode américain Vogue, "n'embellissait pas la femme". Elle pose ici à nouveau avec, dans les années 60.
L'une des apparitions les plus mémorables du bikini a eu lieu dans le film "James Bond 007 contre Dr. No", en 1962. L'actrice helvético-américaine Ursula Andress le popularise dans le monde entier en une scène choc. Séché, le célèbre bikini blanc sera vendu aux enchères en 2001 pour 41 250 livres sterling (soit près de 50 000 euros). Ces années-là verront le maillot apparaître dans de nombreux autres films et gagner en popularité.
La même année, l'actrice française Catherine Deneuve pose sur la plage à Saint-Tropez, participant au regain de popularisation du bikini.
Le magazine sportif hebdomadaire américain "Sports illustrated" a mis un bikini blanc sur sa couverture dès 1964 (à l'image, une couverture de 1997). Trois ans plus tard, le magazine Time affirmera que "65 % des jeunes femmes ont déjà franchi le pas".
Le bikini a déjà donné lieu à de nombreuses variantes depuis qu'il est entré pour de bon dans les moeurs, à la fin du XXe siècle. Parmi celles-ci, le monokini. Au départ culotte à bretelles conçue dans les années 50, c'est aujourd'hui, jusque sur les podiums (comme ici), un simple slip de bain porté en laissant les seins à découvert.
Autre variante du bikini, le maillot de bain brésilien a pris forme dans les années 70. Son bas, plus échancré, est un mix entre slip et string, dans un pays où l'esthétique du postérieur est aujourd'hui devenue un vrai business.
Quant au trikini, également brésilien, son haut et son bas sont reliés par une bande, une chaîne ou encore des anneaux.
Le tankini (terme qui vient d'un haut appelé "tank top" par les américains) comporte un haut de type débardeur et un bas du genre culotte bien couvrante.
Nous avons gardé le meilleur pour la fin... Il s'agit du "facekini", ici porté dans l'Est de la Chine en 2015. La cagoule en matière synthétique est devenu très tendance en Chine. Ce masque permet de protéger le visage du soleil, dans un pays où le bronzage est assimilé au travail des champs. Et, plus inattendu, des brûlures de méduses, très courantes dans certaines zones de la mer de Chine. Ne serait-il pas le frère ennemi du bikini ?

http://www.linternaute.com/actualite/societe/1315873-vous-saurez-tout-sur-le-bikini/

Écrit par : L'enfoiré | 04/07/2016

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