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11/10/2019

Les profils STEM

0.JPGEn 2018, paraissait l'article "La demande pour les profils STEM reste forte en Belgique", alors que le nombre d’offres d’emploi dans les Sciences, la Technologie, l'Ingénierie et les Mathématiques (STEM) avait diminué de 18 % en Belgique.

L’Écho du weekend 28 septembre dernier le répétait dans un autre "Les entreprises pleurent pour des profils "technologiques". Cela faisait des gens sans emploi et des emplois sans personne.

Les profiles de STEM sont toujours demandés en une sorte de circuit fermé. Les nouvelles technologies accélèrent les découvertes des sciences et les maths aident pour encadrer les nouvelles technologies tout en étant chacune complémentaire.

Mais ce sont les nouvelles technologies qui se sont intégrées parfois immiscées dans tous les processus et disciplines de notre actualité.

"Je tiens impossible de connaître les parties, sans connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître les parties", disait Blaise Pascal.


Ce blog contient déjà beaucoup de sujets qui touchent de près ou de loin aux nouvelles technologies et au monde des affaires.

La semaine prochaine, c'est à nouveau la "semaine numérique".

Une nouvelle occasion pour remettre un nouvelle couche ou pour certains, remuer le couteau dans la plaie.

Mardi dernier, l'entreprise EASI était nommée "entreprise de l'année", pour ses spécialisations dans les logiciels comptables et pour son actionnariat participatif comme style de management avec le partage progressif du pouvoir.

Une "success-story" qui dure depuis 20 ans.

Invité à parler du management de sa société de 250 personnes, Salvatore CURABA, 0.JPG patron atypique de EASI et ancien footballeur et entraîneur, a repris le club de foot de La Louvière et espère voir son club champion de Belgique en cédant sa place et en considérant qu'il avait jouer assez ce rôle et qu'il devait revenir à ses anciennes amours.

Selon lui, les clés du succès seraient les valeurs, l'organisation, la capacité à faire des efforts, le partage et le bonheur.

Cela veut surtout dire qu'il faut de l'audace, de la bravoure, de l'intégrité, de la persévérance, de la résilience et que, peut-être avec un certain humour, on pourrait penser que le métier d'informaticien peut mener à tout à condition de pouvoir en sortir un jour.

Un autre métier à risque selon "Le Trends" avec la question "Peut-on gérer un club de foot comme une entreprise?"...

Dans les années 70, j'ai fait partie d'une petite société d'informatique que l'on n'appelait pas encore "startup", qui s'occupait de créer du software de système comme raison d'être et d'application pour raison financière.

Là, aussi, il était plus question de prendre les décisions entre tous ses membres.

J'y suis resté 6 ans, tout en gardant le contact, plus qu'un contact, puisque j'ai continué à développer de petites parties de projets, en continuant ma formation en software de système. Ce n'est qu'en 2017, que cette société a cessé ses activités.

Les problèmes d'une petite société en informatique à l'époque, c'est que premièrement, il n'y a pas souvent de backups de ses membres prévus (pas de connexion internet à l'époque) et qu'elle vit souvent avec des affaires qui se présentent en dents de scie, dans des creux qu'il faut combler en attendant un nouveau contrat important et des périodes d'euphories pendant lesquelles il faut engager de nouveaux collaborateurs dans la précipitation.

Beaucoup de choses ont changé depuis ma période pionnière pendant laquelle le temps des grandes machines se partageait souvent en heures creuses souvent de nuit.

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9.JPGEn 2017, le livre "homo informix" de Luc de Brabandere dit d'une manière plus nuancée que pour devenir plus créatif et parvenir à LA bonne idée, il ne suffit pas de simplement penser en dehors des cadres. Le vrai défi consiste à construire de nouveaux cadres de vie et devenir plus créatif pour parvenir à imposer LA bonne idée, dans de nouveaux cadres englobant la plupart des membres de l'organisation et parvenir à réaliser des sauts imaginatifs suffisants pour s'assurer un succès à long terme.

Les idées nouvelles ne savent pas en tirer tout le potentiel en elles pour retrouver la pleine puissance de la pensée créative avec de nouveaux modèles mentaux dont nous avons besoin.

Cela nécessite de douter de tout, de réexaminer le monde en se posant les bonnes questions, d'apprendre comment créer des idées nouvelles, en les évaluant, les hiérarchisant et en sélectionnant celles qui sont porteuses de succès, en favorisant un processus créatif, pratique et durable pour mieux se préparer à l'avenir.

A quelques mois près, Luc de Brabandere a mon âge et donc quelques points de carrières se rejoignent au niveau créativité comme moteur et un humanisme numérique.

Arrivé en piste, au petit déjeuner juste après les tabulatrices avec des panneaux de fils pour les programmer et les premiers apéritifs qu'offraient les ordinateurs à cartes perforées en style IBM360 sur lesquels tous les programmes étaient testés avec des compilateurs et des "dumps" de toute la mémoire qui sortaient sur papier en accordéon, guidé par les petits trous du bord jusqu'à l'instruction qui faisait cracher le nouveau "jouet" programmé pendant les tests.

Alors, commençait l'analyse du code foireux en hexadécimal ou en octal.

Emuler un IBM360 sur une petite machine de quelques KB avec des instructions ultra courtes qui obligeaient d'entamer une boucle pour comparer des suites de caractères et de les transférer, a été un épisode très particulier de la petite société startup des débuts. 

Le nombre d'étapes qui suivirent, ont été innombrables pour arriver aux smartphones d'aujourd'hui.  

Dans l'avant propos de son livre, il parle de trois mariages entre mathématique, informatique et logique et un enterrement pour le mode d'emploi inadapté résultant.

Il continue par l'histoire des trois piliers et termine par faire réfléchir au futur.

Claude Shannon a été pour lui, le père de l'informatique.

Le rêve de Gottfried Leibniz de fusionner logique et informatique a été irréalisable.

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La vidéo qui suit, va dans le même sens, en parlant du sens des mots parfois exotiques du jargon et termine par dire que le numérique n'est pas une solution pour penser moins, mais au contraire, une occasion pour penser plus, que la majorité des questions techniques ne sont pas techniques, qu'il n'y a pas d'objectivité globale dans un algorithme, mais qu'elle dépend de qui le conçoit.

Un algorithme truffé de bifurcations va au-delà des mathématiques et de la logique et influence même notre façon de penser en calquant le profil de l'utilisateur pour correspondre au plus près à une idéologie sous-jacente.

Même si gouverner, c'est préparer et tester les éventualités, jusqu'aux impondérables, on n'arrivera jamais à prédire l'avenir qu'avec le calcul des probabilités qui n'assure jamais une réussite totale.

"Aristote imaginait les règles de la logique en disséquant des grenouilles. Archimède découvrait certaines lois de l'hydraulique avec les le bras de levier. Descartes inventait les axes x et y pour dessiner les mathématiques et expliquait les mouvements du système solaire par la présence de tourbillons. On ne voulait pas distinguer science et philosophie tant leur combat était commun par l'exigence de rigueur, par la lutte contre les croyances et les superstitions, la mise à l'écart des prophètes et des gourous dans un tradition de méfiance vis-à-vis des traditions".

Depuis, la science s'est dissociée de la philosophie.

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Luc de Brabandere comme moi considérons que nous avons eu de la chance d'être parmi les pionniers de ce qu'on appelait alors "informatique".

Je ne vais pas comme un contemporain de mon âge (comme Michel Sardou, par exemple), avoir une nostalgie à dire détester cette époque-ci en pensant que c'était mieux avant.

C'est toujours mieux avant quand on voit les années qui passent trop vite.

Mais, il est vrai que comme je le disais plus haut, tout a changé entre cette époque des pionniers de l'informatique et l'actuelle.

L'informatique pionnière était un train avec une locomotive énorme qui sortait de la gare de banlieue à très petite vitesse.

Aujourd'hui, ce train s'est effilé en TGV sur des rails parallèles, plus étroits avec des outils disparates.

Au début, tout était à développer "from scratch" comme on disait dans le jargon.

Pas besoin de s'inquiéter de ce qui existait et se passait à l'extérieur de ce qu'on développait.

Le développement applicatif a complètement évolué, du tout au tout, en construisant des "lieux numériques" par l'intermédiaire, le plus souvent, de squelettes de bases de données préformatés auxquels il ne reste plus qu'à charger des données de la société qui l'utilise en observant ses contraintes parfois très rigides comme SAP ou Oracle en se réfugiant dans le "cloud".

Ce ne sont plus seulement les langages informatiques qui s'imposent dans le travail de l'informaticien, mais sa connaissance du secteur numérique complet pour développer du "nouveau" dans un jeu de Lego.

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Les hommes et leurs jobs

"Les développements technologiques changent radicalement la façon de travailler et de vivre. En raison de la numérisation croissante et de la reprise économique, de plus en plus d'organisations veulent du personnel techniquement formé", dit un des chapitres de l'Echo.

Ceux qui n'ont pas suivi cette (r)évolution se retrouvent parmi les déçus qui haïssent cette époque.

Le gap, entre les deux rives constituées de part et d'autre par les employeurs et les chercheurs d'emplois résiderait dans l'inadéquation entre l'offre et la demande.

Le manque de qualifications est cité comme première raison de ce qui ne colle pas dans le marché du travail.

Le coût salarial élevé en Belgique est cité comme seconde. La troisième, une couche de flexibilité qui ferait défaut.

J'ajouterais qu'il faut toujours un état d'esprit particulier pour l'innovation informatique qui comprend dynamisme et une certaine "fainéantise initiale" à en faire plus au départ pour en faire moins par la suite à la suite de beaucoup de réflexions.

"Comment sortir par le haut de la guerre des talents?"

Le travail à faible valeur ajoutée et la chute des prix des outils ont entraîné un tassement, voir une stagnation, même dans les prix de la main d’œuvre qualifiée.

Dans la semaine, je lisais que "concilier travail et famille est particulièrement difficile pour les plus diplômés".

Les hauts tarifs des têtes pensantes se cachent désormais dans les grandes entreprises américaines du secteur ou derrière quelques startups qui ont évolué dans les STEM sans se laisser entraîner par le confort.

Pour compenser la pénurie, les entreprises engagent pendant le temps d'un projet, des informaticiens en provenance de Bangalore où l'on forme vaille que vaille, des milliers d'informaticiens par an dans une symphonie indienne qui a compris tout l'intérêt de travailler en réseaux de connivence.

L'expérience pour découvrir les failles du système numérique s'acquiert en analysant réussites et échecs, en comprenant les concepts généraux plutôt que de penser se lancer à corps perdu dans la programmation sans avoir une vue globale de ce que ces changements impliquent dans la vie de tous les jours.

Aujourd'hui, il faut cesser de voir le codage comme un métier mais comme une compétence basée sur le raisonnement mathématique et logique pour stimuler la créativité et pour rendre le métier encore rentable.

Le codage pourrait très bien être introduit dès l'école primaire comme un additif aux jeux.

Comme toujours, il y a des inventeurs, des vendeurs de leurs créations et des utilisateurs.

S'ils se coudoient, ils ne se mélangent pas sur des voies parallèles.

Ceux qui se disent "experts" dans un domaine étroit doivent rester vigilants pour qu'ils ne sombrent pas dans l'oubli un jour prochain avec leur expertise car tous systèmes et applications en place ont un degré de vie très court.

Les bons concepteurs de futur ne s'arrêtent pas en chemin et prévoient les bouleversements inévitables des nouveautés.

Les concepts sont liés à un esprit très cartésien à partager la logique avec le goût des sciences et des mathématiques détectés par des attitudes de rationalisation, de pragmatisme, de rigueur, de recherche d'efficacité et du moindre effort pour obtenir un maximum d'impact en évitant tout travail inutile que les anglophones appellent "overhead" parce que non rationalisé avant de passer à l'exécution.

Rien à voir avec le travail répétitif souvent analogique et automatiquement recherché dans le passé ou via sa seule expérience.

L'informatique est devenu seulement un outil de création englobés dans le numérique parmi une foule d'autres.

Chaque discipline a une fonction particulière dans la chaîne du traitement des affaires humaines.

L'anonymisation du business est devenue un mythe mensonger comme s'il s'agissait du monstre du Loch Ness que tout le monde recherche et que personne ne trouve. 

En un mot, c'est la connaissance parfaite du marché, des possibilités des outils mis en œuvre et des hommes disponibles qui permet de limiter les erreurs d'évaluation des projets.

Le CEO demande souvent au manager du service informatique, combien de temps il faudra pour arriver au bout d'un projet.

Bien que parfois justifiée, il n'aime se voir répondre "c'est comme pour le fût du canon pour se refroidir ... un certain temps".

La réponse est soit donnée en fonction d'une expérience préliminaire dans le même secteur, soit évasive du style "vogel pick", soit encore surévaluée pour éviter les surprises.

Dernièrement, il était question de formation des réfugiés par l'apprentissage du codage et des langage de programmation (podcast:podcast).

Dimanche dernier, le sujet faisait partie de la séquence hebdomadaire du futur au JT de dimanche dernier vu au féminin (podcast:podcast).

Ada Lovelace,  Grace Hopper et Margaret Hamilton, citées dans le podcast, trois femmes qui on pris leur pied en informatique en pouvant contrer tous les hommes par leur intelligence agissant en "multiprogrammation" en "random" alors que les hommes le font plus souvent séquentiellement.

Il est vrai qu'à l'époque pionnière, les femmes étaient extrêmement rares dans les profils STEM.

Dans le court terme, il faut apprendre à coder, peut-être, mais un apprentissage à décoder, à casser les codes à découper en phases de logique pour encadrer les différentes entités déjà écrites séparément.

Il faut parfois coder et parfois décoder les besoins pour les comprendre et saisir de nouveaux buts, parfois cachés, à atteindre.

Avant de coder, il faut souvent remettre en question la situation programmée pour se rendre compte qu'elle n'a peut-être plus les mêmes relations de bons voisinages avec l'actualité.

Le feuillet entier est consacré aux data avec le titre "Les entreprises nous voient en data" avec le sous-titr "les data décideront-elles de notre avenir?".

Je dirais que dans la reconnaissance des ressources disponibles, les data et les forces du travail arrivent à égalité dans la balance pour entraîner la décision de résoudre un nouveau problème qui se pose dans une société ou ne pas le faire. Il existe même des algorithmes intelligents pour aider et orienter le choix du moment pour démarrer un projet et évaluer les avantages ou risques d'une procédure ou d'une autre qui peuvent en résulter pour arriver à ses fins.

Des bases de données existent pour recouper les training et expériences qu'un membre ou un groupe du personnel est capable ou non d'entreprendre dans un temps donné, tout comme Facebook le fait en regroupant des (faux)-amis par leurs affinités et les clics "J'aime".

En Belgique, pour analyser un projet, il est cité SoPRISM qui fait du profiling via les réseaux sociaux, Collibra qui rend les données plus intelligentes, i-Care qui évite les pannes, Ammobi qui joue au big brother de la vente au détail et Riaktr, qui utilise les opérateurs télécoms.

Dans une équipe, certains seront mieux adaptés à inventer les solutions par eux-mêmes et pour d'autres, il faudra donner des directives précises. 

Je dirais donc, oui, pour les data mais pas vraiment pour les programmes et encore moins pour les hommes si la direction ne les connait que du bout des ongles et des chocs orageux de personnalités au moment le moins opportun.

C'est encore plus grave, quand on n'a pas le temps nécessaire pour changer le logiciel adhoc, alors peut-être vaudra-t-il mieux adapter les données pour qu'elles entrent dans le cadre du logiciel existant dont les résultats ne correspondent pas vraiment au but rechercher.

Le squelette est une structure naturelle comme charpente du corps de l'homme.

Si un os de la colonne vertébrale touche un autre et produit un court-circuit, cela va faire aussi mal en numérique.

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Les data, les problèmes et leurs résolutions

Avant de coder, il faut analyser les liens qui existent entre les différentes données, tables ou fichiers d'une base de données.

Tout doit être à sa place avec des liens parfois ténus, parfois essentiels pour que l'ensemble tienne la route ensemble.

Une base de données peut aller loin ou échouer très vite parce que le software a évolué qui a tellement d'avantage qu'il faudra l'utiliser et construire des interfaces pour y transférer les données anciennes.

La construction des informations en arbre est capable de contenir les informations complètes d'une entreprise, d'une multinationale, d'un pays et même de toutes les activités du monde entier dont on doit rattacher les éléments par des clés simples ou multiples pour constituer des liens comme liaisons entre ses entités et se membres qui non structurés seraient perdus pour toutes les recherches qui suivraient.

C'est dire que le risque existe de ne pas avoir tout prévu au travers de ces liens "judicieux", que les infos se retrouver orphelines sans liens de parenté vers le haut et vers le bas pour consolider l'ensemble.

Le "big data" est en grande partie un "big bubble" et un puits de connaissance qui ne servirait à rien s'il n'était pas raffiné sur la qualité et l'exactitude de l'information, suivrait la loi du "Garbage In, Garbage Out".   

L'information des données donne le pouvoir aux algorithmes dont le potentiel non uniformisé se base sur le modèle ajusté et particularisé "one by one" appelé "fitbit". 

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L'ère du numérique

Dans le même journal, un éditorial disait "Profit et impact. Capitalim. Time to reset. Business must make a profit but should serve a purpose" qui parle de vrai pragmatisme libéral et d'activités bénéfiques impactant la planète, l'être humain et le porte-monnaie.

"L'économie n'est pas là pour nous dicter sa loi" y disait Jacques Crahay, surtout quand elle tyrannise et déraille en sortant de ses limites imparties.

A la base, pas de surprise, pourtant. Le numérique fait partie intégrante à l'idéologie capitalistique, dans laquelle les compétences, les appétences et les affinités sont essentielles pour avoir une chance de bien "performer" comme disent les Américains.

Le film "Le stratège" présente un nouveau directeur général de l’équipe de baseball qui utilise une approche statistique dite sabermétrique, dans le but de fonder un groupe compétitif malgré un budget très restreint pour mettre le plus de chance de son côté.


Un peu comme je l'écrivais dans le billet "Tout cela au nom de Darwin".

La croissance est seulement un indicatif de bonne ou de mauvaise santé générale d'un pays comme d'un être humain en mal d'enthousiasme qui fait aussi partie du capital humain qu'il faut surveiller sous peine de ne plus travailler avec le plaisir.

Dernièrement, pour inciter à la lecture du livre de Dan Brown "Origine", je disais:

- Il y avait du suspense, de la structure, une intrique en béton, de la complexité en plus de l'aventure, du mystère et du voyage, cités par le critique de la vidéo.

- Ça, c'est bien toi : structuré, complexe, béton... tu es incroyable ! Quand vas-tu baisser la garde ?

- On ne baisse jamais sa garde dans le numérique. Toutes les histoires ont un début et une fin qu'on appelle les données de l'histoire. C'est entre ces deux limites, que l'on construit la compréhension et la résolution d'un problème, que l'on construit sa trame et que l'on peut espérer trouver une solution après quelques hésitations au moment de faire le bilan qui pousse parfois l'envie de d'effacer et de recommencer. Savoir ce dont on dispose de données ou non, rassure ses choix de politique par la logique pour bétonner le tout sinon, c'est de la bouillie informe que l'on peut rencontrer dans certains livres et histoires racontées de ci de là par manque de réflexions.

- Tout n’est pas la conséquence de réflexions. Si c’était le cas, on ne prendrait aucun risque et la vie serait bien morne. Tout analyser et tout mesurer çà s’appelle la raison, l’ennui, la résignation, le renoncement.

- Je dirais que c'est le contraire mais, comme toujours, il faut avant tout aimer ce qu'on fait. Les risques, on aime dans le métier. Le cerveau fonctionne même en dormant tout comme le cœur. Pourquoi ne pas l'utiliser à bon escient? Je parlais d'un premier épisode de vie dans une petite société d'informatique. Il y en a un autre dans une multinationale américaine avec quinze ans de management et là, plus rien n'est pareil. Le film "Miss Sloane" présenté dimanche dernier sur .2  raconte une histoire qui ne fait pas dans les sentiments dans le business qui y ressemble. "Elle boit pas, elle drague pas, mais elle cause, calcule et lobbyse" pour détrôner ses opposants masculins. On ne lâche rien dans ce "sport" où il est question de "surprendre et ne jamais être surpris à son tour" de tuer l'autre pour ne pas mourir soi-même dans un sorte heptathlon sportif de la pensée.

Ce genre d'entreprise ne baigne évidemment ni dans le partage du pouvoir ni dans la sensiblerie d'Amélie Nothomb qui s'imagine Jésus comme dans son dernier livre "Soif"  et qui, à tort ou à raison, est l'ennemie jurée de tout ce qui tourne autour du numérique alors que cette discipline est devenue un "must" auquel on n'échappe pas en tant qu'utilisateur d'aujourd'hui selon la formule "dans un monde qui change".


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Conclusions multiples

Les profiles STEM font tous partie du département de recherche, à la recherche de comment simplifier ce qui est complexe par nature de la vie et de son abstraction.

Le film "Un homme d'exception" adapté du livre "Un cerveau d'exception", dresse la biographie du mathématicien John Forbes Nash Jr. qui a obtenu la gloire pour son travail.

Obnubilé par les chiffres et les formules il en était devenu schizophrène.

Ce n'est donc pas une réussite complète.


1.JPGL'école donne une base de lancement vers un horizon infini, mais c'est à chacun de tenter de l'atteindre avec les meilleurs atouts.

Les diplômes de fin d'études ont une importance à apporter une carte de visite présentée avec le CV mais ce sont surtout les extrapolations personnelles qui feront la différence.

En vingt ans, d'après Agoria, le nombre de diplômés comme ingénieurs n'a fait que stagner, il en faudrait beaucoup plus par an pour "aller dans l'action" sur un modèle partagé, décentralisé de la formation professionnelle.

Pour inciter les jeunes dans cette direction et clamer ceux qui disent que le numérique est un destructeur d'emplois, Agoria annonce que cela créerait 3,7 nouveaux postes pour chaque emploi perdu. 

J'écrivais en 2008, dans la conclusion de "La Grande Gaufre": "Informaticiens, utilisateurs, à vos « starting blocs », donc, ou plus simplement, à vos blogs, il en restera toujours bien assez. Sera-ce un départ pour une nouvelle guerre de l'information menée sur Internet? Au niveau mondial, 30% de la recherche se tourne vers les sciences de l'information. L'Europe n'a atteint qu'un pourcentage de 18% et devra, tôt ou tard, résorber son retard. Vive la gaufre dorée qui croustille sous la dent, aux cases analogiques ou numériques.Je ne lancerai pas le mot "FIN" comme de coutume. Je ne ferai que compter les points et observer les dix années qui suivent. La robotique, la domotique sont les utilisateurs privilégiés de l'informatique".

Un informaticien, comme pour tous les autres jobs, ne sera jamais payé qu'en fonction de ce qu'il écrira de son propre cru en dépassant intelligemment les limites fixées par contrat.

Il y a les compétences apprises sur le tas et par l'expérience qu'il faut vivifier et mettre à jour en permanence.

En sortant du cours, peut-être, faudra-t-il de faire penser à cet informaticien que le cours qu'il vient de recevoir, est seulement une base et qu'il est peut-être déjà obsolète en entrant dans le cycle de son utilisation.

Les STEM sont des branches avec différents dilemmes qui demandent aussi bien une urgence après son écolage pour être appliqué et une patience pour être compris dans sa finalité de ce qu'est l'ère du numérique qui est en perpétuelle évolution exponentielle.

Il y faut aimer les défis qui n'ont jamais de fin, rester critique et créatif dans une bataille pour sortir le meilleur des données.

La gestion des ressources humaines est essentiellement une affaire de relations entre personnes souvent très complexes et pleines de facteurs imprévisibles pour espérer favoriser une collaboration étroite en donnant-donnant, avec solutions "win-win".

C'est un peu le même problème avec une base de données à laquelle il faut ajouter une foule de paramètres qui atteignent un tel point complexité qu'un programme et dont on ne pourrait pas apporter "une" solution unique.

Cet ère du numérique a pourtant commencé, il y a déjà longtemps parfois insidieusement.

On écrivait déjà des outils pour faciliter le travail des comptables, des techniciens, des mathématiciens et dans l'ensemble cela finissait par tourner convenablement.

La complexité s'est ajoutée exponentiellement à la simplicité relative des processus du début.

Dans le métier du numérique, dès qu'un système est en place, de nouvelles méthodes technologiques arrivent et tout est à recommencer en espérant que l'expérience positive engrangée lors de la version -1 n'a pas été oubliée.

Le dilemme continue entre solutions conservatrices et progressistes.

Toujours été progressiste, je me suis attelé à conserver ce qui était utile et profitable dans le passé et qui aurait été oublié dans les nouveaux processus.

Les sociétés qui se targuent de faire partie d'un monde qui change (lien humoristique), devraient se rappeler que tout n'est pas à mettre la poubelle.

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La situation dans le monde économique

L'OCDE dit que l’avenir de l’économie mondiale s’annonce de plus en plus sombre

Les tensions au niveau mondial et l’incertitude pèse sur la demande, les investissements et la productivité.

Le moteur de la croissance à l’Ouest est pratiquement à l’arrêt.

Ce serait même la fin structurelle de la croissance économique.

Les trois causes de cette situation sont:

1. la démographie, moins de demandes pour les produits et les soins de santé augmentent sans cesse.

2. Le ralentissement de la productivité des économies émergentes et la révolution technologique

3. Un changement social dans le comportement des millénnials qui ont l'appétit féroce et de leur mode de consommation.

Jeudi dernier, le 28' se posait la question du "comment relancer la croissance" alors que la récession menace une nouvelle fois podcastpodcast.

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Les investissements dans l'avenir doivent s’accompagner d’une politique monétaire qui soutienne les réformes budgétaires structurelles pour stimuler la croissance économique à long terme et limiter les bulles improductives d’actifs.
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Hors, le goût du risque s'étiole en période de crise structurelle.

0.JPGInjecter de l'argent dans les circuits de consommations finit sa course dans les dépôts bancaires sans impact dans les affaires rentables avec un minimum de croissance raisonnable de 2% pour ne fut ce que compenser la vétusté des produits d'après le calcul de la dépréciation, amène dans la japonisation de l'Europe "« Kicking the can down the road ».

Internet est une suite logique à l'informatique quand au Traitement de l'Information s'est ajouté les Communications dans la bagarre des TICs, avec le smartphone dans les mains.

Les risques et les menaces sous-jacents de son utilisation ne se sont pas fait attendrepodcast.

Dans les années pionnières de l'informatique, c'était IBM qui avait une avance considérable sur ses compétiteurs. Ce n'est plus le cas...

Facebook a conquit le monde par la voie virtuelle et a subit quelques revers, suite au vol des données personnelles.

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Une catastrophe serait-elle annoncée?

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Nicolas Vadot propose de ne pas perdre son temps sur Facebook, de fermer son écran et se (re)mettre à la lecture

Alors, vient la question: Que lire?

Entre le 16 et le 20 octobre, la Fureur de lire s'installe en Wallonie et à Bruxelles.

Qui remportera le Goncourt pour en principe ne pas y perdre aussi son temps?, se demande Benoit Forgeard.

Question qui ne manque pas de piquant avec le numérique en arrière-plan.

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Les liens et obligations du numérique avec l'écologie

A ces liens viennent s'ajouter d'autres problèmes liés à l'ère du numérique.

  • Le monde selon Amazon triomphe et s'étend par plusieurs voies de la vente en ligne appelé eCommerce de matériel en ne tenant aucun compte de l'impact négatif sur l'environnement tout en semblant en être garant...Mais jusque quand?
  • Les Décodeurs posent la question de l'enseignement numérique innovant et participatif via les MOOC. qui remet l'université et ses pratiques en question( podcast:podcast
  • Les dangers de piratage sur Internet...


Après le petit livre rouge, le bleu néo-libéral a pris la relève et aujourd'hui, c'est une version verte qui surprend les habitudes.

« Comment développer des voitures autonomes si l’on ne dispose pas de l’infrastructure physique et numérique pour collecter des données ? Comment réduire les émissions de carbone si vous êtes dépendant du charbon pour l’énergie ? Cette transition énergétique nécessite des investissements dans les infrastructures et les ressources humaines motivantes et responsables. »

Fin 2008, j'avais déjà imaginé de trouver un lien complémentaire entre économie et écologie dans "L'éconologie, rêve ou réalité?".

Onze ans après, peut-être, faudra-t-il faire le lien entre écologie et numérique.

"Les climatosceptiques et les climato-fatalistes de la collapsologie qui sont tous deux aussi négatifs et il faut changer de modèle", dit Nicolas Hulot, en recevant le prix Honoris Causa, ce jeudi. (podcast: podcast

0.JPG"L’intelligence artificielle est notre nouvel allié. Les ordinateurs se sont rapidement révélés plus forts que les humains dans les jeux de société grâce à leur puissance de calcul et leur capacité à conserver dans leur mémoire vive, immédiatement accessible, une plus grande quantité d’information que nous n’en sommes capables. [..] L’Intelligence Artificielle nous force à l’humilité qui nous est maintenant indispensable car nous allons devoir faire confiance pour notre salut à ce que vont découvrir et nous faire connaître ces machines « de niveau surhumain » que notre génie nous a permis d’inventer et qui « ne sont plus contraintes par les limites de la connaissance humaine", explique Paul Jorion dans cet article auquel je souscris.

Faire plus avec moins, c'est exactement la nouvelle version d'un même but environnemental et économique.

Ce vendredi, le prix Nobel de la Paix a été attribué à Abiy Ammed pour la réalisation de la paix après 20 ans de guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée et pour son programme d'ouverture démocratique à l'économie contrôlée par l’État alors que la jeune Greta Thunberg était favorite pour sa lutte contre les changements climatiques.

La lutte pour la paix se suivent et parfois se complètent ou se dissocient de manières très surprenantes  (podcast)

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Une manière pour mettre tout le monde d'accord

0.JPGJe terminerai en parlant du livre de Elisa Brune et Paul Qwest "Nos vies comme événement. Ce que l'art et la science transforment en nous".

Il explicite un peu cette séparation entre les deux pratiques humaines, l'art et les techniques qui permettent de se créer un destin dans les deux voies différentes pour finir par se recouper.

"Grâce à près de soixante-six découvertes et traits de génie, souvent méconnus, se dessinent ici des horizons nouveaux. La forme même du livre est celle de la pensée en archipel à l’œuvre dans l’espace contemporain interconnecté. Le fond de l’ouvrage, lui, offre au lecteur des outils de réflexion et d’action sans précédent pour un monde sans précédent lui aussi".

Considérer nos vies comme un suite d'événements, c’est s’offrir la faculté de revoir profondément et de ré-envisager aussi nos relations avec nous-même, avec les autres et avec le monde par la neurogenèse.

Des chapitres expliquent comment se désencombrer en démystifiant, en larguant le superflu et en exprimant l'essentiel, à s'équiper souvent par l'inattendu, à s'ouvrir au présent et aux formes par l'art, à multiplier les horizons  en naviguant dans le complexe et à tisser à partir de la multitude.

S'il y a un seul réel, il y a autant de réalités que d'être humains.

Tout fluctue, dérive et se transforme au fil d'expériences les plus significatives.

Le prologue du livre donne une foule de termes et de citations les concernant dont je donne ci-dessous ceux qui me paraissent les plus explicites: curieux, oser, déranger, plaisir, délire, extension, pivot, concret, distrait, collaboration, principe, dialogue, perspective, puzzle, pourquoi, focalisation, réveil émergence, support, interrupteur.

Être paradoxal sans conviction avec susceptibilité particulière est normal et à partager avec une certaine intelligence de réflexion.

Sans aléas, sans hasards et sans risques, il n'y aurait plus de suspense et cela passerait à la rigidité de la destinée.

Une vision du futur serait-il alors "L'art transgénique et l'intelligence artificielle"?

Si on savait déjà dire qu'est-ce qu'une intelligence humaine et la comprendre, on pourrait déjà mieux discerner ce que serait l'intelligence artificielle. Aujourd'hui, c'est un leurre qui ne fait que reproduire la version humaine de la pensée...

Nos sentiments et nos maux ne pourront jamais être toujours parfaitement traduit par des mots, comment en serait-il autrement par une machine sans faire des approximations, des syllogismes ou même des amalgames analogiques.

Aujourd'hui, retraité depuis 13 ans, je tricote avec des mots, j'analysote, je mesurote, je vélote, je joguote, comment pourrais-je vraiment, trouver l’ennui, la résignation et le renoncement. 

Comme je l'écrivais au début, "Le métier d'informaticien peut mener à tout à condition de pouvoir en sortir un jour".

"Avec un tube d'aspirine, on va au bout du monde. On ne se couche que pour mourir", disait Jacques Chirac.

Mais parfois, au tube d'aspirine, il faut y ajouter un peu d'humour qui sans lui ferait du monde, un enfer.

Alors, à musée vous et amusée moi.

0.JPG

Eriofne,

 

0.JPGC0.JPGe samedi matin, à bord de ma bicyclette, je me trouvais devant les Musées royaux des Beaux-Arts, à l'occasion de l'ouverture de l'exposition "Dali & Magritte" et ai pris ces deux photos qui complètent très bien l'idée de ce billet.

 

 

13/10/2019:les villes de demain: les smart citiespodcast

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16/10/2019: Pascal Bruckner était invité à la Première pour parler de son livre "Une brève éternité" et de "comment vieillir"podcast

29/10/2019: Faut-il avoir peur de l'IA et de la reconnaissance faciale?podcastpodcast

15/11/2019: Le 28' présente le mathématicien qui regarde le monde dans l'autre senspodcast

17/11/2019: Dans la séquence "demain", le JT parlait des effets spéciaux qui permettent de tout faire, même de ressusciter les mortspodcast

Commentaires

Un article paru dans la Libre, lundi écrit par Luc de Brabandere

Comment (ré)agir face aux trois défis d’Internet : comprendre, inventer et décider

Techniquement une machine ne peut être créative, et éthiquement une machine ne peut faire des choix de société.

C’est à nous de le faire et de mener la danse.
Il y a 350 ans à Versailles, Molière jouait son Bourgeois Gentilhomme. Les dialogues de la pièce ainsi que la musique de Lully sont encore aujourd’hui disponibles, par contre la chorégraphie et la mise en scène sont perdues. La raison en est simple : l’écriture et les partitions disposaient à l’époque d’un moyen de codage, respectivement l’alphabet et les notes, ce qui n’était pas le cas de la danse ou de la scénographie.
L’invention de la photographie et surtout celle du cinéma offrirent certes un moyen de conserver des images. De même les premiers phonographes permettaient d’enregistrer des paroles, mais dans les deux cas l’absence de codage est restée une contrainte importante.
Le premier grand choc technologique fut l’apparition des compacts-discs digitaux. Voilà que dorénavant toutes les informations (sons, images, données) peuvent être codées et résister à l’usure du papier et du temps. Plus important encore, ces trois modes d’information peuvent utiliser le même code (i.e. le code binaire qui peut valoir 0 ou 1).

Le deuxième choc ne tardera évidemment pas. Il s’agit bien sûr de l’intégration devenue possible de tous les réseaux (téléphone, radio, télévision…) en un seul Infoduc avec un grand I. J’ai nommé Internet, né au Cern - et oui en Europe ! - en 1989.

Une triple rupture
Le troisième temps de la valse numérique se déroule sous nos yeux, et a pour nom "transformation digitale" (1). On en comprend mieux l’ampleur en analysant séparément les nouvelles possibilités de mémorisation, de transmission et de traitement de l’information. Car une triple rupture se produit :

1. Le Big Data porte mal son nom, il faudrait dire Other Data. Car pour l’essentiel le Big Data est constitué d’un type d’informations jamais accumulé auparavant, plus précisément de l’ensemble des traces que nous laissons tous en utilisant Internet.
2. N’oublions pas qu’Internet est né avec des câbles et des fils. Mais aujourd’hui on peut s’en passer et il n’est plus possible d’être hors Internet.
3. L’ordinateur a longtemps été utilisé comme une formidable machine à calculer. Mais l’IRM ne calcule pas le temps qu’il fera dimanche et une caméra ne calcule pas le visage de quelqu’un pour le reconnaître. Le calcul fait place à la modélisation.

Ces trois ruptures se conjuguent. Elles entrent en résonance et déstabilisent notre société, là, sous nos yeux. Les deux premiers chocs technologiques (la généralisation du code binaire et l’invention d’Internet) ont permis beaucoup plus et souvent beaucoup mieux de la même chose. Ce qui se passe aujourd’hui est autre chose. Du jamais-vu.
La question n’est plus tant de savoir si la transformation digitale de nos institutions privées et publiques est une bonne ou une mauvaise nouvelle, car elle est inéluctable. La question est de savoir si nous allons la conduire ou en être les victimes.
Depuis longtemps, j’invite à choisir la première option. Il nous faut donc occuper le terrain là où l’ordinateur ne peut aller, dans les deux sens du mot "pouvoir". Techniquement une machine ne peut être créative et éthiquement une machine ne peut faire des choix de société. Cela se traduit pour nous par un double impératif : inventer et décider.

Un ordinateur ne sera jamais créatif
L’imagination est improgrammable. Par définition. La créativité est ce joyau nécessairement humain fait d’intuition, de curiosité, de doute, de questionnement, d’analogie ou encore d’étonnement, autant de démarches qui échappent à toute tentative de modélisation scientifique. S’il existait les règles de la créativité, ce ne serait plus de la créativité, mais simplement de l’innovation.
Quiconque cherche les lois des grandes trouvailles tombe nécessairement sur une impasse. Pour avoir beaucoup d’idées, faut-il avoir le confort ou l’inconfort ? Faut-il être seul ou en groupe ? Faut-il savoir beaucoup de choses ou bien être un ignorant ?
Toutes ces questions sont indécidables, les exemples et contre-exemples foisonnent. Souvenons-nous du sage qui disait "Si sur la route à un moment tu arrives à une fourche, prend s-la !"
Même le plus puissant des programmes ne peut sortir de lui-même, et c’est à la fois notre privilège et notre responsabilité de ne pas être programmés.

Un ordinateur ne sera jamais responsable
Ce qui nous amène au deuxième impératif : contrer le laisser-faire technologique et décider nous-même des principes d’une société juste dans un monde qui ne ressemble plus à celui dans lequel nous avons grandi. La philosophie est souvent regroupée autour de deux piliers principaux : l’art de penser et l’art de vivre. Et il est utile de les pratiquer dans cet ordre-là. Internet ou pas, plus que jamais il nous faut comprendre, inventer et décider. Et il y a du boulot !
Décidons pour commencer d’utiliser les mots adéquats. J’ai vu l’autre jour une publicité pour un parking "intelligent" ! Cela vous plairait qu’on dise de vous que vous êtes intelligent comme un parking ? De même quand on dit d’un frigo qu’il est intelligent parce qu’il fait "beeep" quand on oublie de fermer la porte, c’est mettre la barre de nos ambitions intellectuelles vraiment fort bas…

La regrettée France Gall chantait "Résiste !" C’est elle qui a raison, plus que jamais.

https://www.lalibre.be/debats/opinions/comment-reagir-face-aux-trois-defis-d-internet-comprendre-inventer-et-decider-5d9a130ad8ad5841fc5138ab

Écrit par : L'enfoiré | 12/10/2019

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QEternity et la TMM déconnectent complètement les marchés boursiers de l’économie réelle

« Les marchés boursiers et du crédit ne sont plus déterminés par les fondamentaux économiques, mais par les promesses des banques centrales. Outre les taux d’intérêt bas, ces promesses incluent également une politique monétaire future modérée et un QE illimité. » écrivait Torsten Slok, économiste en chef de Deutsche Bank Securities dans une note adressée aux clients. Slok est normalement très sceptique concernant la politique monétaire actuelle de la Fed et de la BCE. Aujourd’hui, cependant, il arrive à la conclusion que la santé du monde des affaires d’un pays ne détermine plus le prix d’une action.
La croissance économique américaine sera plus faible au second semestre qu’au cours des six premiers mois. Cette tendance menace de se renforcer davantage en 2020. Mais les marchés boursiers continuent d’établir des records et trouvent dans chaque tweet de Donald Trump une raison pour augmenter les cours.
Le meilleur exemple en est l’indice boursier S & P 500, qui est supérieur de plus de 20 % à celui de l’an dernier, malgré le ralentissement de l’économie américaine et le recul de la création d’emplois. Les États-Unis ont enregistré une croissance négative de leurs bénéfices au deuxième trimestre, une tendance qui semble également vouée à se poursuivre aux troisième et quatrième trimestres. Dans des circonstances normales, la croissance des bénéfices est l’un des facteurs les plus importants pris en compte par les analystes lors de l’évaluation d’un titre.

La TMM devient progressivement une réalité
Selon Slok, de nouvelles règles s’appliquent désormais aux marchés financiers. Par exemple, les banques centrales fournissent des filets de sécurité financiers illimités et la théorie monétaire moderne (TMM) devient de plus en plus une réalité grâce à une politique budgétaire plus agressive.
Selon les partisans du TMM, les taux d’intérêt auxquels les pays peuvent emprunter sont, à long terme, inférieurs à la croissance de la valeur de la production. En d’autres termes : la richesse que nous créons grâce à ces dettes est supérieure aux montants que nous devons rembourser. Le montant des sommes à payer n’a plus d’importance tant que l’inflation est maîtrisée.
C’est le cas de la Grèce, un pays qui, après la crise financière, n’a retrouvé l’accès aux marchés financiers qu’en avril 2018. 18 mois plus tard, le même pays est payé pour emprunter de l’argent. Plus tôt cette semaine, il a levé 487 millions d’euros pour une durée de 13 mois. A un taux d’intérêt négatif de -0,02%.
Slok se demande si les marchés boursiers pourraient baisser encore plus. Il pense que même une récession aura peu d’impact sur les marchés du crédit. Si tout cela se réalise, nous nous retrouverons dans une toute nouvelle réalité économique.

3 différences avec des épisodes similaires précédents
Selon Slok, trois éléments distinguent le contexte économique actuel des épisodes similaires précédents :
1. Premièrement, la Fed réagit directement à ce qui se passe sur les marchés boursiers . En d’autres termes, la banque centrale américaine tente d’éviter un krach boursier à tout prix, malgré les cours boursiers gonflés artificiellement.
2. La Banque centrale européenne lancera un nouveau programme d’assouplissement quantitatif le mois prochain, qui devrait encore mener à une augmentation du cours des actifs risqués. Exactement ce contre quoi Oliver Baete, le CEO du plus grand assureur européen Allianz, à mis en garde la semaine dernière. Baete accuse la BCE de multiplier les risques en incitant les banques et les assureurs à investir dans des obligations d’État. La BCE considère ces investissements comme des « actifs sans risque ». Une mesure qui, selon l’assureur, a amplifié la crise dans la zone euro en 2012.
3. Les banques centrales promettent un assouplissement budgétaire efficace. Pourquoi les investisseurs devraient-ils vendre des actions si les banques centrales promettent une politique d’assouplissement fiscal en injectant de nouveau des milliards dans les marchés boursiers ? Une mesure qui ne peut qu’accroître le cours des actions et de l’immobilier.

Slok devient ainsi l’un des premiers économistes à affirmer que c’est la politique des banques centrales, et non plus la performance économique, qui influe sur le cours d’une action de la société

https://fr.express.live/politique-monetaire-tmm-marches-boursiers/

Écrit par : L'enfoiré | 12/10/2019

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Le prix Nobel d'économie 2019 a été décerné ce lundi à trois chercheurs, l'Indien Abhijit Banerjee, la Française Esther Duflo et l'Américain Michael Kremer, pour leurs travaux sur la réduction de la pauvreté dans le monde.
Esther Duflo, 46 ans, est la deuxième femme primée de l'histoire du Nobel d'économie, sur une durée de 50 ans. L'économiste française est professeure au MIT (Massachussets Institute of Technology), où elle occupe la "chaire Abdul Latif Jameel sur la réduction de la pauvreté et l'économie du développement". Elle est mariée depuis 2015 à l'économiste indien Abhijit Banerjee, 58 ans, autre lauréat du Nobel d'économie 2019

Écrit par : L'enfoiré | 14/10/2019

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Pascal Bruckner était invité à la Première pour parler de son livre "Une brève éternité" et de "comment vieillir"
Il incite à travailler à la retraite

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/00/1866286709.mp3

Écrit par : L'enfoiré | 16/10/2019

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Prix Nobel d'économie: "Pour résoudre la pauvreté, il faut sortir des a priori et introduire une dose de paternalisme"

Plus jeune lauréate du prix Nobel d'économie et deuxième femme seulement à recevoir ce prix, Esther Duflo a été récompensée avec son mari américain d’origine indienne Abhijit Banerjee et l’Américain Michael Kremer pour leurs travaux expérimentaux sur la réduction de la pauvreté.
Dans un livre "Repenser la pauvreté" publié en 2012, elle expliquait cette démarche: "Nous avons écrit ce livre pour sortir du discours tout fait. Pour nous, il n’y a pas une solution, ni même deux ou trois au drame de la pauvreté. Pour nous, la pauvreté résulte du croisement d’une multitude de problèmes".
Au rang des accusés, le manque d'informations, l'alimentation, l'éducation, mais aussi la procrastination, car quand on est pauvres, on n'arrive pas à se projeter dans le lendemain.

"C'est plus facile d'être responsable quand on est protégés"
Mais pour résoudre ces problèmes, il faut parfois sortir de nos a priori, et assumer des attitudes condamnées par des décennies de progressisme: " On a tendance, nous Occidentaux, à nous méfier du paternalisme, expliquait-elle à Libération. Mais c’est oublier que nous sommes très protégés ! On veut éviter le paternalisme sans réaliser qu’on en bénéficie tout le temps ! On dit, par exemple, qu’il faut laisser la responsabilité aux gens, mais c’est plus facile d’être responsable quand on est protégé!"
Et de donner l'exemple de la vaccination, à travers une expérience menée en Inde, où elle n'est pas obligatoire: impossible à financer, l'idée a été émise d'apporter un "encouragement" sous forme d'un kilo de lentilles "On a fait cette expérience dans 120 villages en 2007. Résultat, si l’on ne fait rien pour les inciter, 6% des gens se font vacciner ; après avoir mis en place des campagnes d’informations, on passe à 17%, et lorsqu’on donne un sac de lentilles, on arrive à 38%. Depuis, les taux ont même augmenté".

En faveur des quotas
Plutôt que d'investir massivement dans des aides extérieures, ces chercheurs préconisent donc de "s’en servir pour expérimenter de nouvelles politiques, à fort potentiel mais un peu risquées, sur une petite échelle et de manière rigoureuse. Les pays en développement pourraient utiliser ces informations pour mieux définir leurs politiques. L’aide pourrait jouer le rôle que le capital-risque joue dans les affaires".
Esther Duflo explique également qu'elle est favorable aux quotas, notamment pour l'inclusion des femmes: "Je suis persuadée que c’est une bonne chose. Les gens sont figés dans leurs préjugés ; ils ne savent pas, n’imaginent pas que les femmes peuvent être de bons chefs. Au vu de l’expérience, je peux expliquer qu’un même discours n’est pas noté pareil s’il est prononcé par un homme ou une femme. Mais ce biais disparaît après cinq ans d’expérimentation. Il faut donc forcer les gens à en faire l’expérience."

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_prix-nobel-d-economie-pour-resoudre-la-pauvrete-il-faut-sortir-des-a-priori-et-introduire-une-dose-de-paternalisme?id=10341164

Le prix Nobel d'économie 2019 expliqué en 244 mots

Selon les lauréats, il existe plusieurs méthodes pour lutter contre la pauvreté :

Les 2 méthodes classiques où :
Les pays du nord envoient de l'argent à des pays du sud ;
Les pays eux-mêmes assurent la croissance économique, comme la Chine (un pays qui sort 35.000 personnes de la pauvreté chaque jour) ou l'Inde (74.000).
Banerjee-Duflo-Kremer reçoivent le prix pour leur approche moins classique, dans laquelle le comportement est suivi. Par exemple, dans l'Inde rurale, on a divisé les enfants qui devaient être vaccinés en 3 groupes :
Un groupe témoin A (pas d'intervention)
Un groupe B : A reçu plusieurs fois la visite d'une équipe de vaccination.
Un groupe C : intervention similaire à celle du groupe B, mais les parents qui laissent leurs enfants se faire vacciner se sont vu remettre un sac de lentilles.

Les résultats sont remarquables :
Groupe A : 6,2 % de vaccinations
Groupe B : 16,6 % de vaccinations (prix de revient par vaccin : 56 $)
Groupe C : 38,8 % de vaccinations (prix de revient par vaccin : 28 $).

Conclusion : Fournir aux familles des régions pauvres des incitations non financières combinées à des services et une formation fiable est plus efficace que simplement fournir des services et une formation.

Écrit par : L'enfoiré | 16/10/2019

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{Positif} 2.0
Mais que sont les « communautés positives » ? D’Auguste Comte à Lorie, les réponses varient…

La « positive attitude » est de retour ! Le supplément week-end du Soir des 12 et 13 octobre derniers en atteste, avec ses pages consacrées aux réseaux sociaux devenus une « arme de solidarité massive ». À l’encontre de la cyberhaine et des trolls dévastateurs, des « communautés positives » s’activent pour changer le monde, créant des forums où la parole se libère sans souffrir des dérives qui empoisonnent certaines interactions numériques. Des « communautés positives », qu’est-ce à dire ? Un petit coup de projecteur sur le très prolifique positif est sans doute bienvenu.

Lorie en vedette
Peut-être vous souvenez-vous de cette formule de l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin qui avait exhorté les jeunes qui l’écoutaient à pratiquer la « positive attitude ». Cette raffarinade lui avait été inspirée par une chanteuse en vogue à l’époque, Lorie, dont une composition était intitulée « La positive attitude » (2004). Ni l’homme politique ni la chanteuse n’avaient précisé leur pensée : l’adjectif positif, jusque-là doctement cantonné dans des emplois techniques, partait en vrille.
Loin de la philosophie positive d’Auguste Comte, du droit positif de l’Église, des nombres positifs en mathématique ou du degré positif de l’adjectif ; loin des contextes où il a pris le sens de « certain, assuré » (une information positive), « qui a le sens des réalités » (un esprit positif) ou « qui est utile » (un avantage positif), le positif contemporain est celui des critiques positives, des personnalités positives, des causes positives, des discriminations positives et des… « communautés positives ».
Ces emplois de positif sont d’introduction récente : aucun n’a été repris dans le Trésor de la langue française, rédigé durant la seconde moitié du 20e siècle. Et s’ils figurent aujourd’hui dans la nomenclature du Petit Robert, c’est avec la mention « emploi critiqué », sans doute en rapport avec l’origine anglo-saxonne qui leur est imputée. Mais il me paraît plus pertinent de souligner ici l’évolution sémantique de ce positif abondamment utilisé dans les réseaux sociaux et les sites collaboratifs, ces technologies 2.0 qui accélèrent l’évolution des langues autant qu’elles transforment notre rapport au monde.

Bisounours à proscrire
Le positif 2.0 qualifie toute opinion, toute conviction, toute appréciation qui considère favorablement quelqu’un ou quelque chose. Il caractérise aussi une personne qui sait se montrer constructive, sans se limiter à la critique. Ne voilà-t-il pas des sens qui peuvent nous éclairer sur ces « communautés positives », dans lesquelles s’échangent des propos positifs, tenus par des individus positifs ? Oui, mais c’est induire une vision très bisounours – encore une création récente ! – du phénomène.
Les « communautés positives » mènent des projets collectifs, d’ampleur et d’ambition très variables. Cela va de groupes qui se mobilisent pour les défis des changements climatiques à d’autres qui valorisent les produits du terroir, en passant par la solidarité avec les migrants ou la pratique du « zéro déchet » dans un camp de scouts. C’est bien plus qu’un simple échange d’idées positives entre personnes positives : il y a là une forme d’engagement, de volontarisme même, loin d’une gentillesse naïve.
En outre, comme l’explique le dossier du Soir, ces « communautés positives » font face à des groupes qui distillent des messages toxiques pour alimenter le racisme, le harcèlement et toutes ces dérives qui sont devenues courantes sur les réseaux sociaux. L’engagement de ces communautés repose sur une utilisation des technologies contemporaines, non seulement pour donner un maximum d’efficacité aux actions entreprises, mais aussi pour contrebalancer l’impact des contenus nuisibles.

Positivisme à tout va
L’acception – critiquée – de positif dans le Petit Robert paraît donc bien fade par rapport à la réalité qu’elle qualifie dans la locution « communauté positive » : un militantisme collectif au service de causes jugées utiles pour améliorer le monde où nous vivons, avec pour vecteur principal les réseaux sociaux où il s’agit de se démarquer par rapport aux contenus délétères de groupes « négatifs ». Un négatif à entendre comme synonyme de « mauvais ; nuisible », emploi mentionné mais également critiqué par le Petit Robert.
Les communautés ne seraient pas positives sans une bonne dose d’optimisme. Mieux, de positivisme ! Non pas celui d’A. Comte ou d’E. Renan, mais celui – encore absent des dictionnaires – qui fleurit depuis quelques années pour exprimer une confiance déterminée en la réussite de l’action entreprise : c’est au nom du positivisme qu’il faut croire au redressement d’une entreprise, aux ressources de l’être humain face à l’adversité ou à la remontada d’une équipe écrasée par son adversaire.
Ce n’est pas la première fois que cette chronique attire l’attention sur l’extension sémantique de certains mots, dont une conséquence est l’éviction d’autres formes disponibles avec des acceptions proches. Proches, mais pas identiques. Dans « communauté positive », positif voit sa sémantique modifiée : il n’est pas tout à fait synonyme de favorable, bénéfique ou optimiste. Il ajoute une dimension militante, dans le contexte des réseaux sociaux où le meilleur côtoie le pire, le positivisme comme le négativisme. Face à ces évolutions de la langue, positivons !

https://plus.lesoir.be/254355/article/2019-10-18/positif-20

Écrit par : L'enfoiré | 18/10/2019

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Pourquoi tous ces super-riches ne cessent-ils pas de travailler?

« Les milliardaires ne devraient pas exister. » Cette phrase provient bien évidemment de Bernie Sanders, l’un des candidats à l’investiture présidentielle du parti démocrate (DNC). Mais il n’est pas le seul. D’autres candidats tiennent aussi des propos associés. Ce qui est étonnant, c’est ce que le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a répondu lorsqu’on lui a demandé si les milliardaires avaient une raison d’être. Sa fortune est estimée à 70 milliards de dollars. « Je ne sais pas s’il devrait y avoir une limite exacte concernant la fortune que quelqu’un devrait posséder, mais oui, à un certain niveau, personne ne mérite d’avoir autant d’argent. »
Le journal du New York Times s’est mis à la recherche des raisons pour lesquelles il y a tant de milliardaires et pourquoi ces super-riches ne semblent intéressés que par l’expansion de leur fortune.

Le journal avance diverses raisons :
1. Il n’existe plus de montant cible permettant de s’arrêter
Plus vous possédez d’argent, plus vous êtes motivé pour en gagner encore plus. Beaucoup ne peuvent tout simplement pas s’arrêter car cela leur enlèverait tout leur sens. Que signifieraient-ils encore s’ils n’avaient pas cet argent ?

2. Être riche est relatif : les riches connaissent beaucoup de riches qui sont plus riches qu’eux-mêmes
Le nombre de personnes gagnant 1 million de dollars par an a augmenté de 40 % aux États-Unis entre 2000 et 2016. Mais une étude récente de l’Université de Harvard conclut que les personnes disposant de 8 millions de dollars ou plus sont à peine plus heureuses que celles ayant « seulement » un million sur leur compte bancaire. Un phénomène que les sociologues tentent d’expliquer au moyen de l' »hypothèse du revenu relatif ». Nous mesurons notre satisfaction matérielle non pas à ce que nous avons, mais à ce que les gens autour de nous ont.

3. L’argent, c’est comme l’alcool
Une raison qui nécessite peu d’explications. Les gens riches vivent dans des bulles et ont donc besoin de doses croissantes d’argent pour éprouver le même sentiment de bonheur. Si vous avez un million, vous aurez bientôt besoin de deux millions pour vous sentir de nouveau le roi du monde. Puis de cinq, puis de dix. L’argent est une substance addictive.

4. Les riches ont peur de l’effondrement de l’économie
Dans son livre « The New Case for Gold », l’auteur Jim Rickards explique qu’il est de plus en plus appelé par des millionnaires et des milliardaires qui pensent que la prochaine récession réduira la précédente à un détail de l’histoire. En attendant, les marchés financiers se sont trop éloignés de la réalité économique. « C’est comme s’ils pensaient que c’était trop beau pour être vrai et qu’ils ne savaient pas ce qui se passerait si quelqu’un comme Bernie Sanders remportait les élections demain. » De nombreux super-riches se préparent également à la fin des temps. En témoigne l’achat fréquent de terrains de l’autre côté du monde.

5. Les super-riches vivent dans la peur et sont isolés
Les entrepreneurs et les financiers sont des «personnes poussées par l’adrénaline qui aiment franchir les frontières». Elles se concentrent généralement uniquement sur les affaires et sont toujours en mode transactionnel. Plus elles deviennent riches, plus elles se sentent seules. Parce qu’elles se coupent du monde.

https://fr.express.live/super-riches-argent-travail/

Écrit par : L'enfoire | 29/10/2019

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Faut-il avoir peur de l'IA et de la reconnaissance faciale?
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/00/3976456109.mp3
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/01/2862849405.mp3

Écrit par : L'enfoire | 30/10/2019

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En 1998 Kodak avait 170 000 employés et vendait 85% du papier photo au monde.
En quelques années leur chiffre d'affaires a disparu et Kodak a fait faillite.
Ce qui est arrivé à Kodak va arriver à de nombreuses compagnies dans les 10 prochaines années et les gens ne le voient pas venir.
En 1998 auriez-vous pensé que 3 ans plus tard vous ne prendriez plus jamais d'images sur du papier film ?
Les caméras numériques ont été inventées en 1975. Au début elles avaient une résolution de 10,000 pixels, elles ont maintenant plusieurs dizaines de millions de pixels.
Comme avec toutes les nouvelles technologies elles furent décevantes pendant longtemps, mais sont devenues supérieures en peu d'années.
Le même phénomène se produira avec l'intelligence artificielle, dans le monde de la santé, les automobiles électriques et autonomes, l'éducation, l'impression 3D, l'agriculture et le monde du travail.

Bienvenue à la 4e révolution industrielle !
Dans les 5 à 10 prochaines années les logiciels vont transformer la plupart des industries traditionnelles.
Uber est tout simplement un outil logiciel, même s'ils ne possèdent aucune voiture, ils sont devenus la plus grosse compagnie de taxis au monde.
Airbnb est présentement la plus grosse chaîne hôtelière au monde même s'ils ne possèdent aucun établissement.

À propos de l'intelligence artificielle :
les ordinateurs sont meilleurs, de façon exponentielle, pour comprendre le monde. Cette année, un ordinateur a battu le meilleur joueur de Go, 10 ans plus tôt qu'on ne s'y attendait.
Aux États-Unis, de jeunes avocats ne trouvent pas de travail. Ceci parce que l'ordinateur Watson de IBM peut donner un avis légal en quelques secondes, pour des causes plus ou moins compliquées, le tout avec 90% de justesse en comparaison de 70% pour les humains.
Donc si vous étudiez en droit, laissez tomber tout de suite.
À l'avenir il y aura 90% d'avocats en moins, seulement ceux qui sont spécialisés survivront.
L'ordinateur Watson aide déjà à diagnostiquer le cancer avec 4 fois plus de précision que les humains.(mauvaise nouvelles pour les radiologues)
Facebook a un logiciel de reconnaissance des visages aux capacités supérieures aux humains.
En 2030 les ordinateurs seront devenus plus intelligents que les humains.

Voitures sans conducteur :
En 2020, les gens auront accès aux premières autos sans conducteur
Vers 2025 toute l'industrie automobile sera bouleversée. Vous n'aurez plus à posséder une automobile. Vous n'aurez qu'à appeler une voiture avec votre téléphone, celle-ci arrivera où vous êtes et vous conduira à destination.
Vous n'aurez pas à vous stationner, vous n'aurez qu'à payer pour la distance parcourue et pourrez être productif pendant le trajet.
Nos enfants n'auront jamais besoin de permis de conduire et n'achèteront plus d'automobile.
Tout ceci va transformer nos villes parce que nous aurons besoin de moins de voitures, environ 90%.
On pourra transformer les parkings.
Chaque année dans le monde, 1.2 million de personnes meurent dans des accidents d'auto.
Actuellement il y a un accident à tous les 100 000 kilomètres.
Avec les autos sans conducteur, il y aura un accident tous les 10 millions de kilomètres.
On épargnera ainsi 1 million de vies chaque année. Sans parler des blessés !
La plupart des manufacturiers d'automobiles feront faillite. Ces compagnies traditionnelles cherchent à évoluer et fabriquent de meilleures voitures.
Pendant ce temps, les nouveaux Tesla, Apple, Google ont une approche révolutionnaire et construisent des ordinateurs sur roues.
Nombre d'ingénieurs chez Volkswagen et Audi admettent être complètement terrifiés par Tesla.
Les compagnies d'assurance se retrouveront dans un immense pétrin. Sans accidents, les assurances vont devenir 10 fois moins coûteuses.
Leur modèle de commerce d'assurance-automobile va disparaître.
L'immobilier va changer. Parce que vous pouvez travailler pendant que vous voyagez, nombreux sont ceux qui vont s'éloigner pour vivre dans un meilleur environnement.
Les autos électriques envahiront les routes d'ici 2020. Les villes deviendront moins bruyantes
L'électricité va devenir incroyablement propre et peu coûteuse. Depuis 30 ans, la production solaire se développe de façon exponentielle.
On commence seulement à en voir l'impact. L'an passé, dans le monde, il y a eu plus d'énergie produite de source solaire que de source fossile
Le prix de l'énergie solaire va devenir si bas que toute les mines de charbon vont cesser d'être exploitées d'ici 2025.
L'électricité à bas prix signifie de l'eau abondante et à bas prix. La désalinisation n'a maintenant besoin que de 2kWh par mètre cube. Dans la majorité des cas, l'eau n'est pas rare, c'est l'eau potable qui l'est.
Imaginez ce qui serait possible si tous pouvaient avoir de l'eau propre à volonté pour presque rien.

Domaine de la santé:
On doit annoncer le prix du Tricorder X cette année. Il y a des compagnies qui produiront un instrument médical appelé Tricorder X qui sera contrôlé par votre téléphone qui prendra un scan de votre rétine, analysera votre respiration et votre sang.
Il analysera 54 marqueurs biologiques pouvant identifier presque toutes les maladies.
Ce sera peu cher et ainsi dans quelques années tous sur la planète aura accès presque gratuitement à une médecine de pointe.

Imprimantes 3D :
En 10 ans, le prix des imprimantes 3D de base est passé de 18 000$ à 400$.
En même temps elles sont devenues 100 fois plus rapides.
Tous les grands manufacturiers de chaussures ont commencé à imprimer des chaussures.
Dans les aéroports les pièces de rechange sont déjà imprimées en 3D.
La station spatiale a une imprimante qui élimine le besoin d'avoir un grand nombre de pièces de rechange comme avant.
À la fin de l'année, les nouveaux téléphones intelligents auront des possibilités de numériser en 3D.
Vous pourrez alors numériser vos pieds et imprimer vos chaussures parfaitement adaptées à la maison.
En Chine, on a déjà imprimé en 3D un édifice de 6 étages complet.
En 2027, 10% de tout ce qui sera produit le sera en 3D.
Monde du travail : Dans les 20 prochaines années, 70-80% des emplois actuels auront disparu. Il y aura beaucoup de nouveaux emplois, mais il n'est pas sûr qu'il y en aura suffisamment en si peu de temps.

Agriculture :
Il y aura un robot agriculteur de 100$ dans l'avenir. Les fermiers du tiers monde pourront alors gérer leurs champs plutôt que d'y travailler toute la journée.
La culture hydroponique nécessitera beaucoup moins d'eau. La viande de veau produite en labo est déjà disponible et deviendra moins chère que la naturelle dès 2020.
Actuellement 30% de toutes les terres agricoles servent au bétail. Imaginez si nous n'en avions plus besoin. Plusieurs nouvelles compagnies mettront bientôt des protéines d'insectes sur le marché. Elles sont plus riches que les protéines animales. Elles seront étiquetées source de protéines alternative.
Il y a enfin ne application appelée moodies qui peut déjà dire dans quel état d'esprit vous êtes.
D'ici 2025 il y aura des applications qui pourront établir par vos expressions faciales si vous dites la vérité.
Imaginez un débat politique où on démontre si on dit la vérité ou non...



Durée de vie : Actuellement l'espérance de vie augmente de 3 mois par année.
Il y a 4 ans l'espérance de vie était de 79 ans, actuellement elle est de 80 ans.
En 2036 l'espérance augmentera de plus d'un an par année. Aussi nous vivrons probablement bien plus que 100 ans.

Éducation : Les téléphones intelligents les moins chers sont déjà à 10$ en Afrique et en Asie.

D'ici 2022

Écrit par : user313 | 01/11/2019

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C'est tellement vrai.  Je le sais depuis très longtemps où le numérique allait arrivé dès qu'on a ajouté les communications accessibles par le commun des mortels.  Je ne fais que le dire: l'informatique dès début n'était pas destiné à eux
- initialement pour le calcul des votes et donner des résultats plus rapidement lors des élections,
- pour l'armée et la défense,
- les universités
- les professionnels des entreprises.

Une fois qu'on a ouvert la boîte de Pandore au peuple, comme il était entré en désarroi de la solitude, sont arrivés Facebook et toutes les conneries d'usage comme la piraterie puisque les réseaux ne sont protégés que par des mots de passe que par les rapidités atteintes par les ordinateurs sont recherchés automatiquement avec des algorithmes intelligents.
Il faut se rappeler comment le code des Allemands a été découvert par le projet Enigma ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Enigma_(machine)
Non, on ne commence pas de A jusqu'à Z (ce qui prendrait des années), on procède par analogie parce qu'elle relève plus de l'humain que de la machine.
Il faut bien écouté ce que dit ce spécialiste de ce qu'est l'IA et pas ce qu'on appelle pompeusement IA aujourd'hui
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/02/4072282752.mp3
Quand l'ordinateur quantique existera vraiment, les humains n'auront plus de raison d'exister.
Retour au "Cantiques du quantique"
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2019/07/06/les-cantiques-du-quantique.html

J'ai appris aujourd'hui que la Russie a créé une nouvelle loi pour pouvoir couper Internet

Écrit par : L'enfoiré | 01/11/2019

Je viens d'apprendre le décès de Jacques Michaux.
Je n'ai jamais prononcé son nom même si j'en ai parlé dans cet article, en ces termes:
Dans les années 70, j'ai fait partie d'une petite société d'informatique que l'on n'appelait pas encore "startup", qui s'occupait de créer du software de système comme raison d'être et d'application pour raison financière.
Là, aussi, il était plus question de prendre les décisions entre tous ses membres.
J'y suis resté 6 ans, tout en gardant le contact, plus qu'un contact, puisque j'ai continué à développer de petites parties de projets, en continuant ma formation en software de système. Ce n'est qu'en 2017, que cette société a cessé ses activités.
Il a été le patron de "Data management"

Écrit par : L'enfoiré | 13/11/2019

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