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30/08/2015

Bons baisers de Bruges

En avril, dans le cadre d'un recueil d'histoires "Bruxelles Noir", j'écrivais "L'assassin n'habite plus au 21". Après la vision du film présenté le 17 aout dernier sur ARTE, "Bons baisers de Bruges", j'ai eu envie de parler de Bruges. Finir le mois d'août par une visite de cette ville belge, peut-être la plus connue par les touristes après Bruxelles, par l'entremise d'un polard, qu'espérer de mieux?


 


Bruges, une ville de contes de fées ou peut-être l'enfer de passer toute l'éternité dans ce putain de Bruges, si l'on en croit les opinions du tandem de tueurs à gages du film.

Il faut alors choisir son camp... ou le faire tourner dans tous les sens: historique, touristique, poétique ou humoristique....

Le synopsis du film: Ray et Ken sont deux tueurs à gages irlandais. À la suite d'une mission ayant mal tourné à Londres, ils sont envoyés sur ordre de leur patron, Harry, pendant deux semaines à Bruges, pour se faire oublier. Avec un seul ordre : ne pas bouger dans l'attente de nouvelles instructions.
Ken, le plus âgé des deux, fait contre mauvaise fortune bon cœur et prend plaisir à visiter les monuments et ruelles médiévaux tandis que Ray est agacé par cette ville et taraudé par le souvenir d'un enfant qu'il a tué par erreur lors d'un précédent contrat.
Forcés de cohabiter, les deux hommes apprennent à se connaître et à s'estimer. Mais après quelques jours, Harry prend contact avec Ken et lui ordonne de supprimer Ray en punition de l'enfant qu'il a accidentellement tué...

"Une belle surprise que cette comédie policière décalée à l'humour noir et absurde. Portée par un scénario original, cette comédie noire ne cesse de surprendre. Souvent filmée de nuit, la Venise du Nord révèle un visage inattendu, froid et minéral, parfait pour un polar. Les scènes d'action se font désirer. Dans les temps morts, le film trouve une part de sa saveur tendre et grinçante. Coincé dans une impasse, politiquement incorrect et insortable, le duo s'achemine vers le pire avec une admirable détermination, nous offrant entre-temps des dialogues subtils, une bouffée de spleen et beaucoup d'humour noir.", disait les commentaires du film.

Les vacances sont terminées pour la plupart et pas nécessairement avec une impression de calme absolu.

Comme c'est la rentrée, parlons d'autre chose en faisant comme si elles continuaient.

Visiter Bruges  laisse une impression de calme et de faire son entrée dans l'histoire.

Surnommée, la Venise du Nord, si l'on oublie que la forme des gondoles et comment celles-ci se déploient dans les canaux, cela pourrait aller. Stockholm, Saint-Pétersbourg et Amsterdam revendiquent aussi ce surnom de Venise du Nord parfois à meilleur titre.

Une différence, c'est que dans le centre historique, on entend plus le bruit des sabots de chevaux qui conduisent des charrettes pour véhiculer des touristes et les sonnettes des vélos qui veulent se frayer un chemin parmi eux.

Décollons les étiquettes... si vous le voulez bien.

Ma dernière visite date de janvier 2007, mais je suis sûr que l'évolution ne doit pas l'avoir touché très sensiblement comme elle le fait dans d'autres villes du nord.

Bruges fait partie du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2000 et par là, se doit d'être conservatrice de ce patrimoine, de cette ambiance qui semble sortir en droite ligne du Moyen Age.

On s'attendrait presque à voir "les Visiteurs" débarquer avec Jacquouille la Fripouille.

0.jpgCe n'est pas à Bruges, mais à Gand, tout proche, qu'on lance un nouveau film sur cette époque (Gand retourne au Moyen Age à l'époque de Charles Quint 22:40-25:00). 

Gand qui n'a rien d'un gant de velours, j'en avais parlé lors d'une occasion précise. 

Pour le bicentenaire 1815-2015, la Flandre fait, parait-il, les honneurs à Guillaume 1er, le "Maudit orangiste", viré en 1830 de Belgique. Une réhabilitation par une statue à Gand pour avoir été le promoteur du néerlandais comme langue administrative.

Ce roi reste pourtant déchu à Bruxelles et en Wallonie n'en déplaise au wallon John Coquerill qui en était un admirateur.

Ce qui l'explique est qu'à la tête du "Royaume uni des Pays Bas", Guillaume 1er avait créé la Société Générale, le bras financier de la future Belgique indépendante.

A Bruges, le cœur historique de Bruges, très circulaire, est traversé de toutes parts par des canaux aux dimensions humaines si l'on escompte les extensions de la ville.

Dans les années 70, la démographie a doublé en intensité lors de son rattachement avec d'autres villes et communes.

0.jpgMais ce sont les églises, les abbayes, les cloîtres, le béguinage qui se retrouvent sur cartes postales destinées aux touristes.

Le jour de l'Ascension, une procession du Saint-Sang s'y déroule tous les ans depuis 1304, une Fête des Canaux, tous les trois ans et un Cortège de l'Arbre d'Or, tous les cinq ans.

Tout cela crée le folklore.

Pléthore de centres d'intérêts historiques complètent le tableau avec les pignons à redans.

Nous sommes avec un peu d'imagination au 15ème siècle dans son siècle d'Or.

Un "historium" pour commencer une nouvelle visite.

Les musées de Groeninge, d'Arentshuis, de Gruuthuse, de Memling... entre autres confirment cette volonté d'être touristique avant tout.

En 2002,  la ville gagnait des gallons en devenant la capitale de la culture.

Deux places sur lesquelles se greffent en étoiles, les rues:

  • le Markt (la Grand-Place du Marché) qui rappellerait les révoltes, les exécutions devant le Beffroi... 

0.jpg

  • et le Burg (la Place du Bourg) avec la Basilique du Saint-Sang d'où démarre la procession du même nom avec les reliques et l’Hôtel de ville.

1.jpg

Il n'en fallait pas plus pour créer un sentiment national flamand.

Son histoire

Bruges comme le dit Wikipédia, la commence au Moyen Age, avec une simple fortification le long d'un bras de mer du Zwin et utilise la position idéale qui relie la Baltique à la Méditerranée. Les caractères de ressemblances avec Venise ne sont pas fortuits, les liens commerciaux existent aussi.

0.jpgLa ville fut, très tôt, un grand partenaire commercial et financier de Venise.

Le raz-de-marée du 4 octobre 1134 lui donna un accès direct à la mer du Nord avec la ville de Damme ("digue") comme avant-poste et ouvra du même coup la ville à tous les échanges commerciaux internationaux.

Pour garder ce statut de monopole du drap et du tissu de laine car la concurrence arrivait très dure de l'Angleterre, de la France et de l'Allemagne, les soulèvement de la population allaient se succéder contre les occupations étrangères.

Philippe III de Bourgogne lors des vêpres brugeoises contre Maximilien d'Autriche tandis que Charles Quint était encore accueilli dans les honneurs parce qu'il apportait plus de commerce.

Occupée par les Français, Bruges se rebella le 18 mai 1302 lors de ce que l'on a appelé les Matines Brugeoises pendant lesquelles se déroula le massacre d'un millier de partisans du roi de France par les milices flamandes.

La statue des révolutionnaires Jan Breydel et de Pieter de Coninck symbolise la liberté dans la lutte de la bourgeoisie contre la noblesse trône encore sur la place. Savoir prononcer "schild en vriend" était le mot de passe.

"Schild en vriend", comment voulez-vous qu'un Français puisse dire cela sans bredouiller?

Eux ont eux, plus tard, leur massacre de la Saint-Barthélemy pour une raison plus religieuse. Daesch n'a rien inventé !!!

La bataille des Éperons d'or a suivi le 11 juillet.

Depuis, ce date est devenu la fête nationale flamande.

En 1409, la première Bourse moderne a été créée au XIIIe siècle à Bruges, lorsque les représentants des comptoirs implantés dans la ville prirent l'habitude de se réunir devant l'hôtel de la famille Van der Buerse.

Les principaux comptoirs, appelés «nations», se partageaient les maisons sur la place "Ter Buerse". Une nation était alors une association de marchands étrangers qui louait le plus souvent ses propres bâtiments.

Les marchands y échangeaient les monnaies de toute l’Europe et fixaient les prix futurs des marchandises pour anticiper l'évolution de l'offre et de la demande aux quatre coins du monde connu.

En 1495, «Des Espagnols, des Italiens, des Anglais, des Allemands, des Orientaux s’y rendent», racontent les carnets de voyage de Hieronymus Münze, un médecin allemand de Nuremberg.

0.jpgBruges a joué un rôle majeur dans la naissance du marché des valeurs. Sur fond de déclin des foires de Champagne, elle a facilité aux Italiens l'accès à l’Europe du Nord, au croisement des empires commerciaux italiens et du réseau de villes commerciales de la Hanse.

L'âge d'Or s'est développe entre le 12ème et le 15ème siècle et Bruges comme plaque tournante du commerce, devenait la ville la plus riche d'Europe du Nord.

Son déclin était pourtant programmé à la suite de la sécession des Pays-Bas espagnols.

L'ensablement du Zwin appauvrissait Bruges au moment où la ville passait sous la domination espagnole.

Le désintérêt pour cette ville s'en est suivi.

Bruges devenait une simple ville de province oubliée par l'histoire.

Vers 1850, Bruges était devenue la ville la plus pauvre de Belgique tout en restant la métropole administrative et religieuse de la Flandre.

Le tourisme et le foot ont fait ressortir la ville de l'oubli.

Exactement ce que je ressentais en décrivant Florence récemment.

0.jpgBruges est la capitale de la dentelle aux points de fée, conçu aux fuseaux, en fils continus ou coupés, fixés sur un métier de carton. En fils continus, l'endroit et l'envers de la dentelle sont identiques.

Au départ, il a fallu une légende, celle de Serena qui aurait vu la beauté des fils d'araignées tombés sur sa jupe comme un signe.

Les Maisons-Dieu datent du 15ème siècle et en sont encore les meilleures représentantes.

Le béguinage du Monastère de la Vigne rappelle les origines religieuses de la ville.

0.jpgPendant que les hommes étaient aux croisades, les femmes s'y réunissaient pour s'entraider. Pieuses mais sans prononcer leurs vœux, elles vivaient dans de petites maisons avec une cave cuisine et une chambre. Celles-ci sont toujours occupées par de vieilles dames très dignes.

Comme toujours, le folklore, la beauté et les arts seuls ne suffisent pas pour rendre une ville animée de vie en toutes saisons.

Il faut que le commerce y fasse des affaires et pas uniquement dans la dentelle de Bruges.

0.jpgQuoiqu'on en dise, belle, elle l'est la ville de Bruges, mais elle est devenue une ville musée, une ville de cours d'eaux qui la traversent, tout en déléguant ses activités portuaires à Zeebrugge.

Le quartier portuaire tente au canal Dijver, de rappeler quelques souvenirs des temps jadis. 

Georges Rodenbach a écrit "Bruges-la-morte" dont thème tragique se résume: "Hugues Viane, fuyant une ville «cosmopolite» s'est fixé quai du Rosaire à Bruges.  Il y mène, avec sa pieuse servante, une vie calme et retirée. Son choix n'est pas un hasard. Personnage principal et omniprésent, la cité s'associe à son chagrin, s'assimile à son épouse disparue. De celle-ci, il a conservé dans un coffret de cristal, une tresse blonde qu’il vénère chaque jour. Un soir, à la sortie de Notre-Dame, Hugues rencontre une jeune inconnue dont la ressemblance avec la défunte le remplit de stupeur. Il la prend en filature jusqu'au Théâtre. Là, il découvre que Jane Scott joue le rôle d’une danseuse dans 'Robert le Diable' de Meyerbeer. En devenant son amant, il espère retrouver le bonheur qu'il a connu avec sa compagne. Mais, la ville austère lui reproche cette liaison scandaleuse.  Lors de la procession du Saint-Sang, Hugues étrangle la comédienne avec la chevelure qu’elle a, sans le savoir, profanée".

La dernière phrase de l'histoire: «Morte... morte... Bruges-la-Morte...» avec la cadence des dernières cloches, lasses, lentes, petites vieilles exténuées qui avaient l'air – est-ce sur la ville, est-ce sur une tombe? – d'effeuiller languissamment des fleurs de fer!

Ouais... Peut-être un chef-d’œuvre du symbolisme mais, c'est, il y a longtemps. Fin du 19ème siècle.

Aujourd'hui, le "qu'en dira-t-on" aurait du plomb dans l'aile. Ce ne serait pas sûr que Hugues n'aurait pas tenté de voir autre chose que les beaux yeux bleus de la servante pieuse.

L'autre histoire est plus actuelle: "Le Carillonneur"

"L'architecte de la ville est élu carillonneur après un brillant concours. Il veut transformer Bruges en Porte de l'Art et en but de pèlerinage pour l'élite de l'humanité. Emporté par le désir, il épouse la sensuelle Barbe, fille de son ami l'antiquaire. Déçu par le caractère violent de celle-ci, il noue une relation avec la sœur de son épouse, la douce et mystique Godelieve. Une querelle éclate entre lui, le défenseur des valeurs esthétiques de la ville, et ceux qui, plus pragmatiques, désirent sa renaissance économique par la création de Bruges-Port-de-mer...".

Dans un guide touristique de Bruges, "La ville est vivante à sa manière".

0.jpgCe serait pourtant un peu ce caractère "mort" que le visiteur pourrait penser en hiver dans le centre historique.

Avoir choisi Bruges en hiver pour tourner le film "Bons baisers de Bruges" était une excellente idée pour la faire revivre une épopée d'exception et retrouver ses mystères et ses symboles insoupçonnés, incrustés dans des murs froids qui bercent trop de cœurs de langueurs monotones. 

Mais Bruges n'intéressait pas Ray, le jeune tueur à gage du film. Lui préférait vivre à Dublin.

Dublin, je ne connais pas mais je peux comprendre ce qui lui manquait au moment où les images défilaient devant ses yeux.

Les Brugeois les plus âgés s'y complaisent toujours. Les jeunes qui y sont nés, aussi.

Si ces jeunes vont travailler dans les grandes villes les plus proches qui avaient détrônée Bruges lors de son déclin, telles qu'Anvers, Gand, voir à Bruxelles, ils reviennent comme navetteurs, le soir pour savourer l'isolement et le silence.

0.jpgHier matin, Gerda et Jurgen sont rentrés de leurs vacances en Espagne. Ils sont allés chez les parents de Gerda pour passer l'après-midi. 

De quoi ont-ils parlé entre générations?

Des vacances, en fait, très peu...

- Hoe was het bij de Spaanjaarde? (*)

- Wel. Mo vuil lawaie en warm, warm niet te gelove.

- Hier ook..., répondit Bompa pour prouver sa bonne foi et sa compréhension au sujet de la chaleur.0.jpg

Cela a fait penser aux problèmes des migrants à Bompa qui reprenait les différences de paroles de Bart et de Théo de la NVA.

- Geen imigranten?

- Nee, nie gezien.

- En in de vliegtuig, geen probleem zoals in de Thalys?

- Nee, kalm.

0.jpgPuis la photo de Gerda entre deux danseurs de flamenco a beaucoup fait rire Bompa avec les commentaires annexés qu'elle apportait.

Dans la foulée, Bompa a débité les courtes dernières nouvelles familiales et le temps qu'il a fait ou va faire à Brugge.

Le KO du club de foot de Bruge contre Manchester United a meublé une partie de l'après-midi dans un dialecte flamand défiant toutes concurrences.

Bompa était un peu rond à la fin de l'après-midi et rappelait Blondelle dans l'opéra d'Offenbach.

En général, ce n'est pas un "alkolieker", mais c'est une exception.

- Vier nul, da's ni woe. Toch ni vier nul... dat mag niet..

- Ja, met geld doe je alles.

Le foot rallie tous les esprits intergénérationnels dans un même écho sauf dans l'incompréhension.

3.jpgJuste un pincement au cœur de devoir repartir au boulot mardi après avoir ramené la petite Maria à l'école primaire.

Aujourd'hui, c'est encore la joie du barbecue dans le jardin du père de Gerda.

A Bruges, la fréquentation des touristes va bientôt finir par diminuer.

La ville va reprendre sa vitesse de croisière au petit trot.

0.jpgFini le stress de ces voyageurs d'un jour communiqué comme maladie de notre siècle.

Pas vraiment de nostalgie, quoi...

Ni Gerda, ni Jurgen n'ont jeté un regard attendri sur les façades brugeoises d'un autre âge en arrivant.

Celles-ci sont gravés dans leur mémoire depuis tellement de temps.

Le restaurant gastronomique est déjà réservé pour le dimanche suivant.

3.jpgA  un moment donné, Jurgen a dit:

- Verdomme, dat hadde'wij nie verwacht bij ons terugkomen. Mo geluk we zijn toch hier meegevalen. Hier zijn we toch gewend. Nie'waar.

Une phrase que personne ne se rappellera pas à quoi elle répondait, le foot, le tax-shift ou les migrants.

En attendant, il faudra lundi faire les course et réactualiser les évènements qui se sont déroulés en leur absence.

Cela a chauffé comme un enfer pour la rentrée gouvernementale et tout cela était raconté vendredi par Guillermo Guiz: podcast

C'est fou comme tout évolue si rapidement à certains endroits et s'endort à d'autres...

"Cela n'avance manifestement pas l'histoire", aurait dit Ray....

Le piment d'un "serial killer" ou James Bond, quelque part caché derrière un coin d'ombre, personne n'y penserait.

Essayons tout de même:

- Mijn naam is Bond, Jurgen Bond, agent 007.

- Gerda uit Spaanse Express met kussen.

Non, "Bons baisers de Bruges" avec des Jurgen et Gerda, en définitive, quelle idée saugrenue... 

 

Place aux photos de 2007 (et 3 récentes), en un click

 

L'enfoiré,

(*)

- Comment était-ce chez les Espagnols?
- Bien. Mais beaucoup de bruit et chaud, chaud à ne pas croire.

- Ici aussi...

- Pas d'immigrants?

- No pas vu.

- Et dans l'avion, pas de problème comme dans Thalys?

- Non, calme.

...
- Quatre zéro, ce n'est pas vrai. Quand même pas 4-0. Cela ne se peut pas.

- Avec de l'argent , tu fais tout

...

- Flute, cela nous ne l'avions pas imaginé pour notre retour. Mais heureusement nous sommes bien revenus. Ici, nous sommes habitués. Pas vrai? 

 

Citations:

  • Le temps de l’âme échappe à celui du corps, même si l’esprit s’ingénie à les concilier.” et
  • Il est vrai que la vie est si courte que nous nous bâtissons des éternités de quelques heures et des traditions d’un jour.”,  De Henry Bonnier (Les Amants de Bruges)

0.jpgLa rentrée du 1er septembre avec un code de bonne conduite?

Avec Madame Laurence, c'est pas sûr...podcast

 

Commentaires

Bruges-Standard: les Rouches pulvérisés 7-1

C’est l’affiche du week-end. Ce dimanche à 14h30, les Rouches se rendent au stade Jan Beydel. Après la défaite de la semaine passée à Zulte et la débandade face à Manchester, les Brugeois doivent s’imposer pour affirmer leur statut de favori. Pour le Standard, le déplacement s’annonce plus que périlleux après leur élimination sans gloire sur la scène européenne.
Ce sont pourtant les Brugeois qui ouvrent la marque dès la 8ème minute. Diaby est lancé dans la profondeur par Vasquez. Thuram sort mais l’attaquant tire à bout portant sur le portier rouche. C’est déjà 1-0. Nouvelle possibilité pour les Flandriens après 25 minutes. Heureusement pour les Liégeois, Van Damme se jette et pousse le cuir en coup de coin.
Mais rien n’y fait. Une nouvelle fois, la profondeur est fatale à la défense liégoise… mise à mal depuis le coup d’envoi. Nous sommes à la 30ème minute et Vormer double la marque. Les Rouches ne s’avouent pas vaincus pour autant. Milec, sur son flanc droit, centre pour Santini. L’attaquant reprend de la tête et lobe Bolat. C’est 2-1.
Quelques secondes après la réduction du score, Oularé, lancé dans la profondeur surprend Thuram d’une frappe en puissance dans la lucarne. Le portier liégeois se détend mais il est battu. Déjà quatre buts dans cette première mi-temps et ce n’est pas tout. Profitant des espaces dans la défense, Vasquez passe à Oularé. La passe est déviée par la défense rouche… dans les pieds de Diaby qui marque le quatrième but brugeois.

http://www.lesoir.be/974627/article/sports/football/2015-08-28/bruges-standard-rouches-pulverises-7-1

C'est y pas beau, ça?
Beau de découvrir qu'il y a des jours sans et des jours avec

Écrit par : L'enfoiré | 30/08/2015

Déjanté "Bons baisers de Bruges"
Le film "Le tout dernier testament" l'est aussi
http://www.lalibre.be/culture/cinema/l-interview-schizophrene-de-poelvoorde-qui-se-prend-pour-francois-damiens-55e471763570976789669774

Écrit par : L'enfoiré | 01/09/2015

Les commentaires sont fermés.