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25/10/2019

La vérité, si je veux ou si je peux?

0.JPGA ajouter à "Ça craint chez les humains", et à la peur du changement découverte dans les commentaires, une peur plus insidieuse: la peur des mensonges et des "fake news" servies à tous les repas qui sont utilisés dans la propagande.
Une étude publiée par les chercheurs de l’Université d’Oxford révèle que près de 70 pays ont eu recours à des campagnes de désinformation coordonnées sur les médias sociaux pour manipuler l’opinion publique.
L’année dernière, ils n’avaient été « que » 48 à employer ces pratiques.  Cela signifie que cette tendance est en plein essor.
Mais que faire, ne plus rien croire?


La Vérité si je mens ! est une série de films français:

La Vérité si je mens !  en 1997.
La Vérité si je mens ! 2  en 2001.
La Vérité si je mens ! 3  en 2012.
réalisés tous 3 par Thomas Gilou et très récemment, voici...
La Vérité si je mens ! 4 Les débuts réalisé par Gérard Bitton et Michel Munz.


D'après le complément du titre 'les débuts', le film ferait penser à un retour aux sources du problème qui serait en relation avec la situation d'aujourd'hui.
L
e mensonge fait partie de notre vie et ARTE rassemble plusieurs documentaires pour tenter d'y voir plus clair.

1. La vérité sur le mensonge (lien de la vidéo)

Extraits en Podcast:podcastpodcast
1.JPGMentir est-il inné ? Comment débusquer les mystificateurs ? À l’heure des "fake news" et de la défiance envers la parole politique, cette enquête sur la science du mensonge tente de démêler le vrai du faux.
0.PNGEn politique, Donald Trump est le "patron" des mensonges. Le Washington Post a recensé plus de huit mille contrevérités proférées depuis son investiture. Il y en a d'autres comme Jérôme Cahuzac ou Bill Clinton et plus récemment Bojo. 1.JPGS’arranger avec les faits est répandu dans la vie publique quand la vie privé est émaillée de faits qui ne sont pas en relation avec les dires.
Le 28' de mardi, revenait pour la nième fois avec le progrès du Brexit et les mensonges de Bojo alors que dans tous les divorces après le hors d’œuvre de la décision, on décide du partage des meubles de la famille.podcastpodcast.

 

"Honi soit qui mal y pense" est la devise de l'ordre de la jarretière le plus important ordre de la chevalerie britannique.

0.JPG

Je suis retourné à un article sur Londres de 12 ans d'âge: "Vertiges d'une société dynamique".
L
e "smog" de Gustave Doré dont il était question dans le passé à Londres, est revenu sur le "Thames".
L'article
se terminait par "
On aime moins Whitehall. Ce Palais traîne une trop vieille mélancolie avec la tête de Charles Ier qui a roulé un jour de 1648: "Ne touchez pas à la hache... Non, mais...  Shocking !".
M
ais, comme la bêtise reste lucrative et glorifiée en fabriquant des histoires par le buzz ou les fake news, il faudra encore plus y réfléchir par la raison que par le transit de l'émotion diffusé sur internet par les images, le texte et le cinéma.
D
ans la vie réelle, ce n'est jamais le héros chevalier blanc de Superman, de Zorro contre Batman, tout à tour brute ou truand.
L
a révolution française a prouvé que la masse des gens est versatile et ceux qui sont adulés, un jour, peuvent être rejetés, hués sans aucune forme de procès à la suite d'un discours plus charismatique d'un autre.
T
ous ceux qui jouent avec l'épée, périssent un jour par l'épée.
M
ais le citoyen ordinaire est-il pour autant plus vertueux que ceux qui le représentent?1.JPG
S
elon les scientifiques, chacun mentirait entre deux et quatre-vingts fois par jour depuis ses 5 ans, âge où se développe la conscience du vrai et du faux.
O
n s’essaie depuis des millénaires à débusquer la tromperie délibérée. Le galvanomètre du psychiatre Carl Gustav Jung plus connu sous le nom de détecteur de mensonges, a laissé place au polygraphe. Si la recherche tend à démontrer qu’il existe des changements visibles chez le menteur par la fréquence cardiaque accélérée, les bouffées de chaleur induites par l’effort cognitif du mensonge ou par les mouvements oculaires, aucun appareil ne produit à ce jour de preuves irréfutables plus utilisables en justice que d'indices.
P
réserver ses intérêts fait partie de la règle de survie tout aussi bien dans le règne du vivant.
M
ais le mensonge humain étend son influence et son efficacité par la propagande.

 

2. L'art de vendre des mensonges par la propagande (lien de la vidéo)

L'art pariétal dans la grotte d'El Castillo, montre l'empreinte d'une main et figure la première création d'un symbole. La propagande par la manipulation des signes et l'exploitation du besoin de croire, a trouvé sa voie en multipliant en autant de formes que de définitions. "Lavage de cerveau politique", "attaque délibérée contre la complexité de la pensée" ou "main invisible qui conduit à obtempérer sans en avoir conscience" pour certains historiens et spécialistes, la propagande s'ancre peut-être dans "notre capacité à rester sciemment dans l'ignorance".
D
es statues édifiées à sa propre gloire par Alexandre le Grand jusqu'à l'absurdité inquiétante des fake news, ce documentaire richement illustré défait la pelote des fabriques à histoires les plus emblématiques, nommées storytelling par les conseillers en communication d'aujourd'hui.
L
es religions ont trouvé leur entrée en propagande par les beautés de l'art et le cœur des individus.
D
ans le public, la magie, l'art et les religions se partagent les mêmes racines pour le convaincre par les attributs d'un paradis qui émerveille.
I
nhérente à l'idée même de pouvoir, les religions seraient aussi essentielles à tout État moderne.
Tout pouvoir tend inévitablement à raconter des histoires de vainqueur à son avantage.
Samedi dernier, l'historien Patrick Boucheron, spécialiste du Moyen-Âge et de la Renaissance, qui a écrit l’introduction de « L’Atlas historique mondial », décryptait l'actualitépodcast.
L
es célébrations de masse en Corée du Nord, les rumeurs distillées de part et d'autre du mur de Berlin pendant la guerre froide ou les tours de passe-passe de Donald Trump, apportées par la force de symboles, d'illusion et de manipulations ont besoin d'un contre-pouvoir qui ne peut exister que dans un régime démocratique qui dérive parfois en démocrature si pas en pure dictature.
S
pécialistes des médias, psychanalystes, philosophes ou artistes activistes commentent avec force, archives à l'appui, les mécanismes de cet art du mensonge aussi vieux que le langage pour influencer les foules.
A
travers la figure peu connue du grand public, Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud, a été un des inventeurs du marketing et l'auteur de "Propaganda".
L
e décryptage des méthodes de la "fabrique du consentement" se retrouve dans l'extrait podcasté de ce documentaire: podcastpodcast.
L
es techniques de persuasion de masses apparaissent en Europe à la fin du XIXe siècle pour lutter contre les révoltes ouvrières. Elles se sont développées aux États-Unis pour convaincre les Américains de s’engager dans la Première Guerre mondiale. Edward Bernays s'inspire des codes de la publicité et du divertissement, ces méthodes de "fabrique du consentement" des foules en s’adressant aux désirs inconscients de celles-ci.
L
es industriels s’en emparent pour lutter contre les grèves avec l’objectif de faire adhérer la classe ouvrière au capitalisme et de transformer ainsi le citoyen en consommateur.
M
ême technique utilisée par le régime nazi, par le New Deal et dans le renversement du gouvernement du Guatemala en 1954.
E
n 2001, le magazine Life classait Edward Bernays parmi les cent personnalités américaines les plus influentes du XXe siècle.
L
a pensée est souvent influencée par des forces irrationnelles, par des symboles qui interprètent la réalité sans différencier le vrai du faux.

Les clichés, l’autocensure, les préjugés sortent par le confort pour manipuler la pensée..
C
ontre l'establishment, l'anarchie iconoclaste a été transformée en Gilets jaunes ou en désobéissance civile en passant par d'autres formes pour l'écologie podcastpodcast.
D
ans le conflit idéologique, le patrimoine artistique et l'histoire racontée font parfois perdre le nord à toutes les vérités.
L
es médias officiels de la radio et de la télévision se trompent parfois, mais il ne sont plus seuls et entraînent les cheveux de la "comète information". Les réseaux sociaux soutenus par la liberté de pensée a créé une nouvelle propagande parallèle par sa mise en avant politique selon des pressions, des transpositions, des convictions qui, naturellement, correspondent à sa propre opinion, position dans la hiérarchie, voit l'autorité par la voie démocratique des élections, se laisse représenter puisque le public a de moins en moins l'envie, le temps, les prérogatives ou le pouvoir de s'y soumettre par eux-mêmes.
E
n fait, n'importe qui peut créer sa propagande idéologique en recourant au texte et à l'image sans même s'en rendre compte.
L
'humour et la fiction permettent de sortir des croyances.
L
es caricaturistes sont là pour faire rire et faire réfléchir contre le totalitarisme tout en devenant des cibles.
C
hercher la vérité se fait en multipliant les sources que l'on pense être de bonne foi parce qu'ils ont connu pendant suffisamment longtemps, plusieurs formes de vie dans des milieux différents.
L
es humains sont des êtres vivants sociaux qui aiment faire partie d'un groupe de pensées, d'un réseau social pour faire obstacle à la solitude.
M
ais sans être esprit mensonger, faites lire un média quelconque relatif à un événement, à quelqu'un et vous verrez que ses conclusions ne seront pas instinctivement les mêmes que les vôtres.
L
'influenceuse virtuelle qui nous est présentée dans ce podcastpodcast, peut faire des dégâts.
L
’État islamique utilise TikTok pour faire sa propagande auprès des adolescents du monde entier

Mardi, je recevais un mail signé de "Santé, Nature, Innovation" signé par  Jean-Marc Dupuis, pseudonyme de son rédacteur, que je livre ci-dessous en commentaire:

"Deep Fakes sur Internet. Gros problème en vue" (*)

Internet est la meilleur et la pire des choses. Comme disait Jean-Michel Jarre, "il faut prendre la peur de haut. J'ai plus été en relation avec des machines qu'avec des hommes. Internet est neutre et tout dépend de ce qu'on en fait. Les robots demain auront peut-être de la nostalgie".
Fait-il avoir peur du web, des arnaques et devenir webophobe?.
C'est peut-être dans les cas d'arnaque qu'il faut appeler Safeonweb.

0.JPGNon, Internet n'est pas uniquement utilisé pour les réseaux sociaux et Facebook pour se créer un aréopage d'amis et pour rompre la solitude de certains. Il y a toujours moyen de  fermer la "boîte à rêves ou à cauchemars" qu'offre ce moyen artificiel de contacts virtuels.
C
e lundi 21 octobre, Mark Zuckerberg annonçait que "Cette fois-ci, Facebook promet des mesures pour que les élections ne soient plus manipulées" pour les élections présidentielles américaines de 2020. Ne plus accepter de créer de faux comptes, détecter les « comportements inauthentiques », lancer "Facebook Protect", système de haute protection des comptes des candidats, des élus et des membres de leurs partis, afficher plus d’informations sur la personne qui se cache derrière une page. Un comité de quarante experts a donc été créé afin de permettre aux utilisateurs de savoir si les informations proviennent d’un média public ou d’un service contrôlé financièrement ou éditorialement par un État.
0.JPG Assurer une transparence totale sur les dépenses réalisées par les candidats. Le réseau social souhaiterait que les utilisateurs détectent par eux-mêmes ces désinformations. Deux millions de dollars vont d’ailleurs être investis pour l’organisation de programmes d’éducation aux médias auprès des étudiants, mais également auprès des personnes âgées. Initiatives prises aux États-Unis mais qui se déploieraient à d’autres pays pour de futures élections.".
0.JPGIl n'en menait pas large face la contestation de Alexandria  Ocasio-Cortepodcast

Le verbe "croire" serait-il relégué aux fins-fonds des esprit de la masse des utilisateurs, qui eux aussi, pétris de convictions, jouent leur rôle d'influence? Plutôt que de "croire" ne faudrait-il pas apprendre à "penser" face au charisme et à la séduction physique?0.JPG
Sans donner des leçons, ne serait-ce pas normal d'avoir une envie d'apprendre des autres par leurs avis contradictoires, mais aussi d'aimer prendre le contrepied, de critiquer quand des flux de pensées deviennent trop uniformes?
Ce n'est pas au paradis que l'on trouve le salut suite à la pensée mensongère. Quand les mensonges arrivent au niveau politique d'un pays, cela n'a plus rien à voir avec les mensonges altruistes de courtoisie un peu hypocrite pour éliminer un sentiment de culpabilité. Ici, il s'agit de mythomanie, de duperie et de ruse.
Dire "Tous pourris" ne fera pas avancer le schmilblick. Le plus grave, c'est que Donald Trump ne doute pas. Il assume complètement ses mensonges parce qu'il les ressent comme vrais, indubitables et ce sont les autres qui se trompent.
Alors, comment comprendre l'intérêt chez l'autre puisque mesurer le mensonge à l'ère de la post-vérité d'internet, ne peut donner que des indices?.
Dans cette ère, plus un article est lu, plus une vidéo est vue, plus leurs auteurs prennent de valeur personnelle.
Il faut en avoir les moyens, le temps et la volonté d'analyser les événements pour se désintoxiquer.

Des séquences "Désintox" pour remettre les pendules à l'heure, demandent une recherche très fine et parfois très longue

.

 

L'illusion comme contre-pouvoir?

Le mentalisme est un art du spectacle qui consiste à utiliser un mélange d'astuce, d'illusion, de suggestion et de psychologie pour créer des démonstrations déroutantes qui donnent souvent l'impression d'un don paranormal, bien qu'il ne s'agisse que d'une impression avec une différence importante: c'est lors de rencontre à courtes distances et pas dans la virtualité.

La série de films de télé "Le mentaliste" donne des idées et l'acteur, Simon Baker répond aux questions:



0.JPGLe mentaliste Viktor Vincent a poussé la recherche du mental par un show.
L
e dernier épisode de fin septembre sue le divan rouge de Drucker était très troublant. Les trucs et astuces paraissaient magiques.
Ses livres pourraient-ils nous donner le moyen de détecter les mensonges et ainsi de mieux connaître l'homme?.
Ce serait même une occasion de prendre des cours de mentaliste pour l'occasion.

 

Faut-il être confiant pour reconnaître des mensonges quand on est EPNI?

Quel rôle joue la confiance dans la crédulité ? Des chercheurs ont voulu répondre à cette question. Ils se sont servis d’un contexte d’entretiens de recrutement pour étudier les relations entre le degré de confiance des gens, par leur capacité à se fier aux autres et leur capacité à détecter des mensonges. Par après, les participants ont visionné les vidéos d'entretiens de recrutement simulés. La moitié des candidats étaient sincères, l’autre moitié élaborait des mensonges pour essayer de convaincre le recruteur. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, les personnes les plus promptes à accorder leur confiance étaient bien plus habiles à détecter les mensonges que celles qui étaient d’un naturel méfiant.

Ces résultats suggéraient que les personnes les plus confiantes ne sont pas pour autant follement crédules mais qu’en revanche, les personnes méfiantes subissent les inconvénients de leur attitude défensive.

Un jour, Arditi a révélé que les rôles de menteurs au théâtre étaient les meilleurs. A la question de savoir s'il avait menti dans sa propre vie, il s'était souvenu d'une nuit avec une actrice avec laquelle il n'avait pas vu le temps passé et que le lendemain, il lui avait fallu se justifier par quelques mensonges bien monté.
En 2011, dans "Histoire en série", un reportage avec un titre générique "Quand le mensonge s'installe dans nos vies", comprenait des épisodes "Une double vie sans issue", "L'incroyable imposture de l'enfant loup", "L"habit ne fait pas le moine", "Le faux mannequin qui fait trembler les stars", "Une vie brisée par le mensonge" et "Le malade imaginaire".
Tout est bon pour trouver une solution dans une situation inextricable dans laquelle on s'est mis volontairement ou involontairement.
Si ces situations inextricables arrivent en cascades, il s'agit d'avoir une bonne mémoire car le mensonge par omission n'en est pas moins un.
Donc, mentir ce ne serait qu'un jeu du chat et de la souris.
En 2008, j'écrivais avec humour l'article "Bons sens ne sauraient mentir" après ma visite dans le petit village italien Collodi où a vécu l'inventeur de Pinoccho en révélant que toutes les vérités ne sont pas bonnes à entendre même s'il y avait un bon sens. On ne parle pas de corde dans une maison de pendu....
Rien a voir donc avec du "bon sang ne saurait mentir"  avec l'expression du XIVe siècle qui faisait allusion au lien de parenté, illustré par le mot "sang".
Grâce à la liberté d'expression sur Internet, les informations, les idées et les réflexions sont plus rapidement transmises par toutes les populations qui seront à leur tour interprétées en fonction des sensibilités de chaque récepteur de celles-ci et pas uniquement par narcissisme comme on pourrait le penser.

Aujourd'hui, le malaise pour démêler le vrai du faux est peut-être encore plus grand à cause d'Internet.
Mentir un peu, cela n'est rien, mais quand il faut vendre une histoire complète, avec les échos à travers le monde, il faut investir de plus en plus en elle, en temps, en argent, à la recherche des nouveaux artifices et artéfacts utilisés pour rester vraisemblable.
La propagande ne peut être ni banale, ni bancale en clarifiant, complétant, extrapolant ce qui peut l'être, pour qu'en finale un auditoire veuille bien l'écouter.
Ce n'est pas avec une rumeur à louer.
Cela ne veut pas dire que la transparence soit totale mais qu'elle doit être nuancée.
Il faut toujours laisser l'imagination au spectateur tout comme devant une œuvre d'art.
L
a séquence radio qui passe tous les jours à 06:58 à la radio et qui rappelle la séquence culte "Maman disait toujours, la vie est comme une boîte de chocolat. On ne sait jamais sur quoi on tombe", dont celle de ce jeudi:

"Ah, ce que j'aimerais être vous"....podcast.

Si cela ne vous rappelle rien de l'histoire américaine, en voici un "Blow up - Forrest Gump en 6 minutes":

0.JPG

Cours Forrest, cours... 

... et "Sois Belge et tais-toi" ...

J'ai oublié de dire ce qu'était un EPNI.

Un EPNI, c'est un Esprit Pensant Non Influençable.

Eriofne,

 

Citations des vidéos:

  • "La propagande est l'art de persuader les autres d'une chose à laquelle on ne croit pas soi-même", Abba Eban
  • "Quand on répète un gros mensonge suffisamment souvent, les gens finissent par y croire", Joseph Goebels
  • "Ceux qui peuvent vous faire croire à des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités", Voltaire.
  • "Tout art est propagande", George Orwell
  • "Le meilleur moyen de détruire un peuple est d'anéantir sa perception de sa propre histoire", George Orwell
  • "En temps de guerre, la vérité est si précieuses qu'elle devrait toujours être protégée par un rempart de mensonges", Winston Churchill
  • "La meilleure défense contre la propagande, c'est la propagande", Edward Bernays
  • "L'art de propagande consiste à être capable d'éveiller l'imagination publique en faisant appel aux sentiments des gens", Adolphe Hitler
  • "La satire est l'arme des faibles contre les puissants", Molly Ivins
  • "L'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre", Boris Vian

Nouveau film "L'art du mensonge" ou "The good liar"


Commentaires

(*) "Deep Fakes sur Internet. Gros problème en vue"

Bientôt plus aucun moyen de faire confiance sur Internet… ni ailleurs.
Les « deep fakes » sont ces nouvelles vidéos qui apparaissent actuellement sur Internet, qui utilisent l’image et la voix d’une personnalité pour lui faire dire ou faire… n’importe quoi.
Cela va de déclarations aberrantes prétendument faites par Barack Obama, Mark Zuckerberg ou Emmanuel Macron, à des films X où apparaissent des personnalités qui n’y ont jamais participé.
Il suffit pour cela de disposer d’une vidéo de la personne que vous voulez exploiter. Le programme informatique récupère son image, son timbre de voix, ses mimiques et ses intonations, et s’en sert pour produire un nouveau film où la personne dit et fait tout autre chose..
Aujourd’hui, les « deep fakes » servent à faire des blagues de potache, ou des films X, mais dans peu de temps n’importe qui pourra en fabriquer à l’aide de son smartphone.
Vos enfants ou petits-enfants vous montreront en riant des vidéos où vous apparaîtrez, et où vous direz que vous êtes un martien, ou que vous vous prenez pour Napoléon. Cela leur paraîtra marrant.
Et en effet, dans un premier temps, on ne verra que le côté bon-enfant.
Mais forcément, des personnes vont utiliser ces techniques de façon malveillante.
Dans une procédure de divorce, un des conjoints produira une fausse vidéo montrant l’autre en train de menacer ses enfants; dans une entreprise, un employé jaloux fera une vidéo d’un collègue tenant des propos sexistes ou racistes; dans les affaires criminelles, les avocats apporteront des pièces à conviction où un innocent s’accusera du crime commis par leur client, etc.
A la télévision ou sur Internet, tout reportage, aussi convaincant soit-il, pourra être mis en doute. Cela suscitera de la méfiance dans l’opinion publique et des divisions encore plus violentes qu’aujourd’hui. On ne saura plus que croire, qui croire.
Les experts redoutent même que les « deep fakes » déclenchent des guerres. Il se pourrait en effet qu’une fausse vidéo d’un chef d’état annonçant qu’il attaque un pays voisin entraîne, sur un malentendu, une riposte dévastatrice.
Mais il y a pire. Les programmes de « deep fakes » ne se limitent pas aux vidéos. Les textes et les articles en tout genre, peuvent eux aussi être falsifiés de plus en plus facilement.
Aujourd’hui, lorsque vous lisez un article, sur Internet, dans un journal ou dans un livre, vous savez que c’est une personne réelle qui l’a écrit car les ordinateurs ne sont pas encore capables de produire des textes cohérents, intéressants, et bien écrits. Quand il y a des arnaques, on peut en général les détecter à d’infimes erreurs d’expression, des fautes d’orthographe, ou de ponctuation. Très bientôt, des ordinateurs capables d’écrire parfaitement pourront produire n’importe quel article sur demande, pour ou contre n’importe quoi, en se basant sur tous les textes qui ont été mis en ligne sur Internet depuis 20 ans et qui représentent une source illimitée de contenu. Sur d’innombrables sujets, vous trouvez déjà des articles qui disent tout et son contraire comme « Dix raisons pour lesquelles vous devez boire du café tous les jours », « Dix raisons pour lesquelles il faut éviter le café à tout prix », « Dix raisons pour lesquelles le café n’est ni bon ni mauvais pour la santé ».
On trouve bien sûr la même chose pour le vin rouge, les graisses saturées, la viande ou encore de l’huile de noix, de colza, la vitamine D, les compléments nutritionnels, etc.
Des logiciels pourront bientôt sélectionner les arguments sur n’importe quel sujet et en faire des articles qui auront toutes les apparences de la crédibilité.
Il suffira d’appuyer sur un bouton pour ajouter des photos, des sources, et même de fausses interviews d’experts réalisées à partir d’articles trouvés sur Internet !.
Le Web se retrouvera en très peu de temps envahi d’articles trompeurs mais ayant toutes les apparences du sérieux, et qui dépasseront largement les capacités humaines d’analyse. Nous n’aurons tout simplement pas le temps ni la possibilité d’analyser la crédibilité des articles, qui mêleront habilement le vrai et le faux pour tout embrouiller.
Ce sera la mort d’Internet, mais aussi de l’édition de nouveaux livres et de journaux, car toutes les nouvelles parutions pourront être falsifiées de la même façon.
Bien sûr, il y aura des tentatives de réaction.
Des systèmes de certification se mettront en place, avec des « Autorités » diverses et variées (État, ministère, presse officielle, instituts scientifiques…) qui prétendront garantir la fiabilité de certains sites.
Mais d’une part, on sait que l’objectivité est toujours très difficile à trouver et à maintenir, et que des intérêts politiques et financiers finissent toujours par influencer les médias officiels.
D’autre part, ces sites Internet seront victimes du même problème que les autres, à savoir l’impossibilité de vérifier si les informations qu’ils relayent sont vraies ou fausses !!
On observe déjà aujourd’hui l’intensité de la guerre de l’information sur les vaccins, le cholestérol, l’ostéoporose, la vitamine D, Alzheimer, la curcumine, les oméga-3, le dépistage du cancer de la prostate ou du sein, la pilule contraceptive et la PMA… Et pas encore des guerres, des élections, des luttes commerciales.
Sur Internet, vous trouvez tout et son contraire. Les meilleurs experts s’affrontent. De part et d’autre, des arguments scientifiques d’apparence incontestable sont alignés.
Ceux qui dominent le débat ne sont pas ceux qui ont raison, mais ceux qui ont le plus de moyens financiers, de relais médiatiques, d’influence sur le Ministère de la Santé et les Facultés de Médecine pour obtenir que leur point de vue soit relayé.
Mais tout cela va prendre une autre dimension, et une toute autre gravité, avec les « deep fakes » et les logiciels d’intelligence artificielle.
Demain, le premier venu pourra en un clic analyser tous les textes publiés en ligne sur un domaine, reprendre les informations qui l’arrangent, écarter les informations qui le dérangent, inventer des sources, des témoignages, des analyses, des expertises, et ainsi produire une synthèse plus complète, plus précise, et plus convaincante que n’importe quel dossier ou documentaire réalisé aujourd’hui à grand frais par les journaux ou les chaînes de télévision.
Ce sera la fin d’Internet, car on y trouvera absolument n’importe quoi, et il sera devenu impossible de distinguer les sources fiables des autres.
Nous n’aurons pas d’autre choix que de revenir à la communication face à face. Seules les choses que nous verrons de nos propres yeux, et les récits qui nous seront rapportés de vive voix par des personnes de confiance, seront dignes de foi.
On redécouvrira l’utilité – et le charme – de la correspondance à la main, où le style d’écriture personnel enrichit de façon si mystérieuse et si forte le sens des mots.
Nous devrons apprendre à écarter tout le reste, car Internet, les journaux, les radios et les télés seront discrédités. Il faudra se méfier des téléphones eux-mêmes car rien ne sera plus facile que de programmer de faux appels imitant la voix de votre conjoint ou de vos parents, et simuler une fausse conversation avec vous !!
Les réseaux sociaux seront envahis de « faux profils », « amis virtuels » et autres chimères créées par les mémoires informatiques. Nos enfants devront, de gré ou de force, redécouvrir les amis en chair et en os.
Seule une consultation en personne chez un médecin ou un thérapeute de bonne réputation, nous garantira d’être bien soigné.
Mais il est fort probable que l’époque des « mass-media », de la radio à Internet, n’aura été qu’une courte parenthèse d’un siècle dans l’histoire de l’humanité. Elle sera considérée comme une curiosité bizarre par nos arrière-petits enfants, puis vite oubliée.
Et, au fond, ce ne sera peut-être pas si mal ?"

Écrit par : L'enfoire | 26/10/2019

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Après la reconnaissance faciale, voici la reconnaissance des émotions

La reconnaissance des émotions est le dernier développement sur le marché de la prévention du crime. Cette technologie a été présentée lors d’une exposition technologique à Shenzhen, en Chine. La technologie de reconnaissance des émotions est déjà déployée dans ce pays, dans les aéroports et dans les stations de métro.
La Chine est le plus grand marché de surveillance au monde. À la fin de cette décennie, environ 600 millions de caméras devraient être opérationnelles dans le pays. Cela équivaut à une caméra pour deux habitants. Outre la reconnaissance des visages, un logiciel d’analyse de la démarche, de suivi des yeux et d’analyse des foules, un logiciel de reconnaissance des émotions doit également permettre l’identification des criminels.
Les systèmes sont déjà utilisés dans le Xinjiang, une région de l’extrême ouest de la Chine. Dans cette région, environ un million de membres, principalement des minorités musulmanes, sont détenus dans des camps d’internement. Le mois dernier, les États-Unis ont empêché huit entreprises chinoises de technologie d’intelligence artificielle d’acheter des produits fabriqués aux États-Unis en raison de violations présumées des droits de l’homme dans le Xinjiang.
Les Chinois espèrent utiliser la technologie de reconnaissance des émotions pour analyser l’état mental des suspects afin de prévenir le terrorisme et la contrebande. La technologie est principalement utilisée aux douanes et identifie les signes d’agressivité et de nervosité ainsi que les niveaux de stress . En Chine, selon le Financial Times, la technologie est déjà largement utilisée au sein du gouvernement.

Huawei
Les entreprises qui se sont fortement développées dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) ont les meilleures chances de réussite. Les deux plus grandes entreprises dans ce domaine sont Alibaba et Tencent. Toutefois, Hikvision, Uniview, Dahua et Tiandy sont également présentes dans ce secteur. Huawei était bien sûr présent à Shenzen. La société controversée souhaite également tirer parti de son avantage concurrentiel en matière d’IA et de 5G dans le secteur de la sécurité.
Des sociétés telles qu’Amazon, Microsoft et Google développent également un logiciel de reconnaissance des émotions. Cependant, selon les scientifiques, cette technologie ne fonctionne pas encore très bien. Selon les experts, elle ne serait déployée que d’ici 3 à 5 ans.

https://fr.express.live/apres-la-reconnaissance-faciale-voici-la-reconnaissance-des-emotions/

Écrit par : L'enfoiré | 05/11/2019

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Pourquoi les politiciens sont de mauvais acteurs

"Ce que le spectateur aime chez un acteur, ce sentiment d'humanité - bien sûr que je l'utilise. Et c'est très facile à faire, parce que je reste moi-même."
Mais le théâtre m'a donné une autre leçon. La politique, c'est comme ces mauvais films où les gens surjouent, vont trop loin. Quand je parle aux politiciens, je vois ça dans leurs expressions faciales, leurs yeux, la façon dont ils clignent des yeux. Je regarde les choses comme un producteur. Souvent, lorsque je regardais une scène à l'écran, le réalisateur en moi criait : 'Arrêtez, ça suffit, c'est impossible à regarder ! Personne ne le croira.'"

Écrit par : L'enfoiré | 05/11/2019

Comment Trump a manipulé l'Amérique

Avec le scandale Cambridge Analytica, l'opinion publique découvre comment les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs de Facebook ont été recueillies et exploitées par cette société pour faire gagner Donald Trump en 2016. Cette enquête riche en révélations dévoile les dessous de cette affaire, et le rôle méconnu du milliardaire ultraconservateur Robert Mercer.
C'est en mars 2018 qu'a éclaté le scandale Cambridge Analytica. Plusieurs médias, dont le Guardian, qui avait tenté d'alerter l'opinion avant même la présidentielle américaine, révèlent alors comment les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs de Facebook ont été recueillies et exploitées par cette société pour favoriser Donald Trump. Menée pendant plusieurs mois par le réalisateur Thomas Huchon, cette enquête détaille à la fois la manière dont ces informations ont été utilisées et le rôle méconnu de celui qui a financé et orchestré cette gigantesque manipulation : le milliardaire ultraconservateur Robert Mercer, qui dirige le très performant fonds d'investissement Renaissance Technologies. Celui qui a racheté en 2012 le site d'extrême droite Breitbart News contrôle également la société Cambridge Analytica, et décide d'utiliser les deux pour imposer son agenda politique à la nation tout entière.

"Faits alternatifs"
En juillet 2016, après avoir opté pour le candidat Ted Cruz, éliminé lors des primaires, Mercer et sa fille Rebekah proposent à Donald Trump leur aide financière et médiatique, en échange d'une place de premier plan dans l'équipe de campagne pour Steve Bannon, limogé depuis de la Maison-Blanche, et pour Kellyanne Conway, toujours conseillère du président – elle fera sensation dans les premiers jours du mandat en parlant de "faits alternatifs" dans une conférence de presse. Ce documentaire éclaire surtout la nature et l'ampleur des manœuvres orchestrées par Mercer pour faire élire le candidat Trump, grâce notamment à des fake news ciblées et diffusées massivement, qui ont fait basculer le vote de millions de citoyens.

https://www.arte.tv/fr/videos/082806-000-A/comment-trump-a-manipule-l-amerique/

Écrit par : L'enfoiré | 12/11/2019

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