Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/10/2020

Au pied du mur américain

0.PNGLes élections américaines, ont déjà commencé par correspondance. Trump est allé voter samedi dernier en Floride. L'élection proprement dite aura lieu le 3 novembre. Le dépouillement des résultats et l'acceptation des résultats si ceux-ci sont serrés, risquent de prolonger la période. Parmi les Américains, la polarisation n'a jamais été aussi forte depuis que le plus controversé, Donald Trump est devenu président.


...

Sur "Réflexions du Miroir"

J'ai relu tout ce que j'avais écrit à ce sujet et je ne suis pas étonné de la tournure que prennent les élections. Bien que ce qui se passe aux Etats Unis finit toujours pas transpirer chez nous, il y a plus qu'un océan qui nous sépare des Etats Unis.

1.PNG.jpgEn 2012, la question posée "Le rêve américain vit-il encore?" est encore plus épineuse aujourd'hui. Les Etats Unis partagent son étendue entre de grandes mégapoles et des étendues désertiques, rurales pendant des centaines de kilomètres.
D
ébut 2016, "Trump-moi-ça" suivait l'évolution des élections et j'avais pronostiqué des circonstances adéquates pour qu'un homme tel que Trump monte sur le podium des finalistes alors que la plupart des journalistes n'y croyaient pas. La présence d'un noir président, en la personne d'Obama, était loin d'avoir été acceptée par tous les Américains.
A la f
in de l'année, "L'AmerExit" était programmée quand il fut élu et déjà, sa manière d'agir avait été caricaturée.
D
ébut 2017, ce fut la fin de sa première année de présidence et les conséquences n'avaient rien de surprenantes.
E
n août, il était judicieux de se rappeler des "Far West dreams" qui avaient vraiment fait rêver les Européens et qui avaient pris l'habitude de voir des films américains.
D
ébut 2019, le deuxième mandat et de nouvelles élections se préparaient et sans la pandémie du Covid-19, être réélu aurait été probablement une formalité pour Trump au vu de ses résultats financiers par son protectionnisme à courte vue. Le parti démocrate avait des difficultés pour trouver un représentant suffisamment charismatique pour lui faire obstacle. Il n'y avait qu'un objectif "détrôner Trump", ce fut Joe Biden qui sorti vainqueur à la suite de péripéties et de gesticulations parfois inimaginables.
0.PNGD
ans le clan républicain, quelques collaborateurs républicains de Trump, dégoûtés par lui, avaient retourné leur veste ou avaient été virés par lui-même. Pour Trump, pas de demi-mesures, on est complètement avec lui parmi les gagnants ou contre lui considérés comme faibles qu'il faut éliminer.
Donc, les cartes étaient sur table. Il n'y avait pas de "mystère Donald Trump". Ce qu'il annonçait pendant sa campagne, il l'a tenté de le faire et cela a plu à une grande partie des électeurs républicains.

Le poids au niveau Grands Electeurs des Swing states fera le reste ce 3 novembrepodcast.
Chacun des cinquante États élit un nombre de « grands électeurs » égal au nombre de ses représentants et sénateurs déterminés en fonction du nombre d'habitants. Sur un total de 538 (100 au titre du Sénat, 435 au titre de la Chambre des représentants, 3 pour le district fédéral de Columbia), l'obtention de 270 d'entre eux permet d'élire un président. Ce qui veut dire que 25% de la population détient le pouvoir d'élire un président. Rien à voir donc avec le nombre de voix citoyennes pêchées dans les urnes.
Oui, il s'agit d'une mascarade de démocratie dans ces élections américaines. 

0.PNG.jpgLe slogan patriotique de Trump "Make America great again" a plu et a été presque déterminant pour être aimé par la classe la plus défavorisée et moins instruite de la population appelée parfois "somewhere" s'opposant à la classe des "anywhere" qui détient les pouvoirs par la force du savoir appris et de l'argent.
Parmi les "somewhere", on retrouve des républicains purs et durs, des déçus du système Obama qui ne sont pas parvenus à réaliser leurs rêves avec lui alors que l'évolution a été trop rapide et trop difficile à suivre sans les diplômes nécessaires pour la suivre. A leur décharge, il est vrai que les études supérieures créent des Nobel à la pelle, mais sont aussi affreusement chères. Les déçus du système espèrent ralentir, avoir plus de chance sous le contrôle de personnalités fortes et populiste à des postes qu'ils n'obtiendraient pas. Les guerres sont souvent créées à la suite de ce genre d'espérance comme l'explique Josef Schovanech dans sa bullepodcast.
0.PNGS
i avec un esprit français, l'empire financier d'un candidat aurait pu générer un dégoût en sa personne, en Amérique, c'est tout le contraire. On y admire le dollar comme un véritable dieu dont l'exemple est à suivre. C'est une démocratie du dollar et de la corruption.
S
tratège du deal commercial et des méthodes de la téléréalité, Trump a bien compris que pour être élu, il devait lancer une lutte à mort contre le système de libre-échange et contre les élites dont il a lui-même fait partie et profité avant sa présidence. Son populisme pour plaire impliquait le rétablissement des frontières et la baisse des impôts qu'il a donné comme promesses. C'est l'image de la réussite qu'il a donné, mais qui ne se reflète pas dans son bilan, plus que mitigé à l'intérieur du pays même s'il est plus visible à l'extérieurpodcast. 0.PNGLes gagnants de son administration n'ont pas été du côté du peuple mais des grandes sociétés qui se sont enrichies. L'Amérique étant évangéliste a tout naturellement adoré ce chef qui décide seul, en quasi dieu sur Terre dans ce qu'on appelle l'état profond rural américain.
Q
uatre ans de disruptions, d'affaires d'interventionnisme ont été aimé par l'opiniâtreté de ses promesses jusqu'auboutistes de son général en chef. Antagoniste viscéral des actions de Obama, il a tenté de tout inverser. Populiste comme il n'est pas possible d'être plus, il n'a aucun notion de ce qu'est la "real politic" qui doit parfois s'opposer à la masse de la population dans la géopolitique.
Mike Pence comme vice-président était un bon choix comme apôtre du rêve reaganien puisque l'évangile occupe l'esprit de deux tiers de citoyens américains qui réduisent les principes de solidarité au niveau d'un cercle familial avec un Amen en fin de prêche.

Parmi les anti-Trump, il y a les scientifiquespodcast et les artistespodcast.
Trump aime les dirigeants qui lui ressemblent. Ses alliés se retrouvent au Brésil, en Inde, en évidemment ne Israël.
A
vec la Russie, les liens existent mais sont plus cachés.
P
outine a reçu une formation du secret au KGB en ne développant pas ses plans et sa stratégie à la presse et en ne jouant pas l'art de gouverner par tweets et des déclarations tapageuses comme Trump.
L
a Corée du Nord d'abord présentée comme l'ennemi à abattre, devient dans une esbrouffe presque une alliée après un nouveau deal.
I
l s'agit de se battre plus fortement, cette fois, pour ses convictions par l'engagement politique au niveau fédéral pour effacer la peur de vivre avec la devise "Proud to be american"..
Dans un pays fédéral immense comme les Etats Unis où l'Alaska pourrait introduire deux France entière et le Texas une autre France, tout devrait se jouer et se balancer entre plus ou moins d'Etat, plus ou moins de libertarisme, plus de conservatisme avec à la religion comme guide ou plus de progressisme par les nouvelles technologies, plus de pauvreté ou moins de richesses, plus d'écologie ou plus de pétrole.
L
a violence des armes appelle plus de violence grâce au 2ème amendement qui en protège l'accès.0.PNG

En résumé, bienvenu dans le monde du phénomène TRUMP qui donne une image fausse de rendre heureux, beau, jeune et riche... en surface.

Se demander si la défaite de Trump est-elle possible, n'est pas innocentpodcastpodcast?.
T
ellement d'épisodes démontrent comment Trump est parvenu à sa position en trompant tout le monde.
I
l ne l'a pas fait tout seul, bien sûr. Chaque participant y a trouver sa part du gâteau. Trump a eu de fidèles lieutenants et des abus de confiance, comme Felix Sater, Michael Cohen, Sam Kislin, Steve Bannon, William Barr, Poutine et d'autres encore pour le seconder dans ses affaires souterraines.
S
on histoire est aussi pavée d'échecs retentissants comme à Atlantic City, mais ils ont été mystérieusement renfloués dans l'immobilier par "Bayrock group" en échange de la marque "Trump" alors que les espions russes fixaient des ancrages dans les milieux stratégiques américains que le FBI avait détecté.
L
'Amérique a toujours été paradoxale, retardataire dans certains domaines et en progrès sur d'autres plans technologiques.
Elle
 est au pied du mur en espérant qu'elle n'est pas acculé avec le dos au mur...

Les 50 nuances de Grecs apporteraient-elles un peu de philosophie? 

0.PNG

...

Dans les médias

5.PNGPlusieurs émissions télé, radio et Internet, se sont léguées à tenter d'expliquer cet esprit américain particulier.
S
ur Internet, "Les USA dans tous leurs Etats" 1. Une grande année pour de grands rêves, 2. Le calme avant la tempête, 3. Au bord de la guerre civile, 4. Le test ultime,5. L'heure du choix..
M
ardi, sur ARTE, le Thema "Quel président pour l'Amérique?" et sur la .5, "Trump face au FBI".
M
ercredi, à la RTBF, "#Investigation" s'intéresse au "Monde selon Trump":podcastpodcastpodcastpodcastpodcast

...

Dans les livres.

Essayons d'en énumérer quelques uns. 

0.PNG"Le Mensonge au pouvoir" de Antoine de Tarlé.
"
Le Prédateur des femmes" de Barry Levine et Monique El-Faizi.

0.PNG

"Amérique années Trump" de Jaime Cartillier. 

Qui connait en principe le mieux un homme? Son épouse, Mélania Trump, cet obscur objet du pouvoir ou simple femme-objet ? Comédienne jouant à la perfection sur la scène du pouvoir un rôle de composition ou icône de l’Amérique conservatrice, à travers ses admiratrices et les supportrices de Donald Trump de son enfance en Slovénie aux ors de la Maison-Blanche en First Lady, un couple dans une situation "win-win" avec elle apportant la grâce, un contre-poids à tout ce qui est anormal chez son mari dans une vie de fortune partagée?.
E
t puis, quand c'est affaire de famille, il y a sa nièce qui jette un brûlot incendiaire dans son livre "Trop et jamais assez" qui explique "Comment ma famille a créé l'homme le plus dangereux du monde"

1.PNG.jpg

2.PNG.jpg

 

3.PNG.jpg

0.PNGDans son entourage plus ou moins immédiat.
"
Steve Bannon. L'homme qui voulait le chaos". Il a été son éminence grise souterraine avant d'être viré par lui, peut-être parce qu'il était trop visible à ses côtés. L'homme qui voulait le chaos, avec le rêve de l'Apocalypse d'après Frainetta Venner dans une crise violente "The Fourth turnings" et qui cliverait le monde dans une "War room" avant une renaissance par l'utilisation du populisme.

Puis par ceux qui l'ont quitté pour se retourner contre lui.

0.PNG"The Room Where it Happened" par son ancien conseiller va-t-en-guerre "John Bolton". 

Devenus ses ennemis farouches : Robert Müler, James Comey... les agences FBI, CIA, NSA...

0.PNGDu côté Biden, les livres à son sujet apparaissent.
"
Joe Biden" pourrait le faire chuter de Anita Hill.
"
Une histoire américaine" de Jean-Bernard Cadier.

"Joe Biden" de Sonia Dridi qui s'en expliquait à un journalistepodcast.
"Joe Biden" et "Le 3ème mandat de Obama" de Jean-Eric Branaa.
C
omme le disait Obama en 2016, il aurait pu être réélu dans un 3ème mandat comme ce fut le cas pour Franklin Delano Roosevelt en 1936, 1940 et 1944 mais Joe Biden devrait suivre la même voie. 0.PNGLe 22ème amendement de la constitution limite la présidence à deux mandats de 4 ans.
L
es Etats Unis ont encore une démocratie et une constitution forte, bien huilée avec la liberté poussée à son paroxysme mais tout cela reste fragile et pourrait régresser avec Trump qui n'aurait plus de contraintes pendant un deuxième mandat alors qu'en ne bénéficiant plus de la protection de son statut pourrait se retrouver en justice pour trahison.

J'ai ressorti un vieil article "Troublé par la personnalité" qui décrit très bien le côté psychopathe, paranoïaque, narcissique, impulsif et sans empathie de Donald Trump.
B
arak Obama supporte évidemment son ancien colistier...

 

0.PNG

0.PNG

0.PNG

...

Dans les journaux

L'Obs tentait de percer le secret Biden-Harris

2.PNG

3.PNG

4.PNG

5.PNG

0.PNG

 

0.PNG

Comment décrit-on Joe Biden en général?

Ce podcast est assez clair: podcast

Joe Biden, le plus âgé des présidents s'il était élu après 50 ans dans la politique américaine, est analysé sans charisme, gaffeur, endormi, pas l'âme providentielle, empathique, résilient, optimiste... président de la transformation.
C
'est sa famille et ses enfants qui peuvent faire tache et être utilisés pour le détruire: Harper playboy aux frasques, Beau le fils modèle, James, Frank, Valérie le roc, Ashley la discrète.
L
'équipe qu'il forme avec sa colistière, pas vraiment une équipe de rêve, mais un tandem ambitieux qui porte l'espoir à ceux qui veulent empêcher Trump de démolir la démocratie.
0.PNGD
e toutes manières, Joe Biden devra prendre quelques actions avec la gauche américaine. Gauche qu'il ne faut pas confondre avec la gauche européenne. Et ce n'est déjà pas si mal...   

Deux visions du monde s'opposent. Le monde entier en dépend. Peu importe qui, des deux gagnera les élections, elles pourront se terminer par une mini-guerre civile ou une nouvelle guerre de sécession comme l'histoire américaine a déjà connu et qui a duré quatre ans en 1861, le temps d'un mandat présidentiel. Désormais, le combat se retrouve sur autre plan bien plus réduit appelé Covid-xx. Là aussi, une remise à zéro de l'économie s'impose avec des idées neuves. Dans tous les deux cas, ce sera un "vieux" qui arrivera au pouvoir. 

Une des chansons américaine actuelle au top du hit parade, "I'm A Mess" me semble la plus adéquate à la situation. 

Allusion,

 

1.PNG

2.PNG

...

0.PNG2/11/2020: Trump ou Biden, quel impact sur le monde?

podcastpodcast
4/11/2020: Quelle transition?

podcastpodcast

 

Commentaires

Comment la Chine a récupéré du Covid-19 en dix chiffres

En Chine, la pandémie du coronavirus semble être un lointain souvenir. Le nombre de cas quotidiens y est insignifiant. Plus aucun décès n’est relié au Covid-19 depuis des jours. Économiquement, la Chine a également repris sa marche en avant.

Situation sanitaire
1. La Chine a comptabilisé 42 cas ce mardi selon les données recueillies par worldometers, le site référence. Le même jour, les États-Unis en recensaient 75.072.
2. Le dernier mort lié au Covid-19 a été comptabilisé le 24 septembre dernier.
3. Au total, pour 1,3 milliard d’habitants, la Chine a recensé 90.974 cas de coronavirus pour 4.739 morts. Avec 11 millions d’habitants, la Belgique vient de dépasser la barre des 11.000 morts.
4. La Chine n’a pas effectué que des confinements très stricts – 78 jours pour rappel à Wuhan, source de la pandémie – elle aussi déployé 14.000 centres de test à travers le pays, selon The Lancet Medical journal. Le 9 octobre dernier, le gouvernement n’a pas hésité à mettre 9 millions de personnes en quarantaine pour 12 nouveaux cas liés à un hôpital local.
5. Ce lundi, la Chine affirme que son économie a fait un bon de 3,2% au deuxième trimestre et de 4,9% au troisième par rapport à 2019.
6. Selon Jim O’Neill de Goldman Sachs, la Chine récupérera totalement de ses pertes de l’année 2020 l’année prochaine.
7. Un exemple éclairant. Lors de la Golden Week, l’une des vacances les plus fastes pour les Chinois, quelque 637 millions d’entre eux se sont déplacés dans le pays, soit la moitié de la population. En tout, ils ont dépensé pour 69 milliards de dollars durant cette période, selon le média d’Etat.
8. En continuant de la sorte, la croissance chinoise représentera près d’un tiers (27,9%) de la croissance mondiale en 2020. À titre de comparaison, l’Allemagne devrait se situer autour des 1,9% selon Bloomberg sur base des données du FMI. La part de la Chine dans le PIB mondial devrait elle atteindre 17,5% en 2020, soit une hausse de 1,1% par rapport à 2019, selon les données de la Banque mondiale, rapportée par CNN Business.
9. Le yuan a repris 6 à 7% depuis le début de l’année face au dollar. Alors que la parité est traditionnellement très stable entre les deux monnaies.
10. Pour la première fois, l’ensemble des titres cotés sur les bourses de Shanghai et de Shenzhen a dépassé les 10 trillions de dollars.

https://fr.businessam.be/comment-la-chine-a-recupere-du-covid-19-en-10-chiffres/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_de_soir_comment_la_chine_a_surmonte_le_covid_il_ny_aura_pas_assez_de_vaccins_pour_tout_le_monde_avant_2022_6_entreprises_sur_10_enfreignent_les_regles_sanitaires&utm_term=2020-10-28

Écrit par : Allusion | 29/10/2020

Répondre à ce commentaire

Série documentaire sur la santé mentale en 10 épisodes

https://www.aphp.fr/actualite/dans-ma-tete-serie-documentaire-sur-la-sante-mentale-des-jeunes-developpee-avec-lap-hp

Écrit par : Nicolas | 29/10/2020

Répondre à ce commentaire

‘Attendez-vous à l’inattendu’: voici comment les chaînes d’info américaines se préparent pour le 3 novembre

A quatre jours de la présidentielle, les chaînes d’information américaines se préparent à ce qui risque de devenir leur direct ‘24h sur 24’ le plus périlleux de toute une génération de journalistes: l’Election Night.
Le jour des élections, l’Américain moyen va aller voter, avant de s’installer devant sa TV à partir de 20 heures. À l’heure du coucher, il saura qui dirigera son pays durant les quatre années à venir. 2016 avait constitué une exception à la règle: l’Associated Press (AP) n’avait déclaré Donald Trump vainqueur qu’à 2h29, le mercredi matin.
A travers les pandémies, les guerres mondiales et les perturbations sociétales, l’AP a toujours été la première à annoncer le vainqueur des élections présidentielles au cours des 160 dernières années. En 2000, l’AP avait été la seule, au contraire des 5 autres réseaux d’information traditionnels (CNN, ABC, CBS, NBC et Fox) à ne pas mettre la Floride dans la poche de George W. Bush. Selon ses experts, cet État était ‘too close to call’. Il aura finalement fallu attendre 36 jours avant que la Cour suprême n’octroie l’État, et donc la présidence, à Bush. Pas en recomptant les votes, mais bien en déclarant illégal le recomptage des voix par l’État de Floride ‘pour le bien de l’ordre national’. Même si la loi laisse normalement ce pouvoir à l’État.

L’Election Night 2020 ne ressemblera pas à ce à quoi les Américains sont habitués
Personne ne s’attend à ce que les élections 2020 ressemblent au scénario auquel les Américains sont habitués. En 2016, 42 millions d’Américains avaient voté de manière anticipée. Cette année, ils sont déjà 77 millions. En raison de la pandémie, on assistera aussi à un vote par correspondance massif. Les différents États disposent également de lois différentes concernant le comptage de ces voix. Il est donc possible que, dans un certain nombre de swing states (États pivots) , il n’y ait pas de gagnant avant la fin de la soirée. En Floride, par exemple, les votes peuvent commencer à être comptabilisés dès 22 jours avant l’élection. Mais en Pennsylvanie, au Wisconsin et au Michigan, il faut attendre le jour des élections avant de compter.
Contrairement aux chaînes de télévision comme CNN ou la Fox, l’AP ne projette et ne prévoit aucun vainqueur probable. Elle ne proclame quelqu’un que lorsqu’il est vainqueur. Cela ne se produit que lorsqu’une équipe de 60 analystes est certaine que le candidat en tête ne peut plus être rattrapé. Pour parvenir à cette conclusion, les informations sont recueillies bien avant le jour du scrutin.
Concernant le 3 novembre, le président de l’Association américaine de science politique a demandé aux chaînes de télévision de ne pas déclarer de vainqueur tant qu’il n’est pas certain que le nombre de voix restant à compter est inférieur à l’avance que l’un des deux candidats a accumulée dans un État.
La plus grande crainte est que Trump se déclare vainqueur dans un certain nombre d’États via Twitter, sur base des sondages à la sortie des urnes réalisés par ses propres services de comptage. Si cela se produit, l’AP contredira ce message et indiquera pourquoi un résultat différent reste possible.

Trump veut les résultats définitifs le soir des élections
Les chances que Trump soit en tête durant la soirée du 3 novembre sont élevées. Car le jour du scrutin, les électeurs républicains, bien plus que les électeurs démocrates, préfèrent se rendre en personne aux bureaux de vote. Plutôt que de s’en remettre au vote par correspondance. Ce n’est pas pour rien que l’actuel président a déjà déclaré à plusieurs reprises qu’il compte sur les tribunaux pour mettre fin au décompte des voix durant la soirée.
Dans un scénario cauchemardesque pour les démocrates, et à condition que l’État de Pennsylvanie s’avère décisif, il se pourrait même que ce soit la juge Amy Coney Barrett, récemment nommée à la Cour suprême, qui donne la victoire à Trump.
Kayleigh McEnany, porte-parole de la Maison Blanche, a également annoncé récemment que Trump était prêt à accepter les résultats d’élections ‘justes et équitables’ si leur issue était connue durant la soirée du 3 novembre. ‘C’est ainsi que notre système est censé fonctionner’, a-t-elle ajouté.

Les votes comptent, pas le temps
Bien sûr, c’est absolument absurde. Aucune loi ne stipule que le vainqueur doit être connu le soir des élections. Dans une démocratie qui fonctionne, tous les votes légalement exprimés sont comptés. Ce n’est pas pour rien que les grands électeurs ne votent pas avant le 14 décembre.
L’un des rares éclats dans cette sombre bagarre électorale est une étude récente réalisée par le Washington Post, en collaboration avec l’université du Maryland. 53% des personnes interrogées pensent qu’il faudra deux à trois jours avant de connaître le gagnant. 62% d’entre eux se disent très confiants, ou du moins assez confiants, quant à l’exactitude du comptage des voix.
Quoi qu’il arrive, les réseaux d’information sont prêts. ‘Attendez-vous à l’inattendu’ est leur unique devise.

https://fr.businessam.be/attendez-vous-a-linattendu-voici-comment-les-chaines-dinfo-americaines-se-preparent-pour-le-3-novembre/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_en_confinement_des_ce_week_end_les_options_sur_la_table_une_nouvelle_variante_du_coronavirus_se_propage_a_toute_vitesse_en_europe_voici_les_plans_economiques_de_la_chine_pour_les_5_prochaines_annees&utm_term=2020-10-30

Écrit par : Allusion | 30/10/2020

Répondre à ce commentaire

En pleine pandémie, les hôpitaux américains sont la cible d’une cyber-attaque sans précédent venue de Russie

Alors que les États-Unis cherchent à tout prix à éviter des cyber-attaques contre leur système électoral, il apparaît que des hackers russes cherchent à s’en prendre à leur système de santé. Une cyber-attaque qui pourrait bien prendre une ampleur jamais vue.
En septembre, 250 cliniques de la chaîne Universal Health Services (UHS) avaient été frappées par une cyber-attaque d’envergure. Leur fonctionnement avait été fortement perturbé, au point que les médecins et infirmiers avaient dû se rabattre sur l’encre et le papier afin de continuer leur travail.
Ces conditions chaotiques avaient eu un impact sur la qualité des soins accordés aux patients. Le service des urgences avait été débordé et des machines utilisées pour le monitoring des patients avaient été endommagées.
Malheureusement, il semble que cette cyber-attaque ne représente que la face émergée de l’iceberg. En pleine pandémie de coronavirus, le FBI vient d’émettre un bulletin d’alerte contre une vague massive de tentatives d’extorsion de données contre le système de santé américain.

‘Une menace d’une ampleur jamais vue’
Le FBI, la Sécurité intérieure et le Département de la Santé et des Services sociaux ont indiqué qu’elles détenaient des informations ‘crédibles’ concernant une ‘menace accrue et imminente de cybercriminalité envers les hôpitaux et les prestataires de soins de santé américains’.
Ces cyber-attaques impliqueraient du ransomware. Cette technique brouille les données des systèmes informatiques. Pour obtenir les clés nécessaires à leur déverrouillage, il faut payer les hackers. Selon des experts indépendants, cinq hôpitaux américains ont déjà été victimes d’une telle attaque cette semaine. La rançon demandée par les hackers s’élevait à chaque fois à 10 millions de dollars par établissement.
Pour Alex Holden, expert en cybercriminalité, environ 400 hôpitaux américains seraient menacés par des attaques au ransomware. Il estime que l’offensive en cours est d’une ampleur sans précédent, étant donné qu’elle se déroule à la fois pendant la pandémie de coronavirus et à la fois pendant la campagne présidentielle américaine.
Il a déclaré à AP que le groupe à l’origine de ces cyber-attaques est ‘l’un des plus éhontés, sans cœur et perturbateurs de la menace qu’il a pu observer durant sa carrière’.

Des hackers russes
Ces cyber-attaques sont menées par un groupe de hackers russophones. Vu la période, certains se demandent si elles ne visent pas à perturber les élections présidentielles. Toutefois, à l’heure actuelle, rien n’indique que les pirates sont motivés par autre chose que des intérêts financiers.
‘Un des hackers a indiqué qu’ils souhaitaient seulement provoquer la panique, et non s’attaquer aux systèmes électoraux’, a expliqué Alex Holden. ‘Ils frappent là où ça fait encore plus mal et ils le savent.’
Pour lui, rien ne prouve que les autorités russes sont directement liées à ce groupe de pirates informatiques. Mais il ne fait ‘aucun doute que le gouvernement russe est au courant de cette opération – qui est en réalité du terrorisme’, estime-t-il.

Des vies en danger
‘Le groupe cible et perturbe délibérément les hôpitaux américains, pour les forcer à envoyer leurs patients vers d’autres établissements et pour provoquer des retards prolongés aux soins intensifs’, a précisé Charles Carmakal, directeur technique de la société de cybersécurité Mandiant, dans un communiqué.
En septembre, l’Allemagne a connu le premier cas de décès survenu en raison d’une attaque au ransomware. Touché par une cyber-attaque affectant plus de 30 de ses serveurs internes, l’hôpital universitaire de Düsseldorf n’a pas pu prendre en charge une patiente nécessitant des soins urgents. Réorientée vers un établissement situé à 30 km, elle a perdu la vie durant son transfert.

https://fr.businessam.be/en-pleine-pandemie-les-hopitaux-americains-sont-la-cible-dune-cyber-attaque-sans-precedent-venue-de-russie/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_un_nouveau_confinement_general_n_est_pas_envisageable_une_cyber_attaque_massive_venue_de_russie_frappe_les_hopitaux_americains_les_voitures_electriques_victimes_de_leur_succes_en_europe&utm_term=2020-10-29

Écrit par : Allusion | 30/10/2020

Répondre à ce commentaire

La démocratie du dollar
La démocratie américaine a-t-elle été confisquée par les plus riches ? Alors que se déroule le scrutin présidentiel, une plongée sidérante dans la machine à financer les campagnes électorales, à la découverte d'un système de corruption légale qui a des conséquences délétères sur l'action publique.

Bien qu’une large majorité de citoyens américains de tous bords se déclare favorable à une régulation plus stricte du financement des campagnes électorales, leur Cour suprême s’est appliquée depuis une décennie à supprimer les garde-fous en vigueur. Des scrutins locaux à la présidentielle, les dollars coulent à flots exponentiels à chaque élection, avec des conséquences délétères sur l’action publique. Par l’arrêt Citizens United de 2010, la Cour a ainsi déplafonné les contributions financières des entreprises, au nom de la sacro-sainte liberté d’expression. Plus insidieux, à travers ce que les experts appellent la "dark money" (argent occulte), de riches donateurs utilisent des organismes à but non lucratif pour déverser discrètement des millions dans les campagnes, les associations n’étant pas soumises à l’obligation de révéler l’identité de leurs bienfaiteurs. Charles et David Koch, qui ont bâti leur empire sur les énergies fossiles, seraient à l’origine du revirement d’un grand nombre d’élus républicains sur le changement climatique, la perspective d’être privé du soutien financier des deux frères ayant suffi à liquider les ambitions écologiques. Du prix faramineux des médicaments aux réformes fiscales favorisant les puissants, ce système de corruption légale fragilise les institutions, au point que le célèbre juriste Lawrence Lessig compare la démocratie américaine à "une république bananière qui permet aux plus riches d’exploiter le système".

Dérives ploutocratiques
De la Caroline du Nord à Washington, du camp démocrate aux rangs républicains, Sylvain Pak donne la parole, en cette année électorale décisive, à des candidats-collecteurs de fonds, à un millionnaire détaillant les rouages du système, à des consultants politiques, à des lanceurs d’alerte, à des citoyens en colère… Une plongée inédite dans l’arrière-boutique de la politique américaine et ses dérives ploutocratiques.

https://www.arte.tv/fr/videos/091091-000-A/la-democratie-du-dollar/

Écrit par : Allusion | 30/10/2020

Répondre à ce commentaire

La démocratie du dollar
La démocratie américaine a-t-elle été confisquée par les plus riches ? Alors que se déroule le scrutin présidentiel, une plongée sidérante dans la machine à financer les campagnes électorales, à la découverte d'un système de corruption légale qui a des conséquences délétères sur l'action publique.

Bien qu’une large majorité de citoyens américains de tous bords se déclare favorable à une régulation plus stricte du financement des campagnes électorales, leur Cour suprême s’est appliquée depuis une décennie à supprimer les garde-fous en vigueur. Des scrutins locaux à la présidentielle, les dollars coulent à flots exponentiels à chaque élection, avec des conséquences délétères sur l’action publique. Par l’arrêt Citizens United de 2010, la Cour a ainsi déplafonné les contributions financières des entreprises, au nom de la sacro-sainte liberté d’expression. Plus insidieux, à travers ce que les experts appellent la "dark money" (argent occulte), de riches donateurs utilisent des organismes à but non lucratif pour déverser discrètement des millions dans les campagnes, les associations n’étant pas soumises à l’obligation de révéler l’identité de leurs bienfaiteurs. Charles et David Koch, qui ont bâti leur empire sur les énergies fossiles, seraient à l’origine du revirement d’un grand nombre d’élus républicains sur le changement climatique, la perspective d’être privé du soutien financier des deux frères ayant suffi à liquider les ambitions écologiques. Du prix faramineux des médicaments aux réformes fiscales favorisant les puissants, ce système de corruption légale fragilise les institutions, au point que le célèbre juriste Lawrence Lessig compare la démocratie américaine à "une république bananière qui permet aux plus riches d’exploiter le système".

Dérives ploutocratiques
De la Caroline du Nord à Washington, du camp démocrate aux rangs républicains, Sylvain Pak donne la parole, en cette année électorale décisive, à des candidats-collecteurs de fonds, à un millionnaire détaillant les rouages du système, à des consultants politiques, à des lanceurs d’alerte, à des citoyens en colère… Une plongée inédite dans l’arrière-boutique de la politique américaine et ses dérives ploutocratiques.

https://www.arte.tv/fr/videos/091091-000-A/la-democratie-du-dollar/

Écrit par : Allusion | 30/10/2020

Répondre à ce commentaire

Les élections présidentielles américaines en passe de devenir l’événement récoltant le plus de paris de l’histoire

Qui dit paris, dit bien sûr le Royaume-Uni, pays des parieurs par excellence. Pas de match de Premier League ici, mais bien les élections présidentielles américaines du 3 novembre prochain. Pas moins de 220 millions de livres sterling ont déjà été misés rien que sur la plateforme Betfair.
Si les Américains ont le droit de parier sur des événements sportifs, il leur est formellement interdit de parier sur des élections. C’est également vrai pour les Belges et les Français, mais ce n’est pas le cas des parieurs britanniques.
La somme mise en jeu en vue des élections présidentielles qui doivent départager Donald Trump de Joe Biden a déjà dépassé le montant parié lors de l’affrontement entre Trump et Clinton. En 2015, 199 millions de livres sterling avaient été mis sur la table. Ce mercredi, le porte-parole de Betfair, la plus grande société de pari au monde basée à Londres, faisait état de 220 millions de livres sterling, soit 284 millions de dollars. Ce montant dépasse également de référendum sur le Brexit qui a vu 113 millions de livres sterling pariés sur un ‘oui’ ou un ‘non’. Selon la société de paris, le montant de l’élection US devrait atteindre les 400 millions de livres sterling. Soit 450 millions d’euros.
Le montant parié sur Betfair pourrait être supérieur aux quatre plus grands événements sportifs combinés: le match de boxe Floyd Mayweather Jr. contre Conor McGregor 2017, la Coupe du monde 2018, la course de chevaux du Grand National 2019, et le Super Bowl 2020.

‘Quelles sont les cotes ?
Joe Biden est donné largement favori. Vous récoltez 2,88 fois votre mise en misant sur une victoire de Trump. Seulement 1,53 fois s’il s’agit de Biden. Autrement dit, les bookmakers donnent 35% de chances à Trump de gagner, contre 65% de chances à Biden.
C’est peu pour Trump, mais mieux que les prévisions de FiveThirtyEight, le site référence des sondages aux Etats-Unis. Il donne Biden gagnant à 89%.
Ce chiffre ne décourage par les parieurs qui misent deux fois plus sur Trump que sur Biden.
Le pari porte sur le prochain président des Etats-Unis, pas sur celui qui remportera le vote populaire.

https://fr.businessam.be/les-elections-presidentielles-americaines-en-passe-de-devenir-levenement-recoltant-le-plus-de-paris-de-lhistoire/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_du_soir_voici_les_nouvelles_mesures_en_vigueur_nouvelle_taxe_sur_les_valeurs_mobilieres_le_meilleur_aeroport_cargo_du_monde_est_belge&utm_term=2020-10-30

Écrit par : Allusion | 30/10/2020

Répondre à ce commentaire

En quelques épisodes, les idées des Américains en Belgique
https://www.rtbf.be/auvio/emissions/detail_les-americains-en-belgique?id=18019

Écrit par : Allusion | 31/10/2020

Répondre à ce commentaire

Trump ou Biden? Les journaux américains ont fait leur choix (revue de presse)
Les éditorialistes ont appelé une dernière fois les Américains à se rendre au bureau de vote ce mardi, sans laisser de doute sur le candidat qui a leur soutien.

Le Washington Post s’est montré encore plus clair sur sa position, appelant à voter pour « battre les mensonges de Trump ». Le quotidien américain attaque le président sans concession. « Il met fin à sa campagne de réélection de la même manière qu’il a mené une présidence peu honorable : avec des mensonges et un mépris pour l’État de droit. Avant l’élection de mardi, Trump n’a proposé aucun programme ou plan pour un second mandat. Il a au contraire prétendu à tort que le pays « prenait un virage » contre le coronavirus, a doublé les fictions sur la fraude électorale, s’est rallié au vigilantisme de certains de ses partisans et a clairement indiqué que ses espoirs de réélection ne reposent pas sur la persuasion du plus grand nombre possible d’Américains à voter pour lui mais sur l’annulation du plus grand nombre possible de votes pour son adversaire ». Même si le Post redoute que Trump ne revendique la victoire trop tôt, il se montre confiant. « Nous tenons entre nos mains le pouvoir de vaincre cette stratégie de privation de droits, de mensonges et d’anarchie. Nous devons voter ; et puis, à la fermeture des bureaux de vote, nous devons être patients car chaque vote est compté. C’est ainsi que fonctionne la démocratie. », conclut-il.

L’Amérique selon Donald Trump
À contre-courant, le New York Post est l’un des rares médias majeurs à apporter son soutien à Donald Trump. Ce n’est pas une surprise puisque le journal ne soutient que des candidats républicains. Des un éditorial du 26 octobre, le quotidien expliquait son choix pour des raisons économiques. « Nous pouvons revenir à la création importante d’emplois, à la hausse des salaires et à la prospérité générale que nous avions avant la pandémie. Nous pouvons jouir de la liberté et des possibilités économiques, et résister à la censure. Nous pouvons mettre l’annus horribilis 2020 derrière nous et rendre à l’Amérique sa grandeur, à nouveau, si nous faisons le bon choix le 3 novembre ». Pas question de voir Joe Biden élu. « Une administration Joe Biden serait redevable à une gauche socialiste qui voit une opportunité de transformer la nation selon sa vision, une plus dépendante de la dette publique ».

Malgré une nette avance dans les sondages pour Joe Biden, le Boston Globe ne veut pas se réjouir trop vite. « Espérez le meilleur, mais préparez-vous au pire », titre la journal, qui craint des « perturbations » et des « intimidations » au bureau de vote, aussi bien qu’une déclaration de victoire prématurée. Le Star Tribune préfère ne pas se prononcer en faveur d’un candidat mais appelle néanmoins les électeurs à se rendre aux urnes, malgré l’épidémie de coronavirus. « L'attente des résultats risque d'être longue, et les contestations judiciaires pourraient encore la prolonger. La démocratie est souvent désordonnée. Attendre le dépouillement des votes peut être atroce, mais ce sera plus facile si vous savez que le vôtre est parmi eux ».

USA Today a imaginé un monde où un président démocrate aurait vécu autant de polémiques et raconté autant de mensonges que Trump. « Pratiquement tous les autres candidats qui auraient fait ces choses auraient été chassés de la ville à l’heure actuelle. Mais pas Trump. Ses fidèles partisans, les complices républicains et les médias lèche-bottes l’ont soutenu dans ces transgressions. Ses taux d’approbation, bien que n’ayant jamais dépassé 50 %, sont restés obstinément dans les 40 ». Et de tenter de trouver une explication à un tel engouement. « Peut-être est-ce parce que Trump a développé un culte de la personnalité, a présidé dans un climat économique sain (jusqu’au coronavirus), a tenu ses promesses de nommer des juges conservateurs, a évité de nouveaux engagements à l’étranger et a donné une voix aux personnes craignant une Amérique en mutation. Peut-être que sa conduite contraire aux normes était-elle si incessante que les Américains en sont devenus insensibles ». Mais le média croit au changement. « Ou peut-être qu’un nombre suffisant d’électeurs ont finalement atteint leur limite et sont prêts à faire tomber le rideau sur le Trump show. Nous le saurons bien assez tôt ».

Présidentielle aux États-Unis: que se passe-t-il en cas de contestation des résultats?
Un éditorial qui fait écho à celui du Houston Chronicle, qui a décidé de mettre en avant les voix des républicains critiques envers Trump. « La liste de ceux qui ont perdu confiance en Trump après avoir travaillé en étroite collaboration avec lui comprend des membres de son cabinet, qui ont été choisis par Trump pour mener à bien sa politique. Leurs critiques ont un poids particulier, car Trump a depuis lors entassé son administration avec des lèche-bottes et a coopté le Parti républicain dans un culte de la personnalité ». Rex Tillerson, Gary Cohn, Olivia Troye… : aucun n’est oublié et leurs plaintes sont rappelées dans l’espoir que « les électeurs écoutent ». « Ce sont des hommes et des femmes qui pensent qu’il ne mérite pas quatre ans de plus. »

Le Chicago Tribune ne cache pas son impatience : « Si l’élection de mardi vous rend nerveux, si vous faites les cent pas dans votre salon ou si vous faites des réserves de papier toilette – c’est la thérapie de 2020 –, vous n’êtes pas seul. (…) Mardi est un grand jour ». Mais le quotidien rappelle que l’élection présidentielle n’est pas le seul enjeu de ce scrutin. L’amendement constitutionnel, les juges, la Chambre de représentants ou encore le Sénat : le Tribune espère que les Américains « feront un bilan minutieux des autres courses au scrutin qui ont un impact sur les questions de qualité de vie au quotidien »

https://www.lesoir.be/335600/article/2020-11-03/trump-ou-biden-les-journaux-americains-ont-fait-leur-choix-revue-de-presse

Les unes
The Boston Globe: "A day of decision and anxiety"
The New York times: "Anxiety mounts with race at a bitter end".
The Washington post: "After last blitz, bracing for long battle"
Financial Times: "Democrats defiant over Trump threats to challenge postal votes"
The Seatle times: "A guide to election night: Patience is key"
Houston Chronical: "Drive-thru votes allowed"
Los Angeles Times: "After 4 years of upheaval voters weigth in"
Chicago Tribune: "Final charge"
The Dallas Morning news: Trump, Biden fight for Texas"
Miami Herald "In dash to the finish"
New York post: Fired up & Burned out"
USA Today: "Now it's up to you, America"

https://www.lesoir.be/335732/article/2020-11-03/une-journee-de-decision-et-dangoisse-les-unes-de-la-presse-avant-le-vote-des

Écrit par : Allusion | 03/11/2020

Répondre à ce commentaire

09:00 en Europe
Joe Biden arrive, sans surprise, en tête dans plusieurs Etats du Nord-Est des États-Unis, lui permettant pour l’heure de devancer son concurrent républicain, Donald Trump avec 223 grands électeurs contre 213, selon le décompte du New York Times.

Les résultats
Le candidat démocrate Joe Biden est donné vainqueur dans l’État de New York, représentant 29 grands électeurs et le Colorado (9 grands électeurs). Il arrive également en tête dans l’État du Nouveau Mexique (5), dans l’État de Virginie (13), dans l’Illinois (20 grands électeurs), le Maryland (10), le New Jersey (14), le Connecticut (7), le Massachusetts (11), le Delaware (3), Rhode Island (4), le New Hampshire (4), la Californie (55), l’Oregon (7), l’État de Washington (12), Hawaï (4) et le district de Columbia (Washington, 3) après avoir déjà été victorieux au Vermont (3). Parmi les Etats-clés, Biden remporte le Minnesota (10). Il remporte le 5e grand électeur du Nebraska, l’un des deux états avec le Maine qui inclut une dose de suffrage proportionnel.

Le président sortant républicain Donald Trump est, quant à lui, donné vainqueur dans les États du Wyoming (3), du Dakota du Nord et du Sud (3 chacun), du Nebraska (4 sur les 5), de Louisiane (8), de Virginie occidentale (5), d’Oklahoma (7), du Tennessee (11), Mississippi (6), d’Alabama (9), de Caroline du Sud (9), d’Indiana (11), de l’Utah (6), du Missouri (10), du Nebraska (2), de l’Idaho (4) et d’Arkansas (6) en plus du Kentucky (8). Parmi les Etats-clés, Trump a conservé l’Ohio (18), la Floride (29), le Texas (38) et l’Iowa (6).

Écrit par : Allusion | 04/11/2020

Répondre à ce commentaire

Trump sort l’artillerie lourde: ce sera la victoire ou la Cour Suprême

04h54 – Il n’est pas question de ‘vague bleue’05 h 30 – Fox News voit Biden remporter l’Arizona
Ce serait le premier Etat à basculer. En 2016, il était dans le camp républicain. Mais attention, Fox News est actuellement la seule chaîne d’information à prédire cela.
06h00 – Selon AP, Trump remporte l’Iowa, le Montana et l’Ohio
06h40 – Trump gagne la Floride
06h43 – Joe Biden demande de la patience, il faut attendre le vote par correspondance
‘Nous sommes en bonne voie pour gagner les élections. Mais il faudra attendre le vote par correspondance pour connaitre les résultats définitifs dans les jours qui viennent’, a déclaré Joe Biden. Il est le premier candidat à s’exprimer. Positif, le démocrate tente de faire redescendre la pression. Les résultats de Trump sont meilleurs que prévu, mais beaucoup pensent que les votes par correspondance – qui mettent plus de temps à être comptabilisés – sont défavorables au républicain.
06h50 – Trump met déjà en doute les votes par correspondance
Trump a réagi dans la foulée sur Twitter : ‘Ils essayent de nous voler les élections’. Comme prévu, Trump voit les votes par correspondance d’un très mauvais œil. Le jeu d’intox a commencé. Le président sortant va s’exprimer à son tour.
07h00 – On fait le point
Donald Trump remporte le Wyoming (3), les Dakota du Nord et du Sud (3 chacun), le Nebraska, la Louisiane (8), la Virginie-Occidentale (5), l’Oklahoma (7), le Tennessee (11), le Mississippi (6), l’Alabama (9), la Caroline du Sud (9), l’Indiana (11), l’Utah (6), le Missouri (10), le Nebraska (2), l’Idaho (4) et l’Arkansas (6) et le Kentucky (8). Parmi les Swing states, Trump a conservé l’Ohio (18), la Floride (29) et l’Iowa (6). Le président sortant comptabilise 213 grands électeurs.
Joe Biden remporte l’État de New York (29), le Colorado (9), le Nouveau-Mexique (5), l’État de Virginie (13), l’Illinois (20), le Maryland (10), le New Jersey (14), le Connecticut (7), le Massachusetts (11), le Delaware (3), Rhode Island (4), le New Hampshire (4), la Californie (55), l’Oregon (7), Washington (12), Hawaï (4) et le District de Columbia (Washington, 3) en plus du Vermont (3). Parmi les Swing States, Biden remporte le Minnesota (10) et l’Arizona (11). Le candidat démocrate compte 238 grands électeurs.
07h12 – Trump remporte le Texas (38 grands électeurs)
08h00 – Les élections se joueront dans trois Etats: la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin.
Biden est favoris dans ces 3 Etats. Mais on connait l’imprévisibilité des électeurs de Trump.
Il faudra se montrer patient. Car les votes par correspondance doivent encore y être comptabilisés. La Pennsylvanie a même 3 jours pour les compter, prévoit la loi de cet État du Midwest.
08h30 – Donald Trump revendique la victoire
Dans son premier speech, Donald Trump n’a pas déçu. Il parle de ‘fraude’ et appelle à arrêter le comptage des votes. Le président sortant a annoncé sa future victoire. La bataille juridique aura lieu en cas de défaite, c’est une certitude. Trump saisira la Cour Suprême.
09h50 – Biden remporte pour le moment le vote populaire
Sur plus de 150 millions de votes dépouillés, Biden gagne à ce stade le vote populaire avec 67 millions de votes. Contre 65,3 millions pour Trump.
09h00 – Voici la carte des résultats connus
08h50 – L’Arizona pour Biden
L’Arizona bascule dans le camp démocrate. Ce n’est arrivé qu’une seule fois dans le passé avec Bill Clinton. Biden pourrait potentiellement se passer de la Pennsylvanie avec ces 11 grands électeurs en plus.
Même Fox News, média conservateur, parle d’un discours ‘inflammable’.
Les élections se joueront dans les États de Pennsylvanie, du Michigan et du Wisconsin.

Écrit par : Allusion | 04/11/2020

Répondre à ce commentaire

La Pennsylvanie et ses 20 grands électeurs semblent pour l’instant se diriger vers Donald Trump, avec 74% des bulletins de vote dépouillés. Il reste encore 1,5 million de votes envoyés par la poste à éplucher. Selon CNN, pour l’emporter, Joe Biden devrait remporter environ les trois quarts de ces suffrages, ce qui semble difficile mais pas impossible.
Dans le Michigan, Donald Trump est en tête avec 49,4% des voix contre 48,9% pour Joe Biden, après dépouillement de 86% des bulletins, selon Edison Research.
Dans le Wisconsin (10 grand électeurs), après dépouillement de 97% des bulletins, Joe Biden est repassé devant Donald Trump avec 49,5% des voix contre 48,8%, toujours selon Edison Research.
Les résultats semblent plus certains en Géorgie (16 grands électeurs) et la Caroline du Nord (15), où selon le New York Times, plus de 90% des bulletins ont été dépouillés. Donald Trump semble en avance dans les deux États mais CNN met en avant qu’en Géorgie, les plus grandes circonscriptions ont opté pour Joe Biden et c’est dans celles-ci que le dépouillement est le moins avancé.
Joe Biden mène la danse de peu au Nevada (six grands électeurs) et un peu moins de 15% des bulletins n’ont pas encore été épluché. Les opérations de dépouillement y sont suspendue jusqu'à jeudi neuf heures, heure locale.
Reste l’Alaska, où seul un tiers des bulletins a été dépouillé. Avec ses trois grands électeurs, L’État n’est généralement pas considéré comme décisif.

https://www.rtbf.be/info/

https://www.rtbf.be/info/dossier/election-presidentielle-americaine-2020/detail_presidentielle-americaine-2020-quels-sont-les-etats-cruciaux-encore-en-jeu?id=10624801

Écrit par : Allusion | 04/11/2020

L’Etat américain de Géorgie a annoncé vendredi qu’il allait procéder à un recomptage des votes de l’élection présidentielle, estimant que la course était « trop serrée ». L’équipe de Trump a engagé une procédure à cette fin dans plusieurs Etats-clés, dont la Pennsvlvanie.

Comment ça fonctionne exactement ? Les comtés doivent certifier leurs élections au plus tard pour le 13 novembre. L’Etat procédera alors à ce qu’on appelle « un audit de limitation des risques ». L’Etat doit certifier les résultats au plus tard le 20 novembre.

La Géorgie
Un recomptage automatique n’est pas prévu en Géorgie : il faut donc que celui qui arrive en deuxième position demande un recomptage dans les deux jours qui suivent la certification des résultats mais il ne peut le faire qu’après certification par l’Etat, et seulement si la différence entre les deux candidats est inférieure à 0,5 %.

La Pennsylvanie
En Pennsylvanie, la situation est différente. Le recomptage est effectué automatiquement si les deux candidats sont séparés par moins de 0,5 %. Tout dépendra donc du résultat final dans cet Etat. Une demande peut être introduite mais elle doit l’être avant le 12 novembre. L’Etat doit avoir procédé au recomptage pour le 24 novembre.

L’Arizona
En Arizona, la loi de l'État exige un recomptage lorsque la marge entre les deux premiers candidats est égale ou inférieure à un dixième de 1% du nombre total de votes exprimés. Vu le nombre de votes qui séparent Joe Biden et Donald Trump, un recomptage des voix est peu probable.

Le Nevada
Au Nevada, le perdant de l'élection peut demander un recomptage dans les trois jours ouvrables suivant la fin du dépouillement des votes, quelle que soit la marge entre les deux candidats. Cependant le candidat doit verser une caution pour couvrir le coût estimé du recomptage. Si le candidat qui demande le recomptage finit par gagner la course après un recomptage, cette caution lui sera restituée. Si sa défaite est confirmée, il doit alors payer la note.

Wisconsin
Selon la législation de l'État, un candidat peut demander un recomptage si la marge est inférieure à 1 %. La demande doit être faite au plus tard à 17 heures le premier jour ouvrable après que l'État ait reçu les résultats définitifs des comtés.

Écrit par : Allusion | 07/11/2020

Répondre à ce commentaire

Dans le premier volume de ses mémoires paru mardi, l’ancien président américain Barack Obama revient notamment sur ses rencontres avec plusieurs grands dirigeants de ce monde durant son double mandat. Ce que Barack Obama a vraiment pensé de...
Morceaux choisis.

Vladimir Poutine
Dans son ouvrage, Barack Obama écrit que le président russe, Vladimir Poutine, lui faisait penser aux barons politiques qu’il avait pu rencontrer au début de sa carrière à Chicago, ‘mais avec des armes nucléaires et un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU’.
‘Poutine me rappelait en fait le genre d’hommes qui avaient autrefois dirigé (…) le Tammany Hall (une organisation politique américaine devenue le symbole de la corruption électorale, NDLR) – des personnages durs, intelligents, non sentimentaux (…) et qui considéraient le favoritisme, la corruption, les extorsions, la fraude et la violence occasionnelle comme des outils légitimes du métier.’

Recep Tayyip Erdogan
Obama dit du dirigeant truc qu’il était ‘cordial et généralement réceptif à mes demandes’.
Mais il ajoute: ‘J’ai eu la forte impression que son engagement en faveur de la démocratie et de l’État de droit ne durerait que tant qu’il conserverait son propre pouvoir.’

Nicolas Sarkozy
‘Les conversations avec Sarkozy étaient tour à tour amusantes et exaspérantes. Ses mains en perpétuel mouvement, sa poitrine sortie comme celle d’un coq bantam, son traducteur personnel… toujours à ses côtés pour refléter frénétiquement chacun de ses gestes et chacune de ses intonations alors que la conversation passait de la flatterie à la fanfaronnade à une véritable perspicacité, sans jamais s’éloigner de son intérêt premier, à peine déguisé, qui était d’être au centre de l’action et de s’attribuer le mérite de tout ce qui pouvait en valoir la peine.’

Angela Merkel
Obama fait l'éloge de la chancelière allemande, qu’il décrit comme ‘stable, honnête, intellectuellement rigoureuse et instinctivement gentille’.
Barack Obama revient notamment sur le fait qu’Angela Merkel s’était montrée sceptique à son égard, à cause de sa haute rhétorique et de ses talents d’orateur. ‘Je ne me suis pas offensé, estimant que dans le chef d’un dirigeant allemand, une aversion pour une possible démagogie était probablement une chose saine’.

Václav Klaus
Barack Obama écrit notamment qu’il redoutait que le dirigeant eurosceptique ne marque le début d’une montée du populisme de droite en Europe.
‘La vague d’espoir de démocratisation, de libéralisation et d’intégration qui avait déferlé sur le monde après la fin de la guerre froide commençait à s’estomper’.

https://www.msn.com/fr-be/divertissement/other/poutine-erdogan-merkel-sarkozy-ce-que-barack-obama-a-vraiment-pens%C3%A9-d-eux/ar-BB1bcmsu?ocid=msedgntp

Écrit par : Allusion | 20/11/2020

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire