Dix bougies d’enfoirades (01/03/2015)

0.jpgEn novembre dernier, je sortais "Le blues des blogs" dans lequel je rappelais ce que peut devenir un blog après presque dix ans d'âge. Je proposais l'idée "de rassembler des anecdotes pour les sortir lors du dixième anniversaire de mon blog". Nous y sommes. Le moment de faire une rétrospective et amende honorable en mettant son fusil virtuel au vestiaire? 

Le journaliste virtuel Tartempion avait déjà eu l'occasion d’interroger l'enfoiré lors de l'anniversaire de "Cinq ans déjà". 

Depuis, ce furent cinq autres années avec d'autres histoires à raconter. 

Que d'amitiés cousues et, parfois, décousues dans le temps.

Avoir écrit en 2005 un premier article sur chapeaux de roues avec "Nous sommes tous responsables", c'était déjà se retrouver immédiatement en porte-à-faux et oser se mettre une partie des opinions à dos.

 

Je suis un "enfoiré gaffeur" mais plus celui des débuts qui signait "L'enfoiré de service".

0.jpgCe serait mal comprendre de pousser ni Oyl Olive ni Popeye dans les orties surtout quand ils n'ont pas de culotte et des poils sous les bras.

Naïveté du jeune blogueur, tout de même... puisque les lecteurs ne sont jamais logés à la même enseigne.

Tous "Responsables", mais pas "coupables", bien entendu.

Sur les "chapeaux de roues", cela dépendait si on voyait les roues rondelettes ou à coins cassés qui écrasent par à-coups là où elles passent.

"Connais l'homme pour mieux te connaître", écrivais-je, un jour.

Une réponse m'est venue du froid sibérien:

- Interprétations des réactions à ma seule convenance. Même chose avec le choix de tes citations

- Qui oserait dire le contraire?

Tous différents.

On n'entre pas dans la cervelle de l'autre en s'y immisçant en espion. Je ne vais pas payer des copyrights pour les avoir choisies?

- Mais, voyons, l'enfoiré, connais-toi "toi-même" avant de chercher à définir ou à caricaturer tes semblables même en passant la pommade sur les plaies par ta psychologie avec ta "philosophie comme outil primaire du sens".  Sur Internet, là où tu envoie tes bafouilles, c'est recevoir, un jour de mauvaise humeur, un retour de flammes de la grande chaudière

- Qui dirait que "Le rituel est bien moins étendu dans le virtuel", avec le moule du dialogue, peut-être? 

La virtualité demande-t-elle de "Cultiver les relations" dans le brouillard?

Non. A attendre des éclaircies avec qui voudra et avec ce qu'il voudra, on perdrait son latin à forcer le destin.  

Mais, il faut bien le dire que les bides et les échecs vont de pair et sont souvent dus à de mauvaises compréhensions ou de différences de conceptions de ce que peut être la liberté d'expression dans un environnement virtuel, fantomatique et sans images physiques.

De la liberté d'expression, il en a été suffisamment question essentiel en début d'année

0.jpg- Entre ping et pong, entre yin et yang, le filet du milieu risque de se tordre à loisir et finir par se casser, les contacts par s'endormir pour ne plus se réveiller.

- Une autre fantaisie de ma part d'avoir écrit: "L'amitié, un échange de bons procédés".

Dans ce titre, il y a "échange" et "bons procédés", c'est à dire que cela va dans les deux sens à rejeter les "mauvais" dans la poubelle qu'ils n'auraient jamais dû quitter.

- Et bien non, ce n'est pas nécessairement comme ça que cela marche toujours.

- Si ça s'en va et ça revient avec un semblant de touches pro-actives et réactives, le naturel revient vite au galop  et devient "radioactives". 

Quand l'éducation judéo-chrétienne fait défaut, on n'apprend pas à tendre l'autre joue après une baffe. Le "bien et le mal" prend la tangente. 

Sans face-à-face, cela se résume à trouver la parade ajustée à la force de son adversaire et jouer à la guéguerre inter-galactique.

- De nos jours, les prises de bec sont plus des coups de boules en tête à tête plutôt que des confidences sur l'oreiller en planant dans les nuages.

Qui se ressemble, s'assemble... Non?

- Pas toujours, mais il faut avoir quelques affinités communes.

0.jpgQuand les nuages se mettent à quitter la marre des canards boiteux et à voyager sur les fils de la Grande Toile par des voies différentes ou parfaitement opposées, il en est dit que de gauche à droite ou de haut en bas, on s'écarte de ses propres convictions.

Et c'est tant mieux, sinon on n'apprend rien. Mais autant savoir. 

Edwy Plenel de Mediapart, le journal libre et indépendant qui ne parait que sur Internet disait: « Un média, dans un dialogue direct avec les citoyens, c'est un carrefour et plus encore lorsqu'il est numérique.. 

- Comprendre, ce n’est pas être le nez dans le flux des événement».

0.jpg- Je partage entièrement cette vision. Ce qu'Internet permet en plus, en plus des journaux  et des livres, c'est d'ajouter aux textes des images et du son.

- Ne pas s'échauffer dans une actualité trop brûlante et attendre le moment opportun juste avant que cela ne gèle. 

- Exact "Le triomphe des gentils" était la couverture d'un magazine. Pour ceux qui se trouvent bien dans leurs chaussures, oui, mais pas pour d'autres. Etre gentil, c'est quelque part être béat et finir par se sentir écrasé.

Invité à la soirée hommage du "Grand Échiquier", Nicolas Bedos rappelait qu'il ne faisait pas dans le "gentil". Être gentil pour lui, c'est toujours être chiant. 

Dans un sketch destiné à Souchon qu'il appréciait particulièrement, cette fois, il avait choisi de pousser son caddy dans le rayon "chiant".

- Quant au pamphlet "Ne m'appelez plus jamais France", il a été écrit à un moment crucial pendant lequel il fallait marquer les différences pour garder l'unité du pays "Belgique".

0.jpg- En effet. J'avais tort, bien sûr, et comme on dit "le tort tue" perdu dans sa globalisation.

La France, "Un patchwork de sensations à la pointe du progrès ou délicieusement régressives", déclarait l'émission belge "Sacré français". 

Puisque il faut toujours comparer les pommes et les poires, évaluer, coter, soupeser (bizarre, on ne dit pas "surpeser", c'est pas français), crevons les abcès en cœur.

Marie Gillain avait eu l'audace de dire:

- En Belgique, nous savons que nous sommes petits.

- Dire cela, c'est un moyen de se faire 60 millions d'amis, lui était-il répondu.

Michel Audiard avait tout compris et ajoutait quelques détails dans les dialogues de films qui rassemblés, donneraient:

"Les Français m’agacent prodigieusement, mais comme je ne connais aucune langue étrangère, je suis bien obligé de parler avec eux. Les Français se divisent en deux catégories, ceux qui attendent le téléphone et ceux qui attendent la tonalité. Tout romancier, tout cinéaste, a au fond de lui un nombril du monde à exhiber. J’ai divisé la société en deux catégories: mes amis ou mes cons à moi et les cons des autres que je ne supporte pas. Un pigeon, c'est plus con qu'un dauphin, d'accord... mais ça vole. Mais, les conneries c’est comme les impôts, on finit toujours par les payer. Dans la flatterie, aucune précaution à prendre, aucune limite à respecter. On ne va jamais trop loin. Eh oui Marcel, les bastos c'est plus facile à donner qu'à recevoir. Mais, c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule. Les mauvaises pensées ne sont permises qu'aux gens importants. L’idéal quand on veut être admiré, c’est d’être mort.  Les amis n’aiment pas être fidèles. Ils ont l’impression de perdre leur personnalité. Une amitié pour être bien trempée, doit l’être dans le sang des autres. Un secret consiste à ne le répéter qu’à une seule personne à la fois. Si la recherche du temps perdu s’était appelé simplement Albertine, ce serait moins bon. Un financier, ça n'a jamais de regrets. Même pas de remords. Juste la pétoche.".  

0.jpgLe procès du Carlton, lui, a risqué d'être une grand partie de jambes en l'air à faire les choux blancs de la presse quotidienne. Puis ce fut le gel du jugement conforme aux prévisions 'ontologiquement vôtre' d'un philosophe. 

Dernièrement, en France, deux articles fêtaient un dixième anniversaire: celui du forum Agoravox (1) et (2), là où j'ai passé quelques années transferts d'articles ou de "batailles communautarisées".   

A bord, jeunes et vieux, gauchisants et droitistes, croyants et mécréants, progressistes et nostalgiques se bousculaient, se bousculaient en se posant des questions existentielles.  

0.jpgLes Plus-ou-Moins-Sages étaient toujours au poste à envoyer des marques de présence pour plébisciter l'article et les réactions.

"Plébiscite", un mot qui dérive de deux autres "plèbe" et  "décret"

Comment associer cela sans heurts?

Celui qui pense ne jamais recevoir de retombées acides a intérêt à changer de crèmerie.

Les "Pol" et "Mieke" se bousculent comme des passagers de la pluie. 

Avoir "Le prestige d'être simplement con" serait-il la formule pour se couvrir contre les "intempéries disgracieuses" avec "L'auto-dérision comme produit de la belgitude" ou un nième degré du surréalisme au point que Magritte, lui-même, n'aurait pas été déçu?

Depuis quelques mois, le magazine "Psychologies.be" interviewe quelques humoristes belges.

Les "torréfacteurs de l'actualité", Alex Vizorek et Laurence Bibot se sont pliés au jeu des confidences dans ce magazine.

Puis, Benoit Poelvoorde clamait que "Le rire est une arme absolue. J'aime parler. Je n'ai pas d'humour mais je ris en collabo de l'humour. J'aime jouer les méchants sans être méprisant envers moi-même. Je ne perds pas de temps à trop réfléchir car mon sens de la vie est en adéquation avec mon envie.".

Le dernier, Philippe Geluck, affirmait "L'humour est pour moi comme une pulsion de vie. Je suis resté un sale gamin à la fois insolent et léger qui déstabilise mais mon insouciance était tombée le 7 janvier parce que je ne pouvais imaginer que l'on puisse tuer pour des dessins". 

Ceux qui mènent à rire sous n'importe quelle forme, j'aime.

Je ne ris pas quand je me brûle, mais à part cela, on peut y aller même avec une certaine méchanceté et j'y réponds quand "la méchanceté reste tout un art" sans confondre "art" et "lard" avec de belles paroles qui fleurent bon la piquette dans la blanquette.

Dans l'écriture, entre la forme et le fond, je choisis le fond, même si l'image est souvent présentée avec plus de charme quand la forme y est. 

0.jpgAu sujet des jeunes, Laurence Bibot faisait la leçon en caricaturant après leur manifestation pessimiste de leur avenir en café sucré-salé:podcast

Non, Laurence, faut pas jouer avec le feu après l'avoir initié en frappant deux cailloux ensemble, cela produit des étincelles et pas nécessairement le feu doux espéré.

Entre paraître et être, que de différences et  références calamiteuses peut-on rencontrer?

Sur Internet, c'est un peu comme le piéton qui monterait à bord de sa bagnole et ne changerait ni de vitesse, ni de personnalité, ni de rôle avec doigt d'honneur au moment de dépasser. 

Inconcevable. C'est tellement chouette de montrer son honneur par une lucarne bien fermée.

Vous n'allez tout de même pas faire la djihad avec la recette du kip-kap

Non, si le ridicule de ton ennemi est le premier pas vers sa défaite, faut pas croire qu'il ne déteint jamais sur toi.

0.jpgComme on a pu le constater en janvier de manière dramatique, la liberté d'expression est toujours à géométrie variable dans un choc de cultures et de convictions.

Jouer sur la corde raide et sensible d'un inconnu dans le "cloud", c'est casse-gueule à risquer la haute voltige sans balancier.

En période de stress, les nerfs sont à fleurs de peau et la moindre parole vaseuse peut générer une tempête... heureusement, souvent dans un verre d'eau.

Ce n'est pas une question de pseudo mais l'absence d'informations sur ses utilisateurs qui risque de faire glisser sur une peau de banane virtuelle.

 

En politique 

0.jpg... c'est plus facile de caricaturer. 

Les politiciens sont bien cernés par les médias qui s'occupent de les décrire dans le détail de leurs manies.

Faut pas se leurrer, les partis n'aiment pas la démocratie tellement désirées dans les réseaux sociaux et les renvois d’ascenseur se succèdent souvent les pieds dans le plat au sous-sol.

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Confronter les idéologies avec des noms d'oiseaux devant les médias cela devient: "Un tapé. Son cas relève de l'hystérie".

"On crie très fort avec chacun son style et le grand perdant, c'est le débat de fond".

En politique, le silence est d'or plus souvent qu'on le pense: podcast

En période d'élection, la politique c'est du folklore et carrément "Zo dom & Go more".

0.jpgLe mot "amalgame" vient à la rescousse comme de la mayonnaise en un interprète ou un allié de son mécontentement

"Il faut de l'opposition à l'ordre établi", m'a-t-il été dit.

0.jpgLe problème c'est que la plupart des opposants préfèrent doucher l'autre plutôt que d'être douchés eux-mêmes... 

 

Un forum citoyen n'est pas nécessairement un forum de discussions mais plutôt un endroit d'oppositions entre actions et réactions, entre affirmations gratuites et contestations qui ne le sont pas moins. Les tonnes de commentaires qui circulent n'y changent rien puisque articles et commentaires ne vivent que l'espace d'un matin.

 

Le blog

"Un blog n’est pas un endroit pour apprendre, mais pour se reconnaître et se saluer entre gens qui cherchent.... et peut-être éveiller la curiosité chez les autres.", lisais-je chez le Québécois, Pierre.

Pas pléthore de commentaires en général. A espérer qu'ils apportent une continuation aux articles. 

La grande différence entre un article et ses commentaires, c'est qu'en principe, le premier devrait s'armer de références et d'analyses, tandis que les commentaires sortent souvent dans un flux d'impulsivités.0.jpg

L'article "Très chère originalitédisait, il y a bien longtemps, que l'originalité peut prendre n'importe quelle forme.

En écriture, c'est parfois de l'invention pure et simple, parfois des répétitions en écho à l'actualité. dans ce dernier cas, l'originalité vient de la réplique à l'information avec un ton personnel, une interprétation des faits par son propre vécu. Dans ce jeu d'interprétations, l'impartialité est parfois difficile à observer.  

J'aime l'éclectisme des sujets en provenance de sources mixées pour s'y intégrer à la suite de flashes et de lectures diagonales. Toujours très numérique, au départ, quelques notes prises au vol dans un petit carnet qui, rassemblées, peuvent en sortir ou y rester pour y mourir de leur belle mort. Le plus souvent le point final de l'article futur est défini dès le départ.  

Si un sujet publié est relu après des lunes et toujours la route, c'est le jackpot. 

 

Mes eBooks

"Veux-tu une autre vie?" était arrivé à son terme la semaine dernière et apportait une suite inattendue au "Fauteuil blanc".

Une histoire de famille en deux volumes, une fiction de notre époque. Deux héroïnes différentes, deux histoires différentes. 

Ecrire un roman-fiction n'est pas du tout la même discipline que d'écrire un article qui suit l'actualité même si je l'approche de très près. 

Dans l'actualité, avec une extrapolation, un zeste d'exotisme, une dose d'humour, un brin de philosophie et surtout de l'imagination.

Publier sur Internet sous la forme de feuilleton m'a toujours plu. Cela me permet de dériver en cours de route et d'attendre jusqu'à la dernière minute avant la publication chapitre par chapitre avec la seule hantise de ne pas tomber dans l'ornière des répétitions, de la perte de la piste fixée d'avance jusqu'au bout.

Ce dernier volume fut, en plus, un exercice de souplesse à me mettre dans la peau de chaque personnage alternativement et risquer d'arriver à ne plus pouvoir ou vouloir en sortir et la peur de n'avoir pas tout dit dans la trame de l'histoire. Un exercice aussi pour l'avoir écrit au temps présent de telle sorte que je puisse vivre l'évènement comme si j'y étais au moment de son exécution. Il fut donc écrit avec des dialogues comme dans une pièce de théâtre.

Trois thriller avaient précédé: "Le Grand maître virtuel", "Du rififi au forum", "Vengeance au futur antérieur".

Je n'écris pas sous forme de livre papier comme il m'a été demandé quelques fois. Internet permet d'y ajouter les médias du son, de l'image et de la vidéo.  

Désolé, je ne fais peut-être donc pas partie des écrivains traditionnels à vouloir présenter ses manuscrits à un éditeur. 

L'écriture reste un challenge personnel. Il faut dire qu'il y a plus de dix ans, je n'avais jamais écrit une ligne de la sorte.

Autre référence: Dans "Au dos de nos images", il est dit que les frères Dardenne utilisaient une méthode de travail pour créer leurs films: "Faire un film, c'est désirer le faire au risque d'être hanté par les images lointaines qui s'éveillent comme des fantasmes, des bribes de scénario. L'indignation est loin d'être libre de préjugés".

Ils avaient aimé un commentaire qui disait "En tant que spectateur de vos films, j'ai toujours le sentiment d'avoir raté quelque chose, d'être arrivé trop tard dans la salle". J'aurais aimé aussi...

Des similitudes mais sans cinéma et dans la virtualité, sans pouvoir paramétrer le degré de résistance de ses interlocuteurs qui planent dans les nuages, le fameux "cloud".  

Le reproche habituel est la longueur de mes articles.

Si j'avais su ou pu (quelle est la différence pour un belge, d'ailleurs) dessiner, j'aurais peut-être caricaturé mon époque avec humour sans devoir passer par de longues pages de textes. 

D'ailleurs, je n'invente rien. Je ne manipule pas grand chose. Je concatène les idées à gauche et à droite. C'est tout. Inclassable volontaire par perfusions sanguines diverses. 

Si j'avais appris le solfège, je m'en serais peut-être servi pour créer un poème symphonique révolutionnaire comme "Finlandia" sans neige, ni aurores boréales. Ce poème symphonique fut la première musique classique que j'écoutais dans ma jeunesse sur une platine 33 tours. Cela commence sur un ton sinistre pour se poursuivre sur celui de la paix et finir par de l'espoir qui se concrétise par de l'énergie à tout craint.

 

Que dire de plus au sujet de mon blog?

Que l'on s'améliore avec le temps, qu'on écrit plus rapidement...  Normal.

Que comme j'ai fusionné tous les articles, je peux compter sur des statistiques qui disent qu'il y a au total plus de 1,5 million de mots et plus de 3000 pages concentrées réparties sur près de 600 articles.

Que si au départ, l'utilisation de mon blog était gratuite, depuis deux ans, son utilisation est devenue payante puisque les limites en poids avaient été dépassées.

Qu'un nombre d'heures en lectures diverses, en recherches, en sélections de caricatures et de photos ont nécessité bien plus que le prix de cette utilisation. 

C'est dire que si la passion n'est pas présente, que l'envie d'abandonner, comme bon nombre de rédacteurs, de scribes de tous poils, aurait pu se manifester. Ce ne fut pas le cas.

Quand on aime on ne compte pas, 'enfoiré' ou non.

 

Les apartés ex-blogs

Comme je l'avais écrit dans "Le blues des blogs", je me suis penché sur quelques messages de mes courriels et commentaires échangés.

Ce fut une pêche aux aventures concertées et aux moules prises au hasard comme s'il s'agissait d'une estacade virtuelle sur une mer déchaînée. 

Il me semblait amusant de les ressortir privées de leur contexte et de leur nom d'auteur pour rester dans les généralités.   

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"Point to the line", une conclusion qui ne mérite aucune contestation évidemment, mais comme certaines citations ne sont pas dénuées de bon-sens, pourquoi s'en priverait-on?

D'autres citations plus osées, plus croustillantes, ont dû m'échapper, mais je me devais de limiter ma recherche.

Mes plus chaudes répliques ont fait partie de l'ambulance venue au secours d'opinions diverses, longues, passionnées par l'intermédiaire de l'humour sans foi ni loi.

Quant aux plus lissées, plus compassées, elles arrivaient toujours à se faire tacler par ceux qui se sentent chatouillés par la barbichette. Nous ne sommes pas dans l'Empire du Milieu, mais parfois cela peut y ressembler.

 

Comment rester motiver par l'écriture?

Ce billet dit qu'il y a "7 manières de rester motivé et d’accomplir n’importe quelle tâche":0.jpg

  1. Déterminez votre force de motivation
  2. Appuyez-vous sur l’énergie des autres
  3. Organisez vos pensées
  4. Couchez vos pensées sur papier
  5. Renouvelez votre créativité à l’aide d’une cartographie de vos idées
  6. Ayez un plan B
  7. Ne vous inquiétez pas et soyez heureux

J'ajouterai que si vous ne voulez pas d'ennuis, il ne faut pas poser de questions trop sérieuses. Parlez de cuisine, de saucisses... de bouffe, quoi.

Mais rappelez-vous que quand tout le monde est Charlie, cela ne sert plus à rien d'être Charlie.

 

La Foire du Livre

Ce samedi matin 28 février 2015, à la Foire du livre de Bruxelles, j'y suis allé comme toutes les années. (des photos de 20132014). 

Le thème en était "Géographie de la violence" et les auteurs québécois étaient les invités d'honneur. 

Les livres, les éditeurs, les auteurs et les lecteurs font le plein.

Diagonale, un éditeur de premier roman. Le moment où tout commence et ne trouve pas de sortie...

Quelques auteurs présents parlent de leur méthode d'écriture. Les troubles de la personnalité que l'on rencontre chez les pervers narcissiques font partir d'un livre, les problèmes de mémoire d'un autre. Un brin de causette avec la québécoise, Marie-Josée Poisson qui me raconte son premier roman "Liées par le sang".

"Antidote", un logiciel qui éviterait les "fôtes d'ortograf" serait-il la base de toutes écritures? Toujours le combat entre forme et fond. Mais sans fond, que resterait-il de la forme?

Une foire avec le "Focus sur l'affiche" et je dirais, suite aux évènements de janvier, sur la BD, j'associerai les photos de la Foire à celles du Salon de Cartoonists.

Lire comme écrire doit rester un plaisir, sinon il faut passer son tour.

Mais tous deux changent une vie.

 

Pourquoi avoir signé "l'enfoiré"?

0.jpgC'est une vieille et pas très longue histoire à raconter: quelqu'un m'avait nommé ainsi. Je me le suis réservé pour une vie future. Une vie pendant laquelle tout devait rester gratuit. L'argent pourrit toujours un peu trop les relations. L'humour devait alors tout réconcilier. 

"L'enfoiré", un mot qui revient souvent dans beaucoup de films pour désigner l'emmerdeur, le casse-pieds de service. 

Un pseudo comme celui de "l'enfoiré", ne s'utilise pas à la légère.

Il se doit de symboliser la "causticité", de biaiser quelque peu, le politiquement correct et prendre les chemins de traverses avec des réflexions qui regardent dans le rétroviseur, en enfoirades et en rigolades. 

Un mot que certains auront même peur d'utiliser pour m'adresser la parole et que je dois rassurer par dire que cela n'a rien de péjoratif à mes yeux. 

« Enfoiré, anciennement, enculé, salaud, fils de pute. Depuis Coluche, personne généreuse, altruiste et solidaire », écrivait Laurent Baffie. 

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Blanche Neige avait raison d'être très effrayée alors que je voulais introduire un huitième nain sur son site BCBG classique dans lequel cela aurait été très mal vu.

Vous avez dit bizarre, comme c'est étrange certains pseudos...

Pas de problème à l'avouer, j'aime essayer de sortir d'un flux trop puissant qui mène dans la morosité du conformisme.

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Cette fois, pour l'occasion de ce dixième anniversaire, je vais essayer d'aimer les coups foireux, d'être un homme de paille avec des herbes en bataille comme couvre-chef, d'être le porte-parole de sujets que l'on me pousse à débiter à l'aide d'une plume d'oie.

En 2008, j'avais écrit un billet que j'avais intitulé "Crises en thème".

Un titre, toujours d'actualité. 

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Mes deux caricaturistes préférés sont à la mode de chez nous et j'aime intégrer leurs œuvres dans mes textes.

 

Le premier projet de Nicolas Vadot de recueillir ses caricatures avait pour titre "Sept ans de malheurs".

Un titre trop négatif, changé  avec dérision en "Sept années de bonheur".

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Kroll après avoir rencontré l'économiste Bruno Colmant qui avait déjà publié un livre avec Paul Jorion, pensait donner le titre d'un livre "50 nuances de crises" et l'a corrigé en "50 nuances d'aigris" avec la même idée de remonter dans le passé.

 

Alors, une dernière pour prendre la route de l'humour qui fait souvent défaut?

Je prendrai celle de Thomas: podcast

0.jpgSi vous n'êtes pas content et que vous le jugez bon, alors, taclez-moi.

Je ne répliquerai pas. Je promets.

J'espère que ce ne sera pas trop mon Waterloo.

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Dépêchez-vous, car cela risque de ne pas durer et ce serait, alors, votre tour à faire votre examen de conscience.

Aujourd'hui, qu'on se le dise, je ne suis ni Charlie, ni l'enfoiré.

La version en verlan, comme je l'ai déjà utilisée, n'est peut-être pas plus jolie.

Au moins, elle glissera plus dans l'indéfinissable et paraîtra moins agressif pour certains.

 

 

 


 

Eriofne,

  

Citations:  

 

PS: Jeudi, Dany Laferrière était invité par la première.

et Laurence Bibot avait sa vision humoristique en créole: podcast

Mise à jour 3/3/2015: Thomas est prêt à tout mais pas à ça. podcast

Mise à jour 15/6/2016: Thomas est prêt à toit même à ça.podcast

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