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01/04/2014

Zo dom & Go more

Le 23 mars, les trois partis principaux se lançaient en campagne dans leur Congrès. Le même jour, en France, ce furent les élections municipales avec un vote sanction. En ce premier jour du mois, c'est entre les politiques qu'il faudra chercher les poisons et poissons dans une vieux film de 1922 "Sodome et Gomorrhe".

0.jpgEn Belgique, le 15 avril, le gouvernement se mettra au régime "affaires courantes". La campagne électorale sera officiellement ouverte, le 22 avril, alors qu'elle battait déjà son plein depuis quelques mois d'excitations.

Faire l'inventaire des programmes, des slogans dans un pot-pourri parodique, en ce début avril, n'est-ce pas le meilleur moment? 

Le 25 mai est décrété "Jour de la Mère de toutes les élections". 

Une élection tout azimut sur les fronts de notre petite Belgique et celui de l'Europe. 

Trois cases à cocher pour le Belge: la régionale, la fédérale et l'européenne. 


 

Jouerait-on à qui perd gagne quand tous les coups sont permis et que les provocations vont bon train chez les affreux de service qui sont, toujours, les autres? 

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Il y a eu des indices d'activités gouvernementales au forcing, persistantes jusqu'à la dernière minute comme si on ne pensait pas être en phase pré-élections.

Puisque tout est enregistré par nos médias, il faudra tourner sept fois sa langue dans sa bouche, sinon cela fait des grumots dans les partis.

Les slogans volent bas. Les agendas cachés sont de retour.  

Tout d'abord, le PS, le parti socialiste.

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Au sommet, le Premier ministre, pardi. La meilleure position d'équilibriste entre Flamandofolies et Francofolies.

Il y a le "beau", le challenger du parti par intérim, Paul Magnette, pour qui devenir président, c'est magnétiser les enfants de Carolos avec de petits plats chauds mijotés à la cantine scolaire.podcast

Et puis, il y a la Cendrillon de la politique, Laurette Onkelinks qui avec 22 ans au compteur est la plus ancienne à bord qui même quand le bateau coule restera à bord avec lui, pas comme le capitaine du Concordia même si les releveurs de compteurs ne seront pas les mêmes à passer de la justice à la santé, en usant quatre gouvernements de ses atteintes légiférées et sanatorisées. Une pensée pour "Chez Laurette", très old-style avec une belles-gueules d'amour, bien sous tous rapports de forme.

0.jpgParler d'un Wallon socialiste et monolingue, c'est un pléonasme, disait Alex.

Faudra tester, après coup, ce que veut dire solidarité comme maître mot avec le mètre ruban... 

Oui, la campagne, c'était bien parti, comme le disait Thomas, ce jour-là.podcast

Le prix à payer et qui l'assume restent souvent dans un flou artistique, pour chacun des partis. 

Il s'agit de guillotiner l'adversaire, de mordre au bon moment comme le cobra, d'empêcher l'alternance, d'éviter d'entrer dans l'opposition et la liquidation totale dans des connivences ou des convergences aléatoire. L'autosatisfaction se retrouve en opposition aux dénigrements. Les programmes ont la fâcheuse habitude de sortir des artifices qui ne sont que légèrement différents.  

Le MR, Mouvement Réformateur libéral, le challenger. Didier Reynders a déménagé, depuis peu, dans un beau quartier de Uccle, rien que pour satisfaire ses futurs électeurs. Stimuler la mixité sociale. Garantir la sécurité. Lutter contre toutes les discriminations.

Son livre, "Bruxelles pour tous", avait germé dans son esprit. Il voulait dynamiser la mobilité interne en construisant des tunnels pour les voitures. 

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Le MR insistait en marchand de vérités, "nous sommes le bouclier de la classe moyenne, de ceux qui bossent à l'aide de réforme fiscale pour réduire les dépenses publiques".

On se doutait bien qu'il y ait des boucliers quelque part, mais que les classes moyennes soient dans le collimateur, c'est osé. Les flèches, si elles sont très "classe", ne seront pas trop tirées en dessous de la ceinture.

Déclarer pas de "Mister cash" pour l'Etat puisqu'on est progressiste, et qu'il est devenu "American express".

Sus au fisc et aux impôts tout azimut.

Les affaires de gros sous resurgissent quand, après le divorce entre MR et FDF, il a fallu décidé de la dotation publique sous forme de pension alimentaire du FDF évaluée à 669.312,45 euros.    

"On ne fait pas d'omelettes sans casser d’œufs", nous rappelle le petit comique.

Oui, mais lui, il n'y aura pas que du jaune et du blanc dans l'omelette. Il y a ceux qui se disent de gauche, de droite, d'en haut et d'en bas avec des couleurs de l'arc-en-ciel.

Le FDF, la Fédération Démocratique Francophone qui a été l'ancien allié du MR, disait "La relation entre MR et la NVA est ambiguë".

Au milieu du gué, le CDH, réagit à Reynders. 0.jpg

Joëlle Milquet lui répondait: "Didier s'improvise une identité bruxeloise: il se lance dans des tunnels à creuser dans la capitale avec une politique de taupes".

Pour punir les taupes, ne faut-il pas les enterrer vivantes?

La mobilité à Bruxelles, un point noir, au milieu du front, archi-connu comme disait Thomas avec humour

Il avait, ensuite, bousculé la frénésie néo-baroque de sa créativité, avec son projet pour la capitale de se se lancer dans une nouvelle ère décomplexée et responsabilisée via un pacte d'excellence.

Oufti. Un projet vieux de dix ans. Qui dit mieux? 

Quant au projet du nouveau patron de "Louviere La Neuve ou La Veuve" de Benoit Lutgen, il vaut mieux ne pas trop insister. Quand on a l'anagramme de Gluten, vaut mieux se serrer les fesses. 

A l'extrême gauche, le PTB gagne des centièmes de points additionnels et devient le baromètre du socialisme. Quand le mur de gauche est atteint, qu'est-ce qu'on fera? N'est-ce pas un nouveau ruban de Möbius?  Faudra-t-il le détruire pour aller encore plus loin et grimper sur les murs de Facebook pour le savoir? 

C'est évident, un baromètre, c'est pour dire le temps qu'il fera partout. Non? 

La NVA, car, au Nord, il n'y a pas que les corons

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Tijl n'est plus ce qu'il était, il a maigri d'accord (enfin on le croit de ce côté de la frontière linguistique).

Plus de potion magique. Parfois malade, après son dégrossissement stratégique, il se relève amoindri, mais faut faire gaffe... 

La maladie d'amour/haine de la NVA serait-elle contagieuse avec la chimère de la peur de la démobilisation? 

Ouais, une fois (peut-être, même deux).

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Quand il y en a un qui, dans l'orchestre, tient la grosse caisse pour faire le plus de bruit, comme l'expert, Bert, faut s'attendre à tout. Quant à lui mettre une sourdine avec de l'ouate autour de ses baguettes, faudra repasser. C'est vrai qu'ils sont séparatistes, les NVAtistes. 

La NVA serait-elle seule au monde? 

Un calcul  de l'indépendance de la Flandre existe. Il coûterait 203 milliards d'euros à la Flandre, avec une "rawette" de 34 milliards de "perfusions dégressives" à ses guêtres si l'on en croit l'étude de Remi Vermeiren qui avait, déjà, écrit un manifeste de la Warrande. Ce qu'il oublie dans le calcul, c'est la confiance perdue des agences de notations et qui ferait grimper les taux d'intérêts à de nouveaux sommets. 

Bruxelles, l'auteur la voit comme ville-état. Il ignore seulement où on va pouvoir placer le reste des tunes autre part qu'aux pieds de Manneken Pis.

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La ville est un champ de bataille géopolitique. Le Vif plaça le PS dans les quartiers les plus pauvres au centre et à l'ouest, le FDF et le MR au sud et à l'est, Écolo chez les bobos de St Gilles et le CDH autour de l'avenue de Tervuren.    

Le dieu "carnaval" n'a pas encore cédé la place, car la charge du vieillissement et des retraites a seulement un peu pris le large dans les esprits.  

Solitaires, peut-être, mais pas solidaires, la warande-mania...

0.jpgLe petit village bruxellois d'Asterix et d'Obélix résiste encore et toujours aux invasions avec la potion magique des sesterces. Mais, on ne sait pas qui détient la recette de la potion magique. Seul Panoramix connait la recette de la potion magique et pas Paranormix. 

Écolo se dit vouloir être de son temps et changer la marche du siècle en équilibrant les budgets de l'école, de l'économie, de l'énergie avec une production locale'. 

Allez, Bert, dis-nous ce que t'en pense de tous ces slogans.

Est-ce "Impair et passe, rien ne va plus", comme dirait le croupier devant sa table de jeuLa ligne "Mage-Inno-Vacation" est encore loin d'être franchie. 

La nouvelle équipe gouvernementale se construira comme d'habitude au deuxième tour. Pas question de détruire le mikado.

Les apparentements, à la proportionnelle, cela nous connait. Cela prend, même, quelques temps, pour obtenir le niveau du "commerce équitable".

En 2011, on a cherché pendant des lunes, une introuvable orange-bleue, on a dansé une jamaïcaine endiablée et puis, plus rien ne fut comme avant.  

Il en faut du temps pour dire: "Si tu veux jouer avec moi? Je te donnerai la justice et tu me donneras l'intérieur".

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Construisons-nous de nouveaux châteaux de sables en couleurs? 

Pas du tout. Nous mettons le sable dans la bon moule pour qu'il soit le plus présentable.

C'est ça, le deuxième tour "à la belge". Non, nous ne sommes pas "à la Française des Jeux". Les idylle naissent et parfois les conspirations s'en suivent. 

De l'intérieur à la justice, qui s'occupera de l'effondrement du commerce urbain en Wallonie et des centre-villes qui se vident au profit des zones commerciales de la périphérie? 

Si New York est l'Apple, Bruxelles est une "Pomme frites" de l'Europe avec ses 45 nationalités résidentes avec plus du tiers de la population étrangère.

Alors, on polyglougloute en parlant des "brols" qui viennent sur le marché, comme l'écrivait Elisabeth Clavos dans "Une vie de pintade à Bruxelles".

Qui voudra encore jouer au pintadeau et apporter dans la corbeille aux idées des programmes du rayon tout-fait et bien faits? C'est bizarre, personne ne pense à breveter les idées géniales et innovantes. 

0.jpgSortir sa petite idée révolutionnaire avant les élections reste le complexe avec le monstre du Loch Ness au bout du tunnel. C'est comme si on voulait tester les électeurs en dernière minute.

Un dernier baroud d'honneur (ou de déshonneur) selon l'approche religieuse ou laïque et ce fut la légalisation de l’euthanasie des mineurs.

Quant à remettre le couvert du référendum comme chez les Helvètes? Certains y pensent toujours.

On a vu ce que peut-être un référendum en Crimée.

0.jpgQuel thème "à la belge" choisir pour un référendum qui serait profitable au nord et au sud du pays en même temps? Le référendum, une bombe à retardement? Non, peut-être.

C'est vrai, nous ne sommes pas à une réforme de l'Etat, près, mais tout de même. 

Tous à la chasse à la réforme fiscale.

A la Chambre, les minorités francophones, font déjà tinter la sonnette d'alarme quand cela ne va plus. Mais, quelle sonnette faudra-t-il faire tinter, quand le fisc rasera de trop près? 

Sonder les opinions et pas les faire tinter trop fort... Mais c'est bien sûr, dirait le commissaire Bourrel dans les "Cinq dernières minutes" sans Souplex. 

Les idées:

Si les idées ne passent pas la rampe avant les élections, elles auront l'avantage d'exister et pourront revenir plus tard, lors d'une autre occasion, une autre conjoncture avec la mention: "je vous l'avais bien dit".

Si la justice rend des non-lieux, c'est qu'elle a peur de créer des cas de jurisprudences, utilisés par un avocat malicieux. En politique c'est pareil mais avec la communication du divertissement en plus.

La ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, vient d'avoir eu une idée géniale. 

Pour donner plus de valeur à la femme dans un couple, le choix du nom du bébé pourrait passer du père à la mère ou en combinant les deux dans un ordre préférentiel.
0.jpgCela pourrait donner des noms à rallonge, des filiations difficiles pour généalogistes et des noms qui deviendraient très amusants, mais qu'importe.

Je me rappelle d'un couple qui habitait chez moi mais avant moi. Lui s'appelait 'Legros" et elle, "Esvelt". Non, vous ne vous rendez pas compte de la vie qu'aurait le gosse à l'école avec un nom bi-chloré comme celui-là?

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Puis, comme s'il y avait un certain retour de flamme à l'allumage, la tension renaissait et il a fallu appeler les pompiers pour obtenir un compromis.

Je vous dis, plus on est de fous, plus les idées germent, plus on s'amuse au Royaume.

Pour stimuler l'appétit sexuel, il faut toujours de bonnes recettes câlinaires.

Si au pôle Nord, faire du tapin à glace, cela se peut se faire, chez nous, à cette latitude, quand en plus, on n'a pas eu d'hiver et que tout se retrouve dans la rubrique "divers", il ne faut plus qu'occulter les conflits d'intérêts, la corruption, les placements trop judicieux en période pré-natale. Pour le bébé, ces petits trucs, le parent les trouve magiques, mais comme électeur, ça craint. 

Rangez, donc, les casseroles et les habits vieillots dans les placards pour que les autres ne les trouvent pas. 

Et puis, il y a la petite dernière des décisions: la suppression du permis de conduire si la pension alimentaires n'est pas payée au conjoint. Là, on passe à la vitesse supérieur dans l'incommensurable légèreté de l'âme. Que l'on fasse travailler de manière gratuite après ses heures de travail celui qui ne respecterait pas ses engagements, mais ça... Je sais que l'option prise pousserait le contrevenant à prendre les transports en commun, mais avons-nous déjà vu un représentant de commerce dans les trams ou les trains, à la recherche de clients pour fourguer sa camelote? Et, puis, procéder de la sorte, ce serait considérer que tout le monde possède une voiture, ce qui serait une anomalie du raisonnement à ranger dans la catégorie "hasard". 

Parlons argent. Depuis le 25 février, il est dit que les partis ne peuvent dépenser plus de 54 millions d'euros pour les élections. Dépasser ce montant autorisé, ferait perdre leur droits au financement publique, soit plus de 80% de recettes. Quel est le parti qui ferait des économies pour que le trop plein soit utilisé à meilleurs escient?  Qui sera le contrôleur aux comptes? La cour des miracles?  

Du côté "transferts de candidats d'un parti à l'autre", c'est une partie de la valse à mille temps.

D'anciens bourgmestres, toujours en salle d'attente pour être nommés dans des communes à facilités et des permutations se transforment en sauteurs à la perche, en échange de sauteurs en longueur avec un score nul.  Match à remettre puisqu'il y a encore du temps. 

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Puis, il y a les dégoûtés de la politique, comme Anne Delvaux du CDHIsabelle Durant chez Ecolo et de la petite dernière, Véronique De Keyser du PS. Toutes trois déroutées, pas pointées à la bonne hauteur, au bon étage.

Lessivées, les pauvres. Leur slogan "Vivre mieux, c'est possible". Tout dépend pour qui, pour quoi et pour quel horizon.

Une année creuse du côté des "goûteux"?

Non. Un nouveau qui passe du journalisme à la politique comme Olivier Maroy et Anne Quiévrin. Le foot a livré son quota de nouveaux politiciens avec Nzolo.

Relation incestueuse entre médias, sports et politique? Non. Une simple relation de "je t'aime moi non plus" suffit

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Mieux vaut être journaliste que "fils de", puisque Nicolas Janssen, le fils de l'ancien patron de Solvay se voyait glisser de places sur la liste du MR. Le népotisme, cela marchait tellement bien.

Le pouvoir a ses raisons que la raison ne connait manifestement pas dans les détails. 

Non, Thomas, faudrait pas être jaloux comme ça.

0.jpgÇa me rappelle une partie à la pétanque et la question stratégique que je me posais:

- Je tire ou je pointe ma boule.

Je ne sais pourquoi, j'avais tiré. La boule était arrivée en plein sur le cochonnet. Le malheur, c'est qu'elle a continué son chemin, qu'elle ne s'est pas rapproché du cochonnet et qu'en même temps, les boules des adversaires s'en étaient rapprochées, elles, tout à fait à l'insu de mon plein gré.  Pas besoin de vous faire un dessin sur la perception des copains vis-à-vis de mon choix. Furieux, qu'ils étaient.0.jpg

Le 21 février, une autre enquête avait été lancée pour obtenir les intentions de votes.

Caracolaient en tête, dans le nord, la NVA avec 32,4% dans les Flandres, le MR à Bruxelles avec 21,8% et dans le sud, le PS avec 28%. Tandis que les petits partis progressaient.

D'après les réponses aux questions plus intimes, le PS serait le plus à l'écoute des gens, le MR, le plus dur-à-cuire et Écolo, le plus sincère.

Les pourcentages d'abstentions ou de "non" au sujet des partis était le plus troublant encore. Sont-ils unis dans un parti: 49%. Sont-ils à l'écoute des gens: 49%. Ne se laissent-ils pas faire: 39%. Ont-ils une vision à long terme: 46%. Les partis sont-ils sincères: 57%.    

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Pour voter "Belgique", il y a donc deux votes. D'abord, pour le Fédéral, ce "vieux truc" que l'on dégraisse progressivement à l'avantage des régions. Certains veulent que le Fédéral corresponde à la coquille d’œuf qui, vide, casse comme du verre. Bart l'a dit, il veut geler les dépenses fédérales0.jpg

Au dessus de sa tête, dans le ciel, cela vole aussi bas à Bruxelles. Le nouveau survol par un Air qui devient trop Ryan, fait peur de ne plus avoir d'air du tout et plus que du son à Bruxelles. 

Rappel: la Belgique est le pays de la "Kermesse Héroïque". 

Non, vraiment, il faut que "l'auto-dérision soit un produit de la belgitude" pour que cela marche.

0.jpgSi ce n'est pas obligatoire d'avoir un tel produit, ça aide.. 

Resterait-on dans la tradition de la famille traditionnelle, une fois sur le pied gauche, une fois sur le pied droite, comme en France? 

Une élection à deux tours de scrutin, c'est une histoire de famille traditionnelle, une histoire de genres, de beaux genres évidemment, comme on les aime, en France. 
C
'était si simple... 

Enfin, simple dans une République monarchique qui travaille en courant alternatif. 

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Tout le monde y gagne, sauf les perdants, bien entendu. Ces derniers n'auront qu'à prendre leur ticket dans la file pour le coup suivant comme à la boucherie sans os.

Municipales ce 23 mars: le FN rafle la mise, le PS en déroute dans un "vote sanction". 

Sanction ou "punition à la française"? 

0.jpgHollande aurait, dit-on, besoin d'hormones de croissance en économie.

Les abstentionnistes ont été les gagnants principaux. L'extrême-droite banalisée a pris quelques poste de contrôle municipaux.

Du temps de Sarkozy, on cherchait déjà qui était à l'extrême droite ou à l'extrême gauche.

Pas sûr qu'on ait trouvé la réponse, aujourd'hui.

Peut-être faudra-t-il y ajouter une quatrième dimension: le temps de réflexion.

Une ré-attribution, d'un nouveau Premier ministre?

0.jpgBravo. Ce sera une Vals(e), pour mener le bal avec le Manuel d'emploi, en plus, par le prénom.

Les "Droits de l'Homme" pourront toujours se confirmer en "Droits de l'Ohm", vous savez cette unité de la résistance énergétique, comme on connait si bien en France. 

On dit la politique belge difficile à comprendre. A y regarder de plus près, les municipales françaises qui ont eu lieu dimanche, cela demandait une fameuse dose d'attention en 4 points pour en saisir les différentes règles et exceptions

Si les Français sont quelques fois chauvins, les Belges sont parfois fiers de la complexité de leur bout de terrain à bord de leur 4X4. 

0.jpgSi en Italie, après Berlu, Bunga Bunga, c'est Renzi qui veut jouer à Mr Doum Doum, comme du Sarkoberluconnisme de bon aloi, mais sans filet. 

Dans notre petit pays, la Belgique, rien n'est écrit d'avance ni sur parchemin ni dans la partition... Tout est toujours en chantier en point d'orgue. 

Le malheur, c'est que cela donnerait ni un son ni un son d'orgue du genre de la 3ème symphonie de Saint-Saëns, mais un ensemble dodécaphonique. Les petits instruments, on ne les entend à peine à la sortie du disque qui devient rayé à force d'être compulsé dans tous les sens.

Qu'on se le dise, le cocon familial en politique, beaucoup de Belges s'en foutent. Ce n'est pas sans famille, mais cent familles d'origines différentes qui vivent sur un minuscule territoire.

Quelle famille d'ailleurs? De riches, de pauvres, de citadins ou de gens de la campagne? 

0.jpgEn rase campagne, il parait qu'on y rase moins cher, avec une nature champêtre et des petits oiseaux qui chantent dans les arbres. Là, cela devient moins subjectif et plus objectif lune.

Avant les élections, les spécialistes, les politologues sont interrogés comme on consultait l'Oracle de Delphes. 

Mais, Thomas, en trouble-fête, avait toujours le mot pour rire. Il disait aimer aller voter, les petites balades dominicales et qu'en plus, putain, qu'il n'avait pas d'exclusives.

Pas d'exclusives, mais il est fou de dire cela quand des invités sont tous dans l'inclusif.

Le Maestro 'DesText' n'avait pas été content de sa description, par trop précise alors qu'il avait casser dans son livre l'image dichotomique de Bruxelles entre croissance et déclin. "DesText", allait-il tout changer ou tout casser? Si oui, avec quoi, avec qui? D'autres terrassiers? N'en aurait-on pas assez dans notre capitale de ce genre de candidats u_taupistes?

Qu'on se le dise, les prétendants aux trônes veulent réformer, changer les choses. Ils bougent pour nous. Ils se cassent le cul dans leur jacuzzi en criant 'Eurêka' en sortant de l'eau. 

- Soyez prudent, dehors, il y a les libéraux, dit l'homme au papillon aux pandas.

Ah, les pandas!!! Bart a eu l'audace de se moquer de cette pandamania.

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Accueillir deux pandas en Wallonie pour garder des relations "red sky" avec la Chine.

Le flamand Bert Kruysman était là pour parler du populisme. Étaient-ils socialistes ou capitalistes?

La politique est une affaire de pros?

Le problème, c'est que les pros du pot sortent du pot dans lequel ils ont baigné.

On trouve des médecins, des avocats, et j'en passe, se refilent les tâches pour qu'en définitive, les lobbys correspondants reprennent le flambeau en conseils appuyés. 

Mais, j'ai oublié de vous dire qu'à Bruxelles, on polyglougloute.

Ce matin-là, Thomas avait enlevé le haut, avant d'enlever le bas, le lendemain

La réplique d'Alex, le surlendemain lui rendait l'appareil.  

Nous, on remue, on frémit, on frétille, on s'amuse, enfin, pas trop, tout de même, pour ne pas payer trop de taxe au kilomètre et passer à la caisse avec le petit appareil installé en test sur les voitures "cobaye"

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Coluche disait "La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. L'autre moitié sont prêts à tout".

C'est trop, ça ferait chavirer trop de neurones à réfléchir de la sorte.

En Belgique, il faudrait ajouter une demi de bière, un quart de vin, un quart de "curasot", un quartier de citron et un quart de mousse au sommet ...

Faut dire que définir les élections au 25 mai, serait de remettre Napoléon en piste dans une nouvelle campagne de Russie. C'est déjà les vacances pour beaucoup de Belges sur les routes européennes du sud.

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A ce sujet, une carte de l'Europe avait fait le buzz et la polémique sur le net.

Une carte de Belgique ferait-elle choux-blanc, ou choux-rouge, avec des râleurs au Nord et des branleurs au Sud?

La Belgologique, faudra s'y faire, si elle est surréaliste quand elle n'est pas "zyperréaliste".

Elle s'apparente et s'associe avec des Diables qui sont toujours rouge, mais au foot et si nécessaire. 

La politique, elle, visite et revisite pour toucher les gens de plus près. 

Une animation de soirée, un concours de Miss Cameroun-Belgium

Si c'est pas génial, ça?

"Horum omnium divitissimus erant sunt Belgae", répondrait, à peu près, Bart De Wever, qui, lui, a l'habitude de traduire ses pensées dans la langue de Néron et pas celle de Vondel, si on oublie son essais dans un moment d'égarement sur les pas de Luther.

C'est vrai, Bart, rien ne sert de Luther, il faudra toujours partir aux points.

En plus des 200 milliards de dollars déjà engrangés, on apprenait que la Chine a vendu massivement son stock de dettes US et que dans le lot des acheteurs, on comptait les Belges, à raison de 50 milliards de dollars d'obligations du Trésor américain en un mois.

Pas à dire, on en a dans les chaussettes et cela n'est pas un scoop. 

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Notre Madoff belge, lui, l'a bien compris, mais il a été arrêté.

Devinez où?

Pas sous les tropiques, comme on le croyait, mais à Anvers, (pardon Antwerpen), chez un ami. 

Au zoo, à attendre l'arrivée des pandas? Mais non. Un ami diamantaire, alors?

Non, encore, chez l'ami Bruno. Pas celui du resto, BCBG, mais celui qui travaillait aux Editions Romaines...

Faut pas rêver. Ce "Madoff, moule et frites" prouve que la richesse ne rend pas plus intelligent et que croire au Père Noël arrive à tout âge. 

Le "ruling fiscal" favorable à la banque KBC créera aussi de vives tensions communautaires. Evidemment, puisque ça roule.   

0.jpg"Il serait temps de commencer à faire quelque chose, on ne sait pas vraiment quoi, mais quelque chose est mieux que rien. Et on le sait, si on ne fait rien, on n'a rien et si on fait quelque chose plutôt que rien, on peut, peut-être, recevoir quelque chose et même, si c'est pas grand chose et bien même pas grand chose, c'est mieux que rien", disait, un jour, Thomas.

Et bien, on fait quelque chose puisqu'on le veau bien dans notre Royaume qu'on qualifie de "Plaque tournante" avec la cartomancienne qui fait tourner les tables.

Mais, aujourd'hui, la question revient lancinante: "Pour qui vais-je voter et comment?".

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Ce 25 mai, ce sera choisir des têtes de pont, des têtes de pic et des réservistes qui restent en cap et des chœurs, de gauche et de droite mais toujours sans chichis, comme un people avec en fond sonore du style "The Voice".

En Belgique, on peut déjà voter en panachant ses votes sur une même liste de scrutin.

Cette année, on pourra voter, avec plus de panache encore.

On pourra panacher les votes sur plusieurs listes.

Ainsi, on fera partie de la claque générale et en plus, on pourra vraiment dire qu'on aime un peu de tout comme les fromages belges.0.jpg

Reste la question de savoir comment, avec quoi, voter? 

Oui, il y a le vote électronique dans certains bureaux, mais les machines sont vieilles. 

Ressorties des placards pour l'occasion, même dépoussiérées, testées après une longue inactivité, cela risque de sentir la naphtaline. Quant aux avantages et inconvénient, un auteur s'en était chargé d'en établir une liste.

Alors, la nouveauté, ce sera le vote par SMS, justement comme au télé-crochet "The Voice".

On le faisait déjà en réservant sa place de parking aux park-meters, alors, pourquoi pas un ou quelques "clics in the box" du portable, pour voter?

Sur la plage, sous le soleil exactement, ce sera chouette en fin du mois de mai, non?  Le mois de mai, pendant lequel on fait ce qui nous plait. En plus, cela rapporterait énormément de centimes additionnels dans certains caisses à résonance.

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Soyons moderne, voyons.

La vérité, si je mens... bien sûr.

"Voting, that's always entertainement".

En globish, on répondrait "indeed" et non pas en flamand "indien", qui se prononce de la même façon et qui se traduit par "si tant est que". 

Le Wallon, Julos Baucarne, nous le chantait déjà, il y a bien longtemps, "Elle Me l'Avait Toudis Promis Une Belle Petite Gayole".

Deux derniers cafés serrés pour la route? 

0.jpgLes rêves de Thomas, un an après les élections  par exemple?

podcast

Voter à votre place, je ne le ferai pas, je ne prendrai pas la responsabilité de vous influencer. 

Il faut toujours être soie avant de se demander d'où on est tissu. 

En tant que Ducros, je me décarcasserai tout seul dans l'isoloir, ce 25 mai, à noircir quelques petites cases sur écran. 

Je dirai "j'apprend à relativiser les choses, je suis mon einstein à unir matière et énergie". 

Quand il s'agit de guérir les maux, penser le faire avec des mots, ne marche que quand on en comprend le sens.  

0.jpgAu sujet de l'Europe, un journal titrait un article avec "Les chemins vers l'Europe ne mènent, en réalité, nulle part!".

C'est tout à fait idiot. Les chemins mènent, toujours, tous à Rome, mais pas, nécessairement, à la même adresse. C'est que c'est grand, Rome.

A y réfléchir, nous sommes à l'ère de la communication décontractée, dans la forme et castrée, dans le fond. 

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Dans ce cadre-là, négociez, c'est danser dans un tempo du tango au flirt endiablé avec des gens qui ne demande qu'à faire tapisserie.

Les buts des danseurs sont, seulement, bien cachés à l'abri de casques incassables.

Les nationalismes vont faire exploser les casques de déshumanisation solidaire de la société "Europe" tandis que les têtes de listes sont unanimes, il faut plus d'Europe.

Pour restez "agile", quand on est devenu plus "fragile" avec l'âge, demande un sérieux nettoyage de printemps sur la piste aux étoiles.  

Faut pas chercher, Docteur Knock, c'est toujours dans la tête qu'il faudra chercher chiffres, nombres et montants et au besoin, quand ça chatouille ou ça grattouille, ce sera trouver un contre-pouvoir au Docteur.

Lui-même chercherait à apaiser les maux de tête par la neurostimulation des électrons alors qu'il aurait fallu chercher la cause des migraines. 

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En Belgique, on n'a pas de pétrole, pas beaucoup d'entreprises belges, mais des idées larges.  

Alors, il faut "choser" et pomper les talents avec humour là où ils se trouvent, comme disait Laurence. 

Un autre vendredi-là, elle invitait Madame Mercadet Reblochon, une amie française, qui râlait encore plus et demandait l'asile à la Belgique. Une preuve que nos crolles frisent toujours de toutes parts, mais se retrouvent en finale, sur une raie à gauche ou à droite au sommet du crane, du plus bel effet.

0.jpgDe toutes manières, comment faire plus quand on a moins ou, pire, quand moins n'est plus qu'une manière de faire plus? 

Tant qu'on est en campagne au Brésil et pas en campagne de Russie, pas de problème.

La Belgique pour les nuls, par les Chinois, expliquait encore le flamand, Bert Kruysman. 

Le 25 mai, quelqu'un a eu l'idée de le fêter comme "IndéPanda Day".

Mais, je remarque que je n'ai pas traduit le titre bilingue de cet article "Zo_Dom & Go_More"Au mieux, cela voudrait dire "Si sot et Toujours plus". 

S'il y aura quelques poissons à ressortir de l'eau, ils auront toujours un plaisir fou à danser un dernier Moonwalk...




 

L'enfoiré, 

 

PS: A l'occasion de ce billet, je remercie les caricaturistes Kroll et Vadot pour avoir pu m'apporter l'humour nécessaire dans ce genre de controverses. Quant aux auteurs des Cafés serrés, je le leur dis par mes commentateurs en y ajoutant une pincée de sucre de canne ou de betteraves.

  

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Citations:

  • « L'adulte ne croit pas au père Noël. Il vote. », Pierre Desproges
  • « Donnez aux femmes le droit de vote et dans cinq ans, vous aurez un impôt sur les célibataires. », George Bernard Shaw 
  • « C’est pas compliqué, en politique, il suffit d’avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire !  », Coluche 
  • « Électeur: Citoyen masochste qui se donne pour maîtres des gens dont il sait qu'ils l'accableront d'impôts et le submergent de contrainte », Bouvard 

 

 



 

Mise à jour 22 avril 2014: Après le duel PS-NVA, c'est parti pour les autres duels entre personnalités politiques commencent. 

Accords sur les articles de la Constitution à réviser priorités en Belgique: le socio-économique et l’application de la sixième réforme de l’Etat.

Tout est en place pour le grand déballage 

Les programmes et les hommes qui iront-ils de pair?

Le Votomaton est en route.  

Le crash test, une nouveauté, pour déterminer jusqu'où aller trop loin

Ouvrons une rubrique politique avec l'humour:

Après le duel PS-NVA, c'est parti pour les autres duels entre personnalités politiques commencent

Ouvrons une rubrique politique revue et corrigée avec l'humour en plus:

1. MR contre CDH

2. PS contre FDF

3. MR contre Ecolo

4. CDH contre FDF

5. MR contre FDF

6. CDH contre Ecolo

7. Ecolo contre FDF

8. PS contre MR

 

 

 

0.jpg0.jpgMise à jour 21 mai 2014: Bart De Wever aux franophones. Une découverte des réseaux sociaux par BDW. Deux annonces: les francophones sont des amis et il est candidat à la place de Premier ministre. Francophones, aie confiance... 

 

 

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Mise à jour 26 mai 2014: Ça y est, les élections 0.jpgont eu lieu. Tout (re)commence...

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Commentaires

Mais on vivra mieux avec... avec ....

http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-de-thomas-gunzig-01-04-14?id=1907467

Écrit par : L'enfoiré | 01/04/2014

Les préoccupations de Français se résumerait à cela?
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/monsieur-hollande-il-vous-reste-3-150084

Écrit par : L'enfoiré | 01/04/2014

En France, ce n'est évidemment pas "Zo dom & Go more" mais cela passe aux Guignols de l'info qui s'en donnent à cœur joie
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid1784-c-les-guignols.html?vid=1046308

Écrit par : L'enfoiré | 01/04/2014

Les meilleurs poissons d'avril
Les pandas sont à l’honneur ce 1er avril.

Les deux pandas de Pairi Daza sont des femelles
Le parc animalier a découvert le pot aux roses dimanche dernier après la visite du président chinois à Pairi Daiza. Les deux pandas prêtés pour 15 ans par la Chine, Haohao et Xinghui sont deux femelles et non un mâle et une femelle, rapporte la Dernière Heure.
Les vétérinaires avaient l’interdiction d’examiner les pandas avant un délai de 30 jours, a expliqué le Docteur Christiaens, vétérinaire à Pairi Daiza. Il s’agissait d’une consigne claire de la Chine pour ne pas stresser les animaux.

Pairi Daiza prête un panda au zoo d’Anvers
Eric Domb, le patron de Pairi Daiza et son collègue du zoo d’Anvers ont enterré la hache de guerre. En gage de leur réconciliation, Pairi Daiza prêtera Xing Hui au zoo d’Anvers jusqu’au 25 mai, date des prochaines élections fédérales, révèle Sudpresse.

Les pandas finiront empaillés
Ainsi en a décidé le président chinois, écrit L’Avenir. À leur mort, les pandas de Pairi Daiza seront empaillés et conservés à Tournai.
Généralement, la Chine ne fait que prêter ses pandas. Car l’animal est sacré et est censé finir ses jours dans les montagnes de Chine centrale, d’où il est originaire mais le président chinois a fait savoir que Xing Hui et Hao Hao pourraient rester en Belgique jusqu’à leur mort.

L’alcool ne coulera pas à flots durant la Coupe du monde
Les pompiers tirent la sonnette d’alarme pour la Coupe du monde. Ils vont manquer de personnel les soirs de matches. Pour des raisons de sécurité, il sera donc interdit d’organiser des barbecues et de boire de l’alcool quand les Diables joueront au Brésil, écrit RTL.
La police fédérale interdira la vente d’alcool et les barbecues les soirs des matchs des Diables pendant la Coupe du monde. Cette circulaire du ministère de l’Intérieur est justifiée par une question de sécurité. La police appliquera une tolérance zéro.

Le port du casque obligatoire à Charleroi
À Charleroi, par mesure de précaution, les autorités communales ont décidé d’imposer le port du casque de chantier dans certaines rues du centre-ville, rapporte la RTBF.
La commune a donc mis en place un plan de sécurité et certaines zones du centre-ville seront délimitées par une signalisation claire. A l’approche d’un chantier, les piétions devront porter un casque. La mesure sera d’application tant qu’il y aura des travaux à Charleroi.

Une pub léchable
Le journal Metro propose une «pub léchable »: deux carrés de couleurs en première page de son journal ("Crazy Kiwi" contre "Freaky Framboise") permettraient de choisir son goût préféré d'une nouvelle marque de crème glacée baptisée Fiske Ice.

La circulation alternée d’application cet été
La Cellule Interrégionale de l’Environnement (CELINE) a pris de nouvelles mesures de limitation de vitesse, rapporte La Libre. Elles entreront en vigueur dès le 1er juillet prochain. « C’est indispensable si on veut maintenir la qualité de l’air en Belgique », explique-t-on du côté de CELINE. « Avec l’hiver très sec que nous avons connu, la concentration en particules fines devrait atteindre un seuil critique dès les premiers jours de l’été. Étant donné qu’il y aura davantage de véhicules sur les routes en juillet-août, il était impératif de prendre des mesures ».

Une prime au démontage de panneaux solaires
Pour faire face aux risques de surcharge du réseau électrique, le gouvernement wallon a adopté un incitant à la désinstallation. Le plan D-watt entre en vigueur dès ce 1er avril, révèle L’Echo.

Les poissons d’avril du MR et du PS
Les libéraux francophones ont publié sur Twitter une photo avec ce slogan : « Le PS est enfin d’accord avec le MR qui veut baisser les impôts ! ». Et plus bas…« Poisson d’avril ! »
La réponse du PS n’a pas tardé, via le même canal. Reprenant le même graphisme que le MR, l’équipe de communication des socialistes réplique :« Le MR a enfin trouvé un expert d’accord avec son estimation du coût de sa réforme fiscale. »


http://www.lesoir.be/509803/article/actualite/belgique/2014-04-01/meilleurs-poissons-d-avril

Écrit par : L'enfoiré | 01/04/2014

L’économiste Jean Hindriks commente les réformes fiscales proposées par les partis politiques.

BH : - Vous êtes membre du think tank Itinera Institute. On va faire le point avec vous sur le débat sans doute le plus abouti, le plus avancé de cette campagne, le débat fiscal. Tous les partis ont remis leurs propositions, on va évoquer ce qui les rassemble, ce qui les différencie aussi, les mesures phares mais avant, cet accord intervenu hier pour que le bureau du plan chiffre les programmes des partis mais après les élections de mai. C’est une occasion manquée ? Il aurait fallu le faire tout de suite ?
JH : - Non, c’est tout simplement impossible de le faire tout de suite de manière sérieuse donc ce serait mentir en quelque sorte à l’électeur de faire croire qu’on va pouvoir évaluer les programmes de partis avant les élections.
BH : - Oui, c’était une tâche titanesque, ce n’était pas possible, tout simplement, une question de temps ?
JH : - Nous n’avions pas mis les instruments et les modèles en place pour pouvoir simuler en fait le coût de ces programmes.
BH : - Sur le fond, c’est une bonne chose que pour l’avenir on simule en tout cas l’impact de chaque proposition contenue dans un programme électoral ?
JH : - Oui, absolument, c’est une excellente initiative, chez nos voisins aux Pays-Bas on le fait, c’est aussi le bureau du plan aux Pays-Bas qui le fait, qui est un organe assez indépendant, et qui le fait avec une très grande compétence donc c’est un bon pas dans la bonne direction.
BH : - Vous observez vous-même, avec notamment Itinera Institute, les différentes propositions fiscales faites par les partis, est-ce que globalement, en les observant d’abord comme ça dans une impression générale, vous avez l’impression plutôt qu’on rase gratis ou que la plupart des partis reste plus ou moins raisonnable dans sa manière d’envisager la réforme fiscale ? Parce que d’une manière générale, et ça c’est quelque chose que tous les partis francophones en tout cas et même flamands partagent, c’est qu’il faut changer fiscalité, il y a donc un problème et le constat est partagé…
JH : - Oui, donc Itinera n’est pas là pour distribuer des bulletins évidemment aux différents partis et encore moins pour chiffrer le programme des partis, nous n’avons pas plus les moyens que le bureau du plan de le faire avant les élections. Par contre, ce qui est clair, c’est qu’il y a une prise de conscience réelle de la contrainte budgétaire et donc de l’effort budgétaire à faire et donc quand on fait une réforme fiscale qui consiste par exemple à baisser la fiscalité pour certains groupes de ménages ou pour certaines catégories de biens ou de services, évidemment il faut le chiffrer parce que ça a un coût d’opportunité, de l’argent que l’on ne pourra pas utiliser à autre chose, on pourrait imaginer que cet argent soit par exemple utilisé pour baisser les cotisations à la sécurité sociale pour essayer de relancer l’emploi notamment sur les plus bas salaires et donc c’est de l’argent qu’on ne pourra pas faire à cette fin donc les partis ont bien compris cette nécessité de mesurer en quelque sorte le coût d’opportunité des différentes réformes fiscales qui sont proposées, donc ça je trouve que c’est à nouveau un pas dans la bonne direction.
BH : - Et le débat qui a été le plus aigu, c’est celui sur le coût de la réforme fiscale proposée par le MR, on a évoqué, c’était le cas du PS mais également de la KUL, un coût de 15 milliards d’euros. Est-ce que vous partagez ce constat, le programme du MR est peut-être le plus ambitieux, peut-être le plus cher aussi en matière de réforme fiscale ?
JH : - Comme je vous ai dit, ce n’est certainement pas le rôle, ce n’est pas non plus ce qu’on attend de l’Institut Itinera de donner des bulletins…
BH : - Vous ne voulez pas mettre le doigt là-dedans ?
JH : - Non, ce que je peux dire c’est que ce n’est pas un chiffre qui est à 100% fiable parce que le modèle qui est utilisé pour chiffrer cela, c’est un modèle si vous voulez du lendemain donc c’est comme si on surprenait tout le monde par une réforme fiscale en ne laissant pas le temps aux gens de réagir à la réforme fiscale et donc on comprend très bien que, quand on fait une réforme fiscale, les comportements vont s’ajuster et qu’il y aura des effets retour. L’effet immédiat c’est simple à chiffrer donc toute l’incertitude c’est sur le retour, c’est comment les gens vont ajuster et modifier leurs comportements, notamment est-ce qu’il va y avoir un regain d’activité parce qu’on valorise d’une certaine manière plus travail lorsqu’on réduit la fiscalité mais quelle est l’ampleur de ce regain ? Ce qui importe c’est l’élasticité ou la sensibilité de l’assiette fiscale à la pression fiscale et ça, je m’excuse mais en Belgique on n’a pas une tradition de faire ça, dans des pays voisins on le fait et on a des chiffres précis donc qui permettent d’estimer ça.
BH : - On est un peu des amateurs si je vous comprends bien, dans notre manière de proposer les choses on est un peu amateurs, c’est-à-dire qu’on n’est pas assez fins dans nos calculs, dans les partis en tout cas ?
JH : - Mais écoutez, l’effet retour, si je dis que la sensibilité… Si en baissant l’impôt de moitié je double la taille de l’assiette fiscale par une relance de l’activité économique par exemple, eh bien ça n’a aucun coût puisque ce que j’ai perdu en termes de pression fiscale, je l’ai récupéré en élargissant l’assiette fiscale donc le coût est zéro. Donc ça ce serait un cas d’effet retour 100%. Quel est l’effet retour précis pour ce type de réforme ? Et là ça va être très sensible à la nature de la réforme. Si vous faites des allègements d’imposition sur les hauts revenus, sur les revenus moyens, les classes moyennes ou sur les très bas revenus avec des problèmes de piège de pauvreté, ça a des effets très différents.
BH : - Justement, là-dessus, et c’est sans doute le marqueur le plus fort entre le MR, le PS, le cdH et Ecolo, c’est qui doit profiter d’une réforme fiscale, on parle ici des particuliers, on va parler des entreprises dans quelques minutes, mais sur les particuliers, est-ce qu’il faut selon vous concentrer les efforts sur les plus bas revenus ou est-ce que tout le monde doit en profiter ?
JH : - On a la contrainte budgétaire. Si vous voulez faire une réforme fiscale qui profite à tout le monde, ça va être impayable d’une certaine manière donc il va falloir cibler des groupes précis. Alors, quand on fait une réforme fiscale, le fait que ça coûte globalement si on baisse globalement la fiscalité et deuxièmement le fait que ça a un effet distributif, certains gagneront plus que d’autres et donc les modèles qui sont utilisés par l’équipe de Leuven permettent de calculer les gagnants et les perdants donc c’est clair qu’on voit que dans le cadre du programme du MR, les catégories de revenus les plus élevés ont un gain assez substantiel, on peut légitimement se poser la question : est-ce que c’est cette catégorie de revenus-là qui doit, en période de contrainte budgétaire, recevoir un cadeau fiscal ? On peut dire : si on veut encourager le travail dans les catégories de revenus faibles, chez les faiblement qualifiés, on peut peut-être alléger la fiscalité sur ce groupe-là. On peut aussi se poser la question : est-ce que ce n’est pas mieux d’alléger les cotisations à la sécurité sociale ?
BH : - Pour que l’employeur voie une plus grande différence en tout cas quand il engage. Mais donc selon vous, si vous deviez faire une réforme fiscale, vous la feriez comment ? En concentrant les efforts sur les plus bas revenus, ce serait votre choix ?
JH : - J’essayerais d’alléger, on l’a déjà fait quand même, la fiscalité sur les plus bas revenus, je ne ferais pas une formule uniforme, c’est impayable, mais j’essayerais aussi de travailler sur les cotisations à la sécurité sociale mais avec ce danger : quand on baisse les cotisations à la sécurité sociale, on peut renégocier à la hausse les salaires et les perspectives d’emploi ne sont en rien améliorées, c’est un peu ce qui s’est passée chez nous les années passées et donc très peu de retour en termes d’emploi or c’est l’objectif et donc c’est bien là qu’il faudrait en quelque sorte conditionner aussi ces réformes à des garanties d’emploi notamment.
BH : - Itinera a fait une proposition en matière de fiscalité dans ses études avant les élections et propose de diminuer l’impôt sur le revenu, d’ailleurs de diminuer toutes les tranches, y compris les plus élevées, mais d’augmenter la TVA de 2%, ça personne ne le propose, c’est le tabou l’augmentation de la TVA ?
JH : - C’est le tabou chez tous les partis, c’est un peu surprenant parce quand on regarde là par contre les études internationales qui essaient de montrer quelles sont les bases fiscales qu’il faudrait utiliser et qui sont les plus favorables à la croissance de l’activité économique et à l’emploi, eh bien on trouve très souvent cette base-là, donc c’est la consommation, mais évidemment on sait en même temps que la consommation ça a un côté régressif et donc là il s’agit de travailler sur les différents taux de TVA donc on a certains taux. Je peux vous prendre des exemples, vous savez que le taux de TVA pour un quad c’est 6%. On peut se poser la question : est-ce que c’est logique ? On a des taux de TVA dans la restauration, un restaurant gastronomique c’est du 12% : est-ce que c’est véritablement quelque chose qui est logique ? Donc on peut travailler sur les taux et les différents produits qui sont dans les différentes catégories de taux mais ce qu’on sait avec la TVA c’est qu’en Belgique on a un gros problème de contrôle de la fraude fiscale donc il y a des gens qui ne paient pas l’impôt qui est dû. Mais les gens qui ne paient pas leur impôt sur les personnes physiques ou ne le paient qu’en partie, vont dépenser cet argent sous forme de consommation et donc vont d’une certaine manière payer la TVA.
BH : - Donc augmenter la TVA c’est aussi une manière de lutter contre la fraude ?
JH : - En tout cas, ce que je veux dire, c’est que c’est un moyen efficace de récupérer de l’argent qui a été fraudé sur l’impôt des personnes physiques, c’est un moyen aussi de taxer tous les fonctionnaires européens qui viennent consommer dans l’Horeca sur Bruxelles, les fonctionnaires de l’OTAN aussi, tous ces gens-là qui échappent à notre système de cotisations à la sécurité sociale, qui échappent à notre impôt sur les personnes physiques, c’est une espèce de retour via la TVA, la TVA c’est aussi une taxe sur les importations.
BH : - Sauf qu’on dit souvent que c’est l’impôt le plus inégalitaire, celui qui a déjà un petit revenu, si on fait une réforme fiscale, ça ne va pas lui rapporter grand-chose mais par contre la hausse de la TVA, il va y perdre, est-ce que ce n’est pas une manière d’augmenter les inégalités ce que vous proposez ?
JH : - Non, pas du tout, parce que vous pouvez avoir une TVA qui tient compte justement des petits revenus, vous pouvez avoir des mécanismes de compensation pour les petits revenus, rien n’empêche d’avoir une réforme fiscale qui par exemple augmente les transferts, on a fait ça, pour les petites pensions, on a relevé les minima sociaux donc ce n’est pas du tout incompatible, c’est ciblé sur les petits revenus donc ça ne coûte pas trop cher mais je veux dire, ça ne doit pas être l’argument pour empêcher de faire glisser une partie de la fiscalité du travail qui est en train de détruire les emplois notamment des petits revenus et des gens peu qualifiés qui sont un peu mis hors du marché du travail du fait d’un coût du travail trop élevé et donc d’alléger cette fiscalité sur ce groupe cible-là pour permettre en fait le retour à l’emploi pour ces gens-là.
BH : - Le point le plus important concernant les entreprises, MR, cdH et Ecolo sont d’accord de baisser, c’est ce qu’ils disent dans leurs programmes, l’impôt sur les entreprises qui est à 33% mais de diminuer les déductions fiscales nombreuses mais surtout les intérêts notionnels, ce principe-là, de diminuer le taux général mais de faire moins, à côté, de déductions fiscales, c’est un principe intéressant ?
JH : - L’idée, c’est qu’on a un taux nominal qui ne correspond pas au taux effectif. Le taux nominal il est autour de 33%, le taux effectif est plutôt autour de 25, 26%, ça dépend à nouveau selon les calculs. Et donc, une des raisons c’est une série de déductions, il y a notamment la déduction pour intérêts notionnels qui est un peu une spécificité belge donc on estime le coût de ces déductions à 6 milliards mais c’est un coût brut parce qu’on ne tient pas compte du fait qu’une fois qu’on va supprimer les intérêts notionnels, il y aura un effet retour, il faut le mesurer. Il pourrait même y avoir cet effet retour avant même qu’on ait officiellement éliminé les intérêts notionnels par anticipation donc il faut être très prudent à ce sujet-là donc il faut trouver un moyen d’éviter en quelque sorte que tous les centres de décision et les holdings financiers…

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_jean-hindriks-est-l-invite-du-7-9?id=8236671&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 03/04/2014

Au sujet des noms de familles, Alex disait "En tout cas, la bonne nouvelle c'est que si on peut perdre autant de temps sur des sujets comme celui-là, c'est que le pays va extrêmement bien! Allez demander au parlement Ukrainien, si les enfants pourront bientôt s'appeler Timotchenko-Ianoukovitch ou l'inverse."

http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-d-alex-vizorek?id=1908183

Écrit par : L'enfoiré | 03/04/2014

Un grand débat économique entre deux ténors de partis: Bart De Wever et Paul Magnette
Préparez vos mouchoirs et vos fléchettes

http://www.lecho.be/dossier/debat

Écrit par : L'enfoiré | 03/04/2014

Le PTB-Go! veut lever 8 milliards d’euros en taxant les millionnaires

Le PTB-Go! veut mettre en place un cadastre des fortunes, pour avoir une idée de ce que chacun possède vraiment. Le parti veut ensuite appliquer une nouvelle taxe, baptisée «taxe des millionnaires». Sur les fortunes de plus d’un million d’euros serait prélevée une taxe de 1%, de 2% sur les fortunes de plus de 2 millions et de 3% sur les fortunes de plus de trois millions.
Le service d’étude du parti estime le montant récolté avec cette taxe à huit milliards d’euros. Trois milliards d’euros iraient à la création d’emplois dans les services publics et dans le non-marchand, les entreprises publiques de la construction et les entreprises publiques de l’énergie. Trois autres milliards iraient à la prise en charge du vieillissement (pensions et prépensions). Le reste irait à des emplois supplémentaires dans l’enseignement, à la construction de nouvelles écoles et à la recherche scientifique publique.
La fin des niches fiscales pour les multinationales devrait permettre de récolter six milliards supplémentaires, selon le PTB. Le parti supprimerait les intérêts notionnels et l’exemption pour les plus-values sur les actions. Les banques devraient également payer une taxe bancaire spéciale de 33,99% sur leurs bénéfices. L’argent économisé permettrait d’augmenter les revenus de remplacement et de démanteler la dette publique. Certains économistes redoutent que ce type d'impôt fasse fuir les plus grosses fortunes vers l'étranger.

http://www.lesoir.be/512147/article/actualite/belgique/elections-2014/2014-04-03/ptb-go-veut-lever-8-milliards-d-euros-en-taxant-millionnaires

Il suffit de voir ce qui s'est passé en France...

Écrit par : L'enfoiré | 03/04/2014

Je croyais qu'il y avait des différences entre la Belgique et la France.
Et bien non.
La preuve:
https://www.youtube.com/watch?v=jGoPP55INTY#t=449

Vous remplacez les Rois et les Reines en Belgique par les présidents en France.
Si vous n'avez pas le souvenir http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/02/1199802260.269.jpg
Nous ne sommes pas insurrectionnel... Pas encore.
La guéguerre des Maisons royaleshttp://www.lesoir.be/512638/article/actualite/belgique/2014-04-04/gueguerre-des-maisons-royales

Écrit par : AlainSapanhine | 04/04/2014

La France serait-elle un pays communiste?

Un lecteur (qui se reconnaîtra et que je remercie) m’a aimablement pointé cette intéressante vidéo tout droit sortie des archives de l’INA. Elle nous projette 33 ans en arrière, en 1981, alors que la campagne électorale — pour ce qui allait déboucher sur les « années Mitterrand » — touche à sa fin. On y découvre, pendant 18 minutes montées avec cette candeur que plus aucun communicant n’oserait, les bonnes recettes d’un certain Georges Marchais, figure emblématique d’un Parti Communiste qui ne retrouvera jamais sa superbe ensuite, pour créer de l’emploi, redresser le pays, faire repartir la croissance et ouvrir grand le robinet à bisous.
Passionnant retour dans le passé où l’on découvre que les communistes de 1981 préconisaient des nationalisations, le passage au 35 heures par semaine (fait), envisageaient l’impôt sur le revenu à 75% (tenté) et sur la fortune (fait), la retraite à 60 ans (fait), la prise en compte de la pénibilité (fait), la hausse du SMIC (fait, de façon continue, depuis 33 ans), une bonne décentralisation des familles (faite), l’augmentation des allocations familiales et autres redistributions sociales pour les nécessiteux divers et variés (fait, big time, plusieurs fois), le relèvement des retraites (fait), et un combat acharné contre les stages, les vacataires et les agences d’intérim (régulièrement tenté et partiellement bouclé).
En trente-trois années, la France a, de gouvernements en gouvernements, fini par appliquer à peu près tous les points du programme du parti communiste de 1981.
Mais rassurez-vous : la France est un paradis ultra-néo-libéral, et avec Valls, on va passer la démultipliée, bien sûr.
Ce pays est foutu.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-france-serait-elle-un-pays-communiste&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

(NDLR : Ce billet a été publié sur le blog "Hashtable" d'H16 sous le titre: "Il y a 33 ans, déjà …")

Écrit par : L'enfoiré | 04/04/2014

C'est un scandale... :-)

Écrit par : L'enfoiré | 04/04/2014

L'Amérique et la Chine en Europe....

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Kiosque/Episodes/p-27844-La-Chine-et-l-Europe.htm

Écrit par : L'enfoiré | 04/04/2014

Edito du Vif: Le grand marché de l'électeur (Thierry Fiorilli)
Quel parti a pour slogan "Une vie meilleure pour tous au quotidien"?
Lequel a choisi "Vivre ensemble"... "Vivre ensemble"? ... Et "Agir aisément", c'est celui de qui?
Ikea, Bel-RTL et les Alcooliques anonymes". Si vous pensiez au CDH, au PS, au PP, vous n'aviez pas tort.Ils auraient pu le choisir.
Benoit Lutgen annonce "Vivre mieux, c'est possible" et Paul Magnette "Plus forts ensemble" et Modrikamen prédit "Le retour du bon sens" et "L'avenir, ça se travaille" du MR et "Votez avec votre temps" d'Ecolo et "Vrais et sincères" du FDF et "Notre avenir est social" du PTB...
Il ne s'agit pas de catalogue commercial mais d'élection.
Des formules censées incarner l'ADN, les valeurs et les projets des principaux partis en lice pour le triple scrutin du 25 mai.
L'historien Christian Delporte les définissaient comme "des mots qui n'engagent pas. Des mots-valises, des mots banals, insignifiant à force de ne vouloir choquer personne.
Une préoccupation de ne plus cliver.
L'affiche propagande est passée à celle de la publicité, pour émousser tout ce qui pouvait diviser l'électorat.
"Le bon sens" voudrait-il dire que les choses ne sont pas compliquées?
Non, elles sont extrêmement compliquées.
"Le vrai slogan politique" serait celui qui rejette le consensus d'après Delporte.
Mais les idées, l'audace les visions sociétales sont à inventer, tout comme devrait muer une grande partie de l'électorat.

Écrit par : L'enfoiré | 06/04/2014

Le parlement espagnol rejette la demande de tenue d'un référendum sur l'indépendance de la Catalogne

Après des débats qui ont duré sept heures, le parlement espagnol a rejeté avec une écrasante majorité de 299 voix contre 47, la demande de tenue d'un référendum sur l'indépendance catalane.
Les nationalistes de la région espagnole de la Catalogne, qui ont toujours l’intention d’organiser un référendum le 9 novembre prochain, avaient été à l'origine de cette demande. Les deux partis les plus importants, le PSOE socialiste et le Parti populaire du Premier ministre Mariano Rajoy, ont voté contre. « Je ne conçois pas une Espagne sans la Catalogne ni une Catalogne hors de l'Espagne et de l'Europe », a déclaré le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy.
Les Catalans ont déjà annoncé qu’ils ne renonceraient pas à leur projet de consultation et qu’ils étudieraient d'autres « cadres légaux » pour organiser le référendum.
La Catalogne demande depuis un certain temps sur un référendum sur l'indépendance sur le modèle écossais, mais elle ne dispose pas de la richesse pétrolière de l'Ecosse. La richesse de cette dernière en or noir est en effet l’un des facteurs qui lui assurent la faisabilité de sa sécession avec la Grande-Bretagne. A la fin 2013, un groupe de travail d'experts avait publié un rapport sur a viabilité d’un Etat catalan, commandé par le président catalan Artur Mas. Il avait conclu qu'une telle Catalogne indépendante aurait en particulier ... besoin de l'Espagne:
« L'euphorie de l'indépendance ne doit pas nous faire oublier que le nouvel Etat ​​de la Catalogne ne disposerait que de possibilités limitées »
Les consultants ont recommandé la mise en place immédiate d'un Consejo Ibérico, sorte de traité de coopération entre l'Espagne, la Catalogne, le Portugal et Andorre. Ce conseil pourrait être comparé à une mini-UE, avec un parlement, dans lequel siégeraient des députés issus des quatre Etats, doté d’un conseil des ministres et d’un président permanent. Le Consejo Ibérico auait pour but de promouvoir la coopération autant que possible dans les domaines de l'environnement, de l'énergie, de la défense, de la culture, des sports, de l'agriculture, de l'industrie, de l'éducation, et de la santé, notamment.
Si la mise en place d'une telle structure s'avérait impossible, la seconde option proposée était de créer un «Consejo Catalano-Espanyol», basé sur le modèle du Benelux, avec une monnaie et une politique financière communes, qui se limiterait à la Catalogne et à l'Espagne, et qui interviendrait dans plusieurs domaines au moyen de commissions de travail permanentes.
En Septembre 2013, le vice-président de la Commission européenne, l'Espagnol Joaquin Almunia, avait estimé que si la Catalogne devenait indépendante, elle devrait quitter l'UE.
Cependant, plusieurs sondages indiquent que près d’un Catalan sur 2 est favorable à l'indépendance.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=le-parlement-espagnol-rejette-la-demande-de-tenue-dun-referendum-sur-lindpendance-de-la-catalogne&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 09/04/2014

Entre rêve et réalité, il reste une grande distance à parcourir.

Écrit par : L'enfoiré | 09/04/2014

LA COMMUNICATION POLITIQUE A-T-ELLE TUÉ LA POLITIQUE ?

http://www.france2.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais/diffusions/11-04-2014_229851

Écrit par : L'enfoiré | 13/04/2014

A associer à:
L'égo de la communication ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2011/08/03/l-ego-de-la-communication.html )
et
Communication cherche contenu ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2010/12/17/communication-cherche-contenu.html )

Écrit par : L'enfoiré | 13/04/2014

Dernière salve d'honneur de la NVA
Facebook & Co dans le colimateur

http://www.lesoir.be/523341/article/actualite/belgique/elections-2014/2014-04-17/n-va-prepare-un-bombardement-sur-reseaux-sociaux

Écrit par : L'enfoiré | 17/04/2014

Après le duel PS-NVA, c'est parti pour les autres duels entre personnalités politiques commencent.

Accords sur les articles de la Constitution à réviser: priorités en Belgique: le socio-économique et l’application de la sixième réforme de l’Etat.
Le grand déballage peut commencer. Les programmes et les hommes qui iront de pair?
Le Votomaton est en route.
Le crash test, une nouveauté, pour déterminer jusqu'où aller trop loin

http://www.rtbf.be/info/elections2014

Ouvrons une rubrique politique revue et corrigée avec l'humour en plus:

1. MR contre CDH: http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-de-thomas-gunzig-22-04-14?id=1919979
2. PS contre FDF: http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-de-thomas-gunzig-23-04-14?id=1920317
3. MR contre Ecolo:
http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-d-alex-vizorek-24-04-14?id=1920650
4. CDH contre FDF
http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-de-laurence-bibot-25-04-14?id=1920952
5. MR contre FDF
http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-de-thomas-gunzig-29-04-14?id=1921942
6. CDH contre Ecolo
http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-de-thomas-gunzig-29-04-14?id=1921942
7. Ecolo contre FDF
http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-d-alex-vizorek-2-5-14?id=1922811
8. PS contre MR
http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-de-thomas-gunzig-06-05-14?id=1923813

Écrit par : L'enfoiré | 06/05/2014

La NVA a prévenu. La veille du scrutin, elle va bombarder le net "Pour le PS ou pour la NVA" comme s'il n'y avait pas d'autres alternatives que de choisir le parti de la NVA ou de se voir accepter le confédéralisme.

L'avis de Marcel Sel
http://blog.marcelsel.com/2014/05/22/bart-de-wever-dernier-premier-ou-premier-dernier/

Écrit par : L'enfoiré | 22/05/2014

Les élections ont eu lieu.
Voici, une manière humoristique de Bert Kruysman pour les présenter

http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-de-bert-kruismans-26-05-14?id=1929751


Et celle des officiels:
http://www.rtbf.be/video/detail_speciale-matin-premiere-l-onkelinx-o-deleuze-ch-michel-o-maingain-a-de-croo-26-05-14?id=1929758

Bart dit : "Vicit vim virtus"

Écrit par : L'enfoiré | 26/05/2014

Le vote électronique est le grand perdant du scrutin du 25 mai à Bruxelles

http://www.lalibre.be/actu/belgique/le-vote-electronique-grand-perdant-du-scrutin-5382dd453570102383d16001

J'en parlais dans cette note. Nous ne sommes plus à l'heure des PC (surtout quand il faut les rejoindre pour voter), mais des tablettes, des portables.
Le poisson d'avril qui existait dans ce billet, voter par SMS n'en est pas vraiment un.
Les télécommunications permettent de faire les choses à distance.
Il n'y a que la sécurité qui doit être renforcée comme il était dit dans l'article "Soyons concret avec le discret" ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2014/04/15/cyberguerre-commencee-5347825.html )

Écrit par : L'enfoiré | 26/05/2014

Les 6 choses que vous devez retenir à propos des élections du 25 mai 2014

1. Bart De Wever de la N-VA, est le grand gagnant des élections en Flandre, raflant environ un vote sur trois. C’est donc ce parti qui devrait engager les négociations, mais une tripartite classique reste possible tant au niveau fédéral qu’en Flandre et en Wallonie, dans la mesure où les 3 familles politiques classiques ont bien résisté.
Sur la base de la quasi-totalité des dépouillements, la composition du Parlement fédéral pourrait être la suivante :
N-VA : 34 sièges
PS : 24 sièges
MR : 20 sièges
CD&V : 18 sièges
Open Vld : 14 sièges
sp.a : 12 sièges
cdH : 8 sièges
Ecolo : 6 sièges
Groen : 6 sièges
Vlaams Belang : 3 sièges
PTB : 2 sièges
FDF : 2 sièges
Parti Populaire : 1 siège

2. En Wallonie, le PS du Premier ministre Di Rupo a perdu 1,95% de ses suffrages, mais il reste le plus grand parti avec 30,82%. Le MR de Didier Reynders remporte 26,98% des voix, soit une augmentation de 3,57% par rapport à 2010. Le parti d’extrême gauche PTB est apparu comme la surprise de la journée avec 5,48% des voix, et il fait ainsi son entrée au Parlement wallon. De l’autre côté, Ecolo est le grand perdant.

3. C'est la N-VA qui remporte les élections européennes pour la Belgique, avec 4 sièges de députés européens (3 de plus qu’auparavant). Le PS et l’Open Vld se sont maintenus, et ils occuperont chacun 3 strapontins au Parlement européen, tandis que le MR a gagné un siège, ce qui lui permettra lui aussi d’occuper 3 sièges.

4. Avec près de 500.000 voix en Belgique, la tête de liste de l’Open Vld, Guy Verhofstadt, est le candidat le plus populaire pour la présidence de la Commission en Belgique. En Wallonie, c’est Louis Michel qui l’emporte, avec près de 114.000 voix.

5. Les démocrates-chrétiens restent le groupe le plus important au Parlement européen, et selon des projections, ils devraient obtenir 212 sièges au Parlement européen. Leur candidat, Jean-Claude Juncker a déjà réclamé la présidence de la Commission européenne. Les Socialistes arrivent second, avec 185 sièges, et les Libéraux obtiendraient 71 sièges. Les écologistes auraient 55 sièges, et la gauche radicale gagnerait 10 sièges, avec 45 sièges au total.

6. Selon les derniers calculs, 17% des sièges au Parlement européen, soit environ 140 sièges, seront attribués à des députés de partis eurosceptiques. En France, l’un des deux grands pays fondateurs de l’UE, le Front National de Marine Le Pen a remporté les élections en obtenant un score historique de 25%. Un député français sur 3 du Parlement Européen sera donc issu des rangs de ce parti d’extrême droite. Le PS français au pouvoir est en pleine débâcle, avec moins de 14% des suffrages. Au Royaume-Uni, l'Ukip de Nigel Farage obtient aussi un résultat historique avec plus de 25% des voix. En Autriche, le Parti de la liberté d’extrême droite a raflé 20,7% des voix. En Grèce, cependant, le parti néo-nazi Aube dorée a recueilli 10% des voix mais le parti d’extrême gauche Syriza d'Alexis Tsipras dépasse le Parti de Nouvelle démocratie du Premier ministre Samaras, avec 26,4% des votes. Au Danemark, le parti anti-européen Danske Folkeparti est aussi le gagnant de ces élections, avec 27% des suffrages.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=les-6-choses-que-vous-devez-retenir-a-propos-des-elections-du-25-mai-2014&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 26/05/2014

Puis il y a l'après-élection. Une période où tout le monde est content ou du moins fait semblant de l'être

http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-de-thomas-gunzig-27-05-14?id=1930097

Écrit par : L'enfoiré | 27/05/2014

Le calme est revenu comme disait Bert Kruysman

http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-retour-a-la-norme-dans-les-studios-de-la-premiere-02-06-14?id=1931963

Écrit par : L'enfoiré | 02/06/2014

Pourquoi les francophones ne croient pas Bart De Wever

1. L’objectif final de la N-VA. Le point 1 des statuts reste l’hypothèque majeure. Aucun parti francophone ne veut la fin de la Belgique. Or, même si la N-VA s’engageait à ne réclamer aucune réforme de l’Etat dans les 5 ans à venir, elle est claire sur la visée ultime : « la fin de la Belgique en 2030 dans le cadre d’une Europe forte », avait répondu De Wever sur RTL/VTM. Au MR comme au CDH, on craint donc qu’une fois au gouvernement, la N-VA s’empare de fonctions clés du dispositif fédéral (finances, budget, justice) pour en démontrer l’impossible efficacité, toute solution passant par un démantèlement. Séparer le pays « à l’insu du plein gré » des partis francophones du gouvernement De Wever : aucun homme politique du sud du pays ne voudra laisser cette trace de « cocu magnifique » dans l’histoire de l’ex-pays, de son parti ou sur sa propre pierre tombale.

2. Le serpent Ka. Croire la parole de Bart De Wever ? C’est un autre souci. La vidéo des derniers jours de campagne – le « message aux francophones » – n’a paradoxalement pas aidé car elle a suscité, comme l’a écrit le politologue Pascal Delwit, le souvenir du « Aie confiance. Crois en moi » utilisé par le serpent Ka dans « Le livre de la Jungle » pour mieux hypnotiser Mowgli et le manger tout cru. Certains ont mis face à face les propos tenus par le leader de la N-VA lors du fameux duel sur RTL avec ceux de la fameuse vidéo, pour démontrer la schizophrénie à laquelle leur dualisme invitait le spectateur francophone. Alors, aller dans un gouvernement dans une telle incertitude… D’autant que cela pour le reste, il s’agirait de faire l’amour sans préliminaires. Les contacts préalables entre la N-VA et ses potentiels alliés francophones, qui auraient pu rassurer, ont été quasi inexistants. Et ceux qui existaient au MR, ont été entretenus avec le mauvais cheval : ce n’est pas Didier Reynders qui a la main cette fois, mais Charles Michel qui a fait du refus de gouverner avec la N-VA, sa profession de foi.

3. Le soldat Lutgen. Il n’est pas de Bastogne pour rien. L’homme est têtu, a surenchéri sur les accusations de « racisme » anti-wallon prononcées par Francis Delperée à l’encontre de la N-VA, et s’est fait une popularité sur son côté « je dis ce que je pense et je m’y tiens ». Et comme son parti a un programme davantage « PS » que « N-VA compatible » sur le plan socio-économique, il n’est à ce stade pas le meilleur compagnon d’échappée potentielle des libéraux.

Ajoutons à ce tableau, la rage rouge : à peine MR et CDH auront-ils décidé de mettre un pied dans ce gouvernement « N-VA » qu’ils vont se faire agonir par le camp socialiste. Qui les traitera de « traîtres » à la cause belge, à leurs propres promesses et leur feront vivre l’enfer, avec la complicité des syndicats. Enfin, contrairement à ce qui se passe en Flandre, les libéraux francophones ne sont pas mis sous une pression forte des milieux patronaux pour lâcher le PS à tout prix. Pas de Vinck du sud, de Torfs wallon, ou de Voka local qui puisse culpabiliser médiatiquement et subliminalement les dirigeants du MR pour avoir failli à leur mission libérale en refusant cette rare possibilité de la jouer centre droit.

http://www.lesoir.be/563946/article/debats/chroniques/2014-06-05/pourquoi-francophones-ne-croient-pas-bart-wever

Écrit par : L'enfoiré | 05/06/2014

LA Belgique devient confédérale. Et alors?

A y regarder de près, la Belgique ressemble depuis deux jours à cet Etat confédéral qui faisait si peur il y a quelques mois à peine.
Quand on observe l’animal, il est vrai que les ressemblances sont fortes.
Une confédération, c’est une association d’Etats indépendants, qui mettent en commun quelques matières, généralement limitées, gérées par un gouvernement central. Ces Etats sont libres de former leurs propres gouvernements comme bon leur semble.
En choisissant de s’allier au CDH en Wallonie et en ajoutant le FDF à cet attelage à Bruxelles, le PS a effectivement pris le cap confédéral. D’abord, les majorités des deux Etats « confédérés », Bruxelles et la Wallonie, ne sont pas les mêmes. Et la Flandre s’apprête à opter pour d’autres couleurs encore. Ensuite, le PS a agi en Région de manière totalement indépendante de ce qui se passe au fédéral.
C’est une surprise pour trois raisons. D’abord parce que le PS a fait toute sa campagne autour de la « recette belge » et a multiplié les propos et initiatives allant dans le sens d’une Belgique unie, loin du séparatisme et assez loin du confédéralisme.
Ensuite parce qu’en campagne, Paul Magnette indiquait que celui qui formerait ses majorités régionales avant le fédéral ferait un cadeau aux séparatistes. Enfin parce que les partis flamands, eux, faisaient mine d’attendre le fédéral. Le monde à l’envers.
Alors, confédérale la Belgique ? Un peu plus qu’hier, oui. Et alors ? Qu’importent les mots : ce qui compte à présent, c’est de démontrer que ce modèle fonctionne. Et rien n’indique à ce stade qu’il est impossible de former un gouvernement fédéral. Et rien n’indique que Bart De Wever n’en a pas l’intention.
Ne soyons pas angélique : le rêve que l’on prête à Bart De Wever n’est pas tant d’instaurer le confédéralisme que de démontrer que celui-ci ne fonctionne pas.
Il reste à présent à espérer que les partis pressentis pour le fédéral feront tout pour oublier les tensions réciproques, attisées ces derniers jours, pour se diriger vers la constitution rapide d’un gouvernement fédéral. Ou confédéral. Qu’importe. Les Belges confrontés aux problèmes sociaux et économiques se soucient bien peu des concepts juridiques. Ils veulent la stabilité.

http://www.lesoir.be/565741/article/debats/editos/2014-06-07/belgique-devient-confederale-et-alors

Écrit par : L'enfoiré | 09/06/2014

http://www.lesoir.be/606002/article/actualite/belgique/elections-2014/2014-07-22/kris-peeters-et-charles-michel-nommes-formateurs

On se trouve à des années lumières, maintenant que les 3 gouvernements régionaux sont en place et que deux formateurs ont été nommés au niveau fédéral.
A part le Moonwalk, bien sûr.

Deux formateurs, deux premiers ministres?
Ce serait une première....
Le confédéralisme intégré dans le fédéralisme.
Que ceux qui ont eu un pronostic identique, lève le doigt

Écrit par : L'enfoiré | 22/07/2014

L’après-élections : les incohérences

La partie d’échecs que se livrent les partis politiques depuis les élections pose quelques questions.

1. Un seul parti francophone au fédéral
Le MR est le seul parti francophone qui sera représenté au fédéral. « Les francophones sont déjà minoritaires en Belgique et voilà maintenant qu’on nous propose un éventuel gouvernement où ils ne représentent même pas un tiers des francophones. C’est quelque chose de très grave vis-à-vis de la cause francophone », a constaté la socialiste Laurette Onkelinx
Pas de problème, rassure Charles Michel : « Mon ambition, c’est de défendre avec ténacité les intérêts des francophones».
Il s’agit toutefois d’une formule inédite. C’est la première fois qu’il y aura une telle disproportion côté francophone. Explications.
« Ce n’est pas la première fois qu’il y a un seul parti francophone. Après la guerre, on a eu un gouvernement monocolore entre 1950 et 1954, qui était social-chrétien - le PSC avec le CVP - mais c’est en tout cas la première fois depuis qu’il y a une telle disproportion depuis qu’on a les rôles linguistiques entre la majorité du côté nordique et entre la majorité du côté francophone », commente le politologue Pascal Delwit.
« La coalition kamikaze va rassembler deux tiers des députés néerlandophones alors que du côté francophone on n’est qu’à un tiers. C’est une formule assez inédite. »

2. « Jamais avec la N-VA »
Le MR a fait le choix d’être au fédéral avec la N-VA de Bart De Wever alors que Charles Michel avait assuré avant les élections qu’il ne « négocierait jamais avec la N-VA ».
La donne a changé s’est justifié, le président du MR. Les élections ont conforté la position de la N-VA. Le CD&V a aussi clairement signifié qu’une coalition n’était pas possible sans la N-VA. La N-Va a décidé de mettre de côté l’institutionnel.
« Il faut trouver des coalitions, des formations qui ont envie de se mettre d’accord sur des priorités, ce qu’a fait la N-VA », explique Charles Michel.

3. Les promesses non tenues
Paul Magnette (PS) et Maxime Prévot (CDH) avaient tous les deux promis de s’occuper de leur ville. L’un, Charleroi. L’autre, Namur. Mais ce n’est pas le cas en raison de leurs nouvelles responsabilités. Paul Magnette va cumuler mayorat et présidence de la Région wallonne tandis que Maxime Prévot sera ministre de la Région wallonne et bourgmestre.
« Ce sont des choix et des déclarations déconcertantes pour le citoyen. Il faut rappeller tant à Maxime Prévot que Paul Magnette qu’ils doivent faire attention à leurs déclarations car on pourrait être pas loin d’un conflit d’intérêts. La fonction de bourgmestre et de ministre sont deux fonctions différentes. Un ministre n’a pas à défendre prioritairement sa ville si non il est dans un conflit d’intérêts », commente le politologue Pascal Delwit.
« Je crois qu’il faudrait une marque symbolique du fait qu’il y ait un décumul et qu’on nomme non pas un échevin délégué à la fonction mayorale mais véritablement un bourgmestre faisant fonction », commente le politologue.

4. Fédéral et entités : pas les mêmes majorités
La discussion sera plus difficile entre le fédéral et les entités fédérées. Pourquoi ? « Car il y aura une discussion entre le fédéral, les entitées fédérées et les pouvoirs communaux. Cette discussion va mettre côté francophone pour la première fois de l’histoire, un état fédéral où aucun des partis membres de la majorité au niveau de la région wallonne et de la Fédération Wallonie-Bruxelle n’est présent au niveau du fédéral. Ce sera plus dur d’aboutir à un compromois, c’est évident », souligne Pascal Delwit.

5. Région et Fédération : treize ministres dont trois femmes
On est loin de la parité. Une seule femme, Eliane Tillieux, sera ministre à la Région wallonne aux côtés de sept autres ministres masculins.
À la Région bruxelloise, Joëlle Milquet et Isabelle Simonis seront les deux seules femmes ministres accompagnées de cinq messieurs.

6. Région et Fédération Wallonie-Bruxelles : deux ministres présidents
« C’est en discordance par rapport avec ce qui avait été annoncé il y a quelques années », explique le politologue Pascal Delwit. « Deux ministres, ce n’est pas nécessaire. (...) On va dans des voies qui sont moins intégrées que ce qui était imaginé, il y a quelques années ».

http://www.lesoir.be/606471/article/actualite/belgique/elections-2014/2014-07-23/l-apres-elections-incoherences

Écrit par : L'enfoiré | 23/07/2014

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