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15/10/2012

Tijl Uilenspiegel et Brabo ne sont pas morts

Nous venons de terminer des élections communales en Belgique. A écouter les chefs de partis francophones, tous ont gagné en sièges. On arriverait à dépasser les 100% de la population à écouter les pourcentages de réussite de chacun.

Les médi0.jpgas disent "Bart De Wever est bourgmestre d'Anvers avec 37% et il se croit empereur". Il parle déjà de l'étape suivante de confédérer la Belgique, son but de séparatisme ultime, lors des élections fédérales de 2014.

"Le succès n'explique rien, mais justifie tout. Je suis contre la pensée molle. On peut être un écrivain maudit, mais pas un acteur maudit." dit successivement, Fabrice Luccini.

Or, un homme politique est un acteur par essence et par obligation.


De Anvers, ou plutôt de Antwerpen, j'en avais déjà parlé dans une histoire de main coupée

0.jpgJe rappelais, alors, l'histoire de Silvius Brabo qui trancha la main du géant Druon Antigone qui exigeait un droit de passage sur l'Escaut. Cela en représailles aux sévices qu'Antigone faisait subir aux mauvais payeurs. 

Une autre histoire de David contre Goliath.

Avant les élections, le Vif-L'Express publiait une vision théorique de ce qu'est un électeur, de ce qu'il le fait pencher pour un homme politique plutôt qu'un autre.

Le politicien doit parler à votre coeur et pas à votre psyché. L'émotion est cruciale. Il doit être plus séducteur que convainquant. Le cerveau émotionnel ne calcule pas.

Facebook recherche les amitiés. L'esprit latin les plébiscite.

La culture flamand, c'est plutôt chez Hugo Claus qu'il faut la comprendre. Son "Chagrin des Belges" explique la différence d'approche. La rudesse assez germanique s'y retrouvera. Juger un Flamand avec un esprit Wallon, c'est comme parler de "french fries" sans ajouter les ingrédients qui vont avec. 

Vivement quelques pickles, un peu de mayonnaise, de moutarde pour compléter le cornet de frites.

Un autre article du même Vif-Express expliquait "Comment mettre la Flandre à ses pieds?" en allant dans l'autre sens.

Atypique, Bart De Wever l'est pour le moins.

Contraire à la théorie qui se trouvait dans le dossier ci-dessus.0.jpg

  • La provocation par les images fortes
  • la pipolisation (hyper personnalisé) 
  • la victimisation d'être repoussé dans les cordes de l'opposition par tous les autres. 
  • le syndrome de l'Arlésienne (faire parler de lui comme une référence insurmontable). 
  • être bon orateur en communication qui utilise des petites phrases assassines que personne n'ira vérifier comme le latiniste qui dit à qui veut l'entendre sans le comprendre "Nil volentibus arduum".  
  • rejeter les débats quand il n'est pas sûr d'être gagnant.
  • Se faire maigrir de 60 kilos en 9 mois, juste le temps d'enfanter un autre homme, qui donnera une marque de ténacité, de volontarisme. 
  • se payer une nouvelle garde-robe avec une cravate en prime. 
  • être calculateur
  • avoir le sens de l'histoire. BDW est historien de formation. 

0.jpgPourtant il n'est pas sympathique, pas sociable, pas jovial et pas séduisant, (ou ne fait aucun effort pour l'être), si ce n'est entre amis flamands et après les élections. 

Pourtant, on ne dit plus Bart de Wever, on ne donne plus que les initiales BDW et tout le monde sait de qui il s'agit. Si pas l'amour, plutôt la haîne que l'indifférence.

La théorie est dépassée par la réalité de la compétition. Nous nous trouvons en plein dans l'analogique, en perdition avec la réalité des chiffres que le comptable se doit de mettre en parallèle avec les budgets.

Comme je suis assez calculateur de par mon expérience en informatique, une solution trop évidente, c'est louche et je dirais "méfiance". Trop de médiatisation, trop programmé.

Il y a longtemps, j'écrivais "Au diable les partis". Un homme politique se doit de mentir pour convaincre. A jouer à pas vu, pas pris. Il se doit de vendre la même salade en y ajoutant la mayonnaise. Le Belge ajouterait à la salade, des frites avec des pickles et de la moutarde.

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Avant les élections, Kroll était refusé par "Le Standard".

S'il fallait remettre BDW à sa place, d'après lui, il imaginait des scénarii:

1er scénario: le faire re-grossir. S’il reprend spectaculairement du poids, ses électeurs se diront qu’il ne sait pas tenir ses engagements et ses résolutions, qu’il n’a pas la volonté qu’il prétend et s’en détourneront. Pour le faire re-grossir, il faut le faire re-manger. Alors c’est sadique mais il faut le tenter: lui envoyer tous les jours, dans des enveloppes à entête de tous les groupes nationalistes du monde pour être sûr qu’il les ouvre, des tablettes de chocolat, mettre dans sa boîte aux lettres tous les matins une gaufre chaude et fumante, lui glisser dans les poches des cervelas et des fricandelles, diffuser par la climatisation de son bureau des odeurs de frites andalouse et de choucroute, mettre de la gueuze et du coca dans sa machine à café, coller sur son pare-brise des rondelles de saucisson et des tranches de mortadelle... C’est sûr : il va craquer. L’ennui c’est qu’il reste 15 jours. Il faut qu’il reprenne trois kilos par jour ! (à faire pour la prochaine fois)

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2eme scénario: le faire tomber sur un scandale de moeurs. Je propose une invitation au Sofitel de Bruxelles. Le matin, on envoie pour faire le ménage une fausse femme de chambre, bien en chair, potelée, aux joues roses avec des cuisses comme des jambons, déguisée en Bavaroise avec une jupe de cuir à bretelles et des couettes. Elle iodelera en passant l'aspirateur, Bart sortira de la salle de bain, nu ... il ne résistera pas à la tentation, la gretchen courra le dénoncer et hop : il quitte la politique pour s‘occuper de sa défense

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3éme scénario: on prétend l‘aider. On se cotise ou on vend l’un ou l’autre joueur de foot en prenant une commission au passage et on engage ... Clint Eastwood ! Dans le Sportpaleis d’Anvers plein a craquer, Clint Eastwood monte sur scène pour soutenir la candidature de Bart De Wever. Il joue un numéro dans lequel il s’adresse à une chaise vide, sensée représenter Elio Di Rupo ou Patrick Janssens qu’il accuse de ne pas avoir tenu ses promesses, lui enjoint de partir et de laisser la place, mais il cherche ses mots, il perd le fil de son texte, il est ridicule, pathétique, la foule s’en va, c’est le flop total.

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4ème scénario: le plus compliqué mais le plus malin. On lui coupe l’herbe sous le pied. C’est à dire qu’on lui enlève toute raison de revendiquer ou promettre quelque chose. On commence par scinder BHV, c’est fait. On régionalise 100% des compétences de l’État, on scinde le pays en deux, on déclare la Flandre indépendante, on incorpore Bruxelles à la Flandre, la Wallonie accepte de rembourser sur 50 ans tous les transferts dont elle a bénéficié.... Je vois mal sur quoi Bart De Wever pourrait encore faire campagne.

Scénarii provocateurs?

0.jpgDes jeunes interviewés dans les rues d'Anvers, choisis "au hasard", disaient qu'ils n'ont pas voté pour BDW et que ceux qui l'avaient fait, n'avaient pas lu le programme du parti ou étaient seulement des aigris.

Après les élections communales, en 2014, retour aux urnes pour l'étage supérieur du fédéral. Aucune relation? Deux ans, c'est long.
Les francophones moins pessimistes que les Flamands? Ce serait nouveau et quelque part, un retournement de la situation.

0.jpgCyrano avait un problème: un nez immense.

La chirurgie esthétique n'existait pas. A-t-il aimé en parler tel qu'il était, ce nez? Non, il l'a "embaumé" avec emphase dans une tirade avec un opportunisme de bon aloi, un savoir-faire et une verve hors du commun. A la fin de l'envoi, il devait toucher. Il n'avait pas non plus de "point de non-retour".

La vérité n'est jamais bonne à entendre. Ne jamais brusquer ceux qui ont un nez rouge quand on a intérêt à entrer ou à rester dans leur jeu, surtout, si, en plus, c'est dans un cirque.

"De wever" veut dire "le tisserand" en flamand.

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Vous avez pu suivre ce tisserand dans tellement d'articles, dans une "Bombe à Haut Voltage"... 

J'aurais pu l'appeler Oliver Hardy transformé en Stan Laurel par le physique et le moral. Cela n'aurait pas correspondu.

Tijl Uylenspiegel, lui, c'était un maître. L'expression "ul'n spiegelveut dire « je t'emm... ».

L'Art de la guerre de Sun Tzu vous en boucherait un coin pour moins que ça.

Cela n'empêche aucunement de retrouver le sourire tout au long de la semaine d'après élections.

1.BDW a parlé d'un point de non-retour pour la Belgique

2. Il y avait l'effet papillon et bien en Belgique nous avons une expertise dans l'effet domino.

 

3. Le parti écolo, un parti comme les autres? 

Le 19 octobre, Thomas a été rejoint par un invité surprise podcast

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L'enfoiré,

 

Citations:

  •  « Jeu de main, jeu de vilain.  », Proverbe français

  • « La main à plume vaut la main à charrue. Quel siècle à mains ! », Arthur Rimbaud
  • « On ne ment jamais tant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. », Georges Clemenceau 
  • « Si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit  », Coluche


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29 octobre 2013: La NVA fait son show de Toussaint. Cinq milliards d'allègement fiscaux.

0.jpg1er février 2014: Weekend de colloque à la NVA pour se profiler comme le pivot de la prochaine coalition fédérale. 

Commentaires

Le raz-de-marée de la N-VA : après l'apéritif, le plat de résistance en 2014?

C’est fait : la N-Va vient de remporter ce dimanche les élections municipales à Anvers, avec 37,7% des voix, et 23 sièges sur 55. Le bourgmestre sortant, le socialiste Patrick Janssens, n’obtient que 28,6% des voix (17 sièges). Les partis suivants, Vlaams Belang, PVDA, Groen et Open VLD, ont emporté chacun moins de 10% des votes.
« C’est un dimanche jaune et noir », a proclamé son leader Bart de Wever, qui affirme qu’il s’agit d’un « tournant historique », et s’empresse de préciser ses intentions : « Les Flamands doivent pouvoir gérer la Flandre comme ils l’entendent ». Le parti nationaliste ne s’est pas contenté de son seul succès à Anvers, mais il a aussi remporté les élections dans de nombreuses autres communes de Flandres, confirmant la force de l’emprise politique de la N-VA. Le Vlaams Belang s’en trouve relativement marginalisé.
Pour Isabel Allende de De Tijd, ce triomphe sape la légitimité du gouvernement Di Rupo : « Personne ne peut démentir ce signal nationaliste assourdissant noir et jaune. De Wever a massivement profité du mécontentement flamand au détriment du Vlams Belang. L’opposition contre Di Rupo est encore plus unie. Cette victoire porte atteinte à la légitimité déjà fragile de Di Rupo en Flandre. (…) Le motif de cette victoire, c’est que la Flandre du centre droit s’est lassée de la gouvernance francophone de gauche ».
Dans De Standaard, Wouter Verschelden craint la montée en puissance sous-jacente de l’extrême droite: « Tout l’héritage laissé par le Vlaams Belang peut maintenant entrer en jeu. Un réservoir gigantesque d’électeurs de l’extrême droite conservatrice peut désormais avoir son mot à dire sur la politique. Désormais, il devient clair pourquoi tant de chefs d’entreprises ont accepté de se prononcer pour les élections et de donner presque publiquement leur soutien à De Wever : un virage à droite est dans l’air ».
Les résultats des élections communales mettent au jour la fracture entre les mondes politiques flamands et wallons, affirme Martine Maelschalck dans l’Echo. Elle estime que les Flamands viennent de s’exprimer sur un plan national, alors que les élections ont été plus bien plus locales en Wallonie et à Bruxelles, où les ténors ont renforcé leurs positions. Mais ce ne sont que des élections locales, rappelle-t-elle : « La seule chose que Bart De Wever devra admettre, c’est qu’il vient de gagner les élections communales. C’est déjà beaucoup, mais ce n’est rien d’autre. Il ne faut pas tout mélanger. Espérons que c’est le message que les autres partis, du nord comme du sud, sont prêts à lui envoyer, sans fléchir. Ils n’auront déjà pas trop de temps d’ici les méga-élections de 2014. Pour préparer le pays dont accouchera cette "mère de toutes les élections ».
Dans le Soir, Isabelle Delvaut partage son point de vue : « Appeler les partis francophones à partir de là pour préparer la confédération est un peu exagéré. Bart de Wever n’est devenu ni Premier ministre, ni formateur. Il est « juste » devenu le bourgmestre d’Anvers ».
Liesbeth Van Impe est un peu de leur avis, mais elle y voit une dimension de tremplin pour Bart De Wever : « Le meilleur débatteur de sa génération, le politicien le plus charismatique, le militant avec le plus de succès. Seulement, désormais, de Wever peut montrer qu'il y a aussi un maire en lui. C'est son premier mandat exécutif, dans la plus grande ville de Flandre. Et il devra aussi le combiner avec la présidence du plus grand parti de Flandre, et la préparation des élections cruciales de 2014. Il ne pourra pas utiliser l’excuse de cette charge extrêmement difficile qu'il s'est attribué à lui-même. Anvers a droit à un maire qui s’occupera effectivement d’elle sur les six prochaines années. De Wever peut montrer qu'il peut le faire et qu'Anvers est plus qu'un large tremplin ».

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=world&item=le-tsunami-de-la-n-va-apres-laperitif-le-repas-de-resistance-en-2014&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=#

Écrit par : L'enfoiré | 15/10/2012

Un point de non-retour pour la Belgique?
http://www.rtbf.be/info/media/video_le-cafe-serre-de-thomas-gunzig-16-10-12?id=1767777&mediaset=rtbfinfo--matin-premiere&type=video

Écrit par : L'enfoiré | 16/10/2012

Il y avait l'effet papillon et bien en Belgique nous avons une expertise dans l'effet domino.

http://www.rtbf.be/info/media/video_thomas-gunzig-dans-le-cafe-serre-17-10-2012?id=1768186&mediaset=rtbfinfo--matin-premiere&type=video

Mais si voulez chatter
http://www.lesoir.be/100734/article/debats/2012-10-17/chat-qui-arr%C3%AAtera-dominos-%C3%A0-bruxelles

Écrit par : L'enfoiré | 17/10/2012

Bruxelles. Au balcon d’Anvers (Beatrice Delvaux)
La victoire de Bart De Wever et de la N-VA est éclatante, triomphale. Le decorum et la manière dont elle fut proclamée ne cesse cependant de susciter questions et inquiétudes.

Puis-je confesser mon malaise, et à tout le moins ma grande perplexité ? La victoire de Bart De Wever et de la N-VA est éclatante, triomphale. Le decorum et la manière dont elle fut proclamée ne cesse cependant de susciter questions et inquiétudes.
L’agressivité du ton, l’impression de colère et de violence rentrées, cette marche de 2 kms, avec un chef à sa tête grave et sans allégresse, cette prise de possession brutale, orchestrée, cette parade au balcon nous mettent mal à l’aise.
Je me dois d’ajouter dans ma perplexité, cet appel au dialogue « discret « sur le confédéralisme, lancé par Bart De Wever aux partis francophones et à Elio Di Rupo : une première fois il y a quelques semaines, sur les antennes de la RTBF et puis dimanche soir, devant Anvers, la Belgique et le monde entier réunis. Voilà qui dans la forme n’avait plus rien d’un appel au dialogue, mais tout d’une menace déguisée : fais ce que je te dis sinon… Comment par ailleurs comprendre le vocabulaire « de weverien « lorsqu’il est utilisé en sens différents, ou sans définition ? Deux exemples.
1) Il y a quelques semaines, à la RTBF, Bart De Wever, dans un français parfait, sans agressivité, apaisant, déclarait à propos de ses intentions de modifier la Belgique, voire de la faire disparaître : « ce sont les Francophones qui parlent de révolution, moi je parle d’évolution » . Et puis voilà qu’il nous bombarde via la presse étrangère d’ « une révolte démocratique à l’œuvre en Flandre « .
2) Le confédéralisme est le projet à négocier. Mais c’est quoi, à part un mot ? Un programme ? Ou un cache sexe pour « indépendance. « Confédéralisme : c’est quoi le menu ? Ne serait-ce pas mieux d’expliquer le concept et toutes ses implications, aux Flamands d’abord dont on sollicite le vote sous ce label très vague ; et aux francophones ensuite effrayés par ce parti qui veut les lâcher, avant de les « convoquer » ? Quel impact pour la sécurité sociale ? Quel rôle pour le fédéral ? Quelle place pour Bruxelles ? Quelles interactions, coopérations entre ces entités fédérées ? Quel futur pour le fédéral ? Peut-on aller au-delà des anathèmes et des slogans ?
Attention, si nous demandons ici à Bart De Wever d’être explicite et acteur de dialogue, nous demandons tout autant aux Francophones d’entendre ce que la Flandre leur dit, d’avancer dans les réformes du pays et surtout de poursuivre et d’accélérer leur prise en charge. En Wallonie, les choses bougent mais peuvent aller plus vite et plus loin. Les élections communales ont apporté une excellente nouvelle avec l’arrivée à la tête de deux grandes villes, Namur et Charleroi – d’hommes qui veulent faire bouger les choses, s’inspirant de ce qui est à l’œuvre à Liège, Mons mais surtout Anvers ou Gand.
Bruxelles par contre a encore beaucoup de travail et surtout un devoir de lucidité. Les règlements de comptes post électoraux (Schaerbeek, Bruxelles ville, Molenbeek, Saint Josse) accroissent l’image d’une guerre locale à l’oeuvre entre baronnies politiques, plus que d’une gestion d’ensemble. Le PS bruxellois, voire le PS tout court est dépassé. Le CDH se venge à Molenbeek de ce que Milquet a subi à Bruxelles ville, éliminant l’insubmersible Moreaux au passage. Le PS de Bruxelles Ville se débarrasse d’une Milquet qui les agace (accusation de communautarisme, de mauvaise foi, d’agitation agaçante) que Di Rupo n’arrive même pas à sauver. Et à Saint Josse, un bourgmestre socialiste d’origine turque s’impose brutalement au bourgmestre socialiste sortant, qui, lui, met déjà en garde contre l’installation d’un « système » . Pas joli joli et pas le signe en tout cas d’un parti socialiste qui a ses troupes et sa capitale sous contrôle !
La région bruxelloise, elle, est au balcon et possiblement victime des chamailleries communales avec un tandem MR-CDH tentant de ravir la région aux socialistes en 2014. En résumé ? Les partis francophones se battent sous les yeux d’un De Wever au balcon d’Anvers et aux portes de la capitale : il y a beaucoup, plus urgent et plus malin à faire ! Bruxelles a besoin de gens audacieux, sans tabous, pas de petits jeux politiques. Elle a aussi besoin de Flamands qui reconnaissent ce qu’ils lui doivent et lui apportent leur soutien. On n’y est pas, dans les deux cas.

http://www.lesoir.be/101191/article/debats/2012-10-17/bruxelles-au-balcon-d%E2%80%99anvers

Écrit par : L'enfoiré | 18/10/2012

Les pourcentages ne seraient pas ce qui avaient été au départ.
De 37%, on tomberait à 28,54%
http://blog.marcelsel.com/archive/2012/10/16/bye-bye-belgiebarst%E2%84%A2.html?c

Écrit par : L'enfoiré | 18/10/2012

Bonjour Guy
Toujours aussi prolifique!
Bonne continuation
Amicalement

Écrit par : Victor | 18/10/2012

Si on change les membres d'une équipe, on ne change jamais les habitudes qui gagnent. :-)

La montée des nationalismes ne sont pas uniquement belge.

http://www.rtbf.be/info/media/video_connexions-les-nationalismes-en-europe-r-cornet?id=1767795&mediaset=rtbfinfo--matin-premiere&type=video

Écrit par : L'enfoiré | 18/10/2012

Réponse à Mia Doornaert : « La faute aux francophones ? Non »

Après la publication de sa carte blanche dans Le Soir, Marcel Sel répond à Mia Doornaert, éditorialiste flamande, qui avançait que la crise n’expliquait pas la victoire de De Wever à Anvers.

Beste Mia,

J’ai beaucoup apprécié le billet que vous aviez écrit en décembre 2010 sous le titre “ Ranzig Geurtje “ (une odeur un peu rance). Vous aviez alors réagi avec beaucoup de justesse à l’émission De Pappenheimers où Jan Peumans avait trouvé “ les Juifs “ trop “ susceptibles “. C’est donc avec respect que je me permets de répondre à votre carte blanche parue ce lundi dans Le Soir. Vous y expliquez le succès de la N-VA. Vous y fustigez Elio Di Rupo qui s’est attaqué aux “ indépendantismes “ en marge du dernier sommet européen. Leur succès serait du, selon lui, à “ la crise “. Dans Le Soir, vous affirmez le contraire. Et vous nous dites pourquoi, selon vous, le gain de poids de la N-VA est inversement proportionnel à la perte de kilos de son président. Étrangement, la plupart de vos arguments concernent les Francophones - et vous précisez bien que vous ne les partagez pas forcément. Mais à lire votre carte blanche, j’en suis venu à me demander si, pour beaucoup de Flamands (vous aussi, peut-être ?), les partis francophones, les Wallons, les Bruxellois ne sont pas, en définitive, les seuls à pouvoir inverser la vapeur et réduire la puissance électorale du parti nationaliste de Bart De Wever. Pourtant, ils n’ont pas le droit de vote chez vous…
Vous précisez aussi que la N-VA est parfaitement fréquentable. Vous vous offusquez même de ce qu’Élio Di Rupo l’ait rangée au rayon “ populistes, nationalistes, extrême droite “. Je comprends la sensibilité flamande quant à l’extrême droite. Mais attribuer un caractère nationaliste (identitaire) à la N-VA n’est pas une erreur de jugement. C’est la réalité. Et après le cinéma consécutif à sa victoire à Anvers, qui revenait à un triomphe impérial avec prise de force de l’Hôtel de Ville (par un monsieur qui n’est qu’un élu parmi d’autres jusqu’à ce qu’il soit intronisé), j’ai du mal à comprendre que vous rejetiez la qualification de “ populiste “ aussi aisément. Quant à placer la N-VA à l’extrême droite, je sais qu’en Flandre, fréquenter assidûment des gens d’extrême droite est devenu une habitude comme une autre. Mais c’est une attitude que l’on évite d’adopter dans les autres régions belges et dans la plupart des pays d’Europe.
Le fait que Bart De Wever considère que la minorité historique de Flandre n’a aucun droit ne vous embête visiblement pas plus. Mais il est vrai que c’est une idée très répandue en Flandre. Non pas parce que les Flamands seraient “ comme ça “ - ils sont au contraire très accueillants - mais bien suite à plus de cinquante ans d’activisme flamingant du CVP et ensuite du CD&V. Aujourd’hui, ce parti hausse les épaules quand on lui rappelle qu’il y avait, il y a cent ans déjà, une forte minorité francophone à Zaventem ou à Hal, mais aussi à Courtrai, Gand, Anvers, Louvain. Des minorités que la Flandre institutionnelle, unanime, s’est empressée de chasser dès qu’elle en a eu le pouvoir. Non pas par la violence, mais par le découragement. En fermant leurs écoles francophones. En interdisant Visa pour le Monde. Ceux qui sont restés ont été si bien “ intégrés “ que certains d’entre eux ont fini par se retourner contre ce que furent leurs aïeuls. Je pense à Yves Leterme ou Gérard Bourgeois. (…)
Faute d’avoir essayé de nous comprendre, et parce que cela servait l’image flatteuse du flamand plus compétent, nos relations intercommunautaires se sont réduites à des accusations récurrentes d’impérialisme francophone de la part d’intellectuels, de journalistes et de politiciens flamands. Bien des Francophones y répondent en baissant la tête, honteux. Avant même d’avoir tenté de distinguer la légende périurbaine de la réalité, bien plus nuancée. Avant qu’on se rende compte qu’il s’agit non pas d’une “ population francophone “ contre une “ population flamande “, mais de familles, de mères, de pères, d’enfants, de travailleurs, de voisins, de voisines. D’ailleurs, quand ils travaillent ensemble, les Flamands et les Wallons, ils se rendent bien vite compte que tous ces discours ne sont qu’imbéciles. Que le respect est réel et mutuel. L’amitié tout autant. Que les insultes sont le fait des mêmes imbéciles du Nord et du Sud qui ont juste un prénom différent. Bart en haut, José en bas. Mais voilà, nous sommes devenus un couple dont l’un reproche à l’autre une série assez décourageante de choses, et où l’autre plie, se replie, se racrapotte. Une telle relation est malsaine pour nous tous. Les Flamands semblent reprocher aux Wallons et aux Bruxellois de ne pas accepter la critique. Pourtant, le thème du redémarrage économique de la Wallonie est abordé quotidiennement dans notre presse. Mais merci quand même de nous le rappeler de temps en temps. Simplement, vous n’êtes pas obligé(e)s de nous resservir la même critique jour après jour, avec l’électorat potentiel de la N-VA pour témoin !
Passons à présent au cœur de votre papier. Vous avez raison, la crise économique n’est pas la raison du succès de la N-VA. Elle n’était pas à l’origine du succès du Vlaams Belang non plus. Mais comment pouvez-vous faire mine d’ignorer que celle-ci peut enrichir les urnes jaunes et noires, comme elle a valu à Mario Más un soutien colossal en Catalogne ? Je sais aussi que le néerlandais d’Élio Di Rupo n’est pas parfait, mais pensez-vous que le français de Wilfried était de nature à le faire passer pour un francophone ? Quel niveau de qualité de la langue de l’autre faut-il pour pouvoir gouverner ce pays ? Quant au fait que le néerlandais soit la langue “ de la majorité des Belges “, on nous le ressert assez souvent en s’étonnant que tous les Wallons ne la parlent pas. Mais que doivent dire les Suisses alémaniques ? Les Suisses romands, bien plus minoritaires que les Francophones en Belgique, ne parlent pas tous l’allemand, très loin de là. Mais bon, tout cela, ce n’est pas vous qui le dites. Vous ne faites en effet que constater.
Dans ce cas, je m’interroge tout de même. Vous avez passé au bleu que depuis des décennies, l’obsession d’une autonomie et l’entretien d’une mythologie flamande, prônées par les partis les plus “ respectables “, a fini par nourrir l’idée qu’il y avait bien deux peuples dans ce pays. Revenons en 2007. Comment pouvez-vous oublier que la campagne d’Yves Leterme ne laissait pas le choix aux Francophones ? Le confédéralisme à la Kris Peeters revenait en effet à rendre la Wallonie plus pauvre, à lui couper toute chance de redressement. On ne se redresse pas parce qu’on le veut bien. Sinon, que dire des régions d’Allemagne ex-RDA qui ne progressent pas plus vite que la Wallonie, malgré une injection d’argent proche du délire. Ce confédéralisme CD&V revenait aussi à tirer un maximum de bénéfices des Bruxellois (tous les Bruxellois, ja, ook de Nederlandstaligen) au travers de l’impôt des personnes physiques, tout en leur rendant le moins possible de ce liquidités, devenues brusquement “ argent flamand “, et en gardant la Région de Bruxelles-Capitale sous la main. Vous n’ignorez pas que Bruxelles est quotidiennement vendue au Nord comme la “ capitale de la Flandre “, alors qu’elle est tout au plus le siège des institutions de la Communauté flamande (et de la Fédération Wallonie-Bruxelles). Eh oui, le Conseil d’État a considéré en 1982 qu’une communauté ne pouvait avoir de capitale. Ça n’a pas empêché le gouvernement flamand de passer outre. Ah ! ces symboles ! Ah ! ces mythes ! Quant à être la capitale de la Région flamande, il faudrait pour cela que Bruxelles se situe en Flandre. Et là encore, la Constitution belge dit le contraire. Une capitale ne peut se situer hors du territoire visé, et encore moins être bombardée hoofdstad sans l’accord de sa population. Sinon, qu’est-ce qui empêcherait la Hongrie d’élire Vienne pour capitale, et de prétendre ensuite à son annexion ? Mais pouvez-vous accepter notre vision ? Bruxelles est à la Flandre, voilà, beaucoup de vos compatriotes n’en démordront jamais. Comment voulez-vous que nous nous entendions dans ce cas ?
Nous attendons encore qu’un journaliste ou une chaîne de télévision flamande ait suffisamment de tripes pour raconter toute l’histoire de ces négociations à ses lecteurs ou spectateurs, sans fard, sans voile. Celle du Nord, oui, bien sûr, mais modérée par celle du Sud. Vous pourriez le faire, vous ?Hélas. Le mot “ plan B “ est tabou. Insultant. Dégoûtant. Car la légende bâtie à l’avance, où les Flamands savent, et proposent les seules solutions possibles, et où les Wallons ne sont bons qu’à dire des bêtises, cette légende vous sied très bien, elle est succesfull. Elle est des plus séduisantes pour les Flamands. On leur explique chaque jour qu’ils ne sont jamais en tort. Ils peuvent bien voter Vlaams Belang ou N-VA ou Lijst De Decker, leur responsabilité n’est jamais engagée. D’ailleurs, ces partis sont quand même démocratiques ! Jusqu’au jour où le Vlaams Belang commença à décliner, vous nous reprochiez de les traiter de fascistes ou de nazis parce que ça augmentait leur réserves de voix. Comme si les électeurs du Vlaams Belang étaient de grands lecteurs de la presse francophone… La réalité, c’est que vous n’avez jamais aimé qu’on vous mette face à vos responsabilités. Eh oui, chacun a ses tabous. Regardez, vous aussi, la vérité en face : un parti fasciste a recueilli 24% des voix en 2004 en Flandre. Merci d’analyser pourquoi, entre vous, plutôt que de nous supplier de ne pas en dire du mal !
Aujourd’hui, un parti nationaliste identitaire menace le pays, recueille les restes du parti fasciste, colle des lions noirs sur toutes les plaques de rues à Alost, manifeste avec des gens qui crient “ Rats wallons, dégagez “, j’en passe et des meilleures. Mais vous venez (gentiment) nous apporter un message. Il nous demande surtout ! oh ! surtout ! de ne plus dire ce que nous en pensons ! Car ça risque de faire croître leur popularité… Dites, Mia, est-ce que vraiment, vous pensez que les Flamands sont idiots à ce point ? Qu’ils votent en fonction de ce que pensent leurs voisins ? Qu’ils ne parviennent pas à endosser leur responsabilité quant à leurs choix électoraux ? Qu’ils ont un tel besoin de rejeter jusqu’à leurs choix démocratiques sur “ les Francophones ? “ La Flandre vote Vlaams Belang ? C’est la faute aux Francophones. La Flandre vote N-VA ? C’est la faute aux Francophones ! La Hollande vote Wilders ? C’est la faute aux musulmans. Bizarre, non, cette propension des partis qui mettent toutes les fautes sur le dos de l’Autre, de prétendre que c’est l’Autre aussi qui est la raison de leur succès ? Mais non, Mia. C’est vieux comme le monde. Ce qui est étrange en Flandre, c’est que tant d’opinionnistes prennent ces idioties pour argent comptant.
Car c’est bien ce que votre presse raconte, répète, entérine. La démocratie flamande, qui se prétend si autonome, serait donc faussée par les travers francophones et les errements wallons - comme tout le reste. Eh oui, ça paraît flatteur pour vous. Ça arrange si bien les Néerlandophones que c’est apparemment (déjà) une vérité historique. Pourtant, parmi les causes du succès de la N-VA, vous auriez pu (dû) rappeler la proposition d’Herman Van Rompuy, en 2005, qu’aucun parti flamand n’entre dans un gouvernement belge tant que le “ plan flamand “ ne serait accepté par “ les Francophones “, sans même se poser la question fondamentale : peuvent-ils accepter un tel plan ? La grève du gouvernement ! Quel bel exemple de démocratie ! Pour rappel, en 2007, Yves Leterme voulait abolir les facilités. Or, la réduction de celles-ci par la circulaire Peeters était déjà scandaleuse aux yeux du Conseil de l’Europe. Et je ne parle même pas du Wooncode ou de Wonen in Eigen Streek, ni même de l’idée saugrenue de faire contrôler les écoles francophones de la Périphérie par des inspecteurs néerlandophones, et de leur imposer… les eindtermen (finalités) flamandes ! Pensez-vous franchement que les partis francophones pouvaient accepter une telle mise au pas ? Je suis persuadé que non. Ne fut-ce que par amour-propre, ils ne le pouvaient pas. Ne fut-ce qu’au regard du droit européen, ils ne le devaient
pas ! Eh oui, l’Europe, Mia. Celle que vous encensez quand un CD&V en devient président, et dont vous vous empressez d’oublier les règles quand il s’agit de Francophones de Flandre. Je ne dis pas qu’il faut franciser toute la Flandre, certainement pas. Je dis que celui qui paye des impôts en France a certains droits fondamentaux.
Alors, voyez-vous, en examinant toutes ces pièces à verser au dossier, je me dis que ce ne sont pas les malheureuses réactions francophones de 2007 qui ont tant convaincu Jan met de Pet que la N-VA était un mal nécessaire. Non. Ce serait plutôt la légende construite autour du Francophone qui refuse de s’adapter, qui laisse sa région péricliter, qui accepte des “ baronnies “ à Bruxelles, qui dépense sans compter et, comme le dit la N-VA, “ jette l’argent par portes et fenêtres “. Admettons. Pourtant, les comptes de la Wallonie et de Bruxelles sont disponibles. Ils passent chaque année à la Cour des comptes. Exposez-nous donc les dépenses qui vous paraissent si choquantes. La gare de Liège ? Elle a coûté moins cher que la rénovation de la gare d’Anvers. Et vous savez comme moi que les grands travaux font travailler les entreprises, amènent de l’emploi. Ceci ne devrait être toléré qu’en Flandre, misschien ? Et Anvers, et Zeebruges, et Zaventem ? Si je comprends bien, les grands investissements sont une horreur en Wallonie mais un bienfait en Flandre. Un bienfait dont vous recueillez les bénéfices. Car non, vous ne devez pas votre belle progression à votre seul dynamisme, mais aussi à nos investissements commun. Oui, d’accord, vous n’avez pas mérité que je m’énerve comme ça. Mais en bref, pourriez vous dire au Nord qu’hormis quelques caisses noires et quelques politiciens véreux - dont la Wallonie n’a pas le monopole - la Wallonie n’a jamais, au grand jamais dépensé “ 11 milliards de trop “ par an ?
Néanmoins, votre carte blanche a bien circulé dans le Sud du pays. Sur le thème : “ Amis Wallons, amis bruxellois, voyez pourquoi (moins d’) un tiers des Flamands votent N-VA. À présent, ressaisissez-vous, ou ça va mal se passer “. Eh oui, il y a en Wallonie bien des gens qui écoutent les reproches qui leur sont fait. Encore une légende urbaine qui saute ! Alors, mettons que vous ayez raison. Dans ce cas, je suis au regret de vous dire que c’est fini, terminé, gedaan. Parce que cela signifierait que pour contrer la montée du nationalisme en Flandre, nous ne devons pas seulement travailler à redresser les régions du centre et du sud. Mais nous devons les redresser très rapidement. Très, très rapidement. “Eh oui, il ne nous reste qu’un an et demi avant les prochaines élections”
Et il faudrait que ça se voie très fort. Très, très fort. Parce qu’en aucun cas, les journaux néerlandophones ne crieront “ La Wallonie a fait ses devoirs “ tant qu’elle ne sera un véritable eldorado. Il ne suffira pas que les Wallons parviennent à faire croître leur région un peu plus vite que la Flandre. Non, ils devront faire beaucoup mieux. Et même, beaucoup mieux que la Flandre ne l’a jamais fait, elle qui connut 300 ans de crise économique… Ils devront arriver au même taux de chômage que vous - et à Bruxelles, ça revient à le réduire des deux tiers. Ils devront atteindre un PIB au moins supérieur à celui du Limbourg, soit une vingtaine de pour cent de surcroissance. Ils devront fabriquer des tas de riches qui payent beaucoup d’impôts sur les personnes physiques et de sécurité sociale. Et les 85 % de Wallons et 80 % des Bruxellois qui ont un travail vont devoir travailler plus encore. Au moins un tiers en plus.
Ou alors, j’ai bien une solution pour vous : que les médias d’en haut se mettent au factchecking et démontent les gros mensonges des uns et des autres. Qu’ils cessent de n’inviter que les Francophones qui pensent flamand. Qu’ils expliquent que dans tous les pays du monde, il y a des régions riches et des régions pauvres. Qu’ils imposent à Bart De Wever de se prononcer sur “ son “ confédéralisme et lui imposent régulièrement des interviews comme celle de Knack. Qu’ils fassent des reportages qui cassent net les idées reçues sur la Wallonie. Qu’ils donnent les vrais chiffres des transferts, pas ceux de VIVES, ce think tank nationaliste scandaleusement toléré par une noble université. Qu’ils présentent la Belgique comme un pays, et non plus comme un boulet. Que la VRT donne les résultats des élections en Wallonie et les commentent. Là, oui, nous aurions une chance de continuer ensemble. Notez que je n’y crois pas trop, mais au moins, j’aurai essayé.
Et côté “ francophone “ ? Oui, il faut que nous soyons toujours plus attentifs à nos défauts. Il faut que nous laissions tomber bien des tabous. Mais il faut aussi que nous cessions de nous autoflageller et de nous mépriser. Parce que s’il faut négocier une nouvelle réforme de l’État après 2014, et si nous voulons que la Belgique survive, les Francophones ont plus besoin de croire en eux-mêmes que de se frapper la tête avec un missel à chaque pas en se disant que, s’ils écoutent les Bart De Wever et autres gens si fréquentables, ils sont décidément un peuple bien misérable ! Vous savez, Mia, on ne raccommode pas un pays entre un dominant et un dominé. Pour discuter intelligemment et regarder l’avenir avec confiance, nous devons être des communautés et des régions adultes. Sûres d’elles. Avec un minimum d’amour propre - une chose que la Flandre a en excès en ce moment. Car on ne négocie rien de valable à plat ventre. Mais bien face à face. Pour s’imposer un respect mutuel. En se regardant dans les yeux, fiers de ce que nous sommes, fiers de tout ce que nous avons bâti, pour être fiers aussi de tout ce que, je l’espère, nous bâtirons encore ensemble.

A lire ce jeudi sur le blog de Marcel Sel http://blog.marcelsel.com/

Écrit par : L'enfoiré | 24/10/2012

'La N-VA qui a gagné les élections sur la promesse du changement était la première à accorder en début d'année un bonus de 500 euros à chaque fonctionnaire flamand'

« Que va-t-il se passer maintenant ? Tous les fonctionnaires vont demander la même prime. Qui va payer? L’argent ne tombe pas du ciel... C’est aussi les travailleurs de Ford Genk qui vont payer », a déclaré l’entrepreneur flamand et patron de Standard de Liège, Roland Duchâtelet, dans une interview accordée ce matin à la Radio flamande.
Selon Duchâtelet, le niveau des impôts en Belgique n’est plus tenable. « Quand je paie un euro à un ouvrier, je dois payer 1,50 euro à l’Etat. En France, c’est 0,70 euros. Tout ça, ça va un temps, mais à un certain moment, cela ne va plus ».
« Tous ces impôts servent à payer des fonctionnaires. Il y en avait 600.000 en 1960, aujourd’hui ils sont plus de 1,3 millions. Dans l’industrie, c’est la même chose qui s’est passée mais à l’envers. Le seul moyen de s’en sortir est de dégraisser l’Etat ».
Duchâtelet a ajouté que la Flandre avait accordé 28 millions de subventions à Ford Genk il y a deux ans, mais que les impôts sur les revenus pendant la même période avaient été de 10 fois ce montant.

Source : http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-n-va-qui-a-gagne-les-elections-sur-la-promesse-du-changement-tait-la-premiere-a-accorder-en-dbut-danne-un-bonus-de-500-euro-chaque-fonctionnaire-flamand&language=fr&utm_source

Écrit par : L'enfoiré | 25/10/2012

Bart De Wever: des réformes profondes comme en Allemagne afin d'éviter 'la wallonisation de l’économie belge'

Lors de son passage à la VRT ce dimanche, le président de la N-VA Bart De Wever a évoqué la nécessité de réformes structurelles comme en Allemagne tout en évitant la « wallonisation de l’économie belge » . Cette phrase a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Pour sa part, Bart De Wever a expliqué que pour lui, ce terme de « wallonisation » ne signifiait pas que tout était de la faute des Wallons. Cependant, Bart De Wever plaide pour des réformes structurelles en éliminant les dépenses publiques de plus en plus importantes, la dureté des actions syndicales et l’atmosphère hostile à l'egard des entrepreneurs ainsi qu’un nombre croissant de personnes vivant des allocations de remplacement.
« Nous sommes dans un cercle vicieux, nous avons besoin de réformes profondes comme en Allemagne. Notre système fiscal n’a toujours pas été réformé parce que le PS ne le veut pas », a-t-il déclaré. Par ailleurs, le président de la N-VA a déclaré qu’il s’attendait à une augmentation de la TVA et des impôts.
Les propos de De Wever ont fortement déplu à l’ancien syndicaliste flamand de la SNCB, Jos Digneffe, qui a estimé qu’il s’agissait d’une déclaration à caractère raciste. Pour Digneffe, s’exprimant personnellement sur son compte Facebook, « un grand leader raciste anti-wallon s’est levé. Les Wallons d’aujourd’hui ressemblent aux Juifs d’hier ». Enfin, l’ancien syndicaliste se référant à la fermeture de Ford Genk, se demande selon « qui d’autre que Bart De Wever la Wallonie est-elle responsable de la fermeture de Ford ? ». Bart De Wever a pour sa part estimé que la réaction de Jos Digneffe était « peu sportive » tout comme la tête de porc déposée devant la porte de son domicile ce week-end.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=bart-de-wever-des-reformes-profondes-comme-en-allemagne-afin-deviter-la-wallonisation-de-lconomie-belge&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=


Dit avec l'humour cela devient:
http://www.rtbf.be/info/media/video_le-cafe-serre-de-thomas-gunzig-30-10-12?id=1771731&mediaset=rtbfinfo--matin-premiere&type=video

Écrit par : L'enfoiré | 30/10/2012

Il ya 50 ans, le 31 octobre 1962, la frontière linguistique en Belgique est signée.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fronti%C3%A8re_linguistique_en_Belgique

Le fédéralisme ne suffira plus à BDW qui voudrait du confédéralisme.
Une confédération est une union d'États indépendants qui ont, par un ou plusieurs traités, délégué l'exercice de certaines compétences à des organes communs destinés à coordonner leur politique dans un certain nombre de domaines, sans constituer cependant un nouvel État superposé aux États membres.

Écrit par : L'enfoiré | 31/10/2012

La N-VA est-elle dans l’impasse ?article bloqué

De jour en jour, la victoire de la N-VA aux élections du 14 octobre ne cesse de se dégonfler. De jour en jour aussi, l’impression se renforce selon laquelle la N-VA a choisi, après son succès historique aux élections de 2010, une voie politique qui pourrait la mener à une impasse.
Il faut d’abord rappeler certains chiffres. Bart De Wever avait annoncé une double ambition pour les élections communales : prendre les deux premières villes de Flandre. Il a gagné son pari à Anvers, mais il a échoué à Gand, où la N-VA était pourtant emmenée par une de ses figures emblématiques, Siegfried Bracke. Non seulement la N-VA, avec 17,1 % des voix, y est talonnée par l’Open VLD, mais, surtout, elle reste très loin de sa cible favorite, la gauche, incarnée à Gand par le cartel SP.A/Groen du bourgmestre sortant Daniël Termont. Avec 45,5 % des suffrages pour le cartel, et cinq fois plus de voix de préférence pour Daniël Termont que pour Siegfried Bracke, la gauche flamande l’emporte haut la main dans cette ville qui fait face, ces dernières années, à un afflux de migrants et de sans-papiers qui aurait pu doper le score du parti populiste qu’est devenue la N-VA.

http://www.lesoir.be/110259/article/debats/chroniques/2012-10-31/n-va-est-elle-dans-l%E2%80%99impasse

Écrit par : L'enfoiré | 01/11/2012

Groen : « Le choix de Bart De Wever est inacceptable »

Groen a réagi à la note de formation de Bart De Wever aux écologistes. « De Wever choisit le tracé BAM et c’est inacceptable », a déclaré Meyrem Almaci.
Pour Meyrem Almaci, le candidat-bourgmestre fait passer les intérêts du gouvernement flamand avant ceux d’Anvers.
Selon la négociatrice Groen Meyrem Almaci, Bart De Wever choisit pleinement le tracé du BAM - le tracé du bouclage définitif du ring anversois - et il pose ainsi « un choix qui va clairement à l’encontre de l’intérêt des Anversois, qui ont droit à un air pur et à moins de nuisances sonores ».
Meyrem Almaci regrette également que Bart De Wever souhaite continuer à envoyer la circulation via le ring directement au cœur d’Anvers. Elle parle d’un choix « inacceptable », sans affirmer cependant de manière explicite que Groen se retire des négociations. On ignore à l’heure actuelle l’impact que ces déclarations auront sur la formation d’une équipe communale à Anvers.
Meyrem Almaci se dit curieuse de voir ce que les autres partis -l’Open Vld et la Stadslijst du sp.a et du CD&V- répondront aux premiers pans de la note de formation. « Je ne sais pas, naturellement, s’ils ont reçu les mêmes passages. Mais en ce qui concerne ce point, je ne peux pas imaginer qu’ils soient tous d’accord, sauf peut-être le CD&V », analyse-t-elle.
Le bourgmestre sortant d’Anvers Patrick Janssens a conditionné son entrée dans une majorité avec la N-VA de Bart De Wever à la participation de Groen à cette majorité

http://www.lesoir.be/112187/article/actualite/belgique/communales/2012-11-03/groen-%C2%AB-choix-bart-wever-est-inacceptable-%C2%BB

Écrit par : L'enfoiré | 03/11/2012

Bart De Wever en rajoute sur Bruxelles et le prince Laurent

Le bourgmestre d’Anvers était l’invité de VTM et de la VRT ce dimanche. Le président de la N-VA en a profité pour déclarer qu’il « n’abandonnerait pas Bruxelles aux francophones ».
La N-VA n’entend pas abandonner Bruxelles aux francophones, a expliqué dimanche le président de la N-VA, Bart De Wever, au cours de l’émission « De Zevende Dag » sur la VRT. Le président des nationalistes flamands a réagi à l’entretien qu’a accordé la nouvelle présidente de la Fédération bruxelloise du PS, Laurette Onkelinx dans Le Soir.
La N-VA a prévu de tenir à la fin de l’année un congrès dont l’un des volets sera consacré à Bruxelles. Les nationalistes définiront alors leur position sur la Région-capitale. « Mais pour la N-VA, il n’est pas question d’abandonner Bruxelles entre les mains francophones. Bruxelles sera toujours une ville où les différentes communautés devront jouer leur rôle », déclaré Bart De Wever.
Ce dernier a également mis en garde les autres partis flamands de ne pas tomber dans le « piège francophone ».

http://www.lesoir.be/167967/article/actualite/belgique/2013-01-20/bart-wever-en-rajoute-sur-bruxelles-et-prince-laurent

Alors, une petite chanson pour la route
http://www.youtube.com/watch?v=dboTHl6ELnY

Écrit par : L'enfoiré | 20/01/2013

« Cachez cette homosexualité que je ne saurais voir derrière un guichet communal »

Il faut donc interdire le port du T Shirt arc-en-ciel, le « T Shirt homo », derrière les guichets publics de la ville d’Anvers. Telle est l’idée de Bart De Wever
Et voilà donc l’idée d’un président de parti, Bart De Wever qui, dans une interview au Standaard où il se déclare fanatique d’idéologie, est pris en flagrant délit de n’en avoir qu’une : le populisme.
Hélas, il réussit à encore faire parler de lui, mais comment laisser passer cette phrase incroyable qui met sur le même plan « Vlaams belang, Musulman et Homosexuel ». Cet amalgame volontaire – l’homme est intelligent et ne fait rien au hasard, entre une obédience, un choix politique – d’extrême droite ici – et l’homosexualité répand le venin dans l’opinion, de la catégorisation de l’homosexualité, de sa stigmatisation et de son déni.
De Wever dit qu’il n’a pas de problèmes avec l’homosexualité ? C’est faux, puisqu’il la considère non comme une question de nature, mais de choix idéologique, à l’instar de la croyance ou de la politique. Un choix idéologique que, de plus, il faudrait cacher dans le domaine du pouvoir public, pour rester neutre. Sa phrase ne dit évidemment pas précisément cela, mais arrêtons de l’excuser ou de le laisser jouer la victime, sa déclaration fait plus que le laisser entendre.
C’est pervers, car flirtant avec les raisonnements homophobes qui hantent encore aujourd’hui nombre de cénacles, de groupes de jeunes, de lieux de travail. Cachez cette homosexualité que je ne saurais voir derrière un guichet communal, cachez cette homosexualité qui gène la neutralité : c’est le message que l’on doit déduire de son interdiction du T Shirt arc-en-ciel que de rares fonctionnaires homosexuels doivent porter au travail. Quid d’ailleurs, comme le disait très drôlement un twito, d’un hétéro qui porterait ce vêtement ?
L’homosexualité ne serait pas neutre, alors que l’hétérosexualité le serait ? Ginette pourrait donc garder son tatouage « à Roger pour la vie » sur l’avant-bras ? Gwendoline Rutten, la présidente de l’Open VLD twittait aussi à propos : « Je suis dans le doute, mon alliance, puis-je continuer à la porter ? » Tandis qu’un autre homme politique flamand lançait : « Puis-je porter mon Tshirt « Proud to be a girl », ou va-t-on reconnaître que je suis une femme, et donc relevant d’une obédience désormais interdite ? »
Si les discours et les gestes de la N-VA ne sentent pas les années 30, ils ne cessent cependant d’inquiéter sur la vision de la société proposée. Après les artistes, les homosexuels, le logo « la ville appartient à tous », le poète de la ville, les voitures aux plaques étrangères, les portraits du Roi et de la Reine, les drapeaux belges, où Bart De Wever va-t-il fixer la limite qu’il tolère à l’existence et l’expression de la liberté et de diversité des individus en terre flamande ? Qu’est-ce qui à ses yeux, rend encore certains citoyens insupportablement visibles ? Ou commence la liste ? Et ou s’arrête-t-elle ?
La sphère twitter s’en donnait à cœur joie sur cette sortie qui, à la Berlusconi, permet à un parti de gagner des points sur des simplismes ou en flattant les préjugés d’un électorat qui a peur de la sexualité, de la couleur et de l’identité de l’autre, parfois simplement parce qu’il assume mal la sienne.
Un twitto recommande pour garantir toute neutralité, d’exiger des employés communaux qu’ils soient nus derrière leurs guichets. Un autre rappelle, cynique, que le port de l’uniforme, à une certaine époque, n’avait pas mal fonctionné. Glaçant.

http://www.lesoir.be/177172/article/actualite/belgique/crise-politique/2013-02-02/%C2%AB-cachez-cette-homosexualit%C3%A9-que-je-ne-saurais-voir-derri%C3%A8re-un-gui

Mais il y a eu les réponses des bergers à la bergère

Bart De Wever: «Un week-end infernal» à cause de la polémique «T-shirt homo»

Le bourgmestre d’Anvers était l’objet de toutes les critiques ce week-end. De Wever refuse que les fonctionnaires travaillant au guichet arborent des T-Shirt « qui affichent leur homosexualité. » « Ma boîte mail était pleine d’insultes », s’est-il plaint.

Mais heureusement, il y a l'humour
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_cafe-serre?id=7920734&eid=5017893#audios

Écrit par : L'enfoiré | 03/02/2013

De Wever : « Un cordon sanitaire contre la N-VA »

Le président de la N-VA et bourgmestre d’Anvers, De Wever a répété dans « Terzake » sur la VRT qu’il avait seulement essayé, en faisant référence aux t-shirts aux couleurs de l’arc-en-ciel des homosexuels, d’expliquer ce que signifie au sens large le principe de neutralité pour le personnel fonctionnaire. Il a souligné qu’il ne faisait simplement qu’assurer la politique de son prédécesseur Patrick Janssens (SP.A).
De Wever dénonce la « criminalisation » de la N-VA
« Si l’on ne peut pas faire face aux arguments de la N-VA et que l’on a une certaine peur pour 2014, c’est une chose. Mais commencer en ‘criminalisant’, c’en est totalement une autre », a réagi De Wever aux nombreuses réactions désapprobatrices.
Selon le bourgmestre d’Anvers, une diabolisation a commencé en vue des élections de 2014. « Il y a une nouvelle sorte de cordon sanitaire contre la N-VA en préparation dans lequel de nombreuses personnes sont impliquées », estime-t-il.

http://www.lesoir.be/178270/article/actualite/belgique/2013-02-05/wever-%C2%AB-un-cordon-sanitaire-contre-n-va-%C2%BB

Mais avec l'humour, cela devient pathétique

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_cafe-serre?id=7921497&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 05/02/2013

Hommage à la NVA

http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-de-thomas-gunzig-20-2-13?id=1801116

Écrit par : L'enfoiré | 20/02/2013

La N-VA veut un test et des évaluations pour les ministres

La N-VA veut modifier le règlement de la Chambre pour que les ministres soient contraints de passer un test parlementaire au moment de leur prise de fonction et qu’ils soient soumis à des évaluations périodiques.
Le parti d’opposition estime que sa proposition ne fait que traduire une promesse de transparence faite par le gouvernement Di Rupo. L’accord de majorité prévoit en effet un échange d’informations soutenu entre les ministres et les commissions parlementaires de leur compétence. Selon le député N-VA Ben Weyts, le gouvernement n’a pas suffisamment mis en œuvre son engagement.
Cette sortie s’inscrit dans le contexte de la désignation d’un nouveau ministre des Finances, Koen Geens. « Dans son cas, une audition aurait permis de tordre le cou à beaucoup de spéculations et de rumeurs », estime M. Weyts, en référence à ses liens avec le cabinet d’avocats Eubelius, qui compte l’ACW et Arco parmi ses clients.
M. Geens a fait savoir samedi, en marge d’une journée des militants du CD&V, qu’il était disposé à se prêter à l’exercice d’une audition.

http://www.lesoir.be/205542/article/actualite/belgique/2013-03-10/n-va-veut-un-test-et-des-%C3%A9valuations-pour-ministres

Les bonnes manières de la NVA d'après Thoma:

http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-de-thomas-gunzig-12-3-13?id=1806561

Écrit par : L'enfoire | 12/03/2013

Lettre de Bart et son langage corporel

http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-de-thomas-gunzig-14-5-13?id=1823151

Écrit par : L'enfoiré | 15/05/2013

Qui a dit qu'on n'avait pas d'ouverture d'esprit chez nous?

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_le-cafe-serre-de-thomas-gunzig?id=8123754&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 29/10/2013

La N-VA veut une Belgique sans Premier ministre

Nos confrères du Standaard ont pris connaissance du programme communautaire de la N-VA quelques heures avant sa présentation officielle, ce mercredi à 16h. Le document ne parle pas d’indépendance de la Flandre, mais de la « Confédération Belgique. » La Flandre et la Wallonie reçoivent « toutes les compétences ». Le fédéral garde néanmoins l’armée, la politique d’asile, la nationalité et d’autres compétences mineures. Le fédéral voit aussi ses compétences fiscales réduites. Il garde la TVA et les accises, mais ces fonds devront servir à apurer la dette.

Le gouvernement fédéral
Privé de bon nombre de ses compétences, le fédéral doit maigrir. Il passe de 15 à 6 ministres dans le programme nationaliste. Le Parlement flamand et son homologue wallon élisent chacun deux ministres, et les gouvernements wallons et flamands désignent tous deux un ministre qui les représente. Il n’y a plus de Premier ministre, l’un des ministres préside le conseil des ministres fédéral.

Parlement
Il n’y a plus de Sénat, et les chambres disparaissent dans leur forme actuelle. Le Parlement belge conserve 50 députés. La moitié est désignée par le Parlement flamand, et l’autre moitié par le Parlement wallon. Bruxelles et la communauté germanophone ont une représentation garantie.

Le roi
La fonction royale subsiste mais le souverain n’a plus qu’une fonction protocolaire sur le modèle scandinave.

La dette publique
Le niveau confédéral se voit contraint à une cure d’amaigrissement drastique de sa dette. En clair : plus question de contracter la moindre dette. Grâce aux recettes de la TVA et des accises, la N-VA entend que la dette ait disparu en 25 ans. Ceci va rendre la situation financière de la Flandre et de la Wallonie délicate, mais les deux régions peuvent choisir comment régler ce problème. Elles peuvent prélever de nouveaux impôts, ou s’endetter. La Wallonie étant économiquement moins forte, la N-VA propose un mécanisme de solidarité, sans le détailler. Juste quelques principes : il sera objectif, efficace et responsabilisant.

Bruxelles
La Belgique perd la Région bruxelloise. Il ne reste que la Wallonie et la Flandre. Selon les voeux de la N-VA, les communes de Bruxelles, la région de Bruxelles-Capitale, l’agglomération bruxelloise, les zones de police et les CPAS sont transformées en une entité administrative : Bruxelles-Capitale. Elle reçoit son propre gouvernement, mais elle ne garde que les compétences liées au sol (économie, emploi et travaux publics). La sécurité sociale, les allocations, l’impôt des personnes physiques sont des compétences de la Flandre et de la Wallonie.Les Bruxellois devraient se déclarer Flamands ou Wallons via le « choix bruxellois ».

La Flandre et la Wallonie ont les relations extérieures
La Flandre et la Wallonie sont dotés de leurs propres services diplomatiques, la confédération Belgique en est dépouillée. Au conseil des ministres européen, les ministres flamands et wallons se partagent les compétences en deux, et on intervertit à chaque législature. Par exemple, le ministre wallon de la Culture va à l’Europe pour une législature, puis cède la place à son collègue flamand. Lorsque la Confédération Belgique doit défendre un budget, une compilation des budgets wallon et flamand est présentée.

http://www.lesoir.be/351096/article/actualite/belgique/politiclub/2013-10-30/n-va-veut-une-belgique-sans-premier-ministre

Écrit par : L'enfoiré | 30/10/2013

De Wever: «Verhofstadt est un nationaliste terrifiant»

Dans une interview à P Magazine, le bourgmestre d’Anvers et président de la N-VA juge le discours sur l’Europe de Verhofstadt « effrayant ».
Les Diables Rouges, les sondages, la candidature de Verhofstadt comme président du conseil européen, l’avenir de Bruxelles ; Bart De Wever a trouvé une large tribune dans les colonnes de P-Magazine, dans lesquelles le président de la N-VA n’épargne pas grand monde. Pas plus Elio Di Rupo que Guy Verhofstadt.
Au sujet de la qualification des Diables Rouges. « Personnellement, je trouve très plaisant que l'équipe nationale se porte bien. Cela fait plaisir aux gens, il y a de l'ambiance, les cafés sont pleins à craquer. Pour moi, les Diables rouges peuvent directement devenir champions du monde. Mais je crains qu'ils ne deviennent les victimes de ces attentes beaucoup trop élevées des supporters ». La charge, ensuite, contre Elio Di Rupo, qui s’affiche aux côtés des Diables Rouges. « Je vois des politiciens qui ne savent pas faire la différence entre le rond central et le but, et qui sautent maintenant sur le car de l'équipe nationale. Mon bon ami Elio Di Rupo va maintenant voir tous les matches, alors que je sais très bien ce qu'il pense du football. Moi, je ne peux pas faire ça ».
Au sujet de Guy Verhofstadt. « Si Karel De Gucht est à la recherche d’un nationaliste rampant, qu’il regarde Guy Verhofstadt. Ce qu’il dit à propos de l’Europe est effrayant. Il lui trouve un passé qui n’a jamais existé. Il me donne des frissons », insiste De Wever.
Sur les sondages qui donnent la N-VA en perte de vitesse, il se refuse à tirer des conclusions hâtives de sondages. « Si vous mettez tous les sondages sur une rangée, vous verrez que le paysage politique en Flandre est pétrifié. Depuis 2010, la N-VA a légèrement augmenté et le Vlaams Belang a légèrement augmenté. Tout le reste est très uniforme », ajoute De Wever.
Sur l’avenir de Bruxelles. Son projet nie-t-il l’identité des Bruxellois ? « Les Bruxellois ont une identité, au même titre que les Liégeois, les Carolo ou les Anversois. Je n’ai pourtant jamais pensé à installer un gouvernement et un Parlement à Anvers. Une ville est une ville. Nous voulons donner à Bruxelles tous les pouvoirs nécessaires pour gouverner une métropole. Les deux communautés de ce pays, flamande et francophone, prendraient donc leurs responsabilités sur le plan de la culture, de la santé et de la sécurité sociale. Je me demande si ceux parmi les Bruxellois qui veulent créer un état à part y ont déjà pensé sérieusement. Cela ne repose sur aucune base financière » .

http://www.lesoir.be/372627/article/actualite/belgique/2013-12-03/wever-verhofstadt-est-un-nationaliste-terrifiant

Écrit par : L'enfoiré | 03/12/2013

Le nain SP.A envoie un doigt d’honneur au nain N-VA
Mini-polémique en Flandre, après la publication sur Twitter d’une photo de Bruno Tobback (SP.A).

C’est l’histoire d’un combat de nains. Lieu de la rixe : la campagne flamande. Sur le ring, à ma droite, N-VA, paletot jaune, sûr de sa force, forme un « V » avec deux doigts. A ma gauche, SP.A, tunique rouge, lui renvoie un doigt d’honneur. La presse flamande lui a donné un nom : le « Kaboutergate », la polémique du nain de jardin.
C’est la N-VA qui a lancé le premier nain dans la campagne. C’était le week-end passé, à Anvers lors du congrès qui a accouché du programme nationaliste. Avec ce signe martelé par tous les pontes du parti : le « V » de « Voortuigang », « Verandering » et « Vlaanderen » (« En avant », « Changement » et « Flandre »), le slogan du congrès. Le nain jaune a été choisi par les nationalistes pour le graver dans la pierre et les esprits.
L’artiste allemand qui l’a créé, Ottmar Hörl, n’a pas apprécié que son bébé soit récupéré, sans son aval, par Bart De Wever et cie. Son nain symbolise la paix, or le nationalisme a laissé de grosses traces de sang dans les livres d’Histoire, a fait savoir sa femme. « Si nous avions su, nous ne l’aurions pas mis en vente », dit-elle.
Autre récupération, celle du « V » de victoire et vrijheid (liberté). Si Churchill l’a popularisé, c’est un Belge, le libéral Victor de Laveleye (1894-1945), qui l’a inventé. Sur les ondes de la BBC, cette figure de la Résistance avait lancé : « Comme Wallons et Flamands marchent en ce moment-là main dans la main, deux choses qui sont la conséquence l’une de l’autre, la Victoire qui vous rendra la Liberté… ». Résistance contre l’Allemagne nazie, mais aussi contre Rex et les nationalistes flamands du VNV.
Quoi qu’il en soit le nain est entré dans la campagne. Pour preuve, la photo postée le SP.A sur son compte Twitter, mercredi. On y voit Bruno Tobback, à son bureau, à côté du nain rouge (celui qui brandit un doigt d’honneur). Une autre création d’Ottmar Hörl. Utilisée cette fois avec la bénédiction de l’artiste. Ce dernier juge la réponse des socialistes aux nationalistes… « appropriée ».

http://www.lesoir.be/420319/article/actualite/belgique/politiclub/2014-02-06/nain-spa-envoie-un-doigt-d-honneur-au-nain-n-va

Écrit par : L'enfoiré | 06/02/2014

Bruno De Wever: «Mon frère se prépare déjà pour le prochain coup»

L’historien explique au « Standaard » la mission historique de la N-VA, qui reste, aujourd’hui toujours, l’indépendance de la Flandre. « Le parti ne parle plus de séparatisme, mais cela reste le but évidemment ».

Bruno De Wever a réfléchi avant de donner cette interview. Le professeur de l’Université de Gand (Ugent) connaît l’histoire du Mouvement Flamand (Vlaamse Beweging) comme aucun autre, mais l’actualité politique ? S’il en a la possibilité, il évite le sujet. L’historien regarde plutôt dans le rétroviseur que dans un verre d’eau. Même – et peut-être surtout – dès lors que son frère est aujourd’hui le porte-drapeau du Nationalisme flamand. Bart De Wever a boosté la N-VA, faisant d’un parti d’une personne, un colosse politique, avec comme point d’orgue provisoire, la victoire éclatante du 25 mai. Ce fut pour le président de la N-VA un jour « où nous écrivons l’histoire d’une Flandre qui va droit devant et d’une Flandre qui choisit consciemment son propre futur. »

- Ce sont tout de même également des moments excitants pour un historien ? L’héritier du Mouvement Flamand a cru, jusqu’à devenir le plus grand parti politique du pays ?
- L’héritier du Nationalisme flamand, voulez-vous dire ? Ne confondez pas s’il vous plaît le Mouvement Flamand avec le Nationalisme flamand. Tout le monde au sein du Mouvement Flamand ne chérit pas de sentiments anti-belges. Durant des années d’ailleurs, le Nationalisme flamand a formé une minorité à l’intérieur de ce mouvement. Cela rend d’autant plus frappant qu’il score fortement aujourd’hui politiquement. Si vous réunissez la N-VA et le Vlaams Belang, vous voyez que le ressentiment anti-belge charme presque une majorité en Flandre. C’est historique.
- D’où vient la confusion qui est faite entre les deux ?
- Parce qu’un Mouvement Flamand extra-parlementaire a fondu. Le temps du Pélerinage de l’Yser ou des Zangfeesten qui ont fait durant des décennies la une du Standaard, est fini. La fixation de la frontière linguistique au début des années 60, a fait définitivement de la Flandre, une région unilingue. Et six réformes de l’Etat plus tard, le centre de gravité se trouve dans les régions. Que pouvez – vous donc dès lors encore avoir comme but, comme Mouvement, à part l’indépendance ?
- On doit faire une croix dès lors sur le Mouvement Flamand ?
- Sous la forme dans laquelle il existait, oui.
- Le passage de Peter De Roover (ex-président du Mouvement Flamand, NDLR) à la N-VA est révélateur en ce sens ?
- Absolument. Lui aussi a pris conscience que, hors de la N-VA, il n’y avait plus grand-chose à réaliser.
- Et à l’intérieur de la N-VA, oui ? Le parti qui vit du communautaire, va entrer dans un gouvernement fédéral sans réforme de l’état. Etrange, non ?
- L’analyse est connue. Il a manqué quelques pourcents au parti pour bloquer le bazar. Une tripartite classique restait possible et soudain le PS a fait encore une fois une OPA sur la Wallonie et Bruxelles. A un tel moment, il faut jouer le jeu comme il se présente. Vu les circonstances, la N-VA a opté, je pense, pour le moins mauvais choix : un gouvernement fédéral sans les socialistes francophones. Le parti peut ainsi se présenter comme un partenaire avec lequel on peut faire des choses.
- Et espérer entre-temps que le PS soit un allié objectif dans le chemin vers le confédéralisme ?
- Effectivement.
- Mais quand même. Quelle patience le noyau dur du parti va-t-il encore montrer ? Peut-il attendre 5 ans et mordre sur sa chique ?
- Mon frère est Dieu à ce moment dans son parti, juste comme Steve Stevaert à l’époque au sp.a. Il peut tout se permettre en ce compris une participation au gouvernement. Personne ne va le traiter de traître du peuple, ce qui fut infligé à Hugo Schiltz à l’époque lorsqu’il a négocié le Pacte d’Egmont dans les années 70. Qui oserait faire cela ? Avez-vous entendu quelqu’un récemment dans le parti qui formulait une critique à l’encontre de mon frère ? Moi pas en tout cas.
- C’est dangereux pour un parti.
- Mon frère est assez sage pour en être conscient. D’où le fait qu’il se tient à ses promesses. Il arrête d’être président, il ne va pas siéger dans le gouvernement et reste bourgmestre d’Anvers. D’où, il va se préparer, c’est ma perception, au prochain grand coup. Pas que lui ou la N-VA sache nécessairement ce que sera son contenu, ou quand il se produira, mais c’est une question de temps.
- Que voulez-vous dire ?
- Le « rank and file » (la base militante) de la N-VA veut une Flandre indépendante. Cette politique de redressement, pfff, peut-être que le parti s’occupe de cela maintenant, mais ce n’est pas le cœur des choses. Mon frère peut gentiment attendre à l’abri du vent à Anvers. Et puis, qui sait, dans les 5 ans, être rappelé comme The Grand Old Man, qui peut conduire à la quasi-indépendance de la Flandre.
- Dans les 5 ans déjà ?
- Je n’exclus pas le grand kladderadatsch. Et pour le même prix, c’est déjà fait endéans les 5 ans, s’il apparaît que la formation du gouvernement fédéral ne réussit plus. Alors la Belgique devra être organisée autrement.
- Mais quid alors avec Bruxelles ?
- En cas d’indépendance, la Flandre perd de toute façon Bruxelles. La N-VA le sait très bien, je pense. Selon moi, ils ont déjà laissé tomber Bruxelles. On n’a jamais élaboré de stratégie décente pour la capitale. Il restera un lien mais quelle force aura-t-il ? Maintenant, je peux m’imaginer que les nationalistes flamands se contenteront d’une Flandre indépendante qui fait partie avec Bruxelles, d’un état fédéral Belgique.
- Il s’agit donc juste d’attendre que la Belgique s’évapore ?
- Pas nécessairement. Je passerai peut-être pour un naïf, mais je persévère : l’arrivée de l’anglais comme deuxième langue et le succès de la numérisation, peut peut-être créer une autre forme de communication dans l’espace public. Et, dans cet espace, il y aura peut-être un groupe qui va s’ériger, une sorte de patriotes belges, qui dira : nous partageons les mêmes intérêts, nous communiquons facilement avec chacun et nous formons ensemble une « polis ». ((communauté de citoyens libres et autonomes, NDLR)
- Une étape importante de ce processus est la formation d’un parti et la recherche d’autres formes démocratiques. C’est pourquoi je réitère mon appel à Groen et Ecolo : formez un parti belge. Environnement, urbanisme et sécurité sociale : ces matières dépassent quand même les communautés. Qu’est-ce qui vous retient ?
- Le suicide électoral ?
- Si c’est la logique, alors vous devez reconnaître que vous vous soumettez à l’idée de l’existence de deux démocraties.
- Le Nationalisme flamand, c’est plus que Bart De Wever. D’où vient sa popularité politique à ce moment ?
- Cela a démarré avec la première réforme de l’état, un moment de basculement dans l’histoire belge. Hugo Schiltz avait prévu que le fait pour la Flandre d’avoir ses propres structures, mettrait en route un processus irréversible de formation d’une nation. Cette prévision s’est réalisée, ce qui explique la popularité de la N-VA. N’oubliez pas : en dépit de tout, Schiltz reste un nationaliste flamand anti-belge. Il n’y a pas ou peu de différences entre la Volksunie d’alors et la N-VA de maintenant, à part le contexte politique. La VU opérait dans un état unitaire et se battait dès lors pour un état fédéral – bien que le but d’une grande partie de leur arrière-banc restait le même : détruire la Belgique. Aussi chez Schiltz. Mais il était assez intelligent pour crier « Vive la Belgique » lorsque, comme ministre, il ne pouvait pas faire autrement. Comme aujourd’hui mon frère est suffisamment intelligent pour rendre visite au Roi et ne pas y rendre les choses difficiles.
- Et entre-temps utiliser le moins possible « séparer ». Le mot séparatisme semble ainsi devenu tabou à la N-VA ?
- Mais cela reste bien le premier article des statuts du parti. Le parti ne fait donc aucun secret de cette ambition. Mais encore plus intéressant : l’avènement d’une république flamande correspond désormais à « un processus naturel ». Ce qui n’est évidemment pas vrai. Cela résulte d’un processus politique consciemment géré. Et la N-VA veut achever cette évolution.
- Tout juste comme le Vlaams Belang l’a tenté autrefois ?
- Je persiste, le Vlaams Belang a rendu le nationalisme flamand d’une certaine manière, fréquentable dans les salons. Mais son discours raciste a réussi à répandre le nationalisme flamand dans d’autres milieux qui, sinon, lui étaient difficilement accessibles, comme les ouvriers, la ceinture blanche autour des centres-villes, la campagne. Le parti a rendu le nationalisme flamand, buvable. Mais le même racisme a semblé aussi être la pierre attachée à la jambe du nationalisme flamand, malgré le succès électoral du Vlaams Belang durant des années.
- A quel point la N-VA est-elle de droite, parce que cela fonctionne électoralement ?
- Le nationalisme a souvent été considéré comme une idéologie faible, car il évite les grands thèmes, comme la richesse et sa répartition, et parce qu’il n’offre aucune réponse aux questions éthiques. Dès lors, il a connu des variantes tant à droite qu’à gauche, beaucoup en fonction des circonstances et de ceux contre lesquels il s’insurgeait. Lorsque le nationalisme basque ou catalan s’est élevé en réaction au fascisme de Franco en Espagne, les syndicats et les fascistes en formaient le cœur. La Belgique par contre était l’une des démocraties les plus libérales et citoyennes d’Europe. Dès lors, le conservatisme y formait un contre pouvoir. Le nationalisme flamand s’est accroché à ce wagon-là.
- Un nationalisme flamand de gauche, c’est une contradiction ?
- Cela a toujours existé, mais en minorité. A la fin, la Volksunie a montré un réflexe de gauche, accordant de l’attention à l’environnement et se positionnant contre l’énergie nucléaire. Mais en Flandre, le nationalisme s’est toujours plutôt dirigé à droite, souvent pour des considérations d’opportunité. Regardez la période insensée de la Première Guerre mondiale, avec un occupant allemand qui a pillé la Belgique, l’a ruinée économiquement et a assassiné des civils. Et penser alors, comme flamingant, qu’il était possible de gagner avec l’occupant, la sympathie de la population ? C’est incompréhensible. Pour quelques années plus tard, refaire la même faute et embrasser le nazisme.
- Ce flirt avec l’autoritarisme a duré jusqu’aux années 60, jusqu’à ce que la Volksunie embrasse définitivement la démocratie. D’où, depuis, le nouveau mode d’approche : pas de révolution, mais une évolution à l’intérieur du système belge.
- C’est frappant à cet égard : ni le Mouvement Flamand ni la N-VA n’ont utilisé la célébration de la Première Guerre Mondiale pour se plaindre, injustement encore une fois, que l’état-major francophone avait envoyé les Flamands dans les tranchées, à la mort, comme chair à canon ?
- Cela montre à quel point la N-VA veut rompre avec le romantisme du nationalisme flamand, qui en appelle toujours au passé. Ce chapitre est politiquement refermé.
- Aussi en ce qui concerne la collaboration durant la deuxième guerre mondiale ?
- Ça, c’est une autre paire de manches, surtout à cause de la répression qui s’en est suivie. Des carrières ont été brisées, il y a eu des peines de prison. Ce règlement de comptes a été considéré comme une expérience terrible, ce qui d’un point de vue historique relève du bavardage. Mais enfin, on a maintenu cette blessure vivante durant 20, 30 ans. Ce sentiment d’injustice a été transmis d’une génération à l’autre.
- Aussi, vit à la N-VA l’idée que les comptes ne sont pas soldés. Lisez les interviews de Geert Bourgeois où il s’étale comme fils de quelqu’un qui a été touché par la répression. Regardez Jan Peumans dont l’oncle a été tué au Limbourg. Le souvenir de la répression reste blessant pour beaucoup. C’est pourquoi, si la N-VA va siéger dans le gouvernement fédéral, je n’exclus pas qu’un geste de réhabilitation symbolique soit posé. Pas l’amnistie, parce que cela n’a pas beaucoup d’intérêt juridiquement dès lors que les concernés sont morts, mais une forme de geste symbolique.

http://www.lesoir.be/634612/article/actualite/belgique/2014-08-24/bruno-wever-mon-frere-se-prepare-deja-pour-prochain-coup

Écrit par : L'enfoiré | 24/08/2014

Bart De Wever a songé à arrêter la politique

Le président de la N-VA, Bart De Wever a été à deux doigts d’arrêter la politique en 2014. C’est ce qu’il a confié lui-même dans une interview de rétrospective à Dag Allemaal, un hebdomadaire flamand. Evoquant l’infection au cœur dont il a été victime en janvier dernier, il confesse : « Durant quelques heures, j’ai craint de devoir arrêter la politique. Ce sentiment était tellement terrassant que j’en étais terriblement affecté. J’ai ensuite pris de bonnes résolutions, mais j’ai repris le même rythme après. »
Le président de la N-VA a également réagi aux dessins de presse en Flandre, qui le présentent comme le vrai Premier ministre. « Bien sûr que je trouve cela embêtant. On me présente aussi comme un Darth Vader impitoyable. La parodie est salutaire. Mais je ne reçois pas un rôle facile. Mais je pense que Charles Michel a une bonne capacité à relativiser. Quand il est venu à Anvers, il a dit qu’il voulait bien devenir bourgmestre de la ville. Bourgmestre fantôme, a-t-il ajouté avec un clin d’œil (faisant référence au Premier ministre fantôme que Bart De Wever est accusé d’être, NDLR) ».

« Les travailleurs du port ne sont pas des crapules »
Bart De Wever a aussi dit sa compréhension pour les dockers, qui ont participé aux émeutes à la fin de la manifestation nationale du 6 novembre. « Les travailleurs du port ne sont pas des crapules. Ils ne débrayent pas pour le plaisir. Cela peut paraître bizarre, mais je les comprends. »
Revenant sur le décès de Jean-Luc Dehaene, Bart De Wever évoque aussi le style de l’ancien Premier ministre. « Dehaene était un plombier. Pour lui, la machine devait tourner, sans qu’il se pose la question de savoir si la machine elle-même était bonne. C’est en cela que je me différencie de lui. Je pense parfois qu’il est temps de changer la machine. »
Bart De Wever n’appelle pourtant pas à de grands mouvements sociaux ou politiques pour l’année qui commence. « J’espère que le calme va revenir. Allons de l’avant au lieu de se plaindre et de faire grève. »

http://www.lesoir.be/745409/article/actualite/belgique/politique/2014-12-30/bart-wever-songe-arreter-politique

Écrit par : L'enfoiré | 30/12/2014

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