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18/10/2012

Prix Nobel de la paix ou de la guerre?

Le prix Nobel de la Paix 2012, attribué à la l'Union Européenne, a étonné plus d'un. Retrouvons d'autres Prix Nobel, pour s'apercevoir que ce n'est pas un cas unique et comprendre ce qui motive l'attribution d'un tel prix.

"La paix désigne habituellement un état de calme ou de tranquillité comme une absence de perturbation, d'agitation ou de conflit. Elle est parfois considérée comme un idéal social et politique.", dit Wikipedia.


0.jpgLe mot "habituellement" a toute son importance dans ce qui va suivre.

Le Nobel de la Paix récompense « la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix » selon les volontés, définies par testament, d'Alfred Nobel. Cela comprend la lutte pour la paix, les droits de l'homme, l'aide humanitaire, la liberté".

Florence Nightingale aurait été à l'origine de la fondation de ce Prix Nobel en convaincant Alfred Nobel afin qu'il répare le "mal qu'il avait causé avec sa dynamite".

Première contradiction avec les réalités du terrain, car si la dynamite peut être utilisée en état guerre, elle sert à beaucoup d'autres choses et elle est entourée depuis d'une panoplie d'autres techniques beaucoup plus efficaces.

Mais les contradictions par rapport au projet de Nobel vont au delà quand on suit son histoire. L'instrumentalisation en coulisses pour introniser quelqu'un et barrer la route aux autres, a été plus que commune. 

La nomination de la CE a créé la surprise, notamment en Norvège, pays qui a déjà refusé en 1972 et en 1994 d’intégrer l’Union à l’issue de deux référendums. L’UE faisait partie du groupe de candidats potentiels, mais le politologue américain Gene Sharp, ou la religieuse égyptienne Maggie Gobran, surnommée la "Mère Teresa des bidonvilles du Caire" étaient sur les listes des nominés. Railler cette décision, alors que l’édifice européen semble de plus en plus fragile et sa pérennité, de plus en plus compromise, était étonnant, mais l'histoire détient quelques entorses aux règles pour des raisons politiques

  • La nomination de Roosevelt en 1906, il était militariste!
  • Adolf Hitler nominé en 1939 par Erik Brandt, membre du Parlement suédois. 
  • Benito Mussolini, en 1935
  • Joseph Staline en 1945 et en 1948. 

Heureusement, il y a eu Albert SchweitzerMartin Luther KingMère Teresa et Aung San Suu Kyi, pourrait-on dire.

Gandhi, l'apôtre de la non violence, n'a jamais eu cet honneur puisque la Grande-Bretagne, trop impliquée, s'y était opposée. 

Les Nobel de Sadate et Begin ont permis de neutraliser définitivement l'Egypte et ceux d'Arafat, Rabin, le dépeçage de ce qui reste de la Palestine, dirait-on au Proche Orient. 

La compétition entre la vision pacifique du philosophe chinois, Confucius et celle du comité norvégien a été contrecarrée par "le Prix de la Paix Confucius" à Pékin en réponse au prix Nobel de la paix, qui était attribué à un dissident chinois en 2010.0.jpg

Le président du comité Nobel norvégien Thorbjoern Jagland déclarait: «L'UE et ses ancêtres contribuent depuis plus de six décennies à promouvoir la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l'Homme en Europe».

Incontestable même si, en plus, l'Europe est en crise économique, politique et sociale, depuis 67 ans, elle a l'avantage d'être encadrée pour maintenir cette paix comme objectif. Cinq membres du comité dont l'un d'entre eux, empêché, a été remplacé par l'évêque d'Oslo (info norvégienne), ont voté parmi les nominés.

Il faut aussi retourner aux sources de la création de l'Union européenne pour en comprendre les buts de l'"entreprise Nobel". 

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L'Europe a été créée pour assurer la paix en Europe et prendre ses distances vis-à-vis de l'URSS. 67 ans de paix en Europe s'en sont suivis si on exclut la guerre dans les Balkans. L'Europe n'y a fait qu'essayer d'éteindre l'incendie entre les religions et les nationalismes sans mandat pour aller plus loin.

Que l'Europe soit absente, aussi, dans les autres parties du monde, n'est en fait qu'une prise de positions dans le concerts des nations qui sera toujours bien ou mal prise comme une ingérence toujours mal comprise, quand on se rappelle l'entremise en Lybie. L'attentisme en Syrie devient presque une obligation surtout quand Russie et Chine s'opposent à toutes interventions. 

La réponse péjorative qui viendrait à l'esprit, ce serait que les chefs d'Etat subissent les lois de la finance et acceptent de s'y soumettre.

Ce n'est pas tout à fait faux. 

"Comment donner le prix Nobel de la paix à une Union européenne forteresse qui mène une politique de fermeture de ses frontières faisant des milliers de victimes? Une Union qui s'engage à améliorer progressivement ses capacités militaires? Quel message pour les peuples qui subissent sa stratégie d'exportation commerciale agressive par la signature d'Accords de partenariat économique qui laminent, par la libéralisation des marchés, en forçant à l'austérité?", lance Attac. 

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Là, je dirais que c'est à côté de la plaque.

Sortons de l'angélisme.

"Si vis pacem, para bellum".  

S'il n'y a plus de guerre armée, la guerre économique que subissent ces peuples, est, elle, bien réelle. Nous sommes en guerre, chers amis. Une guerre insidieuse et qui ne dit pas on nom.

Être dégoûté, comme je l'ai lu dans certains commentaires, ne servirait à rien si ce n'est jeter le bébé, sa conception ainsi que l'eau du bain.

Dépendant de l'endroit d'où partent les réflexions, ce prix sera apprécié différemment (des journalistes de différents pays dans Kiosque). Un Norvégien sur quatre soutenait le prix. Il faut rappeler que la Norvège ne fait pas partie de l'Union européenne.

J'avais trouvé certains articles dont l'un titrait "Nobel oblige" ou l'autre, "Les douleurs des peuples". 

0.jpgJ'ai eu une réaction à chaud du même genre. Je ne peux le nier, mais je me suis livré à un pas en recul. J'ai tenté, une nouvelle fois, de jouer le rôle d'avocat du diable, un rôle que j'apprécie à mes heures creuses.

"Que dit le comité Nobel?, pour faire contrepoids?

Chacun a son approche suivant son angle de vue, sa culture et sa sensibilité à l'égard des problèmes.

"Non, le prix Nobel de la Paix n'est pas une farce", écrit Noëlle Lenoir que je ne connaissais pas.

Un journaliste posait la question à un quidam dans la rue sur ce qu'il pensait de l'attribution de ce prix. Il était étonné que cela ne soit pas attribué à un homme en particulier et que cela allait tomber ainsi dans la nullité. 

Il n'avait pas compris que le monde ne se crée plus avec des idoles, mais avec des équipes, petites ou grandes. Que ce soit dans toutes les autres sciences primées au Nobel.

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Cadeau empoisonné que ce prix Nobel. Il oblige à se surpasser pour y faire honneur.

Mais la paix n'arrive pas à ses fins toute seule.

Quant au Nobel de l'économie, il a remis la théorie américaine des jeux au menu avec Loyd Shapley et Alvin Roth. Tous deux recherchaient le mariage parfait entre l'offre et la demande pour augmenter les performances des marchés. (un retour sur celui de 2009 s'imposerait, peut-être).

Alors, j'hésite... N'est-ce pas plutôt un Nobel de l'Economie que l'Europe aurait pu recevoir pour avoir maintenu la barre dans la tourmente financière?

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Le prix Nobel de la Paix est un prix trop hybride.

Le rapprochement entre le jeu, la finance et la paix n'est pas un hasard.

Le trio va souvent de pair. Il est encore plus évident en 2006, quand le Nobel de la Paix avait été attribué pour le développement important du principe du micro-crédit.

Réussir la paix, c'est aussi jouer une gigantesque partie d'échecs en passant par l'économie. Une partie d'échecs accompagnée d'une partie de poker menteur.  

L'Europe peut-elle se concevoir uniquement avec une monnaie commune et des souverainetés et des régionalismes? 

Une autre question qui me vient à l'esprit: en définitive, qu'est ce qu'on récompense avec le Nobel de la Paix, le passé, le présent ou le futur?

Couronne-t-on des faits passés ou encourage-t-on à améliorer l'avenir de la paix en lui donnant les moyens économiques?

D'après moi, c'est le futur que l'on prime, c'est à dire, quelque part, un rêve de paix, un encouragement à faire mieux que les prédécesseurs qui n'investissaient pas assez dans le social, le politique et le financier qui accompagnent.

Plus question d'afficher des photos sur les murs des usines pour présenter les meilleurs travailleurs pour inciter les autres à les ressembler. Les héros ne sont pas bannis, mais ils sont fatigués, plus réalistes et moins idéalisés.0.jpg

Désormais, on budgète le futur de la paix tout en faisant l'impasse aux erreurs du passé.

En 2009, le prix Nobel de la Paix attribué à Obama alors qu'il n'avait encore rien accompli en est encore une autre preuve. A l'époque, on fêtait l'arrivée d'un Messie qui allait résoudre les crises générées par ses prédécesseurs.

Le "Messie" a déçu. Anormal? Non, le rêve reste entier et c'est, peut-être ça, le fin mot de l'histoire: l'espoir est primé et pas ses réalisations.

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Cadeau empoisonné, oui, car ceux qui reçoivent un tel prix deviennent d'office obligatoirement des héros qui plongeront les mains dans le cambouis.

Pour la CE, que représentent les 900.000 euros du prix?

Rien ou presque. Tout est dans le domaine de l'honorifique pour la CE.

A-t-on jamais été en paix dans la vie de tous les jours? Quand on ne sort pas d'armes de guerre, on sort nos instincts de compétitions, d'économies qui cherchent à toujours obtenir au moindre coût ce qu'on revend à un prix plus élevé, après une "valeur ajoutée", toute personnelle, taxée ou non.

Une guerre économique, latente et permanente dans un jeu où la compétence prêchée et la motivation sont écrites sur un parchemin appelé "diplôme" suivi d'un CV qui se veut, par nature, élogieux.

Pour le reste, l'homme a toujours cherché des boucs émissaires qu'il peut haïr à loisir en porte-à-faux et des héros qu'il pourra applaudir avec le rêve entretenu par l'espoir. 

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Autre anniversaire.

Il y a exactement 50 ans, le monde n'avait jamais frôlé d'aussi près, une 3ème guerre mondiale sous la forme du nucléaire, dans une véritable crise de poker menteur. Entre le 16 et le 29 octobre 1962, 40 missiles envoyés à Cuba par les Soviétiques avaient poussé la guerre froide à son paroxysme entre les deux "K", Khrouchtchev et Kennedy. Une crise de 13 jours qui avaient fait vaciller la paix dans le monde par une suite d'alliances.  Étrange, les deux "K" n'ont pas reçu le prix Nobel de la Paix.

1.jpgDe l'article, "Quel est le message pour le monde?", je retiendrai sa conclusion "Si l'Europe ne parvient pas à intégrer l'histoire de son continent dans la perspective plus large de celle du reste du monde, alors son message de paix aura une signification plus locale que globale."Nous en sommes encore très loin.

La Paix est un voeux pieux toujours à remettre sur le métier enrobé de crises, petites ou grandes.

Nino Ferrer le chantait dans les dernières paroles de sa chanson "Le Sud". 

La paix serait-elle un point de l'esprit qui se retrouverait à l'infini, que l'on espère toujours atteindre et qu'on n'atteindrait, en définitive, jamais parfaitement?  

Se poser la question, c'est presque y répondre.0.jpg

Le prix Nobel de littérature, Mo Yan, entre au programme des lycées chinois. Il faudra jeter un coup d'oeil sur une traduction pour en connaître plus sur ce concurrent connu pour son efficacité.

Désolé de vous l'apprendre, si vous ne le saviez pas, nous sommes en guerre économique, de consciences en interne et en externe.

Le 10 décembre 2012Aujourd'hui, le jour des Droits de l'Homme,  l'UE reçoit le Prix Nobel de la Paix.

 

A cette occasion, voici, les photos prises du Parlamentarium dont j'ai déjà parlé ici.

 

L'enfoiré,

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PS: Voici le début de cours "Stewardship of finance" même si j'ai souvent contesté son auteur. (Stewardship)

 

 

 

 

Citations:0.jpg

  • «Dieu a dit, il y aura des hommes blancs, des hommes noirs, il y aura des hommes grands, des hommes petits. Il y aura des hommes beaux, des hommes moches et tous seront égaux, mais ça sera pas facile. Il y en aura même qui seront noirs, petits et moches et pour eux, ce sera très dur!» , Coluche
  • « La paix est une création continue. », Raymond Poincaré 
  • « La paix est un rêve suspendu. », Kofi Annan 

Commentaires

Je retrouve l'essentiel de mon article . Il eut été élégant de citer la source...

Pr.émer. C.E Chitour

Écrit par : Pr émérite C.E. Chitour | 18/10/2012

J'ajoute que la source est la suivante:

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/162060-les-douleurs-des-peuples.html

On ne grandit qu'en reconnaissant ses fautes

Pr;C.E. Chitour

Écrit par : Pr émérite C.E. Chitour | 18/10/2012

Votre lien s'y trouve.

J'avais trouvé certains articles dont l'un titrait "Nobel oblige" ou l'autre, "Les douleurs des peuples".
J'ai l'habitude de donner toutes mes sources d'information.

Bien à vous

Écrit par : L'enfoiré | 18/10/2012

LE DESSOUS DES CARTES
Une sortie de la zone euro, voire de l'Union européenne, est-elle envisageable ? Quelles en seraient les conséquences ? Le Dessous des Cartes étudie ces différentes hypothèses et les scénarios possibles de l'avenir de l'Europe.

http://videos.arte.tv/fr/videos/le-dessous-des-cartes--7054336.html

Écrit par : L'enfoiré | 18/11/2012

'L'époque où le monde prenait l'Europe pour référence est révolue'

« Si l’Europe aujourd’hui représente à peine plus de 7% de la population du monde, qu’elle produit près de 25% du PIB mondial, et qu’elle a à financer 50% des dépenses sociales du monde, il est évident qu’il faudra travailler très dur pour maintenir sa prospérité et son train de vie », a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel dans une interview accordée au Financial Times. « Nous allons tous devoir cesser de dépenser plus que nous ne gagnons chaque année », a-t-elle martelé.
La chancelière a également rappelé qu’il était urgent de repenser les priorités, à l’heure du vieillissement de la population, qui est déjà une question très préoccupante en Allemagne. Même un pays qui contrôlerait ses déficits, mais consacrerait tous ses budgets à des dépenses à caractère social, sans rien consacrer à la recherche, se tirerait une balle dans le pied, dit-elle, parce qu’il créerait un environnement qui ne permettrait pas à ses entreprises de maintenir leur compétitivité.
La chancelière a indiqué que ses relations avec son homologue français François Hollande, ce qu’elle appelle la « grande coalition » sont au beau fixe, et qu’elle parvient toujours à trouver un compromis avec lui. Mais lors du dernier sommet, les priorités différentes des deux chefs d’Etat étaient évidentes. Le président français défendait un budget plus important pour relancer la croissance dans les pays frappés par la crise, alors que la chancelière est restée ferme sur le principe de la maîtrise budgétaire. Selon elle, les dépenses de croissance ne devaient être envisagées que pour des projets spécifiques limités dans le temps, pour un total ne dépassant pas 10 à 15 milliards d’euros.
La chancelière est née en Allemagne de l’Est et elle explique qu’avoir assisté au déclin de l’ex-pays communiste a été déterminant dans son parcours : « Nous avons été témoins en RDA (l’ex Allemagne de l’Est) et dans tout le système socialiste du fait qu’une économie qui n’est plus compétitive n’offre plus la prospérité à ses citoyens, et qu’au final, elle mène à une grande instabilité », dit-elle. « Je trouve inquiétant que beaucoup de gens en Europe s’imaginent simplement que, à l’image des Etats Unis, l’Europe fournisse le seul cadre de référence pour le monde, que l’Europe est forte par tradition et que le monde prend exemple sur nous. D’autres modèles ont émergé depuis longtemps : la Chine, l’Inde, le Japon, le Brésil, et ils seront rejoints par d’autres pays qui travaillent dur et démontrent qu’ils sont innovants ».

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=lepoque-ou-le-monde-prenait-leurope-pour-refrence-est-rvolue&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 22/12/2012

Delors en faveur d’un nouveau traité européen
Il parle notamment d’un « abandon de la souveraineté » en ce qui concerne l’euro.
« Je considère qu’un changement de traité, même du point de vue des intérêts français, est meilleur que son report », a déclaré M. Delors. « La solidarité, ça passe par un abandon de souveraineté en ce qui concerne la gestion de la monnaie commune, l’harmonisation progressive des fiscalités, l’effort de cohésion à l’intérieur de la zone euro », a-t-il détaillé.
En revanche, a-t-il poursuivi, « les systèmes sociaux sous contrôle économique doivent relever des décisions de politique nationale ».
Le temps d’agir
« Aujourd’hui, c’est simple : les Européens ont le choix entre la survie ou le déclin », explique-t-il aussi. « Vous remarquerez que Mme Merkel a fait allusion à un nouveau traité. Et une fois de plus, c’est la France qui a dit : on verra ça plus tard », a-t-il ajouté.
« Si nous ne faisons pas cela, c’est-à-dire consolider l’euro, trouver un bon accord avec la Grande-Bretagne, alors nous irons vers une zone de libre-échange. Une zone de libre-échange sans pouvoir politique, sans aller de l’avant, sans politique de solidarité, c’est une Europe qui disparaîtra », a-t-il pronostiqué.
« L’Europe c’est la volonté de nos pays, sur la base de valeurs communes, de dire oui la paix, oui à la compréhension mutuelle entre les peuples, oui à la grande Europe, pour faire en sorte que l’Europe avec son histoire et ses traditions demeure une puissance qui compte dans le monde » a résumé l’homme politique français.

http://www.lesoir.be/143255/article/actualite/monde/2012-12-23/delors-en-faveur-d%E2%80%99un-nouveau-trait%C3%A9-europ%C3%A9en

Écrit par : L'enfoiré | 23/12/2012

Une fiction: l'Angleterre quitte l'UE

QUELLE EUROPE SANS LES ANGLAIS ?
À l'automne 2015, le référendum organisé par le Royaume-Uni sur une éventuelle sortie de l'UE a été sans appel : la majorité des Britanniques s'est prononcée pour un retrait de la Communauté. Un an plus tard, en 2016, le présentateur Theo Koll fait le point : quelles ont été les conséquences économiques de cette sortie pour le marché commun ? Le Royaume-Uni reste après tout la deuxième place financière mondiale. Privée également d'une grande puissance nucléaire, l'UE a-t-elle conservé son rang sur la scène géopolitique ? Et à quoi ressemble la nouvelle répartition des pouvoirs au sein de l'Union, maintenant que la Grande-Bretagne n'est plus là pour jouer les trublions ? Cette fiction n'est pas un simple jeu de l'esprit : l'article 50 du Traité de Lisbonne stipule en effet que "tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union".
http://videos.arte.tv/fr/videos/quelle-europe-sans-les-anglais--7166324.html

Écrit par : L'enfoiré | 09/01/2013

Un billet qui vient de Russie et qui parle de l'Europe, je ne peux que le diffuser.

http://french.ruvr.ru/2013_04_01/Faut-il-renoncer-a-la-democratie/

Écrit par : L'enfoiré | 01/04/2013

Paul Magnette: «L'Europe d'aujourd'hui est un désastre»

Cela fait 25 ans que le PS est au pouvoir sans discontinuer, paralysé par le pouvoir et les tabous ? Paul Magnette, invité du Grand Oral La Première/Le Soir, le jure : il a lancé une opération de réflexion visant à redéfinir son projet de société avec tous les acteurs de la société et cette opération veut amener du neuf.
L’Europe est-elle responsable, en partie, de la crise que nous vivons aujourd’hui ? « Je suis un grand européen, je suis 100 % pro-européen, fédéraliste et prêt encore à des transferts de compétences vers l’Europe. Vraiment je le demande, je pense que l’on en a besoin en matière sociale, en matière fiscale en matière environnementale ».
Le président du PS est formel : « On doit donner plus de pouvoir à l’Europe mais l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui c’est un désastre, on ne peut pas le dire autrement. Quand je vois ce qu’elle est devenue, j’en suis triste. Elle est devenue destructrice de tout le dumping salarial catastrophique qu’on laisse faire. Vous avez vu en Allemagne ? Les emplois à 450 €, des travailleurs dans les abattoirs allemands. Heureusement, ils sont en train de réagir grâce à nous les petits Belges qui sont allés déposer plainte contre l’Allemagne. Cela est en train de faire réfléchir les Allemands des länders concernés, qui sont en train de dire les Belges ont raison. La viande belge va se faire découper dans les abattoirs en Allemagne par des travailleurs polonais payés à 1 € le porc ! C’est la destruction de l’Europe ça ! ».
Paul Magnette évoque l’« Europe du ’marche ou crève’. C’est l’Europe du nivellement par le bas. Cette Europe-là, c’est l’inverse de l’Europe qu’on défend ».

http://www.lesoir.be/228996/article/actualite/belgique/2013-04-20/paul-magnette-l-europe-d-aujourd-hui-est-un-desastre

Écrit par : L'enfoiré | 20/04/2013

L'Europe dans un jeu de pouvoirs
http://www.arte.tv/guide/fr/047047-000/jeux-de-pouvoirs?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 27/09/2013

Il y a 3 ans 1/2, j'avais le 'charisme d'une serpillière humide' et 'la stature d'un petit employé de banque'. Aujourd'hui, je dois sauver l'UE. Quelle évolution!

Il y a 3 ans 1/2, j'avais le 'charisme d'une serpillière humide' et 'la stature d'un petit employé de banque'. Aujourd'hui, je dois sauver l'UE. Quelle évolution!
Joker >Plat du jour07 nov. 2013par Audrey Duperron
Le parlementaire européen eurosceptique britannique Nigel Farage (UKIP) avait été condamné à payer une amende de 2980 euros l'année dernière, pour avoir insulté le président du Conseil de l’Europe, Herman Van Rompuy. En effet, lors d'une séance au parlement au début de l’année 2010, Farage avait affirmé que M. Van Rompuy avait « le charisme d'une serpillière humide » et « la stature d’un petit employé de banque ».

Farage est revenu mardi dernier à la charge, pour mettre en doute la légitimité de Van Rompuy:
«Il n’est même pas douteux que votre légitimité n’a pas progressé au cours de ces 3 ans ½. En fait, ni vous, ni la Commission, ni même le Parlement n’ont vu progresser leur relation avec les gens ordinaires. Et c’est pourquoi il va y avoir une tempête électorale. Quelque chose de très spectaculaire va se produire lors de la 3ème semaine du mois de mai de l’année prochaine, mais vous pouvez l’arrêter. Vous pouvez stopper ces forces obscures si vous les voyez se rassembler dans ce Parlement, en admettant ouvertement que le temps est maintenant venu de légitimer ou non ces institutions en organisant des referendums libres et équitables dans les Etats membres pour décider si votre poste devrait même exister, parce que les Français et les Hollandais ont dit que vous ne devriez pas exister, Monsieur Van Rompuy. Mais vous avez mis votre veto, et vous avez continué, sans égards pour eux. Etes-vous prêt à restez assis ici et à attendre la tempête électorale, ou allez-vous prendre une initiative et faire de votre mieux pour légitimer de façon démocratique cette Union Européenne, ou non ? »

Réponse flegmatique de Van Rompuy :
« Il y a trois ans et demi, on disait que j’avais l’allure d’un employé de banque, maintenant, à moi seul, je peux arrêter une tempête électorale. Voilà, c’est une évolution invraisemblable, qu’un homme puisse avoir la capacité d’arrêter une soi-disant tempête électorale. Comme évolution, ça peut compter, si cela ne venait pas de vous, Monsieur Farage, je m’en réjouirais, mais puisque cela vient de vous, cela ne m’intéresse pas. Merci beaucoup ».

http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=il-y-a-3-ans-12-javais-le-charisme-dune-serpilliere-humide-et-la-stature-dun-petit-employe-de-banque-aujourdhui-je-dois-sauver-lue-quelle-evolution&language=fr&utm_source=newslet

Écrit par : L'enfoiré | 07/11/2013

Pourquoi ce n'est pas Merkel, mais un politicien peu charismatique issu d'un petit pays, qui dirigera bientôt l'UE

Dans le Financial Times, Tony Barber nous invite à imaginer une Union Européenne menée par Angela Merkel et Christine Lagarde.
La chancelière allemande, dont le rôle a été décisif dans la gestion de la crise de l’euro, et qui vient de remporter les élections en Allemagne, ferait une candidate formidable à la succession d’Herman Van Rompuy à la présidence du Conseil de l’Europe (qui chapeaute les chefs de gouvernements des Etats-membres), estime-t-il. Quant à Christine Lagarde, en tant qu’ex Ministre des Finances en France et actuelle responsable du Fonds Montétaire International (FMI), elle pourrait très avantageusement remplacer José Manuel Barroso à la tête de la Commission Européenne, le bras exécutif de l’UE.
Confier la direction de l’UE à ces deux politiciennes de premier ordre sur la scène internationale serait un coup de maître, parce que cela renforcerait la confiance en l’Europe. Ce serait également un signal fort pour conforter la place des femmes dans la vie publique. Enfin, le duo symboliserait à merveille l’alliance franco-allemande sans laquelle l’Europe n’existerait pas.
Mais cela n’arrivera malheureusement jamais, déplore le journaliste, et cela en raison de l’excentricité des méthodes que l’UE a adoptées pour pourvoir à ces deux postes essentiels, explique-t-il. En outre, les 28 dirigeants des Etats membres ne le souhaiteraient pas.
En effet, Van Rompuy avait révélé un aspect essentiel de sa fonction lorsqu’il avait distraitement déclaré un jour que son charisme « était souvent sous-estimé ». Il avait alors rappelé que le président du conseil de l’Europe ne peut pas être une figure capable d’éclipser les dirigeants des Etats-membres, mais plutôt un homme de consensus, à la recherche de compromis. Avec Herman Van Rompuy, ce contrat est rempli, d’autant qu’étant Belge, il ne représente pas un grand État membre. Il aurait été impensable de désigner une personnalité de stature internationale, telle que l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair, par exemple, et bien sûr, Angela Merkel serait disqualifiée d’office pour les mêmes raisons (même si elle n’a jamais postulé pour la fonction).
Les partis politiques européens vont donc chacun présenter leur candidat à la présidence de la Commission chargée de la politique étrangère européenne (aujourd'hui tenue par la Britannique Lady Ashton depuis 2009) et la présidence du Parlement européen (en remplacement de Martin Schulz). Après les élections, ils négocieront pour parvenir à un compromis acceptable.
Le Président de la Commission proviendra sans doute du parti qui aura remporté les élections européennes, à moins que les dirigeants des Etats-membres ne s'opposent à cette personne. Les deux autres charges de président seront probablement confiées à des candidats issus des partis qui sont arrivés second ou troisième au cours de l'élection.
Les candidats peuvent refuser la fonction. En 2009, les socialistes européens avaient proposé de confier le poste de Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères au travailliste britannique David Miliband, qui était alors ministre des Affaires Etrangères britannique. Mais il a décliné l'offre, et c’est Lady Ashton qui a finalement été désignée, alors qu’elle n’avait aucune expérience en la matière et qu'elle n'avait même jamais été envisagée comme un candidate potentielle pour la fonction.

Source: http://www.express.be/joker/fr/platdujour/pourquoi-ce-nest-pas-merkel-mais-un-politicien-peu-charismatique-issu-dun-petit-pays-qui-dirigera-bientot-lue/197909.htm

Écrit par : L'enfoiré | 07/11/2013

Après l'ouverture vers Cuba, voici celle vers l'Iran.
Il n'y a que Israël et le Congrès qui sont opposés.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/07/14/nucleaire-iranien-pour-obama-l-accord-montre-l-efficacite-de-la-diplomatie_4682718_3218.html

Obama va-t-il avoir reçu son prix Nobel de la Paix trop prématurément?

Écrit par : L'enfoiré | 15/07/2015

Ce qu’il faut retenir du dernier discours sur l’Etat de l’Union de Barack Obama


1.L’Iran
L’Iran, justement, avec l’accord nucléaire signé le 14 juillet à Vienne, fait partie des grandes satisfactions du résident de la Maison-Blanche. Déterminé à « regarder l’avenir à dix ou quinze ans », il prend le pari que cet accord ouvre la voie à une stabilisation durable du Moyen-Orient. Et ce malgré l’aliénation durable de l’ex-meilleur allié de l’Amérique dans la région, israël, et le « lâchage » du régime autoritaire du maréchal al-Sissi en Egypte.

2.Donald Trump
Mais ce qui aurait pu s’apparenter à un simple exercice d’auto-congratulation a été opportunément relevé par quelques piques assassines à l’attention de certains candidats à la présidentielle. « Je vais être court ce soir, sourit Obama au début de son intervention, car je sais que certains doivent retourner dans l’Iowa », l’État qui inaugurera la saison des primaires le 1er février. Allusion sans doute au républicain Marco Rubio et au démocrate Bernie Sanders, présents sous les ors du capitole. Mais c’est un illustre absent qui concentre sur lui la foudre présidentielle. « J’entends sans cesse que nos ennemis ne cessent de se renforcer, que l’Amérique ne cesse de décliner, poursuit Obama. Laissez-moi vous dire une bonne chose. L’Amérique est la plus puissante nation au monde, et il y a de la marge. Point à la ligne ». La flèche vise Donald Trump, le favori des sondages à droite qui ne cesse de fustiger la déliquescence supposée du pays, la soi-disant imposture du réchauffement climatique.

3 « L’Amérique va mieux »
Sans avoir l’air d’y toucher, Barack Obama le pré-retraité, dont les projets post-2017 demeurent flous, montre qu’il conserve le penchant pour les joutes électorales. L’essentiel de son discours vise à démontrer à tous les « esprits chagrins » que l’Amérique va mieux, beaucoup mieux même, et qu’elle continue de « montrer la voie dans le monde » à ses alliés. Qu’on en juge : l’économie est repartie à pleine vapeur, avec « 900 000 emplois créées depuis sept ans » ; le pari des énergies renouvelables est en train d’être relevé, car « la soif d’innovation » chevillée au corps des Américains va permettre d’inventer « l’énergie du futur » et remiser les industries polluantes aux oubliettes de l’Histoire.

4.Les derniers combats
Barack Obama parle bien. Ses détracteurs, même les plus virulents, le reconnaissent. Il jure qu’il ne va « pas se reposer sur (ses) lauriers » pour sa dernière année, et pousser de l’avant les dossiers qui lui tiennent à coeur, comme « de battre définitivement le cancer », un programme dont la maîtrise d’oeuvre est confiée au vice-président Joe Biden. Il promet suffisamment de combativité pour convaincre le Congrès hostile à aller de l’avant sur la réforme du système judiciaire, la révocation de l’embargo sur Cuba vieux de 54 ans. Pourquoi pas, après tout, puisque le nouveau speaker républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a eu l’intelligence de voter le nouveau budget fédéral, éloignant le spectre d’une paralysie synonyme de catastrophique « shutdown » budgétaire, déjà survenu en 1995 et en 2013 ?

5.Obama a mûri
L’idéalisme de 2008, à ses débuts, et la saine agressivité de 2012, lorsqu’il entrait en campagne pour sa réélection, se réunissent pour former une intéressante synthèse : Barack Obama a mûri, et appris à accepter ses échecs, tout en continuant à se battre pour inverser la tendance. A-t-il sous-estimé le groupe « Etat islamique », comparé à une « équipe de sport réserve (JV, Junior Varsity) » en janvier 2014 ? Certes, « cette bande de fanatiques armés paradant sur leurs pick-up menace l’Amérique et ses alliés », dispose d’un potentiel de nuisance préoccupant. Mais, insiste Obama, « il ne s’agit pas d’une menace existentielle » et cela ne laisse nullement augurer d’une « troisième guerre mondiale ». « Parler ainsi revient à leur servir la soupe, avertit le président démocrate, qui promet aussitôt « de les traquer et de les éliminer ». « Ceux qui s’en prennent à l’Amérique finissent toujours par payer pour leurs crimes, ajoute-t-il. Cela peut prendre du temps, mais nous avons la mémoire longue. Demandez à Oussama ben Laden ».

Autre sujet amer, la lutte contre la violence des armes à feu, symbolisée par cette chaise vide aux côtés de la First Lady, Michelle Obama, et qui doit être poursuivie, malgré le blocage législatif. Et l’argent en politique, corrupteur et indécent, qui doit être canalisé et contenu, bien qu’une abrogation de l’arrêt Citizen United de la Cour suprême (2010), validant l’existence de ces comités d’action politique, les Super PAC, véritables vaches à lait des campagnes à enjeu, demeure fort improbable.

Après avoir longuement loué « l’exceptionnalisme » américain, Obama conclut, comme une preuve de sagesse, sur ce qu’il appelle son « plus grand regret » : ne pas avoir su empêcher la polarisation accrue de la scène politique et « toute cette rancoeur ». « À ma place, (Abraham) Lincoln, lui, aurait réussi », songe-t-il. Face à « une ère de défis gigantesques », Barack Obama le jure néanmoins : il emploiera chaque minute de ses douze derniers mois dans le Bureau Ovale à se battre pour ses convictions. Avant que la page ne se tourne définitivement.

http://www.lesoir.be/1091933/article/actualite/monde/2016-01-13/ce-qu-il-faut-retenir-du-dernier-discours-sur-l-etat-l-union-barack-obama

Écrit par : L'enfoiré | 13/01/2016

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