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21/10/2012

Je ne suis ni mort, ni muet

Nous sommes une semaine après les élections communales en Belgique. Rarement, nous avons eu à constater une rixe politique aussi bien orchestrée pour laver le linge sale entre familles politiques. 

Il y a eu la contre-attaque.

Il y a la réaction de Joëlle Milquet. D'anciennes alliances qui ont volé en éclat.

Puis, il y a le Café lao, un café préparé avec des grains, servi dans un verre, avec du lait concentré sucré au fond et un verre de thé lao pour pousser le café.

C'est ce à quoi Alain Sapanhine, ex-Molenbeekois qui coule des jours heureux au Laos, vous invite et parle, lui, de Philippe Mourreaux en relation avec un passé qu'il a toujours en mémoire. 

Je lui cède la parole. Je ne connais rien de cette histoire politique au allures de Parrain. 

L'enfoiré,


 

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Lettre ouverte d'un ancien Molenbeekois à l'ancien bourgmestre, Monsieur Moureaux …

« Je ne suis ni mort, ni muet », c'est le seule chose que nous avons en commun.
Ancien molenbeekois, je coule, actuellement, des jours heureux au Laos.

Quand j'ai entendu votre mépris pour ceux qui vous ont dégommé de votre place de bourgmestre après plus de 20 ans, mon sang n'a fait qu'un tour et les souvenirs me sont revenus après dix ans, comme si c'était hier.
Je dois avouer, Monsieur Philippe Moureaux, que j'appellerai Mr M. pour faire court, que je suis heureux de vous voir enfin dégagé. A votre actif, vous n’avez rien, si ce n’est ce que vous vous êtes octroyé vous même sur le compte des deniers publics en fonction de votre pouvoir occulte. Votre technique ? Avoir toujours décidé sans en référer à qui d’autre qu’à vous-même, avoir déterminé seul ce qui était bon et ce qui était mauvais pour ma commune, avoir encensé via la presse aux ordres tout ce qui venait de vous, méprisé tout ce qui venait d’autrui. Or, vous avez tout détruit, c’est la seule victoire à votre actif. Cela jusqu'à accuser de manière systématique tout qui se levait contre vous de racisme.
Avec morgue à tout le moins intellectuelle, nous y reviendrons.

Maintenant qu’on vous a enfin exclu de la gestion communale, résultat que vous n’acceptez pas, le fait est que vous laissez une commune en triste état, une entité populaire transformée en république de voyous, un échec patent dont vous osez encore vous gausser comme s’il s’agissait de la meilleure chose qui eut pu arriver à notre commune. Vous avez volontairement suscité la division entre les citoyens, entre riches et pauvres, communautarisé à tout va pour vous assurer une réserve d’électeurs, pris fait et cause pour l’obscurantisme, un comble pour un agnostique ou prétendu tel. Vos propos ridicules, vos calculs machiavéliques ont duré presque 21 ans. Molenbeekois d’adoption, vous vous êtes montré d’un populisme à effet variable copié par le si honni de Bart De Wever, chantre de l'extrême-droite et nouveau bourgmestre d'Anvers. Reconnaissons à ce dernier qu’il n’est pas un chasseur de mandats, ce qui est loin d’être votre cas. Vous avez toujours eu un double discours en fonction de la sociologie de vos administrés et vous êtes accaparé de manière quasiment maladive tous les pouvoirs en ne laissant que des miettes aux autres.
On ne se met pas d’accord avec Mr M. On s’incline devant lui, c'est tout.

Deux décennies de pouvoir absolu et sans partage que vous pensiez continuer ad vitam. Et pour faire bonne mesure, vous n’admettez pas que la démocratie ait enfin déboulonné votre statue qui n’a jamais eu aucune stature.

Vous avez par vos trahisons changé continuellement d’alliés quand vous n’aviez pas les moyens de gouverner seul. Parce que votre meilleur allié, c'est votre réserve électorale.

Vous êtes le Calife qui est toujours resté Calife car il ne peut y avoir d'autre Calife que vous, le Calife.

Fini ce jeu de dupes antidémocratique. Le couperet est tombé, votre liste a perdu près de la moitié de son soutien. ...et vous n'acceptez le verdict populaire que lorsqu'il tourne à votre avantage. Pire, vous ne comprenez même pas toute l’exaspération épidermique vis-à-vis de votre personne. Vous maudissez tous ceux qui vous ont trahi alors que le traître, ce fut toujours vous et ce restera à tout jamais vous.

Pour faire bonne mesure, vous avez ligué contre vous jusqu'à la partie active des nouveaux Belges qui vous donnent là une leçon de démocratie à laquelle vous n’aviez jamais songé. Un Maire a vocation d’unifier l’ensemble des habitants de la commune dont il est responsable. Vous avez fait exactement l’inverse en montant les communautés locales les unes contre les autres sans vous soucier ni du salafisme, ni des inactifs structurels à qui tout est dû sans les devoirs qui vont avec. Honte suprême, vous vous êtes aliéné ceux qui ont fait preuve d’adaptation. Contraste qui prouve tout votre laisser-aller, Molenbeek est la commune belge où il y a à la fois le plus d’indépendants et le plus de chômeurs  !

Quel clan avez-vous choisi un clan pour assurer leur futur ?

Oui, je suis ravi de vous voir enfin hors d’état de nuire…
Un peu d’histoire pour rappeler au lecteur comment Mr M est arrivé en deux coups de cuiller à pot à coloniser une des communes les plus pauvres du pays, lui qui est originaire d'un quartier très huppé de la Capitale et que rien, sinon son orgueil démesuré et sa vocation à la traîtrise, ne prédisposait à s’occuper des plus faibles.

Ce rappel historique de vingt ans d’obscurantisme se suffira à lui-même.

Scandaleux Mr M qui ose encore maudire, dénier toute vérité et exsuder sa rage sur ceux qui se sont levés contre lui.

En fait, il est bien trop narcissique pour en comprendre le pourquoi.

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Mr M. a soigneusement préparé son investiture. Il y a maintenant 24 ans, la majorité molenbeekoise fut négociée comme suit: MR et socialistes étant quasi à égalité, le pouvoir se partagea entre les deux clans. 3 échevins chacun, le mayorat d’abord donné au MR (PRL à l’époque) Mr Spiegels, un pâle libéral ( ? ) émargeant de surcroît au chômage alors que du boulot, il en courait plein les rues, puis confié au nouveau venu soigneusement resté tapi dans l’ombre après avoir envoyé en première ligne trois de ses hommes-liges pour coloniser l’administration, le budget, les affaires sociales et l’urbanisme. Le moment venu, Mr M quitta sa fonction de Ministre des Affaires économiques peu avant la disparition jamais élucidée de son " si cher guide spirituel " André Cools l’homme le plus puissant de Wallonie qui gérait en sous-main toute la partie semi-étatisée de l’économie du Sud du pays, le PS étant à l’époque sous coupe des sections liégeoise et bruxelloise du Parti.

Les Hennuyers Spitaels, Busquin et Di Rupo se sont bien rattrapés depuis.

Auto-proclamé héritier du leader assassiné, Mr M est depuis des temps immémoriaux Président de la section bruxelloise du PS. Il a dit à maintes reprises qu’il savait le pourquoi du meurtre de Cointe sans être jamais allé plus loin dans ses allégations. Une de ses méthodes favorites : dire urbi et orbi qu'il sait, mais ne jamais rien ajouter. Van Der Biest, le lampiste ivrogne, dont on n’a jamais su par qui il s’est laissé berner, a fini par se pendre dans sa cellule et la vérité judiciaire n’est jamais allée plus loin.

C'est qu'au PS, on lave le linge sale en famille sans rien préciser.

Une des phrases de Mr M prononcée au Micro de la RTBF est pour le moins « amusante »: "Du temps où j’étais Ministre, on procédait à n’importe quelle dépense sans la moindre nécessité budgétaire, pourvu qu’elle soit compensatoire dans nos rapports intra-communautaires". C'est que gérer l'inutile rapporte gros tant en fric qu’en puissance. Catastrophe dont nous payons encore les effets aujourd’hui, ce n’est pas le postindustriel qui a été mis en avant, mais la mainmise.

Lors de l’affaire AGUSTA, Guy Spitaels, Président du PS, fut reconnu coupable de corruption et condamné, c’était le numéro un du parti. Secrétaire Général de la Fonction Publique, Merry Hermanus le numéro 3, connut la prison pour …disons, trafic d’influences. Le numéro deux, Mr M ne fut jamais inquiété. Idiot car jamais au courant de rien, ou à ce point puissant qu’il a pu impunément passer à travers les mailles du filet ? 

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Je vous laisse deviner ma position...

Revenons à ma chère commune ! En trois ans de colonisation, les petites mains avaient fait de l’excellent travail en attendant l’arrivée du Maître en tablier – pas en salopette, ce faux leader ouvrier n’en a sans doute jamais porté une de sa vie durant. Tout était en place : une majorité politique aux ordres et la main-mise sur l’instrument chargé de la mettre en pratique. D'une part la fonction publique, de l'autre un faux tissu associatif et d'organismes para-étatiques dont aucun ne se trouve à Boisfort ou Auderghem, ni même Evere, mais qui sont en surnombre à Molenbeek. Autant d’obligés supplémentaires comme on dit quand on ne peut pas le dire mais qu’on dit quand même.

Mission accomplie, Molenbeek l'exclue sociale l’est encore cent fois plus aujourd’hui grâce à Sa Sainteté Flupke, celui devant lequel il faut se taire, mieux, se recueillir. Lui sait ce qui est bien pour vous. Ne discutez pas et dites-lui plutôt merci: cet homme de droit divin est bon, il défend les pauvres.

A ce qu’il dit, du moins… C'est qu'on ne nait que chanceux ou pas. Le papa de Mr M était un très "gros" notaire et maman héritière de la famille Blaton.

Son frère Serge fut d'abord député FDF. Il passera plus tard au PS lorsque le parti amarante perdit une grande part de son influence. L’ex-épouse (Madame Dupuis) est encore aujourd’hui chef du groupe PS à la Région bruxelloise. Le pouvoir s'exerce en famille, rien qu’en famille. Tel est le parcours de cet ex prof d'Histoire à l’ULB, c'est à dire dans la même branche que Bart, à la différence que ce dernier ne s’est jamais penché que sur le sort des anciens collabos.

Question machiavélisme, entre ces deux-là je dirais: match nul !

Archiduc du socialisme de salon, notre bon Mr M est riche, très riche. Il n’a jamais donné une once de ce qui lui appartient aux pauvres, n’a quasiment pas vécu en son domicile rue de la Mélopée, mais avec une petite beurette engagée au Cabinet Piqué qui occupait un appartement, social bien entendu, au Parc du Peterbos. Le week-end, Monsieur M se repose en sa villa de campagne à Ittre. Couvert de mandats pour assurer le quotidien, il contrôle la plus puissante de nos loges, l’information sur Télé-Bruxelles, la RTBF, les budgets locaux via son réseau de camarades. Il  intervient où et quand il veut, soit sous forme d’anathèmes ou pour s’adjuger le mérite d’avoir préparé un nouveau plan, manière de s’en assurer la paternité sans faire plus que l’effet d’annonce. Uniquement dans l’émotionnel, jamais dans la pratique. Lui, le grand homme de communication, le francophone qui tient tête aux Flamands et aux vampires de l’asocial. Lui le réalisateur de tous les plans B qui n’ont jamais vu le jour, celui qui a trahi Bruxelles. Pas rien que Bruxelles d’ailleurs. Il a même abandonné les travailleurs pour s’assurer le vote des nouveaux fidèles au nom de la tolérance. Avec les résultats confondants que l’on connaît : un taux de chômage molenbeekois alarmiste (plus de 60% chez les jeunes !), une société incontrôlable, une zone de non-droits, une commune sociologiquement coupée en deux, un Molenbeek qui fait tache d’huile diraient les Flamands. Une commune incivique et d'une saleté repoussante où plus personne ne se sent chez lui. De l’insécurité partout. Du trafic de came à ciel ouvert. Des flics démotivés par le laxisme et qui finissent par comprendre qu’ils ne peuvent surtout pas exercer leur rôle. Un tiers-monde déjà supplanté par un lumpenprolétariat perdu en un monde dont il ne reconnaît pas « les » valeurs, mais bien « la » valeur…

L’humanisme au service des pauvres ...il n’en faut pas plus pour dire que c’est ainsi qu’on les défend.

Le journal "Le Soir" lui a un jour demandé à quel endroit de la commune il aurait préféré habiter.

Sa réponse : «  Au château du Karreveld ! »

Ce château, notre Excellence qui y a transféré les séances du Conseil Communal s'y sent si bien chez lui qu’il l'a fait rénover à grands frais par les deniers publics, allant jusqu'à enjoliver le parc de séquoias et d’espèces rares qui ont coûté la peau des fesses. Un jardin privatif dont la quiétude a coûté une fortune au contribuable local alors que la plupart des anciens immeubles sociaux sont dans un état lamentable.

N’est pas Majesté socialiste qui veut, voyons !

Sorti vainqueur des élections de 1994 alors que la commune venait d’élire le plus grand nombre de représentants de l’extrême-droite de tout le pays – 7 sièges, un record absolu ! il eut l’intelligence de présenter une "liste du Bourgmestre" en y incluant le seul représentant de l’ex-PSC et conquit de toute justesse une majorité absolue qui lui permit de gouverner seul et sans partage. L’Etat Central, les amis de Mr M, lui offrirent un très beau Boulevard Léopold II, l’immeuble de la Communauté française face à la KB dorénavant propriétaire en sous-main de toute la zone le long du canal, une fantastique opération immobilière qui se réalisera un jour mais existe déjà sur le papier. Je n'en veux que pour preuve la rénovation de l’avenue du Port que voulait transformer en autoroute de pénétration la très chère Ministre régionale flamingante des Transports Moeke Grouwels. Un projet stoppé par les citoyens mais qui a coûté d'énormes dédits auprès des fournisseurs déjà engagés dans l'affaire. Plus Tour et Taxis, un joujou architectural dont Mr M, paranoïaque, a toujours prétendu vouloir faire un grand lieu associatif en mixité avec des sociétés privées. Heureusement qu’il y a des Salons comme celui du Livre et l'annuel festival Couleur Café pour le rentabiliser car le privé, dégoûté par ce coupe-gorge a fini par l’abandonner.

Peut-être que ce haut-lieu d’architecture industrielle sera-un jour converti par le Qatar en nouveau centre de recueillement collectif avec tour de guet, parkings à Mercedes et tout et tout pour les supporters tout de blanc vêtus.

Bref, partout où il a sévi, Mr M s'est planté dans les grandes longueurs en faisant payer par d’autres un bilan social minimaliste avec les moyens de sa redondance. La misère morale pour tout bilan. Revenu un temps, en 2000, j'ai pu voir deux gosses de 20 ans en profond état de manque à l‘intérieur même du commissariat et des flics qui ne savaient que faire. Molenbeek et ses dizaines d’ASBL, toutes subsidiées évidemment,  et pas une seule pour la drogue… . ASBL qui ferment à 16h30 ou ne fonctionnent que le week-end car les employés payés par les deniers publics sont trop souvent occupés à autre chose, entendez par là prêcher la bonne parole au service du pouvoir subsidiant. Des associations de quartier dont Mr M désigne lui-même les responsables, les animateurs de rue, les hordes de conciliateurs sociaux, le personnel des maisons de jeunes fumeurs de shitt, l’auberge de jeunesse de la Capitale, des maisons pour femmes battues, des centres de guidance …et même de planning familial !

Soyons francs : le seul domaine ou l’éducation fonctionne, c’est l’école de devoirs créé par les associations islamiques. Hors le voile obligatoire, c’est une réussite totale. Sans subsidiation aucune, qui plus est. Les filles y préparent le futur, un multiculturel où elles se seront créé une place, cela se dessine déjà. Pour quoi faire ? Se confronter à la liberté ou le retour à un traditionalisme machiste que les Belges de souche estiment contraire à nos valeurs ?

Le génie de Mr M., c’est d’avoir su se créer un réseau de fidèles. Il n’y a plus d’extrême-droite au créneau, mais depuis 10 jours un représentant de la charria régulièrement élu sur la liste ISLAM. Il a réuni 4.000 voix sur son nom, tout un symbole du laboratoire et ses cornues.

Une commune où on ne peut raisonnablement devenir fonctionnaire, contractuel ou passer à un niveau supérieur qu’avec la carte du parti, celle qui permet toutes les ascensions en gérant la masse de contrats publics, les projets qui ne verront jamais le jour, l’occulte jeté à fonds perdus, les adjudications quand il n’y a pas moyen de les éviter en saucissonnant leur coût pour rester en-dessous de la limite légalement autorisée et dès lors confier leur réalisation aux amis de mes amis comme le recommandent les préceptes de la fratrie.

Toujours le même chauffagiste, toujours le même fournisseur de matériel didactique et de bureaux (la famille de l’ex Premier Échevin), toujours des procédures d’urgence que le Conseil Communal est obligé d’avaliser à posteriori, toujours se confier la préparation des réunions de quartier où on prend les gens pour des cons : on leur demande leur avis  duquel, c'est promis-juré, on tiendra compte et et, dans le quart d’heure qui suit, c'est le plan préétabli qui prend le dessus. Voilà qui avalise la future nouvelle réalisation communale que demandera le « bien-aimé » Mr M. qui va intercéder auprès des autorités que contrôle Mr M.

Et le Parrain en récupérera les bénéfices ultérieurement...

Eponger la facture n'est pas son problème.

Un exemple : ses plaines de jeux sont devenues en moins de deux ans des hauts lieux de trafic de drogue, des endroits d’où sont exclus - en paraphrasant Copé - tout qui n'est pas anti-blanc. Même nos compatriotes d'origine asiatique n’y ont pas droit de cité !

Mr M qui fut un jour prof de critique historique, je lui livre ce qu’a, un jour, dit Lénine :

« Pour faire la révolution, il suffit de la fomenter. Après le soulèvement, on affame le peuple. Ensuite, on lui donne un quignon de pain et chaque petit chose vous en remerciera du fond du cœur. Puis, vous le leader, vous donnerez aux plus fidèles quelques tranches de saucisson et vous aurez le contrôle politique total de la société, car le pouvoir est dorénavant à vous. ».

Mr M, cette forme de critique historique, je l’ai apprise dans une autre université que la vôtre. Vous qui nous surclassez tous par vos états d’esprit, votre discours caustique, le mépris dont vous faites preuve devant tout qui ne s’incline pas devant vous. Vous le pourfendeur, vous l’excommuniant enfin excommunié depuis une semaine.

Élections locales de 2000. Là, cela devient tout chaud, je fus partie prenante, aux premières loges pour saisir la turpitude des accords secrets, les mensonges avérés et le machiavélisme qui lui ont permis de rouler les écolos dont j’eus pu briguer la tête de liste alors que je ne savais rien - ni moi ni aucun colistier - de l’accord qui s’était tramé entre la fédération bruxelloise du PS et les staliniens bobos qui dominent la Régionale bruxelloise du mouvement écolo. L'accord secret négocié entre Mr M et Henri Simons (passé ensuite au PS où il occupe une place de choix à la Ville de Bruxelles pour services rendus) prévoyait l’adjonction des Verts à toute majorité chaque fois que cela s’avérait nécessaire. Personnellement, j’avais toujours défendu un éventuel accord avec le MR, car il vaut mieux se mettre en cheville avec l’ennemi que de se faire bouffer par l’allié dont on ne sera inéluctablement que la cinquième roue de la charrette, position qui alerta tellement la direction générale du mouvement à laquelle j’avais opposé les statuts du parti disant que chaque section locale était maître de son destin, règle fonctionnelle à laquelle elle trouva parade en faisant domicilier un des deux Présidents nationaux du mouvement, précisément au Boulevard Belgica, 42 jours avant l’élection ( la limite pour être candidat effectif est de 40 jours ) qui triompha bien sûr au pool auquel je décidais de ne pas participer, me doutant qu'il y avait un accord préalable avec le Parti à la rose sans épines. L’obscurantisme, une autre manière de faire de la politique. La bonne gouvernance vue côté pratique…

En moins de deux heures l’accord fut paraphé : Ecolo reçut deux échevinats, le commerce et l’urbanisme… Tout s'achète.

Le commerce ? Un échevinat sans administration et purement honorifique dont la représentante est, dès la fin de son mandat, passée au MR…

L’urbanisme ? Un échevinat dont les services administratifs étaient sous coupe d’une chef de service par ailleurs épouse du Premier Echevin, socialiste bien sûr !

Mieux encore : TOUS les mandats para-communaux donnant lieu à rémunération passaient aux camarades rouges et quasi tous ceux qui étaient gratuits furent conférés aux Écolos.

Pour la seconde fois consécutive, le Diable tirait toutes les ficelles et, au bout de la plus usée d’entre elles, on trouvait la chèvre verte de Monsieur Seguin si chère à Alphonse Daudet.

Dégoûté, je n’ai pas renouvelé ma carte de membre. Partie pour se faire leurrer six ans, l’Echevine de l’urbanisme vit tous ses projets contrecarrés. Celle du Commerce fut tournée en ridicule par sa propre communauté. Des cinq élus, il n’y en eut que deux à terminer leur mandat et Sarah Turinne, qui a le chic de s’habiller en femme de ménage, pointa le bout de son nez.

Amen, la messe était dite. Mr M put pour la seconde fois gérer Molenbeek à sa sauce.

En 2006, nouveau scénario. Devenus inutiles, les Ecolos furent remplacés par le MR qui, mouillé dans des affaires datant d’il y a plus de 15 ans, la joua profil bas. Je n’ai rien contre – ni pour, d'ailleurs - Madame Scheepmans à laquelle je reconnais une certaine obstination, mais il faut bien reconnaître qu’elle s’est tue dans toutes les langues. Le fait qu’elle ceint l’écharpe mayorale ne laisse en tous cas pas augurer d’une nouvelle majorité dite du changement. D’autant que l’administration locale se trouve aux mains de «  l’ennemi »  d’aujourd’hui, l’ami d’hier.

Je ne m’étendrais pas sur la gestion des six dernières années. Zéro plus zéro, toujours zéro. Seul le pontife glorifie son laboratoire social, glisse lentement vers le communautarisme religieux et tente de nous faire prendre sa vessie pour une lanterne en niant l’insécurité grandissante des lieux.

J’allais oublier les trois séquences de destruction collective du mobilier urbain, l'accueil de salafistes dont l'épouse de l'assassin de Massoud, les prêches de salafistes vengeurs et la révolte organisée par les activistes du mouvement « Sharia 4 Belgium » dont les membres bruxellois se réunissent depuis des années dans un salon de thé au coin de la Place Saint Jean-Baptiste, à cent mètres à peine du commissariat où deux agents sont chargés de veiller sur l'intégrité de la voiture de fonction du maître des lieux. 

Lundi dernier, le dictateur Flupke a donc reçu son préavis pour avoir une fois de plus traité ses alliés potentiels par-dessus la jambe… Blackboulé comme il le méritait, à peine sauvé en façade par le vote ethnique qui cache l’ampleur du rejet de sa personne, le grand homme, le traître parmi les traîtres ose encore crier à la trahison, ne comprend pas qu’on peut se passer de lui, hurle à l’incompréhension, se retire de la politique …mais annonce dès le lendemain qu’il garde sa liberté de parole et son grassouillet mandat de Sénateur. Il faut bien vivre.

Dommage, il eut tant mérité la charrette et les quolibets de la foule, mis au pilori sur la Grand-Place de Bruxelles avec interdiction de lui lancer à la tête de grosses tranches de jambon, sinon ce sera la lapidation assurée.
Retirez-vous vite en votre luxueuse résidence de campagne, Monsieur Moureaux.

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Retirez-vous de tout et qu’on n’entende plus jamais parler de votre auguste personne.

Même dans votre propre parti, on commence à vous trouver encombrant, c’est dire !

 

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Leçon une nouvelle fois vérifiée de l’Histoire, tout dictateur souffre de son incapacité à comprendre le mécontentement que son omniprésence aux créneaux suscite.

Excusez moi de ne pas avoir été aussi court que lui qui se doit d'observer des timings très précis.

 

Alain Sapanhine,
 

PS: Je remercie les "Réflexions du Miroir" de m’avoir offert la possibilité de m’exprimer librement et déclare prendre à moi seul la responsabilité de cet écrit.

En 2010, Philippe Mourreau (71 ans) faut-il le rappeler est marié à une jeune Marocaine, Latifa Benaicha (35 ans)

Ce qui explique peut-être cela...

 

Quelques vidéos très explicites:

Interview de Moureaux sur Télé Magreb

 

La perception de l’islamisme radical à Molenbeek:

 

La démission du système devant l’incivisme à Molenbeek :

 

Le pontife Moureaux devant la marocanisation de Molenbeek :

 

Moureaux se défend devant la prééminence marocaine en matière de logements sociaux :


 

Un extraordinaire sketch où Moureaux = Hitler au lendemain des élections communales perdues à Molenbeek :

 

La communautarisation de la campagne électorale à Molenbeek :

 

Autres articles :

Faut-il quitter Molenbeek?

Lalibre.be Entre mépris et amertume

Le Vif-L'Express: Journalistes islamophobes

Le Soir d'Algérie

Zones de non-droits à Bruxelles

Election du Belge le plus répugnant

"Le sympathique Philippe Moureaux, pour avoir adoré en son temps les icônes staliniennes et fermé les yeux sur le goulag, ne se convertit-il pas aujourd'hui, certes progressivement mais néanmoins profondément, aux charmes des impératifs des mollahs de Molenbeek ?".

Jean-Maurice Dehousse, ancien Ministre et Bourgmestre de Liège - PS, "Le Vif-L'Express", 29 janvier 2010 sur le site de Alain Destexhe

 

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Ce que dit Françoise Schepmans, la nouvelle Bourgmestre de Molenbeek, qui vient de prêter serment, est intéressant.

Le PS est depuis 1939 à la tête de Molenbeek à part, une exception de 6 ans.

Françoise Schepmans a toujours habité Molenbeek. Elle a occupé un poste comme échevine.

Ses reproches de l'administration de Mourreaux: 

  • les compétences compartimentées.
  • pas de projets collectifs
  • pas de chef d'orchestre
  • clientèlisme

Ce qu'elle veut changer

  • jouer à la transparence dans la concertation, consensuelle
  • pas de vision en solo
  • fin du laxisme
  • sensibiliser
  • prévention
  • pas d'angélisme
  • pas d'autoritarisme
  • son modèle Schaerbeek

Son émotion lors de la prestation de serment

 

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Les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et revoilà le personnage qui revient au devant de la scène:

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Ce billet est passé sur cette autre antenne avec des commentaires en provenance principalement de Français 

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Mise à jour 18 février 2016: Philippe Moureaux annonce son livre pour expliquer sa politique quand il était bourgmestre à Molenbeek. Extraits dans ce commentaire

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Le lendemain, L'Echo ressort un livre de Hind Fraihi, une journaliste d'investigation d'origine marocaine d'expression flamande: "Infiltrée parmi les islamistes radicaux" livre qui augmenté devient "En immersion à Molenbeek". 

Il y a dix ans, elle s'était infiltrée dans la population musulmane de la commune.

L'article "Je me suis heurtée à un mur de politiquement correct" et le bourgmestre lui avait ri au nez après ses révélations qui sonnaient déjà l'alarme.

Dans le Molenbeekistan, elle avait remarqué les dérives du communautarisme.

D'un côté, le multiculturalisme crispé qui relativise n'importe quel problème concernant les immigrés en se réfugiant derrière de faux scrupules.

De l'autre, le racisme que chacun peut exprimer de manière anonyme en portant des tonnes d'insanités sous le couvert de pseudos extravagants".

La population se retrouve ainsi coincée dans un étau par ses propres tabous et traditions avec la politique mondiale.

Sa conclusion est qu'il aurait fallu inculquer le sens critique et la philosophie aux jeunes contre les islamistes.   

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Commentaires

Alain,

Tu te demandes peut-être pourquoi j'ai accepté de te laisser publier un tel article.
Il n'y a pas beaucoup de rédacteurs qui sont passés par ici.
Tu sais que je ne suis pas facile, près à accepter tout et n'importe quoi.
Je ne fais que très rarement d'attaque ad hominem. Toujours un œil vers les "Systèmes" qui prennent le dessus sur les hommes toujours avec de bons sentiments au début mais qui, avec le temps, se laissent dériver doucement, une fois installés.
Je vais te répondre, donc, comme il se doit.
J'ai toujours détesté les gens, politiciens ou autres qui prennent les autres pour de la m... Ils sont esclaves de leurs idées.
J'ai écrit, il y a longtemps, "Au diable, les partis". Je ne vois pas différemment aujourd'hui.
Souvent parmi les indécis, je vote plus avec le hasard qui fait comme chacun sait, bien les choses.
Ceux qui parce qu'ils ont un titre, un nom ronflant se permettent de dénigrer les autres en les repoussant dans les cordes, ne sont pas mes amis.
La politique, je m'en amuse, mais je ne serais jamais monté dans cette arène où tous les coups sont permis.
La Belgique ne fait pas défaut mais elle le fait par une voie soi-disant plus démocratique, à la proportionnelle.
Ce qui veut dire que ce n'est pas comme en France, aux États-Unis, repousser 49% de la population dans les mécontents.
La version belge est un tournoi à deux tours, le premier par les élections, le second pour se partager les bons et les mauvais points.
Je n'ai pas de solution miracle. Nous sommes tous différents. Nous avons chacun des spécificités et pas uniquement par nos empruntes digitales.
Ce qui veut dire qu'il faut trouver des compromis. Normal, du moment que cela ne devienne des compromissions pour espérer ensuite avoir le morceaux de gâteau de récompense.
Les Parrains existent dans tous les pays. Plus ils vieillissent moins ils comprennent qu'il faut passer la main à la génération suivante.
Vendredi, je fête un autre anniversaire. Tu m'y verras pour la première fois en mouvement, car je n'aime pas me montrer.

Guy alias l'enfoiré

Écrit par : L'enfoiré | 21/10/2012

Bonjour Guy,

Les attaques ad hominem, je ne déteste pas.
Encore faut-il que l'attaqué soit un personnage de choix. Jamais donc dans le privé où je suis hyper tolérant. J'ai même aidé d'anciens ennemis. D'autres, dont toi, sont devenus des amis. Il n'en va pas de même dans le domaine public. Quelqu'un qui demande au citoyen d'avoir le droit de le représenter doit être irréprochable.
Ce ne fut jamais le cas du formolisé de Molenbeek. Il n'a rien à voir avec la gauche, que ce soit celle de Jaurès ou André Renard. Pire, il a perverti le socialisme.
J'ai assisté à un minimum de 25 conseils communaux à Molenbeek. Ce que j'y ai entendu dépasse tout entendement.

Voilà pourquoi je lui en veux.
A 72 ans, on prend sa retraite. Surtout quand on est désavoué de manière aussi cinglante.
Je ne suis pas persuadé que sans lui Molenbeek ira mieux.
Mais bien qu'il ne saurait aller plus mal.
Ce n'est ni le système belge de la proportionnelle, ni celui français à deux tours qui y changeront quoi que ce soit. Mais je crois en une nouvelle forme de démocratie, un Parlement composé d'individus, pas de créatures de parti. 1.000 candidats dont chaque votant pourrait en proposer un. Un mais pas plus. On prend les 1.000 les plus plébiscités et, tout électeur disposera de 3 voix - une parmi les politiques, une pour un représentant du monde culturel, une pour un technicien du droit. Les 200 meilleurs deviendraient nos élus.
Bref, Moureaux n'aurait jamais passé la barre...
Mais là, c'est rêver

Écrit par : alain sapanhine | 21/10/2012

Et un café serré doux, ce matin.
C'est Rudy Demotte qui déguste
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_cafe-serre?id=7862053&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 24/10/2012

Une histoire lue dans la presse:

Un gars achète une nouvelle voiture...
> Le vendeur lui indique qu'elle est équipée d'un autoradio à commande vocale
nouvelle génération.... et lui fait une démonstration.
> - Choisissez un chanteur demande t-il au client
> - Halliday ! dit l’acheteur..
> L'autoradio lui demande : "Johnny ou David ?"
> L'acheteur, interloqué... répond : "Johnny." et l'autoradio diffuse une chanson du Jojo national...
> Le gars demande au vendeur s'il peut faire un nouveau test.
> Le vendeur : " OK, vous allez voir, la radio répond à tous les coups ! "
> L'acheteur lance : "Iglesias ?"
> L'autoradio demande : "Julio ou Enrique ?"
> L'acheteur en reste baba et dit : "Julio" et la radio passe "tou n'a pas chanzé !"
> Enchanté, le gars prend la voiture, sort du garage et se fait couper la route par un abruti qui manque l'accrocher.
> Le gars crie au chauffard : "Enculé, connard, trou du cul de merde !!!"
> Et la radio lui demande : "De Wever, Alexander De Croo, Di Rupo ou Moureaux? "

Écrit par : L'enfoiré | 31/10/2012

Ce 30 novembre Mourreaux est interviewé par le journal Le Soir
En voici le résumé:

"Je suis peut-être un mini-Sarkozy de droite"

Aventure rocambolesque. Deux pré-accords signés le 14 octobre. Trahisons ensuite.
Désamour qui date de juin 2011. Deux sociétés veulent quitter Molenbeek pour raison d'insécurité.
En réalité un assassinat de la droite flamande qui vient après le vote de la "Loi contre le Racisme de 81 et la "Loi sur la Naturalisation".
Son mariage aussi.
En 2012, pré-accord Mourreaux, El Khammous, Turine
La trahison vient du CDH qui dénonce l'alliance PS-CDH.
Doulkeridis, est pour lui un faux-cul.
Contact fait avec Schepmans.

Flingueur, lui, en 2000?
L'accord entre Anderlecht et Molenbeek signé avec Louis Michel et Elio Di Rupo a capoté.
Les libéraux d'Anderlecht lâchent l'accord et Mourreaux ne se sent plus obligé de garder l'alliance.
Il se qualifie d'historien du XVIIIème avec l'assimilation de maître de Bourg.
Il y a une complémentarité à chercher avec le PTB, d'après lui, alors que pour d'autres c'est un parti du loup dans la bergerie.
Au gouvernement, pour Di Rupo, comme 1er ministre PS; c'est faire son austère devoir mais rester un parti de gauche avec ses valeurs.

Le défit pour Bruxelles se fera avec la NVA en 2014.
Alors, il faut dialoguer avec le MR et chercher une alliance pour le contrer sans attendre.

http://www.lesoir.be/129760/article/actualite/belgique/2012-11-29/%C2%AB-moureaux-dehors-peut-%C3%AAtre-que-%C3%A7a-en-amuse-certains-au-ps-%C2%BB

Écrit par : L'enfoiré | 30/11/2012

Moureaux, fidèle à lui -même : «Reynders est le ministre des rupins… français»

Philippe Moureaux, sénateur et figure du PS, s’en est pris à l’exil fiscal de Gérard Depardieu. Et, interrogé sur Bel RTL, il en a profité pour égratigner Didier Reynders…
« Affligeant ». Pour Philippe Moureaux, sénateur et figure du PS, l’exil fiscal de Gérard Depardieu est « à la limite de l’incivisme ». Interrogé sur Bel RTL, il a regretté qu’on fasse « trop d’échos à Depardieu parce qu’il est Depardieu. C’est qu’un cas parmi d’autres ». « Mais c’est affligeant de voir, ces gens qui ont des revenus très importants ne pas vouloir être solidaires. Alors qu’on est en crise et que des gens doivent faire des efforts sans savoir s’ils vont boucler la fin du mois (…) C’est à la limite de l’incivisme. »
Adressant une « médaille à ses décorations déjà nombreuses » (sic) à Didier Reynders, Philippe Moureaux l’a surnommé « le ministre des rupins français », commentant les commentaires positifs du MR quant à la venue de l’acteur français en Belgique.
Décidément, « l’affaire Depardieu » n’en finit pas de provoquer des réactions et tourne au débat gauche-droite…

http://www.lesoir.be/140843/article/actualite/belgique/2012-12-19/moureaux-%C2%ABreynders-est-ministre-des-rupins%E2%80%A6-fran%C3%A7ais%C2%BB

Écrit par : L'enfoiré | 19/12/2012

Mettre un terme aux politiciens de carrière

« Ce qui domine l'année [2012], c'est la dégradation inouïe de nos mœurs politiques. Mensonges, truquages, corruption ont fait notre quotidien », dénonce Jacques Julliard dans Marianne. Il rappelle une citation de Michel Rocard : « Le mensonge fait partie intégrante de la politique », avait dit le politicien socialiste qui avait été Premier ministre durant le second mandat de François Mitterrand.
La vie politique est rythmée par les élections, et ces échéances motivent des jeux de dupes : les électeurs se montrent hésitants pour choisir le candidat qu’ils vont soutenir, et pour leur arracher leur vote, ce dernier leur fait des promesses qu’il ne pourra tenir. Dès son élection, les électeurs critiquent l’absence de réformes.
La création de la taxation de 75% sur les revenus des super-riches en France est l'un de ces trompe l’œil. Appât purement symbolique, l’effet bénéfique de la taxe ne se résume qu’à son énorme impact électoral. Sur le plan économique, c’est une autre histoire : non seulement son apport pour les finances publiques sera tout à fait marginal, mais elle motive les Français les plus fortunés à envisager l’exil fiscal, comme on l’a vu avec l’acteur Gérard Depardieu.
« Quelle entreprise, quelle association, quelle institution tendrait longtemps à pareil jeu de bonneteau? », se demande Julliard. La vie politique ne pourra changer tant qu’elle continuera d’être basée sur des promesses creuses. Les politiciens continueront de tricher pour obtenir leurs portefeuilles, certains d’entre eux pourront continuer de légiférer, de commander la police et de décider pour le prélèvement des impôts alors qu’ils sont eux-mêmes aux prises avec la justice dans des affaires douteuses, pour ne pas dire mafieuses.
Julliard propose deux mesures pour mettre fin à cet état de choses :
- L’interdiction du cumul de mandats. Il faut éviter que les politiciens tirent l’essentiel de leurs revenus de la politique, estime Julliard. Il rappelle que Jacques Chirac a été homme d'Etat toute sa vie, qu’il n’a jamais exercé d’autre métier que celui-ci, et que tous ses frais ont été constamment pris en charge par l’Etat français, à l’exemple de ce que vivent la plupart des politiciens de la classe politique française ;
- L’interdiction de se représenter à la même fonction. On pourrait craindre de priver les citoyens de l’expérience acquise lors d’un premier mandat, mais l’histoire montre que c’est le contraire. Les assemblées qui ont vraiment réformé la France ont été la Constituant de 1789, l'Assemblée nationale de 1848, la Commune de Paris, les assemblées de 1945-1946, toutes issues d’hommes neufs en politique et inexpérimentés.
« Si l'élection est l'honneur de la démocratie, la réélection est son fléau », affirme Julliard, qui explique que c’est la possibilité de la réélection qui motive les compromissions des politiciens. « Vous voulez la démocratie, dites-vous, vous voulez l'égalité ? Alors, organisez la rotation des citoyens au pouvoir ! Pour que la vie politique soit quelque chose pour tous, il faut qu'elle cesse d'être tout pour quelques-uns », conclut-il.
Son message est corroboré par les observations de l'économiste allemand Gerd Habermann qui avait récemment mentionné l’absence de politiciens de carrière en Suisse, et qui la désignait comme l'une des raisons du succès du modèle helvète. Ainsi, en Suisse, il n’y a pas de véritable classe politique, et les citoyens peuvent exercer momentanément une fonction publique tout en conservant leur propre emploi. De cette façon, la pays évite la plupart des problèmes de lobbying, de conflits d’intérêts et tous ceux inhérents à la présence d’une classe politique ancienne et rigide, avait-il expliqué.

http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=mettre-un-terme-aux-politiciens-de-carriere&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 03/01/2013

Dans le Vif de cette semaine, Françoise Schepmans qui a remplacé Philippe Moureaux, s'exprime sous le titre:
"Les bombes à retardement de Philippe Moureaux"

Le terrain était miné. Une politique de logement qui n'a jamais favorisé la mixité sociale, la déficience dans les contrôles publics, une logistique de l'administration obsolète.
Les habitudes de voir des étalages de commerces qui occupent la totalité des trottoirs, des stationnements en double fille, des ordures partout.
Vivre en dehors de la loi.
Des équipes sans qualifications, sans chefs.
De la récupération de la TVA déficiente, des frais de garderies gratuits, des marchands de sommeil.
Un héritage d'un parrain, d'un ego qui peut tout et protège tout.
Elle n'a pu que gérer les affaires courantes pendant un an à essayer de sanctionner les incivilités, à effacer 20 ans de sa participation en victime préférée de Philippe Moureau.

Écrit par : L'enfoiré | 31/10/2013

Ubupan ( http://www.ubupan.be/ ) parle de Mourreau en le présentant sous forme de Cheikh Elmouraux en couverture.
Le milliardaire, dils à papa devenu nasislamiste.
35 ans d'imposture de mensondes politiques, de malhonnêtetés.
1980, devenu ministre sans être élu. Parachuté à Molenbeek par André Cools
Socialiste caviar et ami des Musulmans ayant épousé Latifa Benaicha de 35 ans et lui 72 ans ( http://www.rtl.be/videos/video/181106.aspx )

(

Écrit par : L'enfoiré | 28/01/2015

Réaction de Mourreau par rapport aux événements:

Moureaux: «Molenbeek part à vau-l’eau, quel échec des services de renseignement!»

À Molenbeek, «tout ce que les gens demandent, c’est de vivre en paix»

Bourgmestre historique et emblématique de Molenbeek pendant plus de vingt ans, jusqu’aux élections locales de 2012, Philippe Moureaux nous livre ses commentaires à l’issue des attentats de Paris, les perquisitions et arrestations dans la commune bruxelloise.
La gestion de la commune sous votre régime est mise en cause par certains aujourd’hui, ouvertement ou en coulisse, qui voient du laxisme.
Permettez-moi, à cet égard, de réagir en cinq points. Un : je ne suis plus bourgmestre depuis 3 ans, pas depuis quelques mois, ce qui doit être précisé. Deux : des faits comme ceux que nous connaissons ne se sont jamais produits lorsque j’étais aux commandes de la commune. Trois : Molenbeek va à vau-l’eau depuis mon départ, avec une population repliée sur elle-même, une police locale décapitée depuis la mise à l’écart du commissaire Pierre Collignon, ainsi que les services de prévention, depuis que Sylvie Lahy a été évincée à son tour, pour des raisons politiques. On s’est coupé des gens les plus compétents. Quatre : les attentats à Paris, qui impliquent nombre d’individus apparaît-il, constituent un échec complet des services de renseignement aussi bien français que belges.
Précisément, Jan Jambon, ministre de l’Intérieur, dit qu’il va s’occuper davantage de Molenbeek…
Je vous ai dit quel échec c’était pour nos services de renseignement !, on comprend dès lors la nervosité du ministre de l’Intérieur. J’ajouterai, cinquième point de mon raisonnement : l’aspect sociologique explique en partie l’utilisation d’un quartier, je pense à Molenbeek, comme base de départ pour des délinquants qui souhaitent se fondre dans la foule avant de commettre leurs méfaits, moins visibles ici, évidemment, qu’ils ne le seraient à Woluwé-Saint-Pierre ou à Uccle, c’est une donnée objective.
À Molenbeek, «tout ce que les gens demandent, c’est de vivre en paix»
Cela étant, d’aucuns vous visent en expliquant que vous avez négligé le problème de la radicalisation, et n’avez pas voulu tenir compte de la question identitaire.
Laquelle n’a rien à voir ! Les gens recrutés par Daesh, c’est un problème beaucoup plus vaste, lié à la situation au Moyen-Orient, et, du reste, ce que l’on appelle le repli identitaire n’est pas propre à Molenbeek. Ceux qui disent tout cela ne connaissent rien à Molenbeek, où je n’ai jamais favorisé les tendances « radicales », a fortiori je n’ai jamais « pactisé » avec elles comme certains le colportent. C’est tout le contraire. Le fait est, je l’ai dit, que je me suis effacé il y a trois ans déjà, que la population, ici, est plus repliée sur elle-même, et que les services de renseignements ont échoué, voilà la réalité que l’on veut masquer par des considérations erronées sur le passé et toutes ces choses.

http://www.lesoir.be/1044125/article/actualite/belgique/politique/2015-11-15/moureaux-molenbeek-part-vau-l-eau-quel-echec-des-services-renseignement

Écrit par : L'enfoiré | 16/11/2015

Réponse de François Schepmans:

Françoise Schepmans (Molenbeek): «Philippe Moureaux est dans le déni»

Françoise Schepmans, bourgmestre de Molenbeek, qui a succédé à Philippe Moureaux après les élections de 2012, réagit aux propos de ce dernier dans nos colonnes .

« C’est dommage ! Je me suis refusée, pour ma part, à entrer dans ce genre de petit jeu des polémiques et des accusations. Alors que, tout le monde le sait, il y avait ici un terreau favorable aux événements que nous connaissons, depuis des années. On a fermé les yeux. Et je pense au soi-disant laboratoire socio-multiculturel de Philippe Moureaux. Qui est dans le déni. Personne n’est dupe. »

http://www.lesoir.be/1044298/article/actualite/belgique/politique/2015-11-16/francoise-schepmans-molenbeek-philippe-moureaux-est-dans-deni

Écrit par : L'enfoiré | 16/11/2015

La réponse du berger:

Philippe Moureaux: «Je suis celui qui a mis fin au clientélisme à Molenbeek»

- Avec un peu plus de recul, que vous inspire cette situation ?
- C’est un échec qui marque aussi les vingt années durant lesquelles j’ai géré la commune. Mais ce qui me frappe le plus, c’est que ce cancer envoie des métastases dans des endroits où ont été menées des politiques très différentes : Molenbeek et Saint-Denis. Or, la France est très laïque et est à l’opposé de l’ouverture aux musulmans que j’ai essayé d’appliquer dans ma commune. Cela me fait dire que le phénomène n’est pas exclusivement lié à la politique menée sur le terrain, c’est quelque chose de beaucoup plus complexe. Daesh a trouvé, dans une jeunesse qui se sent rejetée, un terreau favorable.
- C’est un échec collectif, diriez-vous ?
- C’est un échec auquel j’ai modestement participé. Mais c’est aussi un échec global de nos sociétés, qui n’ont pas réussi à intégrer les jeunes. Pour revenir à moi, il ne faut pas oublier que les bourgmestres ont des pouvoirs limités ! On n’a pas tous les leviers. Je crois que, globalement, la politique que j’ai menée était la bonne mais j’ai aussi commis des erreurs.
- Si c’était à refaire, que faudrait-il changer ?
- Quand il y a eu les premiers départs pour la Syrie, on était presque en train de les encourager. Parce qu’ils allaient lutter contre un monstre. Nous n’avons pas compris les risques. Nous n’avons pas fait assez pour notre jeunesse et, de nouveau, j’ai ma part.
- Vous assumez une part de responsabilité. C’est un mauvais procès que l’on vous fait de vous désigner comme seul responsable ?
- Après un drame de ce genre, on aurait dû s’unir. Certains me mettent tout sur le dos, c’est lamentable. C’est pour ça que, dimanche, j’ai voulu remettre certaines choses à leur place. Mais maintenant, chacun doit se retrousser les manches. Il faut investir dans les services de police. Ce que moi j’ai toujours fait dans ma commune. Si vous saviez dans quel état j’ai trouvé le commissariat quand je suis devenu bourgmestre : les plafonds s’écroulaient. J’ai littéralement reconstruit la police de Molenbeek, avec l’aide de Louis Tobback. Parce que je suis un homme de gauche qui considère que les quartiers défavorisés ont autant droit à la sécurité que les autres. A la veille de mon départ de la commune, j’avais réussi à obtenir des renforts.
- Parmi les reproches qu’on vous adresse, celui d’avoir eu une attitude trop paternaliste à l’égard des mosquées, des imams ?
- On me reproche mon ouverture à l’Islam ! Moi qui suis agnostique, je suis d’avis qu’il faut accepter que les citoyens qui le souhaitent puissent pratiquer leur religion. Mais je n’ai jamais pactisé avec le radicalisme ! Par ailleurs, les bourgmestres n’ont pas de services spéciaux, ils n’ont pas les moyens de surveiller les mosquées. Les dernières années de mon mandat, la Sûreté de l’Etat avait perçu certains signaux négatifs, notamment lors des incidents liés à Sharia4Belgium. J’avais donné mon autorisation pour qu’ils puissent surveiller tout cela, je n’ai pas été informé de la suite, je n’avais pas à l’être.
- On vous critique aussi, par rapport à l’Islam, pour avoir toléré les accommodements raisonnables ?
- Les accommodements raisonnables à la québécoise, je ne les apprécie pas. Je pense qu’ils font fausse route là-bas, cette idée de s’accommoder en dehors de la loi ne me plaît pas. Mais vous savez, des accommodements, on en fait tous les jours. Je vais vous donner un exemple intime : mon épouse est musulmane, elle fait le Ramadan ; pendant cette période, je mange gentiment. Nous faisons donc tous les deux des accommodements. Je trouve cela naturel. Tout comme je trouve normal de me décoiffer quand j’entre dans une église, ou d’enlever mes chaussures quand je vais dans une mosquée.
- Avec le recul, vous auriez confié le contrôle social aux grands frères, en les transformant en travailleurs sociaux ?
- C’est un sujet délicat. Mais cela avait deux avantages. D’une part, c’est une manière de lutter contre le chômage. D’autre part, ce sont des gens qui connaissent le terrain, c’est un plus pendant les moments de tension, cela peut calmer une situation. Mais, c’est vrai, à d’autres moments, cela peut avoir l’effet inverse. Les gens de l’extérieur sont neutres mais connaissent moins bien le terrain. Il faut donc un équilibre. L’idéal, c’est d’avoir des gens qui vivent sur place et font remonter les informations.
- Le 11 septembre 2001 a changé beaucoup de choses ?
- Absolument ! Je l’ai perçu sur le terrain. Il y a eu un double moment. L’un, majoritaire, de crainte. L’autre, minoritaire, qui a vu certaines personnes se réjouir ou ne pas croire aux faits. C’étaient des graines de radicalisation. L’autre tournant, dans la commune, c’était avec cheikh Bassam et le centre islamique belge, que j’ai fait fermer. Par contre, peut-être que, par rapport au 11 septembre, j’ai un peu trop joué les maîtres d’écoles : j’ai secoué et menacé les jeunes qui se réjouissaient des attentats à New York, mais c’est tout.
- Parmi les critiques entendues à votre égard, le clientélisme et le paternalisme.
- Je suis celui qui a mis fin au clientélisme à Molenbeek. Et vous savez, je suis fier parce que beaucoup de gens me faisaient confiance. Ceux qui appellent ça du clientélisme confondent avec le fait d’être proche des gens. Et cette proximité, c’est profondément sentimental et sincère, ça ne s’exprime pas une fois tous les six ans avant les élections. Quant au paternalisme… Ceux qui disent ça, ce sont les radicaux. Parce que les islamistes pointus n’ont jamais cru que l’ouverture à l’Islam de la part d’un mécréant comme moi pouvait être sincère.
- Vous êtes inquiet maintenant ?
- Oui. Il faut prendre des mesures de police, il n’y a aucun doute là-dessus. Mais si on ne fait que ça, je crains des lendemains qui déchantent. Il faut rassurer les musulmans qui sont très inquiets, qui craignent d’être persécutés.

http://www.lesoir.be/1048918/article/actualite/belgique/politique/2015-11-20/philippe-moureaux-je-suis-celui-qui-mis-fin-au-clientelisme-molenbeek

Écrit par : L'enfoiré | 21/11/2015

Là, le gugusse n'a vraiment peur de rien.
Mensonges et déni de responsabilité...
Comme je suis heureux de le voir enfin blackboulé.
Reste mon dernier souhait : QU'IL SE TAISE !

Écrit par : sapanhine | 21/11/2015

Le journal "UBU-PAN", "Le plus grand journal satyrique belge", .

Il concerne le mariage du bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux, avec sa compagne, Latifa Benaïcha, une Marocaine musulmane.
La question se posait en Belgique de savoir si oui ou non, Philippe Moureaux s'était converti à l'islam.
Evidemment que oui, c'est obligatoire !
Dans le cas contraire, son épouse se serait exposée à des représailles très grave !

Voyons ce qu'en dit Ubu-Pan :
Le bruit circulait depuis de nombreux mois. Il s’était amplifié à l’annonce du mariage de Flupke Moustache avec Latifa Benaïcha.
Cette fois, le doute n’est plus permis. Le « bourguemaître » de Molenbeek s’est bien converti à l’islam.
Sans en avertir ses administrés.
Cette dernière précision vaut son pesant de couscous : si la conversion à une religion relève de la sphère privée, il n’en va pas de même avec l’islam, qui confond hardiment affaires privées, domaine public et soumission [c’est la signification du mot islam] aux lois du prophète Mahomet.
Une de ces lois est le djihad, c’est-à-dire, la conquête de tous les territoires de la Terre pour les soumettre à cette religion, inventée de toutes pièces, à partir du 7ème siècle de notre ère.
Pour Moureaux, la moindre des politesses intellectuelles consisterait donc à prévenir ses électeurs de sa nouvelle orientation.
Moureaux-Ubu

Les preuves
Qu’est-ce qui permet d’affirmer que Moureaux est passé du Grand Architecte à Allah ? D’abord, une vengeance de certains collègues de Latifa, engagée de force dans le cabinet Picqué, où elle était chargée d’espionner le vieil ennemi de Moureaux.
La donzelle Benaïcha n’y a pas gagné que des amis. Un exemple : elle annonçait urbi et orbi qu’après son mariage avec « l’homme fort » de Molenbeek, on verrait ce qu’on verrait et qu’elle n’hésiterait pas à régler certains comptes.
Elle avait assez mal digéré d’avoir été placée dans un bureau éloigné de celui du ministre-président [dans un autre immeuble, en fait], où ses compétences ne dépassaient guère la manipulation de la machine à café.
Ce genre d’attitude inspire les rancœurs, et c’est de la même administration qu’est venue l’information selon laquelle les « jeunes » époux [elle a 35 ans, lui, 71 ans et la pompe cardiaque plus très vaillante] avaient introduit une demande de reconnaissance de leur mariage par le Maroc, pays d’origine de Latifa.
Information confirmée par le consulat marocain. Nous étant fait passer pour un proche de Moureaux, nous avons demandé s’il ne manquait rien dans la fourniture des papiers nécessaires à la demande d’officialisation du mariage », il nous fut répondu que « tout était en ordre ». CQFD.

Droit marocain et droit au mensonge
Passant pour un pays progressiste auprès des bien-pensants, le Maroc reste un modèle d’obscurantisme, très chatouilleux sur le respect aux règles de l’islam le plus intégriste.
Ainsi l’article 39 de la mudawana [sur la loi familiale marocaine] stipule que « … sont interdits les mariages entre une musulmane et un non musulman »
Si donc, les époux Moureaux-Benaïcha tiennent à régulariser leur situation familiale au Maroc, inutile de faire un dessin : l’heureux époux doit être musulman.
Là où cela devient carrément croquignolet, c’est qu’en tant que musulman, Moureaux peut prétendre ne pas l’être !
Explication. La branche la plus agressive des musulmans, les sunnites, permet à un musulman qui se sent menacé, de prétendre qu’il n’est pas membre de cette religion.
D'après le principe appelé la "taqiyya", il peut donc mentir en toute impunité, sans dommage pour sa foi. Mentir pour la bonne cause, en quelque sorte…
C’est d’ailleurs en se basant sur elle que certains musulmans sunnites, majoritaires dans les mosquées s’estiment libres de mentir systématiquement aux non musulmans.
Pratique pour décrire une situation familiale, puisque Allah sera miséricordieux !
Il y a gros à parier que Moureaux tient à rester le plus discret possible sur une conversion, qui ferait tache dans le contexte du PS bruxellois, où il s’escrime à imposer une des trois filles qu’il a eues avec sa première épouse, Françoise Dupuis.
On sait que les options islamophiles de l’ayatollah du Karreveld ne plaisent guère à une majorité de camarades qui voient d’un mauvais œil ceux qui leur chiper les sinécures où ils se croyaient installés à vie.
La flexibilité n’est pas le maître mot chez les rouges, surtout quand elle est engendrée par une vague verte, couleur de l’islam.
Jusqu’à présent, Flupke Moustache mentait sans vergogne.
A présent, Flupke l’oustachi peut mentir sans état d’âme.
Allah est avec lui !

Écrit par : L'enfoiré | 22/11/2015

La Belgique «nation sans Etat»: Le Monde défend sa position

Pour Jean-Pierre Stroobants, correspondant du journal « Le Monde », le Belge pratique l’autodérision… mais goûte moins la critique des autres.

Basé à Bruxelles, en charge de la couverture des pays du Benelux pour Le Monde.
Il n’a pas signé l’édito polémique : ils ne le sont tout simplement pas, exprimant de la sorte une opinion collective « au nom du journal ».

- Le regard porté sur la Belgique a profondément changé depuis le sinistre vendredi 13…

- Comme dans toute situation de crise, il y a d’abord un effet de loupe. Ensuite – et je ne parle pas ici de mon journal – il est très compliqué pour un journaliste dépêché en urgence dans un pays d’y commenter une situation dont il ne maîtrise pas nécessairement tous les paramètres et toute la complexité. Les Belges eux-mêmes ont parfois des difficultés à comprendre leur pays et notamment son organisation politique et administrative qui, objectivement, n’est pas simple. Ceci dit, et là je m’abstrais de ma nationalité, il faut reconnaître que dans cette affaire, qui est d’une gravité exceptionnelle, les responsables politiques belges et les responsables de la sécurité ne peuvent pas échapper à certaines questions. Comment, dans une ville de 100.000 habitants, a-t-on laissé se développer de tels foyers de radicalisation ? Comment a-t-on laissé des gens passer complètement sous le radar de la police et des services de sécurité ? Je pose la question sans provoquer personne, mais est-ce que si la cellule d’Abdeslam était basée dans un autre pays, on mettrait autant de temps à repérer les canaux qui ont permis à ce type de s’évaporer dans la nature ?… Depuis 2001, les services de l’antiterrorisme belge étaient salués un peu partout pour leur efficacité ; c’est donc un coup dur pour tout le monde. Mais est-ce que le boulot a été fait partout et par tout le monde ? Là je ne suis pas sûr de la réponse…

- Est-ce qu’avec cette plongée sur « Molenbèk », mais aussi la paralysie organisée de la ville, la traque infructueuse de Salah Abdeslam, etc., le regard posé sur Bruxelles a changé ?

- Un de mes confrères français – et je n’ai pas dit « collègue »… – m’a demandé si je sortais de chez moi. On est dans le fameux effet de loupe, aggravé par l’omniprésence, désormais, des chaînes d’information et des réseaux sociaux. On a l’impression d’une ville assiégée. Personnellement, j’ai plutôt l’impression d’une ville déserte, où je n’ai pas l’impression de courir plus de risques que dans d’autres parties du monde, voire à Paris… Plus fondamentalement, par rapport à l’image du pays, je pense qu’elle en a effectivement pris un coup et sur des questions aussi fondamentales que la sécurité, l’intégration ou la gestion de l’immigration depuis 50 ans.

- De fait, quand on lit la presse internationale, en quelques jours, la Belgique est passée du statut branchouille et sympa de « patrie du surréalisme » à celui, horrible, de république bananière…

- Cette image « les Belges sont formidables » relève lui aussi de l’effet de loupe. On sait très bien que la culture belge ne se résume pas aux culturels qui sont à Paris comme on sait que la Belgique ne se résume pas aux 500 jours sans gouvernement – même si ces réalités-là existent. Le fait est qu’il n’y a pas un pays qui applique davantage de dérision vis-à-vis de lui-même que la Belgique ; non seulement les Belges se moquent d’eux-mêmes mais ils critiquent leur organisation et leur désorganisation à tour de bras. Mais quand cette critique vient de l’étranger et singulièrement de France – en tout cas pour nous, les francophones – il se crée une sorte d’unité nationale et la critique devient inacceptable. Non ! Je pense que, sur cette affaire bien précise, il y a une partie de la critique qui est totalement fondée.

http://www.lesoir.be/1052824/article/debats/2015-11-25/belgique-nation-sans-etat-monde-defend-sa-position

Écrit par : L'enfoiré | 26/11/2015

La vérité de Moureaux sur Molenbeek: extraits exclusifs (extrait dans Le Soir)

Sous le feu des critiques depuis les attentats de Paris, Philippe Moureaux, bourgmestre socialiste « historique » de Molenbeek, à la retraite aujourd’hui, se défend, sans rien concéder, dans un ouvrage qui sera rendu public vendredi, à la Foire du livre. Titre : « La vérité sur Molenbeek », aux éditions « La Boîte à Pandore/Jourdan ».
Locataire durant vingt ans de cette commune bruxelloise désignée depuis le 13 novembre dernier, chez nous et à l’étranger, comme une « plaque tournante » du terrorisme jihadiste, accusé de laxisme et d’avoir laissé prospérer en son sein le radicalisme islamiste, Philippe Moureaux ramasse les attaques dont il a été la cible et réargumente en retour, motivant sa gestion communale, sa proximité avec la communauté musulmane, sa conception de l’ordre public. Une plaidoirie pro domo. Moureaux est son propre avocat. Chacun lira, chacun jugera. Nous y reviendrons. En attendant, nous publions ici, en exclusivité, quelques « bonnes feuilles » de l’essai que son auteur a rédigé dans l’urgence, la tempête que l’on sait, en un peu plus d’un mois.

Où Moureaux découvre la montée d’un rigorisme religieux chez une partie des musulmans de sa commune
p. 78-79-80
Comme chaque observateur un peu attentif, j’assiste à une évolution des comportements d’une partie des musulmans vers un rigorisme religieux qui rend plus difficile la cohabitation et l’osmose nécessaire entre groupes aux appartenances religieuses ou philosophiques différentes. Ce changement n’a pas touché la majorité de la population, mais il a dépassé les limites d’une frange d’irréductibles. Ce mouvement n’est pas propre à Molenbeek. Il est d’ailleurs largement encouragé par l’Arabie Saoudite, un de nos grands alliés !
Un exemple permet d’illustrer cette évolution. Durant de longues années, mes relations avec l’ensemble des femmes appartenant à des populations venues d’Afrique du Nord n’ont posé aucun problème particulier. On se donnait la main, on se parlait en toute franchise. La majorité de ces femmes portait le voile.
Dans les dernières années de mon mandat, j’ai assisté à un changement d’attitude de la part d’une minorité. La convivialité dans les relations avec une partie du public féminin s’est avérée plus difficile.
Je me trouve un jour à la Maison des cultures. Je viens d’assister à une représentation dans les caves très branchées de ce lieu, qui sont en pleine expansion. En sortant, je serre les mains de chacun. Dans le hall, sur un banc, une femme voilée se repose après le spectacle. Je m’approche pour la saluer. Elle me fait un sourire timide et me dit qu’elle refuse de me serrer la main. Je marque mon étonnement et je tente de la convaincre d’avoir une attitude plus détendue. Elle entreprend de me faire une démonstration du bien-fondé de sa position. Je lui explique que dans les contacts entre individus, chacun doit faire un effort pour se rapprocher de l’autre. Je lui rappelle les pas que j’ai faits pour que les musulmans vivent leur religion dans la sérénité. J’attends une certaine réciprocité. Elle en convient, mais prend un visage attristé : toucher la main d’un homme est physiquement intolérable pour elle. À tort, sans doute, je m’énerve et je monte le ton, lui rappelant que refuser un simple geste de civilité à mon égard est un manque de respect dans le cadre du pays dans lequel elle vit. Elle sanglote. Je suis ennuyé, mais je ne retire rien à mes paroles. Entre deux pleurs, elle a la force de s’excuser. Elle comprend ma réaction, mais répète que, pour elle, ce contact avec un homme à travers une simple poignée de main lui est interdit par une force qui lui est supérieure. On se quitte. Je remâche l’incident. Je me console en me disant que pareille attitude est assez exceptionnelle.
Je connaîtrai la même chose avec trois jeunes filles qui étaient venues à ma permanence et qui, d’emblée, me signifiait leur refus de me serrer la main. Une fois encore, je me révolte et, prenant acte de leur refus d’un minimum de civilité, je refuse tout simplement de les recevoir. Le geste était excessif. J’aurais dû les écouter plus attentivement, mais je vis mal cette radicalisation naissante qui touche, maintenant, de grandes adolescentes.

Où Moureaux explique qu’il a été victime du radicalisme islamiste
p. 86
1. Je suis le seul bourgmestre belge à avoir subi une attaque directe et violente de la part des groupes les plus radicaux. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela contraste avec l’image que l’on tente de véhiculer de ma personne.
2.À l’occasion de ces faits, la police avait constaté que le travail de sape de Sharia4Belgium avait débuté depuis quelques semaines à Bruxelles. Quelques Molenbeekois avaient été repérés comme sympathisants du mouvement. Ce constat devait conduire à une plus grande vigilance à l’égard de ce type d’initiatives. Mon départ quelques semaines plus tard de la direction de la commune ne m’a pas permis de connaître la suite donnée à ce dossier.
3. En complément avec les faits parfois minimes, parfois plus graves, que je viens d’énumérer, je dois ajouter qu’à la suggestion du chef de la police, j’avais encouragé la création d’une cellule « radicalisme » au sein de la brigade judiciaire. Encore une décision qui montre combien j’étais vigilant par rapport à la montée d’un péril qui se précisera en 2013, en relation avec la guerre en Syrie.

Où Moureaux donne sa version sur Salah Abdeslam, parmi les « petits cons et les bras cassés »
p. 118-119-120
La personnalité de Salah Abdeslam, le survivant de l’équipée meurtrière à Paris, mérite une attention particulière. Son passage d’une vie de dépravé, qui participe à la délinquance classique, vers le djihadisme, s’est fait rapidement. Certes, ses anciens familiers tiennent des propos contradictoires, certains parlent de quelques semaines, d’autres de plusieurs mois. Ils témoignent de l’importance de son passage en prison et d’une « conversion » rapide. D’autres témoins, à mon sens plus crédibles, parlent d’une conversion à travers des conversations entre Salah et son ancien copain Abaaoud. Ces échanges par internet sont, parait-il, fréquents et le futur djihadiste s’en vantait dans ses sorties nocturnes. Dans la foulée, il commence à changer d’attitude. Une fois encore, son engouement pour la mosquée n’est pas préalable à sa conversion au salafisme violent. Il en est la conséquence. À travers la partie de sa vie délurée, Salah Abdeslam s’est créé un réseau d’amitiés important. Ce n’est pas étonnant, nous sommes dans un milieu où une forme de fraternité très forte se crée entre potes qui ont fait ensemble les quatre-cents coups. Il est donc assez logique qu’il ait pu obtenir, après son aventure parisienne, des complicités que l’on qualifie facilement, parfois erronément, de complicités entre partisans du terrorisme. Les déclarations faites par les deux gaillards qui ont été le chercher à Paris ne doivent évidemment pas être prises au pied de la lettre. Ils cherchent à se défendre de l’accusation de complicité dans un complot terroriste. Elles reflètent cependant l’existence d’une forme de loyauté entre camarades ou anciens camarades de la rue qui ne m’étonne pas. Récemment, je me suis d’ailleurs trouvé devant une personne appartenant au même milieu qui, malgré sa condamnation sans fard des actes criminels commis à Paris, n’hésite pas à confier que, si elle était en mesure de le faire, elle protégerait Salah ! Ce comportement nous étonne, mais il est caractéristique d’un mélange de fraternité puissante et de goût de l’extrême.
Salah Abdeslam a été présenté un moment comme le concepteur des attentats de Paris. Cette hypothèse n’a pas résisté longtemps à une analyse un peu sérieuse des faits.
Ce garçon, qui a abandonné sa ceinture explosive dans une poubelle pour se retrouver perdu dans les rues de Paris à la recherche d’une bouée de sauvetage, n’a pas l’étoffe d’un responsable. Je ne sais si l’épisode de ses sanglots dignes d’un enfant de quatorze ans est vrai, mais je pense que le témoin qui rapporte ce fait a au minimum constaté que le « héros du Djihad » avait des nerfs fragiles.
Salah Abdeslam et son frère Brahim appartiennent clairement à ce que certains jeunes appellent des « petits cons » ou des « bras cassés », qui se sont fait embrigader au départ de leur parcours dans une forme de marginalité qui les avait conduits dans la délinquance classique, cambriolages et trafics de drogue.

Où Moureaux pense qu’il aurait été, lui bourgmestre, informé du « séisme qui se préparait ».
p. 133
Bourgmestre, j’avais un contact permanent avec la population. Une fois par semaine, je recevais mes concitoyens portes ouvertes. J’essayais de les aider en dehors de tout clientélisme, je les encourageais et je recueillais leurs confidences, ce qui me permettait de prendre le pouls de la population. Je me promenais à toute heure dans les rues de la commune. Plusieurs fois, des gaillards un peu rudes m’ont apostrophé : « T’as pas peur, Philippe ? Où est ton garde du corps ? » On rigolait bien après cette interpellation finalement amicale. À une exception près dans un petit quartier bien précis, le seul où j’ai été un jour symboliquement caillassé, je pouvais discuter avec tous les jeunes et les moins jeunes. Je m’asseyais à côté de garçons appartenant à des bandes toujours « borderline ». Je n’étais jamais surpris par leurs questions. Ils se plaignaient de certains « flics » qui les cherchaient et je répondais en leur donnant une petite leçon de morale adaptée à ce public un peu particulier.
Dès le lendemain de mon départ, cette pratique s’est évanouie. Les portes se sont fermées. « On reçoit sur rendez-vous ! » Les contacts dans la rue ont été oubliés.
Loin de moi l’idée que l’essor d’un radicalisme lié aux événements du Moyen-Orient soit la conséquence de ces changements. La seule chose dont je suis certain, c’est que, placé au cœur de la société molenbeekoise, j’aurais été informé du séisme qui se préparait.

Où Moureaux dévoile une conversation au sein du gouvernement fédéral à propos des départs en Syrie
p. 103
J’ai recueilli un autre témoignage plus accablant encore, de la part d’une personne qui siégeait dans les instances gouvernementales. Lors d’une réunion restreinte, une personnalité de haut niveau avait émis l’hypothèse que l’on aide les candidats au départ en leur fournissant des armes. Heureusement, cette suggestion inimaginable aujourd’hui avait été repoussée avec pertes et fracas pas les ministres présents !

Où Moureaux dénonce les dangers de la stigmatisation d’une communauté et évoque la haine à l’égard des juifs avant la Deuxième Guerre
p. 109
Ramener ces jeunes, hommes et femmes, à une vision plus humaniste de leur religion demandera des efforts dans les domaines les plus divers et ne réussira pas si notre société accentue son discours islamophobe et pratique une répression aveugle.
Pour conclure cette brève analyse de l’importance du religieux, je dirai qu’il joue un rôle non négligeable dans la radicalisation, mais qu’il s’est nourri de notre aveuglement et d’un terreau social qui alimente rancœur, désillusion et haine à l’égard d’une société qui traite les personnes issues de l’immigration comme on traitait les « classes dangereuses » au dix-neuvième siècle et les juifs avant la Deuxième Guerre mondiale.

Où Moureaux justifie ses liens étroits et réguliers avec les mosquées
p. 45
Mes relations avec ces mosquées vont me conduire à mettre en place une initiative qui, depuis lors, a été suivie par nombre de mes collègues. Je réunis autour de moi au moins une fois par an, les représentants des mosquées avec lesquels j’ai ouvert un dialogue. Mon premier souci est d’obtenir leur collaboration pour éviter des heurts entre populations au moment du ramadan. En effet, les rues des quartiers populaires de la commune étaient en fin de journée le lieu de rassemblements incontrôlés dans une forme d’anarchie négative pour ceux qui ne participaient pas aux achats compulsifs qui se déroulent dans les heures qui précèdent la rupture du jeûne. J’obtiens la collaboration des mosquées à ce sujet. Elles acceptent de faire distribuer des avis à la population, rédigés en français et en néerlandais, avec traduction en arabe et en langue turque. Dans cette circulaire, j’appelle mes concitoyens musulmans à éviter des concentrations qui nuisent à une cohabitation harmonieuse. Avec l’appui de la police, un minimum de discipline s’installe et anticipe les heurts qui avaient pris une tournure inquiétante dans la période précédente.
En d’autres circonstances, les mosquées avec lesquelles j’avais créé une relation de confiance m’ont aidé à éviter des soubresauts violents qui auraient pu se développer dans la jeunesse.

Il lance « Molenbeek va à vau-l’eau depuis mon départ, avec une population repliée sur elle-même, une police locale décapitée depuis la mise à l’écart du commissaire Pierre Collignon, ainsi que les services de prévention, depuis que Sylvie Lahy a été évincée à son tour, pour des raisons politiques. On s’est coupé des gens les plus compétents. »

http://www.lesoir.be/1125567/article/actualite/belgique/politique/2016-02-18/verite-moureaux-sur-molenbeek-extraits-exclusifs


Ses critiques:
« Jambon ne fout rien.
Quand il dit qu’il faut nettoyer maison par maison, il est fou. Il se prend pour un nazi ou quoi ? », s’est-il exclamé dans un documentaire réalisé par la VRT et diffusé prochainement en plusieurs parties.
Mais peu de temps après ces déclarations, il a tenu à apporter une petite mise au point après la controverse suscitée par ses propos à l’égard de Jambon, précisant qu’il ne pensait pas que le ministre était un nazi mais que son idée rappelait des méthodes utilisées par des régimes dictatoriaux et fascistes.

« J’étais un homme d’ordre »
« Un bourgmestre ne doit pas être un papa gâteau ! J’étais un homme d’ordre, je l’explique dans mon bouquin, tous vous le diront, la façon dont j’ai agi toujours avec mon corps de police. Jambon dit qu’il faudrait contrôler tous les domiciles, c’est des méthodes de fascistes, ou de communistes soviétiques, ce n’est pas ma vision. Et c’est injurieux pour Mme Schepmans. »

http://www.lesoir.be/1126119/article/actualite/belgique/politique/2016-02-18/philippe-moureaux-jan-jambon-ne-fout-rien-et-des-methodes-fascistes

Écrit par : L'enfoiré | 18/02/2016

Quel était l’état d’esprit de Philippe Moureaux au moment de l’écriture de ce livre ?

« On ne peut pas dire qu’il est serein ou apaisé. On voit qu’il a des doutes, il avoue à demi-mot qu’il a commis des erreurs en expliquant, par exemple, son échec à propos de la mixité sociale. Au-delà de tout cela, ce livre est un plaidoyer pro domo contre les attaques qui l’ont touché. On pense par exemple aux attaques concernant sa responsabilité sur les attentats du 13 novembre. »

Beaucoup d’internautes le pensent : peut-on parler d’une sortie ratée ?
« Il faut reconceptualiser : le lendemain des attentats du 13 novembre, il a été pris à partie par certains partis politiques et il n’a eu qu’un soutien relatif de son propre parti. On l’a cité comme le responsable de la montée du radicalisme. Il a donc tenu à réagir aux arguments, aux agressions dont il a été victime. »

Est-ce que ce livre peut être considéré comme un outil de compréhension ?
« Oui, c’est même l’utilité de base de ce bouquin. Outre le fait d’être un plaidoyer basé sur un ensemble de faits, il est également considéré comme un outil polémique. Ce livre permet également de montrer la difficulté que nous avons tous à cerner ce qui est en train de se produire : comment comprendre la montée du radicalisme ? La réalité est très complexe à décoder, à décrypter et ce livre peut être un outil pour essayer d’aider à sa compréhension. »

Peut-on le considérer comme un livre testament ?
« Politiquement, je pense. Il n’est plus au poste de bourgmestre de Molenbeek depuis 2012, plus sénateur depuis 2014. Dans ces conditions, on peut donc dire que c’est un livre testament. »

http://www.lesoir.be/1126621/article/debats/11h02/2016-02-19/livre-moureaux-sur-molenbeek-une-controverse-et-un-outil-pour-comprendre

http://www.msn.com/fr-be/actualite/attaques-a-paris/lancien-maire-de-molenbeek-ne-se-sent-pas-responsable/ar-BBpH8ZY?ocid=spartandhp

Écrit par : L'enfoiré | 19/02/2016

La bourgmestre Schepmans réplique à Moureaux: «Il reste dans le déni et le paternalisme. Il dit qu’il aurait peut-être vu monter le danger? Ce n’est pas croyable».»

Écrit par : L'enfoiré | 19/02/2016

Sarah Turine: "Le livre de Philippe Moureaux est une démarche terriblement égocentrée"

Islamologue, ancienne coprésidente d’Ecolo, Sarah Turine est actuellement échevine de la Jeunesse et de la Cohésion sociale à Molenbeek.

Philippe Moureaux présente sa vérité sur Molenbeek. Où se situe la vôtre ?
Après les attentats de Paris, il y a eu une focalisation compréhensible sur Molenbeek. Mais cette focalisation a simplifié la réalité. Il y a eu de surcroît un jeu de la part de certains politiciens ou chroniqueurs qui ont surfé sur le nom de Molenbeek pour faire passer les émotions qu’ils avaient envie de faire passer. Cela a porté préjudice à l’ensemble de la population. Nous devons être très humbles et prudents lorsque l’on souhaite donner des explications sur Molenbeek.

Pour en revenir à Philippe Moureaux, vous êtes agacée par son mode d’expression ?
J’ai lu une partie de son livre. On vient d’évoquer le fait que Molenbeek est salie et lui, il décide d’écrire un livre non pas parce qu’il trouve que Molenbeek a souffert, mais parce qu’il estime qu’il est lui-même sali. C’est une démarche terriblement égocentrée.

Vous lui reprochez une attitude égocentrique ?
De manière générale je ne sais pas, mais dans ce livre, il y a de cela. Philippe Moureaux a fait des bonnes choses pour la commune, mais il a également fait des erreurs, et il n’est pas capable de les reconnaître. Je trouve que ce livre n’amène par grand-chose au débat.

Écrit par : L'enfoiré | 21/02/2016

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