21/10/2012

Je ne suis ni mort, ni muet

Nous sommes une semaine après les élections communales en Belgique. Rarement, nous avons eu à constater une rixe politique aussi bien orchestrée pour laver le linge sale entre familles politiques. 

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Il y a eu la contre-attaque.

Il y a la réaction de Joëlle Milquet. D'anciennes alliances qui ont volé en éclat.

Dans un Café serré, il y a eu l'humour de Gunzig qui parlait des retournement d'alliances, des bourgmestres qui perdaient leur place dans un jeu de domino sans fin.0.jpg

Puis, il y a le Café lao, un café préparé avec des grains, servi dans un verre, avec du lait concentré sucré au fond et un verre de thé lao pour pousser le café.

C'est ce à quoi Alain Sapanhine, ex-Molenbeekois qui coule des jours heureux au Laos, vous invite et parle, lui, de Philippe Mourreaux en relation avec un passé qu'il a toujours en mémoire. 

Je lui cède la parole. Je ne connais rien de cette histoire politique au allures de Parrain.

 

L'enfoiré,

 

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Lettre ouverte d'un ancien Molenbeekois à l'ancien bourgmestre, Monsieur Mourreaux …

« Je ne suis ni mort, ni muet », c'est le seule chose que nous avons en commun.
Ancien molenbeekois, je coule, actuellement, des jours heureux au Laos.

Quand j'ai entendu votre mépris pour ceux qui vous ont dégommé de votre place de bourgmestre après plus de 20 ans, mon sang n'a fait qu'un tour.

Vous continuez à accuser la N-VA qui menance le système belge, sur les antennes de la RTBF de l'Indiscret. Une alerte rouge, dites-vous... Ne pensez pas que je dédaigne les avertissements.

Mais, je me permets de prendre mon ticket comme au rayon boucherie puisque c'est rouge. :-)

Mr le Bourgmestre blackboulé, ma vérité n'est pas la vôtre dans beaucoup d'autres domaines et les souvenirs me sont revenus après dix ans, comme si c'était hier.
Je dois avouer, Monsieur Philippe Moureaux, que j'appellerai Mr M. pour faire court, que je suis heureux de vous voir enfin dégagé. A votre actif, vous n’avez rien, si ce n’est ce que vous avez demandé qu’on vous octroie sur le compte des deniers publics en fonction de votre pouvoir occulte. Votre technique, on connait. Toujours décider sans en référer à qui d’autre qu’à vous-même, de ce qui était bon et ce qui était mauvais pour ma commune. Encensé tout ce qui venait de vous. Méprisé tout ce qui venait d’autrui. Vous avez tout détruit, c’est là, la seule victoire à votre actif. Cela jusqu'à accuser et rendre responsable la presse de racisme.
Avec morgue et malhonnêteté à tout le moins intellectuelle, nous y reviendrons.

Maintenant qu’on vous a enfin exclu de la gestion communale, résultat que vous n’acceptez pas, le fait est que vous laissez une commune en triste état, une entité populaire que vous avez transformée en république de voyous. Un échec patent dont vous osez encore vous gausser comme s’il s’agissait de la meilleure chose qui eut pu arriver à votre commune. Vous avez volontairement suscité la division entre les citoyens, entre riches et pauvres en suscitant en suscitant une dépendance à tout va pour vous assurer une réserve d’électeurs, pris fait et cause pour l’obscurantisme, un comble pour un agnostique ou prétendu tel. Votre manière de rabaisser les autres avec des propos ridicules, vos calculs machiavéliques pour vous assurer le droit de parler en notre nom à tous ont duré presque 21 ans. Molenbeekois d’adoption ou soi-disant tel, vous vous êtes montré d’un populisme à effet variable qui n'a rien à envier au populisme de Bart De Wever, devenu bourgmestre d'Anvers, mais en plus sans foi ni loi. Reconnaissons à ce dernier qu’il n’est pas un chasseur de mandats, ce qui est très loin d’être votre cas. Vous avez toujours eu un double discours en fonction de la sociologie de vos administrés, en vous aliénant de manière quasiment maladive tous les pouvoirs en gérant seul et en ne laissant que des miettes aux autres.
On ne se met pas d’accord avec Mr M. On s’incline devant lui, c'est tout.

Deux décennies de pouvoir absolu et sans partage. Et pour faire bonne mesure, vous n’admettez pas que la démocratie ait enfin déboulonné votre statue qui n’a jamais eu aucune stature.

Vous avez méprisé ceux que vous avez mis en échec en changeant d’alliés quand vous n’aviez pas les moyens de gouverner seul, gagnant. Résultat de ce jeu de dupes à tout le moins antidémocratique, votre liste a perdu 25 % de son soutien.

Vous n'acceptez le verdict populaire que lorsqu'il tourne à votre avantage. Pire, vous ne comprenez même pas toute l’exaspération épidermique vis-à-vis de votre personne. Vous maudissez tous ceux qui vous ont trahi alors que le traître, ce fut toujours vous et ce restera à tout jamais vous.

Pour faire bonne mesure, dans TOUTES les communautés de ce melting pot qu'est Molenbeek dont vous avez ligué contre vous jusqu'à la partie active des nouveaux Belges qui vous donnent là une leçon de démocratie à laquelle vous n’aviez jamais songé. Un Maire a vocation d’unifier l’ensemble des habitants de la commune dont il est le responsable. Vous avez fait exactement l’inverse en montant toutes les communautés locales les unes contre les autres et les inactifs structurels à qui tout est dû sans les devoirs qui vont et ce contre ceux qui ont fait preuve d’adaptation. Fait curieux entre tous, Molenbeek est une des communes où il y a à la fois le plus d’indépendants et le plus de chômeurs  !

Quel clan avez-vous choisi pour assurer leur futur ?

Le Parti du socialisme ? Dans le fond, je n'en suis pas aussi sûr.

Oui, je suis ravi de vous voir enfin hors d’état de nuire…
Un peu d’histoire pour rappeler au lecteur comment Mr M en est arrivé à coloniser une des communes les plus pauvres du pays alors qu’il venait des beaux, très huppés quartiers de la Capitale et que rien, sinon son orgueil démesuré et sa vocation à la traîtrise, ne le prédisposait à s’occuper des plus faibles. Ce rappel historique de vingt ans d’obscurantisme se suffira à lui-même.

Arrivé en catimini en 1991 et, désavoué dans les grandes longueurs, il ose encore maudire et exsuder sa rage sur ceux qui se sont levés contre lui.

Bien trop narcissique pour le comprendre.

20 ans de mayorat alors qu’une législature dure 6 ans. Cela ne fait pas le compte. Un putsch au milieu ?

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En vérité, Mr M. a soigneusement préparé son investiture. La majorité molenbeekoise, cela fait maintenant 24 ans qu'elle fut négociée comme suit: MR et socialistes étant presque à égalité, le pouvoir se partagea entre les deux clans. 3 échevins pour les deux camps et le mayorat d’abord pour le MR (PRL à l’époque) avec Mr Spiegels, un pâle individu qui, de surcroît émergeait au chômage, ce qui en soi n’était pas inique, car il n’avait aucune compétence pour aucun boulot, même quand il en courait plein les rues. Ensuite, la seconde partie de la législature serait confiée au nouveau venu qui est resté soigneusement tapi dans l’ombre après avoir envoyé en première ligne trois de ses hommes-liges pour coloniser l’administration, le budget, les affaires sociales et l’urbanisme. Mr M. venait de quitter sa fonction de Ministre des Affaires économiques. Ministre, on peut l’être de deux manières.

Soit en cadrant l’activité du secteur dont on est responsable, soit en intervenant dans ses rouages pour y imposer ses conceptions, celles qui avait fait d'André Cools l’homme le plus puissant de Wallonie, lui qui gérait en sous-main via les intercommunales toute la partie étatisée et semi-étatisée de l’économie du Sud du pays, le pouvoir étant à l’époque exercé par les sections liégeoise et bruxelloise du Parti à la rose des sables.

Surprise, ce ne fut plus jamais le cas après… Les Hennuyers se sont bien rattrapés depuis.

Et qui larmoyait en se présentant comme héritier spirituel du leader assassiné ? Mr M devenu entre-temps Président de la section bruxelloise du PS.

Le même Mr M qui a dit à maintes reprises qu’il savait le pourquoi de l’assassinat de Cointe mais n’est jamais allé plus loin dans ses allégations, une de ses méthodes favorites : dire urbi et orbi qu'il sait, mais jamais rien ajouter. Van Der Biest, le lampiste ivrogne, dont on n’a jamais su par qui il s’est laissé berner a fini par se pendre et la vérité judiciaire n’est jamais allée plus loin.

Serait-ce une manière torve de signaler à d’autres que ... ? Une hypothèse parmi d’autres, plausible en tous cas. Menacer de procéder au grand déballage ou préférer laver le linge sale en famille et rien préciser.

Une des phrases de Mr M prononcée au Micro de la RTBF est pour le moins « amusante »: "Du temps où j’étais Ministre, on pouvait se permettre n’importe quelle dépense sans la moindre nécessité budgétaire, pourvu qu’elle soit compensatoire dans nos rapports intra-communautaires". C'est donc gérer toute la mâne de ce qui était inutile et rapporter gros tant en fric qu’en puissance. Avec le recul, tout le monde s’accorde pour dire que son parti s’est révélé d’une inventivité rare dans l’inutile. Une catastrophe dont nous payons encore les effets aujourd’hui, car ce n’est pas le développement postindustriel qui a été mis en avant, mais la seule mainmise.

Le résultat a dépassé toutes les espérances et, une fois parachevé sur tout le territoire wallon, le pouvoir interne du PS est passé au Hainaut dont sont issus ses trois derniers présidents.
Lors de l’affaire AGUSTA, Monsieur Spitaels, Président du PS fut condamné, c’était le numéro un du parti. Secrétaire Général de la Fonction Publique, Merry Hermanus le numéro 3, fut également condamné à titres divers pour …disons, trafic d’influences. Le numéro deux, Mr M ne fut jamais inquiété. Idiot car jamais au courant de rien, ou alors, à ce point puissant qu’il a pu impunément passer à travers les mailles du filet.

Je vous laisse deviner ma position...

Revenons à ma chère commune ! En trois ans de colonisation de l’administration locale, les petites mains avaient fait de l’excellent travail. La proie étant démentiellement facile, ils avaient déjà la mainmise sur tout en attendant l’arrivée du Maître en tablier – pas en salopette, faux leader ouvrier, il n’en a sans doute jamais porté une de sa vie durant. Tout était en place: la domination politique et l’instrument chargé de la mettre en pratique. La connaissance du terrain, de tout le tissu associatif, de tous les organismes paraétatiques dont aucun ne se trouve ni à Boisfort, ni à Auderghem, ni même à Evere, mais qui sont en surnombre à Molenbeek. Autant d’électeurs supplémentaires, d’obligés comme on dit quand on ne peut pas le dire mais qu’on dit quand même.
Mission accomplie, Molenbeek la pauvre l’est encore cent fois plus aujourd’hui. Résultat à long terme de la politique néfaste mise en œuvre par son grand Moi, Sa Sainteté Flupke, celui devant lequel il faut se taire, si pas se recueillir. N'est-il pas de droit divin le seul à savoir ce qui est bien pour vous. Ne discutez pas et dites-lui plutôt merci: cet homme est bon, il défend les pauvres.

A ce qu’il dit, du moins…

On nait dans la famille qu'on peut. C'est évident. Le papa de Mr M était un "gros" notaire et la maman héritière de la famille Blaton.

Son frère Serge fut d'abord député FDF, puis passera plus tard au PS lorsque le parti amarante commença à perdre des plumes et donc son influence.

Soit dit en passant, l’ex-épouse (Madame Dupuis) est encore aujourd’hui chef du groupe PS à la Région bruxelloise. Le pouvoir en famille, rien qu’en famille. Quoi de plus logique pour un ex prof à l’ULB, dans la même branche que Bart, mais au moins un niveau au-dessus de celui qui ne s’est jamais penché que sur le sort des anciens collabos.

Question machiavélisme, entre ces deux-là je dirais: match nul !

Avec une autre méthodologie Calimero que celle de la victimisation, cela va de soi. Il aurait eu du mal, notre bon Mr M est resté riche, très riche, n’a jamais donné une once de ce qui lui appartient aux pauvres, n’a quasiment jamais vécu en son domicile rue de la Mélopée, mais chez une petite jeunette engagée au Cabinet Piqué qui occupait un appartement, social bien entendu, au Parc du Peterbos. Sa petite Mousmé, si on prête foi aux croyances populaires. Le week-end, Monsieur Moustache se repose en sa villa de campagne à Ittre. Fortuné de naissance, il s’est couvert de mandats pour assurer le quotidien, contrôler la plus puissante de nos loges, l’information sur Télé-Bruxelles, la RTBF, Le Soir et La Libre Belgique, les budgets locaux via son réseau de camarades. Intervenir où et quand il veut, toujours sous forme d’anathèmes ou alors pour s’adjuger le mérite d’avoir été le premier à préparer un nouveau plan, manière efficace s’il en est de s’en assurer la paternité sans en faire plus que l’effet d’annonce. Uniquement dans l’émotionnel, jamais dans la pratique. Une bête politique avec tout ce que ce mot a de rébarbatif et de juteux, cela va de soi. Lui, le grand homme de communication, le francophone qui tient tête aux Flamands, aux vampires de l’asocial, le réalisateur de tous les plans B qui n’ont jamais vu le jour, celui qui a trahi Bruxelles. Pas rien que Bruxelles d’ailleurs. Il a même abandonné les travailleurs, préférant s’assurer le vote de ses nouveaux fidèles au nom de la tolérance. Avec les résultats que l’on connaît : un taux de chômage molenbeekois alarmiste (plus de 60% chez les jeunes !), une société incontrôlable, une zone de non-droits, une commune sociologiquement coupée en deux, un Molenbeek irrationnel qui fait tache d’huile diraient les Flamands. Une commune incivique où plus personne ne se sent chez lui. Une entité d’une saleté repoussante à certains endroits, mais de l’insécurité partout. Du trafic de came à ciel ouvert. Des flics démotivés par le laxisme et qui finissent par comprendre qu’ils ne peuvent surtout pas exercer leur rôle. Un tiers-monde en train de se faire supplanter par un quatrième, un lumpenprolétariat dont on se demande de quoi il vit en un monde dont il ne reconnaît pas « les » valeurs, mais bien « la » valeur…

L’humanisme au service des pauvres ...il n’en faut pas plus pour dire que c’est ainsi qu’on les défend.

Le journal "Le Soir" lui a un jour demandé à quel endroit de la commune il aurait préféré habiter.

Sa réponse : «  Au château du Karreveld »

Ce château où notre bon Châtelain a transféré les séances du Conseil Communal. Château où il se sent, selon l’expression consacrée, si bien chez lui et qu’il a fait rénover à grands frais par les deniers publics en enjolivant le parc de séquoias et d’espèces rares qui ont toutes coûté la peau des fesses. Jardin privatif qui a coûté une fortune au contribuable local alors que la plupart des anciens immeubles sociaux sont dans un état lamentable.

N’est pas socialiste qui veut, voyons !

Sorti vainqueur des élections de 1994, ce qu’il présenta comme un triomphe alors que la commune venait d’élire le plus grand nombre de représentants de l’extrême-droite de tout le pays – 7 sièges, un record absolu ! il eut l’intelligence de se présenter sur une "liste du Bourgmestre" en y incluant le seul représentant de l’ex-PSC et en retira les fruits en conquérant une majorité de toute justesse absolue qui lui permit de gouverner seul et sans partage. L’Etat Central, les amis de Mr M lui offrirent un très beau Boulevard Léopold II, l’immeuble de la Communauté française face à la KB, celle qui s’est tue sur toute la ligne avec Tour et Taxis, mais est dorénavant propriétaire en sous-main de toute la zone le long du canal. Une fantastique opération immobilière qui se réalisera un jour mais qui existe déjà sur le papier. Je n'en veux que pour preuve la rénovation de l’avenue du Port dont voulait faire une autoroute de pénétration la très chère Madame De Wever, la très en chair Ministre régionale des Transports Moeke Grouwels. Projet qui a été stoppé par les citoyens mais qui a coûté des dédits auprès des fournisseurs déjà engagés dans l'affaire.

Tour et Taxis dont Mr M, paranoïaque, a toujours prétendu vouloir faire un grand lieu associatif en mixité avec des sociétés privées. Heureusement qu’il y a des Salons comme celui du Livre, un Couleur Café pour le rentabiliser car le privé, dégoûté par ce coupe-gorge a fini par l’abandonner. Peut-être que ce haut-lieu d’architecture industrielle sera-un jour acheté rubis sur l’ongle par le Qatar pour y construire un nouveau centre de recueillement collectif, une basilique avec tour de guet, parkings à Mercedes et tout et tout pour les supporters tout de blanc vêtus.

Bref, comme tout Calife qui se respecte ou qualifié pour le devenir, Mr M s'est planté dans les grandes longueurs en faisant payer par d’autres son bilan social minimaliste avec les moyens de sa redondance. La misère de rue pour tout bilan. Revenu un temps, en 2000, j'ai pu voir deux gosses de 20 ans en état profond de manque à l‘intérieur même du commissariat. Les flics ne savaient quoi faire. Des dizaines d’ASBL, toutes subsidiées évidemment, du tout et du rien sur le territoire communal et pas une seule pour la drogue… . ASBL qui ferment à 16h30 ou qui ne fonctionnent que le week-end, à certaines heures seulement pour le grand public, ou encore dont les employés payés par les deniers publics sont trop souvent occupés à autre chose, entendez par là prêcher la bonne parole sur le compte du pouvoir subsidiant. Des associations de quartier dont il désigne lui-même les responsables, des animateurs de rue, des hordes de conciliateurs sociaux, des maisons de jeunes où l’on fume du shitt dès la nuit tombée, l’auberge de jeunesse de la Capitale, des maisons pour femmes battues, des centres de guidance ….et même de planing familial !

Soyons francs : le seul domaine ou l’éducation fonctionne, c’est l’école de devoirs créé par les associations islamiques. Hors le voile obligatoire, c’est une réussite totale. Sans subsidiation aucune, qui plus est. Les filles y sont remarquablement soutenues pour préparer le futur, l’Université, la pérennité multiculturelle où elles auront un jour leur place, cela se dessine déjà. Pour quoi faire ? Un pas de géant vers la liberté ou un retour à un traditionalisme machiste que les Belges de souche pourraient considérer moyenâgeux, contraire à nos valeurs ?

Le génie de Mr M., c’est d’avoir su se créer un réseau de fidèles. Il n’y a plus d’extrême-droite au créneau, mais depuis 10 jours un représentant de la charria régulièrement élu sur la liste ISLAM. Il a réuni 4.000 voix sur son nom, tout un symbole du laboratoire et ses cornues.

Une commune où on ne peut raisonnablement devenir fonctionnaire, contractuel ou passer à un niveau supérieur qu’après avoir pris la carte du parti, celle qui permet toutes les ascensions. Toutes fonctions servant à gérer la masse de contrats publics, les projets qui ne verront jamais le jour, l’occulte qui est jeté à fonds perdus, les adjudications quand il n’y a pas moyen de les éviter en saucissonnant leur coût pour rester en-dessous de la limite légalement autorisée et confier leur réalisation aux amis de mes amis comme le recommandent les préceptes de la fratrie.

Toujours le même chauffagiste, toujours le même fournisseur de matériel didactique et de bureaux (la famille de l’ex Premier Échevin), toute la mâne des procédures d’urgence que le Conseil Communal est obligé d’avaliser à posteriori, toute la préparation des réunions de quartier où on prend les gens pour des cons : on leur demande leur avis, on dit qu’on en tiendra compte et, dans le quart d’heure qui suit, c'est autre plan préétabli qui prend le dessus. Mais tout le monde s’avère satisfait de la future nouvelle réalisation communale demandée au nom de tous par le « bien-aimé » des uns, Mr M. Lui va intercéder auprès des autorités que contrôle Mr M. Il agit comme un Parrain qui en récupère les bénéfices ultérieurement.

Eponger la facture de toutes ces fantaisies inutiles ou qui s’avèrent hors propos avec le temps, ce n'est pas son problème.

Un exemple : ses plaines de jeux qui devaient être la panacée (avec kiosque à musique parfois) sont devenues en moins de deux ans des hauts lieux de trafic de drogue, des endroits d’où sont exclus - en paraphrasant Copé - tout qui n'est pas anti-blanc. Même nos compatriotes d'origne asiatique n’y ont pas droit de cité !

Mr M qui fut un jour prof de critique historique, je lui livre ce qu’a, un jour, dit Lénine :

« Pour faire la révolution, il suffit de la fomenter. Après le soulèvement, on affame le peuple. Ensuite, on lui donne un quignon de pain et chaque petit chose vous en remerciera du fond du cœur. Puis, vous les leaders, donnez aux plus fidèles quelques tranches de saucisson. Vous meublerez sans difficultés le cadre bas du Parti et vous aurez le contrôle politique total de la société, car le pouvoir est dorénavant à vous. ».

Mr M, cette forme de critique historique, je l’ai apprise dans une autre université que la vôtre. Vous qui nous surclassez tous par vos états d’esprit, votre discours caustique, la haine et le mépris de tout qui ne s’incline pas devant vous, le pourfendeur, vous l’excommuniant enfin excommunié depuis une semaine.

Élections locales de 2000. Là, cela devient tout chaud, je fus, vous allez comprendre pourquoi, partie prenante. Comme dirait l’autre, aux premières loges pour saisir la turpitude, les accords secrets, les mensonges avérés, le machiavélisme qui lui a permis de rouler les écolos dont j’eus pu briguer la tête de liste alors que je ne savais rien - ni moi ni aucun autre - de l’accord qui s’était tramé entre la fédération bruxelloise du PS et, disons les choses comme elles sont, les staliniens bobos qui sont à la tête de la Régionale bruxelloise du mouvement écolo. Un accord secret négocié entre Mr M et Henri Simons (passé ensuite au PS où il occupe une place de choix à la Ville de Bruxelles pour services rendus) qui prévoyait l’adjonction automatique des Verts à toute majorité sortie des urnes chaque fois que cela s’avérait nécessaire. Personnellement, j’avais toujours défendu un éventuel accord avec le MR si c’était possible car il vaut mieux se mettre en cheville avec l’ennemi que de se faire immanquablement bouffer par l’allié dont on ne serait que la cinquième roue de la charrette. Une logique personnelle. Une position qui alerta tellement la direction générale du mouvement à laquelle j’avais opposé les statuts du parti disant explicitement que chacune des sections locales était maître de son destin, ce qui l’avait foutue dans un fameux embarras. Ils trouvèrent la parade en faisant domicilier un des deux Présidents nationaux du mouvement, précisément au Boulevard Belgica, 42 jours avant l’élection (limite pour être candidat effectif de 40 jours ) Jamais, celui-ci qui triompha bien sûr au pool auquel je décidais de ne pas participer, n'avait dit aux membres quelles étaient les intentions du mouvement et qu'il y avait un accord préalable avec le Parti à la rose sans épines. Ce genre de pratique s'est révélé à nouveau au plus grand jour pendant la semaine écoulée. L’obscurantisme, une autre manière de faire de la politique par la théorie, la bonne gouvernance vue, elle, côté pratique…

En moins de deux heures l’accord fut paraphé : Ecolo recevait deux échevinats, le commerce et l’urbanisme… Tout s'achète.

Le commerce ? Un échevinat sans administration, inutile, purement honorifique dont la représentante est, dès la fin de son mandat, passée au MR…

L’urbanisme ? Un échevinat dont les services administratifs étaient sous coupe d’une chef de service qui était l’épouse du Premier Echevin, socialiste bien sûr !

Mais, mieux encore : TOUS les mandats para-communaux donnant lieu à rémunération passaient aux camarades rouges et presque toux ceux qui étaient gratuits furent conférés aux Écolos.

Pour la seconde fois consécutive, le Diable tirait toutes les ficelles et, au bout de la plus usée d’entre elles, on trouvait la chèvre verte de Monsieur Seguin, chère à Alphonse Daudet.

Dégoûté, je n’ai pas renouvelé ma carte de membre, j’avais une toute autre idée de ce que devait être la politique. Vérification sur le terrain, l’Echevine de l’urbanisme n’eut rien à dire et vit tous ses projets contrecarrés. Celle du Commerce fut tournée en ridicule par sa propre communauté. Des cinq élus, il n’y en eut que deux à terminer leur mandat et Sarah Turinne, qui a eu le chic de s’habiller en femme de ménage, pointa le bout de son nez.

Amen, la messe était dite. Mr M put pour la seconde fois gérer Molenbeek à sa sauce.

Gérer ? Vous en avez de ces mots, vous !

En 2006, nouveau scénario. Devenus inutiles, les Ecolos furent remplacés par le MR qui, mouillé dans des affaires datant d’il y a plus de 15 ans, la jouèrent profil bas. Je n’ai rien contre – ni pour, d'ailleurs - Madame Scheepmans à laquelle je reconnais une certaine obstination, mais il faut bien reconnaître qu’elle s’est tue dans toutes les langues. Le fait qu’elle ceint l’écharpe mayorale ne laisse en tous cas pas augurer d’une nouvelle majorité dite du changement. D’autant que toute l’administration qu’elle va devoir gérer se trouve aux mains de «  l’ennemi »  d’aujourd’hui, l’ami d’hier.

Je ne m’étendrais pas sur la gestion des six dernières années. Zéro plus zéro, toujours zéro. Seul le pontife clame les bienfaits de son laboratoire social. Comble du comble, il tente de nous faire prendre sa vessie pour une lanterne en niant l’insécurité grandissante des lieux.

J’allais oublier les trois séquences de destruction collective du mobilier urbain et la révolte contre le contrôle des activistes du mouvement « Sharia 4 Belgium » dont les membres bruxellois se réunissent depuis des années dans un salon de thé au coin de la Place Saint Jean-Baptiste qui sera débaptisée un jour par le confessionnalisme pur et dur.

Lundi dernier, Flupke a donc reçu son préavis pour avoir une fois de plus traité ses alliés potentiels par-dessus la jambe…

Et voilà en sus que notre ex grand homme, blackboulé comme il le méritait et sauvé en partie par le vote ethnique qui cache l’ampleur du rejet de sa personne, ose encore crier à la trahison, ne comprend pas qu’on ait pu se passer de lui, hurle à l’incompréhension, se retire de la politique …mais annonce dès le lendemain qu’il garde sa liberté de parole et son grassouillet mandat de Sénateur. Il faut bien vivre.

Dommage, il eut tant mérité la charrette et les quolibets de la foule, être mis trois jours au pilori sur la Grand-Place de Bruxelles avec interdiction de lui lancer autre chose que de grosses tranches de jambon, sinon ce serait la lapidation assurée.
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Retirez-vous de tout et qu’on n’entende plus jamais parler de votre auguste personne.

Même dans votre propre parti, on commence à vous trouver encombrant, c’est dire !

Leçon une nouvelle fois vérifiée de l’Histoire, tout dictateur souffre d’un grand mal, un syndrome qui est celui du pouvoir sans partage : son incapacité à comprendre le mécontentement que son omniprésence aux créneaux suscite.

Je n'ai pas, ou plus, l'humour incisifs d'un Thomas Gunzig, que L'enfoiré m'a appris à connaitre. Excusez moi, aussi, que je ne suis pas aussi court que lui, qui se doit d'observer comme tous journalistes des timings très précis.

Vous devez reconnaitre et connaitre mon nom en fonction de ce que j'ai raconté.

Le droit de réponse que vous pourriez avoir, je le connais, je le respecte pour et par n'importe qui.

 

Alain Sapanhine,
 

PS:Je remercie les "Réflexions du Miroir" de m’avoir offert la possibilité de m’exprimer librement et déclare prendre à moi seul la responsabilité de cet écrit.

 

Autres articles :

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Le Soir d'Algérie

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Election du Belge le plus répugnant

"Le sympathique Philippe Moureaux, pour avoir adoré en son temps les icônes staliniennes et fermé les yeux sur le goulag, ne se convertit-il pas aujourd'hui, certes progressivement mais néanmoins profondément, aux charmes des impératifs des mollahs de Molenbeek ?".

Jean-Maurice Dehousse, ancien Ministre et Bourgmestre de Liège - PS, "Le Vif-L'Express", 29 janvier 2010 sur le site de Alain Destexhe

 

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Ce que dit Françoise Schepmans, la nouvelle Bourgmestre de Molenbeek, qui vient de prêter serment, est intéressant.

Le PS est depuis 1939 à la tête de Molenbeek à part, une exception de 6 ans.

Françoise Schepmans a toujours habité Molenbeek. Elle a occupé un poste comme échevine.

Ses reproches de l'administration de Mourreaux: 

  • les compétences compartimentées.
  • pas de projets collectifs
  • pas de chef d'orchestre
  • clientèlisme

Ce qu'elle veut changer

  • jouer à la transparence dans la concertation, consensuelle
  • pas de vision en solo
  • fin du laxisme
  • sensibiliser
  • prévention
  • pas d'angélisme
  • pas d'autoritarisme
  • son modèle Schaerbeek

Son émotion lors de la prestation de serment

 

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Commentaires

Alain,

Tu te demandes peut-être pourquoi j'ai accepté de te laisser publier un tel article.
Il n'y a pas beaucoup de rédacteurs qui sont passés par ici.
Tu sais que je ne suis pas facile, près à accepter tout et n'importe quoi.
Je ne fais que très rarement d'attaque ad hominem. Toujours un œil vers les "Systèmes" qui prennent le dessus sur les hommes toujours avec de bons sentiments au début mais qui, avec le temps, se laissent dériver doucement, une fois installés.
Je vais te répondre, donc, comme il se doit.
J'ai toujours détesté les gens, politiciens ou autres qui prennent les autres pour de la m... Ils sont esclaves de leurs idées.
J'ai écrit, il y a longtemps, "Au diable, les partis". Je ne vois pas différemment aujourd'hui.
Souvent parmi les indécis, je vote plus avec le hasard qui fait comme chacun sait, bien les choses.
Ceux qui parce qu'ils ont un titre, un nom ronflant se permettent de dénigrer les autres en les repoussant dans les cordes, ne sont pas mes amis.
La politique, je m'en amuse, mais je ne serais jamais monté dans cette arène où tous les coups sont permis.
La Belgique ne fait pas défaut mais elle le fait par une voie soi-disant plus démocratique, à la proportionnelle.
Ce qui veut dire que ce n'est pas comme en France, aux États-Unis, repousser 49% de la population dans les mécontents.
La version belge est un tournoi à deux tours, le premier par les élections, le second pour se partager les bons et les mauvais points.
Je n'ai pas de solution miracle. Nous sommes tous différents. Nous avons chacun des spécificités et pas uniquement par nos empruntes digitales.
Ce qui veut dire qu'il faut trouver des compromis. Normal, du moment que cela ne devienne des compromissions pour espérer ensuite avoir le morceaux de gâteau de récompense.
Les Parrains existent dans tous les pays. Plus ils vieillissent moins ils comprennent qu'il faut passer la main à la génération suivante.
Vendredi, je fête un autre anniversaire. Tu m'y verras pour la première fois en mouvement, car je n'aime pas me montrer.

Guy alias l'enfoiré

Écrit par : L'enfoiré | 21/10/2012

Répondre à ce commentaire

Bonjour Guy,

Les attaques ad hominem, je ne déteste pas.
Encore faut-il que l'attaqué soit un personnage de choix. Jamais donc dans le privé où je suis hyper tolérant. J'ai même aidé d'anciens ennemis. D'autres, dont toi, sont devenus des amis. Il n'en va pas de même dans le domaine public. Quelqu'un qui demande au citoyen d'avoir le droit de le représenter doit être irréprochable.
Ce ne fut jamais le cas du formolisé de Molenbeek. Il n'a rien à voir avec la gauche, que ce soit celle de Jaurès ou André Renard. Pire, il a perverti le socialisme.
J'ai assisté à un minimum de 25 conseils communaux à Molenbeek. Ce que j'y ai entendu dépasse tout entendement.

Voilà pourquoi je lui en veux.
A 72 ans, on prend sa retraite. Surtout quand on est désavoué de manière aussi cinglante.
Je ne suis pas persuadé que sans lui Molenbeek ira mieux.
Mais bien qu'il ne saurait aller plus mal.
Ce n'est ni le système belge de la proportionnelle, ni celui français à deux tours qui y changeront quoi que ce soit. Mais je crois en une nouvelle forme de démocratie, un Parlement composé d'individus, pas de créatures de parti. 1.000 candidats dont chaque votant pourrait en proposer un. Un mais pas plus. On prend les 1.000 les plus plébiscités et, tout électeur disposera de 3 voix - une parmi les politiques, une pour un représentant du monde culturel, une pour un technicien du droit. Les 200 meilleurs deviendraient nos élus.
Bref, Moureaux n'aurait jamais passé la barre...
Mais là, c'est rêver

Écrit par : alain sapanhine | 21/10/2012

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Et un café serré doux, ce matin.
C'est Rudy Demotte qui déguste
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_cafe-serre?id=7862053&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 24/10/2012

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Un gars achète une nouvelle voiture...
> Le vendeur lui indique qu'elle est équipée d'un autoradio à commande vocale
nouvelle génération.... et lui fait une démonstration.
> - Choisissez un chanteur demande t-il au client
> - Halliday ! dit l’acheteur..
> L'autoradio lui demande : "Johnny ou David ?"
> L'acheteur, interloqué... répond : "Johnny." et l'autoradio diffuse une chanson du Jojo national...
> Le gars demande au vendeur s'il peut faire un nouveau test.
> Le vendeur : " OK, vous allez voir, la radio répond à tous les coups ! "
> L'acheteur lance : "Iglesias ?"
> L'autoradio demande : "Julio ou Enrique ?"
> L'acheteur en reste baba et dit : "Julio" et la radio passe "tou n'a pas chanzé !"
> Enchanté, le gars prend la voiture, sort du garage et se fait couper la route par un abruti qui manque l'accrocher.
> Le gars crie au chauffard : "Enculé, connard, trou du cul de merde !!!"
> Et la radio lui demande : "De Wever, Alexander De Croo, Di Rupo ou Moureaux? "

Écrit par : L'enfoiré | 31/10/2012

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Ce 30 novembre Mourreaux est interviewé par le journal Le Soir
En voici le résumé:

"Je suis peut-être un mini-Sarkozy de droite"

Aventure rocambolesque. Deux pré-accords signés le 14 octobre. Trahisons ensuite.
Désamour qui date de juin 2011. Deux sociétés veulent quitter Molenbeek pour raison d'insécurité.
En réalité un assassinat de la droite flamande qui vient après le vote de la "Loi contre le Racisme de 81 et la "Loi sur la Naturalisation".
Son mariage aussi.
En 2012, pré-accord Mourreaux, El Khammous, Turine
La trahison vient du CDH qui dénonce l'alliance PS-CDH.
Doulkeridis, est pour lui un faux-cul.
Contact fait avec Schepmans.

Flingueur, lui, en 2000?
L'accord entre Anderlecht et Molenbeek signé avec Louis Michel et Elio Di Rupo a capoté.
Les libéraux d'Anderlecht lâchent l'accord et Mourreaux ne se sent plus obligé de garder l'alliance.
Il se qualifie d'historien du XVIIIème avec l'assimilation de maître de Bourg.
Il y a une complémentarité à chercher avec le PTB, d'après lui, alors que pour d'autres c'est un parti du loup dans la bergerie.
Au gouvernement, pour Di Rupo, comme 1er ministre PS; c'est faire son austère devoir mais rester un parti de gauche avec ses valeurs.

Le défit pour Bruxelles se fera avec la NVA en 2014.
Alors, il faut dialoguer avec le MR et chercher une alliance pour le contrer sans attendre.

http://www.lesoir.be/129760/article/actualite/belgique/2012-11-29/%C2%AB-moureaux-dehors-peut-%C3%AAtre-que-%C3%A7a-en-amuse-certains-au-ps-%C2%BB

Écrit par : L'enfoiré | 30/11/2012

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Moureaux, fidèle à lui -même : «Reynders est le ministre des rupins… français»

Philippe Moureaux, sénateur et figure du PS, s’en est pris à l’exil fiscal de Gérard Depardieu. Et, interrogé sur Bel RTL, il en a profité pour égratigner Didier Reynders…
« Affligeant ». Pour Philippe Moureaux, sénateur et figure du PS, l’exil fiscal de Gérard Depardieu est « à la limite de l’incivisme ». Interrogé sur Bel RTL, il a regretté qu’on fasse « trop d’échos à Depardieu parce qu’il est Depardieu. C’est qu’un cas parmi d’autres ». « Mais c’est affligeant de voir, ces gens qui ont des revenus très importants ne pas vouloir être solidaires. Alors qu’on est en crise et que des gens doivent faire des efforts sans savoir s’ils vont boucler la fin du mois (…) C’est à la limite de l’incivisme. »
Adressant une « médaille à ses décorations déjà nombreuses » (sic) à Didier Reynders, Philippe Moureaux l’a surnommé « le ministre des rupins français », commentant les commentaires positifs du MR quant à la venue de l’acteur français en Belgique.
Décidément, « l’affaire Depardieu » n’en finit pas de provoquer des réactions et tourne au débat gauche-droite…

http://www.lesoir.be/140843/article/actualite/belgique/2012-12-19/moureaux-%C2%ABreynders-est-ministre-des-rupins%E2%80%A6-fran%C3%A7ais%C2%BB

Écrit par : L'enfoiré | 19/12/2012

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Mettre un terme aux politiciens de carrière

« Ce qui domine l'année [2012], c'est la dégradation inouïe de nos mœurs politiques. Mensonges, truquages, corruption ont fait notre quotidien », dénonce Jacques Julliard dans Marianne. Il rappelle une citation de Michel Rocard : « Le mensonge fait partie intégrante de la politique », avait dit le politicien socialiste qui avait été Premier ministre durant le second mandat de François Mitterrand.
La vie politique est rythmée par les élections, et ces échéances motivent des jeux de dupes : les électeurs se montrent hésitants pour choisir le candidat qu’ils vont soutenir, et pour leur arracher leur vote, ce dernier leur fait des promesses qu’il ne pourra tenir. Dès son élection, les électeurs critiquent l’absence de réformes.
La création de la taxation de 75% sur les revenus des super-riches en France est l'un de ces trompe l’œil. Appât purement symbolique, l’effet bénéfique de la taxe ne se résume qu’à son énorme impact électoral. Sur le plan économique, c’est une autre histoire : non seulement son apport pour les finances publiques sera tout à fait marginal, mais elle motive les Français les plus fortunés à envisager l’exil fiscal, comme on l’a vu avec l’acteur Gérard Depardieu.
« Quelle entreprise, quelle association, quelle institution tendrait longtemps à pareil jeu de bonneteau? », se demande Julliard. La vie politique ne pourra changer tant qu’elle continuera d’être basée sur des promesses creuses. Les politiciens continueront de tricher pour obtenir leurs portefeuilles, certains d’entre eux pourront continuer de légiférer, de commander la police et de décider pour le prélèvement des impôts alors qu’ils sont eux-mêmes aux prises avec la justice dans des affaires douteuses, pour ne pas dire mafieuses.
Julliard propose deux mesures pour mettre fin à cet état de choses :
- L’interdiction du cumul de mandats. Il faut éviter que les politiciens tirent l’essentiel de leurs revenus de la politique, estime Julliard. Il rappelle que Jacques Chirac a été homme d'Etat toute sa vie, qu’il n’a jamais exercé d’autre métier que celui-ci, et que tous ses frais ont été constamment pris en charge par l’Etat français, à l’exemple de ce que vivent la plupart des politiciens de la classe politique française ;
- L’interdiction de se représenter à la même fonction. On pourrait craindre de priver les citoyens de l’expérience acquise lors d’un premier mandat, mais l’histoire montre que c’est le contraire. Les assemblées qui ont vraiment réformé la France ont été la Constituant de 1789, l'Assemblée nationale de 1848, la Commune de Paris, les assemblées de 1945-1946, toutes issues d’hommes neufs en politique et inexpérimentés.
« Si l'élection est l'honneur de la démocratie, la réélection est son fléau », affirme Julliard, qui explique que c’est la possibilité de la réélection qui motive les compromissions des politiciens. « Vous voulez la démocratie, dites-vous, vous voulez l'égalité ? Alors, organisez la rotation des citoyens au pouvoir ! Pour que la vie politique soit quelque chose pour tous, il faut qu'elle cesse d'être tout pour quelques-uns », conclut-il.
Son message est corroboré par les observations de l'économiste allemand Gerd Habermann qui avait récemment mentionné l’absence de politiciens de carrière en Suisse, et qui la désignait comme l'une des raisons du succès du modèle helvète. Ainsi, en Suisse, il n’y a pas de véritable classe politique, et les citoyens peuvent exercer momentanément une fonction publique tout en conservant leur propre emploi. De cette façon, la pays évite la plupart des problèmes de lobbying, de conflits d’intérêts et tous ceux inhérents à la présence d’une classe politique ancienne et rigide, avait-il expliqué.

http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=mettre-un-terme-aux-politiciens-de-carriere&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 03/01/2013

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