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12/11/2008

Crises en thème

Rechercher le meilleur pour les siens et pour soi-même n'est pas une entreprise de tout repos. Cela devient même la galère dans beaucoup de cas. Barack Obama avait donné un espoir infini. Il était devenu le symbole de la réussite complète. Il était passé de l'autre côté de la rive de l'espoir après un départ au bas de l'échelle. Les Américains et le monde y avaient vu un changement complet, inimaginable, il y a peu. Ce fut, plutôt, comme disait un autre blogueur "Obama, le hasard et la nécessité".

immigration,différenceQue de fois dans une vie, avons-nous voulu changer de statut pour améliorer notre condition sans y parvenir complètement? Le désir de faire le pas vers ce "mieux" tant espéré apportent motivation et élan. Tout est là pour réussir et pourtant, en pleine action malgré une volonté continue, la rive d'en face ne se rapproche plus, même si on double d'efforts pour y arriver. On se retrouve ainsi à la moitié du chemin entre deux eaux.

L'échec de ce voyage prend un goût amer et la déception est vive et parfois mortelle.


Beaucoup d'étapes, d'échecs en chemin. Nous vivons des crises sans précédent qui ne sont uniquement alimentaires, économiques, financières, du travailleur, reflets d'un mal être stressant à la recherche de valeurs.immigration,différence

  • Il y a d'abord les déshérités de la terre qui nous interpellent. L'occidentalisme rend trop souvent aveugle.

  • Pour les immigrés, les sans-papiers qui traversent la Méditerranée pour aller dans les pays dits développés, c'est au forcing pour quitter une rive, une vie qu'ils ne peuvent plus assumer ou plus supporter. Quand le rejet pur et dur ou l'échec sont à destination, les "biens en place" s'en tirent d'affaire en créant des centres fermés. Les sans-papiers, eux, seront poussés, à bout, jusqu'à la grève de la faim et le point de non retour. Une vie d'errance se partage alors entre le flou et l'incertain. Le rêve est vraiment tourné en cauchemar, il y a maintenant 10 ans, chez nous, avec Semira Adamou.

immigration,différenceDifficile de faire marche arrière sans perdre la face par rapport à ceux qui n'ont pas eu le courage de chercher le ticket d'entrée dans le monde du possible. La nostalgie du passé, de la famille est terrible, le rejet du moment plus encore, surtout quand on ne voit pas de futur dans le changement. L'eldorado faussement vanté par les prédécesseurs et l'attraction qu'il a entraînée, n'a été peut-être qu'un mirage. L'intégration dans le pays d'accueil, dans l'autre groupe est le plus mal ressentie. Être l'étranger ad vitam, être "Le Rital" comme la chanson de Claude Barzotti ou la gueule "Le Métèque" de Georges Moustaki, celui qui est pointé du doigt franchement ou même imperceptiblement par les autochtones qui se retournent à leur passage, est une épreuve difficile à vie.

L'aventure de l'émigration est tout cela: un raté à moitié du chemin, un raté pour les deux rives d'ailleurs.

Mais il y a beaucoup d'autres mers à traverser, d'autres rives à atteindre même sans faire le voyage. Des mers dans lesquelles, on peut se retrouver entre deux eaux. Est-ce le sort normal de l'intrépide, de l'anormal, du malchanceux? Le business reste le business et influence souvent les caractères et les instincts.

  • Les places sont tout aussi chères pour les "autochtones", indépendamment des lois sur l'Égalité des Chances. Les efforts pour rompre le mur du silence sont aussi durs à accepter. Ce n'est souvent qu'à force de "concessions" que certaines portes s'entrouvriront. Dans la prime jeunesse, la volonté d'aller à l'autre est toujours la plus forte et ce n'est que le jour où, quelques années après, ayant reçu le miroir qui va permettre de s'identifier, de se comparer à l'autre, que les problèmes vont commencer. Admirer les tout jeunes enfants qui jouent ensembles, toutes couleurs confondues, sans remarquer une différence d'a priori quelconques, ne serait-ce l'image de sagesse pour les adultes? Après ces premières années d'innocence, la compétition prend sa place et le besoin de reconnaissance va faire son travail de sape surtout quand les comparaisons ne sont pas toujours à notre avantage. La jalousie a pris ses marques. Les boucs-émissaires ne sont pas difficiles à trouver dans l'apparition de sa propre malchance.

Il y a d'autres cas, moins invalidants, mais tout aussi envahissants, qui sont souvent oubliés.

  • L'illettré qui sans être idiot, se retrouve pourtant dans une situation à mi-chemin entre les deux eaux de la vie active ou inactive en se noyant. Introverti, il tente d'aimer les livres, de les sentir, de les toucher du bout des doigts sans pouvoir les atteindre par l'esprit. Sans amis, sans sujets de conversation qui font briller le contact. Maurice Baron avec son livre "L'illettré" ressort tous ces démons du mal être.

  • Les jeunes, bardés de connaissances, avec diplômes ou non, mais qui n'ont plus la chance de trouver l'emploi qui va les faire sortir de l'ombre. Le Nouvel Obs de cette semaine écrivait que 60% des Français craignent de devenir SDF dans son article "Les Dépossédés" de Goussainville. Face à la récession, ceux-ci ont la hantise du déclassement social.

  • D'autres pour qui la classe sociale est une frontière "stratégique", c'est franchir le mur du rejet silencieux, à coup de volonté et d'opiniâtreté sans espoir de réussites vraies. Ils sont dans le bon peloton et, donc, pas à plaindre. Le fils d'agriculteur, qui fait des études qui le fait sortir de son milieu d'origine, est un exemple typique de ce genre de situation. Bardé de son nouveau diplôme, une fois les applaudissements de son entourage calmés, la mise en pratique de ce nouveau statut n'est pas gagnée d'avance. Le niveau de vie de ceux de l'autre monde, est déjà pratiquement la première barrière infranchissable. Les sujets de conversation sont également des éléments de mise en porte à faux. Vouloir s'intégrer dans ce milieu étranger donne de la gêne et de la confusion. Les répliques aux piques ne sont pas prêtes dans un humour partagé. La conversation devient stérile, bien vite, par manque de sujets en commun. S'accrocher à son passé pour garder ses racines ou l'oublier pour atteindre le niveau de son nouveau rang, tel est le dilemme. S'être écarté du milieu d'enfance demande une remise à niveau difficile pour effacer une ambiance hostile et se retrouver sur la porte d'entrée de l'autre milieu. Dans notre économie de brutes, il y en a beaucoup qui ont investi d'eux-mêmes, à fonds perdus, et qui on ne sait par quel coup du sort, se doivent de rester à carreau. Orgueilleux, ils ne veulent pas se laisser enfoncer dans leurs faiblesses, mais...

Promenade dans l'intimisme. Petit tour du côté des déracinés de notre monde et qui ne sont parvenus qu'à faire la moitié du chemin. Les autres, ceux qui ont fait le chemin en entier, n'imagineront pas du tout que le rejet ne s'arrête pas à la seule reconnaissance de la couleur de peau.

immigration,différenceÊtre droitier et avoir sa main gauche qui ne sert pas des masses et imaginer la chance d'être ambidextre et de pouvoir compter sur chacune de ses mains indifféremment dans toutes circonstances, n'est-ce pas le pied, sans jeu de mains?

Le fameux Yin et Yan, nous en avons besoin pour construire un monde équilibré. Ce n'est peut-être pas pour un hasard que le "+" et le "-" s'attirent en électricité pour s'écarter dans le cas contraire. Que cela se passe en courant alternatif par l'alternance ou en continu. Certains dirons que c'est dire tout et son contraire. Les choses sont pleines de contradictions. Seul le bénéfice commun l'est moins. Avoir un esprit d'équipe n'est pas une mince affaire. On fait souvent semblant de jouer ensemble et puis on oublie.

Alors, si certains "aventuriers du progrès" ont fait la moitié du chemin, se sont arrachés au niveau minimal de "confort" de leur condition toute personnelle et ont eu ce courage d'affronter d'autres horizons, vous, qui dites n'avoir jamais perdu de vue le clocher de l'église du village, agrippés à vos préjugés, surtout n'hésitez pas à parcourir l'autre moitié du chemin.

Le pluralisme d'idées et de cultures au pouvoir apporte une richesse insoupçonnée. Que ce soit par la technique des petits pas ou par le grand saut, chacun en profitera en définitive et améliorera la vie de chaque côté du miroir. Être exclu par l'autre pour n'importe quelle raison est l'enfer. Communiquer avec respect avec lui, c'est tout simplement mettre en commun une vision de la vie. La tolérance, qui est souvent mise en avant pour se défendre de toute accusation, contient toujours une idée de domination et ne suffit donc pas. Sans verser dans l'idyllique, chercher une voie médiane pourrait faire avancer les choses. De l'exotisme, on est prêt à jouer le jeu en vacances mais, chez soi, la prudence vis-à-vis du folklore et de l'exotisme est plutôt de rigueur. Le bronzage passe vite.immigration,différence

Les élections américaines qui ont élu Barack Obama donnaient un nouvel espoir à plus d'un titre. Le mur d'un racisme instinctif, toujours en veilleuse, semble avoir pris un peu de champ. Le ghetto est percé. Effet papillon, placebo, peu importe. Tout le monde devrait avoir son "petit Obama" en esprit chez lui pour exorciser ses démons dans une foi ou une espérance pour calmer les tensions. Pour le Nouvel Obs, Obama est devenu l'homme pressé. L'énorme mouvement populaire qui l'a porté au pouvoir pourra-t-il tenir face à l'énormité de la tâche, du temps à rattraper? 

Cette fois, Daniel Guichard chanterait "Je viens pas te parler d'amour, C'est pas mon truc à moi, Les grands mots et les beaux discours tu sais, J'ai jamais su faire ça, Je viens pas te parler d'amour, Je viens parler de moi de nous".

Le chœur, autour de Georges Brassens, entonnerait, peut être, ensuite, "Elle est à toi cette Chanson pour l'Auvergnat".

"Couleur Café. Que j'aime ta couleur café", pour Serge Gainsbourg

Nous sommes tous des métis devant l'adversité.

A la recherche de notre chemin comme le rappelait récemment Paul Hermant de la RTBF dans un billet matinal, et un autre encore qui rappelait le passé.

immigration,différenceAvec les crises qui s’amoncellent, j'aurais pu terminer mon billet avec l'humour noir classique en disant "jusqu'à hier, la situation était grave mais pas désespérée, mais, aujourd'hui, la situation est désespérée, mais c'est pas grave". Je ne le ferai pas pour y ajouter une nouvelle couche.

En ces temps de fin d'année, avec ce jeu de mots en prime, je me devais de sortir toutes ces crises en thème avec une importance échelonnée.

Alors, un hommage à cette fleur, qu'est la chrysanthème?

Pourquoi pas.


L'enfoiré,


Citations:

  • "Apprendre à vivre ensemble comme des frères sinon nous allons mourir ensemble comme des idiots", Martin Luther King
  • "Le racisme est une manière de déléguer à l'autre le dégoût qu'on a de soi-même.", Robert Sabatier

  • "Dieu a tout créé. Dieu a créé le racisme. Mais Dieu a aussi créé l'antiracisme. Avec tout le respect que je lui dois, Dieu est un sacré fouteur de merde.", Philippe Geluck

 

Commentaires

Guy,

Une psy très connue, Françoise Dolto, disait qu'il est nécessaire de dire la vérité .
Cependant la vérité n'est pas "vendeuse", on continue à entretenir le mythe.

Voilà comment naissent les révoltes, les blessés de la vie, les aigris .

Bien loin de nous l'idée de promotion sociale chère à nos ainés, la seule chose que désirent nos jeunes est de "trouver leur place" dans la société.
Même ce modeste objectif est difficile à atteindre...

Rien n'est facteur +, afin d'atteindre cet "el dorado" d'intégration sociale.
Aucune recette ne fonctionne, c'est le grand bluff et la loterie permanente .

Voilà l'issue de l'héritage de 1968 dans sa réalité .
La génération plein emploi nous lègue le droit de "travailler plus pour gagner moins".
(dans les études comme dans le travail)

Paroles et paroles et paroles, concepts tous plus brillants que les autres, plus humanistes, illusionnistes aux commandes et sur l'estrade, tous ces "grands penseurs humanistes" nous laissent quel héritage dans la réalité ?

Une sacrée escroquerie !
Ces acteurs de 68 nous passent un message clair : "Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais"

Sauf si je me trompe, c'est bien la génération 68 qui est actuellement aux commandes de notre jolie société ...
Toutes tendances politiques confondues .

Comme le dit souvent un de mes amis : "c'est la génération la plus égoïste que la terre n'aie jamais porté"

Je ne lui donne pas tord, eux rêvent qu'on leur dise merci, merci de quoi ?
De s'être fait leur place au soleil en sacrifiant combien de générations derrière eux ?

J'imagine bien mon père faire une attaque en lisant ce commentaire.
Le même type qui faisait des barricades et portait les affiches rouge et noir écrites dessus "changement" .
"Ex robin des bois ne court plus dans les bois, ex robin des bois, travaille pour le roi"

C'est certain, pour ne pas culpabiliser mieux vaut trouver tous les défauts aux générations actuelles ...

Restez calmes, ne revendiquez pas, ne vous énervez pas, acceptez.
C'est la même génération qui a TOUT rejeté et TOUT cassé qui nous demande de rester calmes et patients, faut pas les déranger dans leur petit confort bourgeois acquis en hypothéquant l'avenir de leurs enfants .

Écrit par : Liberty | 12/11/2008

Liberty,

En fait, la réponse à ton commentaire est simple et compliquée à la fois.
Elle demande des retours en arrière à plusieurs niveaux.
En fait, il faut savoir ce qu'on veut: progresser ou stagner.
Supposons que l'on veuille faire semblant qu'il n'y a rien à faire et que tout est écrit sans bouger. Ok, pas de problèmes, cela ne génèrera jamais de catastrophes.
Dans le cas contraire, il faut savoir que l'homme est ce qu'il veut bien être dans la construction du monde, avec ses moyens d'intelligence, un peu plus développés que les autres êtres vivants. En fait, c'est un gaz parfait. Il prend ce qui se présente sans se poser de question et il use et abuse.
Ce n'est pas un problème lié à une génération ou une autre.
Je remonte à plus haut que 68. Dix ans avant, nous avons eu une véritable explosion qui s'est reflétée dans l'Expo 58 à Bruxelles. Tout était possible, tout était attendu dans ce sens. Tu ne peux en avoir la moindre idée de la différence avec aujourd'hui. je l'ai écrit dans "Fer en boules". J'étais petit, mais j'en étais très conscient de ce potentiel.
On pouvait espérer acheter n'importe quoi, mais c'était les producteurs qui avec la pub et ont fait le travail de diffusion. Il ne faut pas se faire d'illusions, quand tu peux faire les choses, qu'elles sont disponibles, tu les veux en définitive. Les bagnoles et autres gadgets, ce n'est pas les acheteurs qui les conçoivent. Le commerce est dans l'ornière prédéfinie par les producteurs. Essaye d'acheter des voitures électriques sur le marché, aujourd'hui, tu verras que ce n'est pas encore prévu. L'œuf n'est pas encore de la poule.
Dans la suite, quand les choses se sont mises à capoter, que les écologistes et autres se sont mis en campagne pour montrer les excès, les questions se sont posées sur la table des réflexions. Changement de cap. Diminution de pouvoir d'achat pour la grande majorité des citoyens. Donc, diminution des prix que l'on recherchait par toutes les voies comme de véritables marchands de tapis.
Même la branche sur laquelle on se plantait dans l'arbre, on a commencé à la scier. Le principe de l'entonnoir était en marche. On ne voulait plus payer les choses. On imaginait que le bénévolat faisait progresser le genre humain.
Oui, nous sommes tous responsables, comme je le disais dans mon premier blog.
Alors, question: est-ce qu'on aurait pu faire autrement? Je dirais, heureusement, non. Cela se fait normalement.
Si la bourse ne se régule pas automatiquement. La nature et puis l'homme le font à une échelle bien plus élevée. La crise est née. C'est presque salutaire comme électrochoc.
Cela n'empêche pas qu'il ne faile pas revenir au passé et oublier d'où l'on vient. Il faut jeter un coup d'œil dans le mirroir pour donner le rapport complet de l'histoire. Les jeunes d'aujourd'hui seront un jour les vieux de demain. Ils devront trouver leur voie sans complexe et sans hargne vis-à-vis de leurs aînés. Chaque époque a ses propres possibilités et potentiels. L'écologie vraie et pas celle des politiquement corrects, créera de nouveaux champ d'investigation. Le nucléaire de fission, burk. Le nucléaire de fusion, seule énergie propre aura un jour son heure, pardon, son éternité de gloire. Mais ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Je l'ai dit "the show must go on"

Écrit par : L'enfoiré | 12/11/2008

Guy,

Disons que ça commence à être urgent !

Progresser, c'est accepter de retourner aux essentiels qui datent un peu .

Ce n'est pas une question de génération mais c'est ressenti comme tel par plusieurs générations post 68 .
Pas tant par la différence d'opportunités que les discours accablants de certains de nos aînés donnent ce sentiment .

Un homme politique a tout son temps, il exerce jusqu'à la mort s'il le désire et est en tous les cas très grassement indemnisé.
Les générations post 68 n'ont pas le temps, plus le temps .

Nous avons également le droit de vivre dignement de notre travail .
Le travail est un droit inaliénable qui figure dans la déclaration des droits de l'homme .

Il serai temps que les politiques commencent à considérer le chômage comme la pire des souffrances ressentie, la pire des formes d'exclusion .

De la pauvreté et du désespoir naissent les extrémismes !

Écrit par : Liberty | 12/11/2008

Guy,
Alias:

L'enfoiré,

Que ce billet a du être dur à écrire. Je retrouve dans ce qui suit et surtout dans la finalité partielle de ton article la vérité qui sort du puit comme l'eau de la source, lorsqu'il y a de l'eau pure.

Nous sommes tous des métis devant l'adversité. A la recherche de notre chemin comme le rappelait récemment Paul Hermant de la RTBF dans un billet matinal, et un autre encore qui rappelait le passé.

En ces temps de fin d'année, avec un jeu de mots en prime, je me devais de sortir toutes ces crises en thème avec leur importance échelonnée.

Hommage à cette belle fleur, qu'est la chrysanthème? Pourquoi pas.
La fin de l'année peut sonner pour certains l'effet d'un retour vers les racines qui font que chacun de nous y retourne en puissant dans son vécu la force dont il a besoin tout au long de son parcours.

C'est une des choses principales, que tu as voulu faire ressentir, quel débat, quelle richesse, dans la recherche de son soi au travers de ceux que les autres ont pu êtres ou faire ?

Cela me semble en même temps une question que non seulement tu exposes, mais de plus que tu tentes de faire ressentir par la force de tes mots les tiens.

Merci de me rectifier dans la mesure ou je puisse me tromper.

Mais ton texte est réfléchit, mûrit, pensé, et tout ce qui en découle c'est cela ou pas ?

Les révoltes de ne pas avoir pu, c'est une grande trace de chacun de nous, et pourquoi pas une fleur de champ, voir un coquelicot tout rouge, comme la fureur de vivre.

A te lire,

Patrick,

Bien à Toi,

Le Panda.

Écrit par : LE PANDA | 13/11/2008

Le Panda,

« billet dur à écrire »?

Pas vraiment, il faut seulement prendre le temps de la réflexion que l'on n'a plus aujourd'hui.
Ce n'est pas un texte « naturel » dans la tête d'un tout jeune trop pris dans le mouvement de la vie.
Je ne me mets que rarement en scène, mais dans mes textes, je me tiens en coulisse. Les réflexions du miroir ne sont pas des mots que l'on jette sur la toile sans scénario.
Pour rectifier mes erreurs, je laisse toujours la porte ouverte. Les erreurs, je les revendique. Seul les récidives me sont souvent insupportables. Le coquelicot serait pour le printemps. Peut-être que j'en parlerais alors avec mes jeux de mots habituels comme un « coq lit « quo » » en mélangeant les genres.
Mélanger, rassembler les idées qui pourraient sembler non connectées, j'aime beaucoup.
Comme disait Daniel Guichard "je viens pas te parler d'amour...". Sa chanson est toujours sur mon PC, je vais me la repasser. A+

Écrit par : L'enfoiré | 14/11/2008

Très bel article, et très bon titre, M. L'Enfoiré.

NB: la fleur citée est du genre masculin :-)

Écrit par : gabrielle | 14/11/2008

Bonjour Gabrielle,

Merci, pour l'appréciation et merci pour la correction.
Ce sont des genres de mots que l'on utilise à des tempos très éloignés. Je l'associais peut être au mot "crise".
Amusant le français? Une tulipe, une rose mais un chrysanthème !
Les bizarreries hermaphrodites vont encore plus loin avec le mot "amour", masculin au singulier, féminin au pluriel.
Bonne journée

Écrit par : L'enfoiré | 14/11/2008

Et oui... amour, délice et orgue changent de genre au pluriel.
Belle journée... et puis aussi bonne chance comme dirait un chroniqueur célèbre ! :-)

Écrit par : gabrielle | 14/11/2008

Voilà. On va tout savoir sur la crise de Fortis
http://www.lesoir.be/actualite/economie/ambitions-dissimulations-2009-04-18-701663.shtml

Écrit par : L'Enfoiré | 18/04/2009

L'enfoiré

Merci pour ce lien, vu que les lois sont en train d'être adaptées pour fabriquer de toute pièce une histoire du monde adaptée, très très loin de la version originale...

-Nos enfants ne sauront jamais la vérité dans quelque domaine que ce soit , la Stasi a été réinventée à la sauce néo-libérale ultime .

Les vieilles sentences : "Ne pas oublier pour que cela ne se reproduise plus jamais", sont mises à la poubelle comme un bébé avec l'eau du bain .

Nos enfants seront non seulement condamnés à refaire les mêmes erreurs mais en plus condamnés au mensonge intégral.

Ils sont en train de "trafiquer" l'histoire du siècle passé dans son intégralité .
Demain matin écouter Carmina Burana ( Carl Off ) risque même d'être condamné de la peine de mort : -" Ce n'est plus de la musique mon bon Monsieur, le petit Hongrois à la tête de la France a décidé que Carl Off était devenu hérétique"

Nous en sommes là, ce, sous de faux prétextes :

http://www.youtube.com/watch?v=Lklizxsw6Ec&eurl=http%3A%2F%2Ffrenchcarcan.com%2F2009%2F03%2F05%2Fla-repression-politique-va-s%25e2%2580%2599accentuer-sur-internet%2F&feature=player_embedded

C'est comme cela, en poussant les extrêmes de tous les côtés, en attisant tous les extrémismes par provocations, que nos chers Ordures-Oligarchiques arriveront à nous imposer le "Nouvel Ordre Mondial" sois disant "pour notre bien"...

Il ne faut surtout pas rêver ...

http://suntzu.vox.com/library/post/jacques-brel-et-la-manipulation-historique.html

A la guerre comme à la guerre et bonne chance aux corrompus, nous sommes quelques milliards à attendre votre erreur de trop ...

Écrit par : Sun Tzu | 18/04/2009

Sun Tzu,
La Stasi, tu ne crois pas si bien dire. Nous avons même un Parlementaire qui engage un détective pour suivre un autre. http://www.lesoir.be/actualite/belgique/dedecker-a-fait-suivre-de-2009-04-17-701643.shtml
Plus personne n'a confiance. La corruption ronge de l'intérieur et de l'extérieur.
Carl Orff, un hérétique? Oh Fortuna http://www.youtube.com/watch?v=8feeOyKCEG0 j'aime, Carmina Burana j'adore http://www.dailymotion.com/video/xn7ce_carl-orff-carmina-burana-ozawa_music
Ils sont fous ces Romains? Ta vidéo n'est malheureusement pas assez révélatrice. En as-tu d'autres comme je ne suis pas très à la pointe de la politique française?
Quand va-t-on s'attaquer à Gustav Mahler?
Mon article suivant va analyser tout cela. Nous sommes au printemps, saison des élections et ça va swinguer de partout, c'est promis.

Écrit par : L'Enfoiré | 18/04/2009

L'enfoiré

Moi aussi j'adore Carmina Burana, d'ailleurs j'écoutais en écrivant ...
Ho que oui j'en ai d'autres, je pourrai te montrer le communautarisme du nain Sarkozy le petit Juif Hongrois et toute sa clique Franc-Maçonne dans son sillage .

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-03-13/les-francs-macons-de-sarkozy/917/0/324920

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-frere-du-president_473316.html

Quelle pub pour les cinglés de Franc Maçons, cette secte de fous qui se font passer pour des "humanistes" de mes deux c....... !

http://catholiquedu.free.fr/cultes/Octopussy/FRANC1.htm

L'unification du monde, rien de moins ...
Bonne chance à eux, la chasse est lancée et les chiens sont lâchés !

Écrit par : Sun Tzu | 18/04/2009

La crise st basée sur une escroquerie

"Nous sommes face à une confrontation sérieuse, pas nécessairement violente. Parce que les gens ont appris une chose : la politique moderne est menée à travers les médias. Cela est essentiel. Et si quelque chose sape la légitimité des actions, c'est la violence. C’est pourquoi les gouvernements essaient toujours de provoquer la violence."
"L'agitation sociale en Europe va se radicaliser dans les années à venir. Si ce processus ne se développe pas les mouvements d'espoir, alors il le fera sur les mouvements de haine. Par conséquent, la confrontation entre la culture de l'espoir et la culture de la nostalgie destructrice est sans doute la tendance la plus importante en cette période de crise."
Ces propos, ce sont ceux du professeur catalan Manuel Castells dans le documentaire "Métamorphose d'une crise», qui a été diffusé lundi par le VPRO dans la série «Tagenlicht» (en langues flamande et anglaise). Il est professeur de communication, technologie et société à l'Université de Californie du Sud et fondateur du Réseau Aftermath, un petit groupe international d'intellectuels qui réfléchissent plus profondément et en toute indépendance sur la crise.
"La crise est basée sur une escroquerie," estime Castells, qui explique le mouvement de protestation espagnole Indignados, dont le slogan est "Crisis? Estafa!" ("La Crise? C’est une escroquerie !")
"Ils (les banquiers) ont créé une crise avec le concours des gouvernements. Économiquement, il y a effectivement une crise, mais la crise est utilisée pour améliorer le pouvoir et le profit des groupes financiers qui forment en fait l'élite de notre société. Toutes les grandes banques et institutions financières ont rapporté, ces dernières années d'énormes bénéfices. Mais maintenant le gouvernement (espagnol) se trouve dans une crise budgétaire, il a besoin d’argent, et les banques disent: +Eh bien, pour rester stable et ne pas retourner aux ennuis que nous avons connus, nous ne pouvons pas vous en prêter. Nous vous en prêterons si vous réduisez les salaires, si vous licenciez des travailleurs, si vous éliminez des services sociaux et que vous limitez le pouvoir collectif des syndicats.+
"Donc, à cet égard vous pouvez bien dire que c'est une escroquerie. Parce que les bénéfices montent en flèche. En Espagne, les banques ont enregistré les plus grands profits dans l'histoire en 2010. En même temps, les conditions sont créées pour attaquer l’Etat providence, les services sociaux, les syndicats ... Toutes ces institutions qui sont essentielles pour les besoins fondamentaux des gens."
"Je ne crois pas qu'il s’agisse à proprement parler d’une conspiration de la classe capitaliste, mais finalement c’est utilisé de la même façon. Donc dans la perception des gens, c’est effectivement une escroquerie".

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-crise-est-basee-sur-une-escroquerie&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_term=crise%2C%20escroquerie%2C%20gouvernement%2C%20banque%2C%20profits%2C%20&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 21/09/2011

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