Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/11/2008

Le Soleil Levant, un soleil du rouge au noir?

Après le Japon qui en son temps faisait trembler les producteurs de voitures d’Occident, la Chine, la Corée et bien d'autres de l'ASEAN remettaient le couvert. Le soleil High Tech japonnais, l'Hinomaru, la techno, la petite auto prennent-ils, cette fois, un coup de soleil noir?

Le soleil levant, un soleil du rouge au noir drapeau.jpgLe 11 janvier 2006 et le 10 décembre, deux «Questions à la Une» à la RTBF posaient la question «Les voitures chinoises vont-elles envahir le monde», "Comment faire fortune en Chine, rêve ou réalité" . On n'en est plus là, même chez les précurseurs.

Le journal L'Écho du 27 décembre 2007 titrait « L'économie japonaise subit un coup de sabre ».

Il s'agissait, alors, d'une crise du logement sans précédent initiée par la réduction des coûts et suivie par des milliers de personnes qui devaient quitter leurs logements menacés d'effondrement à la moindre secousse tellurique. 


Image de marque globale : « Les clients voient un tricheur derrière chaque assureur ».

Le même journal du 15 août 2008 titrait « La croissance du Japon stoppée net dans son élan ». Premier recul de son PIB et du BoJ. Tout le monde boudait, difficile de relever ses taux, malgré l'inflation en tenant compte de la régression économique, était-il dit. En janvier, exportateurs, le Japon craignait la récession aux USA.

Celui du 21 novembre 2008, cela se précise: "Le Japon était déprimé, ses exportations vont l'achever". Plus loin: "La panne automobile fait tache d'huile, pas d'embellie attendue avant 2010".

En 2003, en effet, le Japon a pu sortir de la récession grâce à ses exportations. Cette fois, la balance commerciale est en déficit en octobre pour la première fois depuis 2001, alors que certains analystes tablaient encore sur un excédent de 80 milliards de yens. Le mois passé, l'excédent des importations par rapport aux exportations a dépassé les 510 millions d'euros soit une chute de 7,7%.

La crise de l'automobile, aujourd'hui, entraine tous les marchés de l'automobile mais aussi de la sidérurgie, du verre, du plastique, de l'électronique technologie, de la motricité, vers des problèmes imprévus. Même la dégringolade du prix du pétrole au tier du prix de l'été ne parvient plus à enrayer la chute de la demande en véhicule.

Aux États-Unis, GM, Ford demandent des aides d'urgence aux gouvernement et met en chômage technique ses travailleurs. Il y a peu, à grand renfort de rabais qui rabotaient leurs profits pour ne s'élever produit chez Daimler Chrysler de 186 $ par véhicule, de 139$ chez Ford et tomber en perte chez GM de 1200$. En octobre, les exportations nord-américaines avaient baissé de 18,2%, en l'Europe de 17%.

Le produit chinois phare de l’usine Chery Automobiles était récemment la QQ, petite voiture citadine aux couleurs acidulées. Son prix trois fois moindre que la concurrence occidentale (3.000 euros plancher) était son principal atout. L’aspect sécurité qui n'était pas au même niveau que la voiture occidentale, n’était pas une raison «sine qua non» pour se lancer sur les marchés. L’airbag ne sert que rarement et on ne le voit jamais dans une voiture. Vingt voitures par dix milles habitants comme marché intérieur semblaient ouvrir des perspectives alors que les marchés occidentaux étaient souvent saturés. Les pièces de rechanges restaient le marché principal avoué pour l’exportation aux ¾ de la production chinoise. La Passat, «made in China» restait pourtant l’équivalent de 18 années d’un salaire moyen local. En demi secret, la VW Shanghai travaillait, en étroite collaboration, mais ne divulguait pas les différences existantes entre les modèles destinés à la consommation intérieure et celle vers l’extérieure. L'année passée, le producteur chinois «Brilliance Automobile» était fière de sortir une voiture 100% chinoise de très grand luxe pour à peine 15.000 euros. Société chinoise de l'automobile qui était la première à être cotée à New York. Contourner le protectionnisme latent des vieux continents, se plier au mieux aux règles de sécurité et de pollution minimum étaient la préoccupation majeure.

Les Chinois, c'est une bonne entrée en matière, mais l'Asie du Sud-Est voulait aussi une part du gâteau de la scène mondiale. D'ici 2015, elles s'étaient engagés à prendre place de pied ferme dans le grand marché commun. Les tensions ne manquaient pas dans cette zone de libre échange en progrès constant. Prêt, pour cela, à éliminer les droits de passage sur quelques 80% des marchandises exportées. 38 milliards de dollars de fonds en 2005 participaient au redressement spectaculaire et 2006 voyait une progression de 90%. Le but final, clairement annoncé, était de conquérir le marché mondial de l'automobile.

En Chine, cent euros par mois pour un travail de 40 heures semaine était la norme du manque à pouvoir dépenser. Ce qui veut dire que la consommation intérieure n'est pas prête à renverser les pertes de l'exportation.

Le Soleil Levant, un soleil du rouge au noir Toyota.jpgLes sinologues rappellent pourtant que la classe ouvrière chinoise ne s'améliore pas et pourrait même se dégrader.

2008. Douche froide.  Honda et Toyota doivent revoir leur production. Après une stagnation et des taux d'intérêt au plancher de 0%, les courbes de la Bourse japonaise avaient pourtant repris du poil de la bête sous forme de Dragon ou d'autres prédateurs aux crocs acérés. Amusant, on lisait: Les Japonais auront le téléphone dans la peau.

Le Japon ne tient pas mieux de la forme, même si la liquidité de ses banques est la plus importante dans le monde.mondialisation Mais des liquidités, pourquoi faire? Des restructurations drastiques, un meilleur rendement assuré n'assurent pas mieux la vente de la production. Pas de crédits demandés par les entreprises. Répartir, alors, les liquidités dans la population? Qui dit que les habitudes ancestrales d'épargne ne vont pas pousser les Japonnais à épargner plus encore en ne réinjectant rien dans l'économie du pays? Le département de R&D, la robotique et le vieillissement de la population pourraient donner un coup de fouet.

Un ajustement plus fin encore, en fonction de pays où s’implanter, devrait parachever le travail d’incursion dans les marchés extérieurs.

La crise vient de changer complètement la donne dans un monde des entreprises, déboussolé.

LLe Soleil Levant, un soleil du rouge au noir Tata.jpg'Inde, elle, s'est mise dans le grand jeu la technologie à haute performance mais à bas prix. Prix de production qui ne sont, aux dernières nouvelles, pourtant plus à l'abri des hausses revendicatives des salariés. La première Tata est sortie et est électrique en plus. Là, se trouve peut-être le futur de l'automobile dans un marché encore très peu développé ailleurs.

L'ASEAN (Association des nations d'Asie du Sud Est) devra trouver encore d'autres tours dans son sac. C'est clair.

Amélie Nothomb, née au pays du Soleil Levant, avait, en son temps, parlé de son Japon dans "Stupeur et tremblements" avec la comparaison entre la vie à l'occidentale et la "japonaise" au bureau, avec "Ni d'Eve ni d'Adam", dans l'intimité d'un coupe mixte.mondialisation

 Le Système Toyota avait-il eu plus de chance de rendre plus heureux par le travail? Les yakusas (sabre, respect et honneur), les Samouraïs ne sont pas si loin. Le Japon pris entre traditions et modernité, le livre "Tokyo mirage" d'Anne Rambach terminait sa trilogie dans le Japon des sokaiyas, escrocs vivants de racket et chantage auprès des entreprises. Le Japon est l'un des pays les plus fabuleux du monde, est-il dit avec amour par une japonaise. Je m'en voudrais de ne pas en faire écho.

En janvier prochain, le salon de l’automobile de Bruxelles, un surplus de publicité pourra-t-il tenter le "prospect" pour qu'il devienne « client »? Car, rien ne va plus.

Le soleil levant, un soleil du rouge au noir Salon.jpgJusqu'à récemment, les Japonnais étaient passés du stade de fourmis, avec le mouvement du repli sur eux-mêmes, humbles ou guerriers, à celui de la cigale, en commençant à dépenser. Le taux d'épargne du Japonnais était passé de 23,5% en 1975 à 11,4% en 1997 et 8% en fin 2007. Pourquoi continuer à épargner? Les taux étaient ridiculement bas. Retour à la case départ, dans ce jeu de l'oie avec l'air du temps?

La jeunesse au travail semblait obnubilée par le besoin de faire du chiffre avec fierté et nationalisme. En sourdine, le taux de suicides élevé, parmi les jeunes prouvaient, par contre, que ce n'est pas la panacée du bonheur. La geisha, le kimono, le jardin japonnais sont peut-être présents même comme vestiges d'une culture ancestrale. "Le sumo, emblème de ce monde de tradition, luttait déjà pour sa survie", pouvait-on lire.

RLe soleil rouge un soleil noir Caviar.jpgire jaune, ni ici, ni là bas ne sera désormais plus "la" solution. Rire en multicolore avec le cérémonial de la tasse de thé devant soi? Tout n'est pas caviar. Les occasions de sourire de l'actualité japonaise sont, disons-le franchement, plutôt rares. La discrétion maladive, austère et complexe, remplace sa formidable expansion économique des années 60 et 70. Deuxième puissance économique de la planète, premier créancier des États-Unis, le Japon subit une paralysie politique, des salaires qui stagnent. L'archipel broie du noir, même les coiffures des femmes en attesterait par leurs coupes courtes, reflet de la mauvaise humeur.

On écrivait pour les États-Unis : "l'un des indicateurs qui s'est constamment amélioré aux Etats-Unis, la productivité, pourrait être le signe le plus évident de la dégradation de la gestion américaine". Le Japon précède même cette productivité. Est-ce l'"Arnaque à la productivité?", comme constatait Henry Mintzberg, professeur de gestion à Montréal.

Ailleurs, je lisais: "Il faut ressusciter les esprits animaux". La compétition chez eux, n'est pas une affaire de fric, mais de survie.

Le Soleil Levant, un soleil du rouge au noir Beaujolais.jpg

Une autre histoire, un retour aux sources, donc, que l'on devrait peut-être redécouvrir dans ce monde qui est devenu un si petit village dans lequel tout se tient, tout vit ou tout meurt ensemble. 192 milliards pour relancer l'économie...

Encore un peu plus de karoshi, pour faire passer la pillule? N'oubliez pas de réserver la chambre capsule à Tokio, si pas le temps pour rentrer chez soi.

Alors, un petit coup de rouge, à la méthode japonaise? C'est de saison et c'est pas mal pour l'ambiance?

 

L'histoire du Sanctuaire d'Ise racontée par Jean-Sébastien Cluzel:

 podcastpodcast


L’enfoiré,

 

Sur agoravox  

 

Citations:

  • « Le génie a cela de beau qu'il ressemble à tout le monde et que personne ne lui ressemble. », Honoré de Balzac

  • « Il y a deux genres de personnes, ceux qui font le travail et ceux qui en prennent le crédit. Tentez d'être du premier groupe ; il y a moins de compétition. », Indira Gandhi

 

Mise à jour 26/12/2008: Au Japon, effondrement sans précédent de la production industrielle

.................. 05/03/2009: Le Nouvel Obs titre ""Japon, les "freeters" dehors". Fini l'emploi à vie, base du consensus social japonais. Les entreprises licencient. Les premiers touchés sont l'armée des travailleurs intérimaires, les "freeters". Même Toyota...

................... 17/08/2009Le Japon sort de la récession mais on reste très loin de l'euphorie

................... 30/08/2009: Le succès du parti démocratique contre le parti libéral présent depuis plus d'un demi siècle, prouve qu'il fallait changer de cap. Un article, peut-être, "Le jour où le Japon s'est éveillé".

................... 11/03/2010: 1.jpgLa crise japonaise se rapproche. Les épargnants japonais absorbent jusqu'à 95% de la dette de leur gouvernement.

................... 03/06/2010: Le PDJ, centre gauche échoue et son 1er ministre Attoyama rend son tablier. Manque de popularité, décroissance atone, niveau de vie en baisse, promesses non tenues et non retrait de la base américaine à Okinawa.

...................11/03/2011: Séisme 8.9, tsunami et centrales nucléaires touchées.

mondialisation

 

Mise à jour 26/12/2012: Le nouveau 1er ministre Shinzo Abe lançait son big bang en faisant tourner la planche à billets.
Cinq mois plus tard, la Bourse de Tokyo a monté de 60%, le yen a baissé de 20% et la croissance est en hausse de 3,5%.
Oui, mais, Shinzo déçoit la Bourse et la baisse s'amorce. 3,83% hier...
Quitte ou double?

 Mise à jour 12/05/2015: Visite de ministres belges au Japon:podcastmondialisation

Mise à jour 3/5/2016: La situation au japon ne s'améliore pas :podcast

 

Les secrets du pouvoir:podcast

mondialisationmondialisation

 

 

Commentaires

L'enfoiré
Je ne confonds pas japon et chine mais certains événements sont révélateurs :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/11/26/violente-manifestation-dans-une-usine-de-jouets-chinoise_1123162_3216.html#xtor=RSS-3208

J'ai pris du retard sur la GG10, encore à t'en dire ...
Je reviendrai lire Le Japon ensuite...

Écrit par : Liberty | 26/11/2008

Répondre à ce commentaire

L'enfoiré,

Disons que ce qui nous faisait peur hier, "le péril jaune" est très relativisé depuis.

Sais-tu qu'au Japon ce sont les employés qui payent (bonbon) leur examen d'entrée dans leur société .

Les marchés Asiatiques nous montrent leurs limites en termes de sécurité et de qualité .
Les révoltes sociales ne tarderont pas à arriver, malgré la répression les Chinois commencent à passer à l'action.

Pour l'automobile en général, il ne faut pas oublier un point essentiel :
-Les voitures sont volontairement construites pour que nous ne puissions plus faire l'entretien nous même.

Désormais le consommateur un peu à l'étroit préfère garder son vieux modèle.
En dehors du prix d'achat il est dissuasif de faire le calcul de l'entretien "spécialisé" .

J'ai eu 3 voitures en 17 ans et aucune n'a jamais vu la couleur d'un garage.
Si j'achetais une voiture récente je serai lié au garage pour la vie.
Le commerce ressemble de plus en plus à une prise d'otage... Et moi je n'aime pas être pris en otage !

Donc a choisir un modèle plus que l'autre, je choisira à coup sur celui me donnant le plus de liberté.

L'arnaque écologique fais que si nous n'avons pas de voitures électrique c'est une volonté politique.

Soucis d'autonomie des batteries ?
Qu'à cela ne tienne, si la volonté y était, au lieu de faire le plein à la station service nous irions y échanger nos batteries vides contre des pleines ...
Un système simple de fixation et de manutention peut être intégralement automatisé.

Si ces handicapés du ciboulot voulait cesser de prendre le peuple pour des idiots, je puis même leur proposer mes services.
L'automatisme c'est mon job, l'électrique en fais partie, il ne faut pas nous raconter des billevesées !

Écrit par : Liberty | 27/11/2008

Répondre à ce commentaire

Liberty,

J'ai pris l'automobile comme point d'ancrage puisqu'il est soit produit localement ou à distance de la maison mère. La bagnole fait marché une foule d'acteurs en parallèle. C'est donc un point de référence à la crise que nous connaissons.
Dans ta déviation, je reconnais ton esprit de technicien jusqu'au boutiste.
Il faut, je crois, ne pas penser que tout le monde a envie d'aller mettre ses mains dans le cambouis.
N'oublie pas que nous sommes tous différents et aussi dépendants l'un de l'autre.
Je ne vois personnellement pas de problème à céder ma bagnole à celui que j'aurai estimé être à la hauteur de la tâche pour un prix raisonnable.
Cinq milliards d'humain sur terre, ça fait déjà une sacré redondance possible. Alors si tout le monde s'avise à remplacer ces concitoyens, nous serons mal partis et nous coulerons ensemble. Parce que dans ton monde d'autosatisfaction, tu vas créé encore plus de chômeurs. Et je ne suis pas sûr que cela soit le but à atteindre.
L'industrie automobile a été aussi prise de court avec la solution écologique électrique.
Aucun constructeur, aujourd'hui, ne semble pas à mène de remplacer de manière drastique le bon vieux pétrole. Je peux imaginer que changer une chaîne de montage n'est pas aussi aisé. L'Inde peut commencer sans beaucoup de systèmes précédents. Changer de batterie à la station service demande des batteries beaucoup plus légères (ce n'est pas le cas du tout) et plus « longue durée » qu'aujourd'hui. L'autonomie actuelle ne dépasse pas la journée. Ce qui limite l'utilisation aux transports intra-city. La vitesse n'est plus un problème, elle est largement suffisante. En attendant, d'autres systèmes peuvent être envisagés pour produire cette électricité et recharger cette batterie. Par les réactions chimique par exemple. La chimie ne crée pas uniquement des médicaments.

Écrit par : L'enfoiré | 27/11/2008

Répondre à ce commentaire

Je suis bien obliger de démonter que Sarko est un voleur avec sa taxe carbone .
Il nous joue la comédie écolo alors que ce sont les entreprises et les états qui ne trouvent pas la solution pour basculer du pétrole à l'électrique sans tuer l'économie.

OK, on ne réforme pas toute une productivité d'un coup de baguette magique, si le remède est pire que le mal ...

Mais il ne faut pas se voiler la face, l'électrique est 100 fois plus simple à produire que le thermique .
Le nombre de pièces moteur est divisé par 1000 !

Je ne te raconte pas les licenciements ...

C'est qu'ils sont courageux avec de grandes limites, c'est pas de mettre des milliers de types sur la paille qui les gêne mais c'est de risquer de se faire couper la tête ...
(déjà qu'il n'est pas grand...)

Écrit par : Liberty | 27/11/2008

Répondre à ce commentaire

Rapport du 23/12/2008: Le système Toyota a du plomb dans l'aile. Pertes enregistrées pour la première fois depuis 68 ans. Après des coupes sonde du mois passé dans le personnel.

Écrit par : l'Enfoiré | 23/12/2008

Répondre à ce commentaire

Gouvernement centre gauche en crise. Premier ministre donne sa démission. 4ème gouvernement en moins de 4 ans qui termine son parcours.
Nouveau gouvernement.
http://www.lesoir.be/actualite/monde/2010-06-04/japon-naoto-kan-elu-premier-ministre-774214.php

Écrit par : L'enfoiré | 03/06/2010

Répondre à ce commentaire

Naoto-kan démissionne.
http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/le-premier-ministre-japonais-demissionne-du-parti-au-pouvoir_1024134.htm
Raison de sa gestion de la catastrophe nucléaire de Fukushima déclenchée par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier.

Écrit par : L'enfoiré | 26/08/2011

Répondre à ce commentaire

Japon, le pays où la démographie prend des accents de science fiction

« Petit à petit, mais inéluctablement, le Japon évolue vers un type de société dont les contours et les rouages ont seulement été envisagés dans la science fiction », écrit Nick Eberstadt, un démographe, dans le Wilson Quaterly, se référant à la dystopie de P.D. James, « Les Fils de l’Homme », dans laquelle l’auteure imagine un monde dans lequel l’infertilité progressive des hommes a conduit les femmes à promener des poupées dans des landaus, et où les rares enfants sont agressifs et antisociaux.
Eberstadt est spécialisé dans les problèmes posés par le déclin de la fertilité dans le monde. Il estime que le cas du Japon est unique. Le taux de fécondité du pays s’établit à 1,3 enfant par femme, bien en deçà du niveau nécessaire pour que la population puisse seulement se renouveler. Avec le développement de l’espérance de vie, en 2040 le pays pourrait bien se trouver dans la situation inédite de compter un centenaire par nouveau-né. D’ici là, la population devrait se réduire de 20%, ce qui pose le problème du déclin économique et de la viabilité du welfare-state.
Pour Eberstadt, c’est l’association du libéralisme et du traditionalisme qui est à l’origine de cette catastrophe. D’un côté, les valeurs religieuses et les valeurs familiales traditionnelles se sont effondrées, conduisant au déclin des mariages, et à la progression des divorces ; et de l’autre, il est toujours impensable de concevoir un enfant hors mariage. Du coup, les jeunes Japonais renoncent à avoir des enfants, et l’émergence des familles monoparentales n’a pas eu lieu comme dans les autres pays occidentaux. En outre, les Japonais du 21ème siècle ne sont guère plus intéressés par l’immigration qu’ils ne l’étaient au cours du siècle précédent, se fermant ainsi de la solution que celle-ci pourrait leur apporter sur le plan démographique. En 2009, le Japon a naturalisé à peine un tiers du nombre de citoyens que la Suisse a naturalisés au cours de la même année, alors que la population de cette dernière ne correspond qu’à 6% de celle du Japon, et que la Suisse n’a pas la réputation d’être le pays le plus ouvert en matière d’immigration.
Ces déséquilibres ne vont pas sans poser des problèmes. Le pays connait un des plus forts taux de suicide du monde développé. On assiste aussi à l’apparition de phénomènes tout à fait spécifiques. Il est par exemple possible de louer des « membres de la famille » pour s’en faire accompagner au mariage de ses amis ; les séniors peuvent se procurer des « babyloids », des peluches qui imitent les bruits que les bébés produisent ; et les chercheurs planchent sur la conception de robots qui ressemblent à des bébés. Très fréquemment, les jeunes ne quittent plus le foyer parental, ils deviennent des « parasites célibataires ». On dénombre également des centaines de milliers de « hikikomori », ces jeunes hommes qui refusent toute vie sociale et passent tout leur temps à jouer à des jeux vidéos, à lire des mangas ou à surfer sur internet.

Source : http://www.express.be/joker/?action=view&cat=world&item=japon-le-pays-ou-la-demographie-prend-des-accents-de-science-fiction&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 02/05/2012

Répondre à ce commentaire

Japon, conte de fée?

Le 26/12/2012: Le nouveau 1er ministre Shinzo Abe lançait son big bang en faisant tourner la planche à billets.
Cinq mois plus tard, la Bourse de Tokyo a monté de 60%, le yen a baissé de 20% et la croissance est en hausse de 3,5%.
Oui, mais, Shinzo déçoit la Bourse et la baisse s'amorce. 3,83% hier...
Quitte ou double?

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-japon-en-plein-coma-economique-136917

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_ecomatin?id=8014646&eid=5017893

Écrit par : L'enfoire | 06/06/2013

Répondre à ce commentaire

Dans la ville la plus chère du monde, un pain de 1 kilo coûte 6,50 €

The Economist Intelligence Unit a publié son classement annuel des villes les plus chères et les moins chères du monde. Pour ce faire, l’équipe d’analystes a comparé les prix d’un éventail de 160 biens et services, comprenant l'alimentation, les boissons, les vêtements, les appareils ménagers, le loyer, le transport, les services publics, les écoles privées et les dépenses de loisirs.
La ville de New York est traditionnellement prise comme point de repère, elle recueille donc l’indice de base 100.
C’est Tokyo qui arrive une nouvelle fois en tête, détrônant Zurich qui dominait le classement l'année dernière. L’équipe rappelle qu’au cours des 2 dernières décennies, Tokyo a toujours été en tête de classement, à part à 6 reprises au cours desquelles elle a été surpassée par Paris, Oslo et Zurich comme étant la ville la plus chère du monde.
Ce qui est étonnant cette année, c’est que Tokyo a maintenu cette domination en dépit de sa politique monétaire très active, de la baisse de la parité du yen, et de la déflation qui règne dans le pays. Les villes suisses de Genève et de Zurich ont également été affectées par la baisse du franc qui leur a fait perdre respectivement 6 et 7 places par rapport à l’année dernière.
Egalement remarquable cette année est la présence de 11 villes situées en Asie parmi les 20 villes les plus chères du monde, alors qu’on n’en dénombre que 8 en Europe. Il y a dix ans, on trouvait 6 villes asiatiques contre 10 villes européennes et 4 villes américaines dans le classement. Les villes américaines en ont été totalement évincées. De même, 6 des villes les moins chères du monde sont asiatiques. La ville la moins chère en Europe est la capitale roumaine de Bucarest, elle se classe sixième ville la moins chère du monde.
Seulement 12 des 131 villes classées ont vu leur coût de la vie augmenter en 2013 par rapport à New York, contre 112 villes qui l’ont vu baisser, ce qui indique le renforcement du dollar et la hausse des prix dans la Big Apple. New York et Los Angeles sont les deux villes les plus chères des États-Unis, mais la ville la plus chère d’Amérique du Nord est toujours la ville canadienne de Vancouver qui se classe à la 21ème place.
La surprise dans le top 10 des villes les plus chères est évidemment la présence de la capitale vénézuélienne Caracas. Cela provient essentiellement du taux de change officiel utilisé par le gouvernement du président Nicolas Maduro depuis plusieurs années, en dépit de l'inflation galopante. La parité du bolivar est en effet invariablement fixée à 4,29 bolivars pour un dollar. Si l’étude avait retenu le taux de change effectivement payé sur le marché noir, où un dollar se négocie contre 14 bolivars, Caracas serait classée parmi les villes les moins chères du monde, avec Mumbai et Karachi.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=dans-la-ville-la-plus-chere-du-monde-un-pain-de-1-kilo-coute-650&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Les + chères: Tokio, Osaka, Sydney, Oslo, Melbourne, Singapour, Zurich Paris, Caracas, Genève...

Les - chères: Téhéran, Djedda, Panama, Colombo, Bucarest, Alger, Katrmendou, New Delhi, Bombay, Karachi...

Écrit par : L'enfoiré | 26/02/2014

Répondre à ce commentaire

Le retour des 'Dieux': chez Toyota, des ouvriers ont remplacé des robots

Chaîne de montage de modèles Corolla de Toyota, le 11 mai 2012 à Ohira
Le constructeur automobile japonais Toyota a commencé de remplacer certains des robots de ses usines de production par des travailleurs humains. Toyota compte ainsi revenir aux compétences de base de ses collaborateurs, pour les développer davantage.
C’est la philosophie de Mitsuru Kawai, un vétéran qui a travaillé pendant 50 ans chez Toyota, à qui Akio Toyoda, le président de la compagnie, a demandé de promouvoir l'expertise humaine dans les usines du constructeur de voitures. Agé de 65 ans aujourd’hui, Kawai a débuté chez Toyota à l’ère de Taiichi Ohno, le concepteur du système de production de Toyota qui a révolutionné l’industrie automobile pour son efficacité et le niveau de qualité produite. Ce système repose sur le kaizen, l’amélioration continue, une méthode de gestion de la qualité, ainsi que sur le monozukuri, l’art de la fabrication.
« Lorsque j’étais débutant, nous appelions les maîtres expérimentés des dieux, et ils pouvaient tout faire », rappelle Kawai. Selon l’auteur Jeff Liker, qui a écrit 8 livres sur Toyota et qui a rencontré Kawai l’année dernière, Toyota considère ces « dieux », ces kami-sama, comme on les appelle en japonais, comme des maitres artisans qui ont constamment besoin d’affiner leurs art et leur niveau de compétence. Avec leur retour dans les usines, Toyota cherche à développer de nouvelles compétences et trouver des moyens d’améliorer les lignes de production.
Toyoda craint que le groupe fondé par son grand-père ne perde trop ses exigences de qualité et d’efficacité sur l’autel de la croissance et des chiffres de ventes. « Ce qu’Akio Toyoda craignait, c’est que la compagnie ait perdu l’habitude de prendre le temps de se donner du mal pour apprendre », explique Liker. « Il a senti que Toyota avait attrapé la maladie des grosses sociétés et qu’elle était trop concentrée à produire ». Cette initiative accompagne un transfert de la production vers des plateformes manufacturières qui devraient permettre de réduire les coûts de 30%, tout en maintenant la production annuelle à 3 millions de véhicules par an.
Kawai dirige lui-même la division de la forge à l’usine Toyota de Honsha, et sous ses ordres, les ouvriers apprennent à forger eux-mêmes des vilebrequins, au lieu de s’en remettre à des processus automatisés.
Il affirme que les jeunes ouvriers peuvent apprendre bien plus de choses sur leur métier s’ils apprennent à fabriquer les pièces détachées à partir d’un matériau brut, plutôt que s’ils les ramassent sur un tapis roulant, ou s’ils appuient sur les boutons de machines. Les leçons apprises peuvent ensuite être transposées dans le réglage des machines, afin d’améliorer les process et d’éviter les gaspillages. Ce type d’expérience a permis de réduire le niveau des déchets et de raccourcir de 96% la longueur de la ligne de production par rapport à ce qu’elle était il y a 3 ans. A l’usine de Honsha, la quantité de déchets liée à la fabrication des vilebrequins a été réduite de 10%. Kawai souhaite maintenant appliquer les nouvelles méthodes aux lignes de la Prius, la voiture hybride de Toyota. Outre les vilebrequins, le travail manuel a également fait son retour dans les ateliers de fabrication des essieux et des pièces détachés du châssis.
Cependant, le but n’est certainement pas d’éradiquer les robots – 760 robots accomplissent 96% des tâches de production à l’usine Motomachi. « Nous ne pouvons tout simplement pas dépendre des machines qui ne font que répéter la même tâche à l’infini. Pour être le maître de la machine, il faut avoir les connaissances et les compétences pour lui apprendre le travail », dit Kawai. « La mécanisation en elle-même n’est pas nuisible, mais s’en tenir à une mécanisation particulière conduit à oublier le kaizen et à ne plus rechercher l’amélioration », estime Takahiro Fujimoto, un professeur de gestion de la production à l'Université de Tokyo.
Depuis la fin du siècle dernier, Toyota a augmenté annuellement sa production de 500.000 exemplaires. Pour 2014, l’objectif est de vendre plus de 10 millions de véhicules, un objectif qui dépasse tous ceux des autres constructeurs.

Source: http://www.express.be/sectors/?action=view&cat=auto&item=le-retour-des-dieux-chez-toyota-des-ouvriers-ont-remplace-des-robots&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 17/04/2014

Répondre à ce commentaire

La raison:

La société du futur? Un Japonais sur 4 a plus de 65 ans et 1 sur 8 a moins de 14 ans

Pour la 3ème année consécutive, la population japonaise a diminué. Pour la première fois aussi, un quart de la population a plus de 65 ans alors qu'un bon 13% des Japonais ont moins de 14 ans. 79 millions de Japonais ont entre 16 et 65 ans. C’est la première fois en 32 ans que ce chiffre est tombé en-dessous des 80 millions
Le pays compte donc au total encore 127 millions d'habitants, dont 32 millions ont plus de 65 ans. La population japonaise implose depuis plus d'une décennie et vers 2060, le nombre de plus de 65 ans atteindrait les 40%.
Le nombre de naissances est si bas et l'espérance de vie est si haute que le pays « évolue vers un type de société que l'on ne voit que dans les films de science-fiction », a conclu Nick Eberstadt en 2012. Ce dernier est un démographe qui depuis des années publie des articles sur la baisse du taux de fécondité. La situation démographique n’est, selon lui, dans aucun pays aussi alarmante qu'au Japon.
Eberstadt prévoit que le Japon - où en moyenne, une femme ne met qu'un 1,3 enfant au monde alors que l'espérance de vie ne cesse d'augmenter - « comptera vers 2040 un centenaire pour chaque nouveau-né ». La population japonaise aurait à ce moment-là déjà baissé de 20%, avec toutes les conséquences économiques et sociales auxquelles on peut s'attendre.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-societe-du-futur-un-japonais-sur-4-a-plus-de-65-ans-et-1-sur-8-a-moins-de-14-ans&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 17/04/2014

La 3ème plus grande économie du monde n'a que 1,6% d'immigrés dans sa population active, et elle n'est pas prête de changer quoi que ce soit

La population totale du Japon est de 127 millions d'habitants, dont 32 millions, soit plus d’un quart, sont des plus de 65 ans. La démographie japonaise implose depuis plus d'une décennie et vers 2060, le nombre de plus de 65 ans atteindra les 40%. Le taux de natalité est si faible et l'espérance de vie est si élevée que le pays « évolue vers un type de société que l'on ne voit que dans les films de science-fiction », a conclu le démographe Nick Eberstadt en 2012. L’année dernière, la population du Japon s’est réduite de 244.000 personnes.
Pourtant, Tokyo continue de s'opposer à l'immigration. A la fin du mois de juin 2013, on comptait 2,04 millions d'immigrés dans le pays, et ils ne représentent que 1,6% de la population active. L'opinion publique reste hostile à l'immigration, parce qu'elle est convaincue que l'harmonie du pays a été construite sur « une nation, une civilisation, un langage, une race », selon les propres mots de l'actuel ministre des Finances, Taro Aso. La nation pense que son uniformité est essentielle pour sa cohésion.
Mais le nombre des actifs décline inéluctablement, alors que les retraités représentent une fraction de plus en plus importante de la population, ce qui pose le problème du financement des pensions. Ces déséquilibres sont devenus si préoccupants que le Premier ministre Shinzo Abe a suggéré que le pays allait devoir augmenter temporairement le nombre des travailleurs étrangers dans le cadre de son plan de relance économique, surnommé « Abenomics ».
« Les gens ne sont pas favorables à l’immigration, mais l’ouverture d’un débat, qui durera probablement longtemps, devrait montrer que le pays n’a, en fait, plus d’autre choix. Nous sommes à un tournant historique», dit Hidenori Sakanaka, l'ancien directeur du Bureau de l'immigration à Tokyo, dont les propos on été rapportés par le journal suisse Le Temps.
Depuis la fin des années 2000, la population du Japon se réduit, en raison de la baisse de la natalité et de l'augmentation de l'espérance de vie. D'ici 2060, il ne recensera plus qu’à peine 86,7 millions d'habitants (contre 127 millions aujourd'hui). Et 40% de cette population seront des plus de 65 ans.
Le pays est déjà confronté aux problèmes posés par ces tendances démographiques catastrophiques, notamment au travers des pénuries de main d’œuvre dans certains secteurs. On manque d'infirmières dans les maisons de retraite, et de maçons sur les chantiers de construction. Les calculs du think tank Japan Center for Economic Research montrent que le pays ne pourra assurer son maintien que s’il accepte de faire entrer plus de 10 millions d'immigrants d’ici 2050, ou 200.000 par an, si le taux de fécondité du pays parvient à se hisser à 1,8 enfant par femme, afin de stabiliser la population à 90 millions d’habitants.
Or, le pays ne compte que 717.504 actifs étrangers, et sur les 6 derniers mois, il n’est entré que 15.000 nouveaux immigrants. La plupart des étrangers qui vivent au Japon sont des Sud-Coréens et des Chinois. Seuls les cuisiniers, les professeurs de langue, ou les professionnels qui ont des compétences spécifiques peuvent obtenir un visa à long terme.
Selon certains experts, une politique plus accueillante à l’égard des immigrés est la seule planche de salut pour le Japon, mais Abe demeure frileux sur cette question et le pays continue d’octroyer principalement des visas de court terme. Lors d'un débat télévisé récent, le Premier ministre a justifié cette réticence en affirmant qu'il y avait «beaucoup de «frictions et de mécontentement» dans les pays qui ont eu des politiques d’immigration plus souples. Il n’a pas précisé quels pays étaient visés par cette remarque...

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-3eme-plus-grande-economie-du-monde-na-que-16-dimmigres-dans-sa-population-active-et-elle-nest-pas-prete-de-changer-quoi-que-ce-soit&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 27/06/2014

Répondre à ce commentaire

On peut comprendre que les japonais n'aient pas envie de "boko haram" à chaque coin de rues

Écrit par : zelectron | 27/06/2014

Que le Japon soit un pays protectionniste, personne n'en doute. Mais dans cette dénatalité constante due au refus de l'immigration qui en fait un pays de vieux, il y a un élément à ne pas perdre de vue : le poids de la tradition. Un mariage japonais est organisé par les mères des conjoints, le seul critère étant le milieu social équivalent des deux conjoints. Ici au Laos, je constate que de nombreux jeunes Japonais aisément différenciables des autres Asiatiques par leur attitude dégingandée viennent checher une épouse parmi les beautés locales, car elles sont réputées pour leur fertilité ( effet Fukushima ? ). Et là, maman n'est pas là pour les suivre...
Argument supplémentaire qui vaut ce qu'il vaut : un pays de vieux n'est-il pas le signe d'une société à la sécurité sociale hautement poussée ?

Écrit par : alainsapanhine | 27/06/2014

Répondre à ce commentaire

" un pays de vieux n'est-il pas le signe d'une société à la sécurité sociale hautement poussée ?"
Tout à fait. Pour payer les retraites, on ne hue pas sur les robots, on les invente de plus en plus perfectionné et on les soigne comme de nouveaux hommes de paille.

Écrit par : L'enfoiré | 28/06/2014

peut-être un suicide collectif qui ne dit pas son nom ?

Écrit par : zelectron | 27/06/2014

Répondre à ce commentaire

Il faudra regarder les femmes comme il est dit dans l'article " L'archipel broie du noir, même les coiffures des femmes en attesterait par leurs coupes courtes, reflet de la mauvaise humeur."

Écrit par : L'enfoiré | 28/06/2014

Le Japon de Shinzo Abe devient de plus en plus inquiétant

Les politiciens sont de redoutables manœuvriers, c’est leur métier on le sait, mais lorsqu’ils réussissent un joli coup, on ne peut s’empêcher d’applaudir. Alors bravo à Shinzo Abe qui vient de se faire brillamment réélire avec un bilan largement négatif ! Son parti remporte les deux tiers des sièges de la chambre des représentants, une victoire sans appel. Le terme "Abenomics", contraction de son nom et du mot économie, est connu dans le monde entier. Vraiment, quel homme politique talentueux !
Rappelons que les Abenomics consistent à faire en pire ce qui n’a pas marché avant : toujours plus de dépenses publiques et de dettes. Le Japon connaît une profonde crise économique depuis l’éclatement de sa bulle immobilière et boursière au début des années 1990, depuis, le ressort de la croissance s’est rompu. Les plans de relance budgétaire et d’assouplissement quantitatif se sont succédés, sans résultat notable autre que celui de faire enfler la dette publique. Qu’à cela ne tienne, Shinzo Abe arrive au pouvoir le 26 décembre 2012 et décide d’augmenter encore plus les dépenses publiques et d’accélérer le rythme de la planche à billets! Dans le même temps le gouvernement laisse filler le yen qui perd 20% de sa valeur par rapport au dollar en 2013 et autant en 2014.
Cette sorte d’orgie keynésienne produit une euphorie passagère et superficielle (une forte progression de l’indice Nikkei notamment) qui faire croire que le pays va enfin se remettre en mouvement. Mais l’espoir est de courte durée : la croissance ne repart pas, la balance commerciale continue de se dégrader et plonge dans le rouge, la hausse des prix des produits importés (énergie, alimentation) rogne le pouvoir d’achat des Japonais, la récession et la déflation menacent. C’est donc l’occasion de déclencher des élections législatives anticipées.
A contrario, Barack Obama ne bénéficiait ni de l’effet nouveauté (il est au pouvoir depuis 6 ans contre seulement 2 pour Abe), ni de la possibilité de modifier le calendrier électoral. Il s’est donc pris de plein fouet le mécontentement de ses compatriotes sur l’échec d’une véritable reprise économique lors des élections midterm du 4 novembre dernier. Shinzo Abe a su faire preuve d’opportunisme en remettant en jeu son mandat avant que la déception n’entame sa popularité, tout en continuant à faire ses promesses ; bravo l’artiste!
Le réveil n’en sera que plus douloureux pour les Japonais, car les réformes structurelles promises par Abe, et seules susceptibles de faire repartir la croissance, tardent à venir. Ni la baisse des dépenses publiques, ni celle des impôts, notamment celui sur les bénéfices, n’ont vu un début de mise en place. Par contre la TVA, qui pèse sur le pouvoir d’achat, a déjà été augmentée et va l’être à nouveau prochainement. Avec une dette publique record de 243% du PIB, une monnaie qui perd de sa valeur, et un gouvernement qui se fait réélire sur des promesses démagogiques, le Japon ressemble plus à un pays d’Amérique du Sud qu’à une économie développée, et on sait comment ces histoires se terminent… Le Japon c’est l’Argentine de l’Asie, et tout cela va très mal se terminer.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=le-japon-de-shinzo-abe-devient-de-plus-en-plus-inquietant&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 19/12/2014

Répondre à ce commentaire

Le Japon veut obliger ses travailleurs à prendre des vacances

Afin d’éviter l’épuisement professionnel, le Japon souhaite que les entreprises du pays obligent leurs travailleurs à prendre des congés, rapporte The Telegraph . Pour cela, le gouvernement prévoit de nouvelles lois afin de forcer les employés à partir en vacances.
En 2013, les employés japonais ont pris moins de la moitié des vacances auxquelles ils avaient droit. Le gouvernent souhaite porter ce total à 70% en 2020, indique le quotidien Yomiuri.
Le contexte économique incertain du pays pousse les entreprises à exiger de plus en plus de leur personnel. Ainsi, on attend souvent des travailleurs les plus jeunes qu’ils accomplissent jusqu’à 100 heures supplémentaires de travail par mois. En outre, près de deux tiers des employés sont réticents à l’idée de disposer de leurs congés car cela risquerait d’être un inconvénient pour leurs collègues, indique une étude de l’Institute for Labour Policy Training au Japon. D’autre part, près de la moitié des travailleurs japonais ont également expliqué qu’ils n’avaient tout simplement pas le temps de prendre des vacances à cause de leur importante charge de travail. Au sein d’une économie qui stagne, toute personne prenant du temps pour soi risque d’être perçue comme faisant preuve d’un manque d’engagement.
Chaque année, 10.000 Japonais meurent à cause d’un surmenage dû au travail, ce qui s’explique par des semaines de 60 à 70 heures. Ce phénomène porte un nom, le « Karoshi », à savoir la mort subite de cadres ou d'employés de bureau par arrêt cardiaque suite à une charge de travail ou à un stress trop important. Le « Karoshi » s’est à présent répandu chez les cadres les plus jeunes.
A l’heure actuelle, les employés ont droit à un minimum de 10 jours de congés payés par an, et ce chiffre augmente d'un jour par année travaillée sans pouvoir dépasser 20 jours de plus par an. Et même si la législation du travail japonaise demande aux entreprises d'octroyer des vacances payées, elle prend l'hypothèse que les employés réclament ces congés. S'ils ne le font pas, leur employeur ne viole pas la loi.
Une révision de cette loi, qui obligerait désormais les entreprises à s’assurer que les travailleurs prennent des vacances, doit être discutée à la Diète, le parlement japonais, en janvier. Cette nouvelle législation devrait permettre d’éviter l’épuisement professionnel et de garantir aux employés, un équilibre vie-travail adéquat.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=hr&item=le-japon-veut-obliger-ses-travailleurs-a-prendre-des-vacances&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 15/01/2015

Répondre à ce commentaire

Faits surprenants sur Tokyo que vous ignorez peut-être

1. Il y a énormément de personnes et très peu d’espace
Avec plus de 35 millions de personnes peuplant le grand Tokyo, la ville est la plus grande zone métropolitaine du monde. En outre, l’espace est très limité. La taille d’un appartement ne dépasse généralement pas plus de 15 mètres carrés. Les chambres d’hôtel sont souvent minuscules et en 2014, le groupe japonais Nine Hours offre la possibilité de dormir dans des hôtels capsules, concept unique au monde. La ville compte également des « pousseurs de train » en uniforme chargés de pousser les voyageurs dans les wagons du métro.

2. Il y a énormément de règles, chacune formulée sur un panneau
Lorsque vous arrivez à l’aéroport, un panneau avec la phrase « Bienvenue au Japon. Veuillez respecter les règles » vous accueille. Il suffit d’ouvrir les yeux, les règles sont partout, explique Lovino. « La plupart sont souvent accompagnées d’images drôles ».

3. La mode est avant-gardiste
Harajuku est un secteur du quartier de Shibuya de Tokyo, connu comme la capitale mondiale de la mode, célèbre pour sa mode de rue unique. « L’endroit est comme un immense podium en plein air », explique Lovino. Le dimanche, ce lieu est envahi par les adolescents tous vêtus selon des modes diverses. Un véritable paradis pour les photographes.

4. La ville est extrêmement propre
Tokyo est une ville dont tous les recoins sont propres. « Si je laissais tomber de la nourriture par terre, je la ramasserais et continuerais à manger. Tout est si brillant que cela semble surréaliste ». Il n’y a en outre presque pas de vandalisme. Peu de sans-abri peuplent la ville. Certains vivent toutefois sous des ponts dans des boîtes en carton propres et entretiennent des petits jardins. « Je n’ai pas vu de poubelles dans la ville. Comment Tokyo peut-elle être si propre? La réponse est que les personnes propres n’ont pas besoin de poubelles. Ou alors les Japonais emportent leurs déchets chez eux », précise l’auteure.

5. La nourriture est saine, délicieuse et bon marché
La nourriture japonaise est délicieuse. Le Japon est peut-être cher dans son ensemble mais de nombreux endroits proposent une nourriture saine et bon marché. Pour cela, vous n’êtes pas obligé de fréquenter des restaurants coûteux, il suffit de vous rendre dans des commerces locaux qui offrent des repas à 500 yens, environ 5 dollars.

6. Les personnes sont constamment en train d’utiliser leur smartphone
Les Japonais sont constamment en train de consulter leur smartphone. En outre, ils aiment particulièrement personnaliser leur téléphone mobile.

7. Les hommes passent énormément de temps à arranger leurs cheveux
« Les hommes sont en même temps les plus étranges et les plus mignons que j’ai vus », explique Lovino. Ces hommes passent leur temps à arranger leurs cheveux. Nombreux sont ceux qui ont des coiffures étranges. A Tokyo, ces hommes très beaux aux coupes originales sont nommés des « Hosts ». Ils font leur promotion sur des panneaux publicitaires et travaillent dans des bars et des discothèques en tant qu’amphitryons et les femmes japonaises paient pour passer du temps avec eux. Il ne s’agit en aucun de travailleurs sexuels. Ces hommes sont rémunérés pour sourire, complimenter les dames et leur servir des boissons.

8. Les salles de bain japonaises sont complétement différentes
Dans leur salle de bain, les Japonais utilisent de nombreux ustensiles moelleux comme par exemple, des coussins pour siège de toilettes. L’usage d’une salle de bain est aussi régi par des règles. Par exemple, chaque fois que vous rentrez dans une salle de bain, vous devez mettre dans pantoufles spéciales et une fois terminé, vous devez les enlever afin de ne pas contaminer le reste de la maison. Si vous voulez prendre une douche, vous devrez le faire en-dehors de la baignoire. Vous devez laver votre corps avec du savon et une fois bien lavé, vous pouvez utiliser la baignoire. L’eau servira également par les autres personnes du lieu. L’eau reste cependant propre car les personnes se sont lavées en premier. Les toilettes japonaises ne sont jamais dans la même pièce que la douche. Elles sont équipées d’une foule de commodités comme des sièges chauffants, des bidets, des sèche-cheveux désodorisants. Bien souvent, elles possèdent leur manuel d’emploi.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=world&item=8-faits-surprenants-sur-tokyo-que-vous-ignorez-peut-etre&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 26/05/2015

Répondre à ce commentaire

Pourquoi le Japon est-il un pays si sûr?

Sur le site Quora, quelqu’un s’est demandé pourquoi le Japon était si sûr. Le Japon est généralement considéré comme l'un des pays les plus sûrs du monde. Les taux de criminalité sont beaucoup plus bas qu’en Belgique ou aux Pays-Bas, par exemple. Le vol est un phénomène rare, et on mentionne très peu de cas de violence physique contre des touristes. Bien sûr, il y a une organisation de crime organisé, appelée « Yakuza », mais elle s’en prend rarement aux touristes.
Comme tous les autres syndicats du crime à l'étranger, le yakuza cible principalement les activités du jeu, de la drogue, de la prostitution, les prêts abusifs, la « protection » des petits commerces contre rémunération et la criminalité en col blanc. Bien qu'elles ne soient pas techniquement illégales, les autorités livrent une bataille fervente contre ces activités.

Plusieurs lecteurs de Quora ont invoqué les raisons suivantes pour expliquer le degré de sécurité du Japon:
- Le Japon jouit d'une grande homogénéité ethnique. Les tensions entre les différentes races sont très limitées. Le Japon continue de s'opposer à l'immigration. On compte 2,04 millions d'immigrés dans le pays, à peine 1,6% de la population active. L'opinion publique reste opposée à l'immigration, parce qu'elle est convaincue que l'harmonie du pays est construite sur «une nation, une civilisation, une langue, une race», comme l'actuel ministre des Finances, Taro Aso, l’a formulé directement il y a quelques années.
- Le Japon est aussi économiquement très homogène. Les écarts de rémunération sont très limités, en comparaison avec les Etats-Unis, par exemple, ce qui signifie que l'envie et la jalousie sociale sont limitées. Les CEO ne se gratifient pas avec des bonus de plusieurs millions lorsque l’entreprise connait des difficultés.
- Au Japon, la priorité est donnée sur le collectif plutôt que sur l'individuel. Cela comporte quelques aspects négatifs, tels que la pensée de groupe, mais d’un autre côté, cela génère également plus d'harmonie à l'école, au travail et dans les situations d'urgence, comme celle de la catastrophe nucléaire de Fukushima.
- La peur de la déviance est aussi liée à ce phénomène. Les Japonais savent qu'ils doivent respecter les normes sociales. S’ils ne le font pas, ils ne seront plus tolérés au sein de leur environnement. Cela explique pourquoi des CEO adressent parfois des excuses très sincères pour les mauvaises décisions qu’ils ont prises pour leur entreprise.
- Les armes sont interdites. Toute personne porteuse d'un couteau dans la rue risque de faire de la prison.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=pourquoi-le-japon-est-il-un-pays-si-sur-5-raisons&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 08/07/2015

Répondre à ce commentaire

70ème anniversaire du lancement de la bombe H sur Hiroshima

Hiroshima, la véritable histoire

Les noms sont entrés dans la mémoire collective, et ils résonnent encore de manière macabre. Le projet atomique américain s’appelait "Manhattan Project", la bombe "Little Boy", et l’avion qui a ouvert sa soute "Enola Gay". Le 6 août 1945, sur ordre du président Truman, un bombardier B-29 largue sur Hiroshima la première arme nucléaire jamais utilisée lors d’une guerre. "Il y eut un anneau de feu rouge et aveuglant. Je ne devrais pas le dire, mais c’était magnifique", dit aujourd’hui un des survivants. "L’aube d’une ère nouvelle", assurent certains scientifiques. 80 000 Japonais paient sur le champ ce basculement de l’histoire de l’humanité. Si, bien entendu, les suites immédiates et dantesques de l’explosion sont l’épicentre du documentaire, elles n’en constituent pas l’unique objet. Grâce à la révélation d’étonnants secrets, Hiroshima, la véritable histoire dissipe les écrans de fumée qui ont détourné le monde de la réalité des faits.

Test grandeur nature
Cette investigation ambitieuse éclaire aussi bien les motivations réelles des Américains que les conséquences sociales, sanitaires et environnementales du désastre. Little Boy était-elle un "mal nécessaire" pour forcer les Japonais à capituler ? Hiroshima démontre que le pays de l’empereur Hirohito avait de toute façon déjà perdu la guerre et s’apprêtait à négocier. Les objectifs de Truman étaient autres : tester in vivo l’efficacité de la bombe et devancer les Russes dans la course à l’armement. Même duplicité après la seconde explosion atomique (Nagasaki, le 9 août) : les Américains font des études scientifiques mais ne soignent personne. Le quotidien des irradiés est occulté : considérés comme des pestiférés, ils doivent subir l’emprise rapace des mafias japonaises et la désagrégation des rapports humains. Dans le même temps, aux États-Unis, une propagande gouvernementale massive tente de rendre populaire le recours au nucléaire. Bénéficiant d’images d’archives inédites et de documents confidentiels, le film de Lucy van Beek met en avant de nombreux témoignages, notamment japonais (experts, agents secrets, survivants). Les souvenirs et les histoires individuelles qu’ils esquissent aboutissent tous au même constat : les ondes de choc d’Hiroshima n’ont pas encore disparu.

http://www.arte.tv/guide/fr/054197-000/hiroshima-la-veritable-histoire?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 06/08/2015

Répondre à ce commentaire

Les armes nucléaires ont apporté un tournant dans l'histoire
En 1945, les USA. En 1949, URSS. En 1952, UK. En 1960, France. En 1964, Chine...
Un traité pour la non prolifération des armes nucléaires n'empêche pas d'ajouter Israël, Pakistan, Inde et Corée du Nord à la liste.
Ont ratifié le traité : USA 7500 ogives nucléaires, Russie 7300, France 300, Chine 260, UK 215
Non ratifié Pakistan 120, Inde 110, Corée du Nord

Écrit par : L'enfoiré | 10/08/2015

Le Japon a cessé la tradition d'honorer ses nouveaux centenaires avec un cadeau... Ils sont tout simplement trop nombreux

Au Japon, chaque année, le jour des séniors, les nouveaux centenaires du pays reçoivent en cadeau un “sakazuki”, un vase d'argent d’une valeur de ¥ 8,000, ou 60 euros. Mais le gouvernement japonais a un problème: avec le vieillissement de la population et le nombre croissant de centenaires, il n’est plus possible de maintenir cette tradition dont le coût toujours plus important au fil des ans pèse sur le budget japonais déjà surchargé.
Selon le Time, en 2014, on dénombrait 29.357 centenaires au Japon, et on en recensera 38.000 en 2018, alors qu’on n'en comptait que 153 en 1963, lorsque ce programme de cadeau a débuté. En 2014, l’augmentation du coût liée à l’augmentation des effectifs des bénéficiaires s'est montée à près de 2 millions d’euros.
La longévité exceptionnelle des Japonais est devenu une bombe à retardement démographique. Le Japon est l'un des rares pays où l’on vend plus de couches pour les aînés que pour les bébés et où les anciens commettent plus de vols à l'étalage que les jeunes.
Le Japon refuse les immigrants. Malgré la pression croissante des organisations officielles pour stimuler la démographie en permettant l’entrée de personnes d'autres pays, l’actuel gouvernement du Premier ministre Abe préfère mettre l’accent sur la cohésion sociale. L'opinion publique reste opposée à l'immigration, parce qu'elle est convaincue que l'harmonie du pays est construite sur «une nation, une civilisation, une langue, une race», comme l'actuel ministre des Finances, Taro Aso, l’avait formulé directement il y a quelques années.
Le pays a donc un total de plus de 127 millions d'habitants, dont 32 millions de plus de 65 ans. La population du Japon a commencé à baisser en 2010 et on s’attend à ce qu’elle se réduise à 86,7 millions d’ici 2060. A ce moment-là, 40% de la population sera âgée de plus de 65 ans.
Le nombre de naissances est si faible et l'espérance de vie est si élevée que le pays “évolue vers un type de société que l'on ne voit que dans les films de science-fiction”, a conclu Nick Eberstadt, un démographe qui étudie la baisse du taux de la fécondité. Il affirme que nulle part ailleurs, la situation démographique n’est aussi alarmante qu'au Japon.
Eberstadt prévoit que le Japon - où en moyenne, une femme ne met que 1,3 enfant au monde alors que l'espérance de vie ne cesse d'augmenter - “comptera vers 2040 un centenaire pour chaque nouveau-né”. La population japonaise aurait à ce moment-là déjà baissé de 20%, avec toutes les conséquences économiques et sociales auxquelles on peut s'attendre.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=le-japon-a-cesse-la-tradition-dhonorer-ses-nouveaux-centenaires-avec-un-cadeau-ils-sont-tout-simplement-trop-nombreux&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 20/08/2015

Répondre à ce commentaire

L'histoire du Sanctuaire d'Ise racontée par Jean-Sébastien Cluzel
à la fin de l'article

Écrit par : L'enfoiré | 19/03/2016

Répondre à ce commentaire

Le Japon peut à nouveau intervenir militairement

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et sa tragique défaite, le Japon était régi par des lois pacifistes qui cherchent à éviter que se répètent des catastrophes comme celle d’Hiroshima ou de Nagasaki. Il semble cependant que cette longue tradition de paix ait atteint ses limites, car le gouvernement japonais a voté de nouvelles lois militaires -fortement controversées par la population, rapporte le journal La Croix.
Depuis quelques temps déjà, le premier ministre japonais, Shinzo Abe, cherche à étendre le champ de la recherche aux applications de l’armement et, lentement, à remilitariser le pays. Il n’a cependant pas réussi à éliminer la loi qui défend au Japon d’utiliser les armes pour résoudre un problème international.
Ses nouvelles lois permettent pourtant au pays d’aider militairement un allié lors d’un conflit et ont été approuvées par le Parlement en septembre dernier. Le changement a été possible grâce à une réinterprétation de la Constitution japonaise, qui introduit le concept d’autodéfense commune.
Ces changements ont été jugés anticonstitutionnels et ont provoqué l’introduction de recours, mais selon le porte-parole gouvernemental, Yoshihide Suga, ils sont nécessaires au maintien de la sécurité et de la paix du pays.

La Chine
Le Japon aurait cédé à la pression des USA, qui cherche à contrer la Chine, dont le déploiement militaire dans les mers asiatiques inquiète de nombreuses puissances.
Les nouvelles lois permettent aussi la participation japonaise aux missions de maintien de la paix et la récupération de sujets japonais en péril hors des frontières du pays.

Source: http://fr.express.live/2016/03/30/le-japon-peut-a-nouveau-intervenir-militairement/

Écrit par : L'enfoiré | 31/03/2016

Répondre à ce commentaire

Le dernier Monde diplomatique parle du Japon.
Deux femmes sur trois renoncent à leur carrière une fois qu'elles ont un enfant.
Le nombre de mariage dégringole....
Cherchez l'erreur...

Écrit par : L'enfoiré | 18/04/2016

Répondre à ce commentaire

Le nouveau problème du Japon : les pépés et mémés délinquants

Au Japon, de plus en plus de seniors tombent dans la délinquance, et le nombre des délits commis par les plus de 65 ans dépasse maintenant le nombre de ceux qui ont été commis par des jeunes âgés d’entre 14 et 19 ans, selon les chiffres de la police.
Dans une affaire récente qui a fait la une des journaux, une femme de 83 ans soupçonnée de délits multiples a été arrêtée en train de voler à la tire dans une station de Tokyo. Environ 35% des cas de vols à l’étalage sont commis par des plus de 60 ans – 20% de plus qu’en 2001.
Certains ont émis l’idée que cette augmentation de la délinquance était liée aux changements dans les structures familiales traditionnelles. Les personnes plus âgées qui auparavant vivaient avec leurs familles doivent maintenant se débrouiller seules, avec de maigres retraites : il est possible que certains considèrent la prise en charge en prison comme étant une meilleure option.
La proportion des crimes violents commis par les plus de 65 ans est aussi en augmentation : elle a augmenté de presque 11% dans la première moitié de l’année 2015.

Source: https://fr.express.live/2016/04/18/le-nouveau-probleme-du-japon-les-pepes-et-memes-delinquants/

Écrit par : L'enfoiré | 18/04/2016

Répondre à ce commentaire

5 raisons pour lesquelles il m’est plus agréable de vivre au Japon qu’en France

Sur Agoravox, à l'adresse:
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/5-raisons-pour-lesquelles-il-m-est-185360

Le Roi et la Reine sont au Japon...
Des idées à puiser... ?

Écrit par : L'enfoiré | 11/10/2016

Répondre à ce commentaire

Les travailleurs d’1 entreprise japonaise sur 5 prestent 80 heures supplémentaires par mois

Dans plus d’une entreprise japonaise sur cinq, les travailleurs prestent 80 heures supplémentaires par mois, indique un rapport du gouvernement japonais sur la charge de travail dans l’économie nationale auprès de plus de 1.700 entreprises et de 2.000 travailleurs.
Selon cette enquête, 23% des entreprises interrogées admettent qu’un certain nombre de leurs travailleurs réalisent plus de 80 heures supplémentaires par mois. Pour 11% des entreprises, les travailleurs prestent entre 80 et 100 heures supplémentaires et, pour 12% d’entre-elles, on atteint même plus de 100 heures supplémentaires par mois.
Le Japon est connu pour le poids important de sa charge de travail. Cela a même conduit il y a plus de trois décennies à la reconnaissance officielle du phénomène karoshi, une situation où l’excès d’heures supplémentaires donne lieu à des décès, notamment à cause d’accidents de travail ou de suicides.
Des chiffres du ministère japonais du Travail et du Bien-être, il ressort que l’an dernier, 93 suicides ont été reconnus comme accidents du travail, mais selon les scientifiques, cette statistique n’est que la partie visible de l’iceberg. En réalité, selon l’Agence nationale de police japonaise, il s’agirait de centaines de suicides par an.

Engagement
Les enquêteurs soulignent que le problème des heures supplémentaires excessives et le karoshi sont souvent sous-estimés ou ignorés par les entreprises. Selon eux, moins de 20% des entreprises concernées ont participé à une enquête sur les décès survenus.
« Les entreprises et le gouvernement ne tiennent pas à informer les travailleurs sur les possibilités de faire respecter les droits du travail », affirme Koichi Nakano, professeur de sciences politiques à l’université Sophia de Tokyo. « De longues heures de travail sont encore considérées comme la preuve d’un engagement et de fidélité à l’égard de l’entreprise.”
L’enquête indique que 21% des travailleurs japonais ont une semaine de travail d’au moins 49 heures, contre 16% aux Etats-Unis et 12,5% au Royaume-Uni.

Source: https://fr.express.live/2016/10/10/travailleurs-d1-entreprise-japonaise-5-prestent-80-heures-supplementaires-mois/

Écrit par : L'enfoiré | 11/10/2016

Les Japonais font si peu l’amour que l’avenir de leur pays est menacé

Au Japon, 70 % des hommes célibataires et 60 % des femmes célibataires n’ont jamais eu de relations de longue durée. C’est un des résultats inquiétants d’une enquête menée pendant cinq ans par National Institute of Population and Social Security Research, au cours de laquelle 5300 célibataires japonais âgés d’entre 18 et 34 ans ont été interrogés.
Elle révèle également que 86 % des hommes et 89 % des femmes ne sont pas pressés de se marier au Japon. Mais les résultats les plus remarquables concernent l’expérience sexuelle : 42 % des jeunes hommes et 44 % des jeunes femmes célibataires sont vierges. C’est beaucoup plus qu’il y a seulement cinq ans. Au début de cette décennie, en effet, « seulement » 36,2 % des hommes et 38,7 % des femmes déclaraient qu’ils n’avaient jamais eu de relations sexuelles.
L’étude a été critiquée parce qu’elle n’a pris en compte que des personnes hétérosexuelles ; les personnes homosexuelles sexuellement actives n’ont pas été intégrées au résultat. Mais même lorsqu’on les prend en compte, on peut conclure que des dizaines de millions d’adultes n’éprouvent pas le besoin d’avoir des relations sentimentales, ni des relations sexuelles, et que leur nombre n’a fait qu’augmenter au cours des dernières décennies.
Le Japon est le pays qui connaît le vieillissement le plus rapide dans le monde. En 2015, on a recensé 1,3 millions de décès de Japonais, alors que seulement 1 million de bébés sont nés. Le taux de natalité du pays est fixé à 1,43, bien en dessous du seuil de remplacement de 2,1.

Là-bas, on surnomme le vieillissement le “tsunami d’argent”
Le nombre de naissances est si faible et l’espérance de vie est si élevée que le pays “évolue vers un type de société que l’on ne voit que dans les films de science-fiction”, a conclu Nick Eberstadt, un démographe qui étudie la baisse du taux de la fécondité. Il affirme que nulle part ailleurs, la situation démographique n’est aussi alarmante qu’au Japon.
Le Japon est l’un des rares pays où vendus plus de couches pour les aînés que pour bébés et où les anciens commettent plus de vols à l’étalage que les jeunes.
Le pays compte désormais tellement de centenaires que le gouvernement a décidé de renoncer à leur offrir le cadeau traditionnel lorsqu’ils passent le cap des 100 années, le “sakazuki”, un vase d’argent d’une valeur de ¥ 8,000, ou 60 euros, et de le remplacer par un article moins cher.

Faillite
Les aînés vivent plus longtemps, mais les coûts des pensions et des soins de santé incombent à un nombre toujours plus restreint de contribuables. Si le déclin de la population se poursuit, le Japon va mourir au siècle prochain. Bien avant que cela se produise, le pays tombera en faillite.

Source: https://fr.express.live/2016/10/26/japon-sexe-renouvellement-population/

Écrit par : L'enfoiré | 27/10/2016

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire