06/11/2008

QI, un Quotient Immature?

Talent, pourquoi viens-tu si tôt_10.jpgPour se démarquer de ses semblables, on cherche et on trouve le QI. Ce quotient de l'intelligence, un miracle de la nature ou une erreur empoisonnée dans un jeu de "gagnant" ou de "perdant"?

Le 1er novembre dernier, TF1 présentait "Le Grand Quiz du cerveau". Tout le monde pouvait y jouer et surtout y gagner. Il n'était pas question de QI, ni de culture générale, disait-on d'emblée, mais certainement de compétition dans la recherche de la performance. Evaluer son potentiel par la vivacité du cerveau. Donc, un peu de talent et de l'intelligence, pure et dure.

Intelligence, faculté de comprendre et aptitude à relier les éléments qui ne le pourraient pas, à cause de son absence.

Les 20 ans d'existence de l'émission journalière, "Questions pour un champion", prouve qu'on continue à s'y intéresser, à s'en passionner, à s'émerveiller plus de la capacité de la mémoire des candidats que par l'intelligence. L'attraction est là, tournée vers l'extraordinaire. C'est du jeu, pas de l'éducation. La plupart des téléspectateurs ne se souviendront même pas des réponses aux questions posées. Alors, est-ce un plus d'avoir ce "talent inné", cette "science infuse" pour être admiré ou seulement une reconnaissance de différences pour sortir du lot? Cette différence ne retrouve pas son origine dans la génétique. Elle vient donc d'ailleurs, mais il y a encore contestation sur le processus qui la génère.

Quand on parle de surdoués dans l'histoire, on pense de suite à Mozart, à Einstein et à quelques autres. Avec cette différence, une réussite et une carrière bien remplie devraient suivre d'office. On les appelle les HP, les Hauts Potentiels, les surdoués. Ils ont un QI supérieur à 130 (soit 2,2% de la population). Mais ils ne sont pas parfaits et surtout, ne s'estime pas comme tel, que du contraire.

Sans que rien ne le laissait supposer, pas d'antécédents, voilà que tout jeune, le "gosse" apparaît plus éveillé, plus conscient des choses qui l'entourent, plus désireux d'en connaître plus encore. Les parents, au lieu d'avoir une place en tant qu'éducateur, se ressentent, étonnés, comme accompagnateur impuissant essayant de susciter ce pouvoir. Catalyseur de progrès rapides du rejeton, le parent devra, par ce fait, s'impliquer beaucoup plus habituellement. "Envoyé spécial" y consacrait une émission et présentait les dangers de se braquer sur cette idée de vouloir atteindre le nirvana de l'intelligence.

L'ennemi public numéro trois_Moitié.jpgPourtant, ces surdoués ont souvent une mauvaise écriture car leur main ne va pas assez vite pour suivre le cerveau. Ils se permettent de réaliser plusieurs choses en même temps. De la multiprogrammation à l'échelle humaine? Le langage est assez alambiqué et sort du cadre, dès l'âge de l'enfance. L'informatique n'est plus un jeu, pour eux. C'est devenu une forme d'expression de projets. Les parents pensent dès lors, corriger cette impression de perdre son temps, de ne plus être en synchro avec les disponibilités intellectuelles. La solution la plus courante se trouve en sautant de classe. Ce n'est pourtant pas la bonne solution, car elle fait entrer dans l'anormalité. Accentuer les points forts, oui, mais en gardant les manettes à la bonne hauteur. Pour ces prodiges, pourquoi ne pas jouer un rôle complémentaire aux enseignants à destination des moins doués?

Sortir de l'impression qu'ils sont certains d'avoir raison et ne donner, en définitive, que des preuves toutefois peu compréhensibles. D'où une agressivité dans le comportement par rapport aux autres. Le jeu reste la manière de progresser dans la vie pour dissocier le réel de l'imaginatif. Entre le premier et le dernier de classe, existe très souvent un passage plus étroit dans les résultats.

Qu'en tirer de ce QI hors mesure? Pas nécessairement le meilleur. A entendre ceux qui en jouissent de cette "exception", seraient même handicapés et seraient plus à plaindre qu'à rêver. Handicap qui se réfugie dans la solitude. Donc aucune assurance pour une vie réussie.

Mais, le réel surdoué, même dans cette solution, n'a pas été choyé par le destin, loin s'en faut.

Il se sentira par la suite toujours en porte à faux parmi ses condisciples moins "gâtés". Un besoin de sauter les étapes se fera sentir pour lui. Les échelons n'auront pas les mêmes écartements et ne pas s'en rendre compte assez vite pourrait générer frustrations et malentendus. Ce qui à première vue se présentait comme avantage suscitant fierté des parents va se retourner alors en désenchantement qui peuvent dégénérer en crises aigues et drames de la dépression.

Ne pas se sentir à la bonne "hauteur" de son entourage, c'est être exclu d'office. Alors, ceux qui s'en vanteraient, en tireraient-ils un avantage ou un inconvénient ou, pire, une légère motivation du côté de la paranoïa?

La science s'intéresse à cette exception. Le "Sciences et Avenir" de novembre écrivait une "Spéciale intelligence". D'après l'article, un super neurone serait à l'origine du développement de l'intelligence. Il conduirait l'information au travers de connexions électriques par les synapses (Connectique avec microcircuits électriques, appelée "Patch Clamp"). Le néocortex serait plus puissant, plus efficace que les animaux, mais pas tellement différent. Un néocortex frontal de 238 à 329 cm3 n'utilise que 36 à 39%, ce qui correspond dans la masse à celui de l'orang-outang. Cet interneurone serait la source de nos réactions en chaîne une fois simulées. En 1904, le psychologue Charles Spearman tentait d'expliquer ce qu'est l'intelligence dans "General Intelligence, objectively determined and measured". Le facteur "g" qu'il y définissait, serait à l'origine du "QI".

Pas de gène du QI. Améliorer son QI, depuis un siècle, le genre humain progresse de 3 points tous les dix ans. Entre 0 et 5 ans, il est prouvé que les enfants peuvent en accroître leur potentiel, mais il n'y a pas de recherche s'intéressant au ralentissement ou au déclin en fin de vie. Le test de Wechsler s'intéresse aux formes diverses de l'intelligence, mais privilégie la logique et les mathématiques. La liste complète de ces formes est pourtant très large.

  • la logicomathématique: qui se tourne vers la logique et les mathématiques.

  • langagière: qui permet d'exprimer la pensée sous forme de vocables.

  • musicale: qui permet de créer avec le rythme et la mélodie

  • kinesthétique: qui fait parler le corps

  • spatiale: qui représente mentalement l'environnement

  • interpersonnelle: aptitude à comprendre les autres et à vivre en société

  • intrapersonnelle: caractérisée par l'introspection. Connaîs toi, toi-même

  • naturaliste: qui permet de classifier les éléments

  • existentielle: qui touche à la philosophie pour extrapoler.

"The Rain man" présentait l'autisme et le "syndrome savant", comme un retard mental et un dysfonctionnement de l'hémisphère gauche du cerveau (représentant la logique et le symbolisme) à l'avantage d'un excès de l'hémisphère droit (création). Le syndrome de chromosome X fragile, une manière de l'expliquer?  "Le cerveau" a toujours intéressé le monde du cinéma.

Le QI serait donc un potentiel dans une catégorie précise mais qui resterait sans valeur, sans la réalisation avec le talent. Avoir l'espoir pour les parents d'avoir un enfant brillant et intelligent est louable. L'éducation et la stimulation sont les moyens de base.

Un peu de philosophie? Le monde ne s'en retrouve d'ailleurs pas plus ou moins mal. Pas besoin d'analyses très fines pour remarquer que chacun a sa pierre à placer dans la construction de ce monde d'humains. Le statu de suiveur n'est pas dénué de sens. Il y aura, comme dans le règne animal, des commandants et des commandés. La demande de bas en haut et de haut en bas n'en sera que plus exacerbée et monopolisatrice de temps utiles et d'attention soutenue en commun. L'esprit d'équipe donne une chance aux grandes réalisations et non pas l'aparté. La méthode maïeutique va se révéler la plus adaptée à la situation pour aiguiser un don appuyé et précoce. Faire découvrir par lui-même les solutions aux problèmes, orienter un dialogue simple mais aussi complet que possible en pleine compréhension de part et d'autre vont accélérer les progrès à un rythme inattendu. Détecter de manière plus fine la pointe de l'intérêt pour pouvoir y ajouter une touche de plaisir à l'apprentissage complètera un tableau qui deviendrait ainsi plus idyllique. La lecture, le calcul, comme goûts initiaux de l'étude demanderont un temps important pour les parents.

L'ennemi public numéro trois_Machine.jpgMais, si d'aventure, vous vous sentez plus tout de même trop près du "ras des pâquerettes" des chiffres ou avec une logique "inattendue", n'ayez ni honte ni désespoir de n'avoir pas pu monter plus vite et plus haut. L'école n'est qu'une première étape de la vie. S'intéresser à tout, lire, regardez l'entourage stimulent cette intelligence. L'expérience aura son mot à dire au cours de toute une vie et non pas par ces seules premières 20 premières années. Tellement de paramètres entrent en compte pour faire ou ne pas faire une vie réussie dans la pluralité des options de cette intelligence. La confiance en soi n'est certainement pas des moindres. Dans le moyen de gamme, on n'y est pas si mal, en définitive. On ne s'aime pas dans les extrêmes. Etre bien dans sa peau n'est ce pas le principal? Pauvres surdoués. Toujours rester incompris des autres, toujours s'ennuyer auprès d'eux, n'est certes pas la panacée. Intelligence, à user, mais sans abuser. Talents, à user sans modération. Effet Barnum, s'abstenir.

Les pâquerettes se décantent si bien en "je t'aime, beaucoup, à la folie...". En somme, c'est un monde tout bête, avec un ciel bleu, une mer bleue et une forêt verte et encore pas toujours. Le culte de la personnalité, ce n'est pas aussi réjouissant qu'il n'y paraisse.

Pourquoi pas une tête à moitié bien faite, additionnée à une tête à moitié bien pleine? Dans notre monde relationnel avec une Toile de fond, la technicité n'est plus seule pour apporter le succès.

Comme disait Coluche, en parlant des Belges, qui auraient, bizarrement, un verre plein et un verre vide sur la table de nuit. Parce, tout simplement, qu'il y a des jours où on a soif et d'autres pendant lesquels on n'a pas soif du tout. CQFD. Une question de logique, non?

Une vidéo superproduction "QI mortel" de Spielberg ou du QI de 130 de Pierre Desproges?

 

L'enfoiré,

 

20081106 Obama Rushmore.jpgPS. En pleine actu, cet article ! Bravo pour l'intelligence du choix de la nouvelle présidence aux USA. Quand je disais que le QI augmentait de 3 points tous les 10 ans. N'est-ce pas une preuve? Maintenant, Barack,  "Mets de l'huile"..

 

Citations:

 

  • "Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n'est rien", Paul Valéry

  • "La chance d'avoir du talent ne suffit pas ; il faut encore le talent d'avoir de la chance.", Hector Berlioz

  • "Le talent, ça n'existe pas. Le talent, c'est d'avoir envie de faire quelque chose", Jacques Brel

  • "Les diplômes sont faits pour les gens qui n'ont pas de talent. Vous avez du talent ? Ne vous emmerdez pas à passer le bac", Pierres Desproges

  • "Si vous avez un QI de 150, revendez 30 points à quelqu'un. Vous avez besoin d'être intelligent, mais pas d'être un génie", W. Buffett

 

"L'intelligence sociale" de Karl Albrecht a aussi son mot à dire.

Commentaires

Guy,

Le gros QI est un handicap social à ne souhaiter à personne.

Le QI est une mesure allant jusqu'à 200, donc ceux qui te disent avoir un QI de 240 ... ont ajouté un 2. ;-)
C'est une mesure de maturité psychologique par rapport à l'âge physique.

Le QI est une chose, encore faut-il savoir que le gros QI implique un systématique déficit de QE (quotient émotionnel).
Le QE est d'une importance capitale, il permet de se faire comprendre des autres et de communiquer.

Un enfant doué avec un gros QI est avant tout un enfant isolé et très seul.
Les différences se font sentir dès le départ et sont entretenues par tous, volontairement ou involontairement.

Le doué s'ennuie en cours et est interdit de participer afin de laisser les autres élèves se creuser la tête.
Encore une fois il se retrouve isolé.
Il ne travaille pas, ne révise pas, inutile, pour lui c'est déjà imprimé, donc il passe souvent pour un fainéant qui a de la chance et réussit honteusement sans aucun mérite.
Coupable d'avoir quelques outrageantes facilités .
Les profs l'isolent, les enfants l'isolent, les parents le voient comme un fainéant.

Dans les matières extra-scolaires, le doué est encore en décalage total avec les enfants de son âge.
Ses goûts l'orientent naturellement vers des centres d'intérêt étrangers aux semblables de son âge.

Psychologiquement trop vieux pour ceux de son âge et physiquement trop jeune pour les plus grands, il entre dans la spirale infernale de l'isolement.

Sentimentalement il ne se sent à l'aise qu'avec des femmes plus mûres que lui, ayant des aspirations bien différentes que celles des gens de son âge.
Encore là, il est jugé et condamné à n'être qu'un type bizarre.

Arrivé à l'armée là aussi il est très rapidement isolé .
Les test de NG (niveau Général) le font remarquer dès le départ.
Toutes les nouvelles recrues viennent regarder à quoi ressemble le curieux animal ayant un NG de 20/20.
Les gradés ne savent absolument pas comment gérer le phénomène exigeant explications, là où ils ne sont pas habitués à en donner.
Dans le meilleur des cas il sera affecté dans un régiment hyper spécialisé étant devenu ingérable dans l'inutilité d'origine.
Là il pourra enfin trouver une forme de respect mais surement pas de complicité avec ses copains de chambrée.
Encore une fois isolé.

Dans le monde du travail, le doué est très rapidement la cible à abattre.
Non seulement il fais de la concurrence déloyale envers les anciens mais en plus il veut tout comprendre et tout savoir.
Son déficit pathologique de QE le rend très rapidement indésirable, il est nuisible à l'équipe, donc à l'entreprise.
Là où les autres voient un problème fatiguant, lui il voit une partie de jeu qu'il veut gagner, il parait donc totalement léger là où au contraire il est sur-motivé.
Jamais réellement à sa place, d'ailleurs est-ce qu'il existe une place pour ce genre d'individus ?
"La technicité n'est plus seule" c'est bien là tout son malheur.

Jadis les parents découvraient le QI de leur enfant en allant très inquiets chez le psy, leur enfant est très bizarre, ils ne le comprennent pas, il n'est pas comme les autres il doit être fou.

Désormais les parents font tester leur enfant par fièreté d'avoir éventuellement cédé LEUR bon patrimoine génétique.
Ils y vont non pas pour leur enfant pois pour s'auto-féliciter, se faire tester eux même par enfant interposé .
Inconscients des conséquences d'un tel handicap .

Bien souvent leur enfant restera isolé et incompris.
Il ne comprendra pas non plus les autres, ce malgré les nombreux ouvrages psychologiques et sociologiques ingurgités.
Il pourra mettre en œuvre ce qu'il a appris en ce domaine pour de tierces personnes mais son déficit de QE l'empêchera d'en appliquer les recettes à sa propre personne, sa perception des choses étant biaisée.

Tout au mieux l'enfant doué trouvera sa place dans une activité utile exutoire aux frustrations ne nécessitant pas ou peu de relations sociales.
Avec de la chance, il réussira à se rendre utile sans s'exposer à un décalage inévitable généré par d'éventuelles relations sociales.

Malheureusement il restera toujours en décalage avec les gens de son âge mais pourra trouver refuge et amitié qu'avec ses ainés .
Amitié toute relative, puisque les années aidant toutes ces déconvenues sociales laissent des traces.

OUI être un enfant doué est exactement ce que je ne souhaiterai à aucun enfant.
Un enfant doué est un enfant qui n'a pas eu d'enfance réelle ou très peu, trop rapidement rattrapé par des préoccupations d'adultes.
Toujours trop mûr, tout en donnant sans cesse l'impression d'un manque de maturité s'amusant de problèmes qui fatiguent ses semblables.

Un enfant doué est avant tout un enfant qui restera seul et incompris.
S'il est assez solide pour supporter ce état de fait c'est déjà une grande victoire .

Les parents du doué disent "mon enfant cet étranger", le doué dit "mes parents ces pauvres gens".

Être doué signifie vivre sur une autre planète, dites, vous ne voulez pas faire un enfant et l'envoyer dès le plus jeune âge seul sur Mars n'est-ce pas ?
Alors ne souhaitez pas avoir un enfant surdoué, c'est une calamité !

Doué rime avec isolé, qu'on se le dise !

Ecrit par : Liberty | 06/11/2008

Liberty,

Tout d’abord merci pour ce témoignage qui flaire bon la vérité et le vécu.

On est toujours le parent pauvre ou le parent riche de quelqu’un.
Sentiment que l’on ressent adulte. Alors, il y a la suite, la progéniture qui va apporter ce qu’on a pas eu. Quand cela ne marche pas, ce sont les déceptions de part et d’autres. Les engueulades qui ne comprennent pas.

Quand c’est trop puissant, trop différent, il est normal de s’inquiéter. Mais de quoi s’inquiéter ? D’être différent ou de vouloir briller par un intermédiaire ?

Je le répète, il faut des différences. Cela fait partie de la vie et des obligations pour vivre ensemble. Certains seront patrons, d’autres des exécutants. Du moment que le fluide passe entre les deux dans la compréhension mutuelle du but à atteindre.

Merci d’avoir cité un vieil article que j’avais écrit dans ce sens « La technicité n’est plus seule ».

On n’apprend pas à partager et au « team spirit ». On dit qu’on l’aime mais en le disant, on pense en background à ce qu’on va faire le soir avec les copains qui, eux, comprennent les « problèmes les plus intimes » devant une bière ou un coup de rouge.

Perso, je n’ai pas fait partie des surdoués dans l’enfance. Peur d’être ou ne pas être dans les temps pour répondre aux questions. Une petite réserve de courage, oui. On appelle ça de la pro-activité ou de la radio-activité, c’est selon l’interlocuteur. Pas question de faire de la multi en lisant deux pages à la fois. Les deux yeux sont rivés sur les mots et pas de dispersion. Pas question d’écrire une bafouille sur un coin de table qui en fouille les entrailles sans bides.

Ecrit par : L'enfoiré | 06/11/2008

Guy,

A la relecture je trouve très pertinent le parallèle autistes / Gros QI, les conséquences se ressemblent = faible QE .

Donc gros QI = maladie
(même si je reconnais que je vais faire bondir plus d'une personne avec ces propos mais je puis les argumenter)

Tout est dit de la réalité de cet eldorado intellectuel largement vu "que du bon côté" en faisant abstraction des conséquences désastreuses .(pour le principal intéressé)

Ecrit par : Liberty | 07/11/2008

Liberty,

"Eldorado intellectuel"?

Il y a le vrai et les faux. Là, on touche une autre catégorie de ceux qui s'y croyaient déjà.
Mais de cela, il faudrait déjà tout un autre chapitre pour en parler. Celui-là n'a pas de bons ou de mauvais côtés. Nous touchons à la virtualité des désirs et du "paraître".

Ecrit par : L'enfoiré | 07/11/2008

Guy,

Ben les vrais se différencient juste parce qu'ils ne voient pas tout en rose bonbon, "tout est payant dans ce bas monde".

La virtualité du paraître, le type atteint par cette calamité ne désire qu'une seule chose parfois : "être comme tout le monde"

On ne crie jamais en public "je suis content car je ne suis pas normal", on se terre dans un trou de souris, le naturel reviens bien assez vite au galop pour nous différencier !
Si ça se contrôlait ce serai top !
Mais ce n'est pas le cas...
Envahissant comme maladie et marginalisante ...

Ecrit par : Libery | 07/11/2008

Liberty,

Crier "je suis content car je ne suis pas normal" serait se démarquer trop.
La majorité veullent cependant un peu plus de ... ou un peu moins de ... que le voisin.
Pour cela, quand le QI est faible, il y a les artifices, les tatouillages, les habits excentriques....
Quand le QI est au sommet, il y a le bagout, aimer s'entendre parler, faire étallage, au besoin s'enregistrer pour être sûr de plaire.
Ceux qui restent au milieu, comptent les points de l'excédent, parfois envieux, parfois totalement insensibles.
Mais, le monde se construit avec tout cela.
Je ne sais s'il s'autorégule, mais cela y ressemble.

Ecrit par : L'enfoiré | 09/11/2008

Guy,

"Ceux qui restent au milieu, comptent les points de l'excédent, parfois envieux, parfois totalement insensibles."

Totalement insensibles oui ;-)
Si la vie était si simple qu'elle pourrait être mesurée en potentiel de réussite ou je ne sais quoi, ce serai bien plus facile.

Mais non, il y a tellement de variables, de relativité, que nous sommes obligés malheureusement d'accepter de ne pas maitriser grand chose .
Au mieux, quand nous avons le vent en poupe nous pouvons nous donner l'illusion de maitriser le sujet mais ....

Pour vivre heureux vivons cachés ;-)

Ecrit par : Liberty | 10/11/2008

Le Nouvel Obs du 9 juillet 2009 se posait la question de savoir "Que sont-ils devenus" Bachelier à l'âge du brévet.
Qu'ont-il fait de leur avance? Une Cécile réalise son rêve. Après "sauver Willy", elle se retrouve avec les orque. Peut-être un QI de 130 à comparer avec l'animal? Une enfance chaotique. Un autre OVNI, biologiste à l'université de Laval au Quebec. "Ils ont de telles facilités qu'ils n'ont jamais acquis le sens de l'effort et de la méthode" est-il dit. La compétition à ce prix? Les complexes pour le peloton?

Ecrit par : L'Enfoiré | 09/07/2009

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