A la croisée des chemins (19/12/2015)

0.jpgGodefroid de Bouillon lança la première croisade. Vendredi dernier, La1 présentait  documentaire "Sur les traces de Godefroid de Bouillon".  Celle-ci éclairerait-elle la tragique réalité des attentats actuels, alors qu'il y a sept autres croisades qui on suivi?  

Dans le contexte actuel de terrorisme international et d'interventions militaires occidentales en Syrie, la référence à la notion de "croisades" est de plus en plus utilisée.

La volonté de Daech est d'opposer, une nouvelle fois, le monde musulman aux croisés d'Occident.

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0.PNGAu milieu de la place Royale à Bruxelles, sur son cheval de bronze, Godefroid de Bouillon, semble encore s'écrier "Dieu le veut" en brandissant un étendard.

Comme artisan de la première croisade, il va devenir un héros mythique bien au-delà de la vérité historique.

Longtemps, on a parlé des croisades comme d'un combat légitime.

Rien n'était légitime, tout n'a été qu'intérêts personnels.

La prise de Jérusalem ne fut qu'une boucherie.

Les Francs portèrent même le glaive contre des peuples chrétiens.

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Les croisades vers les lieux saints.

0.jpgL'origine: Le 27 novembre 1095  au concile de Clermont, le Pape Urbain II devait traiter de disciplines ecclésiastiques devant une foule de clercs et de laïcs.

A la fin des son discours, il exhorta les preux chevaliers à se croiser, à se rebeller contre les Turcs peu tolérants envers les pèlerins chrétiens et à délivrer la Palestine et les Byzantins.

Il promettait l'indulgence plénière pour ceux qui partiraient.

En ce début du 8ème siècle, l'Espagne envahie par les armées musulmanes  était en phase de reconquête mais celle-ci ne s'achèvera que bien plus tard, en 1492 par la prise de Cordoue. Il faut donc mettre les choses en perspective d'une utopie face à une autre.   

Au Moyen Age, les nobles chevaliers et seigneurs étaient éduqués pour guerroyer tandis que les serfs étaient là pour les servir. L'anarchie féodale n'existait pas. 

Le schisme de 1054 avait créé des tentions entre les chrétiens d'Orient grecs et chrétiens d'Occident latins. Les relations allaient se durcir jusqu'à rallier les Orientaux aux musulmans.  

Qu'est ce qui pouvait motiver les chevaliers dans cet élan pour en découdre à Jérusalem ? C'était une entreprise hasardeuse. 

Nous étions à l'époque du chevalier courtois, de l'amour courtois, ne l'oublions pas.

Les raisons officielles d'une croisade étaient de chasser l'infidèle et de protéger les pèlerins. 

Il ne s'agissait pas vraiment de reconquête des lieux saints perdus et de libérer Jérusalem, mais de réconcilier l'église et la chevalerie, de laver l'affront du Pape qui avait perdu son autorité en Orient. 

Une revanche était dans l'air du temps. 

0.jpgIl fallait donner le blanc seing à la guerre et aux crimes que cela engendre, par une élan de la délivrance de la veuve et de l'orphelin.

La croisade est ainsi vendue comme un moyen de trouver la gloire, de se voir entrer dans la postérité, purgé de ses péchés, de trouver du goût de l'aventure et des richesses avec la bénédiction du Pape. Voilà des arguments indéniables qu'un chevalier ne pouvait refuser.

Comme précurseur, il y eut le prédicateur, Pierre l'Hermite, qui fit des prêches devant les petites gens plus facilement manipulables.

Convaincus par ses idées religieuses, 15.000 pauvres se lancèrent à destination de la Palestine comme un simili d'armée pour fuir la misère et gagner le bonheur. 

Cette croisade populaire se retrouva, sans surprise, perdue corps et biens massacrés.

Les vraies huit croisades, ce fut entre 1096 et 1270.

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La première croisade de 1096 à 1099,

1.jpg... celle des Barons.

Trois voies différentes: celle de Godefroy de Bouillon, de Raymond de Toulouse et de Robert de Flandre qui se lancent. 

Le convoi de Godefroid de Bouillon commence très vite ses exactions avec des pogroms de juifs en Rhénanie et des rapines. 

Arrivés au point de ralliement à Constantinople, les croisés sont déjà considérés comme des barbares ivres de combats et avides de richesses de Byzance. 

La ville de Nicée, avalée.

C'est à Antioche en octobre 1097 que les choses se compliquent une première fois.

Affamés, les croisés sont contraints de manger leurs montures, des souris et des plantes parfois vénéneuses et mortelles. Dans les populations environnantes, on apprend qu'ils auraient massacré des gens pour assouvir leur faim.

Il faut huit mois pour que la ville soit prise.  

Aux portes de Jérusalem, las, beaucoup de pèlerins considèrent qu'ils ont terminé leur pèlerinage et retournent en Europe sans combattre.

Il ne reste que 1200 cavaliers et 10.000 fantassins fanatisés pour fondre sur la ville. 

Nouveau carnage, ses occupants civiles et militaires sont massacrés. Le 17 juillet 1099, Jérusalem capitule.

Curieusement, Godefroid de Bouillon ne veut pas devenir le roi de Jérusalem mais simple avoué du Saint Sépulcre. Il meurt l'année suivante probablement des suite de fièvres.

Son frère Baudouin de Boulogne prend la relève et est couronné Roi.

Sans héritier, c'est Baudouin II qui continue la lignée avec une princesse locale.

0.jpgLes croisées espèrent que les renforts réguliers d'Europe arriveront pour assurer une transplantation d'un système féodal. 

Cela ne se passe pas ainsi.

Les latins d'Edesse sont écrasés et le prince d'Antioche perd son armée et sa vie dans la bataille de l'Ager Sanguinis.    

En 1107, Bohémond de Tarente dirige une croisade contre l'empereur Alexis Ier mais les forces musulmanes sont bien supérieures aux leurs. 

Quelques tentatives de récupération ne vont rien changer. 

0.jpgEn 1120, les Templiers, imités par les Hospitaliers, comprennent l'erreur de ce laxisme occidental.

Ils s'assurent la garde des Lieux saints. Leurs bénéfices se retrouvent en s'organisant comme une espèce de milice militaire privé et de mercenaires.

Hughes de Payns a pour objectif secret de créer un nouvel ordre religieux dans lequel, il viendrait exercer ses talents au métier des armes au nom du Christ.

Avec un certain sens de la publicité, il fait la promotion de son ordre en Occident. 

"Être croisé" devient une véritable image de marque.

Pour corriger la situation, les Templiers associent deux cultures en combinant la stratégie lourde des chevaliers, la tactique légère de la guérilla musulmane et l'efficacité de sa discipline. Au cœur du 13ème siècle, ils deviennent la principale force d'Orient en prêtant leur soutien aux différentes croisades.

En 1144, la situation se complique pourtant avec Edesse qui tombe sous l'attaque de l'émir Zengi.

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La 2ème croisade en 1147

2.jpgEn 1145, un autre Pape, Eugène III, pense laver l'affront et imagine changer de scénario avec ses appâts pour relancer la machine de guerre. 

La bulle "Quantum praedecessores", envoyée au pieux Louis VII, va donner une nouvelle opportunité.

La rémission des péchés, la protection des biens et de ceux qui resteraient à domicile, plus de condamnations pour méfaits après l'opération de récupération, l'annulation des dettes sur les dettes, voilà des atouts indéniables pour redonner l'envie de voir du pays comme une carotte que l'on mettrait devant l'âne.

La paix relative qui règne, ne reste plus dans les prérogatives. Repartir dans une deuxième expédition de reconquête revient dans tous les esprits pour redorer le blason de l'aristocratie française..

Les croisades n'ont plus d'autres liens avec la Belgique et deviennent une affaire de la troisième dynastie des Capétiens français.

Cette fois, ce sont des souverains à sa tête.

Une préparation minutieuse sans stratégie du combat des dirigeants et quelques querelles de clocher, fissurent très vite les ententes.

Les voies terrestres sont choisies comme étant plus pénétrables que les voies maritimes. Les premières mésaventures de la traversée de l'Europe sont oubliés. 

En 1149, la deuxième croisade est un échec considérable. 

Antioche est amputée et Edesse est perdu malgré l'aide des Templiers.

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La 3ème croisade de 1189-1192

3.jpgEn 1177, si Saladin ne s'en tire que de justesse grâce aux Templiers, il n'en va pas de même en 1187 avec le grand maître arriviste, Gérard de Ridefort qui va conduire au désastre de Hattin. 

En 1187, après la bataille de Hattin, Saladin fait exécuter les preux chevaliers, les Templiers et Hospitaliers, tant leur puissance lui fait horreur.

Saladin incarne ainsi le renouveau musulman en infligeant une défaite mémorable et en reprenant les bénéfices de la victoire.

0.jpgLa troisième croisade s'embarque alors, avec les meilleurs chevaliers, les Rois dont les plus redoutables sont Frédérique Barberousse, Philippe Auguste, Richard Cœur de Lion....

Barberousse se noie lors de la traversée d'un cours d'eau. Les deux autres signent une trêve avec Saladin et font demi-tour.

Saint-Jean-d'Acre devient une base de retranchement.


L'honneur doit rester sauf. 

Le Roi Arthur avec le Saint Graal, l'épée d'Excalibur et la Table Ronde deviennent légendaires.

 

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La 4ème croisade, de 1202 à 1204.

4.jpgJérusalem est le lieu de la pénitence consentie avec ses risques, un châtiment pour une armée de métier avec la Croix comme drapeau, comme logo, dirait-on aujourd'hui. 

Les chevaliers les plus pauvres peuvent y trouver leur compte, une nouvelle fois, en se couvrant de gloire et les plus riches en confortant leurs avoirs.

Changement de sponsors et de bénéficiaires.

Venise veut conforter ses richesses. 

Leur connaissance de la mer permet de penser à emprunter la voie maritime.  

0.jpgLes tempêtes sont pourtant au rendez-vous et font chavirer les pèlerins. Dans un environnement hostile et un contexte de troubles de conscience, les B.A. tournent très vite à la désillusion. L'irréparable est commis en 1204 par le saccage de le ville impériale sans souci apparent pour la dimension eschatologique de la croisade face à l’appât du gain. La papauté déclenche des expéditions contre les Hohenstaufen et 'Empire germanique.

Quelques sauts de puce le long de l'Adriatique dans les possessions plus anciennes, assurent l'intendance et cette croisade s'arrête à Constantinople pour la piller.

Jérusalem et les lieux saints ne sont pas l'objectif. Nous sommes entre banquiers, investisseurs vénitiens. Pour arriver à leurs fins, les carnages sont à considérer comme des dégâts collatéraux, comme on le dirait aujourd'hui.

Changement de programme et retour à la case départ.

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La 5ème croisade de 1217 à 1221,

5.jpg changement de patrons et de stratégie.

André II de Hongrie et Léopold VI d'Autriche prennent la mer à Spalato  en Croatie.

Ils s'emparent de la ville Damiette en Égypte et la troquer contre la Ville sainte.

 

   

 

 

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La 6ème croisade de 1228-1229.

6.jpgPremière croisade pacifique par la technique des ambassadeurs.  

Frédéric II de Hohenstaufen, diplomate, utilise, un autre subterfuge, la négociation.

En proie avec des difficultés de politique intérieure, il entretient de bonnes relations avec les musulmans.

Mais, parce que c'est considéré comme pécher de négocier avec un infidèle, il est excommunié. 

Pourtant, le traité de Jaffa, signé avec le sultan Malik al-Kamil, redonne les lieux saints aux chrétiens et Frédéric II reçoit le titre de Roi de Jérusalem.

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La 7ème croisade de 1248 à 1254.

7.jpgFallait-il un chrétien radical et fanatique pour terminer le cycle des croisades?

Ce sera Louis IX communément appelé Saint Louis.

Quand il ressort d'une grave maladie en 1246, il a la vision qu'il doit partir en croisade. 

Élevé dans la justice divine, il met toutes ses forces dans la bataille pour la gloire de son dieu chrétien et embarque à Aigue-Morte pour aller combattre les infidèles à sa foi.

Sa croisade est un nouvel échec retentissant. Il est capturé et ses chevaliers sont décimés.

En 1249-1250, les Templiers encadrent efficacement l'expédition de Saint Louis en Egypte. Mais le frère de Louis IX, Robert d'Artois se lance à la poursuite des Sarrasins à Mansourah et les Templiers forcés de le suivre tombent dans la même embuscade et y laissent 280 cavaliers.  

Fait prisonnier, Louis IX en sort après rançon et rentre en France.

La purification de la justice par une "justice de dieu" devient sa préoccupation. Maître de la communication, il se montre bon roi pour son peuple avec sa mission divine.

Son rêve de réorganiser les lieux saints dans la durée en s'installant en Syrie avec des villes franques au littoral méditerranéen, n'est pas achevé. 

25/8/1270: La mort de Saint Louis et les répercutions suivante :podcastpodcast

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La 8ème croisade en 1270 

8.jpgest la croisade de trop et devient une forme d'euthanasie programmée.

Malade, affaibli par les privations, Louis IX s'engage à la tête de 20.000 hommes alors que son entourage n'a plus envie de le suivre.  

Saint Louis, victime du choléra, avorte sa croisade à Tunis en croyant que le sultan va le suivre dans sa volonté de se convertir au christianisme.

C'est l'hécatombe avec les maladies de dysenteries en prime. 

Louis IX meurt ce qui met met un point final aux ambitions qui a poussé Louis à l'aveuglement et la naïveté par sa piété extraordinaire.

Le 11 août 1297, il devient le seul roi de France a être canonisé.

Louis IX s’est vu comme une incarnation vivante de Jésus-Christ mais il n’aura jamais atteint son but ultime: reconquérir Jérusalem et vider la Ville sainte des impies.

Clic sur l'image ci-dessous

Pour un chrétien, il aura été un Saint sur la terre et dans le ciel.

Pour un islamiste, un infidèle, un barbare et un ennemi.

Fin des rêves et des cauchemars de croisades?

Pas tout à fait.

Tout n'est que cycles concentriques. Les ambitions s'en vont et reviennent...

Les croyances agissent par l'intermédiaire de tellement de voies idéologiques qui se doivent seulement d'être crédibles et convaincantes pour exister.  

La puissance militaire et financière des Templiers est telle qu'elle devient un danger politique pour Philippe Le Bel et pour le Pape Clément V.

Les monuments magnifiques construits pour leurs propres défenses et pallier ainsi leur insuffisance numérique, suscitent l'admiration des Sarrasins, mais aussi, en finale, créent la convoitise de leurs sponsors occidentaux.

En 1291, les musulmans portent l'estocade devant le siège de Saint-Jean-d'Acre pendant lequel le grand maître Guillaume de Beaujeu tombe au combat.

Jacques de Molay essaye en vain de retourner la situation et demande l'appui de Philippe le Bel sans se douter que que celui-ci a d'autres projets à son encontre.

En 1307, les Templiers seront arrêtés, jugés et condamnés à mort sur le bûcher après un procès d'hérésie et de pratiques obscènes. Leur fortune est confisquée, bien entendu.

Une entreprise ne peut devenir plus puissante et plus riche que l’État qui la contient. 

Leur malédiction restera planer au dessus de la tête de leurs juges.

(désolé d'avoir ajouté toutes ces dates, mais elles précisent le tempo de ce qui se passait au Moyen Age et qui irait bien plus rapidement aujourd'hui).

Précédents des croisades: L'esprit de la croisée des chemins n'a pas commencé avec la première croisade.

0.jpgL'époque franque mérovingienne et surtout carolingienne avaient déjà les prémices dans ses gênes.

On peut parler des précédents de Clovis grand-père de Charlemagne, mais c'est surtout ce "Sacré Charlemagne" que tout s'est mis en place pour les croisades qui ont suivies les siècles suivants.

Si le magazine Figaro Histoire parle des "Racines chrétiennes de la France", ces racines se sont déployées à l'Europe entière par celui que l'on désigne erronément par la chanson de France Gal comme l'inventeur de l'école.

S'il est reconnu pour avoir poussé l'éducation comme promoteur, c'est surtout l'étude de la religion chrétienne sous forme des livres calligraphiés d'enluminures.

Fanatique religieux et crime de guerre, il réglait la justice construite par "Jugement de Dieu".

Autoproclamé empereur voulant fusionner le pouvoir spirituel et temporel. Il n'empêchera pas le schisme de la chrétienté par la forme occidentale et orientale.

Une école de la méritocratie construite par la force des armes qui sera reprise par Napoléon et Hitler comme référence de soutien avec Aix-La-Chapelle comme capitale.

Une promenade à la croisée des chemins en remontant plus loin dans la préhistoire...

    

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Aujourd'hui,

Faut-il plus se méfier des ferveurs trop fortes, des prédicateurs qui la diffusent, déforment à leur profit et interprètent les messages "au nom de ..." ou de ceux qui restent en arrière-garde comme mercenaires "payer pour défendre"?0.jpg

Le proverbe allemand "Dieu règne  au ciel et l’argent sur la Terre" a toujours été mis en opposition dans un manichéisme de bon aloi.

Le ciel attend et exige aussi la monnaie de sa pièce dans une justice expéditive qui lui est propre.

La justice naturelle devrait être calquée sur le vivant qui veille à garder les espèces en vie en attendant qu'une autre soit mieux adaptée pour résister.

C'est ce que préconise Michel Onfray dans "Cosmos, vers une sagesse sans morale". Il se contente de ce que la nature montre, de l'universalité des êtres vivants.

La laïcité est la seule échappatoire à la radicalisation inhérente à toutes les idéologies religieuses. L'invention humaine des concepts du bien et du mal n'existent pas dans la nature. Et la nature a toujours le dernier mot.

Aujourd'hui, les machines numériques ont été construites sur cette même pensée bipolaire.

Il faudra ressortir, un jour, de manière plus générale l'expression "laisser la porte entrouverte".

Saint Louis est le digne représentant de ce qu'il faudra éviter pour sortir de cette ornière idéologique dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. 

Dans le cas contraire, Jérusalem resterait toujours à la croisée des chemins avec ses habitants, au milieu du gué à se demander où, quand et comment les erreurs de jugements sont apparues en premier. 

L'auteur de "2084, la fin du monde" était l'invité à la Première ce 15 décembre:podcast

- Le politiquement correct, 'cancer du monde', gagne les esprits, il est nourri par la peur de l'islam et du monde musulman. Il faut un plan Marshall pour sortir de cela, oublier la prudence, encourager l'impertinence, notamment en France et en Angleterre, pays de l'irrévérence", disait-il.

 

Aller à Jérusalem,  c'est découvrir le dôme du Rocher duquel Mahomet débuta son ascension vers le Paradis, le mur des Lamentations et le mont des Oliviers, l'église du Saint-Sépulcre. 

0.jpgDes lieux de conflits perpétuels et parfois où tout est sacré jusqu'à une échelle que personne ne veut enlever de la façade du Saint-Sépulcre.

Le mysticisme n'a ni limites ni patrie aussi couvrez-vous, mais pas nécessairement pour le froid... 

0.jpgEn 1983, Amin Maalouf sortait son livre "Les croisades vues par les Arabes". Il ne parle pas beaucoup de la première croisade de Godefroid de Bouillon mais de toutes les autres. Les contrastes de l'époque entre Orient et Occident apportent une réflexion sur l'inversion de la domination de l'Orient sur l'Occident par les croisades, malgré la victoire arabe.

L'une des causes avancées par l'auteur est la capacité des occidentaux à s'organiser sur place autour de la notion de droit pour établir des règles efficaces de dévolution du pouvoir. La faute en revient principalement aux sultans arabes, incapables de faire cause commune, et voyant souvent la conquête franque comme un moindre mal par rapport à un prestige trop important de leurs voisins et par trahisons, promesses non tenues, défections à la veille du combat.

Faut-il parler de Godefroid de Bouillon comme d'un Mister Hide et un Mister Jekyll? 

Ce serait de bonne guerre, dirait-on.

Dans l'histoire, on veut rester exemplatif par soi-même et pas être le reflet de ses ennemis et faux-amis.

Histoire des croisades (Michaud) 

L'enfoiré, 

 

Citations: 

 

 

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Le Vif L'Express de cette semaine corrige 15 clichés sur ce "Après Jésus" en parlant de l'entreprise "Jésus & Frère" en le qualifiant de "Califat chrétien".

Ce serait son frère, Jacques le Juste, Siméon, Paul de Tarse qui ont médiatisé le message évangélique et non pas Pierre qui aurait continué un christianisme dynastique pendant deux siècles et l'empereur Constantin qui a officialisé le christianisme. Les douze apôtres disciples sont aussi une légende. Judas s'est pendu, Simon-Pierre l'a renié et les autres ne l'ont pas soutenu et se sont enfuis avant le procès de Jésus.

Pas de quoi pavoiser, donc. 

Jésus était juif et pas un fondateur du christianisme. Son visage était loin de ce qu'on voit dans sur tous les tableaux qui le représentent.

Quant à sa date de naissance, mais entre -6 et -4 de son ère et ce n'était pas un 25 décembre qui est une fête païenne qui célèbre le solstice d'hier,  alors pourquoi?

Quant à sa mort, on la situe le 3 avril 33, le 14 nissan avant la préparation du sabbat.

Les trois religions monothéistes expliquées avec Abraham pour les relier, lors de la fête de Modekai, d'El Aid et de Noël.

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 Mais, Joyeux Noël, tout de même...

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