Que la mort nous frôle (22/07/2026)
Les philosophes grecs ou romains sont relatifs au temps qui reviennent dans le livre de Michel Bussi
- Chronos, c'est le temps d'une vie contre laquelle personne n'a jamais pu lutter. Il est le chef des Heures qui défilent sur la montre comme un grain qui coule dans le sablier.
- Kairos, c'est le temps que l'on ressent. Le temps où tout s'arrête après un point de bascule. Le temps des opportunités qu'il ne faut pas laisser passer pour ce que l'on veut devenir. Avant lui, c'est trop tôt, après lui, c'est trop tard. Il vit alors au présent en savourant les souvenirs ou dans l'attente du meilleur à venir.
- Aiôn représente la destinée, l'âge, la génération, l'ère et l'éternité dans un vas-et-vient perpétuel.
Le truc fou, ce serait de les associer les trois en dépensant le temps sous le contrôle de Chronos, en pouvant l'arrêter à sa guise grâce à Kairos et en le recommençant grâce à Aiôn.
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Jour 1 : Que la mort nous frôle (p 17-155)
Près de Lausanne, en 1953. Jeanne, jeune psychiatre spécialisée dans les traumatismes, rejoint les Amarantes, pensionnat accueillant des adolescents en difficulté dont l'enfance a été fracassée par la guerre. Fragilisée par l'urticaire aquagénique, elle est censée y analyser quatre pensionnaires.
- Charly, 17 ans, belge, diagnostiqué paranoïaque, porte-parole de l'histoire, passionné par Charlie Chaplin mais qui voudrait quitter le pensionnat pour rejoindre sa mère. Ses rêves le mènent à traverser toutes les péripéties de la vie artistique
- Téréza ou Té, 16 ans, orpheline échappée du ghetto de Varsovie, handicapée et immobilisée dans un fauteuil roulant, incarne une jeunesse brisée par l'Histoire, tentant reconstruire un semblant d'avenir grâce à Charly.
- Judith ou Jude, 15 ans, rebelle, révolutionnaire et anorexique, se débat contre les forts.
- Fausto, 13 ans, petit Italien rescapé des camps nazis, passionné par Alan Turing.
Depuis quelque temps, des événements troublants secouent les Amarantes. Les pensionnaires, Marieke Jacobs, Sergio Alvaro et Claudine Keller ont disparu sans aucune explication et sans faire de vague. En principe, tous sont morts à cause d'insuffisance cardiaque. Des statues changent inexplicablement de place. La tour de Saturne qui fait partie des Amarantes a perdu un étage par rapport aux photos. On y mène de mystérieuses expériences. Que cache le décor faussement paisible de la Suisse vaudoise, entre les rives du Léman et les sommets alpins, voisin de la propriété du célébrissime Charlie Chaplin ? Quels secrets recèlent les hauts murs des Amarantes, dirigés par l'énigmatique Dr Gruber, plus âgé physiquement sur les photos qu'il n'y paraît physiquement. Comment abriter des familles heureuses reconnus dans un pays de prospérité et de paix quand les suspicions de pensionnaires terrassent les esprits? Jude trouve une convention signée par Matthias, qui l'oblige d'exécuter ce que le Dr Gruber lui ordonne. "Un permis de tuer" ? Aux Amarantes, le temps est compté en décennies à 13 ans, en années à soixante, en mois à quatre vingt et en minute après avoir savouré chaque jour supplémentaire que la vie apprend, avec le seul regret de ne pas connaître la fin de l'histoire,Ce jour, se termine dans un jeu de points d'interrogation
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Jour 2 : Que la mort nous mente (p 219-397)
Fausto enquête pour trouver des réponses aux questions. Il disparaît après avoir été sauvé d'une noyade accidentelle. Encore une pneumonie aiguë foudroyante ? Tous suivent son cercueil sans sembler en être affecté. Tous complotent. Tout se ligue pour protéger un effroyable secret. Une mascarade, une comédie, une coïncidence ? Le dieu romain Cronos passe du froid à la destruction qui dévore ses propres enfants. D'ailleurs, il y a trop d'enfants et pas assez de parents. Une araignée tisse une toile d'ennui pour emprisonner les jeunes dans un quotidien d'une effrayante banalité comme brouilleur de rêves cachés derrière des masques avec un asticot dans le cerveau comme appât pour faire sortir injustice après injustice. La paranoïa de Charly disqualifie ceux qui ne pensent pas comme lui. Charly et Té fuguent par la propriété de Charlie Chaplin mais sont ramenés dans leur prison dorée. Jeanne a démissionné. Trahison pour eux. Un rapport officiel dit que Té à la maladie de Charcot, Charly, un cancer du cerveau avec un espérance de vie très limitée. Pour Gruber, les Amarantes œuvrent pour les besoins des plus fragiles dans un moule helvétique dans une clinique pour gosses condamnés grâce à un indice factice. Le sadique Matthias tient Jude prisonnière. Dorian Gray renaît. Il faut démontrer les connivences des politiques, des banquiers, des juges et des flics de Vaud à la lecture d'un article de journal. Va-t-il donner des indices supplémentaires, pour le confirmer ou l'infirmer ?
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Jour 3 : Que la mort nous sauve (p 401-445)
Ici, j'arrête le résumé du livre. C'est au lecteur de lire la suite.
S'il pense avoir compris le scénario du livre, c'est qu'il n'a pas extrapolé correctement ce qu'il a lu ou qu'il n'a rien compris.
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Réflexions du Miroir
J'avoue que je me suis laissé berner par le livre de Michel Bussi.
Dans toutes les histoires à suspense, il faut toujours des bons et des méchants, mais il y a des exceptions comme par exemple des méchants qui se cachent et des gentils qui ignorent qu'ils le sont.
Dans ce livre, Michel Bussi délaisse ses escapades plus exotiques que j'ai raconté à haute voix dans "Les Ombres du Monde" ou résumé dans "Le monde de l'écriture vu par Michel Bussi ". Cette fois, c'est un thriller psychologique à tiroirs qui s'amuse à faire vaciller la vérité en ramenant son intrigue au cœur d'une Suisse d'après-guerre, apparemment paisible mais gangrenée de secrets. Mêlant un huis clos oppressant, avec des personnages meurtris dans l'art de la manipulation. Ce roman réunit tous les ingrédients pour accrocher ses lecteurs de la première à la dernière page. Bussi excelle à inscrire cette intrigue dans un contexte historique chargé comportant les traumatismes de la guerre, la mémoire collective et les dérives scientifiques avec un arrière-plan dense, donnant au récit une résonance plus large qu'un simple suspense. Son roman pourrait même être joué comme une pièce de théâtre en trois actes puisque cela se déroule dans un temps et un espace limités.
Distillant les indices avec parcimonie dans 440 pages, au point que chaque détail semble porteur d'un double sens pour faire douter le lecteur, Michel Bussi orchestre son intrigue comme un illusionniste dans un cadre psychiatrique aux comportements ambigus des personnages. Le scénario concourt à alimenter dans une incertitude permanente entre explication rationnelle et dérive paranoïaque, dans un piège mental et une stratégie de manipulation. Avec cette perception de rendre la vérité insaisissable, il arrive à un fameux twist final avec l'art de surprendre.
Dans le Jour 3, il touche également par l'humanité des personnages dans des relations tout en fragilités et en espoir, apportant une profondeur émotionnelle qui dépasse le simple cadre et la mécanique du thriller.
Il est dit dans le texte que quand on frôle la mort, que la retraite met un terme à son activité et à sa créativité. Ce n'est pas avec son passé que l'on voit défiler mais avec les rêves que l'on n'a pas pu avoir ou que l'on ne pourra pas réaliser pour surpasser les routines "À notre âge, plus rien n'est dangereux. Seuls les enfants doivent être prudents".
La page 445 du livre pourrait donner une dernière conclusion au livre
En 1990, nommé manager, je me suis limité à engager des jeunes sans expérience. Tous flamands pour me déforcer puisque ce n'est pas ma langue maternelle. Ces jeunes, je les voulais avant tout pragmatiques et créatifs comme je l'avais été moi-même en début de carrière alors que, candide, je voulais tout rendre automatique sans voir immédiatement la stratégie du numérique dont la technique traverse un tunnel comme dans l'allégorie de la caverne. Un jeune s'étonne de la vérité qui l'entoure et met en pratique des théories.
Moins de 20 ans après ma retraite, l'intelligence artificielle est arrivée. Je pouvais m'en douter puisque le métier cherchait les automatismes. Ce fut la cassure et le réveil en pleine lumière à la sortie du tunnel pour ceux qui ne s'y sont pas adaptés à temps. Ils ont été piégés. On risquait de ne plus avoir besoin d'eux puisqu'ils étaient remplacés par des algorithmes.Y aura-t-il encore quelque chose d'inattendu en provenance de jeunes d'aujourd'hui avec d'autres rêves en bagage ?
Ce sera toujours mieux que les deux vieux croutons comme Donald Trump qui s'empêtre dans une guerre et moi qui n'ai pas encore trouvé les meilleurs automatismes et algorithmes.
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21 juillet, fête nationale belge
J'ai parlé des festivités de la fête nationale française autour du 14 juillet. Ce fut le dernier défilé assez grandiloquent d'Emmanuel Macron.
Comme poisson d'avril du 1er avril 2017, j'écrivais "La macronite aiguë, une maladie ou un remède?" La majorité des Français semblaient contents. Depuis, les réseaux sociaux le réduisent en pièces.
Les festivités de la fête nationale belge du 21 juillet, s'articulent en deux phases, le 20 juillet, un bal populaire dans les Marolles, sur la place du Jeu de Balle et en parallèle un concert de musique classique dans salle Art déco du Novum en présence du Roi et de la Reine pour voir l'interprétation de la violoniste américaine Elli Choi.
Le 21, de nouveaux F35, de nouveaux hélicoptères et des drones, ont survolé le palais royal avec des défilés militaires après 3 tonnes de moules-frites. Le soir au parc du Cinquantenaire achevé par un feu d'artifice et des show laser au parc du Cinquantenaire pour la 5ème édition de "Belgian Party" malgré les risques d'incendie.J'ai écrit le reportage d'une journée pareille lors du 10ème anniversaire en 2023. Cette année, je suis passé mardi matin au travers de la foule en commençant par les festivités joyeuses souvent réservées aux enfants avant de continuer mon chemin jusqu'au Palais de Justice.
A l'occasion de cette fête nationale, un baromètre de la satisfaction des Belges envers la royauté a donné des résultats plus positifs.
Précision : Roi des Belges mais pas Roi de Belgique, car le monarque règne sur le peuple et non sur le territoire. Le titre belge souligne que le roi est au service du peuple belge et que son pouvoir émane de la volonté populaire.
- Trop chère 50% le pensent alors que cela correspond à moins de 4 euros par an et par habitant le coût de la royauté
- 65% sont pour la monarchie et 22% pour une république
- 66% considère que le Roi Philippe est dans son rôle
- La princesse Elisabeth, sa fille aînée, est naturelle, professionnelle et formelle avec 65% de confiance. Les Belges attendent sa succession dans 5 ans.
Le cactus féminin vous dit bonne fête à sa façon
.Remco Evenepoel a remporté le contre-la-montre ce mardi 21 juillet, jour de Fête nationale, et a renforcé sa deuxième place au classement général du Tour.
Pour les Photos de cette matinée du 21 juillet, c'est après ce clic.
Après "Aux armes et caetera" de Gainsbourg
Allusion



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