Voici demain (20/08/2026)
"Nous sommes au futur. Demain règne aujourd'hui sur la terre", a écrit Paul Eluard
Le livre "Voici demain" de Valentin Musso met une petite famille comprenant un père, un fille et un fils dans une situation d'exception à la suite d'un mal qui touche les populations.
"Chloé et Paul vivent dans une ferme isolée, au pied des Pyrénées. Leur père Mathieu enseigne à Paul des techniques de chasse et de survie. Ils ont renoncé à tout confort moderne pour se rapprocher de la nature. La réalité se rappel à eux quand le Covid plonge le pays dans la panique. Une mauvaise chute, un animal sauvage rôdeur, l'irruption d'un inconnu et leur vie précaire vacille dans un véritable danger qui les guette".
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Trois chapitres et phases dans le livre
1. La vie solitaire de Chloé et de Paul
L'enseignement de Mathieu sert à les faire survivre en chassant des oiseaux puisque les animaux terrestres sont touchés par la maladie.
Tout inconnu est un risque et un danger qu'ils ne peuvent endurer. Paul doit l'éliminer.
2. La vie d'avant
Chaque paragraphe alterne les réflexions de Chloé et de Paul.
Pendant un moment, on a vraiment cru que tout était revenu comme avant confiné dans leur ferme.
Tout bascule quand la gendarmerie intervient pour retrouver ceux qui sont touchés par la maladie.
Comme un forcené, Paul se défend en tirant avec son fusil et se prépare à un siège dans la confusion.
Il doit se rendre et on découvre que frère et sœur ont une carence éducative et que Paul souffre de paranoïa. Les troubles psychotiques et anxiogènes de Paul le menacent de dérèglement dans un monde imaginaire plus angoissant que le réel.
3. Chloé pense tout haut
Paul suit une thérapie. Foncièrement, c'est un manuel tandis que Chloé, une intellectuelle. Après sont internement, Paul n'est pas guéri et restaure la ferme parentale pour s'y confiner. Il gagne un peu d'argent de la main à la main grâce à de petits services et du troc. Personne nr peut se défaire de sa réputation et Paul veut toujours se défendre avec son fusil même en allant vers la tombe de son père, Mathieu et de sa mère, Suzanne qui s'est suicidée cinq ans avant.
4. Un an après Chloé se rappelle
Ecce homo est une expression latine signifiant « voici l'homme ». Il s'agit de l'expression prêtée à Ponce Pilate, gouverneur romain de Judée, dans la traduction de la Vulgate de l'Évangile selon Jean (19:5) lorsqu'à Jérusalem, il présente à la foule Jésus de Nazareth sortant du prétoire, après la flagellation.
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Réflexions du Miroir
"Un roman addictif. Il faut avouer qu'il n'est pas trop gras avec l'expression écrite souvent très aérée. Imaginez que vous vivez dans une maison très isolée, loin de toute civilisation, avec des réserves indispensables à la vie quotidienne en cours d'épuisement. Il suffirait d'aller se ravitailler, mais, un mal s'est abattu sur le monde. Tout un chacun tente de survivre. Faute de nourriture, le leitmotiv sera de sauver sa peau quoi qu'il en coûte. Une seule solution pour Chloé, Mathieu et Paul, c'est d'attendre, de se préparer à résister, de vivre dans une autarcie à la mode "Robinson Crusoé" . Ce serait sans doute le mieux à faire, mais, Valentin Musso se charge de compliquer cette situation peu propice à l'optimisme dans des relations qui unissent les trois personnages avec un mode de vie qui n'est pas si éloigné du nôtre. Vu la date de parution du livre correspondant à la période du COVID, il doit s'agir de cette maladie qui sévit dans la forêt, mais le nom de cette maladie n'est pas vraiment prononcé dans le livre.
C'est une histoire de solitude à la suite d'une situation apocalyptique mais sans l'être vraiment, cinq ans après la fin du monde.
Paul veut entraîner sa sœur Chloé dans sa paranoïa en homme des bois survivaliste.
La famille se maintient sous la tutelle d'une autorité étatique même si elle est mal en point. La situation de cette famille solitaire à la "Robinson Crusoé" est volontaire. C'est au niveau psychologique et par la réaction de chacun des membres de cette famille pour passer le cap que se trouve le but principal et l'intérêt du livre. Paul paranoïaque voudrait que sa sœur Chloé pense comme lui et ce n'est pas le cas. Ici, pour se sauver, cette famille se réfugie en s'écartant du monde.
Ce livre m'a rappelé par quelques points de similitudes avec celle du livre de Thomas Gunzig "Le dernier rivage avec Rocky" représentant une dystopie d'une famille riche sur une île alors que le monde des vivants est mourant.
Le Vif de cette semaine, interview Thomas Gunzig au sujet de son nouveau livre "Spectres".
Titre : "Il n'y a pas plus rentable que la culture"
- Il n'y a peut-être rien de l'autre côté. Rien qu'un chaos sans intérêt. Ou alors un monde merveilleux et amical... Ou alors autre chose" est-il dit dans son dernier livre
Gérard Palaprat chantait "Pour la fin du monde" en 1971. Il est mort en 2017 à l'âge de 67 ans à la suite d'un cancer de la gorge. A-t-il été voir la fin du monde de l'autre côté de la montagne ?
C'est peut-être la fin d'un monde mais pas la fin du monde.
"Le Bureau des complots" : Apocalypse.
L’apocalypse est-elle une simple peur collective ou une idée qui accompagne l’humanité depuis ses origines ? Des premières visions du zoroastrisme aux textes du judaïsme, du christianisme et de l’islam, Peeters et Jacobs remontent aux racines de la fin des temps. Ils explorent ensuite la manière dont les croyances apocalyptiques ont influencé l’histoire, des révoltes antiques aux guerres de religion, de la peste noire à la menace nucléaire. Enfin, ils s’intéressent aux formes contemporaines de l’apocalypse : prophéties religieuses, mouvements millénaristes, terrorisme messianique et effondrement écologique. Pourquoi l’idée de la fin du monde revient-elle sans cesse ? Que révèle-t-elle de nos peurs les plus profondes des récits les plus puissants de l’histoire humaine ?
Conclusion : La fin justifie toujours les moyens.
La terre sans les humains, ça donnerait quoi?
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Contagions, une histoire des épidémies
Rien de psychologique dans les épidémies ?
Non, tout commence et se retranche au niveau physique et se termine par la psychologie et avec philosophie entre la vie et la mort.
Entre les années 2020 et 2022, le Covid a monopolisé plusieurs billets sur ce site dès "La vérité, ça n'existe pas".
"Les maladies infectieuses sont des "tueuses en série", efficaces, redoutables, qui ont fait trembler l’humanité pendant des siècles. Depuis le triomphe des vaccins puis des antibiotiques, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ces maladies semblent, dans leur grande majorité, sous contrôle. C’est un peu comme si le monde occidental se sentait à l’abri des drames intenses qu’ont provoqués les épidémies… Pourtant on l’a vu, avec l’étrange irruption du Covid dans nos vies : les maladies infectieuses guettent toujours. Le podcast "Contagions" retrace en huit épisodes l’histoire encore étonnamment actuelle de sept maladies infectieuses… affreuses.
Ce qu’on a compris aussi, c’est que les épidémies ne sont pas seulement des phénomènes biologiques complexes, des défis pour la médecine et pour la science. Elles sont des révélateurs puissants de l’ordre social et politique. Chacune est différente, mais elles ont en commun de mettre à l’épreuve les valeurs d’une société et la hiérarchie des vies. Elles constituent des moments de ruptures brutales avec les usages et les solidarités, des moments de basculement imprévisibles; elles provoquent une panique collective; elles font renaître les suspicions et les superstitions.
Au fond, elles changent notre rapport à la mort, à la vie, aux autres. En cela, les épidémies constituent un prisme de lecture de notre histoire collective.
Pour les écouter, il suffit d'aller à cette adresse ou de cliquer sur l'image suivante pour écouter les podcasts de chaque maladie infectieuse.
Je n'ai jamais été contaminé par le Covid. Mon esprit de solitaire et ma solitude n'en seraient-ils pas la raison essentielle?
Actuellement, la contagion par Ebola inquiète les scientifiques
Des idées neuves pour la fin du monde ?
Cliquez sur l'image ci-dessous (expo Evere).
Allusion












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