Les extraterrestres sont de retour
27/02/2026
Trump ordonne la divulgation à toutes les agences fédérales de commencer à identifier et à déclassifier les documents gouvernementaux concernant les objets volants non identifiés (OVNI) et la vie extraterrestre. Il l’a annoncé jeudi dans un message publié sur son réseau social Truth Social. Il n’a pas précisé si les documents secrets seraient rendus publics.
Trump a ensuite critiqué Obama pour ses déclarations. Il a suggéré qu’elles pouvaient concerner des informations classifiées. Malgré l’absence de preuves concrètes de l’existence d’une vie intelligente en dehors de la Terre, l’annonce de Trump de rendre publics ces documents a reçu un large soutien.
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Préambule
Le 24 juin 1947, l'histoire des soucoupes volantes commence.
Le Bureau des Complots est ouvert au sujet des OVNI.
À travers des récits troublants, des manipulations militaires, des témoignages crédibles en fictions débridées et vérités dérangeantes... avec humour.
Le bureau des complots me semble le plus complet.
Le Bureau des Complots - Complot N° 8 : Les OVNIs Partie 1
Le Bureau des Complots - Complot N° 8: Les OVNIs Partie 2
Podcastés :


L’affaire de Roswell concerne l'écrasement au sol, près de Roswell au Nouveau-Mexique. Le , selon les versions, on l'interpréte par un simple ballon-sonde ou un Objets Volants Non Identifiés.
Le , William Brazel, dit Mac, propriétaire d'un ranch dans une zone désertique et peu accessible, découvre des débris éparpillés sur ses terres sur environ 80 m de large et 1 km de long.
L'événement reste longtemps ignoré. Il débute en 1980, avec la parution du livre de l’essayiste Charles Berlitz et de William Moore, "The Roswell Incident" (Le Mystère de Roswell).
78 ans plus tard, l’incident de Roswell continue d’intriguer
Le 1er septembre 1947, je naissais....
En principe, je ne me sens pas extraterrestre....
Quoi que...
L'idée que la vie puisse se développer ailleurs dans l'Univers remonte au moins à l'Antiquité. La mise en évidence d'une vie extraterrestre, présente ou passée, est un sujet de recherche scientifique actif depuis les années 1980, après une première tentative de recherche d'indices par les sondes spatiales du programme Viking envoyées sur le sol de la planète Mars en 1975.
Les extraterrestres ont toujours fait fantasmer les hommes avec cette question :
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"Le Gendarme et les Extraterrestres"
Cinquième volet de la saga du Gendarme de Saint-Tropez. Louis de Funès dans le rôle du maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot, entouré de Michel Galabru, Jean Lefebvre, Geneviève Grad, Christian Marin, France Rumilly, le duo Guy Grosso et Michel Modo ainsi que Maurice Risch qui est le seul encore vivant aujourd'hui à l'âge de 83 ans.
À sa sortie, ces films sont déjà anachroniques. Le 6ème opus de la série consacre la fin de cette époque. Le réalisateur Jean Girault (décédé en 1982 à la même année de ce 6ème opus) sur une musique de Raymond Lefebvre dont c’est la dernière partition pour le cinéma est une sorte de testament même si cette saga ne fait pas tout à fait honneur à tous ces talents brocardés durant toute leur carrière.
Dans une période creuse, ces films reviennent pourtant régulièrement meubler ces films de science-fiction.
Composée de six opus, cette saga est sortie sur une longue période de 18 ans :
- Le Gendarme de Saint-Tropez, sorti en 1964 ;
- Le Gendarme à New York, sorti en 1965 ;
- Le Gendarme se marie, sorti en 1968 ;
- Le Gendarme en balade, sorti en 1970 ;
- Le Gendarme et les Extraterrestres, sorti en 1979 ;
- Le Gendarme et les Gendarmettes, sorti en 1982.
Cette série a surtout fait connaître la ville de Saint Tropez, tout comme Brigitte Bardot d'ailleurs.
Reprenons quelques extraits typiques.
Dans "La Soupe aux choux", De Funes revient avec l'idée des extraterrestres avec Jacques Villeret comme extraterrestre de la planète Oxo, dit « la Denrée ». Louis de Funès l'avertit : « Cela peut être un très grand rôle pour vous, mais cela peut aussi être la fin de votre carrière », conscient des risques qu'il y a à tourner avec lui. Ce film lance pourtant sa carrière qui jusqu'alors « se cherchait » en tournant des films aux genres et ambitions très divers, notamment avec Claude Lelouch.
Le 1er avril 2007, j'ai écrit à ce sujet, "Echappement libre" avec le même esprit.
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Les Envahisseurs"
Bien avant, cette série télévisée diffusée entre 1967 et 1968, a parfaitement rempli un rôle de peur des extraterrestres..
Pendant une triste nuit, le long d'une route solitaire de campagne, alors qu'il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva, David Vincent a vu l'atterrissage d'un vaisseau spatial et des extraterrestres en descendre. Il est convaincu qu'ils infiltrent la Terre sous une apparence humaine pour s'y établir et en faire leur univers. A présent, il lui reste à convaincre un monde incrédule que le cauchemar a réellement commencé.
La série s'inscrit dans la mode de la science-fiction, mode qui, à la fin des années 1950, avait supplanté les innombrables films noirs en vogue depuis la Guerre. Malgré quelques imperfections techniques et scénaristiques dues à l'époque, "les Envahisseurs" en sont le genre le plus abouti et le plus charpenté. Il développe déjà une critique sociale pessimiste d'une société en décomposition.
J'ai revu celui-ci en 4 épisodes et un épilogue.
"Il suffit parfois d'un signe de vie d'ici ou d'ailleurs" d'après le livre de J.R. Dos Santos
E.T. I'll Be Right Here ... on Earth...
Film qui a fait baisser les peurs envers les éventuels extraterrestres.
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Réflexions du Miroir
Alors, que va révéler les dossiers que Trump qui semble intrigué, va faire publier au sujet des OVNIs ?
Depuis plus d'un an, Donald Trump est arrivé pour gouverner la terre entière.
<<<--- N'est-il pas un extraterrestre comme le dessin de l'IA le montre ?
Trump a fait un discours d'une longueur record de près de deux heures sur l'Etat de l'Union pour se congratuler
Il n'est peut-être pas extraterrestre, mais il présente tous les aspects d'un Orgueil Virulent Naturellement Identifié.
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Vague belge d'ovnis
Cette semaine, le cactus s'imagine que les extraterrestres venaient chez nous
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Il a oublié que c'est arrivé en Belgique entre 1989 et 1991.
Les témoins déclarent avoir observé une forme triangulaire aux angles arrondis, un éclairage identique avec trois phares aux extrémités du triangle et un phare rouge au centre, pouvant se détacher et plonger vers le sol et un déplacement sans ou avec très peu de bruit. Cette vague est considérée par les sceptiques comme une contagion psychosociale d'après la règle explicative générale des vagues d'ovnis proposée par Philip J. Klass.
Ces derniers temps, nous avons vu des drones survoler la Belgique au-dessus des sites stratégiques. Personne n'a pu en déterminer la provenance. Une suspicion du survol des Russes. N'était-ce pas une invasion des extraterrestres ?
Le retour d'une extraterrestre, Angèle.
Peut-être.. C'est louche...
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Les films de la semaine
Pas de Donald Trump à l'horizon...
Les César
Ce vendredi, le cactus parlait des César
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Culture en prime invite Héléna
« Et si les OVNIs, c’était nous ? » : l’hypothèse folle mais sérieuse d’un historien des sciences.
Question :
"L'humanité serait-elle, d'une certaine manière, en train d'être visitée par elle-même ?", écrit FUTURA
Mais pour cela "Il suffit parfois d'un signe venu d'ici ou d'ailleurs"
Allusion
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28/2/2026 : Un cliché pour l’histoire
C’est une image que le monde scientifique attendait. Une mission européenne, initialement conçue pour explorer les lunes de Jupiter, vient de livrer l’un des portraits les plus nets jamais réalisés de la comète 3I/ATLAS. Cet objet interstellaire mystérieux, après avoir frôlé notre Soleil, entame à présent son long voyage de retour vers les profondeurs de l’espace.La promesse avait été faite en octobre 2025 : la mission JUICE (Jupiter Icy Moons Explorer) allait observer la comète, mais les images détaillées et les analyses ne seraient disponibles qu’en 2026. En découvrant le cliché récemment dévoilé, une chose est claire, et l’Agence Spatiale Européenne (ESA) l’avait bien dit : la patience est toujours récompensée.
Un instantané cosmique parfaitement synchronisé
Cette photographie, capturée par la caméra JANUS, s’impose comme l’une des meilleures jamais prises de la comète. Elle restera probablement la plus précise obtenue depuis l’espace. Son importance est capitale en raison du moment où elle a été prise : le 6 novembre 2025. Cette date n’a rien d’anodin. Elle se situe tout juste une semaine après le périhélie de 3I/ATLAS, son point de passage le plus proche du Soleil.
Bien plus qu’une simple photo
Avant ce cliché exceptionnel, l’ESA avait déjà publié une image prise par une caméra de navigation, révélant les caractéristiques de base de 3I/ATLAS. Mais le véritable trésor reste à venir. L’image qui fait aujourd’hui l’actualité n’est qu’un aperçu, l’une des 20 photographies prises par la caméra JANUS de la sonde JUICE.
JUICE, une mission providentiellement détournée
JUICE est également destinée à marquer l’histoire en devenant le premier engin spatial à se mettre en orbite autour de Ganymède, la plus grande lune du système solaire et la seule à posséder son propre champ magnétique. Ce programme scientifique ne doit commencer que dans les années 2030. D’ici là, la sonde était censée rester majoritairement inactive. Mais la chance a placé 3I/ATLAS sur sa route l’année dernière.
Une opportunité unique saisie au vol
Olivier Witasse, scientifique du projet pour l’ESA, l’expliquait à IFLScience en octobre dernier, lors de l’annonce de la campagne d’observation : « Cette campagne était inattendue pour tout le monde ! Pour JUICE, en effet, nous sommes dans une phase de croisière durant laquelle il y a des contraintes thermiques, étant relativement proches du Soleil (par rapport à la phase scientifique autour de Jupiter). ».
Il ajoutait : « Par conséquent, aucune activité des instruments n’était censée avoir lieu à ce moment. Cependant, étant donné le caractère unique de ces observations, il a été décidé de préparer cette planification d’observation supplémentaire. ». Une décision qui porte aujourd’hui ses fruits. L’ESA a d’ailleurs annoncé : « Restez à l’écoute pour une mise à jour de notre part. ». L’attente est grande, car ces données pourraient constituer l’une des observations les plus rapprochées d’un objet venu de l’espace lointain, à moins qu’une mission audacieuse ne soit un jour financée pour rattraper la comète d’ici trois décennies.










8 commentaires
Le président américain Donald Trump a récemment accusé l'ancien président Barack Obama d'avoir divulgué des informations classifiées en relançant le débat sur les extraterrestres dans un podcast
Toutefois, peu après, Donald Trump a annoncé sur son réseau social Truth Social qu'il ordonnerait aux agences américaines d'entamer le processus de publication des dossiers relatifs à la vie extraterrestre.
« Compte tenu du vif intérêt manifesté, je vais demander au secrétaire à la Défense et aux autres agences et ministères concernés d'entamer le processus d'identification et de publication des dossiers gouvernementaux relatifs aux extraterrestres et à la vie extraterrestre, aux phénomènes aériens non identifiés (PAN) et aux objets volants non identifiés (OVNI), ainsi qu'à toute autre information liée à ces questions très complexes, mais extrêmement intéressantes et importantes », a déclaré Trump.
La question des extraterrestres a été évoquée lors de la participation d’Obama au podcast de Brian Tyler Cohen il y a quelques jours. Interrogé par l’animateur sur l’existence réelle d’extraterrestres, il a répondu par l’affirmative.
« Ils sont réels, mais je ne les ai pas vus, et ils ne sont pas dans la Zone 51 », a affirmé Obama.
La Zone 51 correspond à un site figurant sur les cartes et désigne une base de l’US Air Force située dans le Nevada. Son activité est classifiée, mais certains soutiennent qu’elle abriterait un vaisseau spatial ainsi que les corps de ses pilotes, des allégations qui n’ont jamais été confirmées, précise la BBC.
Dans le podcast, Obama a également déclaré : « Il n'existe aucune installation souterraine à moins d'un vaste complot dissimulé au président des États-Unis. »
Les propos de Barack Obama sont devenus viraux sur les réseaux sociaux et ont alimenté le débat sur la question de savoir si nous sommes seuls dans l'univers.
Suite aux déclarations d'Obama, président des États-Unis de 2009 à 2017, Trump a affirmé qu'il n'aurait pas dû divulguer ces informations.
« Il a divulgué des informations classifiées, il n’est pas censé faire ça », a déclaré Trump aux journalistes à bord d’Air Force One.
Lorsque les journalistes lui ont demandé s'il croyait à l'existence des extraterrestres, il a répondu : « Je ne sais pas s'ils existent ou non. Il (Obama) a divulgué des informations classifiées. Il a commis une grave erreur. Il a obtenu ces informations de sources classifiées. »
« Je n’ai pas d’opinion là-dessus [sur l’existence des extraterrestres[, je n’en parle jamais, contrairement à beaucoup de gens. Beaucoup y croient », a déclaré Trump.
À la suite de la viralité de ses déclarations, Barack Obama a tenu à clarifier, sur son compte Instagram, qu’il estimait l’existence des extraterrestres statistiquement plausible. Il a toutefois précisé ne pas pouvoir entrer davantage dans les détails, sa réponse ayant été formulée dans le cadre d’une séance de questions-réponses particulièrement rapide.
« J’essayais de répondre rapidement, mais puisque la question a suscité l’attention, permettez-moi de préciser. Statistiquement, l’univers est si vaste qu’il y a de fortes chances qu’il y ait de la vie ailleurs », a indiqué l'ancien président des États-Unis.
« Mais les distances entre les systèmes solaires sont tellement vastes que les chances que nous ayons reçu la visite d'extraterrestres sont faibles, et je n'ai vu aucune preuve, durant mon mandat, que des extraterrestres aient pris contact avec nous », a expliqué Barack Obama sur Instagram.
Ces dernières années, la question de l’existence d’une vie au-delà de la Terre suscite un intérêt croissant, ce qui explique l’engouement qu’elle provoque.
En 2017, la BBC a rapporté l'existence d'un programme secret du Pentagone visant à enquêter sur les témoignages de pilotes et d'autres militaires américains ayant aperçu d'étranges objets dans le ciel.
En 2022, le Congrès a organisé ses premières auditions sur les ovnis depuis un demi-siècle, tandis que le Pentagone s’engageait à davantage de transparence sur la question. Deux ans plus tard, en 2024, le département de la Défense a affirmé qu’il n’existait « aucune preuve » d’une découverte de vie extraterrestre par le gouvernement, ajoutant que nombre d’objets volants non identifiés observés correspondaient en réalité à des phénomènes ou objets ordinaires.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trump-s-engage-%C3%A0-d%C3%A9classifier-les-dossiers-sur-les-extraterrestres/ss-AA1XbLrA#image=1
Longtemps associé au déclin industriel, le Midwest américain enregistre un basculement rare : davantage d’arrivées que de départs. Un retournement aux causes très concrètes.
Rockford, dans l’Illinois, ressemble à ces villes que l’on croit connaître sans les regarder. Un centre-ville marqué par les parkings, des traces d’anciennes usines, et pourtant une activité qui ne colle plus au récit de la Rust Belt condamnée. Ce contraste dit quelque chose de plus large : dans une Amérique où les mobilités internes redessinent la carte, le Midwest redevient, lentement, un territoire de destination.
Le signe le plus net n’est pas un gratte-ciel flambant neuf ni une annonce spectaculaire, mais un indicateur aride : le solde migratoire intérieur. Selon les estimations du Bureau du recensement américain, la région Midwest a enregistré un solde positif en 2024, avec plus d’arrivées en provenance d’autres régions du pays que de départs, une inversion par rapport aux tendances récentes.
Un basculement migratoire qui casse le scénario Rust Belt
Ce retournement se lit d’abord à l’échelle des flux : le Midwest n’est plus uniquement une région que l’on quitte, mais un endroit où l’on s’installe. Le même jeu de données fédéral montre que la dynamique varie selon les États et les métropoles, mais le signal régional, lui, est clair : l’hémorragie s’est stoppée, au moins temporairement.
Derrière ce mouvement, il n’y a pas de cause unique. Le coût du logement et de la vie quotidienne pèse lourd dans la balance, surtout face à des marchés devenus plus tendus ailleurs. L’idée n’est pas que le Midwest serait devenu facile, mais qu’il redevient comparativement respirable pour des ménages qui arbitrent entre loyers, distances et qualité de vie.
Des villes qui regagnent des habitants, sans changer de nature
Le cas de Détroit illustre ce frémissement. Le Bureau du recensement a estimé que la ville avait gagné des habitants sur une année récente, un fait suffisamment rare pour être mis en avant comme un repère historique local. Cette reprise, même modeste, tranche avec des décennies de baisse et rappelle qu’une ville peut se stabiliser sans effacer son passé industriel.
Cela ne signifie pas que les problèmes ont disparu. Les écarts entre quartiers, les services publics sous pression, les cicatrices urbaines restent visibles. Mais la démographie raconte autre chose : des ménages reviennent, des jeunes restent davantage, et certaines économies locales arrêtent de fonctionner en mode survie permanente.
La suite dépendra d’un paramètre moins local qu’il n’y paraît : la disponibilité de main-d’œuvre. Les villes et États qui regagnent des habitants se retrouvent en compétition directe avec d’autres régions, dans un pays où la croissance démographique ralentit. Le Midwest, s’il veut transformer l’essai, devra attirer sans seulement “récupérer” : emplois, logements, infrastructures, et capacité à encaisser de nouveaux arrivants.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/un-curieux-ph%C3%A9nom%C3%A8ne-bouleverse-le-midwest-am%C3%A9ricain/ar-AA1X37UO
La tension est montée d’un cran ce 28 février. Alors que la fumée envahit les bâtiments du centre de Téhéran, le président américain Donald Trump a confirmé le lancement d’« opérations de combat majeures » contre l’Iran. Ces frappes aériennes, menées conjointement par les États-Unis et Israël, ont secoué la capitale iranienne et marquent une escalade spectaculaire dans la région.
Cette offensive, baptisée « Epic Fury » par le Département de la Guerre américain, intervient après des semaines de négociations infructueuses concernant le programme nucléaire iranien. Selon Donald Trump, les États-Unis mènent une « opération massive et continue » visant à empêcher une « dictature radicale et très malfaisante » de menacer les États-Unis et leurs alliés. En réponse, l’Iran a confirmé avoir lancé des contre-attaques.
La justification de Trump : une « mission noble »
Dans une déclaration officielle détaillant l’opération, Donald Trump a présenté l’objectif de l’intervention militaire. « Il y a peu, l’armée des États-Unis a commencé des opérations de combat majeures en Iran. Notre objectif est de défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes du régime iranien, un groupe vicieux de gens très durs et terribles », a-t-il déclaré.
Le président américain a insisté sur le danger que représenterait le régime pour les intérêts américains et alliés. « Ses activités menaçantes mettent directement en danger les États-Unis, nos troupes, nos bases à l’étranger et nos alliés à travers le monde. »
Conscient des risques humains, Donald Trump a également admis que cette mission pourrait avoir un coût. « La vie de courageux héros américains pourrait être perdue et nous pourrions avoir des pertes. C’est ce qui arrive souvent en temps de guerre. Mais nous ne faisons pas cela pour le présent. Nous le faisons pour l’avenir, et c’est une mission noble. »
Alliance israélienne et riposte immédiate de l’Iran
L’opération est menée en étroite collaboration avec les Forces de défense israéliennes (IDF). Selon un communiqué de l’IDF, leur force aérienne « opère pour intercepter et frapper les menaces là où c’est nécessaire pour éliminer la menace ». Cette action ferait suite à l’annonce par l’IDF d’un tir de missile iranien en direction d’Israël, qui a déclenché des sirènes d’alerte dans plusieurs villes, notamment Jérusalem et Haïfa, appelant les résidents à se mettre à l’abri.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifié ces attaques de réponse à une « menace existentielle ». Il a ajouté que l’opération « créera les conditions pour que le courageux peuple iranien prenne son destin en main », tout en saluant le « leadership historique » de Donald Trump. En réaction à cette offensive conjointe, les Gardiens de la révolution islamique d’Iran (IRGC) ont lancé une contre-attaque, d’après l’agence de presse Tasnim, proche du régime.
Dans un communiqué, l’IRGC a annoncé : « En réponse à l’assaut hostile et criminel de l’ennemi contre la République islamique d’Iran, la première grande vague d’attaques de missiles et de drones de la République islamique d’Iran vers la terre occupée a commencé. »
Chaos en Iran : entre pannes et cibles symboliques
Sur le terrain, la situation est confuse. L’une des frappes aériennes israéliennes aurait atterri près du bureau du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Il n’a pas été confirmé si le dirigeant de 86 ans se trouvait sur les lieux au moment de l’impact. Sa dernière apparition publique remonte à plusieurs semaines, dans un contexte de manifestations internes et de tensions croissantes avec les États-Unis.
Pour l’heure, le bilan humain en Iran reste inconnu. Aucun chiffre sur les blessés ou les morts n’a été communiqué, mais l’agence de presse d’État IRNA rapporte que les hôpitaux sont en état d’alerte. Le pays fait également face à un black-out quasi total des communications, avec une interruption massive de la connectivité Internet et des signaux GPS.
Vers un embrasement régional ? Le monde retient son souffle
L’attaque et la riposte iranienne ont immédiatement fait craindre une extension du conflit aux pays voisins. Des explosions ont été signalées dans le ciel d’Amman, en Jordanie, ainsi qu’à proximité d’une base navale américaine à Bahreïn. D’autres détonations, non confirmées, ont également été rapportées près de possibles bases militaires et sites de missiles à Chabahar et Konarak, le long du golfe d’Oman, ainsi qu’à Ilam, près de la frontière entre l’Iran et l’Irak.
Face à cette escalade, la communauté internationale observe avec inquiétude. Il est entendu que le Royaume-Uni n’a pas participé à l’attaque conjointe. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, doit présider une réunion d’urgence du comité COBRA plus tard dans la journée pour évaluer la situation.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trump-confirme-des-frappes-en-iran-la-crainte-d-un-conflit-mondial-grandit/ar-AA1XgfNx?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=69a2e294724e46c4a5a9dc6519478323&ei=13
Armes russes en Iran — Moscou vend la mort, mais pas la victoire
L'inventaire de l'échec : ce que Moscou a vraiment livré
Su-35 : l’avion fantôme
Commençons par la pièce maîtresse du catalogue russe. Le Sukhoi Su-35, chasseur de quatrième génération dit de supériorité aérienne. Sur le papier, une machine redoutable. Deux moteurs à poussée vectorielle. Un rayon d’action de 3 600 kilomètres. Une capacité d’emport de douze missiles air-air. L’Iran en a commandé cinquante. La Russie en a livré deux. En novembre 2024. Et ces deux appareils, selon les images satellites et les analystes de l’International Institute for Strategic Studies, n’étaient visibles nulle part lors des frappes du 28 février.
La question se pose. Où sont passés les Su-35 iraniens? L’IISS suggère qu’ils auraient été redéployés ailleurs au Moyen-Orient. D’autres analystes estiment qu’ils n’ont jamais été opérationnels. Car livrer un avion ne signifie pas livrer la capacité de le faire voler au combat. Il faut des pilotes formés. Des techniciens qualifiés. Des pièces de rechange. Des systèmes de communication intégrés. Rien de tout cela n’accompagnait les deux carcasses livrées. Le Su-35 iranien était un avion sans âme, un corps sans cerveau, une arme sans guerre.
Imaginez. Vous achetez une voiture de luxe. Le vendeur vous livre le châssis. Sans le moteur. Sans les roues. Et quand vous appelez pour vous plaindre, il vous dit que les pièces arrivent. Bientôt. Peut-être. C’est exactement ce que la Russie a fait à l’Iran. Sauf qu’ici, les conséquences ne se mesurent pas en argent perdu. Elles se mesurent en vies.
Les lacunes techniques qui tuent
Même opérationnel, le Su-35 présente des failles structurelles que les analystes militaires ont documentées depuis des années. L’avion ne dispose pas de radar AESA, la technologie qui équipe les chasseurs occidentaux modernes. Il manque de conscience situationnelle à 360 degrés. Son système de guerre électronique est insuffisant contre les missiles sol-air guidés par radar. En Ukraine, plusieurs Su-35 ont été abattus par les défenses ukrainiennes. Face aux F-35I furtifs israéliens et aux F-15 et F-16 américains modernisés, le Su-35 est un avion d’une autre époque qui prétend jouer dans la cour des grands.
La force aérienne iranienne opère avec des appareils datant des années 1960 et 1970. Les F-4 Phantom de l’ère du Vietnam. Les F-14 Tomcat sans pièces détachées. Les Kowsar de fabrication locale, basés sur le design du F-5 américain des années 1960. Contre cette flotte de musée, le Su-35 devait être le sauveur. Il est devenu le symbole de tout ce qui ne fonctionne pas dans l’arsenal russe. Et pourtant, Moscou continue de vanter ses capacités aux acheteurs potentiels en Afrique, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient.
Verba, Yak-130, Mi-28 : le reste de la liste
Des MANPADS contre des bombardiers furtifs
Le système Verba est un MANPAD — un missile portable anti-aérien que l’on tire depuis l’épaule. Un contrat de 500 millions d’euros signé en février 2026. Un demi-milliard. Pour un système qui, selon les analystes, est complètement hors de portée des opérations à haute altitude. Quand un B-2 Spirit américain vole à 15 000 mètres, le Verba regarde le ciel avec l’impuissance d’un enfant qui essaie d’attraper la lune. Le Verba peut toucher des hélicoptères. Des avions à basse altitude. Des missiles de croisière dans certaines conditions. Mais contre l’opération Epic Fury? Rien. Strictement rien.
C’est 500 millions d’euros pour un système qui ne peut pas protéger un pays contre la menace réelle. C’est comme acheter un parapluie pour se protéger d’un tsunami. La Russie le savait. L’Iran aussi, probablement. Mais le commerce des armes ne repose pas sur l’efficacité. Il repose sur la peur. Sur l’illusion de sécurité. Sur le besoin psychologique de sentir qu’on a quelque chose pour se défendre, même si ce quelque chose ne fonctionne pas.
500 millions d’euros. Assez pour construire dix hôpitaux. Cinquante écoles. Mille kilomètres de routes. L’Iran a choisi des missiles qui ne montent pas assez haut. Et la Russie a encaissé le chèque en sachant parfaitement que ses missiles regarderaient les bombes tomber sans pouvoir les arrêter.
Les autres pièces du puzzle défaillant
Les Yak-130, avions d’entraînement et de combat léger, ont été livrés à raison d’au moins un escadron à partir de 2024. Ces appareils ne sont pas conçus pour le combat aérien de haute intensité. Ce sont des avions d’école. Les envoyer contre des F-35I revient à envoyer un cycliste contre un char Abrams. Les Mi-28, hélicoptères d’attaque, livrés à hauteur de six unités en janvier 2026, partagent le même problème. Six hélicoptères pour défendre un pays de 1,6 million de kilomètres carrés. C’est une goutte d’eau dans un océan de feu.
Les véhicules blindés Spartak, livrés par dizaines fin 2024, ne servent pas à la défense contre des frappes aériennes. Ils servent à la sécurité intérieure. Autrement dit, ils servent au régime pour réprimer sa propre population, pas pour la protéger. Les fusils de précision Orsis T-5000M déployés par les Gardiens de la Révolution lors d’exercices militaires complètent le tableau. Un fusil de sniper contre un B-2. L’absurdité de l’arsenal iranien fourni par la Russie confine au tragique.
LUCAS : quand l'Amérique retourne le Shahed contre l'Iran
Le clone qui dévore son créateur
L’ironie la plus cruelle de cette guerre tient en cinq lettres. LUCAS. Low-cost Unmanned Combat Attack System. Un drone kamikaze américain dont le 28 février 2026 marque la toute première utilisation au combat. Et ce drone est la copie inversée du Shahed-136 iranien. L’Amérique a pris le drone que l’Iran avait donné à la Russie pour tuer des Ukrainiens. Elle l’a étudié. Déconstruit. Amélioré. Et elle l’a renvoyé contre son créateur. Le serpent se mord la queue. Et c’est l’Iran qui saigne.
Construit par SpektreWorks, une entreprise basée en Arizona, le LUCAS pèse 80 kilogrammes au décollage. Son rayon d’action atteint 800 kilomètres. Sa charge utile de 18 kilogrammes représente environ le double de la puissance explosive d’un missile Hellfire. Son prix? 35 000 dollars l’unité. Trente-cinq mille dollars. Moins cher qu’une voiture. La Task Force Scorpion Strike, première unité dédiée aux drones d’attaque kamikaze des forces américaines, a lancé ces engins depuis le sol et depuis des navires de guerre dans le golfe Persique.
L’Iran a donné ses Shahed à la Russie. La Russie les a utilisés pour massacrer des civils ukrainiens. L’Amérique a étudié les débris récupérés en Ukraine. Elle en a fait le LUCAS. Et elle l’a lancé sur l’Iran. L’histoire a parfois un sens de l’humour d’une cruauté sans nom.
La symétrie de l’horreur
Le LUCAS a frappé les installations de commandement des Gardiens de la Révolution. Les systèmes de défense aérienne. Les sites de lancement de missiles et de drones. Les aérodromes militaires. Exactement le type de cibles que les Shahed iraniens frappent en Ukraine — les centrales électriques, les infrastructures civiles, les quartiers résidentiels. La différence? Le LUCAS coûte 35 000 dollars. Le Shahed environ 50 000 dollars. L’Amérique fait moins cher. Et plus précis. Et les défenses russes vendues à l’Iran n’ont pas pu l’arrêter.
Le USS Santa Barbara, un littoral combat ship de classe Independence, avait mené le premier test de lancement maritime du LUCAS en décembre 2025. Deux mois plus tard, le drone entrait en combat. Deux mois entre l’exercice et la guerre. C’est la vitesse à laquelle l’industrie de défense américaine transforme les prototypes en armes. Pendant ce temps, la Russie met trois ans pour livrer deux Su-35 sur cinquante commandés.
La plus grande frappe aérienne de l'histoire israélienne
200 avions, 500 cibles, une seule journée
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 200 avions de la force aérienne israélienne ont frappé environ 500 objectifs militaires le 28 février 2026. C’est la plus grande frappe aérienne de l’histoire de Tsahal. Les cibles comprenaient des lanceurs de missiles, des stations radar, des systèmes de défense aérienne et des positions de commandement du leadership iranien. Des rapports non confirmés évoquent la destruction de la résidence du Guide suprême Ali Khamenei à Téhéran.
Face à cette avalanche de feu, qu’ont fait les armes russes? Les Su-35 n’ont pas décollé. Les Verba n’ont pas tiré. Les Yak-130 sont restés au hangar. Les Mi-28 ont regardé le plafond. En quelques heures, le mythe de l’arsenal russo-iranien s’est effondré comme un château de cartes dans un ouragan. Le système de défense aérienne iranien, censé être renforcé par la technologie russe, a démontré la même impuissance que les défenses russes en Ukraine face aux drones et aux missiles occidentaux.
200 avions. 500 cibles. Et pas un seul intercepteur russe dans le ciel. Pas un. Le silence des Su-35 ce jour-là raconte mieux que n’importe quel rapport d’analyse l’état réel de l’industrie militaire russe. Ce silence est un verdict.
La réponse iranienne : un acte de désespoir
En réponse, l’Iran a lancé des missiles balistiques et des drones Shahed contre Israël et les installations militaires américaines au Koweït, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et à Bahreïn. Des frappes qui ont touché des cibles civiles, dont l’aéroport international du Koweït. La riposte iranienne a frappé des civils. Les frappes américano-israéliennes avaient ciblé des installations militaires. Le contraste dit tout sur la nature des deux belligérants — et sur la qualité de guidage des armes dont dispose chaque camp.
Les Shahed lancés par l’Iran sont les mêmes drones que Téhéran fournit à la Russie. Les mêmes qui frappent les appartements de Kyiv. Les mêmes dont le LUCAS américain est la copie améliorée. L’Iran combat avec la technologie qu’il a lui-même exportée, pendant que son adversaire utilise la version améliorée de cette même technologie contre lui. C’est un cauchemar logistique et stratégique dont aucun manuel de guerre n’a prévu l’existence.
Moscou condamne : le sommet de l'hypocrisie
Des mots qui insultent l’intelligence
Le ministère des Affaires étrangères russe a condamné les frappes comme un acte d’agression armée préplanifié et non provoqué contre un État membre souverain et indépendant de l’ONU. La Russie a exigé l’arrêt immédiat de la campagne militaire et un retour à la diplomatie. Le Kremlin a accusé Washington et Tel-Aviv de se cacher derrière des préoccupations concernant le programme nucléaire iranien pour poursuivre un objectif de changement de régime. Moscou a averti que les attaques pourraient provoquer une catastrophe humanitaire, économique et possiblement radiologique au Moyen-Orient.
Chaque mot de cette déclaration est un monument d’hypocrisie. Non provoqué? C’est le pays qui a envahi l’Ukraine sans provocation en février 2022 qui utilise ce mot. État souverain? C’est le pays qui nie la souveraineté de l’Ukraine qui invoque la souveraineté de l’Iran. Retour à la diplomatie? C’est le pays qui bombarde Kyiv pendant les négociations de paix qui prêche la diplomatie. Catastrophe humanitaire? C’est le pays qui a créé la plus grande crise de réfugiés en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale qui s’inquiète des conséquences humanitaires.
La Russie bombarde l’Ukraine tous les jours. Elle lance des Shahed iraniens sur des maternités, des écoles, des immeubles d’habitation. Et quand l’Amérique et Israël frappent des installations militaires iraniennes, Moscou crie à l’agression non provoquée. Il faut un certain talent pour prononcer ces mots sans que la langue ne prenne feu.
La Russie et la diplomatie des autres
Le Kremlin a condamné le fait que les attaques aient eu lieu pendant des négociations de paix en cours. C’est le même Kremlin qui, tout en menant des pourparlers de paix avec l’Ukraine et les États-Unis, continue de bombarder quotidiennement les villes ukrainiennes. Le même qui a lancé des barrages de missiles et de drones sur Kyiv et d’autres villes loin de la ligne de front. Le même qui a frappé des zones résidentielles et des infrastructures civiles tout en prétendant négocier la paix.
La Russie ne condamne pas l’agression. Elle condamne l’agression des autres. Ses propres missiles sont des instruments de paix. Ses propres drones sont des vecteurs de diplomatie. Ses propres bombes sont des messages d’amour. Cette inversion systématique du langage est la marque de fabrique d’un régime qui a fait du mensonge une politique d’État et de l’hypocrisie un art de gouverner.
L'échec russe en Iran : un signal pour le monde
Les clients de Moscou regardent et prennent note
L’Iran n’est pas le seul acheteur d’armes russes. L’Inde opère des Su-30MKI et des systèmes S-400. L’Algérie achète des blindés et des avions russes. L’Égypte a commandé des Su-35. L’Indonésie hésite entre le Su-35 et le Rafale français. Le Vietnam, la Birmanie, le Venezuela, l’Angola — la liste des clients de Rosoboronexport, l’agence d’exportation d’armes russe, couvre tous les continents. Et tous ces pays ont regardé ce qui s’est passé en Iran le 28 février avec une attention que Moscou aurait préféré éviter.
Car le message est limpide. Les armes russes ne protègent pas contre une force aérienne moderne. Les Su-35 ne volent pas quand il faut. Les défenses aériennes ne défendent pas. Les chars T-90 ne changent rien quand l’ennemi contrôle le ciel. Depuis 2022, l’Ukraine a démontré les faiblesses de l’armement russe. L’Iran vient d’ajouter un chapitre à ce catalogue de la défaillance. Les acheteurs potentiels d’armes russes ne lisent pas les brochures de Rosoboronexport avec le même enthousiasme qu’avant.
Quand vous achetez un système de défense aérienne, vous achetez une promesse : celle que le ciel au-dessus de votre pays vous appartient. La Russie a vendu cette promesse à l’Iran. Le 28 février, le ciel au-dessus de Téhéran appartenait à tout le monde sauf aux Iraniens. Les prochains clients de Moscou s’en souviendront.
La cannibalisation qui ne s’arrête pas
La Russie a un problème fondamental que le conflit en Iran expose avec une clarté brutale. Elle cannibalise ses propres stocks soviétiques. Les chars T-72 et T-80 sortis des réserves pour l’Ukraine datent des années 1970 et 1980. Les obus d’artillerie viennent de stocks de la Guerre froide. Les semi-conducteurs de ses missiles proviennent de machines à laver importées via des circuits de contournement des sanctions. Et c’est cette industrie-là qui prétend équiper les armées du monde entier?
Le problème n’est pas seulement la qualité. C’est la quantité. La Russie ne peut pas simultanément armer sa propre guerre en Ukraine, qui dure depuis quatre ans, et honorer ses contrats d’exportation. Cinquante Su-35 commandés par l’Iran, deux livrés. Le reste est probablement détourné vers les besoins internes de l’armée de l’air russe, qui perd des appareils en Ukraine à un rythme que Moscou ne peut pas publiquement admettre.
Le commerce de la mort : Shahed contre Su-35
Un troc empoisonné
Le partenariat militaire Iran-Russie repose sur un échange simple en apparence. L’Iran donne des drones Shahed-136. La Russie donne des avions, des hélicoptères, des systèmes de défense. L’Iran a tenu sa part du marché. Des milliers de Shahed ont traversé la mer Caspienne vers la Russie, puis de la Russie vers le ciel ukrainien, puis du ciel ukrainien vers des immeubles d’habitation, des hôpitaux, des centrales électriques. La Russie n’a pas tenu la sienne. Deux avions sur cinquante. Six hélicoptères. Un escadron de Yak-130. Des Verba qui ne servent à rien.
L’Iran a armé la guerre russe contre l’Ukraine. La Russie n’a pas armé la défense iranienne contre les États-Unis et Israël. C’est un partenariat à sens unique déguisé en alliance stratégique. L’Iran donne. La Russie prend. Et quand l’Iran a besoin de la Russie, Moscou rédige un communiqué de presse et retourne à ses affaires. C’est la solidarité version Kremlin : des mots quand il faut des armes, des condamnations quand il faut des avions.
L’Iran a envoyé ses drones tuer des Ukrainiens pour que la Russie lui envoie des avions. Les drones sont arrivés en Russie. Les avions ne sont pas arrivés en Iran. Et quand les bombes ont commencé à tomber sur Téhéran, Moscou a envoyé un communiqué. Un communiqué. Contre des bombes guidées.
Zelensky et la justice poétique
Le président Zelensky a soutenu les frappes sur l’Iran, qualifiant Téhéran de complice de Poutine. Pour l’Ukraine, qui subit les Shahed iraniens depuis 2022, cette prise de position a une cohérence que même ses critiques ne peuvent nier. Chaque Shahed qui frappe Kyiv porte la marque de l’Iran. Chaque civil ukrainien tué par un drone iranien est un argument en faveur de la position de Zelensky. Et maintenant, les mêmes drones — version américaine — frappent les installations militaires du pays qui les a créés.
C’est une justice circulaire d’une symétrie presque poétique. L’Iran crée un drone. L’Iran le donne à la Russie. La Russie l’utilise contre l’Ukraine. L’Amérique l’étudie en Ukraine. L’Amérique en fait le LUCAS. L’Amérique lance le LUCAS contre l’Iran. Et les armes russes censées protéger l’Iran regardent passer les LUCAS sans pouvoir les arrêter. Le cercle est complet. Et il est en feu.
L'industrie d'armement russe : autopsie d'un déclin
Le mythe qui s’effrite
Pendant des décennies, l’Union soviétique puis la Russie ont été le deuxième exportateur d’armes au monde. Les AK-47 équipent toujours des armées sur tous les continents. Les MiG et les Sukhoi dominaient les flottes aériennes des pays non alignés. Les chars T-72 roulaient du Sahara au Mékong. Mais cette époque est révolue. La guerre en Ukraine a révélé que l’industrie militaire russe vit sur des réserves soviétiques en voie d’épuisement. L’Iran vient de confirmer le diagnostic.
Les sanctions occidentales ont coupé la Russie de l’accès aux semi-conducteurs avancés, aux composants électroniques de précision, aux machines-outils nécessaires à la production moderne. Le résultat? Des missiles dont les circuits électroniques proviennent d’appareils électroménagers. Des systèmes de guidage qui manquent leur cible. Des avions dont la production tourne au ralenti faute de composants. Le Su-57, chasseur de cinquième génération censé rivaliser avec le F-35, existe à quelques exemplaires. La promesse industrielle russe est devenue une promesse creuse.
Il fut un temps où le tampon « Made in Russia » sur une arme signifiait quelque chose. Fiabilité. Robustesse. Résistance au froid, au sable, à tout. Ce temps est révolu. Aujourd’hui, le tampon « Made in Russia » signifie : livraison partielle, qualité douteuse, et ne comptez pas sur nous quand ça tournera mal.
Les chiffres qui condamnent
En 2021, la Russie était le deuxième exportateur d’armes mondial avec 19 % du marché. En 2025, sa part avait chuté. Les contrats annulés ou gelés se multiplient. L’Inde diversifie ses achats vers la France et les États-Unis. L’Égypte hésite. L’Indonésie se tourne vers l’Europe. Même l’Algérie, client historique, explore des alternatives. La guerre en Ukraine a fait deux choses. Elle a montré que les armes russes ne fonctionnent pas comme promis. Et elle a démontré que la Russie ne peut pas livrer à temps.
Le 28 février 2026 est une date que l’industrie d’armement russe voudra effacer de l’histoire. En une seule journée, face à 200 avions et des drones LUCAS à 35 000 dollars pièce, l’ensemble de l’arsenal russe livré à l’Iran — valeur estimée à plusieurs milliards de dollars — n’a pas empêché la destruction de 500 cibles militaires. Le retour sur investissement est catastrophique. Le ratio coût-efficacité est un désastre. Et chaque pays qui envisage d’acheter russe fait le même calcul.
La guerre invisible : les enjeux au-delà des bombes
Le pétrole, le nucléaire et la géopolitique du chaos
Derrière le commerce d’armes se cachent des enjeux plus vastes. La Russie a besoin de l’Iran pour contourner les sanctions. L’Iran a besoin de la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU. Les deux pays partagent un adversaire commun — l’Occident — et une obsession commune — la survie de leurs régimes. Mais ce partenariat de circonstance repose sur du sable. La Russie n’a pas défendu l’Iran. Elle n’a pas activé ses systèmes. Elle n’a pas envoyé de renforts. Elle a condamné. Avec des mots. Et les mots ne stoppent pas les JDAM.
Le programme nucléaire iranien, que les frappes ciblaient entre autres, est au cœur de cette dynamique. La Russie a construit la centrale nucléaire de Bouchehr. La Russie a fourni l’expertise et les matériaux. Et quand les États-Unis et Israël ont décidé de frapper, la Russie a regardé. Moscou a averti d’une possible catastrophe radiologique. Et pourtant, Moscou n’a rien fait pour l’empêcher. Le mot partenaire a visiblement une signification différente en russe.
La Russie construit des centrales nucléaires en Iran. La Russie vend des armes à l’Iran. La Russie reçoit des drones de l’Iran. Et quand l’Iran brûle, la Russie regarde. On appelle ça un partenariat stratégique. En français, il existe un mot plus court. Il commence par « tra » et finit par « hison ».
Les leçons pour le monde multipolaire
L’Iran croyait que son alliance avec la Russie et la Chine le protégerait. Que l’axe de résistance tiendrait face à la pression américano-israélienne. Le 28 février a démontré qu’une alliance fondée sur le rejet commun de l’Occident ne vaut rien quand les bombes commencent à tomber. La Chine a appelé à la retenue. La Russie a condamné. Ni l’une ni l’autre n’a levé le petit doigt.
C’est une leçon pour tous les pays qui pensent pouvoir compter sur Moscou ou Pékin comme alternatives à Washington. Les États-Unis défendent leurs alliés. Ils déploient des groupes aéronavals. Ils envoient des troupes. La Russie et la Chine envoient des communiqués. La différence entre un allié et un partenaire commercial se mesure en actes, pas en déclarations. Et l’Iran vient de comprendre la différence au prix de ses installations militaires.
Ce que l'Iran a perdu et ce qui ne reviendra pas
Au-delà du matériel
Les bâtiments se reconstruisent. Les lanceurs de missiles se remplacent. Les radars se rachètent. Mais la confiance dans un fournisseur d’armes qui ne livre pas et dans un allié qui ne se bat pas, elle ne se reconstruit pas. L’Iran a perdu plus que des installations militaires le 28 février. Il a perdu l’illusion que la Russie était un allié fiable. Il a perdu la croyance que les armes russes étaient à la hauteur de la menace. Il a perdu le récit de sa propre puissance militaire.
Et Moscou a perdu quelque chose d’encore plus précieux. Sa réputation. Pas auprès de l’Occident, qui n’avait plus d’illusions depuis longtemps. Mais auprès de ses clients. Auprès des pays qui achetaient russe parce que c’était moins cher que l’occidental, moins contraignant politiquement, et supposément efficace. Le 28 février a démontré que le moins cher a un coût. Que le moins contraignant signifie moins fiable. Et que l’efficace est un argument de vente, pas une réalité.
L’Iran comptait sur la Russie. L’Ukraine comptait sur ses propres forces et sur l’Occident. Quatre ans après le début de la guerre, l’Ukraine est encore debout. L’Iran, après une seule journée de frappes, cherche ses morceaux. La différence n’est pas dans le courage des combattants. Elle est dans la qualité des armes et la fiabilité des alliances.
La facture politique
Le régime iranien devra répondre à une question que sa population pose déjà dans le silence des rues de Téhéran. Où est passé l’argent? Les milliards investis dans les armes russes. Les 500 millions d’euros pour des Verba inutiles. Les contrats pour des Su-35 jamais livrés. Les hélicoptères, les blindés, les fusils. Tout cet argent aurait pu construire un pays. Il a financé un arsenal qui n’a pas tenu une journée.
Le peuple iranien, lui, paie la facture deux fois. Une fois par les sanctions qui étranglent l’économie. Une seconde fois par les bombes qui détruisent les installations que ces sanctions n’ont pas pu empêcher de construire. Et les véhicules blindés Spartak livrés par la Russie, utilisés par les forces de sécurité intérieure, rappellent à ce peuple que les armes russes servent surtout à une chose en Iran : le maintenir en silence.
Conclusion : Le silence des Su-35
Un verdict écrit dans le ciel
Le 28 février 2026 restera dans l’histoire militaire comme le jour où le mythe de l’arsenal russe s’est définitivement effondré. Pas en Ukraine, où la démonstration se fait au ralenti depuis quatre ans. Mais en Iran, en une seule journée, face à une force aérienne combinée qui n’a rencontré aucune résistance significative de la part des équipements russes. Le Su-35 n’a pas volé. Le Verba n’a pas tiré. Et le LUCAS, copie améliorée du drone iranien, a frappé sans être arrêté.
La Russie continuera de vendre des armes. Les régimes qui n’ont pas accès au marché occidental continueront d’acheter. Mais le doute est semé. Et dans le commerce des armes, le doute est une condamnation à mort. Car un pays n’achète pas seulement du métal et de l’électronique. Il achète la conviction qu’il sera protégé. Que son ciel lui appartiendra. Que son ennemi hésitera. L’Iran a acheté tout cela à la Russie. Et le 28 février, il a tout perdu en même temps.
Et maintenant? La Russie va vendre d’autres armes. L’Iran va en acheter d’autres. Les Shahed continueront de tomber sur Kyiv. Les communiqués continueront de dénoncer l’agression des autres. Et quelque part, dans un hangar iranien, deux Su-35 attendent. Ils attendent la prochaine guerre. Ils attendront longtemps. Car personne ne leur demandera plus de voler.
La question qui reste
À quel moment un pays cesse-t-il de croire les promesses de son fournisseur d’armes? À quel moment les contrats signés deviennent-ils des aveux de naïveté? À quel moment le partenariat stratégique révèle-t-il sa vraie nature — celle d’un marché de dupes où le vendeur empoche et l’acheteur meurt?
L’Iran connaît la réponse. Il l’a apprise le 28 février. Il l’a payée avec ses installations militaires, avec la crédibilité de son armée, avec le récit de sa puissance. Et la Russie? La Russie a encaissé. Comme toujours. Comme partout. En Ukraine, les soldats russes meurent avec du matériel soviétique. En Iran, les alliés de la Russie brûlent avec du matériel russe. La seule chose que Moscou produit avec constance et qualité, ce sont des communiqués de presse. Et les communiqués n’arrêtent pas les bombes.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/analyse-armes-russes-en-iran-moscou-vend-la-mort-mais-pas-la-victoire/ss-AA1Xjrmo?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69a472c99a5a4b2bbd05acbd0cc143b9&ei=13#image=12
Armes russes en Iran — Moscou vend la mort, mais pas la victoire
L'inventaire de l'échec : ce que Moscou a vraiment livré
Su-35 : l’avion fantôme
Commençons par la pièce maîtresse du catalogue russe. Le Sukhoi Su-35, chasseur de quatrième génération dit de supériorité aérienne. Sur le papier, une machine redoutable. Deux moteurs à poussée vectorielle. Un rayon d’action de 3 600 kilomètres. Une capacité d’emport de douze missiles air-air. L’Iran en a commandé cinquante. La Russie en a livré deux. En novembre 2024. Et ces deux appareils, selon les images satellites et les analystes de l’International Institute for Strategic Studies, n’étaient visibles nulle part lors des frappes du 28 février.
La question se pose. Où sont passés les Su-35 iraniens? L’IISS suggère qu’ils auraient été redéployés ailleurs au Moyen-Orient. D’autres analystes estiment qu’ils n’ont jamais été opérationnels. Car livrer un avion ne signifie pas livrer la capacité de le faire voler au combat. Il faut des pilotes formés. Des techniciens qualifiés. Des pièces de rechange. Des systèmes de communication intégrés. Rien de tout cela n’accompagnait les deux carcasses livrées. Le Su-35 iranien était un avion sans âme, un corps sans cerveau, une arme sans guerre.
Imaginez. Vous achetez une voiture de luxe. Le vendeur vous livre le châssis. Sans le moteur. Sans les roues. Et quand vous appelez pour vous plaindre, il vous dit que les pièces arrivent. Bientôt. Peut-être. C’est exactement ce que la Russie a fait à l’Iran. Sauf qu’ici, les conséquences ne se mesurent pas en argent perdu. Elles se mesurent en vies.
Les lacunes techniques qui tuent
Même opérationnel, le Su-35 présente des failles structurelles que les analystes militaires ont documentées depuis des années. L’avion ne dispose pas de radar AESA, la technologie qui équipe les chasseurs occidentaux modernes. Il manque de conscience situationnelle à 360 degrés. Son système de guerre électronique est insuffisant contre les missiles sol-air guidés par radar. En Ukraine, plusieurs Su-35 ont été abattus par les défenses ukrainiennes. Face aux F-35I furtifs israéliens et aux F-15 et F-16 américains modernisés, le Su-35 est un avion d’une autre époque qui prétend jouer dans la cour des grands.
La force aérienne iranienne opère avec des appareils datant des années 1960 et 1970. Les F-4 Phantom de l’ère du Vietnam. Les F-14 Tomcat sans pièces détachées. Les Kowsar de fabrication locale, basés sur le design du F-5 américain des années 1960. Contre cette flotte de musée, le Su-35 devait être le sauveur. Il est devenu le symbole de tout ce qui ne fonctionne pas dans l’arsenal russe. Et pourtant, Moscou continue de vanter ses capacités aux acheteurs potentiels en Afrique, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient.
Verba, Yak-130, Mi-28 : le reste de la liste
Des MANPADS contre des bombardiers furtifs
Le système Verba est un MANPAD — un missile portable anti-aérien que l’on tire depuis l’épaule. Un contrat de 500 millions d’euros signé en février 2026. Un demi-milliard. Pour un système qui, selon les analystes, est complètement hors de portée des opérations à haute altitude. Quand un B-2 Spirit américain vole à 15 000 mètres, le Verba regarde le ciel avec l’impuissance d’un enfant qui essaie d’attraper la lune. Le Verba peut toucher des hélicoptères. Des avions à basse altitude. Des missiles de croisière dans certaines conditions. Mais contre l’opération Epic Fury? Rien. Strictement rien.
C’est 500 millions d’euros pour un système qui ne peut pas protéger un pays contre la menace réelle. C’est comme acheter un parapluie pour se protéger d’un tsunami. La Russie le savait. L’Iran aussi, probablement. Mais le commerce des armes ne repose pas sur l’efficacité. Il repose sur la peur. Sur l’illusion de sécurité. Sur le besoin psychologique de sentir qu’on a quelque chose pour se défendre, même si ce quelque chose ne fonctionne pas.
500 millions d’euros. Assez pour construire dix hôpitaux. Cinquante écoles. Mille kilomètres de routes. L’Iran a choisi des missiles qui ne montent pas assez haut. Et la Russie a encaissé le chèque en sachant parfaitement que ses missiles regarderaient les bombes tomber sans pouvoir les arrêter.
Les autres pièces du puzzle défaillant
Les Yak-130, avions d’entraînement et de combat léger, ont été livrés à raison d’au moins un escadron à partir de 2024. Ces appareils ne sont pas conçus pour le combat aérien de haute intensité. Ce sont des avions d’école. Les envoyer contre des F-35I revient à envoyer un cycliste contre un char Abrams. Les Mi-28, hélicoptères d’attaque, livrés à hauteur de six unités en janvier 2026, partagent le même problème. Six hélicoptères pour défendre un pays de 1,6 million de kilomètres carrés. C’est une goutte d’eau dans un océan de feu.
Les véhicules blindés Spartak, livrés par dizaines fin 2024, ne servent pas à la défense contre des frappes aériennes. Ils servent à la sécurité intérieure. Autrement dit, ils servent au régime pour réprimer sa propre population, pas pour la protéger. Les fusils de précision Orsis T-5000M déployés par les Gardiens de la Révolution lors d’exercices militaires complètent le tableau. Un fusil de sniper contre un B-2. L’absurdité de l’arsenal iranien fourni par la Russie confine au tragique.
LUCAS : quand l'Amérique retourne le Shahed contre l'Iran
Le clone qui dévore son créateur
L’ironie la plus cruelle de cette guerre tient en cinq lettres. LUCAS. Low-cost Unmanned Combat Attack System. Un drone kamikaze américain dont le 28 février 2026 marque la toute première utilisation au combat. Et ce drone est la copie inversée du Shahed-136 iranien. L’Amérique a pris le drone que l’Iran avait donné à la Russie pour tuer des Ukrainiens. Elle l’a étudié. Déconstruit. Amélioré. Et elle l’a renvoyé contre son créateur. Le serpent se mord la queue. Et c’est l’Iran qui saigne.
Construit par SpektreWorks, une entreprise basée en Arizona, le LUCAS pèse 80 kilogrammes au décollage. Son rayon d’action atteint 800 kilomètres. Sa charge utile de 18 kilogrammes représente environ le double de la puissance explosive d’un missile Hellfire. Son prix? 35 000 dollars l’unité. Trente-cinq mille dollars. Moins cher qu’une voiture. La Task Force Scorpion Strike, première unité dédiée aux drones d’attaque kamikaze des forces américaines, a lancé ces engins depuis le sol et depuis des navires de guerre dans le golfe Persique.
L’Iran a donné ses Shahed à la Russie. La Russie les a utilisés pour massacrer des civils ukrainiens. L’Amérique a étudié les débris récupérés en Ukraine. Elle en a fait le LUCAS. Et elle l’a lancé sur l’Iran. L’histoire a parfois un sens de l’humour d’une cruauté sans nom.
La symétrie de l’horreur
Le LUCAS a frappé les installations de commandement des Gardiens de la Révolution. Les systèmes de défense aérienne. Les sites de lancement de missiles et de drones. Les aérodromes militaires. Exactement le type de cibles que les Shahed iraniens frappent en Ukraine — les centrales électriques, les infrastructures civiles, les quartiers résidentiels. La différence? Le LUCAS coûte 35 000 dollars. Le Shahed environ 50 000 dollars. L’Amérique fait moins cher. Et plus précis. Et les défenses russes vendues à l’Iran n’ont pas pu l’arrêter.
Le USS Santa Barbara, un littoral combat ship de classe Independence, avait mené le premier test de lancement maritime du LUCAS en décembre 2025. Deux mois plus tard, le drone entrait en combat. Deux mois entre l’exercice et la guerre. C’est la vitesse à laquelle l’industrie de défense américaine transforme les prototypes en armes. Pendant ce temps, la Russie met trois ans pour livrer deux Su-35 sur cinquante commandés.
La plus grande frappe aérienne de l'histoire israélienne
200 avions, 500 cibles, une seule journée
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 200 avions de la force aérienne israélienne ont frappé environ 500 objectifs militaires le 28 février 2026. C’est la plus grande frappe aérienne de l’histoire de Tsahal. Les cibles comprenaient des lanceurs de missiles, des stations radar, des systèmes de défense aérienne et des positions de commandement du leadership iranien. Des rapports non confirmés évoquent la destruction de la résidence du Guide suprême Ali Khamenei à Téhéran.
Face à cette avalanche de feu, qu’ont fait les armes russes? Les Su-35 n’ont pas décollé. Les Verba n’ont pas tiré. Les Yak-130 sont restés au hangar. Les Mi-28 ont regardé le plafond. En quelques heures, le mythe de l’arsenal russo-iranien s’est effondré comme un château de cartes dans un ouragan. Le système de défense aérienne iranien, censé être renforcé par la technologie russe, a démontré la même impuissance que les défenses russes en Ukraine face aux drones et aux missiles occidentaux.
200 avions. 500 cibles. Et pas un seul intercepteur russe dans le ciel. Pas un. Le silence des Su-35 ce jour-là raconte mieux que n’importe quel rapport d’analyse l’état réel de l’industrie militaire russe. Ce silence est un verdict.
La réponse iranienne : un acte de désespoir
En réponse, l’Iran a lancé des missiles balistiques et des drones Shahed contre Israël et les installations militaires américaines au Koweït, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et à Bahreïn. Des frappes qui ont touché des cibles civiles, dont l’aéroport international du Koweït. La riposte iranienne a frappé des civils. Les frappes américano-israéliennes avaient ciblé des installations militaires. Le contraste dit tout sur la nature des deux belligérants — et sur la qualité de guidage des armes dont dispose chaque camp.
Les Shahed lancés par l’Iran sont les mêmes drones que Téhéran fournit à la Russie. Les mêmes qui frappent les appartements de Kyiv. Les mêmes dont le LUCAS américain est la copie améliorée. L’Iran combat avec la technologie qu’il a lui-même exportée, pendant que son adversaire utilise la version améliorée de cette même technologie contre lui. C’est un cauchemar logistique et stratégique dont aucun manuel de guerre n’a prévu l’existence.
Moscou condamne : le sommet de l'hypocrisie
Des mots qui insultent l’intelligence
Le ministère des Affaires étrangères russe a condamné les frappes comme un acte d’agression armée préplanifié et non provoqué contre un État membre souverain et indépendant de l’ONU. La Russie a exigé l’arrêt immédiat de la campagne militaire et un retour à la diplomatie. Le Kremlin a accusé Washington et Tel-Aviv de se cacher derrière des préoccupations concernant le programme nucléaire iranien pour poursuivre un objectif de changement de régime. Moscou a averti que les attaques pourraient provoquer une catastrophe humanitaire, économique et possiblement radiologique au Moyen-Orient.
Chaque mot de cette déclaration est un monument d’hypocrisie. Non provoqué? C’est le pays qui a envahi l’Ukraine sans provocation en février 2022 qui utilise ce mot. État souverain? C’est le pays qui nie la souveraineté de l’Ukraine qui invoque la souveraineté de l’Iran. Retour à la diplomatie? C’est le pays qui bombarde Kyiv pendant les négociations de paix qui prêche la diplomatie. Catastrophe humanitaire? C’est le pays qui a créé la plus grande crise de réfugiés en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale qui s’inquiète des conséquences humanitaires.
La Russie bombarde l’Ukraine tous les jours. Elle lance des Shahed iraniens sur des maternités, des écoles, des immeubles d’habitation. Et quand l’Amérique et Israël frappent des installations militaires iraniennes, Moscou crie à l’agression non provoquée. Il faut un certain talent pour prononcer ces mots sans que la langue ne prenne feu.
La Russie et la diplomatie des autres
Le Kremlin a condamné le fait que les attaques aient eu lieu pendant des négociations de paix en cours. C’est le même Kremlin qui, tout en menant des pourparlers de paix avec l’Ukraine et les États-Unis, continue de bombarder quotidiennement les villes ukrainiennes. Le même qui a lancé des barrages de missiles et de drones sur Kyiv et d’autres villes loin de la ligne de front. Le même qui a frappé des zones résidentielles et des infrastructures civiles tout en prétendant négocier la paix.
La Russie ne condamne pas l’agression. Elle condamne l’agression des autres. Ses propres missiles sont des instruments de paix. Ses propres drones sont des vecteurs de diplomatie. Ses propres bombes sont des messages d’amour. Cette inversion systématique du langage est la marque de fabrique d’un régime qui a fait du mensonge une politique d’État et de l’hypocrisie un art de gouverner.
L'échec russe en Iran : un signal pour le monde
Les clients de Moscou regardent et prennent note
L’Iran n’est pas le seul acheteur d’armes russes. L’Inde opère des Su-30MKI et des systèmes S-400. L’Algérie achète des blindés et des avions russes. L’Égypte a commandé des Su-35. L’Indonésie hésite entre le Su-35 et le Rafale français. Le Vietnam, la Birmanie, le Venezuela, l’Angola — la liste des clients de Rosoboronexport, l’agence d’exportation d’armes russe, couvre tous les continents. Et tous ces pays ont regardé ce qui s’est passé en Iran le 28 février avec une attention que Moscou aurait préféré éviter.
Car le message est limpide. Les armes russes ne protègent pas contre une force aérienne moderne. Les Su-35 ne volent pas quand il faut. Les défenses aériennes ne défendent pas. Les chars T-90 ne changent rien quand l’ennemi contrôle le ciel. Depuis 2022, l’Ukraine a démontré les faiblesses de l’armement russe. L’Iran vient d’ajouter un chapitre à ce catalogue de la défaillance. Les acheteurs potentiels d’armes russes ne lisent pas les brochures de Rosoboronexport avec le même enthousiasme qu’avant.
Quand vous achetez un système de défense aérienne, vous achetez une promesse : celle que le ciel au-dessus de votre pays vous appartient. La Russie a vendu cette promesse à l’Iran. Le 28 février, le ciel au-dessus de Téhéran appartenait à tout le monde sauf aux Iraniens. Les prochains clients de Moscou s’en souviendront.
La cannibalisation qui ne s’arrête pas
La Russie a un problème fondamental que le conflit en Iran expose avec une clarté brutale. Elle cannibalise ses propres stocks soviétiques. Les chars T-72 et T-80 sortis des réserves pour l’Ukraine datent des années 1970 et 1980. Les obus d’artillerie viennent de stocks de la Guerre froide. Les semi-conducteurs de ses missiles proviennent de machines à laver importées via des circuits de contournement des sanctions. Et c’est cette industrie-là qui prétend équiper les armées du monde entier?
Le problème n’est pas seulement la qualité. C’est la quantité. La Russie ne peut pas simultanément armer sa propre guerre en Ukraine, qui dure depuis quatre ans, et honorer ses contrats d’exportation. Cinquante Su-35 commandés par l’Iran, deux livrés. Le reste est probablement détourné vers les besoins internes de l’armée de l’air russe, qui perd des appareils en Ukraine à un rythme que Moscou ne peut pas publiquement admettre.
Le commerce de la mort : Shahed contre Su-35
Un troc empoisonné
Le partenariat militaire Iran-Russie repose sur un échange simple en apparence. L’Iran donne des drones Shahed-136. La Russie donne des avions, des hélicoptères, des systèmes de défense. L’Iran a tenu sa part du marché. Des milliers de Shahed ont traversé la mer Caspienne vers la Russie, puis de la Russie vers le ciel ukrainien, puis du ciel ukrainien vers des immeubles d’habitation, des hôpitaux, des centrales électriques. La Russie n’a pas tenu la sienne. Deux avions sur cinquante. Six hélicoptères. Un escadron de Yak-130. Des Verba qui ne servent à rien.
L’Iran a armé la guerre russe contre l’Ukraine. La Russie n’a pas armé la défense iranienne contre les États-Unis et Israël. C’est un partenariat à sens unique déguisé en alliance stratégique. L’Iran donne. La Russie prend. Et quand l’Iran a besoin de la Russie, Moscou rédige un communiqué de presse et retourne à ses affaires. C’est la solidarité version Kremlin : des mots quand il faut des armes, des condamnations quand il faut des avions.
L’Iran a envoyé ses drones tuer des Ukrainiens pour que la Russie lui envoie des avions. Les drones sont arrivés en Russie. Les avions ne sont pas arrivés en Iran. Et quand les bombes ont commencé à tomber sur Téhéran, Moscou a envoyé un communiqué. Un communiqué. Contre des bombes guidées.
Zelensky et la justice poétique
Le président Zelensky a soutenu les frappes sur l’Iran, qualifiant Téhéran de complice de Poutine. Pour l’Ukraine, qui subit les Shahed iraniens depuis 2022, cette prise de position a une cohérence que même ses critiques ne peuvent nier. Chaque Shahed qui frappe Kyiv porte la marque de l’Iran. Chaque civil ukrainien tué par un drone iranien est un argument en faveur de la position de Zelensky. Et maintenant, les mêmes drones — version américaine — frappent les installations militaires du pays qui les a créés.
C’est une justice circulaire d’une symétrie presque poétique. L’Iran crée un drone. L’Iran le donne à la Russie. La Russie l’utilise contre l’Ukraine. L’Amérique l’étudie en Ukraine. L’Amérique en fait le LUCAS. L’Amérique lance le LUCAS contre l’Iran. Et les armes russes censées protéger l’Iran regardent passer les LUCAS sans pouvoir les arrêter. Le cercle est complet. Et il est en feu.
L'industrie d'armement russe : autopsie d'un déclin
Le mythe qui s’effrite
Pendant des décennies, l’Union soviétique puis la Russie ont été le deuxième exportateur d’armes au monde. Les AK-47 équipent toujours des armées sur tous les continents. Les MiG et les Sukhoi dominaient les flottes aériennes des pays non alignés. Les chars T-72 roulaient du Sahara au Mékong. Mais cette époque est révolue. La guerre en Ukraine a révélé que l’industrie militaire russe vit sur des réserves soviétiques en voie d’épuisement. L’Iran vient de confirmer le diagnostic.
Les sanctions occidentales ont coupé la Russie de l’accès aux semi-conducteurs avancés, aux composants électroniques de précision, aux machines-outils nécessaires à la production moderne. Le résultat? Des missiles dont les circuits électroniques proviennent d’appareils électroménagers. Des systèmes de guidage qui manquent leur cible. Des avions dont la production tourne au ralenti faute de composants. Le Su-57, chasseur de cinquième génération censé rivaliser avec le F-35, existe à quelques exemplaires. La promesse industrielle russe est devenue une promesse creuse.
Il fut un temps où le tampon « Made in Russia » sur une arme signifiait quelque chose. Fiabilité. Robustesse. Résistance au froid, au sable, à tout. Ce temps est révolu. Aujourd’hui, le tampon « Made in Russia » signifie : livraison partielle, qualité douteuse, et ne comptez pas sur nous quand ça tournera mal.
Les chiffres qui condamnent
En 2021, la Russie était le deuxième exportateur d’armes mondial avec 19 % du marché. En 2025, sa part avait chuté. Les contrats annulés ou gelés se multiplient. L’Inde diversifie ses achats vers la France et les États-Unis. L’Égypte hésite. L’Indonésie se tourne vers l’Europe. Même l’Algérie, client historique, explore des alternatives. La guerre en Ukraine a fait deux choses. Elle a montré que les armes russes ne fonctionnent pas comme promis. Et elle a démontré que la Russie ne peut pas livrer à temps.
Le 28 février 2026 est une date que l’industrie d’armement russe voudra effacer de l’histoire. En une seule journée, face à 200 avions et des drones LUCAS à 35 000 dollars pièce, l’ensemble de l’arsenal russe livré à l’Iran — valeur estimée à plusieurs milliards de dollars — n’a pas empêché la destruction de 500 cibles militaires. Le retour sur investissement est catastrophique. Le ratio coût-efficacité est un désastre. Et chaque pays qui envisage d’acheter russe fait le même calcul.
La guerre invisible : les enjeux au-delà des bombes
Le pétrole, le nucléaire et la géopolitique du chaos
Derrière le commerce d’armes se cachent des enjeux plus vastes. La Russie a besoin de l’Iran pour contourner les sanctions. L’Iran a besoin de la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU. Les deux pays partagent un adversaire commun — l’Occident — et une obsession commune — la survie de leurs régimes. Mais ce partenariat de circonstance repose sur du sable. La Russie n’a pas défendu l’Iran. Elle n’a pas activé ses systèmes. Elle n’a pas envoyé de renforts. Elle a condamné. Avec des mots. Et les mots ne stoppent pas les JDAM.
Le programme nucléaire iranien, que les frappes ciblaient entre autres, est au cœur de cette dynamique. La Russie a construit la centrale nucléaire de Bouchehr. La Russie a fourni l’expertise et les matériaux. Et quand les États-Unis et Israël ont décidé de frapper, la Russie a regardé. Moscou a averti d’une possible catastrophe radiologique. Et pourtant, Moscou n’a rien fait pour l’empêcher. Le mot partenaire a visiblement une signification différente en russe.
La Russie construit des centrales nucléaires en Iran. La Russie vend des armes à l’Iran. La Russie reçoit des drones de l’Iran. Et quand l’Iran brûle, la Russie regarde. On appelle ça un partenariat stratégique. En français, il existe un mot plus court. Il commence par « tra » et finit par « hison ».
Les leçons pour le monde multipolaire
L’Iran croyait que son alliance avec la Russie et la Chine le protégerait. Que l’axe de résistance tiendrait face à la pression américano-israélienne. Le 28 février a démontré qu’une alliance fondée sur le rejet commun de l’Occident ne vaut rien quand les bombes commencent à tomber. La Chine a appelé à la retenue. La Russie a condamné. Ni l’une ni l’autre n’a levé le petit doigt.
C’est une leçon pour tous les pays qui pensent pouvoir compter sur Moscou ou Pékin comme alternatives à Washington. Les États-Unis défendent leurs alliés. Ils déploient des groupes aéronavals. Ils envoient des troupes. La Russie et la Chine envoient des communiqués. La différence entre un allié et un partenaire commercial se mesure en actes, pas en déclarations. Et l’Iran vient de comprendre la différence au prix de ses installations militaires.
Ce que l'Iran a perdu et ce qui ne reviendra pas
Au-delà du matériel
Les bâtiments se reconstruisent. Les lanceurs de missiles se remplacent. Les radars se rachètent. Mais la confiance dans un fournisseur d’armes qui ne livre pas et dans un allié qui ne se bat pas, elle ne se reconstruit pas. L’Iran a perdu plus que des installations militaires le 28 février. Il a perdu l’illusion que la Russie était un allié fiable. Il a perdu la croyance que les armes russes étaient à la hauteur de la menace. Il a perdu le récit de sa propre puissance militaire.
Et Moscou a perdu quelque chose d’encore plus précieux. Sa réputation. Pas auprès de l’Occident, qui n’avait plus d’illusions depuis longtemps. Mais auprès de ses clients. Auprès des pays qui achetaient russe parce que c’était moins cher que l’occidental, moins contraignant politiquement, et supposément efficace. Le 28 février a démontré que le moins cher a un coût. Que le moins contraignant signifie moins fiable. Et que l’efficace est un argument de vente, pas une réalité.
L’Iran comptait sur la Russie. L’Ukraine comptait sur ses propres forces et sur l’Occident. Quatre ans après le début de la guerre, l’Ukraine est encore debout. L’Iran, après une seule journée de frappes, cherche ses morceaux. La différence n’est pas dans le courage des combattants. Elle est dans la qualité des armes et la fiabilité des alliances.
La facture politique
Le régime iranien devra répondre à une question que sa population pose déjà dans le silence des rues de Téhéran. Où est passé l’argent? Les milliards investis dans les armes russes. Les 500 millions d’euros pour des Verba inutiles. Les contrats pour des Su-35 jamais livrés. Les hélicoptères, les blindés, les fusils. Tout cet argent aurait pu construire un pays. Il a financé un arsenal qui n’a pas tenu une journée.
Le peuple iranien, lui, paie la facture deux fois. Une fois par les sanctions qui étranglent l’économie. Une seconde fois par les bombes qui détruisent les installations que ces sanctions n’ont pas pu empêcher de construire. Et les véhicules blindés Spartak livrés par la Russie, utilisés par les forces de sécurité intérieure, rappellent à ce peuple que les armes russes servent surtout à une chose en Iran : le maintenir en silence.
Conclusion : Le silence des Su-35
Un verdict écrit dans le ciel
Le 28 février 2026 restera dans l’histoire militaire comme le jour où le mythe de l’arsenal russe s’est définitivement effondré. Pas en Ukraine, où la démonstration se fait au ralenti depuis quatre ans. Mais en Iran, en une seule journée, face à une force aérienne combinée qui n’a rencontré aucune résistance significative de la part des équipements russes. Le Su-35 n’a pas volé. Le Verba n’a pas tiré. Et le LUCAS, copie améliorée du drone iranien, a frappé sans être arrêté.
La Russie continuera de vendre des armes. Les régimes qui n’ont pas accès au marché occidental continueront d’acheter. Mais le doute est semé. Et dans le commerce des armes, le doute est une condamnation à mort. Car un pays n’achète pas seulement du métal et de l’électronique. Il achète la conviction qu’il sera protégé. Que son ciel lui appartiendra. Que son ennemi hésitera. L’Iran a acheté tout cela à la Russie. Et le 28 février, il a tout perdu en même temps.
Et maintenant? La Russie va vendre d’autres armes. L’Iran va en acheter d’autres. Les Shahed continueront de tomber sur Kyiv. Les communiqués continueront de dénoncer l’agression des autres. Et quelque part, dans un hangar iranien, deux Su-35 attendent. Ils attendent la prochaine guerre. Ils attendront longtemps. Car personne ne leur demandera plus de voler.
La question qui reste
À quel moment un pays cesse-t-il de croire les promesses de son fournisseur d’armes? À quel moment les contrats signés deviennent-ils des aveux de naïveté? À quel moment le partenariat stratégique révèle-t-il sa vraie nature — celle d’un marché de dupes où le vendeur empoche et l’acheteur meurt?
L’Iran connaît la réponse. Il l’a apprise le 28 février. Il l’a payée avec ses installations militaires, avec la crédibilité de son armée, avec le récit de sa puissance. Et la Russie? La Russie a encaissé. Comme toujours. Comme partout. En Ukraine, les soldats russes meurent avec du matériel soviétique. En Iran, les alliés de la Russie brûlent avec du matériel russe. La seule chose que Moscou produit avec constance et qualité, ce sont des communiqués de presse. Et les communiqués n’arrêtent pas les bombes.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/analyse-armes-russes-en-iran-moscou-vend-la-mort-mais-pas-la-victoire/ss-AA1Xjrmo?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69a472c99a5a4b2bbd05acbd0cc143b9&ei=13#image=12
Une étude suggère que les extraterrestres ne sont pas de petits hommes verts, mais des « mangeurs d’hommes » violets
Repenser la couleur de la vie au-delà de notre système solaire
La quête d’une forme de vie au-delà des frontières de la Terre exige d’élargir la définition même de ce que peut être la biologie spatiale. Notre monde est couramment surnommé le « point bleu pâle » en raison de la présence abondante de ses océans. La majeure partie des masses terrestres de notre planète reste pourtant dominée par la couleur verte.
Une simple leçon de biologie de niveau d’école primaire permet de comprendre comment la végétation prospère chez nous. Les plantes s’appuient sur la chlorophylle, un pigment qui absorbe la lumière rouge et bleue tout en réfléchissant la lumière verte. Ces végétaux captent ainsi l’énergie solaire et utilisent le carbone ainsi que l’eau pour fabriquer leur nourriture par un processus bien connu, la photosynthèse.
Une étude menée par l’Université Cornell suggère toutefois une tout autre réalité pour les exoplanètes, particulièrement celles en orbite autour de naines rouges plus froides. Ces corps célestes pourraient abriter une vie végétale violette au lieu de la végétation aux teintes vertes observée sur Terre. Les chercheurs ont découvert qu’une « empreinte lumineuse » violette spécifique pourrait devenir l’indicateur clé d’une présence extraterrestre.
Le fonctionnement d’une photosynthèse infrarouge
Les scientifiques de l’Université Cornell ont analysé la manière dont des organismes végétaux extraterrestres pourraient transformer les teintes de mondes lointains. Des planètes similaires à la Terre pourraient utiliser une méthode entièrement différente pour abriter la vie, capable de rendre la planète entière violette en s’appuyant sur le rayonnement infrarouge pour leur photosynthèse.
Les types de bactéries étudiées comprennent les bactéries phototrophes anoxygéniques ainsi que les bactéries photohétérotrophes. Selon les conclusions des chercheurs, ces micro-organismes pourraient émettre une « empreinte lumineuse » si distincte qu’elle deviendrait détectable par les futurs équipements d’observation astronomique. Le Télescope géant européen, ou Extremely Large Telescope de l’Observatoire européen austral, figure parmi les instruments capables de repérer cette signature.
L’ensemble des résultats issus de ces recherches a été rendu public à travers une publication détaillée. L’article complet a été formellement intégré aux archives de la revue scientifique Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.
Vingt spécimens à l’étude et leurs conditions de survie
Afin d’appréhender la couleur et la signature chimique qu’un tel monde émettrait, l’équipe de recherche s’est lancée dans une vaste collecte d’échantillons. Lígia Fonseca Coelho et ses collègues ont réuni 20 spécimens de bactéries pourpres sulfureuses et non sulfureuses. Les prélèvements proviennent de divers endroits à travers le monde, allant de cheminées hydrothermales jusqu’à des étangs situés près du campus de Cornell.
Ces bactéries utilisent la lumière rouge à faible énergie et l’infrarouge pour réaliser un processus semblable à la photosynthèse. Si les micro-organismes violets représentent aujourd’hui une niche biologique spécifique sur notre planète, leur potentiel d’expansion dans d’autres conditions atmosphériques intéresse vivement la communauté scientifique.
Lígia Fonseca Coelho, doctorante à l’Université Cornell, a exposé sa vision dans un communiqué de presse. « Les bactéries pourpres peuvent prospérer dans un large éventail de conditions, ce qui en fait l’un des principaux candidats pour une vie qui pourrait dominer une variété de mondes », a-t-elle déclaré. Elle ajoute : « Elles prospèrent déjà ici dans certaines niches… imaginez seulement si elles n’étaient pas en concurrence avec les plantes vertes, les algues et les bactéries : Un soleil rouge pourrait leur offrir les conditions les plus favorables pour la photosynthèse. »
L’histoire de la Terre : une planète autrefois violette
L’hypothèse d’une flore dominante différente trouve un écho dans notre propre passé planétaire, certains scientifiques théorisant qu’une Terre ancienne était probablement beaucoup plus violette qu’elle ne l’est aujourd’hui. Une étude de 2022, menée par l’Université du Maryland, a cherché à comprendre pourquoi les plantes reflètent la couleur verte alors que le Soleil émet techniquement le maximum de lumière dans le spectre bleu-vert.
Les scientifiques y ont avancé l’argument selon lequel une molécule sensible à la lumière, appelée rétinal, absorbait la lumière verte pour refléter le rouge et le violet. Cette molécule, apparue sur Terre avant la chlorophylle, donnait aux organismes qui l’utilisaient une teinte qui, pour l’œil humain, aurait semblé violette.
L’évolution a ensuite fait son œuvre en s’appuyant sur une augmentation des niveaux d’oxygène. Lorsque la molécule de chlorophylle est apparue, la lumière verte du Soleil était déjà absorbée par les plantes utilisant le rétinal. La nouvelle molécule a donc absorbé toutes les autres lumières disponibles. Bien que le Soleil émette moins de lumière dans ce spectre, la chlorophylle faisait partie d’un système plus avancé et plus efficace pour produire la photosynthèse, donnant progressivement forme à la teinte verte de la Terre.
Modélisation des exoplanètes et nouvelles perspectives d’observation
La situation d’un développement biologique pourrait être radicalement différente sur des exoplanètes pauvres en oxygène et en orbite autour d’étoiles naines rouges et froides. Pour éprouver cette théorie, la chercheuse de l’Université Cornell a développé divers modèles de planètes semblables à la Terre, couvrant toute une gamme d’environnements humides et secs. De nombreuses « empreintes lumineuses » simulées lors de ces tests informatiques sont revenues avec une teinte violette.
Lígia Fonseca Coelho a précisé l’étendue des territoires d’exploration dans le prolongement de son communiqué de presse. « Si des bactéries pourpres prospèrent à la surface d’une Terre gelée, d’un monde océanique, d’une Terre boule de neige ou d’une Terre moderne orbitant autour d’une étoile plus froide », a-t-elle détaillé. «
Nous avons maintenant les outils pour les chercher. »
L’image populaire de la rencontre du troisième type s’en trouve bousculée. Quand les extraterrestres atteindront enfin la Terre, il ne faudra pas compter sur de « petits hommes verts ». Quant à la perspective de voir des « mangeurs d’hommes violets volants », la science nous prouve que l’idée est désormais étudiée de très près.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/une-%C3%A9tude-sugg%C3%A8re-que-les-extraterrestres-ne-sont-pas-de-petits-hommes-verts-mais-des-mangeurs-d-hommes-violets/ar-AA1Z7m0C?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69beab65f05d4500a8f365231b826d5f&ei=8
Un voyage de 71 millions de miles qui bouleverse les certitudes
Passer 178 jours dans le vide spatial constitue une période suffisamment longue pour induire une réflexion profonde sur l’existence et les modes de vie humains. L’astronaute américain Ron Garan a fait l’expérience de cet isolement extrême loin de la surface terrestre.
Lors de ses missions, il a parcouru une distance totale de 71 millions de miles, ce qui correspond à 2 842 orbites complètes autour de la Terre. À son retour sur la terre ferme, cet homme s’est présenté profondément transformé par son expédition stellaire.
Depuis qu’il a retrouvé la gravité terrestre, son objectif principal consiste à persuader la population mondiale de modifier radicalement sa façon de vivre. Cette volonté de sensibilisation découle directement des observations inédites qu’il a pu mener en orbite.
L’effet de surplomb, un phénomène observé depuis l’expédition de Yuri Gagarine
Le premier cas documenté remonte au mois d’avril 1961, lorsque le cosmonaute soviétique Yuri Gagarine est devenu la toute première personne à s’aventurer dans l’espace. Ce périple en altitude, lui offrant une vue d’ensemble sur la petitesse du monde, a provoqué un changement de perspective immédiat chez l’explorateur. Il a consigné cette impression dans un autographe : « En orbitant autour de la Terre dans le vaisseau spatial, j’ai vu à quel point notre planète est belle. Préservons et augmentons cette beauté, ne la détruisons pas. »
Selon une définition publiée par le magazine Time, l’effet de surplomb survient lorsque les astronautes perçoivent la Terre de très haut « comme un endroit où les frontières sont invisibles, où les conflits raciaux, religieux et économiques ne sont nulle part visibles ». C’est précisément cette sensation d’unité géographique globale qui déclenche le bouleversement cognitif.
Le constat implacable depuis la fenêtre de la Station Spatiale Internationale
Ron Garan s’inscrit dans cette lignée d’explorateurs marqués par l’effet de surplomb. Lors d’un entretien accordé au média Big Think, l’astronaute a partagé des souvenirs visuels extrêmement précis de son séjour en orbite : « Quand j’ai regardé par la fenêtre de la Station Spatiale Internationale, j’ai vu les éclairs des tempêtes qui ressemblaient à des flashs de paparazzis, j’ai vu des rideaux dansants d’aurores qui semblaient si proches que c’était comme si nous pouvions tendre la main et les toucher. »
La fragilité du bouclier terrestre a particulièrement retenu son attention lors de ses longues phases d’observation dans le vide stellaire. Il a ainsi précisé : « J’ai vu l’incroyable minceur de l’atmosphère de notre planète. À ce moment-là, j’ai été frappé par la réalisation dégriseuse que cette couche fine comme du papier maintient en vie chaque être vivant sur notre planète. »
Face à cette biosphère qu’il décrit comme « iridescente et grouillante de vie », l’astronaute affirme n’avoir vu aucune trace de l’économie mondiale. Il tire de ce contraste une conclusion radicale sur l’organisation des sociétés : « Mais puisque nos systèmes créés par l’homme traitent tout, y compris les systèmes mêmes de maintien de la vie de notre planète, comme la filiale en propriété exclusive de l’économie mondiale, il est évident, du point de vue de l’espace, que nous vivons un mensonge. »
Inverser nos priorités organisationnelles pour assurer la survie humaine
Selon les déclarations de Ron Garan, l’humanité doit modifier l’ordre de ses priorités avec une grande urgence. Il identifie l’obsession de notre société pour l’argent et l’économie comme la cause d’une dégradation irrémédiable de la planète.
Pour stopper ce phénomène, l’astronaute milite pour l’adoption d’une perspective véritablement planétaire dans les prises de décision. « Nous devons passer d’une pensée économie, société, planète à planète, société, économie. C’est à ce moment-là que nous allons continuer notre processus évolutif », a-t-il insisté lors de son témoignage. L’harmonie mondiale dépendrait, selon ses mots, de cette prise de recul : « Nous n’aurons pas la paix sur Terre tant que nous ne reconnaîtrons pas le fait fondamental de la structure interdépendante de toute réalité. »
Malgré la sévérité de son constat spatial, l’homme aux 2 842 orbites estime que la situation n’est pas encore désespérée. Il envisage une issue de secours collective : « Quand nous pourrons évoluer au-delà d’un état d’esprit bidimensionnel du nous contre eux, et embrasser la véritable réalité multidimensionnelle de l’univers dans lequel nous vivons, c’est alors que nous ne flotterons plus dans l’obscurité … et c’est un avenir dont nous voudrions tous faire partie. C’est notre véritable vocation. »
Le profond sentiment de tristesse de l’acteur William Shatner
Les réflexions portées par Ron Garan et Yuri Gagarine trouvent un écho similaire chez de plus récents voyageurs de l’espace. En 2021, l’acteur William Shatner a effectué un vol spatial qui lui a inspiré des émotions d’une rare intensité, bien que teintées d’une dimension beaucoup plus sombre.
Lors d’une entrevue accordée au magazine spécialisé Variety, le comédien s’est confié sans détour sur le choc émotionnel ressenti une fois arrivé dans les étoiles. « C’était parmi les sentiments de deuil les plus forts que j’aie jamais rencontrés », a-t-il révélé. La perception du néant stellaire a considérablement amplifié son mal-être : « Le contraste entre la froideur vicieuse de l’espace et le chaleureux maternage de la Terre en bas m’a rempli d’une tristesse écrasante. »
Pour William Shatner, cette expédition a agi comme un révélateur frontal des impacts de l’activité humaine. Il a conclu son retour d’expérience par un constat définitif sur le temps biologique terrestre : « Chaque jour, nous sommes confrontés à la connaissance de destructions supplémentaires de la Terre de nos mains : l’extinction d’espèces animales, de la flore et de la faune … des choses qui ont mis cinq milliards d’années à évoluer, et soudainement nous ne les reverrons plus jamais à cause de l’interférence de l’humanité. »
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/un-astronaute-ayant-pass%C3%A9-178-jours-dans-l-espace-affirme-que-l-humanit%C3%A9-vit-dans-le-mensonge/ar-AA1ZJ7Ld?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=69ca8d142fb74e58907eaad0dfad7c78&ei=8
Merci pour ce rappel de films sur les extra-terrestres, et les articles des journaux sur le sujet, ainsi que les livres. J'ai vu hier aux infos l'annonce de Trump et de sa clique sur les Ovni..... J'ai bien rigolé. Bon après midi.
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